Ed 938
Ed 938
professionnels
Guide pour les industries graphiques
(prépresse, imprimerie offset)
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS)
ED 938
mai 2013
Cette brochure a été élaborée par un groupe de travail composé de Laurent Barbat (CRAMIF),
Séverine DEMASY (INRS), Jean-Pierre ZANA (INRS), Benoît MOREAU (UNIC), Société autographe
(Paris), Imprimerie du Bois de la Grave (Saint Médard-en-Jalles), Imprimerie Nouvelle
(Saint-Jean-de-Braye), ISTRA (Schiltigheim), Etablissements Martinenq (Ivry-sur-seine),
la Chambre de métiers de Haute Garonne, le service médical inter entreprises METRA 92
Nord (Gennevilliers), et coordonnée par Brigitte Andéol-Aussage (INRS).
2
Introduction ...................................................................................................................................................................... p. 5
Objectif du guide ......................................................................................................................................................... p. 6
Mode d’emploi du guide...................................................................................................................................... p. 6
Étape 1 : préparer l’évaluation des risques.................................................................................. p. 8
Étape 2 : identifier les risques................................................................................................................... p. 20
Étape 3 : classer les risques ....................................................................................................................... p. 27
Établissement du document unique ..................................................................................... p. 31
Étape 4 : définir des solutions et mettre en place un plan d’action .................. p. 32
Mise à jour du document unique ............................................................................................... p. 35
3
4
Les activités industrielles peuvent être à la source de risques
accidentels (par exemple l’utilisation de machines, de produits
chimiques mais aussi le déplacement routier), de facteurs
de risques (par exemple stress, harcèlement), de maladies
professionnelles (par exemple surdité) ou d’impacts sur
l’environnement (par exemple pollution des eaux, pollution des
sols).
5
Objectif du guide
Cette brochure est destinée aux industries graphiques ayant des
activités :
šGHSUÜSUHVVH
šGŖLPSUHVVLRQRIIVHW
šGHUHOLXUHEURFKXUHGRUXUH
Elle a pour objectif de guider les professionnels des industries
graphiques dans la mise en œuvre d’une démarche de prévention
des risques professionnels commençant par l’évaluation des risques
professionnels.
La consultation de ce guide vous permettra de réaliser le document
unique et de gérer les risques de votre entreprise.
6
Consulter
ÉTAPE 1 Explication générale : « Démarrage »
Préparer l’évaluation des risques Supports : D1, D2, D3, D4, D5, D6
Consulter
ÉTAPE 2 Explication générale : « Identification
Identifier les risques des risques »
Supports : I1, I2, I3, I4
Consulter
ÉTAPE 3 Explication générale : « Classement
Classer les risques des risques »
Supports : C1
Consulter
Rédiger Explication générale : « Établissement du
le document unique document unique »
Consulter
ÉTAPE 4 Explication générale : « Solution et plan
Définir des solutions et mettre d’action »
en place un plan d’action
Consulter
Suivre le plan Explication générale : « Mise à jour du
d’action document unique »
Supports : M1, M2
7
DÉMARRAGE
Conseils
š/DGLUHFWLRQGRLWVŖLPSOLTXHUGDQVOHSURMHWŝ/ŖÜYDOXDWLRQGHVULVTXHVFRQVWLWXH
une obligation à la charge de l’employeur ».
8
Étape 1
SUPPORT D1
Que peut vous apporter l’EvRP ?
Imprimerie 7 personnes
ŝ/Ŗ(Y53QRXVDSHUPLVGHSUHQGUHGXUHFXOVXUQRWUHDFWLYLWÜ5DQJHUUHFDGUHUő
nous a fait gagner en productivité et en qualité. Par ailleurs, le fait d’avoir dialogué
avec tous sur ce sujet a amélioré les relations avec le personnel. Mais attention,
afin d’arriver à ce résultat, il a fallu s’investir dans la durée. »
D’autres imprimeries
ŝ/ŖÜYDOXDWLRQGHVULVTXHVQRXVDSHUPLVGHSUHQGUHGXUHFXOŞ
ŝ/ŖÜYDOXDWLRQGHVULVTXHVDSHUPLVGŖDPÜOLRUHUOŖH[LVWDQWŞ
ŝ/ŖÜYDOXDWLRQGHVULVTXHVQRXVDFRQGXLWÇUHPHWWUHHQFDXVHOHVKDELWXGHVŞ
9
SUPPORT D2
Qui intervient dans l’EvRP ?
3RXUUÜDOLVHUOŖ(953LOHVWSUÜIÜUDEOHGHSULYLOÜJLHUOHVFRPSÜWHQFHVLQWHUQHV
GHYRWUHHQWUHSULVH(QFRPSOÜPHQWYRXVSRXYH]EÜQÜILFLHUGŖXQDSSXLGH
compétences externes.
Compétences internes
ŝ/HFKHIGŖÜWDEOLVVHPHQWSUHQGOHVPHVXUHVQÜFHVVDLUHVSRXUDVVXUHUODVÜFXULWÜ
et protéger la santé physique et mentale des travailleurs de l’établissement, y
FRPSULVOHVWUDYDLOOHXUVWHPSRUDLUHVŞ/GXFRGHGXWUDYDLO3RXUUHVSHFWHU
cette obligation, le chef d’établissement désigne une personne compétente.
10
Étape 1
SUPPORT D2
2. Les salariés
L’implication des salariés est indispensable. Ils connaissent et peuvent décrire
OHXUDFWLYLWÜHWVRQWÇPÝPHGHIDLUHUHVVRUWLUOHVSRLQWVLPSRUWDQWV,OVVRQWOHV
premiers à pouvoir trouver des solutions adaptées au terrain et à valider les
solutions proposées.
Compétences externes
L’utilisation de compétences externes peut s’avérer intéressante et nécessaire GRANDES
si l’employeur ne désigne pas, en interne, de personne compétente. Lors des ENTREPRISES
ÜWDSHV GŖLGHQWLILFDWLRQ RX GH FODVVHPHQW GHV ULVTXHV HOOH DSSRUWH XQ ŝċLO
neuf » sur la situation de votre entreprise et des idées nouvelles. Par contre, ces Dans le cadre de l’EvRP, vous
aides extérieures, auxquelles fait appel l’employeur, après avis du CHSCT ou, serez peut-être amené à ce que
en son absence, des délégués du personnel, ne peuvent pas se substituer aux les salariés se regroupent pour
compétences internes ; en particulier, tout ce qui relève des prises de décision échanger leurs idées. Il est alors
reste à la charge de l’entreprise. nécessaire qu’un de ces salariés
rapporte les résultats de ces
9RXVWURXYHUH]FLDSUÛVXQHOLVWHGHSDUWHQDLUHVVXVFHSWLEOHVGHYRXVDLGHU échanges et soit donc capable
dans votre démarche. de synthétiser et d’écrire les
remarques soulevées.
