AAP79004
AAP79004
MATHÉMATIQUES
EN
QUATRIÈME -TROISIÈME
Tome 1
Publication de I'A.P.M.E.P.
( Association des Professeurs de Mathématiques
de l'Enseignement Public )
w 33
ACTIVITES
MATHEMATIQUES
EN
QUATRIÈME -TROISIÈME
Tome 1
Publication de 1"A.P.M.E.P.
( Association des Professeurs de Mathématiques
de l'Enseignement Public ) ·
No 33
SOMMAIRE
(L'équipe de rédaction) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Christiane ZEHREN) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
(Henri BARE1L) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
3
QUATRIÈME PARTIE: ACTIVITÉS A DOMINANTE NUMÉRIQUE
IV .1 Recherche d'algorithmes et problèmes de minimum
V .5 Calculs sur les différences finies (Louis PLANE) ... ...... . ... 225
Bibliothèque A.P .M.E.P . .... ... . . ..... ... ....... . ....... ... . 232
Lire aussi :
4
[] Christiane ZEHREN,
Présidente de l'A.P.M.E.P.
PREFACE
5
Sur ses trente et un textes, collectés en janvier-février,
23 proviennent de professeurs de classes expérimentales, dont
16 d'auteurs qui pratiquent les nouveaux programmes depuis la rentrée
1978. Vu l'urgence, c'est notre vision de l'enseignement de la géométrie
qui est prioritairement illustrée dans ce tome 1. Le numérique n'y est pas
pour autant négligé, mais, pour certaines activités, notamment celles liées
aux moyens informatiques, nous renvoyons à d'autres brochures
A.P.M.E.P. déjà publiées et au tome 2.
Les activités proposées sont assez riches pour favoriser chez nos élè
ves l'autonomie, l'imagination, l'invention, les capacités de recherche et
de doute .
MAIS NOUS VOUDRIONS QU'IL SOIT TRES CLAIR QUE :
6
AUCUN CAS CES ACTIVITES, QUI DECONDITIONNENT,
OUVRENT, ECLAIRENT, NE DOIVENT SE VOIR CONFERER
LE STATUT DE "COURS".
Equipe de rédaction:
Henri Bareil, Louis Ouvert, André Henneton, Claude Lassave,
Jean-Louis Ovaert, Colette Pelé, Christiane Zehren.
7
L'équipe de rédaction
NOTATIONS ET VOCABULAIRE
Voici les principes généraux que nous avons suivis et qui vaudraient à
plus forte raison si nous nous adressions à des élèves :
1. Nous ne pratiquons ni ne refusons systématiquement la redon
dance. Ainsi écrirons-nous « droite AB », aussi bien que« droite (AB) ».
2. Nous acceptons et pratiquons un usage plurivalent de mots sim
ples dont le contexte éclaire le sens. Ainsi parlerons-nous de « triangle »
aussi bien pour l'ensemble des trois sommets, que pour celui des trois
côtés, ou pour la surface plane qu'ils bornent.
3. Nous refusons les querelles byzantines qui accompagnent parfois
certains choix. Par exemple il nous paraît indifférent de dire : médiatrice
(resp. milieu) de lA, BJ , de [AB], de A et B, de (A, B), .. . Plutôt que de
perdre son temps à promouvoir des ostracismes insoutenables devant un
collège de mathématiciens, mieux vaudrait se préoccuper des mathémati
ques elles-mêmes ou de leur enseignement.
4. Nous ne prenons pas parti non plus lorsque les avis sont encore
très partagés. Ainsi dirons-nous indifféremment d (A, B), ou AB, pour la
distance (euclidienne). Par contre nous garderons seulement d (A, B)
pour toute autre distance.
5. A propos du mot « angle », nous nous refusons, même s'il est
mathématiquement justifiable, à l'emploi d'un langage lourd ignoré par
les gens qui appliquent les mathématiques.
6. Nous préférons éviter des mots inutiles, tel « bipoint » (« couple
de points » suffit et est beaucoup plus clair).
7. Des mots tels que « conjecturer » sont expliqués par les articles
qui en traitent systématiquement.
8. Pour le vocabulaire mathématique nous renvoyons, s'il y a lieu , à
un Dictionnaire de mathématiques, personnel ou acheté par l'établisse
ment.
8
L'équipe de rédaction
TRAHIS ? SCLÉROSÉS ?
OU ENRICHIS?
* *
9
Quatrième l'intersection d'une droite et d'un cercle, ou de deux cercles,
pour attendre la classe de Troisième et la relation de Pythagore. Ce serait
le refus total d'activités géométriques réelles en Quatrième (adieu les pro
blèmes intéressants, notamment ceux de construction de figures et ceux
relatifs aux fonctionnement des transformations), sous le couvert d'un
purisme mathématique QUI EST UN PURISME D'EXPOSITION,
NON D'APPRENTISSAGE OU DE FONCTIONNEMENT, QUI N'A
DONC RIEN A FAIRE DANS LE PREMIER CYCLE. (Est-il même à sa
place dans le second cycle ?)
NOUS APPELONS LES ENSEIGNANTS A LUTTER CONTRE
TOUT CE QUI PERPÉTUERAIT CES ERREURS-LÀ.
*
* *
1. EN GÉOMÉTRIE :
Dans les classes antérieures, les dessins ont été le prétexte d'une
réflexion qui a déjà conduit au FONCTIONNEMENT géométrique de
nombreux concepts, notamment ceux de :
droite, demi-droite, segment ; ~
distance, cercle, disque ;
parallèles et perpendiculaires ; rectangle ;
distance d'un point à une droite; intersection droite-cercle ;
intersection de deux cercles ; .
angle (ou secteur angulaire).
Il importe donc que, au début de l'année de Quatrième, le profes
seur:
- refuse de remettre en question ces concepts sous le fallacieux prétexte
qu'il aurait maintenant à les définir "mathématiquement",
- ne rappelle leur fonctionnement qu'à l'occasion de problèmes variés
issus de la suite du programme (mieux vaudrait éviter des "listes" de
propriétés établies antérieurement à ce fonctionnement) ;
- affirme comme propriétés résolument admises les diverses règles de
fonctionnement (Ainsi: par tout point il passe une droite, et une seule,
perpendiculaire à une droite donnée. Ainsi : si M ~ [AB} ,
MA + MB >AB , si ME[AB}, MA + MB = AB;
et réciproquement...)
L'approfondissement, lié au numérique, de certains de ces concepts,
se fera ultérieurement et l'on sait que ce sera cohérent avec le fonctionne
ment géométrique antérieur.
10
Dès lors, il n'est nul besoin, par exemple :
- d'attendre R pour utiliser la distance
dans le plan, ou l'abscisse de n'importe
quel point d ' un axe,
- d'attendre R, et la relation de Pytha
gore, pour déclarer que, dans le cas de
figure ci-contre, le cercle coupe la droite
(AB) et tout cercle passant par A et B.
Tout ce qui concerne ces situations relève de l'acquis géométrique des
classes antérieures à la quatrième.
Dans l'optique du choix clair et net auquel nous appelons, et à cette
condition seulement, le programme de quatrième :
- sera accessible et d'une longueur raisonnable;
- pourra être l'occasion d 'une réelle activité mathématique, enri
chie et diversifiée selon les professeurs et les élèves.
11
1978 =F programmes antérieurs à 1971
EN GEOMÉTRIE, soulignons le primat qui devrait être accordé :
aux transformations et aux constructions,
au fonctionnement des concepts dans les divers domaines (géométrie
des figures, numérique (coordonnées), vectoriel). Le vectoriel garde donc
toute sa valeur.
EN ALGÈBRE, "1978" devrait :
maintenir l'importance des explications et des justifications des cal
culs numériques (ou littéraux) à partir des propriétés fondamentales des
opérations dans Q et R ;
- permettre le développement des activités numériques; issues des scien
ces physiques, de la biologie, de l'économie, d'autres secteurs des mathé
matiques ... exploitant des tableaux de données et faisant intervenir des
fonctions très diverses (exponentielles notamment !), des suites arithméti
ques, des suites géométriques, .. .
*
* *
Le libellé du programme de 1978 continue à écarter la mécanisation,
antérieure à 1971, à base de cas d' égalité ou de similitude.
Contrairement à l'état de choses antérieur à 1971, il devrait s'agir
maintenant :
-d'éviter les pseudo-démonstrations (Ce souci était déjà présent
dans les programmes de 1971, mais les moyens que nous préconisons sont
différents : cf. pages 23, 24).
- d'avoir conscience que "démontrer", c'est d'abord se placer
dans un champ de pré-supposés , et que toute démonstration dépend de
ces pré-supposés.
- de privilégier le côté opératoire par rapport au côté descriptif
(ceci s'oppose à 1971 et à l'état antérieur simultanément),
- d'utiliser en conséquence, dans des situations suffisamment
riches, des propriétés ou des énoncés relativement simples plutôt que de
passer trop de temps à les établir.
En outre, il va de soi que, désormais :
- les activités mathématiques utilisent le langage élémentaire des
ensembles et des relations ;
- à partir d'exemples variés il apparaît, dans le premier cycle, une
mise au point progressive du fonctionnement des notions suivantes :
- applications, composition des applications,
- bijection , bijection récipr oque,
- partition d'un ensemble et relation d'équivalence.
12
D'autre part, divers exemples du programme, issus tant de l'algèbre
que de la géométrie, suggèrent des rapprochements qui permettront de
dégager progressivement la notion de groupe (Mais éela ne se produira
pas nécessairement au niveau du premier cycle).
[Mais ces domaines qui, en 1971, apparaissaient comme nouveaux,
ne le sont plus actuellement. Cette brochure, de ce fait, ne contient pas
d'article qui leur soit spécifiquement consacré].
*
* *
lt978 - DEMAIN ? 1
13
3. REFUSER UN ENSEIGNEMENT LINÉAIRE
14
PREMIERE PARTIE
MATHEMATIQUES EN
QUATRIEME-TROISIEME
15
Claude LASSA VE, Henri BAREIL,
Christiane ZEHREN
PROGRAMMES
DE QUATRIEME-TROISIEME
* *
17
•• La Direction des Collèges propose de reprendre la concertation avec
les différentes parties concernées et de remettre au 17 octobre 1978 le vote
du C.E.G.T. sur les programmes de quatrième- troisième.
•• C'est dans cet esprit que Monsieur Rancurel, Directeur des Collèges,
invite l'A.P.M.E.P., l'Académie des Sciences, ... et l'Inspection Générale
à une réunion , en sa présence, le 20 juillet 1978 à Paris.
•• Le texte de compromis issu de cette réunion, et qui constitue le pro
gramme actuel, nous a paru nettement plus proche des prises de position
du Comité National de juin que le précédent, donc acceptable, et le
Comité national A.P.M.E.P. d'octobre a approuvé sans réserve notre
position.
•• Lors des journées de Reims, nous apprenons que l'Inspection Géné
rale a écrit un texte d'accompagnement des programmes qui, sur au
moins deux points, diminuait la liberté des professeurs reconnue par le
programme (ille faisait en hiérarchisant l'introduction des rationnels et
des réels et en préconisant une organisation axiomatique, d'ailleurs
dûment précisée, de la géométrie).
•• Les participants de la réunion du 20 juillet sont à nouveau intervenus
auprès de la Direction des Collèges (l'A.P .M.E.P. l'a fait par télex dès le
26 septembre 1978).
•• De nouveaux« Projets d'Instructions »sont alors écrits par l' Inspec
tion Générale. Ce sont ces textes-là qui ont été officialisés et publiés (cf.
Bulletin A.P.M.E.P. n° 316).
18
L'équipe de rédaction
REMARQUES GÉNÉRALES
SUR L'ORGANISATION
DES ENSEIGNEMENTS
DE MATHÉMATIQUES
EN QUATRIÈME ET TROISIÈME
1. En totale opposition avec ce qui se passait jusqu 'à présent pour la géo
quatrième-troisième dans la ligne des acquis (et des non-acquis) des clas
ses antérieures (toutens~ gardant de conclure trop vite quant au bilan de
faut que l'élève puisse« voir géométriquement »lorsqu'il calcule sur les
19
Voir aussi, outre des exemples classiques (Thalès,
homothétie, et rationnels ; racines carrées et théorème
de Pythagore ; échelles et puissances de dix ; ... ), celui
de diverses approches du développement de (a+ b ) 2 :
calcul classique, aire d'un carré de côté (a+ b), chemi
nement sur quadrillages (Cf. pages 185, 186), . ..
De même fera-t-on sentir aux élèves que les démonstrations, et plus
généralement les recherches-expériences-conjectures de la géométrie ne
sont pas d'un type différent de celles de l'algèbre. (Cf. par exemple,
pages 109-110)
20
Les problèmes gagneront à être également empruntés à la vie prati
que ou aux sciences expérimentales, économiques et sociales.
Ainsi pour les suites de nombres (hausses excessives, .. . , Cf. pages
121-124, 140- 141, 174- 175, 179- 182, 189- 190), les pavages (Cf. pages
55-61), papiers pein ts (Cf. pages 22 et 62-63), les translations, symé
tries, déformations d'images à la télévision (Cf. tome 2, ... ), .. .
1. CAPACITÉ A MANIPULER
21
Ce type d'approche des notions, exigeant en temps, est utile à tous les
élèves. Il facilitera aussi bien les approfondissements théoriques ultérieurs
que la mise en œuvre pratique des connaissances.
22
4. CAPACITÉ A TRADUIRE D'UN LANGAGE DANS UN AUTRE:
Ainsi:
- lors des programmes de construction (Cf. activité 11.3. pages 49
51)
-pour l'expression de la translation en langage de \ecteurs ou en
langage de coordonnées, ... etc.
pliant),
développer,
dieux.
23
EXEMPLE1:
Quand on aborde la symétrie centrale (Cf. pages 75 , 143 ), le
"pivotement d'un demi -tour" conduit à admettre d'emblée les pro
priétés de conservation, par symétrie centrale, de la distance, de l'ali
gnement (et aussi de la direction d'une droite, mais du changement de
sens pour une demi-droite). Il est ensuite plus dangereux qu'utile
d'essayer de démontrer telle ou telle de ces propriétés à partir de telle
autre ou d 'é noncés antérieurement établis.
EXEMPLE 3:
Quand on aborde la symétrie orthogonale (Cf. pages 63 , 73 ),
le pliage autour d'une droite conduit à admettre d'emblée les proprié
tés de conservation de la distance et de l'alignement par la symétrie
orthogonale. Naguère, au stade où cette symétrie était étudiée, la con
servation de la distance pouvait être établie par la relation de Pytha
gore. Mais celle-ci n'était-elle pas moins évidente que la propriété à
démontrer ?
24
6. CAPACITÉ A RÉDIGER ET A S'EXPRIMER:
EXEMPLE 1:
a+b
m est la demi-somme de a e t b m= -r
t.'JO:.'MI'Lt: 2:
Soit un parall~gra~e ABCD, t:t un point E quekonquc:.
Plaçer f tel que AE = FC.
Problème : Etudier la disposition des points E , 1 , F .
Voici une solution présentée en organigramme :
milieu de [AC]
=milieu de [BD]
=1
Aussi, entre autres méthodes, peut-il être opportun que l' élève mette
lui-même, sur fiches ou sur classeur, les figures-clés avec leurs propriétés,
les énoncés-clés, éventuellement classés en fonction de leur utilisation, des
exemples de comportements, des contre-exemples, ...
Un travail de groupe peut y aider. Quant à l' utilisation d'une docu
mentation , cf. ci-après page 30.
25
8. CAPACITE A DOUTER ET A S'AUTO-CONTROLER:
t:Xt.'MPLJ:: 1 :
x étant un dé.:imal, donn<!r b r<!pre~<!ntations graphique!~ d<!s appli
<:ations :
x+-+ - 2x-l(/)
(t) 1
3 E F
1 .......
.......
r-- L ~~ 4
( 1) /.: r-- M
/ 1~ 3 ~ r- ~ . - r-
!-= .......
0 c H Gr
(Remarque : E, L. G ne sont en réalité pas alignés, ni E, M, G).
EXEMPLE(S) 3 :
Voir pages 113 , 115 des cas de prise en défaut de conjectures.
EXEMPLEt/:
(Auto-contrôle). Cf. brochure ,Savoir minimum en fin de troi
sième, pages 161 à 165.
En particulier il est possible de contrôler, par des écritures à vir
gules en valeurs exactes ou approchées, les calculs sur les
formes !!.... . Lorsque, en quatrième, les élèves commencent à prati
b
quer de tels calculs, ils n'ont besoin de personne (donc pas du profes
seur !) pour s'assurer de la correction des calculs. Le recours aux écri
tures à virgules y suffit généralement.
2.6 .
REMARQUES:
EXEMPLE 1:
----, M (x, y)
27
E
EXEMPLE1 :
28
2 Plus tard :
2.1. La symétrie orthogonale est généralisée en symétrie axiale,
de direction quelconque, puis en affinité, orthogonale ou
non, par rapport à une droite.
2.2. La symétrie centrale est intégrée dans les homothéties.
2.3. Les études sont ensuite généralisées à l'espace.
2.4.
Ainsi la notion de symétrie centrale peut-elle être approchée
par:
- l'intermédiaire du parallélogramme ;
- la rotation ;
- les coordonnées ;
EXEMPLE:
Le rectangle peut se traiter directement. Mais on le rencontrera
aussi comme cas particulier du parallélogramme.
Il peut également être étudié en liaison avec le losange, figure qui
lui est associée dans les transformations par polaires réciproques, et
qui relève du même groupe de symétries : D'où des correspondances
entre propriétés du losange et propriétés du rectangle.
Puis son rôle vis-à-vis du carré apparaîtra analogue à celui de
l'ellipse vis-à-vis du cercle (cf. brochure A.P .M.E.P. Géométrie
l" cycle, Tome 2}. Etc.
••• Dans le même ordre d'idées, des classes d'objectifs ayant été défi
nies, il est généralement déraisonnable de vouloir se consacrer à fond à
toutes, ou presque, à l'occasion d'une activité ou d'un thème de travail
donnés. Enseigner, c'est aussi choisir, et non tirer tout de tout, ni exploi
ter jusqu'à la cor-de.
29
Toute obligation stricte à un déroulement linéaire limite l'initiative
des élèves, éteint leur imagination, réprime leur curiosité. Elle fait des élè
ves des assistés permanents. Il y a donc lieu de saisir des occasions de s'en
libérer.
TROIS MOYENS SEMBLENT POSSIBLES POUR CELA (déjà
cités page 14) :
1 Pour chaque activité, ou tranche d'activités, préciser les proprié
tés (résultats d'acquis intuitifs, de raisonnements ou d'une expérimenta
tion antérieurs) qui serviront de base.
En changeant d'activité ou de tranche d'activité, ces propriétés de
base pourront changer.
2 Les activités peuvent être conduites, non seulement avec l'aide
des théorèmes déjà établis en classe et quifont partie du lot des propriétés
utilisables, mais encore avec le secours de théorèmes ou de définitions
« hors programme » qui seront utilisés pour la circonstance. Ces théorè
mes et ces définitions sont- ou bien donnés par le professeur lorsque tel
problème les requiert manifestement, et qu'il n'y a pas d'autre source
-ou bien issus de documents de travail (dictionnaires, encyclopédies, .. .)
que les élèves auront appris à consulter.
3 Une même propriété peut être, selon les cas, admise, conjecturée,
ou démontrée, l'essentiel étant alors de préciser clairement son ambition.
• Le fait même que l'on s'oblige à préciser ainsi dans quel champ d'acti
vités on se place, quels objectifs on se donne, quels outils on se permet,
favorise la distinction, toujours difficile pour certains élèves, entre
« voir » et démontrer.
30
Ainsi pourrons-nous aller vers des enseignements plus personnalisés
selon les élèves et les enseignants.
La nécessité d'une telle personnalisation est encore accrue par l'orga
nisation actuelle du premier cycle, l'inclusion du « soutien » - pour les
quatrièmes - troisièmes - dans l'horaire global, l'extrême variété des
orientations, et celle des connaissances et des comportements à l'entrée en
quatrième.
Par ailleurs, nous savons bien que le comportement des élèves en
mathématique est en relation avec le comportement dans les autres disci
plines, le mode de vie dans l'établissement, ...
