Reconstitution du Barrage de Malpasset
Reconstitution du Barrage de Malpasset
– Généralités
• Précipitations
• Evapotranspiration
• Débit des cours d’eau
• Infiltration
1. Précipitations
Les précipitations constituent la principale « ENTREE » des
principaux systèmes hydrologiques continentaux que sont les bassins
versants.
Ce sont l'ensemble des eaux météoriques qui tombent sur la surface de la
terre, tant sous forme liquide (bruine, pluie, averse) que sous forme solide
(neige, grêle) et les précipitations déposées ou occultes (rosée, gelée
blanche, givre,...). Elles sont provoquées par un changement de température
ou de pression.
V
H t
H∆t : hauteur de pluie
V : Volume récupéré par la surface du récipient
S S : Surface du récipient
Pluviogramme
1. Précipitations
1.1. Mesure des précipitations
1.1.2. Intensité des précipitations:
l'intensité d'une averse est exprimée en hauteur d'eau par unité de temps (mm/h).
P(24h), jour j
La lecture se fait tous les 6h du matin. On appelle pluie du jour i la pluie tombée entre
6h du matin du jour i et 6h du jour i+1. Si plusieurs lectures sont faites, alors la pluie
journalière représentera le cumul des lectures faites au cours d’une même journée.
La pluie maximale journalière annuelle: C’est la hauteur de pluie la plus forte enregistrée en 24h sur
365 jours de l’année.
On calcule aussi les pluies ou modules pluviométriques mensuels et annuels à partir des
pluies journalières.
Le module pluviométrique mensuel Pm: C’est la hauteur d’eau tombée mensuellement en mm
n
Pm Pj Pj la pluie journalière égal au cumul des pluies mesurées au cours d’une même
journée n= 28, 29, 30 ou 31 jours.
1
Hyétogramme
Intensité des pluies versus temps
Courbe cumulative
1. Précipitations
1.2. Analyse ponctuelles et spatiale des mesures de précipitations
1.2.1. Analyse ponctuelles
1.2.2. Traitement des mesures de précipitations
Les mesures de précipitations acquises au niveau des stations
météorologiques peuvent subir plusieurs types de traitements et d'analyses. Elles font
l’objet de traitements statistiques répondant à deux objectifs:
1 P W i i
stations i
Wi 2 P( x ,m ) i Di = distance qui sépare la station i
Di Wi avec la station où les données
manquent
Wi = Coefficient de pondération
d- Estimer par la tendance annuelle des stations
pluviométriques à l’échelle de la région. Ainsi on peut calculer la
valeur manquante P(x,m) en fonction de:
Station Sahel
P(mm)
Années
700
P-Pm
Années
Ecart entre la pluie annuelle (P en mm) et la moyenne interannuelle (Pm en mm).
b2. La méthode du double cumul: plus puissante et plus répondue.
Principe de la méthode:
Il s’agit de comparer la tendance de la station étudiée par rapport à
celle de la station témoin, en traçant le graphe des données cumulées à la
station étudiée par rapport aux données cumulées de la station témoin.
La méthode est fondée sur le principe suivant:
En l’absence d’anomalie, deux stations A, B, voisines mesurent chaque
année une pluviométrie annuelle dans un rapport sensiblement constant
d’une année à l’autre, que l’année soit sèche ou humide. Soit:
PA (i)
cte et est pratiquement indépendan t de l ' année i
PB (i)
En conséquence les points M(i) de coordonnées les pluies cumulées
calculées à chaque station A et B jusqu’à l’année i sont pratiquement alignés.
En revanche si une erreur systématique à la station étudiée s’est produite
alors la droite des doubles cumuls présenterait une cassure de sa pente à
l’année de l’introduction de l’erreur.
Procédure de l’homogénéisation:
S ajusté Stations à
Pcorrigé Pobservé
Sobservé corriger
Station(s) de
référence
b2. La méthode du double cumul: plus puissante et plus répandue.
CORRECTION
Station(s) de
référence Si correction
partie infér.:
Si correction
partie Supér.:
b3. La méthode du double cumul: plus puissante et plus répondue.
