0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
327 vues80 pages

Aminosides

Ce document décrit les propriétés et le mécanisme d'action des aminosides, une classe d'antibiotiques. Il contient de nombreuses informations sur la structure, le spectre, les mécanismes de résistance, la pharmacocinétique et les associations avec d'autres antibiotiques des aminosides.

Transféré par

khouloud gazzeh
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
327 vues80 pages

Aminosides

Ce document décrit les propriétés et le mécanisme d'action des aminosides, une classe d'antibiotiques. Il contient de nombreuses informations sur la structure, le spectre, les mécanismes de résistance, la pharmacocinétique et les associations avec d'autres antibiotiques des aminosides.

Transféré par

khouloud gazzeh
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LES AMINOSIDES

Dr Adnene TOUMI
Service des Maladies Infectieuses
CHU Fattouma Bourguiba - Monastir

Monastir le 28.11.2008
INTRODUCTION

• 1944 : streptomycine (Waksman)


• Depuis : seules une dizaine de molécules
ont été développées
• Tare « familiale » des aminosides : la
néphro-ototoxicité
• Toxicité diminuée au prix d'une réduction
de l'activité antibactérienne.
INTRODUCTION

• Malgré leur « ancienneté » : activité


bactéricide remarquable des aminosides
vis-à-vis de nombreux germes (BGN)
• Place privilégiée dans le traitement de
nombreux états infectieux sévères
• Respect stricte des règles de prescription :
toxicité – diffusion
STRUCTURE CHIMIQUE ET DENOMINATION

• Sucres aminés = aminoglycosides


• Les aminosides sont soit
– molécules naturelles, extraites de cultures de
Streptomyces ou de Bacillus,
– des produits semi-synthétiques.

• Classés d'après la formule chimique du


noyau central en trois groupes :
streptomycines, désoxystreptamines, et
fortimicines
STRUCTURE CHIMIQUE ET DENOMINATION

Formule Année
DCI Origine
chimique découverte
Streptomycines Streptomycine N 1944
Désoxy- Néomycine N 1949
streptamines Kanamycine N 1957
Paromomycin N 1959
Gentamicine N 1963
Dibékacine S 1967
Tobramycine N 1967
Nétilmicine S 1975
Sisomicine S 1970
Amikacine S 1972
Habekacine S 1973
Fortimicines Astromicine N 1977
Dactimicine N 1980
STRUCTURE CHIMIQUE ET DENOMINATION
PROPRIETES PHYSICOCHIMIQUES

• Les aminosides sont des bases : activité


optimale en pH alcalin.
• Leur PM moyen (entre 500 et 800) les
rend aisément dialysables.
• Ils sont thermostables :
– conservation à température ambiante durant
des mois
– incorporation dans des préparations comme
les ciments chirurgicaux.
MÉCANISMES D’ACTION

Les aminosides sont des antibiotiques


caractérisés :
• Mécanismes d'action multiples sur la
bactérie
• Effet bactéricide : important, très rapide et
indépendant de la densité bactérienne
• Durée d'activité très supérieure au temps
d'exposition : « effet postantibiotique »
marqué
MÉCANISMES D’ACTION

A- Effets sur la bactérie


1/ Transport à l’intérieur des bactéries :
• 1ère phase : traversée de la paroi bactérienne et
fixation sur des structures externes de la
membrane cytoplasmique.
• 2ème et 3ème phases :
– transport lent puis rapide à travers la membrane
cytoplasmique,
– fixation sur le ribosome.
• Etapes 2-3 : énergie fournie par des métabolismes
oxydatifs (inactivité en anaérobiose).
MÉCANISMES D’ACTION

A- Effets sur la bactérie

2/ Action sur le ribosome :


• Cible principale : le ribosome.
• La fixation sur sa sous-unité 30 S : altération de la
synthèse des protéines
– Inhibition de la traduction,
– Induction d’erreurs de lecture du code génétique
aboutissant à la synthèse de protéines
anormales : mort cellulaire.
MÉCANISMES D’ACTION

A- Effets sur la bactérie

3/ Action sur d’autres cibles bactériennes :


• Effets sur de nombreuses autres cibles
bactériennes,
– désorganisation de la membrane bactérienne
– modifications du transport des électrons
– altération de la synthèse de l'ADN
– dégradation non spécifique de certains ARN
MÉCANISMES D’ACTION