N’oubliez pas que le CHSCT a
déjà dans ses missions celles
d’analyser les risques… Il est
donc une ressource sur laquelle
il est intéressant de s’appuyer.
EXEMPLE PRATIQUE
11
SUPPORT D2
12
Étape 1
SUPPORT D3
Comment choisir une méthode ?
13
SUPPORT D4
Comment définir vos unités de travail ?
Comment faire ?
Rien n’étant imposé, une idée simple est de se conformer à la logique de
OŖHQWUHSULVHHQODGÜFRXSDQW
šVRLWSDUVHUYLFH
šVRLWSDUVLWXDWLRQGHWUDYDLO
šVRLWSDUW\SHGHSRVWH
šVRLWSDUPÜWLHU
šő
Quelques exemples
Par > Direction > Atelier impression
service/ > Commercial > $WHOLHUID×RQQDJH
atelier > Administratif > Atelier maintenance
> Atelier prépresse > Expédition
Par > Devis > Massicotage
situation > 9LVLWHGHFOLHQWV > Pliage
de travail > Réception des matières > Travaux électriques
premières > Nettoyage machines
> Stockage > Gestion des déchets
> PAO > Maintenance
> Flashage, développement > 6RXVWUDLWDQFHLQWHUQH
> Impression (coursiers, fournisseurs,
transporteurs – réguliers ou
non –, société de maintenance,
de nettoyage, de vérification, de
récupération de déchets papier,
de produits dangereux…)
14
Étape 1
SUPPORT D4
Conseil
š$VVXUH]YRXVTXHFKDTXHVDODULÜHVWELHQUDWWDFKÜÇDXPRLQVXQHXQLWÜGH
travail, sans oublier l’exposition aux dangers des personnels temporaires
(stagiaires,intérimaires).
š3HQVH] DX[ VLWXDWLRQV SDUWLFXOLÛUHV SRO\YDOHQFH EHVRLQ GŖHQWUDLGH HQWUH
collègues…).
EXEMPLE PRATIQUE
'DQVODVRFLÜWÜŝ,035,0ŞSHUVRQQHVOHVXQLWÜVGHWUDYDLORQWÜWÜGÜILQLHVGHODPDQLÛUHVXLYDQWH
15
SUPPORT D5
Quels messages faire passer à votre personnel ?
Que communiquer ?
š/HVULVTXHVLGHQWLILÜV
š/HVDFWLRQVSURJUDPPÜHVHWOHXUVXLYL
š/ŖLPSDFW GŖXQH PHLOOHXUH SULVH HQ FRPSWH GH OD VÜFXULWÜ GDQV OHV UÜVXOWDWV
financiers.
16
Étape 1
SUPPORT D5
NOTE
c/Ŗ$77(17,21'(/Ŗ(16(0%/('83(56211(/
/D UÜJOHPHQWDWLRQ LPSRVH Ç WRXWH HQWUHSULVH IUDQ×DLVH TXHOOH TXH VRLW VRQ DFWLYLWÜ TXHOOH TXH VRLW VD WDLOOH GH
formaliser les résultats de l’évaluation des risques professionnels dans un document unique.
-H SURSRVH SRXU QRWUH HQWUHSULVH GH WUDYDLOOHU SDU VHUYLFH DGPLQLVWUDWLRQ FRPPHUFLDO 3$2 SUÜSUHVVH SUHVVH
(impression), finition, expédition, ensemble de l’établissement, maintenance.
&UR\DQWHQOŖLQWÜUÝWGŖXQHWHOOHGÜPDUFKHHWFRQYDLQFXTXHVRQHIILFDFLWÜGÜSHQGUDGHYRWUHFROODERUDWLRQMHYRXV
GHPDQGHGÛVDXMRXUGŖKXLGHUÜDOLVHUOHVDFWLRQVVXLYDQWHVSRXUOŖXQLWÜGHWUDYDLOTXLYRXVFRQFHUQH
şLGHQWLILHUOHVULVTXHVDX[TXHOVYRXVMXJH]ÝWUHSRWHQWLHOOHPHQWH[SRVÜV
– rechercher les conséquences possibles de ces risques,
– imaginer des actions à mettre en place.
3RXU FH IDLUH MH YRXV GHPDQGH GH ELHQ YRXORLU UHPSOLU OH VXSSRUW GŖHQTXÝWH FLMRLQW SDU XQLWÜ GH WUDYDLO
( SUPPORT I1). Toutes les remarques nous intéressant à ce stade de l’étude, je vous remercie par avance de bien
YRXORLUSUÜVHQWHUYRVVXJJHVWLRQVPÝPHFHOOHVQŖD\DQWSDVREWHQXOŖDFFRUGGHWRXV
&HWWHGÜPDUFKHSRXUUDÝWUHUÜDOLVÜHÇODOXPLÛUHGHVLQIRUPDWLRQVVXLYDQWHV
– la première cause d’accident mortel du travail en France est due au risque routier (accident de la route),
şOHVGHX[SUHPLÛUHVFDXVHVGŖDFFLGHQWGXWUDYDLOHQ)UDQFHVRQWOŖDFFLGHQWGHSODLQSLHGHWODPDQXWHQWLRQPDQXHOOH
de charge,
– les deux premières maladies professionnelles en France sont les troubles musculosquelettiques (TMS)
GRXOHXUVVRXYHQWÇODPDLQSULQFLSDOHPHQWGXHVÇODUÜSÜWLWLRQHWRXÇODŝGXUHWÜŞGHFHUWDLQHVWÉFKHV
et les lombalgies (mal de dos),
– les premiers risques à considérer sont ceux qui ont été à l’origine d’accident dans notre entreprise.
Une réunion sera par la suite organisée par unité de travail en partenariat avec notre médecin du travail afin de
définir conjointement les actions à réaliser.
Le Directeur
17
SUPPORT D6
Sur quels documents s’appuyer ?
