Projet Aep
Projet Aep
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DEDICACES
A mes parents DIDOLANVI Pascal et KOKOYE Pauline qui ont consenti des sacrifices
énormes pour ma formation. Daigne l’Eternel vous fortifier et vous accorder santé, paix,
longévité, prospérité, bonheur et joie
A tous mes frères et sœurs pour leur soutien. Que Dieu nous unisse, nous illumine, nous
accorde la sagesse, le salut et qu’il fasse prospérer nos activités.
Nous ne sommes pas obligés d’être d’accord en tout point avec quelqu’un pour apprécier ce qu’il
fait de bien. Cette façon de voir les choses nous permet d’être moins exclusifs et de trouver un
terrain d’entente même avec ceux que nous n’aimons pas leur genre, leur manière ou leur style. «
L’éducation développe les facultés, mais ne les crée pas ». (VOLTAIRE)
REMERCIEMENTS
Je remercie Dieu tout puissant qui par sa grâce, sa protection et ses bienfaits nous a aidé.
Le directeur de l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement.
Le directeur de l’entreprise ASI-BF : M. Bernard COMPAORE et tout le personnel qui nous ont
conduits tout au long de notre séjour. Que l’Eternel les comble de sa gratitude.
RESUME
Les retards rencontrés dans l’exécution des travaux sur les chantiers d’AEP, relatifs à une
organisation défectueuse dans toutes les différentes phases du projet, appellent à la réflexion sur
la planification et les méthodes d’exécution des travaux. Dans le cadre du projet de renforcement
du système d’Alimentation en Eau Potable de la zone franche industrielle (ZFI), des études
préparatoires en amont ont été faites. De ces études, il ressort un dossier d’exécution constitué :
- des plans de plomberie (vue en plan du réseau, profils en long, schémas des nœuds,…),
- des plans de génie civil : coffrage, ferraillage des massifs en béton armé, traversée de
voie, etc.
- le récapitulatif des pièces.
L’approche méthodologique adoptée repose sur l’analyse de plusieurs variantes qui pourraient
influencer le respect du délai d’exécution et la qualité des travaux. Il s’agit de la nature des
zones d’intervention d’une part et d’autre part les moyens (matériels, humains et financiers) dont
dispose l’entreprise pour les réaliser.
Les résultats de cette analyse mettent en évidence la disponibilité des moyens. Aussi, l’entreprise
étant le garant de la qualité des travaux et d’une exécution en sécurité, le choix technique des
méthodes d’exécution et l’organisation des travaux sont réalisées en fonction des engins
disponibles sur le chantier pour assurer une bonne exécution.
Dans le but de respecter le délai d’exécution défini par le maître d’ouvrage en commun accord
avec le maître d’œuvre, un planning prévisionnel est élaboré par l’entreprise. Ce qui permettrait
également de suivre l’état d’avancement des travaux.
Mots Clés :
1 - Organisation
2 - Exécution
3 – AEP
4 – Zone Franche Industrielle
5 – délai
ABSTRACT
The delays in fieldwork on construction sites for drinking water supply systems to defective
organization in all phases of the project. This raises a debate on planning and execution of work.
Under the proposed strengthening of Drinking Water Supply System in the industrial zone
(EPZ), preliminary studies were made upstream. The outcome of these studies was execution file
consisting of:
- Plumbing plans (view of the network, profiles, patterns of nodes, ..)
- Plans for civil engineering, concrete reinforcements in railway crossings, ...
- A summary of the parts.
The adopted approach was based on the analysis of several variants that could affect compliance
with the turnaround and quality work. For one, we can cite the nature of the intervention (human
and financial materials,) and second, the capacity of the company to achieve areas.
The results of this analysis highlighted the availability of resources.
Also, the company is the guarantor of the quality of work and safe execution, the technical choice
of delivery methods and organization of work must be done according at a reasonable pace on the
site to ensure good execution.
In order to meet with the performance limit defined by the contracting authority in agreement
with the contractor, a provisional schedule is developed by the company. This would also help
follow by the progress of the work.
Key words:
1 - Organization
2 - Execution
3 – Drinking Water Supply System
4 – Zone Franche Industrielle
5 – time
Résumé .......................................................................................................................................... iv
ABSTRACT .................................................................................................................................... v
INTRODUCTION .......................................................................................................................... 1
CONCLUSION ET RECOMMANDATION............................................................................... 48
BIBLIOGRAPHIE ....................................................................................................................... 49
Annexes ........................................................................................................................................ 50
INTRODUCTION
« L’eau, c’est la vie » n’est pas seulement un slogan. Aujourd’hui en effet, les besoins en eau
de notre vie quotidienne et dans le développement sont de plus en plus importants. Aux
besoins importants s’ajoutent le besoin de qualité. En mettant l’accent sur l’eau potable, les
Nations Unies fondent leur action sur le principe suivant lequel il vaut mieux prévenir les
maladies provoquées par une eau malsaine, polluée ou insalubre, que guérir à grands frais ces
mêmes maladies. Au titre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), réduire
de moitié d’ici 2015 le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un
approvisionnement en eau potable et à un assainissement de base reste un objectif majeur. En
témoigne les investissements massifs réalisés avec l’aide des partenaires techniques et
financiers.
De façon pragmatique les investissements alloués se matérialisent par des infrastructures et
superstructures livrant de l’eau potable aux populations bénéficiaires. La réalisation de ces
ouvrages et équipements est du ressort des entreprises. Au constat, il faut noter la volonté et la
capacité des entreprises à se doter de personnel de plus en plus compétent. Cependant, des
difficultés d’ordre organisationnelles entachent la réalisation des travaux si bien que les délais
d’exécution sont largement dépassés. Ce retard s’explique également par le fait que les études
d’ingénierie préalablement menés ne s’accommodent pas avec les réalités physiques du
milieu. Il y a toujours la nécessité d’adapter ces études avant l’exécution des chantiers par une
vérification minutieuse étant donné que la responsabilité des entreprises est toujours engagée
en cas de sinistre.
