Hydraulique 7
Hydraulique 7
Juin 2019
LA PRESSION
DE DISTRIBUTION
DANS LES RÉSEAUX
D’EAU SANITAIRE
Juin 2019
7 Sommaire
REVUE PÉRIODIQUE D’INFORMATIONS TECHNIQUES
ET INDUSTRIELLES DES THERMICIENS
5 SYSTÈMES DE SURPRESSION
7 AUTOCLAVES À COUSSIN D’AIR
10 AUTOCLAVES À MEMBRANE
12 APPROFONDISSEMENT SUR LE DIMENSIONNEMENT DES AUTOCLAVES
14 SURPRESSEURS AVEC POMPES À INVERTER
Directeur de la publication :
Mattia Tomasoni 15 SYSTÈMES DE RÉDUCTION DE LA PRESSION
15 RÉDUCTEURS DE PRESSION À MEMBRANE
Responsable de la Rédaction : 16 RÉDUCTEURS DE PRESSION À PISTON
Fabrizio Guidetti
17 RÉDUCTEURS DE PRESSION PILOTÉS
Ont collaboré à ce numéro :
- Jérôme Carlier
- Elia Cremona
18 CARACTÉRISTIQUES PRINCIPALES
- Alessandro Crimella
- Domenico Mazzetti 20 DIMENSIONNEMENT
- Roland Meskel
- Renzo Planca
- Alessia Soldarini 21 RAPPORT DE RÉDUCTION ET DE CAVITATION
Hydraulique est une publication
éditée par Caleffi France 22 TYPES D'INSTALLATION
22 RÉDUCTEURS EN PARALLÈLE
Imprimé par :
Poligrafica Moderna - Novara - Italie
24 RÉDUCTEURS EN SÉRIE
Les réseaux de distribution des eaux sanitaires doivent de régler la pression aux valeurs prescrites et de garantir
fournir l’eau chaude et l’eau froide à la bonne pression sa stabilité dans les réseaux de distribution d’eau sanitaire.
aux différents robinets (lavabos, douches, etc..). Pour cela, Nous analyserons attentivement leurs caractéristiques
la conception des réseaux passe par plusieurs étapes, à techniques principales concernant leur fonctionnement
partir d’une estimation des besoins spécifiques qui servira et expliquerons comment les installer en fonction des
à dimensionner les canalisations, le contrôle et le réglage différentes situations possibles.
de la pression. La dernière partie de ce numéro présente quelques
Dans ce numéro de la revue Hydraulique, nous étudierons schémas d’installation appliqués aux différents types
attentivement ce dernier point en analysant son importance d’immeubles et aux différents projets choisis pour assurer
sous différents points de vue. un fonctionnement parfait selon les cas.
Nous verrons d’abord quelles sont les procédures à En dernier lieu, nous examinerons un sujet à la une,
suivre pour augmenter la pression lorsque celle-ci est l’économie de l’eau, étroitement lié à l’économie d’énergie
insuffisante. On utilise habituellement des surpresseurs et à la conservation des ressources naturelles.
dont nous indiquerons ici les caractéristiques et Des exemples viendront illustrer clairement les cas de
les principaux paramètres afin de les dimensionner gaspillage d'eau dérivant d’un mauvais réglage de la
correctement. pression dans les installations sanitaires.
Nous nous concentrerons ensuite sur le cas contraire, à
savoir la situation selon laquelle la pression disponible est
excessive, ce qui risque d’entraîner un dysfonctionnement,
un niveau de bruit élevé et un gaspillage. Dans ce cas, on
utilise des réducteurs de pression, dispositifs en mesure
3
VALEURS OPTIMALES POUR LA DISTRIBUTION
DE LA PRESSION
Pression nominale
Débit du projet
4
bar bar bar
1 min
12
11 1
10 2
9 3
8 4
7 5
6
5 min
12
11 1
10 2
9 3
8 4
7 5
6
10 min
12
11 1
10 2
9 3
8 4
7 5
6
5
2. Alimentation provenant d’un réservoir Dans les trois cas, le surpresseur, utilisé pour garantir le
La hauteur manométrique du surpresseur doit correspondre débit nécessaire, très variable et discontinu sur les réseaux
à celle requise (Preq.) du fait que les réservoirs accumulent de distribution d’eau sanitaire, comprend :
généralement l’eau à la pression atmosphérique. • une ou plusieurs pompes de service ;
• éventuellement une pompe de réserve pour toujours
assurer l’arrivée d’eau (par exemple dans les
hôpitaux) ;
Patm. • un ou plusieurs réservoirs d’eau sous pression ;
Preq. • des collecteurs d’aspiration et de refoulement,
H = Preq. des capteurs de pression, des manomètres, des
accessoires hydrauliques de raccordement et des
composants divers pour des embases de fixation et
des boîtiers électriques.
Le réservoir d'eau sous pression, appelé également
autoclave, sert à limiter le nombre d’amorçages horaires
Surpresseur
des pompes grâce à la réserve d’eau qu’il contient. Cette
réserve reste sous pression sous l’effet de l’air ou d’un
diaphragme élastique (membrane).
Alimentation provenant d’un réservoir Les types de pompes et de réservoirs utilisés déterminent
le type des surpresseurs, à savoir :
1. à une ou plusieurs pompes à vitesse constante et
3. Alimentation provenant d’un puits autoclave à coussin d’air.
La hauteur manométrique du surpresseur doit être 2. à une ou plusieurs pompes à vitesse constante et
identique à celle requise mais il faut absolument vérifier la autoclave à membrane.
capacité d’aspiration de la pompe. 3. à une ou plusieurs pompes à vitesse variable.
Normalement, cette valeur est fournie par les fabricants à
travers les valeurs de NPSHr (acronyme anglais qui signifie Les deux premiers systèmes sont également appelés
Net Positive Suction Head required). à pression variable du fait que l’amorçage ou le
Vérifier également que la somme de la hauteur de la désamorçage des pompes est commandé par un
colonne d’eau en aspiration (h) et les pertes de charge (DP) pressostat à niveaux de pression fixes.
du conduit d’aspiration soient inférieures (normalement de Dès que le pressostat relève la valeur de pression minimale,
15-20%) à la valeur de NPSHr déclarée par le constructeur. il commande l’amorçage des pompes. Les pompes
S’il s’avère nécessaire de disposer d’une pression fonctionnent jusqu’à ce que le seuil de pression maximale
d’aspiration supérieure à la valeur de NPSHr, utiliser des fixé soit atteint. La pression à l’intérieur du réseau varie
pompes immergées installées à l’intérieur des puits. entre ces deux niveaux et cette différence reste constante
entre 0,5 et 1 bar de sorte à ne pas générer des variations
de débits trop importantes.
Le troisième système est dit à pression constante du fait
H = Preq. Preq. que l’amorçage des pompes et leur réglage est confié à
h+ΔP < NPSHr un régulateur électronique relié à un capteur de pression.
Le régulateur adapte les performances des pompes,
à la hausse ou à la baisse, chaque fois que la pression
varie, afin de garantir une pression de sortie pratiquement
constante.
Surpresseur
h + ΔP
6
AUTOCLAVES À COUSSIN D’AIR • Pompe
Elle permet d’augmenter la pression de l’eau
Système de surpression traditionnel comprenant : provenant du réseau public.
• Réservoir autoclave Dimensionner la pompe en fonction des critères
Contient la réserve d’eau nécessaire. Son volume signalés dans l’introduction, pages 5 et 6.
peut être déterminé à partir de la formule suivante : • Pressostat de service
Cet instrument amorce la pompe lorsque la pression
est trop basse ou la désactive lorsqu’elle est trop
élevée par rapport aux valeurs définies.
