En 115-1 PDF
En 115-1 PDF
Remplace la norme homologuée NF EN 115-1+A1, de mai 2010 qui reste en vigueur jusqu'en
janvier 2019.
Correspondance
Analyse
Le présent document est applicable aux nouveaux escaliers mécaniques et trottoirs roulants
(à palettes ou à bande) tels que définis à l'Article 3.
Descripteurs
Modifications
Sommaire
Président : M ROUX
Avant-propos national
Dans le cadre de cette norme, le CEN a fixé une période transitoire permettant l'adaptation
des produits à cette nouvelle norme, période durant laquelle les membres du CEN ont
l'autorisation de maintenir les normes nationales en vigueur.
Avant-propos européen
Le présent document (EN 115-1:2017) a été élaboré par le Comité Technique CEN/TC 10 «
Ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants », dont le secrétariat est tenu par
AFNOR.
Cette Norme européenne devra recevoir le statut de norme nationale, soit par publication
d'un texte identique, soit par entérinement, au plus tard en janvier 2018, et toutes les
normes nationales en contradiction devront être retirées au plus tard en janvier 2019.
L'attention est appelée sur le fait que certains des éléments du présent document peuvent
faire l'objet de droits de propriété intellectuelle ou de droits analogues. Le CEN ne saurait
être tenu pour responsable de ne pas avoir identifié de tels droits de propriété et averti de
leur existence.
1)
Le présent document a été élaboré dans le cadre d'un mandat donné au CEN par la
Commission Européenne et l'Association Européenne de Libre Echange et vient à l'appui des
exigences essentielles de Directives UE.
Pour la relation avec les Directives UE, voir l'annexe ZA , informative, qui fait partie
intégrante du présent document.
La présente norme fait partie de la série de normes EN 115 : « Sécurité des escaliers
mécaniques et trottoirs roulants ».
Introduction
Le présent document est une norme de type C tel que défini dans l'EN ISO 12100:2010.
Le présent document est notamment pertinent pour les groupes suivants de parties
prenantes représentant les acteurs du marché en ce qui concerne la sécurité des machines :
D'autres peuvent être concernés par le niveau de sécurité des machines atteint avec le
document par les groupes de parties prenantes mentionnées ci-dessus :
Les groupes de parties prenantes mentionnés ci-dessus ont eu la possibilité de prendre part
au processus d'élaboration du présent document.
Lorsque les exigences de la présente norme de type C sont différentes de celles mentionnées
dans les normes de type A ou B, les exigences de la présente norme de type C prennent le
pas sur les exigences des autres normes, pour les machines ayant été conçues et fabriquées
conformément aux exigences de la présente norme de type C.
Le but de cette norme est de définir les règles de sécurité relatives aux escaliers mécaniques
et aux trottoirs roulants en vue de protéger les personnes et les objets contre les risques
d'accidents pouvant survenir durant l'installation, l'exploitation, les opérations de
maintenance et d'inspection.
Le contenu de cette norme est basé sur l'hypothèse que les personnes qui utilisent les
escaliers mécaniques et les trottoirs roulants ne requièrent aucune assistance. Cependant,
les facultés motrices et sensorielles au sein d'une population peuvent varier sur une grande
échelle et les escaliers mécaniques et trottoirs roulants sont susceptibles d'être utilisés par
des personnes présentant d'autres handicaps divers.
Certains individus, en particulier les personnes âgées, sont susceptibles de présenter plus
d'une déficience. Certains individus sont incapables d'utiliser un escalier mécanique ou un
trottoir roulant de manière autonome et sont dépendants de l'assistance/du soutien d'un
accompagnateur. De plus, certains individus peuvent être encombrés par des objets ou en
charge d'autres personnes, ce qui peut affecter leur mobilité. Le niveau d'incapacité d'un
individu du fait de déficiences ou d'objets encombrants dépend souvent de la facilité
d'utilisation des produits, des installations et de l'environnement.
L'utilisation de fauteuils roulants sur les escaliers mécaniques et trottoirs roulants peut
conduire à des situations dangereuses dont le risque ne peut être réduit par la conception
de la machine et il convient, par conséquent, de ne pas les autoriser.
Il convient qu'une signalisation supplémentaire soit prévue pour indiquer l'emplacement des
autres moyens de transport, lesquels doivent se situer à proximité immédiate des escaliers
mécaniques et trottoirs roulants et être faciles à repérer.
Si des escaliers mécaniques ou des trottoirs roulants sont destinés à fonctionner dans des
conditions spéciales, par exemple s'ils sont directement exposés aux intempéries ou à une
atmosphère explosive, ou s'ils servent dans des cas exceptionnels d'issues de secours, il
convient d'utiliser des critères de conception, des composants, des matériaux et des
instructions d'utilisation qui répondent à ces conditions particulières.
Un comité d'interprétation a été constitué pour préciser, si nécessaire, l'esprit dans lequel
les articles de la présente norme ont été rédigés et pour spécifier les prescriptions à
appliquer dans les cas particuliers. Les demandes d'interprétation peuvent être transmises à
l'organisme national de normalisation qui contactera le Comité Technique CEN/TC 10 qui en
est responsable. Les modèles de demande d'interprétation et d'interprétation sont fournis
en Annexe N .
1 Domaine d'application
2 Références normatives
Les documents ci-après, dans leur intégralité ou non, sont des références normatives
indispensables à l'application du présent document. Pour les références datées, seule
l'édition citée s'applique. Pour les références non datées, la dernière édition du document
de référence s'applique (y compris les éventuels amendements).
EN 1929-2:2004,
Chariots d'achat à corbeille - Partie 2 : Prescriptions, essais et inspection pour les
chariots d'achat à corbeille, avec ou sans siège pour enfant, destinés à être utilisés sur
les trottoirs roulants.
EN 1929-4:2005,
Chariots d'achat à corbeille - Partie 4 : Prescriptions et essais pour les chariots d'achat
à corbeille et dispositif(s) supplémentaire(s) de dépose de marchandises, avec ou sans
siège pour enfant, destinés à être utilisés sur trottoirs roulants.
EN 1990:2002 2,
Eurocode - Bases de calcul des structures.
2)
EN 1993-1-1:2005 ,
Eurocode 3 : Calcul des structures en acier - Partie 1-1 : Règles générales et règles
pour les bâtiments.
EN 1998-1:2004 ,
Eurocode 8 : Calcul des structures pour leur résistance aux séismes - Partie 1 : Règles
générales, actions sismiques et règles pour les bâtiments.
EN 10025-1:2004 ,
Produits laminés à chaud en aciers de construction - Partie 1 : Conditions techniques
générales de livraison.
EN 10025-2:2004 ,
Produits laminés à chaud en aciers de construction - Partie 2 : Conditions techniques
de livraison pour les aciers de construction non alliés.
EN 10025-3:2004 ,
Produits laminés à chaud en aciers de construction - Partie 3 : Conditions techniques
de livraison pour les aciers de construction soudables à grains fins à l'état
normalisé/laminage normalisé.
EN 10025-4:2004 ,
Produits laminés à chaud en aciers de construction - Partie 4 : Conditions techniques
de livraison pour les aciers de construction soudables à grains fins obtenus par
laminage thermomécanique.
EN 10025-5:2004 ,
Produits laminés à chaud en aciers de construction - Partie 5 : Conditions techniques
de livraison pour les aciers de construction à résistance améliorée à la corrosion
atmosphérique.
EN 10025-6:2004+A1:2009 ,
Produits laminés à chaud en aciers de construction - Partie 6 : Conditions techniques
de livraison pour produits plats des aciers à haute limite d'élasticité à l'état trempé et
revenu.
EN 10083-1:2006,
Aciers pour trempe et revenu - Partie 1 : Conditions techniques générales de livraison.
EN 10083-2:2006,
Aciers pour trempe et revenu - Partie 2 : Conditions techniques de livraison des aciers
non alliés.
EN 10083-3:2006,
Aciers pour trempe et revenu - Partie 3 : Conditions techniques de livraison des aciers
alliés.
EN 12015:2014 ,
Compatibilité électromagnétique - Norme famille de produits pour ascenseurs,
escaliers mécaniques et trottoirs roulants - Émission.
EN 12016:2013 ,
Compatibilité électromagnétique - Norme famille de produits pour ascenseurs,
escaliers mécaniques et trottoirs roulants - Immunité.
EN 13501-1:2007+A1:2009 ,
Classement au feu des produits et éléments de construction - Partie 1 : Classement à
partir des données d'essais de réaction au feu.
EN 60068-2-6:2008,
Essais d'environnement - Partie 2-6 : Essais - Essai Fc : Vibrations (sinusoïdales) (IEC
60068-2-6:2007).
EN 60068-2-14:2009,
Essais d'environnement - Partie 2-14 : Essais - Essai N : Variation de température (IEC
60068-2-14:2009).
EN 60068-2-27:2009,
Essais d'environnement - Partie 2-27 : Essais - Essai Ea et guide : Chocs (IEC 60068-2-
27:2008).
EN 60204-1:2006,
Sécurité des machines - Équipement électrique des machines - Partie 1 : Règles
générales (IEC 60204-1:2006, modifiée).
EN 60529:1991 ,
Degrés de protection procurés par les enveloppes (code IP) (IEC 60529:1989).
EN 60664-1:2007,
Coordination de l'isolement des matériels dans les systèmes (réseaux) à basse tension
- Partie 1 : Principes, exigences et essais (IEC 60664-1:2007).
EN 60947-4-1:2010 3,
Appareillage à basse tension - Partie 4-1 : Contacteurs et démarreurs de moteurs -
Contacteurs et démarreurs électromécaniques (IEC 60947-4-1:2009).
3)
EN 60947-5-1:2004 4,
Appareillage à basse tension - Partie 5-1 : Appareils et éléments de commutation pour
circuits de commande - Appareils électromécaniques pour circuits de commande (IEC
60947-5-1:2004).
4)
EN 62326-1:2002,
Cartes imprimées - Partie 1 : Spécification générique (IEC 62326-1:2002).
EN ISO 868:2003,
Plastiques et ébonite - Détermination de la dureté par pénétration au moyen d'un
duromètre (dureté Shore) (ISO 868:2003).
EN ISO 12100:2010,
Sécurité des machines - Principes généraux de conception - Appréciation du risque et
réduction du risque (ISO 12100:2010).
EN ISO 13850:2015,
Sécurité des machines - Fonction d'arrêt d'urgence - Principes de conception (ISO
13850:2015).
EN ISO 13857:2008,
Sécurité des machines - Distances de sécurité empêchant les membres supérieurs et
inférieurs d'atteindre les zones dangereuses (ISO 13857:2008).
ISO 3864-1:2011 ,
Symboles graphiques - Couleurs de sécurité et signaux de sécurité - Partie 1 : Principes
de conception pour les signaux de sécurité et les marquages de sécurité.
ISO 3864-3:2012,
Symboles graphiques - Couleurs de sécurité et signaux de sécurité - Partie 3 : Principes
de conception pour les symboles graphiques utilisés dans les signaux de sécurité.
HD 60364-4-41:2007,
Installations électriques à basse tension - Partie 4-41 : Protection pour assurer la
sécurité - Protection contre les chocs électriques.
3 Termes et définitions, symboles et abréviations
3.1 Termes et définitions
Pour les besoins du présent document, les termes et définitions donnés dans l'EN ISO
12100:2010 ainsi que les suivants s'appliquent.
angle maximal de déplacement des marches, des palettes ou de la bande par rapport
à l'horizontale
Note 1 à l'article
Il convient que les personnes autorisées soient compétentes pour les tâches qu'elles
sont autorisées à effectuer (voir aussi 3.1.8 ).
3.1.3 balustrade
charge sur les marches/les palettes/la bande pour laquelle le système de freinage est
conçu pour arrêter l'escalier mécanique/le trottoir roulant
3.1.6 peigne
élément denté, à chaque palier, s'engrenant dans les rainures
Note 1 à l'article
Note 1 à l'article
Les escaliers mécaniques sont des machines - même quand ils sont hors service - et
ils ne peuvent pas être considérés comme des escaliers fixes.
rampe mobile entraînée, offrant une prise aux personnes lors de l'utilisation de
l'escalier mécanique ou du trottoir roulant
panneau situé entre les plinthes ou les plats-bords intérieurs inférieurs et le guide de
main courante ou le plat-bord de balustrade
3.1.16 machinerie
Note 1 à l'article
Les trottoirs roulants sont des machines - même quand ils sont hors service - et il
convient de ne pas les utiliser comme un accès fixe.
3.1.20 crosse
extrémité de la balustrade
3.1.22 élévation
distance verticale entre les niveaux des sols finis haut et bas
niveau discret pour spécifier les exigences d'intégrité de sécurité des fonctions de
sécurité à attribuer aux dispositifs E/E/PE
Note 1 à l'article
Dans la présente Norme européenne, SIL 1 représente le niveau le plus bas et SIL 3 le
niveau le plus haut, même si elle n'utilise pas SIL 3.
3.1.28 plinthe
Des phénomènes dangereux mécaniques peuvent survenir sur les escaliers mécaniques et
trottoirs roulants et dans leur voisinage immédiat, en raison de la conception de la machine
ou de l'accès à cette dernière.
Des phénomènes dangereux d'incendie peuvent être générés par l'accumulation de matières
combustibles à l'intérieur de la charpente, par les matériaux isolants des câbles et par la
surcharge des unités d'entraînement (voir 5.2.1.4 , 5.9 ).
4.6 Phénomènes dangereux engendrés par le non-respect des principes ergonomiques lors
de la conception des machines
de la non prise en compte des dimensions ergonomiques pour les usagers (par
exemple hauteur de la balustrade, largeur de la main courante) (voir 5.5.2.1 , 5.6.2 ,
5.6.3 ) ;
d'un éclairage inadéquat dans les espaces de travail et dans leurs zones d'accès (voir
5.8.3.1 , 5.8.3.2 , A.3.3 , A.3.4 ) ;
d'un espace insuffisant dans les zones de travail (voir 5.8.2.1 , 5.8.2.2 , 5.8.2.3 , A.3.5 ,
A.3.6 , A.3.7 ) ;
de l'absence d'équipement de levage pour les charges lourdes (voir 5.8.2.2 , 5.10 ).