Le projet d’alimentation en eau potable de la Zone Franche Industrielle de SEME KPODJI a
pour objectif d’apporter de l’eau courante aux unités industrielles afin de dynamiser le
développement économique de la ville de Cotonou. Ayant participé à la réalisation du projet
en tant que conducteur des travaux, il était plus que nécessaire de relever les défis d’une
organisation judicieuse des différentes équipes de chantier, leur intervention ainsi que la durée
de celles-ci. Par ailleurs, la vérification de la note de calcul sur les ouvrages particuliers
intègre en partie les responsabilités qui nous incombent.
Objectif de l’étude
L’objectif global du travail consiste à l’organisation des travaux d’exécution d’un chantier
d’AEP.
Objectifs spécifiques
L’atteinte de l’objectif global nécessite la définition d’objectifs spécifiques :
Elaborer un planning prévisionnel de travail
Elaborer les notes de calcul des ouvrages spécifiques et réalisation des plans
d’exécution
Organisation du chantier – Méthode d’exécution des travaux
Une conduite d’adduction d’eau en PEHD ø 500 pour la traversée du fleuve Ouémé et
Sept (07) ventouses, sept (07) vidanges et huit (08) vannes de sectionnement
Du point de vue hydraulique, l’adduction peut être gravitaire ou par refoulement. Ainsi dans le
cas du présent projet, elle se fera par refoulement depuis le champ de captage d’AGBOKOU
(quartier situé au nord-ouest de Porto- Novo) jusqu’à la station de traitement de la ZFI.
Notons que ce champ de captage regroupe quatre forages équipés de pompes immergées dont
deux existantes. Les ventouses, vidanges, vannes de sectionnement, puis les ouvrages de génie
civil (regards, butée et massifs en béton armé) sont réalisés conformément au dossier
d’exécution.
I. 2. SITUATION GEOGRAPHIQUE
La Zone Franche Industrielle du Bénin est un site implanté dans la commune de SEME-
KPODJI entre les routes SEME-KPODJI, SEME KRAKE au sud et SEME-KPODJI PORTO
NOVO au nord. Occupant une superficie de 200ha, la ZFI est limitée :
au nord par la forêt de GANVIDOKPO en s’étendant sur près de 2km vers l’Est ;
au sud par l’autoroute SEME-KPODJI, SEME KRAKE ;
à l’Est par une plantation forestière, et plus loin le village de TOHOUE ;
à l’Ouest par le carrefour de SEME-KPODJI
Son plan de situation se présente comme suit :
Environnementales
Sur l’emprise du projet, nous avons la présence des bâtiments, des pylônes pour haute tension
et de cimetière. Il existe donc des contraintes directes liées à ces ouvrages. De ce fait la
solution envisagée par le bureau d’étude qu’a mandaté l’agence d’exécution des travaux
d’intérêt public au Bénin AGETIP est le décalage de la conduite à 5m par rapport aux pylônes
et de 12m par rapport au cimetière. Quant aux habitations, ils seront impérativement démolis.
Dans un souci de respect de l’environnement et pour garder un cadre agréable, tous les arbres
qui peuvent être protégés et conservés doivent l’être.
Sol
Les interventions ont eu lieu en zone marécageuse, dans le fleuve Ouémé, et en zone
sablonneuse. Notons que par endroit, le sol est recouvert de boue et on a également des voies
pavées, des voies en cours de bitumage, des caniveaux, et des dépressions dû à l’abandon de
carrière après exploitation.
Il est donc important d’étudier le mode d’exécution des travaux afin de disposer un schéma de
principe de traversée de ces points particuliers.
En conclusion, Il est évident que l’organisation du chantier permet d’anticiper sur les
problèmes à rencontrer en phase d’exécution. Mais l’analyse et les résultats qui découleront de
cette organisation constituent des banques de données exploitables sur d’autres chantiers.
La méthodologie abordée dans cette partie porte sur des hypothèses des durées d’exécution
des tâches. En effet, pour émettre ces hypothèses, il faut connaître les moyens matériels,
humains, financiers nécessaire et dont dispose l’entreprise pour la réalisation des travaux. Le
rendement du matériel et du personnel est également important dans la définition de la durée
d’exécution des travaux. En ce qui concerne les tâches citées au niveau des hypothèses (voir
tableau III), on a un début et une fin et c’est sur cette base qu’on arrive à déterminer la durée
d’une tâche. Il arrive que des sous-tâches se chevauchent, et par rapport à ça, la durée de la
tâche les regroupant est déterminée en faisant la différence entre la date de début de la
première sous-tâche et la date de fin de la seconde.
Une fois, la durée de ces différentes tâches évaluées, on effectue un cumul selon le cas de ces
durées pour obtenir la durée globale du projet. On voit après simulation des travaux, si la
durée globale obtenue après cumul des durées partielles, cadre avec le délai imparti au projet.
Si oui, il n’y a pas de problème. Mais une marge doit être prévue sur cette durée globale afin
que les contraintes qui pourraient subvenir n’impactent pas le délai d’exécution. Si non, le
délai d’exécution imparti doit être revu avec le maître d’ouvrage.
L’élaboration du dossier d’exécution passe par la prise de connaissance des plans de base du
projet. Après une première étude sommaire du dossier de base, l’entreprise procède à une
étude proprement dite à partir des données obtenues de l’étude topographique. A l’issue de
cette étude, les plans d’exécutions sont élaborés en vue d’une approbation pour exécution.
