Méthodes d'Exploration Pétrolière et Gisements
Méthodes d'Exploration Pétrolière et Gisements
Niveau 3
Licence Pétrole et Gaz
Semestre 5
M. NOGHA NYEMB
OBJECTIFS GENERAUX
Ingénieur de production
• Comprendre le processus de formation des gisements pétroliers et leurs
caractéristiques ;
• Comprendre Les différentes activées de l‘exploration pétrolière ;
• Comprendre les méthodes de quantification des ressources pétrolières
• Comprendre le processus de développement d’un champ pétrolier.
• Comprendre les activités du Midtream au Cameroun
OBJECTIFS SPECIFIQUES
• Evaluer le potentiel des bassins sédimentaires à travers la reconstitution des
paléoenvironnements propices à la genèse des hydrocarbures ; l’identification
des systèmes pétroliers fonctionnels et des modèles type de gisements.
• interp
5
• EE: CM: 14h; TD: 5h; TP: 5h; TPE: 6h
M. KUETE NOUPA ROMEO
M. NOGHA NYEMB
OBJECTIFS GLOBAUX
Au terme de cet EC, les futurs ingénieurs de travaux de pétrole et gaz devront être capable :
▪ Comprendre les notions de Gisements : Réserve : Facteur de récupération
▪ De se familiariser avec l’environnement et les différents équipements de surface et ceux
de fond d’un puits producteur
▪ De comprendre le process de production des hydrocarbures
▪ D’interpréter et expliquer les différents mécanismes de drainages naturel et assistés des
hydrocarbures
Enfin de pouvoir bien expliquer les différentes méthodes de récupération des hydrocarbures
5
FICHE DE PROGRESSION
SEQUENCES THEMES DEVELOPPES DUREE
Introduction générale
PARTIE I : Généralités sur le Gisement, la réserve et le
Facteur de récupération
SEQUENCE 1 : CM : 4h
I. Gisement d’hydrocarbure
II. La réserve et le facteur de récupération
II.1 Définition et typologie de Réserve
II.2 Le facteur de récupération
5
II.1.1 Injection d'eau (water flooding)
- Déplacement suivant un front continu
- Déplacement radial
II.1.2 Injection de gaz
- Injection de gaz dans un gas-cap existant.
- Injection de gaz directement dans l'huile.
II.2 Recyclage du gaz dans un gisement de gaz à
condensate
III. Récupération améliorée ou tertiaire
(EOR)
III.1 Méthodes chimiques
III.1.1 Utilisation de solutions de polymères
dans l'eau
CM : 2h
SEQUENCE 4 : III.1.2 Utilisation de tensio-actifs et de
TP : 3h
micro-émulsion
- Méthodes miscibles
TD : 2h
- Utilisation de gaz carbonique
III.2 Méthodes thermiques : huiles lourdes
III.2.1 Injection de vapeur
III.2.2 Combustion in situ
Sources documentaires
5
Table de matière
FICHE DE PROGRESSION ...................................................................................................... 3
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 7
1. Le gisement ................................................................................................................... 8
5
VI. METHODES DE RECUPERATION DES HYDROCARBUES ............................... 27
5
INTRODUCTION
5
PARTIE I : Généralités sur le gisement ; enveloppe de phase et l’analyse
PVT
I. Quelques notions
1. Le gisement
Un gisement est une formation constituée d'une (ou plusieurs) roche(s)
réservoir(s) contenant des hydrocarbures à l'état monophasique (huile et/ou gaz) ou
diphasique (huile et gaz), de l'eau, et pouvant être en communication avec une formation
aquifère parfois très étendue, le tout surmonté d'une roche couverture étanche faisant
piège
La pression des fluides dans le gisement va dépendre de plusieurs facteurs, entre autres
:
▪ La profondeur du gisement
▪ La manière dont le gisement a été formée
▪ Le type de formations en dessus et autour du gisement
2. Les Réserves
5
C’est la fraction du STOIIP récupérable
4. Le facteur de récupération
5
- Le nombre de puits
- Le type et la localisation des puits
- Le mécanisme de production
- Des caractéristiques de la roche et des fluides contenus
- La conjoncture économique
5
2. Enveloppe/Diagramme de phase
Le diagramme de phase spécifie l’état (liquide/gaz/mixte) dans lequel est
l’hydrocarbure en fonction des conditions de pression et de température du milieu où il
se trouve (réservoir, fond du puits, surface).