Plus que jamais tout appelle à une réflexion et à une action qui évi
tent de compartimenter ...
31
Louis DUVERT
CONSTRUCTIONS
DE QUADRILATÈRES
35
(bl Même étude pour quatre villes : Amiens, Rouen, Chartres,
1 Dieppe. Combien d'itinéraires obtiens-tu ?
On obtient cette fois trois dessins différents, trois quadrilatères . Il
n'est pas indispensable de se demander si "quadrilatère" désigne un
ensemble de 4 points, ou la réunion de 4 sommets, ou une surface, ... , tant
que le besoin ne s'en fera pas sentir. Il est plus intéressant de désigner les
trois quadrilatères obtenus en utilisant les quatre noms A, R, C, D donnés
aux points ; on arrive, après tâtonnement, à conclure que chacun des trois
quadrilatères a 8 désignations différentes.
(On peut remarquer, au passage, que les 24 désignations obtenues
sont les 24 "mots" de 4 lettres différentes utilisant les lettres A, R, C, D.
"Ce n'est plus de la géométrie, c'est de la combinatoire". Et après ??).
On introduit alors les mots sommet, côté, consécutifs, opposés, dia
gonale, angle (d'un quadrilatère) , convexe (sans forcément essayer de
définir rigoureusement ce terme), concave, croisé.
Prolongements possibles :
Q) Exercices
a) Avec 5 points (trois quelconques d'entre eux n'étant pas
alignés) , combien peux-tu créer de "pentagones" ? De combien de
façons chacun d'eux peut-il être désigné?
b) On donne trois points A,B,C non alignés. Où marquer un point
D de façon qu'aucun des trois quadrilatères de sommets A,B,C,D
ne soit convexe ?
@) Constructions de carrés
a) On donne un segment [AB]. Construis un carré dont un côté soit
[AB]. Combien y a-t-il de tels carrés ?
b) Même énoncé en remplaçant "côté" par 'diagonale".
Tous les instruments sont disponibles, rapporteur compris.
Il n'est pas encore question de donner une définition bien léchée du
mot carré. On se contente d'utiliser l'idée que les enfants se font d'un
carré. Ils retrouvent ou découvrent des propriétés du carré, sans qu'on
essaye de trier celles qui sont caractéristiques.
Le a) admet deux solutions ; le b) n'en admet qu'une.
Prolongement possible si, dans le b), on n'a pas imposé la longueur
de la diagonale donnée :
Mesure avec ton double décimètre la diagonale donnée et le côté du
carré obtenu, en centimètres ; calcule le quotient de la premiére
1 mesure par la seconde.
36
Et on compare les 25 quotients obtenus (25, si on la "chance"
d'avoir une classe chargée ...). "Mais ils ne connaissent ni le théorème de
Pythagore, ni les racines carrées ! ". Et alors ??
G) Constructions de trapèzes
On appelle "trapèzes" les quadrilatères dont deux côtés sont parallè
les (ces deux côtés sont nécessairement opposés). Cette définition ne sou
levant pas de difficulté théorique, on peut se permettre de la donner aux
élèves.
Construis :
a) un trapèze convexe
b) un trapèze croisé
37
On trouve des parallélogrammes et des trapèzes isocèles (convexes ou
croisés) '
g) Construis un quadrilatère EGKM tel que (EG) /j (KM) et
1 EG =KM.
On trouve deux sortes de solutions (les parallélogrammes et les trapè
zes à diagonales parallèles) qui se distinguent en comparant les sens des
couples (E,G) et (K,M).
Voici plus difficile :
38
Henri BAREIL
39
CD Plusieurs problèmes apparaissent:
- Existence de parallèles (par trois) et de parallélogrammes (idem),
\ (ST) 1/ (VU),
} [ST) et [VU) ont le même sens,
r ST =VU.
Dès lors, D. Lehmann peut démontrer les propriétés du segment qui
joint les milieux de deux côtés d'un triangle, la caractérisation d'un paral
lélogramme par ses diagonales, ... et toutes les propriétés conjecturées
en CD .
40
CD La figure suscite une joule de conjectures relatives à :
- des orthogonalités, des parallélismes,
Un travail des élèves par groupes peut être l'occasion d'aborder pas
mal de choses, avec une mise en commun ultérieure. Il faudra ensuite
organiser une (ou des) étude(s) des problèmes ainsi dégagés.
Autre exemple:
EXEMPLE 3 POINTS ÉQUIDISTANTS DE ...
PROBLÈME INITIAL :Soit n points pris au hasard dans le plan. Pour
n = 4, n = 3, n = 2, n . = 1, dessiner un cercle (plusieurs, si possible)
qui passe(nt) par ces points. S'il en existe plusieurs, que dire de leurs
centres ?
41
PROLONGEMENTS (démontrables) :
PROLONGEMENTS - PROBLÈMES :
a) Figure riche suscitant pas mal de conjectures, par exemple celle-ci
(où !ADJ est diamètre, (BH) .l (AC), (CH) .l (AB), et 1 est milieu de
{BCJ):
42
----~
• ABD = AED = ACD = 90° (démontrable avec le CD 1 du paragraphe
précédent).
• (BH) 1/ (CD) et (DB) 1/ (CH) (relève du fonctionnement
du parallélogramme et de l'orthogonalité).
• Donc BHCD est un parallélogramme (relève d'une caractérisation sup
posée acquise- comme à l'exemple 1 -du parallélogramme).
• Mais 1 n'est-il pas le milieu de [DH] ?
• Il semble aussi que (01) 1/ (AH) et AH = 2 01.
• Mais , comme OB = OC et lB = IC, (01) est la médiatrice de [BC].
Ceci entraîne une nouvelle conjecture : (AH) ..1. (BC).
(Autrement dit : Tout triangle aurait ses hauteurs concourantes).
• Et L n'est-il pas le milieu de [HE] ( (BC) médiatrice de [HE] ) ?
• De là, laissant [BC] fixe et A variant sur le cercle, la possibilité de con
jecturer de deux façons le déplacement de H (directement avec [AH],
ou par l'intermédiaire de E).
• Comme E est le symétrique de A par rapport à la médiatrice D. (fixe) de
[AE], on voit apparaître ici la relation :
43
On peut exploiter ceci à partir des symétries.
Dès lors, en exercice, à partir du résultat relatif à deux droites, on
peut étendre à trois ...
c) Il serait normal que, étant ·donné les problèmes d'équidistances
évoqués, un ou des élèves se soucient des points équidistants d'une droite
D et d'un point A. (Lorsque A Ej. D, on obtient une parabole. Le tracé
par points porte sur l'intersection d'un cercle et de droites et est intéres
sant).
III. Symétries ·
Cf. pages 62-82
IV. Translations
(Démarche sur laquelle nous n'insisterons pas, les programmes de 1978 ne
changeant guère, là-dessus, de ceux de 1971. Nous pourrions y revenir,
cependant, dans le tome 2, si aucun manuel ne s'y intér~ssait).
~-~--------------r
44
Programme 3 :
6.
Programme 1 : Programme 2 :
(Double parallélisme) (A partir de deux côtés)
!:::. 1 A 1 B
1 1
1
1 1
t: 1
1
1
D c
D (AB) 1/ (CD)
AB = DC
) Sens de (A,B)
D 1/ D ' et !::.
!::. ' 1/ = Sens de (D,C)
(peu importe ici le Ce tracé est très commode sur du
"parallélogramme aplati") quadrillage
45
L Réciproqu~
Pour avoir AB = DC
Partons de et AD = BC, la figure
A se complète ainsi :
0 8 D
46
En se limitant à B, D, et aux seuls 1un autre parallélogramme-solution,
points communs à deux des cercles quatre trapèzes isocèles, un
tracés, il apparaît : rectangle, un losange, ...
("bandes" de meme
larJCUT)
47
• Outre les acquis relatifs au fonctionnement de la distance, du
parallélisme et de l 'orthogonalité, ce qui précède manifeste la fréquence
de l'utilisation dès les débuts de la classe de quatrième des énoncés consi
dérés comme évidents relatifs à :
- la caractérisation du parallélogramme avec deux parallélismes,
- la caractérisation du parallélogramme avec deux côtés opposés.
• On trouve aussi fréquemment dans le matériel de départ la symé
trie orthogonale et ses propriétés ainsi que le "mini-Thalès " qu'est la pro
priété de conservation du milieu par projection sur une droite selon une
direction donnée . Enfin un énoncé extrêmement utile, démontrable avec
le matériel relatif au parallélogramme, est celui "du segment qui joint les
milieux de 2 côtés d'un triangle".
• On n'oubliera pas aussi 1'utilisation corrélative et rapide des coor
données (Il suffit pour cela de la définition . Pour la formule "du milieu",
cf. page 72).
. 48
Claude LASSA VE
PROGRAMMES
DE CONSTRUCTION
49
Programme de construction Figure obtenue
o Choisir un point O.
o Choisir un réglage de compas r.
le cercle en B.
[AO) en C.
Autre exemple
Programme de construction
o Choisir un point 0,
Figure obtenue
• On peut choisir le poin t 0 comme on le veu t , l'écartement du compas aussi. Nous avons
Par contre, lorsqu'on a choisi 0 et A, on n'a plus le choix pour tracer la demi-droite [OA).
Nous avons codé comme ceci ; - [on a un tracé obligatoire]. Dans la construction ci-dessus,
Si les élèves décalquent leurs dessins, ils ne seront pas superposables ...
En quoi sont-ils « pareils » ?
- Cependant les observations concernant la nature de certains triangles seront les mêmes
dans tous les cas de figure . »
- soit en faisant un dessin où restent en évidence les traits de
construction, cf. page 210 par exemple ;
- soit en écrivant une petite rédaction avec des phrases de français
(notre expérience prouve que les élèves ont beaucoup de difficulté dans ce
genre de travail, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut jamais le faire !) ;
- soit en dessinant un « film », tels les suivants (réalisés par des élè
ves de quatrième), qui facilite l'écriture de « programmes » au sens de
G.H. Clopeau .
50
~c~~
~Jww~
~
•
f rf
;Ç
(g
!1
...---
> fi
f tG
~
ho
_>
6
f r1
~
~
fiN
s: {<-j
y
Fu>REI'(r D...
rf fi
~1:;/
••
y v cP /
un certa i n
point du
droite s
PA!U\ll[le / rappor t eur ~
51
L'intérêt de çes « dessins animés » est de faire apparaître une par une
les actions élémentaires de wnstruçtion, et de permettre la justifkation
par un énonçé mathématique de chaçune de ces étapes.
Par exemple, sur le film « La çonquête d'un point par une
parallèle», @ est justifié par l'existence et l'unidté d'une perpendku
laire à une droite passant par un point, et le fait que les droites de la der
nière image sont parallèles par l'énoncé : si (d .l d ' et d ' .l d "), alors
d Il d".
• Mais il ne faut pas mettre dans un dessin plus de renseignements
que le texte de l'exercice n'en comporte. En fait, il est impossible que la
figure ne soit pas un cas particulier, mais il y a particulier et particulier !
L'élève le réalisera-t-i/ dans l'exercice suivant ?
« Voici trois textes d'exercices et les figures que Toto a dessinées. Je
t'affirme que Toto a mis dans son dessin plus d'informations, c 'est-à-dire
plus de choses, que dans le texte donné.
Il a fait ce que l'on appelle un cas particulier de figure ;autant que
possible il faut éviter cela ».
droites.
de d.
en E, F, G.
Que remarques-tu ?
Dessine un parallélo
Que remarques-tu ?
52
Nicole CHOUCHAN
COMMUNICATION
BIBLIOGRAPHIE
• André MYX : Six thèmes, six semaines - Editions CEDIC
• Pierre GAGNAIRE : La mise en pièces de la géométrie - IREM de
Lyon, et Bulletin A.P.M.E.P. n° 292, page 13.
53
ANNEXE
Exemple · de jeu
découpées
54
Charles PEROL,
équipe OPC de Clermont
LA GEOMETRIE DE QUATRIEME
PAR LES DALLAGES
Objectifs:
Proposer une situation permettant d'organiser en classe de quatrième
une «éducation géométrique». Les élèves sont appelés à pratiquer des
activités à des niveaux d'abstraction divers depuis l'observation et la
manipulation physique jusqu'à la limite des possibilités actuelles de cha
cun. Au cours de ces activités, les élèves sont constamment amenés à :
observer (1) exprimer (9)
bricoler (2) formuler (10)
tâtonner (3) argumenter (11)
dessiner (4) vérifier (12)
schématiser (5) prouver (13)
symboliser (6) démontrer (14)
communiquer (7) calculer (15)
- conjecturer (8) imaginer (16)
- généraliser (17)
Les films:
Le film I montre un carreau (carré) décoré, sans· axe
D
de symétrie. Ici, je le schématiserai de la manière simple ci
contre. Dans le film, le dessin est beau et les couleurs sont
harmonieuses.
Cet aspect esthétique joue un rôle important dans
l'impact du support cinématographique.
Avec de tels carreaux, on dalle le plan en utilisant seulement des
translations.
55
La figu re ci-dessous montre une image possible à un moment donné.
Le dallage finit par recouvrir entièrement l'écran. ·
Î 1 Î
r t t
Î
Dans le film Il, on utilise le même carreau. Le dessin est visible sur
les deux faces, comme s'il était réalisé dans la masse. On dalle le plan en
culbutant le carreau de toutes les manières imaginables autour de
n'importe lequel de ses côtés. Voici un scénario de ce genre :
li l i1 Î
J t l --
1.
Î 1 0
56
L'utilisation des films
Je suggère de procéder comme ci-dessous :
• Passer une première fois le film (ou les deux) (1).
• Pendant que le film se réenroule, demander à la classe de raconter (9) ce
qu'elle a vu. Il y aura peut-être controverse (11). Faire schématiser (5)
la ou les descriptions.
• Repasser le film au moins une fois pour contrôler ou pour rectifier (1).
• Nouvelle discussion, puis éventuellement troisième projection. Au
cours de cette discussion, les élèves sont amenés à employer un langage
plus ou moins satisfaisant (9). Le professeur aura l'occasion de le faire
un peu préciser.
Le programme de la classe
Le premier film permet, d'une manière assez pauvre il est vrai, d'étu
dier la translation et les vecteurs (qui vont avec), la composition des trans
lations et l'addition vectorielle (12)(13)(14)(15) .
Le deuxième film est plus riche ; il introduit la symétrie-droite et les
produits de symétries-droite dont les axes sont parallèles ou orthogonaux.
Dans ce dernier cas, la symétrie-point apparaît. On peut alors profiter de
l'intérêt des élèves pour les dallages pour leur en faire réaliser un nouveau
en faisant subir à la dalle des symétries-point autour des milieux de ses
côtés.
57
D DD 1 lit f il
tt -
t
lt
Au-delà du bachotage
Une telle situation vivante permet de poser naturellement de vrais
problèmes. Par exemple : quels sont les éléments de symétrie du dallage
(et non de la dalle) ? Et surtout le procédé est-il cohérent ? On peut passer
d'une position et d'une orientation du carreau de départ à tel carré par
des chaînes de symétries-droite (ou de symétries-point) différentes.
Arrive-t-on sur le carré final avec toujours la même orientation ? Il est
probable que tous les élèves ne saisiront pas également bien la pertinence
de cette question. Faites-leur donc réaliser des pavages à l'aide d'hexago
nes décorés.
58
Pour quelques-uns, le film ci-dessus sera suffisant. D'autres devront
réaliser concrètement la .manipulation correspondante. Quelques-uns
auront besoin de daller une assez grande portion du plan pour se rendre
compte de l'incohérence. On peut évidemment faire un travail analogue
avec des demi-tours. Parions que les élèves se poseront le problème spon
tanément.
L'individualisation de l'enseignement
Naturellement, chaque maître adaptera à sa classe l'utilisation de ce
matériel. Mieux, c'est chaque élève qui adaptera à son niveau l'utilisation
qu'il fera de ce matériel. Un élève peu avancé devra s'attarder sur les
manipulations et les constatations physiques. L'élève plus entraîné y
prendra, je l'espère, le désir d'aller plus loin. Il pourra engendrer le
groupe des isométries qui opère en partant de ses générateurs.
\
iÎ i iÎ l
(4) l (5) l B
l
59
Le mot de deux lettres da fait également passer de la position A à la
position B. On peut étudier les transformations des mots faisant passer
d'un mot à un autre équivalent, remarquer que la répétition de deux let
tres identiques les neutralise.
Remarquer que les mots ad et da sont équivalents et que cd et de le
sont aussi. ..
Déduire de ces remarques, par des transformations littérales, l'équi
valence signalée plus haut.
ac d c équivaut à ac c d,équivaut à ad, équivaut à da.
Ces activités prépareront efficacement une ultérieure introduction de
la notion de groupe. On accumulera des références qui permettront alors
de dépasser Je point de vue formel et de rendre opérant l'outil mathémati
que (ce qui est si rare actuellement).
Les prolongemenls
Les dallages ont intéressé vos élèves ; utilisez-les encore en troisième.
Les occasions ne manqueront pas.
A) Somme des mesures des angles d'un triangles, dit Je programme.
Illustrez-la en dallant Je plan. Ici encore la preuve peut être faite à divers
niveaux. On peut en rester à la preuve matérielle par observation ou
construire une démonstration.
60
C) Voici l'amorce d'un autre pavage par des pentagones, non régu
. liers; quatre de leurs côtés (au moins) ont même longueur. Comment ces
pentagones sont-ils faits ?
BIBLIOGRAPHIE ET FILMOGRAPHIE
1 -COLOMB J. :Patchwork (dallage)- Films C.N.D.P . super-huit no
1460, 1461, 1462, 1463, 1464 et 1465. Durée: moins de cinq minutes
chacun. Peuvent être visionnés aux C.R.D.P. et C.N.D.P. ; ils y sont
en vente au prix approximatif de 90 F chacun.
2 -Hermann WEYL : Symétrie et mathématique moderne- Flammarion
1964. (Traduction de l'édition anglaise de 1952)
3 -Nombreux articles à des niveaux divers dans les publications périodi
ques des I.R.E.M. ·
4 -Françoise PECAUT: Pavés et bulles- Brochure A.P.M.E.P. n° 23.
5 -Marcel BERGER: Géométrie- Editions CEDIC- Fernand Nathan.
6 - Yvon ROSSARD: Rosaces, Frises, Pavages- Editions CEDIC.
7 -André DELEDICQ: Mathématiques buissonnières - Editions CEDIC
61
Henri BAREIL
LES SYMETRIES
Exemple, esquissé à grands traits, d'une activité susceptible d'être
pratiquée d 'emblée, et qui se déploie dans le numérique aussi bien que
dans le géométrique ou, éventuellement, dans le vectoriel.
1. Observations
62
@ Essentiellement à la maison, les élèves auront à rechercher eux-mêmes
des exemples illustrant des symétries : photos et plans de monuments,
figures élémentaires (de la géométrie, lettres majuscules, ... ), cristaux tail
lés, . .. , utilisation des miroirs, ...
63
- (1 ) -Conservation de l'ALIGNEMENT.
- (1 ') - L'image d'une droite est une droite (étendre à demi-
droite et à segment)
- (2 ) - Conservation de la DISTANCE.
- (2 1 ) - L'image d'un cercle est un cercle.
- (3 ) -Conservation des ANGLES.
- (4 ) - Intersection de droites sy métriques (étendre aux
cercles) :
• si une droite D coupe L. , en N , D passe aussi par N
1
Remarques :
64
5 • 1 Il y aura lieu de faire dessiner (sans pliage, ni calque) les symétri
ques de figures données et de dessins libres.
. • 2 Exercice 1 :
Obtenir, sans tracer de nouvelle perpendiculaire, et sans compas, le
symétrique de B.
B
~
• 3 Exercice 2 :
En synthèse, faire dessiner la symétrique (par rapport à 6 ) d'une
figure telle que celle ci-dessous .
II. 2. Figures-clés
1 UN SEGMENT,
l' UN ANGLE XOX 1
,
SA MEDIA TRJCE A
SA BISSECTRICE ô
LE TRIANGLE JSOCELE
fj.
xM n
1 Œ) Réciproquement,tout angle
"'!
1
rox 1
possède une bissectrice 6
A' axe de sy métrie.