š/ŖÜWLTXHWDJHGHVSURGXLWV
š/HV ILFKHV GH GRQQÜHV VÜFXULWÜ )'6 VXU OHV
produits chimiques.
&HVILFKHVHQIUDQ×DLVVRQWHQYR\ÜHVSDUYRV
fournisseurs.
Elles récapitulent les risques liés à l’utilisation
de chaque produit, les conseils de manipulation.
Des compléments d’information sont donnés
dans l’annexe 2.
š/HVQRWLFHVGŖLQVWUXFWLRQVGHVPDFKLQHV
š/HVILFKHVGHSRVWH
š/HVUDSSRUWVGHVRUJDQLVPHVGHYÜULILFDWLRQ
š/HVGRFXPHQWVIRXUQLVSDUYRWUHRUJDQLVDWLRQ
professionnelle.
š/H UHJLVWUH GHV DFFLGHQWV GX WUDYDLO TXHOV DFFLGHQWV VH VRQW SURGXLWV" GHV
GRANDES
DFWLRQVRQWHOOHVÜWÜPLVHVHQSODFH"TXHOOHVVRQWHOOHV"VRQWHOOHVUHVSHFWÜHV"
ENTREPRISES
š/DILFKHHQWUHSULVHUÜGLJÜHSDUOHPÜGHFLQGXWUDYDLO
– L’analyse des risques
š/HVGRFXPHQWVUÜGLJÜVSDUOŖLQVSHFWLRQGXWUDYDLO
effectuée par le CHSCT.
š/HVSODQVGHSUÜYHQWLRQTXLRQWÜWÜPLVHQSODFH
– Le bilan écrit de la situation
š/HVFRQWUDWVGŖDVVXUDQFHFODXVHVLQFHQGLHSDUH[HPSOH générale de l’hygiène, de la
sécurité et des conditions
Comment utiliser ces documents ? de travail et des actions de
prévention proposées par le
Ces documents vous serviront à confronter les faits avec ce qui peut se dire sur CHSCT.
le terrain (démystifier les rumeurs).
– Le programme annuel
Par ailleurs, certains risques et solutions de prévention sont déjà indiqués dans
de prévention des risques
ces documents.
professionnels.
– La liste des postes présentant
des risques particuliers pour la
santé et la sécurité des salariés
temporaires (CDD, intérim) qui
doit être établie par l’employeur,
après avis du médecin du travail
et du CHSCT ou à défaut les DP.
18
Étape 1
SUPPORT D6
Exemples
Documents Apports
Notice d’instructions d’une > permet de connaître la bonne méthode pour effectuer son réglage
machine RXVRQQHWWR\DJHGHID×RQVĜUHYRLUDQQH[H
Fiches de postes > permettent d’informer les travailleurs des conditions d’utilisation
ou de maintenance des équipements de travail, des instructions ou consignes
les concernant, de la conduite à tenir face à certaines situations anormales
prévisibles.
Rapports de vérifications > renseignent sur l’état des équipements et des installations inspectés,
périodiques d’organismes et sur les risques.
Fiche > consigne notamment les risques professionnels et les salariés exposés
entreprise à ces risques.
Plan de prévention > réalisé à la suite d’une analyse des risques d’interférence entre les activités
d’une entreprise intervenante et celles d’une entreprise utilisatrice. Y figurent
OHVPHVXUHVTXLGRLYHQWÝWUHSULVHVSDUFKDTXHHQWUHSULVHDXYXGHFHWWHDQDO\VH
EXEMPLE PRATIQUE
19
IDENTIFICATION DES RISQUES
Les outils d’identification des risques sont destinés à collecter des
informations. Ceux proposés ne sont pas exhaustifs ni exclusifs mais
sont complémentaires. L’entreprise peut commencer par utiliser, par
exemple, un questionnaire, une méthode simple mais souvent incomplète
et améliorer son identification par des observations des situations
concrètes de travail, qui demandent plus de temps. Ces outils sont
souvent à adapter au cas par cas, selon la taille de l’entreprise, ses
activités, sa culture…
Outils d’identification
Réaliser une enquête préalable SUPPORT I1
Recueillir de l’information de manière participative SUPPORT I2
Recueillir de l’information à partir de questionnaires SUPPORT I3
Conseils GRANDES
ENTREPRISES
š6LOHVXQLWÜVGHWUDYDLOFKRLVLHVVRQWGHVOLHX[JÜRJUDSKLTXHVORFDX[HOOHVQH
Pour les structures de plus
doivent pas occulter les particularités de certaines expositions individuelles.
grande taille, d’autres outils
Exemple : une personne de l’administration peut être amenée à entrer dans l’atelier sont disponibles :
et/ou participer aux activités de l’atelier et être confrontés aux risques de ce lieu.
– méthode des groupes de
š6L OHV XQLWÜV GH WUDYDLO VRQW GHV OLHX[ JÜRJUDSKLTXHV SHQVHU DX[ VLWXDWLRQV travail (exemple : groupe de
« inter-unités de travail » travail avec deux opérateurs
d’une unité de travail et un
Exemple : transport des plaques de l’atelier prépresse à l’atelier impression : risques
opérateur d’une autre unité,
particuliers liés à cette manutention tels que chute dans les escaliers…
ne connaissant pas la première ;
avantage : œil neuf, critique),
š,O HVW LPSRUWDQW GH YDOLGHU OHV LQIRUPDWLRQV UHFXHLOOLHV FDU FH TXL SHXW ÝWUH
considéré comme un risque d’une certaine nature dans un premier temps, peut – faites faire des mesures,
s’avérer être un risque de nature différente. Pour cette validation, vous serez
– réalisez des audits : à partir
amené à consulter de la documentation, vous appuyer sur des compétences
d’un référentiel préétabli,
H[WHUQHVRXGHVH[SHUWVPÜGHFLQGXWUDYDLOőSURFÜGHUÇGHVPHVXUHV
cette technique consiste à
Exemple : un produit fortement odoriférant peut être considéré comme dangereux mettre en évidence les écarts
par inhalation alors que la fiche produit du fabricant indique, soit son innocuité, soit par rapport à ce référentiel ;
un risque d’allergie cutanée. les entreprises qui ont déjà
un système de management
š1HSDVMXJHUDSULRULOHVLQIRUPDWLRQVUHFXHLOOLHV/ŖÜWDSHGHUHFXHLOGŖLQIRUPDWLRQV de la qualité et/ou de
ne consiste pas à trouver directement des solutions de prévention. Des idées l’environnement sont
de solutions peuvent survenir, mais la recherche précise de solutions se fera familiarisées avec cette
ultérieurement. technique.