En mm
1. Précipitations
1.2. Analyse ponctuelles et spatiale des mesures de précipitations
1.2.2 Analyse spatiale
L'analyse spatiale tient compte des mesures issues de plusieurs stations et a pour
but le calcul des précipitations moyennes à l'échelle d'un bassin versant. Parmi les
méthodes utilisées: la moyenne arithmétique, la méthode des polygones de Thiessen et la
méthode des isohyètes.
Cette méthode est utilisée quand le réseau de mesure a une répartition homogène consiste à calculer la
moyenne arithmétique des valeurs. S'applique uniquement si les stations sont bien réparties et si le
relief du bassin est homogène.
1 n
Pmoy Ai Pi
A i 1
• Arithmétique
• Polygones de Thiessen
• Contours en isohyètes
5.2
80.4
40.5
64.0
117.5
307.6
307.6 31.26
1. Précipitations
1.2. Analyse ponctuelles et spatiale des mesures de précipitations
1.2.3. Analyse ponctuelles
Cette probabilité est donnée, avec i représente une variable aléatoire, par
la relation suivante :
F ( xi ) P(i xi ) Probabilité de non- dépassement
1
T
1 F ( xi ) Probabilité de dépassement
Pour une même fréquence d'apparition (donc un même temps de retour) l'intensité
d'une pluie est d'autant plus forte que sa durée est courte.
A durée de pluie égale, une précipitation sera d'autant plus intense que sa
fréquence d'apparition sera petite (donc que son temps de retour sera grand).
Log I
Courbe IDF
(Intensité – Durée - Fréquence)
Log t
1. Précipitations
1.2. Analyse ponctuelles et spatiale des mesures de précipitations
1.2.3. Analyse temporelle des précipitations
1.2.3.2. Notion de temps de retour
On cherche à savoir la probabilité pour qu'un événement pluvieux (par exemple
une hauteur, une durée ou intensité de pluie) soit atteinte ou dépassée.
Si par exemple on considère l'intensité de pluie i. Le temps de retour T d'un
événement est l'inverse de la fréquence d'apparition de cet l'événement. Cette formule veut
dire qu'en moyenne toutes les T années l'intensité de pluie i sera atteinte ou dépassée.
T : temps de retour
1 1 i étant une variable aléatoire,
F ( xi ) 1 T F(xi) est la probabilité appelée fréquence de
T 1 F ( xi ) non dépassement:
F ( xi ) P(i xi )
•Par exemple, si l'on dit que la pluie de hauteur 73 mm est une pluie de période de retour 10
ans (ou décennale), c'est que cette pluie s'est produite statistiquement à la fréquence d'une
fois tous les dix ans. Il est à noter qu'une pluie de période de retour 20 ans peut cependant
arriver plusieurs fois dans une même année
1. Précipitations
1.2. Analyse ponctuelles et spatiale des mesures de précipitations
1.2.3. Analyse ponctuelles
1.2.3.3. Utilisation des courbes IDF
Les courbes IDF ne sont pas une fin en soi, mais sont construites dans un but bien
précis. Elles permettent d'une part de synthétiser l'information pluviométrique au droit d'une
station donnée et, d'autre part de calculer succinctement des débits de projet utilisées en
modélisation hydrologique et d'estimer des débits de crue.
1.2.3.4. Construction de courbes IDF
Les courbes IDF sont établies sur la base de l'analyse d'averses enregistrées à une station au
cours d'une longue période. Les courbes obtenues peuvent donc être construites de manière
analytique ou statistique.
a. Représentation analytique
Différentes formules sont proposées pour représenter l'intensité critique d'une pluie en
fonction de sa durée.
