Memoire Final PDF
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Thème
3ème Promotion
Nous tenons tout d’abord à remercier Dieu le tout puissant et miséricordieux, qui nous a donné la
force et la patience d’accomplir ce Modeste travail.
En second lieu, nous tenons à remercier Mme ALLALENE Keltoum, notre encadreur pour son
précieux conseil et son aide durant toute la période du travail, sans oublier Melle TITA Soumeya
notre tutrice de stage toujours à disposition pour répondre aux questions de manière très cordiale,
ainsi que Mr OUAMARA Abderahmane, Mr DERGHAL Fayçel pour leur accueil chaleureux , leur
documentation fournie et leurs conseils.
Nos vifs remerciements vont également aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont porté à notre
recherche en acceptant d’examiner notre travail et de l’enrichir par leurs propositions.
Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à tous les professeurs qui nous ont enseigné et
qui par leurs compétences nous ont soutenu dans la poursuite de nos études.
Enfin, nous tenons également à remercier toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à
la réalisation de ce travail.
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail :
A mon père : Je te dois ce que je suis aujourd’hui et ce que je serai demain et je ferai toujours de
mon mieux pour rester ta fierté et ne jamais te décevoir. Que dieu le tout puissant te préserve,
t’accorde santé, bonheur, quiétude de l’esprit et te protège de tout mal.
A mes grands parents, Que Dieu vous préserve santé et longue vie.
A ma copine Sarah ZIANE CHAOUCH, Soraya, Taous, Lamia et à tous mes amis.
Siham
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail :
A ma très chère mère : Tu représentes pour moi le symbole de la bonté par excellence, la source de
tendresse, qui n’a jamais cessé de m’encourager, de sacrifier et de prier pour moi. Ta prière et ta
bénédiction m’ont été d’un grand secours pour mener à bien mes études. Je te dédie ce travail en
témoignage de mon profond amour. Puisse Dieu, le tout puissant, te préserver et t’accorder santé,
longue vie et bonheur.
A mon cher Papa : Aucune dédicace ne saurait exprimer l’amour, l’estime et le respect que j’ai pour
toi, tu as toujours était un exemple de courage. Rien au monde ne vaut les efforts fournis jour et nuit
pour mon éducation et mon bien être. Ce travail est le fruit de tes sacrifices que tu as consentis pour
mon éducation et ma formation.
A ma grand-mère paternelle, mon oncle et sa femme, mes tentes et tous les membres de ma famille
petits et grands Veuillez trouver dans ce modeste travail l’expression de mon affection.
A ma belle-famille : Vous m’avez accueilli à bras ouverts dans votre famille. En témoignage de
l’attachement, de l’amour et de l’affection que je porte pour vous. Je vous dédie ce travail avec tous
mes vœux de bonheur, de santé et de réussite.
A mon fiancé : Tes sacrifices, ton soutien moral, ta gentillesse, ton profond attachement m'ont
permis de réussir mes études. Sans ton aide, tes conseils et tes encouragements ce travail n'aurait vu
le jour.
Que ce travail soit le fuit de votre soutien infaillible, Merci d’être toujours là pour moi.
Sarah
Sommaire
INTRODUCTION GENERALE……………………………………………. 1
Introduction :………………………………………………………………. 4
Conclusion…………………………………………………………………. 26
Réglementaire……………………………………………………………. 27
Introduction…………………………………………………………….
Section1 : Les accords de Bâle et la notion du risque opérationnel... 27
Conclusion…………………………………………………………………. 49
Introduction………………………………………………………………. 50
Conclusion…………………………………………………………………. 70
[Texte] Page 1
Sommaire
CHAPITRE IV : Identification, évaluation et gestion du risque opérationnel
au sein de Gulf Bank Algeria……………………………………………. 75
Introduction………………………………………………………………… 75
Conclusion……………………………………………………………… 115
[Texte] Page 2
Introduction générale
Des faillites de plus en plus conséquentes ont perturbé la stabilité du système bancaire
international. On peut constater que certains facteurs internes à l’entreprise peuvent quelques
fois générer des dégâts considérables. En effet, l’analyse de ces « catastrophes bancaires »
met en exergue le fait qu’elles résultent souvent de défaillances dans le système de contrôle
interne et de gouvernance des établissements, une faible supervision des employés, un
manque de reporting, une organisation déficiente, une défaillance dans le système
d’information, des erreurs humaines …
En effet, ce risque n’est pas nouveau, il a toujours existé, mais les économistes ont surtout
mis l’accent sur les risques de crédit et de marché passant sous silence le risque opérationnel.
Les banques ont vite fait les frais de cette omission, la faillite de la banque Brings en 1995
avec une perte de 850 millions de livres sterling, l’affaire Madoff considérée comme l’une des
plus grande escroqueries de l’histoire a engendré une perte de près de 50 milliards de dollars,
la crise des Subprimes qui s’est traduite par un effondrement du système financier mondial
avec une perte estimé à près de 500 milliards de dollars en un an. Bien que les plus
médiatisées dans le monde, ces scandales ne sont pas des cas isolés et ont permis de prouver
aux régulateurs ainsi qu’aux banques et institutions financières que les dysfonctionnements
opérationnels pouvaient générer des dégâts considérables. A cet effet, la gestion du risque
opérationnel devient alors une nécessité.
La profession bancaire a assuré une refonte de son système de mesure des risques, par la mise
en place de Bâle II en 2006 avec pour principale innovation l’intégration du risque
opérationnel dans le ratio de solvabilité Mc Donough.
[Texte] Page 1
Introduction générale
Dans cette optique, et pour pouvoir concrétiser ses objectifs, la banque s’efforce à mettre en
œuvre des systèmes de contrôle interne très performants et complexes. Il ne s’agit pas
simplement d’une procédure appliquée à un moment donné ; mais plutôt d’un système qui
doit fonctionner en continu à tous les niveaux de la banque sous la responsabilité du conseil
d’administration et de la direction générale.
Les objectifs sont notamment d’établir une culture de contrôle des risques de toutes les
activités et plus particulièrement du risque opérationnel provenant de processus internes
défaillants ou inadaptés ou des évènements provenant de l’extérieur.
C'est dans cette optique que s'intègre notre travail de recherche où il s'agit d'étudier
l’identification, l’évaluation et la gestion du risque opérationnel lié à l'activité bancaire pour
une analyse Claire et détaillée.
Problématique de recherche :
Quels sont les outils de couverture que la banque peut utiliser pour la gestion du
risque opérationnel ?
[Texte] Page 2
Introduction générale
Hypothèses de recherche :
Méthodologie de recherche :
Pour effectuer notre cas théorique nous avons opté pour des recherches
bibliographiques, articles, travaux universitaires, webographies.
Pour effectuer notre étude de cas nous avons opté pour des méthodes qualitatives et
quantitatives.
Structuration du mémoire :
Afin de permettre une compréhension claire de notre étude, nous allons diviser notre travail
en quatre chapitres. Dans un premier chapitre, nous allons présenter le contrôle interne
bancaire et les différents risques relatifs à son activité.
Le quatrième chapitre nous permettra de mettre en pratique les aspects théoriques évoqués en
1er et 2emeet 3emechapitres, à savoir la mise en place et le suivi des cartographies risques
opérationnels (RCSA), la réalisation des plans d’actions et la gestion des Key Risk Indicator(
KRI) en donnant un exemple de déclaration d’incident.
[Texte] Page 3
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire.
Introduction :
Les risques et les contrôles sont littéralement inséparables. Cela signifie que les risques doivent
d’abord être identifiés et évalués, puis traités et atténués par l’existence d’un solide système de
contrôle interne.
Avec l’arrivée du règlement 11-08 relatif au contrôle interne des banques et établissements
financiers, le contrôle interne et le management des risques sont envisagés simultanément.
Ce dernier oblige les banques et les établissements financiers à mettre en place un système de
contrôle interne efficace et robuste, ainsi que des systèmes et des procédures leur permettant
d’appréhender les risques auxquels ils sont exposés.
Nous allons exposer dans ce premier chapitre les notions relatives au contrôle interne et les
différents risques relatifs à l’activité bancaire.
Le COSO1 est un référentiel de contrôle interne visant à limiter les tentatives de fraudes dans les
rapports financiers des entreprises. Il a été défini par le « Committee of Sponsoring Organisation of
the Tread way Commission » en 1992. Toutefois, ce n'est qu'à partir de 2002 que le modèle COSO
a véritablement émergé. Les lois américaines rendant obligatoire l'évaluation du contrôle interne
pour les sociétés faisant appel à l'épargne publique (suite aux scandales Enron et Worldcom), il est
alors adopté comme référentiel. En France, il faut attendre la loi de sécurité financière de 2003 pour
le voir se développer.
Le contrôle interne aide les entités à réaliser leurs principaux objectifs, à maintenir et à améliorer
leur performance. Le référentiel intégré de contrôle interne permet aux organisations de développer
de manière efficace et efficiente des systèmes de contrôle interne qui s’adaptent aux évolutions de
l’environnement économique et opérationnel, visent à maîtriser les risques en les ramenant à des
niveaux acceptables ; ils permettent une prise de décision éclairée et une bonne gouvernance.
Le COSO, qui note que « le contrôle interne signifie des choses différentes pour des personnes
différentes », en propose la définition suivante :
1
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/coso consulté le 12 /07 /2017 à 16 :17
[Texte] Page 4
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
« Le contrôle interne est défini globalement comme un processus, mis en œuvre par le conseil
d’administration, le management et les autres membres du personnel, conçu pour donner une
assurance raisonnable quant à la réalisation d’objectifs dans les catégories suivantes :
- la protection du patrimoine.»2
La définition citée ci-dessus pose les bases de la fonction du contrôle interne au sein d'une entité
financière. On y retrouve ainsi les grands rôles que joue le contrôle interne dans la gestion du risque
opérationnel. Deux aspects essentiels sont à souligner dans cette définition. Tout d'abord le contrôle
interne intervient en tant que processus mobilisant tous les acteurs de la banque : « Le contrôle
interne n'est pas un ensemble statique». Celui-ci se limite à un ensemble de procédures et à une
accumulation de vérifications ou d'actions de contrôle. Ainsi pour être efficace le contrôle interne
doit faire l'objet d'une implication de toutes les équipes de direction afin d'impulser la dynamique,
promouvoir, accompagner et coordonner ses actions au sein de l'établissement. Cependant il est
important de souligner que le processus de contrôle interne doit être accepté par l'ensemble des
collaborateurs pour ensuite être mis en œuvre plus facilement.
Le contrôle interne est le résultat de l’existence de sécurités qui organisent et garantissent les
opérations et permettent à la direction de disposer de systèmes de suivi et d’aide à la décision
adéquats et fiables, efficaces et efficients, lui permettant de maitriser l’entreprise (figure1)3.
2
Jean-Charles BECOUR et Henri BOUQUIN, « Audit opérationnel ; Entrepreneuriat, gouvernance et performance »,
ECONOMICA, 2008, page 49
3
Ibid. page 47
[Texte] Page 5
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
Sécurités
Organisent, suivent, aident à la décision
↑
Contrôle interne
Les actions ont été, sont, seront adéquates et ont atteint,
atteignent, atteindront les objectifs fixés
↑
Actions
Choix des objectifs et moyens, obtention des ressources, allocations,
mise en œuvre, post évaluation
Source : Audit opérationnel, Entrepreneuriat, gouvernance et performance Jean-Charles
BECOUR et Henri BOUQUIN, Economica, 2008, page 47
Nous détaillerons ainsi ces trois points afin de constater l'importance que porte le contrôle interne
dans la gestion du risque opérationnel.
4
L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) est une autorité publique française indépendante crée en 2003, dotée de la
personnalité morale et disposant d'une autonomie financière, qui a pour missions de veiller à la protection de l'épargne
investie dans les instruments financiers, à l'information des investisseurs, au bon fonctionnement des marchés
d'instruments financiers.
[Texte] Page 6
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
La fiabilité des informations, quel que soit leur nature, est l'un des objectifs principaux du contrôle
interne. En effet, en 2008 Jean Tirole (prix Nobel d'économie en 2014), conçoit dans une
5
conférence que l'entreprise est une énorme base de données, qui reçoit et stocke de l'information, et
qui en génère également.
Pour obtenir une bonne gestion de son activité, une banque doit s'assurer de la qualité des
informations qu'elle reçoit, afin de l'utiliser dans ses décisions à la fois stratégiques et de
production.
Cela dit, la complexité de l'information ne rend pas ce travail facile pour une banque.
D'une part, les informations primaires qui regroupent les informations courantes générées par
l'entreprise à chacune de ses transactions. Plus précisément il s'agit des informations qui rentrent
dans les indicateurs de gestion et entourent également les besoins légaux (impôts...). On parle
d'informations intra- organisationnelles.
D'autre part, les informations extérieures que l'entreprise se procure pour éclairer ses décisions de
gestion. Elles concernent de manière générale tout ce qui peut avoir trait à l'étude de marché dans sa
globalité, et notamment les taux de croissance d'un secteur d'activité, les parts de marché, l'inflation,
le niveau de concurrence.
Enfin, les informations liées au fonctionnement interne de l'entreprise qui recouvre les échanges
d'informations entre différents services, et sites géographiques. En ce sens on parle d'informations
inter-organisationnelles.
A ce stade de réflexion, l'objectif est d'obtenir l'assurance que l'information transmise permet de
tirer des conclusions favorables. Sans information fiable, on navigue à l'aveugle, le risque est ici
interne et bien opérationnel.
5
À l'occasion de la publication de son livre "L’économie du bien commun", Jean Tirole, prix Nobel d'économie 2014,
dans une conférence exceptionnelle, Il a essayé d'apporter des réponses aux grandes questions de l'économie
contemporaine : économie numérique, l'innovation, de chômage, changement climatique, l'Europe, état, finances,
marchés …
[Texte] Page 7
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
Il est donc important de juger de la fiabilité de ces informations. A cet effet, une information est
crédible si elle répond aux trois critères:
1) Exhaustivité
Il est nécessaire d'avoir à disposition au sein de l'entreprise toutes les informations et chaque
information doit être complète. Le contrôle interne doit donc garantir la qualité des enregistrements
des informations et faire en sorte que tous les éléments soient pris en compte.
2) Pertinence
Le contrôle interne doit permettre de définir quelles sont les informations importantes et
nécessaires, que l'on classe selon un degré de précision. Il n'est pas question de garder toutes les
informations mais seulement celles qui sont nécessaires pour atteindre les objectifs. Il doit donc être
capable d'éliminer les informations jugées «superflues», qui ne feraient qu'alourdir les bases de
données et qui n'améliore en rien la connaissance nécessaire à une bonne gestion du risque
opérationnel.
3) Disponibilité :
Il est impératif que l'information soit accessible, au bon endroit et au bon moment. Cela rentre en
compte dans l'objectif de transparence des organisations. Ceci est facilité par le développement du
système d'information.
Cependant pour pouvoir juger d'une information comme étant correcte (une fois un niveau de
fiabilité défini), il faut pouvoir rapporter un élément de preuve.
A ce titre les procédures de contrôle interne jouent un rôle majeur dans la fiabilité de ces
informations et notamment dans la prévention du risque de nature opérationnel.
Ce dispositif doit être capable de saisir et enregistrer toutes les transactions que l'organisation
réalise tant au niveau interne qu'au niveau externe. Autrement dit, on ne se limite plus aux
informations purement financières et comptables, on s'intéresse d'avantage aux effets
environnementaux.
[Texte] Page 8
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
1-2-2) Le contrôle interne comme outil de respect des lois, règlements et contrats :
Dans ce contexte, le contrôle interne doit permettre de faire respecter les règles du jeu en
instaurant des vérifications régulières afin de dissuader « les mauvaises intentions».