Même si la conception d'un escalier mécanique ou d'un trottoir roulant est conforme aux
exigences de l'EN 115-1, des phénomènes dangereux spécifiques peuvent survenir en raison
:
La plupart des situations dangereuses sur les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants
sont consécutives à des glissades ou à des chutes d'usagers.
les glissades sur les marches/les palettes/la bande, sur la plaque porte-peignes et la
plaque palière (voir 5.3.1 , 5.5.4 , 5.7.1 ) ;
les chutes causées par des écarts de vitesse de la main courante (immobilisation
comprise) (voir 5.6.1 , Figure G.1 , Figure G.3 ) ;
les chutes causées par une inversion du sens de déplacement (voir 5.4.2.3 ) ;
les chutes causées par une augmentation de l'accélération/de la décélération (voir
5.2.2 , 5.4.1.1 , 5.4.1.2 , 5.4.2.1 , 5.4.2.2 , 5.7.2.1 , 5.7.2.2 , 5.7.2.3 , 5.7.2.4 ) ;
les chutes causées par un démarrage/arrêt imprévu ou une vitesse excessive de la
machine (voir 5.12.3.5.1 ) ;
les chutes causées par un éclairage inadéquat aux paliers (voir A.2.8 , A.2.9 ).
NOTE
Pour ce type particulier de machines, le bruit n'est pas considéré comme un phénomène
dangereux significatif ou pertinent.
Les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants doivent être conformes aux exigences de
sécurité et/ou aux mesures de prévention/réduction des risques du présent article.
En outre, les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants doivent être conçus
conformément aux principes de l'EN ISO 12100:2010, 6.2, pour les phénomènes dangereux
pertinents mais non significatifs qui ne sont pas traités dans la présente norme.
Certains escaliers mécaniques et trottoirs roulants sont soumis à des conditions particulières
de fonctionnement et d'environnement. Pour ces configurations, des recommandations
complémentaires sont définies (voir H.2 et Annexe M ).
5.2.1.2
Les jeux ou orifices sont limités à 4 mm là où il y a un risque de contact avec des pièces en
mouvement. Les panneaux extérieurs doivent supporter, sans rupture, une force de 250 N
appliquée à angle droit en n'importe quel point sur une surface circulaire ou carrée de 2 500
mm2 . Leurs fixations doivent être conçues pour pouvoir supporter au moins deux fois le
poids mort de l'enveloppe.
5.2.1.3
Des organes mus mécaniquement peuvent toutefois ne pas être enfermés si, par d'autres
mesures, le public n'est exposé à aucun phénomène dangereux (tels que les locaux fermés à
clé accessibles seulement au personnel autorisé).
5.2.1.4
5.2.1.5
Les orifices de ventilation doivent être réalisés ou disposés conformément à l'EN ISO
13857:2008, Tableau 5. Toutefois, il ne doit pas être possible de faire passer une tige droite
et rigide de 10 mm de diamètre au travers de l'enveloppe et de toucher une pièce en
mouvement par un orifice de ventilation.
5.2.1.6
Les panneaux extérieurs qui sont destinés à être ouverts (par exemple à des fins de
nettoyage) doivent être pourvus d'un dispositif de sécurité conformément à 5.12.2.7.14 .
Les espaces machinerie internes à la charpente ne doivent être accessibles qu'aux personnes
autorisées (par exemple par clé, contrôle d'accès).
Les trappes de visites doivent être pourvues d'un dispositif de sécurité conformément à
5.12.2.7.14 .
Il ne doit être possible d'ouvrir les trappes de visite qu'au moyen d'une clé ou d'un outil
prévu à cet effet. Les parties de la balustrade (par exemple plat-bord, panneaux) qui doivent
être déposées à des fins de maintenance ne doivent pas être considérées comme étant des
trappes de visite.
Si la trappe de visite est constituée de plusieurs parties, un dispositif de sécurité doit être
prévu sur la partie devant être ouverte en premier. Pour les parties suivantes, soit leur
dépose doit être empêchée, par exemple par un verrouillage mécanique ou un
recouvrement, soit chaque partie doit être munie d'un dispositif de sécurité.
Si les espaces situés derrière les trappes de visite sont pénétrables, il doit être possible de les
ouvrir de l'intérieur sans clé ni outil, même lorsqu'elles sont verrouillées.
Les trappes de visite ne doivent pas être perforées. Les trappes de visite doivent satisfaire
aux mêmes conditions que les éléments (par exemple la balustrade, le revêtement, la plaque
palière) où elles sont insérées.
NOTE
Les plaques palières peuvent avoir la fonctionnalité d'une trappe de visite. Dans ce cas, les
mêmes conditions que pour les trappes de visite s'appliquent.
La structure porteuse doit être conçue de manière à pouvoir supporter le poids mort de
l'escalier mécanique ou du trottoir roulant augmenté d'une charge structurelle nominale de
5 000 N/m2 . Elle doit être calculée conformément à l'EN 1993-1-1:2005 .
NOTE
Dans la zone de transport des usagers de l'escalier mécanique, la surface de foulée des
marches doit être horizontale, avec une tolérance de ± 1° dans le sens du déplacement.
NOTE 1
La hauteur maximale admissible entre deux marches consécutives aux paliers est définie en
5.3.4 et 5.7.2.1 .
Les surfaces de foulée des escaliers mécaniques et des trottoirs roulants doivent procurer un
maintien sûr du pied.
NOTE 2
5.3.2 Dimensions
5.3.2.1 Généralités
Pour les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants, la largeur nominale z 1 ne doit pas être
inférieure à 0,58 m et ne doit pas excéder 1,10 m.
Pour les trottoirs roulants dont l'angle d'inclinaison est inférieur ou égal à 6°, des largeurs
jusqu'à 1,65 m sont autorisées.
5.2.2.2 Surfaces de foulée des marches et palettes (voir Figure 5 , détail X et Figure 8 )
5.3.2.2.1
5.3.2.2.2
5.3.2.2.3
La surface de foulée des marches et des palettes doit comporter, dans le sens du
déplacement, des rainures dans lesquelles les dents de peignes s'engrènent.
5.3.2.2.4
Les contremarches doivent être rainurées et la surface des nervures doit être lisse. Le bord
de la surface de foulée de la marche doit s'engrener avec les rainures de la contremarche
suivante.
5.3.2.2.5
5.3.2.2.6
5.3.2.2.7
5.3.2.2.8
Les surfaces de foulée des marches ou des palettes et les contremarches ne doivent pas se
terminer sur leurs bords latéraux par une rainure.
5.3.2.2.9
L'arête formée par la jonction de la surface de foulée des marches et des contremarches doit
être abattue.
Les bandes doivent comporter des rainures dans le sens du déplacement dans lesquelles
s'engrènent les dents de peignes.
5.3.2.3.2
La largeur b 7 des rainures doit être au moins de 4,5 mm et au plus de 7 mm. Elle doit être
mesurée au niveau de la surface de foulée de la bande.
5.3.2.3.3
5.3.2.3.4
La largeur de la nervure b 8 doit être au moins de 4,5 mm et au plus de 8 mm. Elle doit être
mesurée au niveau de la surface de foulée de la bande.
5.3.2.3.5
La bande ne doit pas se terminer sur ses bords latéraux par une rainure.
La jonction de la bande de foulée doit être réalisée de manière à procurer une surface de
foulée continue et ininterrompue.
Les matériaux doivent conserver leurs caractéristiques de résistance durant leur durée de vie
définie, en tenant compte des conditions environnementales, par exemple température,
rayonnement ultraviolet, humidité, corrosion.
Les marches, les palettes et les bandes doivent être conçues pour résister à tous les efforts
et déformations susceptibles d'être imposés par les pistes, le système de guidage et
d'entraînement dans les conditions normales de fonctionnement, et pour supporter une
charge uniformément répartie de 6 000 N/m2 .
NOTE
La valeur de 6 000 N/m2 repose sur une charge structurelle statique de 5 000 N/m2 (voir 5.2.5
), affectée d'un coefficient d'impact de 1,2.
Pour dimensionner la bande et son système support, une surface correspondant à la largeur
utile sur une longueur de 1,0 m doit être prise comme référence pour la charge
correspondante (en outre, les exigences de 5.3.3.2.4 doivent être satisfaites).
Les marches et palettes assemblées doivent être conçues de telle sorte que tous les
composants, par exemple inserts, soient solidement fixés et ne prennent pas de jeu durant
leur durée de vie. Les inserts et fixations doivent résister à la force de réaction nécessaire au
fonctionnement du dispositif de sécurité des peignes/de la plaque porte-peignes (5.12.2.7.7
).
La marche doit être soumise à un essai de flexion à l'aide d'une force unique de 3 000 N
(incluant le poids de la plaque) appliquée perpendiculairement à la surface de foulée sur une
plaque en acier de dimensions 0,20 m × 0,30 m, d'au moins 25 mm d'épaisseur, placée au
centre de la surface de foulée. Le côté de la plaque mesurant 0,20 m de long doit être
disposé parallèlement au bord avant de la marche, le côté mesurant 0,30 m étant à angle
droit avec le bord avant de la marche.
Lors de cet essai, la flèche de la marche mesurée au niveau de la surface de foulée ne doit
pas excéder 4 mm. Aucune déformation permanente ne doit être constatée (un réglage
initial est autorisé pour prise en compte des tolérances).
La marche doit être soumise à essai en tant qu'ensemble, avec les galets (ceux-ci ne
tournant pas), les axes ou les bouts d'axes (s'ils existent), placée en position horizontale
(support horizontal) et à l'inclinaison maximale (support oblique) applicable à la marche.
Pour toute inclinaison inférieure à l'inclinaison maximale autorisée, un nouvel essai n'est pas
nécessaire. De même, un essai de la marche installée, c'est-à-dire avec les rails de guidage et
la structure porteuse de l'escalier mécanique, n'est pas nécessaire.
5.3.3.2.2 Contremarche
La palette doit être soumise à un essai de flexion à l'aide d'une force unique qui, pour une
surface de palette de 1 m2 , doit être de 7 500 N (incluant le poids de la plaque). La force doit
être appliquée perpendiculairement à la surface de foulée sur une plaque en acier de 0,30 m
× 0,45 mm de dimensions, d'au moins 25 mm d'épaisseur, placée au centre de la surface de
foulée, et dont le côté mesurant 0,45 m est disposé parallèlement au bord latéral de la
palette.
Pour les palettes de profondeur inférieure à 0,30 m, la largeur de plaque doit être de 0,20 m
et sa longueur égale à la profondeur de la palette.
Lors de cet essai, la flèche de la surface de foulée ne doit pas excéder 4 mm. Aucune
déformation permanente ne doit être constatée (un réglage initial est autorisé pour prise en
compte des tolérances).
La palette doit être soumise à essai, en tant qu'ensemble, avec les galets (ne tournant pas),
les axes ou bouts d'axes (s'ils existent) placés en position horizontale. Un essai de la palette
installée, c'est-à-dire avec les rails de guidage et la structure porteuse du trottoir roulant,
n'est pas nécessaire.
5.3.3.2.4 Bandes
La bande étant tendue pour satisfaire aux conditions de fonctionnement, une force unique
de 750 N (incluant le poids de la plaque) doit être appliquée à l'aide d'une plaque d'acier de
dimensions 0,15 m × 0,25 m × 0,025 m. La plaque doit être disposée au centre des bords des
galets d'appui de telle sorte que son axe longitudinal soit parallèle à l'axe longitudinal de la
bande. La flèche au centre ne doit pas dépasser 0,01 z 3 , z 3 étant la distance transversale
entre les galets d'appui (voir z 3 en Figure 11 ).
La marche doit être soumise à essai à l'inclinaison maximale (support oblique) à laquelle elle
peut être soumise, avec les galets (ne tournant pas), les axes ou bouts d'axe (s'ils existent).
Elle doit être soumise à une force vibratoire de 500 N à 3 000 N avec une fréquence
comprise entre 5 Hz et 20 Hz pendant au moins 5 × 106 cycles, selon un signal sinusoïdal non
perturbé. La force doit être appliquée perpendiculairement à la surface de foulée sur une
plaque en acier de dimensions 0,20 m × 0,30 m, d'au moins 25 mm d'épaisseur, disposée au
centre de la surface de foulée, comme indiqué en 5.3.3.2.1 .
Si, pendant l'essai, des galets sont endommagés, ils peuvent être remplacés.
La marche doit être conçue de telle sorte que la structure puisse supporter un effort de
torsion résultant d'un déplacement de ± 2 mm du centre du galet de marche, se déplaçant
suivant un arc de cercle dont le centre est le centre du galet de chaîne. Le déplacement de ±
2 mm est donné pour une distance de 400 mm entre le galet de marche et le centre du galet
de chaîne. Ce ratio doit être maintenu si la distance de 400 mm varie (voir l'Annexe F pour
les exemples d'essais).
L'essai dynamique doit être ajustable de telle sorte que les flèches spécifiées ci-dessus soient
obtenues pendant toute la durée de l'essai. Il doit être effectué au moyen d'une force
sinusoïdale non perturbée avec une fréquence comprise entre 5 Hz et 20 Hz pendant au
moins 5 × 106 cycles.
Après l'essai, la marche ne doit présenter aucune amorce de fissure.
5.3.3.3.2 Palettes
5.3.3.3.2.1 Essai de charge
La palette, indépendamment de ses dimensions, doit être soumise à essai dans son
ensemble, en position horizontale, avec ses galets (ceux-ci ne tournant pas), ses axes ou ses
bouts d'axes (s'ils existent). Elle doit être soumise à une force vibratoire de 500 N à 3 000 N
avec une fréquence comprise entre 5 Hz et 20 Hz pendant au moins 5 × 106 cycles, selon un
signal sinusoïdal non perturbé. La force doit être appliquée perpendiculairement à la surface
de foulée, sur une plaque d'acier de 0,20 m × 0,30 m et d'au moins 25 mm d'épaisseur, au
centre de la surface de foulée.
Pour les palettes d'une longueur inférieure à 0,30 m, la largeur de la plaque doit être de 0,20
m et sa longueur égale à la longueur de la palette.
Si, pendant l'essai, des galets sont endommagés, ils peuvent être remplacés.
Un essai de torsion n'est requis que si les palettes sont équipées de galets de palette.