• Dispositif de verrouillage
Qpr · 60
(
Pmax + 1
V = 30 · –––––––– · –––––––––
a Pmax - Pmin ) Il empêche l’amorçage de la pompe lorsque celle-ci
risque de fonctionner à sec (c’est-à-dire en l’absence
d’eau à pomper).
où : Si la pompe aspire directement l’eau dans le réseau
V = Volume de l'autoclave, [l] public ou dans un réservoir fermé, le dispositif de
Qpr = Débit de projet, [l/s] verrouillage peut être constitué par un pressostat réglé
Pmin = Pres. min. de surpression [bar]
à basse pression (1 bar par exemple) ; si la pompe
Pmax = Pres. max. de surpression [bar]
aspire l’eau dans un réservoir ouvert, le dispositif de
a = Nombre maxi d’amorçages horaires
de la pompe [h-1] verrouillage peut être constitué par un contrôleur de
niveau.
Moyennes à considérer : • Système d’amenée d’air
a = 30 pour pompe d’une puissance < 3 kW Ce système capte l’air de l’extérieur pour assurer un
a = 25 pour pompe d’une puissance entre 3 ÷ 5 kW coussin d’air sur le dessus du réservoir pour éviter
a = 20 pour pompe d’une puissance entre 5 ÷ 7 kW qu’il ne soit lentement absorbé par l’eau.
a = 15 pour pompe d’une puissance entre 7 ÷ 10 kW
L’air peut arriver :
a = 10 pour pompe d’une puissance > 10 kW
1. par un système d’alimentation automatique ;
2. à travers un compresseur ;
3. par un réseau d’air comprimé.
Amenée d’air
Manomètre
Contrôleur
Volume de niveau
Indicateur de niveau
d’air Au système
d’amenée d’air
Dispositif de
verrouillage Volume
d'eau
Depuis le réseau Soupape de sécurité
Pompe
7
Amenée d’air à travers Par contre, il ne peut pas être utilisé en présence de
un système automatique d’alimentation pompes immergées car il serait impossible de le raccorder
à l’aspiration de la pompe.
Le système se compose principalement d’un dispositif
comprenant un petit récipient présentant une vanne de
fond à flotteur et une vanne d’aspiration de l’air. Cette Raccord
dernière, lorsque l’eau traverse le dispositif, est en mesure autoclave
ON
2. Amorçage de la pompe ON
La dépression produite à l’amorçage de la pompe
permet d'acheminer l’eau présente dans l’autoclave 4. Arrêt de la pompe
vers la bouche d’aspiration de la pompe. Ceci crée un Dès que la pompe s’arrête, l’air présent dans le système
flux à l’intérieur du système d’alimentation servant à d'alimentation remonte du fait qu’il est plus léger que
actionner la vanne d’aspiration en traversant le gicleur l’eau et, grâce au principe des vases communicants, il
Venturi. L’air aspiré remplit progressivement le système remplit la partie supérieure de l'autoclave. Le système
d’alimentation. ON
d’alimentation est prêt pour un nouveau cycle.
ON
ON
ON
8
Amenée d’air à travers un compresseur Amenée d’air par un réseau d’air comprimé
Volume
d’eau
9
AUTOCLAVES À MEMBRANE Si la pression de prégonflage est inférieure à la pression
hydrostatique, la membrane reste constamment dilatée et
Ce système de surpression comprend : la colonne d’eau en aval risque de se vider.
• Réservoir à membrane Par contre, si la pression de prégonflage est supérieure à
• Pompe la pression de surpression, il n’est pas possible d’obtenir
• Pressostat de service l’expansion de la membrane de l’autoclave et la pression
• Dispositif de verrouillage risque d’augmenter dangereusement dans le circuit.
L’amorçage des pompes permet à l’eau de comprimer le
Ce système est semblable aux autoclaves à coussin d’air gaz afin d’obtenir la pression maximale prévue. Au fur et
avec la différence qu’il prévoit un réservoir à membrane en à mesure que l’eau est prélevée aux points de puisage, la
caoutchouc naturel ou artificiel pour éviter que l’air ne soit pression « emmagasinée » est progressivement restituée
constamment en contact avec l'eau. dans l’installation, dans la période entre l'arrêt et la remise
Ce procédé permet d'éviter l'installation d'un système en route des pompes.
d'amenée d'air. Pour éviter que les pompes ne soient amorcées à sec,
Les réservoirs sont préalablement remplis d’azote pour prévoir un dispositif de verrouillage (en complément des
éviter que les surfaces internes ne s’oxydent. appareils utilisés normalement). Il peut être représenté
La pression initiale du gaz chargé, appelée également
par un contrôleur de niveau pour les pompes qui aspirent
pression de prégonflage, doit être légèrement inférieure à
l'eau dans un réservoir ouvert, ou par un pressostat (réglé
la valeur minimale de surpression tout en restant supérieure à basse pression) pour les pompes qui aspirent l’eau dans
à la pression hydrostatique de l’installation pour éviter toute le réseau public ou dans un réservoir sous pression (pré-
dépressurisation. autoclave).
Pour dimensionner les autoclaves à membrane, procéder
Phydrostatique < Pprégonflage < Psurpression
comme pour les autoclaves à coussin d’air et appliquer la
formule page suivante.
a pression
L
! hydrostatique
maintient
constamment la
membrane en
expansion
La pression de
Le réservoir est rempli
d’azote à la pression de
La pression de l’eau
augmentant comprime
La pression de
l’eau diminuant est
!
prégonflage ne
permet pas à la
prégonflage. l’azote et dilate la membrane compensée par le membrane de
jusqu’à ce qu’elle se réservoir à membrane. se dilater.
détache.
Pompe
Réseau haute
pression
Autoclave à membrane
10
L’utilisation d’autoclaves à membrane permet de réduire
considérablement le volume des réservoirs par rapport
Qpr · 60
(
Pmax + 1
V = 6 · –––––––– · –––––––––
a Pmax - Pmin ) à ceux à coussin d’air tout en assurant les mêmes
performances. Tout le volume intérieur des réservoirs
à membrane est disponible pour l’expansion et la
où :
compression de l’air.
V = Volume de l'autoclave, [l] Le système avec autoclave à membrane présente les
Qpr = Débit de projet, [l/s] avantages suivants par rapport à celui à simple coussin
Pmin = Pression min. de surpression [bar] d’air :
Pmax = Pression max. de surpression [bar] • il est moins volumineux ;
a = Nombre maxi d’amorçages horaires • il ne nécessite aucun système d’amenée d’air ;
de la pompe [h-1] • il permet de procéder à des contrôles et à des
interventions de maintenance avec plus de simplicité.
Moyennes à considérer :
a = 30 pour pompe d’une puissance < 3 kW
a = 25 pour pompe d’une puissance entre 3 ÷ 5 kW
a = 20 pour pompe d’une puissance entre 5 ÷ 7 kW
a = 15 pour pompe d’une puissance entre 7 ÷ 10 kW
a = 10 pour pompe d’une puissance > 10 kW
Exemple de dimensionnement
• 1 évier de cuisine = 0,2 l/ s Il est donc possible de choisir un autoclave commercial à coussin
d’air de 2200 litres.
Débit total de chaque logement :
S’il fallait installer un autoclave à membrane pour la même
Qlogement = 0,1+0,2+0,2+0,2+0,2 = 0,9 [ l/s ] installation, on obtiendrait un volume correspondant à :
Débit de projet :
Calculer le débit de projet en utilisant le coefficient de simultanéité Il est donc possible de choisir un autoclave commercial à
(S) déterminé à partir des graphiques ou des tableaux utilisés pour membrane de 500 litres.
les normes. Pour cela, consulter le DTU60.11 (voir aussi page 20).