65
@ Réciproque (si elle n'a pas
déjà été vue) : [On peut le démontrer, mais
A
cela paraît inutile, en prenant A
1
sur [Ox), A' sur [Ox '), tels que
'l' O[Link]; OA', et la médiatrice de
M n [AA '] (voir alors ci-contre).]
vus) :
(justification avec le ( 4) du
• Tracés au compas (Cités pour Il.l)
mémoire)
• Usage du rapporteur
• Il y a aussi l'usage de l'équerre,
du double décimètre... et du @) Distances d'un point de IQ bis
papie,r quadrillé ! sectrice aux côtés de l'angle.
@ Triangle isocèle :
Il existe trois façons fonda
mentale de caractériser, parmi les
triangles ABC, les triangles isocè
les en A :
(I)AB=AC
(2) Un axe de symétrie la
médiatrice de [BC] On établit (assez vite) que H et
/\
/\
66
® Réciproque
G) Médiatrices d'un triangle et
cercle circonscrit.
,,
fX
0 -~ -- --S--·~-
tx
1 1
1
x'
1 H'
~ 1
Angle xOx' et N tel que
NH=NH'
(Hx) et (H 'x') sont symétriques
par rapport à 6, médiatrice de
[HH']. D'où : ___ ----
Etude classique. 0 E 6 et xON=x'ON
Etude classique.
(Ne pas chipoter sur le fait
que les deux bissectrices considé
rées d'abord se coupent, mais
l'admettre).
67
GJ TRAPEZE /SOCELE $ CERF-VOLANT
• AC = BD et AD = BC • AB=AD et BC=DC 1\ 1\
• (AC) et (BD) se coupent sur 6 • (AC) ,est bissectrice de A et de C
• Si (AD) et (BC) se coupent,
c'est sur 6 • s=ô A
1\ 1\
• A = B, etc. • La bissectrice de B coupe u.
• Si (AB) =F (CD), (admis). Soit I leur point com
o, médiatrice de [AD], mun.
coupe 6. Comme I 'Wpartient à la bis
Soit 0 leur point commun. sectrice de B, il est équidistant
Comme 0 E o, OA = OD de (BA) et (BC}.
Comme 0 E 6, OA = OB Comme I appartient à L'.,
et OD = OC - d'une part il est équidistant
de (BA) et (DA),
D'oÙ OA = OB = OC = OD
et 0 est le centre d'un cer/e cir d'autre part il est équidis
conscrit à ABCD. tant de (BC) et (DC).
Donc I est équidistant des
Exercice : Tracer les tangentes au quatre côtés de ABCD : il est
cercle en A , B , C , D. le centre d'un cercle tangent à
Qu'obtient-on ? ces quatre côtés.
68
Exercice :(Prolongement). TRAPEZE ISOCELE ET CERCLE
(Cordes parallèles, arcs de même mesure)
Soit un cercle et deux cordes parallèles. Elles ont une même médiatrice,
etc.
69
0 RECTANGLE 0 LOSANGE
70
rectangle, parmi les quadrilatè - le fait que chaque diago
res, par ses diagonales nale estA bissectrice,
A •
de  et• f:-,
- la caractérisation classique du ou de B et D, mats ausst de
triangle rectangle (Cf. page 135 ) EoT et FoV, ou de 'fë5F et
par la médiane relative à l'hypo EoV.
ténuse, c'est-à-dire encore par Il s'ensuit que EOF, par
son cercle circonscrit. exemple, double l'angle droit
Boe.
Exercice : Tracer les tangentes au
cercle en A , B , C , D . Donc E , 0 , F sont alignés.
Qu'obtient-on ? Donc aussi (AB) 1/ (DC) (et,
de même, (BC) 1/ (AD)).
- que la distance entre les
parallèles (AB) et (CD) est la
même que la distance entre les
parallèles (BC) et (AD).
CD avec (AB) 1/ (CD) et (AD) 1/ (BC) [le cas de ABCD aplati étant
exclu ici].
G) avec (AB) 1/ (CD) et AB = CD (mais avec une condition
supplémentaire empêchant de "croiser"). Ceci étant très commode
avec du papier quadrillé.
r:i\ s'énonce
En langage vectoriel ce 1.61 - - -DC
aussitôt : AB= -
• Dès lors rectangles et losanges apparaissent comme des parallélogram
mes particuliers.
• Les propriétés établies ici pour les rectangles et les losanges manifestent
que leurs diagonales ont le même milieu.
Ceci peut ne pas être connu en début de quatrième pour les parallélo
grammes. La propriété de "conservation du milieu par projection... "
l' établit rapidement [On peut l'établir aussi directement par symétrie
centrale, ou l'admettre].
• Dès lors on ret rouve toute la kyrielle des énoncés classiques sur le paral
lélogramme, le rectangle, le losange, ... et le carré.
71
Exercices : Cf. les exercices classiques habituels, et aussi :
• Une réciproque classique : Etude de deux bandes sécantes de même lar
geur.
• Exercices de construction .
• Exercices de "géométrie dynamique" avec des points fixes et d'autres
variables à partir de parallélogrammes, rectangles, losanges, ...
Axes orthoa:onaux : y
6 y y 6 y ·-- --"'l M
.r m
M M' b 6
MrF p,l"'fM' t·-fy }f·-., ---,M (§) {
'
1 ''
1
1
'' ! f ---1 M'(})
' 6
"
0 x 0 x a x· X 0 x 0 x
f
--l M'
j b = try+y'J
x-= x'
)î 1 x
(Ceci est vrai, de même, en repère
simplement normé) .
• Exercice 1 : Symétrie par rapport à la 2ème bissectrice.
(Cas p lus difficile et moins utile.
Peut être abordé autrement, comme composée d'une symétrie par
rapport à la première bissectrice et d'une symétrie par rapport à
l'origine. Voir plus loin).
• Exercice 2: Composer, à l'aide des coordonnées, Sx o Sy et Sy o Sx.
Qu'obtient-on ?
• Exercice 3: Composer, à l'aide des coordonnées, Sy o Sx o Sy o Sx .
Qu'obtient-on?
• Exercice 4: Composer, à l'aide des coordonnées , 6 étant la I ère
bissectrice: S ~ 0 Sx 0 S.0. 0 Sy. Qu'obtient-on?
6: (1 1) 6 : (1 2 1)
0 3 3
12 + 12 = 2
@
}2 + 22 + 12 6
2
.6 : (1 3 3 1)
4 6 4
10 10
@
}2 + 32 + 32 + 12 = 20
Conjecture : La somme des carrés des termes de la diagonale 6 est égale
au dernier nombre du carré.
Démonstration : A chaque "noeud", le nombre écrit représente le nom
bre de plus courts chemins du quadrillage qui permettent d'atteindre ce
noeud. (Cf. pages 185-186)
73
Raisonnons sur le carré ci-dessus. Pour ~lier du 1 initial à 924, je dois
couper la diagonale 6 (et la couper une fois seulement) .
Choisissons de la franchir en [Œ] .
Tout plus court chemin, du 1 initial à 924, se situe alors dans les deux
rectangles, de sommet commun 15 , signalés par un double contour, symé
triques par rapport à 6 .
Le nombre de plus courts chemins pour aller du 1 initial à 15 pour le
rectangle n° 1 (et c'est 15) se retrouve donc pour aller, dans le rectangle
n ° 2, de 15 à 924.
Le nombre de tels plus courts chemins, de 1 à 924 en passant par 15,
est donc 15 2. En répétant cela pour chaque nombre de la diagonale 6 ,
j'obtiens J2 + 6 2 + 15 2 + 20 2 + 15 2 + 6 2 + J2 = 924 (nombre total de
chemins).
Le raisonnement ne dépend pas du carré choisi. Son résultat est
général.
74
Ill. Symétrie centrale (Centre C)
CB PLUSIEURS ACCÈS :
(a) Cas particulier de rotation.
(b) Définition du symétrique d'un point quekonque .
(c) Cas particulier d'homothétie.
(d) Composée de symétries orthogonales d'axes perpend il:ulaires.
Commentaires :
• Le (a) et le (b) se ramènent rapidement l'tm à l'autre.
Il s'ensuit immédiatement, sans démonstration, les propriétés fonda
mentales de la symétrie centrale :
- (1) - conservation des ALIGNEMENTS, et même de la DIREC
D
y
TION des droites :
@
-
~
-. -- --
s'
7 •
--..
AB = - A 'B ' .
75
IV. Composées de symétries ou ...
i
IV. 1. Deux symétries orthogonales d'axes perpendiculaires
en C et la symétrie de centre C.
M~--------------------------------~
M7"
E c
M (;) SE M' ( =; l Sc
76
y
.•M''
'
1'
1
1
'' c 1
E ' 1 x
" " ", /
1
"'M'
l
(Jo) Ainsi, avec le 1° ou le 2°, se manifeste un passage direct de M à M"
tclque:
(MM") 1/ (EC)
MM" = 2EC (soit, donc, MM"= 2 EC)
[MM") et [EC) sont de même sens.
JI n y a pas besoin pour cela d'avoir déjà étudié la translation. Mais
l'applicatibn (M f...+M ")se visualise mieux, et bien, si on prend de nom
breux points Met le langage translation (ou vecteurs) s'introduira quand
on le jugera opportun.
® Un minimum d'attention à la translation et aux vecteurs per.:Oet,
77
IV .3 Deux symétries orthogonales d'axes parallèles
6 et ô
Q) On peut faire une étude directe sans coordonnées. Pour éviter la
multiplication des cas de figure, elle motive l'introduction de la relation
de Chasles, ou doit attendre que l'on dispose de l'addition vectorielle.
® En langage de coordonnées, pour S0 o SD:
soit E sur 6 , C sur o, (EC) .L 6 (et, donc, à o).
Prenons le repère orthogonal (E, C, un autre point de 6) :
M.)'-
1
E x
s~
D'oÙ la composée.
QJ On peut aussi utiliser le IV. /. :
Comme S D = s(EC) 0 SE et S.s = Sc 0
s(EC) ' nous obtenons :
6! 1 0
M
\- - - -- N
-~-- - - -- --, M'
\ 1 1
/
\ 1
1
\ 1 1
\1 /
_ ,_ _E,_.._-+- ---'Y...:/c
1
1
\ '
\
\
1
\
\1 1
\G.
78
s6 So
~
M M' N M' M"
SE S(EC) S(EC) Sc
D'où le "circuit court" :
M M' M"
SE Sc
et l' on est ramené au IV .2.
@ Avec les vecteurs, l'étude est commode:
MM' = 2 EH ; M'M" = 2 HC ; d'oÙ MM"= 2 (ËH + HC)
= 2 oc
(Il suffit de très peu d'études sur les vecteurs pour pratiquer ces calculs :
Cf. 4 o du IV .2. ci-dessus)
® Mêmes remarques qu'au 3 ° du IV.2.
@ Exercice 1 : Etudier S --"' o S 0 .
Exercice 2 : Décomposer une translation en deux symétries
orthogonales.
• Si on choisit D (direction imposée), et l'ordre des deux symétries,
D' est alors unique.
y
M(~)s:;--M' (=;) -+M"(=;+!)
r--1-cc-,A-,
79
Il y a donc un point fixe (et un seul) :le milieu Ide [CA] . Mais il est aussi
le milieu de [MM "]. Donc
= S1 o (Sc o Sc)
= SI 0 Id
= S1
s"' 0 s"
(( C >A ) =
(Cf. fin du IV .3.).
:
--;
..
D'où.. . et, finalement,
f cc,A ) 0 s.c> = s.c>'
Etudier de même c A
80
IV. 6. Deux symétries orthogonales d'axes 6 et o
sécants en C
'\
\
\
1 \
1
1
\ 1
\
\
\
'\
""s
M 1 =S"'(M)
M 2 = S"'' (M1)
sur le même dessin : M 3 =S"'(M2 )
M•=S"' ' (M3)
... Etc...
Recommencer d 'autresfigures, en variant les éléments de départ (angle de
D et 6 , point M).
Que dire, dans chaque cas, de la suite des images successives ?
81
• Lorsque M est tel que le montre
la figure ci-contre , avec M '
intérieur à "l'~ a", il est
M' immédiat que MCIVl "= 2a .
- tl- -- ...;,
1 .., Comme CM=CM' =CM", il
1
1
'1 semble alors qu e S6 o S., est la
~,M'' rotation (C, 2a ) dans un se ns à
/
/ préciser.
/ • Mais il y a des positions de M
où la valeur 2a de McM"
apparaît avec moins d'évi
dence ! Ne pas insister pour
démontrer !
82
Michel MASSAL
TRANSFORMATIONS DU PLAN
ET QUADRILLAGES
1. AVERTISSEMENT
83
Leur dénomination interviendra, pour les élèves :
- soit, dans l'hypothèse 1, lorsqu 'elles auront été étudiées de façon
plus complète ;
- soit, dans l'hypothèse 2, lorsque les propriétés mises en évidence
auront permis d'identifier la transformation en jeu.
[]] Chacun pourra reprendre, compléter, modifier à son gré les activités
présentées.
On évitera (Cf. activités de relativisation, ... page 131, ... ) d'induire
trop facilement l'image d'un segment [AB}, ou d'une droite (AB), de la
seule considération des images de A et de B.
Mais on n'oubliera pas que les activités proposées ici sont d'abord
expérimentales et on ne les enfermera pas dans des prétentions théoriques
qu'elles n'ont pas.
Il. TRANSLATION
Remarques préliminaires
Q) On peut:
84
A) Activités sur un quadrillage
a) Application de la définition :
a) Placer trois points A, B, C et leurs images par une translation t ;
A' = t(A) ; B' = t(B) ; C' = t(C)
b) Mesurer les longueu rs :
AA ' ; BB ' :CC' ; AB: A'B' ; AC; A'C' ; BC; B'C'
Mesurer les angles  ; B ; ê ; Â' , B' ; ê' .
c) Premières observations : Conservation des angles, des distances.
d) Mettre en évidence des parallèles, des parallélogrammes (sans tenir
pour autant pour établi que [A' B ') est l'image de [AB] ; cf. remar
ques initiales. 1, § 3)
e) Nature de AA'B'B, AA ' C'C, ...
Remarques:
(j) Cet exercice prépare à la notion de coordonnées d'un vecteur et, par
là, à celle de vecteur. ·
Q) On peut composer des translations et préparer ainsi l'addition des
vecteurs (Relation de Chasles, ou addition des composantes !).
85
a) en utilisant des parallélogrammes ;
(3) en dessinant des parallèles passant par A,B,C et en mesurant des
longueurs.
d) Mesurer les distances, les angles ; trouver des parallèles, des parallé
logrammes.
D) Exercices
On peut trouver de nombreux exercices, avec ou sans quadrillage :
Par exemple :
• composer deux translations
• translation réciproque ;
• etc.
Ill. HOMOTHETIE
Remarques préliminaires :
La définition générale met en évidence un point pri vilégié (le œntre
d'homothétie). Comparer ave.: les translations.
• Aussi, choisissons, quand c'est possible, le œntre d'homothétie à
l'origine du quadrillage.
Dès lors, que le quadrillage soit oblique ou droit, nou~ partirons de la
définition suivante :
Avec À =t; 0, h(O,À): M(x,y),....._M ' (Àx, Ày)
• Mais il faudra apprendre à sortir de ce cas où le centre d'homothé
tie est à l'origine du quadrillage.
86
e) Premières observations :
Les distances sont multipliées par 1 À 1.
- Conservation des angles.
- Observer le parallélisme : (AB)# (A ' B ').
-Observer que les droites (AA'), (BB '),(CC ') sont concourantes
en O.
- etc.
f) Application : Agrandissement d'un dessin. La réduction montre
l'intérêt de ne pas se limiter aux homothéties qui stabilisent le qua
drillage, et de prendre, pour À, des rapports (simples) décimaux ou
rationnels (ainsi j.... )aussi bien qu'entiers.
87
c) Placer des points A,B,C ; choisir une homothétie . Placer les ima
ges A ', B ', C ' de A,B,C.
d) Mesurer les distances, les angles.
A UNE DROITE
Remarque
L'étude de cette symétrie est liée à l'orthogonalité, et à la notion de
médiatrice d'un segment.
88
d) Trouver des points A, B tels que (A' B ') 1/ (AB).
e) Soit H , L, M les points où le premier axe coupe respectivement
[AA '] , [BB '] , [CC'] .
Mesurer AH, AH', BL, LB', CM, MC'.
Trouver la médiatrice de [AA '], de [BB'], de [CC'].
1) Premières observations :
• Conservation des distance~'.
• Conservation des angles.
• Le premier axe est médiatrice de [AA '], etc.
Faire un constat de "symétrie" (au sens usuel du mot).
g) Ecrire les définitions analytiques de la symétrie par rapport au
second axe, à la "première bissectrice" y = x .
{3) Détermination d'une s)métrie.
a) Il faut choisir une droite, dessiner des perpendiculaires, mesurer
des longueurs.
b) Deux points déterminent-ils une symétrie ? Par rapport à quelle
droite ?
D. Exercices
Certains semblent assez intéressants, par exemple :
Composer deux symétries d'axes parallèles (Tiens ! On retrouve une
translation !. .. ),d'axes perpendiculaires (symétrie-point. .. ou rotation de
180° !. .. )(Cf. pages 78-79 ou 76).
Composer deux symétries d'axes sécants non perpendiculaires
conduit, par contre, à une rotation plus difficilement identifiable ... (Cf.
pages 81-82).
89
IANNEXEI Yves JO Y t'VX
le professeur de mathématiques,
le professeur de géographie,
le professeur d'anglais,
le professeur de français.
90
(D Repérage d'un point du plan dans un quadrillage .
Elaboration d'un quadrillage N x N puis Z x Z.
@ Travaux sur quadrillages :
- Différentes sortes de quadrillages : obliques, perpendiculaires.
Coordonnés « polaires ».
- Transports de dessin : agrandissement - réduction. Cha ngements de
quadrillages.
- Cheminements dans des quadrillages : mise au point d ' un codage ;
unicité du codage d'un déplacement fixé.
(j) Déplacements dans un quadrillage :
- Elaboration d'un quadrillage.
- Intérêt de l'utilisation de papiers calques permeuant d ' utiliser plu
sieurs fois le même quadrillage et illustrant la superposition du plan et
d'un certain produit cartésien numérique.
-Codage d'un déplacement.
- Recherche du déplacement connaissant le point de départ et le point
d'arrivée.
91
Henri PONTIER
A PROPOS DE TRIANGLES,
RECTANGLES, ...
• Points fixes, points variables
• "Constructions - Equations"
• Fonctionnement de symétries-points
et de translations
92
1. Figure de base :
Idem pour I et J.
[Pour!, par exemple, c'est tout le plan, aussi bien que pour A].
Question 2 : Préciser des relations entre points, par exemple :
j:I~A g:A~----+1 h:I~J
-- ----
Possibilité 2 : Exigences pour les angles.
[Par exemple CAB == ••• ,ou CAB == BAC,
·
.---...... ou .. .]
Si un élève impose liAC== Constante ... il en appelle à "l'arc capa
ble"! Une étude expérimentale peut suggérer ces arcs. Une "démonstra
tion" peut ensuit~ s'esquisser à partir de la donnée d'un théorème-clé tel
celui comparant "angle inscrit" et "angle au centre". Mais le terrain est
glissant (difficile) !
Le cas Mc = 90° peut motiver, pour décider si la conjecture
expérimentale est correcte, la donnée, ou une démonstration (p. 135), du
théorème sur "la médiane relative à l'hypoténuse "! à moins que ce
théorème n'ait été déjà vu.
93.
Possibilité 3 : Exiger d'emblée que tel point : A, 1, ou J, appartienne à
une ligne donnée (droite ou cercle pour simplifier, mais d'autres lignes et
des figures plus complexes peuvent être traitées expérimentalement).
[Etude dérivée éventuelle : Etude d'équivalences entre des condi
tions de chacun des trois groupes.
Exemple : entre AB = AC (groupe 1), éÊÀ = BcA (groupe 2),
A E médiatrice de [BC] (groupe 3).]
• La "possibilité 3 "paraÎt la plus riche et la plus féconde. A vant d 'y
aborder les cas généraux (si jamais ils sont abordés}, des cas particuliers
variés peuvent être traités par les élèves, individuellement ou par
groupes, . . . avec comparaison finale des résultats. IMPOSER PEU A
CHAQUE ELEVE!
j • Supposons choisie une condition pour A : 1
Question 1 : Tracer plu- Par exemple :
sieurs triangles ABC et A décrit un cercle donné
leurs points 1, J.