La palette doit être conçue de telle sorte que la structure puisse supporter un effort de
torsion résultant d'un déplacement de ± 2 mm du centre du galet de palette, se déplaçant
suivant un arc de cercle dont le centre est le centre du galet de chaîne. Le déplacement de ±
2 mm est donné pour une distance de 400 mm entre le galet de marche et le centre du galet
de chaîne. Ce ratio doit être maintenu si la distance de 400 mm varie (voir l'Annexe F pour
les exemples d'essais).
La charge dynamique doit être ajustable de telle sorte qu'une flèche avec une tolérance de -
5 % puisse être obtenue au cours de l'essai. L'essai doit être effectué au moyen d'une force
sinusoïdale non perturbée avec une fréquence comprise entre 5 Hz et 20 Hz pendant au
moins 5 × 106 cycles.
Pour les palettes de longueur inférieure à 0,30 m, la largeur de la plaque doit être de 0,20 m
et sa longueur doit être égale à celle de la palette.
Le déplacement latéral des marches ou des palettes par rapport à leur système de guidage
ne doit pas dépasser 4 mm de chaque côté et 7 mm pour le cumul des jeux mesurés des
deux côtés et le déplacement vertical ne doit pas dépasser 4 mm pour les marches et les
palettes et 6 mm pour les bandes.
Cette exigence ne s'applique qu'à la surface utile des marches, des palettes et de la bande.
Pour les bandes, des appuis de la surface de foulée doivent être prévus à des intervalles
maximum de 2 m le long de l'axe longitudinal de la surface de foulée. Ces appuis doivent
être disposés au plus à 50 mm au-dessous de la face inférieure de la surface de foulée
lorsque celle-ci est chargée conformément aux conditions requises par 5.3.3.2.4 .
La distance entre deux marches ou palettes consécutives, mesurée en n'importe quel point
de la surface de foulée, doit être au maximum de 6 mm (voir Figure 5 , détails Y, Z, Figure 9 ,
détail S et Figure 10 , détail U). Pour les marches, le mesurage doit être effectué en tenant
compte des dimensions des espacements indiquées en Figure 5 . Pour les palettes, les
mesurages doivent être effectués conformément aux Figures 9 et 10 .
Une démarcation (par exemple rainure dans la surface de foulée) doit être prévue pour
mettre en évidence le bord arrière des marches aux paliers.
Dans la zone des courbes de transition des trottoirs roulants avec engrènement des bords
avant et arrière des palettes, le jeu autorisé est porté à 8 mm (voir Figure 10 , détail V).
Une unité d'entraînement ne doit pas entraîner plus d'un escalier mécanique ou plus d'un
trottoir roulant.
5.4.1.2 Vitesse
5.4.1.2.1
La vitesse d'un escalier mécanique fonctionnant à vide ne doit pas s'écarter de plus de ± 5 %
de la vitesse nominale à la fréquence nominale et à la tension nominale.
5.4.1.2.2
0,75 m/s pour un escalier mécanique avec un angle d'inclinaison α allant jusqu'à 30° ;
0,50 m/s pour un escalier mécanique avec un angle d'inclinaison α supérieur à 30°
jusqu'à 35°.
5.4.1.2.3
La vitesse nominale des trottoirs roulants ne doit pas dépasser 0,75 m/s.
En dérogation à ce qui précède, une vitesse nominale pouvant aller jusqu'à 0,90 m/s est
autorisée sous réserve que la largeur des palettes ou de la bande n'excède pas 1,10 m et que
les palettes ou la bande se déplacent aux paliers horizontalement sur une longueur d'au
moins 1,60 m avant d'entrer dans les peignes.
Les exigences ci-dessus ne s'appliquent ni aux trottoirs roulants comportant des tronçons
d'accélération ni aux systèmes de trottoirs roulants avec transition directe entre trottoirs se
déplaçant à des vitesses différentes.
5.4.1.3 Liaison entre le frein de fonctionnement et l'entraînement des marches, des palettes
ou de la bande
5.4.1.3.1
Pour la liaison entre le frein de fonctionnement et l'entraînement des marches, des palettes
ou de la bande, il convient d'utiliser de préférence un système d'entraînement autre qu'un
système d'entraînement à adhérence, comme par exemple des arbres, des engrenages, des
chaînes multiples, deux ou plusieurs chaînes simples. Si la liaison est réalisée par un système
à adhérence tel que, par exemple, un dispositif d'entraînement par courroies trapézoïdales
(les courroies plates ne sont pas admises), un frein additionnel conforme à 5.4.2.2 doit être
utilisé.
5.4.1.3.2
Tous les éléments d'entraînement doivent être conçus pour avoir une durée de vie en
fatigue illimitée.
Le coefficient de sécurité de tous les éléments d'entraînement doit être au moins de 5 pour
les calculs en statique. Dans le cas de courroies trapézoïdales, 3 courroies doivent être au
moins prévues.
Ce coefficient de sécurité est déterminé comme étant le rapport entre la force de rupture de
l'élément d'entraînement et la force statique à laquelle est soumis l'élément d'entraînement
lorsque l'escalier ou le trottoir roulant incliné transporte la charge structurelle nominale,
telle que définie au 5.2.5 , additionnée avec la force de tension du dispositif de tension.
Pour les trottoirs roulants horizontaux, les forces dynamiques conformément à 5.4.2.1.3.3 ,
dans le respect du 5.4.2.1.3.4 , additionnées avec la force de tension du dispositif de tension
doivent être utilisées pour déterminer le coefficient de sécurité.
NOTE
Les éléments d'entraînement sont des éléments animés d'un mouvement et sont donc
soumis à une charge dynamique, par exemple arbre, engrenages, chaînes multiplex. La
fixation de ces éléments dans la charpente doit être effectuée conformément aux exigences
spécifiques de ces composants (par exemple Eurocode pour la charpente, selon les normes
pertinentes pour le soudage et les vis).
Les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants doivent être équipés d'un système de
freinage de fonctionnement permettant :
Pour un freinage électrique (par exemple frein électrique avec variateur), les exigences du
5.4.2.1.1 a) doivent être satisfaites.
Un freinage électromécanique conforme au 5.4.2.1.2 est exigé et doit être initié dans les
conditions du 5.12.3.5.2 .
5.4.2.1.1.5
Les freins qui peuvent être desserrés manuellement doivent nécessiter, pour être maintenus
desserrés, l'application d'une pression manuelle constante.
La levée normale du frein électromécanique doit être assurée par une alimentation
permanente du courant électrique. Le freinage doit être effectif dès l'ouverture du circuit
électrique de freinage.
La force de freinage doit être générée par un ou des ressorts de compression guidés.
L'alimentation par auto-induction du système de levée de frein doit être impossible.
Le Tableau 2 doit être appliqué pour déterminer la charge de freinage des escaliers
mécaniques.
Pour l'essai, la charge totale de freinage peut être répartie sur les deux tiers du nombre de
marches ainsi déterminé.
Les distances de freinage des escaliers mécaniques fonctionnant à vide en montée, des
escaliers mécaniques fonctionnant à vide en descente et des escaliers mécaniques
fonctionnant en descente avec la charge de freinage (voir 5.4.2.1.3.1 ) doivent être telles
qu'indiquées au Tableau 3 .
Pour des vitesses nominales intermédiaires, les distances de freinage doivent être
déterminées par interpolation.
Il est recommandé de rechercher la distance d'arrêt la plus courte possible dans les limites
de décélération définies.
Le Tableau 4 doit être appliqué pour déterminer la charge de freinage des trottoirs roulants.
Les distances de freinage des trottoirs roulants fonctionnant à vide en montée, des trottoirs
roulants fonctionnant à vide en descente et des trottoirs roulants inclinés fonctionnant en
descente avec la charge de freinage (voir 5.4.2.1.3.3 ) doivent être telles qu'indiquées au
Tableau 5 . Ceci s'applique également aux trottoirs roulants horizontaux fonctionnant à vide
et en pleine charge dans les deux sens.
Pour des vitesses nominales intermédiaires, les distances de freinage doivent être
déterminées par interpolation.
Il est recommandé de rechercher la distance d'arrêt la plus courte possible dans les limites
de décélération définies. Pour les trottoirs roulants, un essai de freinage à vide est suffisant.
Le constructeur doit apporter la preuve, par calcul, du respect des distances de freinage en
charge (voir 6.2 c)).
Les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants inclinés doivent être équipés de frein(s)
additionnel(s) dans les cas suivants :
1. si la liaison entre le frein de fonctionnement (voir 5.4.2.1 ) et les roues
d'entraînement des marches/des palettes ou le tambour de la bande n'est pas
réalisée par des arbres, par des engrenages, par des chaînes multiples ou par plus
d'une chaîne simple ; ou
2. si le frein de fonctionnement n'est pas un frein électromécanique tel que défini au
5.4.2.1.2 ; ou
3. si l'élévation h 13 est supérieure à 6 m (voir aussi H.2 ).
La liaison entre le frein additionnel et les roues d'entraînement des marches/des palettes ou
le tambour de la bande doit être réalisée par des arbres, des engrenages, des chaînes
multiples ou plus d'une chaîne simple. Un entraînement par friction, par exemple un
embrayage, n'est pas autorisé dans la liaison.
5.4.2.2.2
Le système de freinage additionnel doit être dimensionné de telle sorte que les escaliers
mécaniques et trottoirs roulants fonctionnant en descente avec la charge de freinage soient
conduits à l'arrêt avec une décélération effective et maintenus à l'arrêt.
La décélération de 1 m/s2 en descente ne doit pas être dépassée dans toutes les conditions
de fonctionnement. Pour les besoins du mesurage, le signal brut de décélération doit être
filtré à l'aide d'un filtre passe-bas de Butterworth, deux pôles, 4,0 Hz.
En cas de fonctionnement d'un frein additionnel, il n'est pas nécessaire de respecter les
distances de freinage définies pour le frein de fonctionnement (voir 5.4.2.1.3 ).
5.4.2.2.3
5.4.2.2.4
L'actionnement du frein additionnel doit être détecté par un dispositif ou une fonction de
sécurité électrique conformément à 5.12.2.7.4 .
5.4.2.2.5
Les freins additionnels peuvent agir en même temps que le frein de fonctionnement si, en
cas de coupure de courant d'alimentation ou d'interruption d'un circuit de sécurité, les
conditions d'arrêt, telles que définies au 5.4.2.1.3.2 et au 5.4.2.1.3.4 sont respectées ; dans
le cas contraire, le fonctionnement simultané du frein additionnel et du frein de
fonctionnement n'est autorisé que dans les conditions spécifiées au 5.4.2.2.4 .
Les marches des escaliers mécaniques doivent être entraînées par au moins deux chaînes,
avec au moins une chaîne de chaque côté des marches.
L'entraînement des palettes des trottoirs roulants par une seule chaîne est autorisé si le
mouvement parallèle des palettes est assuré dans la zone utile par d'autres moyens
mécaniques.
Un dispositif ou une fonction de sécurité conforme à 5.12.2.7.5 doit être prévu(e) pour
détecter une rupture ou un allongement anormal des chaînes de marches/palettes.
5.4.3.2
La chaîne de marches/palettes doit être conçue pour avoir une résistance nominale illimitée
en fatigue.
Lorsqu'il est fait usage de plusieurs chaînes, il est entendu que la charge est uniformément
répartie entre elles.
5.4.3.3
Les chaînes doivent être tendues de façon permanente. Un dispositif ou une fonction de
sécurité conforme à 5.12.2.7.6 doit être prévu(e) pour détecter un mouvement du dispositif
de tension. L'usage de ressorts travaillant en traction n'est pas autorisé pour le dispositif de
tension des chaînes. Si des poids sont utilisés pour assurer la tension, ils doivent être retenus
de façon sûre en cas de rupture de leur suspension.
Le coefficient de sécurité de la bande, jonction incluse, doit être au moins de 5 (voir 5.4.1.3.2
) pour les forces dynamiques, conformément à 5.4.2.1.3.3 et respectivement à 5.4.2.1.3.4 .
Le calcul doit être réalisé dans le cas le plus défavorable.
5.4.4.2
La bande doit être entraînée par des tambours et tendue de façon permanente et
automatique. Un dispositif ou une fonction de sécurité conforme à 5.12.2.7.6 doit être
prévu(e) pour détecter un mouvement du dispositif de tension. L'usage de ressorts
travaillant en traction n'est pas autorisé pour le dispositif de tension des chaînes. Si des
poids sont utilisés pour assurer la tension, ils doivent être retenus de façon sûre en cas de
rupture de leur suspension.
5.5 Balustrade
5.5.1 Généralités
Des balustrades doivent être installées de chaque côté de l'escalier mécanique ou du trottoir
roulant.
5.5.2.2
Les balustrades ne doivent pas comporter de parties sur lesquelles une personne pourrait
normalement se tenir.
Des mesures appropriées doivent être prises pour dissuader les personnes de grimper sur les
parties extérieures de la balustrade, s'il existe un risque de chute.
Pour ce faire, les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants doivent être équipés de
dispositifs (voir 1, Figure 7 ) sur les plats-bords extérieurs inférieurs, placés à (1 000 ± 50)
mm au-dessus du niveau du sol (voir h 9 , Figure 7 ) au point d'intersection du bas du
dispositif et du plat-bord de balustrade et s'étendant sur une aire de longueur l 5 d'au moins
1 000 mm, mesurée parallèlement au plat-bord de la balustrade, sur laquelle il n'est pas
possible de marcher. Le dispositif doit atteindre en hauteur au moins le dessus des mains
courantes tout en respectant les exigences relatives à b 10 et b 12 .
Dans le cas d'escaliers mécaniques ou de trottoirs roulants attenants à des murs, des
dispositifs doivent être mis en place (voir 2, Figure 7 ) pour restreindre l'accès au plat-bord
extérieur de balustrade, aux extrémités supérieures et inférieures de ces murs lorsque la
largeur du plat-bord extérieur inférieur b 13 excède 125 mm. Dans le cas d'escaliers
mécaniques ou de trottoirs roulants parallèles adjacents, cette protection doit être mise en
place quand la largeur cumulée des plats-bords de balustrades b 14 excède 125 mm. Le
dispositif doit s'étendre jusqu'à la hauteur h 10 .
Toutes les têtes accessibles des fixations des dispositifs doivent être de type anti-vandale.