11
APPROFONDISSEMENT SUR LE Si l’on prend en considération une pompe à vitesse
DIMENSIONNEMENT DES AUTOCLAVES constante, le nombre d’amorçages dépend du débit
horaire de la pompe Qh et du débit requis (Qreq).
On obtient la pressurisation de l’eau en exploitant Le débit requis varie énormément en fonction de
l’action élastique de l’air emprisonné dans la partie l’utilisation (cf graphiques page suivante) : la pompe
supérieure de l’autoclave. amorce plus fréquemment lorsque le débit requis
résulte être la moitié du débit de la pompe.
Ainsi, dans le pire des cas, les amorçages horaires
V2 P2
de la pompe seront :
V1 P1
Réserve a = ––1 Q
· ––h
d’eau 2 R
où :
Qh = débit pompe [l/h]
R = réserve d’eau [l]
Dans tous les autres cas :
a = F · ––
1 · Q
Pour l’air, appliquer la formule : ––h
2 R
P · V = const
Où F est un facteur de réduction qui varie de
V2 · P2 = V1 · P1
0 à 1. Ainsi :
Le volume V2 est celui du coussin d’air à la pression
maximale (Pmax) alors que le volume minimum V1 1 Q
correspond au coussin d’air à la pression minimale R = F · –– · ––h
2 a
(Pmin).
La réserve d’eau (R) correspond à la différence entre On utilise normalement un facteur de réduction
V1 et V2. de 20% car il est très rare que le débit requis
corresponde exactement à celui de projet et que ce
R = V1 - V2
débit reste constant pendant une heure.
V2
R = V1 · 1 - ––––
V1 ( ) En prenant en considération un facteur F = 0,2, si
l’on exprime le débit de projet (Q) en l/s, on obtient :
P1
( )P2 - P1
R = V1 · 1 - ––– = V1 · ––––––
P2 P2 ( ) R = 6 · ––––––
a
Q · 60
Si on utilise la pression relative, on peut définir P2 En insérant la valeur ainsi calculée dans la formule
et P1 comme : et en exprimant les pressions en bar, on obtient :
P2 = Pmax + Patm Q · 60 Pmax + 1
( )
P1 = Pmin + Patm Vair = 6 · –––––– · –––––––––
a Pmax - Pmin
Ainsi :
(
Pmax + Patm - Pmin -Patm
R = V1 · –––––––––––––––––––
Pmax + Patm ) Le volume d’air des autoclaves à membrane peut
occuper tout le volume du réservoir, ainsi :
Pmax - Pmin
(
R = V1 · ––––––––––
Pmax + Patm ) Vautoclave = Vair
Au contraire, le volume d’air des autoclaves à
En exprimant le volume du coussin d’air (V1 = Vair ) coussin d’air n’occupe qu’une partie du total car il
en fonction de la réserve d’eau, on obtient : est nécessaire de garantir une quantité minimum
d’eau (réserve d’eau).
Pmax + Patm
(
Vair = R · –––––––––
Pmax - Pmin ) Par conséquent :
Vautoclave = a · Vair
La réserve d'eau permet de réduire le nombre
d’amorçages horaires de la (ou des) pompe pour On suppose communément que :
éviter toute surchauffe. a = 5
12
Les amorçages horaires des pompes
À titre d'exemple, nous indiquons ci-après la tendance dans le temps des cycles de remplissage et de vidage
du réservoir alimenté par une pompe à débit constant. Chaque fois que la réserve d’eau atteint sa valeur
minimale, la pompe démarre ; elle s'arrêtera dès que l’eau atteindra le niveau maximum.
Pour simplifier, considérons un débit de prélèvement constant dans le réservoir pour trois situations différentes :
Cas n° 1 : supposons que le débit moyen requis par les points de puisage (Qpuisage) soit inférieur à celui que la pompe
(Qpompe) réintègre dans l’autoclave. Le temps moyen de remplissage sera donc inférieur au temps de vidage et le
nombre d’amorçages horaires reste limité.
de puisage
Temps
Temps
réintègre dans l’autoclave.
Dans cette situation, le temps moyen de remplissage correspond à celui de vidage.
Réserve
min
Temps
max Temps
Temps
Qpompe
Qpompe ≅ Qpuisage remplissage amorçage pompe
IDENTIQUE vidage arrêt pompe
Qpoint de puisage= Qpompe max
min
Temps
Temps
13
SURPRESSEURS AVEC POMPES Pour garantir des débits inférieurs au débit minimum
À INVERTER (goutte à goutte ou petits prélèvements), ces surpresseurs
disposent d’un autoclave à membrane. Celui-ci est
Ce système comprend essentiellement : généralement dimensionné par le constructeur à partir de
• une ou plusieurs pompes à vitesse variable ; règles analogues à celles décrites aux pages précédentes,
• un détecteur de pression ; mais en tenant également compte du débit minimum que
• un bandeau de commande ; le surpresseur doit pouvoir garantir. Pour cette raison, les
• un autoclave à membrane ; autoclaves de ces surpresseurs sont très petits.
Ce système est autorégulant et est en mesure de pressuriser Ils sont également en mesure d’atténuer les variations
constamment l’eau à une valeur prédéfinie. soudaines de pression.
Normalement, un tel surpresseur est un monobloc Il est également conseillé d’éviter le risque de
assemblé, étalonné et testé en usine. fonctionnement à sec des surpresseurs en installant un
Le système comprend une ou plusieurs pompes à vitesse dispositif de verrouillage. Pour les pompes qui aspirent
variable en parallèle, aux performances identiques. Seuls l’eau dans un réservoir ouvert, il est possible d’utiliser un
les surpresseurs assurant des performances élevées contrôleur de niveau. Pour les pompes qui aspirent l’eau
et donc constitués de pompes de grande puissance dans le réseau public ou dans un réservoir sous pression,
disposent d’une pompe plus petite (appelé Jockey) en il vaut mieux utiliser un pressostat réglé à basse pression.
mesure de satisfaire les petits débits sans besoin d’amorcer Les avantages de ce type de système sont :
les pompes principales. • Maintien de la pression à des valeurs pratiquement
En intervenant sur l’amorçage des pompes et sur la constantes
modulation de leur vitesse de rotation, ces surpresseurs • Système particulièrement compact et donc peu
peuvent fournir un très large éventail de débits. encombrant
Le débit maximum, dû à l’amorçage de toutes les pompes
au régime de rotation le plus élevé, doit correspondre au
débit de projet.
Par contre, le débit minimum disponible correspond à celui
de la plus petite pompe au régime de rotation minimum.
Transmetteur de
pression
Bandeau de
Pompes
commande
Autoclave à
membrane
Dispositif de
verrouillage Réseau basse pression
14
SYSTÈMES DE RÉDUCTION DE LA PRESSION
vis de réglage
15
En ouvrant un robinet en aval du réducteur, la pression RÉDUCTEURS DE PRESSION À PISTON
diminue sous la membrane.
La force du ressort s’impose sur celle de l’eau sous la Le fonctionnement des réducteurs de pression à piston
membrane : le ressort pousse l’obturateur vers le bas afin est similaire à celui des réducteurs à membrane. Sur ces
de laisser passer l’eau. dispositifs, la poussée de la pression en aval, qui agit
L’obturateur s’ouvre en fonction du nombre de robinets sur la surface d’un piston, est contrastée et régulée par
ouverts. Plus la pression diminue sous la membrane, plus la poussée du ressort, préchargé selon les exigences de
il s’ouvre. chaque situation.
