Contrôle Interne et Risques Bancaires
Contrôle Interne et Risques Bancaires
Thème :
BOULAADJOUL Hakima
Promotion : 2014-2015
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Ecole Supérieure de Commerce d’Alger
Thème :
BOULAADJOUL Hakima
Promotion : 2014-2015
REMERCIMENT
Merci à tous
Dédicace
Je dédie ce travail :
A la personne qui à veillé des nuits, qui m’a éduqué, qui m’a toujours
poussé vers de l’avant afin de gagner les premières places. Celle que
j’aime le plus au monde « ma mère »
A l’exemple de la patience, la tolérance et l’amitié avant la paternité,
Ceux que j’aime aussi le plus au monde mon cher père
que dieu vous gardent inchallah.
A la mémoire de mon oncle Rabah
A ma chère sœur : Wiem
A mes chères frères : Bilal et Mouhamed.
A toute ma famille.
A tous mes amis,
Je leurs dis tous merci infiniment.
Et à tous ceux qui ont crus en moi…..
Soraya
Dédicace
A mes parents.
A mes frères et mes sœurs.
A mes grands-parents.
A mes oncles et mes tantes.
A mes cousins et cousines.
A mes amis.
Et à tous ceux qui me sont chers.
Hakima
Résumé
Le métier de banque n’est plus uniquement celui d’un apporteur ou d’un collecteur de
capitaux. C’est dorénavant, et pratiquement au même titre, celui d’un gestionnaire de risques :
la banque prend des risques, elle achète ou vend des risques, elle transforme des risques.
De ce fait, la gestion des risques doit occuper une position centrale dans les activités
quotidiennes d’une banque, et c’est l’objet de premier chapitre.
De plus, et en vue de la maitrise des risques, les autorités ont mis en place un certains
nombre de règles prudentielles que les banques doivent respecter, pour que ces risques
bancaires peuvent être identifiés, c‘est la raison pour laquelle les banques doivent prendre
conscience des enjeux liés à la maitrise des risques et préserver la confiance du marché, ainsi
les intérêts de la clientèle, celle-ci étant l’essence même du métier de banquier. Pour ce faire,
la bonne gestion, c’est la gestion méticuleuse pour la maitrise des risques, qui deviennent une
tache impérative au sein de la banque.
La maitrise des risques inhérents à l’activité bancaire ne peut se faire qu’à travers la
mise en œuvre d’un dispositif de contrôle interne efficace englobant l’ensemble des activités
et taches de la banque.
Le dispositif de contrôle interne, à son tour, doit faire l’objet de « contrôle » en vue
d’en déceler les manquements et de les corriger.
ال يعد العمل املرصيف يف حد ذاته جمرد القيام جبمع أموال من العمالء أو تقدمي خدمات مالية أخرى يمت من خاللها احلصول عىل
الرابح ,و امنا أيضا هو مبثابة ادارة للمخاطر‚ فبعبارة أخرى البنك يقوم برشاء و بيع اخملاطر‚ فهي اذن العملية اليت يمت من خاللها تبادل
مس متر للمخاطر .
تعترب اخملاطر البنكية عديدة و متعددة البعاد ,و يه يف تعقيد مزتايد ,مفن الصعب عىل املرصيف أن يقوم بتحديدها و قياسها بدقة أو
ضامن املراقبة علهيا بشلك دامئ .فعىل ادارة اخملاطر أن حتتل موقعا مركزاي يف النشطة اليومية للبنك ,و هذا ما يتناوهل الفصل الول من
هذا البحث.
ابالضافة اىل ذكل و من اجل الس يطرة عىل اخملاطر ,فان السلطات قد نفذت عددا من القواعد الاحرتازية عىل البنوك أن تتبعها و تعمل
عىل تطبيقها بشلك حصيح ,و ذكل من اجل التحمك يف هذه اخملاطر ,و هذا ما جيعل البنوك تعمل دامئا و تسعى للحصول عىل الوع
املتعلق ابلس يطرة عىل اخملاطر و احلفاظ عىل الثقة يف السوق ,و مصاحل العمالء ,و هذه الخرية يه جوهر العامل املرصفية ,و للقيام
بذكل االدارة اجليدة يه االدارة ادلقيقة يف التحمك يف اخملاطر و اليت أصبحت هممة ملحة يف البنك .و ال ميكن التحمك يف اخملاطر الاكمنة
يف العمل املرصيف اال من خالل تنفيذ نظام فعال للرقابة ادلاخلية اليت تغط مجيع أنشطة و همام البنك.
نظام الرقابة ادلاخلية يف املقابل ,جيب أن يكون موضوع " الس يطرة " من اجل حتديد أوجه القصور و تصحيحها.
اذن الرقابة ادلاخلية تشلك عنرصا أساس يا يف البنوك ,فهي عبارة عن مجموعة من االجراءات املعمول وفقها لضامن حامية الصول البنكية,
و أيضا ضامن موثوقية و سالمة املعلومات املالية و تشغيلها و ذكل ابالمتثال للقوانني و اللواحئ و العقود و السامح بتوفري ادارة فعاةل و
كفئة للعمليات.
ان نظام الرقابة ادلاخلية عندما يكون فعاال ,يوفر ضامان معقوال يف جمال الس يطرة عىل اخملاطر.
SOMMAIRE
Sommaire :
Remerciements
Dédicaces
Résumé
Sommaire
Liste des tableaux et figures
Liste des annexes
Introduction générale
Partie théorique
Introduction du chapitre……………………………………………………………………..1
Conclusion du chapitre……………………………………………………………………...26
Introduction du chapitre……………………………………………………………………27
Conclusion du chapitre…………………………………………………………………….48
Partie pratique
CHAPITRE 3 : Le contrôle permanent dans la banque -Cas pratique sur la banque AL-
BARAKA d’Algérie
Introduction du chapitre…………………………………………………………………...50
Conclusion du chapitre…………………………………………………………………….72
Conclusion générale………………………………………………………………………74
Bibliographie………………………………………………………………………………77
Table des matières
Listes des : tableaux, figures, annexes,
abréviations, encadrés
La liste des tableaux
IFACI
Institut Français des Auditeurs et des Contrôleurs
Internes
Introduction générale
Le métier bancaire est un métier de risque, cette spécificité liée aux banques donne la
nécessité de noter que ces dernières vivent dans un environnement de plus en plus instable, le
banquier doit connaitre avec plus de précision possible la nature et la gravité des risques
auxquels il s’expose.
En fait toute banque est exposée à une vaste série de risques susceptibles de grever
fortement sa rentabilité et mettre en péril sa pérennité.
Les banques doivent aujourd’hui redoubler l’effort, de bien étudier les opérations
bancaires, de déterminer et d’évaluer les risques et aussi de contrôler, en vue de maintenir la
confiance, c’est l’élément de base de leur métier.
La maitrise des risques inhérents à l’activité bancaire ne peut se faire qu’à travers la mise
en place d’un dispositif bien déterminé et efficace qui englobe l’ensemble des procédures,
activités et fonctions interbancaire, c’est le dispositif du contrôle interne.
Le contrôle interne constitue aujourd’hui l’un des piliers fondamentaux d’une banque, en
jouant un rôle majeur dans le processus de mangement des risques et en apportant une
certaine assistance aux principaux responsables pour une meilleure gestion des activités, est
considéré donc comme une démarche importante d’amélioration et de diminution des risques
au niveau d’une banque.
Des systèmes de mesure, de surveillance et de contrôle des risques bancaires sont instaurés
au niveau des banques par la mise en place d’un système de contrôle interne regroupant un
ensemble de dispositifs mis en œuvre à tous les niveaux de la banque, impliquant tous les
responsables pour avoir une certaine assurance quant à la réalisation et au fonctionnement des
opérations.
Il en résulte que le contrôle interne n’est plus perçu comme une fonction interne de la
banque mais est en train de devenir l’option la plus importante dans l’évaluation des
processus de management des risques, de contrôle et de surveillance avec, pour objectif, de
promouvoir plus d’efficacité tout en préservant les sécurités.
A présent, l’enjeu n’est pas seulement de savoir à quel moment un risque peut se
produire, mais aussi de définir les mécanismes pour gérer ce risque ; d’identifier les cas
survenus et de mettre en place les dispositifs de contrôles adéquats pour les prévenir et les
limiter à défaut de les éviter.
Introduction générale B
Nous allons donc, tenter à travers ce travail de mettre en relief l’apport de la démarche
d’un contrôle interne dans le management des risques bancaires.
« Quel est l’impact de la mise en place d’un système de contrôle interne sur
la gestion des risques bancaires ? »
De cette problématique découlent les questions secondaires suivantes :
L’objet de notre mémoire est de répondre aux questions posées et de vérifier les
hypothèses suivantes :
1. Il existe plusieurs risques liés à l’activité bancaire ; parmi ces risques, il existe les
risques de ne pas pouvoir faire face, à un instant donné, à ses engagements
2. Le processus de management de risque et pour qu’il soit faire d’une manière adéquate
et correcte, il doit baser sur un enchainement d’étapes.
3. On peut définir le contrôle interne d’une banque, comme étant une fonction exercée
par des personnes habilitées afin de garantir la fiabilité des informations financières et
opérationnelles et s’assurer le respect des lois.
4. En Algérie les autorités bancaires ont élaboré le règlement 02/03 du 14 Novembre
2002 relatif au contrôle interne que les banques et établissements financiers doivent
mettre en place.
Afin de confirmer ou d’infirmer ces hypothèses nous avons effectué notre stage
pratique au niveau de la Direction du Contrôle Permanent au sein de la banque AL-BARAKA
d’Algérie, par ailleurs nous avons opté pour une démarche analytique et descriptive laquelle,
nous avons jugé être la plus appropriée pour notre sujet.
Nous entamerons notre étude par une première partie, c’est la partie théorique qui
contient deux chapitres, le premier qui sera consacré aux banques et à la gestion des risque, on
se concentre la première section de ce chapitre à la présentation des banques, ensuite, en
Introduction générale C
donnera des définitions aux différents risques liés à l’activité bancaire et la troisième section
de ce chapitre va présenter la gestion des risques bancaires.