20
Étape 2
SUPPORT I1
Réaliser une enquête préalable
Comment faire ?
š5HPHWWUHÇFKDTXHVDODULÜXQGRFXPHQWOXLGHPDQGDQW
şGHUÜSHUWRULHUOHVULVTXHVDX[TXHOVLOSHQVHÝWUHH[SRVÜ
şGHSURSRVHUGHVVROXWLRQVÜYHQWXHOOHV
š/DLVVHUXQGÜODLEUHIRXMRXUVDX[VDODULÜVSRXUUÜSRQGUH
š5ÜFXSÜUHUOHVGRFXPHQWVUHQVHLJQÜV
š6\QWKÜWLVHUUDSLGHPHQWOHVUÜSRQVHVHWLQIRUPHUOHVVDODULÜVGHVUÜVXOWDWV
Conseils
&HWWHPÜWKRGHHVWVLPSOHPDLVLOIDXWYHLOOHUÇFHTXH
šOŖREMHFWLI GH FHWWH DFWLRQ VRLW FODLUHPHQW H[SOLTXÜ YRLU SUPPORT D5 HQ GRANDES
UHPHWWDQW SDU H[HPSOH HQ PDLQ SURSUH OH VXSSRUW DX[ VDODULÜV DX[TXHOV LO ENTREPRISES
HVWGHVWLQÜ
Le support pour l’enquête
šOH GÜODL HQWUH OD UHPLVH GX GRFXPHQW HW OD UÜSRQVH GHV VDODULÜV VRLW EUHI préalable doit-il être anonyme ?
/ŖH[SÜULHQFHPRQWUHTXŖLOQHGHYUDLWSDVH[FÜGHUMRXUVFDU
Dans les très petites et petites
şOHQRPEUHGHUÜSRQVHVHVWDLQVLSOXVÜOHYÜ
structures, l’anonymat est
şOHVVDODULÜVSDUOHQWVSRQWDQÜPHQWGHVULVTXHVHQWUHHX[HWUÜSRQGHQWSOXV
illusoire.
IDFLOHPHQW
Dans les structures plus
šOHVVDODULÜVVRLHQWHQFRXUDJÜVÇLQVFULUHWRXWHVOHXUVUHPDUTXHVPÝPHVŖLOV
importantes, si l’anonymat
QHVRQWSDVWRXMRXUVIDPLOLDULVÜVDYHFOŖÜFULW
permet des réponses plus
šODV\QWKÛVHVRLWUDSLGHPHQWUÜDOLVÜH(OOHFRQVWLWXHXQPRPHQWLPSRUWDQWDX directes, il ne permet pas
FRXUVGXTXHOXQGLDORJXHDYHFOHVVDODULÜVSRXUUDÝWUHLQVWDXUÜ en revanche de rediscuter
/ RUVGHFHWWHV\QWKÛVHLOSRXUUDÝWUHIDLWPHQWLRQGXQRPEUHGHQRQUÜSRQVHV le contenu de la fiche avec
HWGXFRQWHQXGHVUÜSRQVHV l’auteur.
/HQRPEUHGHVQRQUÜSRQVHVHVWXQLQGLFDWHXUSDUIRLVUÜYÜODWHXUGHODQRQ
Si l’entreprise choisit de
FRQVFLHQFHGXULVTXH
procéder anonymement :
/HFRQWHQXGHVUÜSRQVHVSHUPHW
– soit c’est la fiche qui est
şGHGÜEDWWUHDYHFOHVLQWÜUHVVÜVGHVILFKHVTXLVHUDLHQWPDQLIHVWHPHQWKRUV
anonyme,
VXMHWexemple : micro-onde en panne dans la salle commune de restauration
– soit c’est un tiers qui recueille
şGHUHIRUPXOHUDYHFOHVUÜGDFWHXUVOHVILFKHVTXLQHVRQWSDVVXIILVDPPHQW
les informations ; cette solution
FRPSUÜKHQVLEOHVRXVXIILVDPPHQWSUÜFLVHVexemple « circulation difficile » à
intermédiaire est plus riche
remplacer par « des allées encombrées entre les locaux A et B »
dans ses apports.
SUPPORT I1
EXEMPLE PRATIQUE
Date :
8QLWÜGHWUDYDLO,035(66,21
Qu’est-ce qui vous fait penser qu’il Quelles conséquences Solutions proposées,
SHXW\DYRLUXQULVTXH" FHODSRXUUDLWDYRLU" VXJJHVWLRQV
22
Étape 2
SUPPORT I2
Recueillir de l’information à partir de questionnaires
Le questionnaire ci-dessous est donné à titre d’exemple. Il peut être adapté à votre entreprise.
23
SUPPORT I2
24
Étape 2
SUPPORT I3
Recueillir de l’information de manière participative
Comment faire ?
La technique la plus couramment employée dans les très petites et petites
entreprises est de réaliser des réunions. Elles s’accompagneront d’observations
sur le terrain des activités réalisées, de leur description et de leur interprétation.
Le déroulement de ces réunions peut se faire en quatre temps en s’appuyant sur
des questions ouvertes.
1. Reprenez les unités de travail que vous avez préalablement choisies
( SUPPORT D4 ).
2. Engagez la discussion autour des questions proposées dans le tableau ci-après
et en vous inspirant de documents comme la brochure ED 840 de l’INRS.
3. Interrogez-vous ensuite sur ce qui pourrait faire que le dommage puisse être
plus grave. C’est d’une certaine façon comprendre l’origine des risques :
– niveau d’expérience, niveau d’apprentissage, état physique du salarié,
– matières premières utilisées, flux de circulation dans l’entreprise,
environnement de travail,
– horaires, durée, organisation du travail, gestion des entreprises intervenantes…
4. Validez ce qui est dit en allant dans les locaux et ateliers et n’oubliez pas de faire
ce travail en situations normales de production mais également en situations
particulières (maintenance, nettoyage, réglage…).
Conseils
Cette fiche vous montre le mécanisme pour guider la réflexion. Avec l’expérience,
il s’agira d’avoir ces questions à l’esprit. Il ne s’agit en aucun cas de multiplier
les tableaux à renseigner.