Nous abordons dans cette partie les méthodes d’exécution pouvant permettre d’assurer une
meilleure organisation des travaux sur un chantier d’adduction d’eau où les zones
d’intervention diffèrent. Il faut commencer par étudier l’ordre d’intervention selon les
priorités des zones, évaluer les besoins nécessaire, estimer les ressources disponible sur le
chantier ou en entreprise, et effectuer une étude de faisabilité tenant compte des paramètres
précités et du rendement du personnel puis du matériel à notre disposition.
En résumé, pour mener à bien les études, il sera défini une méthodologie de travail basée sur
la recherche documentaire et la comparaison des variantes (telles que la nature de la zone
d’exécution des travaux, la provenance du matériel à utiliser et la disponibilité du matériel sur
chantier) qui pourraient influencer le choix des méthodes d’exécution.
Des documentations portant sur les thématiques de l’organisation et la gestion d’un chantier
ont permis de travailler sur le projet de la zone franche industrielle. On a :
De ces documentations, seront définies les méthodes d’exécution des travaux et une
organisation du chantier.
Le dossier d’appel d’offres a permis d’appréhender les différentes zones d’interventions, les
travaux à exécuter et d’envisager la méthode d’exécution des travaux. Malgré que les études
topographiques soient réalisées par l’ingénieur conseil IGIP Afrique Bénin, l’entreprise ASI-
BF a procédé à une étude topographique pour s’assurer de la conformité des réalités du terrain
avec les études réalisées par l’ingénieur conseil. Ces levés nous ont renseignés sur la variation
altimétrique du site. Cela a permis d’élaborer le dossier d’exécution (la vue en plan, les profils
en long, d’établir les schémas des nœuds,..).
Le tableau ci-dessous récapitule les données ayant favorisées la mise en place d’une
organisation des travaux et les méthodes d’exécution.
II.7.1. BUTEE
C’est un ouvrage en béton, qui reprend les poussées hydrauliques résultant des changements
de direction observable sur le réseau. Sa présence au niveau de ces singularités permet d’éviter
leur déboîtement. Elle est calculée de la façon suivante.
Hypothèses :
D’une section de 1,90m * 2,20m, la configuration des regards se présente comme suite :
C b B
A
e
e Lb e
A
la
a
A
D
VUE EN PLAN
A
ed
ed
h
H
e
e la e
COUPE A - A
F
Dans le but de protéger certaines pièces hydrauliques telles ques, les vannes de sectionnement,
clapets, vidanges, ventouses,… la construction des chambres est nécessaire. Dans le cadre de
ce projet, ces chambres sont en béton armé pour des raisons diverses (poussées des terres,…).
Le dimensionnement des regards s’effectue de la façon suivante :
A : Il est considéré une surcharge de 10 tonnes sur la dalle pour la détermination des
surcharges dues à la circulation
B : Remblais contiguë aux ouvrages : charge surfacique d'une tonne par m²
SCHEMA STATIQUE
Br=10 000daN
w = 1000 daN/m²
ed
e
H la Q1
Q2 H/2
H/3
q q
Désignations
SOLLICITATIONS
Soient W les surcharges d’exploitation sur le remblai contigüe à l’ouvrage. W = 1000 daN/m3
et Br la surcharge sur la dalle en considérant une roue isolée. Br = 10000 daN
COMBINAISONS
G : charges permanentes parallèle à la poussée des terres
Q : Surcharges d’exploitation parallèle aux surcharges de remblais
Soit une combinaison à l’Etat Limite de Service (ELS) : G + Q
q = Ka [w(H-1) + (H-1)²/2]
DIMENSIONNEMENT DU RADIER
Les regards sont posés sur le sol. Le poids des pièces et des tuyaux en place remplies d´eau doit être
équilibré par la réaction du sol. Dans ce cas le radier est donc soumis uniquement aux moments de
flexion. Sachant que le radier est une plaque reposant sur son contour. La réaction du sol sera le
rapport entre le poids total résultant Pt et la surface reposante du regard.
Ra : réaction du sol en place exprimé en N/m2
Pt : poids total résultant = béton + charge Br ou Bt en N
Considérons le radier supportant uniquement la réaction du sol. M le moment de calcul :
Mx = Ra*(2*Pi*R)² *ux ; My = Mx*uy
123
Cas de charge
FIGURE N° 7
CHARGE
G = 1,00 KN/ml
Y = 0,35 * Br/0,5 soit Y = 70 KN/m
Pu = 106,35 KN/ml ; Mu = 20,112 KN.m
Les résultats issus du dimensionnement seront présentés dans le prochain chapitre.
Dans le but de maintenir les conduites au fond de la lagune, le dimensionnement des massifs en
béton armé a fait l’objet de notre étude. Ces massifs s’appuieront sur les conduites et seront ancrés
dans le sol afin d’avoir une bonne assise et jouer le rôle stabilisateur. Pour ce faire, étudions la
flottabilité des conduites sur l’eau.
- Flottabilité : f = 196,162 Kg/m
- Poussée d’Archimède : PA = 1926,19 N
- PT < PA Même le tuyau plein, il flottera
- Calcul du massif stabilisant en béton
fc28 = 25 Mpa ; ft28 = 2,1 Mpa ; γb = 1,50
Poids volumique du béton : 2500 daN/m3 Aciers: ELU
Soient : fe = 400 Mpa ; σs = 348 Mpa
Enrobage des aciers : 4 cm
L’un des paramètres très important dans l’attribution d’un marché à une entreprise
d’exécution des travaux ; et qui va de pair avec le respect des délais est la durée du chantier.