En effet, le contrôle interne ne doit en aucun cas permettre de passer outre la législation en vigueur.
Par exemple dans la gestion du risque opérationnel, l'organe de contrôle d'une banque doit s'assurer
que les ratios imposés par le comité de Bâle6 soient bien respectés. Le contrôle interne doit aussi
permettre de suivre des règles qu'elle a elle-même mis en place, comme des chartes d'éthiques7.
Il faut donc s'assurer que les agents de tous niveaux soient informés des règles qui leur sont
applicables et des éventuelles modifications qui pourraient intervenir.
Le processus de contrôle interne a pour but d'optimiser les opérations en permettant d'identifier des
insuffisances dans l'organisation et dans l'exécution des différentes activités de l'entreprise.
Ainsi, l'analyse du processus met en évidence des tâches non effectuées, des activités effectuées par
des personnes ne disposant pas de la compétence ou des informations nécessaires à
l'accomplissement correct de ces tâches, ces constatations peuvent ainsi conduire à réorganiser
certaines fonctions, et à automatiser certains contrôles.
6
Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire se compose de représentants des autorités de contrôle bancaire et des
banques centrales de pays suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Belgique,
Brésil, Canada, Chine, Corée, Espagne, États-Unis, France, Hong-Kong RAS, Inde, Indonésie, Italie, Japon,
Luxembourg, Mexique, Pays-Bas, Royaume-Uni, Russie, Singapour, Suède, Suisse et Turquie.
7
Ensemble d’engagements, de pratiques et de comportements choisis et adoptés par une entreprise ou une profession
qui dépendent essentiellement des caractères participatifs de sa conception et de la régularité des contrôles.
[Texte] Page 9
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
En effet, les dispositifs de contrôle interne doivent permettre d'assurer dans une logique de
conformité que chaque processus concoure à l'atteinte d'un objectif stratégique décrit par le plan
d'audit8
Ces dispositifs de contrôles visent notamment à s'assurer que les processus liés à la production des
états financiers sont mis sous contrôle et que les dysfonctionnements associés à ces derniers ne
peuvent altérer la sincérité des comptes.
Pilotage
Activitè de
contrôle
Environement de contrôle
Source :https://fr.scribd.com/doc/89817566/Limpact-du-controle-interne-sur-la-maitrise-
des-risques-cas-de-la-societe-Generale-Maroc consulté le 26/07/2017 à 13:30
Les composantes du contrôle interne suivent une certaine logique et on les retrouve dans cet
ordre :
L’environnement de contrôle est l’ensemble des normes, des processus et des structures qui
constituent le socle de la mise en œuvre du contrôle interne dans toute l’organisation.
8
Description et planification des missions d'audit sur une période variant selon l'établissement bancaire.
9
http://www.ifaci.com/librairie/les-ouvrages-de-l-ifaci-109.html
[Texte] Page 10
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
Chaque banque est confrontée à un ensemble de risques externes et internes qui doivent être
évalués. L’évaluation des risques consiste en l’identification et l’analyse des facteurs susceptibles
d’affecter la réalisation des objectifs. Il s’agit d’un processus qui permet de déterminer comment
ces risques devraient être gérés .Compte tenu de l’évolution permanente de l’environnement
économique, du contexte légal et règlementaire ainsi que des conditions de travail, il est nécessaire
de disposer de méthodes permettant d’identifier et de maitriser les risques spécifiques liés au
changement. Cette phase d’inventaire doit être suivie d’une phase d’analyse afin de déterminer par
risque la probabilité de survenance et le dommage potentiel. Il s’agira enfin de décider si un risque
doit être évité, limité, assuré ou accepté.
Les activités de contrôle peuvent se définir comme l’intégration et l’application de contrôles dans
les processus, afin de contribuer à garantir la mise en œuvre des orientations prises par la direction.
Différents risques peuvent entraver l’atteinte des objectifs d’une banque. Il s’agit de mettre en
place des mesures pour y faire face, ainsi les contrôles nécessaires afin que ces mesures soient
effectives. Les activités de contrôle sont menées à tous les niveaux hiérarchiques et fonctionnels
d’une banque et comprennent des actions aussi variées qu’approuver et autoriser, vérifier et
rapprocher, apprécier les performances, la sécurité des actifs ou encore la séparation des fonctions.
Ces activités doivent également se décliner de manière conséquente dans les différentes couches des
processus pour être efficaces.
10
Un ensemble de valeurs morales qui guident les comportements au-delà des obligations définies sur le plan légal. Les
deux termes ont été employés pour traduire, selon le contexte, le terme « ethical ».
[Texte] Page 11
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
Une séparation des fonctions entre deux entités, fixée dans un règlement ou une directive, doit ainsi
se refléter dans le répertoire des signatures autorisées mais également dans les droits d’accès aux
transactions et aux données informatiques.
activités de contrôle
Processus A
Processus C
Processus B
Processus F
Processus D
Processus E
Information et communication
Environnement de contrôle
Source : https://fr.scribd.com/doc/89817566/Limpact-du-controle-interne-sur-la-maitrise-des-risques-
cas-de-la-societe-Generale-Maroc consulté le 26/07/2017 à 16 :15
[Texte] Page 12
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
L’information pertinente doit être identifiée, recueillie et diffusée sous une forme et dans des
délais qui permettent à chacun d’assumer ses responsabilités. Les systèmes d’informations
produisent, entre autre, des données opérationnelles, financières, ou encore liées au respect des
obligations légales et règlementaires, qui permettent de gérer et contrôler l’activité. Ces systèmes
traitent non seulement les données produites par la banque mais également celles qui, liées à son
environnement externe, sont nécessaires à la prise de décisions pertinentes.
Il existe également un besoin plus large de communications efficaces, impliquant une circulation
multidirectionnelle des informations, c’est-à-dire ascendante, descendante et transversale. La
direction doit transmettre un message très clair à l’ensemble du personnel sur les responsabilités de
chacun des métiers de contrôle. Les employés doivent comprendre le rôle qu’ils sont appelés à jouer
dans le SCI, ainsi que la relation existant entre leurs propres activités et celles des autres membres
du personnel. Ils doivent être en mesure de faire remonter les informations importantes.
Un système de contrôle interne n’est pas un instrument que l’on met en place définitivement car de
nombreux changements dans l’environnement peuvent rendre certains aspects du SCI inadaptés.
C’est pourquoi un système de contrôle interne doit être lui-même contrôlé, afin d’évaluer dans le
temps son efficacité.
[Texte] Page 13
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
De même, il s’implique activement dans la maîtrise des risques encourus par l’établissement en
fixant des limites acceptables pour chaque risque, et en s’appliquant à instaurer des procédures
visant à réduire l’exposition de l’établissement à ses risques.
Il est à noter que le conseil d’administration peut être assisté dans sa mission de surveillance par un
comité d’audit qui l’a lui-même nommé.
Il est composé de toutes les personnes qui assurent la détermination effective de l’orientation de
l’activité d’une banque ou d’un établissement financier et la responsabilité de sa gestion.
Cet organe est chargé de mettre en œuvre la politique et la stratégie définie par le conseil
d’administration. A ce titre, il doit veiller à l’organisation et au bon fonctionnement du système de
contrôle interne.
Il est informé de tous les rapports de contrôle effectués ainsi que des résultats de gestion des
risques, et informe à son tour le conseil d’administration.
Le contrôle interne requiert une forte implication des organes dirigeants. Ces derniers ont une
responsabilité conjointe qui est de promouvoir une culture de contrôle à travers toute l’entreprise.
Les auditeurs internes procèdent à l’examen du système de contrôle interne et évaluent le caractère
suffisant et l’efficacité du contrôle interne. Ces derniers rendent compte de leur mission à l’organe
exécutif et au comité d’audit et recommandent des améliorations.
Le comité d’audit peut être crée par l’organe délibérant pour l’assister dans l’exercice de ses
missions. L’organe délibérant définit la composition, les missions, les modalités de fonctionnement
du comité d’audit et les conditions dans lesquelles les commissaires aux comptes ainsi que toute
personne appartenant à la banque ou à l’établissement financier concerné sont associés à ses
travaux.
Selon le règlement 11-08 du 28 novembre 2011 relatif au contrôle interne des banques et
établissements financiers, le comité d’audit est notamment chargé de :
Vérifier la clarté des informations fournies et de porter une appréciation sur la régularité et
la pertinence des méthodes comptables adoptées pour l’établissement des comptes ;
[Texte] Page 14
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
1-4-5) Le personnel :
Le contrôle interne relève de la responsabilité de tous les membres du personnel. Chaque employé
doit avoir les compétences ainsi que les informations nécessaires pour faire fonctionner et surveiller
le dispositif de contrôle interne.
Le Contrôle Interne est l’affaire de tous, des organes de gouvernance (organe délibérant, organe
exécutif) à l’ensemble des collaborateurs de la banque. Le système de contrôle des opérations est
structuré autour de deux fonctions de contrôle qui ensemble, forment une structure de contrôle à 3
niveaux.
[Texte] Page 15
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
Figure n°4: Répartition pyramidale des rôles et responsabilités des acteurs du contrôle interne.
Contrôles Contrôles
périodiqu du 3eme
e niveau
audit
inspection
controles réguliers
Contrôles du effectués par des
2eme niveau acteurs
indépendants
Fonction contrôle
interne,juridique,RS
Contrôles
SI,etc.
permanen
t
controles intégrés aux
Contrôles processus,effectués
du 1er par la hiérarchie ou les
niveau operationnels,
manuels ou
automatiques
Le contrôle permanent se définit comme l’ensemble des dispositions mises en place dans le but de
garantir au niveau opérationnel la régularité, la sécurité et la validité des opérations réalisées. Il
s’articule autour de deux volets :
[Texte] Page 16
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
Le contrôle permanent est très important, en effet au-delà de l’obligation réglementaire celui-ci
présente un certain nombre d’avantages dans la mesure où il permet de :
Le contrôle permanant permettra alors une meilleure qualité dans le traitement des opérations ainsi
qu’une plus grande qualité des informations comptables.
[Texte] Page 17
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
L’audit interne est défini par l’IFACI11 comme étant « une fonction de conseil s’exerçant avec
indépendance et objectivité. Elle se propose d’apporter de la valeur ajoutée et d’améliorer le
fonctionnement de l’organisation. Elle aide à atteindre les objectifs par une approche systématique
et raisonnée d’évaluation et d’amélioration de la gestion des risques, des dispositifs de contrôle et
des méthodes de management ».
L.IIA (The Institue of Internal Auditors) précise que « l’audit interne est une activité indépendante
et objective qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maitrise de ses opérations,
lui apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il aide cette
organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique et méthodique, ses
processus de management des risques, de contrôle et de gouvernement d’entreprise, et en faisant
des propositions pour renforcer leur efficacité »12 .
Du fait de la variété des domaines à couvrir et des missions à conduire, l’audit interne doit disposer
d’une gamme de compétences toujours plus étendue. La formation permanente constitue un facteur
clé de performance au plan individuel et collectif.
L’audit interne consacre l’essentiel de ses missions, à vérifier que les procédures sont à jour et que
les opérationnels les ont comprises et les appliquent totalement, au quotidien, d’où une nouvelle
organisation de la gestion des risques opérationnels par l’audit interne.
Ces définitions mettent en avant les fondements, les objectifs ainsi que l’importance de l’audit
interne en précisant qu’elle contribue à la création de valeur ajoutée.
L’audit interne est de deux types, on peut distinguer :
11
Institut Français des auditeurs et contrôleurs internes
12
http://www.ifaci.com/ifaci/connaitre-l-audit-et-le-controle-interne/definitions-de-l-audit-et-du-controle-internes-
78.html consulté le 10/08/2017 à 10:10
[Texte] Page 18
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
L’audit interne dans les banques évolue vers un rôle d’acteur de premier plan, en charge en
particulier de la conduite du changement et de la gestion des risques. Néanmoins, le respect de
certains principes conditionne le succès de ses missions.
Nous avons jugé utile de présenter quelques principes de base pour la fonction audit interne :
Le service d’audit interne doit être en mesure d’exercer sa mission de sa propre initiative dans tous
les services, les établissements et les fonctions de la banque.
Il doit être libre de faire un rapport sur ses résultats et évaluations et de les communiquer en
interne.
Le principe d’indépendance implique le rattachement du service audit interne, soit au président de
la banque, soit au conseil d’administration, soit à son comité d’audit ;
La fonction d’audit interne doit être objective et impartiale, ce qui signifie que l’audit doit pouvoir
effectuer ses missions sans préjugés et sans subir de pressions. Pour être objectif et impartial le
service d’audit interne doit lui-même cherché à éviter tout conflit d’intérêts. A cette fin les missions
d’auditeurs doivent changer périodiquement;
[Texte] Page 19
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
Le service d’audit interne doit se préoccuper des dispositions légales et règlementaires qui
régissent les opérations de la banque, les politiques, principes, règles, lignes de conduite interne
édictées par les autorités de tutelle relatives à l’organisation et à la gestion des banques. Cependant,
cela ne signifie pas que l’audit interne doit assumer les fonctions de contrôle de la conformité ;
A la différence de l’auditeur interne, le contrôleur interne a une fréquence de missions plus élevée,
du fait de la couverture d’un périmètre plus réduit, équivalent à une ligne métier.
En effet, un contrôleur interne peut être spécifiquement affecté au contrôle des opérations de
marchés, des opérations de moyens de paiement ou encore, aux processus d’octroi de crédits. Il a
pour objectif de superviser les contrôles de 1er niveau effectués par les collaborateurs ou les
responsables hiérarchiques, voire de les compléter par d’autres axes d’analyse. Le contrôleur interne
s’assure également de la conformité des opérations réalisées.
Le contrôleur interne doit représenter un véritable relais entre la direction du contrôle interne et les
opérationnels de la banque. Il travaille donc au quotidien avec les opérationnels, la direction des
risques, la direction de la conformité, la direction des systèmes d’information. Le contrôleur interne
peut être rattaché hiérarchiquement à la direction du contrôle interne ou à la direction de la
conformité.
[Texte] Page 20
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
Famille Contrôle
professionnelle interne
Principales missions
[Texte] Page 21
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
La raison d’être d’une banque est de prendre des risques, d’en accepter les conséquences et de
mettre en place les moyens de protection nécessaires.
La notion de risque est au cœur de l’exercice du métier de banquier. D’où la nécessité de leur
évaluation rigoureuse et donc de leur limitation permanente.13
En effet, le risque constitue la dimension la plus importante dans l’environnement bancaire, pour
une banque celui-ci est l’essence de son activité et la source principale de son profit. Toutefois, la
prise de risque excessive a souvent été à l’origine des difficultés voir de la défaillance des
établissements bancaires. C’est justement dans le but de limiter les effets néfastes de la prise
démesurée des risques et de soutenir la stabilité et la sécurité du système financier que fut
instaurée la règlementation prudentielle internationale.
Comme précisé, la raison d’être d’une banque, son métier, est de prendre des risques de plusieurs
natures. Cette prise de risques se caractérise par un rapport coût/opportunité.
C’est-à-dire, l’espérance de gains rapportée au niveau de risques pris. La banque est donc rémuné-
rée pour cette prise de risques.