Question 2 : Que dire de
tous les points 1 possi
bles, de tous les points J?
• [Il suffit générale
ment de cerner d'aussi
près que possible, sans
"étude réciproque", la
façon dont le point consi
déré se déplace. Dès lors,
éviter de parler de
"l'ensemble " des
points ...]
• [Des dessins soi
gnés ou une bonne utili
sation de résultats précis de l'activité 1 (question 2), permettent de conjec
turer les réponses]
• [Les ' "démonstrations" sont de difficulté inégale, selon les choix
faits pour A et selon la précision de la conjecture.
Il peut être préparé des "dessins de secours", sur des cas simples,
suffisamment suggestifs pour aider les élèves en difficulté dès le départ. Il
leur restera à "démontrer" dans ces cas, puis à transposer au(x) leur(s},
. .. voire à généraliser.]
94
• [On sait que g o f = t , et quet est une translation - le mot n'a ici
aucune importance, mais la façon de passer directement de 1 à Joui -.
Il est possible de faire rechercher, et justifier dans des cas simples,
une généralisation.
1
1
1
--- L_ - J'
1 1
1 1
BL-____L __ _ _ _~'----~c
1Activité 3 :1 B et C sont toujours donnés.
Imposer DEUX conditions à un même point : A, I ou J .
Exemple de question : Existence et détermination des divers triangles
ABC possibles.
• ["Systèmes d'équations à inconnue A" avec, éventuellement, une
"inconnue auxiliaire" 1 ou J]
• [Débattre du nombre de solutions se fait plus ou moins au fond
selon les cas .. .]
1Activité 4 :1 B et C donnés.
Imposer une condition à un point : A, 1 ou J, puis une condition à
l'un des deux autres points ... etc.
[. .. ce qui conduit à se ramener à deux conditions relatives au même
point .. .]
1Activité 5 :1 B et C donnés.
Imposer plus de deux conditions à A, I ou J, ...
1Activité(s) 6 : 1
A On peut retrouver une progres
sion analogue d'activités (de 1
à 5, ...) en donnant, au départ,
\
\
autre chose que B et C, par
\ exempie 1 et 1. ·
- -'{---- - J
[En "activité 1", Q2, on
pourra cette fois remarquer,
\
\
avec ou sans le vocabulaire
\
\
"technique" adéquat, que :
\ tBt = SJ 0 SI . . . J
L c
95
[La correspondance entre A et L
permet d'introduire une autre symétrie ... et cette figure permet de "mon
trer" des compositions de translations et de symétries-points.
Sx o tït, B ~ A , et SK o tï! = S1 .
A 8
A c
0
fig. II fig. III
• On peut, pour les figures 1 et Il, faire intervenir les milieux des
côtés, ce qui multiplie les translations entre points remarquables et,
comme pour le triangle éventuellement (voir plus haut), fait apparaître
qu'elles sont des composées d'homothéties. De même, apparaissent des
composées d 'homothéties et de translations ...
• A noter, pour la figure!, en concurrence avec des translations, une
éventuelle symétrie-droite ...
• Le II, pour M, loin d'exiger la connaissance du "théorème sur la
médiane relative à l'hypoténuse", en fournit une démonstration (cf aussi
pagel35) à l'aide du "théorème sur les milieux de deux côtés d'un
triangle ". Ce même théorème joue, pour la figure III, avec ABD .
96
1Activité 2 : 1 B et D sont imposés.
Que dire de tous les points A possibles ?
SOMMAIRE:
1. Fonctions des manuels. Modes d'utilisation.
2. La grille d'analyse : outil d'évaluation, instrument de forma
tion ; les problèmes de langage.
3. Quelques exemples remarquables d'analyse :
Lisibilité ; pré-requis ; initiative, invention, esprit cnt1que ;
capacité de réinvestissement ; formation de l'esprit logique ;
... etc.
"Bonnes feuilles" d'ouvrages de sixième.
4. Synthèses d'analyses de manuels de sixième (1977) - avec
réponses des auteurs.
5. Evolution de l'enseignement des mathématiques et manuels.
Cette brochure, fruit d'un groupe de travail national inter
IREM - APMEP, se veut une « aide pédagogique » indispensable
à tout enseignement de mathématiques. Elle y vise à travers des
exemples pris en sixième et cinquième.
Disponible en juin 1979.
97
Une plaquette inter-IREM
de la commission inter-Irem premier cycle
présentée par cette Commission :
* *
98
TROISIEME PARTIE
,
ACTIVITES
A DOMINANTE
<<COMPORTEMENTS
ET MÉTHODES »
99
1III. tl Régis GRAS
D'UNE CLASSIFICATION
D'OBJECTIFS OPERATIONNALISA
COMMENT METTRE
DE NOTRE ENSEIGNEMENT
Régis Gras et ses équipes de l'I.R.E.M. de Rennes insistent sur les trois moments de
toute activité mathématique :
101
Bien entendu, ces trois types d'activités ne sont pas toujours séparés ,
dans les actions, ou la pensée de l'enfant, mais un temps doit être
accordé, dans chaque thème, à chacun de ces moments, afin que tout
élève vive sa propre aventure, construise ses propres schémas conceptuels,
et enrichisse à son gré sa propre préparation à des orientations ultérieures
très différentes.»
* *
valider,
invalider.
optimiser
102
8. Critique :recouvre les a.:tivités où s'exerce... l'esprit critique, la comparaison d'un résul
tat par rapport à un référentiel ou un présumé.
9. Prédictif : re.:ouvre enfin les a.:tivités tournées vers l'extérieur du champ perçu et pros
pe.:té, a.:tivités qui mettent en œuvre les fa.:ultés inductives de l'« apprenant»» (Régis Gras).
* *
*
A partir du travail fait par .:es groupes de l'I.R.E.M. de Rennes (en particulier
.:eux de Lanester et Vannes), nous avons choisi certains exercices, que nous présen
tons <.:i-après, mettant, les uns ou les autres, en jeu, la plupart des objectifs ci-dessus
précisés.
Mais cha.:un de .:es exercices a une << dominante » pour son auteur.
Celle-<.:i peut changer selon la formulation de l'exercice, selon le .:ontexte de la
dasse (.:e qui a été fait auparavant, . .. le comportement du professeur).
Parmi les « projecteurs de diverses couleurs » décrits par le tableau ci-dessus,
chaque exercice a le désir d'en<< allumer »fortement au moins un. Vous pouvez voir
ce que cela donne si, sur le même thème d'exercice, en le transformant, on
n'<< allume» pas celui choisi par les auteurs, mais un autre, ou plusieurs autres.
* *
Heuristique en quatrième :
• Soit une plaque carrée de 2,5 m de côté.
Une plaque rectangulaire MNPQ telle que MN = 0,5 (en m) doit tourner
autour de son centre qui est aussi le centre du carré sans «sortir» du
103
Ici aussi il est très enrichissant de demander à un élève de donner les
informations à un de ses camarades du groupe (ne voyant pas le dessin,
bien sûr) de façon que celui-ci réalise le dessin et 1'on compare ensuite la
figure obtenue avec le modèle.
Classificatoire :
• Objectif: déterminer des critères qui condilionnentle nombre de solu
tions d'une équation. .
Prérequis: étude de la résolu! ion d'équalions, ou simplement nol ion
de solution d'une équation :
Sans calcul, en observant les « égalités » ci-dessous, tu dois être
capable de placer le numéro de« l'égalité» dans la (ou les) cases conve
nable(s) du tableau ci-dessous.
Equations dans
N z D Q R
pas de
solution
une
seule
nombre de
solutions deux
distinctes
plus de
deux
104
Calculatoire et technique :
• n désigne un naturel.
Si n est pair, on divise n par 2.
Si n est impair, on multiplie par 3 et on ajoute 1.
Puis on applique cette règle au résultat trouvé.
Quelle suite obtient-on pour n 6?
n = 7?
n = 17?
Que constates-tu ? Choisis toi-même d'autres nombres et trouve les
suites correspondantes.
Heuristique puis critique :
Ici, du matériel est utilisé : les élèves peuvent se servir de balles , de
cylindres de carton, de cônes, de ciseaux, etc. Au cours des manipula
tions, les élèves doivent répondre à différentes questions ; à ce niveau, il y
a activité de type critique, dans le sens de comparaison d'un résultat par
rapport à un référentiel ou à un présumé. L'élève est amené à contrôler,
interpréter, valider ou invalider.
Nombre de trantb
cercles que je JHWC
lrtl«f, ptUSafiiJHIT
/•point A:
Nombre de ~rcfa
que jt JNUX trar:tr.
possant pqrle
pointA
Nombrr de droites
q.u je p&x ll'flCtf,
ptUStmt por A
Nombrt de Jlllltds
«rdes q11e j e ~wt
trt~ar, ptUStllll par
A t tB :
Nombrt de «TCies
qut jt JWta trt~e~r.
pti.SS4nlptuAetB :
NombiY de drolte.s
que j e pewc traur,
[Link] tl 8:
105
Puis on demande aux élèves de ne continuer les observations que sur les
surfaces qui offrent la même réponse que « plan-droites ».
Transfert:
• Pour augmenter le volume du lait, on peut fe mélanger avec un peu
du fait et de l'eau ?
Niveaux : tous
Contenu : masse, volume, utilisation de systèmes de deux équations
à 2 inconnues (en troisième).
Critique:
• 4 10 = 9 - 15
10+g) =9 - 15 + ( ~ )2
2
donc 4
donc .
(2 - T5 f = (3 -
5 2
T)
donc 2 5 3 - 2._
T 2
donc 2 3
a = b
donc a 2 = ab
donc a2 = b 2 = ab
b 2
donc (a - b) (a + b) = b(a - b)
donc a + b = b
donc 2 = 1
• On considère l'équation x 2 + x + 1 = 0
Si x 2 + x + 1 = 0 alors 1 = - x - x 2 et x (x + 1) + 1 0
alors x (x - x - x 2 ) + 1 = 0
106
alors - x3 + 1 = 0
alors x3 = 1
1 est solution de l'équation x 3 = 1, donc 1 est solution de l'équation
x 2 + x+ 1 = 0
Es-tu d'accord ?
• L'unité étant le cm, un élève a trouvé pour les côtés d'un triangle :
AB = 5, BC = 3, AC = 1.
Est-ce possible ?
Prérequis : inégalité triangulaire.
Prédictif et Critique :
• Un jeu : « planche de Galton »
On s'aide d'un appareil réalisé avec une planche et des clous
(cf. dessin). La distance entre deux clous voisins
est juste assez large pour permettre à une bille
• • de passer entre eux. La planche est inclinée et
... .
• • •
• • • • •
une bille peut se déplacer du haut de la planche
vers le clou de la première rangée. La bille cogne
ce clou, descend vers la seconde rangée, etc.
La bille termine sa course dans l'une des
sept cases A, B, C, D, E, F, G.
1 1
1 2 J
J 3 3 J Trouve la règle permettant de consti
1 4 6 4 J tuer ce triangle; ensuite de prolonger ce
1 5 JO JO 5 J triangle ...
J 6 15 20 15 6 1
107
BIBLIOGRAPHIE :
- Fichier « O.P .C. », IREM de Rennes ;
- De l'action au concept - Géométrie en quatrième et troisième
IREM de Rennes ;
Vers un programme éducatif par objectifs en mathématiques par
R. Gras - IREM de Rennes ;
Exposé présenté en séminaire IREM de Rennes le 27 mai 1977 sur
«l'action O.P.e. »par D. Boisnard et R. Gras.
Recherches I.R.E.M.
et publications A.P .M.E.P.
108
1 III. 21 Louis DUVERT
a b /a l lbl 1 a1 - 1 b1 a + b la + b /
8 - 3
16 - 5
- 123 46 '
250 19
Que remarques-tu ?
La phrase
Que remarques-tu ?
La phrase
« Tout quadrilatère ayant ses quatre côtés 2 à 2 isométriques est un
parallélogramme »
est elle vraie ?
109
• [Q Comparaison
· Les deux réponses sont négatives. Un contre-exemple suffit à le
démontrer: a = 8 et b = 3, par exemple. Et, en géométrie, un« cerf
volant » (cf. page 68), sans même aller chercher des quadrilatères non
convexes; d'éminents collègues (et néanmoins amis, même depuis lors ... )
s'y sont laissés prendre, songeant uniquement à des côtés opposés 2 à 2
isométriques ...
EXEMPLE2
• ~ Complète :
t t + 2 t + 3 (t + 2) (t + 3) t2 5 t t 2 + 5t + 6
2
- 5
- 12
8
0
Que remarques-tu ?
La phrase
est-elle vraie ?
(CE) et (C'E')
(EB] et (E'B']
(DC] et (D'C']
Que remarques-tu ?
La phrase
« Quels que soient les points A, M, P, les points M' et P' symétriques de
est-elle vraie ?
110
\III. 31 Marie-Claude CHATELAIN
CONJECTURER
1. Exemples de conjectures
B c
• Le dessin suggère que : (BF) j_ (CE)
Avec d'autres triangles ABC, le dessin le suggère toujours. ·
• De là une CONJECTURE : A partir de tout triangle ABC , siE et F
sont construits comme indiqué, alors (BF) j_ (CE) , du moins le
semble-t-il.
Rien n'est encore "démontré", et c'est peut-être faux.
EXEMPLE 2:
Soit deux points fixes A et B. On se limitera à un demi-plan de fron
tière (AB).
Placer, dans ce demi-plan, des points M tels que AMB ------ = 30 o •
111
EXEMPLE 3:
EXEMPLE4:
(Tant que la somme des angles d'un triangle n'a pas été étudiée)
Réaliser peu à peu la figure suivante
8 c
li semble que le triangle ABC obtenu est un triangle rectangle . C'est une
conjecture (... qui se révélera incorrecte).
1 2ème SERIE : J
EXEMPLE 1:
Cf. Géoméirie, fer cycle, tome Il (Brochure A.P.M.E.P.), texte de
P. GAGNAI RE.
Soit A et B tels que, par exemple, AB = 3 (unité : cm).
On demande de tracer les cercles (A ; 8) , (B ; 5). Mais l'approxi
mation des dessins fait en réalité réaliser les cercles (A ; 7,95) , (B ; 5).
Du coup les cercles sont sécants (soient M et M' les points communs).
Question : Donner un ordre de grandeur de la distance MM'. On peut
répondre d'emblée, sans calculs, par une conjecture. Essayez ...
A noter que le dessin, avec ses approximations, ne peut être que
récusé pour apprécier si oui ou non la conjecture paraît fondée.
1 1~
EXEMPLE 2:
Quel temps nous faut-il pour compter jusqu'à 1 milliard ? ... Avan
cer rapidement un ordre de grandeur du résultat.
EXEMPLE 3:
On fait subir 40 pliages à une feuille de papier. Indiquer rapidement
un ordre de grandeur de l'épaisseur obtenue.
EXEMPLE4:
Combien existe-t-il de façons de faire asseoir dix invités autour d'une
table, avec dix sièges numérotés ?
Indiquer un ordre de grandeur du résultat.
0 Autres exemples :
2.1 • Exemple 4 de la première série, dès que l'on connaît la somme des
angles d'un triangle.
2.2 • L'orthocentre d'un triangle est-il à l'intérieur ?
Il suffit de laisser les élèves accumuler des dessins : c'est oui !
... Ils n'ont pas pensé au cas où un angle est obtus (ni au cas où un
angle est droit)
2.3 • Comparer des nombres : 3 ; 6 ; 15 ; 20 ; ... à leurs carrés.
On pourrait en conjecturer que tout nombre est inférieur à son
carré. Or c'est faux. Exemple : avec 0 ; 0,3 ; . . . ; 1.
2.4 • Soit deux points fixes M et C, et deux points variables, A et B,
symétriques !?ar rapport à C.
113
Q!!.gnd fg_distance AC augmente indéfiniment, que dire de
MA+ MB?
M
2.5 • Dans le plan P, soit 6. et 0, fixes, donnés (et 0 Et 6.). Cf. figure
ci-dessous.
M'
M'1
) 6. --P
f: 1 M~--+MI
1
tel que \ M E [OM ]
114
• Les exemples précédents ont un autre intérêt : celui de détruire
une "idée fixe" qu'induisent les diverses isométries et 1'homothé
tie : à savoir que l'image d'une droite est une droite et que celle
d'un cercle est un cercle [La "projection " est trop particulière
pour être un contre-exemple efficace] .
Cf. dans cet ordre d'idées : Pages
Cf. aussi l'utilisation de l'inversion (brochure A.P.M.E.P. Géo
métrie au Jer cycle, tome 1, page 99)
2 4
soit 2' 2' 2' 2'
droites, . .. ),
115
En voici quelques-uns
EXEMPLE 1:
116
EXEMPLE 2:
1
1
lx
Données:
L'étude est ici trop difficile pour éviter une expérimentation (multi
plication des positions de A, ...) et l'étape des conjectures.
- Une difficulté : Que se passe-t-il quand A = B ? On peut alors mon
117
Entre divers moyens de permettre une démonstration, en voici un :
Faire en sorte que l'élève dispose :
1. du thèorème suivant : 2. du théorème suivant :
1
1
1
1
1
1
1\ 1\ T
Si H E cercle de diamètre [MN], Si A 1 = A 2 , alors TB = TC.
alors (MH) 1. (HN)
/
1
1
1
\
118
• Commentaires.
• Une autre vOie de démonstration peut copier de plus près la démar
che traditionnelle (comparant "angle au cenrre" et "angle inscrit ").
• Il semble inopportun d'envisager ici une "étude réciproque" :
c'est déjà assez difficile comme cela! D'autant que tout l'arc capable ne
convient pas ... (voir jïgure du bas de la page 118).
Le résultat n'a ici guère d'intérêt par lui-même. Sauf peut-être qu'il
peut inciter à se poser des questions de généralisation [au lieu de
TiiiC = 45° et 7JAC = 90°, envisager l'étude de points M tels que
BMC = a associée à celle des points N tels que 1fNè = j_ a].
. 2
C'est la démarche suivie qui paraît présenter l'intérêt essentiel:
conjecture
problème de généralisation
EXEMPLE 3:
Supposons que les élèves de 4ème abordent l'étude de !!.. x S...
b d
119
• a x b = a . Donc J!.. x .!2_ a (2)
b b
• a x .12_
= (2')
b a
l_ x 1 1
• a b ab
(3)
5 x 3 15
(5)
10 100 1000
De même, avec 0,5 x 0,7 = 0,35 , il vient
l_x 7 35
(6)
10 10 100
tandis que 0,5 x 0,4 = 0,2 conduirait plutôt à
5 x .±. - 2 (7)
10 10 10
• Chaînes d'opérateurs :
Ainsi:
Cf? @
-----====----~) ~
1-' 1--
Q
- - - = : : : = - - - - --->l qp
®
+
Par analogie avec par exemple :
f20l 1
' -_ _ ~
_..:::~==:e:.___ __ ~
~ 1---- GD
-____:::=:.....__ __ ~
~
-- ~ --------------------~
120
Deuxième démarche :
Les égalités (1), (3), (4), (5), (6), (8), et les chaînes d'opérateurs multi
plicatifs, suggèrent une CONJECTURE , non démentie par (2), (2') et
(7) :
Il semble que, quels que soient a et c ,
_g_ x s._ = ac
b d bd
• Si l'on dispose d'un calculateur programmable, il sera bon de réa
liser un programme enregistré perme/lanf de contrôler, pour autant de
nombres que l'on voudra, la conjecture obtenue.
Troisième démarche :
Remarques :
CD Une progression analogue, saut pour les chai11t:s u 'operateurs, peuL
être développée pour la somme de deux quotients.
EXEMPLE4
"Récompense de l'inventeur du jeu d'échecs"
[Un grain de blé pour la 1ère case du jeu, 2 grains pour la seconde, 4
grains pour la troisième, 8 grains pour la quatrième, et ainsi de suite en
doublant chaque fois. Il y a 64 cases)
121
Nous remarquons que les résultats successifs sont :
22 - 1 ; 2 3 - 1 ; 2 4 - 1 ; 25
- 1.