Quand le plat-bord des balustrades est situé au niveau des mains courantes entre des
escaliers mécaniques/des trottoirs roulants inclinés et des murs attenants, des dispositifs
anti-glissade (voir 3, Figure 7 ) doivent être mis en place sur le plat-bord de balustrade quand
la distance b 15 entre la structure de bâtiment (mur) et l'axe de la main courante est
supérieure à 300 mm. Ces dispositifs doivent être fixés sur le plat-bord de balustrade, à 100
mm au minimum de la main courante (voir b 17 ) et à intervalle maximum de 1 800 mm. La
hauteur h 11 ne doit pas être inférieure à 20 mm. Ces dispositifs ne doivent pas comporter
d'angles pointus ou d'arêtes vives.
5.5.2.3
Les balustrades doivent être conçues pour résister à l'application simultanée d'une force
statique latérale de 600 N et à une force verticale de 730 N, toutes deux également
distribuées sur une longueur de 1 m et agissant sur le dessus du guide de la main courante
au même endroit.
5.5.2.4
Les éléments de la balustrade faisant face aux marches, aux palettes ou à la bande, doivent
être lisses et alignés. Les couvre-joints non disposés dans le sens de déplacement ne doivent
pas être en saillie de plus de 3 mm. Ils doivent être rigides, avec des bords arrondis ou
chanfreinés. De tels couvre-joints ne sont pas autorisés sur les plinthes.
Les couvre-joints situés dans le sens de déplacement (en particulier entre la plinthe et les
panneaux intérieurs de la balustrade) doivent être disposés et formés de façon à éliminer
tout risque de blessure par coincement.
Les jeux entre les panneaux intérieurs de la balustrade ne doivent pas excéder 4 mm. Les
bords doivent être arrondis ou chanfreinés.
Si le panneau intérieur est réalisé en verre, celui-ci doit être de type trempé. Une épaisseur
minimale de 6 mm est requise dans le cas de balustrade en verre à couche unique. Dans le
cas de balustrade en verre à couches multiples, celles-ci doivent être en verre feuilleté
trempé ; l'épaisseur d'au moins une des couches ne doit pas être inférieure à 6 mm.
5.5.2.5
5.5.2.6.1
5.5.2.6.2
5.5.3 Plinthes
5.5.3.1
NOTE
Cependant, des dispositions particulières en lieu et place de la jonction bout à bout (par
exemple joints glissants) pourront être nécessaires dans le cas de longs trottoirs roulants, à
cheval sur des joints de dilatation de bâtiment.
5.5.3.2
5.5.3.3
La plinthe incluant l'éclairage et d'autres dispositifs ne doit pas fléchir de plus de 4 mm sous
l'effet d'une force unique de 1 500 N appliquée à l'endroit le plus défavorable,
perpendiculairement à la surface sur une aire carré ou circulaire de 2 500 mm 2 . Aucune
déformation permanente ne doit en résulter. Cette exigence doit être satisfaite jusqu'à une
hauteur de 25 mm au-dessus de la ligne des nez de marches ou de la surface de foulée des
palettes ou de la bande. Au-dessus de la hauteur de 25 mm, les exigences relatives à
l'application de la force de 500 N sur la balustrade (voir 5.5.2.4 ) doivent être satisfaites. Voir
Figure 5 , détail R.
5.5.3.4
Sur les escaliers mécaniques, le risque de coincement entre la plinthe et les marches doit
être réduit.
La crosse, mains courantes comprises, doit former une avancée dont la projection
horizontale est d'au moins 0,60 m, dans le sens longitudinal, par rapport à la ligne
d'intersection des peignes (voir L 2 et l 2 en Figure 5 et détail X).
5.5.4.2
La partie horizontale de la main courante doit se prolonger dans le sens longitudinal aux
paliers sur une distance l 3 (voir Figure 5 ) d'au moins 0,30 m au-delà de la ligne
d'intersection des peignes (voir L 2 en Figure 5 et détail X).
Dans le cas de trottoirs roulants inclinés sans partie horizontale aux paliers, la main courante
peut rester parallèle à l'angle d'inclinaison.
Si, sur un escalier mécanique ou un trottoir roulant, les plinthes sont disposées sur le côté
des marches, des palettes ou de la bande, le jeu horizontal ne doit pas dépasser 4 mm de
chaque côté, et 7 mm pour le cumul des jeux mesurés des deux côtés en deux points
directement opposés.
5.5.5.2
Si, sur un trottoir roulant, les plinthes sont disposées au-dessus des palettes ou de la bande,
le jeu ne doit pas dépasser 4 mm, mesuré verticalement depuis la surface de foulée. Le
mouvement latéral des palettes ou de la bande ne doit pas engendrer un vide entre les côtés
des palettes ou de la bande et la projection verticale des plinthes.
Le dessus de chaque balustrade doit comporter une main courante se déplaçant dans le
même sens et à la même vitesse avec une tolérance de - 0 % à + 2 % que les marches, les
palettes ou la bande dans les conditions normales de fonctionnement.
Un dispositif ou une fonction de contrôle de la vitesse des mains courantes doit être
prévu(e) conformément à 5.12.2.7.13 .
Les profils de mains courantes et leurs guides sur les balustrades doivent avoir une forme ou
une protection de telle sorte que la possibilité de pincement ou de coincement des doigts ou
des mains soit réduite.
La distance entre le profil de main courante et les profils de guidage ou d'habillage ne doit
en aucun cas être supérieure à 8 mm (voir b 6 ' et b 6 " en Figure 6 , détail W).
5.6.2.2
La largeur b 2 de la main courante doit être comprise entre 70 mm et 100 mm (voir Figure 6 ,
détail W).
5.6.2.3
La distance b 1 entre les axes de mains courantes ne doit pas excéder la distance entre
plinthes de plus de 0,45 m (voir b 1 et z 2 en Figure 6 ).
Le point le plus bas de pénétration de la main courante dans la crosse doit être situé à une
distance h 3 du sol fini, qui ne doit pas être inférieure à 0,10 m ni supérieure à 0,25 m (voir
Figures 5 et 6 ).
5.6.4.2
5.6.4.3
5.6.5 Guidage
Les mains courantes doivent être guidées et tendues de sorte qu'elles ne puissent pas
quitter leurs guides en utilisation normale.
5.7 Paliers
5.7.1 Propriétés des surfaces
Les paliers des escaliers mécaniques et trottoirs roulants (c'est-à-dire plaque porte-peignes
et plaque palière) doivent présenter, sur une distance minimale de 0,85 m mesurée depuis la
naissance des dents de peignes, une surface assurant un maintien sûr du pied (voir L 1 en
Figure 5 et détail X).
NOTE
Pour la définition des matériaux et des méthodes d'essai, voir Annexe J .
Aux paliers supérieur et inférieur, les marches de l'escalier mécanique doivent être guidées
de telle sorte que les bords avant des marches qui sortent des peignes et les bords arrière
des marches qui entrent dans les peignes se déplacent horizontalement sur une distance au
moins égale à 0,80 m, mesurée à partir du point L 1 (voir Figure 5 et détail X).
Pour des vitesses nominales supérieures à 0,50 m/s et inférieures à 0,65 m/s ou pour des
élévations h 13 supérieures à 6 m, cette longueur, mesurée depuis le point L 1 , doit être d'au
moins 1,20 m (voir Figure 5 et détail X).
Pour des vitesses nominales supérieures à 0,65 m/s, cette longueur, mesurée depuis le point
L 1 , doit être de 1,60 m au moins (voir Figure 5 et détail X).
Une différence verticale de niveau de 4 mm entre deux marches consécutives est admise.
5.7.2.2
Pour les escaliers mécaniques, le rayon de la courbure dans la zone de transition haute entre
la partie inclinée et la partie horizontale doit être :
de 1,00 m au moins pour les vitesses nominales v ≤ 0,5 m/s (inclinaison de 35° max.) ;
de 1,50 m au moins pour les vitesses nominales 0,5 m/s < v ≤ 0,65 m/s (inclinaison de
30° max.) ;
de 2,60 m au moins pour les vitesses nominales v > 0,65 m/s (inclinaison de 30°
max.).
Le rayon de la courbure dans la zone de transition basse entre la partie inclinée et la partie
horizontale de l'escalier mécanique doit être de 1,00 m au moins pour des vitesses
nominales allant jusqu'à 0,65 m/s, et de 2,00 m au moins au-dessus de 0,65 m/s.
5.7.2.3
Pour les trottoirs roulants à bande, le rayon de la courbure dans la zone de transition entre
la partie inclinée et la partie horizontale doit être au moins de 0,40 m.
Pour les trottoirs roulants à palettes, il n'est pas nécessaire de définir le rayon de la courbure
; en effet, compte tenu de la distance maximale autorisée entre deux palettes consécutives
(voir 5.3.5 ), il sera toujours suffisamment grand.
5.7.2.4
Au palier haut des trottoirs roulants dont l'inclinaison est supérieure à 6°, les palettes ou la
bande doivent se déplacer sur une longueur d'au moins 0,40 m avec une inclinaison
maximale de 6° avant l'entrée ou la sortie des peignes.
Comme pour 5.7.2.1 , pour les trottoirs roulants à palettes, le mouvement doit être tel que :
Le bord avant de la palette qui sort des peignes et le bord arrière de la palette qui entre dans
les peignes doivent se déplacer sans variation d'inclinaison sur une longueur d'au moins 0,40
m.
5.7.2.5
Des dispositions doivent être prises à l'endroit des peignes pour assurer un engrènement
correct (voir 5.7.3.3 ) des dents de peignes avec les rainures de la surface de foulée.
Dans cette zone, la bande doit être soutenue de façon appropriée, par exemple par des
tambours, des galets ou des plaques de glissement.
5.7.3 Peignes
5.7.3.1 Généralités
Des peignes doivent être installés aux deux paliers pour faciliter la transition des usagers. Les
peignes doivent être facilement remplaçables.
5.7.3.2 Conception
5.7.3.2.1
Les dents des peignes doivent s'engrener dans les rainures des marches, des palettes ou de
la bande (voir 5.7.3.3 ). La largeur des dents de peigne, mesurée au niveau de la surface de
foulée, ne doit pas être inférieure à 2,5 mm (voir Figure 5 , détail X).
5.7.3.2.2
L'extrémité des dents doit être arrondie et être de forme telle que le risque de coincement
entre peignes et marches, palettes ou bande soit minimisé.
5.7.3.2.3
Les dents de peigne doivent avoir une forme et une inclinaison telles que les usagers en
quittant l'escalier mécanique ou le trottoir roulant ne viennent pas buter dessus. L'angle β
représenté à la Figure 5 , détail X, ne doit pas excéder 35°.
5.7.3.2.4
Les peignes ou leur structure porteuse doivent être réglables pour assurer le bon
engrènement (voir Figure 5 , détail X).
5.7.3.2.5
Les peignes doivent être conçus de sorte que, en cas de coincement de corps étrangers, soit
leurs dents fléchissent et restent engrenées dans les rainures des marches, des palettes ou
de la bande, soit elles cassent.
5.7.3.2.6
La profondeur d'engrènement h 8 des peignes dans les rainures de la surface de foulée doit
être d'au moins 4 mm (voir Figure 5 , détail X).
5.7.3.3.2
Ces locaux/espaces ne doivent être utilisés que pour accueillir le matériel nécessaire au
fonctionnement, à la maintenance et aux opérations de contrôle de l'escalier mécanique ou
du trottoir roulant.
NOTE
Se référer au 7.4.1 d), 7.4.1 e) et 7.4.1 f ) pour les exigences de maintenance et les
opérations de contrôle.
Conformément à l'Article 5 de l'EN ISO 12100:2010, 6.3, des protections et des dispositifs de
sécurité efficaces doivent être mis en place pour les pièces mobiles et en rotation si elles
sont accessibles et dangereuses, en particulier pour :
Si l'armoire de commande doit être déplacée ou soulevée à des fins de maintenance, des
accessoires adéquats doivent être fournis pour le levage, par exemple boulons à oeil,
poignées.
5.8.2.3
Si l'entraînement principal ou le frein est disposé entre l'aller, côté usagers, et le retour des
marches, des palettes ou de la bande, une surface plane permettant la station debout, d'au
moins 0,12 m2 doit être réservée dans la zone de travail. La plus petite dimension ne doit pas
être inférieure à 0,30 m.
Cet espace permettant la station debout peut être fixe ou amovible.
NOTE
5.8.3.2
L'intensité de l'éclairage doit être d'au moins 200 lux dans les zones de travail.
5.8.3.3
Par conséquent, la présente norme ne peut pas contenir d'exigences spécifiques concernant
la protection contre l'incendie et les règles de construction. Il est toutefois recommandé
que, dans la mesure du possible, les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants soient
réalisés dans des matériaux qui ne génèrent pas de risques supplémentaires en cas
d'incendie. Pour éviter tout risque d'incendie, voir aussi 5.2.1.4 .
Pour les marches et les palettes comprenant des pièces plastiques soit sur la surface de
foulée soit sur la contremarche, cet essai doit être effectué avec la marche ou la palette en
position verticale, la surface d'essai étant formée par la surface contenant les pièces
plastiques.
Dans une configuration où il existe une disposition continue d'inserts/de pièces plastiques
dans le sens du déplacement, un essai conforme à l'EN 13501-1:2007+A1:2009 (Essai OIF
selon l'EN 13823::2010+A1:2014) doit être réalisé sur une surface d'essai exclusivement
composée de matériau d'insert plastique.
NOTE
Une disposition continue est donnée pour des marches équipées d'inserts plastiques sur la
surface de foulée et sur la contremarche et pour des palettes munies d'inserts plastiques
dans le sens du déplacement. Les jeux entre les marches et les palettes ne sont pas
considérés comme une interruption de la disposition continue.
Si des sprinklers ou des systèmes à brouillard d'eau sont utilisés, leur intégration et leur
fixation dans l'escalier mécanique et dans le trottoir roulant doivent être réalisées en tenant
compte des besoins particuliers de la machine.
5.10 Transport
1. soit être munis d'éléments de fixation permettant leur manutention par un dispositif
de levage ou un moyen de transport ;
2. soit être conçus de manière à pouvoir y fixer ces éléments (par exemple des trous
filetés) ;
3. soit avoir une forme qui permette de fixer facilement le dispositif de levage ou le
moyen de transport.