13
La banque et ses fonctions, Bruno MOSCHETTO et Jean ROUSSILLON, presses universitaires de France, 1988,
Page 31
14
www.observatoire-metiers-banque.fr consulté le 12/08/2017 à 10 :16
[Texte] Page 22
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
Ce sont des risques de pertes financières consécutives à l’incapacité des clients ou autres contrepar-
ties à honorer leurs engagements financiers.
le risque de crédit
Est le risque de perdre tout ou une partie du montant du crédit accordé si l’emprunteur ne
rembourse pas sa dette à l’échéance fixée. Autrement dit, c’est le risque de défaut de
remboursement. C’est le cas, par exemple, d’un client qui ne possède plus les capacités financières
suffisantes pour rembourser son emprunt envers la banque. Il peut s’agir d’un défaut de
remboursement d’un particulier pour un prêt immobilier, d’une entreprise pour un prêt
d’équipement. D’où la nécessité pour les banques de sélectionner leurs clients emprunteurs les plus
solvables.
le risque de contrepartie
Représente la perte potentielle que pourrait subir la banque si la personne (physique ou morale)
avec qui elle a réalisé une opération de gré à gré15, venait de faire défaut. Elle ne sera alors pas en
mesure d’honorer ses engagements.
Les banques qui interviennent sur les marchés financiers (action, obligataire, monétaire, change)
font obligatoirement face à la fluctuation des cours de marché qui peuvent leur être favorables mais
également défavorable, et engendrer des moins-values qui, ne sont ni plus ni moins, que des pertes
financières.
Le risque de marché est donc le risque pour la banque de subir des pertes financières consécutives
aux variations des prix des instruments financiers (actions, obligations…), des taux de change, des
taux d’intérêt, etc. Il est à noter que le terme « risque de marché » est un terme « chapeau » qui
englobe les risques suivants :
Le risque de taux
C’est le risque pour la banque de subir une évolution défavorable des taux, que ce soit à la baisse
ou à la hausse, selon que la banque emprunte ou prête. En effet, si la banque emprunte à taux
variable pour financer des crédits à court terme à taux fixe, et que les taux variables viennent à
devenir supérieurs au taux fixe, la banque subira des pertes financières. Ce risque impacte donc à la
15
Marché sur lequel la transaction est conclue directement entre l’acheteur et le vendeur. Il s’oppose à un marché
organisé, dans lequel il faut verser une commission à la bourse concernée.
[Texte] Page 23
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
fois les activités d’octroi de crédit, de gestion des dépôts rémunérés et également les activités de
marché.
Le risque de change
Correspond pour la banque au risque de pertes liées aux fluctuations des taux de change. Toute
fluctuation défavorable des taux de change se répercutera négativement sur les flux futurs espérés
par la banque dans le cadre de son activité financière exercée sur les devises. Le risque de change
peut également affecter les activités de crédit de la banque. C’est le cas lorsqu’une banque prête de
l’argent à son client en devises étrangères. La banque prend le risque de voir le capital qui lui sera
remboursé diminué.
Le risque de liquidité :
Ce risque peut provenir d’une impossibilité de refinancement pour une banque alors que,
parallèlement, elle aura réalisé une forte transformation de ses dépôts à court terme. La banque se
retrouve donc dans une situation de ressources financières (liquidités) insuffisantes pour faire face à
ses échéances à court terme (par exemple, des retraits importants de dépôts à court terme).
Ce sera le cas suite à une crise de confiance à l’égard de la banque ou à une crise de liquidité
générale du marché qui freinera le marché interbancaire et empêchera la banque de trouver des
liquidités.
Les banques développent via des filiales dédiées à des activités d’assurance, subissent des risques
liés à ces activités, en particulier les risques de souscription.
Par risque de souscription, il convient d’entendre risque de pertes financières ou de changement
défavorable de la valeur des engagements du banc assureur en raison d’hypothèses inadéquates en
matière de tarification et de provisionnement (le provisionnement vise à constituer des réserves
pour faire face à ses anticipations en termes d’engagements c’est à dire d’indemnisation de clients).
Une dérive inopinée de la sinistralité des divers engagements d’assurance génère des risques de
pertes financières.
C’est le cas par exemple d’une mauvaise actualisation de l’accidentologie automobile qui
engendrera des coûts d’indemnisation de sinistres supérieurs aux primes payées par les clients. En
fonction des produits d’assurance commercialisés par la banque, le risque de souscription peut être
composé d’un ou plusieurs éléments parmi les suivants :
[Texte] Page 24
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
le risque vie :
Relatif aux probabilités de morbidité16, de mortalité, de longévité, d’incapacité des assurés. Par
exemple : Produits d’assurance-vie
le risque non-vie :
Concerne les assurances de biens et de responsabilité, et les assurances des dommages corporels. Il
est lui-même constitué du risque suivant : risque de prime, c’est-à-dire le risque que le coût des
futurs sinistres soit supérieur aux primes perçues. Exemple : incendie, accidents et risques divers.
le risque santé
Produits dits de « complémentaire santé » : relatifs aux probabilités de mortalité des assurés pour
les produits de prévoyance. On y inclut notamment les risques liés aux épidémies, aux déterminants
de l’évolution des frais de santé. Les progrès de la médecine, les changements dans le mode de vie
influent sur le risque santé.
A l’inverse des risques volontairement pris par la banque sur lesquels elle se rémunère, certaines
activités peuvent l’exposer à des risques qu’elle ne souhaite pas. Il s’agit néanmoins de risques (a
priori) inévitables car ils sont inhérents à son activité. Il s’agit ici de risques subis.
Ce sont les risques liés aux prises de décisions des organes décisionnels de la banque pouvant
générer une perte économique imprévue. Ces décisions stratégiques peuvent être de diverses natures
: des décisions de restructuration, de réduction d’effectif, d’embauche, d’implantation régionale
(ouverture et fermeture de succursales, filiales bancaires, etc.), d’internationalisation, d’alliances ou
partenariats, de fusions et acquisitions, d’externalisation, de diversification (investissements dans de
nouveaux produits bancaires, métiers, marchés, équipements, projets, actifs, etc.). Les risques
stratégiques visent ainsi, l’ensemble des évènements susceptibles de remettre en cause l’atteinte des
objectifs stratégiques.
16
Nombre d’individus atteints par une maladie dans une population donnée et pendant une période déterminée.
17
www.observatoire-metiers-banque.fr consulté le 29/08/2017 à 15 :13
[Texte] Page 25
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
Le risque opérationnel pour la banque est le risque de pertes financières résultant d’une
inadéquation ou d’une défaillance des procédures (non-respect, contrôle absent ou incomplet), de
son personnel (erreur, malveillance et fraude), des systèmes internes (panne informatique…) ou
d’évènements exogènes (inondation, incendie…).
Plusieurs évènements marquants ont placé les risques opérationnels au cœur de la gestion des
risques et sont réglementairement encadrés.
Conclusion :
Les banques bien plus que toutes les autres organisations font face à de nombreux risques qui menacent
leur croissance et leur pérennité, en effet la course à la performance commerciale que se livrent
beaucoup de banques pour conquérir ou au moins conserver leur clientèle les oblige à adopter d’autres
plans de structuration pour assurer une meilleure flexibilité et réactivité.
En outre, la course des banquiers vers la réalisation de profits et la maximisation de la rentabilité dans
un environnement marqué par une concurrence accrue, aggrave les risques auxquels les banques sont
confrontées et notamment en ce qui concerne le risque opérationnel.
De ce fait, et afin de préserver la solidité et la sécurité des systèmes bancaires et financiers des
incidences liées à la défaillance des grandes institutions bancaires à travers le monde, les autorités
réglementaires ainsi que les autorités de contrôle ont mis en place des accords et des règlements afin de
surveiller les banques et d’assurer la stabilité financière du système bancaire et financier
18
Comité de la Réglementation Bancaire et Financière (CRBF).
[Texte] Page 26
CHAPITRE I : Le contrôle interne bancaire
[Texte] Page 27
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et Le cadre
réglementaire.
Introduction :
La prise de risque est indissociable pour l’activité bancaire et la mauvaise maitrise de ces risques
ne se traduit pas seulement par des pertes financières ou des manques à gagner mais par des
dommages pouvant conduire à la mise en danger de la pérennité de la banque elle-même.
Parmi les risques encourus par la banque figure le risque opérationnel et les banques sont tenues de
mettre en place un dispositif de suivi de ce risque afin de se conformer aux obligations
réglementaires en vigueur.
Un gouverneur de la Banque d'Angleterre, Peter Cooke, propose une réunion des banques centrales
et des superviseurs bancaires des pays du G10 (Allemagne, Belgique, Canada, Etats-Unis, France,
Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse)
Le Comité de Bâle(1) est né et se réunit dorénavant à Bâle (Suisse) quatre fois par an ; En 1975, un
document le « Concordat de Bâle» introduit le principe du contrôle bancaire sur base consolidée.
« Les objectifs du comité se concrétisent à travers :
La mise en place de standards minimaux en matière de contrôle prudentiel.
1
Inspiré de l’article : Bâle 1, 2, 3 … de quoi s’agit-il ? Publié sur le site :
https://acpr.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/acp/Actualite/20170125-bale.pdf consulté le 26/09/2017 à 20:24
[Texte] Page 27
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
convergences, et du pouvoir et de la volonté de ses membres d’appliquer ensuite dans leurs pays
respectifs les décisions prises »2.
2
Dov OGIEN « Comptabilité et audit bancaire », ed Dunod, Paris 2008,page 405
3
Ibid page 395
4
Est une réaction en chaîne qui peut se produire lorsqu'un changement mineur provoque un changement comparable à
proximité, qui provoquera un autre changement similaire, et ainsi de suite au cours d'une séquence linéaire.
[Texte] Page 28
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
A travers ces limites, le besoin d’un nouvel accord s’est fait de plus en plus nécessaire.
A cet effet, le comité de Bâle a mis en place un nouveau dispositif à savoir : Bâle II dont le but essentiel
consistait à remédier au déphasage qui existait entre risque réglementaire et risque économique, entre
fonds propres réglementaires et fonds propres économiques.
Les dysfonctionnements et les insuffisances en matière de gestion des risques qu’ont témoignées les
banques par l’application des dispositions de Bâle I, ont poussé les autorités en charge de la régulation
[Texte] Page 29
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
bancaire internationale à promulguer un nouvel accord qui soit plus soucieux de moduler le besoin en
fonds propres réglementaires des banques en fonction de leurs risques.
Cet accord dit de Bâle II, a été publié en 2004 et mis en place à la fin de l’année 2006.
Les objectifs visés par le comité de Bâle demeurent inchangés, et de nouvelles approches ont été
introduites dans le but d’améliorer la politique prudentielle des banques et de mieux adapter
l’adéquation des fonds propres des établissements5
Figure n°5: Les exigences du nouvel accord
Bâle II
Pilier 2 : Pilier 3 :
Pilier 1 :
Surveillance prudentielle Discipline de marché
-Implication du CA et des -information récurrente sur
dirigeants la structure du capitale
-Mise en place d’un l’exposition aux risques de
Exigences minimale de dispositif de contrôle la banque qui devra être
fonds propres interne propre à la banque publiée afin de réduire
l’incertitude de marché
-Vérification de
l’efficacité du -plus de transparence et
-Risque de crédit (modifié) une pression accrue sur le
management des risques
opérationnels de la banque marché encourageront les
-Risque de marché
banques à mieux gérer
(inchangé)
-suivis des systèmes de la leurs risques
-Risque opérationnel banque et de la qualité des
données -Nouveaux reportings
(nouveau)
réglementaires
-mise en place des
procédures et de règles
Source : Dov OGIEN « Comptabilité et audit bancaire », edDunod, Paris 2008, page406
5
« Principes fondamentaux pour un contrôle bancaire efficace » publié sur le site www.bis.orgconsulté le 29/09/2017 à
20:40
[Texte] Page 30
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
L’objectif du 1er pilier est d’assurer que la mesure du besoin en fonds propres d’un établissement de
crédit est l’image fidèle du niveau de risque qu’il porte.
Le nouveau ratio modifie les principes de calcul du risque de crédit en intégrant les techniques de
réduction des risques ; il reste identique en ce qui concerne les risques de marché ; enfin, il crée une
nouvelle exigence de charge en fonds propres pour les risques opérationnels.
En fonction de la méthode envisagée, le comité de Bâle définit les exigences constituant les critères
d’agrément du système d’évaluation du risque de la banque par le régulateur. La méthodologie de
leur constitution tient compte des éléments suivants :
Pertinence de la méthode de notion du risque ;
Qualité de l’analyse au moyen de critères qualitatifs et quantitatifs ;
Finesse de la stratification du portefeuille selon des classes de risques.
Au niveau organisationnel, les banques doivent mettre en place un dispositif leur permettant :
La fonction d’audit interne et le processus de contrôle interne sont au cœur du dispositif afin de
garantir l’intégrité et la pertinence de l’ensemble du processus de gestion des risques.
6
« Test de résistance bancaire » est un exercice constituant à simuler des conditions économiques et financières extrême
mais plausibles afin d’en étudier les conséquences sur les banques et de mesurer leurs capacité de résistance à de telles
situations. Les tests sont menés par les banques centrales.
[Texte] Page 31
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
Les régulateurs examineront de façon qualitative les procédures internes mises en place par les
banques pour évaluer l’adéquation des fonds propres aux risques en vérifiant trois principes :
Existence d’une procédure documentée permettant d’évaluer l’adéquation des fonds
propres et d’une stratégie pour maintenir le niveau de fonds propres ;
Pertinence et fiabilité des mécanismes internes d’évaluation ;
Intervention rapide en cas de non-respect des exigences minimales ;
Ce troisième pilier met l’accent sur l’importance de la communication financière qui permet une
utilisation efficace de la discipline de marché, encourageant ainsi le principe de la transparence et
cela en imposant aux banques une publication périodique des informations concernant leur politique
de gestion des risques.
Ce pilier s’établit donc autour de deux principes :
1-1-3) Bâle III pour une gestion plus adaptée à la réalité des risques :
La crise financière de 2008 qui a ébranlé le système financier mondial, a démontré les limites de
Bâle II. En réaction à celle-ci, le comité a dans un premier temps révisé en juillet 2009 le dispositif
[Texte] Page 32
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
de Bâle II, puis dans un second temps a défini en décembre 2010 un nouveau cadre prudentiel avec
la signature des accords de Bâle III.
Ces derniers sont venus dans une optique de réforme et d’amélioration des accords de Bâle II avec
une nouvelle logique macro prudentielle visant à stabiliser le système financier dans son ensemble.
Les principales mesures apportées par Bâle III sont synthétisées dans le tableau suivant :
Le « Liquidity Coverage Ratio » (LCR) veille à ce que la banque dispose de suffisamment d’actifs
liquides de haute qualité pour surmonter une crise grave qui durerait 30 jours.
[Texte] Page 33
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
Le « Net Stable Funding Ratio » (NSFR), ratio à long terme en complément structurel du ratio à
court terme leur permettant de résister à une crise pendant une année.
Le risque opérationnel peut être défini comme le risque de pertes résultant de procédures internes
inadaptées ou défaillantes, d’erreurs humaines, de défaillance des systèmes informatiques,
d’évènements extérieurs. Ce sont donc des risques qui existent depuis toujours dans les banques ou
les entreprises. Il peut s’agir par exemple de problèmes informatiques qui retardent l’exécution
d’ordres sur les marchés (incidents courants) mais également de l’incendie de locaux ou de fraude
interne pouvant entrainer de lourdes pertes.
Le risque opérationnel est donc un risque qui peut s’avérer très couteux, même s’ils sont connus
depuis longtemps, la gestion du risque opérationnel est un exercice encore assez récent pour les
banques, qui a largement évolué grâce à la réforme Bâle II.
La définition qui est le plus souvent retenue est celle du comité de Bâle qui définit le risque
opérationnel comme suit: « le risque de pertes résultant d'une inadaptation ou d'une défaillance
imputable à des procédures, personnels et systèmes internes, ou résultant d’évènements extérieurs.
