Polycopié Du Cours de Géophysique
Polycopié Du Cours de Géophysique
GENERALITES
Définitions :
La géophysique étudie les champs physiques créés par des phénomènes géologiques
du milieu. Tout corps géologique est une source physique du champ de l’espace
environnant (interne ou externe). Toute action mécanique, électrique ou thermique
d’un corps géologique est source d’un champ physique : oscillations d’ondes,
courant électrique, phénomènes thermiques, …
Il existe actuellement plusieurs méthodes de prospection géophysique : gravimétrie et
magnétométrie (2%), méthodes électriques et électromagnétiques (4%), prospection
sismique (85%), géothermie, radiométrie, etc.
Certaines méthodes se caractérisent par certains phénomènes naturels tels que les
courants électriques naturels.
Le but principal des méthodes géophysiques est de déterminer la constitution du
modèle du corps géologique étudié ce qui nous amène à étudier ce qu’on appelle le
problème inverse de la géophysique : déterminer la profondeur, les dimensions, les
formes, la composition minérale et d’autres paramètres des corps géologiques
suivant les variations des champs physiques qu’on observe à la surface du sol, dans
l’air, en mer, …
1
SISMOLOGIE
TREMBLEMENTS DE TERRE
DEFINITION
2
CATEGORIES DE SEISMES
Séismes volcaniques :
Tirs d’exploration
Fracturation des sismique
Explosion roches due à Tirs de mines et
l’intrusion de carrières
magma, Essais nucléaires
Dégazage, souterrains
oscillations
propres du
réservoir
Séismes
d’effondrement : Effondrement
Implosion d’anciennes mines
* Effondrement de
cavités dans le gypse ou
le calcaire
* Effondrement lié à un
grand glissement de
terrain
3
METHODES D’ETUDES DES SEISMES
Ce sont des ondes élastiques qui se propagent dans toutes les directions. On
distingue les ondes de volume qui traversent la terre et les ondes de surface qui se
propagent parallèlement à la surface. Ces différents types d’ondes se succèdent sur
des sismogrammes (voir enregistrement).
* Les ondes de surface, moins rapides que les ondes de volume, relèvent de 2
types :
- les ondes de Love : Ce sont des ondes de cisaillement qui oscillent dans un plan
horizontal. Elles se propagent à des vitesses de l’ordre de 4 km/s. Elles sont
4
enregistrées uniquement sur les composantes horizontales des sismomètres. Elles
provoquent un ébranlement horizontal du sol. Elles sont la cause principale des
destructions et des dégâts provoqués aux édifices.
- les ondes de Rayleigh : Enregistrées sur les 3 composantes des sismomètres, ce sont
les moins rapides. Elles sont assimilables à des vagues, animées de mouvements
elliptiques dans les sens horizontaux et verticaux. Leurs vibrations durent plusieurs
minutes.
5
Il existe plusieurs échelles de magnitude :
- magnitude locale ML : utilisée pour des séismes locaux ; elle est définie à partir de
l’amplitude maximale des ondes P ;
- magnitude de durée MD : définie à partir de la durée du signal ; elle est utilisée
également pour des séismes proches ;
- magnitude des ondes de surface MS : prises en compte pour les séismes lointains,
ou télé séismes, dont le foyer se situe à moins de 80 Km ; elle est calculée à partir
de l’amplitude des ondes de surface ;
- magnitude des ondes de volume MB : utilisées pour les télé séismes à foyers
profonds ; elle est calculée à partir de l’amplitude de l’onde P qui arrive au début du
sismogramme.
En principe, un séisme se caractérise par une seule magnitude. Dans les faits,
on observe des résultats sensiblement différents selon le type de magnitude calculée,
en sachant qu’une magnitude est estimée à 0,25 degrés près.
L’échelle de Richter est une échelle ouverte, croissante selon l’énergie libérée,
qui en principe n’à pas de limites inférieures et supérieures.
La magnitude est une fonction logarithmique, c’est-à-dire que lorsque la
magnitude d’une unité l’amplitude du mouvement varie d’un facteur dix. C’est ainsi
qu’un séisme de magnitude 7 est 10 fois plus fort qu’un séisme de magnitude 6 et 100
fois plus important qu’un séisme de magnitude 5, lequel correspond sensiblement à
l’énergie dissipée par la bombe nucléaire d’Hiroshima.