Nous terminerons par une deuxième partie consacrée à l’étude d’un cas pratique qui
illustrera le déroulement d’un contrôle permanent au sein d’une direction spéciale à ce
contrôle interne au sein de la banque AL-BARAKA d’Algérie, on donnera dans un premier
lieu, une présentation générale de la banque ainsi que son organigramme, une présentation de
la Direction de Contrôle Permanent ensuite en présenterons le déploiement du contrôle
permanent et les investigations des rapports hebdomadaires préparés par les différentes
agences de la banque.
Notre choix s’est porté sur ce thème qui rentre dans le cadre de la finance et de la
gestion, il relève de notre domaine et spécialité d’études.
Nous avons voulu montrer par ce thème que l’application d’un bon système de
contrôle interne dans une banque est importante et qu'une couverture des risques bancaires
concentré par une application d’un dispositif du contrôle interne est impérieusement
nécessaire, non seulement pour faire face aux intérêts de la clientèle et des actionnaires, mais
aussi pour préserver la confiance du marché.
CHAPITRE 01 :
LA BANQUE ET LA GESTION DES
RISQUES
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 1
C’est pour cela que ce chapitre aura pour but de mieux cerner le concept de
« banques » en passant en revue les différentes définitions, caractéristiques et les opérations
exercés par les banques, on exposera par là, la notion importante dans l’activité bancaire, qui
est « le risque » , ou en donnera une présentation des différents risques liés à l’activité
quotidienne de la banque.
Tout ça va être bien éclairé tout d’abord par la présentation des différentes opérations
que les banques utilisées pour créer de la valeur, et la présentation des différents risques
inhérents à l’activité bancaire qui représente l’élément important de ce chapitre ainsi que le
management et la gestion des risques.
« La banque est une entreprise qui reçoit les fonds du public, sous forme de dépôts ou
d’épargne. Elle réemplois l’argent des déposants en distribuant des crédits tout en effectuant
diverses opérations financières. Elle gère et met à la disposition de sa clientèle des moyens de
payement (chèques, cartes bancaires, virements….etc.). Elle sert aussi d’intermédiaire sur les
marchés financiers, entre émetteurs d’actions et obligations (entreprises, État, collectivités
locales) et investisseurs (épargnants, fons communs de placement ou SICAV, caisse de
retraite,…). Elle crée de la monnaie par les crédits qu’elle octroie, et en achetant ceux que
s’accordent entre eux les agents non financiers (traites, effets de commerce….) »2
La banque est une personne morale qui est habilitée à effectuer à titre de profession
habituelle les opérations bancaires, et d’autres opérations connexes à leur activité. Sa
principale activité est l’intermédiation entre les agents à capacité de financements ou offreurs
de capitaux (ménages) et agents à besoin de financement ou demandeurs de capitaux
(entreprises, État), elle collecte l’épargne des agents excédentaires en leur proposant des
contrats de dépôt et prête ces excédants aux agents qui sont en manque des capitaux, en leur
proposant des contrats de crédits.
1
Thierry Duclos, dictionnaire de la banque, SEFI, 2eme édition, page 33.
2
Pierre Bezbakh et Sophie Gherardi, dictionnaire de l’économie, le monde, Larousse, page 82.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 3
C’est l’acte de recueillir les excédents en ressources du public en offrant en contre partie des
intérêts. Ces ressources alimentent le passif de la banque.
Les opérations de crédit : c’est l’acte par lequel une personne qui agit à titre onéreux,
met ou promet de mettre à la disposition d’une autre personne des fonds contre
payement d’intérêts et une présentation d’une garantie de remboursement après
échéance (ce sont des engagements par signature).
Sont également assimilées à des opérations de crédits les opérations de location assorties
d’options d’achat, tel que le crédit bail ou le leasing2.
Les principaux moyens de payements sont : les chèques, les virements, les mandats postaux,
les effets de commerce (lettre de change, lettres de change relevées, carte bancaires, TIP, les
1
Art n° 67 de l’Ordonnance 03-11 du 26/08/2003, relative à la monnaie et au crédit.
2
Art n° 68 de l’Ordonnance 03-11 du 26/08/2003, relative à la monnaie et au crédit.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 4
- Opérations de change ;
Se sont les activités qui ne relèvent pas des catégories citées ci-dessus, parmi ces
opérations non bancaire on cite la commercialisation des produits d’assurance ou de
voyage…ces opérations sont très limitées, car les revenus tirés de ce type d’activités ne doit
dépasser en aucun cas un certain pourcentage du PNB de l’établissement. Ce seuil est
déterminé par la loi. Leur exercice ne doit pas empêcher, restreindre ou fausser la
concurrence.
Elles correspondent à la détention durable pour une banque d’actions, émises par
d’autres sociétés ou établissements de crédit pour des raisons stratégiques.
• L’allocation : c’est une combinaison de plusieurs ressources pour financer un emploi unique
et vice versa, une ressource particulière finance plusieurs emplois ;
1
Idem, Art n° 72.
2
Idem, Art n° 73.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 5
• La transformation : c’est lorsque les emplois de la banque ne sont pas adossés à ses
ressources, en outre, c’est la différence entre les caractéristiques des ressources et des
emplois, en taux, en durée, et en devise. Cette transformation est à l’origine de la majeure
partie des risques financiers dont la matérialisation affecte la valeur et la rentabilité des fonds
propres des banques, ce qui les pousse à chercher d’optimiser le couple rentabilité-risques à
travers une gestion bilancielle efficace.
• La baisse des marges : c’est en raison de la pression concurrentielle que les banques
ont été contraintes de laminer leurs marges afin de gagner des parts de marché et assurer leur
rentabilité.
On entend par :
Les agents économiques dont leurs recettes sont supérieurs aux dépenses.
Les agents économiques dont leurs dépenses sont supérieurs aux recettes.
1
Développement des opérations de marché.
2
L’ensemble des dispositions prises par les pouvoirs publics au niveau réglementaire en vue de faciliter
l’exercice de certaines opérations et l’accès à certains marchés.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 6
Agents à besoin de
Agents à capacité financement
de financement
La
Banque Crédits
Dépôts
Intermédiation Financière
Par ailleurs, pour être en mesure de maîtriser un tel risque il faut d’abord bien le
définir, déterminer quels sont les facteurs qui peuvent favoriser sa naissance, les conditions
de sa matérialisation et préciser le cadre juridique qui l’entour.
« Le risque peut être défini comme «la probabilité qu’un évènement ou une action
puisse avoir des conséquences néfastes sur l’activité »1.
1
JACOB, H & SARDI, A. Management des risques bancaires, AFGES, 2001, Page 23.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 7
« Le risque désigne l’incertitude qui pèse sur les résultats et les pertes susceptibles de
survenir lorsque les évolutions de l’environnement sont adverses »1.
es opérationnels ;
Les autres risques.
- Le risque de liquidité ;
- Le risque de change ;
- Le risque de taux ;
1
Bessis.j, gestion des risques et gestion actif-passif des banques, Dalloz, paris 1995, p 2.
2
Majdi Chaabouni, institut de financement de développement de Magreb Arabe, Séminaire “Gestion Actif-
Passif dans les Banques”, Tunis, 2011.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 8
Le risque de liquidité se matérialise donc, quand une banque n’ait plus la capacité de
rembourser ses créanciers, et que ses actifs ne peuvent plus être cédés rapidement et à des
conditions satisfaisantes.
Pour se prémunir contre ce risque, la banque doit garder des actifs facilement
liquidables sans subir des moins values importante (Bons de trésors, certificats de dépôt,
Actions /Obligations….)
Définition 1 : « Le risque de taux d’intérêt est le risque de voir les résultats affectés
défavorablement par les mouvements de taux d’intérêt »2
Ce risque peut se manifester, par exemple, dans le cas ou la banque finance un emploi
à long terme qui est à taux variable, avec une ressource à court terme qui est à taux fixe, et
que les taux baissent.
En d’autres termes, le risque de change peut être défini comme étant le risque d’un
décaissement plus élevé ou d’une entrée d’argent moindre dû à l’utilisation d’une monnaie
1
J.C. AUGROS - M. QUERUEL, risque de taux d'intérêt et gestion bancaire, economica, janvier 2000.
2
Bessis.J, [Link], 1995, p 17.
3
Idem, J.C. AUGROS - M. QUERUEL
4
Xerion Finance ([Link]).
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 9
différente de la devise domestique. Les fluctuations défavorables des taux de change de celle-
ci se répercutent négativement sur les flux futurs espérés par la banque.
C’est en réalité le premier risque auquel peut être confronté une banque puisqu’il s’agit là du
défaut d’un client qui entraîne la perte de tout ou partie de la créance engagée.
Ce risque peut également être défini comme étant « la dégradation de la situation financière
d’un emprunteur »2.
- Risque que les clients d’un établissement bancaire ne fassent pas face à leurs engagements.
- Il peut être géré à l’octroi du crédit et au recouvrement notamment par des techniques de
scoring et de systèmes experts.
- Ce sont des options intégrées aux produits et cédées à la clientèle pour une valeur nulle ou
sous tarifée.4
1
Coussergues Sylvie & Bourdeaux Gautier, Gestion de la banque du diagnostic à la stratégie, DUNOD, Paris, P
121.
2
Bessis Joёl, [Link], 1995, p15.
3
Majdi Chaabouni, institut de financement de développement de Magreb Arabe, Séminaire “Gestion Actif-
Passif dans les Banques”, Tunis, 2011.
4
Majdi Chaabouni, [Link], 2011.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 10
Les principaux risques opérationnels sont des risques administratives (liés aux
procédures de traitement et de contrôle, contrôle informatique), Risques de non disponibilité
de l’outil de gestion, Risques d’erreurs ou de malveillance humaine.
1
Desmicht François, Pratique de l’activité bancaire, DUNOD, Paris, 2007, p 259.
2
Art. 2, de règlement n° 91-09, 29/08/ 2012.
3
Idem, Règlement n° 91-09.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 11
Plus précisément, c’est le risque de perte suite à une évolution défavorable du cours de change
d’une devise.
