Corriges 22
Corriges 22
Physique du laser
Notes de cours
mardi 8 mars 2016
1. Position du problème
E1
B τ = A121 .
B δντ ≈ 1, d'où δν ≈ A21 .
B Élargissement du spectre par eet doppler (pour les gaz), par choc (dit lorentzien pour la matière conden-
sée)...
3. Le processus d'absorption
E2
E1
5. Bilans de population
B On trouve
dN1 dN2
=− = uem (ω0 ) (B21 N2 − B12 N1 ) + A21 N2
dt dt
2π c hc 6, 6 × 10−34 × 3 × 108
~ > kB T ⇔ λ < = = 13 × 10−5 m
λ kB T 1, 3 × 10−23 × 300
soit dans l'infra rouge : dans le visible, c'est l'émission spontanée qui domine.
1. L'amplication LASER
c .
B I (z, t) = c eem (z, t) ⇒ eem (z, t) = I(z,t)
B Dans le système de section S compris entre les abscisses z et z + dz ,
• à l'instant t, l'énergie électromagnétique est Eem (t) = eem (z, t) S dz ,
• à l'instant t + dt, l'énergie électromagnétique est Eem (t + dt) = eem (z, t + dt) S dz
Soit
dEem ∂eem (z, t)
= S dz
dt ∂t
Le bilan peut s'écrire
dEem ∂I (z, t)
= +I (z, t) S − I (z + dz, t) S + C S dz − A S dz = − dz S + C S dz − A S dz
dt ∂z
où C et A sont les création et annihilation par unité de volume. On peut donc écrire :
1 ∂I (z, t) ∂I (z, t)
=− +C −A
c ∂t ∂z
B Les pertes (annihilation) sont dues à l'absorption et à l'émission spontanée (entre autres !) :
I (z, t)
A = A21 N2 + B12 uem (ω0 ) n1 = A21 N2 + B12 ϕ (ω0 ) eem n1 = A21 N2 + B12 ϕ (ω0 ) n1
c
Les gains (création) sont dûs à l'émission stimulée :
I (z, t)
C = B21 uem (ω0 ) n2 = B21 ϕ (ω0 ) eem n2 = B21 ϕ (ω0 ) n2
c
B Le bilan peut se réécrire
∂I 1 ∂I
+ = γ (ω0 ) I − P
∂z c ∂t
avec le gain par unité de longueur γ (ω0 ) = B ϕ(ω0 )
c (n2 − n1 ).
z z + dz
dI dI
= γ (ω0 ) I = k (n2 − n1 ) I ⇒ = k (n2 − n1 ) dz
dz I
qui s'intègre en
I(z) = I0 ek(n2 −n1 ) z
B On retrouve la loi de Beer Lambert à l'équilibre thermique (n1 > n2 ) :
I(z) = I0 e−α z
B Mais s'il existe un moyen de maintenir n2 > n1 , on a I(z) croissant : il y a amplication de l'onde incidente.
pompage par
décharges
électriques E1 (3p)
désexcitation rapide
hélium néon
Figure 7 Le pompage optique dans le cas du laser hélium -néon
cavité
milieu amplicateur
gains
pertes
νn−1 νn νn+1 ν
G(ω)
amplicateur
H(ω)
ltre résonnant
1. Le faisceau du LASER
w0 zR θ
z
D'autre part, si z zR ,
z w(z) w0
w(z) ≈ w0 ⇒θ= =
zR z zR
A courte distance, au contraire, w(z) ≈ w0 . ⇒
On retiendra que :
• pour |z| < zR , l'onde laser est quasi plane limitée, et le faisceau cylindrique de largeur w0 ,
• pour |z| zR , l'onde laser est quasi sphérique limitée (de centre O), et le faisceau conique d'ouver-
ture angulaire θ = π λw0 = wzR .
0
0
w0 zR
θ0 w00
F'
0
w0 zR θ θ0 −zR w00
A A'
B Après la lentille L1 , θ0 = wf 00 .