En fermant tous les robinets en aval du réducteur de La présence du piston renforce le réducteur lors des
pression, la pression sous la membrane augmente de sorte brusques écarts de pression et en cas de coup de bélier.
à équilibrer la poussée (tarage) du ressort. L’obturateur se Mais le piston est moins sensible à la variation de pression
ferme pour que la pression en aval corresponde à celle de et donc moins « réactif » à la stabilisation : son temps de
réglage. réaction est supérieur à celui de la membrane.
C’est pour cette raison que ces dispositifs sont
rarement utilisés comme stabilisateurs finaux dans les
installations.
Réducteur à piston
Réducteur à membrane
16
RÉDUCTEURS DE PRESSION PILOTÉS Lorsque la pression en aval augmente, l’obturateur qui
se trouve à l’intérieur du réducteur pilote se déplace vers
Dans un réducteur de pression normal, lorsque le débit la position de fermeture (comme pour un réducteur de
requis augmente, la pression en aval diminue par rapport pression standard). Le débit du circuit de by-pass diminue
à la pression de tarage. Ceci est dû à la perte de charge et la pression de contrôle (Pc) commence à augmenter,
à l’intérieur du dispositif. En d’autres termes, plus le débit créant ainsi une force sur la membrane du réducteur
requis est important, plus la pression de tarage s’éloignera principal qui déplace son obturateur en bas vers la position
de la pression réglée en aval. de fermeture.
Pour contraster ce phénomène, il est possible d’utiliser des
réducteurs de pression pilotés (ou réducteurs stabilisateurs
PSET
de pression) réalisés pour maintenir la pression en aval sur
une valeur constante, indépendamment des variations de
débit et des variations de la pression en amont. PC
Ces dispositifs sont recommandés pour supporter des
débits importants et ils comprennent :
1. réducteur principal renfermant un obturateur relié à
Pamont Paval
une membrane à travers un axe ;
2. circuit de by-pass ;
3. réducteur de pression pilote, soit un réducteur de
pression à action directe installé sur le circuit de by-
pass.
Le fonctionnement est commandé par le réducteur de
pression pilote alors que le réducteur principal fait office de
« multiplicateur » de tout ce qui se passe sur le réducteur.
Pamont Paval
PSET
PC
17
Filtre
CARACTÉRISTIQUES PRINCIPALES
La présence d’un filtre en amont du réducteur peut
Rappelons que le fonctionnement d’un réducteur de éviter des dysfonctionnements souvent attribués par
pression et ses caractéristiques principales sont identiques, erreur au réducteur de pression. On a parfois l’impression
qu’il s’agisse d’un réducteur à piston ou à membrane. que le réducteur n’arrive pas à maintenir la pression
Nous avons donc choisi de nous arrêter de manière plus programmée ; dans la plupart des cas, ce problème est
approfondie sur le réducteur de pression à membrane engendré par la présence d'impuretés qui se déposent sur
qui assure un meilleur réglage, en détaillant aux le siège d'étanchéité, ce qui provoque des fuites et par
conséquent l'augmentation de la pression en aval.
paragraphes suivants ses caractéristiques principales,
Il existe des réducteurs de pression intégrant un filtre
son dimensionnement et les différents types d’installation
inspectable, habituellement contenu dans un boîtier
possibles.
transparent spécifique, pour protéger le réducteur et
l’installation contre les impuretés éventuellement présentes
dans l’eau du réseau.
Siège normal
Le siège de l’obturateur est réalisé de sorte à disposer de La cartouche contenant la membrane, le filtre, le siège,
la même surface de poussée vers le haut que vers le bas. l'obturateur et le piston de compensation est généralement
De cette façon, la poussée de la pression en amont qui agit préassemblée en un seul bloc. Elle est extractible pour
sur l’obturateur est « annulée ». faciliter les opérations d'inspection et d'entretien.
Le réducteur à siège compensé assure plus de précision et
de stabilité du fait que le mouvement de l’obturateur n’est
pas influencé par la pression en amont.
18
Tarage du réducteur Résistance aux pressions élevées
4 6
4 6
4 6
4 6
2 8
2 8
2 8
2 8
0 bar 10
0 bar 10
0 bar 10
0 bar 10
4
4
6
6
2
2
8
8
0
0 bar
bar 10
10
19
Si l’onQdispose
total
= ndu∙ facteur ∙ Q bidet + on
de nsimultanéité,
Q év ier + ∙∙∙ obtient le
DIMENSIONNEMENT débit de projet de la façon suivante :
Q projet= S simultanéité∙ Q total
Le dimensionnement des réducteurs de pression prévoit
essentiellement les étapes suivantes : Normalement, après avoir 3obtenu la valeur du débit total,
10 ∙ 4 Q projet
• calcul du débit de projet ; le débit effectivement on obtient le débit
v =de projet à ∙partir des graphiques ou
nécessaire aux points de puisage varie énormément 60 ∙de
des tableaux faisant partie π la littérature
DN2 technique ou
en fonction du nombre d’appareils et du type de des normes. Pour cela, consulter le DTU60.11 et le guide
bâtiment. Il faudra donc calculer cette valeur avec « Calculs Pratiques de Plomberie Sanitaire » ([Link]-A.
précision pour obtenir le dimensionnement correct ; Giraud, éditions parisiennes 2008).
• calcul de la vitesse ; pour garantir un fonctionnement
précis et silencieux du réducteur, la vitesse de l’eau Calcul de la vitesse
doit respecter certaines valeurs (indiquées plus loin)
en fonction du débit de projet estimé. Pour éviter toute situation bruyante et l’usure rapide des
appareils de distribution, il convient que la vitesse de
Calcul du débit de projet l’eau dans les conduits ne dépasse pas la valeur limite
de 2 m/s pour les canalisations en sous-sol ou locaux
Rappelons que l’on obtient le débit de projet à partir du techniques,
débit total et du bon facteur de simultanéité. Il n’existe n ∙1,5Q m/s
Q total = de év ier
+dans
n ∙lesQcolonnes
bidet
+ ∙∙∙ montantes,
et 1 m/s pour les branchements d'étages (DTU60.11)..
aucune norme ou critère spécifique pour dimensionner les
Rappelons que la valeur de la vitesse du flux dépend du
réducteurs de pression mais il est conseillé de tenir compte Q projet= S simultanéité∙ Q total
débit effectif et de la section du conduit, selon la relation :
d’un coefficient de simultanéité pour ces dispositifs afin
d’éviter de les surdimensionner et pour garantir leur 103∙ 4 Q projet
fonctionnement optimal. v = ∙
Le choix du coefficient de simultanéité dépend de plusieurs 60 ∙ π DN2
facteurs, à savoir : où
• le type de point de puisage ; v = vitesse du flux [m/s]
• la quantité et le type d’appareils. QPROJET = débit du fluide [l/min]
Sachant que les critères de simultanéité se basent sur les DN = diamètre nominal [mm]
probabilités, les méthodes possibles risquent de présenter Un intervalle de vitesse de flux conseillé, sauf restrictions
des différences et peuvent être plus ou moins précises ou
précises, peut être :
prudentes en fonction de chaque cas. L'adoption ou pas
du critère de simultanéité est confiée au responsable de 1 m/s < v < 2 m/s
projet. Le DTU60.11 donne la formule suivante : Il suffira ensuite de choisir la dimension du réducteur de
S=(0,8 / (N-1) )x Cm où :
0,5 pression afin d’obtenir une vitesse de flux comprise dans
l’intervalle indiqué.