Cette définition inclut le risque juridique mais exclut les risques stratégiques.»7
Toutefois, plusieurs banques estiment que le risque opérationnel n’est autre que tout ce qui ne
relève pas des risques financiers (risque de crédit ou risque de marché).
Dans ce cas, le risque opérationnel comprend à la fois les risques légaux, tout comme les risques
stratégiques et de réputation.
La définition fournie par le comité de Bâle sert de base de réflexion et de mise en œuvre pour
toutes les banques. Néanmoins, il existe d’autres définitions plus élargies telle que :
7
Dov OGIEN, « comptabilité et audit bancaires », edDunod 2eme edition , Paris, 2008 , page 417.
[Texte] Page 34
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
« Les risques opérationnels comprennent tous les risques de nature à interrompre ou compromettre
le bon fonctionnement de l’entreprise, à remettre en cause l’atteinte de ses objectifs, ou à entrainer
des dommages susceptibles d’affecter sa rentabilité ou son image »8
Figure n°6 : Les sujets clés d’une définition des risques opérationnels
Source :http://www.memoireonline.com/01/09/1920/m_le-processus-de-gestion-et-de-mesure-du-risque-
operationnel-selon–les-exigences-de-comite-de-Bale.htmlconsulté le12/09/2017 15 :55
8
http://fr.wikipedia.org/wiki/Risque_op%C3%A9rationnel_%28%C3%A9tablissement_financier%29 consulté le
23/09/2017 à 21 :06
[Texte] Page 35
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
l’absence des points de contrôle. Il est donc plus pertinent d’étudier les risques dans leur
configuration réelle.
Cependant, cette distinction est très importante car elle permet de comparer les risques bruts sans
points de contrôle, aux risques résiduels après mise en place des points de contrôle. Ainsi, le risque
brut est considéré comme un point de repère permettant de mesurer la pertinence des contrôles mis
en place.
Risque brut
..
Le comité de Bâle a eu pour objectif lors de la constitution des textes relatifs à Bâle II,
d’expliciter d’une manière assez générale les éléments constructifs des risques opérationnels.
Pour ce faire, celui-ci a défini une segmentation des risques en huit lignes de métiers et sept
catégories d’évènements, qui permettront de constituer une matrice de cinquante-six cases
regroupant et représentant l’ensemble des activités bancaires et risques associés.
Il y a toutefois lieu de préciser que ces éléments sont généraux et non limitatifs.
[Texte] Page 36
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
Pour une identification et gestion précise du risque opérationnel, il y’a lieu de décomposer
l’activité bancaire en lignes de métier qui constitue les principales sources de valeur ajoutée pour la
banque.
Les métiers : il s’agit de définir les principales sources de valeur ajoutée, qui correspond en
général à un produit ou service, un segment de clientèle, un territoire géographique ou d’une
combinaison des trois.
Les processus : Correspond à la description détaillée des activités de la banque sous forme
d’une représentation des principaux processus qui participent à la création de valeur au sein
de l’entreprise.
[Texte] Page 37
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
Fraude interne :
Pertes dues à des actes visant à frauder, détourner des biens ou à tourner des règlements,
la législation ou la politique de l’entreprise (à l’exception des atteintes à l'’égalité et des
actes de discrimination) impliquant au moins une partie interne à l’entreprise.
9
https://www.fimarkets.com/pages/risque_operationnel.php consulté le 17/10/2017 à 13:28
[Texte] Page 38
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
Source : Nous-même.
Fraude externe :
Perte liée à des actes de tiers (parties extérieures à la banque) visant à commettre une fraude, un
détournement d’actifs ou à enfreindre une disposition législative ou réglementaire.
Sous-catégories Exemples
Vol et fraude Vol / vol qualifié
Contrefaçon
Falsification de chèques
[Texte] Page 39
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
Tableau n°6 : Insuffisance des pratiques en matière d’emploi et sécurité sur le lieu de travail
Sous-catégories Exemples
[Texte] Page 40
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
Sous-catégories Exemples
Législation antitrust
Pratiques commerciales / de place Pratiques incorrectes
incorrectes. Manipulation du marché
Délit d’'initié (au nom de l’entreprise)
Activité sans agrément
Blanchiment d'argent
[Texte] Page 41
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
Sous-catégories Exemples
Catastrophes et autres sinistres Pertes résultant d'une catastrophe
naturelle.
Pertes humaines dues à des causes
externes (terrorisme, vandalisme).
Sous-catégories Exemples
systèmes Matériel
Logiciel
Télécommunications
Interruptions / perturbations d'un
service public
Source : Nous même
[Texte] Page 42
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
Fournisseurs Sous-traitance
Conflits avec les fournisseurs
Source : Nous même
[Texte] Page 43
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
En dehors des risques énumérés par la règlementation baloise nous pouvons citer d’autres risques
opérationnels, ces risques non pris en compte par les textes de Bâle, sont réellement présents au sein
de l’activité bancaire et peuvent de ce fait, engendrer des pertes. Leur négligence provient du fait
qu’ils sont difficilement mesurables.
Risque d’image :
C’est le risque de détériorer la confiance qui relie le banquier à son client à la suite d’un accident,
une communication insuffisante qui engendre les rumeurs, un comportement frauduleux ou par
manque de contrôle dans la diffusion du produit.
Le risque technologique :
Les inconvénients dans les nouvelles technologies de l’information peuvent être considérés comme
des risques opérationnels dans la mesure où les systèmes occupent une place importante dans les
processus de gestion des banques.
[Texte] Page 44
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
Le risque organisationnel :
Il est nécessaire pour une bonne gestion du risque opérationnel de bien séparer les tâches des
responsables. Par exemple un trader responsable à la fois du back et du front office, peut engager
des pertes et les dissimuler aisément. Ce cas s’étant réalisé lors de la faillite de l’illustre banque
Anglaise Barings, qui aurait pu être évité si un meilleur contrôle et une meilleure organisation
étaient assurés.
Néanmoins, nous avons pu en disposer et après une lecture attentive, voici les nouveautés apportées
par chaque règlement pour ce qui est du risque opérationnel.
10
http://www.droit-afrique.com/upload/doc/algerie/Algerie-Reglement-2014-01-coefficients-solvabilite.pdf consulté le
18/10/2017 à 14:32
[Texte] Page 45
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
de leurs fonds propres réglementaires, et d’ autre part, la somme des risques de crédit ,marché et
opérationnel.
-Les fonds propres de base doivent couvrir le risque de crédit, opérationnel et de marché à hauteur
de 7%.
-Les banques et établissements financiers doivent constituer un coussin de sécurité composé des
fonds propres de base et couvrant 2.5% de leurs risques pondérés.
-Le risque opérationnel pondéré sont calculés en multipliant par 12.5 l’exigence en fonds propres au
titre de ces risques déterminés conformément aux dispositions des articles de 20-21 du même
règlement.
-On entend par risque opérationnel, le risque de perte résultant de carences ou de défaillance
inhérente aux procédures, personnels, système internes et événements externes.
Cette définition exclut les risques stratégiques ou de réputation, mais inclut le risque juridique.
-L’exigence en fonds propres nécessaires pour la couverture du risque opérationnel est égale à 15% de
la moyenne des produits net bancaires annuels des trois derniers exercices.
Seuls les produits nets bancaires positifs sont pris en compte pour le calcul de cette moyenne.
2-2) Le règlement 14-02 du 16 février 2014 relatif aux grands risques et aux
participations11 :
2-3) Règlement 11/08 portant sur le contrôle interne des banques et des
établissements financiers12 :
11
http://www.droit-afrique.com/upload/doc/algerie/Algerie-Reglement-2014-02-coefficients-solvabilite.pdf consulté le
18/10/2017 à 15:59
12
http://www.droit-afrique.com/upload/doc/algerie/Algerie-Reglement-2011-08-controle-interne-des-banques.pdf
consulté le 18/10/2017 à 16:20
[Texte] Page 46
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
Le règlement n° 11-08 du 28 novembre 2011 du 28 novembre 2011 relatif au contrôle interne des
banques et établissements financiers publié dans le journal officiel n°47 du 29 aout 2012 adopté par la
Banque d'Algérie suivant les recommandations internationales émanant du Comité de Bâle sur les règles
prudentielles et de surveillance que doit respecter un établissement bancaire, est la pierre angulaire du
cadre réglementaire régissant la gestion des risques.
-Les BEF sont tenus, dans les conditions définies ci-après, de mettre en place un dispositif de
contrôle du risque de non-conformité.
-Les BEF sont tenus de mettre en place des systèmes et procédures permettant d’appréhender
globalement les risques auxquels ils sont confrontés, ces systèmes et procédures doivent permettre quant
à eux, de disposer d’une cartographie des risques qui identifie et évalue l’ensemble des risques
encourus.
Cette cartographie doit :
13
Banques et établissements financiers
[Texte] Page 47
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
-Les BEF doivent se doter de systèmes de mesures des risques opérationnels et juridiques en particulier
ceux conduisant à l’interruption d’activités essentielles ou à l’attente à leur réputation.
A cet effet, ils mettent notamment en place des plans de continuité de l’activité et les tests de
manière périodique. Ils s’assurent également de la sécurité de leurs systèmes d’information dans les
conditions prévues aux articles 35 et 36 du présent règlement.
Conclusion
L’importance accrue attribuée aux risques opérationnels, et due aux diverses crises ayant ébranlé le
système bancaire et financier, ont incité les autorités en charge de la régulation bancaire
internationale à prescrire des normes visant à atténuer les dégâts causés et à en éviter de nouveaux.
Dans ce cadre se sont inscrites les recommandations du comité de Bâle à travers la publication de
trois accords visant la stabilité et le renforcement du système bancaire.
Il est à préciser que chaque publication du comité, était le fruit de la révision des différents
problèmes et lacunes rencontrées par celles qui la précède.
Dans ce cadre, Bale I était le premier accord mis en place, dans le but d’instaurer des exigences
réglementaires en fonds propres à travers le ratio Cooke. Cet accord a très vite montré ses
insuffisances car il reposait sur des normes de calculs de fonds propres rigides.
A cet effet, s’est lancée la grande réforme de Bale II, dans le but d’élargir le champ de calcul des
exigences en fonds propres des banques et des établissements financiers et d’y proposer une mesure
plus fine en intégrant la notion du risque opérationnel.
[Texte] Page 48
CHAPITRE II : La Notion du risque opérationnel et le cadre règlementaire
[Texte] Page 49
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel
HARRIGNTON.
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Introduction
Le rôle central qu’a joué le risque opérationnel dans la crise a fait de sa gestion une priorité pour les
banquiers, les gouvernements et les autorités de régulation.
Ainsi les institutions financières qui tireront la meilleure partie de la nouvelle discipline sur le risque
opérationnel, sont celles qui investissent dans la mise en place d’un dispositif d’identification, de
mesure et de couverture des risques opérationnels pertinent.
Pour le traitement des différentes mesures que devront prendre les banques afin d’assure une bonne
maitrise des risques opérationnels auxquels elles font face, nous avons devisé ce chapitre en deux
sections :
Section1 : identification et évaluation du risque opérationnel
Section 2 : pilotage du risque opérationnel.
Identification Evaluation
Maitrise
Controlling
Des risques en fixant des
De l’efficacité des mesures
mesures
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Le caractère général du risque opérationnel le rend difficile à appréhender, pour cela il est impératif
de découper l’activité de la banque en métiers et processus auxquels seront rattachés des
événements à risques.
Il y a lieu de définir ce que l’on entend par ligne de métier, processus et événements à risques.
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Processus 1
Valeur ajoutée
Source : Christian JIMENEZ et Patrick MERLIER « prévention et gestion du risque opérationnel », Edition
revue banque, Paris, 2004, page 30
[Texte] Page 52
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Il est à préciser qu’il est recommandé aux établissements de taille moyenne de se contenter de la
modélisation des processus opérationnels.
Vu leurs tailles et la culture du risque qui est dans son état embryonnaire en Algérie, les banques
algériennes se voient dans l’obligation d’appliquer une modélisation des processus opérationnels.
Cette approche ayant le mérite de se concentrer principalement sur les processus générateurs de
revenus et les plus sensibles financièrement aux risques directs.
[Texte] Page 53
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
[Texte] Page 54
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Elle permet de définir de manière approfondie les impacts potentiels du risque, les facteurs qui
déclenchent la survenance du risque ainsi que les facteurs qui déterminent l’envergure du dommage.
Cartographier les risques permet de définir le profil de risque de la banque ; cette phase est une
étape clé, car elle détermine sensiblement la nature des incidents qui seront collectés et suivis par la
suite, toutefois, la cartographie ne représente qu’une photographie des risques à un instant donné,
résultant le plus souvent d’une identification et d’une évaluation qualitative des risques, effectuée
par les opérationnels de la banque au travers de questionnaires ou d’ateliers de travail de groupe.
Il y a lieu de préciser que c’est cette étape qui permettra également de définir une nomenclature
valable pour l’ensemble de l’organisation, cadre indispensable à une collecte efficace et homogène
des incidents.
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
La démarche méthodologique pour l’application de la cartographie des risques passe par les étapes
suivantes :
[Texte] Page 56
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Dans cette étape ce sont les opérationnels eux même qui vont porter un jugement sur le degré de
maîtrise des risques et l’influence de ce dispositif sur l’impact et/ou la fréquence associée au risque,
étant donné que celle-ci se situe dans une démarche d’auto-évaluation.
Il est important de rappeler que la réalisation de la cartographie doit se faire en toute transparence
sur les objectifs de l’exercice afin d’avoir une vision la plus proche possible de la réalité du terrain.
Le jugement doit être juste et honnête, et d’éventuelles sanctions ne seraient envisageables
ultérieurement que si des actions prévues à la suite de la cartographie n’avaient volontairement pas
été mises en œuvre.
Dans le cas d’une évaluation portant sur plusieurs centaines d’évènements possibles, il est utile de
se concentrer sur les événements ayant un impact potentiel élevé. Les autres événements à risque
pourront faire l’objet d’une grille simplifiée sur le même principe que l’échelle des impacts.
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Source : http://www.memoireonline.com/01/09/1920/m_le-processus-de-gestion-et-de-mesure-du-
risque-operationnel-selon--les-exigences-de-comite-de-Bale3.htmlconsulté le 12/09/2017 à 17 :29
Cette première phase de qualification des risques a pour principal objectif l’identification des
éventuels risques qui pourraient remettre en cause gravement l’intégrité de la banque, et de
classifier tous les risques d’une manière générale selon leur impact et/ou fréquence.
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Chaque activité disposera de son propre ensemble d’indicateurs, spécifique à la nature des tâches
effectuées, au mode d’organisation des fonctions, au niveau d’automatisation des opérations, au
niveau des flux financiers impliqués ou de la législation en vigueur.
Deux types d’indicateurs peuvent être mis en place, à savoir :
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Activité Indicateurs
Ressources humaines Rotation du personnel (turn-over),
pourcentage d’employés intérimaires, heures
supplémentaires, plaintes de la clientèle, taux
d’absentéisme.
Traitement et procédures Nombre d’encodages manuels, corrections
D’écriture, erreurs de rapprochement,
plaintes
et contestations, comptes transitoires en
attente.
Systèmes Interruption de systèmes, tentatives
d’intrusion informatique, retards
d’implémentation.
Les indicateurs d’alerte, lié aux facteurs de Volumétrie, turnover des équipes.
Risques
Les indicateurs de risques avérés, liés aux Nombre d’erreurs, de sinistres
conséquences ou de litiges, durées d’indisponibilité des
systèmes, nombre de tentatives d’intrusion,
d’incidents ...
les indicateurs de coûts/ressources Le niveau de ressources allouées au contrôle
des risques opérationnels (budget "sécurité",
les indicateurs de pertes, pertes financières
liées aux incidents, aux erreurs,
dédommagements clientèle...).
