Charte Ar DH
Charte Ar DH
Le 15 janvier 2008, la Charte arabe des droits de l’homme de 2004 est entrée en
vigueur, d’après son article 49 exigeant la ratification de sept Etats arabes membres de
la Ligue des Etats arabes [Jordanie, Bahrein, Libye, Algérie, Emirats arabes unis,
Palestine et Yémen], marquant ainsi une nouvelle étape dans le domaine de la protection
des droits de l’homme dans le monde arabe.
Le Sommet de la Ligue des Etats arabes, tenu à Tunis en mai 2004, a adopté cette
nouvelle version de la Charte arabe. Elle contient un préambule et 53 articles.
PREAMBULE
Procédant de la foi de la Nation arabe dans la dignité de l'homme que Dieu a honoré
depuis la création du monde et dans le fait que la patrie arabe est le berceau des
religions et des civilisations dont les nobles valeurs ont consacré le droit de l'homme à
une vie digne fondée sur la liberté, la justice et l'égalité,
Afin de concrétiser les principes éternels de fraternité, d'égalité et de tolérance entre les
êtres humains consacrés par l'Islam et les autres religions révélées,
Fiers des valeurs et des principes humanitaires que la Nation arabe a établis au cours de
sa longue histoire, lesquels ont contribué, dans une large mesure, à la diffusion de la
science entre l'Orient et l'Occident, faisant de la région le point de mire du monde entier
et la destination privilégiée des personnes en quête de savoir et de sagesse,
Ayant foi dans l'unité de la patrie arabe, qui lutte pour sa liberté et défend le droit des
nations à disposer d'elles-mêmes, à préserver leurs richesses et à se développer; ayant
foi également dans la primauté du droit et dans sa contribution à la protection des droits
de l'homme envisagés dans leur universalité et leur complémentarité et convaincue que
la jouissance par l'être humain de la liberté, de la justice et de l'égalité des chances est
l'aune à laquelle se mesure la valeur de toute société,
Article premier
La présente Charte vise, dans le cadre de l'identité nationale des Etats arabes et du
sentiment d'appartenance à une civilisation commune, à réaliser les objectifs suivants :
a) Placer les droits de l'homme au coeur des préoccupations nationales dans les Etats
arabes de façon à en faire de grands idéaux qui orientent la volonté de l'individu dans ces
Etats et lui permettent d'améliorer sa réalité en accord avec les nobles valeurs humaines;
b) Inculquer à l'être humain dans les Etats arabes la fierté de son identité, la fidélité à sa
patrie et l'attachement à sa terre, à son histoire et à ses intérêts communs et faire en
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c) Préparer les nouvelles générations dans les Etats arabes à une vie libre et responsable
dans une société civile solidaire fondée sur l'équilibre entre la conscience des droits et le
respect des obligations et régie par les valeurs d'égalité, de tolérance et de modération;
d) Enraciner le principe selon lequel tous les droits de l'homme sont universels,
indivisibles, interdépendants et indissociables.
Article 2
a) Tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes et d'être maîtres de leurs
richesses et leurs ressources, et le droit de choisir librement leur système politique et de
poursuivre librement leur développement économique, social et culturel;
Article 3
a) Chaque Etat partie à la présente Charte s'engage à garantir à tout individu relevant
de sa juridiction le droit de jouir des droits et des libertés énoncés dans la présente
Charte sans distinction aucune fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la
croyance religieuse, l'opinion, la pensée, l'origine nationale ou sociale, la fortune, la
naissance ou le handicap physique ou mental;
b) Les Etats parties à la présente Charte prennent les mesures requises pour garantir
l'égalité effective dans l'exercice de tous les droits et de toutes les libertés consacrés par
la présente Charte, de façon à assurer une protection contre toutes les formes de
discrimination fondées sur l'un quelconque des motifs mentionnés au paragraphe
précédent;
c) L'homme et la femme sont égaux sur le plan de la dignité humaine, des droits et des
devoirs dans le cadre de la discrimination positive instituée au profit de la femme par la
charia islamique et les autres lois divines et par les législations et les instruments
internationaux. En conséquence, chaque Etat partie à la présente Charte s'engage à
prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la parité des chances et l'égalité
effective entre l'homme et la femme dans l'exercice de tous les droits énoncés dans la
présente Charte.