N est le nombre total de points de puisage.
Cm est le coefficient de majoration selon la destination du Le calcul analytique peut être remplacé par des diagrammes
batiment considéré. En règle générale, on convient d'un comme ceux qui sont représentés ci-dessous.
coefficient de majoration de 1 pour usages normales (ex.
logements), de 1,25 pour usages importants (ex.hôtels), et
de 1,5 pour usages intensifs (ex. gymnases).
On obtient le débit total en fonction du type d’appareils et V (m/s)
20
Diagramme de cavitation
RAPPORT DE RÉDUCTION ET DE CAVITATION
Pour réduire le plus possible le risque de cavitation
à l'intérieur du réducteur, ce qui pourrait entraîner un
Rapport de réduction
dysfonctionnement avec risque d'érosion sur la zone
d'étanchéité, de vibrations et de bruits, il est vivement
Le rapport de réduction d’un réducteur de pression
conseillé de faire référence aux conditions de travail
correspond au rapport entre la pression en amont (PM) et
indiquées sur le diagramme de cavitation.
la pression en aval (PV) ou pression réduite.
Exemple :
20
pression en amont PM = 15 bar Risque de
pression en aval PV = 3 bar cavitation élevé
Diagramme de cavitation
21
TYPES D'INSTALLATION
Installation simple
RÉDUCTEURS EN PARALLÈLE
22
Fonctionnement des réducteurs en parallèle
Pression
en aval
Réducteur by-pass
Pregby-pass
Réducteur principal
Preg princ.
réducteur principal « fermé »
Débit logements
Plage de travail Plage de travail
réducteur by-pass réducteur principal
4 4 4 4
3 5 3 5 3 5 3 5
2 6 2 6 2 6
23
RÉDUCTEURS EN SÉRIE
Exemple de dimensionnement
Si la pression disponible en amont correspond à 36 bar, l’arrivée Le dimensionnement correct prévoit l’utilisation de deux
d'eau doit assurer une pression de 4 bar. Le rapport de réduction réducteurs de pression en série.
qui en découle est donc 9:1, nettement au-dessus de la valeur Le réducteur de premier stade peut être réglé sur 12 bar, avec un
limite de 3:1. rapport de réduction de 3:1 (36:12). Un réducteur de deuxième
stade réglé sur 4 bar monté en série sur le premier peut intervenir
avec un rapport de réduction de 3:1 (12:4).
9:1
(36:4)
36 bar 4 bar 3:1 3:1
(36:12) (12:4)
36 bar 12 bar 4 bar
4040 4040
Haut risque
Haut risque
3636 dede
cavitation 3636 2e2e
cavitation
Pression en amont (bar)
stade
Pression en amont (bar)
24
PROTECTION CONTRE LES SURPRESSIONS
EN AVAL DU RÉDUCTEUR
groupe
Si la pression en aval du réducteur augmente, celui-ci de sécurité
fonctionnera comme un clapet anti-retour. Pour mieux
comprendre ce comportement, faire référence à l’image
ci-dessous qui montre bien qu’une pression élevée en
aval entraîne la fermeture de l’obturateur du réducteur zone sujette aux
surpressions
de pression du fait qu’elle force la membrane. De cette
manière, l’eau reste bloquée entre le robinet de puisage
3 bar
et le réducteur. Si le volume d’eau augmente sous l’effet
d’une hausse de la température, la pression augmente,
ce qui risque, dans la plupart des cas, de rompre les
membranes des réducteurs.
25
Il est donc possible de dimensionner le ballon de la façon
DÉBIT DE RÉSEAU TROP FAIBLE suivante :
• méthode analytique simplifiée en l’absence des
Les arrivées d’eau ne présentent pas que des problèmes de données correspondant au profil d’utilisation ;
pressurisation ; dans certains cas, les réseaux n'assurent • méthode graphique en présence des données
pas les résultats prévus à cause d’un débit insuffisant. correspondant au profil d’utilisation.
Ces problèmes se présentent généralement lorsque le
réseau d’alimentation a été sous-dimensionné au niveau MÉTHODE ANALYTIQUE SIMPLIFIÉE
du point de prélèvement ou pour une diminution des
ressources hydriques. Il s’agit d’une méthode de dimensionnement approximative
Dans les deux cas, il faudra prévoir une réserve basée essentiellement sur deux hypothèses :
d’eau capable de répondre aux exigences du réseau • la demande maximale de débit de projet (Qpr) est
de distribution, y compris lorsque le débit du circuit concentrée sur une ou plusieurs périodes de pointe
d’alimentation est insuffisant. (tp) ;
Le ballon d’accumulation, ou réserve d’eau, a pour but • les périodes de pointe sont assez éloignées l’une de
de stocker l’eau dans les périodes où l’exigence baisse l’autre pour un temps de recharge (Trech) du ballon
et de la mettre à disposition dans les périodes de pointe. d’accumulation au débit disponible (Qdisp).
Il est possible de calculer l’accumulation avec précision Si toutes ces hypothèses se vérifient et sachant que le
en étudiant la tendance horaire des consommations d’eau débit de projet (Qpr) tient déjà compte de la simultanéité
(profil d’utilisation). Le diagramme ci-dessous illustre à laquelle l’eau est utilisée, il est possible de calculer le
l’exemple d’un immeuble de type résidentiel. volume d’accumulation à partir de la formule :
V = t p∙ ( Q pr- Q disp)
V = t p∙ ( Q pr- Q disp)
En vérifiant que
(( QQVV ))
3,5
T rech >
T rech > disp
3 disp
où
V = F∙ V
2,5
V = volume V b a l l o n = du
théorique
ballon
F ballon (l)
s∙ V
s
Qpr = débit de projet (l/h)
Qdisp = débit disponible (l/h)
Volume utilisé [m3]
tp = période de pointe
V = t p ∙ ( Q p r - Q d i s p ) (h)
2
( V
)
1,5
Le volume théorique est normalement accompagné d’un
T
facteur de sécuritér e c(F > Q
h s) afin ded i spouvoir répondre aux
p
1 consommations occasionnellement plus importantes.
V ballon= F s∙ V
0,5
Il sera nécessaire de repressuriser le réseau d’arrivée en
aval du ballon d’accumulation (voir explication page 5).
0
0 3 6 9 12 15 18 21 24
Temps
26
MÉTHODE GRAPHIQUE
Cette méthode de dimensionnement est plus précise car elle tient compte des données correspondant au profil d’utilisation.
Pour éviter des calculs longs et compliqués, il est possible de tracer une courbe d’utilisation sur une longue période, qui
servira à élaborer graphiquement le volume du ballon d’accumulation, comme le montre l’encadré ci-dessous.
20
20 20
20
15
15 15
15
20
20 20
20
utilisé [m3]
[m3]
utilisé [m3]
[m3]
10
10 10
10
Volume utilisé
Volume utilisé
15
15 15
15
55 55
Volume
Volume
[m3]
[m3]
utilisé [m3]
utilisé [m3]
10
10 10
10
00 00
Volume utilisé
Volume utilisé
55 55
-5
-5 -5
-5
Volume
Volume
00 33 66 99 12
12 15
15 18
18 21
21 24
24 00 33 66 99 12
12 15
15 18
18 21
21 24
24
00 Temps
Temps 00 Temps
Temps
-5
-5
1. Courbe d’utilisation cumulative -5
-5
2. Ligne d’utilisation moyenne
00
La 33courbe
66
représente
99 12
12 15
la tendance
15 18
18 21
21
du24
24
L’inclinaison
00 33 66
de99
la 12ligne
12
qui relie
15
15 18
18
le2121point
24
24
volume total d’eauTemps prélevée en une
Temps de départ (0) avecTemps
le point d’arrivée de la
Temps
journée. On l’obtient en additionnant courbe d’utilisation cumulative représente
progressivement les données de la le débit moyen des dérivations sur une
tendance horaire des consommations journée.
