Valorisation des résidus agro-alimentaires
Valorisation des résidus agro-alimentaires
MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de magistère
Spécialité : Ecologie Microbienne
Par M elle : AMOKRANE Serine
Thème
Soutenue le : 04/07/2010
Devant le jury :
Président : Benguedouar A. Professeur à l’université de Constantine
Rapporteur : Haddi M.L. Maitre de conférences à l’université de Constantine
Examinateurs : Boudemagh A. Maitre de conférences à l’université de Constantine
Kitouni M. Maitre de conférences à l’université de Constantine
Mihoubi I. Maitre de conférences à l’université de Constantine
Tableau n°3 : Glycosyl hydrolases identifiées chez certaines espèces microbiennes ruminales
cultivables.......................................................................................................................….... 23
Tableau n°10 : Répartition des différentes formes bactériennes Gram- et Gram+ dans les trois
ajoutées (ml) et capacité tampon (en milliéquivalents d’acide acétique par gramme de MS) des
Tableau n°13 : Coefficient de corrélation entre les différents paramètres (pHi, capacité tampon,
quantité d’ammoniaque, quantité d’acide acétique ajoutée et les paramètres a, b, c et d)….. 64
Tableau n°14 : Paramètres cinétiques de la dégradation in vitro des résidus agroalimentaires et
Figure n° 10 : Deux champs différents d’un frottis du liquide ruminal frais (avant filtration)
Figure n° 11: Deux champs différents d’un frottis du liquide ruminal filtré sous microscope
optique (40×10)………………………………………………………………………..…… 51
Figure n°12: Courbes des cinétiques de production de gaz par les substrats seuls……...… 70
d’aliments fibreux……………………………………………………………………...….. 76
initial d’incubation…………………………………………………………………...…….. 84
Sommaire
Introduction générale………………………………………………… 1
4- Analyse statistique…………………………………….......……………………....………. 44
Selon Ademe (2000), un sous-produit est un produit résidu qui apparaît durant la
fabrication ou la distribution d'un produit fini. Il est non intentionnel et non prévisible, et est
accidentel. Il peut être utilisé directement ou bien constituer un ingrédient d'un autre
processus de production en vue de la fabrication d'un autre produit fini.
A titre indicatif, les pulpes d’oranges sont plus pauvres en extrait éthéré, en minéraux et
en parois et plus riches en matières azotées que les pulpes de citrons ou de pamplemousses.
Ainsi les pulpes et les peaux de citrons sont légèrement plus acceptables que ceux des oranges
et des pamplemousses (Martinez et al., 2008). La valeur énergétique de la pulpe d’agrume est
très élevée, en revanche, la valeur azotée est très limitante (Rihani, 1991).
Pharmaceutique
Papeterie
Energie - Antibiotique
- Betaines (osmo -
Méthanisation
protecteur)
• Carburant Pate a papier
• Chaleur (À partir des pailles de céréales)
• Electricité
•
Alimentation animale :
Résidus - Pulpe de betterave
Alimentation humaine : - Pulpe de pomme…
Cosmétique
(Lotions, crèmes…)
Produits chimiques
Agriculture Textiles
Chaux
0,3-0,6%
Liqueur Pulpe pressée
24,1Kg- 11%MS 28Kg - 24%MS
Huiles essentielles
40g Pulpe seche
Mélasse 7,3 kg -92%MS
3.8Kg - 72% MS
Les protéines ont une composition en acides aminés proche de celle du tourteau de soja,
ceci place les pulpes de tomates parmi les aliments ayant une valeur protéique intéressante
pour les ruminants. La pulpe de tomate est ainsi une source raisonnable de vitamine B1 B2 et
vitamine A (Aghajanzadeh- Golshani et al., 2010).
Les pulpes de pomme sont des résidus de valeur nutritive médiocre, en raison de leurs
faibles teneurs en matières azotées digestibles, de la mauvaise digestibilité de leurs parois
cellulaires riches en sucres insolubles et de leurs faibles teneur en minéraux et en vitamines
(Villas-BÔas et al., 2003). Ils sont réputés pour leur appétibilité, cependant, leur
consommation doit être limitée à 1% du poids vif en raison de leur teneur en alcool qui peut
atteindre 100 g/kg de MS (Sauvant et Michalet-Doreau, 1988)
La pulpe de pommes est une source naturelle de substances pectiques qui se présentent
sous forme de protoopectine (Vendruscolo et al., 2008)
2.1.1- La cellulose
La cellulose est la molécule organique renouvelable la plus abondante sur terre, Elle
représente plus de la moitié de la biomasse terrestre et constitue un réservoir de carbone sous
forme organique ả l’échelle de la planète. (Fonty et Chaucheyras-Durand, 2007) (Figure 4)
C’est un homopolysaccharide composé de longues chaines de B (1- 4)-D glucose, basé
sur la répétions d’unité de cellobiose, les chaines sont orientées en un assemblage cristallin
stabilisé par des liaisons faibles de types hydrogène intra- et inter chaines. (Res et al., 2006).
La majorité est constituée d'anaérobies stricts, mais il existe également des anaérobies
facultatifs qui représentent 107-108 cellules/g du contenu du rumen. La taille des bactéries du
rumen est généralement de 0.5 ả 10 µm. Les bactéries Gram- sont les prédominantes, les
Gram+ sont ainsi présentes, et joue des rôles très importants (Kamara, 2005).
Les bactéries ruminales ont été classifiées en quatre groupes, en fonction de leur
localisation dans le rumen (Fonty et Forano ,1999 ; Guillaume, 2007) :
- Les bactéries vivant libres, associées à la phase liquide ruminale : c’est le cas de
nombreuses espèces bactériennes fermentaires qui consomment des substrats solubles, et de
nombreux protozoaires qui ingèrent des particules alimentaires (Fonty et Forano ,1999).
- Les bactéries associées avec les particules alimentaires : à la surface des particules
alimentaires se forme ainsi un-consortium microbien (biofilm) au sein duquel cohabitent
plusieurs espèces de bactéries, de protozoaires et de champignons. (Fonty et Chaucheyras-
Durand, 2007).
- Les bactéries attachées à la surface des protozoaires : ces bactéries présentent 1-10%de
la flore totale du rumen. Le nombre des bactéries fixées sur chaque protozoaire dépend de la
taille de ce dernier (Allison et al., 2007).
En plus, les bactéries ont été classées selon leur aptitude à dégrader et ả fermenter les
substrats en :
Température 38-41°C
0.002 à 0.004
Ethanol, mM
Non détectable
Ammoniaque, mM
< 92
Acides amines.
< 48meqM.
Minéraux (mg.m-1)
nd : non déterminé
En outre, les potentialités des bactéries permettent de les repartir en groupes fonctionnels. On
distingue : les espèces hydrolytiques capables de dépolymériser les substances complexes
(polyholosides, protéines, lipides, etc.), les espèces fermentatitives utilisant les molécules simples
(oses, acides amines, acide organiques) et les espèces hydrogénotrophes qui tirent leur énergie de la
réduction d’un accepteur d’électrons (CO2, SO4-2) par l’hydrogène. Ces grands groupes sont
organisés en chaines trophique (Fonty et Chaucheyras-Durand, 2007).
Les Archaea occupent différentes localisations dans le rumen. On les trouve dans la
phase liquide du contenu digestif mais beaucoup sont fixées sur les protozoaires ciliés sur les
particules alimentaires, ainsi que sur l’épithélium ruminal (Tokua et al., 1999).
Les ciliés dont la tailles est importante (50 à 300um) (Kamara, 2005), sont divises en
deux groupes : Les holotriches, dont on distingue les genres Isotricha et Dasytricha, et les
entodiniomorphes. Les ciliés sont 20 à 100 fois plus grands en taille que les bactéries mais ils
sont 104 fois moins nombreux
Ils sont soit fixés sur les particules alimentaires soit libres. Les Holotriches utilisent
essentiellement les glucides solubles, tandis que peu d’entodiniomorphes en sont capables.
(Ushida and Jouany, 1985). Les ciliés ont la capacité d’ingérer l’amidon sous forme de
granules, ceci est essentiellement le fait d’Isotricha. Ce qui contribue à limiter la chute de pH
liée à la dégradation de l’amidon (Jouany and Ushida, 1988).
Les champignons semblent, en outre, capable de solubiliser in vitro une petite partie de la
lignine des lignocelluloses pariétales mais ils n’utilisent pas ce composé comme source
d’énergie (Akin and Benner, 1988).
Les endoglucanases : enzyme hydrolyse au hasard les liaisons à l’intérieur des chaines
Les exoglucanases : réalisent une dissociation d’unités de cellobiose à partir de
l’extrémité non réductrice de la chaine.
Les B-glucosidases (cellobiases) : scindant le cellobiose en deux glucose (Morrison,
1979 ; Tomme et al., 1995).
Les cellulases produites par les bactéries cellulolytiques sont plus actives à pH 6.0 et
6.8, alors que le pH d’activité pour les enzymes fongiques se situe entre 5.5 et 7 (Bernalier et
al., 1992).
Les enzymes dépolymerisantes, qui sont soit des hydrolases, soit des lyases (Guillaume,
2007).
Mannanase
Endoxylan
Endocellul
Exocellula
Lichenase
glucosidase
xylosidase
Espèce
B-
B-
ase
ase
se
microbienne
Butyrivibrio
× × × ×
fibrisolvens
Fibrobacter
× × ×
succinogenes
Ruminococcus
× × ×
albus
Ruminococcus
× ×
flavefaciens
Neocallimastix
× ×
frontalis
Neocallimastix
× × ×
patrciarum
Orpinomyces
× ×
joyonii
Piromyces
× × ×
rhizinflata
Prevotelle
× × × ×
ruminocola
• Les mycotoxines
Dans le rumen, les protozoaires et centaines espèces bactériennes autochtones
(Butyrivibrio fibrisolvens, Selenomonas ruminantium, Anaerovibrio lipolytica) sont capable,
tout du moins in vitro, de dégrader certaines mycotoxines (ochratoxine A, deoxynivalenol,
trichothecenes, zeralenone) produites par des Champignons contaminants les aliments
consommés par les ruminants. Outre leur rôle potentiellement toxique pour l’animal lui-
même, elles peuvent se retrouver dans le lait et les tissus animaux comestible et peuvent
s’avérer très dangereuse pour la santé de l’homme (Boudra et al., 2002 : Fonty et
Chaucheyras-Durand, 2007).
• Nitrate-nitrite
Certaines plantes comme l’avoine, l’orge et le blé accumulent le nitrate à des
concentrations peuvent être fatal pour l’animal. Le nitrate ingéré va être métabolisé en nitrite,
ce dernier est rapidement absorbé par le sang et provoque, par la suite, l’oxydation de
l’oxyhémoglobine en méthémoglobine, qui réduit la capacité de transport des globules rouges.
Les bactéries adaptées au nitrate sont : Selenomonas sp, Anaerovibrio sp. (Kamara, 2005).
L’NDF (fraction fibreuse non soluble dans le détergent neutre), donne une estime
assez précise de la fibre totale d’un aliment..
L’ADF (fraction fibreuse non soluble dans le détergent acide) correspond au complexe
composé de lignine qui se dépose sur la cellulose (lignocellulose) (Ampuero, 2008)
La méthode in sacco, appelée aussi la méthode des sachets ou in situ, est basée sur le
dépôt des échantillons dans des sachets qui sont incubé directement dans le rumen des
animaux munis d'une canule ruminale. L’objectif principal est la mesure de la disparition de
la matière sèche ou d’autres composants alimentaires (protéines, fibres, amidon...) (Arhab,
2007)
Une nouvelle méthode, qui consiste en l’utilisation d’un capteur de pression pour
mesurer le gaz cumulé dans les systèmes batch (flacons en verre de 125ml de capacité),
contenant également le substrat et le mélange composé du jus de rumen et la solution tampon.