Cette enveloppe de phase est organisée comme suit :
▪ Au-dessus et à gauche du point critique, l'effluent est monophasique liquide,
▪ A droite du point critique au-dessus dedans la partie supérieure du diagramme,
il n’y a que du gaz sous ses trois formes.
▪ Dans l’enveloppe en dessous, il y a un mélange di-phasique de liquide et de gaz.
Le cricondentherme est le point de température maximale de l'enveloppe
diphasique.
Le cricondenbar est le point de pression maximale de l'enveloppe diphasique.
Courbe de bulle est la partie de la courbe enveloppe de phase pour laquelle
T<TC, qui représente les conditions dans lesquelles la première bulle de gaz
apparaît dans la phase liquide.
Courbe de rosée est la partie de la courbe enveloppe de phase pour laquelle T >
TC, qui représente les conditions dans lesquelles la première goutte d’huile
apparaît dans la phase gazeuse.
5
3. Les différents états d’hydrocarbures
On rencontre en générale cinq (05) etats d’hydrocarbures en function des conditions de
temperature et de pression
5
c- Le gaz à condensat
5
III. Differents regimes d’écoulement des hydrocarbures
The different flow behaviors are usually classified in terms of rate of change of pressure
with respect to time.
Steady state: During steady-state flow, the pressure does not change with time. This is
observed for example when a constant pressure effect, such as resulting from a gas cap
or some types of water drive, ensures a pressure maintenance in the producing
formation.
Pseudo steady state: The pseudo steady state regime characterizes a closed system
response. With a constant rate production, the drop of pressure becomes constant for
each unit of time.
Transient state: Transient responses are observed before constant pressure or closed
boundary effects are reached. The pressure variation with time is a function of the well
geometry and the
reservoir properties, such as permeability and heterogeneity.
Usually, well test interpretation focuses on the transient pressure response. Near
wellbore conditions are seen first and later, when the drainage area expands, the pressure
response is characteristic of the reservoir properties until boundary effects are seen at
late time (then the flow regime changes to pseudo steady or steady state). In the
following, several characteristic examples of well behavior are introduced, for
illustration of typical well test responses.
5
Above Pb Below Pb
La densité API est une échelle permettant d’exprimer la densité du pétrole brut,
en degrés API (° API), calculée à partir de la densité, par la formule suivante :
Densité API =
Plus un brut est léger, plus sa densité est faible, plus sa densité API est élevée. La
plupart des bruts extraits ont des densités API comprises entre 20° (très lourd) et 60°
(très léger).
L'indice API des bitumes, qui nécessitent divers procédés (chaleur, injection de
vapeur ou ajout d’un diluant) pour être extraits, se situent généralement en dessous de
15°.
Cette formule fut créée par l'American Petroleum Institute (API) et le National
Institute of Standards and Technology (NIST). À titre de comparaison, l'eau, dont la
densité est de 1, a une densité API de 10° API.
5
PARTIE I : Généralités sur le puits et la complétion
Objectif principal
Le but de ce cours est de permettre une meilleure compréhension du puits,
élément primordial du système de production.
Un puits sert à mettre en liaison le fond à la surface. Il permet, principalement,
de ramener l’effluent (mélange d’hydrocarbures et d’eau) du gisement aux installations
de surface dans lesquelles il sera traité ultérieurement pour répondre aux spécifications
commerciales.
Lorsque l’effluent arrive en surface, il contient des éléments indésirables (eau, sel, sable,
gaz nocifs, etc.) qu’il faut retirer avant de pouvoir le vendre. Les installations de surface
vont servir à « nettoyer » cet effluent et à séparer les hydrocarbures liquides des
hydrocarbures gazeux.
5
II. Les différents profils de puits
Une grande majorité de puits sont forés verticalement, mais certaines contraintes
(ex : réservoirs minces, fracturés, etc..) imposent des profils différents
5
1. Les équipements de surface
Les équipements de surface au-dessus des vannes maîtresses sont appelés arbre de
Noël (Christmas Tree – Xmas Tree) et les équipements en dessous des vannes maîtresses
font partie de la tête de puits (Well Head). Le fluide venant du fond passe dans la tête
de puits traverse les vannes maîtresses ainsi que le T de l’arbre de Noël. Là il est dirigé
à travers une vanne latérale et une vanne réglable vers un réseau de collecte. dans la
5
La tête du tubing soutient la colonne de tubing et assure l’étanchéité de l’espace
annulaire tubing – casing.