Article 4
c) Tout Etat partie à la présente Charte qui exerce le droit de dérogation informe
immédiatement les autres Etats parties, par l'intermédiaire du Secrétaire général de la
Ligue des Etats arabes, des dispositions auxquelles il déroge et des motifs de la
dérogation. E les informe également par le même truchement de la fin de la dérogation à
la date à laquelle celle-ci intervient.
Article 5
Article 6
La peine de mort ne peut être prononcée que pour les crimes les plus graves
conformément aux lois en vigueur au moment où le crime est commis et en vertu d'un
jugement définitif rendu par un tribunal compétent. Toute personne condamnée à la
peine de mort a le droit de solliciter la grâce ou l'allégement de sa peine.
Article 7
a) La peine de mort ne peut être prononcée contre des personnes âgées de moins de 18
ans sauf disposition contraire de la législation en vigueur au moment de l'infraction;
b) La peine de mort ne peut être exécutée sur la personne d'une femme enceinte tant
qu'elle n'a pas accouché ou d'une mère qui allaite que deux années après
l'accouchement, dans tous les cas l'intérêt du nourrisson prime.
Article 8
Article 9
Article 10
a) L'esclavage et la traite des êtres humains sont interdits sous toutes leurs formes et
punis par la loi. Nul ne peut être tenu en esclavage ou en servitude quelles que soient les
circonstances;
b) Le travail forcé, la traite des êtres humains à des fins de prostitution ou d'exploitation
sexuelle, l'exploitation de la prostitution d'autrui et toutes les autres formes
d'exploitation ainsi que l'exploitation des enfants dans les conflits armés sont interdits.
Article 11
Toutes les personnes sont égales devant la loi et ont le droit de jouir de sa protection
sans distinction d'aucune sorte.
Article 12
Toutes les personnes sont égales devant la justice. Les Etats parties garantissent
l'indépendance de la justice et la protection des juges contre toute ingérence, pression ou
menace. Ils garantissent également à tous les individus relevant de leur compétence
l'accès aux juridictions de tous les degrés.
Article 13
a) Chacun a droit à un procès équitable dans lequel sont assurées des garanties
suffisantes et conduit par un tribunal compétent indépendant et impartial établi
préalablement par la loi qui décidera du bien-fondé de toute accusation en matière
pénale dirigée contre elle ou se prononcera sur ses droits et ses obligations. Chaque Etat
partie garantit à ceux qui n'ont pas les ressources nécessaires une aide juridictionnelle
pour leur permettre de défendre leurs droits;
b) Le procès est public sauf dans des cas exceptionnels lorsque l'exige l'intérêt de la
justice dans une société respectueuse des libertés et droits de l'homme.
Article 14
b) Nul ne peut être privé de sa liberté, si ce n'est pour les motifs et dans les cas prévus
préalablement par la loi et conformément à la procédure qui y est fixée;
c) Tout individu arrêté sera informé, au moment de son arrestation, dans une langue
qu'il comprend, des raisons de cette arrestation, recevra immédiatement notification de
toute accusation portée contre lui et a le droit de prendre contact avec ses proches;
e) La personne arrêtée ou détenue du chef d'une accusation pénale est présentée dans
les plus brefs délais à un juge ou un fonctionnaire habilité par la loi à exercer des
fonctions judiciaires, et devrait être jugée dans un délai raisonnable ou libérée. Sa
libération peut être subordonnée à des garanties assurant sa comparution à l'audience.
La détention provisoire ne doit en aucun cas être la règle;
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Article 15
Il ne peut y avoir d'infraction ni de peine qu'en vertu d'un texte de loi adopté
préalablement; la loi la plus favorable à l'accusé est appliquée dans tous les cas.