1
B Le faisceau est incident sur la lentille L2 avec l'angle θ0 = f10 qui est aussi θ = f20 .
w0 0 w0 ”
B L' angle de divergence à longue distance après L2 est θ” = π w0 ” . Or les précédentes relations
λ
ont montré que
f10 = θ = f20 . Aussi,
w0 0 w0 ”
λ f0 λ
θ” = = 10 θ ⇔ f10 f20
π w0 ” f2 π w0
L2
L1 w0 ”
w0 F2 θ0
w00
F10
Technique à maîtriser
jeudi 10 mars 2016
2. Le faisceau du LASER
II- Méthodes
2. Le faisceau du LASER
III- Exercices
2) En régime stationnaire :
Wp N1 = Γ3 N3
Wp N1 + B12 u (ω) N1 = A21 N2 + B21 u (ω) N2
Γ3 N3 + B12 u (ω) N1 = A21 N2 + B21 u (ω) N2
⇒
(A21 + B21 u (ω)) ∆N = (Wp + B12 u (ω) − A21 − B21 u (ω)) N1 = (Wp − A21 ) N1
car B12 = B21 . D'autre part, la première relation donne :
A21
Wp N1 = Γ3 N3 ⇒ (A21 + B21 u (ω)) ∆N = (Wp − A21 ) N1 = 1− Γ3 N3
Wp
Aussi, on a :
A21 N3
∆N = 1− Γ3
Wp (A21 + B21 u (ω))
3) Une condition pour l'inversion de population est donc
A21
∆N > 0 ⇒ 1− >0
Wp
soit
Wp > A21
(la pompe doit être plus rapide que l'émission spontanée).
N0 en régime stationnaire.
3) En déduire une condition pour l'in-
version de population.
2) En régime stationnaire :
Wp N0 = Γ1 N1
Γ1 N1 + B12 u (ω) N1 = A21 N2 + B21 u (ω) N2
Wp N0 + B12 u (ω) N1 = A21 N2 + B21 u (ω) N2
N3
Le schéma des niveaux et des transi-
tions d'un laser à 4 niveaux est donné
Γ3 ci-contre.
On note u (ω) la densité énergétique
N2 donnée par la loi de Planck.
1) Écrire les équations d'évolution de
chacun des niveaux.
WP A21 B21 B12 On pose N = N0 +N1 +N2 +N3 = cste
et N2 = N1 + ∆N .
N1 2) Exprimer ∆N en fonction de N0
en régime stationnaire.
3) En déduire une condition pour l'in-
Γ1
version de population.
N0
2) En régime stationnaire :
Wp N0 = Γ1 N1
Γ1 N1 + B12 u (ω) N1 = A21 N2 + B21 u (ω) N2
Γ3 N3 + B12 u (ω) N1 = A21 N2 + B21 u (ω) N2
Wp N0 = Γ3 N3
⇒
(A21 + B21 u (ω)) ∆N = (Γ1 + B12 u (ω) − A21 − B21 u (ω)) N1 = (Γ1 − A21 ) N1
car B12 = B21 . D'autre part, la première relation donne :
A21
Wp N0 = Γ1 N1 ⇒ (A21 + B21 u (ω)) ∆N = (Γ1 − A21 ) N1 = 1− W p N0
Γ1
Aussi, on a :
A21 N0
∆N = 1− Wp
Γ1 (A21 + B21 u (ω))
3) Une condition pour l'inversion de population est donc
A21
∆N > 0 ⇒ 1− >0
Γ1
soit
Γ1 > A21
(la vidange du niveau 1 vers le niveau 0 doit se faire très rapidement, plus que celle du niveau 2 vers le niveau
1 : le niveau 2 est "métastable").
1) Donner l'écart en fréquence entre deux modes longitudinaux dans une cavité linéaire dont la longueur
optique est L = 300mm.
L'écart entre deux modes longitudinaux consécutifs est c/2L avec c = 3 × 108 m s−1 . Ici, cet écart vaut
500 MHz.
Un laser dont les modes sont synchronisés en phase est un laser à impulsion, chaque impulsion faisant un
aller et retour dans la cavité LASER.