5
Tête de tubing
Espaces annulaires
Chaque espace entre deux colonnes est appelée une espace annulaire. Un puits
qui a un tubing a aussi une espace entre le tubing et la colonne de production. Cette
espace est une espace annulaire.
L’espace annulaire a des sorties sur les côtés de la tête du tubing. Il y a aussi des sorties
sur les côtés des têtes de casing. Ceux-ci sont les sorties pour les espaces annulaires
entre les colonnes de casing.
Si un puits contient trois colonnes de casing, la sortie sur la tête de casing inférieure est
la sortie de l’espace annulaire entre le casing de la colonne de surface et le casing de la
colonne technique.
Les sorties dans la tête de tubing sont équipées de manomètres qui mesurent la pression
qui existe dans l’espace annulaire entre le tubing et le casing de production.
b- L’arbre de Noël (Christmas Tree – Xmas Tree)
5
C’est l’équipement d’un puits qui est utilisé pour contrôler le flow de l’effluent
Un arbre de Noël est au moins composé des éléments suivants :
▪ Vanne de curage
▪ Vanne latérale
▪ Duse
▪ Manomètre
5
▪ Prévenir l’instabilité du trou foré
▪ Contenir la pression de formation
▪ Permettre l’installation de la colonne de production (tubing string) dans le
dernier casing/liner (casing/colonne perdue)
Pour assurer une protection étanche, le casing est complété par une cimentation qui
consiste à injecter du ciment liquide sous pression, par la base du tubage, pour remplir
l'espace entre les casings et le trou.
Le casing est un tuyau d’acier d’un diamètre extérieur de moins de 4½ jusqu'à plus de
20.
Les tuyaux de casing assemblés à l’aide des connections étanches sont appelé « colonne
de casing » Les colonnes de casing sont utilisé pour protéger le trou de forage durant le
forage.
Il est possible de placer plusieurs colonnes de casing dans un trou de forage au courant
des travaux de forage, mais le premier casing posé aura toujours le plus grand diamètre.
Les travaux de forage continueront à l’intérieur de chaque casing qui est posé.
Retenez les faits suivants concernant les colonnes de casing :
5
Figure 11 : équipements de fond
Espace annulaire : Espace entre la paroi intérieure d'un puits ou des casings
et la paroi extérieure des tubes de forage ou de la colonne de production.
5
En entreprise, les ingénieurs de complétion travaillent main dans la main avec les
foreurs et les ingénieurs du gisement (géologues et géophysiciens). La qualité de la
complétion augmente aussi la durée de vie d’un puits.
Une fois le puits foré, cuvelé (casings posés et cimentés) et la LCT consolidée ou pas,
la complétion est réalisée. Suivant les caractéristiques du puits il en existe plusieurs
sortes.
1. La completion simple
La complétion simple correspond à la mise en production d'un seul niveau et est
composée principalement d'un tubing central et d'un packer de séparation.
5
La complétion simple
2. La complétion sélective
Que ce soit en complétion sélective ou en complétion double, le rendement
financier vis-à-vis de l'architecture puits est plus favorable que pour une complétion
simple.
Ceci est d'autant plus vrai que l'on s'oriente de plus en plus vers des forages en mer
profonde et donc que l'on cherche à réduire le nombre de puits.
3. La complétion double
Dans ce type de complétion, le mélange des deux effluents est rendu impossible
(incompatibilité compositionnelle), et c'est pourquoi ils sont produits séparément.
5
L’inconvénient majeure de ce type de complétion est l'encombrement important des
deux tubings (eux-mêmes de diamètres réduits), au sein du casing rendant alors difficile
toute intervention ou activation en gas lift.
Ainsi, suivant le type de roche réservoir, différents systèmes peuvent être mis en place.
Une fois le cuvelage du puits réalisé, on consolidera la liaison couche trou si les
formations géologiques ainsi que le type de réservoir rencontré le nécessitent.
Cette liaison assure la transition de l’effluent entre la couche réservoir et le trou foré.
Afin de prévenir de nombreux problèmes lors de la mise en production d'un puits, on
peut intervenir sur la liaison couche trou.
5
Figure 15 : Différentes liaisons couche trou sans et avec perforation
On les appelle ainsi les mécanismes intrinsèques qui, dans le gisement, provoquent lors
de l'extraction le déplacement des fluides vers le fond du puits.
