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Polycopié Du Cours de Géophysique

Ce document décrit diverses méthodes de prospection géophysique, notamment la sismologie et l'étude des tremblements de terre. Il explique les principes des séismes, les méthodes d'étude comme l'enregistrement par sismomètres, et les différents types d'ondes sismiques.

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Ce document décrit diverses méthodes de prospection géophysique, notamment la sismologie et l'étude des tremblements de terre. Il explique les principes des séismes, les méthodes d'étude comme l'enregistrement par sismomètres, et les différents types d'ondes sismiques.

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= METHODES DE PROSPECTION GEOPHYSIQUE

GENERALITES

Définitions :

La géophysique c’est l’étude, par les moyens de la physique, de la structure


d’ensemble du globe terrestre et des moyens qui l’affectent.

Principe de la prospection géophysique

Il consiste à étudier la constitution de l’écorce terrestre et de ses différentes


structures.
La géophysique comprend toute une série de méthodes qui connaissent actuellement
un grand développement du point de vue scientifique.

Classification et relations entre les différentes méthodes de la géophysique

La géophysique étudie les champs physiques créés par des phénomènes géologiques
du milieu. Tout corps géologique est une source physique du champ de l’espace
environnant (interne ou externe). Toute action mécanique, électrique ou thermique
d’un corps géologique est source d’un champ physique : oscillations d’ondes,
courant électrique, phénomènes thermiques, …
Il existe actuellement plusieurs méthodes de prospection géophysique : gravimétrie et
magnétométrie (2%), méthodes électriques et électromagnétiques (4%), prospection
sismique (85%), géothermie, radiométrie, etc.
Certaines méthodes se caractérisent par certains phénomènes naturels tels que les
courants électriques naturels.
Le but principal des méthodes géophysiques est de déterminer la constitution du
modèle du corps géologique étudié ce qui nous amène à étudier ce qu’on appelle le
problème inverse de la géophysique : déterminer la profondeur, les dimensions, les
formes, la composition minérale et d’autres paramètres des corps géologiques
suivant les variations des champs physiques qu’on observe à la surface du sol, dans
l’air, en mer, …

1
SISMOLOGIE
TREMBLEMENTS DE TERRE

DEFINITION

On appelle tremblement de terre ou séisme tout mouvement de l’écorce


terrestre ayant pour origine des causes naturelles. Un séisme correspond à un
ébranlement brutal plus ou moins violent de l’écorce terrestre consécutif à une
rupture brutale des roches en profondeur. Ils se manifestent aussi sous forme de
nombreux chocs souterrains qui s’accompagnent souvent du grondement souterrain,
des oscillations ondulatoires du sol, de la formation de cassures, de la destruction
catastrophique des édifices et des routes et de nombreuses victimes humaines. La
cause de cette rupture résulte du mouvement des plaques dans le concept de la
tectonique globale. En effet, devant la contrainte imposée par le mouvement des
plaques (mouvement de distension, de compression ou de coulissage), les roches
superficielles de la lithosphère se déforment, dans un premier temps, de façon
élastique. Lorsque les contraintes deviennent trop importantes et que le seuil
d’élasticité des roches est dépassé, les matériaux lithosphériques se rompent
brutalement le long d’une ou plusieurs failles. L’énergie brusquement libérée se
traduit sous forme de chaleur par frottement des blocs rocheux et sous forme de
vibration, ou ondes sismiques, qui se propagent dans toutes les directions. Si les
contraintes se poursuivent, l’énergie va à nouveau s’accumuler et une nouvelle
rupture se produira dans le plans de failles précédents C’est ainsi que dans une
région donnée, des séismes se produiront successivement le long d’un même système
de failles par rupture des matériaux lithosphériques cassants. Les roches de
l’asthénosphère, par leur comportement ductile, ne peuvent être le siège de rupture
brutale, et aucun séisme ne trouve sa source au niveau de l’asthénosphère.
Le lieu origine d’un tremblement de terre s’appelle foyer ou hypocentre. Le
foyer d’un séisme n’est pas un point mais un certain volume.
Les foyers sont le siège d’excitation des ondes longitudinales (ou ondes P) et
transversales (ou onde S) qui se propagent dans toutes les directions.
Le point à la surface le plus proche du foyer s’appelle épicentre. A l’épicentre la
force d’un séisme est maximale et à mesure que s’en éloigne elle diminue.
Les lignes d’égale force d’un séisme s’appellent isoséistes. Près de 80% de tous les
séismes sont localisés dans la périphérie de l’Océan Pacifique qui forme sa ceinture
sismique.
Les séismes peuvent être classés en deux catégories, selon leur origine naturelle ou
artificielle. Les séismes tectoniques, associés aux déplacements des plaques
lithosphériques, sont les plus nombreux. Les séismes volcaniques qui accompagnent
les éruptions volcaniques, sont utilisés dans la prévision des éruptions volcaniques.
Les séismes artificiels sont généralement de petits séismes, à l’exception des séismes
associés aux tirs nucléaires.

2
CATEGORIES DE SEISMES

Mécanisme au foyer Séismes naturels Séismes artificiels


Séismes tectoniques : Séismes induits par
l’activité humaine :
Jeu d’une faille * Rupture soudaine des
roches  Mise en eau d’un
grand barrage ;
 Exploitation de
gaz, etc.

Séismes volcaniques :
 Tirs d’exploration
 Fracturation des sismique
Explosion roches due à  Tirs de mines et
l’intrusion de carrières
magma,  Essais nucléaires
 Dégazage, souterrains
oscillations
propres du
réservoir

Séismes
d’effondrement : Effondrement
Implosion d’anciennes mines
* Effondrement de
cavités dans le gypse ou
le calcaire
* Effondrement lié à un
grand glissement de
terrain

3
METHODES D’ETUDES DES SEISMES

I - Enregistrements des séismes : les sismomètres et les sismogrammes.

Les oscillations de l’écorce terrestre sont enregistrées par un réseau de


stations sismiques ; ces dernières sont munies d’appareils spéciaux, les sismomètres
(ou sismomètres ou sismographes) qui enregistrent avec une grande précision
l’instant de l’arrivée des ondes (le début du séisme) et leur amplitude. Ils sont
composés d’un capteur mécanique, d’un amplificateur et d’un enregistreur.
Actuellement, on utilise des sismomètres électromagnétiques (voir schéma)
composé d’un pendule auquel est liée une bobine d’induction qui se déplace dans un
champ magnétique ; le signal électromagnétique est amplifié électroniquement,
transformé en courant électrique et/ou graphique. Simultanément, un dispositif
enregistre le temps. Les mouvements du sol sont mesurés à l’aide de 3 sismomètres :
2 sismomètres horizontaux qui enregistrent les composantes N-S et E-W et un
sismomètre vertical pour la composante verticale.

II - Les ondes sismiques

Ce sont des ondes élastiques qui se propagent dans toutes les directions. On
distingue les ondes de volume qui traversent la terre et les ondes de surface qui se
propagent parallèlement à la surface. Ces différents types d’ondes se succèdent sur
des sismogrammes (voir enregistrement).