B- Caractéristiques de la bactéricidie
• Très intense : le nombre de bactéries survivantes
à 24 heures est souvent très inférieur à 0,01 % de
l'inoculum initial
• Très rapide : « vitesse de bactéricidie » élevée (en
moins de 4 heures)
• Indépendant de la densité bactérienne : absence
d'« effet inoculum »
• Dose-dépendant : l'augmentation des
concentrations sériques = augmentation de la
bactéricidie
MÉCANISMES D’ACTION

Caractéristiques de l'effet bactéricide des


aminoglycosides observé in vitro.
1) intensité,
2) rapidité,
3) effet dose-dépendant.
MÉCANISMES D’ACTION

C- Effet postantibiotique
• EPA : suppression de la croissance bactérienne
persistant après une exposition brève de bactéries
à un antibiotique
• Expliqué par les dommages cellulaires créés
• L'EPA des aminosides est particulièrement marqué
– in vitro : de l'ordre de 0,5 à 1,5 heure pour
Staphylococcus aureus, et de 2 à 6 heures pour les
entérobactéries et Pseudomonas aeruginosa ;
– in vivo, la durée de l'EPA est plus longue
– l'EPA apparaît dose-dépendant
MÉCANISMES D’ACTION

C- Effet postantibiotique

• Conséquence majeure : possibilité d'espacer


l'intervalle de temps entre deux doses, sans
craindre un phénomène de recroissance
bactérienne.
SPECTRE D’ACTION

• Large spectre : germes à Gram négatif


aérobies (bacilles, cocci et coccobacilles),
staphylocoques et sur les bacilles à Gram
positif.
• Streptomycine / Kanamycine :
Mycobacterium tuberculosis
• Amikacine : mycobactéries atypiques
(Mycobacterium avium intracellulaire...),
Nocardia asteroides
SPECTRE D’ACTION

• Les streptocoques
• Les pneumocoques
• Les anaérobies

Naturellement résistants
aux aminosides
ASSOCIATION D’ANTIBIOTIQUES

L'association d'un aminoglycoside se révèle

• Synergique avec
– une β-lactamine
– un glycopeptide
– la colistine
– la fosfomycine
– la fucidine (inconstante)
ASSOCIATION D’ANTIBIOTIQUES

L’association d'un aminoglycoside se révèle

• Indifférente avec

– Quinolones

– Rifampicine
ASSOCIATION D’ANTIBIOTIQUES

L'association d'un aminoglycoside se révèle

• parfois antagoniste : antibiotiques


bactériostatiques
– Phénicolés
– Cyclines
– Macrolides
ASSOCIATION D’ANTIBIOTIQUES

• Streptocoques : association β-lactamine/


aminoside synergique et bactéricide
• La synergie = souche de «bas niveau» de
résistance à l'aminoside utilisé
• La β-lactamine altère la paroi bactérienne,
permettant alors la pénétration de
l'aminoside puis la lyse de la bactérie.
MÉCANISMES DE RÉSISTANCE

1/ Altération de la cible ribosomale


MÉCANISMES DE RÉSISTANCE

1/ Altération de la cible ribosomale


2/ Défaut de perméabiblité cellulaire
MÉCANISMES DE RÉSISTANCE

1/ Altération de la cible ribosomale


2/ Défaut de perméabiblité cellulaire
3/ Inactivation enzymatique
MÉCANISMES DE RÉSISTANCE

1/ Altération de la cible ribosomale


• Substitution, d'origine chromosomique,
d'un acide aminé dans une protéine
ribosomale : baisse de l'affinité du
ribosome pour l'aminoside.
• Résistance d'emblée de haut niveau,
mais n'est pas croisée, (multiplicité des
sites de fixation)
• Phénomène rare : incidence clinique
restreinte.
MÉCANISMES DE RÉSISTANCE

2/ Défaut de perméabibilité cellulaire

• Mutation, d'origine chromosomique :


affecte le transport actif de l'antibiotique à
travers la paroi bactérienne
• Surtout rencontré chez les staphylocoques
et les Pseudomonas
• Résistance croisée à tous les
aminosides, et parfois à d'autres familles
d'antibiotiques.
MÉCANISMES DE RÉSISTANCE