a
Talbot i t est l’intervalle de référence ∆t considéré au cours du
dépouillement exprimée en mn (période de retour)
bt i intensité exprimée en mm/h ou mm/mn
AB
a, b, A, B sont des paramètres régionaux qui dépendent du
Montana
B
i At
lieu L où se trouvent la station pluviométrique et de la
t période de retour T de l’averse. Soit donc
a( L ,T )
i( L ,T ) (1) Formule de Talbot
b( L ,T ) t
B( L ,T )
i( L ,T ) A( L ,T )t ln (i( L ,T ) ) ln (a) - b ln(t) (2) Formule de M ontana
1. Précipitations
1.2. Analyse ponctuelles et spatiale des mesures de précipitations
1.2.3. Analyse ponctuelles
5.9t-0.59
5.0t-0.61
3.7t-0.62
3.1t-0.64
Log t
Exemple
Avant propos
Les précipitations tombées à Sousse (Tunisie) ont été enregistrées sur une période
de 10 ans environ. Le dépouillement de ces observations a été effectué de manière à
déterminer les courbes IDF: cela signifie que pour chaque averse, on a mesuré l'apport
pluviométrique maximum pour différentes durées de référence ( t = 6, 15, 30, 45, 60
minutes). Cette analyse est résumée dans le tableau, donnant les dix valeurs d'intensité
maximales observées sur les 10 années.
Question 2. Représenter graphiquement ces résultats par des courbes i=f(T) pour les
différentes durées de référence t et par des courbes i=f(t) pour les différentes périodes de
retour.
Question 3. Calculer les paramètres des courbes i=f(t) pour T= 1, 2, 5 et 10 ans, selon
l'expression analytique donnée par Montana.
Années 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Durée de référence Intensités I (valeurs maximales)
(mn) (mm/h)
6 92 78 152 120 108 96 90 120 95 80
15 120 47 54 58 130 80 93 48 57 60
30 78 57 43 32 38 34 39 52 103 74
45 25 26 36 23 26 81 68 37 28 47
60 71 18 24 32 19 21 42 56 27 23
Question 1.
Calcul des intensités (mm/h) en fonction de la durée de référence t et de la période de retour T.
Méthode à appliquer : Calcul des fréquences de non-dépassement ou des fréquences d’apparition
Démarche et résultats
Etape 1 : Les intensité maximales observées sur les 10 années sont classées dans l’ordre décroissant.
Etape 2 : Pour une durée de précipitation donnée, la plus grande lame précipitée observée a une probabilité d'apparition de
1 fois en 10 ans correspondant à une probabilité de 0.1. Le temps de retour étant l'inverse de la probabilité de
dépassement, il est donc égal à 10 ans.
Etape 3 : Pour la 5ème plus grande lame précipitée, la probabilité de dépassement associée est de 0.5 puisque 5 lames
précipitées lui sont supérieures ou égales durant les 10 ans d'observation; ainsi son temps de retour est de 2 ans.
Etape 4 : Pour la 9ème plus grande lame précipitée, la probabilité de dépassement associée est de 0.2 puisque 2 lames
précipitées lui sont supérieures ou égales durant les 10 ans d'observation; ainsi son temps de retour est de 5 ans.
Etape 5 : Pour la 10ème lame précipitée, la probabilité de dépassement associée est de 1 puisque 10 lames précipitées lui
sont supérieures ou égales durant les 10 ans d'observation; ainsi son temps de retour est de 1 ans.
Les résultats sont résumés dans le tableau suivant :
Années 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Question 3. Calcul des paramètres des courbes i= f(t) pour T= 2 et 5 ans, selon l'expression analytique
donnée par Montana
Méthode à appliquer : Formule de Montana
Pour un temps de retour fixé, la détermination des couples durée – intensité moyenne est une étape très
importante puisqu’elle sert à déterminer la loi de pluviosité d’un lieu : ceci consiste à faire passer, au
mieux, une équation (loi de pluviosité) au travers des couples déterminés au point précédent. Différentes
formules sont proposées pour représenter l'intensité critique d'une pluie en fonction de sa durée. Pour la
station pluviométrique de Sousse, on fait l’hypothèse que la loi simplifiée de Montana est satisfaisante. Sa
formulation est la suivante : b ( L ,T )
i ( L ,T ) a ( L ,T ) t ln (i (L,T) ) ln (a) - b ln(t)
L’estimation des paramètres a et b de Montana est encore simplifiée en prenant le logarithme de cette
formule de manière à obtenir une relation linéaire :
B( L ,T )
i( L,T ) A( L,T )t ln (i( L,T ) ) ln (a) - b ln(t)
Pour chaque temps de retour T, la droite de régression passant par les couples (ln(t), ln(iT(t))) permet
d’estimer les paramètres de Montana.