Cependant, le délai (en mois ou semaines), fait l’objet d’un article de l’acte d’engagement ou
du cahier des clauses administratives particulières pouvant entraîner des pénalités financières
en cas de retards et des primes en cas d’avance sur exécution des travaux.
Vu l’enjeu de ce paramètre, la grande masse des entreprises a compris la nécessité d’organiser
la coordination des différents intervenants, par l’établissement d’un planning prévisionnel de
réalisation des travaux. Il se révèle comme un outil remarquable permettant aux dirigeants de
prendre la bonne décision au bon moment.
La durée des tâches (la date de démarrage au plus tôt et la date de fin au plus tard),
L’enclenchement des différentes tâches.
L’élaboration de ce planning passe par la connaissance du délai alloué au projet, la mission
confiée à l’entreprise, la quantité d’ouvrage à exécuté, le rendement du ou des matériel (s), du
personnel et une base expérimentale de données.
L’élaboration de ce planning dépend des hypothèses faites. Ces hypothèses concernent surtout
les travaux dont les cadences sont difficiles à évaluer. Les durées affectées à ces tâches
relèvent du bon sens, de l’expérience (l’enclenchement des tâches), des moyens matériels,
financiers et humains affectés au projet puis leur rendement.
Prenons un exemple de tâche : Réseau de refoulement en PEHD 315 sur 11000ml (Zone hors
eaux y compris marécage)
Barder, c’est envelopper de bardes de lard. Dans le contexte technique, il s’agit d’aligner les
conduites sur l’eau.
Evaluons la durée qui pourrait lui être affecté :
Implantation/Piquetage/ Réception
L’implantation proprement dit étant exécuter et réceptionné en début de chantier, les travaux
topographiques réalisés concernent essentiellement les alignements et piquetage. Exécutés au
fur et à mesure que la fouille et pose des conduites, la durée qui lui est affecté est identique à
celle des fouilles et poses. Soit une durée de 154 jours.
Soit d1, la durée de travail journalière. d1 = 08 heures et d2 la durée d’une soudure y compris
les manœuvres nécessaire à sa réalisation ; d2= 50 minutes environ. Le nombre de soudure
journalière correspondra à d1 / d2. Soit 9 soudures par jours à raison de 3 pré soudures en
longueur de 4 conduites soudées. Les conduites ayant une longueur de 12 ml, on aura une
soudure de 144 ml par jours. Soit une durée de 77 jours de pré soudures mois
Puisse que l’entreprise dispose de deux (02) machines à souder et de deux équipes de
plomberie sur ce chantier, le linéaire de soudure peut être doublé, mais, la présoudure n’étant
pas le seul travail sur le chantier, la seconde équipe se chargera des soudures intermédiaire,
pose puis les essais de pression. Le linéaire définitif de soudure journalier serait de 144 ml.
Soit une durée de 154 jours due à l’évolution de la fouille parallèlement à la pose.
Fouille des tranchées/ Réception et pose des tubes PEHD et des singularités/ Remblai
La fouille étant réalisée au même moment que la pose, leur durée est identique. L’expérience à
montrer que le linéaire de fouille à l’engin en zone sablonneuse (cas de notre chantier) est de
l’ordre de 300 à 500ml. Puisse que l’entreprise dispose de deux pelles hydrauliques sur ce
chantier à savoir la CAT 330D, et la CAT 320D, le linéaire de fouille journalier devrait être
plus important si les deux travaillaient simultanément. Mais comme, en dehors de la fouille,
les travaux de bardage sont exécutés simultanément, une pelle se chargera du bardage des
conduites. Quant à la fouille manuelle, l’expérience à montrer que le volume de fouille par
personne en présence de sol dur est de l’ordre de 3,75m3/jrs en moyenne en présence de sol
moins dur. Par contre en zone marécageuse, il est de 1,3m3/jrs. Avec une main d’œuvre de
quinze (15) personnes en zone marécageuse et un volume de 2600m3, on a une durée de
fouille de 134 jours en zone marécageuse. Pour une main d’œuvre de vingt (20) personnes en
zone non marécageuse et un volume de 1500 m3, on a une durée de fouille de fouille de 20
jours. Et pour des raisons de simultanéité des tâches, adoptons le cumul de ces deux tâches
comme la durée de la fouille. Sachant que la fouille à l’engin serait exécutée en 14 jours à
raison 262 m3/jrs.
Le remplissage des conduites, mise en eau et essai de pression se font au fur et à mesure que
la pose par tronçon de 500ml. On peut l’étaler sur la période de fouille
PLANNING PREVISIONNEL
Le diagramme élaboré sous la base des hypothèses mentionnées ci-dessus est appelé le
diagramme Gantt. Sur ce diagramme, on y retrouve :
- Les différentes tâches,
En conclusion, l’élaboration d’un planning prévisionnel est l’une des étapes importante pour
la gestion d’un chantier. Elaboré un planning prévisionnel, c’est :
- prévoir les différentes phases d’exécution des travaux suivant la chronologie des
activités.
- Définir leur période d’exécution dans le temps
- suivre l’avancement des travaux
De ce qui précède il est certain que l’organisation des travaux sur le chantier est fonction de la
planification car un chantier mal planifié est mal organisé.
L’élaboration du dossier d’exécution est effectuée en phase d’étude en entreprise. Elaboré par
le service « Bureau d’Etudes et Méthodes (BEM) » à partir des plans de base que l’ingénieur
conseil envoie à l’entreprise, il regroupe différents pièces dont :
- La vue en plan,
- Les profils en long,
- Les schémas de nœud,
- Les plans type de regards (ventouse, vidange),
- Les plans type de traversée (sous voie bitumée, voie pavée, caniveaux,….),
- Le récapitulatif des pièces.