Conjecture : On devrait avoir x = 264 - 1
Démonstration : x = 1 + 2(1 + 2 + 22 + 23 + ... + 262)
=1+ 2 (x - 2 63)
=1+ 2x 264
D'où x = 264 - 1
[Il est aussi possible de faire une démonstration par récurrence].
EXEMPLE 5
Etudier la somme
1 + _!_+ l_ + l_ + l_ + ...
3 32 33 34
(où chaque terme est le produit du précédent par .1.) pour un nombre de
termes aussi grand qu'on le voudra. 3
• Essais :
+. l_ :::: 1,333 1 + l_ + l_ ::: 1,444
3 3 32
1 + l_ + l_ + l_ ::: 1 481
3 32 33 '
+ l_ + l_ + l_ + l_ ::: 1,4938
3 32 33 34
1 + _!_+ ... + l_ ::: 1,4979.
3 35
• Etc. Un calculateur de poche, programmable ou non, permet de con
jecturer facilement que la somme est de plus en plus voisine de 1,5 er le
sera, semble-t-il, autant qu'on le voudra, pourvu qu'on prenne assez de
termes.
• Voici une démonstration :
Pour n termes, soit x leur somme.
x= + -1 ( 1 + -1 + ... + -1)
3 3 3" · l
soit x= 1 ),
+.l.(x--
3 3"
122
__
1
soit encore de 2x 3
3n
c'est-à-dire de : x= 1_
2 2 X 3n
EXEMPLE J
Comparer J3 + 23 + 33 + . . . + n 3
et (1 + 2 + 3 + ... + n ) 2
Les exemples conduisent à la conjecture suivante : il y a égalité. Mais
la démonstration est délicate en classe de quatrième.
[Une démonstration s'appuierait sur le calcul de chaque membre
selon la méthode esquissée page 140] .
Une autre se développerait "par récurrence". Elle exige alors aussi le
calcul de
1 + 2 + 3 + ... + n(= 1. n(n + 1) ),et l'utilisation de (a+ b) 2 = ... ].
2
123
EXEMPLE 2:
Considérons des triangles , rangés des plus petits vers les plus grands,
qui vérifient le tableau suivant :
(Source : Mathématique troisième, G et J. ITARD, édition 1972,
éditeur : Wesmaël-Charlier ]
Différences
Rang des Mesures de~ pour la
triangles côtés des colonne 2 Nouvelles
considérés triangles et pour la di tlérences
colonne 3
colonne 1 colonne 2 colonne 3
I 1 0 1
4
2 3 4 5 4
8
3 5 12 13 4
12
4 7 24 25 4
16
... etc ...
124 .
l 111.4 1 Henri PONTIER
RELATIVISATION
D'ÉVIDENCES INTUITIVES
OBJECTIF:
Certaines propriétés paraissent évidentes dans les situations classi
ques prévues par les programmes: Ainsi fa conservation de l 'alignement à
propos des applications dans fe plan . [If n y est question que de transla
tion, symétries, projection]
If s 'agit de restituer ces propriétés comme étonnantes, tout en don
nant l'occasion d'une activité mathématique nourrie.
1. Calcul algébrique
CD • La classe de quatrième en arrive rapidement, HEUREUSE
MENT d'ailleurs, à des ensembles de nombres tels qu e les équati~s en x
du type ax = b, où a =t= 0, ont une solution, une et une seule . Il y a aussi
une fâcheuse tendance à se limiter au premier degré.
• Sans doute est-il, au contraire, souhaitable de voir par ailleurs de
temps à autre (sans doute pas systématiquement) des exemples d'équa
tions où il en va différemment :
Exemple 1 : Soit un naturel (à citer), où manque !ln chiffre désigné par
x . Déterminer x pour que le naturel soit divisible par ...
Exemple 2: Equations en x du type x 2 = a, ou du type lxi = a.
Exemple 3 : Equations plus variées, telle : xl - 9x - 6 = O.
Celle-ci peut s'étudier dès qu'on le veut, en quatrième, en
liaison avec le tracé par points de la fonction f ielle que
j(x) = x 3 - 9x - 6 . If s'ensuit une recherche de solutions par approxi
mations. (Pour tout cela, les calculateurs de poche sont précieux.)
N.B. Des exemples des types 2 et 3 peuvent venir de la vie pratique, des
sciences physiques ou économiques, ...
Exemple 4 : Donner la table de multiplication, rapidement expliquée,
de Z/6. Proposer ensuite, dans Z / 6, une équation en x du
type ax = b (où a =t= 0) .
Exemple 5 : Table classique des symétries (page 76).
125
(J) On sait que, dans les ensembles de nombres étudiés en quatrième,
si ab = 0 , alors a = 0 ou b = 0 .
Or, dans Z / 6, la table de multiplication montre qu'il n'en va pas du
tout de même (alors que le théorème réciproque de celui énoncé est encore
vrai).
+ 0 1 2 3 x 0 1 2 3
0 0 1 2 3 0 0 0 0 0
1 1 0 3 2 1 0 1 2 3
2 2 3 0 1 2 0 2 3 1
3 3 2 1 0 3 0 3 1 2
126
mathématique sur les applications-distances s'étant révélée inadéquate,
cette "taxi-distance" ne présente pas d'autre avantage que le décondition
nement auquel elle provoque . Elle pourra donc être ensuite oubliée ... ] :
On ne considère comme ' 'PO/NTS '' que les noeuds des quadrillages.
Unité : le carreau.
Etude de la distance d telle que :
d(A,B) = x + y 1
JA 1 1 1 D;
. - • - - ~ -.- - x - - . - - -- -..
E 1
x
- -+
1 1
1 1
1 1
127
EXERCICES : (à reprendre sur des quadrillages plus étendus)
E'
'
A 1
i
1
'
1
B c
F 0 E
128
III. Projection du milieu (Activités préliminaires)
Activité n ° 1.
Dans D (en début de quatrième), prendre plusieurs fonctions ou
applications. ''Conservent-elles le milieu'' ?
On peut, chaque fois, choisir des exemples numériques (prendre deux
nombres, leur "milieu", et chercher ce qui se passe pour leurs images) :
milieu.
Activité n ° 3.
Dans le plan :
1. Application f : ;..M
,' \
0 (fixe) x
(demi-droite fixe)
129
B
\
M
\
\
A
\ \
\
0 A' M' B' x
• Voici un contre-exemple :
2. Application g : (affinité)
Sur le dessin : affinité d'axe 6 , de direction D et de rapport i
-, 2
( aA = T aA , ... ).
Conjecture ? '-.. M
1
1
1
3. Application h : (homothétie)
- 3
lci OA' = "4 OA , ...
Conjecture ?
130
4. Projection "centrale"
A' B'
B' A'
* *
C'est après de telles études préliminaires (il n'est pas nécessaire de les
faire toutes et d'autres sont possibles) que l'on passera à la projection sur
une droite selon une direction donnée et que l'on admellra la "conserva
tion du milieu" dans une telle projection.
131
Activité 2. CONCHOÏDES
Ayant une balle, un ballon, je peux souhaiter 1'agrandir, par exem
ple, en conservant sa forme sphérique, en augmentant le rayon. Alors,
pour tout M de ma surface, j'ai une image M' telle que
OM' = OM + k, 0 étant le centre et k étant constant (k > 0).
De là l'idée de la transformation suivante (qui est "en réalité" la
recherche d'une CONCHOI'DE de droite ou de cercle) :
0 fixe, k constant.
Avec M * 0 ,
M ._ M' tel que \ M' E (MO)
) 0, M, M' dans cet ordre
fMM'=k
N.B. Il est possible de fabriquer un appareil simple qui réalise une telle
t ransformation .
132
Exemples: Les proposilions précédées d'un .. . .. peuvent être établies tout de
suite. Celles précédées d'un "••'' pourront l'être grâce aux repré
sentations graphiques de "y = ax" et "y = ax + b".
Celles marquées d'un U ne pourront l'être qu'avec des théorèmes
postérieurs aux classes de troisième.
1 x' = x+3y • Un point invariant et un seul.
y' = -x +.!..y •• Toute droite a pour transformée une droite.
3
2 x' = x+y • Un point invariant et un seul : O.
y' = x+y •• Toute droite d'équation x+ y = Cte a pour transformée "un
point".
y =x. Conséquences ?
3 x' = 2x+y •• L'ensemble des points invariants e>t une droite (x+ y = 0).
y' = x+2y •• Toute droite a pour transformée une droite.
y 1
• Attention : Il ne s'agit pas d'une application de P dans P.
=
y
•• Etudier le cas particulier des droites parallèles aux axes.
U Cas général : une droite a pour transformée une hyperbole.
6 x' = 4x+y Cf. exemple 2. Voir le rôle de 4x +y = Cte
y' = 2x+.l. y et voir que y = .!.. (4x+ y) . Relation y' = 1 '
-x
2 2 2
7 x' = 2x -y Cf. exemple 1.
y' = J. x+ 1
3
Elles devraienl nous amener à ne pas tenir pour évidents que, dans
une application de P dans P par exemple :
- l'alignement est conservé,
133
1 111.51 Catherine GODO VICJ
DEMONSTRATIONS
PAR ENRICHISSEMENT
DE LA SITUATION
!Exemple tl
Problème du "métro" conté par G. WALUSINSKI dans Les bases
des maths en classes lerminales (Ed. F. Nathan- pages 43-44).
... Un jour, sans doute pris dans la foule du métro, j'imaginai trois
hommes sur cet escalier : Je premier A se laisse porter en restant immobile
sur une marche, Je second B monte des marches à la petite allure indiquée
par l'énoncé, le troisième C monte des marches à l'allure rapide. Imagi
nons alors la situation des trois voyageurs, qui sont partis en même temps
du bas de l'escalier, au moment où C arrive en haut de l'escalier.
C est à douze marches au dessus de A, à 6 marches au-dessus de B. Or
B aura compté huit marches quand il arrivera en haut de l'escalier ; par
conséquent l'escalier monte de 6 marches pendant que Ben monte deux.
La hauteur totale de l'escalier est :
8 x 3 == 24 marches (figure ci-dessous) . »
134
1 Exemple 2 1 Triangle rectangle, h}poténuse, médiane...
• Le théorème correspondant peut se démontrer à partir des ''propriétés
de la médiatrice" et du théorème sur la conservation du milieu par pro
jection (ou d'un théorème dérivé plus fort).
• Il peut aussi se démontrer en "doublant" fe triangle rectangle:
- soit en rectangle, si l'on connaît la caractérisation du rectangle par
les diagonales.
1
--- - -,-- -
[Successivement :
MA = ~ BE . Or BE = BC . Donc MA = BC ]
2
• Le théorème réciproque peut faire appel aux mêmes moyens.
!Exemple 3j
D'après le Livre du Problème,
- I.R.E.M. de Strasbourg, Tome 2, Ed. Cédic
Données:
Rectangle ABCD, M sur (AC), puis S symétrique de B par rapport à M, E
et F projetés de S sur... (cf. figure).
135
0
F -- ----------- --- - - - - - $
Conjecture :
E, M, F semblent a lignés .
Principe d'une démonstration :
Compléter, pour [AF] , la symétrie par rapport à M. Utiliser ensuite
un axe de symétrie du "grand rectangle".
• On peut aussi bien prendre le symétrique de C par rapport à M et
utiliser alors une symétrie par rapport à la médiatrice de [AF].
• Dès que l'on dispose de l'énoncé de Thalès (établi en troisième, ou
fourni en documentation en quatrième) il est possible de généraliser
ceci à partir d'un parallélogramme quelconque ABCD (avec
(SE) Il (AD) et (SF) Il (DC) ).
• Ce serait plus simple encore si l'on disposait de la propriété de
conservation de l'alignement par une symétrie axiale parallèlement à
une direction quelconque.
1 Exemple
4j
Données:
ABCD parallélogramme.
E tel que AÊ 4 AD
G tel que BG 3 Bê
non indispensable)
K tel que Ak 4 AB
Problème : Alignement de K , F , G , E ?
136
N.B. : Une étude directe peut se faire par les moyens mis en jeu lors des
trillages (caractérisations du parallélogramme, conservation du milieu par
projection).
A
..
137
1 Exemple 6 j A propos, en quatrième, du centre de gravité d'un
triangle.
Hypothèses :
1 milieu de [BC],
\ D
\ / 1J milieu de [AC].
/
1
J /
/ Conjecture :
\
\ Il s emble que GB = 2GJ .
\ / Ceci peut inciter à former
G......
/
2GJ , pour le comparer à
/ \ GB . D'où une méthode de
/ \ démonstration dont voici le
plan:
Variante:
Obtenir D, non par symétrie, mais en projetant C sur (BG) parallèlement
à (AG).
Il suffit alors de projeter d'une part B,I,C sur (BG) parallèlement
d'autre part A,J,C à (AG)
138
1 Exemple 7 1 Les hauteurs d'un triangle sont concourantes
- Très classique.
L'idée de la démonstra
inverse":
• Considération
de ses médiatrices,
du "triangle des
hauteurs).
= x 4
+ 4x 2 + 4 - 4x2
= (x2 + 2)2 - 4x 2 D'où la suite.
139
"'
' '
'
" '
1',
' "' ' '
'
" ' '
b
a " "'
(n + 1)3 = n3 + 3 n2 + 3 n + 1
n3 = (n - 1) 3 + 3 (n - 1)2 + 3 (n - 1) +
33 23 + 3.2 2 + 3.2 +
23 = J3 + 3.J2 + 3.1 +
Il suffit maintenant :
a) d'ajouter membre à membre ces égalités en tenant compte des
simplifications provoquées par les termes qui se retrouvent dans les deux
membres;
b) dedisposerde 1 + 2 + 3 + ... +n ~· n(n + 1)
(n + 1)3 = J3 + 3(1 2 + 22 + + n 2) + 3 (1 + 2 + .. . + n) + n
3(12 + 22 + ... + n2) (n + 1)3 - (n + 1) - 3 x 1 n(n + 1)
(n + 1) [(n + 1) 2 - 1 - ~ n]
1 + 1)(2n + n)
(n 2
140
N.B. : CD Pour le calcul de 1 + 2 + 3 + . .. + n ,
(n + 1)2 = n 2 + 2n + 1
n2 = (n - 1)2 + 2(n - 1) + 1
...... etc ...
Q) etc.
J Annexe (ou exemple 12) J
141
1111.6 1 Emile BONNAFOUS
DES OUTILS
POUR « DEMONTRER »
1 Données:
1
1
Deux segments [ AB ) et
[AC).
E 1 Deux points E et F tels que
1 l'indique la figure
1 (AE = AB, (AE) j_ (AB),
1
1 etc.)
1 Conjecture :
1 BF =CE
(BF) j_ (CE)
' Démonstration :
' Envisageons une rotation de
' 90° autour de A (sens indi
'
c qué par la flèche).
142
1 E ~-----+ B
Alors ( C ~-----+ F et [ EC ] ~--------+ [BF]
Explicitons les propriétés suivantes, de caractère évident :
• Dans une rotation, si [ AB ] ~----+ [ A ' B' ], alors A' B' = AB, quels
que soient A,B,A ',B '.
• Pour une rotation de 90° , si [ AB ] ~----+ [ A' 8 ' ], alors
(A ' B' ) l. (AB) quels que soient A,B,A ' ,B ' (faire une figure).
EXEMPLE 3 SYMETRIE-DROITE
Admettons, ce qui paraît évident, que la symétrie par rapport à une
droite 6 correspond à un pliage autour de 6 .
EXEMPLE 4 SYMETRIE-POINT
Admettons l'énoncé suivant, évident à propos des points : " La sy
métrie par rapport à un point équivaut à une rotation de 180° autour de
ce point."
De là le film suivant où 0 est centre de symétrie :
143
Dès lors, la conservation des alignements de points, des directions de
droites, des distances , des angles, est assurée. Etc. (\oir exemple 3)
EXEMPLE 5 TRANSLA Tl ON
Elie correspond expérimentalement à un glissement, dans le plan,
sans modification des directions de droites.
D'autre part, si A a pour image A ', si Ba pour image B ' , ...
~(AA') Q (BB') Il ...
( [AA,')_, [BB,')_' ... sont de même sens
AA - BB - .. .
Réciproquement, si ces propriétés sont vérifiées, il s'agit bien du type
de glissement évoqué.
Il s'ensuit des "faits géométriques" évidents exprimant aussitôt ces
constatations et à partir desquels pourront se développer des démons
trations de faits moins évidents. Dans cette optique, on sait aussitôt que
toute translation est une isométrie, que l'image d'une droite est une droite
parallèle, ...
EXEMPLE 6 SYMETRIE-OBLIQUE
Soit une symétrie par rapport à
~ selon la direction D .
alignés.
144
Conséquence : Dans tout trapèze (autre qu'un parallélogramme), les
milieux des deux côtés parallèles, l'intersection des deux côtés non paral
lèles et l'intersection des diagonales sont quatre points alignés.
De même peut-on démontrer avec ce théorème que les médianes de tout
triangle sont concourantes.
A LA RECHERCHE DU NOYAU
145
1III. 7j Béatrice BOUVIER
EXPLOIT ATION
DE L'OUTIL "COORDONNÉES"
:r-r- -;- -r
M / M
1 1
1
/
1
1
~
1
146
Etude de f o g :
6 fournit, par exemple, l'axe des abscisses et 6 ' l'axe des ordonnées.
Soit M (x, y) quelconque dans le plan.
M (;)
g
f
Donc A est le milieu de [MM''], etf o g = SA (symétrie par rapport à A).
C'est donc le même résultat, aussi facilement acquis, que pour la
composition de deux symétries orthogonales par rapport à deut droites
perpendiculaires.
De même : g of = SA , f o SA = g , etc.
On a la même table que pour (S.1 , S6 , Sc, Identité} quand S6 et S6 sont des
symétries ort hogonales dont les axes se coupent en C.
Ici aussi, on pourrait faire une étude sans coordonnées, à partir du
parallélogramme.
~- -f
M
1
1
16
- -x - - -
M'
1
M "
- - - .x -
1
On retrouve ici les mêmes possibilités que pour les symétries orthogo
nales, avec la même facilité (Cf. étude sur les symétries) :
a) étude directe sans coordonnées
b) étude avec coordonnées
c) intervention de la symétrie oblique d'axe (CE) parallèlement à 6 .
Résultat par a), ou b), ou c) :
f og = SE o Sc = lzti
Q) On peut, de même, étudier une composition de symétrie oblique
et de translation, quand la direction de celle-ci est celle de la symétrie oblique.
Cf. étude sur les symétries (pages 79-80) pour les diverses méthodes.
147
Exemple 2
[Pré-requis (ou bien il faut documenter
là-dessus) : Traductions d'une égalité et
d'une addition vectorielles en langage de
coordonnées].
Soit à étudier l'application f du
plan, ensemble de points, vers l'ensem
ble des vecteurs du plan, telle que :
f: G t-+ GA+ GB + 6è
(A , B , C : points fixes donnés)
Pour que l'étude soit générale, aucune unité de longueur ne doit être
pré-imposée au triangle.
C'est au contraire celui-ci qui fournira les unités.
Par exemple, voici deux possibilités
s{- -
Repère 1 Repère 2 :
C (6) , A (?J C (Ô) , A (?~
Dès lors, avec G (;) , les coordonnées de GA + GB + GC sont,
dans le repère 1 :
( -3x)
l-3y
Problème: Résoudre l'équation à inconnue G, point du plan :
---+ - -
GA+ GB + GC = -+
0
La réponse, immédiate, conduit au centre de gra\ ité et au fait que les
médianes de ABC y concourent.
Remarque 1 : Comparer avec un calcul dans le repère 2.
Remarque 2 : Voir de multiples autres méthode~. C~lJu i s.,é~:~ page 13S,
pour cette question du centre de gra\ ité.
148
Exemple 3
Cf. figure. Carré OABC fixe .
Soit OM = BP = a et I le milieu de [MP].
Problème : Etudier ce qui se passe pour I quand a varie.
p
1
A
/ + B
1
\ -.
\ -~~
\ 1
\
\ 4
1
\
\
\
,, J
M .. >
Remarque:
• Quand OM -OC I = 0
• Quand OM = OC I = B
• Il est donc normal de privilégier soit 0, soit B.