25
SUPPORT I3
EXEMPLE PRATIQUE
Identification d’un risque dans une entreprise de 16 personnes avec 2 ateliers de production A et B
et une machine offset par zone.
De QUOI parle-t-on ? Activité de nettoyage des blanchets, des encriers et des cylindres avec
un éventuel risque d’inhalation de solvants
QUI est concerné ? Conducteurs des machines des zones de production mais également
les personnes exerçant une autre activité dans ces zones
Où l’activité se déroule-t-elle Dans l’environnement proche des machines offset mais également
et où le risque peut-il se manifester ? dans l’ensemble des zones
QUAND cette activité se déroule-t-elle ? Après la première partie du tirage, les conducteurs ramènent la pile
au margeur pour la deuxième version
Ils font un nettoyage (après avoir imbibé un chiffon de solvant) avant de
remplir les encriers d’une autre couleur
Atelier A : 1 fois par jour
Atelier B : selon les séries
AVEC quel matériel l’activité Chiffons imbibés de solvants(1)
se déroule-t-elle ? Poubelles non fermées situées à côté des machines
contenant des chiffons imbibés
COMMENT l’activité se déroule-t-elle ? Les conducteurs transvasent des solvants de bidons de 20 litres dans
des pissettes. Puis les conducteurs opèrent manuellement en
arrêtant la machine. Selon les cas, ils ouvrent le dispositif de
protection pour accéder :
šDX[HQFULHUV
šDX[EODQFKHWVHWDX[F\OLQGUHVGŖLPSUHVVLRQHQOHVIDLVDQWDYDQFHUSDU
à-coups
POURQUOI l’activité est réalisée ainsi ? Car il n’y a pas de lieu spécifique de stockage des produits chimiques
(gros bidon de solvants près des machines et transvasement sur
le lieu de travail)
Car il n’y a pas de nettoyage automatique
Car les locaux sont exigus
POURQUOI le risque peut-il Parce que le solvant utilisé est un produit dangereux volatil et qu’à
se matérialiser ? chaque changement d’encres, les salariés peuvent y être exposés
(1) Solvants rencontrés dans l’activité de nettoyage : essences spéciales comme essence F (risque incendie important), des solvants aliphatiques
(n-hexane), des solvants mi-aromatiques mi-aliphatiques. Le trichloéthylène parfois encore utilisé doit être impérativement remplacé.
26
Étape 3
CLASSEMENT DES RISQUES
L’objectif est de vous guider dans l’utilisation d’un outil de classement des risques
identifiés. Cet outil est une aide pour la planification des actions de prévention en
fonction de l’importance du risque, tout en gardant à l’esprit que tous les risques
identifiés devront être traités. Ainsi des risques classés faibles peuvent être traités
rapidement si les moyens à mettre en œuvre sont simples.
Outil de classement
il est le reflet des pratiques souvent mises en œuvre dans les entreprises
Caractériser les risques et les reporter dans une grille de criticité SUPPORT C1
Conseils
š$GDSWH]OŖRXWLOGHFODVVHPHQWÇYRWUHHQWUHSULVH
š,PSOLTXH]OHSHUVRQQHOSRXUGLVFXWHUGHVFULWÛUHVGHFODVVHPHQWHWGHOHXU
échelle de valeur.
š5HVWH] YLJLODQW VL YRXV SRQGÜUH] OHV ULVTXHV DYHF GŖDXWUHV SDUDPÛWUHV
(intérimaire, niveau de formation au poste de travail, sous-traitance, activité
GHPDLQWHQDQFHő/HVSDUDPÛWUHVGHSRQGÜUDWLRQQHGRLYHQWSDVFRQGXLUHÇ
sous-estimer un risque.
š$VVXUH]YRXVTXHOHVFRQFOXVLRQVVRQWSDUWDJÜHVSDUWRXVFHX[TXLSDUWLFLSHQW
au classement.
š&RPPXQLTXH]OHVUÜVXOWDWVREWHQXVGDQVODPDWULFHGHULVTXHV
27
SUPPORT C1
Caractériser les risques et les reporter dans une
'ŖDXWUHVSDUDPÛWUHVSHXYHQWÝWUHSULVHQFRPSWH
pour pondérer le risque :
šOHQRPEUHGHVDODULÜVH[SRVÜV
šOHVTXDQWLWÜVGHSURGXLWVXWLOLVÜHV
šOH FDUDFWÛUH KDELWXHO RX RFFDVLRQQHO GHV
opérations,
šOHVSODLQWHVGHVVDODULÜV
šOHVSRVVLELOLWÜVGŖÜYLWHPHQW
šODSURWHFWLRQFROOHFWLYHHWOHVÜTXLSHPHQWV
de protection individuelle en place,
šő
š3DUDPÛWUHSUREDELOLWÜIUÜTXHQFH
Connaître la probabilité de survenue d’un dommage n’est pas toujours aisé.
8WLOLVH]DORUVODIUÜTXHQFHGHUÜDOLVDWLRQGŖXQHWÉFKHHWGDQVWRXWHVOHVSKDVHV
GHOŖDFWLYLWÜUÜJODJHPDLQWHQDQFHőHWODGXUÜHGŖH[SRVLWLRQ
Échelle ([SOLFDWLRQ(1)
([FHSWLRQQHOOH Moins d’une fois par an
3HXIUÜTXHQWH Au moins une fois par an
Fréquente Au moins une fois par mois
Continue tous les jours
/ŖH[SOLFDWLRQHVWIRQFWLRQGHOŖDFWLYLWÜ
28
Étape 3
matrice des risques
EXEMPLE PRATIQUE
8QLWÜGHWUDYDLO,035(66,21
29
SUPPORT C1
EXEMPLE PRATIQUE
Imprimerie de 16 personnes
Gravité
TMS
4 Grave
Machine
Risque chimique
2 Faible
Risque TMS
1 Négligeable
1 2 4 8 Fréquence
Risques identifiés
Unités de travail Risques liés Risques liés à Risques liés Risques liés Risques liés
(par service / au bruit l’activité aux machines à l’utilisation à la circulation
atelier) physique (TMS) (écrasement) de produits dans l’entreprise
chimiques (accident
(solvants) de plain-pied)
Administration,
commercial,
PAO, prépresse
Presse
(impression)
Finition,
expédition
Ensemble
de
l’établissement
Maintenance
30
ÉTABLISSEMENT
DU DOCUMENT UNIQUE
Le document unique trace les résultats de l’évaluation des risques : il permet de
répondre aux exigences règlementaires mais aussi de mieux gérer les risques
dans son entreprise. C’est un document « utile ».