L’enregistrement de la pression est effectué soit manuellement, comme décrit par Theodorou
et al, 1993, soit automatiquement par Pell and Schofield (1993), de l’université de Cornell
aux Etats Unis, qui ont décrit pour la première fois l’utilisation des sondes de pression
automatisées pour mesurer le gaz produit dans les flacons en verre (Williams, 2000).
Cone et al., 1996 ont décrit ce que l’on appelle « un nouvel appareillage entièrement
automatisé relie la production de gaz au temps » (a new fully automated time-related gaz-
production apparatus) développé à ID-DLO, Lelystad, en Hollande. Cet appareil emploie une
combinaison d’un capteur de pression et d'une valve électrique pour chaque bouteille.
Pendant la fermentation, chaque valve en solénoïde s’ouvre pour libérer le gaz accumulé
quand la sonde de pression enregistre une pression de gaz précise et connue. Le nombre
d’envoi et le temps de chaque envoi pour chaque flacon sont enregistrés automatiquement par
un ordinateur et sont employés pour tracer des profils cumulatifs de gaz (Williams, 2000).
Une des limitations de l’utilisation de cette technique pour l’évaluation des fourrages restera
le manque de l’uniformité dans la méthodologie, ce qui rend la comparaison des résultats très
difficile. Il serait par ainsi possible de standardiser la technique en ce qui concerne le type de
milieu utilisé, le temps de la collecte de l’inoculum et le régime des animaux donneurs.
MATERIEL
ET METHODES
1-Matériel
1.1 - Matériel végétal
Notre étude porte sur deux types de substrats :
• Trois sous produits issus de l’industrie agroalimentaire représentés par :
- Résidus d’oranges : sont prélevés de la station de transformation et de
commercialisation des agrumes (ENAJUC de SKIKDA).
- Résidus de pommes et résidus de tomates : sont prélevés au niveau de la fabrique de
conserverie des fruits
• Des fourrages naturels fibreux : représentés par le foin, la paille d’orge, les
chrysanthèmes (Chrysanthemum coronarium) et les cardes (Sylibum marianum).
Au laboratoire les substrats sont séchés et broyés en particules homogènes au moyen
d’un broyeur électrique.
2.1.1- Le pH
Le pH est un paramètre habituellement mesuré dans les études nutritionnelles, car il a
toujours été considéré comme central pour comprendre les processus de digestion dans le
rumen par son influence sur le type et l’intensité des réactions qui s’y déroulent.
Le pH du milieu ruminal est la résultante des productions acides, des tampons salivaires
et des tampons propres à la ration (Bonnefont, 2008).
Le pH du liquide ruminal est relevé directement après son arrivée au laboratoire à l’aide
d’un pH mètre portable à électrode en verre préalablement étalonné.
b- Matériel utilisé
• Etuve réglée à 105°C.
• Boites Pétri en verre.
• Un dessiccateur muni d’un agent déshydratant.
• Une balance et une spatule
c- Méthode
Afin de déterminer le taux de la matière sèche, une quantité (5 à 10 g) du liquide ruminal
homogénéisé est pesée dans des boites de Pétri préalablement séchées et tarées, elles sont par
la suite placées dans une étuve maintenue ả 105°C pendant 24 heures jusqu’au poids constant.
Après 24 h, les boites sont mises dans un dessiccateur pendant au moins une demi-heure
pour refroidir dans une atmosphère sèche. La matière sèche (MS) est calculée selon
l’expression suivante :
P2 - T
% MS = × 100
Où : P1 : représente le poids de la boite de pétri avant séchage (tare + quantité du
liquide ruminal fraiche) (g)
P2 : représente le poids de la boite de pétri après séchage (tare + résidus) (g)
T : représente le poids de la boite de pétri vide (tare) (g)
Le taux d’humidité est calculé à partir de la formule suivante :
b- Matériel utilisé
• Four à moufle
• Creusets en porcelaine.
• Balance de précision et une spatule
• Un dessiccateur muni d’un agent déshydratant
c- Méthode
Une quantité (0.5-1.0 g) de matière sèche déjà obtenue est pesée dans un creuset en
porcelaine préalablement taré, celui ci est ensuite mis dans un four à moufle ả 550°C pendant
12-18 h. Nous le laissons refroidir à l’intérieur du four avant de le mettre dans le dessiccateur
pendant au moins une demi-heure. Le résidu obtenu représente les cendres qui, par différence,
donne la matière organique contenue dans l’échantillon. Le pourcentage des cendres est
calculé par l’expression suivante :
P3 - Tc
%Cendres = × 100
P2 - Tc
Où : P2 : représente le poids du creuset après dessiccation.
P3 : représente le poids du creuset après incinération (tare + cendre).
Tc : représente le poids du creuset vide.
La teneur en matière organique représente le complément à 100 des cendres :
MO = 100 – cendres
d CB
Capacité tampon =
d pH
Où : dCB exprime la quantité de base ou d’acide nécessaire pour produire une variation de
pH exprimée dpH.
La capacité tampon intrinsèque a été définie comme la capacité d’un aliment à
maintenir le pH de son milieu aqueux ou à résister à un changement du pH après l'addition
d'un acide ou d’une base (Moharrery, 2007).
b- Matériel utilisé
- Burettes
- Béchers de 100 ml
- Agitateur électrique et barreaux magnétiques.
c- Solutions utilisées
* Solution d’acide acétique 0.1N : la solution a été préparée à partir de l’acide acétique pur
C2 H4 OH (densité : 1.05, MM : 60.05 g/mol, pureté : 99-100%).
d- Méthode
La détermination de la capacité tampon est réalisée en suivant la méthode décrite par
Giger-Reverdin et al., 2002.
• Préparation de l’échantillon
La solution employée pour la détermination de la capacité tampon est préparée en
mélangeant 1g de MS de chaque substrat dans 20 ml d’eau bidistillée. Le pH initial de la
solution est celui obtenu après 2 heures d’agitation.
• La titration
Sous une agitation continue, on augmente d’abord le pH initial à 7 en ajoutant la solution
d’ammoniaque 0.1N, pour le ramener par la suite à 4 en ajoutant progressivement l’acide
acétique 0.1N, puis on établit la courbe de chute du pH.
+
pH = a - b eqH+ +c e-d eqH
Le deuxième modèle est linéaire. C’est une simplification du modèle entier et, en fait,
correspond à son asymptote.
pH = a - b eqH+
+
pH = a + c e-d eqH
Où : eqH+ représente la quantité d’acide acétique ayant une normalité 1(1N) ajoutée.
a, b, c, d sont des paramètres positifs estimés à partir de la courbe.
CT = 1/ cd
Pour le troisième modèle
Dans notre étude, le premier modèle a été utilisé. Pour chaque substrat, la mesure est
effectuée en double.
- La colonne de réduction (Heated Copper Catalyst) : comporte deux bouteilles de gaz ; l’une
à hydrogène et l’autre à CO2, et un cylindre contenant le cuivre. Le CO2 est préalablement
purifié par piégeage d’éventuelles traces d’oxygène par passage dans un four de copeaux de
cuivre chauffé à 300C°. L’oxygène résiduel réagit alors avec le cuivre pour former du CuO.
Le système sert globalement à fournir une source de CO2 pur pour assurer l’anaérobiose au
cours des différentes étapes du procédé.
- Appareil de mesure de gaz automatique à 12 canaux munis de transducteurs de pression
(Cone et al., 1996). L’appareil est connecté à un ordinateur.
• Composition
La salive artificielle se compose d’un mélange de différentes solutions (tableau 5):
Tableau n°5 : Les solutions utilisées dans la préparation de la salive artificielle
(Menke et Steingass, 1988)
Solution Composition quantité
Na2HPO4 5.7 g
Solution des éléments KH2PO4 6.2 g
majeurs MgSO4×7H2O 0.6 g
Eau distillée 1000 ml
CaCl2×2H2O 13.2 g
MnCl2×4H2O 10.0 g
Solution des éléments traces CoCl2×6H2O 1g
FeCl2×6H2O 0.8 g
Eau distillée 100 ml
NaHCO3 35 g
Solution tampon (NH4) HCO3 4g
Eau distillée 1000 ml
C12H6NO4 100 mg
Solution de Resazurine
Eau distillée 100 ml
Na2S×7H2O 285 mg
Solution réductrice NaOH (1N) 2 ml
Eau distillée 47.5 ml
• Reconstitution de la salive artificielle
Les quatre solutions déjà préparées et conservées sont mélangées dans l’ordre suivant :
Solution réductrice 50 ml
La solution ainsi obtenue est stérilisée à 120°C pendant 15 min. Elle est ensuite placée
dans un bain-marie à 39C°, et maintenue sous un flux continu de CO2 par barbotage.
Dès l’arrivée du liquide ruminal, nous préparons la solution réductrice que l’on ajoute
progressivement aux autres solutions -toujours sous flux de CO2 -jusqu’a la réduction du
milieu indiquée par le virage de couleur de l’indicateur du potentiel d’oxydoréduction
(resazurine) du bleue au rose avant de devenir incolore.
Dans nos essais, nous avons utilisé 1L de la salive artificielle pour 500 ml du liquide
ruminal.
Le pH de la salive artificielle est mesuré directement avant et après l’ajout du liquide
ruminal filtré a l’aide d’un pH mètre.
- Les 12 flacons en verre, déjà saturés en CO2, sont inoculés par 75ml d’inoculum (liquide
ruminal filtré + salive artificielle)
- A chaque fois que nous inoculons un flacon, nous le fermons hermétiquement avec le
bouchon qui le lie directement à l’appareil de mesure de gaz puis nous le plaçons dans un
incubateur agité préchauffé à 39C°.
- Une fois l’inoculation des 12 flacons est achevée, nous allumons la plaque agitatrice et nous
laissons le procédé pendant 144 heures.
- Après 144h de fermentation, le contenu de chaque flacon est vérifié pour son pH final.
3.2.2- Détermination des paramètres cinétiques de la production de gaz in vitro
Le suivi de la cinétique de fermentation est effectué par la mesure volumétrique de la
production de gaz indiquée automatiquement par l’appareil qui permet de mesurer
instantanément la quantité de gaz produite dans chaque flacon en donnant à chaque fois un
signal lumineux (quand cette dernière sera égale à 270 µlitre). Le nombre de signaux
enregistrés par l’appareil est transféré vers l’ordinateur pour les traiter à l’aide d’un
programme approprié.
Les paramètres de la cinétique de production de gaz ont été estimés grâce au model
logistique décrit par Cone et al., 1996.
b1
Gaz (t) =
1+ t½ c1 ..... .. (1)
t c1
(c1) × t (c1 – 1)
rm =
c1 c1
t½ +t
tm = t½ × (c1 – 1)1/c1
P1 – Po
% dégradabilité apparente = × 100
Pd
4- Analyse statistique :
L’analyse des résultats des différents essais est réalisée à l'aide de logiciel SAS (Statistical
Analysis System), 1979 sur la base du test “ t ” de Student.
RESULTATS
ET DISCUSSION
1-Analyse des caractéristiques de l’inoculum
1.1- Analyse des caractéristiques physico-chimiques :
Le pH, le pouvoir oxydoreducteur, la matière sèche (MS), la matière organique (MO)
et la matière minérale (MM) ont été étudiés sur le contenu ruminal de plusieurs dromadaires
après leur abattage.