Le règlement 91-09 définit le risque de marché comme étant le risque de pertes sur des
positions de bilan et de hors bilan à la suite de variations des prix de marché, recouvrent
notamment :
- les risques relatifs aux instruments liés aux taux d’intérêt et titre de propriété du portefeuille
de négociation ;
- le risque de change.
Le risque de non-conformité peut apparu aussi dans les banques islamiques par le non
respect des règles et principes de la Charia, ce qui donne la non-conformité des opérations par
1
Michel Dubernet, gestion actif-passif et tarification des services bancaires, Economica. Page 93.
2
Idem, Art n ° 2 du Règlement n° 91-09.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 12
Le mangement des risques est l’ensemble des outils, des techniques et des dispositifs
organisationnels permettant la mesure et le contrôle des risques.
1
Bessis J, [Link], p20.
2
Antoine SARDI, audit et contrôle interne bancaire, Ed. AFGES, 2002, p44.
3
Gestion des risques et processus, Séminaire AFAI, 4 Avril 2006.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 13
nécessite la mise en œuvre d’un enchainement d’étapes sous forme d’un processus logique
comprenant d’une manière générale six phases qui peuvent être défini comme suit1 :
« L’identification des risques est un exercice permanant car les risques évoluent
constamment selon les données de l’environnement interne et/ou externe, on assiste à
l’apparition de nouveaux risques lors : d’un nouveau produit bancaire, nouvelle activité,
changement de législation, changements financiers économiques…etc.
Ce n’est qu’après avoir procédé à l’analyse des variables qui sont à l’origine du risque
que les mesures seront recherchées. Une décision sera alors prise et les actions à appliquer
seront planifiées.
Dans cette étape, plans, stratégies et moyens sont mis en œuvre. Chaque risque est
géré par l’unité désignée à cet effet.
« Aujourd’hui il est parfois admis qu’il existe quatre modes de réaction face aux risques, les
quatre « T »2 :
1
JACOB H. et SARDI A., [Link], 2001, page 22.
2
Idem.
3
Jacques WALTER ; Philippe NOIROT, le contrôle interne pour créer de la valeur, éditions Afnor, 2008, P 99.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 14
Risque
6 étapes dans le processus de gestion
4 stratégies de gestion
Se couvrir S’assurer Se
diversifier
Gérer les risques nécessite de les connaitre. Il faut donc au préalable les identifier et
les évaluer. Cette connaissance permet d’élaborer une politique de risque et de bâtir une
stratégie adaptée aux risques identifiés. Elle permet également de mettre en œuvre une
méthodologie de gestion adaptée, les moyens matériels et humains et les outils de gestion du
risque : cet ensemble constitue « la gestion du risque ».
La maintenance de ce dispositif doit bien sur être permanente par son suivi et son contrôle ce
qui conduit à une amélioration continue de ce dispositif.
[Link] La démarche
La démarche de prise en compte des risques dans la banque suit plusieurs étapes en
commençant par la formulation d’une politique et aussi une stratégie, l’élaboration d’un plan
d’action, la mise en œuvre et enfin le suivi et le contrôle.
[Link] La connaissance
On ne peut mettre en œuvre une politique de gestion des risques que si l’on a une
bonne connaissance des risques et de leur impact, ces connaissances diffèrent par rapport le
type de risque.
La banque doit faire face aux risques qu’elle encourt elle-même, mais aussi à ceux
qu’elle fait courir aux tiers. D’où une stratégie de couverture des risques que l’on peut
schématiser selon la figure suivante :
1
JEAN-LUC SIRUGUET, Le contrôle interne bancaire et la fraude, France, 2006, p 118 à 133.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 16
Risque Eviter /
Total Eliminer
Réduire
En interne :
En interne : Couvrir
Mesures
Mesures Assurance Transférer
préventives et EXTERNALIS
correctives correctives
Niveau de Niveau de
risque risque
souhaité souhaité
Couvrir les risques permet à la banque de faire face aux couts engendrés par un événement
imprévu.
Son rôle principal est d’identifier et de quantifier les risques afin de proposer des
solutions pour les réduire et de contribuer à la mise en place de la solution retenue. A partir du
1
JEAN-LUC SIRUGUET, [Link], 2006, p 119.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 17
moment où le système prend son essor, le gestionnaire des risques supervise et contrôle son
fonctionnement, sans prendre part directement à l’exploitation du système.
Il est souhaitable qu’il soit indépendant par rapport aux autres fonctions pour pouvoir
poser un regard différent sur les risques de la banque.
1
Bâle II ; étape importante de la réglementation bancaire, Séminaire Crédit suisse ; Économic & Policy
Consulting, Avril 2004.
2
Les Etats du G-10 comprennent les sept pays les plus industrialisés que sont les Etats-Unis, le Japon,
l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et le Canada ainsi que la Suisse, la Suède, la Belgique et les
Pays-Bas (en fait 11 pays au total).
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 18
3 1 2 L’accord de Bâle I:
C’est en 1988 qu’un accord de Bâle qui a instauré de nouvelles obligations en matière
de fonds propres des banques connues sous le nom du ratio de capital ou ratio Cooke1.
Selon Bâle I, les fonds propres exigibles sont calculés sur la base d’une somme pondérée des
différents types d’actifs d’une banque; ces pondérations cherchent à refléter le niveau de
risque de chaque catégorie d’actifs.
Ce ratio, fut instauré dans la plupart des pays de l'OCDE au début des années 1990. Il fut
aménagé en 1996 afin d'y intégrer la gestion des risques de marché.
1
La définition du ratio Cooke, ainsi que son équation sera présentée par la suite.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 19
3 1 3 L’accords de Bâle II
Le régulateur à constaté que le calcule forfaitaire du ratio Cooke, s’il est avantageux par
la simplicité de son calcul, ne prend pas en considération la diversité et la complexité des
marchés et des produits qui peuvent être utilisés. En effet en 1996, le ratio Cooke, ne couvre
que les risques de crédit, mais à partir de cette date il introduit la notion des risques de
marchés, en négligeant complètement les risques opérationnels. C’est dans ce contexte que le
comité de Bâle s’est réuni en décembre 1997sous la présidence de Tom de Swaan, afin de
proposer d’engager des réformes pour l’élaboration d’une nouvelle norme d’adéquation des
fonds propres.
Dans son document de juin 1999, le comité définissait ses objectifs, visant à mettre en
place une approche exhaustive de l’adéquation des fonds propres, toute en continuant à affiner
le nouveau dispositif. Le 16 janvier 2001, le comité à élaboré un deuxième document visant
une réforme profonde du premier accord sur la réglementation prudentielle. C’est l’apparition
du nouvel accord dont l’application était prévue pour janvier 2004, mais sa réalisation
effective n’a es lieu qu’en fin décembre 2006.
Accords de Bale II
Source : DOV Ogien « comptabilité et audit bancaire », Dunod, Paris, 2004, p303.
Pour cet effet, les autorités de tutelle ont imposé aux banques certaines règles qui doivent
être respecté afin de garantir leur liquidité et leur solvabilité à l’égard des tiers, ces règles sont
présentées en tant que normes prudentiels qui s’expriment le plus souvent sous forme de
ratios comme suit :
1
GERARD HIRIGOYEN, Management de la banque : risques, relation client, organisation, 3eme édition,
France, 2012, p82.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 21
Le capital minimum ;
Le ratio de solvabilité (Cooke / Mc Donough) ;
Les fonds propres ;
Le ratio de liquidité ;
Le coefficient des fonds propres et des ressources permanentes ;
La division des risques ;
Les réserves obligatoires ;
Le niveau des engagements extérieurs ;
Le ratio de solvabilité à connu depuis son introduction en 1988 une évolution permettant de
couvrir les principaux risques auxquels un établissement de crédit est exposé.
*Ratio Cooke :
1
Règlement BA n°04-01 du 4 Mars 2004 relatif au capital minimum des banques et établissements financiers
exerçant en Algérie, article 2.
2
[Link]
3
Un directeur de la Banque d’Angleterre, il avait été un des premiers à proposer la création du Comité de Bâle
et fut son premier président.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 22
Ratio Cooke = ≥ 8%
Pour cela, le comite de Bâle a préconise en janvier 2001 un projet d’un nouveau ratio
de solvabilité appelé ratio "Mc Donough" qui sera appliqué en 2006 (cette reforme du ratio de
solvabilité est désignée sous le nom de Bâle II). Il permet d’intégrer, outre le risque de crédit
et le risque de marche, le risque opérationnel qui subit une exigence spécifique en fonds
propres. Et donc, l’intégration des risques opérationnels donne naissance d’un nouveau ratio
présenté par la nouvelle équation.
>= 8%
é é é
1
Instruction Ba N° 74-94 Du 29 Novembre 1994 relative à la fixation des règles prudentielles de gestion des
banques et établissement financiers.
2
Règlement banque d’Algérie n°95-04 du 20 Avril 1995 modifiant et complétant le règlement n°91-09 du
14/08/1991 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et des établissements financiers.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 23
Les fonds propres de base : le premier pilier est réservé essentiellement à la couverture du
risque de crédit, se composent des éléments suivants :
- Le capital social ;
- Les réserves: autres que les réserves de réévaluation ;
- FRBG : Les fonds propres pour risques bancaires généraux, ce sont des réserves constituées
pour faire face à d’éventuels risques non spécifiés.
Les fonds propres complémentaires : le second pilier consacré aux risques de marché (risques
encourus sur le portefeuille de négociation), se compose des éléments suivants :
Le coefficient de liquidité a pour objectif de rendre les banques aptes à faire face au
risque de liquidité. Ce ratio impose aux banques de détenir un minimum d’actifs liquides pour
qu’elles puissent faire face à leurs engagements à très court terme.
Des coefficients sont établis pour couvrir le risque de liquidité.
Le premier coefficient est calculé mensuellement, et le minimum de 100% doit être respecté
en permanence
Trois autres ratios s’y ajoutent ; à 3mois, 6mois et 1an, qui sont des ratios
d’observation auxquels n’est imposé aucun minimum réglementaire. Ils permettent d’avoir
une prévision de la liquidité et d’anticiper les difficultés éventuelles.