Article 16
Toute personne accusée d'une infraction est présumée innocente jusqu'à ce que sa
culpabilité ait été établie par un jugement définitif conformément à la loi et a droit au
cours de l'instruction et durant le procès au moins aux garanties suivantes :
a) Droit d'être informée immédiatement de façon détaillée et dans une langue qu'elle
comprend de la nature des accusations portées contre elle;
c) Droit d'être jugée en sa présence devant son juge naturel et de se défendre elle-
même ou avec l'assistance d'un avocat de son choix avec lequel elle peut communiquer
en toute liberté et confidentialité;
e) Droit d'interroger elle-même ou de faire interroger par son défenseur les témoins à
charge et d'obtenir la comparution de témoins à décharge dans les mêmes conditions
que les témoins à charge;
g) Droit, si elle est déclarée coupable d'une infraction, de faire appel conformément à la
loi devant une instance judiciaire supérieure;
Article 17
Chaque Etat partie garantit en particulier à tout enfant à risque ou délinquant accusé
d'une infraction le droit à un régime judiciaire spécial pour mineurs tout au long des
poursuites, du procès et de l'application du jugement et à un traitement spécial qui soit
compatible avec son âge et qui protège sa dignité, facilite sa réadaptation et sa
réinsertion et lui permette de jouer un rôle constructif dans la société.
Article 18
Aucune personne dont l'incapacité de s'acquitter d'une dette résultant d'une obligation
contractuelle a été établie ne sera emprisonnée.
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Article 19
a) Nul ne peut être jugé deux fois pour une même infraction. Il appartient à toute
personne faisant l'objet d'une telle procédure d'en contester la légalité et de demander sa
libération;
b) Tout prévenu dont l'innocence a été établie par un jugement définitif a le droit d'être
indemnisé du préjudice qu'il a subi.
Article 20
a) Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la
dignité inhérente à la personne humaine;
b) Les prévenus sont séparés des condamnés et sont traités de manière compatible avec
leur condition de personne non condamnée;
Article 21
a) Nul ne fera l'objet d'immixtion arbitraire ou illégale dans sa vie privée, sa famille, son
domicile ou sa correspondance, ni d'atteinte à son honneur ou à sa réputation;
b) Toute personne a droit à la protection de la loi contre une telle immixtion ou atteinte.
Article 22
Article 23
Chaque Etat partie à la présente Charte garantit un moyen de recours utile à toute
personne dont les droits ou les libertés reconnus dans la présente Charte ont été violés
même si la violation a été commise par des personnes agissant dans l'exercice de leurs
fonctions officielles.
Article 24
c) Tout citoyen a le droit de se porter candidat ou de choisir ses représentants dans des
élections libres et régulières et dans des conditions d'égalité entre tous les citoyens
assurant la libre expression de sa volonté;
e) Toute personne a le droit de constituer librement des associations avec d'autres et d'y
adhérer;
g) L'exercice de ces droits ne peut faire l'objet que des seules restrictions imposées
conformément à la loi et qui sont nécessaires dans une société respectueuse des libertés
et des droits de l'homme pour protéger la sécurité nationale, l'ordre public, la sûreté
publique, la santé publique ou la moralité publique ou pour sauvegarder les droits et les
libertés d'autrui.
Article 25
Les personnes appartenant à des minorités ne peuvent être privées du droit de jouir de
leur culture, d'utiliser leur langue et de pratiquer les préceptes de leur religion; la loi
réglemente l'exercice de ces droits.
Article 26
a) Toute personne qui se trouve légalement sur le territoire d'un Etat partie jouit de la
liberté de circuler et choisit librement son lieu de résidence, où que ce soit sur ce
territoire dans le respect des lois en vigueur;
b) Aucun Etat partie n'expulsera une personne qui ne détient pas sa nationalité mais qui
se trouve légalement sur son territoire, qu'en exécution d'une décision prise
conformément à la loi et après lui avoir donné, sauf si des considérations de sécurité
nationale s'y opposent, la possibilité d'introduire un recours devant l'autorité
compétente; l'expulsion collective est interdite dans tous les cas.
Article 27
a) Nul ne peut être arbitrairement ou illégalement empêché de quitter un pays quel qu'il
soit, y compris son propre pays, interdit de séjour dans une région donnée, ou obligé à
séjourner dans ledit pays;
b) Nul ne peut être exilé de son pays ou privé du droit d'y retourner.
Article 28
Article 29
a) Toute personne a droit à une nationalité et nul ne peut être déchu arbitrairement ou
illégalement de sa nationalité;
b) Les Etats partie prendront, conformément à leur législation relative à la nationalité, les
mesures qu'ils jugeront appropriées pour permettre à l'enfant d'acquérir la nationalité de
sa mère en tenant compte dans tous les cas de l'intérêt de l'enfant;
c) Nul ne se verra dénier le droit d'acquérir une autre nationalité compte dûment tenu
des procédures juridiques en vigueur dans son pays.