1.1.1- Le pH du liquide ruminal :
D’une manière générale, les valeurs du pH de liquide ruminal de différents essais sont
reparties entre 5.34 et 7.60 avec une valeur moyenne de 6.57 et un coefficient de variation de
5.83% (tableau 7). Cette valeur moyenne est considérée favorable pour l’activité des
microorganismes du rumen, En admettant que le pH optimal du rumen se situe dans une
fourchette comprise entre 5.7 et 7.3 (Demarquilly et al., 2002 ; Jouany, 1994). Les valeurs du
pH qui sortent de la zone de normalité (5.34 et 7.60) sont la conséquence d’un déséquilibre
alimentaire qui peut se justifier dans nôtre cas par l’utilisation d’animaux avec un régime
alimentaire libre. Ces résultats concordent avec ceux enregistrés par Arhab, 2007 qui a obtenu
des valeurs de pH de jus de rumen des dromadaires comprises entre 6.24 et 7.67
1.1.3- Le pH du mélange :
Après l’ajout du liquide ruminal à la salive artificielle, nous constatons une légère baisse
du pH moyen de la salive artificielle. Les valeurs se situent entre 6.59 et 7.05 avec une valeur
moyenne de 6.80 et une variation de 1.77%. Cette situation pourrait s’expliquer par la
conjugaison du pouvoir tampon de la salive artificielle et du jus de rumen de dromadaire qui
contribuent ensemble, au fur et à mesure, à la neutralisation de l’acidité du milieu et par
Tableau n°7: pH du liquide ruminal, de la salive artificielle et du mélange
pH de la
pH du liquide pH du mélange
Date de l'essai salive artificielle
ruminal tel quel (LR) (SA+LR filtré)
(SA)
05/01/2009 6,70 6,78 6,60
19/01/2009 5,90 7,04 7,05
02/02/2009 6,25 6,85 6,87
09/02/2009 6,52 6,82 6,84
23/02/2009 7,35 6,83 6,88
16/03/2009 7,23 6,83 6,87
23/03/2009 6,58 6,82 6,78
06/04/2009 6,49 6,81 6,81
20/04/2009 6,41 6,92 6,76
27/04/2009 6,63 6,88 6,71
04/05/2009 6,98 6,84 6,76
11/05/2009 6,48 6,84 6,64
18/05/2009 7,18 6,87 6,81
25/05/2009 6,20 6,63 6,80
01/06/2009 7,01 6,92 7.02
08/06/2009 6.41 6.93 6.71
15/06/2009 5.34 6.86 6.70
19/10/2009 7.60 6.90 6.88
25/01/2010 5.42 6.83 6.59
01/02/2010 6.74 6.82 6.77
Moyenne ± Ecart-
6.57 ± 0.38 6.85 ± 0.08 6.80 ± 0.12
type
Coefficient de
5.83 1.13 1.77
variation (CV%)
Minimum 5.34 6.63 6.59
Maximum 7.60 6.93 7.05
conséquence maintient le pH du milieu au dessus du seuil critique d’inhibition de l’activité
microbienne (pH ≥ 6) et notamment l’activité cellulolytique (Hoover, 1996). Nos résultats se
rapprochent de ceux signalés par Ghetitcha, 2001 qui a enregistré une valeur de pH du mélange
égale à 6.90.
47
Tableau n°8: Matière sèche, matière organique et minérale du liquide ruminal de
différents essais
Date de l'essai %MS %MO %MM
19/10/2009 13.11 ne ne
25/01/2010 17.74 ne ne
01/02/2010 12.06 ne ne
08/02/2010 11.65 ne ne
Coefficient de
26.81 3.51 21.19
variation (CV%)
ne : non effectué
48
1.2- Analyse des caractéristiques microbiologiques :
L’analyse quantitative de la microflore totale chez le dromadaire après la coloration de
Gram et l’observation microscopique révèle en premier lieu une dominance absolue des
bactéries Gram négatifs par rapport aux bactéries Gram positifs.
Tableau n°9 : Répartition des bactéries Gram- et Gram+ pour 100 bactéries dénombrées
Les lettres en exposant signifient que les moyennes affectées de lettres différentes sont
significativement différentes (P<0.05)
49
L’effet défavorisant de la filtration sur le taux des bactéries Gram+ demeure indésirable au
regard de l’importance des bactéries Gram+ majoritairement représentées par des groupes
cellulolytiques et hemicellulolytiques (tableau 2, page 16-17). En admettant que la majorité
des bactéries Gram+ soit attachée aux fibres alimentaires (Guillaume, 2007), la quantité des
bactéries Gram+ disparues après filtration est probablement éliminée avec les grosses
particules alimentaires auxquelles elles s’associent.
L’observation microscopique du frottis de liquide ruminal tel quel à l’état frais (figure 10)
montre des grosses particules alimentaires occupant plus de 75% du champ microscopique.
En revanche, le frottis du liquide ruminal filtré (figure 11) montre des particules alimentaires
dispersées sur le champ avec des tailles assez réduites comparativement à celles présentes
dans le liquide ruminal avant filtration.
En effet, la filtration à travers les deux couches de mousseline a réellement éliminé une
partie des grosses particules alimentaires dont la taille est supérieure à celle des pores du filtre
et par conséquent débarrasser les bactéries qui s’en sont fixées.
Le problème de l’élimination d’une certaine quantité des bactéries Gram+ par la filtration
peut être résolu par l’utilisation d’un filtre avec une porosité un peu plus large afin de laisser
passer un peu de débris alimentaire et par conséquent récupérer le maximum de bactéries
Gram+.
Le tableau 10 montre que l’ensemble des bactéries rencontrées dans le liquide ruminal du
dromadaire se présentent sous trois formes principales : cocci, bacilles et vibrions, avec des
modes de regroupement, des tailles et des taux de présence différents selon le type de Gram.
50
Fibres alimentaires grosses
Figure N°10 : Deux champs différents d’un frottis du liquide ruminal frais (avant filtration) sous
microscope optique (40×10)
Figure N°11 : Deux champs différents d’un frottis du liquide ruminal filtré sous microscope
optique (40×10)
51
Tableau n°10 : Répartition des différentes formes bactériennes Gram- et Gram+ dans les trois types de frottis
Bactéries Gram-
cocci isolés diplocoques vibrions bacilles cocci en bactéries bacilles en tétrades spirales
(%) (%) (%) isolés (%) chainettes(%) larges(%) chainettes(%) (%) (%)
a
liquide ruminal 7.23 ± 0.27 a ±
6.63 a ± 0.95 1.30 a ± 0.43 2.70 a
± 1.14 1.83 a ± 0.92 1.0 a ± 0.28 0.67 a ± 0.21 0.57 a ± 0.46
tel quel 0.66 0.30
a
liquide ruminal 0.93 ± 0.23 a ±
4.87 b ± 0.85 7.0 a ± 0.97 2.30 a ± 0.52 1.73 a ± 0.58 0.70 a ±0.59 0.70 a ± 0.43 0.57 a ± 0.34
filtré 0.27 0.27
a
mélange «LRF 6.16 ± 0.17 a ±
5.07 a ± 1.22 0.70 b ± 0.33 2.03 b ± 0.34 1.33 a ± 0.48 0.67 a ± 0.10 0.47 a ± 0.27 0.37 a ± 0.20
+ SA» 0.61 0.20
Les lettres en exposant signifient que les moyennes affectées de lettres différentes sont significativement différentes (P<0.05)
NB : Pour le même frottis et pour 100 bactéries dénombrées, la somme des pourcentages des différentes formes Gram- et Gram+ est égal à 100%.
52
56.46% dans le liquide ruminal frais, à 59.92% après filtration puis à 62.43% dans le
mélange de liquide ruminal filtré + salive artificielle
Étant donné que les cocci isolés Gram-sont essentiellement représentés par des bactéries de
petite taille (probablement Veillonella parvula avec 0.3-0.5µm) (tableau 2, page 16-17),
l’affranchissement du filtre se fait aisément, ce qui engendre un enrichissement en bactéries
Gram- qui trouvent tous les facteurs nécessaires à leur croissance dans la salive artificielle.
La prédominance des bactéries Gram- en particulier les micrococci Gram-, par rapport aux
bactéries Gram+, a été déjà signalée dans la bibliographie (Kamara, 2005), ainsi par El-Shazly
et al., 1961 par une observation microscopique du liquide ruminal frais de mouton. L’auteur a
montré que l’incubation in vitro du liquide ruminal avec la cellulose pure pendant 24h
provoque une prolifération des micrococci et des bacilles Gram-, à partir de cette observation,
il a conclu que ces deus types de bactéries jouent un rôle important dans la digestion de la
cellulose et qu’elles font partie de la flore cellulolytiques du rumen.
Par ailleurs, nous ne notons aucune différence significative au seuil de p <0.05 pour les
autres formes Gram-, Elles se présentent avec des taux pratiquement similaires dans les trois
types de frottis (tableau 10). Les diplocoques, les vibrions, les cocci en chainettes et les
bacilles isolés Gram- se retrouvent ainsi en position dominante mais assez inferieure
comparativement à celle des cocci isolés Gram-, leur taux de présence varie entre 5.97% dans
le liquide ruminal frais et 5.53% dans le mélange sus cité pour les diplocoques, 4.17 et 3.53%
pour les vibrions, 3.03 et 2.97% pour les cocci en chainettes et enfin 3.70 et 3.37 % pour les
bacilles isolés. Les bactéries larges, les rosettes, les bacilles en chainettes, les spirales et les
feuillets sont considérés comme des formes rares se présentant avec des taux très faibles.
Les résultats ainsi obtenus révèlent une stabilité dans le taux des différentes formes Gram-
dans les trois frottis et qui sont, selon Keiji and Soichi, 1981 et Patterson, 1992, représentées
majoritairement par des groupes fonctionnels important tels que : les bactéries utilisatrices
d’acides (Megasphaera elsdenii, Veillonella parvula), les bactéries protéolytiques (Prevotella
ruminicola), les bactéries cellulolytiques avec un taux inferieur (Butyrivibrio fibrisolvens,
Fibrobacter succinogenes), les bactéries lipolytiques (Ruminobacter amylophilus,
Anaerovibrio lipolytica) (tableau 2, page 16-17).
53
Par ordre d’importance quantitative, nous pouvons ainsi présenter les différentes formes
bactériennes Gram- présentes dans le liquide ruminal tel quel :
Cocci isolés (56.46%) >diplocoques (5.97 %) > vibrions (4.17 %) >bacilles isolés
(3.70 %) >cocci en chainettes (3.03 %) > bacilles en chainettes (1.47%) > rosettes (1.43 %)
> bactéries larges (1.33 %) > feuillets (1.27%) > spirales (0.47%).
D’une part, la majorité de la population des bactéries Gram+ dans le liquide ruminal
frais (tableau 10) est représentée par des cocci isolés, des diplocoques et des bacilles isolés
avec des moyennes de 6.63, 7.23 et 2.70%. Les autres formes apparaissent avec des taux assez
faibles de l’ordre de 1.30, 1.83 et 1.0% et ce pour les vibrions, les cocci en chainettes et les
bactéries larges. D’autre part, des chainettes en bacilles, des tétrades et des spirales
apparaissent avec des taux plus bas : 0.67, 0.57 et 0.27%, respectivement.
Malgré la nette diminution du taux de la majorité des formes bactériennes Gram+ après
filtration, la différence reste non significative (p <0.05).