1) Quelle est la fréquence de répétition des impulsions d'un laser dont les modes sont synchronisés en phase
et dont la cavité est de longueur optique égale à L = 1 m ?
1) L'écart temporel entre deux impulsions issues d'un laser linéaire à modes synchronisés en phase est
de 2L/c. La fréquence est donc c/2L = 150 MHz.
On rappelle qu'à l'équilibre thermique à la température T (en kelvin), le rapport des populations des deux
niveaux est donné par le facteur de Boltzmann :
N1 E2 −E1 ~ ω0 h ν0
= e kB T = e kB T = e kB T
N2
1) On applique la formule :
N1 E2 −E1 h ν0 hc hcσ
= e kB T = e kB T = e λ kB T = e kB T
N2
d'où −34 ×3×108 ×200×102
N2 − hcσ − 6,62×10
= e kB T = e 1,38×10−23 ×300 = e−0,96 = 0, 38
N1
38% de la population du niveau fondamental se trouve dans le niveau considéré.
On dispose d'un laser Hélium-Néon, de longueur optique de cavité égale à 20 cm et émettant à 632,8 nm.
1) Quel est l'écart en fréquence entre deux modes longitudinaux consécutifs ?
2) En déduire l'écart en longueur d'onde.
∆ν λ ∆ν λ2 λ2
∆λ = = = = 1 pm
ν c 2L
Le milieu amplicateur d'un laser hélium néon émet un rayonnement à 633 nm. Ce milieu possède une bande
spectrale d'amplication de δν = 1, 275 GHz (on suppose que le prol spectral est rectangulaire pour simplier).
La cavité linéaire du laser a une longueur de 30 cm.
1) Estimer le nombre de modes du laser.
νn−1 νn νn+1 ν
Un cristal d'ytterbium (Yb :YAG) est inséré dans une cavité laser. Il subit un pompage optique à 940 nm
de puissance 1 W. La longueur d'onde d'émission de l'ytterbium est de 1030 nm.
1) Quelle est la puissance lumineuse maximale de ce laser ?
1) En supposant que tous les photons de pompe sont absorbés par le cristal, et utilisés pour l'eet laser,
le nombre de photons émis par unité de temps Ne est égal au nombre de photons absorbés par unité de
temps par pompage optique Na :
Pa Pa Pe λa 940
Ne = Na = = λa = λ e ⇒ Pe = Pa = × 1 = 0, 91 W
hν hc hc λe 1030
2. Le faisceau du LASER
La cavité optique d'une diode laser GaAs a à peu près les dimensions suivantes :
• suivant Oz : 1 rmmm ;
• suivant Ox : 1 rmµm ;
• suivant Oy : 100 rmµm.
Elle émet un rayonnement dans l'infra-rouge à 870 nm.
1) Estimer la divergence de son faisceau, assimilé à un faisceau gaussien
1.a) suivant la direction Ox
1.b) et suivant la direction Oy .
1) Comme θ = π λw0 = w 0
zR
1.a) lorsque w0 = 10 µm, θ = 1, 8 et zR = 314 µm,
◦
On cherche à focaliser un faisceau laser collimaté, issu d'un laser He-Ne (longueur d'onde 633 nm), de taille
1 mm, situé à une position z = 0 de telle façon que la longueur de Rayleigh du faisceau focalisé soit égale à 30
mm.
1) Quelle distance focale doit posséder la lentille qu'il faut utiliser ?
1) Les données sont : λ = 633 nm, avant la lentille le waist est w0 = 1 mm, après la lentille, on veut que
la longueur de Rayleigh soit zR
0
= 30 mm.
Le faisceau conique converge au foyer, avec un angle
w0 λ w0
θ0 = 0
= 0 = 00
f π w0 zR
0
aussi le waist après la lentille est w002 = π ,
λ zR
d'où
r r
0
w0 0 π 0 π zR π × 30 × 10−3
r
0
f = 0 zR = 0 zR w0 = w0 = × 1 × 10−3 = 39 cm
w0 λ zR λ 633 × 10−9
Un faisceau laser, issu d'un laser He-Ne (de longueur d'onde 633 nm), a une taille 1 mm située à une distance
d (grande devant sa longueur de Rayleigh) d'une lentille de focale f 0 = d3 .