3/ Inactivation enzymatique
• Mécanisme le plus fréquent.
• Enzymes inactivatrices : gènes situés
sur des plasmides autotransférables ou
sur des transposons, sources d'épidémies
hospitalières.
• Les enzymes inactivatrices des
aminoglycosides : trois classes selon la
réaction qu'elles catalysent
MÉCANISMES DE RÉSISTANCE

3/ Inactivation enzymatique

• APH: aminoside-O-phosphotransférases

• ANT: aminoside-O-nucléotidyltransférases

• AAC: aminoside-N-acétyltransférases
MÉCANISMES DE RÉSISTANCE

3/ Inactivation enzymatique

• Une même enzyme peut inactiver


plusieurs aminosides présentant dans leur
formule des sites d'action identiques.

• Inversement, une même molécule peut


être dégradée, en un ou plusieurs sites
différents, par plusieurs enzymes.
MÉCANISMES DE RÉSISTANCE

Sites d'inactivation enzymatique des aminosides


PHARMACOCINETIQUE

A- l’adulte à fonction rénale normale


Absorption
• Pas d’absorption par voie entérale.
• Non dégradés : peuvent être indiqués
dans la décontamination digestive.
• Après injection IM :
– résorption excellente
– biodisponibilité voisine de 100 %
– taux sérique maximal : 30 à 90 min
PHARMACOCINETIQUE
A- l’adulte à fonction rénale normale
Distribution

Évolution des taux sériques: modèle


tricompartimental :
• phase de distribution alpha très brève, dont la ½
vie varie de 0,2 à 0,4 h
• phase d'élimination précoce bêta : une ½ vie
d'environ 2 h (élimination par FG)
• phase d'élimination tardive gamma : une ½ vie > à
20 h : existence d'un compartiment profond (cortex
rénal ?) = intérêt toxicologique
PHARMACOCINETIQUE

-phase de

distribution

-phase d'élimination

précoce

-phase d'élimination

tardive
PHARMACOCINETIQUE

A- l’adulte à fonction rénale normale


Distribution

• Diffusion tissulaire très limitée : le VD,


variable de 20 à 30 % du poids corporel,
correspond essentiellement aux liquides
extracellulaires de l'organisme.
• La distribution dans les liquides
extracellulaires est variable d'un milieu à
l'autre
PHARMACOCINETIQUE

A- l’adulte à fonction rénale normale


Distribution

• Dans le liquide synovial, les concentrations


sont élevées, dépassant la moitié des
concentrations sériques concomitantes

– administration intra-articulaire
complémentaire : inutile
PHARMACOCINETIQUE

A- l’adulte à fonction rénale normale


Distribution

• LCR : diffusion médiocre : rapport des taux


LCR/sérum de l'ordre de 10 %, même en cas
d'inflammation méningée
– Traitement local : concentrations
rachidiennes > CMI des germes en cause.
PHARMACOCINETIQUE
A- l’adulte à fonction rénale normale
Distribution

• Poumon : tissu/sérum après administration


parentérale atteint 1/1 (riche vascularisation)

– Administration locale, par instillation trachéale


(chez les patients intubés ou trachéotomisés) ou
par aérosol, améliorerait la diffusion bronchique
et pulmonaire
PHARMACOCINETIQUE
A- l’adulte à fonction rénale normale
Distribution

• Rein : accumulation dans le cortex


• Concentrations 2 à 3 fois supérieures à
celles de la médullaire
• Concentrations 20 à 30 fois supérieures
aux pics sériques
• « compartiment profond » : relarguage
Partiel et lent : ½ vies urinaires comprises
entre 50 et 120 heures
PHARMACOCINETIQUE
A- l’adulte à fonction rénale normale
Transformation et élimination

• Les aminosides ne sont pas biotransformés


• Éliminés sous forme inchangée, biologiquement
active, essentiellement par voie rénale.
• Élimination rapide : 85 à 90 % de la dose
administrée dès les premières 24 heures.
• Filtration par le glomérule : faible part
réabsorbée par le tubule, puis accumulée de façon
prolongée dans le cortex rénal.
PHARMACOCINETIQUE
A- l’adulte à fonction rénale normale
Transformation et élimination

• L'administration des aminosides en DUJ


diminuerait de 30 à 50 % l'accumulation
corticale.
• L'excrétion biliaire n'est qu'une voie
accessoire, sans cycle entérohépatique :
– concentrations biliaires faibles
– absence d'interférence en cas d'affection
hépatobiliaire.
PHARMACOCINETIQUE
B- terrains particuliers
1/ Chez l’insuffisant rénal