Démarche et résultats
Etape 1 : Pour un temps de retour donné, représenter graphiquement les couples (ln(t),ln(i)) pour chaque
durée de précipitation t.
Etape 2 : La droite de régression passant par les couples (ln(t), ln(i)) a une pente égale au paramètre b de
la formule de Montana, alors que son ordonnée à l'origine est égale à ln(a).
durée temps de retour T Ln(durée) temps de retour T
[min] [an] [an]
1 2 5 10 1 2 5 10
6 78 96 120 152 1,79 4,36 4,56 4,79 5,02
15 47 60 120 130 2,71 3,85 4,09 4,79 4,87
30 32 52 78 103 3,40 3,47 3,95 4,36 4,63
45 23 36 68 81 3,81 3,14 3,58 4,22 4,39
60 18 27 56 71 4,09 2,89 3,30 4,03 4,26
pente de la
droite (b) = -0,63 -0,51 -0,35 -0,33
ordonnée à
l'origine
(Ln(a)) = 5,52 5,52 5,53 5,69
paramètre a
= 249,07 248,56 251,22 295,60
paramètre b
= 0,63 0,51 0,35 0,33
Ln (Intensité)
Ln (durée)
1 2 5 10
1. Précipitations
1.2. Analyse ponctuelles et spatiale des mesures de précipitations
1.2.3. Analyse ponctuelles
1.2.3.4. Construction de courbes IDF
b. Représentation statistique (méthodes probabilistes)
Les courbes IDF sont établies sur la base de l'analyse d'averses
enregistrées à une station au cours d'une longue période. L'analyse fréquentielle
peut s'appliquer si on ne présuppose pas une loi connue (de type Montana, etc.)
et si on s'intéresse à des événements rares, donc extrêmes. Les données
recueillies sont alors ajustées, à un pas de temps choisi, à une loi statistique qui
doit décrire relativement bien la répartition des extrêmes. C’est l’analyse
fréquentielle.
1. Précipitations
1.2. Analyse ponctuelles et spatiale des mesures de précipitations
1.2.3. Analyse ponctuelles
L’analyse fréquentielle
x a x a
F ( x) exp exp Avec la variable réduite suivante u
b b
Démarche et résultats
Coefficients a et b - PLUIE
Méthode des Moments moyenne = 45,7 [mm]
b a Ecart Type = 12,7 [mm]
9,9 40,0
=buq+a Pmoy pour période de retour T = 62,3 69,4 78,7 85,6 101,6 [mm]
2. Humidification Infiltration et ruissellement
Évaporation - sublimation
C'est l'ensemble des processus physiques de transformation de l'eau liquide en vapeur.
Mesure de ETR
Lysimètre
L'ETR est déterminé par le bilan du bloc de sol durant un intervalle de temps t :
P (Q D Etr ) R
Les mesures de l'évapotranspiration par case lysimétrique sont généralement
pratiquées en agronomie. Les mesures sont précises mais reste représentatives d'une
parcelle de terre limitée et d'une végétation donnée.
3. Evaporation et évapotranspiration
3.2. Notion d'évapotranspiration potentielle et réelle
3.2.1. Mesure de l’Évaporation potentielle
Atmomètre de Piche
Bac d’évaporation
station météorologique
3. Evaporation et évapotranspiration
3.2. Notion d'évapotranspiration réelle et potentielle
3.2.2. Estimation de l’Évaporation potentielle
En hydrologie l'évapotranspiration est estimée par des formules plus ou moins complexes. La plupart de ces
formules sont établies sur un certain nombre de bassins versants. Elles tiennent en compte des mesures climatologiques
telles que la température, l'humidité de l'air, le rayonnement global etc.
T 50 H r4 h
ETTurc k ( Rg 50) 1 Rg Iga 0.18 0.62
T 15 70 H
Iga radiation globale théorique (en cal/cm2/jour) ;
H durée théorique des jours du mois.