1) Quelle est la distance d entre la lentille et la taille w0 du faisceau après la lentille ?
0 0
1) La distance d0 entre la lentille et la taille w00 du faisceau après la lentille est donnée par la relation de
conjugaison :
1 1 1 1 1 1
− = 0 ⇒ 0− = 0
OA0 OA f d −d f
d'où
1 1 1 3 1 2
= 0− = − =
d0 f d d d d
donc d0 = d2 .
2) Les données sont : λ = 633 nm, avant la lentille le waist est w0 = 1 mm. L'angle du faisceau conique
avant la lentille est
h λ
θ= =
d π w0
où h est la hauteur éclairée sur la lentille. et l'angle du faisceau conique après la lentille est
h λ
θ0 = =
d0 π w00
donc
w00 d0 1
= =
w0 d 2
Aussi la nouvelle taille du faisceau après la lentille est w00 = 0, 5 mm.
2) Diaphragme en z = 0.
2.a)
2
−2 r 2
w0
I (r, z = 0, t) = I0 e
L'énergie totale est donc
Z Z 2 Z ∞ Z 2π 2 Z ∞ 2
−2 r 2 2 −2 r 2 −2 r 2
w0 w0 w0
Etot = I0 e d S = I0 e dr r dtheta = 2π I0 re dr
r=0 θ=0 r=0
Pour calculer l'intégrale, on peut faire le changement de variable suivant : t = r2 ⇒ dt = 2 r dr, soit
a2 a2 −2 a2
w02 −2t π I0 w02
Z −2t
2 2 2
E(a) = π I0 e w0 dt = π I0 e w0 = 1 − e w0
t=0 −2 t=0 2
Résolution de problème
vendredi 11 mars 2016
Cet exercice sera fait en demi-groupe lors de la séance de travaux dirigés.
Le pointeur laser
article paru dans "le garo" le 03/12/2014
disponible à l'adresse http: // sante. lefigaro. fr/ actualite/ 2014/ 12/ 03/
23127-gare-danger-pointeurs-lasers-pour-yeux
En apparence inoensifs, les pointeurs laser, principalement utilisés notamment dans les conférences pour
désigner des informations sur un tableau, peuvent causer des dommages très importants lorsqu'ils sont dirigés
vers les yeux. [...]
Les pointeurs lasers sont
classés en quatre catégories
en fonction de leur puissance
et donc de leur dangerosité.
Seules les deux premières sont
autorisées à la vente au grand
public au sein de l'UE. [...] La
gravité des lésions dépend de
la puissance du laser et de la
durée d'exposition. En France,
seuls les lasers dont la puis-
sance ne dépasse pas 1 mW
(classe 1 et 2) sont autorisés à
la vente. Mais il est très facile
de se procurer sur Internet des
modèles beaucoup plus puis-
sants, de catégories 3 et 4, nor-
malement réservés à un usage
professionnel. Selon le Pr Re-
nard, les plus dangereux sont ceux qui émettent dans la couleur verte, avec une puissance pouvant aller
jusqu'à 1500 mW. Projetée pendant quelques instants à courte distance sur l'÷il, la lumière peut brûler la
rétine et laisser des séquelles irréversibles.
Avec la banalisation de ces objets, les médecins disent redouter une augmentation des blessures oculaires.
Leur utilisation inappropriée est en outre régulièrement dénoncée par les pilotes de ligne ou les joueurs de
football, qui sont éblouis par des rayons.
Enoncé
1) Estimer la puissance surfacique du faisceau d'un pointeur laser reçu par un joueur sur un terrain de
football.
Correction
Travaux pratiques
vendredi 11 mars 2016
La moitié de la classe fait un TP d'optique sur la polarisation des ondes électromagnétiques.
Approche documentaire
vendredi 11 mars 2016
Le document est à lire, l'exercice est à rendre. RAWAT Julia et MOREL-COURTIN Maëla feront un exposé.