• Elévation des concentrations sériques au pic (50 %


dans l’IR terminale)
• Allongement de la ½ vie : 20 à 30 fois
supérieures à celles du sujet sain (30 à 70 h) ;
• Diminution des concentrations urinaires, devenant
infrathérapeutiques dès que la clairance de la
créatinine < 30 ml/min
PHARMACOCINETIQUE

B- terrains particuliers
1/ Chez l’insuffisant rénal

• Les aminosides sont aisément


hémodialysables

• L'épuration par dialyse péritonéale est


beaucoup moins efficace (instillation dans le
liquide de dialysat)
PHARMACOCINETIQUE
B- terrains particuliers
2/ chez le nouveau né

• Absorption est plus rapide


• VD plus important
• Élimination rénale est d'autant plus lente que
le sujet est plus immature.

Une adaptation thérapeutique indispensable


PHARMACOCINETIQUE

B- terrains particuliers
3/ Chez le sujet âgé

• Incidents de sous- ou de surdosages


• Élimination indépendante de l'âge du patient

– Étroite corrélation avec ses fonctions


rénales (utilisation d'abaques, comme
celle de Gault et Cockcroft)
PHARMACOCINETIQUE

B- terrains particuliers
4/ Chez le sujet obèse

• Il est préférable de se référer à la masse


maigre dans le calcul des posologies
• Formule suivante :

poids pris en compte = poids idéal + 40 % de


l'excès pondéral
PHARMACOCINETIQUE

Absorption Nulle par voie orale

Demi-vie d’élimination 2 heures, en l’absence


d’insuffisance rénale
Volume de distribution 0,25 l/kg

Liaison aux protéines Très faible

Diffusion transplacentaire Importante

Voie d’élimination Presque exclusivement


rénale, sous forme active
INCIDENTS ET ACCIDENTS

A- Toxicité rénale
Incidence

• 10 % dans les années 1980


• Incidence a diminué : meilleure prise en
compte des facteurs de risque
• Gentamicine : le plus néphrotoxique
• Amikacine : le moins.
INCIDENTS ET ACCIDENTS

A- Toxicité rénale
Physiopathologie : complexe
• Lésions des cellules tubulaires proximales
• Accumulation de l'antibiotique dans la cellule
tubulaire du tube contourné proximal : altérations
structurales et fonctionnelles membranaires
• Nécrose tubulaire : les membranes basales ne
sont pas détruites et une régénération cellulaire est
possible
• Évolution habituellement favorable sans séquelles
histologiques ou fonctionnelles
INCIDENTS ET ACCIDENTS

A- Toxicité rénale
Présentation clinique

• Augmentation de l'excrétion de certaines


enzymes urinaires comme (β2-
microglobuline, la N-acétylglucosaminidase
ou l'alanine-aminopeptidase) : signification ?

• Parfois : protéinurie, leucocyturie.


INCIDENTS ET ACCIDENTS

A- Toxicité rénale
Présentation clinique

• Rarement : IRA, le plus souvent à diurèse


conservée
• Cliniquement asymptomatique
• Élévation isolée de la créatininémie
• Survenant en moyenne 7 à 10 jours après le
début du traitement.
INCIDENTS ET ACCIDENTS

A- Toxicité rénale
Facteurs favorisants

• Insuffisance rénale préexistante


• Désordres acidobasiques (acidose) ou
hydroélectrolytiques (hypovolémie,
hyponatrémie, hypokaliémie)
• Surdosage
• Traitement prolongé plus de 10 jours
• Association de médicaments néphrotoxiques
INCIDENTS ET ACCIDENTS
A- Toxicité rénale
Surveillance

• Le contrôle régulier des CC sériques n'est


pas prédictif de la toxicité rénale
• Des valeurs résiduelles supérieures à 2μg/ml
(10 pour l'amikacine) témoignent déjà de
l'installation d'une insuffisance rénale
• Les dosages :
– évaluation de l'efficacité antibactérienne
– surveillance et à l'adaptation des posologies
INCIDENTS ET ACCIDENTS