* Les ondes de volume appartiennent à 2 catégories :


- les ondes P ou ondes primaires : ce sont des ondes de compression ou ondes
longitudinales qui se propagent dans tous les milieux. Les particules se déplacent
selon des mouvements de dilatation et de compression avant arrière dans la
direction de propagation de l’onde. Ce sont les ondes sismiques les plus rapides
(6 Km/s près de la surface), responsables des tous 1ers grondements sourds
perçus au début d’un séisme. Elles sont particulièrement bien enregistrées sur la
composante verticale des sismomètres. ;
- les ondes S ou ondes secondaires : ce sont des ondes de cisaillement ou ondes
transversales ; elles ne se propagent que dans les solides. Le mouvement des
particules s’effectue dans un plan vertical, perpendiculairement au sens de
propagation de l’onde. Moins rapides que les ondes P (1 à 7 fois moins rapides
approximativement), elles sont enregistrées après celles-ci sur les sismogrammes,
principalement sur les composantes horizontales du sismomètre.

* Les ondes de surface, moins rapides que les ondes de volume, relèvent de 2
types :
- les ondes de Love : Ce sont des ondes de cisaillement qui oscillent dans un plan
horizontal. Elles se propagent à des vitesses de l’ordre de 4 km/s. Elles sont

4
enregistrées uniquement sur les composantes horizontales des sismomètres. Elles
provoquent un ébranlement horizontal du sol. Elles sont la cause principale des
destructions et des dégâts provoqués aux édifices.
- les ondes de Rayleigh : Enregistrées sur les 3 composantes des sismomètres, ce sont
les moins rapides. Elles sont assimilables à des vagues, animées de mouvements
elliptiques dans les sens horizontaux et verticaux. Leurs vibrations durent plusieurs
minutes.

MESURE DES SEISMES.

Les tremblements de terre sont évalués selon 2 échelles : échelles


macrosismiques d’intensité d’une part, et l’échelle de magnitude de Richter d’autre
part.
Les échelles macrosismiques d’intensité sont établies à partir des constatations des
effets du séisme sur le terrain et la perception qu’en a eu l’homme. Il s’agit donc
d’effets directement observables, sans qu’il soit nécessaire de faire usage d’aucun
instrument spécial.
L’échelle de Mercalli, développée en 1902, modifiée en 1952, a été remplacée
par l’échelle MKS, du nom de 3 sismologues (Medreder, Sponheuer, Karnik), en
1964.
Toutes ces échelles comportent 12 degrés d’intensité. Le degré I correspond
aux secousses les plus faibles, le degré XII aux secousses les plus fortes. Après un
tremblement de terre, on établit, à partir d’observations et d’enquêtes sur le terrain,
une carte macrosismique d’intensité du séisme. Sur ces cartes sont dessinées les
courbes d’égales intensités qu’on dénomme isoséistes.
L’échelle de Richter, instaurée en 1935, définie la magnitude d’un séisme.
Cette échelle est une valeur propre du séisme, dépendante de la quantité d’énergie
dégagée au foyer, indépendante du lieu d’observation et des témoignages des
populations. C’est une valeur intrinsèque que l’on peut qualifier d’objective dans la
mesure où elle est calculée scientifiquement à partir de l’amplitude du signal
enregistré par un sismomètre selon la formule :
 A 
M  log    f ( , h)  a
T 
où :
A - maximum d’amplitude des ondes (en 10-6 m) enregistrée à 100 km de
l’épicentre,
T – période des ondes (en secondes),
F(Δ,h) – correction de la dimension d’amplitude des ondes en fonction de la
distance épicentrale (Δ) et de la profondeur (h) du foyer ;
A – constante empirique (fonction du sismographe utilisé et de la nature du
sous sol où se trouve la station d’enregistrement.
La magnitude peut être également estimée à partir de la durée du signal lue sur le
sismogramme.

5
Il existe plusieurs échelles de magnitude :
- magnitude locale ML : utilisée pour des séismes locaux ; elle est définie à partir de
l’amplitude maximale des ondes P ;
- magnitude de durée MD : définie à partir de la durée du signal ; elle est utilisée
également pour des séismes proches ;
- magnitude des ondes de surface MS : prises en compte pour les séismes lointains,
ou télé séismes, dont le foyer se situe à moins de 80 Km ; elle est calculée à partir
de l’amplitude des ondes de surface ;
- magnitude des ondes de volume MB : utilisées pour les télé séismes à foyers
profonds ; elle est calculée à partir de l’amplitude de l’onde P qui arrive au début du
sismogramme.
En principe, un séisme se caractérise par une seule magnitude. Dans les faits,
on observe des résultats sensiblement différents selon le type de magnitude calculée,
en sachant qu’une magnitude est estimée à 0,25 degrés près.
L’échelle de Richter est une échelle ouverte, croissante selon l’énergie libérée,
qui en principe n’à pas de limites inférieures et supérieures.
La magnitude est une fonction logarithmique, c’est-à-dire que lorsque la
magnitude d’une unité l’amplitude du mouvement varie d’un facteur dix. C’est ainsi
qu’un séisme de magnitude 7 est 10 fois plus fort qu’un séisme de magnitude 6 et 100
fois plus important qu’un séisme de magnitude 5, lequel correspond sensiblement à
l’énergie dissipée par la bombe nucléaire d’Hiroshima.
L’énergie dissipée lors d’un séisme est liée à la magnitude selon la relation :
Log E = 1,5M + 4,8
où :
E – énergie libérée en Joules,
M – magnitude.

6
Echelle européenne macroscopique s’intensité des séismes (EMS 92)

Degrés Secousse Observation


I Imperceptible La secousse n’est pas perçue par les
personnes, même dans l’environnement le
plus favorable.
II A peine ressentie Les vibrations ne sont ressenties que par
quelques individus au repos dans leurs
habitations, plus particulièrement dans les
étages supérieurs des bâtiments.
III Faible L’intensité de la secousse est faible et n’est
ressentie que par quelques personnes à
l’intérieur des constructions.
IV Ressentie par Le séisme est ressenti à l’intérieur des
beaucoup constructions par quelques personnes, mais
très peu le perçoivent à l’extérieur.
V Forte Le séisme est ressenti à l’intérieur des
constructions par de nombreuses personnes et
par quelques personnes à l’extérieur. Les
constructions sont agitées d’un tremblement
général.
VI Légers dommages Le séisme est ressenti par la plupart des
personnes, aussi bien à l’intérieur qu’à
l’extérieur : fissuration des murs, chutes
d’objets, etc.
VII Dommages Beaucoup de bâtiments ordinaires sont
significatifs modérément endommagés.
VIII Dommages Les constructions subissent des dommages,
importants lézardes larges et profondes dans les murs,
effondrements partiels éventuels.
IX Destructive Beaucoup de bâtiments s’effondrent en partie,
quelques uns entièrement.
X Très destructive Beaucoup de constructions s’effondrent.
XI Dévastatrice La plupart des constructions s’effondrent
XII Catastrophique Pratiquement toutes les structures au-dessus
et au-dessous du sol sont gravement
endommagées ou détruites.

7
SISMICITE DU MONDE
DISTRIBUTION GLOBALE DES SEISMES

La sismicité est un des témoins de l’activité et de la dynamique de la terre.