L’énergie dissipée lors d’un séisme est liée à la magnitude selon la relation :
Log E = 1,5M + 4,8
où :
E – énergie libérée en Joules,
M – magnitude.
6
Echelle européenne macroscopique s’intensité des séismes (EMS 92)
7
SISMICITE DU MONDE
DISTRIBUTION GLOBALE DES SEISMES
8
(cas du centre des USA). Ces séismes, superficiels, sont consécutifs à des
réactivations d’anciennes structures tectoniques. C’est ainsi que la collision de
l’Inde et de l’Asie s’est traduite par de grandes failles dans le continent
asiatique, dont certaines peuvent rejouer et être responsables des séismes
importants et meurtriers de Chine.
LE DANGER SISMIQUE
Les séismes ne se produisent jamais seuls. Il arrive parfois qu’il y est des séismes
précurseurs de faible magnitude qui précèdent un séisme principal. Les répliques qui
font suite généralement à un séisme majeur, sont, quant à elles, plus nombreuses et
parfois violentes. Lors d’un tremblement de terre, les vibrations ou ondes émises
peuvent causer des dégâts plus ou moins importants aux abords de l’épicentre.
L’étendue de ceux-ci dépend de plusieurs paramètres :
- de la magnitude du séisme à partir d’une magnitude supérieure à 5,5 les dégâts
matériels peuvent être conséquents et des accidents mortels sont à déplorer ;
- de la profondeur des foyers : les séismes, dont les hypocentres sont superficiels,
sont plus dévastateurs que les séismes intermédiaires et profonds ;
- du type de sol : les dommages sont plus importants dans les zones à sol meuble
qu’à sol solide ;
- de l’urbanisme et de la qualité de l’habitat ;
- de l’heure du séisme : un séisme nocturne présente plus de risques pour la
population qui, surprise dans son sommeil, ne peut s’échapper et évacuer à temps
son lieu d’habitation.
Les conséquences des séismes se traduisent par des effets primaires (fissuration du
sol, mouvements de terrain, effondrement de bâtiments), et par des effets secondaires
(glissements de terrain, coulées de boue, incendies, tsunamis).
9
seront d’autant plus violents que la cote sera située à proximité de l’épicentre du
séisme.
Certains tsunamis trouvent leur origine dans l’activité volcanique. Ils représentent
environ 5% des tsunamis connus mais toujours été très dévastateurs.
colonne d’eau. Cette relation implique que la vitesse des tsunamis est d’autant plus
rapide que la profondeur est importante. Les trains de vagues peuvent traverser un
océan en quelques heures
10
PROSPECTION SISMIQUE
Les ébranlements sismiques sont des trains d’ondes élastiques, leur vitesse, 2 à
8 km/s selon les milieux, est bien supérieure à celle du son dans les fluides. On
distingue les ondes de volume (body waves), qui se propagent dans toutes les
directions de l’espace et peuvent traverser le globe selon des rais sismiques et les
ondes de surface qui se propagent parallèlement à la surface du globe, en ne
s’ébranlant qu’à une certaine profondeur.
11
1 4 s
Vp ks
3
Les ondes transversales, ou ondes secondaires S, ou ondes de cisaillement.
Elles se déplacent perpendiculairement au sens de propagation. Les ondes
s
transversales se propagent à la vitesse : V s
Lors des séismes, les ondes P arrivent toujours les premières. Lorsque le milieu
est un fluide, seule l’onde P peut se propager.
Lorsque le milieu n’est plus homogène et isotrope, les choses se compliquent. En plus
des ondes P et S, qu’on appelle onde de volume, il y a d’autres ondes qui prennent
naissance et se propagent le long des surfaces où le milieu change de caractéristiques.
De ce fait, on les appelle ondes de surface.
Ces ondes sont particulièrement importantes :
- en prospection sismique, les seules ondes de surface importantes sont les ondes de
Rayleigh. Elles se déplacent à la surface de la terre, elles résultent d’une
combinaison de mouvements transversal et longitudinal ayant une relation de
phase définie ;
- en sismologie générale, on rencontre un autre type d’onde de surface appelé onde
de Love. Le mouvement d’une onde de Love est parallèle à la surface du sol.