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Approche avancée
lourde élévé
Source :https://www.google.com/search?q=Les+sujets+cl%C3%A9s+d%E2%80%99une+d%C3%A9finition+des+risque
s+op%C3%A9rationnels&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiorLLGl9fXAhUK44MKHdkqARIQ_AUICygC&biw
=1366&bih=662#imgrc=pH3ZjHsVVMBTJM: consulté le 11/09/2017 à 13 :47
Les banques ont la possibilité de choisir parmi ces approches celle qui leur paraît correspondre le
mieux à la spécificité de leur activité, mais aussi à leur capacité globale d’action. Elles doivent en
effet s’assurer qu’elles disposent de l’ensemble des moyens nécessaires à la mise en œuvre de la
solution retenue. Le degré de sophistication de chacune de ces trois méthodes étant croissant.
Il y a lieu de préciser notamment que si une banque opte pour une approche donnée, elle ne pourra
revenir à une approche plus simple que si elle a obtenu l’approbation de l’autorité de contrôle.
[Texte] Page 61
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
La méthode de l’indicateur de base est la plus simple parmi celle proposée par le comité de
Bâle, cette approche dite forfaitaire est adoptée généralement par les petites banques vue sa facilité
de calcul.
L’idée principale de cette approche est synthétisée dans la formule qui suit :
K IB = [Ʃ PBix α] / n i= 1...n
Où:
n: nombre d’années, sur les trois écoulées, pour lesquelles le produit annuel est positif.
PB i : produit annuel brut, s.il est positif, sur les trois années écoulées.
Cette méthode qui se caractérise non seulement par sa facilité de calcul, mais également par la
disponibilité des données ainsi que par l’absence du critère d’éligibilité, est alors plus adéquate aux
petits établissements dont une gestion avancée du risque opérationnel serait sans pertinence.
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Avec :
Le tableau ci-dessous détaille les lignes d’activités et les pourcentages de revenus correspondants
pour le calcul du capital réglementaire au titre de l’approche standardisée :
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Il y’a lieu de préciser que l’utilisation de cette approche nécessite des critères d’éligibilité relatifs à
la qualité du système de gestion des risques et au suivi des données de pertes.
K = γ. PE
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Avec :
K : le capital règlementaire ;
Le dispositif incite les banques à passer des approches les plus simples aux plus avancées et à
développer des systèmes et des pratiques adaptées à leur profil de risque et à la complexité de leurs
activités. Le comité de Bâle a, par ailleurs, développé les principes nécessaires à une bonne maitrise
du risque opérationnel. Une banque doit disposer d’une fonction de gestion du risque opérationnel
bien identifié, responsable de la conception et de la mise en œuvre du dispositif de mesure et de
gestion de ce risque. Ce dispositif doit être intégré à la gestion quotidienne des risques de
l’établissement et le risque encourus doit faire l’objet de comptes rendus adéquats. Il doit aussi faire
l’objet d’un examen périodique des auditeurs.
Le comité de Bâle préconise que « Les banques devraient adopter des politiques, processus et
procédures pour maîtriser et/ou atténuer les sources importantes de risque opérationnel.
Elles devraient réexaminer périodiquement leurs stratégies de limitation et de maîtrise du risque et
ajuster leur profil de risque opérationnel en conséquence par l’utilisation de stratégies appropriées,
compte tenu de leur appétit pour le risque et de leur profil de risques globaux. »1
Ainsi, pour tous les risques opérationnels qui ont été identifiés, la banque devrait pouvoir décider si
elle dispose des procédures appropriées pour contrôler et /ou atténuer les risques, ou si elle supporte
ces risques.
1
www.BRI.org consulté le 26/09/2017 à 14 :30
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Concernant les risques qui ne peuvent être contrôlés, la banque devrait décider si elle accepte ces
risques (avoir recours à une assurance), si elle réduit le niveau d’activité économique impliquée, ou
si elle se retire complètement de cette activité. Pour cela on doit disposer de processus et procédures
de contrôle et d’un système assurant la conformité des opérations à un ensemble de politiques
interne dûment documentées concernant la gestion du risque.
Le renforcement du système de contrôle est un élément clé pour la maitrise du risque donc il semble
logique la mise en place d’un système de contrôle interne.
Certains établissements ont mené une réflexion pour mettre en place des programmes d’auto
évaluation du risque opérationnel.
L’auto-évaluation du risque opérationnel, est réalisée au niveau des contrôles de premier niveau
cités précédemment, celle-ci comprend l’examen et l’évaluation de l’efficacité du contrôle interne
et a pour objectif d’anticiper la dégradation d’un contrôle. La mise en œuvre de ce processus passe
par les étapes suivantes :
[Texte] Page 66
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Si l’on suit les référentiels mis en œuvre par le COSO, le contrôle des risques prend la suite du
contrôle interne :
Selon le principe COSO 2 de traitement des risques, les entités développent différentes stratégies
qui les exposent à différents risques «Le management définit des solutions permettant de faire face
aux risques : évitement, acceptation, réduction ou partage. Pour ce faire le management élabore un
ensemble de mesures permettant de mettre en adéquation le niveau des risques avec le seuil de
tolérance et l’appétence pour le risque de l’organisation»
[Texte] Page 67
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Transférer le risque :
Il s’agit de prendre des mesures permettant la réduction de l’occurrence du risque et son impact, par
le transfert ou le partage de ce dit risque. On peut citer comme exemple la couverture par un contrat
d’assurance qui assumera une partie des risques ou encore la sous-traitance de l’activité par un
prestataire dans ce cas, on parle alors d’externalisation de l’activité.
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CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
s’assurer que le transfert à un autre secteur ou domaine d’activité, ne crée pas un nouveau risque
(par exemple, risque juridique ou risque de contrepartie), Il y a lieu de préciser également que le
coût de l’opération doit faire l’objet d’une étude minutieuse.
Il est à noter que plus on dispose de maîtrise sur les facteurs de risque, plus on peut agir en amont
sur ceux-ci :
La prévention est souvent la meilleure stratégie pour ses ressources propres. Par exemple,
former son personnel aux risques opérationnels.
Minimiser l’impact est souvent une stratégie efficace lorsque l’on ne peut agir sur le facteur
de risque lui-même, mais que l’on peut agir sur ses conséquences. Par exemple, on ne peut
pas empêcher une avalanche, mais on peut aménager des couloirs d’avalanche pour la
canaliser.
S’assurer est souvent le seul moyen qui reste pour traiter les événements aléatoires
complètement subis.
Certains risques opérationnels peuvent être qualifiés de très rares, mais dont l’impact financier est
très lourd et non négligeable. Afin que les banques puissent assurer la continuité de leur activité,
elles mettent en place un plan précis à cet objet.
[Texte] Page 69
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Probabilité
Réduction
Autofinancement
Evitement
Risque peu grave Risque
récurent acceptable
Autofinancement
Acceptation
Impact
[Texte] Page 70
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Le comité de Bâle souligne l’importance des plans de continuité d’activité en précisant « Les
banques devraient mettre en place des plans de secours et de continuité d’exploitation pour garantir
un fonctionnement sans interruption et limiter les pertes en cas de perturbation grave de l’activité ».
Tous les risques potentiels doivent au préalable être évalués lors des cartographies qui deviennent
un support d’évaluation précieux pour une démarche de continuité d’activités.
En général, la mise en place d’un plan de continuité passe par les trois étapes suivantes :
Une fois le profil de risque de la banque connu, plusieurs scénarios de crises seront mis en place
avec la prise en compte de la « criticité des activités »2 ainsi que les moyens existant.
Chaque risque se verra déterminer de manière exhaustive, l’impact financier, juridique, humain,
organisationnel et en terme d’image.
2
Représente le délai maximum d’interruption admissible DMIA.
[Texte] Page 71
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Il y a lieu d’envisager alors, des solutions et plans de continuité spécifiques à chaque activité ou
processus qui devront être présentés aux responsables des métiers, et ceux en tenant compte des
délais maximums d’interruption admissible.
Il est également impératif de prévoir et de formaliser toutes les étapes nécessaires à une reprise
normale des activités en cas de sinistre.
Plan de crise
Source : http://www.memoireonline.com/01/09/1920/m_le-processus-de-gestion-et-de-mesure-du-
risque-operationnel-selon--les-exigences-de-comite-de-Bale3.html consulté le 13/10/2017 à 12 :40
[Texte] Page 72
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
C’est un schéma qui démontre la possibilité de fonctionnement dégradé en cas de crise (exemple
indispensabilité totale du site d’exploitation), et cela peut avoir lieu dans plusieurs semaines.
Plan de crise :
La gestion de crise est une gestion particulière qui nécessite la création d’une cellule qui aura pour
objectif la déclaration des incidents à l’ensemble des personnes habilitées à prévenir le risque en
question, elle aura également à faire face aux dégâts causés.
En raison de la sensibilité de l’activité de cette cellule, doit être organisée de manière à distinguer
les rôles et responsabilités de chacun.
Il est à noter que sa mise en place est conditionnée par une optimisation du temps de retour à la
normale ainsi que par les moyens mis en œuvre.
[Texte] Page 73
CHAPITRE III : Evaluation et gestion du risque opérationnel bancaire
Il est à préciser, qu’il n’existe aucune certitude quant au bon fonctionnement de ces procédures
d’urgence, en raison des coûts qui y sont associés se traduisant par l’exécution de tests de manière
aléatoire et sans vérifications à postériori.
Conclusion :
Une gestion des risques opérationnels doit suivre une démarche efficace, pour atteindre les
objectifs prédéterminés.
L’identification des risques est une étape primordiale dans cette gestion, l’évaluation est une suite
logique de la première étape.
Un risque bien identifié dans son contexte, facilite l’étape de l’évaluation et donne des résultats
précis ; le risque opérationnel est un risque non quantifiable, ce qui rend l’étape d’évaluation un peu
difficile et les résultats moins pertinents.
L’efficacité de la gestion du risque opérationnel dépend de la qualité du contrôle interne.
[Texte] Page 74
CHAPITRE IV: Identification, évaluation et gestion du risque opérationnel
au sein de Gulf Bank Algeria
Après avoir parcouru les aspects théoriques et académiques liés au risque opérationnel, et dans le
but de mettre en pratique les principaux concepts que nous avons définis précédemment dans notre
travail, nous allons tenter tout au long de ce chapitre de détecter identifier, évaluer et gérer le risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria.
Dans ce chapitre, nous allons tenter dans un premier temps de présenter le processus de détection du
risque opérationnel qui se fait au niveau du département contrôle permanant, ensuite dans un second
temps nous procéderons à son évaluation, et enfin nous essayerons de présenter quelques mesures
de couverture que nous jugerons nécessaires au niveau du département risque opérationnel.
Avant de passer à notre étude, il est nécessaire de présenter les structures d’accueil dans lesquelles
nous avons effectué notre étude pratique.
[Texte] Page 75
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Section 1 : présentation de la banque
Depuis quelques années, la Gulf Bank Algeria ne cesse de se développer et de croitre à travers son
implantation sur le territoire national pour la réussite de sa mission et de ses objectifs. Elle s’affiche
ainsi présenter chaque jours davantage, par son écoute, sa constance, son engagement et son adaptation
au progrès lui permettant ainsi de participer activement à répondre aux besoins attendus.
Gulf Bank Algeria est une Banque commerciale de droit Algérien qui a débuté son activité en Mars
2004 avec un capital de 10.000.000.00 DZD (Dix Milliards Dinars Algérien), membre du groupe
koweitien privé KIPCO "Kuweit Project Company", considéré comme l'un des plus grand groupes
diversifiés du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord.
Il détient des intérêts dans plus 73 sociétés opérant dans 21 pays (principalement dans les pays arabes)
et employant plus de 8000 personnes à travers le monde.
Depuis sa création, son capital social a connu 03 augmentations pour atteindre actuellement 10
Milliards de Dinars.
L’actionnaire majoritaire, Burgan Bank est une grande banque commerciale koweitienne, avec des
filiales établies majoritairement dans la région MENA1. Elle a acquis un rôle capital dans le secteur du
particulier, des entreprises et des affaires grâce à des offres de produits innovantes, une technologie de
pointe et un large réseau de distribution.
La Gulf Bank a procédé à l’extension de son réseau d’agence passant d’une seule agence en 2007 à 21
agence en 2010, jusqu’à 34 en 2011. Elle dispose aujourd’hui de 57 agences, afin de se rapprocher au
mieux de sa clientèle sur l’ensemble du territoire national, et se compose de 921 employés.
1
« Moyen-Orient et Afrique du Nord » Il désigne une grande région, depuis le Maroc au nord-ouest de l'Afrique jusqu'à
l'Iran au sud-ouest de l'Asie, qui comprend généralement tous les pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord
[Texte] Page 76
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Les principaux actionnaires de la Gulf Bank Algeria :
Groupe KIPCO :
Le groupe KIPCO kuweit projects company (Holding) est un groupe Koweitien privé créé en 1975,
considéré comme l’un des plus grands diversifiés dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du
Nord détenant des actifs de plus 25 milliards USD .
Il détient des intérêts dans plus 73 sociétés opérant dans 21 pays (principalement dans les pays arabes)
et employant plus de 8000 personnes à travers le monde.
Ses principaux secteurs d’activité sont les services financiers et les médias. Il détient également des
intérêts directs et indirects dans les secteurs de la santé, du tourisme, de l’industrie, du conseil et de
l’immobilier.
Burgan Bank :
Filiale du Groupe KIPCO, Burgan Bank est une grande banque commerciale koweitienne, avec des
filiales établies majoritairement dans la région MENA.
Crée en 1977, la banque a acquis un rôle capital dans le secteur du particulier, des entreprises et des
affaires grâce à des offres de produits innovantes, une technologie de pointe et un large réseau de
distribution.
Crée en 1982 , Tunis International Bank est la première banque privée offshore établie en Tunisie , elle
fournit une gamme complète de services financiers internationaux pour les société , les institutions
financière, les gouvernements et les individus, comprenant : les opérations de devises étrangères et de
marchés monétaire dans toutes les devises convertibles , le financement de commerce international, les
services aux particuliers , les opérations bancaires commerciales et d’investissement, les cartes de
paiement internationales visa et American Express…
Elle dispose d’un bureau de représentation à Tripoli et détient une participation 30 % dans la Gulf
Bank Algeria.
L’actionnaire principal de la TIB est Burgan Bank. Ses filiales incluent la Gulf Bank Algeria (Algerie),
Bank Baghdad ( Irak ) et la Jordan Koweit Bank ( Jordanie ) , ainsi que la TIB ( Tunis International
[Texte] Page 77
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Bank) . Les résultats de la banque sont en continuel accroissement fort d’un capital social important et
un investissement diversifié. Son réseau compte 25 agences et plus de 120 distributeurs automatiques.
Fondée en 1976, la Jordan Koweit Bank évolue avec succès dans le système bancaire Jordanien. C’est
une banque commerciale, elle offre à sa clientèle une gamme diversifiée de produits et services
bancaire, distribués sur un réseau de 48 agences en Jordanie et deux autres en Palestine et Chypre.
Elle participe à hauteur de 10 % dans le capital de la Gulf Bank Algeria. En mai 2008, JKB devient la
filiale de la Burgan Bank à hauteur de 51,10%.
La stratégie a été définie en 2012, pour une période de 5 ans, dans la même lignée que ceux du Groupe
Burgan Bank et avec pour objectif de réaliser notre mission tout en étant fidèle aux valeurs et principes
qui sont les siennes.
Cette démarche s’inscrit au sein de chacune des actions entreprises par la banque dans le but de
réaliser une prestation bancaire de qualité, tant avec les clients internes qu’externes.