1
Michel DUBERNET, Gestion Actif Passif Et Tarification des Services Bancaires, page 131.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 24
à
é
à
En Algérie :
« Le présent règlement a pour objet de fixer un rapport dit “coefficient de fonds propres et de
ressources permanentes” que les banques et établissements financiers sont tenus de respecter
au titre du maintien d’un certain équilibre entre leur emplois et ressources longues en monnaie
nationale ».
1
Règlement BA n°04-04 du 19 Juillet 2004 fixant le rapport dit "coefficient de fonds propres et de ressources
permanentes".
2
Instruction B.A n° 74-94 du 29 Novembre 1994 relative à la fixation des règles prudentielles.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 25
-L’ensemble des risques sur un même bénéficiaire ne peut excéder 25% des fonds
propres de l’établissement ;
- L’ensemble des risques sur les bénéficiaires qui dépassent individuellement 15% des
fonds propres de l’établissement ne doit pas dépasser 10 fois ses fonds propres.
Toutes les théories financières démontrent que la diversification d’un portefeuille d’actifs
réduit le risque.
En Algérie, les règles de division des risques sont édictées par l’instruction n° 74-94
du 29 novembre 1994 relative à la fixation des règles prudentielles de gestion des banques et
établissements financiers.
Ce ratio consiste donc à éviter une forte concentration du risque sur une seule
contrepartie, en cas de défaillance de cette contrepartie, cela peut engendrer la faillite de la
banque, ce qui confirme la théorie financière qui montre que la diversification d’un
portefeuille d’actif minimise le risque.
1
Instruction N°01-12 du 29 avril 2012 modifiant et complétant l’instruction N°02-04 du 13 mai 2004 relatives
au régime des réserves obligatoires.
2
Instruction de la banque d’Algérie n° 08-02 du 26-12-2002 fixant le niveau des engagements extérieurs des
banques.
Chapitre 01 : La banque et la gestion des risques 26
Après la présentation des différents risques qui sont liés directement à l’activité
bancaire, ce chapitre peut conclure que ces risques doivent être identifier et mesurer d’une
façon drastique et précise, chaque risque par ces composantes et ces variables interne et
externe pour que l’organisation peut les minimiser, c’est ce qu’on a appelé la maitrise et le
management des risques, ces dernier pour qu’ils seront mise en œuvre, la banque doit suivre
certaines étapes, en commençant tout d’abord par l’identification des risques et finir par le
pilotage.
Par la suite, ces risques qui sont liés à toute activité bancaire nécessitent un organisme
international qui veille à définir ces risques, les préciser et exiger de les identifier et de les
mesurer par la banque elle-même, c’est la tache de comité de Bâle, par ses trois accords, Bâle
1, Bâle 2 et Bâle 3, qui sont accordés pour étudier les risques et donc essayera d’assurer, si on
peut dire une certaine minimisation des effets et conséquences des risques face à une
situation des risque égale à zéro est impossible et irréaliste.
Notons que la gestion et la maitrise des risques fait l’objet des plusieurs débats, mais
l’organisme international Bâle a compté des normes précises pour que cette gestion soit
applicable par chaque banque avec les mêmes degrés et intentions. Les Banques sont tenues
de respecter les normes de gestion destinées à garantir leur liquidité et leur solvabilité à
l’égard des déposants et plus généralement des tiers ainsi que l’équilibre de leur structure
financière.
Plusieurs risques cités par ce chapitre sont des risques liés à chaque banque quel que
soit la nature de l’activité de la banque elle-même.
A la fin, et à travers ce chapitre on peut dire que toute banque est en face de situation
qui nécessite la maitrise et la gestion des risques c’est un défi qui ne peut être réussir s’il
existe un dispositif bien défini et très stricte pour gérer ses risques dans n’importe quelle
organisation, c’est le rôle du contrôle interne qui fera l’objet de prochain chapitre
CHAPITRE 02 :
LE CONTROLE INTERNE :
NOTIONS GENERALES
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 27
La diversification des risques est un précepte de base de l’activité bancaire. Une part
importante des grosses défaillances bancaires a été due, d’une façon ou d’une autre, à une
concentration du risque qui caractérise l’activité bancaire.
Pour cette raison, maitrise des risques bancaires, nécessite la mise en place des
systèmes de contrôle interne au niveau des banques, ce dernier a pour principal objectif de
conférer aux dirigeants une assurance raisonnable quant au fonctionnement et à la réalisation
des opérations ainsi qu’au degré d’évaluation des risques qui entourent leurs activités. Dans
la même perspective de gestion optimale des risques et de régulation du système bancaire et
financier, et conformément aux exigences des accords de Bâle II, la Banque d’Algérie a
décrété le règlement n° 11-08 du 3 Muharram 1433 correspondant au 28 novembre 2011
relatif au contrôle interne des banques et établissement financiers qui donnent au contrôle
interne une place prépondérante au sein des établissements financiers.
1
Organisation du contrôle interne dans les banques et établissements financiers, Séminaire KPMG, Juin 2003,
P12.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 29
L’article 3 :
Le contrôle interne des banques et des établissements financiers se compose de
l’ensemble des processus, méthodes et mesures visant, notamment, à assurer en permanence :
1
COSO (Committee of Sponsoring Organizations of the Tradway Commission), a édité ses travaux dans un
ouvrage The internal Control Framework qui est souvent utilisé comme référentiel international en matière de
contrôle interne. Ce référentiel a récemment été complété d’un second dossier intitulé « COSO 2 » plus orienté
sur la gestion des risques.
2
[Link], Séminaire KPMG, Juin 2003, P13.
3
Règlement 11-08 correspondant au 28 novembre 2011 relatif au contrôle interne des banques et établissements
financiers.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 30
œuvre par les responsables de tous niveaux pour maîtriser le fonctionnement de leurs
activités »1.
Cet objectif était connu sous l’appellation : «sécurité des actifs », au premier lancement de
la règle. En effet la préservation du patrimoine conditionne un bon système de contrôle
interne, on entend par patrimoine :
- Tous les actifs immobilisés de toute nature : stocks, actifs immatériels ;
- Le personnel de la société qui constitue l’élément le plus précieux du patrimoine d’une
entreprise ;
- L’image de l’entreprise, cette dernière peut être détruite suite à un incident fortuit ou à une
mauvaise maîtrise des opérations.
Il est nécessaire que tout soit en place pour que « la machine à fabriquer des informations
» fonctionne sans erreur et sans omission, et ce aussi bien dans les secteurs techniques et
commerciaux que dans le domaine financier. Et plus précisément, ces contrôles internes
doivent permettre à la chaîne des informations d’être :
• fiables et vérifiables ;
• exhaustives ;
• pertinentes ;
• disponibles.
- Fiables et vérifiables :
Il ne suffit pas qu’une information soit bonne, encore faut-il que le système permette de
vérifier son exactitude. On affirme ainsi que tout contrôle interne doit comporter un système
de preuve sans lequel n’existe ni garantie ni justification possible. Pour le comptable ce sera
le système d’archivage et de conservation des documents.
1
Jacques RENARD, théorie et pratique de l’audit interne, éditions d’organisation, Paris, 2010, P 135.
2
Jacques RENARD, [Link], 2010, PP 133-145.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 31
- Exhaustives :
Il ne sert à rien d’avoir des informations exactes si elles ne sont pas complètes. Ce qui
veut dire que le système de contrôle interne doit garantir la qualité des enregistrements à la
source des données de base et faire en sorte que tous les éléments soient pris en compte dans
la chaîne des traitements.
- Pertinentes :
L’information doit être adaptée au but poursuivi, sinon elle est superflue. De nos jours, les
bases de données génèrent souvent des flux d’informations excessifs, une abondance de biens
qui en fin de compte empêche de s’y retrouver et n’améliore donc pas la connaissance.
- Disponibles :
C’est le rapport : résultat/objectifs : utilisation des moyens affectés pour l’atteinte des
objectifs.
- L’efficience :
C’est le rapport : résultat/coût : capacité d’atteindre les objectifs avec une utilisation minimale
des moyens et ressources».
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 32
« Comité qui peut être crée par l’organe délibérant pour l’assister dans l’exercice de
ses missions. L’organe délibérant définit la composition, les missions, les modalités de
fonctionnement du comité d’audit et les conditions dans lesquelles les commissaires aux
comptes ainsi que toute personne appartenant à la banque ou à l’établissement financier
concerné sont associés à ses travaux ».
1 3 3 L’audit interne
« Lorsqu’il existe, le service d’audit interne a la responsabilité d’évaluer le
fonctionnement du dispositif de contrôle interne et de faire toutes préconisations pour
l’améliorer, dans le champ couvert par ses missions. Il sensibilise et forme habituellement
l’encadrement au contrôle interne mais n’est pas directement impliqué dans la mise en place
1
Inspiré principalement de : IFACI, Le dispositif de contrôle interne : cadre de référence, Résultats des travaux
du Groupe de Place établi sous l’égide de l’AMF, Paris, Janvier 2007.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 33
1) Premier niveaux :
Les contrôles sollicitent l’ensemble des acteurs de l’organisation. Ce sont en générale des
contrôles quotidiens, exhaustifs, supervisés et formalisés.
Séparation des taches : à ce niveau, le dispositif de contrôle interne doit veiller à ce que
les taches d’exécution et de contrôle / validation soient assurées par des personnes
différentes (exemple : la personne qui effectue les virements bancaires est différente à
celle qui effectue les rapprochements).
2) Deuxième niveaux :
L’organe de contrôle « permanent » ou tout autre acteur n’ayant pas participé au contrôle
de premier niveaux s’assure de l’efficacité du contrôle de premier niveau, via des auto-
évaluations (évaluation du contrôle par l’opérationnel) ou des compagnes de tests
(contrôle du contrôle). Exemple de test : refaire le contrôle et comparer les résultats avec
ceux obtenus par l’opérationnel en change du contrôle. Outre l’effet dissuasif sur des
acteurs opérationnels qui pourraient relâcher les contrôles ou les détourner.
Le contrôle de deuxième niveaux est surtout un moyen d’évaluer le dispositif de maitrise
des risques, afin d’en détecter les faiblesses.