Points à retenir
/HGRFXPHQWGRLWÝWUHÜWDEOLSDUOHVHQWUHSULVHVGÛVORUVTXŖHOOHVRQWXQVDODULÜ
/H GRFXPHQW XQLTXH HVW WHQX Ç OD GLVSRVLWLRQ GHV VDODULÜV GHV PHPEUHV GH
CHSCT, ou délégués du personnel, du médecin du travail, de l’inspecteur ou du
contrôleur du travail, des agents des services de prévention de la sécurité sociale
(CARSAT, CRAM, CGSS).
Le contrôle du document unique par l’inspecteur ou le contrôleur du travail, les
agents des services de prévention de la sécurité sociale (CARSAT, CRAM, CGSS)
ne vaut pas validation quant à l’exhaustivité des risques, aux actions proposées
et aux priorités retenues par l’entreprise.
31
SOLUTIONS et PLAN D’ACTION
L’objectif de toute évaluation des risques est la mise en place d’actions de
prévention dans le but de supprimer ou réduire les risques identifiés.
Comment faire ?
Par unité de travail et pour chaque risque identifié, répertoriez dans un tableau
(tableau 1) :
šGHVVROXWLRQVHQYLVDJHDEOHVUÜSRQGDQWDX[SULQFLSHVGHSUÜYHQWLRQHOOHVVRQW
– techniquesDFWLRQVD\DQWWUDLWDXFKRL[UHPSODFHPHQWPRGLILFDWLRQőVXUOHV
matériels, équipements, installations, produits,
– organisationnelles : DFWLRQV D\DQW WUDLW Ç OŖRUJDQLVDWLRQ GX WUDYDLO HW GH
OŖHQWUHSULVHDX[PÜWKRGHVVWUXFWXUHVSURFÜGXUHVHQFDGUHPHQWGXSHUVRQQHOő
– informationnelles : DFWLRQV GŖLQIRUPDWLRQ HW GH IRUPDWLRQ TXL WRXFKHQW DX[
VWDJHVGHIRUPDWLRQQRWLFHVGŖLQVWUXFWLRQVILFKHVGHSRVWHFRQVLJQHVOLYUHW
GŖDFFXHLOVLJQDOLVDWLRQő
šOHVVROXWLRQVUHWHQXHV
šOHSODQQLQJGHUÜDOLVDWLRQGHPLVHHQSODFHGHVVROXWLRQV
32
SUPPORT C1
Conseils
– N’hésitez pas à reprendre des informations que vous avez recueillies dans
l’étape d’identification.
– N’oubliez pas de consulter d’autres préventeurs pour vous aider ( SUPPORT D2 ).
Tableau 1
Unité de travail : Date : Rédacteur :
Types de Description Facteur Solutions Solutions Responsable
Délais Suivi
risques du risque pénibilité HQYLVDJHDEOHV retenues action
T
Accidents
de O
SODLQSLHG
I
T
Liés à
l’activité O
physique
I
T
Liés
O
au bruit
I
T
ő O
I
T = technique
2 RUJDQLVDWLRQ
, LQIRUPDWLRQIRUPDWLRQ
33
EXEMPLE PRATIQUE
Lors de la T Remplacer les 2 transpalettes par 2 chariots automoteurs à Oui, mais à Directeur Février 2013
manutention de conducteur accompagnant (levage à 1,20 m mini) budgéter sur 2005 établissement
Liés à papier,
et chargement O Réorganiser la disposition des machines pour permettre le Oui P. Durand Août 2012
l’activité
sur la machine passage des chariots automoteurs
physique
I Former les opérateurs à la prévention des TMS en réservant une Oui S. Girard Octobre 2012
part importante à la formation pratique sur site
Surdité lié au T – Agencer l’atelier de sorte que le stock papier fasse écran entre Oui P. Durand Août 2012
niveau sonore la machine et le reste de l’atelier
de la machine – Mettre en place un écran phonique Oui L. Dubois Août 2012
d’impression HDB – Procéder à une mesure dans l’atelier après pose de l’écran Oui L. Dubois avec Septembre 2012
n° 5642 – Porter des protections auditives lors des interventions machine Oui organisme agréé.
en fonctionnement Mise à disposition Immédiat
– Remplacement de la machine par un modèle récent moins Oui, mais à chez L. Dubois À envisager
bruyant moyen terme pour Directeur établ. sous 4 ans mini
Liés financement
au bruit
O – Définir la procédure d’approvisionnement en papier pour que le Oui P. Durand Septembre
stock fasse écran
– Veiller au port effectif des protections auditives Oui L. Dubois Immédiat
I – Affichage sur le port obligatoire des protections auditives à Oui P. Durand Une semaine
proximité de la machine en fonctionnement
– Une information sur les risques liés au bruit sera donnée aux Oui S. Girard Un mois
salariés
Risque d’incendie T – Créer un local pour séparer le stockage d’alcool Oui L. Dubois Février 2103
lié au stockage – Diminuer les quantités d’alcool utilisées dans la solution de Décembre 2012
et à l’utilisation mouillage Oui Directeur
d’alcool – Maintenir les espaces de circulation dégagés pour éviter toute établissement Immédiat
isopropylique propagation Oui P. Durand
I – Afficher les consignes « Ne pas fumer », « Dégager les allées » Oui P. Durand Une semaine
Risques
– Former les utilisateurs pour qu’ils connaissent les produits
d’incendie,
(étiquetage, fiches de données sécurité) et sachent ce qu’est un Oui S. Girard Mai 2012
d’explosion
point éclair
Risque d’incendie T – Enfermer les chiffons imbibés dans des récipients clos Oui R. Lefevre Immédiat jusqu’à
lié au nettoyage – Substituer le solvant actuel XXX dont le point éclair est de 20°C épuisement de
avec des solvants par du solvant YYY dont le point éclair est de 60°C l’ancien stock de
solvant XXX
34
MISE À JOUR
DU DOCUMENT UNIQUE
La mise à jour du document unique permet de :
šIDLUHSÜULRGLTXHPHQWXQELODQGHVDFWLRQVUÜDOLVÜHV
šGŖDPÜOLRUHU GH ID×RQ UÜJXOLÛUH OD SULVH HQ FRPSWH GHV ULVTXHV GDQV YRWUH
HQWUHSULVHHWGHSRXYRLUIDLUHÜPHUJHUGHVULVTXHVPRLQVÜYLGHQWVHQSDUWLFXOLHU
ORUVGŖDPÜQDJHPHQWVLPSRUWDQWVGŖÜYROXWLRQGHVUÛJOHVUHODWLYHVÇODVDQWÜ
HWVÜFXULWÜDXWUDYDLOGHODVXUYHQXHGŖDFFLGHQWVQRQHQYLVDJÜVGŖLQFLGHQWVő
/ŖÜYDOXDWLRQGHVULVTXHVHWODIRUPDOLVDWLRQGHVUÜVXOWDWVGHOŖÜYDOXDWLRQGDQV
OHGRFXPHQWXQLTXHIRQWSDUWLHGHWRXWHGÜPDUFKHGHSURJUÛVGHOŖHQWUHSULVH
ÉTAPE 1
5ÜXWLOLVHU
Préparer l’évaluation des risques SUPPORT I1, I2, I3
ÉTAPE 2 %LODQGHVDFWLRQV
Identifier les risques SUPPORT M1
35
Quels outils pour mettre à jour le document unique
0LVHÇMRXUDQQXHOOHELODQGHVDFWLRQV SUPPORT M1
0LVHÇMRXUSRQFWXHOOHGXGRFXPHQWXQLTXH SUPPORT M2
GRANDES
ENTREPRISES
Si vous avez des procédures qualités déjà mises en place, intégrez la mise à jour du document
unique en tant que procédure.