Repère choisi : (0, C, A)
Soit alors OM = x
Sachant trouver les coordonnées d'un milieu ... , il vient aussitôt :
x1 = ..L (1 + x) et y 1 = ..L (1 + x)
2 2
D'où x 1 = y 1 et ... I E (OB).
Remarque 1 : Un repère d'origine A ou C conduirait, pour I, à une rela
tion du type y = ax + b dont la représentation graphique ne peut être
identifiable, en Quatrième, qu'à l'aide de documents.
Remarque 2 : Par contre, si on s'intéresse à E symétrique de A par rap_
port à I, comme E = C pour OM = 0, c'est un repère d'origine C qui est
le plus commode.
Remarque 3 : Sans coordonnées,
1. Dans une rotation de 90° de centre A,
0 a pour image B
(Ox) a pour image (BP)
M a pour image P.
----.
Donc AM AP et MAP = 90°.
149
2. Le quadrilatère APEM a ses diagonales de même milieu,
AM= AP
MAi> = 90°
C'est donc un carré.
A, P, E, M sont sur le cercle de centre I, de diamètre [MP].
------
3. Or MCP = 90°. Donc E appartient aussi au cercle précédent, et
(AC) .l (CE), [AE] étant aussi diamètre.
4. Conséquences :
• Pour I, IA = IC l Donc 1 E médiatrice de [AC] (il s'agit
A et C fixes ~ de (OB))
• Pour E, (CE) .L (AC) l D E
[AC] fixe ) one E ...
5. Remarque : Soit T le centre du carré OABC.
Après avoir étudié ce qui se passe pour 1, on sait que O,T,I,B sont
alignés.
Dans le triangle ACE,
1 est le milieu de [AE] Donc (CE) Il (TI)
T est le milieu de [AC]
Exemple 4
Données : A,B fixes et, dans le même demi-plan de frontière (AB), les
~-:>
A
Problème : Etudier le déplacement de N quand M varie.
.
Soit le repère (A,B,G). [G est fixe]. EMFG est un rectangle. Donc N
est aussi le milieu de [MG] et YN = ~ .
N se déplace donc sur la parallèle à (AB) qui passe par le milieu de
[AG].
Remarque : On peut se passer des coordonnées en projetant G,N,M sur
(AG) parallèlement à (AB). Le projeté de N est le milieu de [AG] et il est
fixe. D'où le déplac!!ment deN.
150
'
QUATRIEME PARTIE
ACTIVITES A
DOMINANTE
NUMERIQUE
15 1
1IV. tl Gérard BONNEVAL
RECHERCHE D'ALGORITHMES
ET PROBLEMES DE MINIMUM
Le document est
pr~té.sw- la fenetre
de la pbotoc:opiewc : Lapllotocopicuse
est mise en marelle.
n sort aJon la
"pfm!i«e pllotocopie"
avec -une reproduction
du document :
Pbotoc:opieuse
Premi«e pbotocopie.
153
1Pluue 2 : 1 Le document est Cette première La phot o..:opie:use
plac~ (mais non coUé) photocopie, est à nouveau
sur la premi«e ainsi enrichie, mise en marche.
photocopie : est présentée sur JI sort alors une
la fenetre de nouvelle reu ille
Document le photocopieuse : (appel ée ''dcuxi.è me
photo~.:opie" ) 4ui porte
deux reproductions
1 du d<X·umcnt
Premi«e photocopie
1
du document :
~
d'une premi«e feûllle d'une deuxiàne
avec une reprodüctlon : reume avec .
deux ret~roduc:t!O~ :
1
Il
154
ffi] Le Professeur Sinus veut reproduire, en 600 exemplaires, un docu
ment de 7 cm sur 3 cm.
Il procède de la même façon que le Savant Cosinus, du moins le
croit-il, et parvient à ses fins en faisant fonctionner 36 fois la machine. Le
Savant Cosinus prétend qu'il aurait suffi de 35 fois . Qu'en est-il ?
!III 1 Le Sapeur Camember, lui, ne se prive pas d'utiliser très vite des
ciseaux, et de découper autant que de besoin. Il déclare qu'il invente ainsi
un procédé qui est le plus économique. Et c'est vrai ! Décrire et justifier
ce procédé.
!55
LE TRAITEMENT
DE TABLEAUX DE DONNÉES
* *
• Ce thème a été étudié, à Bordeaux, dans le cadre d'une expérience I.N.R.P., référence
n• 73 02 9 01 . Un rapport général paraîtra en mai 1979, sous le titre : «Mathématique du
quotidien».
156
Classement des navires par pavillons
(1962)
(Extrait d'un tableau, d'une page, proposé aux élèves)
Tableau 1
~~Ill
//
P.\\11.1.0:'\:"' lM J lllol
, , ,,:(,
% :•
""'''u:/.
Fran\'AÎI> t .:il-; :.il .!:iti [Link]. tt\ tiO.:n ! 1:t~ d:J li 1. 11~ 1.:,-;t !ti l :n ::.::
Jlollnutlais .. . 47:1 W,!O :ttn.:u; 1,î:i I! J~.:1•..:-. :i:il J :t!1 ,";!1.. li. ! l i
.\1Jemantl t~-1 <.DG 2'i.2.1i-;~ :t ,.. î2 J ~:i :!' " :i,:l l li:i.... .:!.:! "' '•'
r\on f.g~e~n Hl 4.80 :lHii.-i~li [Link] J>; ~:;-; :;,- ... N.l.! l: l ;, ;, ..
An::[Link] uo -i ,'iG ur;14u :l,iti l ~t. ~:u :•. .!t 1:11 .~:•- ;; ....
l~sr:'lf:IÏOI ï'( l,fi.! :i5.f:t1 l,l:i .~:l.'tit l'i l.!:i iti n:;:! [Link].
.:....:;;.:.:
Antéricnin ~r, 2,1t0 :[Link] i,l:i ~~ -~t:a j, l t:;
1·
SUl~[Link]~
Onnuls
72
~~
2.-i!l
I ,K~
[Link]·i
!HU Hl
t,:it
U ·t !
1 ~~AL!
t1'.0:L....
~l:arot;u n
···· ········ :!ti 0,\l(l ' "'>4'Mi u,...t~ ":
FinJantl ;•i.s . .... . . ~- 1~ .\
·::-."
R•·
Importations
(1962)
(Extrait d'un second tableau, d'une page, proposé aux élèves)
Tableau 2
[Link] (l)ru~te:; cl ln,·tr::'! . ~ ........... ..... . . l .!l:l:i )liuer;ti til• m:•nrn th\:t(' . ... • . . • .... ..•
Ranones
.~.lita fabriquê!i.
Autrt'~
c, J:O. ....r'll
t-;.n :i
157
Objectifs d'un tel thème :
En termes de comportements :
• développer une attitude critique devant une information fournie
sous forme de tableaux de données, et sur les traitements qui en sont
faits ;
• à partir d'un problème qui peut être d'origine non mathématique,
développer des attitudes de recherche (recherche de questions , de travaux,
de méthodes d'investigation) ;
• apprendre à l'enfant le travail de groupe, ce qui implique dévelop
pement des moyens d'expression et de communication, sens de l'organisa
tion et des responsabilités.
En termes pédagogiques :
développer des aptitudes à
• construire un tableau, le lire ;
• se poser des questions à son sujet ;
• rechercher des moyens pour répondre à ces questions ;
• traiter, interpréter, critiquer.
En termes mathématiques :
• approcher et préciser des notions :
158
Quelques détails sur le déroulement
des travaux dans une classe
A la fin de la première heure, 17 questions différentes, à réponses
non immédiates, sont relevées. Puis les groupes choisissent :
Groupe 1 :étude des importations d'animaux vivants, puis de viande ;
Groupe 2 : est-ce que le tonnage des bateaux français est à peu près
le même chaque année ? Graphique.
Groupe 3 : est-ce que le tonnage des marchandises augmente réguliè
rement?
Groupe 4 : quels sont les pavillons qui importent le plus de marchan
dises ?
Groupe 5 et 6 : est-ce que les arrivées de bateaux augmentent ou
diminuent?
est-ce que le port de Bordeaux diminue d'impor
tance ?
Groupe 7 : comment varient les importations de pétrole ?
Groupe 8 : y a-t-il, chaque année, de nouveaux pavillons ?
La richesse des remarques, le temps d'organisation des groupes sont
très différents. Les premières difficultés sont parfois péniblement fran
chies : prendre conscience de l'échec, de la nécessité de revenir en arrière
pour prendre une autre direction,demandent du temps , de la méthode.
L'équipe 1 s'aperçoit que les données ne sont pas régulièrement
signalées dans les tableaux. Après un travail nécessairement incomplet,
l'équipe prend un autre sujet : étude des importations de morue, de sucre
et de cacao.
L'équipe 5 a des ennuis avec les pourcentages : par rapport à quoi ?
Comment comparer des pourcentages, pour en tirer une information
valable ?
6 équipes sur 8 se lancent successivement dans les graphiques ; certai
nes choisissent des échelles, d'autres ne tiennent compte que de l'ordre.
Un groupe, après avoir conclu que le nombre des bateaux entrés
diminue d'année en année mais que le tonnage augmente, décide d'étudier
la variation du tonnage moyen des bateaux car « ils doivent être plus
gros ? ».
Lors de la première synthèse, après 4 heures de travail de groupe, les
questions posées aux rapporteurs des groupes par les élèves et le profes
seur portent surtout sur :
• l'intérêt d ' utiliser des pourcentages ;
• 1'intérêt de certaines représentations graphiques (en particulier,
pourquoi des échelles ?) ;
• les pertes d'information ;
• des questions de positions géographiques ;
159
• l'importance de petits pays qui possèdent beaucoup de bateaux
(une discussion s'engage sur les pavillons de complaisance) ;
• l' importance de certaines importations ;
• l'existence d'avant-port ...
Le travail de groupe
160
supprime pas le travail personnel: ce· dernier se trouve stimulé par la res
ponsabilité de l'enfant par rapport à son groupe et par la nécessité de la
communication.
En général, les heures utilisées sont celle des travaux dirigés par
demi-classes. Le lancement du thème est suffisamment ouvert pour laisser
l'enfant jaire appel à son imagination, à sa créativité. Dans tous le cours
du travail, le plus de liberté possible est laissée au groupe dans le choix de
ses directions de travail, de ses méthodes de recherche, dans son organisa
tion, dans son temps de réalisation; tout ceci, bien entendu, dans le cadre
du thème donné. Chaque groupe prend la responsabilité de son étude, res
ponsabilité envers la classe et le professeur. Il doit réaliser un dossier, le
plus complet possible, et il aura à exposer, à la classe, les résultats et les
méthodes utilisées. Il sera donc amené à désigner un secrétaire qui centra
lisera les travaux et ordonnera leur présentation, et au moins un rappor
teur. Pratiquement, le groupe reçoit une chemise dans laquelle se trouve
ront tous les travaux du groupe. Le dossier établi doit être tel qu'il puisse
être consulté, utilisé par d'autres, peut-être par d'autres classes.
Les groupes, non soumis à un horaire déterminé, ont rapidement des
plannings de réalisation très différents. Mais celui qui a travaillé une
question réduite peut être amené à prolonger son étude, ou à prendre une
deuxième question complétant la première. Deux ou trois groupes peu
vent désirer, au début, prendre les mêmes sujets. Cela n'est pas un ennui,
car, très vite, les méthodes de traitement, l'évolution de la question, diffé
rencient les travaux, et, en général, ces derniers se complètent.
Le rôle du professeur
Le professeur a un rôle d'animateur, de conseiller. Il donne un mini
mum de directives et intervient surtout à la demande des enfants, ou lors
que des erreurs sont à rectifier, des blocages à éliminer. Il n'est pasques
tion de laisser un groupe prolonger une erreur, se perdre indéfiniment
dans un travail sans intérêt. Mais une aide n'est apportée que lorsque les
enfants ont pris effectivement conscience des difficultés et se sont efforcés
de les surmonter. Il est nécessaire d'apporter des informations, d'aider à
jaire apparaître et expliciter des structures élémentaires mathématiques
sous-jacentes.
L'emploi de structures n 'apparaît, en général, qu'à la rédaction lors
que l'enfant veut préciser sa pensée. Si des notions mathématiques néces
saires ou utilisables sont signalées par des groupes, et sont mal connues
des élèves, le professeur profite de la motivation pour traiter, devant la
classe entière, des cours correspondants, par exemple: (D, +, ~ ), pour
centages, etc., et l'application de cet enseignement est immédiate dans des
travaux relatifs au thème.
C'est au professeur aussi d'intervenir, d'une part pour éviter la lassi
tude due souvent à des répétitions nombreuses des mêmes tâches, d'autre
part pour changer les dimensions du travail. Le calcul numérique n'est
161
pas l'objectif unique, la construction de graphiques n'est pas un but en
soi. Il est important de pousser les élèves vers un travail d 'analyse, de
synthèse, d'interprétation des résultats par rapport au milieu physique.
Un moyen pour libérer des groupes de contraintes matérielles est de don
ner des résultats partiels ; par exemple, les résultats des calculs sur les
quels les enfants travaillent. Evidemment un travail préparatoire est à
faire par le professeur, en particulier :
• prévoir, sans a priori, des développements possibles ;
• avoir des tableaux de résultats donnés par les dossiers de référence,
ou obtenus à l'aide de machines à calculer (programmables, par exemple).
Le travail dans le groupe est une première étape, mais ce travail doit
profiter à tous les élèves de la classe. Donc, à partir d'un certain moment
jugé opportun par le professeur, la communication entre les groupes est
organisée. Le professeur donne à chaque groupe la possibilité de rendre
compte de ce qu'il a fait et obtenu, de répondre aux questions et critiques
des autres élèves et des professeurs, d'exposer ses projets, les prolonge
ments ou les nouveaux travaux envisagés. Les synthèses permettent parti
culièrement de jaire préciser les résultats, les buts de chaque équipe,
l'expression dans les énoncés, de faire expliciter les structures mathémati
ques, préciser ou expliquer certains points mathématiques, comparer cer
taines études. Toute synthèse doit permettre, à chaque groupe, defaire le
point et ensuite de prolonger la question initialement choisie, ou de com
pléter par un nouveau sujet. Ce sujet sera peut-être suscité par les remar
ques d'un professeur d'une autre discipline, présent lors d'un débat.
La dernière partie du travail a surtout pour objectifs :
• l'interprétation des résultats, en particulier des graphiques;
• la mise en évidence des structures élémentaires et des notions
mathématiques ;
• la sensibilisation à la probabilisation et aux problèmes de déci
sion;
• la mise en forme.
Après une synthèse, chaque groupe a la possibilité d'utiliser les idées,
les méthodes, les résultats donnés par d'autres, de travailler avec un autre
groupe. Il est souhaitable que, peu à peu, le travail de chacun apparaisse
comme un apport à une réalisation de toute la classe, et ceci peut être réa
lisé par deux ou trois synthèses. Progressivement, des groupes travaillant
des questions proches utilisent, réunissent leurs travaux. La dernière
séance de synthèse présente un tableau général du problème et des résul
tats, sans pour cela être obligatoirement une jin. Des points de l'étude
peuvent être repris ensuite, souvent comme motivation à une étude ulté
rieure, par exemple : notions de vecteur, linéarité, notions plus précises de
statistiques, etc.
162
BIBLIOGRAPHIE
163
1 IV.31 Nicole CHOUCHAN
UN PEU DE LOGIQUE
A PROPOS D'ALGÈBRE
1 Il 1 Il 1 Il
a' = lOO a = 10 ou a = 10 (x+J)(x-5)=0 X= 3 x - 3· -s X= 2
y'=8 y=2 (a+ 3)(a - S) =0 a = 3 ou a = S x+y = -3 x= l et y = -4
b+l = S b=J (1+3)(1-5)=0 1= 3 •• 1= 5 xy - 36 x=4 ety =9
a+2 =a+2 a=O (a+4)+(a-2) = 0 o= 4tla= 2 lx i+ IYI•O x=Oety = O
x =O x'+S =O (l+4)+(z-2) = 0 z=-4ou t • 2 x• S l x i =S
3a+2 • 0 a • -.l. xx5=xx3 X = 12 x sS l x i sS
3
164
[ID Les phrases suivantes sont-elles vraies ? fausses ? Justifier les répon
ses. On pourra étudier ces problèmes dans R, puis éventuellement dans Z
ou dans N.
• a+ 5 = 4 est vrai pour tout réel a
• y+ 3 =y + 3 est vrai pour tout réel y
• t + 4 = t + 3 est vrai pour tout réel t
• Il existe au moins un réel x pour lequel x+ 4 est différent de x+ 3
• Il existe uil. réel a tel que a+ 4 = - a + 3
• Le carré de tout réel inférieur à 5 est inférieur à 25
• Il existe un réel inférieur à 5 dont le carré est supérieur à 25
• Il existe un décimal compris entre 0,001 et 0,01
• Il existe un décimal compris entre 0,01 et 0,02
• Il n'existe aucun réel x tel que x+ 3 = -5
• Si un décimal s'écrit 0,004 93, alors il appartient à l'intervalle
[0,004 ; 0,005]
• Il n'existe aucun réel x tel que x 2 = - 5
165
1 IV.41 Gérard BONNEVAL
POURCENTAGES ET PRÉVISIONS
Objectifs :
Manipuler des pourcentages.
Rechercher les effets cumulatifs de pertes ou de gains établis en
pourcentages.
Etudier leur commutativité ou non-commutativité éventuelle.
Vérifier ou infirmer des conjectures.
Activité:
Didier, Isabelle et Eric jouent au jeu de MAP. La règle du jeu est la
suivante :
Les joueurs ont chacun, au départ, une somme de 1 000 F. Ils tirent
chacun à leur tour une carte sur laquelle est marqué un gain ou une perte
en pourcentage. Le gagnant est le premier joueur qui double la mise
initiale.
Les cartes sont les suivantes :
~[ëilü] lo 15ll 020 1 q ui correspondent respectivement à des gains
de 5, 10, 15, 20 o/o.
~ [ P 10 Il P 1s ll P20 1 q ui correspondent respectivement à des pertes de
5, 10, 15, 20 %.
1) Au premier tour, Didier a tiré 1G51, Isabelle 1G 151 , Eric [ITI.
Quelles sont, après le premier tour, les sommes des trois joueurs ?
2) Pour les cinq premiers tours, les joueurs ont tiré successivement
les cartes suivantes :
Didier :
Isabelle :
Eric:
Quelle est la situation au bout de cinq tours de jeu ?
166
3) Didier dit: «Si j'avais tiré la carte 1 P20I aux cinq premiers coups,
j'aurais tout perdu». Qu'en pensez-vous ?
4) Reprenons en fin de 2).
Didier, Isabelle ou Eric peuvent-ils gagner au prochain tour ?
Sinon, en combien de tours peuvent-ils gagner ?
5) Eric a gagné en 10 coups. Quelles cartes a-t-il pu tirer ?
Brochure A.P.M.E.P.
167
1 [Link] Jean REVERDY
A PROPOS DE
PRODUITS ÉLÉMENTAIRES
1. Une situation :
Choisir trois multiples de 4 consécutifs a, b, c.
(Variante : trois multiples de 5, ou ...).
Problème : Comparer b 2 et ac .
3. Une démonstration :
• Les multiples de 4 consécutifs sont généralement écrits
4 n ; 4 (n + 1) ; 4 (n + 2) , où n E Z .
Voir d 'autres écritures, telle : 4 (n - 1) ; 4 n ; 4 (n + 1) , et
comparer les calculs.
• Les diverses traduction littérales apporteront quelque chose,
notamment celles qui, oubliant la qualité "multiples de", traduiront
a, b , c par a , a + 4 , a+ 8 (ou b - 4 , b , b + 4), .. . : Elles favorise
ront l'accès à l'étape qui suit.
168
4. Une généralisation :
Comment choisir trois nombres a, b, c formant une suite arithmé
tique (c - b = b - a) pour avoir b 2 - ac = 16 ?
L'hypothèse du§ 1 "multiples de 4" s'avère inutile. Celle d'entier le
serait tout autant.
4 ac = (a+cP - (a -cP
a b c d
169
Autres problèmes (Cf., toujours, la démarche préconisée en tête)
ab = 36 (ou ab = 16 , ou ab = 25 , ou ab = 64 ,
ou ... ?).