20
20
d’eau. 20
20
15
15 15
15 Volume
Volume
ballon
ballon
20
20 20
20
utilisé [m3]
[m3]
utilisé [m3]
[m3]
10
10 10
10
Volume utilisé
Volume utilisé
15
15 15
15 Volume
Volume
55 55
ballon
ballon
Volume
Volume
[m3]
[m3]
utilisé [m3]
utilisé [m3]
10
10 10
10
00 00
Volume utilisé
Volume utilisé
55 55
-5
-5 -5
-5
Volume
Volume
00 33 66 99 12
12 15
15 18
18 21
21 24
24 00 33 66 99 12
12 15
15 18
18 21
21 24
24
00 Temps
Temps 00 Temps
Temps
-5
-5 -5
-5
00 33 66 99 12
12 15
15 18
18 21
21 24
24 00 33 66 99 12
12 15
15 18
18 21
21 24
24
Temps
Temps Temps
Temps
27
RÉSEAU DE BOUCLAGE ET
RÉDUCTEURS DE PRESSION
✓ ✗
Ballon Ballon
T
28
APPLICATIONS DOMESTIQUES
SCHÉMAS D’INSTALLATION
Dans ce type d'installation, les réseaux de distribution
sont en général peu étendues et desservent au plus 2 ou
Les pages qui suivent présentent des schémas
3 étages.
d’installations typiques pour les réducteurs de pression.
Ces installations présentent toutefois un risque de
Nous analyserons d’abord les réseaux de distribution de
surpression à l'entrée du réseau d'alimentation, surpression
l’eau froide sanitaire sur des applications domestiques
qui peut être constante ou qui peut se concentrer sur
de petites dimensions ; après quoi, nous examinerons les certains moments de la journée, comme cela se produit
réseaux de distribution des grands immeubles qui, nous pour les installations alimentées par le réseau public.
le verrons, impliquent une gestion correcte de la pression. Pour protéger ce type de réseau, il convient d’installer un
En dernier lieu, nous étudierons les schémas concernant la réducteur de pression général.
distribution de l’eau chaude sanitaire. Le tarage de la pression est la plupart du temps réglé entre
1,5 et 3 bar.
Réseau d’irrigation
Ballon
T
eau chaude
Réseau
d'eau
29
GRANDS IMMEUBLES Pour le cas n° 2, les colonnes peuvent être reliées en
parallèle et les réducteurs de pression seront dimensionnés
Les réseaux desservant les grands immeubles perdent pour le débit de chaque colonne montante. Les rapports de
souvent de la pression aux étages supérieurs : cette perte réduction sont plus élevés pour les réducteurs installés sur
de pression peut varier de 0,3 à 0,4 bar par étage. les colonnes desservant les premiers étages.
Deux cas sont possibles : Pour le cas n° 3, les colonnes peuvent être reliées en
• pression disponible suffisante pour alimenter le série à partir de celle qui dessert les derniers étages. Dans
logement le plus défavorisé (normalement au dernier ce cas, dimensionner le premier réducteur en fonction
étage) ; dans cette condition, les premiers étages du débit total. Le réducteur suivant, qui est de deuxième
disposent d’une pression trop élevée ; stade, résulte avantagé et il intervient avec un rapport de
• pression disponible insuffisante pour alimenter réduction inférieur.
le logement le plus défavorisé ; lorsque la pression
Lorsqu’il est impossible ou difficile de diviser les colonnes
au pied de la colonne montante est trop basse, les
d’arrivée d’eau, comme pour le cas n° 4, il suffit d’utiliser
derniers étages ne seront pas alimentés correctement.
une seule colonne et d’équiper chaque étage ou chaque
Dans les deux cas, il est difficile de desservir correctement
logement d’un réducteur de pression. Cette solution assure
plus de 4 ou 5 étages.
une distribution optimale de la pression aux logements
mais est réservée aux colonnes desservant 15 ou 16
Pression disponible suffisante
étages, pour éviter des rapports de réduction trop élevés.
Pour le cas n° 1, la pression disponible est suffisante
pour alimenter le logement le plus défavorisé. Il est donc
possible de répartir l’alimentation principale sur plusieurs
colonnes montantes. Chaque colonne montante dessert 4
ou 5 étages ; la pression de celle qui dessert les premiers
étages peut être réglée à travers un réducteur de pression.
30
Cas 1 Cas 2
6 bar 4 bar
4 bar
Cas 3 Cas 4
31
Pression disponible insuffisante Il est possible de prévoir un surpresseur dédié à chaque
colonne d’arrivée d’eau (cas n° 2) et dimensionné selon le
Dans la plupart des grands immeubles, la pression débit de projet correspondant.
disponible est souvent insuffisante pour les logements les Il est également possible d’installer un seul surpresseur sur
plus défavorisés, c’est-à-dire ceux des derniers étages. la ligne principale, associé à un réducteur de pression sur
Dans ces cas, il faut installer un ou plusieurs surpresseurs la colonne desservant les premiers étages (cas n° 3). Pour
en évitant, comme pour les situations préalablement cette application, dimensionner le surpresseur en fonction
analysées, de desservir les logements des premiers étages du débit de projet de tout l’immeuble et de la pression
à une pression trop élevée. nécessaire pour desservir la colonne la plus défavorisée.
Lorsque la pression disponible n'est suffisante que pour En dernier lieu, il est également possible de ne pas répartir
desservir les premiers étages (cas n° 1), il est possible de l’amenée d’eau sur plusieurs colonnes d’alimentation,
diviser les colonnes d’alimentation, à savoir : d’utiliser un seul surpresseur et de réduire localement la
• desservir directement les premiers étages ; pression à chaque étage (cas n° 4) ou à chaque logement.
• utiliser un surpresseur pour desservir les derniers Rappelons que cette solution permet de disposer de la
étages. pression optimale pour chaque logement et évite de répartir
Dimensionner le surpresseur en tenant compte uniquement le réseau sur plusieurs colonnes d’alimentation. En cas
du débit de projet des derniers étages et non pas du débit d’immeubles particulièrement hauts, le rapport de réduction
total de tout l’immeuble. aux étages inférieurs pourrait s’avérer trop élevé ; dans ces
Par contre, si la pression disponible n’assure pas une cas, il est nécessaire d’installer des réducteurs en série.
bonne distribution aux premiers étages, il faudra pressuriser
tout le réseau (cas 2, 3 et 4).
Cas 1
1,6 bar
2 bar
2,4 bar
2,8 bar
3,2 bar
3,6 bar
1,5 bar
1,9 bar
2,3 bar
2,7 bar
3,1 bar
Surpresseur
3 bar 6 bar
3,5 bar
32
Cas 2
1,6 bar
2 bar
2,4 bar
2,8 bar
3,2 bar
3,6 bar
1,5 bar
1,9 bar
2,3 bar
2,7 bar
3,1 bar
Surpresseur Surpresseur
1,5 bar
Cas 3 Cas 4
2 bar 3 bar
Surpresseur Surpresseur
33
DISTRIBUTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE • anomalies possibles sur le bouclage en cas
d’installation incorrecte des réducteurs de pression
L’ECS peut être produite de différentes manières : (voir page 28).