Les bactéries Gram+ sont représentées, selon Keiji and Soichi ,1981 et Patterson, 1992,
essentiellement par des bactéries cellulolytiques (Ruminococcus albus, Ruminococcus
flavefaciens, Eubacterium cellulosolvens, Eubacterium cellulosolvens, Eubacterium
uniformis),en plus, des bactéries amylolytiques (Streptococcus bovis), des bactéries
utilisatrices de glucides simples (Lactobacillus ruminis, Lactobacillus vitulinis, Lactobacillus
acidophylus ,Succinovibrio dextrinosolvens)et des bactéries méthanogènes
(Methanobacterium bryanii , Methanobrevibacter ruminantium , Methanosarcina barkeri )
(tableau 2, page 16-17).
54
1- Analyse des caractéristiques des différents substrats
2.1- Analyse des caractéristiques physico-chimiques
2.1.1-Composition chimique des substrats étudiés:
Les résultats de l’analyse fourragère de différents substrats étudiés figurent dans le tableau
11.
Les substrats sont sensiblement riches en matière sèche. Ils varient par contre, par leurs
autres constituants chimiques.
Les teneurs en matière sèche des substrats sont élevées, elles dépassent 90% pour la paille
d’orge (90.6%) et les chrysanthèmes (90.55%). Les résidus de tomates, de pommes, d’oranges
ainsi que les cardes contiennent, à un point prés, le même poids sec, soit respectivement :
88.77, 89.14, 89.04 et 88.11%.
Les résultats obtenus pour les résidus de tomates et les résidus d’oranges sont proches de
ceux rapportés par Mirzaei-Aghsaghali et Maheri-Sis., 2008 ; Bambidis and Robinson, 2006
qui enregistrent 91.3 et 88.0% pour les résidus de tomates et les résidus d’oranges
respectivement. Par contre, le résultat obtenu pour les résidus de pommes est inférieur à celui
enregistré par Pirmohammadi et al., 2006 qui rapportent une valeur de 74.9%. Concernant la
paille d’orge, plusieurs auteurs ont publié des résultats proches des nôtres. Ainsi Daccord et
Jans, 1990 ; Chenost ,1991 rapportent un poids sec de 88.2 et 89.3% respectivement.
Les faibles taux en humidité des résidus agroalimentaires sont probablement dus aux
différents traitements industriels. Pour les chrysanthèmes, les cardes et la paille d’orge, les
taux en matière sèche sont en relation avec leur origine et leur stade de maturité au moment de
la récolte.
Les substrats étudiés présentent tous des taux élevés en matière organique. La valeur la
plus élevée est notée pour les résidus de tomates (98.33% de MS) et les résidus de pommes
(98.07% de MS). La valeur la plus faible est observée chez les cardes (86.98% de MS).
Concernant les chrysanthèmes et la paille d’orge, les contenus en matière organique sont de
94.41 et 93.9% respectivement.
Besharati et al., 2008 enregistrent des teneurs en matière organique supérieures aux
nôtres, soit : 97.8 et 89.8% de MS respectivement pour les résidus de pommes et les résidus
55
de tomate. La teneur en matière organique des résidus d’orange (97.35%) est supérieure à
celle rapportée par Tripodo et al., 2004 qui notent 88.0% de MS.
Le contenu en matière minérale est faible pour tous les substrats (tableau 11). Les
cardes ont la valeur la plus élevée (13.02% de MS) par rapport aux chrysanthèmes (5.59%) et
la paille d’orge (6.1%). Les résidus de tomates renferment une teneur élevée en matière
minérale (11.77%) par rapport aux résidus de pommes (1.93%) et d’oranges (2.65%). Ces
résultats diffèrent de ceux rapportés par Valizadeh et Sobhanirad., 2009 qui rapportent des
valeurs en matière minérale de 9% et 6% de MS pour respectivement les résidus de tomates et
de pommes. Selon Ventura et al ., 2009, le taux faible en matière minérale des résidus est
probablement dû à la solubilisation des minéraux durant les différents traitements industriels.
A l’exception des résidus de tomates qui ont une teneur en protéines de 12.06% de MS,
tous les autres substrats apparaissent assez pauvres. Leur contenu varie de 2.27 à 5.75% de
MS. Les résidus de pomme (2.27%) et les chrysanthèmes (2.44%) enregistrent les valeurs les
plus faibles, tandis que les cardes, la paille d’orge et les résidus d’orange ont des valeurs en
matière azotée sensiblement similaires, soit : 4.33%, 4.1% et 5.75% de MS respectivement.
Le résultat obtenu pour les résidus d’oranges est inferieur à celui rapporté par Tripodo et al .,
2004; Bambidis et Robinson, 2006 qui enregistrent un contenu en protéine brut
respectivement de 8.6% et 8.5% de MS.
Les résidus de pommes présentent un contenu en protéines assez inferieur à celui noté par
Besharati et al., 2008 qui signalent un taux estimés à 5.25% de MS. Par contre,
Aghajanzadeh-Golshani et al., 2010 ; Andrieu et al., 1988 rapportent, pour les résidus de
tomates, des taux en protéines relativement supérieurs aux nôtres, soit : 22.17 et 18.9% de
MS respectivement
Les résidus de tomates ont la valeur la plus élevée en matière grasse (1.66% de MS). Les
autres substrats ont un contenu en MG très faible variant de 0.61% pour les résidus d’orange à
0.97% pour les résidus de pomme. Les cardes, les chrysanthèmes et la paille d’orge ont 0.62,
0.63 et 0.90% de MG par rapport à leur matière sèche. Les valeurs enregistrées pour les trois
résidus agroalimentaires sont assez inferieurs à celles rapportées par la bibliographie (Andrieu
et al., 1988 ; Megias Rivas et al., 1991 ; Martinez et al., 2008).Les différences dans les
valeurs obtenues et rapportées par la bibliographie probablement dû aux différents procédés
d’extraction de la matière grasse et à la nature des solvants utilisés.
56
Tableau n°11: Composition chimique des substrats en % de MS (moyenne ± écart- type)
Légende : MS : matière sèche, MM : matière minérale, MO : matière organique, PB : protéine brut (Azote Kjeldahl x 6,28.), MG : matière
grasse, NDF : neutral detergent fibre, ADF : acid detergent fibre, ADL : acid detergent lignine.
D’une manière générale, nous constatons que les trois résidus agroalimentaires
présentent une composition pariétale assez faible comparativement aux autres substrats
(chrysanthèmes, cardes et paille d’orge).
Pour la fraction NDF qui représente la paroi totale (cellulose + hémicellulose + lignine),
elle varie entre 13.68 et 78.98% de MS. La teneur la plus élevée est notée pour les
chrysanthèmes et la teneur la plus faible pour les résidus de pommes.
La teneur en NDF est assez élevée dans les résidus de tomates (33.09% de MS) par
rapport aux résidus d’orange (15.67%) et résidus de pommes (13.68%). La teneur élevée de
NDF chez les cardes (68.7%), la paille d’orge (63.80) ainsi que les chrysanthèmes (78.98)
pourrait s’expliquer par les différents stades de récolte des plantes et les conditions
environnementales auxquelles elles se sont adaptées. D'une manière générale, plus la plante
est mature plus la lignification est grande. Les plantes récoltées tardivement, après la saison
de la moisson, présentent une paroi cellulaire plus large (plus d'NDF et d’ADF).
En fait, des faibles pourcentages en NDF sont proscrits, et un intervalle de 26 à 28%
d'NDF est recommandé, en dessous de ce seuil, une série d'événements successifs pouvant
conduire à l’acidose. Cependant, Mbaye and Sall ,1999 fixent une limite de 32% en 'NDF au-
delà de laquelle le deuxième effet des fibres apparait, il s’agit de la limitation de l’ingestion et
de la digestibilité du régime.
Les teneurs de la fraction ADF, qui représente la lignocellulose, est aussi élevée dans le
cas des cardes (52.38% de MS), chrysanthèmes (58.12%) et la paille d’orge (47.6%) par
rapport aux résidus agroalimentaires. L’ordre décroissant de la teneur des résidus
agroalimentaires en ADF est : résidus de tomates (30.01%) > résidus d’oranges (11.72%) >
résidus de pommes (9.46%).
Concernant les résidus de tomates, Aghajanzadeh-Golshani et al., 2010 donnent des
valeurs de l’NDF et de l’ADF supérieurs aux nôtres, de l’ordre de 49.20% et 32.60%
respectivement. Mirzaei - Aghsaghali and Maheri- Sis, 2008 signalent des valeurs de 39.20%
(NDF) et 30.20% de MS (ADF) pour les résidus de pommes, ainsi que 21 et 16 % pour les
résidus d’oranges. Concernant la paille d’orge, Chehma, 1998 enregistre une valeur de l'NDF
plus élevée que la nôtre, soit : 75.16%, tandis que Pedraza, 1998 donne la valeur de 86.9%.
Pour les chrysanthèmes, Cabiddu et al., 2006 enregistrent un taux en NDF (59.9 % de
MS) et en ADF(41.5% de MS) supérieurs aux nôtres.
La cellulose (ADF-ADL), qui est utilisée par les microorganismes du rumen comme
source principale des acides gras volatils, sa teneur est comprise entre 4.91 et 47.93% de MS.
Les plus fortes teneurs sont notées pour les chrysanthèmes (47.93% de MS), les cardes
(43.41) et la paille d’orge (42.0%), tandis que les faibles teneurs sont observées chez les
résidus agroalimentaires avec 20.19, 11.72 et 7.91% de MS pour respectivement les résidus de
tomates, les résidus d’oranges et les résidus de pommes. Les teneurs des résidus d’oranges et
de tomates en cellulose corroborent celles signalées par Andrieu et al., 1988 ; Valizadeh et
Sobhanirad , 2009 qui enregistrent respectivement : 13.7 et 24.1% de MS.
Les teneurs en hémicelluloses (NDF-ADF) pour les différents substrats varient entre
3.08 et 20.86% de MS. Les chrysanthèmes (20.86%), les cardes (16.41%) et la paille d’orge
(16.20%) sont toujours les plus riches comparativement aux résidus agroalimentaire qui
présentent des teneurs assez faibles, soit ; 3.08% pour les résidus de tomates, 3.95% pour les
résidus d’oranges et 4.22% pour les résidus de pommes.
La lignine (fraction ADL) est un composé phénolique synthétisé par la plante pendant
les périodes les plus avancées de sa croissance. Dans notre cas, les concentrations de la
lignine varient de 1.55 à 10.59% de MS avec une absence totale chez les résidus d’oranges.
Les plus fortes teneurs sont enregistrées pour les chrysanthèmes (10.19% de MS), résidus de
tomates (9.82%), et les cardes (8.56%). En revanche, la paille d’orge (5.6%) et les résidus de
pomme (1.55%) contiennent les taux les plus faibles. La faible teneur en lignine rend les
substrats plus appréciables du point de vue nutritionnel. Mirzaei-Aghsaghali et Maheri-
Sis ,2008 rapportent des taux en lignine supérieurs aux nôtres, soit : 6.4, 2.1 et 18.7% de MS
pour respectivement les résidus de pommes, les résidus d’oranges et les résidus de tomates.
D’après leur composition chimique, il s’avère que la paille d’orge, les cardes et les
chrysanthèmes sont riches en composés pariétaux, pauvres en matière azotées et contiennent
des concentrations modérées en lignine. Ces constatations nous permettent de les classer
parmi les fourrages fibreux pouvant utilisées par les éleveurs en association d’un supplément
protéique.
D’autre part, les résidus de pommes et les résidus d’oranges, par leurs parois cellulaires
très peu ou non lignifiées, peuvent être considérés comme les plus digestibles par rapport aux
résidus de tomates qui sont probablement moins digestibles, du fait de leur teneur élevée en
fibres, en particulier la lignine.