Selon la profondeur des foyers sismiques, on distingue :
- les séismes superficiels dont les hypocentres se situent à moins de 60 km. Ils
représentent 95% des séismes mondiaux ;
- les séismes intermédiaires aux foyers situés entre 60 et 300 km ;
- les séismes profonds, dont les foyers sont profonds de 300 à 700 km.
La répartition des séismes sur le globe n’est pas aléatoire et s’intègre dans le
cadre de la tectonique des plaques (voir figures). La majeure partie des séismes se
situe aux frontières des plaques.
On distingue :
- Séismes des zones de divergence des plaques. Ce sont des séismes associés aux
dorsales océaniques. Ils sont superficiels, très nombreux et généralement de faible
magnitude. Ces tremblements de terre dont les épicentres se situent entre 1000 et
2000 m sous le niveau océanique, sont peu ressentis par l’homme et peu nuisibles.
En domaine continental, les zones d’extension que sont les rifts continentaux (ex.
rift est africain) sont également le siège d’une activité sismique superficielle.
- Séismes des zones de convergence de plaques ou zones orogéniques. Deux
contextes sont possibles :
 affrontements de plaques avec zone de subduction. Ces zones où s’affrontent
soit deux croûtes océaniques, soit une croûte océanique et une croûte
continentale, sont caractérisées par la présence de fosses océaniques
profondes. La subduction de la plaque lithosphérique océanique sous l’autre
plaque se traduit par des ruptures et fractures de cette plaque et se manifeste
au fur et à mesure de son enfoncement par des hypocentres sismiques de plus
en plus profonds, depuis des séismes superficiels jusqu’à des séismes
intermédiaires et profonds, qui définissent un flux de foyers connu sous le nom
de Wadati-Benioff. Ce sont dans ces zones que se situent les séismes les plus
violents et les plus meurtriers. Il en est ainsi de toute la région autour du
Pacifique.
 collision de plaque continentale, après disparition partielle ou totale des aires
océaniques et qui se traduit par une orogenèse intense ; c’est le cas de la
collision des plaques africaines et arabiques contre la plaque eurasienne à
l’origine de la ceinture orogénique alpine de Gibraltar à la Birmanie.
 Les zones de coulissage de plaque. Ce sont des zones de cisaillement où les
plaques coulissent latéralement l’une par rapport à l’autre selon une faille
transformante. Les séismes y sont superficiels et peuvent être de forte
magnitude (faille de San Andréas en Californie).
 Séismes intra plaques. En dehors de la sismicité associée aux frontières de
plaques, il existe une sismicité plus diffuse située dans le domaine intra plaque

8
(cas du centre des USA). Ces séismes, superficiels, sont consécutifs à des
réactivations d’anciennes structures tectoniques. C’est ainsi que la collision de
l’Inde et de l’Asie s’est traduite par de grandes failles dans le continent
asiatique, dont certaines peuvent rejouer et être responsables des séismes
importants et meurtriers de Chine.

LE DANGER SISMIQUE

Les séismes ne se produisent jamais seuls. Il arrive parfois qu’il y est des séismes
précurseurs de faible magnitude qui précèdent un séisme principal. Les répliques qui
font suite généralement à un séisme majeur, sont, quant à elles, plus nombreuses et
parfois violentes. Lors d’un tremblement de terre, les vibrations ou ondes émises
peuvent causer des dégâts plus ou moins importants aux abords de l’épicentre.
L’étendue de ceux-ci dépend de plusieurs paramètres :
- de la magnitude du séisme à partir d’une magnitude supérieure à 5,5 les dégâts
matériels peuvent être conséquents et des accidents mortels sont à déplorer ;
- de la profondeur des foyers : les séismes, dont les hypocentres sont superficiels,
sont plus dévastateurs que les séismes intermédiaires et profonds ;
- du type de sol : les dommages sont plus importants dans les zones à sol meuble
qu’à sol solide ;
- de l’urbanisme et de la qualité de l’habitat ;
- de l’heure du séisme : un séisme nocturne présente plus de risques pour la
population qui, surprise dans son sommeil, ne peut s’échapper et évacuer à temps
son lieu d’habitation.

EFFETS DES SEISMES

Les conséquences des séismes se traduisent par des effets primaires (fissuration du
sol, mouvements de terrain, effondrement de bâtiments), et par des effets secondaires
(glissements de terrain, coulées de boue, incendies, tsunamis).

Les tsunamis (ou raz-de-marée) constituent un risque secondaire consécutif à un


séisme dont l’épicentre est sous-marin. Ils se produisent en bordure des océans et de
certain domaine marins d’extension plus réduite. Dans certain cas la masse d’eau est
mise brusquement en résonance.
Le terme tsunami signifie « vague dans un port » en japonais. La plupart des
tsunamis se produisent dans des bassins océaniques et marins soumis à une forte
activité sismique le long des marges tectoniquement actives ; près de 90% des
tsunamis ont une origine sismique. Dans ce cas les mouvements verticaux ou
horizontaux liés à la rupture au niveau d’une faille sismique subaquatique, impriment
une oscillation à la colonne d’eau sur toute son épaisseur. Généralement, les séismes
subaquatiques, superficiels (h < 50km) et de magnitude supérieure ou égale à 6,5 sont
tsunamogènes. De la même manière, des séismes se produisant en région côtière , de
part et d’autre de la frange littorale, sont susceptibles d’engendrer des tsunamis qui

9
seront d’autant plus violents que la cote sera située à proximité de l’épicentre du
séisme.
Certains tsunamis trouvent leur origine dans l’activité volcanique. Ils représentent
environ 5% des tsunamis connus mais toujours été très dévastateurs.

Propagation des tsunamis :

La vitesse de propagation du tsunami est exprimée par la relation suivante :


V  g .h où V est la vitesse, g l’accélération de la pesanteur, et h l’épaisseur de la

colonne d’eau. Cette relation implique que la vitesse des tsunamis est d’autant plus
rapide que la profondeur est importante. Les trains de vagues peuvent traverser un
océan en quelques heures

10
PROSPECTION SISMIQUE

GENERALITES SUR LES ONDES SISMIQUES

Les ébranlements sismiques sont des trains d’ondes élastiques, leur vitesse, 2 à
8 km/s selon les milieux, est bien supérieure à celle du son dans les fluides. On
distingue les ondes de volume (body waves), qui se propagent dans toutes les
directions de l’espace et peuvent traverser le globe selon des rais sismiques et les
ondes de surface qui se propagent parallèlement à la surface du globe, en ne
s’ébranlant qu’à une certaine profondeur.

Lors du passage d’un ébranlement sismique, un point matériel subit un


déplacement, fonction du temps, que l’on peut décomposer en 3 vecteurs
perpendiculaires entre eux. Il en est de même pour les forces et les accélérations.
Lorsque la présence d’une surface libre n’intervient pas, on trouve ainsi que 3 ondes
de volume, indépendantes entre elles, peuvent se propager dans un milieu continu
élastique.
Pour constater une propagation d’ondes sismiques, acoustiques ou élastiques, il
faut les éléments suivants :
- une source, c’est-à-dire un organe capable de provoquer une déformation dans
un milieu.
- un milieu matériel (ces ondes n’existent pas dans le vide) défini par ses
caractéristiques géométriques et mécaniques.
- une déformation du milieu qui soit élastique au cours du temps après
l’ébranlement initial provoqué par la source. Une déformation est dite élastique
lorsque le milieu retrouve son état initial après que les causes de la déformation
ont disparu, c’est-à-dire qu’il n’ait pas été endommagé par l’onde qui l’a traversé.
- un récepteur, c’est-à-dire un dispositif capable d’enregistrer ces déformations.
Dans un milieu homogène et isotrope deux ondes se propagent. Elles ont
équation de propagation dans un milieu à une seule dimension :
2 2
d u d u
V
2
2 2
dt dx
Avec : u déplacement des particules,
V vitesse de propagation de l’onde,
x la dimension espace,
t la dimension temps.