• production centralisée, avec ballon dans une chaufferie Pour les immeubles moyennement hauts (Cas n° 1),
et réseau de distribution dédié ; c’est-à-dire entre 10 et 15 étages, il convient de prévoir
• production autonome, normalement par module une seule colonne d’alimentation d’eau et deux réducteurs
thermique d’appartement, chaudière murale ou de pression pour chaque étage ou appartement : l’un
chauffe-eau. dédié à la distribution de l'eau froide et l'autre pour l’eau
chaude sanitaire. Rappelons que les réducteurs installés
Production centralisée sur le circuit ECS doivent pouvoir résister aux températures
élevées.
Analysons les aspects concernant la pression de
distribution de l’eau chaude sanitaire dans de grands Pour les tours (Cas n° 2), il convient d’éviter la répartition
immeubles, avec une production centralisée. sur plusieurs colonnes d’alimentation à cause de la hauteur
Au-delà des problèmes vus auparavant au sujet de la à desservir, contrairement à ce qui a été dit aux pages
distribution de l’eau froide sanitaire, il est important de tenir précédentes à propos des réseaux d’EFS.
compte des aspects suivants : Elles ne sont pas utiles dans ce cas car en plus de la
• apparition de la cavitation favorisée par les nécessité d'avoir des canalisations spécifiques pour l'eau
températures élevées ; froide et l'eau chaude, il faut prévoir autant de circuits de
• effets de la température élevée sur les matériaux de bouclage que de colonnes d'alimentation.
chaque composant ;
Appartement
LAC CALEFFI
IFFECALEFFI
CALEFFI
LAC
IFFECALEFFI
CALEFFI
LAC
IFFECALEFFI
CALEFFI
LAC
IFFECALEFFI
Ballon
d'eau chaude
Surpresseur
Cas 1 : distribution d’eau chaude et froide dans des immeubles moyennement hauts
34
Ce type d’installation s’avère donc particulièrement un réducteur de pression à chaque étage ou dans chaque
coûteuse. La longueur des canalisations d’eau chaude (et appartement, aussi bien sur le circuit d’eau chaude que sur
du bouclage) impliquent une grande dispersion thermique, celui d’eau froide, l'eau sera distribuée correctement.
avec à la clé un préjudice économique important. Une solution alternative prévoit l’installation d’un échangeur
Pour y remédier, il est possible de dédoubler uniquement de chaleur à la place du ballon du fait que ce composant
le circuit de l’EFS et de prévoir la production d’ECS à des résiste mieux aux pressions élevées.
étages intermédiaires, appelés étages techniques. Il convient d’étudier les différentes possibilités en phase de
De cette façon, la longueur du réseau diminue projet en termes de faisabilité et de coûts.
considérablement et les composants (ballons et réducteurs)
ne subissent plus des pressions trop élevées. En installant
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
3 bar
Surpresseur
3 bar 18 bar
Cas 2 : distribution d’eau chaude et froide sanitaire dans des tours
35
Production autonome Les avantages de ce type d’installation sont les suivants :
• moindres frais d’installation des réseaux d’alimentation ;
Si l’intérêt technique et économique de la réalisation d’un • moins de perte de chaleur destinée à maintenir la
réseau de distribution d’ECS n'est pas retenu, il peut s’avérer température du réseau d’alimentation d’eau chaude
utile de recourir à la production locale l’ECS à travers, par sanitaire et de son bouclage ;
exemple, des « Modules Thermiques d'Appartement ». • réduction de la prolifération bactérienne sur le réseau
Consulter le Guide technique pour la mise en œuvre des de distribution de l’eau chaude sanitaire.
Modules Thermiques d'Appartement du COSTIC -Avril La production autonome d’ECS est possible aussi bien
2016- (téléchargeable sur le site Caleffi : [Link] dans les immeubles moyennement hauts que dans les
[Link]/sites/default/files/file/guide_technique_mta_ tours.
costic_avril_2016p.[Link] ) qui analyse ces Dans le premier cas (Cas n° 3), il suffira de prévoir un
dispositifs en mesure de produire de l’eau chaude à travers réducteur de pression par étage ou appartement sur le
un échangeur de chaleur instantané, en dérivant l’énergie circuit de l'eau froide.
thermique du circuit de chauffage. Dans le deuxième cas (Cas n° 4), il faudra installer deux
Dans cette configuration, il suffira de garantir la bonne réducteurs en série aux premiers étages pour éviter une
pression sur le réseau de distribution d’eau froide telle pression excessive et des rapports de réduction trop
qu’elle est expliquée aux pages précédentes. élevés.
C CALEFFI
IFFELA
C CALEFFI
IFFELA
Surpresseur
Cas 3 : distribution d’eau froide dans des immeubles moyennement hauts
Production d’eau chaude par système autonome.
36
3 bar 30e étage
3 bar 9e étage
3 bar 8e étage
3 bar 7e étage
3 bar 6e étage
3 bar 5e étage
3 bar 4e étage
3 bar 3e étage
3 bar 2e étage
Surpresseur
3 bar 12 bar
Module Thermique
d'Appartement
37
Ce sont là des exemples d’utilisation d’eau potable liés
ÉCONOMIE D’EAU au volume. Viennent ensuite les exemples d’ utilisation
liés au temps, pour lesquels un débit plus puissant aux
robinets représente un véritable gaspillage. Par exemple,
La pression des réseaux d’arrivée d’eau sanitaire doit être
se laver les mains, prendre une douche ou rincer la
distribuée de manière équilibrée pour assurer un service
vaisselle sont des actions qui impliquent l’ouverture d’un
régulier et éviter des problèmes liés au bruit ou aux coups
robinet pendant un certain temps.
de bélier dans les canalisations. Les pressions élevées
Dans ces cas, si la pression qui arrive aux robinets est
fournissent un débit supérieur au besoin effectif, entraînant
trop élevée, l’eau sera gaspillée car toute la quantité qui
un gaspillage d’énergie et surtout d’eau potable.
s’écoule n’est pas nécessaire.
Si un robinet normal n’est pas équipé d’un dispositif
La consommation d’un logement desservi par une pression
servant à limiter le débit, il laissera s’écouler une plus
élevée peut doubler, comme le montre le graphique,
grande quantité d’eau lorsque la pression en amont
par rapport à un logement où la pression a été réglée
augmente.
correctement.
L’image ci-dessous représente parfaitement cette
Pour un logement moyen, la consommation
situation.
temporelle peut être estimée entre 50% et 60% de la
consommation totale.
5 min
12
11 1
10 2
UTILISATION QUOTIDIENNE 40 %
9 3
LIÉE AU VOLUME
8 4
7 5
6
- basse haute
1,5 bar pression pression
+13 litres
2 bar
+21 litres
2,5 bar
+27 litres
3 bar
UTILISATION QUOTIDIENNE 60 %
+32 litres LIÉE AU TEMPS
3,5 bar
+38 litres
4 bar
+45 litres
4,5 bar
basse haute
pression pression
Lorsque la pression de distribution en amont des robinets
est élevée, le débit risque de dépasser d’une fois et demie 10 min 10 min
le débit de projet.