2.1.2- La capacité tampon des substrats seuls et de leurs mélanges:
Les valeurs de pH initial de tous les substrats tels quels ou en mélanges, la quantité
d’ammoniaque 0.1N ajoutée pour augmenter leur pH du pHi à pH =7, la quantité d’acide
acétique 0.1N ajoutée pour abaisser le pH de 7 à 4 ainsi que la capacité tampon sont
mentionnées dans le tableau 12.
2.1.2.1- Le pH initial :
D'une manière générale, les variations des valeurs du pHi des différents substrats seuls ou
en mélanges sont importantes et significatives (p <0.05)
Dans le cas des substrats seuls, les valeurs du pHi varient d’un pHi alcalin (8.17 pour les
cardes) à un pHi proche de la neutralité (6.15 pour les chrysanthèmes et 6.21 pour la farine de
maїs).
Les résidus agroalimentaires présentent des pHi acides qui varient entre 4.09 et 4.39 pour
les résidus d’oranges et les résidus de pommes respectivement. Cependant, Pour les résidus de
tomates, le pHi enregistré (4.12) est inferieur à celui rapporté par Moharrery, 2007 qui note un
pHi de 4.73
La valeur de pHi enregistrée pour la paille d’orge (5.45) reste inferieure à celle rapportée
par Moharrery, 2007. L’auteur a enregistré : 6.62, 5.94 et 5.82 pour respectivement la paille
d’orge, la paille de riz et la paille de blé, de plus, les valeurs de pH initial enregistrées dans
notre étude pour la farine de maїs (6.21) et pour les chrysanthèmes (6.15) sont proches de ceux
de la luzerne (6.27) et du foin de trèfle (6.38). Le même auteur note des pHi alcalins proches
de celui des cardes, soit : 8.13 pour le bicarbonate de sodium et 7.89 pour l'urée.
Le pHi enregistré pour les résidus d’oranges est inferieur à celui reporté par Giger-
Reverdin et al., 2002 qui signale, pour les pulpes de citron, un pHi de 5.77.
Les différences constatées dans les résultats obtenus et rapportées sont dues à la méthode
suivie dans la préparation de la solution des substrats à partir de laquelle le pHi est mesuré.
Le classement décroissant des substrats sur la base de leur pHi est comme suit :
Cardes (8.17) > farine de maїs (6.21) > chrysanthèmes (6.15)> foin (5.90) > paille d’orge
(5.45) > résidus de pomme (4.39) > résidus de tomates (4.12) > résidus d’oranges (4.09)
Tableau n° 12: pH initiaux, quantités d’acide acétique (0.1N), quantités d’ammoniaque
(0.1N) ajoutées (ml) et capacité tampon (en milliéquivalents d’acide acétique par gramme de
MS) des différents substrats étudiés tels quels ou en mélanges
ml d’ammoniaque 0.1N ml d’acide acétique
Substrat seul ou en pH initial Capacité tampon
ajouté pour augmenter le pH 0.1N ajouté pour abaisser le
mélanges (pHi) (meq/ g de MS)
de sa valeur initiale à pH =7 pH du 7 à 4
Paille d’orge 5.45 g ± 0.01 0.94 de ± 0.0 11.05 h ± 0.07 0.43 cd ± 0.03
a
Cardes 8.17 ± 0.007 0.0 e ± 0.0 45.75 a ± 0.35 0.62 b ± 0.07
chrysanthèmes 6.15 d ± 0.0 0.40 e ± 0.0 10.20 h ± 0.28 0.19 ghi ± 0.01
R. oranges
4.09 o ± 0.01 4.73 b ± 0.11 14.70 f ± 0.30 0.29 f ± 0.001
R. tomates o
4.12 ± 0.007 10.12 a ± 0.04 37.75 b ± 1.0 0.72 a ± 0.03
R. pommes m
4.39 ± 0.01 3.12 bcd ± 0.18 7.1 j ± 0.14 0.18 ghi
± 0.02
Farine de maїs 6.21 c ± 0.0 0.53 e ± 0.04 5.50 k ± 0.0 0.12 i ± 0.0
Les lettres en exposant signifient que les moyennes affectées de lettres différentes sont significativement différentes (P<0.05).
Les mélanges de la paille d’orge, des cardes, des chrysanthèmes et du foin avec les
résidus agroalimentaires ont significativement augmentés les pHi de ces derniers (p <0.05).
L’augmentation la plus élevée est notée dans le cas du mélange des trois résidus avec les
cardes, l’augmentation du pHi des résidus seuls est de : 49.43, 28.39 et 38.4% pour le
mélange des cardes respectivement avec les résidus de pommes, de tomates et d’oranges.
L’augmentation de pHi des trois résidus dans le cas de leurs mélanges avec le foin est
ainsi significative (p<0.05), mais demeure plus faible que celle enregistrée dans le cas des
mélanges des résidus avec les cardes, soit : 29.15, 11.73 et 10.67% respectivement pour le
mélanges des résidus de pommes, d’oranges et de tomates avec le foin. Les mélanges des
résidus agroalimentaires avec la paille d’orge et avec les chrysanthèmes enregistrent des
variations dans les valeurs du pHi des résidus ainsi faibles. On note une augmentation du pHi
des résidus de pommes avec 8.8% après leur mélange avec la paille d’orges et de 9.33% dans
le cas de leur mélange avec les chrysanthèmes.
Selon Giger-Reverdin et al ., 2002, les variations dans les valeurs de pH initial ne sont
pas reliées ni avec la composition chimique des substrats, ni avec leurs paramètres physiques
(capacité de rétention d’eau, la pression osmotique intrinsèque) des substrats.
Le classement décroissant de pHi des résidus d’oranges avec les cardes, les
chrysanthèmes, le foin et la paille d’orge est le suivant :
50% résidus d’oranges + 50% cardes (5.66) > 50% Résidus d’oranges +50% foin (4.75) >
50% Résidus d’oranges +50% chrysanthèmes (4.66)> 50% Résidus d’oranges + 50% paille
d’orge (4.63).
Le même ordre est enregistré pour les mélanges des résidus de pommes et les résidus de
tomates avec les quatre fourrages.
Aucune corrélation n’a été enregistrée entre le pH initial et les paramètres b, c et d à
partir desquels la capacité tampon a été calculée (tableau 13). Tandis que le paramètre a
présente une corrélation positive et moyenne avec le pHi (r = 0.53, p < 0.01).
2.1.2.2- Quantité d’ammoniaque ajoutée :
L’ammoniaque (0,1N) est ajoutée au substrat (1 gramme de MS) suspendu dans 20 ml
d’eau bidistillée, ceci afin de porter son pH de pHi à pH 7,0.
Le tableau 12 montre que la quantité d’ammoniaque (0.1N) la plus élevée est ajoutée
pour élever le pH des résidus de tomates de leur pH initial (4.12) à pH = 7, tandis qu’aucune
quantité n’a été ajoutée pour les cardes (0.0 ml). Il est à noter que plus la valeur du pHi est
élevée, plus la quantité d’ammoniaque ajoutée pour élever le pH de sa valeur initial à pH 7 est
faible, à l’exception des résidus de tomates qui, malgré leur pHi acide (4.12), exigent la
quantité d’ammoniaque la plus élevée. Cette constatation est appuyée par l’étude statistique
(tableau 13) qui a montré que la quantité d’ammoniaque (0.1N) ajoutée est négativement et
moyennement corrélé avec le pHi (r = -0.67, p < 0.001).
Résidus de tomates (10.12) > résidus d’oranges (4.73) > résidus de pommes (3.12) > paille
d’orge (0.94) > foin (0.90) > farine de maїs (0.53) > chrysanthèmes (0.40)> cardes (0.0).
Les mélanges des trois résidus avec les cardes, les chrysanthèmes, la paille d’orge et le
foin ont significativement (p <0.05) abaissé la quantité d’ammoniaque (0.1N) ajoutée aux
trois résidus. La quantité d’ammoniaque enregistrée pour les résidus seuls à été diminuée
avec 90.6, 78.88, et 79.91% dans le cas des mélanges des cardes avec les résidus de pommes
, de tomates et d’oranges respectivement. Des taux d’abaissement plus faibles ont été
enregistrés pour les mélanges des trois résidus avec les autres fourrages, soit : 57.37, 65.73,
61.94 ; 68.91, 51.73, 46.51 ; 66.34, 54.79 et 74.63% pour le mélange des résidus de pommes,
de tomates et d’oranges avec la paille d’orge , le foin et les chrysanthèmes respectivement.
Le classement décroissant des résidus de pommes en mélanges avec les autres fourrages
en suivant la quantité d’ammoniaque ajoutée (ml) est comme suit :
50% résidus de pommes + 50% paille d’orge (1.33) > 50% résidus de pommes +50%
chrysanthèmes (1.05) > 50% résidus de pommes + 50% foin (0.97)> 50% résidus de pommes
+50% cardes (0.31).
Tableau n°13: Coefficient de corrélation entre les différents paramètres (pHi, capacité
tampon, quantité d’ammoniaque, quantité d’acide acétique ajoutée et les paramètres a, b, c et d)
CT : capacité tampon
Ac -Ac : Quantité d’acide acétique (0.1N) ajoutée.
NH3 : Quantité d’ammoniaque (0.1N) ajoutée
N.S : non significative
** : p<0.01
*** : p<0.001
même classification est enregistrée pour les mélanges des résidus de pommes et les résidus
de tomates avec les quatre substrats.
D’après l’étude statistique (tableau 13), il apparait que la quantité d’ammoniaque (0.1N)
ajoutée n’a aucun effet sur les paramètres a et c, à partir desquels la capacité tampon est
calculée, en revanche, elle influe moyennement sur les paramètres b (r = -0.45, p < 0.001) et d
(r = -0.48, p < 0.001)
Les quantités d’acide acétique ajoutées pour abaisser le pH des différents substrats seuls
de 7 à 4 varient de 7.1ml (résidus de pommes) jusqu’a 45.75 ml (cardes). Alors que les
quantités ajoutées pour abaisser le pH des mélanges vont de 8.35 à 24.45 ml (tableau 12)
Le classement décroissant des substrats tels quel en suivant la quantité (ml) d’acide
acétique (0.1N) ajoutée (ml) pour abaisser le pH de 7,0 à 4,0 est le suivant :
Cardes (45.75) > résidus de tomates (37.75) > foin (16.25) > résidus d’oranges (14.70) >
paille d’orge (11.05) >résidus de pommes (7.1)> farine de maїs (5.50).
Les mélanges des résidus de pommes avec les différents fourrages demandent une
quantité d’acide acétique significativement plus élevée (p <0.05) que celle demandée par les
résidus de pommes seuls (7.1 ml), soit des taux d’augmentation : 21.26, 17.60 et 45.77%
respectivement pour les mélange des résidus de pommes avec la paille d’orge (8.60 ml), les
chrysanthèmes (8.35 ml) et le foin (10.35 ml). Le taux d’augmentation le plus élevé est
nettement enregistré dans le cas du mélange des résidus de pommes avec les cardes où la
quantité d’acide acétique ajoutée dépasse le double (16.50 ml). Par contre, les mélanges des
résidus d’oranges avec le foin (13.25 ml), les chrysanthèmes (11.0 ml) et la paille d’orge
(10.75 ml) ont significativement baissé (p <0.05) la quantité d’acide acétique ajoutée pour le
résidu seul (14.70 ml), soit des taux d’abaissement : 9.86, 25.17 et 26.87% respectivement.