B- Toxicité cochléovestibulaire
Incidence

• 3 à 14 % pour l'atteinte cochléaire


• 1 à 14 % pour l'atteinte vestibulaire
• La nétilmicine semblant à la fois la moins
cochléo- et vestibulotoxique.
INCIDENTS ET ACCIDENTS

B- Toxicité cochléovestibulaire
Physiopathologie

• Lésions irréversibles des cellules


sensorielles ciliées de l'oreille interne
• La survenue d'accidents toxiques semble
corrélée aux concentrations d'antibiotiques
atteintes dans les liquides labyrinthiques
(endolymphe, périlymphe)
INCIDENTS ET ACCIDENTS

B- Toxicité cochléovestibulaire
Physiopathologie

• Les données expérimentales suggèrent que


la captation de l'antibiotique par les cellules
de l'oreille interne est dose-dépendante
INCIDENTS ET ACCIDENTS

B- Toxicité cochléovestibulaire
Présentation clinique
• Atteinte vestibulaire précède
habituellement l'atteinte cochléaire :
– Vertiges
– ataxie ou un nystagmus, souvent régressifs ou
tout du moins compensés.
• Atteinte cochléaire :
– acouphènes, surdité de perception uni- ou
bilatérale, irréversible et inappareillable.
INCIDENTS ET ACCIDENTS

B- Toxicité cochléovestibulaire
Présentation clinique
• Détection de troubles précoces
infracliniques :

– Audiogramme conventionnel
– Étude des PEA
– Électronystagmométrie
– Audiométrie haute fréquence
INCIDENTS ET ACCIDENTS

B- Toxicité cochléovestibulaire
Facteurs favorisants
• Doses quotidiennes élevées
• Traitement prolongé plus de 10 jours
• Traitement antérieur par aminoglycoside
• Administration d'autres médicaments
ototoxiques
• Insuffisance rénale
• Atteinte auditive antérieure
INCIDENTS ET ACCIDENTS

B- Toxicité cochléovestibulaire
Effet « curare-like »

• Les aminosides sont contre-indiqués


– malades myasthéniques
– malades anesthésiés recevant des curares.
INCIDENTS ET ACCIDENTS

C- Autres incidents

• Les rashs allergiques: exceptionnels.


• Les troubles hématologiques (leucopénie,
thrombopénie)
• Modifications des tests biologiques
hépatiques.
INDICATIONS THERAPEUTIQUES

A- En milieu extrahospitalier

• Traitement des infections urinaires hautes,


compliquées ou non

• Surtout en cas de contre-indication à


l'utilisation d'une β-lactamine ou d'une
fluoroquinolone.
INDICATIONS THERAPEUTIQUES

B- En milieu hospitalier
CURATIF

• En dehors des certaines infections urinaires


non compliquées, les aminosides sont
pratiquement toujours utilisés en
association, essentiellement avec une β-
lactamine
INDICATIONS THERAPEUTIQUES
B- En milieu hospitalier
CURATIF

• Infections sévères à BGN aérobies, septicémiques ou


localisées (pulmonaires, urinaires...)
• Infections sévères à bacilles pyocyaniques, en
association avec une pénicilline ou une céphalosporine
antipyocyanique
• Infections systémiques à staphylocoques, en
association avec une pénicilline M ou une céphalosporine ;
néanmoins, pour les staphylocoques résistants à la
méticilline, la fréquence croissante des souches également
résistantes aux aminoglycosides en limite de plus en plus
les indications
• Septicémies et endocardites streptococciques
INDICATIONS THERAPEUTIQUES
B- En milieu hospitalier
CURATIF

• Traitement d'attaque des états fébriles chez les


immunodéprimés et granulopéniques, en association
avec une β-lactamine antipyocyanique
• Infections à Listeria, pour lesquelles l'adjonction d'un
aminoglycoside apporte un effet bactéricide, alors que les
β-lactamines utilisées seules ne sont que bactériostatiques
• Infections postopératoires après chirurgie
abdominopelvienne, sous réserve d'associer
l'aminoglycoside à un antibiotique actif sur les germes
anaérobies
• Méningites à bacilles à Gram négatif multirésistants, la
médiocre diffusion méningée imposant le plus souvent une
administration locale.
INDICATIONS THERAPEUTIQUES

B- En milieu hospitalier
PRÉVENTIF

• Par voie orale : décontamination du tube


digestif avant une chirurgie colique
– Les cirrhotiques avec encéphalopathie
hépatique
– Les patients aplasiques
INDICATIONS THERAPEUTIQUES