Etudier la somme a + b .
• Généralisation ? :
Gardons les lettres x et y .
On trouve p - p '=(x - y) (b - a), ce qui généralise le résultat
précédent.
• Si a = b , comme p peut s'écrire (x+ a)(y + a)l = p,.
et comme p' peut s'écrire (y +a)(x +a) ~,a1orsp
170
Etudier l'énoncé réciproque.
Comme p - p ' = (x- y)(b- a}, si p = p ' iln'estpas
obligatoire que a = b . Donc ...
• On aurait pu poser d'emblée, dès la définition de p et p ' , la
question :
Si p = p ' , que dire de a et b ? (Il y aurait alors sans doute
la conjecture a = b , qui se révèle incorrecte).
17 1
·1 IV.6 1 Henri PONTIER
ALIGNEMENTS DE POINTS,
,
DENOMBREMENT DE TRIANGLES
A PROPOS DE TRILLAGES
M ----- N
' 1
', 1
' J
• ' J
"'~----';,---- ,'
' ' 1
' 1 ', 1
Etape :ciro:
Données de base.
172
Etape 1:
A
x
y
Etape 2:
' 1
'-, pj 1
'1 IC
B -- - - - ,_-----
1 ', 1
1 ' 1
1 ', 1 •
L----~~.!_____ c·
H f',
1 '
173
II. Dénombrement des triangles
Limitons-nous aux troi s directions de droites ain si tracées.
Considérons les triangles élémentaires ainsi formés. Soit à les
dénombrer :
Numéro du rang 1 2 3 4 n .. .
Nombre de triangles
de ce rang
1 3 5 ... 2n - 1 ...
174
D'où en ajoutant verticalement, par bandes,
S = n x n, soit S = n 2 •
• Méthode 1 - Méthode 2 :
Sous des dehors différents, ne s'agit-il pas de méthodes analogues ?
Par bandes, selon la direction (BD) par exemple, le triangle BCD
recopie "à l'envers" le triangle DAB. [Rôle du centre de symétrie du
parallélogramme].
= (p - 1) 2
= p2 - 2p + 1 + 2p - 1
=p2
[ G'G = E'F' ·
175
K '1(""""-- - --,------
G------, J
'
',
'' 1
' '' 1 1
', ' /p 1
E "'----~----- F
' 1 '' 1
', 1 '
' 1 ' 1
'----ï,---- ',JF'
',JE'
-,, --- -,c
1 '' 1 ' 1
1 ' 1 ' 1
'' 1 ', 1 '' 1
- - - - ::J- - - - ::::,.1_ - - - .:::.L----
De même B,P, .. .
C,P, .. .
1V. Problème :
Chaque côté du triangle RST de la
figure de droite a été partagé en 3 de
façon régulière. Que représente l'aire
du triangle hachuré par rapport à
celle du triangle RST ?
176
A
c
T
* *
!77
SUITES GÉOMÉTRIQUES
... EN GÉOMÉTRIE
178
Remarquer aussi que les médianes son t au moins "concourantes
deux à deux' '.
Soit P' le point commun à (AA ') et (88 ' ) 1 Il semble que P' = P ".
P" le point commun à (AA ') et (CC') Est-ce vrai ?
Autre remarque :
Sur (AA '), A et A' sont de part et d'autre de (P ',P ").
A' et E sont de part et d'autre de (P ',P ").
Etc.
Soit AA ' = 1.
Etudions la disposition :
A T
N
• x = j_ + j_ + j_ + ... + _1_ + _ 1_
2 23 25 22n · 3 22n •1
D'oÙ x=j_+-1(x--1-)
2 22 22n-l
et 4 x= 2 1
+x- -22n+1
x = .l. - 1
~--3_ _3_.2_"_._~·
2 1
• Pour y,
179
• Un élève de quatrième acceptera généralement d'en déduire que,
en choisissant n assez grand, :
Remarques:
1. On peut aussi savoir au départ que les médianes sont concourantes,
sans plus, et se proposer de situer leur point de concours. L'étude précé
dente voit alors sa présentation de départ très simplifiée.
2. Soit P ce point de concours.
180
III. Suite infinie de "losanges et rectangles des
milieux"
Peu importe qu'on parte d'un losange ou d'un rectangle.
181
Soit AA ' 1.
De là: AI = _l 2
3 , lA' 3
puis, de même,
JA' _l ( 1_) donc JA' 2 4
3 3 , 9'11 9'
puis :
IK -- -31 ( 9
4 ) donc IK -- -4
, 27,
182
IV.S Benoît JOLI
TRIANGLE DE PASCAL
ET DÉNOMBREMENTS
D'ENSEMBLES DE POINTS
N.B.
• Dans un ensemble, l'ordre des éléments n'intervient pas. Ainsi :
{a, d, c} = {c, d, a}
• Appelons "mots" des ensembles de lettres munis d'un ordre. Dès lors,
en écrivant les mots sous la forme fade, cda , nous aurons ade * cda .
• Considérons seulement des mots où les lettres sont prisès sans
répétitions.
dela 2ème, b
dela Jàne,
Il y a donc 6 mots.
trouver ce nombre]
183
2. Nombre de mots et nombre de triangles ·
Considérons, par exemple, cinq lettres distinctes :
• Nombre de mots (Cf. arbre s'il y a lieu) : 5 x 4 x 3.
3. Triangle de Pascal :
Loi de formation (à partir du 1 initial) :
v .j,
Exemple 1 :
v
0
.j,
8
184
4. Triangle de Pascal et développements de (a + b )n
• On sait que les lignes "horizontales" du triangle de Pascal donnent les
1coefficients du développement de + b)" avec n EN*. (a
Essayons de l'établir par des cheminements sur le quadrillage du
triangle de Pascal.
( CHEMINEMENTS ) DEVELOPPEMENT )
(
~----~D~E~~~+~b~>"----~
(où nEN*)
Raisonnons sur (a + b) 5•
ligneh, _ _ _ _
(a + bi' = la + bila + bila + bila + bila + bi
185
Le nœud a3 b 2 s'obtient à partir de deux nœuds de la ligne h4 ; le
nœud a3b et le nœud a 2b2, avec chaque fois un seul chemin possible : de
a3b à a3b2, ou de a 2b2 à a 3b 2. D'où le schéma :
186
• Première démonstration :
On sait que le nombre de parties de E est 2". Mais ce nombre est aussi :
c~ + c::-l + c::-2+ .. . + c~
Ce qui fournit une nouvelle démonstration du résultat précédent.
R EMARQUE:
Considérons les n premiers nombres naturels
5. D'un ensemble à (p - 1)
points à un ensemble à p points
(p - 1) points.
187
- d'une part les a ensembles précédents
D'où
le schéma:
pour n points
ppur (n + 1) points
ensembles à
( p - 1) points
6. Triangle de Pascal
188
• Avec la disposition adoptée, on a la lecture suivante, par exemple pour
6 points:
Prendre "l'horizontale" du nombre 6 de la ligne no 1 (cf. page 184) :
''C
189
[N.B. Cette méthode peut se généraliser pour passer des quadrilatères aux
pentagones, de là aux hexagones, etc .]
XB
A
x
eX
Xo
190
•• QUESTION 3 : En choisissant 5 boules au hasard parmi les douze,
_ que/le est la probabilité pour qu'il y ait au plus 3 blanches ?
• Chercher le nombre de chances pour avoir 3 blanches (210)
2 blanches (350)
1 blanche (175)
0 blanche ( 21)
9. Pour mémoire
1. FACTORJELLE:
2. ... LE TIERCE :
De même au cours du premier cycle est-il apparemment souhaitable
que le nombre de chances de gagner un tiercé ait été évalué.
• Avec 21 chevaux, le choix des 3 premiers dans l'ordre présente une
nombre de possibilités égal à 21 x 20 x 19 , soit 7980
Dans le "désordre" les trois premiers chevaux peuvent être présentés
de 6 façons.
Si je joue au hasard, j'ai donc une chance sur 7980 de gagner "dans
1'ordre", et une sur 1330 "dans le désordre".
• Comparer avec le cas d'un nombre total de chevaux différent.
• 21 ! se lit « factorielle 21 ».
191
3. ... IL N'Y A PAS 'QUE DES FACTORIELLES:
(ou des "segments" de factorielles)
Exemple classique :
Nombre d'applications d'un ensemble de p éléments dans un ensemble à n
éléments.
Explication avec un arbre (ou par récurrence: en passant pour 1'ensemble
de départ de k- 1 éléments à k éléments, le nombre d ' applications est
multiplié par n, quel que soit k) : Nombre d'applications : np.
Exemple de ceci :
p personnes peuvent prendre leur repas de midi chacune soit au premier
service, soit au second service.
En considérant les personnes comme non-équivalentes, le nombre total de
possibilités est 2p. [Mais si l'on considère les personnes comme équivalen
tes... il n'y a que p possibilités]
192
1 IV.9 1
Agnès GODZEH
DISTANCES:
(pour mémoire).
0
A
~
A ct 0 donnês.
M
.~
A
M
A ct B donnés.
B
.ill. 1
A et B donnés.
Situer M pour que AM Situer M pour q ue MA> MB.
soit minimum. MA + MB soit mini· Situer M pou r q ue MA - MB soit minimum.
mu m. MA - MB soit maxamum .
A F
193
II. Somme des distances à quatre points
A,B,C,D sont des points donnés distincts.
Problème : Choisir M pour rendre minimale la somme de
MA + MB + MC + MD.
0
c
./
ble, et son résultat n'est pas
évident. (Cf. Mathématiques
buissonnières, de A. Deledicq,
c et Géométrie, tome 2, § 9.10.6
et § 10.4.3, de M. Berger).
194
Mais le cas particulier où ABC est équilatéral est abordable, par
exemple grâce à l'approche suivante :
Expérimentalement, avec une
A grande figure, il semble que le
minimum a lieu quand M
1
1
appartient aux axes de symétrie
1
de ABC.
1 Il suffit de s'en convaincre
pour l'un de ces axes. Par
exemple ainsi :
/
La recherche du mtmmum
conduit à des points intérieurs
au triangle. Soit Mun tel point.
Gardons (MB + MC)
constante.
Le minimum de la somme MA + MB + MC est alors celui de MA .
Mais la condition (MB + MC) constante se traduit par l'apparte
nance de M à une ellipse (cf. dictionnaires, présente brochure, .. .) dont/es
axes de symétrie sont (BC) et 6 , et MA est alors minimum quand M est
sur 6 .
Cf figure suivante pour s'en convaincre :
D
D Il (BC)
(B C)
PourM * H,
A et M sont de part et d'autre
de la tangente D à l 'ellipse.
D'où successivement:
AH<AE; AE<AM et, donc,
AH<AM
195
IV. Somme des distances d'un point aux côtés d'un
triangle équilatéral ABC :
Soit E,F,G les projetés (orthogonaux) d'un point M sur (BC), (AC),
(AB) respectivement.
PROBLÈME:
Comment choisir M pour que la somme ME + MF + MG soit mini
male?
B E c
= ~ a(ME + MF + MG)
Donc ME + MF + MG est constante (et égale à la hauteur du triangle
équilatéral).
196
V. Application (du IV) aux représentations de
pourcentages :
'
Supposons une population, une production, une ration
alimentaire, ... répartie entre trois pourcentages.
[Par exemple, une production d'électricité obtenue pour 10 f1Jo à par
tir d'énergie solaire, 30 % à partir de centrales hydrauliques, 60 %à par
tir de centrales thermiques. De là la figure 1].
1 Fig. 1: 1 1 Fig. 2: 1
1 ' 1
1
/'f""'f!.:J 1 /~-9.1 1
A 1 '11,.' A -~~
1
'
' \
'' \
'' \ '
1
1
1 1
' 1 '
1
\
1
1
\ 1 '
\
\ 1
1
----- ~~--- ---1 \
-V- - - - - - -}fM- - - - - - - - 1
0.1'
-.-)<:-
f:---......._;'>-----~.
B 1 \
197
3 Interpréter le dessin suivant :
A ( 100 % solaire)
B c
(100 '!., an 1979 (100 %
hydraulique) thermique)
BIBLIOGRAPHIE :
A. DELEDICQ. Mathématiques buissonnières. Editeur : Cedic.
M. BERGER. Géométrie. Tome 2. Editeur : Cedic.
198
CINQUIÈME PARTIE
,
ACTIVITES A DOMINANTE
<< DÉCONDITIONNEMENT
ET OUVERTURES »
199
II
200
Claudie MISSENARD
ENVELOPPES
1. Activités de dessin
Les programmes de construction ci-dessous ont été distribués aux
élèves. Ils ont été réalisés chez eux généralement de façon très soignée.
1. a. Trace un cercle aussi grand que possible dans ta feuille.
b. Prends un pointS à l'intérieur du disque- pas trop près du centre.
c. Prends un point M sur le cercle. Au crayon à papier, trace le seg
ment [SM] puis la demi-droite [Mx), d'origine M, perpendiculaire
à [SM] et qui recoupe le cercle. Repasse à l'encre la partie de [Mx)
qui est intérieure au disque.
d. Recommence comme au c. avec de nombreux points sur le cercle.
e. Tu constates que tes segments « enveloppent » une courbe. Des
sine cette courbe au crayon à papier. Renseigne-toi sur son nom.
201
Il. a. Trace une droite D et un pointS n'appartenant pas à D.
b. Prends un point M sur D . Trace au crayon [SM] puis, en trait plus
accentué, la demi-droite [Mx) qui est perpendiculaire à [SM] et qui
se trouve du même côté que S par rapport à D.
c. Recommence comme au b. avec de nombreux points de D .
d. Tu constates que tes demi-droites enveloppent une courbe. Des
sine cette courbe. Renseigne-toi sur son nom.
0
M
202
On oblienl {Cf. dessins pages 200 {1 et Il) el 205 {Ill) :
203
rien concernant les mathématiques - peut-être parce que de tels docu
ments n'existent pas. Les dictionnaires et les encyclopédies ont cependant
fourni à ceux qui les ont consultés :
les définitions métriques des coniques (foyer et directrice pour la para
bole, bifocale pour les coniques à centre) ;
les définitions des coniques comme intersection d'un cône de révolu
tion et d'un plan.
204
On retrouve sur les courbes obtenues point par point les propriétés de
symétries vues précédemment, et leur traduction en terme de coordon
nées.
*
* *
Bibliographie complémentaire :
- Dictionnaires ou encyclopédies généraux
- ou de mathématiques - .
III
r-
1
1
1
./ ~ l_ J
1
\. __ ..
205
Henri LABATUT
A PARTIR D'EXTENSIONS DE
MA = MB : DROITES, CERCLES,
ELLIPSES, HYPERBOLES
Idée générale :
• A et B étant donnés, fixes et distincts, dans le plan, l'équation :
« M E plan, quels sont les points M tels que MA = MB ? » admet un
ensemble de solutions bien connu.
• Mais MA = MB peut s 'écrire sous d 'autres formes,
synonymes, telles
MA - MB = 0, ~~ = 1, MA 2 = MB2 etdoncMA 2 - MB2 = 0, etc.
• Que se passe-t-il pour M si l'on a affaire à des relations plus géné
rales, telles :
MA
MB = a (3),
MA 2 - MB 2 = a (4), à quoi l'on peut associer MA 2 + MB 2 = a (5) .
• Il est probablement hors de question que chaque élève jasse les
cinq études ! Mais ces cinq études peuvent être réparties entre élèves ou
groupes d'élèves et permettre alors d'utiles comparaisons.
206
2. Mise en évidence de symétries :
• Dans tous les cas, il apparaît un axe de symétrie : (AB), et les
points apparaissent (en général) deux par deux.
• Pour (2) et (4), MA et MB étant permutables, trouver un point M
en donne (en général) trois autres.
Quadrilatère formé par ces 4 points. Ses symétries ?
3. Conjectures :
(évidemment quand l'ensemble des M n'est pas vide ... ).
• Cas particuliers :
• Cas généraux :
CD ~ @
MA-MB z -o MA-MB = o MA+ MB = o MA' MB' • o
M
M
O
'
B A' H
')1
Hy~rbol~
Branches obtenues pour deux valeurs oppos~
de o .
@
. MA'+ MB' • o
/ '
/
/
w
A B A
C~rcl~ Cercle
Centre "' identifiable grAce à 1 et J. Centre • milieu de (AB)
207
4. Valeurs relatives de a et AB :
• En laissant A et B fixes, réaliser, dans chacune des cinq études,
plusieurs dessins correspondant à des valeurs différentes de a.
[Cf. déjà dessin ci-dessus pour le (1)}.
• Au (1), voir les cas a > 0, a < 0 .
• Au (4), idem.
(Conjecture . .. ).
• Au (3), voir les cas a > 1, 0 < a < 1 .
• Au (5), question : Quand le cercle passe-t-il par A (et B) ?
(Conjecture...).
5. Démonstrations (?) :
• Pour (1) et (2),
- en mathématique ?
• Pour (4),
MA2 - MB 2 = a
s'écrit
égalité synonyme de HA2 - HB 2 = a,
soit: (HA - HB)(HA + HB) = a
et, donc:
BA x 2 HI = a, avec 1 milieu de [AB}
égalité synonyme de HI = ... (ou IH = ...)
D'où le point H.
Etc.
Cette étude est de ce fait une bonne mise en évidence de !' intérêt des
calculs sur les "mesures algébriques".
208
• La relation de Pythagore donne évidemment la réponse à la ques
tion : "Quand la droite passe-t-elle par A (ou B) ?"
• Pour (5),
Mais ici aussi on peüt, par exempie, demander "deux pas" (intéres
sants) aux élèves en leur indiquant comme énoncés utilisables :
209
6. Activités complémentaires pour (1) et (2) :
(Cas de l'hyperbole et cas de l'ellipse)
(1) : MA MB a Idée générale :
(2) : MA + MB = a "Construire" MA - MB (ou MA+ MB)
à partir de A ou de B.
Exploiter le dessin obtenu.
N
1 MA - MB • a 1 1 MA+ MB • a
Cas 0 <a< AB
Casa>AB
M \
\
M 1
1
1
1
1
/
210
Josette CASTELLI
VARIATIONS A PARTIR DE y - x
CR 2 simplement normé,
CR 3 simplement orthogonal,
CR 4 quelconque.
211
1 Problèmes 1 et 2 : y - x = y + x = 0 .
0 ,
Les propriétés du carré et du losange autorisent des démonstrations
dans <R 1 et dans <R 2 •
Par contre il faut, dans <R 3 et <R4 , se limiter à une étude expérimentale
(avec de nombreux points) ou recourir à des énoncés de troisième.
212
Cas CR 2
1
-- ---------
1
;
-,--
1
---
______ l1 __ 0
1 1
1
1 Problème 6 : x2 + y 2 a
Ici aussi il faut a ;;;. 0 si l'on veut des solutions. Prendre, par
exemple, a = 9 .
• Cas de CRt
,- - -;-- - -- -~ - -- - - -~-- 1
l.j.
1
L
o.
1
- ----'--
p·
213
Mêmes remarques initiales que pour le problème 5 :
Les points vont généralement par huit. [Utiliser des tables de carrés
ou des calculateurs de poche pour obtenir de nombreux points. Faire une
grande figure]. Etudier les symétries.
Conjecture : Il semble que les points se distribuent sur un cercle de
centre 0, de rayon 3. Réciproque ?
Démonstration des théorèmes direct et réciproque : Donner le théo
rème de Pythagore et sa réciproque. Dès lors la démonstration est (relati
vement) facile en quatrième.
• Cas de CR 2 , CR 3 , CR4 : On trouve une ellipse, par points.
Pour CR 3 la démonstration est facile, sur un exemple numérique sim
ple, si l'on sait que l'ellipse est l'image du cercle par une affinité orthogo
nale : il faut pour cela disposer de l'accès à une documentation
adéquate ... , savoir la consulter . .. , et en avoir l'idée .. .
• Etude annexe : Dans le cas de CR 1 ,
Y les tangentes au cercle en L, L ' , P, P'
sont les ensembles de points (x, y) tels
que x = 3 et y quelconque, ou x = - 3
et y quelconque, ou ...
L'ensemble des points de ces tangentes
est l'ensemble des points (x, y) tels que
x (x2 - 9) (y 2 - 9) = 0
Ceci reste acquis dans les autres dessins
(repères CR 2 , CR 3 , CRJ, et c'est tout à fait
du programme de quatrième .