Dans le cas des résidus de tomates, la quantité d’acide acétique la plus élevée est notée
pour leur mélange avec le foin (24.45 ml), tandis que la plus faible est enregistrée dans le cas
de leur mélange avec les cardes (21.0 ml).
Le classement décroissant des résidus de tomates en mélange avec les quatre fourrages en
suivant la quantité d’acide acétique ajoutée (ml) est comme suit :
50% résidus de tomates +50% foin (24.45) >50% résidus de tomates + 50%
chrysanthèmes (22.30) >50% résidus de tomates +50% paille d’orge (21.50) > 50% résidus de
pommes +50% cardes (21.0).
Aucune corrélation n'a été détectée entre la quantité d’acide acétique ajoutée et le pHi
(r= 0.24) (tableau 13), par contre, les quantités d’acide acétique et les quantités
d’ammoniaque ajoutées sont moyennement et positivement corrélées les unes aux autres
(r = 0.42, p < 0.01).
Pour les résidus agroalimentaires, d’une part, nous observons que la valeur de la capacité
tampon la plus élevée est notée pour les résidus de tomates (0.72) tandis que la valeur la plus
faible est enregistrée pour les résidus de pommes (0.18), cette dernière reste très proche à
celle signalée pour les chrysanthèmes (0.19). D’autre part, les résidus d’oranges possèdent
une capacité tampon moyenne (0.29) par rapport aux résidus de tomates et de pommes, elle
est identique à celle enregistrée pour le foin (0.29). Les cardes (0.62) et la paille d’orge (0.43)
présentent une capacité tampon ainsi élevée mais reste significativement inferieure à celle des
résidus de tomates (p <0.05). La classification décroissante des substrats seuls sur la base de
leur capacité tampon est la suivante :
Résidus de tomates (0.72) > cardes (0.62) > paille d’orge (0.43) > résidus d’oranges = foin
(0.29) > chrysanthèmes (0.19) > résidus de pommes (0.18) > farine de maїs (0.12).
Sauvant et al., 1999 rapportent que les principaux facteurs chimiques de variation de la
capacité tampon sont la teneur en minéraux notamment le calcium (effet positif), et la teneur
en amidon (effet négatif). En plus, Pagan, 2007 note que les substrats ayant une teneur élevée
en protéines (>35%) possèdent une capacité tampon élevée par rapport à ceux pauvres en
protéines. Le même auteur signale l’importance de la détermination de la capacité tampon des
aliments consistant en la prévention de l’animal contre l’acidose ruminale.
Les études effectuées sur la capacité tampon des substrats étudiés sont rares, sinon
inexistantes, ce qui nous mène à comparer nos résultats à d’autres substrats de composition
chimique voisine ou différente. La valeur de la capacité tampon de la paille d’orge (0.43) est
proche de celle enregistrée par Giger-Reverdin et al., 2002 qui notent 0.42 pour le sorgho et
0.46 pour l’orge, mais elle est supérieure à celle notée par Moharery., 2007 qui rapporte 1.10
et 1.78 respectivement pour la paille de riz et la paille de blé. De plus, les valeurs obtenues
pour les résidus de tomates (0.72) et des cardes (0.62) sont proches de celles rapportées, par
Giger-Reverdin et al., 2002, pour respectivement les pulpes de betterave (0.77) et l’avoine
(0.61).
Quand aux mélanges des résidus de tomates avec la paille d’orge, le foin, les cardes et les
chrysanthèmes (50 : 50), nous notons une diminution significative (p<0.05) dans les valeurs
de la capacité tampon des mélanges comparativement à celle enregistrée pour les résidus
seuls.
L’addition de la paille d’orge et des chrysanthèmes aux résidus de tomates (50 : 50) a
diminué la capacité de ces derniers à résister contre l’acidité du milieu avec des taux
pratiquement similaires de l’ordre de 45.83 et 43.05% respectivement. En revanche, l’ajout
des cardes est le plus effective du fait qu’il a réduit la capacité tampon des résidus de tomates
de moitié, de plus, ce mélange se caractérise par une capacité tampon statistiquement voisine
de celle du foin (0.29). Du point de vue nutritionnel, le mélange des résidus de tomates avec
le foin reste le meilleur choix car il présente une capacité tampon la plus élevée (0.47) par
rapport aux autres mélanges.
La classification décroissante des mélanges des résidus de tomates avec les différents
fourrages sur la base de leur capacité tampon est la suivante :
50% résidus de tomates +50% foin (0.47) > 50% résidus de tomates + 50% chrysanthèmes
(0.41) > 50% résidus de tomates +50% paille d’orge (0.39) > 50% résidus de tomates + 50%
cardes (0.35).
Dans le cas des mélanges des résidus de pommes avec la paille d’orge, le foin et les
chrysanthèmes, aucune influence significative n’a été relevée pour la capacité tampon des
résidus de pommes seuls. Les trois mélanges possèdent des capacité tampon identiques et
proches de celle des résidus de pommes tels quels (0.18), soient 0.18, 0.21 et 0.15 pour le
mélange des résidus de pommes respectivement avec la paille d’orge, le foin et les
chrysanthèmes. Par ailleurs, l’ajout des cardes aux résidus de pommes a significativement
(p<0.05) augmenté le pouvoir tampon de ces dernier avec 50%. En effet, ce mélange reste le
meilleur car il améliore la capacité tampon des résidus de pommes seuls.
La classification décroissante des mélanges des résidus de pommes avec les différents
fourrages sur la base de leur capacité tampon est la suivante :
50% résidus de pommes + 50% cardes (0.27) > 50% résidus de pommes + 50% foin
(0.21) > 50% résidus de tomates + 50% paille d’orge (0.18) > 50% résidus de tomates + 50%
chrysanthèmes (0.15).
L’addition des cardes, des chrysanthèmes ainsi que la paille d’orge aux résidus d’oranges
(50 : 50) a abaissé de manière significative (p<0.05) la capacité tampon de ces derniers (0.29).
Les taux d’abaissement sont : 27.58 et 31.3% respectivement. Cependant, l’ajout du foin aux
résidus d’oranges n'a aucun effet significatif sur la capacité tampon du résidu seul, soit : 0.20
milliéquivalent /g de MS. Il apparait ce dernier mélange est une bonne combinaison du fait
qu’il a maintient une capacité tampon maximale.
La classification décroissante des mélanges des résidus d’oranges avec les différents
fourrages sur la base de leur capacité tampon est la suivante :
50% résidus d’oranges +50% foin (0.25) > 50% résidus d’oranges + 50% chrysanthèmes
= 50% résidus d’oranges + 50% cardes (0.21) > 50% résidus de tomates +50% paille
d’orge (0.20).
La matrice de corrélation (tableau 13) révèle que les quantités d’ammoniaque ajoutées
pour augmenter le pH de sa valeur initiale à pH =7 sont positivement et moyennement
corrélées avec la capacité tampon calculée en suivant le premier modèle décrit par Giger-
Reverdin et al., 2002 (r = 0.59, p < 0.001). Cependant, une corrélation positive et très élevée
(r = 0.90,
p < 0.001) est enregistrée entre la capacité tampon et les quantités d’acide acétique
ajoutées. En revanche, aucune corrélation n’a été relevée entre le pHi et la capacité tampon
(r =0.03).
De plus, le pouvoir tampon est, d’une part, négativement et fortement liée avec le
paramètre b (r = -0.87, p < 0.001), d’autre part, elle est négativement et très faiblement
corrélée avec le d (r =-0.09, p < 0.001).
Aucune différence significative n'a été enregistrée entre les différents paramètres
cinétiques des résidus agroalimentaires seuls (c1, b1, t½, rm, tm, b5, b24, b48 et b96), mais ces
derniers (à l’exception de c1, tm et t½) sont significativement supérieurs (p<0.05) à ceux des
autres fourrages (foin, chrysanthèmes, paille d’orge et cardes).
Après 144 h d’incubation in vitro, les productions potentielles de gaz (b1) résultant des
trois résidus seuls sont : 142.0, 117.2 et 132.5 ml/ 0.5g de MS pour respectivement les résidus
d’oranges, de tomates et de pommes contre 61.1, 48.85, 42.11 et 53.6 ml/0.5g de MS, pour le
foin, les cardes, les chrysanthèmes et la paille d’orge respectivement.
Le tableau 14 indique, également, qu’il n’existe aucune différence significative entres les
paramètres cinétiques des différents fourrages. Bien que les chrysanthèmes atteignent leur
vitesse maximale au bout d’un temps très réduit, soit : 7.1 h, ils sont les moins
fermentescibles par rapport aux autres substrats (figure 12). Ils produisent une quantité de gaz
très faible (42.1 ml) en libérant les 50% de gaz total au bout de 20.3 h à une vitesse maximal
très lente (0.04 h-1).
La même tendance est constatée pour les résidus de tomates, ils produisent une quantité
de gaz faible à une vitesse maximale lente, soit : 117.2 ml à 0.10 h-1 par rapport aux résidus
de pommes (132.5 ml à 0.17 h-1) et aux résidus d’oranges (142.0 ml à 0.14 h-1) (figure 12).
Figure n°12: Courbes des cinétiques de production de gaz par les substrats seuls.
Tableau n° 14 : Paramètres cinétiques de la dégradation in vitro des résidus agroalimentaires et de leurs mélanges avec des aliments fibreux.
Résidu agro-alimentaire
seul c1 b1 t½ tm rm b5 b24 b48 b96
ou en mélange
Foin 1.4 bc 61.1 def 18.44 bc 15.4 b 0.04 c 12.1 cd 36.35 gh 47.1 de 53.5defg
Paille d’orge 2.1 b 53.6 def 17.6 bcd 18.5 b 0.06 c 5.06 cd 35.0 gh
47.61 de 52.04 efg
R. oranges
1.2 bc 142.0 ab 6.8 cd 2.32 b 0.14 ab 59.7 a 115.0 a 127.7 a 134.6 a
R. tomates
1.33 bc 117.2 abc 8.34 bcd 3.8 b 0.1 bc 40.5 ab 93.0 abc 105.04 ab 111.3 abc
R. pommes 1.4 bc 132.5 abc 5.3 d 2.35 b 0.17 a 64.3 a 115.5 a 124.46 a 128.8 a
50%R. Pommes
0.86 c 147.0 ab 15.5 bcd 5.01 b 0.05 c 43.1 ab 86.5 bcde 104.1 ab 117.6 ab
+ 50%foin
50% R. Pommes
1.3 bc 70.6 def 8.12 bcd 3.2 b 0.1 bc 25.74 bcd 56.24 fg 63.6 cd 67.3 defg
+ 50%chrysanthemes
50% R. pommes
1.16 bc 92.7 cde 13.46 bcd 2.32 b 0.06 c 23.35 cd 61.7 ef 75.04 bcd 83.4 bcde
+50% cardes
50% R. pommes
0.74 c 163.1 a 10.5 bcd nd nd 60.4 a 106.03ab 123.0 a 136.1 a
+50% paille d'orge
R. tomates
1.46 bc 83.4 cdef 8.8 bcd 4.0 b 0.1 bc 26.8 bc 65.02 def 73.9 bcd 78.6 cdef
+ foin
50% R. tomates+ 50
1.1 bc 100.3 bcd 13.5 bcd
2.85 b 0.07 bc 25.8 bcd 65.75 def 79.8 bc 88.85 bcd
%chrysanthemes
50% R. tomates + 50%
2.1 b 85.5 cdef 13.2 bcd 13.3 b 0.08 bc 10.35 cd 66.03 def 79.4 bc 83.7 bcde
cardes
50% R. oranges+
1.13 bc 118.1 abc 7.63 bcd 1.4 b 0.1 bc 45.05 ab 92.8 abc 105.1 ab 115.0 abc
50% foin
50% R. oranges+ 50%
1.1 bc 127.1 abc 10.2 bcd 5.76 b 0.07bc 40.85 ab 90.2 abcd 105.7 ab 122.4 abc
chrysanthemes
La classification des substrats sur la base des résultats de la production de gaz (b1) après
144 heures d’incubation est la suivante :
Résidus d’oranges (142.0 ml) > résidus de pommes (132.5 ml) > résidus de tomates
(117.2 ml) > foin (61.1 ml) > paille d’orge (53.6ml) > cardes (48.85ml) > Chrysanthème
(42.11ml).