Les lasers
Bernard Valeur
Lumière et luminescence - éditions Belin.
Inventé dans les années soixante, le laser fait partie de notre quotidien depuis longtemps : lecteurs de CD
et DVD, imprimantes laser, mesures de distances, télécommunications optiques, guidage de missiles, découpe
ultraprécise, en particulier des métaux, nettoyage des monuments historiques, outil des ophtalmologistes et
des dermatologues, pointeurs lumineux des conférenciers, etc. sans oublier les grands spectacles et les lms de
science-ction (rayon de la mort, sabres lasers de la Guerre des Étoiles, etc.).
Mais comment une telle lumière à la fois puissante, très directive et d'une couleur aussi pure est-elle possible ?
Émission spontanée et émission stimulée. L'eet laser
Dans les processus d'émission de lumière décrits jusqu'ici, les atomes ou molécules excités retournent à leur
état fondamental de façon spontanée, les photons étant émis de manière aléatoire et dans toutes les directions. Il
existe un autre type d'émission dite induite ou stimulée qu'Einstein avait prédite en 1917 : un photon frappant
un atome excité peut forcer ce dernier à revenir à l'état fondamental, en émettant un photon de caractéris-
tiques parfaitement identiques à celles du photon incident. Il est important de préciser ce que l'on entend par
caractéristiques parfaitement identiques : compte tenu de la nature même de la lumière, et conformément au
triptyque décrit à la n du chapitre précédent, l'identité de caractéristiques concerne le quantum d'énergie, la
fréquence de l'onde électromagnétique et la quantité de mouvement. En particulier, l'identité de quantité de
mouvement, qui est une grandeur vectorielle, implique que les deux photons se propagent exactement dans la
même direction. Les ondes qui leur sont associées sont en accord de phase, et on dit alors qu'il y a cohérence.
Si ces deux photons peuvent à leur tour déclencher le même processus avec d'autres atomes excités, l'émission
stimulée s'accompagne d'une multiplication de photons, c'est-à-dire d'une amplication de lumière. C'est le
principe du laser (acronyme de Light Amplication by Stimulated Emission of Radiation) dont l'idée a été pro-
posée en 1957 par des physiciens américains (C. H. Townes et A. L. Schawlow) et soviétiques (A. M. Prokhorov
et N. G. Basov).
Entre la prédiction par Einstein de l'émission stimulée et la mise en évidence de l'eet laser en 1960, pourquoi
s'est-il écoulé plus de quarante ans ? Il existe en eet un obstacle de taille à surmonter : l'émission stimulée est en
compétition avec l'émission spontanée et l'absorption, et elle n'est pas observée dans les conditions habituelles.
Dans quelles conditions doit-on se placer pour que l'émission stimulée soit prédominante ?
Il faut garder à l'esprit que dans les processus
d'absorption comme d'émission stimulée, l'énergie
du photon est égale à la diérence d'énergie entre
l'état fondamental et l'état excité de l'atome. Ces
deux processus sont également probables. Pour un
ensemble d'atomes, la prédominance d'un proces-
sus par rapport à l'autre dépend de la proportion
des atomes dans l'état fondamental et l'état ex-
cité : l'émission stimulée l'emportera sur l'absorp-
tion si le nombre d'atomes dans l'état excité est
supérieur à celui dans l'état fondamental. Or, ce
n'est pas le cas : à température ordinaire, la théorie
montre que le nombre d'atomes à l'état excité est
négligeable. Par conséquent, l'émission laser n'est
possible qu'à condition de renforcer la population
Les imprimantes laser orent une haute dénition grâce à la focalisation du faisceau sur une aire réduite. En
balayant une surface, il est possible de reconstituer une image point par point avec une dénition de 10 points
par mm2 .
Découpage et usinage.
La puissance et la nesse du faisceau laser sont mises à prot pour : découper de façon très précise des pièces
métalliques ; façonner des pierres précieuses, en particulier le diamant ; fabriquer des composants électroniques ;
découper des patrons de vêtements.