Les ondes longitudinales ou ondes P, ou ondes de compression, dues à des


déplacements des particules parallèlement à la direction de propagation. Elles
produisent dans cette direction des compressions et des extensions successives. Leur
vitesse Vp dépend des paramètres élastiques ks (module de compressibilité) et µs
(module de cisaillement) et de la masse volumique ρ ;

11
1 4 s
Vp  ks 
 3
Les ondes transversales, ou ondes secondaires S, ou ondes de cisaillement.
Elles se déplacent perpendiculairement au sens de propagation. Les ondes
s
transversales se propagent à la vitesse : V s


Lors des séismes, les ondes P arrivent toujours les premières. Lorsque le milieu
est un fluide, seule l’onde P peut se propager.
Lorsque le milieu n’est plus homogène et isotrope, les choses se compliquent. En plus
des ondes P et S, qu’on appelle onde de volume, il y a d’autres ondes qui prennent
naissance et se propagent le long des surfaces où le milieu change de caractéristiques.
De ce fait, on les appelle ondes de surface.
Ces ondes sont particulièrement importantes :
- en prospection sismique, les seules ondes de surface importantes sont les ondes de
Rayleigh. Elles se déplacent à la surface de la terre, elles résultent d’une
combinaison de mouvements transversal et longitudinal ayant une relation de
phase définie ;
- en sismologie générale, on rencontre un autre type d’onde de surface appelé onde
de Love. Le mouvement d’une onde de Love est parallèle à la surface du sol.

REFLEXION, REFRACTION ET DIFFRACTION DES ONDES


ELASTIQUES

Les ondes élastiques peuvent se réfléchir, se réfracter ou se diffracter comme


les ondes lumineuses. Considérons un milieu homogène, isotrope et une source
d’énergie S donnant naissance à une onde élastique, telle l’explosion d’une petite
charge de dynamite. Une onde sphérique se propage à partir d’une source. On
appellera front d’onde la limite entre le domaine où les particules ont déjà été mises
en mouvement (compression, distorsion) et celui où elles sont encore au repos. En
vertu du principe de Huygens, chaque point du front d’onde, F1, peut être considéré
comme la source d’une nouvelle onde sphérique. Le nouveau front d’onde, F 2, après
un certain temps ts, est alors enveloppe mathématique de toutes les nouvelles petites
ondes. De plus, si l’onde sphérique a un rayon important, il est possible d’assimiler
cette onde à une onde plane. On peut alors plus simplement considérer les rais
perpendiculaires au front d’onde, rai à qui l’on donne le nom de rayon sismique.

LOIS DE SNELL-DESCARTES

La réflexion et la réfraction des ondes sismiques sont plus complexes qu’en


optique du fait qu’une incidente de distorsion ou de condensation donne naissance à 2
ondes réfléchies et à 2 ondes réfractées. Les ondes sismiques se réfléchissent et se
réfractent suivant les lois de Snell- Descartes de l’optique.
La loi de Snell-Descartes donne les relations angulaires entre les rais incidents,
réfléchis et réfractés pour les différents types d’ondes.

12
N

I r

r’

Soient 2 milieux I et II. Désignons par V1 et V2 les vitesses respectives des ondes
dans chacun des 2 milieux. Le rayon incident i, le rayon réfléchi r et le rayon réfracté
r’ ainsi que la normale N à la surface de séparation des 2 milieux, sont situés sur un
même plan. Appelons i l’angle d’incidence déterminé par le rayon d’incidence avec
la normale N, r et r’ les angles réfléchis et réfractés. On peut écrire :
'
sin i sin r

V1 V2

L’angle incident i est égal à l’angle réfléchi r1 : i = r1.

13
DIFFRACTION

Lorsqu’une onde sismique rencontre une proéminence, comme, par exemple, le


bord du compartiment supérieur d’une faille, on assiste à des phénomènes de
diffraction qui peuvent gravement perturber les enregistrements. Cette proéminence
va jouer le rôle de source donnant naissance à un nouveau front d’onde en forme de
cylindre de révolution d’axe Ox de bas en haut, c’est-à-dire vers la surface.

CAS PARTICULIERS DE LA REFRACTION


ET DE LA REFLEXION

Considérons 2 milieux I et II séparés par une interface plane dans lesquels les
vitesses de propagation des ondes sont respectivement V 1 et V2 avec V1<V2. Dans de
telles conditions, l’angle d’incidence i est plus petit que l’angle de réfraction r.
On a vu que cette relation ne fournit une valeur acceptable pour sinr (c’est-à-dire
V1 V1
sinr≤1) que si : sin i  et lorsque le sinus de l’angle d’incidence est égal à , cet
V2 V2

angle est appelé angle limite l. Cela revient à dire que sinr=1 et que r=90°.
Si i est supérieur à l’angle limite l, apparaît alors le phénomène de réflexion totale.

14
SISMIQUE REFRACTION ET SISMIQUE REFLEXION
GENERALITES

De toutes les techniques géophysiques, ce sont les méthodes sismiques qui sont
les plus utilisées, tant sur mer que sure terre, pour les recherches de structures
géologiques de la croûte terrestre. Ces techniques sont basées sur la mesure des temps
de propagation des ondes élastiques généralement engendrées par l’explosion de
charges de dynamite. Ainsi 2 méthodes peuvent être employées : soit la méthode par
réflexion soit celle par réfraction.
Considérons 2 formations homogènes et parallèles I et II, dont les vitesses
sismiques sont égales à V1 et V2 telles que V1<V2 et un point d’enregistrement S. Soit
une série de points d’explosion E1, E2,…., En, de plus en plus éloignés du point
d’enregistrement. Au point S, 3 sortes pourraient être détectées :
- des ondes qui parviennent en ligne droite ou ondes directes Od ;
- des ondes réfléchies par le toit de la formation II. Ce sont les ondes Rx ;
- des ondes réfractées qui ont voyagé le long de l’interface I-II. Ce sont les ondes
Rf.
Front d’onde : On appelle « front d’onde » la surface, lieu géométrique à
l’instant t, des divers points du milieu qui sont affectés par une même discontinuité
cinématique.
Considérons les courbes “temps distance” ou hodochrones correspondant à ces
3 itinéraires possibles: direct, réfléchi et réfracté (On appelle hodochrone la fonction
t (  ) qui relie le temps de propagation de l’onde en fonction de la distance épicentrale)
. Sur un graphique portons en abscisses, les distances x séparant le point
d’enregistrement S de la source d’ébranlement E et, en ordonnées, les temps de
propagation. Nous obtenons 3 courbes.
- La 1ère est la courbe « temps distance » (T-D) de l’onde directe (Od). Son
x
équation est simple : T Od  . Il s’agit d’une droite.
V1

- La 2ème est la courbe « T-D » des ondes réfléchies. Son équation est :
1
T Rx  4h
2
 x
2
.
V1

C’est une hyperbole, asymptote de la courbe de l’onde directe. Nous remarquerons


V1
que pour x=0 elle coupe l’axe des temps en : t1  .
2h
- La 3ème courbe est celle des ondes réfractées. Son équation est de la forme :
x
T Rf  t 2  .
V2

Il s’agit donc, une nouvelle fois, d’une droite. Etant donné que les ondes réfractées ne
peuvent être présentes que si la distance x est supérieure à la distance limite 2 htgl ,
cette courbe ne recoupe pas l’axe des temps. Remarquons que, pour cette distance
limite xl, les courbes de réflexion et de réfraction sont nécessairement tangentes.