Article 30
c) Les parents ou les tuteurs assurent librement l'éducation religieuse et morale de leurs
enfants.
Article 31
Le droit à la propriété privée est garanti à chacun et il est interdit dans tous les cas de
confisquer arbitrairement ou illégalement tout ou partie des biens d'une personne.
Article 32
b) Ces droits et libertés sont exercés dans le cadre des principes fondamentaux de la
société et sont soumis aux seules restrictions nécessaires au respect des droits et de la
réputation d'autrui et à la sauvegarde de la sécurité nationale, de l'ordre public, de la
santé publique ou de la moralité publique.
Article 33
a) La famille est la cellule naturelle et fondamentale de la société; elle est fondée sur le
mariage entre l'homme et la femme; le droit de se marier et de fonder une famille selon
les règles et les conditions régissant le mariage, est reconnu à l'homme et à la femme
dès qu'ils sont en âge de contracter un mariage. Il ne peut y avoir de mariage sans le
plein et libre consentement des deux parties. La législation en vigueur réglemente les
droits et les devoirs de l'homme et de la femme au regard du mariage, durant le mariage
et lors de sa dissolution;
d) Les Etats parties prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir notamment
aux jeunes le droit d'exercer une activité sportive.
Article 34
a) Le droit au travail est un droit naturel de chaque citoyen. L'Etat s'efforce d'assurer
dans la mesure du possible un emploi au plus grand nombre de demandeurs tout en
garantissant la production, la liberté du travail et l'égalité des chances sans distinction
aucune fondée sur la race, la couleur, le sexe, la religion, la langue, l'opinion politique,
l'appartenance à un syndicat, l'origine nationale, l'origine sociale, un handicap ou toute
autre situation;
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c) Les Etats parties reconnaissent le droit de l'enfant d'être protégé contre l'exploitation
économique et de n'être astreint à aucun travail potentiellement dangereux ou
susceptible d'entraver son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement
physique, mental, spirituel, moral ou social. A cette fin, et compte tenu des dispositions
des autres instruments internationaux pertinents, les Etats parties, en particulier :
d) Il est interdit de faire une distinction entre l'homme et la femme dans l'exercice du
droit de bénéficier de manière effective d'une formation, d'un emploi, de la protection du
travail et d'un salaire égal pour un travail de valeur et de qualité égales;
e) Chaque Etat partie assure aux travailleurs qui immigrent sur son territoire la
protection requise conformément à la législation en vigueur.
Article 35
c) Chaque Etat partie garantit le droit de grève dans les limites fixées par la législation
en vigueur.
Article 36
Les Etats parties garantissent le droit de chaque citoyen à la sécurité sociale, y compris
l'assurance sociale.
Article 37
Le droit au développement est un des droits fondamentaux de l'homme et tous les Etats
parties sont tenus d'établir les politiques de développement et de prendre les mesures
requises pour assurer ce droit. Il leur incombe d'oeuvrer pour concrétiser les valeurs de
solidarité et de coopération entre eux et au niveau international afin d'éliminer la
pauvreté et de réaliser le développement économique, social, culturel et politique. En
vertu de ce droit, chaque citoyen a le droit de participer à la réalisation du
développement, d'y contribuer et de bénéficier de ses bienfaits et de ses fruits.
Article 38
Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant, pour elle et sa famille, qui leur
assure le bien-être et une vie décente, y compris la nourriture, les vêtements, le
logement et les services, et a droit à un environnement sain. Les Etats parties prennent
les mesures requises en fonction de leurs ressources pour assurer ce droit.
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Article 39
a) Les Etats parties reconnaissent le droit qu'a tout membre de la société de jouir du
meilleur état de santé physique et mentale qui puisse être atteint et le droit du citoyen
de bénéficier gratuitement des services de santé de base et d'accéder aux centres de
soins médicaux sans discrimination aucune;
b) Les mesures que les Etats parties prendront comprennent les suivantes :
1) développement des soins de santé de base et garantie de la gratuité des services des
centres qui fournissent ces soins et de la facilité d'accès à ces centres où qu'ils soient et
quelle que soit la situation économique;
2) fourniture d'efforts pour combattre les maladies par des moyens préventifs et curatifs
de façon à réduire la mortalité;
3) action de sensibilisation et d'éducation sanitaires;
4) lutte contre les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé de la personne;
5) garantie à chacun de la nourriture de base et de l'eau potable;
6) lutte contre les facteurs de pollution de l'environnement et fourniture de moyens
d'assainissement;
7) lutte contre le tabagisme, la drogue et les substances psychotropes.