On distingue entre autres :
5
désorption et expansion du gaz. Le GOR de production croissante rapidement,
chaque volume d'huile coûte de plus en plus cher en énergie de gisement.
▪ L'expansion d'un dôme de gaz (gas cap) surmontant l'huile (gisement d'huile
saturée).
Ici, la quantité d’huile produite est directement compensée par l’expansion du
gaz accumulée dans la partie supérieur du réservoir.
Malheureusement on risque de se retrouver confronté à un problème de venue de
gaz suite à la formation d'un cône de gaz (gas coning) aux abords du puits
▪ L'imbibition. L'huile matricielle peut être déplacée par l'eau, par suite de la
mouillabilité préférentielle de la roche à l'eau, mais ce procédé est très lent
(réservoir hétérogène).
5
Figure 15 : Mécanismes de drainage naturel et récupération primaire
Généralités
Dans la plupart des gisements d'huile, l'expansion des fluides en place ne permet
la récupération que d'une faible partie de l'huile en place. Cela a conduit à rechercher
des méthodes assurant un balayage optimal du gisement. Ces méthodes ont été qualifiées
de récupération secondaire, car elles n'étaient initialement utilisées qu'après la
récupération primaire (par drainage naturel).
Actuellement, elles sont mises en œuvre bien avant que ne soit terminée la
production par déplétion naturelle, et parfois même dès le début de la vie d'un gisement.
Les plus anciennes consistent en l'injection d'un fluide naturel (eau ou gaz). Mais, après
arrêt de l'exploitation dicté par des considérations économiques, il peut y avoir encore
en place des quantités importantes d'hydrocarbures. Des techniques ont été développées
en vue d'accroître l'efficacité du drainage et qualifiées de récupérations améliorées
5
(déplacement miscible, par voie chimique et méthodes thermiques). Nous traiterons
successivement les méthodes de récupération assistée classiques par injection d’eau et
de gaz dans les réservoirs des gisements d'huile et de gaz à condensat (récupération
secondaire), puis les méthodes dites "améliorées" (ou tertiaires).
C'est le cas des réservoirs de faible volume et à fort pendage, possédant à leur base
un aquifère limité qui n'est pas séparé de la zone à huile par une barrière imperméable.
Cet aquifère est alimenté par des puits d'injection : la montée de l'eau provoque un
drainage vertical du réservoir
5
Figure 17 : injection et déplacement suivant un front continue
- Déplacement radial
C'est le cas pour des gisements plats de grande étendue. Le dispositif d'installation
des puits le plus courant est la maille à 5 puits (five spot) ; chaque puits d'injection est
placé au centre d'un carré dont quatre puits de production occupent les sommets. L'eau
est injectée sur toute la hauteur du réservoir. La fraction du réservoir drainée dépend des
caractéristiques du réservoir, de l'huile et des distances entre puits. Signalons en outre
que, dans le cas d'un réservoir fissuré, la récupération dépend de la vitesse d'avancement
du front d'eau, une faible vitesse permettant à l'imbibition d'agir.
5
b- Injection de gaz
En général, le gaz injecté n'est pas miscible avec l'huile. Il y a parfois miscibilité
lorsque l'huile est légère et à haute pression. Dans ce dernier cas l'injection est plus
efficace, car l'efficacité au niveau microscopique est nettement améliorée.
5
d- Méthodes chimiques
5
e- Méthodes miscibles
Son action va diminuer les forces capillaires (il est plus ou moins miscible avec
l'eau, le gaz ou l'huile en place). Elle va également diminuer la viscosité de l'huile et
augmenter son volume de 10 à 20 %. On utilise le gaz carbonique soit en injection
gazeuse, soit dissous dans l'eau injectée. Là encore les coûts sont très élevés.
▪ Injection de vapeur
Contrairement aux polymères dans l’eau, cette méthode agit sur la viscosité de
l'huile. L'injection de vapeur peut se faire en continu ou cycliquement. Dans ce dernier
cas, qui est plutôt une méthode de stimulation, on commence par injecter de la vapeur,
on laisse alors le puits fermé quelque temps, on le met en production et ainsi de suite
plusieurs fois. Cette technique est assez développée à l'heure actuelle.
▪ Combustion in situ
Cette méthode est surtout applicable aux gisements d’huiles très visqueuses. Elle
consiste à brûler une partie des hydrocarbures en place en injectant de l'air dans le
gisement, de manière à diminuer la viscosité de l'huile résiduelle. Elle est peu utilisée
actuellement