Figure 5 Escalier mécanique (coupe verticale), principales dimensions
Figure 5 Escalier mécanique (coupe verticale), principales dimensions - Légende
Figure 6 Escalier mécanique/trottoir roulant (coupe transversale), principales dimensions
Figure 7 Dispositifs contre les usages impropres
Figure 10 Palettes, jeu et profondeur d'engrènement (trottoir roulant avec palettes avec
bords avant et arrière engrenés) aux paliers bas et haut et dans les zones de transition
Figure 11 Bande (coupe transversale), force unique
5.11 Installation et appareillage électriques
5.11.1 Généralités
5.11.1.1 Introduction
L'installation électrique des escaliers mécaniques ou trottoirs roulants doit être conçue et
réalisée de façon à assurer la protection contre les risques provenant de l'équipement
électrique ou qui pourraient être générés par des influences extérieures sur celui-ci, sous
réserve que l'équipement soit utilisé aux fins pour lesquelles il a été conçu et soit entretenu
de manière appropriée.
Chaque fois que l'une de ces normes est utilisée, ses références précises sont données ainsi
que les limites dans lesquelles on y fait appel.
L'escalier mécanique ou le trottoir roulant doit être considéré dans son ensemble, comme
une machine avec son appareillage intégré.
5.11.1.2.2
5.11.1.2.3
Pour la protection contre les contacts directs, les exigences de l'EN 60204-1:2006, 6.2,
s'appliquent.
Le conducteur de neutre et de continuité de la mise à terre doit être conforme à l'EN 60204-
1:2006, Article 8.
Pour arrêter la machine d'entraînement (voir 5.12.3.5 ), les contacteurs principaux doivent
appartenir aux catégories suivantes, définies dans l'EN 60947-4-1:2010 6 :
6)
5.11.2.1.2
Les relais auxiliaires (voir 5.12.3.5 ) doivent appartenir aux catégories suivantes, définies
dans l'EN 60947-5-1 7 :
7)
5.11.2.1.3
Pour les contacteurs principaux (voir 5.11.2.1.1), parmi les mesures prises pour être
conformes à 5.12.1.2.2, il peut être admis que :
si l'un des contacts principaux (normalement ouvert) est fermé, tous les contacts
miroirs normalement fermés (EN 60947-4-1:2010, Annexe F) sont ouverts.
5.11.2.1.4
Pour les relais auxiliaires (voir 5.11.2.1.2 ) et les relais de sécurité (voir EN 50205), c'est-à-
dire les relais avec contacts à guidage forcé (liés mécaniquement), parmi les mesures prises
pour être conformes à 5.12.1.2.2 , il peut être admis que :
1. si l'un des contacts normalement fermés est fermé, tous les contacts normalement
ouverts sont ouverts (EN 60947-5-1) ;
2. si l'un des contacts normalement ouverts est fermé, tous les contacts normalement
fermés sont ouverts (EN 60947-5-1).
NOTE
Les contacts auxiliaires utilisés sous forme d'un bloc séparé ajouté à un contacteur principal
ou à un relais auxiliaire ne sont autorisés que s'ils satisfont aux exigences de l'EN 60947–5-1.
Quand des dispositifs conformes à 5.11.2.1.2 sont utilisés comme relais dans un circuit à
sécurité intégrée, les hypothèses de 5.11.2.1.3 s'appliquent également.
5.11.2.2.2
Si les relais utilisés sont tels que les contacts repos et travail ne sont jamais fermés
simultanément pour aucune position de l'armature, la possibilité de l'attraction partielle de
l'armature peut ne pas être prise en compte (voir 5.12.1.2.2 f)).
5.11.2.2.3
Les dispositifs branchés en aval de dispositifs électriques de sécurité doivent répondre aux
spécifications de 5.12.2.6.1.3 pour tout ce qui est lignes de fuites et distances dans l'air (et
non pas pour les distances de coupure).
Un interrupteur principal doit être placé à proximité de la machinerie ou dans les stations de
retournement ou à proximité des dispositifs de commande. Il doit couper les conducteurs
actifs d'alimentation du moteur, du dispositif de desserrage du frein et du circuit de
commande.
Cet interrupteur ne doit pas couper les prises de courant ou les circuits d'éclairage
nécessaires aux opérations de contrôle et à la maintenance (voir 5.8.3 ).
Si des alimentations séparées sont prévues pour des équipements auxiliaires, tels que le
chauffage, l'éclairage de la balustrade et l'éclairage des peignes, celles-ci doivent pouvoir
être coupées indépendamment. Les interrupteurs correspondants doivent être disposés à
proximité de l'interrupteur principal et repérés sans ambiguïté.
5.11.3.2
5.11.3.3
Les interrupteurs principaux doivent être capables de couper le courant le plus élevé généré
dans les conditions normales de fonctionnement de l'escalier mécanique ou du trottoir
roulant. Ils doivent satisfaire aux exigences de l'EN 60204-1:2006, Article 5.
5.11.3.4
Les conducteurs et les câbles doivent être choisis conformément à l'EN 60204-1:2006, Article
12.
Pour assurer une résistance mécanique adéquate des conducteurs, leur section transversale
ne doit pas être inférieure à celle indiquée dans l'EN 60204-1:2006, Tableau 5.
5.11.4.3.2
Les conducteurs et les câbles doivent être installés dans des conduits, des goulottes ou
d'autres dispositifs de protection mécanique. Les conducteurs et les câbles à double
isolation peuvent être installés sans conduits ni goulottes s'ils sont installés de manière à
éviter tout endommagement accidentel, par exemple par des pièces en mouvement.
5.11.4.3.3
1. aux conducteurs et câbles non reliés à des dispositifs électriques de sécurité, sous
réserve que ces conducteurs et câbles :
1. ne soient pas soumis à une puissance assignée supérieure à 100 VA ; et
2. ne fassent pas partie de circuits TBTS ou TBTP ;
2. au câblage des dispositifs de manoeuvre ou de distribution dans les armoires ou sur
des tableaux :
1. entre les différents appareils électriques ; ou
2. entre les appareils et les bornes de raccordement.
5.11.4.3.4
Si les raccordements, les bornes de raccordement et les connecteurs ne sont pas placés dans
une enveloppe de protection, leur protection IP2X (EN 60529:1991 ) doit être maintenue
lorsqu'ils sont connectés et déconnectés et ils doivent être correctement fixés afin
d'empêcher toute déconnexion involontaire.
5.11.4.3.5
En outre, pour les circuits raccordés à de telles bornes sous tension, les exigences relatives à
l'étiquetage, à la séparation ou à l'identification par la couleur doivent être satisfaites
conformément à l'EN 60204-1:2006, 5.3.5.
5.11.4.3.6
Les bornes de raccordement dont l'interconnexion fortuite pourrait être la cause d'un
dysfonctionnement dangereux de l'escalier mécanique/du trottoir roulant doivent être
nettement séparées à moins que leur constitution ne permette pas ce risque.
5.11.4.3.7
Cependant, s'il existe des risques de détérioration mécanique, occasionnés par des éléments
en mouvement ou des aspérités du châssis lui-même, les conducteurs raccordés aux
dispositifs de sécurité doivent être protégés mécaniquement.
5.11.4.4 Connecteurs
Les ensembles fiche-prise doivent être conformes aux exigences de l'EN 60204-1:2006,
13.4.5, sauf c), d) et i).
Les connecteurs et les dispositifs de type enfichables placés dans les circuits des dispositifs
électriques de sécurité doivent être conçus de sorte qu'il ne soit pas possible de les insérer
dans une position conduisant à une situation dangereuse.
Le Tableau 6 fournit un aperçu général des dispositifs et fonctions de protection devant être
considérés, en référence aux paragraphes correspondants.
Tableau 6 Dispositifs et fonctions de protection
5.12.1.2 Protection contre les défauts électriques
5.12.1.2.1
5.12.1.2.2
1. absence de tension ;
2. chute de tension ;
3. perte de continuité d'un conducteur ;
4. défaut d'isolement par rapport à la masse ou à la terre dans un circuit ;
5. court-circuit ou ouverture d'un circuit, changement de valeur ou du mode de
fonctionnement d'un composant électrique tel que résistance, condensateur,
transistor, lampe ;
6. non-attraction ou attraction incomplète de l'armature mobile d'un contacteur ou
d'un relais ;
7. non-retombée de l'armature mobile d'un contacteur ou d'un relais ;
8. non-ouverture d'un contact ;
9. non-fermeture d'un contact ;
10. inversion de phase.
5.12.1.2.3
L'hypothèse de la non ouverture d'un contact n'a pas à être envisagée dans le cas de contact
de sécurité répondant à 5.12.2.6.1 .
Les moteurs directement raccordés au réseau d'alimentation principal doivent être protégés
contre les courts-circuits.
5.12.1.3.2
Les moteurs directement raccordés au réseau d'alimentation principal doivent être protégés
contre les surcharges par des dispositifs automatiques de coupure à réarmement manuel (à
l'exception des dispositions prévues en 5.12.1.3.3 ) qui doivent couper l'alimentation du
moteur sur tous les conducteurs actifs (voir l'EN 60947-4-1:2010 8)).
8)
5.12.1.3.3
5.12.1.3.4
5.12.1.3.5
Lorsque les moteurs d'entraînement des escaliers mécaniques ou des trottoirs roulants sont
alimentés par des génératrices à courant continu entraînées par des moteurs, les moteurs
d'entraînement des génératrices doivent également être protégés contre les surcharges.
9)
« Défaut d'isolement par rapport à la masse ou à la terre d'un circuit » correspond à « fault
to earth of a circuit » en anglais et à « Masse- oder Erdschluss in einem Schaltkreis » en
allemand.
Le Tableau 7 fournit un aperçu général des exigences pour la mise en oeuvre du circuit de
sécurité.
NOTE
Aucun équipement électrique ne doit être branché en parallèle sur un dispositif électrique
de sécurité, à l'exception :
Les composants qui activent les dispositifs de sécurité doivent être sélectionnés et
assemblés de sorte qu'ils puissent fonctionner correctement même s'ils sont soumis à des
contraintes mécaniques résultant de leur fonctionnement en continu.
Les éléments de fixation des dispositifs de sécurité doivent assurer le fonctionnement des
dispositifs par des dispositions mécaniques ou géométriques.
En cas de circuit à sécurité intégrée de type redondant, il est nécessaire de s'assurer par des
dispositions mécaniques ou géométriques des éléments de détection qu'aucun défaut
mécanique ne peut provoquer de perte de redondance non décelable.
Les capteurs des circuits à sécurité intégrée doivent satisfaire aux exigences de D.4.2 et D.4.3
si leur dysfonctionnement n'est pas détecté.
Les contacts de sécurité doivent fonctionner par séparation mécanique positive des
contacts. Cette séparation mécanique positive doit se produire même si les contacts se sont
soudés.
La séparation mécanique positive est atteinte lorsque tous les contacts sont amenés en
position ouverte de sorte que, pour une partie significative de la course, il n'y ait pas
d'éléments élastiques (par exemple ressorts) entre les contacts mobiles et la partie de
l'actionneur où la force agissante est appliquée.
La conception doit être telle que le risque de court-circuit résultant d'une défaillance d'un
composant soit minimisé.
5.12.2.6.1.2
Le contact de sécurité doit être prévu pour une tension nominale d'isolement de 250 V si son
enveloppe offre un degré de protection d'au moins IP 4X (conformément à l'EN 60529:1991
), ou de 500 V si le degré de protection de son enveloppe est inférieur à IP 4X.
Les contacts de sécurité doivent appartenir aux catégories suivantes telles que définies dans
l'EN 60947-5-1:2004 10) :
10)
1. AC-15 pour les contacts de sécurité dans les circuits à courant alternatif ;
2. DC-13 pour les contacts de sécurité dans les circuits à courant continu.
5.12.2.6.1.3
Si les enveloppes de protection ne sont pas au moins du type IP 4X, les distances dans l'air
sont d'au moins 3 mm et les lignes de fuite d'au moins 4 mm.
5.12.2.6.1.4
En cas de coupures multiples, chaque distance de coupure des contacts après séparation
doit être au moins de 2 mm.
5.12.2.6.1.5
Des résidus de matériau conducteur ne doivent pas entraîner la mise en court-circuit des
contacts.
Aucun défaut visé en 5.12.1.2 ne doit, à lui seul, causer une situation dangereuse.
5.12.2.6.2.2
La possibilité que le second défaut génère une situation dangereuse avant l'arrêt de
l'escalier mécanique ou du trottoir roulant par la séquence mentionnée ci-avant n'est pas
envisagée.
Si le dysfonctionnement du composant ayant causé le premier défaut ne peut pas être
détecté par un changement d'état, des mesures appropriées doivent assurer la détection du
défaut et empêcher tout mouvement au plus tard lors du redémarrage de l'escalier
mécanique ou du trottoir roulant selon 5.12.3.2 .
Le MTBF (Mean Time Between Failures = temps moyen entre défaillances) du circuit à
sécurité intégrée doit être de 2,5 ans au moins. Ce délai a été déterminé en prenant pour
hypothèse le fait que, pendant une période de trois mois, chaque escalier mécanique ou
trottoir roulant est redémarré conformément à 5.12.3.2 au moins une fois et est en
conséquence soumis à un changement d'état.
5.12.2.6.2.3
La possibilité que le troisième défaut génère une situation dangereuse avant l'arrêt de
l'escalier mécanique ou du trottoir roulant par la séquence mentionnée ci-avant n'est pas
envisagée.
Si le dysfonctionnement des composants ayant causé les deux défauts ne peut pas être
détecté par un changement d'état, des mesures appropriées doivent assurer la détection des
défauts et empêcher tout mouvement au plus tard lors du redémarrage de l'escalier
mécanique ou du trottoir roulant selon 5.12.3.2 .
Le MTBF (Mean Time Between Failures = temps moyen entre défaillances) du circuit à
sécurité intégrée doit être de 2,5 ans au moins. Ce délai a été déterminé en prenant pour
hypothèse le fait que, pendant une période de trois mois, chaque escalier mécanique ou
trottoir roulant est redémarré conformément à 5.12.3.2 au moins une fois et est en
conséquence soumis à un changement d'état.