T
ETTurc k ( Rg 50)
T 15
Paramètres SEPT OCT NOV DEC JANV FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT
Iga (1) 788,00 658,00 528,00 469,00 508,00 624,00 764,00 880,00 950,00 972,00 955,00 891,00
h/H (1) 27,41 29,20 31,55 32,65 31,70 28,20 32,00 30,50 30,70 29,11 29,50 32,26
Ra (2) 402,00 334,80 249,00 223,20 244,90 274,40 384,40 444,00 511,50 513,00 520,80 480,50
Rg (3) 1353,33 1203,09 1042,32 957,84 1007,57 1102,23 1529,53 1679,92 1825,33 1771,78 1763,89 1798,14
HUMIDITE RELATIVE En %
Date TEMPERATURE En C° RG VT ETo
du jour Tmin Tmax Tm HRmin HRmax HRm en J/cm² Km/24h en mm
10/11/1994 10,6 23,4 20,10 65,0 99,0 82,00 3140 104 1,19
11/11/1994 10,6 24,2 16,5 61,0 98,5 89,0 1 201 113 1,31
12/11/1994 13,9 22,5 18,1 69,5 98,5 89,5 624 99 1,10
13/11/1994 11,9 22,2 16,1 43,0 98,5 80,5 1 255 127 1,61
14/11/1994 9,9 26,3 17,7 37,0 94,5 66,5 1 265 244 2,88
15/11/1994 12,4 27,4 18,3 32,5 89,5 62,0 1 244 190 2,82
16/11/1994 10,4 22,8 15,5 62,0 98,5 87,5 829 85 1,14
17/11/1994 11,3 21,1 15,7 58,0 98,5 83,5 636 107 1,24
18/11/1994 6,5 22,3 13,7 56,0 98,0 85,0 1 157 115 1,35
19/11/1994 10,3 22,7 13,6 76,0 99,5 94,5 972 120 1,03
20/11/1994 7,9 22,3 12,9 62,5 99,5 91,5 986 83 1,10
21/11/1994 6,1 25,7 13,7 39,0 99,5 86,5 1 156 97 1,67
22/11/1994 7,2 26,6 14,6 36,0 99,5 82,5 1 142 132 2,12
23/11/1994 7,9 27,4 15,7 32,0 96,5 70,0 1 114 152 2,46
24/11/1994 8,3 26,8 16,7 29,5 84,5 62,0 1 152 191 2,94
25/11/1994 6,8 24,0 13,5 45,5 98,0 82,5 864 101 1,51
26/11/1994 6,6 25,0 14,3 34,5 100,0 83,0 1 113 122 1,93
27/11/1994 9,0 21,8 13,9 64,5 99,0 87,5 930 121 1,20
28/11/1994 6,1 23,2 12,9 36,5 99,5 79,5 1 036 101 1,59
29/11/1994 7,8 23,9 14,6 33,0 98,0 72,0 975 108 1,78
30/11/1994 7,5 26,7 15,9 26,5 87,5 59,5 983 187 2,94
01/12/1994 9,6 25,8 17,0 29,0 71,0 50,5 894 246 3,47
02/12/1994 12,7 22,8 16,5 51,5 91,0 67,5 479 234 2,09
03/12/1994 8,2 23,8 15,4 50,5 98,5 82,0 1 011 126 1,52
04/12/1994 5,9 25,5 13,9 37,0 99,0 78,0 1 024 124 1,90
05/12/1994 5,3 22,6 13,4 50,0 99,0 83,0 938 115 1,45
06/12/1994 5,5 23,2 13,3 57,0 99,5 87,0 988 109 1,32
3. Evaporation et évapotranspiration
3.2. Notion d'évapotranspiration réelle et potentielle
3.2.2. Estimation de l’Évaporation potentielle
3.2.2.2. Formule de Thornthwaite:
Cette formule est basée sur la température de l'aire:
a
10t
ETPTh 16 K
I
t: température moyenne mensuelle du mois considéré,
I : indice thermique annuel, somme de douze indices thermiques mensuels i,
a: fonction complexe de l'indice I,
1.514
t
12
1.6
I a I 0.5
1 5 100
K: coefficient d'ajustement mensuel en fonction de la latitude K =N.ρ
Hr : humidité relative ;
A B. p
ETPBLCR ( )(1.46Tmoy 8) B et A: Facteur dépendant de Hr, h/H et de la vitesse du vent
nb jours mois p: Coefficient fonction de la latitude
A 0.0043H r
h
1.41 A+Bp=(pourcentage d’heures diurnes pendant le mois
H considéré para rapport au nombre d’heures diurnes annuelles)
Paramètres SEPT OCT NOV DEC JANV FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT
p (1) 8,40 7,90 7,10 6,90 7,12 6,90 8,40 8,80 9,70 9,70 9,80 9,30
A (2) -1,32 -1,31 -1,30 -1,29 -1,29 -1,31 -1,30 -1,31 -1,31 -1,31 -1,31 -1,30
B (3) 0,9 0,8 0,7 0,6 0,6 0,6 0,7 0,7 0,8 0,9 0,9 0,9
RU
Eau pelliculaire
Sol :
zone
insaturée Eau liée ou hygroscopique
Sol sec
• P < ETP : l'évapotranspiration se fera à la fois sur la totalité des précipitations et sur les
réserves emmagasinées par le sol.