12 12
11 1 11 1
10
9
2
3 90 litres 9
10 2
3 200 litres
Pour économiser l’eau, il est important de savoir qu’en
8 4 8 4
7 5 7 5
6 6
38
Exemple
SANS RÉDUCTEUR
Cas 1
Évolution de Évolution
la pression du débit
5 bar
Gaspillage quotidien 5,0 m3 + 29%
Consommation régulière quotidienne 17,3 m3
39
Les cas 2 et 3 analysent deux situations pour lesquelles la pression Pour le cas n° 4, la figure représente une distribution partant d’une
de distribution est maintenue constante à travers l’utilisation de colonne montante équipée de réducteurs de pression à chaque
plusieurs colonnes montantes desservies à des pressions différentes. étage. Cette solution permet d’avoir aux robinets une pression très
Pour le cas n° 2, nous avons une distribution à deux colonnes proche de celle de projet, assurant un débit correct. Il est possible
montantes : l’une desservant les cinq derniers étages et l’autre d’obtenir les mêmes résultats avec des limiteurs de débit montés sur
desservant les autres étages. Comme le montrent les données les robinets ; cependant, le contrôle de la pression de distribution en
présentes sur la figure, la distribution est améliorée et la amont représente la solution la plus fiable et la plus durable. En effet,
consommation baisse par rapport à une situation ne comptant les utilisateurs pourraient changer leurs robinets et installer des
qu’une seule colonne, mais elle dépasse encore de 16% la situation modèles sans limiteur de débit.
idéale.
Pour le cas n° 3, nous avons analysé une distribution à trois colonnes Comme nous l'avons brièvement analysé, l'étude des réseaux
montantes : ici aussi, la meilleure répartition des pressions permet de d'alimentation d'eau en intégrant un bon équilibrage des
réduire l’augmentation de la consommation d’eau par rapport à la pressions permet non seulement de préserver les conditions de
situation de référence où tous les robinets fonctionnent au débit de bons fonctionnements des appareils, mais aussi de faire de
projet correct. considérables économies de consommation d'eau potable.
LIGNE DOUBLE
Cas 2
Évolution de Évolution
la pression du débit
40
Cas 3
Évolution de Évolution
la pression du débit
Cas 4
Évolution de Évolution
la pression du débit
41
Réducteurs de pression pour eau froide
Série 533.
Réducteur de pression incliné.
Cartouche et filtre extractibles.
Caractéristiques techniques
Corps en laiton.
Chromé.
Raccords femelle.
Pmax en amont : 16 bar.
Pression de tarage en aval : de 1 à 6 bar.
Tmax d’exercice : 40°C.
Série 5350
Réducteur de pression avec cartouche monobloc
extractible.
Avec indicateur de pré-réglage.
Caractéristiques techniques
Corps en laiton anti-dézincification.
Raccord union mâle.
Pmax en amont : 25 bar.
Pression de tarage en aval : de 1 à 6 bar.
Tmax d’exercice : 40°C.
Homologué EN 1567.
BREVETÉ
Série 5351
Réducteur de pression avec cartouche monobloc
extractible.
Cartouche filtrante en acier inox avec boîtier
transparent.
Avec indicateur de pré-réglage.
Caractéristiques techniques
Corps en laiton.
Raccord union mâle.
Pmax en amont : 25 bar.
Pression de tarage en aval : de 1 à 6 bar.
Tmax d’exercice : 40°C.
Lumière des mailles du filtre Ø : 0,28 mm.
Homologué EN 1567.
42
Réducteurs de pression pour eau froide et chaude
Série 539
Réducteur de pression.
Caractéristiques techniques
Corps en laiton anti-dézincification.
Équipé de deux raccords femelle-mâle.
Pmax en amont : 25 bar.
Pression de tarage en aval : de 1 à 5,5 bar.
Tarage d’usine : 3 bar.
Tmax d’exercice : 80°C.
Homolgué NF
Série 5350..H
Réducteur de pression avec cartouche monobloc
extractible.
Caractéristiques techniques
Corps en laiton antidézincification « LOW LEAD ».
Raccord union mâle.
Pmax en amont : 25 bar.
Pression de tarage en aval : de 1 à 6 bar.
Tmax d’exercice : 80°C.
Performances conformes à la norme EN 1567.
Série 5360
Réducteur de pression avec cartouche extractible.
Caractéristiques techniques
Corps en laiton anti-dézincification.
Raccord union mâle.
Pmax en amont : 25 bar.
Pression de tarage en aval : de 0,5 à 6 bar.
Tmax d’exercice : 80°C.
Performances conformes à la norme EN 1567.
43
Réducteurs de pression pour hautes pressions (PN 40)
Série 5360
Réducteur de pression de premier stade.
Pression de tarage en aval : de 10 à 15 bar.
Corps en laiton anti-dézincification.
Avec manomètre inox à bain de glycérine : 0÷25 bar.
Raccords : raccords union 1/2” et 1/4” M
Série 5360
Réducteur de pression de deuxième stade.
Pression de tarage en aval : de 0,5 à 6 bar.
Corps en laiton anti-dézincification.
Avec manomètre inox à bain de glycérine : 0÷10 bar.
Raccords : raccords union 1/2” et 1/4” M
3 Ils réduisent et stabilisent la pression d’entrée provenant du réseau public, généralement trop élevée et
variable pour un usage domestique.
RAPPORT DE RÉDUCTION
Pour éviter le phénomène de cavitation à l’intérieur du composant, il est conseillé de maintenir le
rapport entre la pression maximale en amont et la pression réglée en aval sur une valeur inférieure ou
égale à 3. Par exemple, s’il faut passer d’une valeur de pression en amont de 36 bar à une valeur en
aval de 4 bar, le dimensionnement correct prévoit l’utilisation de deux réducteurs de pression en série.
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Réducteur de pression à brides
Série 576
Réducteur de pression.
Caractéristiques techniques
Corps en fonte, PN 16.
Raccords à brides PN 16.
Dimensions de DN 65 à DN 150.
Pression maxi en amont : 16 bar.
Pression de tarage en aval : 2÷14 bar.
Livré avec deux manomètres.
Série 578
Réducteur stabilisateur de pression.
Caractéristiques techniques
Corps en fonte, PN 25.
Raccords à brides : DN 65÷DN 150, PN 16
DN 200÷DN 300, PN 10.
Dimensions de DN 65 à DN 300.
Pression maxi en amont : 25 bar.
Pression de tarage en aval : 2,1÷21 bar.
Livré avec deux manomètres.
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Réducteurs de pression pour applications spéciales
Série 533..H
Micro-réducteur de pression incliné pour les
applications spéciales : distributeurs d’eau, de
boissons et machines à café.
Cartouche et filtre extractibles.
Caractéristiques techniques
Corps en laiton antidézincification « LOW LEAD ».
Pmax en amont : 16 bar.
Pression de tarage en aval : de 0,8 à 4 bar.
Tmax d’exercice : 80°C.
Débit max. conseillé : 6 l/min.
3 Conçu expressément pour les applications où il est nécessaire de réduire et de stabiliser avec précision la
pression d’arrivée d’eau provenant du réseau public en présence d’un débit faible
3 Les performances de cette série de micro-réducteurs sont certifiées conformes à la norme EN 1567
Représentation à l’échelle
Réducteur
72,5
FFI
standard 1/2" CALE
72
Réducteur micro
57,5
3/8"
52
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Logiciel de détermination
Le logiciel PIPE SIZER est également disponible pour la numérisation des TABLEAUX DES PERTES DE CHARGE
D’AIR ET D’EAU. Il est possible de dimensionner les canalisations d’air et d’eau ou de calculer les pertes de charge
ou de corriger un réseau déjà présent.
Logiciel de
Software di dimensionnement
dimensionamento disponible
disponibilesur
su
[Link],
[Link]. .,Apple
AppleStore
StoreeteGoogle
Googleplay.
play.
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Un meilleur contrôle de la pression pour un
minimum de gaspillage d'eau
Série 5350H
Réducteur de pression haute température
• Modèle compact • Préréglage de la pression avec indicateur
• Facile à installer et à entretenir de tarage
• Faibles pertes de charge
Eau sanitaire
[Link]