2
._lP x_2 _ _a__JI.
_ ro_b_l_è_m_e_7_:___.:_y__-_ Par exemple : y2 - x2 = 9 .
2 14
Tracé par points (en général les points vont par quatre : d'où deux axes de
symétrie (x' x) et (y 'y), et un centre de symétrie : 0)
y 3 = = =
= 3,16 = 3,61 = 4,24 10,44 = = = = =
11.40 4~.10 45,M 450.01 451.01 4~(10.()(11 ~501.001
215
Henri BAREIL
216
1 Etude de base (1) : ]
Point Distance d
A donné d'un point M d = r d <r d>r
au point A
A" A"
"M
reJ M
.. ..
~
M
x
~
y0
••• •••
~ 1
+ A
+A
Fig. 3.3 : Il s'agit ici d'un problème simple d'enveloppe* qu'on peut
reprendre en remplaçant D par un cercle.
• Cf. pages 201 -203.
.217
Fig. 3.4 et 3.5 :
• Très intéressant contre-exemple de ceci : du fait que d < r et
d > r s'excluent, on croit trop facileme nt que les ensembles d e points M
associés sont disjoints .
• Pour la fig. 3.4, Je résultat, relatif aux points de D, n'est pas une
condition suffisante : on peut choisir D dans la zone hachurée sans avoir
d < r .
- r -- ___.,
1
E 1
- 1
' '
-'~ M
~--r::
E d=MH
1 - -- ~--
1
1
1
1
-
L
---T-- E p
1 --r ·-"'
F ',,, , M2 1
F
-.
Ml H -- ""Ml
1
1
~ --
1
F
--- - - ' - -
F
_: __ p•
1
1
1
a=M F d . ME
-- - - ->0-~3 1
F 1
~
Critère n ° 1 : (MH) .L D .
' /
~ - ---- \~ M
C'est ce c ritère n o 2 qui se révèle p rati
cable pour la distance à un seg ment.
2 18
Etude (5) obtenue, à partir de (1), en remplàçant A par 1 E,F ), paire de
points :
~ ~/
1
~
1
~-~1~
F
"Gi-EJ
t--- ~ ~~-~~-~
E
*~
F
1 % l~M \'
1·~
1 2
~1 ~
1
J, i~ ~-
:::..----/
M,
Etendue à 2 paires, cette étude revêt un intérêt certain (Cf. étude 16).
Mais déjà la figure 5.3 met en évidence, dans ce cas de figure, et sur
un exemple plus simple que celui de l'hyperbole, la possibilité pour un
ensemble de points M, déterminé par une condition unique, d'être formé
de deux parties séparées.
On pose
E F- L
219
Etudes (7), (8), . .. :
On peut imaginer d'autres études, à partir de ( 1), en remplaçant, par
exemple, A ou M par une demi-droite, ou par un cercle, ...
Deux points
Ensemble des points M (du plan) tels que :
donnés
A et 8 MA= MB MA> MB MA< Ml!
M
/
'
/
''
A 8 / ' ''
~
• A
l"- -4' - - -# .:::'>i
8 ••• •••
Donntes
PARABOLE
•••
0
0
Etude (12), obtenue à partir de (10) en remplaçant M par une droite /::,. :
.
A
Donntes
B
" A t - - - - - - - - - i8
2ème fanùlle
•••
220
• Les deux familles forment deux ensembles bien distincts, alors que
l'ensemble des points de toutes les droites d'une famille est chaque fois Je
plan.
• Ici, le critère relatif à chacune des familles fournit une condition,
suffisante, mais non nécessaire, d'équidistance à A et B.
'---K
[Link]ées Ensemble des points M 6quidistaots de B et de [EF)
j' B"
'
/''''\ \
, ___ !~--
1
X'.s ',,'-...,
,.
.....
',
® ''
',
@)
'
' '
( Deux demi-droites
et un arc de parabole
' '
(cf. étude 11).)
'
F ' .....
(!) X ',,Dr D,'
'
'
N.B. Les mêmes remarques peuvent être faites à propos de l'étude (4},
sauf que, pour (4}, il n y a aucune difficulté à établir que les
droites (LL ')et (PP') sont tangentes aux demi-cercles.
221
Etude (14), obtenue à partir de (10) en remplaçant A par ( E,F l:
\~,
F
.. -~ · ~ 1~ Y M Deux demi-droites .
E
~
+
-'* .['-#- "\"-+
E >t:- #
B • B
\
\ 0
''
''
' ....
Ensemble des points
équidistants de
''
jF,LI et de [Link] x '
222
L'étude 16 s'inscrit en faux contre la tendance à imaginer que, dès
qu'un point M est soumis à une condition d'égalité, l'ensemble des points
M possibles est une ligne, au sens commun.
Autre remarque: le cas général de l'étude (15) ne présente rien d'ana
logue. Voilà avec (16) un exemple d'un cas particulier qui s'éloigne
davantage du sens commun ...
\
- - -· - \ - - - - - ...:
'\
\ ,. \
\ .,."' \
\ /
__ _ _ _ _ _ _ _ _ ..L_
' /
1
_ o.- - -...----
\
vy" T L \
E\
\
\
\
\
\ \
\
\
\
\
\
M équidistants des
223
Etude (18), obtenue à partir de (1) en remplaçant A et B par deux droites
D et 6 :
@ D et 6parallèles.
Ensemble des points M équidistants de 0 1
D et 6: ~
1 M
224
V.5 Louis PLANE
CALCULS SUR
225
EXERCICE 2:
EXERCICE 4 :
EXERCICE 5 :
226
EXERCICE 6:
Appliquer au cas où h = 6
10
.
~ [ Po Uo~) + Po ( 120~ ) l ?
L (_!!_) = 20 - n L (_!Q_) + n - 10 L ( 20 )
227
d) Remarque. P0 - L /o et 201 , donc
s'annule en
L(x) = c(x - /o )(
P 0 (x) -
2~ )
>: -
• On retrouve ici, sans avoir besoin d'une étude générale sur le second degré, le maximum
du produit de deux nombres dont la somme es t constante. Cf. page 169.
228
'
SIXIEME PARTIE
BIBLIOGRAPHIE
INDEX
229
BIBLIOGRAPHIE GENERALE
231
BIBLIOTHÈQUE A.P.M.E.P.
• Toute la collection MOTS (Il paraît une brochure tous les 1 ou 2 ans).
Chacun des trois premiers tomes : 9 F (6 F). Tome 1V ( 1978) : 11 F (7 F)
• Savoir minimum enfin de Troisième (Cf. page 145). 19 F (15 F)
• Géométrie au premier cycle. Cf. pages 242 ... Tome 1 (1977) : 29 F
(25 F). Tome 2 (1978) : 30 F (25 F)
• Calculateurs programmables et algèbre de 4ème (1978) : 24 F (20 F)
• Quelques apports de l'informatique ... (1977) : 29 F (25 F)
• Les manuels scolaires ... (cf. page 97). Brochure à paraître en septem
bre 1979.
232
INDEX
MODE D'EMPLOI DES INDEX :
Référence Signification
INDEX 1 : Comportements.
233
INDEX 1 COMPORTEMENTS
GÉOMÉTRIQUE INTER·
CD (dont vectoriel)
NUMÉRIQUE SECTORIEL
construire un exemple, un
IV.7; V.5; IV.4; IV.6:
fonctionner ; ...)
IV.9: V.4 ;
'
observer et choisir [Link] ; 11.5 ; IV.5; V.5; 11.7 ; III .5. 1 ;
organiser, ranger, classer. 11.1 ; 1!.2. 1.2 ; Ill.l : V.5 ; IV.I : IV.2; IV.6;
11.5 ; JI.6; JV.8; IV.9; V.2;
V.3; V.4;
organiser une recherche Il.! ; 11.2 ; 11.5 ; 111.3 ; lll.4 ;
en groupe I1.6; 11.7 ; 11.8 ; IV.2; IV.8: V.4;
démontrer : à peu près [Link] ; 11.6 ; 10.5; 111.7 ; IV.4; IV.6; IV.8;
partout, mais notamment : 1!.8 ; Ill.5 ; IV.5 ; IV.7 ; 1V.9 ;V.3.5 et 6;
V.4;
... 1 ...
234
prévoir, conjecturer 11.1 ; [Link] ; 111.3 ; 111.4; 111.1 111.3 ; 111.6
(... ; évaluer ; ...) [Link] ; 11.5 ; IV.5; Y.5; 111.7 IV.2; IV.4
11.6 ; 11.8 ; 111.3 ; IV.6 IV.7; JV.8
111.4; V.J ; V.2; IV.9 V.3 ; Y.4 ;
s'auto-contrôler [Link] ;
critiquer (vérifier ; interpré 11.1.6; 11.2; 11.3 ; 111.1 111.3; [Link] ; 111.2;
ter ; rechercher des contre 11.5 ; 11.6 ; 11.8 ; 111.4 IV.3; 111.3; 111.4 ; IV.! ;
exemples ; remettre en 111.1 ; 111.3 ; 111.4; IY.5 Y.5; IV.2; IY.4; IV.8;
question ; optimiser ; .. .) Y.I; Y.2; IV.9: Y.3 ; Y.4;
• Emploi des italiques: Ce sont des méthodes, outils, problèmes qui sont
ainsi signalés.
GÉOMÉTRIQUE INTER
CD (dont vectoriel)
NUMÉRIQUE
SECTORIEL
... ! ...
235
approximai ions IY.4; V.5; IIIA.l._;l ; IV.2;
V.3.6 <!l 7;
arbres IV.8:
cercle préfaces ;
[Link].Rq3; 11.2 ;
• équation d'un - V.3.6;
• circonscrit 11.6 ;
• inscrit 11.6;
MA
• MB = a Y.2;
2
• MN + MB =a V.2;
cônes 111.1 ; Y. l ;
convexité 11.1 ;
coordonnées (ouril-) 11.6 ; 11.7 ; 111.7 ; 111.7;
(composition des-)
11.7.111; 11.8 ;
interpolation [Link] :
inversion 111.4.1V ;
médiane 111.5.5 et 6;
Ill. 7.2 ;
milieu :
• approches 111.4. 111 ; IIU. III ;
• projection du milieu 11.2; 11.6 ; 111.7.4;
("m ini-Thalès " ) 111.4.111 ; 111.5 ;
1V.6;
• coordonnés 11.6 ; 11.6; 11. 7 ; 11 1.7.3;
• ..:ouple des milieux de [Link] et 3 ; 11.8 ;
moyennes 1V.2;
... 1 ...
238
multiples IV.5 ; IV.1;
multiplication et addition 11.6.1V ; 111.4.!.1 ;
nombres :
• nombre de cheminements
sur quadrillage
IV.8.4;
• grands nom bres 1V.2;
organigramme [Link]; 11 1.3 ; IV.5;
orthocentre 111.3 ; 111.5.7 ;
orthogonalité ÎJréfaces ; 11. 1.6 ;
1.2;
parabole 1!.2.1 ; V.! ; [Link] ;
V.4.(11),(13),(17');
(en généraU
11.6 ; 11.7 ; 11.8 ;
lll.4.111; lll.S;
JV.6; IV.7. 1 ;
pentagones réguliers [Link];
polygones (peu particuliers) 11.5 ;
1
' pou r~elllages '
IV .2; IV.4 ;
JV.9.V.
probabilités IV.2; IV.8.8 ;
produits :
• calc.:uls ~u r IV.5; V.5;
• produits particulier~ IV.5;
• t'tude de ab si u + b = Cte JV.5.1.6;V.5.111;
• étude de a + b si ab = Ct e IV.S.S;
• produit nul lll .4.1 ; IV.3 ;
progrumme (de 11.2. v : 11.3 ;
con~·fruclion) V.1 ; V.2.6;
projection centrale llJ..l .lll ;
puissances :
• calc.:ub sur des 111.3; V.5;
• (a+ b)" 111.5.\let 10; 1\/.8.4;
• somme
1+2+ 2'+2'+24 + ... 111.3;
• grands nombres 11 1.3;
PYTHAGO RE (t!non~é [Link].R4 3;
de - ) 11.1.1\i ; 11 1.3;
JV .7 .Vl : V.1
V.2;
... 1 ...
239
quadrillages 11.7; 111.4. 11 ;
quotients (calculs sur -) [Link].4; 111.3;
raccordement (problèmes \ .4(3),(5),( 13)à( 17')
de - , pour les courbes)
radical 111.3;
• calcul et usage d'une
table de carrés V.2; V.3 ;
rectangle 1.2.1V; 11.1.6 ; [Link]; V.3.5;
11.2.1 ; 11.2." ;
11.6 ; 11.8 ; 111.5 ;
111.7.4; IV.7. 111 ;
récurrence (raisonnemenr
par-) 111.3 ; IV.6.11 ;
régionnements (non
classiques) v.3.5 à 7; v.4 ;
représentative (voir courbe)
et représentations graphique V.5; IV.2;
rotation 11.6.1V ; 11.7 ; [Link] ; 11.6.1!1 ;
!11.7.3 ; 111.6.1 :
1
sphère 111.1 ; V.!;
suites arithmétiques
(somme des termes) IV.!; IV .6;
• Cas 1 + 2 + 3 + ... + n 111.3; 111.5.11;
suites de carrés, de cubes ... !11.3 ; 111.5.11 ;
(somme des termes)
suites géométriques
(somme des termes) 111.3 IV.7. 1,11l,V;
surface (ou aire, ... ) 111.5.6 et 8 ; JV.9.1V;
symétrie:
(généralités) [Link] ; 11.2.111 ;
--droite
(ou
axiale)
1
O<<hogo"'''
[Link] ;
[Link].3 ; 11.2 ;
11.5 ; 11.6; 11.7;
11.6 ; 11.6.2 ; 111.6.3 ;
JV.9.11 ;
analytiquement
IY.6.111 et IV;
Z/6 [Link];
241
GEOMETRIE AU PREMIER CYCLE
Brochure A.P.M.E.P.
Sommaire du tome 1
Introduction: M athématiques, de Jules SUPERVIELLE.. . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Réelve, de Michel BUTOR............. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
AVERTISSEMENT (Henri BAREIL) 6
PREMIERE PARTIE :
REFLEXIONS
242
TROISIEME PARTIE:
1. LA RECHERCHE O.P.C.
1.1. O.P.e. : Qu'est-ce que c'est ?
Principes . . . . . . • . . . . • . . . . . . . . • . . . . . . . . • • • • • . . . . . . . . . . . . . . . 87
Progression . . ....•.•.•....•.. •. . . . . . . . . . . • . • . • . . . . . . . . . • . . 89
Extraits de fiches-élèves. . . . . • . . . . • • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . 92
QUATRIEME PARTIE:
METHODES
O. Extraits de Claude DUNETON (Editeur: Le Seuil) 138
par G.H. CLOPEAU ... .••..•.....• • • .•••.•. .. •.•... •• .. . ••• •.... .. 184
7. Le problème du lion
243
Sommaire du tome JI
CINQUIEME PARTIE :
MATERIELS
1. De deux choses June, l'autre c'est Je soleil
A . Quelques fonctions de l'enseignement des mathématiques dans le
premier cycle
3. Le rétroprojecteur
5. Calculateurs programmables
6 . Translateurs
8 . Films de &éométrie
p:u [Link] DAUVISIS 49
9 . Une affaire de locaux
par Henri BAREIL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
SIXIEME PARTIE :
COMPORTEMENTS
(des élèves - des maîtres)
1. LA NOTA TION ET SES VARIABILITES
par Marie-Çlaire DAUVISIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
2. ETUDE SUR LA STABILITE DE LA GEOMETRIE EN FIN DE TROISIEME
(Résultats de deux enquétes à modalités auprès d'élèves d e troisième)
par Claire DUPUIS, Raymond DUVAL, François PLUVINAGE . . . . . . . . . . 65
3 . A L'ECOUTE DE MARCEL DUMONT
Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101
3.1. U n peu d'histoire ... (de 1969 ... à 1975) . 102
3.2. Un Q .D.P. dans l'eau . . . . . . . . . . . . 118
3 .3. Quelques suggestions plus sérieuses que la théorie des Q .D .P .. 122
144
SEPTIEME PARTIE
NOYAUX-THEMES
AVERTISSEMENT par Henri BAREIL . . . . . . . . . . • . . . . . 130
1. VARIETES
1.1. Le pavé au C.M. ou en Sixième
par Roger CREPIN . . . . . . . 131
1.2. Triangle équilatéral et trillages
par une Equipe de !'!REM de Toulon . 138
1.3. Technologie et mathématiques
- Application de la trigonométrie à l'essai de dur~~~ Vickers,
par I'IREM de Rouen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147
- Trigonométrie appliquée à la [Link] des m<'l•u x en feuilles,
par l'IREM de Rouen . . . . . . . . . . . . . 148
- Un thème en trigonométrie technolu~ i•·
par Gérard CONVERSET . . . . . . . . . . 151
1 .4 . Un thème maritime
par François CARNET et Joël LE R U\' ' (IR~:~l de CAEN) 154
1.5. Le papier peint
par Danièle BOISNARD , M.-Th. LE CAM, Danit-1 CARRIOT. 157
1.6. Affine ou métrique ? (q uatri<'m~ - troi<i<'mP)
par André MYX . . . . . . , . . . . . . . . . . 165
1.7. Somme des angles d 'un triangle
par Pierre GAGNAIRE . . . . . . 169
1.8. Sur le thème "médiatrice, orthogonalité, parallt'lismc''
par Jean GIRAUD . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170
1.9. Le dodécaèdre et le nombre d'or,
par le Père GASPARD . . . . . . . 177
1.10. Quelques exercices de recherche
par le groupe du CLAIN, de I' [Link] de l'oiltcrs . . . . . . . . . . . . . . . . . 185
Cinq points au h asa1·d
Cercles et quadrillage
Construction sans compas d'un pentagone régulier et
noeud de serviette
Colorons la sphère
PPMC, cheminement sur un quadrillage et organigramme
Les probabilités par J'image.
1.11. Utilisation de procédés récursifs pour Je calc ul de que lques fonctions
transcendantes
par l'IREM de Bordeaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195
1.12. Convergence et tablette d e chocolat (d'après Rosza PETER) 201
1.13. Géométrie " naturelle" (d'après Emma C astelnuovo)
par Henri BAREIL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202
245
2.4. Fiche élève rédigée et commentée par J'équipe O.P.e. Vannes
(A PROPOS DE LA TRANSLATION) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 240
Six parties :
Eléments de motivation
Représentation, Schématisation
Travaux pratiques
Mathématisation
3. GEOMETRIE "NATURISTE"
par Gilbert W ALUSI NSKI . . . 260
Premier essai : Comment mesurer de grandes distances. 261
Deuxième essai : Formes, répétitions, déformations 268
Troisième essai : Géométrie animée. 274
D'au tres essais . . . . . 276
246
. la collection MOTS
Les maîtres qui enseignent des mathématiques à tous les niveaux, " de la
Maternelle à l'Université", mettent en commun leurs expériences pédagogiques,
se réunissent pour en discuter ou pour perfectionner leur culture scientifique.
Ils ont défini leurs objectifs dans la Charte de Caen~en particul ier sur les
finalités de l'ense ignement, l'expérimentation pédagogique, la formation des
maîtres. En s'appuyant sur res idées contenues dans cette Charte~ ils conju·
guent leurs efforts pour améliorer l'enseignement des mathématiques (conte·
nu, méthodes, etc ... )
L' A.P.M. E.P. entretient des rel at ions amicales, échange des in format ions
et des services avec des Associations de Professeurs de Mathématiques des
autres pays de l'Europe et du Monde .
L' A.P .M.E.P. est organisée en Régionales, par académies, (certaines avec
des sections départementales) qu i ont leur activités pédagogiques propres.
Une collaboration souvent fructu euse s'est instaurée avec les I.R.E.M. sur des
objectifs communs.
L'A.P.M.E.P. édite un Bulletin (5 numéros par an) qui réunit des arti·
cles d e documentation mathématique, pédagogique et administrative, et qui
rapporte la vie de l'association. Elle édite aussi des recueils d e sujets d'exa·
mens ou concours: B.E .P.C., E.N., Baccalau réat, D.E.U.G .