5.12.2.6.2.4
La possibilité d'une combinaison de plus de trois défauts peut ne pas être prise en compte si
:
1. le circuit à sécurité intégrée est constitué d'au moins deux canaux et d'un circuit de
contrôle vérifiant que leur état est identique. Le circuit de contrôle doit être vérifié
préalablement au redémarrage de l'escalier mécanique ou du trottoir roulant
conformément à 5.12.3.2 (voir aussi Annexe C ) ; ou
2. le circuit à sécurité intégrée est composé d'au moins trois canaux, et d'un circuit de
contrôle vérifiant que leur état est identique.
Si les conditions indiquées en a) ou b) ne sont pas remplies, il n'est pas permis d'interrompre
l'analyse de défaut qui doit être poursuivie conformément à 5.12.2.6.2.3 .
11)
Si un E/E/PE et un système non lié à la sécurité partagent le même matériel, les exigences
relatives à l'E/E/PE doivent être satisfaites.
Le Tableau 8 donne un aperçu général des événements devant être détectés par les
dispositifs de sécurité.
Tableau 8 Événements devant être détectés par les dispositifs de sécurité (1 sur 2)
Tableau 8 Événements devant être détectés par les dispositifs de sécurité (2 sur 2)
5.12.2.7.2 Détection de vitesse excessive
Un dispositif doit être prévu pour détecter une vitesse excessive avant que la vitesse ne
dépasse une valeur égale à 1,2 fois la vitesse nominale.
Cette exigence peut être ignorée si la conception évite le risque de vitesse excessive.
5.12.2.7.3 Détection d'inversion involontaire du sens de déplacement
Concernant les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants inclinés (α ≥ 6°), un dispositif
doit être prévu pour détecter immédiatement l'inversion involontaire du sens de
déplacement.
Un dispositif doit être prévu pour détecter la non levée du frein additionnel après démarrage
de l'escalier mécanique/du trottoir roulant (voir 5.4.2.2 ).
Un dispositif doit être prévu pour détecter la rupture ou l'allongement anormal des pièces
entraînant directement les marches, les palettes ou la bande, par exemple chaînes ou
crémaillères.
Un dispositif doit être prévu pour détecter un allongement ou une réduction involontaire, de
plus de 20 mm, de la distance entre les dispositifs d'entraînement et de tension (voir 5.4.3.3
et 5.4.4.2 ).
Un dispositif doit être prévu pour détecter des coincements d'objets ne rentrant pas dans le
cadre décrit en 5.7.3.2.5 .
5.12.2.7.8 Détection de l'arrêt d'un escalier mécanique ou d'un trottoir roulant en enfilade
ou détection de dispositifs du bâtiment obstruant la sortie de l'escalier mécanique ou du
trottoir roulant
Arrêt d'un escalier mécanique ou trottoir roulant en enfilade en l'absence d'une sortie
intermédiaire (voir A.2.6 ) ou en cas de dispositifs du bâtiment obstruant la sortie de
l'escalier mécanique ou du trottoir roulant (par exemple des obturateurs, des portes coupe-
feu). Voir A.2.5 pour un dispositif d'arrêt supplémentaire en cas de situation d'urgence et
pour une définition de la zone de sortie.
Un dispositif doit être prévu pour détecter des corps étrangers coincés au niveau de l'entrée
de main courante (voir 5.6.4.3 ).
Une absence de marche/de palette doit être détectée et l'escalier mécanique/le trottoir
roulant doit être arrêté avant que le trou (résultant de l'absence de marche/de palette)
n'émerge de la ligne de peignes. Ceci doit être assuré par un dispositif ou une fonction de
sécurité prévu(e) au niveau de chaque station d'entraînement et de retournement dans le
trajet de retournement des marches/palettes. L'installation des moyens de détection pour
ce dispositif n'est pas autorisée dans la partie rectiligne entre les courbes de transition car
celle-ci ne fait pas partie intégrante de la station d'entraînement ou de retournement.
Un dispositif doit être prévu pour détecter la non levée du frein de fonctionnement après
démarrage de l'escalier mécanique/du trottoir roulant (voir 5.4.2.1 ).
Un dispositif ou une fonction de contrôle de la vitesse des mains courantes doit être
prévu(e) pour initier l'arrêt de l'escalier mécanique ou du trottoir roulant en cas de dérive de
la vitesse des mains courantes de plus de + 15 %/- 15 % par rapport à la vitesse des
marches/palettes dans un intervalle de temps allant de 5 s à 15 s (voir 5.6.1 ).
Cette exigence de + 15 % peut être ignorée si la conception empêche cette situation d'avoir
lieu.
Un dispositif doit être prévu pour détecter l'ouverture d'une trappe de visite (voir 5.2.4 ).
Un dispositif doit être prévu pour détecter l'actionnement d'un dispositif d'arrêt en cas de
situation d'urgence.
NOTE
Les dispositifs conformes à l'EN ISO 13850:2015 ne répondent pas à l'exigence fonctionnelle
applicable aux dispositifs d'arrêt conformément à 5.12.2.7.15 . Pour le cas spécifique de la
sécurité des escaliers mécaniques et des trottoirs roulants, le dispositif d'arrêt en cas de
situations d'urgence est défini d'une manière différente de l'EN ISO 13850:2015.
5.12.2.7.16 Détection de dispositif de manoeuvre à main installé
Un dispositif doit être prévu pour détecter l'installation d'un dispositif de manoeuvre à main
amovible (voir 5.4.1.4 ).
Les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants dont l'unité d'entraînement se trouve entre
l'aller côté usagers et le retour des marches, des palettes ou de la bande ou à l'extérieur des
stations de retournement, doivent disposer de dispositifs d'arrêt supplémentaires dans la
zone de l'unité d'entraînement.
La fonction des dispositifs d'arrêt doit être conforme à l'EN ISO 13850:2015. La position de
l'actionneur du dispositif d'arrêt doit être marquée de façon claire et permanente ou l'état
du contact de sécurité doit être affiché clairement sur le dispositif de sécurité.
CAS PARTICULIER : Un dispositif d'arrêt dans l'espace machinerie n'est pas nécessaire si un
interrupteur principal conforme à 5.11.3 est placé dans cet espace.
NOTE
Un dispositif d'arrêt conforme au dispositif d'arrêt d'urgence défini dans l'EN ISO 13850:2015
satisfera à l'exigence ci-dessus.
Un dispositif doit être prévu pour détecter l'actionnement du dispositif d'arrêt sur le
dispositif de commande d'inspection. Le dispositif d'arrêt doit :
NOTE
Un dispositif d'arrêt conforme au dispositif d'arrêt d'urgence défini dans l'EN ISO 13850:2015
satisfera à l'exigence ci-dessus.
Ce dispositif n'est actif que lorsque le dispositif de commande d'inspection est branché.
Si l'escalier mécanique/trottoir roulant doit fonctionner dans les deux sens et comporte une
installation pour des barrières amovibles dans un espace de dégagement,
l'absence/présence de ces barrières doit être détectée afin de prévenir un mauvais
positionnement de la barrière pouvant entraîner un fonctionnement en direction de la
barrière (voir également A.4 ).
Un dispositif doit être prévu pour détecter la dépose de la barrière lorsque l'escalier
mécanique/trottoir roulant fonctionne et l'absence/présence d'une barrière amovible
destinée à empêcher l'accès des chariots d'achat et des chariots à bagages et doit permettre
le démarrage en s'éloignant de la barrière insérée.
Voir A.2.5 pour un dispositif d'arrêt supplémentaire en cas de situation d'urgence et pour
une définition de la zone de sortie.
En cas de verrouillage sur défaut, le démarrage doit être empêché pour les dispositifs et
fonctions de commande électriques mentionnés dans le Tableau 8 et le Tableau 9 .
NOTE
Les dispositifs de sécurité (voir Tableau 8 et Tableau 9 ), les dispositifs de protection (voir
Tableau 6 ) et les dispositifs de commande (voir Tableau 10 ) doivent être dotés d'un
verrouillage sur défaut, lorsque cela est mentionné.
Le réarmement manuel du verrouillage sur défaut ne doit être effectué que par une
personne autorisée.
Avant le réarmement manuel du verrouillage sur défaut, la cause de l'arrêt doit être
recherchée, le dispositif d'arrêt vérifié et des mesures correctives prises si nécessaire.
Le verrouillage sur défaut doit rester actif dans les conditions suivantes :
Un dispositif doit être prévu pour détecter le dépassement des exigences du 5.12.3.5.2.2.2 .
NOTE
Voir en 7.4.1 d) pour le démarrage manuel et en 7.4.1 e) pour l'obligation d'observer une
révolution complète de la nappe de marches/palettes avant de mettre l'escalier
mécanique/le trottoir roulant à disposition du public après des opérations de maintenance.
Le fonctionnement automatique ne doit être possible qu'une fois les exigences de 5.12.3.2
satisfaites.
Le moyen permettant de détecter le passage d'un usager doit tenir compte d'une vitesse
moyenne de marche de 1 m/s.
Des dispositions constructives peuvent s'avérer nécessaires pour éviter tout contournement
des moyens de détection.
NOTE
Les exigences ci-dessus ont pour but de détecter le passage d'un usager au niveau des
paliers. Selon l'emplacement des moyens de détection, la zone de détection considérée peut
s'étendre au-delà des paliers (par exemple installation de colonnes de circulation) ou être
plus petite que les paliers.
5.12.3.3.2
Lorsque des usagers attendent à l'un des paliers, les exigences suivantes relatives aux
commandes s'appliquent :
Des moyens doivent être prévus pour détecter tout usager sur le palier. Ils doivent
transmettre un signal au système de commande pour maintenir l'escalier
mécanique/trottoir roulant en mouvement jusqu'à ce que le dernier usager ait quitté le
palier ou soit entré sur l'escalier mécanique/trottoir roulant en mouvement. Pour l'arrêt, les
exigences du 5.12.3.7 s'appliquent.
5.12.3.3.3.2
Le fonctionnement automatique ne doit être possible qu'une fois les exigences de 5.12.3.2
satisfaites.
Les escaliers mécaniques qui démarrent automatiquement au passage d'un usager doivent
se déplacer à une vitesse d'au moins 0,2 fois la vitesse nominale quand l'usager atteint la
ligne d'intersection des peignes, et ensuite accélérer avec une accélération inférieure à 0,5
m/s2 .
Le moyen permettant de détecter le passage d'un usager doit tenir compte d'une vitesse
moyenne de marche de 1 m/s.
Des dispositions constructives peuvent s'avérer nécessaires pour éviter tout contournement
des moyens de détection.
Pour la mise en oeuvre d'un démarrage automatique (5.12.1.2 s'applique), la conséquence
des défaillances des moyens de détection actionnant le démarrage automatique aux entrées
(par exemple, pas ou presque pas de détection d'utilisateurs) doit être évitée.
NOTE 1
Les exigences ci-dessus ont pour but de détecter le passage d'un usager au niveau des
paliers. Selon l'emplacement des moyens de détection, la zone de détection considérée peut
s'étendre aux paliers (par exemple installation de colonnes de circulation) ou être plus petite
que les paliers.
NOTE 2
Pour les escaliers mécaniques, une analyse du trafic doit être effectuée par le propriétaire
afin de déterminer si cette fonctionnalité peut s'adapter aux volumes d'usagers dans les
deux sens.
5.12.3.4.2
Sur les escaliers mécaniques pouvant démarrer automatiquement dans l'un ou l'autre sens
(mode bidirectionnel) au passage d'un usager, le mode de fonctionnement doit être
clairement visible pour l'usager et indiqué distinctement sur l'escalier mécanique (voir
également 7.2.2 ). Les escaliers mécaniques doivent démarrer dans le sens déterminé par
l'usager entrant en premier. Lorsque l'escalier mécanique a démarré dans l'une ou l'autre
direction au passage d'un usager, l'indicateur situé à l'opposé du côté du démarrage initié
doit automatiquement indiquer « Accès interdit » (voir 7.2.1.2.3 ).
5.12.3.4.3
Lorsque des usagers attendent à l'un des paliers, les exigences suivantes relatives aux
commandes s'appliquent :
5.12.3.4.3.1
Des moyens doivent être prévus pour détecter tout usager sur le palier. Ils doivent
transmettre un signal au système de commande pour maintenir l'escalier
mécanique/trottoir roulant en mouvement jusqu'à ce que le dernier usager ait quitté le
palier ou soit entré sur l'escalier mécanique/trottoir roulant en mouvement. Pour l'arrêt, les
exigences du 5.12.3.7 s'appliquent.
5.12.3.4.3.2
Exigences en cas d'arrêt de la nappe de marches/palettes conformément à 5.12.3.7 :
L'arrêt est considéré comme l'initiation d'une séquence de freinage provoquée par des
dispositifs et fonctions de protection, de sécurité et de commande.
NOTE
L'interruption d'un circuit de sécurité n'est pas considérée comme une perte de tension
d'alimentation.
L'alimentation électrique du (des) moteur(s) doit être interrompue par au moins deux
contacteurs indépendants, dont les contacts sont montés en série dans le circuit
d'alimentation du (des) moteur(s). Si, lors d'un arrêt de l'escalier mécanique ou du trottoir
roulant, l'un des contacts principaux des contacteurs ne s'ouvre pas, le redémarrage doit
être empêché.
Il ne doit pas y avoir de retard intentionnel dans la mise en œuvre du système de freinage de
fonctionnement. Si le système de commande lance immédiatement une séquence de
freinage pour provoquer l'arrêt de l'escalier mécanique/du trottoir roulant, cela n'est pas
considéré comme étant un retard intentionnel.
5.12.3.5.2.2 Freinage électrique
5.12.3.5.2.2.1
5.12.3.5.2.2.2
Les freins additionnels doivent entrer en fonction dans l'une des conditions suivantes (voir
aussi 5.4.2.2.5) :
Avant l'arrêt, l'opérateur doit avoir les moyens de s'assurer que personne n'utilise l'escalier
mécanique ou le trottoir roulant avant de réaliser cette opération. Ces mêmes exigences
s'appliquent aux dispositifs d'arrêt à distance.
La commande peut être conçue de telle sorte que l'escalier mécanique ou le trottoir roulant
s'arrête automatiquement après un délai suffisant (au moins le temps de trajet prévu d'un
usager majoré de 10 s) après l'activation par l'usager du moyen de détection décrit en
5.12.3.3 et 5.12.3.4 .