Lecteurs de CD et de DVD.
Des diodes laser à base d'arséniure de gallium sont utilisées dans ces dispositifs.
Lasers de puissance.
La France a décidé de se doter d'un laser ultrapuissant, le laser Mégajoule, en vue de produire la fusion nucléaire.
Ce laser permettra également de simuler une explosion nucléaire et de recréer les conditions extrêmes qui existent
au ÷ur des étoiles.
Ces quelques exemples montrent que le laser, né de la recherche fondamentale, a suscité de nombreuses appli-
cations pratiques que leurs inventeurs étaient loin de soupçonner. Le laser demeure un outil très précieux pour
de nouvelles recherches fondamentales qui, à leur tour, trouveront de nouveaux débouchés. Le refroidissement
par laser, avec comme application les horloges à atomes froids, en est une superbe illustration.
Divers types de laser
Lasers à solide
Le premier laser, mis au point par T. H. Mai-
man en 1960, était un laser à rubis, Le pompage
d'un barreau est eectué par un tube ash qui pro-
duit des éclairs intenses. Le faisceau laser émis est
rouge (longueur d'onde : 694,3 nm).
Le laser à néodyme fonctionne selon le même prin-
cipe. Le matériau actif est un barreau de verre
dopé au néodyme (N d3+ ), et l'émission se situe
dans le proche infrarouge (1,06 nm). Ce type de
laser permet de produire de fortes puissances.
Le laser YAG (acronyme de Yttrium Aluminium
Garnet) utilise un cristal (Y3 Al5 O12 ) dopé au néo-
dyme. Il produit un rayonnement dans l'infrarouge
avec une forte puissance (10 à 100W).
Plus récent est le laser vert à base de néodyme
(Nd : Y V O4 ). Le pompage est eectué par des
diodes. Un cristal de LBO (LiB3 O5 ) placé dans
la cavité permet de diviser par deux la longueur
d'onde d'émission laser du néodyme (doublage de
fréquence) : l'émission continue se situe donc à 532
nm au lieu de 1,06 µm.
Le laser titane-saphir comporte un barreau de saphir dopé au titane pompé par un laser vert (comme celui
décrit ci-dessus). Il peut délivrer un train d'impulsions de quelques dizaines de femtosecondes (1 femtoseconde
= 10−15 s) avec une fréquence de répétition de 80 MHz. En outre, ce type de laser est accordable, c'est-à-dire
que le spectre d'émission laser s'étend de 680 à 1100 nm. En utilisant des cristaux doubleurs et tripleurs de
fréquence, on dispose ainsi d'une très large gamme spectrale d'émission allant de l'UV à l'infrarouge. Le laser
titane-saphir est un outil très puissant pour les spectroscopistes.
Lasers à gaz
Ces lasers assurent une émission continue.
Le premier d'entre eux, conçu par A. Javan en
1961, c'est-à-dire peu de temps après le laser à
rubis, est le laser à hélium-néon. En plus de la raie
d'émission dans le rouge bien connue (633 nm), il
existe d'autres raies moins intenses (voir tableau
E1).
Le laser à argon ionisé (Ar+ ) présente davantage
de raies situées dans le visible (en particulier dans
le vert) et dans l'UV. Les raies dans l'UV sont net-
tement moins intenses et n'apparaissent qu'avec
des lasers dont la puissance est de plusieurs watts.
Le laser hélium-cadmium (He − Cd) émet une raie dans l'UV et une autre dans le visible.
Le laser à excimére utilise des gaz rares (xénon par exemple) et souvent du uor. Un atome excité peut s'associer
à un atome non excité pour former un dimère excité (XeF par exemple) appelé excimére (contraction de excited
dimer), L'intérêt de ces lasers est de délivrer des impulsions de grande puissance dans l'UV.