3) Troisième niveau :
La direction de l’audit et/ou inspection générale assurent la mise en œuvre de contrôles
« périodique ».
L’audit interne est une activité indépendante qui effectue des audits au cours de missions
ciblées (alors que le contrôle de deuxième niveau à un caractère plus systématique). Il a
la responsabilité de diagnostiquer l’ensemble du dispositif et d’en recommander des
améliorations.
1
IFACI, le dispositif de contrôle interne : cadre de référence, [Link], P 21.
2
Dr Reda khelassi, Le contrôle interne des organisations, ALGER, 2013, p 100.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 34
La séparation des deux organes (contrôle permanent et audit) est soulignée par le fait que
la direction du contrôle permanent dépend de « l’organe exécutif » (direction générale ou
directoire) alors que la direction de l’Audit rend compte à « l’organe délibérant ».
Même si les terminologies et les dispositifs de contrôle interne divergent d’une organisation à
l’autre, l’architecture principale reste la même dans toute les organisations soumises à la
réglementation.
Audit et
inspection Controle du
3me niveau
Le Contrôle Controle du
Permanent 2me niveau
Controle du
Auto
1er niveau
contrôle
1
Un système de contrôle interne efficace est caractérisé par :
L’importance de fixation préalable des objectifs est une condition préalable soulignée
par tous les organismes professionnels. Ils sont souvent consignés dans un document intitulé
« charte de contrôle interne ». Ce document devra être approuvé par l’organe délibérant et le
comité d’audit.
Le système de contrôle interne peut être défini comme l’ensemble de moyens humains
et techniques, tels que l’organisation, les procédures, les systèmes, ayant pour objectifs de
s’assurer :
1
ANTOINE SARDI, Audit et Contrôle interne Bancaire, Paris, 2002, P 50 à 77.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 36
Son rôle est déterminant dans le système de contrôle interne car il fait prévaloir les objectifs
des propriétaires dont il est l’émanation : valorisation de leur patrimoine dans la sécurité.
L’organe exécutif est représenté par « l’ensemble des personnes qui assurent la détermination
effective de l’orientation de l’activité de l’établissement ».
Sa responsabilité essentielle dans le système de contrôle interne est de mettre en œuvre les
stratégies approuvées par l’organe délibérant ainsi que les procédures appropriées et efficaces
de contrôle interne et donc de contrôler que les responsabilités ainsi déléguées sont
effectivement assumées dans les limites imparties.
Le comité d’audit :
Un facteur essentiel de la gestion des risques à émergé depuis de nombreuses années des
pratiques anglo-saxonnes.
Il est nécessaire que l’organe délibérant, avant de créer un tel comité, définisse très clairement
sa composition, son rôle, ses missions et ses pouvoirs dans un document écrit.
L’organe délibérant, exécutifs et le comité d’audit dans le rôle a été examiné dans les
sections précédentes ;
Une culture d’autocontrôle ;
Le contrôle de premier et deuxième niveau ;
L’audit interne, contrôle de troisième niveau ;
L’autorité de contrôle bancaire ;
Les auditeurs externes.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 37
Les systèmes de mesure des risques ont fait des progrès considérables durant ces dernières
années. La mesure des risques de marché est relativement entrée dans des pratiques bancaires
sous l’appellation « Value-at-Risk » ou valeur en risques. Ces méthodes ont été reconnues par
les autorités de contrôle bancaire et servent à déterminer l’exigence de fonds propres.
Système de limites
A défaut de supprimer les risques, les banques ont de tout temps mis en place des limites aux
différents risques. Le plus ancien est le système des limites en matière de crédit qui interdit de
dépasser un certain montant d’encours sur un même client. Il convient de revoir régulièrement
ces limites pour vérifier qu’elles sont toujours aptes à atteindre les objectifs fixés. Cette revue
devrait se faire au moins annuellement.
La surveillance des risques est une fonction permanente qui s’imbrique dans les procédures
formalisées mises en place par l’établissement. Elle implique l’ensemble des acteurs du
contrôle interne : comité d’audit, auditeur interne, comité des risques et cellules de
management des risques, contrôleurs de premier et deuxième niveaux.
Un reporting régulier doit être mis en place pour informer périodiquement les différentes
parties, dont la direction générale et le conseil d’administration, des résultats de cette
surveillance. Les dépassements constatés doivent notamment êtres signalés, analysés et
évalués. Des mesures correctives peuvent être proposées pour améliorer la surveillance des
limites.
L’autorisation ;
L’exécution ou la réalisation de l’opération y compris le règlement,
La supervision et le contrôle.
Ces trois taches doivent être impérativement séparées, et confiées à trois personnes ou
organes différents, pour assurer la sécurité et de la qualité des opérations.
de tout contrôler, d’où un choix à effectuer, sachant qu’une supervision adéquate constitue
souvent la meilleure des réponses.
Le contrôle quotidien des opération à pour but de s’assurer que les opérations sont autorisées
par une personne habilitée, traitées suivant les procédures en vigueur et enregistrées
correctement dans le système d’information comptable. Les moyens de réaliser ce contrôle
sont variés et dépendent de l’organisation interne de chaque banque et notamment de son
degré d’information.
Outre le contrôle de l’opération exercé par le responsable, il est important que, lors de la
saisie informatique, un contrôle soit exercé sur la cohérence des pièces et des visas figurant
sur les pièces comptables ou les lot comptables. Ce contrôle peut se réaliser, logiquement, au
niveau de la saisie.
Tout acte de banque se traduit par un acte comptable. La comptabilité constitue le passage
obligé de toute opération. L’application rigoureuse des règles comptables en matière
d’enregistrement, d’évaluation, de restitution et de contrôle permet d’obtenir une information
détaillée et synthétique, riche et sécurisée de toute l’activité de la banque. C’est une source
d’information incontournable pour des usages multiples : surveillance des risques, mesure de
la rentabilité, comptes annuels, etc.
Pour traduire une image fidèle, la comptabilité doit respecter les normes comptables dans
l’ensemble des applications bancaires et non bancaires et notamment :
Un environnement de contrôle ;
Une évaluation des risques ;
Des activités de contrôle ;
Une information et une communication ;
Un pilotage.
Une éthique
1
Jacques RENARD, théorie et pratique de l’audit interne, éditions d’organisation, Paris, 2010, P 151-152.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 40
Une stratégie
La stratégie de l’organisation doit également être exemplaire. Il faut entendre par là des
délégations de pouvoir clairement définies, une permanente adaptation des compétences aux
postes attribués (et non l’inverse), des objectifs réalistes et réalisables, une gestion des
ressources humaines transparente et connue de tous.
Une organisation
L’organisation elle-même doit exprimer cette politique. Le conseil d’administration doit jouer
pleinement son rôle, ainsi que le comité d’audit, s’il en existe. Le contrôle interne ne peut
exister s’il n’y a que des administrateurs dormants, ou si les délégations de pouvoir ne sont ni
clairement définies, ni respectées, ou si l’organisation elle-même n’est pas adaptée aux
objectifs fixés.
Entreprendre, c’est prendre des risques, en particulier dans les métiers bancaires. Ces risques
doivent être correctement évalués. Ils ont trois origines :
Les risques externe : comme les évolutions des paramètres de marché par exemple ; nous ne
pouvons pas empêcher ces risques de se matérialiser ; nous devons donc les identifier, les
mesurer, les surveiller et si possible les maitriser ;
Les risques interne (ou opérationnels) : on travaille plus ou moins bien ; l’erreur est bien sur
possible, mais un bon contrôle interne minimise ces risques de manière significative.
Ces « activités de contrôle » sont les « dispositifs spécifiques » de chacun qui vont lui
permettre de gérer ses activités dans le respect des objectifs généraux du contrôle interne.
Leur ensemble, mis en œuvre, constitue ce que l’on nomme l’urbanisme du contrôle interne.
Ces « dispositifs » vont varier selon l’entité et sa culture, selon la nature des activités, selon
les habitudes de travail des managers… autant dire qu’ils sont en nombre infini.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 41
L’information doit circuler (la transparence) et parvenir au bon interlocuteur au bon moment ;
trop d’informations nuit à l’information, une bonne information est une information utile et
pertinente.
2.2.5 Le pilotage
Piloter son activité et donc gérer les risques qu’elle génère c’est :
La liste des dispositifs s’établit en fait selon une certaine hiérarchie depuis la supervision en
bas de l’échelle jusqu’aux objectifs situés au sommet. Cette hiérarchie coïncide, en effet, avec
la hiérarchie de l’entreprise dont les échelons supérieurs sont davantage concernés par les
dispositifs en haut de liste, alors que les cadres moyens sont plus concernés par les dispositifs
en bas de liste. On peut même ségréger ces dispositifs en deux familles :
Et de fait on constate que la hiérarchie de niveau élevé sera davantage concernée par les
premiers et la hiérarchie intermédiaire plus intéressée par les seconds. Ce qui ne signifie pas
que certains dispositifs ne concernent que quelques-uns mais plus simplement que le niveau
pratique d’intérêt et de préoccupations n’est pas le même pour tous (cf. ci-dessous le tableau
d’enchaînement des dispositifs de contrôle interne).
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 42
La cohérence
Tous les dispositifs précédemment analysés s’ordonnent et se complètent selon une cohérence
qui donne à l’ensemble sa force et sa rigueur.
3 préalables
Mission
au CI
Facteurs Règle à
de respecter
réussite Objectif
Moyens
6 dispositifs Pilotage
du CI
Organisation
Procédures
Supervision
1
Dr Reda khelassi, Le contrôle interne des organisation, op cit ALGER, 2013, p56 à 66.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 43
C’est un référentiel de gestion globale du contrôle interne. Il a le mérite d’avoir été le premier
et d’avoir, d’entrée de jeu, dit l’essentiel. Il définit les composantes du contrôle interne, c'est-
à-dire les domaines dont il convient de se préoccuper quand on envisage la mise en ordre ou
la maintenance du contrôle interne dans une organisation. C’est à partir de ces composantes
que s’apprécie l’efficacité du contrôle interne : on vérifie que chacun des éléments est en
place et fonctionne efficacement.