Notons que les études sont réalisées après un levé topo exécuté par l’équipe topo de
l’entreprise pour s’assurer de la conformité des plans de base de l’ingénieur conseil avec les
réalités du terrain.
LE NIVELLEMENT
Le nivellement consiste à déterminer par rapport au plan horizontal de référence qui est le
niveau moyen de la mer, la hauteur des points visés et la différence d’altitude entre ces points.
Etant donné que la distance choisie entre deux points visés est de 30m, le mode de
nivellement approprié et utilisé est le nivellement direct par cheminement. C’est une suite
alternative de stations et de points de changement (point intermédiaire temporaire qui est
utilisé lorsqu’on veut déplacer l’instrument) entre ces deux points visés. Ainsi, à chaque
station, une lecture appelée lecture arrière (Lar) est effectuée sur le point situé en amont et une
autre appelée lecture avant (Lav) est effectuée sur le point situé en aval. Pour l’exécution de ce
travail, nous avions utilisés les instruments ci-après :
- Le niveau pour la prise des mesures
- Le trépied qui sert de support pour le niveau
- La mire, posée verticalement sur le point pour que l’opérateur puisse lire la distance
verticale depuis ce point jusqu’au plan de nivellement constitué : par l’instrument.
- La chaîne, pour mesurer la distance entre les points visés.
A la fin des travaux, le chef de mission établit un procès-verbal qui sera contre signé par le
chef de village et l’animateur. Ceci est fait pour marquer le passage de l’équipe et faire
remarquer les différentes décisions prises sur le terrain.
Elle se déroule au bureau et consiste au traitement des données recueillies sur le terrain pour
établir la feuille de nivellement géométrique puis procéder à l’élaboration de la vue en plan et
des profils en long des canalisations. Le logiciel de dessin utilisé est Autocad.
La dénivelée est la différence d’altitude entre deux points successifs. Le mode de nivellement
étant direct par cheminement, la dénivelée représente la différence entre la lecture arrière du
point situé en amont et la lecture avant du point situé en aval. Cette dénivelée peut être
positive ou négative.
L’altitude d’un point est sa hauteur au-dessus du niveau moyen de la mer. Ainsi, pour
déterminer l’altitude d’un point donné, on ajoute à l’altitude du point précédent la dénivelée
entre ces deux points. L’altitude de départ est fournie à l’aide du GPS.
La vue en plan est une représentation graphique de la zone et de tout ce qui existe. Elle met en
exergue les différentes informations concernant le réseau :
- Végétation, les marécages, le fleuve
- Les voies de communication ;
- Les infrastructures existantes
- L’emplacement des points visés ;
- La position des conduites existantes
- La position du château d’eau et des forages ;
- La position des équipements hydrauliques (ventouse, vidange, vanne de
sectionnement, …).
Le profil en long est une coupe longitudinale du terrain suivant le plan vertical passant par
chacun des points visés. Ainsi, on distingue deux profils en long : le profil en long du
terrain naturel et celui du projet.
Les conduites d’alimentation d’eau étant enterrées, elles ont des profils en long différent
de celui du terrain naturel. Pour l’élaboration de ce profil en long, trois objectifs sont
poursuivis :
- Minimiser les terrassements à l’exécution
- Vidanger les tronçons de conduite en cas de maintenance curative ou préventive
- Evacuer l’air qui pourrait s’y accumuler dont les conséquences sont :
La réduction du débit
Le gaspillage d’énergie
Les coups de bélier en cas d’appel important de débit
Ainsi pour éviter ces conséquences certaines mesures convenables sont prises. On a :
- Le positionnement des ventouses au niveau des points haut pour assurer l’évacuation
de l’air dans les conduites
- Le positionnement des vidanges au niveau des points bas
- Le positionnement des bouchons à la fin d’un tronçon sans suite ;
Un point haut est un sommet formé par deux déclivités successives de sens contraires.
Le profil en long s’établi de la façon suivante :
- Choisir un plan horizontal de référence situé à une cote inférieure à l’altitude du point
le plus bas ;
- Confectionner en dessous du plan horizontal de référence, des cases comportant les
indications suivantes : numéros de profil, altitude terrain naturel, altitude projet, écart
Terrain naturel – projet, distance partielle, distance cumulée, pente, rampe, nature et
diamètre de conduite.
- Représenter en abscisse les distances et en ordonnée les altitudes.
En outre, le profil en long nous montre les points haut et bas du réseau.
P = 60,55KN
P = 152,53 KN
POIDS DU REGARD
CONTRAINTE DU SOL
RECAPITULATIF DU DIMENSIONNEMENT
"Lb"
Dalle 20,112 1,00 0,20 5,65.10-4 5 HA 12
couverture
Il sera prévu un massif stabilisant en béton armé tous les 10 m sur toute la traversée.
Les plans d’exécution (ferraillage, vue en plan et coupes,….) sont en annexe. Le prochain
chapitre se préoccupera de l’organisation et les méthodes d’exécution des travaux.
L’organisation d’un chantier est une étape à laquelle, l’entreprise est amenée à préparer
l’exécution des travaux. Elle est réalisée en deux phases :
Les méthodes d’exécution des travaux permettent d’anticiper sur les préliminaires nécessaires
à l’exécution de certaines activités et la prise des dispositions.
Dans le cadre de notre projet où les interventions ont lieu en zone marécageuse, lagune,
agglomération et en rase campagne, l’organisation des travaux revêt d’une importance
capitale. Elle permet, non seulement de définir l’ordre d’exécution des travaux par zone mais
aussi d’anticiper sur les travaux préliminaires nécessaires à l’exécution de certaines activités
puis les dispositions à prendre pour une bonne exécution selon les règles de l’art.