15
METHODES DE PROSPECTION SISMIQUE

A - SISMIQUE REFLEXION

DEFINITION

La sismique réflexion est une méthode de prospection géophysique dans


laquelle une source émet des ondes élastiques qui pénètrent dans le sous sol, s’y
propageant et se réfléchissant sur les interfaces séparant des milieux différents où les
vitesses des ondes varient (par exemple des couches géologiques). On recueille les
signaux réfléchis de façon à établir la vitesse des ondes dans ces milieux et la
géométrie des milieux traversés. La connaissance de la vitesse de propagation de
l’onde sismique et le temps de parcours source-récepteur permettent de calculer la
profondeur du milieu. Pour interpréter les paramètres mesurés, étudions d’abord sur
des problèmes directs la géométrie des rais.
Cette technique de prospection géophysique représente le domaine où les
investissements de la prospection (pétrolière essentiellement) sont les plus élevés
(plus de 85% de dépense de prospection des compagnies pétrolières). Les techniques
ont atteint un état de grande sophistication.
De toutes les techniques de prospection géophysique, la méthode de sismique
réflexion est sans aucun doute, celle qui est la plus utilisée. Elle permet en effet un
relevé direct et détaillé des structures géologiques profondes avec une précision que
seules peuvent dépasser les mesures effectuées en forage. La SR est responsable de la
découverte de très nombreux gisements de pétrole.
Théoriquement le principe de la méthode est simple. Sur chaque plan séparant
2 formations de nature différentes, on est en droit d’attendre des réflexions d’où le
nom de miroir que l’on donne souvent à ces plans. La profondeur h d’un miroir est
déterminée par l’observation du temps de propagation d’une onde élastique,
engendrée près de la surface et réfléchie vers la surface par le miroir considéré. Ainsi
que nous l’avons déjà vu, l’angle d’incidence est égal à l’angle de réflexion.

I – Miroir (réflecteur) horizontal dans un milieu homogène

L’interprétation des enregistrements sismiques permet de mesurer la


profondeur des réflecteurs et la vitesse de propagation des ondes dans le sous sol.
Dans le cas du réflecteur horizontal en milieu homogène, on représente les instants
d’arrivée des réflexions sismiques sur un graphe.
Si la source est en E, son image en E’ et les détecteurs (géophones) en R à la
distance x de la source, le temps de trajet aller retour T de l’onde réfléchie s’écrit :
 x  4h
2 2 2 2
V1 t

où : V1 – vitesse de propagation,
h – profondeur du miroir,

16
x – distance source géophone.
2 2
x 4h
La courbe t(x) est une hyperbole d’équation : t
2
 2
 2
d’axe de symétrie SS’
V1 V1
x
qui admet pour asymptotes les 2 droites : t   et pour sommet le point xo et
V
2h x
to  . On remarque que les asymptotes t   représentent les ondes directes se
V1 V1

propageant à la vitesse V1 de la source aux géophones le long de la surface du sol.

-
F

V1

V2

On peut écrire l’équation de l’hyperbole autrement :


1
t   4h
2 2
x
V1

II –Réflecteur incliné dans un milieu homogène.

Lorsque le réflecteur est incliné avec un pendage α, la vitesse de propagation


V1 étant supposée constante, le temps de trajet aller retour de l’onde réfléchie est
donné par la formule : V t  x  4 h  4 hx sin  .
1
2 2 2 2

17
Supposons que l’on ait 2 géophones A et B et le tir en E. Afin de simplifier la
géométrie, considérons non pas le point de tir E mais son image E’ par rapport au
miroir que constitue l’interface des milieux I et II.
Soit V1 la vitesse de propagation des ondes élastiques dans le milieu I, ta le
temps de réflexion en A et tb le temps de réflexion en B, et soit xa et xb les distances
points de tir – points d’enregistrement, α le pendage, h la profondeur sous le point de
tir.
Considérons les triangles EE’A et EE’B. On peut écrire :
(V1tb)2 = (2h)2 + xb2 + 4hxbsinα (I)
(V1ta)2=(2h)2 + xa2 + 4hxasinα (II)

Soustrayons la 1ère équation de la 2ème :

V12(tb2 - ta2)=(xb2 - xa2) + 4hsinα(xb - xa)=(xb-xa) (xb+xa)+4hsin(xb - xa)


Divisons les 2 membres de l’égalité par (xb - xa)
V1 (t b  t a )
2 2 2

 ( x b  x a )  4 h sin  d’où
xb  xa

V (t b  t a )
2 2
xb  xa
sin   
4h(xb  xa ) 4h
tb  ta
On pose  t  (t b  t a ) et tm 
2
V 1  t .t m xb  xa
2

On aura : sin   
2h(xb  xa ) 4h

Si xa  0

te V  t .t m x
On aura h  V1 et sin   
2 te xb 2V 1 t e
Cette équation permet le calcul du pendage du réflecteur incliné.
On peut simplifier ce calcul en prenant EA=EB =x et si on place un capteur au
point de tir, on aura :
V1 t a  (2 h )  x  4 hx sin 
2 2 2 2

V1 tb  (2 h )  x  4 hx sin 
2 2 2 2

qui donnent par soustraction :


V 1 ( t a  t b )  8 hx sin 
2 2 2

et par conséquent :
V 1 ( t b  t a )( t a  t a ) V 1  t .t m
2 2

sin   et sin  
8 hx 4 hx
Et en tenant compte du capteur situé au point du tir :
V 1  t .t m
t eV 1  2 h et sin  
2te x

18
ENERGIE DES ONDES REFLECHIES,
IMPEDANCE ACOUSTIQUE ET COEFFICIENT DE REFLEXION.

Lorsqu’un rai arrive à l’interface de 2 milieux, I et II, une partie de l’énergie


traverse l’interface et passe dans le milieu II, c’est l’énergie transmise, l’autre partie
est réfléchie dans I.
Si A0 , A1 et A2 sont respectivement les amplitudes des ondes incidente, réfléchie et
A1
transmise, on appelle coefficient de réflexion R  , quant au coefficient de
A0

A2
transmission il sera T  .
A0

Les proportions relatives d’énergie transmise et réfléchie sont déterminées par le


contraste de l’impédance acoustique Z à travers l’interface. Cette impédance
acoustique d’une roche est égale au produit de la vitesse de l’onde sismique (ici
l’onde de compression P) et de la masse volumique du milieu Z=  V.
On peut exprimer les coefficients définis plus haut en fonction de ces paramètres :
A1  2 V 2   1V 1 Z  Z1
R   
2

A2  2 V 2   1V 1 Z 2
 Z1

A2 2Z1
T  
A0 Z 2
 Z1

Le coefficient R est généralement compris entre 0,05 et 0,1.

19
LES MULTIPLES EN SISMIQUE REFLEXION

Soit une source E à la surface du sol et un capteur S situé à une certaine


distance de S ; on suppose que le milieu est composé de 2 couches horizontales.
Multiple primaire : c’est un double cheminement dans la 1ère couche :

Ce multiple est très fort lorsque cette 1ère couche est la couche d’eau en
sismique marine. En effet le coefficient de réflexion sur l’interface eau-air est très
voisin de 1, l’énergie arrivant en surface est renvoyée vers le bas sans perte d’énergie.
On peut donc avoir un multiple double trajet, mais également, celui qui correspond à
2 réflexions en surface présentant ainsi un trajet triple, etc.
La 2ème catégorie de multiples est désignée sous le nom de multiples internes.
Dans un milieu stratifié à nombreuses couches on voit que le nombre de
combinaisons est grand et que ces multiples qui arrivent après le 1 er rai réfléchi
viennent brouiller l’enregistrement et peuvent masquer des réflexions plus faibles qui
ont eu lieu sur des réflecteurs profonds. Un des objectifs des traitements des données
sera de se débarrasser des ces signaux perturbateurs par la connaissance de leur
géométrie ou par des montages tirs récepteurs appropriés).