• ETR = ETP jusqu'à épuisement des réserves (RFU atteint son maximum).
• P = ETP : toute la quantité d'eau précipitée sera reprise par l'ETR , celle-ci est égale à
l'ETP.
• P > ETP: l'évapotranspiration se déroulera d'une façon normale, mais il restera une
certaine quantité d'eau disponible (surplus) qui sera emmagasinée dans le sol jusqu'à la
saturation, permettant ainsi de reconstituer la réserve du sol.
• P >> ETP : la quantité d’eau précipitée sera suffisante pour l'évapotranspiration et l'ETR
est égale à l'ETP, mais le surplus d'eau se découlera soit par infiltration, soit par
ruissellement, si la réserve facilement utilisable atteint son maximum.
Bilan Hydrologique dans un Bassin versant
sep oct nov dec janv fev mars avr mai juin juil aout
ETP 55 43 31 27 13 09 82 64 77 81 90 101
P 60 75 10 07 123 88 05 10 00 01 05 07
P-ETP
RFU 100
ETR
Δ rés
Excéd
Défic Agri
Infil ou
Ecoul
sep oct nov dec janv fev mars avr mai juin juil aout
ETP 55 43 31 27 13 09 82 64 77 81 90 101
P 60 75 10 07 123 88 05 10 00 01 05 07
P-ETP 5 32 -21 -20 110 79 -77 -54 -77 -80 -85 -94
ETR 55 43 31 27 13 09 82 33 00 01 05 07
Défic Agri 0 0 0 0 0 0 0 31 77 80 85 94
120 50
P
2xT
100 45
2xT (°C)
P (mm)
80 40
PERIODE
PERIODE HUMIDE
60 ARIDE 35
PERIODE
HUMIDE
40 30
20 25
0 20
JANV FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEPT OCT NOV DEC Mois
AMPLITUDE THERMIQUE
minimum
3.4. Classification des climats
3.4.1. En fonction de l’amplitude Thermique
Le diagramme achevé va être exploité en vue de déterminer le climat d’une station.
Température Amplitude Précipitations Nombre de
moyenne annuelle thermique totales mois secs CLIMAT
à 500 mm
De 0 à 15°C > 20°C < 250 mm … désertique froid
I = Indice d’aridité ;
P P = Précipitation moyenne annuelle en mm ;
I T = Température moyenne annuelle en °C.
T 10 Le nombre10 permet d’éviter les nombres négatifs.
Ainsi l’indice de Martonne peut caractériser différents climats :
45.00
Indice d'aridité
40.00
Milieu humide
35.00
INDICE D’ARIDITE TYPE DE CLIMAT
30.00
Milieu tempéré
30-20 milieu tempéré 25.00
20-10 milieu semi-aride 20.00
10-5 milieu aride 15.00 Milieu semi-aride
<5 milieu hyperaride 10.00
Milieu aride
Variation de l’indice de Martonne caractérisant 5.00
les différents climats (Martonne, 1950). 0.00
01
75
76
77
78
79
80
81
82
83
84
85
86
87
88
89
90
91
92
93
94
95
96
97
98
20 9
9
Années
Variation de l’indice d’aridité à la station de Mnasra
(1975-2001).