L’ordre d’exécution des travaux est défini selon la nature des zones d’intervention et leur
comportement en saison pluvieuse. Le tableau suivant renseigne sur les critères déterminants
du choix de l’ordre d’exécution des travaux.
Tableau : Ordre d’intervention sur le chantier
Nature des zones Comportement de chaque zone en Ordre
d'interventions différentes saisons d'intervention
Compte tenu de la période d’exécution des travaux, et l’état des différentes zones d’exécution,
certaines zones peuvent faire l’objet de priorité par rapport aux autres. Il s’agit des zones
inondables en saison pluvieuse. Puissent qu’elles sont inondables, il est préférable de
travailler dans ces zones en premier pendant qu’on est en saison sèche avant d’aborder les
zones dans lesquelles, l’incidence de la pluie est faible voir négligeable (zones non inondable)
sur l’avancement des travaux. C’est ce qui justifie l’ordre d’exécution présenté dans le tableau
ci-dessus.
Interprétation
Le tableau présente l’avancement escompté des travaux à huit mois du projet et l’avancement
réel des travaux sur le terrain pour la même période. La couleur verte indique les travaux pour
lesquels, l’organisation des travaux a connu un succès et la couleur orange, les travaux pour
lesquels l’organisation n’a pas connu de succès.
La réalisation des travaux du réseau de refoulement en PEHD 315 devrait atteindre 97% à
164 jours d’exécution selon une simulation théorique de notre planning alors que sur le terrain
en 154 jours, les travaux ont étés exécuté à 95,65% et sont arrêté pour des raisons de la non
réalisation des forages restant à raccorder.
Quant à la réalisation des travaux du réseau de refoulement en PEHD 500, elle devrait être
totalement exécutée en 36 jours ; mais sur le terrain, le travail a été fait en 22 jours. Il en est
de même pour les travaux génie civil dont l’exécution a atteint 91,3% alors que ce qui était
escompté était de 88% pour la même durée.
L’approvisionnement du chantier devrait être effectué à 97% en 178 jours. Par contre elle a
été effectuée à 88%. Ce qui a impacté la pose des pièces hydrauliques dans les regards et
divers raccordements avec un retard d’exécution. Cette situation pourrait s’expliquer par le
retard du circuit d’approvisionnement de l’entreprise et le faite que le lancement de certaines
commandes coïncidait avec une période où le fournisseur de l’entreprise était sollicité.
TRAVAUX DE PLOMBERIE
Les méthodes d’exécution des travaux diffèrent en fonction de la nature des zones
d’intervention. Faisons, une étude du mode d’exécution des travaux par cas.
La réalisation des travaux de pose de conduite dans la lagune a été l’un des points particuliers
sur lequel, nous avions effectué une étude du mode d’exécution. Le choix de ce mode
d’exécution est fonction des travaux à exécuter et des moyens dont dispose l’entreprise pour
les réaliser (matériel, humain, financier). Les différentes phases de réalisation des travaux de
pose de conduites dans la lagune sont les suivantes :
des appareils topo tel que : la station totale TS09 (marque LEICA) et le niveau NA03 (marque
LEICA), pour les travaux topographiques.
Cependant, l’entreprise ne disposant pas de barques motorisées, elle serait amenée à procéder
soit à leur achat, soit à la location sur la période des travaux.
La réalisation des travaux dans la lagune nécessitant l’utilisation de deux barques motorisées,
évaluons le coût d’investissement approprié. (Voir tableau suivant).
Aqualunox 350S
1 1 573 744 50 000 1 623 744
remorque
Aqualunox 350S
remorque+ 1 1 934 544 50 000 1 984 544
accessoires
Soit un investissement de 3 247 488 fcfa pour l’achat de deux barques Aqualunox 350S +
remorque.
Prix de Frais
Durée Total
Quantité location d'entretien et
ENGINS d'exécution Investissem
(U) journalière de
des travaux ent (fcfa)
(fcfa) maintenance
Barque
1 30 000 36 50 000 1 130 000
motorisée
Soit un investissement de 2 260 000 fcfa pour la location de deux barques motorisées.
Prix de Durée
Prix Entretien et Total
Quantité location d'exécution
Engins d'achat maintenance investissem
(U) journalière des travaux
(fcfa) (fcfa) ent (fcfa)
(fcfa) (jrs)
Barque
1 30 000 36 50 000 1 130 000
motorisée
Barque
motoriséeA
1 1 573 744 50 000 1 623 744
qualunox
350S
Soit un investissement de 2 753 744 FCFA l’achat d’une barque motorisée Aqualunox 350S et
la location de la seconde.
Au regard de ces variantes à savoir la location d’engin, l’achat, et la durée des travaux, on
constate que la simulation nécessitant moins d’investissement est la simulation 2. Sur ce, elle
sera la simulation à adopter pour l’exécution des travaux.
La soudure par poly fusion ne pouvant être réalisé sur l’eau, elle sera exécutée sur la
berge.
D’environ 1700 ml, les conduites à barder sur l’eau sont en Pehd ø 500. Cependant, le
bardage des conduites ne pouvant être exécuté manuellement, optons pour l’utilisation des
engins avec l’appui d’un personnel physique. Pour ce faire, définissons la méthode
d’exécution des travaux.
Le sens d’exécution du bardage étant de la berge A vers la berge B, installons un engin en rive
A. Cet engin se chargera de pousser les conduites soudées sur l’eau. Cependant, vu le linéaire
à barder et la présence du vent qui pourrait influencer le respect de l’alignement du réseau et
donc ralentir l’avancement des travaux, l’engin installé en berge A ne peut à elle seule
effectuer le bardage.