Vous pouvez également pratiquer des audits qui vous permettront de mesurer les écarts par
rapport aux actions voire de faire émerger des situations dangereuses.
Dans des entreprises de taille importante, des correspondants par unité de travail peuvent être
mis en place pour collecter les informations lors des mises à jour du document unique.
36
SUPPORT M1
Mise à jour du document unique
Bilan des actions
/HVXLYLGHVDFWLRQVHVWSULPRUGLDOSXLVTXHFŖHVWJUÉFHÇOXLTXHYRXVSRXUUH]
ÜYDOXHUOŖHIILFDFLWÜGHVDFWLRQVHQWUHSULVHV
,OVŖDJLWSDUH[HPSOHGHFROOHFWHUDXSUÛVGHVVDODULÜVOHVLQIRUPDWLRQVVXUOHV
DFWLRQVUÜDOLVÜHVSRXULGHQWLILHUDLQVLOHVÜYHQWXHOOHVUDLVRQVTXLQHSHUPHWWUDLHQW
SDVOHXUUÜDOLVDWLRQ
8QLWÜGHWUDYDLO
Date :
37
SUPPORT M2
Mise à jour ponctuelle du document unique
Quelles situations et risques potentiels cette décision d’aménagement et/ou ces évolutions techniques et/ou
réglementaires peuvent-elles entraîner ?
Commentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
..................................................................................................
..................................................................................................
..................................................................................................
Quels accidents ou incidents avez-vous observés ? (lieu, description sommaire de la situation, faits, dates…).
Commentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
..................................................................................................
..................................................................................................
..................................................................................................
Notez les indices qui pourraient conduire à un événement majeur (exemples : usures prématurées de
protecteurs, encombrement des allées qui impliquent des manutentions sans valeur ajoutée…) même s’il n’y
Partie C
a pas eu d’accident.
Commentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
..................................................................................................
..................................................................................................
..................................................................................................
Cette mise à jour va conduire à modifier les parties suivantes du document unique :
–
–
–
(1) Une décision d’aménagement importante signifie qu’elle doit être soumise pour avis au
CHSCT, s’il existe (L. 4612-8) : transformation de postes, changement de produit ou de
l’organisation de travail mais aussi toute modification des cadences et des normes de
productivité liées ou non à la rémunération du travail.
38
ANNEXES
ANNEXE 1
Les risques liés aux équipements de travail
ANNEXE 2
Les produits chimiques
ANNEXE 3
Les troubles musculosquelettiques (TMS) et l’activité physique
39
ANNEXE 1
Les risques liés aux équipements de travail
Conformité
Les équipements de travail (machines, appareils, outils, engins, matériels et
installations) mis à disposition des salariés par l’employeur doivent être appropriés
au travail à effectuer et être équipés, installés, utilisés, réglés et maintenus
de manière à préserver leur santé et leur sécurité (art. R. 4321-1 du Code du
travail). Pour cela, l’employeur doit respecter les dispositions du Code du travail
(R. 4321-2 à R. 4324-53). Ces articles concernent, notamment : l’information et
la formation des travailleurs, les installations des équipements, leur utilisation
et leur maintenance, leur maintien en état de conformité et les équipements de
travail non soumis à des règles de conception.
š9ÜULILFDWLRQGHPDQGÜH
par l’inspecteur du travail
En cas de doute sur la conformité d’une machine ou de
suspicion de danger, l’Inspection du travail peut demander
par écrit à l’employeur de faire procéder à une vérification
(articles L. 4722-1 et R. 4722-6 du Code du travail). Elle permet de
s’assurer de la conformité de l’équipement et de son installation. Le
cas échéant, une appréciation de son adéquation au travail à réaliser
est effectuée.
Cette vérification est obligatoirement effectuée par un organisme accrédité par
le Comité français d’accréditation (Cofrac).
š9ÜULILFDWLRQGHPDQGÜHSDUOŖHQWUHSULVH
En cas de réception de machines par exemple, l’entreprise peut demander à un
organisme d’inspection, qui peut être accrédité par le COFRAC, de vérifier l’état
de conformité des équipements. Pour ces vérifications, l’organisme d’inspection
peut donner des pistes de solutions pour lever d’éventuelles non-conformités.
40
Pour les appareils de levage, une vérification de mise ou remise en service doit
être effectuée. Cette vérification permet de s’assurer que les appareils sont
installés conformément aux spécifications prévues par la notice d’instructions du
fabricant et qu’ils peuvent être utilisés en sécurité. Le carnet de maintenance est
obligatoire pour ce type d’appareils (arrêté du 2 mars 2004) (articles R. 4323-29
à R. 4323-54 du Code du travail).