3.4. Classification des climats
3.4.2. En fonction du climagramme de Sauvage.
La classification climatique établie sur la base du climagramme de Sauvage
(1963). Ce climagramme peut être tracé en se basant sur le coefficient d’Emberger (Q)et la
moyenne des minima du mois le plus froid en °C (m). Le Coefficient d’Emberger peut être
déduit par:
P
Q 1000 M = moyenne des maxima du mois le plus chaud en °C
m = moyenne des minima du mois le plus froid en °C
1
( M m)( M m) P = moyenne des précipitations annuelles (mm)
2
Q
m ide
200 Hu
ide
um
b -H
Su
150 e
ri d
Mnasra i -A
S.Tlat Sem
100
i de
Ar
50 n
rie
ha
Sa
m(°C)
0 Hiver frais 3 Hiver tempéré 7 Hiver chaud
Objectifs de l’exercice :
Appliquer différentes méthodes pour obtenir une estimation de
l’évapotranspiration de référence.
Comparer les estimations obtenues.
Données de l’exercice :
L’exercice porte sur les données météorologiques mensuelles (valeurs moyennes)
mesurées dans une station météorologique pour l’année 1999 qui sont regroupées dans le
tableau1.
Les tableaux 2 et 3 regroupent le pourcentage d’heures diurnes pendant le mois
considéré par rapport au nombre d’heures diurnes annuelles et les valeurs de la durée
astronomiques du jour N en fonction de la latitude, valeurs nécessaires à la résolution de
cet exercice.
Questions
A l’aide des données météorologiques mensuelles établies à la station pour
l’année 1999 (Tableau 1) et sachant que la station se situe à la latitude 46.52 °N, on vous
demande de répondre aux questions suivantes :
Question 1. Estimer l’évapotranspiration de référence ET0 en utilisant la formule
de Blaney et Criddle au pas de temps mensuel.
Question 2. Estimer l’évapotranspiration de référence ET0 en utilisant la formule
de de Turc au pas de temps mensuel.
Question 3. Estimer l’évapotranspiration de référence ET0 en utilisant la formule
de Thornthwaite au pas de temps mensuel.
Question 4. Représenter graphiquement et comparer les résultats obtenus. Quelle
relation s’applique le mieux ? Expliquer.
Tableau 1. Données météorologiques mensuelles (valeurs moyennes) mesurées.
Mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
q 0.2 0.23 0.27 0.3 0.34 0.35 0.34 0.32 0.28 0.24 0.21 0.2
Résultats.
L’évapotranspiration de référence ET0 est obtenue en appliquant l’équation (1). On
obtient ainsi une valeur annuelle : ET0 = 1376 mm
valeurs valeurs valeurs ETPBLCR nb de jours x q(1.46Tmoy 8)
MOYENNES MOYENNES MOYENNES valeurs CUMULEES
rayonnement humidité
décade température durée d'ensoleillement ET0
global relative q
[°C] [W/m2] [%] [h] % [mm/mois]
Dans le cas où le rayonnement global RG (i.e. solaire incident donc tout ce qui arrive au sol)
est exprimé en W/m2, les relations ci-dessus s’expriment en multipliant la valeur de RG par
2.065.
Résultats.