Elle concerne plusieurs domaines d’intervention tels que la qualité du service, des produits, des
infrastructures, du Management, de la Gestion des Risques, etc.
Pour être toujours plus proche de ses clients, les faisant bénéficier des produits et services de pointes
adaptés à leurs besoins locaux.
Elargissement de l’offre produits et services afin de pouvoir répondre aux attentes de tous.
Une Gestion des ressources humaines axée sur la performance :
[Texte] Page 78
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Soucieuse d’offrir à l’ensemble de ses collaborateurs un cadre de travail et de vie épanouissant et
stimulant, AGB s’est dotée d’une politique de gestion des ressources humaines récompensant les
résultats et permettant le développement humain et professionnel de l’ensemble de son personnel.
Croyant au potentiel de l’Algérie et aux capacités de son Staff et forte du Soutien du Groupe, AGB axe
sa politique commerciale sur une logique de croissance et de conquête de parts de marché participant
ainsi activement au développement économique de l’Algérie et à l’enrichissement des Algériens.
Burgan Bank
Gulf Bank Algeria
Jurdan Kuweit Bank
Bank Of Baghdad
Gulf IsuranceCompany
Arab Misr InsuranceGrroup
Fajr Al Gulf Insurance and reinsurance Company
Al Hamra Insurance Company
Saudi Pearl Insurance Company
Arab Orient Insurance Company
Bahrain Kuweit Insurance Company
Gulf Life Insurance Company
United Gulf Bank
KIPCO Asset Management Company(KAMCO)
United Gulf Bank Securities Company
Tunis International Bank
Kuweit Clearing Company
FIMBank
[Texte] Page 79
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
La banque offre différents services notamment la mise à disposition et la gestion des moyens de
paiement, la collecte des fonds du public ainsi que des services de monétique
(Distributeurs automatiques de billets).
Pour avoir une idée sur l’évolution de l’activité de la banque, nous présenterons les résultats des
exercices, les niveaux des fonds propres ainsi que le total des dépôts de la banque tirés du bilan des
trois derniers exercices 2014, 2015, 2016 (Annexe n°1).
Source : fait par nous même à partir du rapport annuel d’AGB 2016 tiré du site
https://www.agb.dz/article-view-170-111111-155-143-7.html page 18 consulté le 26-11-2017 à
22 :23
Les graphiques suivants nous permettent de mettre plus en évidence l’évolution de la banque :
[Texte] Page 80
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
25000000
20000000
15000000
fonds propres en milliers de DA
10000000
5000000
0
année 2014 année 2015 année 2016
Source : fait par nous même à partir du rapport annuel d’AGB 2016 tiré du site
https://www.agb.dz/article-view-170-111111-155-143-7.html consulté le 26-11-2017 à 22 :23
4500000
4000000
3500000
3000000
2500000 resultat net de l'exercice en
milliers de DA
2000000
1500000
1000000
500000
0
année 2014 année 2015 année 2016
Source : fait par nous même à partir du rapport annuel d’AGB 2016 tiré du site
https://www.agb.dz/article-view-170-111111-155-143-7.html consulté le 26-11-2017 à 22 :23
Graphique n° 3 : Evolution du total des dépôts des exercices 2014, 2015, 2016
[Texte] Page 81
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
138000000
136000000
134000000
132000000
total des dépots en milliers de
130000000 DA
128000000
126000000
124000000
122000000
annèe 2014 année 2015 annèe 2016
Source : fait par nous même à partir du rapport annuel d’AGB 2016 tiré du site
https://www.agb.dz/article-view-170-111111-155-143-7.html consulté le 26-11-2017 à 22 :23
De l’analyse du tableau et des graphiques, nous remarquons une évolution positive des fonds
propres de 14.24% de l’année 2014 à 2015 et de 12.28% de l’année 2015 à 2016.
Ce gain supplémentaire de fonds propres est dû à des augmentations successives de capital, ce qui
représente un gage de sécurité pour les déposants et un gage de solvabilité pour les investisseurs.
Passons maintenant à l’analyse des résultats de la banque, en 2014 la banque enregistre un résultat
de 4010423 milliers de dinars, ce résultat connaît ensuite une baisse de 10.53% entre 2014 et 2015.
L’année suivante le résultat continue sa baisse de 37.87% entre 2015 et 2016 ce qui ne permet pas à
la banque de maintenir un bon niveau de performance.
L’analyse du total des dépôts de la banque quant à elle met en avant une évolution positive assez
significative de 2.88% de l’année 2014 à 2015, ainsi qu’une évolution de 3.36% de l’année
2015 à 2016. La croissance des dépôts de la banque peut être expliquée par le développement du
réseau d’agences de celle-ci et cela par l’ouverture d’une nouvelle agence à Boumerdes en 2016.
1-2-2) Exigences en fonds propres nécessaire pour la couverture du risque opérationnel :
[Texte] Page 82
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
L’exigence en fonds propres nécessaires pour la couverture du risque opérationnel est égale à 15%
de la moyenne des produits nets bancaires annuels des trois derniers exercices.
Seuls les produits nets bancaires positifs sont pris en considération dans le calcul de cette moyenne
en respect du règlement n° 14-01 du 16 février 2014 portant coefficient de solvabilités applicables
aux banques et établissements financiers.
[Texte] Page 83
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Présentation du département risque opérationnel
Directeur du contrôle
interne / risque
opérationnel
Chef de département
Risque opérationnel
Analyste
risque
opérationnel
Analyste risque
opérationnel
Analyste risque
opérationnel
Le chef de département est en charge de cette gestion en collaboration avec les analystes Risque
Opérationnel du département. Ces derniers sont en charge de la gestion du risque opérationnel, à
travers la collecte des pertes sur l’ensemble des agences et structures centrales, le traitement quotidien
des incidents, la mise en place et le suivi des cartographies risques opérationnels (RCSA)via la
réalisation des plans d’actions et de la gestion des Key Risk indicator « KRI ».
Une situation globale des risques est présentée à la Direction Générale à travers les différents rapports
fournis qu’ils soient mensuels ou trimestriels.
[Texte] Page 84
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
SECTION 2 : le contrôle interne et la gestion du risque opérationnel.
Le contrôle permanant a des collaborateurs qui effectuent des contrôles. Un contrôleur pour chaque
agence effectue des contrôles J+1 (journée comptable) et qui est toujours en rapport avec le contrôle
permanant (le responsable), élabore à la fin de chaque mois un rapport portant les indicateurs et les
incidents du risque opérationnel qui sera présenté à la direction générale.
Les contrôleurs se déplacent au niveau de chaque structure même les agences ayant déjà des
contrôleurs pour vérifier les autres volets et s’assurer de la fiabilité du contrôle interne.
C’est à travers ces contrôles qu’on constate tous les risques y compris le risque opérationnel qui
sera par la suite déclaré au département risque opérationnel pour sa gestion.
Avant de procéder à l’identification des risques, nous devons déterminer le périmètre d’analyse.
[Texte] Page 85
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
La fréquence du risque et les pertes financières correspondantes (impact).
Nous allons alors essayer dans cette section d’identifier et d’évaluer les différents risques
opérationnels de l’agence.
Pour ce faire, il y a lieu d’abord de mettre en place une nomenclature des risques qui permettra alors
la catégorisation de ces derniers :
[Texte] Page 86
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
signature falsifiée
[Texte] Page 87
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Tableau n°16 : Opérations de portefeuille
virement
Omission d'exécuter un ordre de
virement
[Texte] Page 88
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Tableau n° 17 : Relation avec les clients
dossier incomplet
Indisponibilité du complément
d'information demandé par la
conformité (Rejet CRM)
[Texte] Page 89
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Erreur sur le grand livre, ou la devise
choisie
[Texte] Page 90
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Crédits aux particuliers Absence de maitrise du simulateur de
crédit
[Texte] Page 91
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Tableau n° 18 : Monétique
[Texte] Page 92
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
2-2-3) Evaluation des risques opérationnels de l’agence (exercice RCSA) :
Nous avons évalué les risques opérationnels de l’agence par une étude qualitative et quantitative. Pour
évaluer les risques opérationnels liés aux différents processus de l’agence, nous nous sommes basées
sur les résultats de sondages en fonction des entretiens portant sur les risques opérationnels menaçant
l’activité de l’agence.
Nous nous somme basées sur les combinaisons (impact/ fréquence) arrêtées par la banque pour l’évaluation
du risque brut lié à chaque risque relevé. Nous avons seulement représenté ces combinaisons sous forme
d’une matrice afin de faciliter leur détermination. Celle-ci est présentée dans ce qui suit :
12<=par Frequent6
moyen fort fort fort Fort fort Fort
an 0.
4 à
Probable
11fois faible moyen moyen fort Fort fort fort
20 .
par an
1 à 3 fois
Moyen10 . faible moyen moyen moyen Fort fort Fort
par an
1 fois Improbabl
faible faible moyen moyen moyen fort fort
par an e5.
1 fois/ de
Rare 2 . faible faible faible faible moyen moyen moyen
1 à 2 ans
Extrêmem
1 fois/ de
ent rare 1 faible faible faible faible faible moyen moyen
2 à 5 ans
.
[Texte] Page 93
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Tableau n° 19 : Impact financier
Le risque net, dépendant directement du dispositif de contrôle mis en place dans le but de prévenir
ou éliminer les événements à risque. Nous avons alors tenté de l’évaluer par la formule suivante
Les résultats de l’évaluation qualitative du risque opérationnel sont exposés dans les tableaux ci-
après.
[Texte] Page 94
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Tableau n°21 : Evaluation qualitative du processus « présentation générale et organisation »
Performance
de contrôle
des processu
Risque net
Fréquence
Fréquence
process s
Impact
Impact
Risque
us
brut
Mauvaise répartition Existence de fiches de
Organigr des rôles et missions postes définies par
amélioration
improbable
improbable
amme métier définissant
Signifiant
Nécessite
Critique
fiche de clairement les rôles et
moyen
poste les missions de chacun
Fort
Présentation général et organisation
efficace
Mineur
Moyen
Moyen
Moyen
Faible
congé l'autre
rare
Le non-respect de la Vérification du respect
amélioration
matrice de détention des de la matrice de
improbable
improbable
Nécessite
clés et combinaison au détention des clés et
Critique
Majeur
niveau de l’agence
moyen
combinaison au niveau
de l’agence par le
fort
supérieur hiérarchique.
Double détention des clés S’assurer qu’il n y’a
amélioration
et combinaison pas lieu de double
Signifiant
Nécessite
détention des clés et
critique
moyen
moyen
moyen
combinaison
fort
improbable
limite des seuils contrôle par le
d’encaisses assurées supérieur hiérarchique
efficace
critique
Majeur
moyen
fort
Apres avoir étudié et analysé, avec soin, la cartographie obtenue pour le processus « Présentation
général et organisation » d’AGB, nous pouvons ressortir avec quelques conclusions. Pour ce qui est de
la répartition des risques opérationnels recensé au niveau ce processus en termes de nombres, nous
avons pu recenser 5 risques répartis comme suit :
[Texte] Page 95
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Tableau n°22: Evaluation quantitative du processus « présentation générale et organisation »
80 80
70 70
60 60
50 50
40 80 40 80
30 30
20 20
10 10 20
20
0 0 0
0
Faible Faible
Moyen Moyen
Fort Fort
Interprétation :
Nous remarquons ici que 80% des risques bruts définis sont des « risques forts », 20% sont des
« risques moyens » et l’absence de « risques faibles », grâce au dispositif de contrôle, ces risques
sont réduits respectivement à 0%, 80% et apparition de 20% de risques faibles.
[Texte] Page 96
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Tableau n°23 : Evaluation qualitative du processus « opérations de caisse »
Performance
Risque Brut
de contrôle
Risque net
Fréquence
Fréquence
processu s
s
Impact
Impact
Bordereau de
versement mal
improbable
improbable
Signifiant
renseigné, ou
efficace
mineur
Moyen
présentant des Validation de
Faible
anomalies l'opération par le
responsable d'agence
Non identification de la
Une copie de pièce
improbable
partie remettante
d'identité du
lorsqu'il s'agit d'une
efficace
Moyen
majeur
moyen
remettant est
faible
tierce personne
Rare
conservée dans la
journée comptable
Erreur de saisie des
informations du client
signifiant
probable
probable
moyen
moyen
(nom, numéro de Validation de
faible
compte, montant) l'opération par le
fort
responsable d'agence
Mauvaise
improbable
reconnaissance des
Signifiant
Existence d'une
espèces
efficace
moyen
moyen
procédure de
faible
Rare
traitement des
(dinars, devise)
Opérations de caisse
incidents de caisse
Versement
Absence / Mauvaise
authentification des L'ensemble des
billets versements passent
efficace
critique
moyen
faible
Rare
le détecteur de faux
fort
billet
Perte du bordereau de
versement justificatif
improbable
de l'opération à classer
signifiant
efficace
mineur
moyen
comptable de la journée
comptable
Panne de la machine à
Improbable
improbable
amélioratio
compter et à détecter
Nécessite
signifiant
Critique
Un deuxième appareil
est disponible en
fort
agence
Opérations
Absence / Mauvaise
inexistant
vérification des
(dinars,
devise)
caisse
Retrait
Mineur
mineur
Moyen
Moyen
moyen
moyen
[Texte] Page 97
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Absence / Mauvaise Une copie de pièce
improbable
identification du client d'identité du
Efficace
en cas de chèque à tiers
mineur
Moyen
moyen
moyen
bénéficiaire est
faible
conservée dans la
journée comptable
signature falsifiée Vérification de la
improbable
signature sur système
efficace
critique
moyen
si différence réclamer
faible
Rare
la pièce d'identité et
fort
vérifier
Exécuté un retrait Transmission d'un
improbable
déplacé sans accord accord préalable
efficace
préalable de l'agence
mineur
Moyen
moyen
moyen
avant chaque
faible
domiciliataire exécution d'un retrait
déplacé
signature non conforme faire comparer la
amélioration
signature à celle
Nécessite
signifiant
moyen
moyen
moyen
assurer un 2eme
amélioration
Erreur de saisie des contrôle par le
Nécessite
Probable
probable
informations (numéro supérieur
mineur
moyen
moyen
moyen
de compte, montant) hiérarchique
Omission de faire
signer le bordereau de
Improbable
improbable
mineur
Moyen
moyen
gestion des
Faible
opérations
quotidiennes
Source : Fait par nous même à partir du document interne à l’AGB
Apres avoir étudié et analysé, avec soin, la cartographie obtenue pour le processus « opérations de
caisse » d’AGB, nous pouvons ressortir avec quelques conclusions. Pour ce qui est de la répartition
des risques opérationnels recensé au niveau ce processus en termes de nombres, nous avons pu
recenser 14 risques répartis comme suit :
[Texte] Page 98
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Voici la représentation graphique des résultats :
80
70
70
60
60
50 50
40 40
71 64
30 30
20 20
36
10 29
10
0 0
0
Faible 0
Moyen Faible
Fort Moyen
Fort
Source : Nous même
Interprétation :
Nous remarquons ici que 29% des risques bruts définis sont des « risques forts » et 71% sont des
« risques moyens » et absence de « risques faibles », grâce au dispositif de contrôle, ces risques
sont réduits respectivement à 0%, 36% et apparition de 64% de risques faibles.
processus process
ducontrôle
Risque net
fréquence
fréquence
us
impact
impact
ons de
improbable
Virement
Opérati
portefe
Signifiant
Mauvaise vérification
Moyen
moyen
moyen
moyen
faible
[Texte] Page 99
Chapitre IV : Identification, évaluation et gestion du risque
opérationnel au sein de Gulf Bank Algeria
Omission d'exécuter
amélioration
un ordre de virement
Nécessite
probable
probable
mineur
moyen
moyen
moyen
Précaution dans la
gestion des opérations
quotidiennes
Erreur lors de Validation de l’opération
amélioration
l'exécution d'un par le responsable
Nécessite
Probable
probable
virement d'agence
mineur
moyen
moyen
moyen
Exécution en double assurer un suivi continu,
d'un virement / ou vérification du journal de
Improbable
non-exécution pour l'utilisateur
efficace
mineur
moyen
moyen
moyen
problème technique
Faible
Non recueil des improbable
justifications
Existence d'une note
demandées par le
efficace
mineur
moyen
moyen
relative aux justificatifs
faible
back office central
rare
des opérations dépassant
les seuils définis
Défaut dans la message automatique en
Improbabl
Signifiant
efficace
moyen
moyen
chèque numérisation
faible
rare
e
Absence / Mauvaise
amélioration
vérification des
Signifiant
Nécessite
mentions du chèque
Probable
probable
moyen
moyen
et de son authenticité Validation de l'opération
Fort
par le responsable
d'agence
Erreur de saisie du
numéro de compte du
Fréquent
Probable
moyen
moyen
moyen
client Validation de l'opération
faible
(structure centrale)
Absence de
traitement automatisé
improbable
improbable
mineur
Moyen
moyen
contacter le client en
Télécompensation
mineur
mineur
moyen
moyen
moyen
moyen
chèques en VNPP
efficace
Mineur
mineur
moyen
moyen
faible
e
90 60
80
50
70
60 40
50
30
40 82 55
45
30 20
20 10
10
0 0 18 0
0
Faible Faible
Moyen Moyen
Fort Fort
Nous remarquons ici que 18% des risques bruts définis sont des « risques forts », 82% sont des
« risques moyens » et l’absence de « risques faibles », grâce au dispositif de contrôle, ces risques
sont réduits respectivement à 0%, 55% et apparition de 45% de risques faibles.