LOIS DE SNELL-DESCARTES
12
N
I r
r’
Soient 2 milieux I et II. Désignons par V1 et V2 les vitesses respectives des ondes
dans chacun des 2 milieux. Le rayon incident i, le rayon réfléchi r et le rayon réfracté
r’ ainsi que la normale N à la surface de séparation des 2 milieux, sont situés sur un
même plan. Appelons i l’angle d’incidence déterminé par le rayon d’incidence avec
la normale N, r et r’ les angles réfléchis et réfractés. On peut écrire :
'
sin i sin r
V1 V2
13
DIFFRACTION
Considérons 2 milieux I et II séparés par une interface plane dans lesquels les
vitesses de propagation des ondes sont respectivement V 1 et V2 avec V1<V2. Dans de
telles conditions, l’angle d’incidence i est plus petit que l’angle de réfraction r.
On a vu que cette relation ne fournit une valeur acceptable pour sinr (c’est-à-dire
V1 V1
sinr≤1) que si : sin i et lorsque le sinus de l’angle d’incidence est égal à , cet
V2 V2
angle est appelé angle limite l. Cela revient à dire que sinr=1 et que r=90°.
Si i est supérieur à l’angle limite l, apparaît alors le phénomène de réflexion totale.
14
SISMIQUE REFRACTION ET SISMIQUE REFLEXION
GENERALITES
De toutes les techniques géophysiques, ce sont les méthodes sismiques qui sont
les plus utilisées, tant sur mer que sure terre, pour les recherches de structures
géologiques de la croûte terrestre. Ces techniques sont basées sur la mesure des temps
de propagation des ondes élastiques généralement engendrées par l’explosion de
charges de dynamite. Ainsi 2 méthodes peuvent être employées : soit la méthode par
réflexion soit celle par réfraction.
Considérons 2 formations homogènes et parallèles I et II, dont les vitesses
sismiques sont égales à V1 et V2 telles que V1<V2 et un point d’enregistrement S. Soit
une série de points d’explosion E1, E2,…., En, de plus en plus éloignés du point
d’enregistrement. Au point S, 3 sortes pourraient être détectées :
- des ondes qui parviennent en ligne droite ou ondes directes Od ;
- des ondes réfléchies par le toit de la formation II. Ce sont les ondes Rx ;
- des ondes réfractées qui ont voyagé le long de l’interface I-II. Ce sont les ondes
Rf.
Front d’onde : On appelle « front d’onde » la surface, lieu géométrique à
l’instant t, des divers points du milieu qui sont affectés par une même discontinuité
cinématique.
Considérons les courbes “temps distance” ou hodochrones correspondant à ces
3 itinéraires possibles: direct, réfléchi et réfracté (On appelle hodochrone la fonction
t ( ) qui relie le temps de propagation de l’onde en fonction de la distance épicentrale)
. Sur un graphique portons en abscisses, les distances x séparant le point
d’enregistrement S de la source d’ébranlement E et, en ordonnées, les temps de
propagation. Nous obtenons 3 courbes.
- La 1ère est la courbe « temps distance » (T-D) de l’onde directe (Od). Son
x
équation est simple : T Od . Il s’agit d’une droite.
V1
- La 2ème est la courbe « T-D » des ondes réfléchies. Son équation est :
1
T Rx 4h
2
x
2
.
V1
Il s’agit donc, une nouvelle fois, d’une droite. Etant donné que les ondes réfractées ne
peuvent être présentes que si la distance x est supérieure à la distance limite 2 htgl ,
cette courbe ne recoupe pas l’axe des temps. Remarquons que, pour cette distance
limite xl, les courbes de réflexion et de réfraction sont nécessairement tangentes.
15
METHODES DE PROSPECTION SISMIQUE
A - SISMIQUE REFLEXION
DEFINITION
où : V1 – vitesse de propagation,
h – profondeur du miroir,
16
x – distance source géophone.
2 2
x 4h
La courbe t(x) est une hyperbole d’équation : t
2
2
2
d’axe de symétrie SS’
V1 V1
x
qui admet pour asymptotes les 2 droites : t et pour sommet le point xo et
V
2h x
to . On remarque que les asymptotes t représentent les ondes directes se
V1 V1
-
F
V1
V2
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Supposons que l’on ait 2 géophones A et B et le tir en E. Afin de simplifier la
géométrie, considérons non pas le point de tir E mais son image E’ par rapport au
miroir que constitue l’interface des milieux I et II.
Soit V1 la vitesse de propagation des ondes élastiques dans le milieu I, ta le
temps de réflexion en A et tb le temps de réflexion en B, et soit xa et xb les distances
points de tir – points d’enregistrement, α le pendage, h la profondeur sous le point de
tir.