Compte tenu de ces résultats, il semble que les résidus de pommes, d’oranges et avec un
degré moins, les résidus de tomates sont plus fermentescibles que les autres fourrages. Ceci
est du probablement à leur composition chimique différente : les résidus étant pauvres en
constituants pariétaux et riches en sucres facilement fermentescibles, alors que les fourrages
sont plutôt de nature fibreuse riches en NDF et ADF. Ces derniers, selon Slater et al., 2000 ;
Wang et Eastridge, 2001, sont connus pour affecter négativement la digestibilité et
notamment la production de gaz in vitro. De plus, Nshalai et al., 1994 enregistrent une forte
corrélation entre la production de gaz et la composition chimique des résidus agro-
alimentaires, en revanche, une faible corrélation est établie par le même auteur, entre la
vitesse de production de gaz et la composition chimique des résidus agro-alimentaires.
En l’absence de travaux comparatifs sur les chrysanthèmes et les cardes, nos résultats
sont comparés aux autres fourrages : Aristida pungens (famille des graminées) et Genista
saharae (famille des légumineuses) qui sont deux plantes fourragères étudiées, par
Andrighetto et al., 1992. Elles produisent après une fermentation in vitro, des quantités de
gaz similaires à celles enregistrées pour les cardes et les chrysanthèmes, soit : 48.98 ml/1g de
MS après 72 h et 32.27 ml/1g de MS après 72 h d’incubation respectivement.
Les productions de gaz sont importantes dans les première 24 h (b24) de fermentation
pour les trois résidus, elles atteignent 81, 80 et 87% de la totalité de gaz produite après 144h
pour les résidus d’oranges, de tomates et de pommes respectivement. Cependant, pour les
fourrages, la quantité de gaz la plus importante n’a été produite qu’après 48h de fermentation,
soit : 77, 91, 75 et 88,8% de b1 pour respectivement le foin, les cardes, les chrysanthèmes et
la paille d’orge.
Les volumes de gaz obtenus après 48h de fermentation des résidus de tomates et de
pommes sont proches de ceux rapportés par Besharati et al ; 2008 qui enregistrent
respectivement 86.6% pour le premier résidu et 87.42% pour le second de la totalité du gaz
produit à la fin de la fermentation. Le même auteur signale que les taux élevés de gaz produits
dans les premières heures de fermentation sont dus soit à une forte disponibilité de l’azote
pour les microorganismes, soit à une forte teneur en pectine et en sucres non structuraux. Par
contre, une faible quantité de gaz produite est attribuée à un taux élevé en NDF qui entrave
l’attachement des bactéries aux substrats.
Il est à noter que, hormis la cellulose qui arrive à son maximum de production au bout de
96h (94,6%), tous les résidus agro-alimentaires atteignent leur sommet de production après
48h de fermentation, puis le taux de production de gaz commence à se diminuer.
Les mélanges du même résidu avec les chrysanthèmes et les cardes ont significativement
(p<0.05) réduit la production potentielle de gaz (b1) et la vitesse maximale (rm) du résidu tel
quel avec des taux de : 46.72% pour b1 et 41.18% pour rm, pour le premier mélange et de
30.04 et 64.71% pour le second. De plus, la majorité des caractéristiques cinétiques de deux
mélanges (c1 : 1.3, 1.16 ; b1 : 70.6, 92.7 ml ; t½ : 8.12, 13.46 h ; tm : 3.2, 2.32 h ; rm : 0.10, 0.6
h-1 ; b5 : 25.74, 23.35 ml ; b48 : 56.24, 61.7 ml et b96 :67.3, 83.4 ml respectivement pour le
premier mélange et le deuxième), bien que supérieurs, sont statistiquement comparables à
celles du foin (tableau 14, figure 13).
Le profil fermentaire des mélanges des résidus de tomates avec le foin et avec les cardes
est pratiquement similaire et proche de celui du substrat de référence. A l’exception du
paramètre b24 des deux mélanges et le b48 du deuxième mélange. Tous les autres paramètres
sont statistiquement comparables à ceux du foin, soit : c1 : 1.46, 2.1 ; b1 : 83.4, 85.5 ml ; t½ :
8.8, 13.2 h ; tm : 4.0, 13.3h ; rm : 0.10, 0.08 h-1 ; b5 : 26.8, 10.35 ml ; b48 :73.9 ml et b96 :78.6,
83.7 ml respectivement pour le premier mélange et le deuxième.
Le mélange des résidus de tomates avec les chrysanthèmes a réduit faiblement la quantité
de gaz produite par le résidu seul avec un taux 14.41%, soit : 100.3 ml/0.5 g de MS à une
vitesse maximale de 0.07 h-1. Bien que les paramètres cinétiques (c1 : 1.1, t½ : 13.5h, tm : 2.85
h, rm : 0.07 h-1 et b5 : 25.8 ml) sont statistiquement comparables à ceux du foin, les paramètres
b24 (65.75 ml), b48 (79.8 ml) et b96 (88.85 ml) ainsi que le b1 (100.3 ml) sont
significativement supérieurs (p<0.05) à ceux de l’aliment de référence. L’utilisation de ce
mélange devra rester limitée par rapport aux mélanges des résidus de tomates avec les cardes
et le foin.
140
120
100
foin
pommes+foin
80 pommes + chrysanthemes
ml gaz/0,5 g MS
pommes + cardes
pommes + paille
tomates + foin
60
tomates + chrysanthemnes
tomates + cardes
oranges + foin
40 oranges + chrysanthemes
oranges + cardes
20
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
incubation (h)
Figure n°13 : Courbe des cinétiques de production de gaz des mélanges de résidus agroalimentaires
et d’aliments fibreux.
Le classement des mélanges des résidus de tomates avec le foin, les chrysanthèmes et les
cardes sur la base du paramètre b1 et le degré de rapprochement de ce dernier à celui du foin
est comme suit :
50% résidus de tomates +50% foin (83.4 ml) > 50% résidus de pomme + 50% cardes (85.5
ml) > 50% résidus de pommes +50% chrysanthèmes (100.3 ml).
Le tableau 14 révèle que l’ajout du foin et des chrysanthèmes aux résidus d’oranges
(50 : 50) n’a aucun effet significatif sur le profil fermentaire du résidu seul. Tous les
paramètres cinétiques des deux mélanges sont proches de ceux du résidu mais
significativement supérieurs (p<0.05), à l’exception de c1, t½, tm , rm, à ceux du foin.
Le mélange des résidus d’oranges avec les cardes présente un profil fermentaire proche
de celui de l’aliment de référence. Les paramètres c1 : 2.1, b1 : 90.14ml, t ½ :11.7 h, tm : 12.0h,
rm : 0.09 h-1 ainsi que le b5 (13.4 ml), sont statistiquement proches de ceux du foin, tandis que
les productions au bout de 24 (73.5 ml), 48 (85.5 ml) et 96 (89.0 ml) heures de fermentation
sont en différentes.
La classification des mélanges des résidus d’oranges avec les trois aliments fibreux sur la
base du paramètre b1 et le degré de rapprochement de ce dernier à celui du foin est la
suivante :
50% résidus d’oranges + 50% cardes (90.14ml) > 50% résidus d’oranges +50% foin
(118.1ml) 50% résidus de pommes + 50% chrysanthèmes (127.1ml).
Sur la base des résultats de la fermentescibilitè in vitro, il ressort que le mélange des
résidus de pommes avec les chrysanthèmes, le mélange des résidus de tomates avec le foin et
le mélange des résidus d’oranges avec les cardes présentent, par ordre décroissant, les
caractéristiques cinétiques les plus proches de celles du foin, pris comme substrat de
référence. Par conséquent, ils sont les plus susceptibles, par rapport aux autres mélanges,
d’être utilisés comme des aliments alternatifs au substrat standard pour l’alimentation des
ruminants.
La dégradabilité apparente des substrats seuls varie entre 49.59% et 96.24%. La valeur
la plus élevée est notée pour les résidus d’oranges, tandis que la valeur la plus faible est
enregistrée pour les chrysanthèmes.
Pour les résidus agroalimentaires, la dégradabilité apparente de la MS est plus intense
pour les résidus d’oranges (96.24) et les résidus de pommes (96.20%) comparativement aux
résidus de tomates (86.18%).
Le résultat obtenu avec les résidus d’oranges est bien supérieur à celui rapporté par
Rihani et Guessons, 1985 qui notent, chez les ovins, une dégradabilité apparente de 81.8%.
Ainsi, notre résultat est supérieur à celui signalé par Arhab 2007 et Ghetitcha, 2001 qui, en
étudiant la dégradabilité in vitro des sous produits d’oranges par la microflore de dromadaire
après 72h d’incubation, notent des valeurs de 82.20 et 79.71% respectivement.
Les résultats obtenus pour les résidus de tomates et de pommes sont largement supérieurs
à ceux enregistrés par Vazlizadeh and Sobhanirad., 2009. Les auteurs, en étudiant la
dégradabilité des résidus de tomates et de pommes in situ, notent chez la vache une
dégradabilité de la MS après 48h de 54% pour les résidus de tomates et 48% pour les résidus
de pommes.
En ce qui concerne le mélange des résidus agroalimentaires avec les cardes, nous
constatons que leur mélange (50 : 50) avec les résidus d’oranges et les résidus de pommes se
caractérisent par des taux de dégradabilité (71.98 et 72.07% respectivement)
approximativement identiques, et statistiquement comparables à celui enregistré pour le foin
seule (77.44%). Le mélange des résidus d’oranges et des résidus de pommes avec les cardes a
significativement (p<0.05) augmenté la dégradation de ces derniers avec presque 31.85 et
32.02% respectivement. La dégradabilité apparente du mélange des résidus de tomates avec
les cardes (69.09%) est statistiquement proche de celle de la paille d’orge seule (67.35%),
cependant, le taux de dégradabilité apparente des cardes a été amélioré que de 26.56%.
Le classement décroissant des mélanges des cardes avec les trois résidus sur la base de la
dégradabilité apparente est comme suit :
50% Résidus de pommes + 50% cardes (72.07%) > 50% résidus d’oranges + 50% cardes
(71.98%) > 50% résidus de tomates + 50% cardes (69.09%)
Le tableau 15 indique, également, que les mélanges des résidus d’oranges et les résidus
de tomates avec les chrysanthèmes ont augmenté la dégradabilité de ces derniers avec des
moyennes estimées à 64.02 et 50.01% respectivement, tandis que leur mélange avec les
résidus de pommes ne l’augmente que de 27.02%. De plus, le pourcentage de dégradabilité du
mélange des résidus d’oranges avec les chrysanthèmes (81.34%) est proche de celui enregistré
pour les résidus de tomates seuls, tandis que celui enregistré dans le cas de mélange du même
fourrage avec les résidus de tomates (74.39%) est similaire à celui du foin.