LA SISMIQUE REFLEXION A TERRE ET EN MER

A – Les dispositifs géométriques


Un dispositif de prospection sismique réflexion comprend une source, des
récepteurs et un ensemble destiné à amplifier les signaux, à les traiter et les
enregistrer.
B – La chaîne sismique
Elle comprend 3 parties, la source sismique, les capteurs, le laboratoire
d’enregistrement sur le terrain avec ses pré-traitements (généralement il s’agit d’un
laboratoire d’enregistrement numérique) puis le laboratoire des traitements ultérieurs

20
où des méthodes sophistiquées permettent de tirer le meilleur profit des données
recueillies sur le terrain.

C – Les sources d’énergie

Il faut distinguer les sources utilisées à terre de celles que l’on fait fonctionner
en mer. L’explosif est encore utilisé sous forme de charges de dynamite de 100
grammes à quelques kilogrammes dans des forages à quelques mètres de profondeur.
Il présente l’avantage de fournir un signal large bande. Ses inconvénients sont liés
aux problèmes de sécurité.
On utilise à terre de plus en plus des sources par vibrateur. Le signal émis est de
longue durée, environ 10 secondes. Il est produit sur des camions vibrateurs
possédant une plaque pulsante fortement couplée avec le sol (par le poids du camion
reposant sur elle) les pulsations sont induites par un servo vérin et l’émission se fait à
fréquences progressives de 10 à 70 hertz. Les camions peuvent être associés par
groupe de 2 ou 3 émettant en phase.

SISMIQUE REFRACTION

I - Principe de la méthode

La sismique par réfraction n’est pas en mesure de détailler, comme la méthode


par réflexion, la morphologie des formations profondes. Elle permet, en revanche, de
déterminer les vitesses sismiques des différents niveaux réfracteurs, ainsi que la
pente moyenne et la profondeur des différentes interfaces.
L’interprétation des résultats n’est possible que si l’on admet les postulats
suivants :
- La vitesse des formations croit avec la profondeur, c’est-à-dire que
V1<V2<V3<…<Vn.
- On ne change pas le temps de propagation d’une onde réfractée si l’on inverse le
point de tir et le point d’enregistrement.
- Les différentes formations sont délimitées par des plans.
- Ces formations peuvent être considérées comme homogènes.

II – Cas de couches parallèles.

Considérons 3 formations de vitesse V1, V2, avec V1<V2 à la 1ère condition


énoncée ci-dessus. Soit un point A où l’on effectue une explosion et un point B où
l’on place un capteur. Nous aurons une onde réfractée qui va parcourir le chemin
ACDB avant d’être détectée en B. Le temps de propagation T1 de cette onde peut
aisément se calculer.
AC CD DB
On aura : t(x)   
V1 V2 V1

Soit, après transformation et simplification :

21
x 2 h 1 cos l 1
t(x)  
V2 V1

V1
(l’angle limite l1 est obtenu à partir de la loi de Snell-Descartes : sin l 1  ).
V2

C’est l’équation d’une droite de la forme y = ax + b. En géophysique on


l’appelle la dromochronique. On appelle hodographe l’ensemble des axes x et t et la
dromochronique.
Construisons les hodochrones, c’est-à-dire les courbes temps distance de ces 2
réfractions. On supposera, comme précédemment, que le point d’enregistrement est
fixe tandis que l’on déplace linéairement le point d’explosion. Nous avons déjà
x
vu que l’équation de la courbe I était de la forme T 1
   t1 . Elle ne recoupe pas
V2

l’axe des temps, puisque la 1ère réfraction ne se manifeste qu’à partir de la distance
limite x1.
Si, cependant, on prolonge cette courbe pour lui faire recouper l’axe des
temps, on déterminera une valeur t . Ce temps fictif est appelé temps d’interception
0

ou intercept-time. Il correspond à une distance x=0 et nous voyons ainsi que :


2 h 1 cos l 1
t0 
V1

La vitesse V1 étant connue (onde directe D), on sera en mesure de déterminer


cosl1, h1 et V1. On remarquera que les vitesses V1 et V2 peuvent être déterminées en
mesurant la pente des courbes, méthode que l’on suit généralement dans la pratique.

III - Interface inclinée

Dans toute mission de sismique réfraction, on effectue des tirs directs et


inverses c'est-à-dire qu’on pratique des tirs de part et d’autre de la ligne
d’enregistrement, cela afin de déterminer un éventuel pendage des interfaces du
sous-sol.
Tir en A, enregistrement en B ;
Tir en B enregistrement en A :
A 1 2 3 4 5 6
I I I I I I I
6’ 5’ 4’ 3’ 2’ 1’ B

Nouvelle notion de vitesse apparente :

En effet, en l’absence de pendage, la vitesse « apparente » (celle qui apparaît


sur l’hodochrone) que l’on calcule est égale à la vitesse vraie des niveaux concernés.
Ce n’est plus le cas quand il y a pendage. Dans ce cas, on obtient des vitesses
différentes pour des tirs directs et inverses se rapportant à un même niveau.

22
Etudions les trajets des rais sismiques directs et inverses sur une interface pentée.

L’observation de l’hodochrone avec 2 tirs direct et inverse va nous permettre


de déceler un pendage éventuel  .
1ère observation : Quelle que soit l’allure des interfaces les dromochroniques directes
AB
se coupent en .
2
AB
2ème observation : Si les dromochronique réfractées se coupent à la verticale de ,
2
l’interface est horizontale. Si elles se coupent avec un décalage par rapport au
milieu, l’interface est pentée.
Cette intersection se fait du côté le plus épais. Ce qui est confirmé par
l’intercept-time. Il est plus grand du coté de la plus grande épaisseur. Donc, une
observation attentive de l’hodochrone permet de détecter un éventuel pendage.
A partir de l’hodochrone, on peut tirer V1, V2ap.A, V2ap.B, T2A et T2B.
V1
Calcul de V et  : La relation sin l 1  s’applique avec des vitesses vraies.
V2

On ne peut donc pas l’appliquer ici puisqu’on ne connaît pas V2


On va matérialiser 2 nouveaux angles en tirant 2 perpendiculaires aux rais sismiques
en A et en B, (l1-  ) du coté A et (l1+  ) du coté B. Les angles vont pouvoir
s’exprimer en fonction des vitesses apparentes en A et en B.
Remarque : Il faut toujours exprimer ces angles en fonction de vitesses du coté
opposés :
V1
sin( l 1   ) 
V 2 apA

V1
sin( l 1   ) 
V 2 apB

Connaissant (l1+  ) et (l1-  ), il est facile de calculer l1 et  .


Connaissant l1 on peut calculer la vitesse vraie V2:
V1 V1
sin l 1   V2 
V2 sin l 1

Cette vitesse vraie sera toujours comprise entre les 2 vitesses apparentes.
Les épaisseurs :
2H cos l 1 V 1T 2 A
T2A   
A
H A
V1 2 cos l 1

2H cos l 1 V 1T 2 B
T2B   
B
H B
V1 2 cos l 1

23
A B

l1

HA1 l l1 l’ HB1

C D

HA2
HB2
l l

Onde directe

Onde réfractée 1ère couche

Onde réfractée 2eme couche


T2
T1
x

24
Onde réfractée dans le cas d’une couche pentée sous un angle 

A B

HA l

C l HB

D
ω

t
t

t t

T2B

T2A
x
A AB/2 B

25
A . – METHODE DE PROSPECTION ELECTRIQUE

Définition :

On appelle prospection électrique toutes les méthodes géophysiques basées sur


l’étude des champs électriques naturels ou provoqués (artificiels). Ces champs
peuvent être continus ou alternatifs suivant le type de courant utilisé.
Méthodes à courant continu :
- Champ électrique naturel ;
- Résistivité ;
- Equipotentiels.