Performance
Du contrôle
Risque brut
Risque net
Fréquence
fréquence
impact
impact
Retard / Omission /
Mauvaise Vérification du
Improbable
vérification du dossier par le
efficace
mineur
moyen
moyen
moyen
faible
le client d'agence avant
sa saisie
Vérification du
Relation avec les clients
improbable
dossier par le
efficace
mineur
mineur
Moyen
moyen
faible
d'agence avant
Gestion sa saisie
des
comptes
(ouverture Demande Vérification du
inexistant
moyen
moyen
moyen
moyen
moyen
des mal renseignés responsable
comptes) d'agence avant
sa saisie improbable
probable
efficace
mineur
mineur
moyen
improbable
de consulter les
Nécessite
Vérification du
interdits de
majeur
moyen
moyen
moyen
document par le
chéquier
département
fort
conformité
perte /détérioration dossiers soient
des dossiers existants en
fichiers
numériques et
improbable
physiques dans
signifiant
efficace
mineur
Moyen
moyen
une armoire
faible
forte
probable
mineur
moyen
moyen
moyen
moyen
indépendantes
faible
(qualité et
conformité)
Retard / Omission Validation par
amélioratio
de saisie d'un deux structures
Nécessite
probable
probable
mineur
moyen
moyen
moyen
dossier sur CRM indépendantes
(qualité et
n
conformité)
Indisponibilité du s'assurer que
complément toutes les
d'information informations ont
demandé par la été remplies sur
amélioration
conformité (Rejet CRM
moyen
moyen
moyen
Nnécessite
CRM)
mineur
moyen
moyen
M
M
Création d'un M Vérification de
compte en l'absence toutes les
improbable
improbable
du client créations du
signifiant
efficace
mineur
moyen
jour par le
faible
responsable
d'agence
Erreur sur le GL, ou Vérification de
la devise choisie toutes les
improbable
créations du
signifiant
efficace
mineur
moyen
moyen
jour par le
faible
responsable
d'agence
Omission de faire Vérification de
signer le contrat au toutes les
client et d'en garder créations du
probable
probable
mineur
moyen
moyen
moyen
une copie jour par le
faible
responsable
d'agence
Erreur / Omission Signature
de scanner la systématique,
signature du client sinon le client
(confusion entre ne pourra pas
probable
probable
mineur
moyen
moyen
moyen
versement sur
son compte
Omission / Retard
improbabl
d'envoi de la lettre
probable
efficace
mineur
Moyen
Moyen
le directeur
e
d'agence
Retard / Erreur dans
amélioration
la confection des
Nécessite
cartes RIB
mineur
moyen
moyen
moyen
moyen
moyen
Vérification par
le directeur
d'agence
mineur
moyen
moyen
moyen
moyen
moyen
manuscrites du Vérification par
faible
client le directeur
d'agence
Absence / Mauvaise
amélioration
vérification de la
Nécessite
signature portée sur
mineur
moyen
moyen
moyen
moyen
moyen
la demande de Vérification par
clôture de compte le directeur
d'agence
Non-respect de la
procédure de
clôture de compte
(Récupérer les
moyens de
paiement, vérifié
improbable
que tous les
signifiant
efficace
mineur
moyen
chèques émis ont Vérification par
faible
été payés…)
rare
le directeur
d'agence
Omission de traiter
la demande de
improbable
clôture de compte Précaution dans
probable
efficace
mineur
moyen
moyen
faible
client opérations
quotidiennes
Omission / Erreur
dans le Schéma et
improbable
rattachement des montant
efficace
mineur
moyen
moyen
moyen
faible
compte épargne département
comptabilité
Clôture de compte Schéma et
devise sans solder montant improbable
signifiant
efficace
mineur
moyen
moyen
mineur
moyen
moyen
moyen
les étapes et
faible
documents à
avoir
Absence de maitrise assurer des
du simulateur de formations
improbable
crédit continues et
efficace
mineur
moyen
moyen
pertinentes pour
faible
rare
le personnel
amélioration
documents par le supérieur
Crédit
Nécessite
transmis par le hiérarchique
Mineur
moyen
moyen
moyen
moyen
moyen
aux client (vérification
particuli check list)
ers Note de synthèse assurer un
improbable
improbable
mal renseignée double contrôle
efficace
mineur
moyen
moyen
par un supérieur
faible
hiérarchique
insignifian
improbabl
enregistrée sur état Excel par le
efficace
mineur
moyen
moyen
Excel responsable
faible
d’agence
e
t
Erreur de saisie des Validation et
amélioration
données telles que revue faite par
Nécessite
reprises sur le ticket le département
probable
probable
mineur
moyen
moyen
moyen
d'autorisation crédits aux
particuliers
amélioration
garanties revue faite par
(confusion entre le département
Nécessite
probable
probable
mineur
moyen
moyen
moyen
deux dossiers) crédits aux
particuliers
non notification du
client
improbable
Précaution dans
efficace
mineur
moyen
moyen
moyen
la gestion des
faible
opérations
quotidiennes
Retard lors de
l'exécution de
l'entrée en
improbable
mineur
moyen
moyen
moyen
la gestion des
faible
opérations
quotidiennes
Omission de faire
amélioration
moyen
moyen
moyen
moyen
l'échéancier au déblocage
(procédure
existante)
Déblocage d'un
crédit sans que
toutes les
improbable
improbable
mineur
majeur
moyen
bloquantes ne rendant
faible
Graphique n°7 : Risque brut et risque net du processus « relations avec les clients»
100 60
80 50
40
60
97 30 56
40 44
20
20 10
0 0 0
3 0
Faible Faible
Moyen Moyen
Fort Fort
Interprétation :
Nous remarquons ici que 3% des risques bruts définis sont des « risques forts », 97% sont des
« risques moyens » et l’absence de « risques faibles », grâce au dispositif de contrôle, ces risques
sont réduits respectivement à 0%, 44% et apparition de 56% de risques faibles.
Libellé du Sous
Fréquenc
fréquenc
Performa
processus processu Description du risque
contrôle
Risque
Risque
impact
impact
nce du
s Description du contrôle
brut
net
e
e
Incapacité à éditer le Assurer un suivi avec
improbable
ticket DAB lors de le prestataire
Gestion l’arrêté
efficace
mineur
Moyen
moyen
moyen
faible
des
DABs
Erreur lors du
inexistant
recomptage des Présence de deux
probable
probable
Moyen
Moyen
moyen
moyen
billets dans les personnes en plus du
cassettes DAB caissier dans la gestion
des DAB
Non déclaration des le département
anomalies trouvées monétique exécute a
sur DAB à la son niveau ces mêmes
improbable
efficace
mineur
moyen
faible
rare
les anomalies que
rencontrent l'agence
Erreur/omission de
improbabl
improbabl
réinjecter les billets Présence de deux
Efficace
mineur
moyen
moyen
personnes en plus du
faible
rétractés
caissier dans la gestion
e
e
des DAB
Erreur lors du
improbabl
repositionnement des Présence de deux
efficace
mineur
mineur
moyen
moyen
faible
caissier dans la gestion
e
des DAB
Erreur dans la mise à
niveau du compteur
improbable
Présence de deux
efficace
mineur
moyen
moyen
moyen
improbable
des réception de
cartes délivrance des cartes
efficace
mineur
moyen
moyen
Existence d'une
faible
et de paiement
procédure et d'un
codes
registre de délivrance
PIN
Cartes et codes
improbable
personne en même
efficace
mineur
moyen
moyen
procédure de gestion et
faible
lieu
conservation des cartes
et codes
Dépassement des Existence d’une
improba
efficace
probabl
mineur
moyen
moyen
improbabl
Signifient
capturées par le DAB
efficace
mineur
sans vérifier l’identité
moyen
moyen
Précaution dans la
faible
du client gestion des opérations
e
quotidiennes
Source : Fait par nous même à partir du document interne à AGB
Apres avoir étudié et analysé, avec soin, la cartographie obtenue pour le processus « opérations de
la monétique» d’AGB, nous pouvons ressortir avec quelques conclusions. Pour ce qui est de la
répartition des risques opérationnels recensé au niveau ce processus en termes de nombres, nous
avons pu recenser 10 risques répartis comme suit :
100 90
90 80
80 70
70 60
60
50 90
50 100
40
40
30
30
20 20
10 10
0 0 10
0
0 0
Faible Faible
Moyen Moyen
Fort Fort
Interprétation :
Performance
Risque brut
du contrôle
processus processus risque contrôle
Risque net
Fréquence
fréquence
impact
impact
Conservation Perte, vol, Conservation dans
Stock des chéquiers dégradation un endroit sure et
chéquiers improbable fermé à clef par le
efficace
critique
moyen
responsable
faible
rare
fort
Source : Fait par nous même à partir du document interne à AGB
Risque net
fréquence
fréquence
contrôle
impact
impact
Extrêmement
Extrêmement
Moyen
faible
rare
rare
Extrêmement
mineur
faible
rare
- Intégration de signaux d’alarmes dans le système, attestant l’arrivée à échéance d’un règlement, du
délai d’envoi des documents, des réserves… ;
- La maintenance des systèmes de reprise d’activité, ou la mise en place de nouveaux systèmes plus
performants ;
- Intégration des mises à jour continuelles concernant les listes des interdits de domiciliation dans le
système ;
-Des contrôles journaliers doivent être assurés quant à l’application des procédures existantes par
les opérationnels. Une sensibilisation relative à l’importance de l’application de ces procédures
serait intéressante.
2-3-2) Recommandations :
A présent nous allons essayer de présenter des solutions complémentaires destinées à permettre une
meilleure gestion et maîtrise des risques opérationnels au niveau de la banque.
Les opérationnels : Cette formation serait destinée aux agents chargés des opérations
bancaires ainsi que les nouvelles recrues dans le domaine, elle aura pour objectif d’instaurer
une culture d’autocontrôle qui permettra d’éviter un nombre important de risques au
quotidien.
Les contrôleurs opérationnels : La formation doit concerner les effectifs affectés à la
fonction de contrôle et elle a pour objectif de mettre à jour les compétences des contrôleurs
et l’actualisation de leurs connaissances en matière de risques opérationnels.
Il y’a eu réclamation du client que son compte a été mouvementé en son absence, l’employé
déclare alors l’incident via la solution Risk Nucleus :
Risk Nucleus est une application web de gestion du risque opérationnel développée par le
prestataire Benchmatrix. Accessible à l’ensemble du personnel avec leur profil « Employé », pour
procéder à la déclaration de tout incident, résultant d’une inadaptation ou d’une défaillance
imputable à des procédures, personnels et systèmes internes ou à des événements extérieurs, dont ils
Pour permettre l’analyse de la cohérence, il est important de rapporter fidèlement les faits et
évènements tels qu’ils se sont produits.
Une fois l’écran de saisie rempli, l’employé envoie la déclaration d’incident au département risque
opérationnel via la solution Risk Nucleus.
Le contrôle interne s’assure de l’absence du client via des pièces justificatives (exemple : biais
d’avion, compte du client…) et vérifie si l’incident est réel (s’il y’a eu vraiment vol). Si le client est
vraiment absent, le contrôle détecte qui a effectué cette opération de fraude interne.
Phase de traitement :
Les incidents remontés par les différents déclarants sont notifiés au Risk Champion « l’analyste
risque opérationnel », sous forme de notifications sur l'Outlook à partir de la solution Risk Nucleus
L’analyste risque opérationnel est donc censé garder l’historique c’est-à-dire avoir une base de
données reflétant tous les risques.(Annexe n°5)
Le sérvice risque opérationnel suggere des plans d’actions puis font le suivi avec le service
concerné.
Suivi avec les ressources humaines pour voir quelles sont les sanctions encourues pour
l’employé ayant commis la fraude.
Contrôle inopinée à l’agence.
Investigation.
La mise en place des KRI est conditionnée par des critères édictés par le comité de Bâle qu’il y a
lieu de citer :
- Intitulé de l’indicateur ;
- Source d’information et/ou structure en charge ;
- La périodicité d’actualisation de l’indicateur ;
- Le seuil à atteindre ou à éviter.
Nous présenterons dans le tableau qui suit quelques indicateurs clés de risque à titre d’exemple :
Elaboration du rapport :
Le service risque opérationnel établi un rapport mensuel ou trimestriel portant les indicateurs (KRI)
et incidents.
Conclusion :
La gestion des risques opérationnels est devenue une obligation pour les banques, cette gestion doit
suivre une démarche et une méthodologie adaptée à l’activité concernée.
D’énormes efforts ont été déployés par Gulf Bank Algeria pour améliorer sa gestion du risque
opérationnel. En effet, le Groupe a modernisé son système d’information pour répondre aux
exigences pratiques de la collecte de données sur le risque opérationnel. Cela est devenu possible
avec la solution Risk Nucleus.
Cette démarche nous a permis d’apprécier le degré d’exposition aux risques opérationnels de
l’agence Gulf Bank Algeria, et la nature de ces risques.
La réforme Bâle II du ratio international de solvabilité bancaire s'inscrit dans une démarche
mondiale de réglementation de la profession bancaire remontant à la fin des années 80, dont
l’objectif premier est de prévenir les faillites des banques. L'aspect le plus novateur des nouveaux
accords est que désormais, la réforme ne se limite plus aux seuls risques financiers « classiques »,
comme le risque de crédit ou les risques de marché (risque de change, risque de taux, etc.), mais
couvre aussi le Risque Opérationnel.