Le classement décroissant des mélanges des chrysanthèmes avec les trois résidus sur la
base de la dégradabilité apparente est le suivant :
50% Résidus d’oranges + 50% chrysanthèmes (81.34%) > 50% résidus de tomates + 50%
chrysanthèmes (74.39%) > 50% résidus de pommes + 50% chrysanthèmes (62.99%)
A partir de ces résultats, il apparait que les mélanges ayant des pourcentages de
dégradabilité apparente les plus élevés sont les mieux dégradables par la microflore ruminale.
Inversement pour les mélanges se caractérisant par des pourcentages de dégradabilité faibles.
Après fermentation, on constate que les résidus de pommes et les résidus d’oranges seuls
ont significativement (p<0.05) abaissé le pH initial moyen de l’inoculum avant fermentation
(6.80) avec des taux d’abaissement estimés à 2.94 et 3.53% soit un pH : 6.56 et 6.60 pour
respectivement les résidus d’orages et les résidus de pommes.
Bien qu’une diminution dans les valeurs de pH final des autres substrats seuls par
rapport à la valeur de pH initiale ait été enregistrée, nous ne notons aucune différence
significative. Après fermentation, ils se présentent avec des moyennes de pH proches de celle
de l’inoculum avant fermentation (6.80), soit : 6.77, 6.75, 6.74 et 6.71 pour respectivement,
les cardes, les chrysanthèmes, la paille d’orge, le foin, et les résidus de tomates.
Le classement décroissant des substrats seuls sur la base de leur pH après fermentation est
le suivant :
Résidus d’oranges (6.56) > résidus de pommes (6.60) > résidus de tomates (6.71) > foin
(6.71) > paille d’orge (6.74) > chrysanthèmes (6.75) > cardes (6.77).
Tableau n° 16: Variation du pH au cours de la fermentation
pH initial de
Substrat pH final
l’inoculum
R. tomates 6.71 ± 0.08 bcd
R. oranges 6.56 ± 0.13 cde
R. pommes 6.60 ± 0.09 cde
paille d’orge 6.74 ± 0.09 bcd
foin 6.71 ± 0.14 bcd
chrysanthèmes 6.75 ± 0.13 bcd
cardes 6.77 ± 0.08 bcd
50% R. orange +50% foin 6.63 ± 0.03 cde
50% R. orange + 50%cardes 6.86 ± 0.04 b
50% R. orange +
6.48 ± 0.02 e
50%chrysanthèmes 6.80 ± 0.12 bc
Les lettres en exposant signifient que les moyennes affectées de lettres différentes sont
significativement différentes (P<0.05)
La même tendance est également enregistrée dans le cas de mélanges des résidus de
pommes avec le foin, les cardes et les chrysanthèmes, les valeurs de pH final enregistrées
sont voisines à 6.80, soit : 6.78, 6.73 et 6.70 pour respectivement le mélange des résidus de
pommes avec le foin, les chrysanthèmes et les cardes.
Dans le cas de mélanges des résidus de tomates avec le foin (50 :50), aucune différence
significative dans la valeur du pH final, par rapport au pH initial, n’a été observée. Le
mélange donne un pH final relativement identique à 6.80, estimé à 6.78. En revanche, le
mélange du même résidu avec les chrysanthèmes a significativement (p<0.05) diminué le pH
initial de l’inoculum avec 3.38%, soit un pH de 6.57. Une situation opposée est observée pour
le mélange des résidus de tomates avec les cardes, nous notons une augmentation significative
(p<0.05) du pH initial avant fermentation avec un taux de 2.33%, soit un pH: 6.96
Le tableau 16 montre que le mélange des résidus d’orange avec les chrysanthèmes (6.48)
est le mélange le plus acidifiant du milieu ruminal par rapport aux autres mélanges, soit un
taux d’abaissement de 4.70% du pH initial. Un taux d’abaissement inferieur a été enregistré
(p<0.05) pour le mélanges du même avec le foin (2.5%), soit un pH de 6.63. La meilleure
situation pour les résidus d’oranges est enregistrée dans le cas de leur mélange avec les
cardes, nous n’enregistrons aucune différence importante dans la valeur du pH avant et après
fermentation. Le pH demeure très proche à 6.80, soit : 6.86.
D’après Fonty et al., 1994 ; Orskov et Ryle, 1990, la présence des substrats
fermentescibles dans la ration des ruminants entraine des fermentations intenses et une
production excessive d’acides gras volatils dont l’effet direct peut entrainer une acidose. Par
ailleurs, Kayouli et al., 1991 ; Jouany et al., 1994 ont montre que le dromadaire se distingue,
par rapport aux autres ruminants, par son pouvoir tampon élevé à l’égard des conditions
acides.
Figure n° 14 : Valeurs du pH des différents substrats seuls ou mélangés après 144 h d’incubation, comparés
au pH initial de l’inoculum
Le classement décroissant des mélanges des résidus avec les fourrages sur la base de leur
pH après fermentation est le suivant :
Résidus d’oranges + chrysanthèmes (6.48) > résidus de tomates + chrysanthèmes (6.57) >
résidus d’oranges + foin (6.63) > résidus de pommes +cardes (6.70) > résidus de pommes +
chrysanthèmes (6.73) >résidus de pomme %+foin (6.78) > résidus de tomates +foin (6.78) >
résidus d’oranges + cardes (6.86) > résidus de tomates + cardes (6.96).
Dans l’un ou l’autre cas, les valeurs des pH enregistrées demeurent au dessus d’une
valeur de 6.4 en fin de fermentation, ce qui représente une valeur optimale à une activité
microbienne maximale.
CONCLUSION
GENERALE
Les sous produits agroalimentaires sont de qualité nutritionnelle appréciable mais
variable. Ils sont particulièrement riches en énergie digestible et offrent des possibilités
d’utilisation chez plusieurs catégories de ruminants.
L’analyse chimique des quatre fourrages révèle que leur contenu en parois totale est
élevé avec une teneur modérée en lignine. Inversement, un taux faible en parois totale est
enregistré pour les trois résidus agroalimentaires. De plus, tous les substrats s’avèrent
pauvres en matières azotée, de ce fait, un supplément azoté est indispensable à l’alimentation
des ruminants à base de nos substrats.
La valeur de la capacité tampon la plus élevée est enregistrée pour les résidus de tomates
tandis que la plus faible est notée pour les résidus de pommes. Les fourrages naturels étudiés
ont une capacité tampon intermédiaire. Les mélanges des résidus de tomates et les résidus
d’oranges avec le foin (50 : 50), ainsi que le mélange des résidus de pommes avec les cardes
demeurent les meilleures combinaisons du fait qu’ils présentent des capacités tampon les plus
élevées comparativement aux autres mélanges.
Après 144h de fermentation, outre les quantités de gaz élevées enregistrées pour les résidus
agroalimentaires, ils présentent des pourcentages de dégradabilité apparente élevés. En effet,
il s’avère que les résidus agroalimentaires sont activement métabolisés par la microflore
ruminale de dromadaire par rapport aux fourrages naturels fibreux. Cette situation est due
probablement à leur composition chimique.
Dans le cas des mélanges, la quantité de gaz produite, ainsi que le pourcentage de
dégradabilité apparente sont affectées différemment selon le type de mélange effectué. De
plus, les valeurs de pH enregistrées après fermentation demeurent au dessus de 6.4, ce qui
représente une valeur optimale pour une activité microbienne maximale.
Sur la base des résultats de la fermentescibilitè in vitro, de la capacité tampon et de la
dégradabilité apparente, le classement décroissant de tous les mélanges sur la base de leur
potentialité comme aliments alternatif est comme suit :
50 % Résidus de tomates +50% foin > 50% résidus de tomates + 50% cardes > 50%
résidus de pommes + 50% cardes > 50% résidus de pommes + 50% chrysanthèmes > 50%
résidus d’oranges +50% cardes.
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Résumé
Dans ce travail, nous avons étudié les caractéristiques physico – chimiques et
biologiques de trois résidus issus de l’industrie agroalimentaire ; il s’agit de
résidus de tomates, de pommes et d’oranges seuls ou mélangés avec des
fourrages naturels fibreux : paille d’orge, foin, chrysanthèmes (Chrysanthemum
coronarium) et cardes (Silybum marianum). Ainsi, la composition chimique, la
capacité tampon, la dégradabilité apparente et l’activité de la microflore
ruminale in vitro ont été déterminées. Cela afin d’envisager la possibilité de leur
utilisation dans l’alimentation des ruminants.
Les analyses chimiques montrent que les résidus agroalimentaires présentent
une composition pariétale faible (NDF, ADF, ADL) par rapport aux fourrages
naturels. On note aussi que tous les substrats sont pauvres en azote (< 6% de
MS) excepté les résidus de tomates (12% de MS).
Sur la base des résultats de la fermentescibilitè in vitro, de la capacité tampon
et de la dégradabilité apparente, on peut classer les mélanges sur la base de leur
potentialité comme aliments alternatifs comme suit:
Résidus de tomates + foin > résidus de tomates + cardes > résidus de
pommes + cardes > résidus de pommes + chrysanthèmes > résidus d’oranges +
cardes. L'utilisation des autres mélanges devrait être limitée à cause des risques
qu'ils pourraient comporter aux animaux.
Summary
The chemical analysis showed that food residues present a low total wall
constituants (NDF, ADF, and ADL) compared to natural forages. We also note
that all substrates are poor in nitrogen (<6% DM) except for the tomato residue
(12% DM).
According to the results of the in vitro fermentability, the buffering capacity
and apparent degradability, mixtures can be classified based on their potential as
alternative foods as follows:
Tomatoes residues + hay > + tomatoes residues + chard > apples residues +
chard> apples residues + chrysanthemums> oranges residues + chard.
The use of other mixtures should be limited because of the risks they may
carry to animals
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Nom : AMOKRANE Date de soutenance :
Prénom : Serine
Titre : Etude des prétraitements microbiologiques des résidus agroalimentaires
lignocellulosiques en vue de leur valorisation en alimentation animale
Résumé
Dans ce travail, nous avons étudié les caractéristiques physico – chimiques et biologiques
de trois résidus issus de l’industrie agroalimentaire ; il s’agit de résidus de tomates, de
pommes et d’oranges seuls ou mélangés avec des fourrages naturels fibreux : paille d’orge,
foin, chrysanthèmes (Chrysanthemum coronarium) et cardes (Silybum marianum). Ainsi, la
composition chimique, la capacité tampon, la dégradabilité apparente et l’activité de la
microflore ruminale in vitro ont été déterminées. Cela afin d’envisager la possibilité de leur
utilisation dans l’alimentation des ruminants.
Les analyses chimiques montrent que les residus agroalimentaires présentent une
composition pariétale faible (NDF, ADF, ADL) par rapport aux fourrages naturels. On note
aussi que tous les substrats sont pauvres en azote (< 6% de MS) excepté les résidus de
tomates (12% de MS).
Sur la base des résultats de la fermentescibilité in vitro, de la capacité tampon et de la
dégradabilité apparente, on peut classer les mélanges sur la base de leur potentialité comme
aliments alternatifs comme suit:
Résidus de tomates + foin > résidus de tomates + cardes > résidus de pommes + cardes
> résidus de pommes + chrysanthèmes > résidus d’oranges + cardes. L'utilisation des autres
mélanges devrait être limitée à cause des risques qu'ils pourraient comporter aux animaux.
Mots clés :
Résidus agroalimentaires, valorisation, microflore ruminale, fermentescibilitẻ in vitro,
mélanges, dromadaire.
Laboratoire de recherche
Membre du jury :