CHAMP ELECTRIQUE NORMAL

I - Champ créé par une source électrique ponctuelle.

Soit une électrode semi sphérique sur la surface d’un demi espace et  sa résistivité.
Le potentiel en un point M du terrain est défini par la relation :
I 1
U  (1) I
2 r
où r = AM. A M

Equipotentiels
Le champ électrique est défini par la
relation suivante :
U I 1
E    (2)
r 2 r
2

II – Densité du courant.
Comparons les densités du courant en un point M de la surface du terrain et tel
que AM=L et en un point P situé à une profondeur h dont la verticale passe par M.
Au point P la densité du courant Jh est :
I 1
J h
 (3)
2 ( L  h )
2 2

Au point M :
I
J0  (4)
2 L
2

Ainsi la densité relative du courant au point P est :

26
Jh 1
 (5)
J0  h 
1  
 L 

Conclusion.
Plus la distance Source-Point d’observation est grande plus la profondeur est
grande.
A
L’=3L
0,5 1 jh/jo 0,5 1 jh/jo

1
P

2
1

h/L h/L’

III - Champ normal de 2 électrodes alimentées en I+ et I-

Le potentiel au point M est défini par la relation suivante :


I  1 1
U     (6)
2   AM BM 

I  1 1 
U     (7)
2   x L  x 

Le long de l’axe Ox, la valeur du champ est :


U I  x L  x 
Ex       (8)
x 2  x
3 3

 L  x 

Densité du courant :
Jh 1
 (9)
J0  2h 
1
 
 L 
où : J h
densité du courant au point P, J 0
densité du courant au point O.

27
Conclusion : Plus la distance L entre A et B est grande, plus la profondeur
d’investigation h augmente.

GENERALITES SUR LA METHODE DE RESISTIVITE

I – Résistivité apparente :

Soient 2 points A et B (les électrodes d’émission) du sol à travers lesquels on envoie


un courant électrique I. On peut déterminer le champ électrique des électrodes A et B
en mesurant la différence de potentiel entre 2 points M et N (électrodes de mesure).
Déterminons la différence de potentiel UMN entre les électrodes de mesure M et N
en fonction du courant du circuit. Pour cela, on suppose que le terrain et homogène
et isotrope et a une résistivité ρ.
Le potentiel du point M est la somme des potentiels des points A et B :
I 1 I 1
U U  
A B
U M M M
(1 )
2  AM 2  BM

Il en est de même pour le potentiel du point N :

I 1 I 1
U U  
A B
U N N N
(2)
2  AN 2  BN

De (1) et (2) on tire la différence de potentiel entre les électrodes de mesure M et N :

I  1 1 1 1 
U U U     (3)
2   AM BN 
MN M N
BM AN

De (3) on tire la valeur de la résistivité :

U 2
  MN
(4)
I 1 1 1 1
  
AM BM AN BN

B(I-)

A(I+)

28
On pose:
2
K  (5)
1 1 1 1
  
AM BN AN BN

On appelle K le coefficient du dispositif. Il dépend uniquement de la disposition des


électrodes. Donc, on peut écrire:
U
  K (6 )
I

Définition de la résistivité apparente.

Que mesure-t-on réellement avec un système comprenant des électrodes de courant et


des électrodes de potentiel ? Reprenons l’équation (6) donnant la résistivité  où le
paramètre K est lié à la géométrie des électrodes. En mesurant U et I et en
connaissant la configuration des électrodes, on obtient une résistivité. En présence
d’un terrain homogène et isotrope cette résistivité restera constante quels que soient
le courant et le dispositif utilisés. Cela veut dire que si le courant I reste constant et
que l’on déplace les électrodes, le potentiel U s’ajustera en fonction de la
U
configuration pour que le rapport K reste constant.
I
Lorsque le sol n’est pas homogène et que l’écartement des électrodes est modifié, ou
si l’on déplace l’ensemble du dispositif, l’écartement restant constant, ce rapport
change en général. On obtient une valeur différente de  à chaque mesure ; elle
dépend évidemment de l’arrangement des électrodes.
Cette quantité mesurée s’appelle la résistivité apparente a. Cette résistivité n’est pas
une mesure moyenne. Ce n’est que dans le cas d’un sol homogène que la valeur
apparente est équivalente à la résistivité réelle. Donc 3 points sont acquis :
- Les diverses formations qui constituent le sous-sol se distinguent souvent par leur
résistivités électriques ;
- Une proportion notable de courant émis par 2 électrodes en surface pénètrent en
profondeur ;
- La résistivité d’un sous-sol homogène est facile à mesurer à partir de la
surface. Les valeurs mesurées sur des formations hétérogènes sont qualifiées de
résistivités apparentes.

29
DISPOSITIFS UTILISES DANS LA METHODE DE RESISTIVITE

Pour mesurer la résistivité apparente, on utilise des dispositifs qui diffèrent l’un de
l’autre par le nombre d’électrodes d’émission et de mesure et par leurs dispositions
réciproques.
Les dispositifs peuvent se composer de 2, 3, … électrodes. Ils peuvent être alignés ou
non. Les dispositifs les plus utilisés sont :

Dispositif à 4 électrodes Dispositif Schlumberger


O milieu de AB et de MN

A M N B A M O N B

AO=OB, MO=ON

Dispositif de Wenner Dispositif non linéaire


AM = MN = NB = a +N
M+
A M N B A B

Dispositif de Hummel Dispositif de potentiel

A M N B A M N B

AM . AN
Coefficient du dispositif de Schlumberger : K s
  .
MN
Coefficient du dispositif de Wenner K w
 2  MN .

Dispositif de dipôle ( Dispositif d’Alpine)


Dans ce cas les électrodes d’émission et de mesure sont rapprochées l’une de l’autre
tel que AB et MN soient inférieures à la distance des centres de AB et de MN
En fonction de l’angle  , on distingue les dispositifs suivants :

* dispositif azimutal :   ,
2
* dispositif radial :   0 ,
* dispositif parallèle :    .

30
En fonction de  , on distingue :
* dispositif dipôle-axial :   0 ,

* dispositif dipôle équatorial.   .
2
K K
En général : K 
AMN BMN

K BMN
 K AMN

A B

En fonction de l’angle  , on distingue les dispositifs suivants :



* dispositif azimutal :   ,
2
* dispositif radial :   0 ,
* dispositif parallèle :    .

En fonction de  , on distingue :
* dispositif dipôle-axial :   0 ,

* dispositif dipôle équatorial.   .
2
K K
En général : K 
AMN BMN

K BMN
 K AMN

PROFILS ET CARTES DE RESISTIVITE

I – Profil de résistivité.

Un profil de résistivité consiste à mesurer la résistivité apparente a d’un ensemble


de terrains (couches) à l’aide d’un quadripôle AMNB de longueur constante pour des
stations (points de mesure) alignées et régulièrement espacées.
Cela va donc mettre en évidence les variations latérales de la résistivité apparente
pour une certaine profondeur d’investigation.

31
On distingue 2 méthodes principales selon que l’on déplace ou non la ligne AB d’une
mesure à l’autre.

a – Ligne AB mobile :
On utilise cette méthode si la ligne AB n’est pas trop longue. On déplace
l’ensemble du dispositif AMNB d’une mesure à l’autre. Comme on traîne la ligne AB
sur le sol, on appelle souvent ce dispositif « traîné électrique ».

b – Ligne AB mobile :
Quand la ligne AB est longue, il est plus pratique de la laisser fixe. On mesure
alors a en faisant glisser MN sur des profils parallèles à AB en se limitant à une
certaine surface.