Pour ce faire, voyons dans la catégorie d’engin disponible sur le chantier, les engins qui
peuvent effectuer le travail.
Puisse que la pelle dispose d’un godet, on pourrait l’exploiter pour accrocher le bout des
conduites soudées afin qu’elle puisse les pousser sur l’eau. Ce qui amène à l’utilisation de la
pelle 320D à la berge A. En berge B, la seconde pelle pourrait également tirée les conduites à
l’aide de son godet autour duquel serait attachée la corde. Mais puisse que la flèche de la pelle
installée à la berge B n’est pas grande, les travaux évolueront très lentement. Sur ce, installons
une grue ; et faisons passer par son crochet (en bout de flèche) la corde qui la reliera aux
conduites soudées. Une fois la corde passée, installons la chargeuse qui tractera à chaque
150ml les conduites soudées en fonction de l’espace disponible.
l’avancement des travaux. Du coup, elle aura des incidences non seulement sur le délai
d’exécution mais également des incidences financières. L’entreprise cherchant le profit, elle
ne l’arrangerait point.
La pose d’une canalisation sous l’eau est spécifique. Dans tout le processus, il est nécessaire
de bien connaître les effets de l’environnement lagunaire sous leurs différents aspects.
Les ouvrages en lagune subissent l’action mécanique du vent et des courants. Les conduites
peuvent être affectées soit sous l’effet des conditions extrêmes de chargement, soit sous l’effet
de charges moins importantes mais répétées. Les calculs prennent en compte ces deux aspects.
Cependant, il faut étudier la technique à adopter pour asseoir la conduite dans l’eau. Alors,
quelle stratégie adopter pour que les conduites après bardage, soient posées au fond de la
lagune ?
Quelques hypothèses nous ont permis de trouver des solutions parmi lesquelles on a effectué
un choix favorable à l’entreprise.
En revenant à Archimède, il nous dit que tout corps plongé dans l’eau reçoit de bas en haut
une poussée (en kg) égale au volume d’eau en dm3 (donc en kg) déplacé.
Première Hypothèse
Considérons 1ml de conduite en PEHD de diamètre 500mm, donc 0,196 m3 de volume et qui
peut contenir 0,157 m3 d’eau. Vide, elle pèse 44,20 kg. Calculons sa ligne de flottaison
(profondeur d’enfoncement) quand elle sera posée vide sur l’eau.
Si elle pèse 44,20 kg, elle s’enfoncera de 44,20 dm3 dans l’eau. Si on divise ce volume par la
surface de base, on obtient la hauteur, donc l’enfoncement de la conduite. Supposons que la
surface de la conduite en contact avec l’eau est plane (rectangulaire) de largeur son diamètre.
On a :
- Surface de base : 5 dm * 10 dm = 50 dm²
- Hauteur du volume dans l’eau 44,20 kg ou dm3 / 50 = 0,884 dm soit un enfoncement de
8,84 cm
Deuxième Hypothèse
Remplissons la conduite d’eau. Soit (157 kg + 44,20 kg = 201,20 kg), elle déplacera 201,20
litres d’eau (ou 201,20 ou 0,201 m3). La ligne de flottaison sera à 201,20/50 = 44,24 cm du
bas et 5,76 cm du haut.
Troisième Hypothèse
Ajoutons à nouveau 50 kg de sable à l’ensemble conduite +eau. On a 201,20 kg + 50 kg =
251,20 kg. Comme la conduite ainsi chargée ne déplace que 196 litres, elle coule sauf si la
densité de l’eau diffère de 1kg/l.
Soit donc une technique de pose regrouper en trois phases :
- Soudure et bardage des conduites sur l’eau
- Pose des lests provisoires en sable de 50 kg
- Remplissage des conduites
Pour assurer la stabilisation de la canalisation des massifs en béton armé serviront de lests.
En pleine agglomération où on note la présence des réseaux tiers (les câbles enterrés, les
branchements) le mode d’exécution des travaux est manuel. Soit une fouille, pose et remblai
manuel afin de minimiser la destruction des réseaux tiers. Par contre, dans les zones
agglomérées ou non, où il n’y a pas l’existence des réseaux tierces, les travaux seront exécutés
à l’engin (fouille, pose et remblai).
NB : Notons que dans ces différentes zones des sondages sont faits avant l’exécution des
travaux.
La technique de pose des conduites en zone marécageuse est presque identique à celle de pose
dans la lagune. La différence ici, est l’exécution d’une fouille avant le bardage, et le remblai
après pose des conduites au fond de la tranchée. Compte tenu des moyens matériels dont
dispose l’entreprise, la fouille en zone marécageuse ne peut être exécutée à l’engin. Elle sera
manuelle. Il en est de même pour le remblai. Seul le bardage sera exécuté à l’engin avec
l’appui des personnes physiques (manœuvres) pour l’orientation de la conduite. L’effet du
vent étant négligeable dans ce cas, un engin suffira pour barder les conduites. Soit une pelle
hydraulique.
Les caniveaux d’assainissement étant les ouvrages de la mairie, leur traversée ne peut être
exécutée sans l’accord de la mairie. Cependant, avant l’exécution de cette traversée,
l’entreprise est contraint de faire des sondages (à défaut de l’obtention des plans de
recollement de ces ouvrages). Ce sondage permettra d’avoir une idée sur les détails
nécessaires (profondeurs, différentes cotes, nature du sol) à l’élaboration d’un schéma de
principe de traversée et de prévoir les dispositions d’exécution des travaux.