Article 40
b) Les Etats parties fournissent gratuitement des services sociaux à toutes les personnes
handicapées, apportent à celles d'entre elles qui en ont besoin un soutien matériel,
directement ou par le biais de leur famille ou de la famille qui s'occupe d'eux, et font tout
ce qui est nécessaire pour éviter leur placement en institution. Dans tous les cas, ils
prennent en compte l'intérêt supérieur de la personne handicapée,
c) Les Etats parties prennent toutes les dispositions nécessaires pour lutter par tous les
moyens possibles contre les handicaps, notamment par le biais de programmes de santé
préventive et d'efforts de sensibilisation et d'éducation;
d) Les Etats parties fournissent tous les services d'enseignement appropriés aux
personnes handicapées en tenant compte de l'importance de leur intégration dans le
système d'enseignement, ainsi que de l'importance de la formation professionnelle, de la
préparation à exercer une activité professionnelle et de la fourniture d'un emploi
approprié dans le secteur public ou privé;
e) Les Etats parties fournissent tous les services de santé appropriés aux personnes
handicapées, y compris des services de réadaptation pour leur intégration dans la
société;
f) Les Etats parties assurent aux personnes handicapées la possibilité d'utiliser tous les
services collectifs publics et privés.
Article 41
c) Les Etats parties prennent dans tous les domaines les mesures appropriées pour
assurer le partenariat entre l'homme et la femme en vue d'atteindre les objectifs du
développement;
e) Les Etats parties oeuvrent pour inscrire les principes relatifs aux droits de l'homme et
aux libertés fondamentales aux programmes et aux activités éducatifs, aux programmes
pédagogiques et de formation tant officiels que non officiels;
f) Les Etats parties garantissent la mise en place des mécanismes requis pour assurer
l'éducation permanente à tout citoyen et établissent des plans nationaux pour l'éducation
des adultes.
Article 42
c) Les Etats parties s'efforcent d'agir en commun et de renforcer la coopération entre eux
à tous les niveaux avec la pleine participation des intellectuels et des inventeurs et de
leurs organisations, en vue d'élaborer et d'appliquer des programmes récréatifs,
culturels, artistiques et scientifiques.
Article 43
Article 44
Article 45
b) Le Comité est formé de ressortissants d'Etats parties à la présente Charte qui doivent
être des personnalités ayant une grande expérience et compétence dans le domaine
d'activité du Comité. Les membres du Comité exercent leurs fonctions à titre personnel
et en toute indépendance et impartialité;
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c) Le Comité ne peut comprendre parmi ses membres plus d'un ressortissant d'un Etat
partie; un tel membre n'est rééligible qu'une seule fois. Il est en outre tenu compte du
principe de l'alternance;
d) Les membres du Comité sont élus pour un mandat de quatre ans, étant entendu que
le mandat de trois des membres élus à la première élection, qui seront désignés par
tirage au sort, prendra fin au bout de deux ans;
e) Six mois avant la date de l'élection, le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes
invite les Etats parties à désigner leurs candidats dans un délai de trois mois; il leur
communique la liste des candidats deux mois avant la date de l'élection. Sont élus
membres du Comité les candidats qui obtiennent le plus grand nombre de voix. Au cas
où les candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de voix dépassent le nombre requis
du fait de l'obtention d'un nombre égal de voix par deux candidats ou plus, il est procédé
à un nouveau tour de scrutin entre les candidats ayant obtenu le même nombre de voix.
S'il y a de nouveau égalité, le ou les membres à élire sont tirés au sort. La première
élection des membres du Comité a lieu au plus tôt six mois après l'entrée en vigueur de
la Charte;
f) Le Secrétaire général invite les Etats parties à une réunion consacrée à l'élection des
membres du Comité qui a lieu au Siège de la Ligue des Etats arabes. Le quorum est
constitué par la majorité des Etats parties. S'il n'est pas atteint, le Secrétaire général
convoque une nouvelle réunion à laquelle doit participer au moins le tiers des Etats
parties. Si le quorum n’est toujours pas atteint, le Secrétaire général convoque une
troisième réunion, qui se tiendra J quel que soit le nombre des États parties présents;
Article 46
a) Si, de l'avis unanime des autres membres, un membre du Comité a cessé de remplir
ses fonctions pour toute cause autre qu'une absence de caractère temporaire, le
Président du Comité en informe le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes qui
déclare alors vacant le siège qu'occupait ledit membre;
d) Le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes dresse la liste alphabétique de tous
les candidats ainsi présentés et la communique aux États parties à la présente Charte.