5.12.3.8 Arrêt par un dispositif d'arrêt en cas de situation d'urgence - commande manuelle
5.12.3.8.1
Un dispositif d'arrêt en cas de situation d'urgence doit être prévu pour arrêter l'escalier
mécanique ou le trottoir roulant en cas d'urgence conformément à 5.12.2.7.15 lorsque
l'actionneur du dispositif d'arrêt a été activé. L'actionneur du dispositif d'arrêt doit être placé
dans des endroits bien visibles et facilement accessibles, aux paliers de l'escalier mécanique
ou du trottoir roulant, ou à proximité (voir l'aspect visuel en 7.2.1.2.2). Aux paliers, les
interrupteurs d'arrêt doivent être accessibles depuis une zone située à l'extérieur de la
nappe de marches/palettes.
La distance entre dispositifs d'arrêt en cas de situation d'urgence ne doit pas dépasser :
Si nécessaire, des interrupteurs d'arrêt supplémentaires doivent être prévus pour maintenir
cette distance.
Pour les trottoirs roulants destinés au transport des chariots d'achat ou des chariots à
bagages, se reporter à I.2.
NOTE
Les dispositifs conformes à l'EN ISO 13850 :2015 ne répondent pas à l'exigence fonctionnelle
applicable aux dispositifs d'arrêt conformément à 5.12.3.8. Pour le cas spécifique de la
sécurité des escaliers mécaniques et des trottoirs roulants, l'interrupteur d'arrêt en cas de
situations d'urgence est défini d'une manière différente de l'EN ISO 13850 :2015.
Tous les moyens de protection spécifiés dans le Tableau 6, repères A, B, C, et tous les
moyens de détection spécifiés dans le Tableau 8 et le Tableau 9 doivent provoquer l'arrêt de
fonctionnement conformément à 5.12.3.5.
Un dispositif doit être prévu pour empêcher le démarrage en cas de dépassement de plus de
20 % des distances de freinage maximales autorisées (5.4.2.1.3.2 et 5.4.2.1.3.4).
Une fonction de verrouillage sur défaut conforme à 5.12.2.8 doit être prévue.
Une inversion volontaire du sens du déplacement ne doit être possible que si l'escalier
mécanique ou le trottoir roulant est à l'arrêt et si les exigences de 5.12.3.2 sont satisfaites.
Lorsque l'arrêt est provoqué par un interrupteur d'arrêt en cas de situation d'urgence
conformément à 5.12.3.8, le réarmement de l'escalier mécanique ou du trottoir roulant pour
un redémarrage automatique est autorisé sans les interrupteurs mentionnés en 5.12.3.2
dans les conditions suivantes :
1. les marches, les palettes ou la bande doivent être surveillées par un dispositif entre
les lignes de peignes et sur une distance supplémentaire de 0,30 m au-delà de
chaque ligne de peignes afin de s'assurer que le réarmement pour un redémarrage
automatique ne se fasse qu'en l'absence de personnes ou d'objets dans cette zone ;
Ce dispositif doit nécessiter au moins un actionnement continu simultané à l'aide des deux
mains, une main sur le dispositif de contrôle de sens et l'autre main sur le dispositif de
contrôle de course pour faire fonctionner la commande d'inspection pour initier et maintenir
le fonctionnement de l'escalier mécanique/trottoir roulant.
NOTE
Une activation simultanée est indépendante de tout espace de temps entre le démarrage de
chacun des deux dispositifs de commande.
5.12.3.13.2
À cette fin, une prise d'inspection pour la connexion du câble souple du dispositif portable à
commande manuelle doit être prévue au moins à chaque palier, par exemple dans la station
d'entraînement et la station de retournement dans la charpente. La longueur du câble doit
être au moins égale à 3,00 m. Les prises d'inspection doivent être situées de telle façon que
tout point de l'escalier mécanique ou du trottoir roulant soit accessible avec ce câble.
5.12.3.13.3
5.12.3.13.4
En mode de commande d'inspection, le dispositif de commande d'inspection doit être
l'unique moyen pour démarrer l'escalier mécanique ou le trottoir roulant. Tous les autres
dispositifs de démarrage doivent être rendus inopérants.
Toutes les prises d'inspection doivent être disposées de sorte que, lorsque plus d'un
dispositif de commande d'inspection est connecté, ils deviennent tous inopérants pour le
démarrage de l'escalier mécanique/du trottoir roulant (voir Tableau 8 et Tableau 9 pour les
dispositifs de sécurité restant actifs pendant la commande d'inspection).
Le Tableau 11 indique les méthodes au moyen desquelles le constructeur doit vérifier les
exigences et mesures de sécurité décrites à l'Article 5 pour chaque nouveau modèle
d'escalier mécanique/trottoir roulant, avec référence aux paragraphes correspondants dans
la présente norme. Les paragraphes secondaires, non répertoriés dans le tableau, sont
vérifiés en tant que partie du paragraphe cité. Tous les documents de vérification doivent
être conservés par le constructeur.
Lorsqu'un essai mécanique est demandé dans la présente norme, un réglage initial est
autorisé pour prise en compte des tolérances.
Tableau 11 Méthodes à utiliser pour vérifier la conformité aux exigences (1 sur 5)
Tableau 11 Méthodes à utiliser pour vérifier la conformité aux exigences (2 sur 5)
Tableau 11 Méthodes à utiliser pour vérifier la conformité aux exigences (3 sur 5)
Tableau 11 Méthodes à utiliser pour vérifier la conformité aux exigences (4 sur 5)
1. analyse des contraintes sur la charpente ou certificat équivalent fourni par un expert
en calculs de contraintes ;
2. preuve par calcul de la résistance suffisante à la rupture des pièces entraînant
directement les marches, les palettes ou la bande, par exemple les chaînes de
marche ou les crémaillères ;
3. calcul des distances de freinage pour les trottoirs roulants en charge (voir 5.4.2.1.3.4
), avec les données de réglage ;
4. attestation d'essai des marches ou des palettes ;
5. attestation de la résistance à la rupture de la chaîne de marche/chaîne de
palette/bande ;
6. attestation du coefficient de glissance des plinthes ;
7. attestation des propriétés antidérapantes des surfaces de foulée (marches, palettes,
plaques palières et plaques porte peignes sans les peignes) ;
8. attestation des distances de freinage et des valeurs de décélération ;
9. attestation de compatibilité électromagnétique.
7 Informations pour l'utilisation
7.1 Généralités
Tous les escaliers mécaniques et trottoirs roulants doivent être fournis avec une
documentation comprenant un manuel d'instructions relatif à l'utilisation, à la maintenance,
au contrôle, aux vérifications périodiques et aux opérations de secours. Toutes les
informations pour l'utilisation doivent être conformes à l'EN ISO 12100:2010, 6.4, et contenir
également des dispositions supplémentaires pour l'utilisation des machines relevant du
domaine d'application de la norme.
Tous les panneaux, inscriptions et consignes d'emploi doivent être réalisés dans des
matériaux durables, placés en évidence et écrits avec des caractères clairement lisibles, dans
la langue du pays dans lequel l'escalier mécanique ou le trottoir roulant est exploité.
7.2.1.2 Signaux de sécurité aux abords des entrées des escaliers mécaniques ou trottoirs
roulants
7.2.1.2.1
Les panneaux de consignes et d'interdictions suivants à l'attention des usagers doivent être
fixés à proximité des entrées :
Si les conditions locales l'exigent, des panneaux d'interdiction tels que « Le transport de
charges volumineuses et lourdes est interdit » et des panneaux de consignes tels que « Port
de chaussures obligatoire » ou « Pour des raisons de sécurité, il est conseillé aux utilisateurs
de fauteuil roulant d'utiliser l'ascenseur », peuvent être nécessaires.
7.2.1.2.2
Les dispositifs d'arrêt visés en 5.12.3.8 doivent être de couleur rouge et porter l'inscription «
STOP » sur le dispositif lui-même ou à proximité immédiate. On considère que l'indicateur
mentionné en 5.12.3.8.1 ne satisfait pas à cette exigence.
7.2.1.2.3
Pendant les opérations de maintenance, de réparation, de contrôle ou pendant des travaux
similaires, l'accès à l'escalier mécanique ou au trottoir roulant doit être interdit aux
personnes non autorisées par des dispositifs portant :
Si un dispositif de manoeuvre à main est fourni, les instructions d'utilisation doivent être
disponibles à proximité. Le sens de déplacement de l'escalier mécanique ou du trottoir
roulant doit être indiqué clairement.
7.2.1.4 Consignes sur les portes d'accès aux espaces machinerie à l'extérieur de la charpente,
aux stations d'entraînement et de retournement
Les portes d'accès aux espaces machinerie à l'extérieur de la charpente, aux stations
d'entraînement et de retournement, doivent porter une consigne, avec l'inscription :
7.2.2 Signaux particuliers pour les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants à démarrage
automatique
Les escaliers mécaniques et trottoirs roulants doivent être contrôlés avant leur première
utilisation.
Les examens de construction, les essais et le contrôle de réception doivent être exécutés sur
le site, à l'achèvement de l'escalier mécanique ou du trottoir roulant.
Pour les examens de construction, les essais et le contrôle de réception, il convient que les
données précisées en 6.2 fassent partie d'une fiche d'essai pré-remplie. De plus, il est exigé
de fournir les plans d'installation, la description de l'équipement et les schémas de câblage
(schémas du circuit d'alimentation électrique avec légende ou descriptif et schémas des
borniers de raccordement) permettant de vérifier le respect des exigences de sécurité
spécifiées dans la présente norme.
De plus, pour les escaliers mécaniques, un essai des distances de freinage en charge
(voir 5.4.2.1.3.2 ) est nécessaire, à moins qu'il ne soit possible de contrôler ces
distances d'arrêt par d'autres méthodes.
Ceci implique la nécessité d'inclure un essai de la continuité électrique entre la (les) borne(s)
de terre dans la station d'entraînement et les différentes parties de l'escalier mécanique ou
du trottoir roulant susceptibles d'être accidentellement mises sous tension.
1. Les informations doivent porter clairement sur le modèle précis d'escalier mécanique
ou de trottoir roulant.
2. Pendant la préparation des informations pour l'utilisation, il convient que le
processus de communication « voir - penser - utiliser » soit respecté, afin d'optimiser
l'effet obtenu, en suivant la séquence des opérations. Il convient que les questions du
type « Comment ? » et « Pourquoi ? » soient anticipées et que les réponses soient
fournies.
3. Les informations pour l'utilisation doivent être aussi simples et aussi concises que
possible et il convient qu'elles soient exprimées en respectant la cohérence de la
terminologie et des unités, avec une explication claire des termes techniques peu
courants.
4. Il convient que les documents donnant des instructions d'utilisation soient produits
sous une forme durable (c'est-à-dire qu'ils soient capables de résister à des
manipulations fréquentes). Il peut être utile de les marquer « À conserver pour
utilisation ultérieure ». Lorsque les informations pour l'utilisation sont conservées
sous forme électronique (par exemple sur CD, DVD, bande magnétique), les
instructions relatives à la sécurité dont l'application nécessite une action immédiate
doivent toujours être doublées d'une copie imprimée aisément disponible.
7.5 Marquage
Les exigences spécifiées dans les articles suivants sont importantes pour la sécurité des
usagers et du personnel de maintenance.
La hauteur libre au-dessus des marches de l'escalier mécanique, des palettes ou de la bande
du trottoir roulant, y compris la zone jusqu'à l'extrémité de la crosse et l'espace de
dégagement, ne doit en aucun point être inférieure à 2,30 m (voir h 4 en Figure 5 et en Figure
A.1 ).
A.2.2
Pour éviter les collisions, un espace libre minimal autour de l'escalier mécanique ou du
trottoir roulant est défini selon la Figure A.1 . La hauteur libre h 4 peut être réduite, à
l'extérieur de la main courante, jusqu'à la hauteur h 12 qui, mesurée depuis les marches de
l'escalier mécanique ou depuis les palettes ou la bande du trottoir roulant, doit être au
moins de 2,10 m. La distance entre le bord extérieur de la main courante et les murs ou
autres obstacles (voir b 10 en Figure A.1 ) ne doit en aucun cas être inférieure à 80 mm à
l'horizontale et à 25 mm à la verticale sous le bord inférieur de la main courante (voir b 12 en
Figure 6 ). Cet espace peut être réduit si le risque de blessure est minimisé par des mesures
appropriées.
A.2.3
Dans le cas d'escaliers mécaniques et de trottoirs roulants adjacents, soit parallèles soit
croisés, la distance entre mains courantes doit être au moins de 160 mm (voir b 11 en Figure
A.1 ).
A.2.4
Lorsque des obstacles du bâtiment peuvent générer des risques de blessures, des mesures
préventives appropriées doivent être prises.
En particulier, aux intersections avec le sol et aux croisements entre escaliers mécaniques ou
trottoirs roulants, un déflecteur vertical d'une hauteur minimale de 0,30 m, sans bord
tranchant, doit être monté rigidement au-dessus de la main courante et s'étendre au moins
jusqu'à 25 mm au-dessous du bord inférieur de la main courante, par exemple un triangle
non perforé (voir h 5 dans les Figures 5 et 7 ).
Il n'est pas nécessaire de satisfaire à ces exigences si la distance b 9 entre le bord extérieur de
la main courante et tout obstacle est supérieure ou égale à 400 mm (voir Figure A.1 ).
A.2.5
NOTE
Le sol de l'espace de dégagement doit être de niveau. Une inclinaison maximale de 6° est
admissible. La présence d'escaliers fixes à l'intérieur des espaces de dégagement n'est pas
autorisée.
Lorsque la sortie d'un escalier mécanique ou d'un trottoir roulant est obstruée par des
dispositifs du bâtiment (par exemple des obturateurs, des portes coupe-feu, des barrières
amovibles), ou lorsqu'il n'existe pas de sortie suffisante entre des escaliers
mécaniques/trottoirs roulants en enfilade, un dispositif interrupteur additionnel d'arrêt en
cas de situation d'urgence doit être prévu :
A.2.6
Les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants en enfilade sans sortie intermédiaire
doivent avoir la même capacité. Un dispositif de sécurité conformément à 5.12.2.7.8 doit
être prévu.