Dans le cadre de notre projet, la traversée de la voie pavée et des caniveaux d’assainissement
a eu lieu dans une zone sablonneuse avec la présence de la nappe phréatique située à 1,00m
par rapport au terrain naturel (TN). Après sondage des ouvrages, l’existence d’une conduite
en PVC (protégé par un fourreau) qui traverse les caniveaux, contraint l’exécution des travaux
en dessous des caniveaux.
Il revient de définir un mode permettant d’exécuter les travaux non seulement en un délai
optimal (à cause de l’importance du trafic sur cette voie et le nombre de zone qu’elle dessert)
mais selon les règles de l’art sans aucun risque accidentel. Aux regards de ces contraintes de
délai, du phénomène d’éboulement (compte tenu de la proximité de la nappe phréatique) et de
sur profondeur d’environ 1,50 m (dû au passage en dessous des caniveaux), optons pour un
mode d’exécution à l’engin. Soit une fouille à la tractopelle, pose des fourreaux, passage des
conduites puis remblai.
L’enlèvement et la repose des pavées faisant l’objet de sous traitance, ces travaux ont étés
exécutés par une autre structure que la mairie a choisi.
Pour des raisons de disponibilité des engins de l’entreprise, le travail pourrait s’exécuter
manuellement soit à l’aide d’un engin de location.
- Etre conçu de façon à constituer une cage résistant aux efforts obliques
CHOIX DU BLINDAGE
Le choix du blindage est fonction du matériel disponible sur le chantier. Puisse que les
panneaux en planche existent sur le chantier, optons pour un blindage par panneau en bois.
Il consiste à fabriquer les panneaux en planche jointive d’une épaisseur adaptée à la nature du
terrain. Dans notre cas, on a utilisé des panneaux de 6 cm d’épaisseur. Les panneaux sont
ensuite descendus au fond de la fouille et redressé verticalement contre les parois. A l’aide des
étais métalliques, les parois sont étayés transversalement dans la tranchée. Du coup, elle ne
nécessite aucun investissement pour le matériel ; mais des frais pour l’exécution des travaux
compte tenu du travail manuel.
Pour la réalisation des travaux à l’aide d’un engin loué, le coût d’investissement nécessaire est
évalué dans le tableau suivant :
Pour la réalisation des travaux à l’aide d’un engin loué, l’investissement est lié à juste
l’entretien et la maintenance de l’engin.
Remarquons que la simulation 1 nécessite moins de dépense mais prend plus de temps. La
simulation 2 nécessite plus de dépense mais est faisable en un temps [Link] à la
simulation 3, elle ne nécessite presque par de dépense et permet de gagner également en
temps. La voie étant plus pratiquée pour des raisons des zones qu’elle dessert, optons pour
l’exécution des travaux suivant la simulation 3.
La montée des conduites en traversée de lagune est un phénomène qui pourrait avoir lieu en
période de crue. Il s’avère donc important de disposer des ouvrages en béton armé sur ces
conduites afin de minimiser l’action de la crue qui pourrait avoir des incidences sur le
fonctionnement du réseau et sur les activités de pêche. Pour ce faire, optons pour une
préfabrication de coffrage métallique. Ces moules seront déposés sur les conduites (au fond de
la lagune) avec un ferraillage. Le coulage de ces massifs serait exécuté à travers des tubes
PVC sellé en tête des moules et au bout duquel, on placera un entonnoir par lequel le béton
malaxé passera. Soit un béton malaxé avec une petite quantité d’eau et un accélérateur de
prise (SICACRETE BB40). Le transport des matériaux et du personnel d’exécution se fera à
l’aide des barques motorisées.
Dans le but de respecter le délai d’exécution des travaux, il est important de mettre en place
un bon système d’approvisionnement du chantier. Pour ce faire, les délais de livraison des
pièces, tubes, raccords, robinetteries, etc… doivent faire l’objet d’une bonne maîtrise afin que
les commandes soient lancées avec une marge confortable pour éviter les ruptures de stocks.
Dans le cadre de notre projet, quelques critères ont permis de mettre en place un système
d’approvisionnement. Il s’agit de :
- La tâche à exécuter
- La date de début
- La durée sur laquelle la tâche est étendue
- Les besoins nécessaires à l’exécution de cette tâche
- Les pièces, matériaux, etc… disponible en stocks
- La durée de livraison (fonction des fournisseurs de l’entreprise et de la proximité de ces
fournisseurs).
A l’aide du planning d’exécution des travaux, les tâches à exécuter, leur date de début et leur
durée sont identifiés. Quant aux besoins nécessaires à leur réalisation, ils sont évalués à partir
d’un avant-métré. Après cette évaluation des besoins, on procède à l’identification des pièces
disponible en vue de déterminer celles non disponible et pour lesquelles on doit lancer les
commandes. Par suite, en fonction de la disponibilité des pièces à commander auprès des
fournisseurs de l’entreprise, les commandes sont lancés. Notons que tout ceci est un travail
qui s’effectue en amont de l’enclenchement de la tâche.
L’organisation des approvisionnements peut être échelonnée sur toute la période d’exécution
des travaux (voir planning d’approvisionnement du chantier).
CONCLUSION ET RECOMMANDATION
L’organisation d’un chantier est l’une des étapes indispensables à l’exécution des travaux.
Définir les méthodes d’exécution des travaux, c’est :
- anticiper sur les éventuels problèmes qui retarderaient l’avancement des travaux.
- Offrir un bon cadre de travail au personnel
- Exécuter les travaux selon les règles de l’art
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages et articles
Sites internet
[Link]
[Link]
pré[Link],
ANNEXES
Sommaire des annexes
ANNEXE 10 : PHOTOS