B- En milieu hospitalier
PRÉVENTIF

• Par voie parentérale : prévention de


l'endocardite infectieuse, en association
avec l'amoxicilline ou la vancomycine, chez
les cardiaques à haut risque (prothèses
valvulaires)
INDICATIONS THERAPEUTIQUES

B- En milieu hospitalier
PRÉVENTIF

• Par voie locale : prévention des infections


staphylococciques en chirurgie
orthopédique, la gentamicine étant
incorporée au ciment acrylique.
INDICATIONS THERAPEUTIQUES

B- En milieu hospitalier
Indications particulières

• La streptomycine :
– la tuberculose
– certaines endocardites streptococciques
• L'amikacine :
– mycobactérioses atypiques
– nocardioses
MODALITES D’ADMINISTRATION

A- Voies d’administration

• La voie intramusculaire : voie habituelle


• La voie intraveineuse : réservée aux
contre-indications de la voie intramusculaire
(troubles de l'hémostase, traitement
anticoagulant), en perfusion lente de 30 à 60
minutes.
• La voie intrarachidienne peut être nécessaire
MODALITES D’ADMINISTRATION

A- Voies d’administration

• La voie orale est réservée à la


décontamination du tube digestif

• Les voies locales : instillations ou injections


dans les cavités naturelles ou pathologiques
infectées (plèvre, articulations, vitré...).
MODALITES D’ADMINISTRATION

B- Posologies
MODALITES D’ADMINISTRATION
DCI Nom Posologies habituelles
commercial (mg/kg/24h)
Adultes Enfants

Amikacine Amiklin 15-25 15-25

Gentamicine Gentalline 3-7 3-7

Nétilmicine Nétromicine 6-8 6-8

Tobramycine Nebcine 3 3-5

Streptomycine Streptomycine 1-1,5g/24h 25-50


MODALITES D’ADMINISTRATION

B- Posologies
Insuffisance rénale
• La diminution majeure de l'élimination :
adapter la posologie

• En cas d'insuffisance rénale sévère : risque


d'obtenir des concentrations sériques
inefficaces pendant des temps prolongés :
– il est préférable d'administrer une demi-dose
toutes les demi-vies
MODALITES D’ADMINISTRATION

B- Posologies
Insuffisance rénale

• Réduction des doses unitaires : conduit à un


fractionnement trop important des doses.

• En cas d’HD : l'administration d'une dose


unitaire, à la fin de chaque séance, permet
de maintenir des taux sériques
thérapeutiques et non toxiques.
MODALITES D’ADMINISTRATION

C- Durée et rythme d’administration

• Utilisés en association avec d'autres


antibiotiques
• La durée du traitement par aminosides n'est
pas toujours bien codifiée
• Traitement prolongé :
– Endocardite à entérocoques ou à streptocoques
déficients,
– Granulopénie fébrile.
MODALITES D’ADMINISTRATION
C- Durée et rythme d’administration
• En dehors de ces circonstances : durée de
traitement brève :
• les avantages microbiologiques sont surtout
évidents dans les premiers jours du
traitement (sepsis est sévère et la densité
bactérienne importante)
• passé ce cap, l'antibiotique « associé » peut
être administré en monothérapie,
• Les accidents néphro- et ototoxiques : au-
delà de 10 jours de traitement.
MODALITES D’ADMINISTRATION

C- Durée et rythme d’administration

• Données récentes : DUJ = efficacité


identique et moindre toxicité.

• Sur le plan microbiologique : effet


bactéricide dose-dépendant et EPA prolongé
= espacement des administrations.
MODALITES D’ADMINISTRATION

C- Durée et rythme d’administration

• Sur le plan pharmacocinétique : le


caractère saturable de la captation tissulaire
rénale et cochléovestibulaire plaide pour la
dose unique.
• Études expérimentales animales : en
monothérapie l'efficacité est préservée, voire
améliorée, tandis que la toxicité est
diminuée.
MODALITES D’ADMINISTRATION

D- Intéractions médicamenteuses
• Incompatibilités physicochimiques

• Interactions toxicologiques

• Interactions pharmacologiques,
l'administration orale d'aminoside pouvant
entraver l'absorption digestive d'autres
médicaments
MERCI

Vous aimerez peut-être aussi