La loi « Sarbanes-OXLEY », mieux connue sous le nom de SOX, à été instaurée dans le but
d’encadrer les entreprises et leurs fournir les outils nécessaires pour se protéger, ainsi que les
investisseurs, contre les cas de fraudes majeurs. Ainsi, la loi stipule entre autre que :
- Les administrateurs s’engagent à mettre en place des contrôles internes selon les normes en
vigueur ;
2.3.3 L’IFACI
Selon l’IFACI, le contrôle interne est un dispositif permanent la mise en œuvre par les
responsables d’une organisation pour assurer que ses activités sont convenablement
maitrisées à tous les niveaux en vue de lui permettre d’atteindre ses objectifs.
Ces dispositifs sont destinés à fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation des
objectifs suivants :
1
Comité de Bale sur le contrôle bancaire, convergence internationale de la mesure et des normes des fonds
propres, juin 2006, p 1-2.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 45
C’est le deuxième règlement Algérien qui porte sur le contrôle interne dans le domaine
bancaire après le règlement 02-03 du 14 novembre 2002.
Ce règlement a défini les différents risques liés à l’activité bancaire par son deuxième article.
L’article N°4 de ce règlement expose les différents systèmes qui doivent mettre en place par
la banque et l’établissement financier et qui comprend, notamment :
Les définitions des systèmes du contrôle interne bancaire se présentent comme suit :
Les dispositions générales de système de contrôle des opérations et des procédures interne a
notamment pour objet dans les conditions optimales de sécurité, de fiabilité et d’exhaustivité,
de2 :
1
Résumé principalement de l’article (11-08 du 3 Moharram 1433 correspondant au 28 novembre 2011 relatif au
contrôle interne des banques et établissements financiers), qui a été publié au journal officiel N° 47.
2
Idem, l’article N° 6 du règlement 11-08.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 46
Les banques et établissements financiers doivent mettre en place des systèmes e mesure et
d’analyse des risques, en les adaptant à la nature et au volume de leurs opérations, afin
d’appréhender les risques de différentes natures auxquels ces opérations les exposent, en
particulier les risques de crédit, de concentration, de marché, de taux d’intérêt global, de
liquidité, de règlement, de non-conformité, ainsi que le risque opérationnel. Les banques et
établissements financiers doivent également évaluer régulièrement les résultats de leurs
opérations.
Les banques et établissements financiers doivent mettre en place des systèmes de surveillance
et de maitrise des risques de crédit, des risques de concentration, des risques résultant des
opérations interbancaires, des risques de taux d’intérêt, de taux de change, de liquidité et de
1
Art N° 33 du règlement 11-08.
2
Idem, Art N° 38.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 47
règlement, en faisant apparaitre les limites internes et les conditions dans lesquelles ces
limites sont respectées1.
Les banques et établissements financiers élaborent les manuels de procédures afférents à leurs
différentes activités. Ces manuels doivent décrire, au minimum, les modalités
d’enregistrement, de traitement et de restitution des informations, les schémas comptables et
les procédures d’engagement des opérations2.
Il existe dans l’environnement bancaire un nombre limité de contrôles internes majeurs don le
bon fonctionnement est de nature à conforter la fiabilité d’ensemble des systèmes comptables.
Ces contrôles, communs à la plupart des transactions, revêtent les formes suivantes :
1
Idem, Art N° 54 du règlement 11-08.
2
Idem, Art N° 61.
3
Dov Ogien, comptabilité et audit bancaire, 3eme édition, Paris, P 14, 2011.
Chapitre 02 : le contrôle interne : notions générales 48
Les principales procédures de supervision doivent être examinées afin d’en vérifier la
pertinence et l’efficacité. Ces procédures sont généralement les principaux outils à la
disposition des dirigeants pour contrôler l’activité de l’établissement.
Le présent chapitre a défini et donné une claire exposition des fondement théoriques
et réglementaire du contrôle interne, les différentes définitions, objectifs et caractéristiques,
précisons que leur application peut être maximal par une bonne adaptation de système de
contrôle interne , on veut pas dire par là, une concentration de ce dispositif qui donne une
situation des risques égale à zéro ou une élimination entière des risques, car ça est de
l’impossible, mais c’est bien, de contrôler afin d’identifier, de gérer les risques et d’essayer de
les minimiser par la fin, avec une bonne étude et valorisation pour éviter les conséquences
néfastes sur la banque.
D’une manière générale, le contrôle interne peut préserver une solution pour mieux
gérer et maitriser les risques et donc résoudre des problèmes interne de la banque. Il est
considéré comme une solution à toute sorte de problèmes et sa mise en place fait partie d’une
bonne maitrise des risques. Il est également utile aux réviseurs dans leur travail d’audit,
surtout s’il est efficace.
Finalement, le contrôle interne sert à préserver les intérêts des investisseurs et donc
assure la pérennité et le bon fonctionnement des différentes taches dans la banque, car il
contribue à plus de transparence et de fiabilité dans la gestion de la banque.
CHAPITRE 03 :
LE CONTROLE INTERNE
PERMANENT DANS LA BANQUE
AL-BARAKA D’ALGERIE
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 50
Pour mettre en application les différentes notions théoriques que nous avons
introduites aux cours des deux chapitres précédents, nous avons effectué notre stage pratique
au niveau de la direction du contrôle permanent au sein de la banque AL-BARAKA
d’Algérie.
1.2 Création
La banque Al Baraka d'Algérie est la première banque opérant selon les principes de la
Charia islamique en Algérie.
La Banque Al Baraka d’Algérie est la première banque à capitaux privés et étrangers (arabe),
crée en Algérie à la faveur de l’ouverture du marché bancaire.
Siège social : Lotissement Bouteldja Houidef, villa n°1, Rocade sud, Ben Aknoun, Alger.
Capital social : Société par actions (SPA) à capital social de 500 millions de DA à sa
création, porté à 10 milliards de DA en 2009.
Objet de la banque : Régie par les dispositions de la Loi n° 90/10 du 14 Avril 1990 relative à
la Monnaie et au Crédit, elle est habilitée à effectuer toutes les opérations bancaires, de
financement et d'investissement, en conformité avec les principes de la Charia islamique.
Actionnaires : C'est une banque mixte entre capitaux publics algériens et capitaux privés
étrangers. Ses actionnaires sont: la "Banque de l'Agriculture et du Développement Rural"
(BADR) à hauteur de 44% (Algérie) et " Al Baraka Banking Group" (ABG) 81 à hauteur de
56% (Bahreïn).
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 52
D'ADMINISTRAT
ION
COMITE EXECUTIF COMITE D'AUDIT
DIRECTION DU DIRECTEUR
RISK GENERAL
DIRECTION DU
MANAGEMENT
CONTROLE
PERMANENT
DGA CONTROLE MANAGEMENT
DGA FINANCE ET
RESSOURCES
HUMAINES
DIRECTION
INSPECTION DIRECTION DES
GENERALE RESSSOURCES
HUMAINES ET DE LA
DIRECTION AUDIT FORMATION
CONTROLE DE
DIRECTION DE LA
GESTION COMPTABILITE ET DE
LA FISCALITE
SECURITE OFFICER
DIRECTION DES
RESPONSABLE ANTI
MOYENS DE PAIEMENT
BLANCHIMENT ET ET DE LA TRESORERIE
CONFORMITE
DGA
DGA FINANCEMENT ET SECRETAIRE DGA IT
EXPLOITATION RELATIONS GENERAL
INTERNATIONALE
S
DIRECTION DIRECTION DU DIRECTION DE DIRECTION DU
MARKETING ET FINANCEMENT DES L’ORGANISATION ET DEVELOPPEMENT
COMMERCIALE ENTREPRISES DEVELOPPEMENT DE INFORMATIQUE
NOUVEAUX
PRODUITS
DIRECTION DE DIRECTION DES
RETAIL BANKING DIRECTION DES DIRECTION DE LA RESEAUX
AFFAIRES LOGISTIQUE ET DE LA INFORMATIQUES,
INTERNATIONALES SECURITE MONETIQUE,
DIRECTION DU SECURITE
RECOUVREMENT ET DIRECTION DES
DU SUIVI DES AFFAIRES JURIDIQUES
ENGAGEMENTS & DU CONTENTIEUX
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 54
Nous constatons à travers cet organigramme que le dispositif du Contrôle Interne repose sur
les différents organes de contrôle à s’avoir :
Ces organes sont rattachés au plus haut niveau de l’hiérarchie, à savoir la Direction Générale
ce qui consacre la notion d’indépendance entre les organes du contrôle et les structures
contrôlées.
Le contrôle interne est mis en place à travers l’ensemble des structures de la banque. Il est
organisé selon trois niveaux, à savoir :
Il a pour rôle de vérifier, selon une périodicité adaptée la régularité et la conformité des
opérations, le respect des procédures ainsi que l’efficacité des contrôles permanents (1er et
2ème niveau).
Il est assuré par une structure spécifique directement rattachée à l’organe exécutif afin de
garantir l’indépendance dans le cadre du contrôle des contrôles. Il s’agit de l’Inspection et de
l’Audit interne.
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 55
Directeur de l’agence
Fonctionnellement
Administrativement
Le Contrôleur Permanent
Cellule juridique
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 56
La Banque AL-BARAKA d’Algérie possède vingt sept (27) Agences exerçant ses
activités sur le territoire Algérien comme un réseau d’exploitation, ou chaque agence adapte
une même structure d’organigramme présenté ci-dessus.
Sur le plan fonctionnel, il est rattaché à la Direction du Contrôle Permanent (DCP), cette
dernière est rattachée directement au Directeur Générale.
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La coordination et la supervision des activités des contrôleurs est assurée par un responsable
centrale désigné à cet effet, ses missions et attributions consistent à :
Piloter et coordonner les activités des contrôleurs en assurant le suivi régulier des
comptes rendus de réalisation des points de contrôle concernés, et en tenant informé la
Direction Générale de la réalisation quantitative et qualitative des points de contrôle
confiés aux contrôleurs et des anomalies constatées ;
Prévenir immédiatement la Direction Générale en cas de graves anomalies pouvant
porter préjudice aux intérêts de la banque ;
Participer à la mise en place et l’actualisation de la base d’incidents et à la mise en
œuvre de la cartographie des risques ;
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 58
Au niveau de l’agence :
Dans l’exercice de leur fonction, les contrôleurs doivent se conformer aux textes organiques
et aux procédures réglementaires en vigueur.