Le risque opérationnel a néanmoins pris une importance croissante, principalement en raison des
modifications du cadre d’exercice et de la conduite des activités bancaires. Cet essor des risques
opérationnels est notamment lié à la banalisation de la gestion massive et en temps réel des
opérations, engendrant un risque d'erreur et de fraude qu'on ne peut négliger. Il est par ailleurs le
résultat de la sophistication de ces activités, tant dans la conception de nouveaux produits auxquels
sont associés de nouveaux risques, que dans la mise en place de systèmes d’information de plus en
plus complexes. La multiplication des pratiques d’externalisation d’activités a également contribué
à l’essor des risques opérationnels auxquels les banques sont exposées, notamment lorsque ces
dernières n’auraient pas mis en place les dispositifs de contrôle et les conditions d’une maîtrise
adéquate de leurs prestations externalisées. Enfin, l’importance prise par le risque opérationnel
s’explique aussi, de manière plus récente, par l’attention accrue portée aux risques exogènes à faible
probabilité d’occurrence mais à fort impact, c’est-à-dire susceptibles de causer des pertes massives
(catastrophes naturelles, actes terroristes…).
Néanmoins, la mise en place d’un modèle de risque opérationnel requiert des investissements
assez coûteux et complexes en matière de formation, de communication et surtout de système
d’informations. Aussi, la mise en œuvre d’un modèle ne peut être l’affaire des techniciens
uniquement; les choix qui seront faits dans l’architecture de gestion et dans les principes
méthodologiques doivent être validés par le management de la banque au plus haut niveau. A cet
effet, il est plus intéressant (et moins coûteux) pour les banques de tailles moyennes (comme la
plupart de nos banques algériennes) qui ne peuvent investir des sommes importantes en matière de
recherche, d'analyser l'expérience des banques internationales et de s'appuyer sur les modèles
existants, pour le développent de leurs propres modèles internes.
Le risque opérationnel est donc un risque majeur pour la rentabilité et la survie de la banque, une
gestion effective de celui-ci devient vitale ; sa perception comme un élément totalement aléatoire et
non mesurable a été pour longtemps la cause de pertes très lourdes, ayant même conduit à
l'effondrement de plusieurs groupes bancaires partout à travers le monde. A cet effet, il faut le
transformer en un objet spécifique, mesurable et quantifiable, facteur de performance. Les banques
doivent ainsi mettre en place une gestion quantifiée et sophistiquée de ces risques afin de faciliter et
d’améliorer leur prise en compte dans le cadre du nouveau ratio de solvabilité.
Concernant le Groupe Gulf Bank Algeria, le choix a été porté dès première vue sur l'utilisation de
l’approche de base (approche prescrite par les textes bâlois) pour la gestion des risques
opérationnels, le calcul du capital réglementaire au titre de ces risques se fera par l’approche de
base (15% du produit net bancaire).
Dans cette optique, nous nous sommes intéressées, dans le présent mémoire, à la gestion de ce
risque et à son pilotage, dont les avantages sont nombreux tant pour la solvabilité et le maintien de
l’image de la banque que pour la minimisation des pertes financières directes et indirectes.
Pour répondre à notre problématique de départ, notre travail de recherche s’est articulé autour de
quatre chapitres : un premier chapitre explicitant le contrôle interne bancaire, un deuxième chapitre
qui traite la notion du risque ainsi qu’une présentation du risque opérationnel et le cadre
réglementaire qui le régit, un troisième chapitre qui traite son évaluation et sa gestion, un quatrième
chapitre consacré à la partie pratique, dans laquelle nous avons tenté de détecter le risque
opérationnel et mettre en place un dispositif de gestion de ce dernier.
Pour conclure, il est à préciser que les hypothèses proposées au début ont été confirmées et ce tout
au long de notre travail de recherche.
Travaux universitaires :
-Mémoire de MrAbdelmoumaim SAHILI, « La gestion du risque opérationnel dans une
banque islamique » ESB, 2015.
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Références bibliographiques
Sites internet :
-https://www.kmu.admin.ch/kmu/fr/home/savoir-pratique/finances/gestion-risques.html
-www.observatoire-metiers-banque.fr
-http://www.ifaci.com/ifaci/connaitre-l-audit-et-le-controle-interne/definitions-de-l-audit-et-
du-controle-internes-78.html
-http://www.memoireonline.com/04/08/1064/m_les-accords-de-bale-et-la-gestion-des-
risques-bancaires.html
-https://acpr.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/acp/Actualite/20170125-bale.pdf
-https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/marches-financiers/fonctionnement-du-
marche/ratio-de-solvabilite-bancaire/
-https://www.agb.dz/article-view-170-111111-155-143-7.html
-http://www.droit-afrique.com/upload/doc/algerie/Algerie-Reglement-2014-02-grands-
risques-et-participations.pdf
-http://www.droit-afrique.com/upload/doc/algerie/Algerie-Reglement-2011-08-controle-
interne-des-banques.pdf
-http://www.droit-afrique.com/upload/doc/algerie/Algerie-Reglement-2014-01-coefficients-
solvabilite.pdf
-www.bis.org
-http://www.droit-afrique.com/upload/doc/algerie/Algerie-Reglement-2014-01-coefficients-
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-http://www.bis.org/publ/bcbs230_fr.pdf
-https://acpr.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/acp/Actualite/20170125-bale.pdf
-www.finance-watch.org
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Liste des abréviations
-AC: administrations centrales
Page | 120
Liste des figures
-Figure n°1 : Le statut du contrôle interne………………………………………………… 6
- Figure n°4: Répartition pyramidale des rôles et responsabilités des acteurs du contrôle
interne…………………………………………………………………………………….. 16
-Figure n°6 : Les sujets clés d’une définition des risques opérationnels ………………… 36
-Figure n°12 : Les trois approches de Bâle II pour la mesure du risque opérationnel……… 61
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Liste des tableaux
-Tableau n°1 : Missions du contrôleur interne…………………………………………….. 21
-Tableau n°6 : Insuffisance des pratiques en matière d’emploi et sécurité sur le lieu de
travail ……………………………………………………………………………………. 41
- Tableau n° 18 : Monétique……………………………………………………………… 92
organisation »……………………………………………………………………………… 95
Page | 122
Liste des tableaux
- Tableau n°24: Evaluation quantitative du processus « opérations de caisse »…………. 98
- Tableau n°27 : Evaluation qualitative du processus « relation avec les clients »…….. 102
- Tableau n°28 : Evaluation quantitative du processus « relation avec les clients»……. 106
monétique»……………………………………………………………………………….. 107
monétique»………………………………………………………………………………. 108
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Liste des graphiques
- Graphique n°1 : Evolution des fonds propres de 2014, 2015, 2016…………………... 81
-Graphique n° 3 : Evolution du total des dépôts des exercices 2014, 2015, 2016……… 82
-Graphique n° 4 : Risque brut et risque net du processus « présentation générale
et organisation »……………………………………………………………………...... 96
- Graphique n°7 : Risque brut et risque net du processus « relations avec les
clients»………………………………………………………………………………… 106
Page | 124
Table des matières
INTRODUCTION GENERALE………………………………………………. 1
Introduction :....................................................................................................... 4
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Table des matières
Conclusion …………………………………………………………………... 26
Introduction…………………………………………………………………. 27
Algérie……………………………………………………………………….. 46
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Table des matières
des banques et établissements financiers…………………………………… 46
Conclusion…………………………………………………………………….. 49
Introduction ………………………………………………………………….. 50
Conclusion……………………………………………………………………. 74
Introduction……………………………………………………………………. 75
Page | 128
Table des matières
2-2-3) Evaluation du risque opérationnel opérationnel de l’agence (exercice
RCSA)………………………………………………………………………….. 93
Conclusion……………………………………………………………………… 115
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Liste des Annexes
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Annexe n°1 : realisations financiéres d’AGB (2014, 2015, 2016)
Annexe n°2 :Typologie des risques opérationnels conformément à Bâle II
1
Responsabilité civile (chute,
etc)/événements liés à la
Sécurité du lieu de travail
réglementation sur la santé et la
sécurité du personnel.
Risque d’image et de
communication externe/secret
professionnel/conformité /
diffusion d’informations
(connaissance de la clientèle, etc)
Conformité de diffusion
violation de la confidentialité de la
d’information et devoir fiduciaire
clientèle/accès non autorisé aux
comptes/atteinte à la vie privée/
Pertes résultant d’un manque, non vente agressive/ opérations
intentionnel ou dû à la négligence, fictives/ utilisation abusive
à une obligation professionnelle
d’informations confidentielles.
Clients, produits et pratiques envers des clients spécifiques
Legislation antitrust / pratiques
commerciales (y compris exigences en matière
incorrectes/ delit d’initie (au nom
de fiducie et de conformité) ou de Pratiques commerciales de place
de la banque)/ activite sans
la nature ou conception d’un incorrectes
agrement/ blanchiment d’argent.
produit.
Insuffisance de l’analyse clientèle/
données clients incorrectes (Fiche
client erronée, pertes, etc)/
Sélection client
dépassement des limites
d’exposition sur un client.
2
Pertes résultant d’une catastrophe
naturelle/ pertes humaines dues à
Destruction ou dommages des causes externes (terrorisme/
Dommages aux actifs corporels résultant d’une catastrophe Catastrophes et autres sinistres vandalisme/ émeutes populaires
naturelle ou d’autres sinistres. etc).
Matériel/
Pertes résultant de
Interruption ou logiciel/télécommunication.
dysfonctionnements ou de
dysfonctionnement de l’activité et Système (Utilisation inappropriée du Sys
l’activité ou des systèmes.
des systèmes Delta)/interruption/ perturbations
d’un service public.
Problèmes de communication/
erreurs dans la saisie, le suivi ou
le chargement des données/ non
respect de délais ou d’obligations/
erreurs de manipulation du
Saisie, exécution et suivi des
modèle système/erreurs
transactions
comptables d’affectation d’une
entité/autres erreurs d’exécution
Pertes résultant d’un problème
/problème de livraison/fautes dans
dans le traitement d’une
la gestion des suretés/mauvais
Exécution, livraison et gestion des transaction ou dans la gestion des
suivi des données de référence.
processus processus ou subies dans le cadre
Manquement à l’obligation de
des relations avec les contreparties Surveillance et notification
notification/inexactitudes dans les
commerciales et les fournisseurs. financière
rapports externes (Pertes)
Absence d’autorisation clientèle
Admission et documentation ou de déni de
clientèle responsabilité/documents
juridiques absents /incomplets
Accès non autorisés aux comptes
Gestion des comptes clients personnels/actifs clients perdus ou
endommagés par négligence.
3
Faute d’une contrepartie hors
Contreparties commerciales clientèle/divers conflits avec une
contrepartie hors clientèle.
Sous-traitance pour la
maintenance/ conflit de livraison
Prestataires de service
ou d’achèvement d’infrastructure
(Agence ou siège, etc.).
4
Annexe n°3: description de l’incident
Annexe n°4 : Traitement de l’incident
1
2
Annexe n°5 : rapport d’incident
Operational risk in banking is defined as the risk of losses stemming from inadequate or failed internal processes, people, and systems, as well as from external events . Its management has become increasingly critical due to the evolving complex nature of banking operations and the need to comply with regulatory requirements. The rise in incidents like unauthorized trading, fraud, and technological failures emphasizes the necessity of effectively managing these risks to prevent financial losses, operational disruptions, and reputational damage. Recent regulatory frameworks like Basel II and Basel III require banks to have robust systems to quantify and manage operational risks as part of their capital adequacy assessment process .
In the case study provided, banks utilize several methodologies to identify and evaluate operational risks, such as creating risk cartographies to map risk occurrences and impacts . They employ Key Risk Indicators (KRIs) and Root Cause Analysis (RCA) to monitor potential risk events and identify underlying causes. Banks also integrate oversight through daily operational checks and control systems to ensure continuous risk assessment and management. Training and procedural guidelines further support accurate identification and mitigation strategies . These efforts collectively aid banks in maintaining a comprehensive view of operational vulnerabilities.
Banks can reduce operational risks in daily processes by implementing several strategies. For cash operations, measures include ensuring daily supervision of transactions by supervisors, enforcing dual control systems, and enhancing procedural checks to catch data entry errors and omissions . Regarding client relations, banks can set up review protocols where responsible agencies verify all documents before processing and ensure continuous staff training to enhance service delivery and customer handling skills. Automation can also reduce manual bottlenecks and inaccuracies, thus mitigating risks like document mishandling or transaction fallouts .
The key components of an internal control system in financial entities include processes implemented by the board of directors, management, and other personnel to provide reasonable assurance regarding the achievement of objectives. These objectives comprise effectiveness and efficiency of operations, reliability of financial reporting, and compliance with laws and regulations, as well as safeguarding of assets . The internal control system contributes to risk management by organizing, following, and aiding decision-making processes, ensuring operations align with objectives, and adjusting to changes in the economic and operational environment, thereby maintaining risk at acceptable levels and ensuring informed decision-making and good governance .
Internal control is considered a dynamic process because it evolves to address new risks and adapt to changes in the economic and operational environment. This fluidity necessitates that all organizational roles—from board members to staff—actively engage in implementing, promoting, and coordinating control activities . The dynamic nature impacts implementation by requiring continuous evaluation and updating of control measures to remain effective. It mandates that internal control processes do not become static protocols but retain the flexibility to accommodate and mitigate emerging threats, thereby preserving the institution's operational integrity and ensuring compliance with regulations .
The Basel III framework enhances financial stability within the banking sector by introducing comprehensive adjustments to capital and liquidity metrics. It escalates the quality and level of basic capital, mandates liquidity norms like the Liquidity Coverage Ratio (LCR) to handle short-term liquidity risks, and the Net Stable Funding Ratio (NSFR) for long-term sustainability. Basel III also encourages using Central Counterparties (CCP) for derivatives to mitigate systemic risks like leverage effects and provides cushions for conservation and countercyclical capital. These measures collectively ensure banks have adequate funding to endure financial turmoil, thereby stabilizing the financial system's overall integrity .
Economic competition and the pursuit of profitability significantly influence the nature of operational risks by compelling banks to adopt aggressive strategies to secure and expand their market share. This drive often leads to increased complexity in banking operations, heightening susceptibility to risks such as system failures, fraudulent activities, and regulatory non-compliance. The pressure to optimize operations and achieve higher returns can lead to shortcuts in processes, underinvestment in control mechanisms, or inadvertent operational errors, all contributing to elevated operational risks. Additionally, strategic misjudgments in response to competition might exacerbate such risks, necessitating robust risk management frameworks .
'Risque d'image' and 'risque humain' are primary types of operational risks, each with distinct characteristics. 'Risque d'image' refers to the risk of damage to a bank's reputation and client trust due to incidents like accidents, insufficient communication, or fraudulent behavior . It often results in reduced customer confidence and loyalty. 'Risque humain' involves risks associated with human resources, where errors, fraud, or negligence impact bank operations. It requires careful management to mitigate potential losses from human-related failures. Both risks underscore the importance of robust internal controls and communication strategies within banks .
Basel agreements significantly influence the regulatory environment for Algerian banks by establishing international norms for assessing and managing operational risks. These agreements, particularly Basel II and III, guide the implementation of risk management frameworks, encouraging banks in Algeria to adopt global standards for risk assessment procedures, capital adequacy, and liquidity management. The Algerian regulatory authorities have gradually incorporated these principles, necessitating banks to align with stringent risk evaluation criteria, thus enhancing their capacity to predict, measure, and manage operational risks effectively. This alignment helps bolster financial stability and operational resilience within the sector .
An audit committee plays a pivotal role in maintaining a bank's internal control system by ensuring the clarity and accuracy of financial information and evaluating the appropriateness of accounting procedures. The committee assesses the quality of the internal control structure, especially the coherence of risk measurement, monitoring, and control systems. It also suggests additional corrective actions when necessary. The audit committee, often established by the board, assists in fulfilling its oversight responsibilities by delineating the composition, functions, and operating modalities while engaging in reviews with external auditors and other bank representatives .