41
ANNEXE 2
Les produits chimiques
Les produits chimiques sont très présents dans les industries graphiques et
leur utilisation quotidienne les banalise. Lors de l’évaluation des risques1, il
est nécessaire de faire le point sur les produits utilisés, de décrire les activités
mettant en présence ces produits chimiques, d’établir la durée d’exposition et
de décrire les mesures de prévention à prendre.
(3) La grande majorité des solvants sont inflammables, ils peuvent être
à l’origine d’incendie.
(4) Le trichloréthylène est un cancérigène de catégorie 2. Il doit être, si
techniquement possible, substitué. Il existe dans l’imprimerie offset
des substituts (coupes aliphatiques à haut point éclair) et de ce fait, on
ne doit plus retrouver le trichloréthylène dans les ateliers.
43
ANNEXE 3
Les troubles musculosquelettiques (TMS)
et l’activité physique
Les TMS représentent la première maladie professionnelle déclarée dans la
profession. Cette situation impose une réflexion sur les facteurs de risque
qui génèrent ces pathologies, dominantes sur le membre supérieur, mais qui
n’excluent pas les pathologies du rachis lombaires (fig.1).
44
2
45
Abréviations *ORVVDLUH
AT : accident de travail. Danger
La propriété intrinsèque par laquelle un élément, une
CARSAT : caisse de retraite et de la santé au travail. substance, un matériel est susceptible de causer un
dommage.
CDD : contrat à durée déterminée.
Exemple 1 : le révélateur est corrosif. Il peut causer une
CGSS : caisse générale de sécurité sociale. atteinte cutanée.
Exemple 2 : sur une presse offset, la rotation en sens
CHSCT : comité d’hygiène, de sécurité et des inverse du cylindre porte-plaque et du cylindre porte-
conditions de travail. blanchet constitue une zone de convergence dangereuse
(risque d’écrasement).
CMR : substances cancérogènes, mutagènes et
Pour certaines maladies professionnelles (TMS par
toxiques pour la reproduction.
exemple), c’est la combinaison de plusieurs facteurs
CNAMTS : Caisse nationale de l’assurance maladie qui peut créer le dommage. Chaque facteur pris
des travailleurs salariés. individuellement ne constitue pas un danger.
Prévention collective
Mesure de prévention qui consiste à interdire ou à
limiter l’exposition de toutes personnes au phénomène
dangereux.
Par exemple, un garde-corps qui évite les risques de
chute dans le vide relève de la prévention collective.
Il en est de même pour un protecteur ou dispositif de
protection qui interdit l’accès aux éléments mobiles de
travail d’une machine. C’est aussi le cas d’une ventilation
ou d’un système de captage de polluants.
46
Prévention individuelle TMP : tableau des maladies professionnelles.
Mesure de prévention qui vise à protéger la personne Les tableaux des maladies professionnelles sont créés et
exposée au phénomène dangereux. modifiés par décret au fur et à mesure de l’évolution des
Par exemple, les équipements de protection individuelle techniques et des progrès des connaissances scientifiques.
(harnais de sécurité, casque anti-bruit, masque anti- Une maladie peut être reconnue professionnelle si elle
poussières) relèvent de la prévention individuelle. Il en figure dans l’un des tableaux annexés au livre IV du Code
est de même pour le vaccin antitétanique. de la sécurité sociale.
Situation dangereuse
Situation dans laquelle une personne est exposée à
un danger. L’exposition peut entraîner un dommage,
immédiatement ou à plus long terme.
Exemple 1 : afin de faire collecter son révélateur usé de
façon conforme à la réglementation, Pierre transvase
son bidon de 20l dans un fût de 200l.
Exemple 2 : Pierre nettoie manuellement le blanchet avec
un chiffon imbibé de solvant (machine en fonctionnement).
nombre d’accidents avec arrêts x 1000000
TF : taux de fréquence =
nombre d’heures travaillées pour la période considérée
47
Bibliographie
Documentation FICG
– Éco-guide, « Les métiers de l’imprimerie », Eco-Conseil Entreprise/FICG mars 2003
– « Guide professionnel de la presse et des industries graphiques ». Mise en conformité des machines
et des équipements de travail, décrets n° 93-40 et 93-41 du 11 janvier 1993
Documentation INRS
disponible gratuitement auprès des CARSAT/CRAM/CGSS ou sur le site Internet de l’INRS, [Link]
– Évaluation des risques professionnels. Principes et pratiques recommandées par la CNAMTS, les CARSAT/CRAM,
les CGSS et l’INRS. ED 886
– La fiche de données de sécurité. ED 954
– Constituer des fiches de poste intégrant la sécurité. Fiche pratique de sécurité. ED 126
– Évaluation des risques professionnels. Aide au repérage des risques dans les PME-PMI. ED 840
– Évaluation des risques. Questions-réponses sur le document unique. ED 887
– Principales vérifications périodiques. ED 828
– Vérification des machines et appareils de levage. ED 6067
– ATEX. Mise en œuvre de la réglementation relative aux atmosphères explosives. ED 945
– Couteaux à lame jetable. Fiche pratique de sécurité. ED 115
– Les maladies professionnelles. Guide d’accès aux tableaux du régime général et du régime agricole de la sécurité
sociale. ED 835
– Évaluation et prévention des risques dans les petites imprimeries offset. TC 92
– Solvants de dégraissage. Fiche pratique de sécurité. ED 85
– Produits dangereux. Guide d’évaluation des risques. ED 1476
– Analyser le travail pour maîtriser le risque TMS. ED 865
– Les lombalgies : les comprendre, les éviter. ED 6057
– Vous avez dit TMS ? ED 6094
Sites internet
– [Link] (site de la CNAMTS)
– [Link]
– [Link]
– [Link]
– [Link]
48
Pour obtenir en prêt les audiovisuels et multimédias et pour commander les brochures et les affiches
de l’INRS, adressez-vous au service Prévention de votre Carsat, Cram ou CGSS.
CGSS MARTINIQUE
CGSS GUYANE
Quartier Place-d’Armes, 97210 Le Lamentin cedex 2
Espace Turenne Radamonthe, route de Raban, tél. 05 96 66 51 31 et 05 96 66 51 32 – fax 05 96 51 81 54
BP 7015, 97307 Cayenne cedex prevention972@[Link]
tél. 05 94 29 83 04 – fax 05 94 29 83 01 [Link]