Le contrôleur doit être à l’abri de toute influence de quelque nature que ce soit, pouvant
altérer l’accomplissement normal de ses missions et porter atteinte aux intérêts de la banque.
A ce titre le contrôleur permanent, il est chargé, entre autre de s’assurer d’une façon
permanente de :
Respecter les règles et procédures édictées par les textes organiques de la banque.
La conformité des opérations initiées par l’agence aux procédures en vigueur.
L’autorisation des opérations par les organes habilitées de la banque et suivant la
réglementation d’une façon générale.
Suivi de la bonne tenue des comptes de la clientèle, des comptes intérieurs et de
s’assurer de leur fiabilité conformément aux règlements et aux textes les régissant.
Bon fonctionnement des points de contrôle interne jugés sensibles.
Rédaction des rapports périodiques de contrôle de 1er degré et à transmettre à la
direction du contrôle permanent.
La saisie intégrale des données et de leur mise à jour, notamment les numéros de
comptes, le types de compte, autre inputs du système de production.
L’envoi à temps à la direction financière de la journée comptable ;
Suivre la régularisation des anomalies détectées et signalées ;
La présence, la régularité et la conformité des justificatifs nécessaires au traitement
des opérations ;
La matérialisation et la formalisation des contrôles à priori (autocontrôle) par les
utilisateurs et leurs responsables hiérarchiques
Le contrôle de la journée comptable doit s’opérer conformément aux dispositions, elle est
composée des pièces justificatives, de pièces comptables, des différents états édités par le
système Agence ainsi que les pièces justificatives de l’arrêté de caisse.
Pour assister les contrôleurs dans l’accomplissement de leurs taches, un aide mémoire
reprenant l’ensemble des points de la journée comptable est mis à leur disposition.
La fonction contrôle des agences ne doit pas se limiter aux opérations comptables, le
contrôleur doit étendre le périmètre de son intervention à l’ensemble des activités de l’agence,
notamment les compartiments sensibles.
Il est entendu par compartiment sensible, les activités de l’agence dont le risque inhérent
nécessite une surveillance particulière, et ce, compte tenu du degré de gravité des
conséquences de sa survenance, il s’agit, entre autres, de :
- La gestion des formules numérotées (les chéquiers clientèle, stock chèques des
banques, chéquiers guichet, formule vierge de bon de caisse, livret d’épargne, les
cartes de paiement) ;
- La gestion des incidents de paiement ;
- Les opérations de télé compensation ;
- La gestion des oppositions (saisie arrêt, opposition sur les moyens de paiement) et les
successions ;
- La gestion des remises documentaire.
Rapport de contrôle :
Ces rapports sont exploités par le Responsable Central du contrôle des agences, qui dressera
un rapport mensuel détaillé par agence auquel est joint un tableau récapitulatif d’évaluation
des travaux de contrôle adressés à la Direction commerciale avec copie au Directeur
Générale Adjoint Exploitation pour prise en charge.
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 61
Il reste entendu que le Directeur Commercial ou DGA Exploitation peuvent être saisis par le
Responsable du Contrôle des Agences à chaque fois que leur intervention est jugée
nécessaire.
Le contrôleur est tenu de mettre à la disposition de l’inspection générale lors de ses missions
classiques copie de ces rapports.
Directeur Central
Directeur Adjoint
10 10 10 «X» «Y»
Agences Agences Agences Directions Directions
Le Sous Directeur Centrale : son rôle consiste à assister, encadrer et coordonner les travaux
des superviseurs centraux des structures de contrôle.
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 62
Le Sous Directeur Agences : son rôle consiste à assister, encadrer et coordonner les travaux
des superviseurs centraux chargés des agences.
- Une copie est destinée au directeur d’agence pour entreprendre les démarches et les
mesures nécessaires pour régulariser les insuffisances et redresser la situation.
- Une copie est destinée au directeur du contrôle permanent (DCP), pour, d’une part
suivre l’état d’avancement des régularisations et d’autre part, rédiger une synthèse à
transmettre à la Direction Générale (au directeur générale au titre de compte rendu et à
la direction commercial pour le suivi), reprenant les insuffisances à risques.
Afin de réaliser cette étude de cas qui s’articule autour du déroulement du contrôle permanent
(CP), au sein de la banque AL-BARAKA, nous avons arrêté on commun accord avec le
Directeur du Contrôle Permanant (DCP) la méthodologie de travail suivante :
pourquoi on a limiter notre étude pour vérifier l'une des trois Annexes qui contient les points à
contrôler.
Les annexes qui comportent les points de contrôle sont intitulées aussi « Les Canevas de
Contrôle ».
Au niveau de chaque service, un contrôle spécifique doit être fait comme suit :
1
Les opérations passées par programme spécial sont des opérations qui ne sont pas paramétrées par le système
d’enregistrement, mais l’enregistrement de ce genre d’opérations est exécuté par programme spécial « passe
partout », avec des personnes compétant en comptabilité qui ont formés pour passés des écritures comptables
très complexes.
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 64
I. Service caisse :
1. Opération de retrait :
A. Retrait par chéquier clientèle :
Les retraits sur les comptes de la personne morale sont autorisés par le Directeur (à
titre tout à fait exceptionnel),
Que les chèques ne sont pas libellés à l’ordre de tierces personnes sauf pour les
mandataires, c'est-à-dire que la banque donne ce chèque à la personne qui présente
à la banque pour retire l’argent et non pas pour une autre personne.
1
Le chèque guichet, connu aussi par chèque omnibus, la banque donne ce type de chèque on cas le carnet de
chèque clientèle est perdu, le chèque guichet contient seulement le nom de la banque et nom pas le nom de la
clientèle car il est propre à la banque.
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 65
Que les souches1 sont signées par le client et visées par le responsable du service
(visa plus griffe)
2. Opération de versement :
S’assurer que les imprimés « détail de monnaie » est correctement renseigné par
les clients eux-mêmes (nombre de coupures, détail des coupures, total en chiffres
et en lettre) signature de la partie versante et du caissier.
Les numéros des billets de banque étrangers versés sont portés par les clients au
verso du détail de monnaie.
S’assurer pour les versements effectués par une tierce personne non domiciliée de
l’existence de la copie de la pièce d’identité du remettant.
La demande du client existe, que la signature a été authentifiée (visa plus griffe)
Les souches sont visées par les responsables (visa plus griffe)
Les souches sont visées par les responsables (visa plus griffe)
1
Les souches sont les petits morceaux du chèque que la banque les gardent comme une preuve de la réalisation
de l’opération.
2
Est un chèque délivrait par la Banque sur ordre de son client, en faveur d’un bénéficiaire (tiers). Le payement
de chèque de Banque est garantie par la Banque par la constitution préalable d’une provision égale au montant
du chèque et ceux par le débit du compte du Client.
3
C’est un bon de caisse dont le nom de souscripteur est à ça demande n’est pas porter sur le bon, il est censé être
au porteur.
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6. Arrêté de caisse:
7. Visa seuil :
S’assurer de l’existence sur le chèque ou l’ordre de virement du visa plus griffe du
responsable ayant donné le visa seuil (consulter l’état des visas attribués de la journée
concernée), cette visa est liée directement aux plafonnements des montants exigé par
chaque opération. La réalisation des opérations bancaires avec des montants très élevé ne
peuvent être exécutées si le visa de l’autorisation est donné par le directeur, ce dernier doit
vérifier chaque jour le nombre des visas donnés avec le nombre des opérations qui
nécessite, et ça pour éviter toute sorte de fraude.
Les ordres de transfert ont été exécutés avec les mêmes contrôles que les ordres de
virement ce contrôle se fait pour assurer le montant de la monnaie étranger.
Pour la lettre de crédit documentaire : la provision exigée a été constituée au
préalable.
Concernant le service étranger, la banque utilise un nouveau système d’information ou la
quasi-totalité des opérations se traitent au niveau central.
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 67
Les contrats de financement sont timbrés et signés par les deux parties, pour
assurer le droit fiscal.
Les billets à ordre sont signés et timbrés.
Les échéanciers établis par la banque sont signés par le client, cette étapes est très
importante pour s’assurer que le client est informé de toutes les dates de
paiements, généralement la banque utilise des tableaux qui sont « les tableaux des
échéances », pour présenter d’une façon claire ces dates des échéances.
S’assurer que pour toutes les dépenses engagées le Directeur d’Agence a signé les
documents justificatifs mention « bon à payer ».
Le contrôle interne dans la banque AL-BARAKA se fait aussi pour la protection des
immeubles et tout ce que la banque possède, et donc n’importe quelle dépense engagée
pour un besoin au niveau de l’agence ou la direction le contrôle se fait et la dépense
doit être justifiée par un bon à payer.
L’analyse des différents rapports de contrôle est réalisée par les trois étapes
suivantes :
1
La banque utilise les techniques de sondage pour contrôler les opérations de financement, car elle ne peut pas
faire le contrôle de tous les dossiers de financement.
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 68
La constatation générale :
- Aucun cas de fraude interne ou externe n’a été enregistré pendant les trois mois ;
- Aucune des insuffisances signalées n’a débouchée sur une perte financière pour la
banque ;
- Aucun des insuffisances n’a fait rentrer la banque en litige avec sa clientèle devant les
tribunaux ;
- La plus part des insuffisances décelées concerne le risque opérationnel et en été enregistré
au niveau de service caisse et service portefeuille (car la majeur partie des opérations de
crédit et de commerce extérieur est centralisée, c'est-à-dire exécuter au niveau de la
direction générale par des directions de financements et de recouvrements spéciaux) ;
- Le pourcentage de nombre des insuffisances (erreurs commises) par rapport aux
opérations traités, est insignifiant.