Considérons les triangles EE’A et EE’B. On peut écrire :
(V1tb)2 = (2h)2 + xb2 + 4hxbsinα (I)
(V1ta)2=(2h)2 + xa2 + 4hxasinα (II)
( x b x a ) 4 h sin d’où
xb xa
V (t b t a )
2 2
xb xa
sin
4h(xb xa ) 4h
tb ta
On pose t (t b t a ) et tm
2
V 1 t .t m xb xa
2
On aura : sin
2h(xb xa ) 4h
Si xa 0
te V t .t m x
On aura h V1 et sin
2 te xb 2V 1 t e
Cette équation permet le calcul du pendage du réflecteur incliné.
On peut simplifier ce calcul en prenant EA=EB =x et si on place un capteur au
point de tir, on aura :
V1 t a (2 h ) x 4 hx sin
2 2 2 2
V1 tb (2 h ) x 4 hx sin
2 2 2 2
et par conséquent :
V 1 ( t b t a )( t a t a ) V 1 t .t m
2 2
sin et sin
8 hx 4 hx
Et en tenant compte du capteur situé au point du tir :
V 1 t .t m
t eV 1 2 h et sin
2te x
18
ENERGIE DES ONDES REFLECHIES,
IMPEDANCE ACOUSTIQUE ET COEFFICIENT DE REFLEXION.
A2
transmission il sera T .
A0
A2 2 V 2 1V 1 Z 2
Z1
A2 2Z1
T
A0 Z 2
Z1
19
LES MULTIPLES EN SISMIQUE REFLEXION
Ce multiple est très fort lorsque cette 1ère couche est la couche d’eau en
sismique marine. En effet le coefficient de réflexion sur l’interface eau-air est très
voisin de 1, l’énergie arrivant en surface est renvoyée vers le bas sans perte d’énergie.
On peut donc avoir un multiple double trajet, mais également, celui qui correspond à
2 réflexions en surface présentant ainsi un trajet triple, etc.
La 2ème catégorie de multiples est désignée sous le nom de multiples internes.
Dans un milieu stratifié à nombreuses couches on voit que le nombre de
combinaisons est grand et que ces multiples qui arrivent après le 1 er rai réfléchi
viennent brouiller l’enregistrement et peuvent masquer des réflexions plus faibles qui
ont eu lieu sur des réflecteurs profonds. Un des objectifs des traitements des données
sera de se débarrasser des ces signaux perturbateurs par la connaissance de leur
géométrie ou par des montages tirs récepteurs appropriés).
20
où des méthodes sophistiquées permettent de tirer le meilleur profit des données
recueillies sur le terrain.
Il faut distinguer les sources utilisées à terre de celles que l’on fait fonctionner
en mer. L’explosif est encore utilisé sous forme de charges de dynamite de 100
grammes à quelques kilogrammes dans des forages à quelques mètres de profondeur.
Il présente l’avantage de fournir un signal large bande. Ses inconvénients sont liés
aux problèmes de sécurité.
On utilise à terre de plus en plus des sources par vibrateur. Le signal émis est de
longue durée, environ 10 secondes. Il est produit sur des camions vibrateurs
possédant une plaque pulsante fortement couplée avec le sol (par le poids du camion
reposant sur elle) les pulsations sont induites par un servo vérin et l’émission se fait à
fréquences progressives de 10 à 70 hertz. Les camions peuvent être associés par
groupe de 2 ou 3 émettant en phase.
SISMIQUE REFRACTION
I - Principe de la méthode
21
x 2 h 1 cos l 1
t(x)
V2 V1
V1
(l’angle limite l1 est obtenu à partir de la loi de Snell-Descartes : sin l 1 ).
V2
l’axe des temps, puisque la 1ère réfraction ne se manifeste qu’à partir de la distance
limite x1.
Si, cependant, on prolonge cette courbe pour lui faire recouper l’axe des
temps, on déterminera une valeur t . Ce temps fictif est appelé temps d’interception
0
22
Etudions les trajets des rais sismiques directs et inverses sur une interface pentée.
V1
sin( l 1 )
V 2 apB
Cette vitesse vraie sera toujours comprise entre les 2 vitesses apparentes.