Lasers à colorants
Le milieu actif est une solution concentrée d'un colorant uorescent qui appartient aux familles des coumarines,
rhodamines, oxazines, cyanines, etc. Le pompage peut être assuré par un laser à argon. Ces lasers présentent
l'avantage d'être accordables dans une grande partie du spectre de uorescence du colorant, mais leur incon-
vénient est la photodégradation progressive du colorant qui doit donc être renouvelé périodiquement. C'est
pourquoi on leur préfère de plus en plus des lasers titane-saphir.
Lasers à semi-conducteurs ou diodes laser
Une diode laser est constituée de deux semi-
conducteurs dopés p et n (à base par exemple
d'arséniure de gallium dopé à l'aluminium) sépa-
rés par une couche active (arséniure de gallium).
Au sein de cette couche, lorsqu'une tension est ap-
pliquée, la recombinaison d'électrons et de trous
donne naissance à un eet laser au-delà d'un cer-
tain courant.
L'eet laser peut être obtenu en appliquant une
tension à une jonction p-n associant deux semi-
conducteurs (voir ci-dessus la section sur la lu-
minescence cristalline). Ils présentent l'avantage
d'être très compacts et d'avoir une bonne ecacité
(environ 50%). En revanche, ils sont peu puissants (1 à 10 mW) et le faisceau laser est faiblement directionnel
(divergence de 5 à 30◦ ). La gure ci-dessus montre le principe d'une diode laser et le tableau E2 indique les semi-
conducteurs utilisés dans les applications telles que lecteurs de CD, imprimantes laser et télécommunications
optiques. Les diodes laser sont également exploitées dans les pointeurs.
Enoncé
Le document stipule que "l'émission stimulée est en compétition avec l'émission spontanée et l'absorption, et
elle n'est pas observée dans les conditions habituelles.". Nous allons le démontrer en se plaçant, pour simplier,
dans le cas d'un système à deux niveaux d'énergie (E1 et E2 > E1 ), non dégénérés (c'est-à-dire que le système
est dans un seul état possible pour chacun de ces deux niveaux).
On notera N1 la population du niveau d'énergie E1 et N2 la population de celui d'énergie E2 .
La population totale N = N1 + N2 est constante.
1) Coecients d'Einstein
1.a) Écrire les lois d'évolutions des deux populations N1 et N2 .
1.b) Réécrire ces relations dans le cas stationnaire et à l'équilibre thermique. On admettra qu'à l'équilibre
thermique à la température T (en kelvin), le rapport des populations des deux niveaux est donné par le facteur
de Boltzmann :
N1 E2 −E1 ~ ω0 h ν0
= e kB T = e kB T = e kB T
N2
grâce à la loi de Planck du corps noir pour laquelle la densité spectrale du rayonnement (des photons) dans le
cas de l'équilibre thermique est :
~ ω3
π 2 c3
uem (ω) = ~ω
e kB T − 1
2) Comparaison des la probabilités de l'émission spontanée et de l'émission stimulée
2.a) Déterminer une condition sur ω0 et T pour que la probabilité de l'émission spontanée soit plus
grande que celle de l'émission stimulée.
2.b) À température ambiante, pour quel domaine de longueur d'onde la probabilité de l'émission spon-
tanée est-elle plus grande que celle de l'émission stimulée ?
Correction
1) Coecients d'Einstein
1.a)On trouve
dN1 dN2
=− = uem (ω0 ) (B21 N2 − B12 N1 ) + A21 N2
dt dt
et à l'équilibre thermique
N1 E2 −E1 ~ ω0 h ν0
= e kB T = e kB T = e kB T
N2
1.c) D'où
A21
E2 −E1
B21
uem (ω0 ) B21 − B12 e kB T + A21 = 0 ⇒ uem (ω0 ) = E2 −E1
B12
B21 e
kB T
−1
2π c hc 6, 6 × 10−34 × 3 × 108
~ > kB T ⇔ λ < = = 13 × 10−5 m
λ kB T 1, 3 × 10−23 × 300
soit dans l'infra rouge : dans le visible, c'est l'émission spontanée qui domine.
Devoir surveillé
samedi 12 mars 2016
Un DS commun aura lieu samedi 12 mars 2016, il portera sur l'électromagnétisme en régimes variables
(ARQS et ondes).