- Le nombre important d’opération exécutés par l’agent (utilisateur) soit pendant une
période de congé ou manque d’effectif au sein de service concerné ;
- Manque de formation de l’utilisateur, soit lors de son recrutement au après changement de
service ;
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 69
Pour arriver à une réponse claire à notre problématique de recherche fixée au début par la
question suivante :
« Quelle est l’impact de la mise en place d’un système de contrôle interne sur la gestion des
risques bancaires ? ».
Et pour que la réponse reflète une image fidèle, et la réalité d’après la recherche de la partie
théorique de notre travail, complété par un cas pratique concentré sur le contrôle interne
permanent dans la banque AL-BARAKA. Notre synthèse va être basée sur l’ensemble des
connaissances théoriques recherchées et leurs applications en tant que déroulement du
contrôle interne permanent dans la banque AL-BARAKA, et plus précisément la Direction du
Contrôle Permanent (DCP).
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 70
Par la fin, et le faite qu’un dispositif du contrôle interne représente le fondement et la base
de contrôle pour les contrôleurs afin de corriger et les auditeurs pour auditer et justifier. On
peut dire qu’une bonne adaptation d’un système du Contrôle Interne va conduire par la fin à
une maitrise des risques bancaires, c'est-à-dire que ce système et son application a un impact
important et direct sur la détection et la gestion des risques, si cette application est valorisée à
chaque fois par une autre fonction c’est l’activité de l’audit interne.
Les recommandations :
- Renforcer les actions de suivi des recommandations par l’ensemble des structures de
contrôle ;
- Mettre systématiquement une synthèse des recommandations classées par ordre de priorité
dans les rapports de contrôle ;
- Nommer un superviseur du contrôle interne de la banque AL-BARAKA, chargé de veiller
à la cohérence du dispositif et à son efficacité ;
- La définition et la mise en place d’outils de reporting efficaces qui permettraient de
développer le contrôle à distance et d’agir de manière préventive ;
- Mettre en place le reporting de risques parallèlement à la cartographie des risques afin de
mieux orienter les missions de contrôle permanent et périodique;
- Définition détaillée des schémas comptables à suivre pour la régularisation des opérations;
- Poursuivre et finaliser la rédaction d’un manuel exhaustif sur les procédures en vigueur
relatives à la comptabilisation des opérations, au traitement et contrôle comptable ;
- Développement de l’automatisation des procédures ;
- Formation en contrôle de comptabilité des agents qui ont cette charge et assurer la
formation de ses cadres en matière de gestion des risques bancaires particulièrement en
période de préparation au changement ou d’apprentissage des nouvelles pratiques de
gestion ;
- Anticiper sur les éventuels risques liés à l’acquisition du nouveau système d’information.
Chapitre 03 : Le Contrôle Interne Permanent dans la Banque AL-BARAKA 72
Ce stage nous a également amené à apprécier les actions déployées par la banque AL-
BARAKA dans la perspective de développer son contrôle interne à travers la bonne maitrise
des activités, le bon fonctionnement des processus internes, la prise en compte de manière
appropriée de l’ensemble des risques, y compris les risques opérationnels et la conformité aux
lois et règlements.
La mise en place d’un programme de formation continue est l’une des plusieurs efforts
qui reste à faire pour arriver à l’importante valeur ajoutée de l’application d’un bon contrôle
interne et qu’elle pourrait apporter ensuite à la banque en matière de la maitrise des risques.
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale 74
Conclusion générale
Ce qui nous amène à dire que le métier de banquier est le métier à risques par
excellence. Il est donc du devoir de celui-ci d’apprécier ce risque et d’essayer de le minimiser,
en ayant recours à une bonne identification de son client, cerner ses besoins, étudier sa
demande et enfin apprécier les différents aspects relatifs à son activité car le risque peut se
présenter, malgré toutes les dispositions prévues.
Rappelons que l’objectif assigné à notre travail était de répondre à la question suivante
« Quel est l’impact de la mise en place d’un système de contrôle interne sur la gestion des
risques bancaires ? ».
L’étude que nous avons menée était articulée autour de trois chapitres : un premier
chapitre consacré au milieu bancaire et la gestion des risques, dans lequel nous avons énuméré
les principaux risques bancaires, un deuxième chapitre traitant le contrôle interne en général
et à fin le troisième chapitre porte sur le déroulement du contrôle interne permanent dans la
banque AL-BARAKA d’ Algérie.
En effet, tandis que le contrôle interne définit un cadre spécifique dans lequel doit
s’exercer l’activité de chaque organisation, par la suite, un audit interne, lui a chargé d’évaluer
ce dispositif, de contrôler périodiquement son efficacité pour assurer à la fin une bonne
maitrise des risques. C’est là quand on peut déterminer la place prépondérante qui jeu le
contrôle interne en tant que base de contrôle pour les auditeurs pour arriver à la maitrise des
risques.
Nous avons tenté tout au long de ce cas pratique de mettre en évidence les principales
étapes de déroulement de contrôle permanent dans une banque.
Pour ce faire nous avons tenté de suivre une méthodologie basée sur l’Analyse et
l’étude des rapports hebdomadaires d’un échantillon de dix Agences sur les vingt sept
Agences qui possèdent la banque comme un réseau d’exploitation, et d’expliquer quelques
procédures interne propres à la banque, c’est pourquoi cette mission est constituée de trois
principales phases : phase d’analyse des rapports, phase d’analyse des insuffisances et la
phase des mesures prises.
Nous avons donc pris connaissance du domaine de contrôle interne et nous l’avons
décomposé en une succession ordonnée de tâches ce qui nous a facilité la détection des
Conclusion générale 75
risques relatifs à chaque point de contrôle mal respecté, nous avons par la suite élaboré les
étapes à suivre pour assurer un bon fonctionnement de Contrôle Interne.
Pour répondre à notre problématique, d’après ce qu’on a constaté tout au long de notre
stage, et par rapport notre partie théorique, qu’un dispositif de contrôle interne peut aider
d’une manière importante dans la détection et la maitrise des risques, et ça par rapport à notre
étude qui a limité seulement au contrôle permanent qui représente l’une des direction qui
appartiennent au système de contrôle interne et qui assure généralement la maitrise des
risques opérationnels. Les autres directions chacune par son propre domaine de contrôle
assurent surement l’exploration et la maitrises des autres risques.
Cela étant dit, afin que le système du Contrôle Interne jeu véritablement et aisément son
rôle de relaxant pour assurer la bonne maitrise des risques, elle doit réunir une volonté
certaine des responsables, la présence de la culture du contrôle au sein de la banque et les
moyens nécessaires, ainsi que l’engagement humain bénéficiant des qualités requises.
Enfin ce mémoire nous a permis d’acquérir les moyens techniques de déroulement d’un
dispositif de contrôle interne au sein d’une banque. Il nous a également permis de comprendre
l’importance de dispositif de contrôle interne dans la détection des anomalies et erreurs et
donc identifier les risques, en particularité le risque opérationnel qui dépend des facteurs
interne de la banque et donc essayer de les maitriser et qui conduit à la fin à une amélioration
du système de contrôle interne de la banque.
Nous avons conclu notre travail par la présentation de quelques recommandations qu’on a
jugé indispensable pour la banque AL-BARAKA et pour l’ensemble des banques pour une
meilleure maitrise des différents risque notamment le risque opérationnel, dont la principale
est celle de rester dans l’évaluation permanente des opérations et des taches pour assurer
principalement la gestion des risques inhérents à l’activité bancaire.
Nous retenons dans la perspective d’approfondissement de notre recherche une étude qui
vise à montrer l’importance de l’audit interne pour le but de comprendre le rôle de la fonction
d’audit interne dans l’évaluation et l’amélioration du système de contrôle interne de la
banque.
BIBLIOGRAPHIE
Bibliographie 77
Bibliographie
OUVRAGE :
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Bessis. joёl, gestion des risques et gestion actif-passif des banques, Dalloz, paris 1995.
Collomb J., Finance de marché.
Coussergues Sylvie & Bourdeaux Gautier, « Gestion de la banque du diagnostic à la
stratégie », DUNOD.
Desmicht François, « Pratique de l’activité bancaire », DUNOD, 2007.
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organisation », 3eme édition, France, 2012.
TEXTES REGLEMENTAIRES :
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prudentielles de gestion des banques et établissement financiers.
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engagements extérieurs des banques.
Instruction N°01-12 du 29 avril 2012 modifiant et complétant l’instruction N°02-04 du
13 mai 2004 relatives au régime des réserves obligatoires.
L’article 2 du règlement n° 08-04 du 23 décembre 2008 relatif au capital minimum des
banques et établissements financiers exerçant en Algérie.
L’article 2 n° 91-09, publier au journal officiel de la république Algérienne n°47, de
11chaoual 1433, 29 aout 2012.
L’article 66 de l’ordonnance 03-11 du 26 août 2003 relative à la monnaie et au crédit.
Bibliographie 78
SEMINAIRES :
Bâle II ; étape importante de la réglementation bancaire, Séminaire Crédit suisse ;
Économic & Policy Consulting, Avril 2004.
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des normes des fonds propres, juin 2006, p 1-2.
Gestion des risques et processus, Séminaire AFAI, 4 Avril 2006.
IFACI, Le dispositif de contrôle interne : cadre de référence, Résultats des travaux du
Groupe de Place établi sous l’égide de l’AMF, Paris, Janvier 2007.
Séminaire “Gestion Actif-Passif dans les Banques”, Tunis Juin 2011 – Majdi
Chaabouni ; institut de financement de développement de Magreb Arabe.
SITES INTERNET :
([Link]).
([Link]).
([Link]).
([Link]).
ANNEXES
Table des matières A
Partie théorique
Introduction du chapitre……………………………………………………………………..1
Introduction du chapitre…………………………………………………………………….27
2.3.3 L’IFACI………………………………………………………………………….43
Partie pratique
1.1 Historique…………………………………………………………………………....51
1.2 Création…………………………………………………………………………..….51
1.3 La banque AL-BARAKA en chiffres………………………………………….........52
1.4 L’organigramme de la banque AL-BARAKA d’Algérie…………………………...53
1.5 L’organigramme de l’agence ………………………………………………………55
Conclusion du chapitre………………………………………………………………….…….71
Table des matières E