Les épaisseurs :
2H cos l 1 V 1T 2 A
T2A
A
H A
V1 2 cos l 1
2H cos l 1 V 1T 2 B
T2B
B
H B
V1 2 cos l 1
23
A B
l1
’
HA1 l l1 l’ HB1
C D
HA2
HB2
l l
Onde directe
24
Onde réfractée dans le cas d’une couche pentée sous un angle
A B
HA l
C l HB
D
ω
t
t
t t
T2B
T2A
x
A AB/2 B
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A . – METHODE DE PROSPECTION ELECTRIQUE
Définition :
Soit une électrode semi sphérique sur la surface d’un demi espace et sa résistivité.
Le potentiel en un point M du terrain est défini par la relation :
I 1
U (1) I
2 r
où r = AM. A M
Equipotentiels
Le champ électrique est défini par la
relation suivante :
U I 1
E (2)
r 2 r
2
II – Densité du courant.
Comparons les densités du courant en un point M de la surface du terrain et tel
que AM=L et en un point P situé à une profondeur h dont la verticale passe par M.
Au point P la densité du courant Jh est :
I 1
J h
(3)
2 ( L h )
2 2
Au point M :
I
J0 (4)
2 L
2
26
Jh 1
(5)
J0 h
1
L
Conclusion.
Plus la distance Source-Point d’observation est grande plus la profondeur est
grande.
A
L’=3L
0,5 1 jh/jo 0,5 1 jh/jo
1
P
2
1
h/L h/L’
I 1 1
U (7)
2 x L x
L x
Densité du courant :
Jh 1
(9)
J0 2h
1
L
où : J h
densité du courant au point P, J 0
densité du courant au point O.
27
Conclusion : Plus la distance L entre A et B est grande, plus la profondeur
d’investigation h augmente.
I – Résistivité apparente :
I 1 I 1
U U
A B
U N N N
(2)
2 AN 2 BN
I 1 1 1 1
U U U (3)
2 AM BN
MN M N
BM AN
U 2
MN
(4)
I 1 1 1 1
AM BM AN BN
B(I-)
A(I+)
28
On pose:
2
K (5)
1 1 1 1
AM BN AN BN
29
DISPOSITIFS UTILISES DANS LA METHODE DE RESISTIVITE
Pour mesurer la résistivité apparente, on utilise des dispositifs qui diffèrent l’un de
l’autre par le nombre d’électrodes d’émission et de mesure et par leurs dispositions
réciproques.
Les dispositifs peuvent se composer de 2, 3, … électrodes. Ils peuvent être alignés ou
non. Les dispositifs les plus utilisés sont :
A M N B A M O N B
AO=OB, MO=ON
A M N B A M N B
AM . AN
Coefficient du dispositif de Schlumberger : K s
.
MN
Coefficient du dispositif de Wenner K w
2 MN .
30
En fonction de , on distingue :
* dispositif dipôle-axial : 0 ,
* dispositif dipôle équatorial. .
2
K K
En général : K
AMN BMN
K BMN
K AMN
A B
En fonction de , on distingue :
* dispositif dipôle-axial : 0 ,
* dispositif dipôle équatorial. .
2
K K
En général : K
AMN BMN
K BMN
K AMN
I – Profil de résistivité.
31
On distingue 2 méthodes principales selon que l’on déplace ou non la ligne AB d’une
mesure à l’autre.
a – Ligne AB mobile :
On utilise cette méthode si la ligne AB n’est pas trop longue. On déplace
l’ensemble du dispositif AMNB d’une mesure à l’autre. Comme on traîne la ligne AB
sur le sol, on appelle souvent ce dispositif « traîné électrique ».
b – Ligne AB mobile :
Quand la ligne AB est longue, il est plus pratique de la laisser fixe. On mesure
alors a en faisant glisser MN sur des profils parallèles à AB en se limitant à une
certaine surface.
A M N
II – Carte de résistivité :
Elle donne les valeurs de la résistivité apparente sur l’ensemble d’une zone au lieu
d’un seul profil. On l’établit à partir des profils de résistivité ou des sondages
électriques, en calculant les valeurs de résistivité apparente, puis en traçant les
lignes d’iso résistivités. L’étude de cette carte permet de caractériser les formations
géologiques par un paramètre physique. On peut donc suivre et étudier
électriquement ces formations géologiques comme on le ferait par les méthodes
classiques ordinaires (paléontologie, pétrographie, …).
a) Pour une longueur de ligne AB très petite devant h épaisseur du premier milieu
(h<<AB), la plupart des filets de courant circulent dans le milieu 1, de sorte
que est sensiblement égale à ( ).
a 1 a 1
32
A B
b) Pour une longueur AB très longue devant h1, (AB>>h), la plupart des filets de
courant circulent dans le milieu 2. Dans ce cas, est sensiblement égale à .
a 2
A B
c) Pour une longueur de ligne AB de l’ordre de grandeur de h 1 (AB h), les filets de
courant circulent à la fois dans le milieu 1 et dans le milieu 2.