L'élection pour pourvoir le siège vacant a ensuite lieu conformément aux dispositions
pertinentes;
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e) Tout membre du Comité élu à un siège déclaré vacant conformément aux paragraphes
a) et b) siège au Comité jusqu'à la fin de la partie restante du mandat du membre dont
le siège est devenu vacant, conformément aux dispositions desdits paragraphes;
f) Le Secrétaire général alloue sur le budget de la Ligue des Etats arabes les ressources
financières et humaines et les moyens matériels dont le Comité a besoin pour s'acquitter
efficacement de ses fonctions. Les membres du Comité sont considérés, en ce qui
concerne la rémunération et le remboursement des frais, comme des experts du
Secrétariat.
Article 47
Les Etats parties s'engagent à assurer aux membres du Comité les immunités
nécessaires pour les protéger contre toute forme d'entrave, de pression morale ou
matérielle ou de poursuites judiciaires du fait des positions qu'ils prennent ou des
déclarations qu'ils font dans l'exercice de leurs fonctions en tant que membres du
Comité.
Article 48
a) Les Etats parties s'engagent à présenter au Secrétaire général de la Ligue des Etats
arabes des rapports sur les mesures qu'ils auront prises pour donner effet aux droits et
aux libertés reconnus dans la présente Charte et sur les progrès réalisés dans l'exercice
de ces droits. Le Secrétaire général transmet ces rapports au Comité pour qu'il les
examine;
b) Les Etats parties présentent un rapport initial au Comité dans un délai d'un an à
compter de la date de l'entrée en vigueur de la Charte pour chacun d'eux et un rapport
périodique tous les trois ans. Le Comité peut demander aux Etats parties des
renseignements supplémentaires ayant trait à l'application de la Charte;
c) Le Comité étudie en séance publique les rapports présentés par les Etats parties
conformément au paragraphe (b) du présent article, en présence et avec la participation
au débat du représentant de l'État concerné;
f) Les rapports, les observations finales et les recommandations du Comité sont des
documents publics auxquels le Comité assure une large diffusion.
Article 49
a) Le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes soumet la présente Charte, une
fois que le Conseil de la Ligue l'a approuvée, aux Etats membres pour signature,
ratification ou adhésion;
b) La présente Charte prend effet deux mois après la date du dépôt du septième
instrument de ratification auprès du Secrétariat de la Ligue des Etats arabes;
c) Après son entrée en vigueur, la présente Charte prendra effet pour chaque Etat deux
mois après qu'il aura déposé son document de ratification ou d'adhésion auprès du
Secrétariat;
Article 50
Tout Etat partie peut, par l'intermédiaire du Secrétaire général, présenter par écrit des
propositions pour modifier la présente Charte. Après notification de ces propositions
aux autres Etats parties, le Secrétaire général invite ces derniers à les examiner en vue
de leur approbation avant qu'elles ne soient présentées au Conseil de la Ligue pour
adoption.
Article 51
Les modifications prennent effet à l'égard des Etats parties qui les ont approuvées une
fois qu'elles ont été approuvées par les deux tiers des Etats parties à la Charte.
Article 52
Tout Etat partie peut proposer des protocoles facultatifs additionnels à la présente
Charte, et ceux-ci sont adoptés selon les modalités suivies pour l'adoption des
modifications apportées à la Charte.
Article 53
a) Tout Etat partie peut, en signant la présente Charte, en déposant les instruments de
ratification y relatifs ou en y adhérant, émettre une réserve sur un des articles à
condition que cette réserve ne soit pas incompatible avec l'objet de la Charte;
b) Tout Etat partie qui a émis une réserve en application du paragraphe a) du présent
article peut à tout moment retirer cette réserve en adressant une notification au
Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes;
c) Le Secrétaire général notifie aux Etats parties les réserves émises et les demandes de
retrait.