A M N

II – Carte de résistivité :

Elle donne les valeurs de la résistivité apparente sur l’ensemble d’une zone au lieu
d’un seul profil. On l’établit à partir des profils de résistivité ou des sondages
électriques, en calculant les valeurs de résistivité apparente, puis en traçant les
lignes d’iso résistivités. L’étude de cette carte permet de caractériser les formations
géologiques par un paramètre physique. On peut donc suivre et étudier
électriquement ces formations géologiques comme on le ferait par les méthodes
classiques ordinaires (paléontologie, pétrographie, …).

Profondeur de pénétration et forme des courbes obtenues.

Soit un horizon de résistivité  surmontant un horizon de résistivité    .


1 2 1

a) Pour une longueur de ligne AB très petite devant h épaisseur du premier milieu
(h<<AB), la plupart des filets de courant circulent dans le milieu 1, de sorte
que  est sensiblement égale à  (    ).
a 1 a 1

32
A B

b) Pour une longueur AB très longue devant h1, (AB>>h), la plupart des filets de
courant circulent dans le milieu 2. Dans ce cas,  est sensiblement égale à  .
a 2

A B

c) Pour une longueur de ligne AB de l’ordre de grandeur de h 1 (AB  h), les filets de
courant circulent à la fois dans le milieu 1 et dans le milieu 2.

A B

33
La profondeur de pénétration des lignes de courant dans un dispositif de
sondage électrique varie en fonction d’AB, longueur de la ligne d’émission de
courant.
On montre qu’elle varie également avec la valeur des résistivités des milieux
intéressés par le sondage. On admet parfois comme ordre de grandeur de la
profondeur de pénétration, la valeur AB/4 ; cette profondeur n’est absolument pas
rigoureuse. Elle peut dans de mauvaises conditions être réduite à AB/20.
La forme des courbes de sondage électrique, telles qu’elles sont habituellement
tracées (sur papier logarithmique), ne dépend pas des rapports de résistivité des
milieux traversés à celle du 1er milieu et des rapports des épaisseurs successives à
celle du milieu 1. Pour interpréter ces courbes on utilisr des abaques.

SONDAGE ELECTRIQUE

Définition.

Un sondage électrique est constitué par une suite de mesures de résistivité apparente
a effectuées avec des lignes progressivement croissantes, le centre et la direction du
dispositif restant fixes.
Conditions d’emploi.
Si les résistivités des terrains au voisinage des positions successives occupées par les
pôles d’envoi de courant ne sont pas trop variables, la variation des résistivités
apparentes obtenues sera essentiellement due à la pénétration croissante du courant,
dont la répartition se trouvera influencée par des couches de plus en plus profondes.

A M N B

Donc, il faut que les variations à mettre en évidence intéressent des terrains dont
l’extension soit grande par rapport à leur profondeur.
Les domaines d’application privilégiés des sondages électriques seront donc
constitués d’une part, par les études de vaste tectonique et d’autre part par les
profondeurs qui se posent en hydrogéologie et en génie civil.

34
Les dispositifs :

En principe, tous les dispositifs examinés au paravent à l’occasion des cartes de


résistivité pourraient être utilisés pour les sondages électriques (SE). Dans la
pratique, cependant, on n’utilise que les quadripôles symétriques et parmi ceux-ci, le
plus souvent, soit les dispositifs Schlumberger ou Wenner.

Interprétation des données de la résistivité apparente a :

L’interprétation des valeurs de la résistivité apparente a permet de déterminer les


valeurs des résistivités réelles des couches. Les valeurs des résistivités apparentes
sont tracées sur du papier bi logarithmique. La forme des courbes des sondages
électriques, telles qu’ils sont tracés habituellement, ne dépend que des rapports des
résistivités des milieux traversés à celle du milieu 1 et des rapports des épaisseurs
successives à celle du milieu 1.¨Pour interpréter ces courbes, on va utiliser des
abaques.

Abaque 2 couches :
L’abaque 2 couches fournit la résistivité apparente a d’un modèle de 2 terrains
superposés, en fonction de la demi longueur de ligne d’envoi de courant AB/2.
Les paramètres des 2 couches sont :
- 1 : la résistivité du 1er terrain d’épaisseur h1 ;
- 2 : la résistivité du 2ème terrain d’épaisseur illimité.
Pour la commodité de son emploi, l’abaque est tracé sur papier logarithmique, a
AB
en ordonnée, en abscisse. Cela permet de ne considérer que les rapports des
2
résistivités 1 et 2 et de poser, pour le tracé des courbes, h1= 1 (h1 sert d’unité pour
les mesures des épaisseurs) et 1 =1 (1 sert d’unité pour la mesure des résistivités).
En superposant l’abaque à une courbe expérimentale, la lecture des coordonnées

de l’origine de l’abaque nous fournira h1 et 1 puis le rapport 2
, grandeur qui
1

détermine un modèle de terrain à 2 couches. Ce paramètre 2
permettra de calculer
1

2.

L’abaque utilisé comporte 24 courbes pour les quelles 2
ont des valeurs : 1,25 ;
1

1,5 ; 2,0 ; 2,5 ; 3,5 ; 5 ; 7 ; 10 ; 15 ; 20 ; 40 ;  et leurs inverses.

Abaque 3 couches :
Les abaques 3 couches fournissent la variation de la résistivité apparente a en
AB
fonction de la demi longueur de la ligne d’envoi de courant pour un sondage
2
électrique effectué sur un terrain comportant 3 couches.
Les paramètres des 3 couches sont :
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1 – résistivité du 1er terrain d’épaisseur h1 :
2 – résistivité du 2ème terrain d’épaisseur h2 :
3 – résistivité du 3ème terrain d’épaisseur illimité.
L’abaque est tracé sur papier logarithmique, a en ordonnée et
AB
en abscisse.
2
2 3 h2
Cela permet de ne considérer que les rapports , , des résistivités et épaisseurs
1 1 h1

des différentes couches.


Pour le tracé des courbes, on adopte 1=1 et h1=1. Ainsi, en superposant
l’abaque avec une courbe expérimentale, la lecture des coordonnées de l’origine de
l’abaque nous fournira 1 et h1.
L’abaque 3 couches est en fait composé d’un certain nombre de courbes pour
 3 h2
lesquelles 2
et sont constants alors que varie.
1 1 h1

On trouvera donc au-dessus de chaque système de courbes une indication de 3


nombres commençant toujours par 1. Exemple feuille 23 : 1-20-10. Cette feuille de
l’abaque comporte des courbes telles que 1=1, 2=201 et 3=101 et h1=1 et les
rapports h2/h1 figurent pour chaque courbe dans un rectangle.

INTERPRETATION DES RESULTATS

L’interprétation des cartes de résistivité ou de sondage électrique peut être


qualitative et quantitative.

I – Interprétation qualitative :
Elle s’applique notamment aux profils et cartes de résistivité. Des résistivités
apparentes élevées peuvent indiquer la présence :
- De corps ou de formations résistantes,
- D’accidents tectoniques : failles, anticlinaux ou failles, anticlinal (synclinal).
Les faibles résistivités peuvent se rapporter à ::
- De corps ou de formations résistantes ;
Des accidents tectoniques : failles, anticlinal (synclinal).

II – Interprétation quantitative : D’une façon générale, l’interprétation quantitative


peut s’effectuer par procédé de l’analyse mathématique conduisant au calcul
d’abaques.

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