A B
33
La profondeur de pénétration des lignes de courant dans un dispositif de
sondage électrique varie en fonction d’AB, longueur de la ligne d’émission de
courant.
On montre qu’elle varie également avec la valeur des résistivités des milieux
intéressés par le sondage. On admet parfois comme ordre de grandeur de la
profondeur de pénétration, la valeur AB/4 ; cette profondeur n’est absolument pas
rigoureuse. Elle peut dans de mauvaises conditions être réduite à AB/20.
La forme des courbes de sondage électrique, telles qu’elles sont habituellement
tracées (sur papier logarithmique), ne dépend pas des rapports de résistivité des
milieux traversés à celle du 1er milieu et des rapports des épaisseurs successives à
celle du milieu 1. Pour interpréter ces courbes on utilisr des abaques.
SONDAGE ELECTRIQUE
Définition.
Un sondage électrique est constitué par une suite de mesures de résistivité apparente
a effectuées avec des lignes progressivement croissantes, le centre et la direction du
dispositif restant fixes.
Conditions d’emploi.
Si les résistivités des terrains au voisinage des positions successives occupées par les
pôles d’envoi de courant ne sont pas trop variables, la variation des résistivités
apparentes obtenues sera essentiellement due à la pénétration croissante du courant,
dont la répartition se trouvera influencée par des couches de plus en plus profondes.
A M N B
Donc, il faut que les variations à mettre en évidence intéressent des terrains dont
l’extension soit grande par rapport à leur profondeur.
Les domaines d’application privilégiés des sondages électriques seront donc
constitués d’une part, par les études de vaste tectonique et d’autre part par les
profondeurs qui se posent en hydrogéologie et en génie civil.
34
Les dispositifs :
Abaque 2 couches :
L’abaque 2 couches fournit la résistivité apparente a d’un modèle de 2 terrains
superposés, en fonction de la demi longueur de ligne d’envoi de courant AB/2.
Les paramètres des 2 couches sont :
- 1 : la résistivité du 1er terrain d’épaisseur h1 ;
- 2 : la résistivité du 2ème terrain d’épaisseur illimité.
Pour la commodité de son emploi, l’abaque est tracé sur papier logarithmique, a
AB
en ordonnée, en abscisse. Cela permet de ne considérer que les rapports des
2
résistivités 1 et 2 et de poser, pour le tracé des courbes, h1= 1 (h1 sert d’unité pour
les mesures des épaisseurs) et 1 =1 (1 sert d’unité pour la mesure des résistivités).
En superposant l’abaque à une courbe expérimentale, la lecture des coordonnées
de l’origine de l’abaque nous fournira h1 et 1 puis le rapport 2
, grandeur qui
1
détermine un modèle de terrain à 2 couches. Ce paramètre 2
permettra de calculer
1
2.
L’abaque utilisé comporte 24 courbes pour les quelles 2
ont des valeurs : 1,25 ;
1
Abaque 3 couches :
Les abaques 3 couches fournissent la variation de la résistivité apparente a en
AB
fonction de la demi longueur de la ligne d’envoi de courant pour un sondage
2
électrique effectué sur un terrain comportant 3 couches.
Les paramètres des 3 couches sont :
35
1 – résistivité du 1er terrain d’épaisseur h1 :
2 – résistivité du 2ème terrain d’épaisseur h2 :
3 – résistivité du 3ème terrain d’épaisseur illimité.
L’abaque est tracé sur papier logarithmique, a en ordonnée et
AB
en abscisse.
2
2 3 h2
Cela permet de ne considérer que les rapports , , des résistivités et épaisseurs
1 1 h1
I – Interprétation qualitative :
Elle s’applique notamment aux profils et cartes de résistivité. Des résistivités
apparentes élevées peuvent indiquer la présence :
- De corps ou de formations résistantes,
- D’accidents tectoniques : failles, anticlinaux ou failles, anticlinal (synclinal).
Les faibles résistivités peuvent se rapporter à ::
- De corps ou de formations résistantes ;
Des accidents tectoniques : failles, anticlinal (synclinal).
36