L’évapotranspiration de référence ET0 est obtenue en appliquant l’équation (3) ou (4) de la
formule de Turc suivant la valeur de l’humidité relative. On obtient ainsi une valeur annuelle
ET0 = 726 mm
T
facteur multiplicatif [W/m2] ETTurc 0.4 ( Rg 50)
-->> [cal/j/cm2] = 2,065 T 15
coefficient
décadaire = 0,40
valeurs valeurs valeurs
MOYENNES MOYENNES MOYENNES valeurs CUMULEES
rayonnement rayonnement
décade température humidité relative durée d'ensoleillement ET0 Turc
global global
[°C] [W/m2] [%] [h] [cal/cm2/jour] [mm/mois]
Janvier 3,7 44,7 75,2 25,2 92,38503226 11,1800389
Février 1,9 67,1 75,9 27,7 138,6212473 8,35931261
Mars 7,4 124,5 67,6 51,4 257,0501505 40,4678675
Avril 9,7 159,5 70,5 52,2 329,2868817 59,5218115
Mai 16,7 203,1 69,5 64,7 419,323871 98,9237448
Juin 17,2 242,7 64,9 77,3 501,1275699 117,71178
Juillet 20,9 264,9 62,8 97,6 546,9247312 138,970101
Août 20,1 195,2 69,9 69,2 402,9212903 103,762246
Septembre 18,3 150,9 71,9 62,3 311,5141505 79,4901369
Octobre 11,9 89,2 77,4 37,8 184,1686022 41,5037505
Novembre 4,6 52,6 76,2 27,6 108,5219785 14,9706232
Décembre 3,9 41,1 73,2 24,4 84,79036559 11,1519516
Total = 726,013364 [mm]
Question 3. Estimation de ET0 selon la formule de Thornthwaite
La formule de Thornthwaite, établie aux Etats-Unis, permet de calculer l’évapotranspiration
de référence mensuelle (en cm) pour une durée théorique d’éclairement de 12 heures par 24
heures. Elle s’exprime comme suit :
1.514
a
t
12
1.6
10t
ETPTh 16 K I a I 0.5
I 1 5 100
Janvier 3,7 44,7 75,2 25,2 9,1 1,109 1,25924 0,62449 0,78351 12,1879
Février 1,9 67,1 75,9 27,7 10,4 0,566 1,25924 0,22541 0,80912 6,42085
Mars 7,4 124,5 67,6 51,4 11,9 2,232 1,25924 1,79968 1,02459 32,0661
Avril 9,7 159,5 70,5 52,2 13,5 2,932 1,25924 2,72063 1,12455 46,2401
Mai 16,7 203,1 69,5 64,7 14,9 5,059 1,25924 6,21307 1,28289 91,0144
Juin 17,2 242,7 64,9 77,3 15,7 5,204 1,25924 6,48357 1,30781 95,431
Juillet 20,9 264,9 62,8 97,6 15,4 6,325 1,25924 8,71088 1,32594 117,592
Août 20,1 195,2 69,9 69,2 14,2 6,089 1,25924 8,22315 1,22262 104,38
Septembre 18,3 150,9 71,9 62,3 12,6 5,545 1,25924 7,13703 1,04958 81,6029
Octobre 11,9 89,2 77,4 37,8 10,9 3,614 1,25924 3,73293 0,93849 47,5565
Novembre 4,6 52,6 76,2 27,6 9,5 1,404 1,25924 0,89187 0,79135 15,5769
Décembre 3,9 41,1 73,2 24,4 8,7 1,184 1,25924 0,6896 0,74907 12,441
1.514
12
t
I I= 47.4523 Total = 662,509
1 5
Résultats.
L’évapotranspiration de référence ET0 est obtenue en appliquant l’équation (2). On obtient
ainsi une valeur annuelle : ET0 = 744 mm
Question 4. Comparaison des résultats
200
Blaney & Thornthw 180
Evapotranspiration (mm)
Turc
Criddle aite
160
[mm/mois [mm/mois
[mm/mois]
] ] 140
0 0 0
120
Janvier 60.0 12.2 11.2
Février 57.1 6.4 8.4 100
Mars 95.3 32.1 40.5 80
Avril 112.1 46.2 59.5
Mai 165.3 91.0 98.9 60
Juin 167.0 95.4 117.7 40
Juillet 185.6 117.6 139.0
Aout 171.1 103.8 20
104.4
Septembre 138.0 81.6 79.5 0
Octobre 100.4 47.5 41.5 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
Novembre 63.8 15.6 15.0 Temps (mois)
Décembre 60.8 12.5 11.1
Blaney & Criddle [mm/mois] Thornthwaite [mm/mois] Turc [mm/mois]
Total 1376.5 662.5 726.0