A.2.7
Lorsqu'il est possible qu'une personne entre en contact, au palier, avec le bord extérieur
d'une main courante et qu'elle puisse être entraînée dans une situation dangereuse, tel
qu'un basculement pardessus une balustrade, des mesures préventives appropriées doivent
être prises (à titre d'exemple, voir Figure A.2 ).
Par exemple :
empêcher l'entrée dans cet espace par la mise en place de barrières permanentes ;
étendre, dans la zone à risque, la hauteur de la balustrade fixe de la structure du
bâtiment à au moins 100 mm au-dessus de la main courante et positionnée à une
distance de 80 mm à 120 mm du bord extérieur de la main courante.
A.2.8
Les abords de l'escalier mécanique ou du trottoir roulant doivent être éclairés,
particulièrement au voisinage des peignes.
A.2.9
Il est permis de disposer l'éclairage dans l'environnement et/ou sur l'installation elle-même.
L'intensité de l'éclairage aux paliers incluant les peignes doit être en rapport avec l'intensité
lumineuse de l'éclairage général de l'environnement. L'intensité lumineuse ne doit pas être
inférieure à 50 lux au voisinage de la ligne d'intersection des peignes, mesurée au niveau du
sol.
Un accès sûr aux espaces machinerie doit être assuré pour les personnes.
A.3.2
Les espaces machinerie doivent être verrouillés et seulement accessibles aux personnes
autorisées.
A.3.3
Les espaces machinerie doivent être équipés d'un éclairage électrique permanent,
respectant les fondamentaux suivants :
A.3.4
Un éclairage de sécurité doit être installé pour permettre l'évacuation en sécurité de tout
personnel travaillant dans les espaces machinerie.
NOTE
A.3.5
Les dimensions des espaces machinerie doivent être suffisantes pour permettre un travail
aisé et en sécurité sur l'équipement et en particulier sur l'équipement électrique.
En particulier, il doit être au moins prévu une hauteur libre de 2,00 m au droit des zones de
travail, et :
1. une surface libre horizontale devant les tableaux ou les armoires de commande.
Cette surface est définie comme suit :
1. profondeur, mesurée depuis les surfaces externes des boîtiers, d'au moins
0,70 m ;
2. largeur, la plus grande des dimensions suivantes : 0,50 m ou la largeur totale
de l'armoire ou du tableau ;
2. une surface libre horizontale d'au moins 0,50 m × 0,60 m pour l'entretien et le
contrôle des organes en mouvement en tout point où cela est nécessaire.
A.3.6
Les voies d'accès aux espaces libres mentionnés en A.3.6 doivent avoir une largeur minimale
de 0,50 m. Cette valeur peut être réduite à 0,40 m dans les zones sans organe en
mouvement.
Cette hauteur libre totale pour le déplacement est prise entre les sous-faces des poutres
structurelles du plafond et :
A.3.7
Dans les espaces machinerie, la hauteur libre ne doit jamais être inférieure à 2,00 m.
A.4 Mesures pour empêcher l'accès des chariots d'achat et des chariots à bagages
A.4.1 Généralités
S'il existe un risque raisonnablement prévisible que des chariots d'achat et/ou des chariots à
bagages soient utilisés sur les escaliers mécaniques ou les trottoirs roulants, des mesures
adéquates doivent être prises pour éliminer ce risque et l'accès doit être empêché si les
conditions suivantes sont remplies :
1. pour les escaliers mécaniques : lorsque des chariots d'achat et/ou des chariots à
bagages sont disponibles dans la zone alentour ;
2. pour les escaliers mécaniques : lorsque des chariots d'achat et/ou des chariots à
bagages se trouvent dans une zone éloignée de l'escalier mécanique et qu'il est
raisonnablement prévisible qu'on les utilise sur l'escalier mécanique ;
3. pour les trottoirs roulants : lorsque les chariots d'achat ou les chariots à bagages ne
sont pas destinés à être utilisés sur un trottoir roulant.
NOTE
Si des barrières sont utilisées, les exigences suivantes doivent être satisfaites :
NOTE
Cette force résulte de l'impact du châssis d'un chariot d'achat, conformément à l'EN
1929–1 [5] /d'un chariot à bagages véhiculant une charge de 160 kg et se déplaçant à
une vitesse de 1,00 m/s.
6. la barrière doit être fixée de préférence aux structures du bâtiment. Il est également
permis de la fixer à la plaque palière. Dans ce cas, l'application des forces définies ne
doit entraîner aucune déformation permanente ni augmentation des jeux ou
apparition de jeux supplémentaires.
Lorsque des barrières de guidage et/ou des colonnes de circulation fixes (incluant, par
exemple, des dispositifs de commande et des dispositifs d'arrêt en cas de situation
d'urgence) sont nécessaires dans l'espace de dégagement, leur conception ne doit pas
engendrer de risque supplémentaire. Les exigences suivantes doivent être satisfaites :
a) les barrières de guidage ou les colonnes de circulation doivent avoir une distance
horizontale minimale (rayon) de 500 mm en tout point de la main courante et
doivent être positionnées à l'extérieur de l'axe de la main courante (voir
emplacement A en Figure A.3 ) ;
b) la distance horizontale minimale (rayon) en tout point de la main courante peut
être réduite à 300 mm, sous réserve que les barrières de guidage ou les colonnes de
circulation soient positionnées à l'extérieur des axes des mains courantes et qu'une
barrière supplémentaire soit installée entre les barrières de guidage ou les colonnes
de circulation et l'axe vertical de la crosse de la main courante (voir emplacement B
en Figure A.3 ) ;
Pour les barrières de guidage et les colonnes de circulations situées au voisinage immédiat
de l'espace de dégagement, ces exigences s'appliquent également. Pour d'autres
dispositifs/installations situés à l'extérieur de l'espace de dégagement et dans son voisinage
immédiat, les exigences stipulées en a), b), c) et d) s'appliquent.
1. l'EN 60204-1:2006 ; ou
2. aux exigences de la réglementation nationale du pays d'installation.
Au cours de l'analyse de défaillance, certains défauts peuvent être exclus sous certaines
conditions.
La présente annexe décrit ces conditions et précise les exigences pour les satisfaire.
B.2 Exclusions des défaillances - conditions
1. une liste des composants principaux et plus couramment utilisés dans la technologie
électronique actuelle ; ces composants sont regroupés par familles :
1. les composants passifs 1 ;
2. les semi-conducteurs 2 ;
3. les composants divers 3 ;
4. les circuits imprimés assemblés 4 ;
2. un certain nombre de défaillances identifiées :
1. ouverture de circuit I ;
2. court-circuit II ;
3. augmentation de valeur III ;
4. diminution de valeur IV ;
5. changement de fonction V ;
3. la possibilité et les conditions de l'exclusion des défaillances :
La première condition pour exclure les défaillances est que les composants doivent
toujours être utilisés dans le cadre de leurs limites les plus défavorables, même dans
les pires conditions spécifiées par les normes, en ce qui concerne la température,
l'humidité, la tension et les vibrations.
4. quelques remarques :
dans le tableau :
12) Cette
norme est actuellement visée par les amendements EN 60269-1:2007/A1:2009 et
EN 60269-1:2007/A2:2014.
Pour les circuits à sécurité intégrée contenant des composants électroniques, des essais en
laboratoire sont nécessaires car les vérifications pratiques sur site, par des contrôleurs, sont
impossibles.
Il est fait mention ci-dessous de cartes à circuit imprimé. Si un circuit à sécurité intégrée
n'est pas assemblé comme indiqué, un montage équivalent doit être adopté.
1. l'identification de la carte ;
2. les conditions de travail ;
3. la liste des composants utilisés ;
4. le schéma de la carte à circuit imprimé ;
5. l'implantation des hybrides et des repères des pistes utilisées dans les circuits à
sécurité intégrée ;
6. la description du fonctionnement ;
7. les données électriques avec le schéma de câblage, incluant le cas échéant, les
définitions des entrées et sorties de la carte.
D.4.2 Vibrations
Les éléments transmetteurs des circuits à sécurité intégrée doivent satisfaire aux exigences :
et également
NOTE
Si les éléments transmetteurs sont équipés d'amortisseurs, ceux-ci doivent être considérés
comme faisant partie intégrante des éléments transmetteurs.
Après les essais, les distances d'isolement dans l'air et les lignes de fuite ne doivent pas
devenir inférieures au minimum accepté.
D.4.3 Chocs
D.4.3.1 Généralités
Les essais de chocs ont pour but de simuler une chute de circuits imprimés, générant un
risque de rupture des composants et une situation dangereuse. Ces essais doivent être
réalisés conformément à l'EN 60068-2-27:2009.
Les essais comprennent des essais de chocs ponctuels et continus. Pendant les essais, le
fonctionnement du circuit n'est pas nécessaire.
1. amplitude d'accélération 10 g n ;
2. durée du choc 16 ms ;
3.
1. nombre de chocs 1 000 ± 10 ;
2. fréquence des chocs 2/s.
Les essais d'humidité ne sont pas nécessaires pour les circuits à sécurité intégrée, le degré de
pollution des escaliers mécaniques/trottoirs roulants étant supposé être de classe 3
conformément à l'EN 60664-1:2007, et les lignes de fuite et distances d'isolement dans l'air
correspondantes étant spécifiées dans cette norme.
Les essais fonctionnels et de sécurité pour les E/E/PE doivent être effectués conformément à
l'EN 62061:2005 14).
14)
Il est admis que certaines situations dangereuses découlent de la possibilité d'un pontage
entre un ou plusieurs dispositifs électriques de sécurité, par court-circuit ou ouverture
localisée du commun (masse), combiné avec une ou plusieurs autres défaillances. Le respect
des recommandations ci-après constitue une bonne pratique :
concevoir la carte et les circuits avec des distances conformes aux spécifications 3.1
et 3.6 du Tableau B.1 ;
faire en sorte que le commun du circuit de commande de l'escalier mécanique/du
trottoir roulant soit placé derrière les composants électroniques. Aucune rupture ne
doit causer un non fonctionnement de la commande (il existe un risque de
modifications du câblage pendant la durée de vie de l'escalier mécanique/du trottoir
roulant) ;
toujours effectuer les calculs pour les conditions les plus défavorables ;
toujours utiliser des résistances externes (extérieures aux éléments) comme
dispositifs de protection des éléments d'entrée ; il convient de ne pas considérer la
résistance interne du dispositif comme sûre ;
utiliser uniquement des composants conformément aux spécifications énumérées ;
prendre en compte la tension retour venant des éléments électroniques. L'utilisation
de circuits à séparation galvanique peut résoudre les problèmes, dans certains cas ;
concevoir les installations électriques conformément à HD 60364-5-54:2011 [6] ;
le calcul du cas le plus défavorable ne peut pas être évité, quelle que soit la
conception. Si des modifications ou des adjonctions sont apportées après
l'installation de l'escalier mécanique/du trottoir roulant, le calcul du cas le plus
défavorable, concernant le nouvel équipement et l'équipement existant, doit être
réalisé à nouveau ;
certaines exclusions de défaillances peuvent être acceptées, conformément au
Tableau B.1 ;
les défaillances, hors environnement de l'escalier mécanique/du trottoir roulant
n'ont pas à être prises en compte ;
une interruption de la terre entre l'alimentation principale du bâtiment et la barre de
terre du contrôleur (rail) peut être exclue, à condition que l'installation soit conforme
à HD 60364-5-54:2011.
Annexe F (informative) Exemples possibles d'essais dynamiques de torsion pour les marches
et les palettes
F.1 Généralités
Ci-après sont décrits des exemples de méthodes pratiques pour réaliser les essais
dynamiques de torsion tels que requis aux paragraphes 5.3.3.3.1.2 et 5.3.3.3.2.2 .
La marche/palette est testée à l'inclinaison maximale (support incliné) à laquelle elle doit
être soumise, avec ses galets (ceux-ci ne tournant pas), ses axes ou ses bouts d'axes (s'ils
existent). La marche/palette doit être supportée et fixée par les chaînes de
marches/palettes. Afin de minimiser l'influence des galets sur la déformation, tous les galets
supportant la marche sont remplacés par des galets en acier avec les mêmes dimensions
principales. En outre, les galets d'appui de la marche doivent pouvoir se déplacer avec un
faible coefficient de frottement sur le plan support pour permettre également des
mouvements transversaux. Pour éviter le soulèvement du galet de marche/palette opposé
au galet non supporté, mentionné ci-dessous, une cale de blocage parallèle à la surface
d'appui doit être mise en place avec un jeu inférieur à 0,2 mm (voir Figure F.1 pour
l'équipement d'essai).
Une charge dynamique est appliquée perpendiculairement à la surface de foulée sur une
plaque en acier disposée comme spécifié en 5.3.3.2.1 et 5.3.3.2.3 respectivement, au centre
de la surface de foulée qui conduit à la déflexion au niveau du galet de marche non supporté
ou retiré.
Figure F.1 Essai de torsion pour marche et palette (1) - Équipement d'essai
F.3 Essai de torsion 2
La marche/palette assemblée est fixée par son axe de chaîne et par une extrémité de l'axe
du galet de marche/palette, comme indiqué à la Figure F.2 ci-dessous (aucun galet n'est mis
en place pour cet essai). L'axe de chaîne est supporté en position normale identique à celle
obtenue avec la chaîne de marche/palette. La marche/palette peut tourner librement autour
de l'axe de chaîne mais ne peut pas glisser longitudinalement. L'extrémité « fixe » de l'axe de
galet de marche/palette est maintenue par un palier par l'intermédiaire d'un bras à rotule
pour permettre des mouvements libres dans toutes les directions. L'extrémité basse du bras
est fixée via la rotule au support fixe.
L'extrémité « libre » de l'axe de galet de chaîne de marche/palette est liée par une rotule au
dispositif d'excitation. L'extrémité basse du dispositif d'excitation est fixée via une rotule à
un support fixe de telle sorte que l'extrémité « libre » de l'axe de galet de chaîne de
marche/palette puisse se mouvoir dans toutes les directions. L'axe du dispositif d'excitation
est perpendiculaire au plan défini par les axes de galets de marche/palette et les axes de
chaîne.
Les bras de retenue et d'excitation doivent comporter des roulements à billes de conception
identique au roulement des galets de marche/palette. Les fixations normales des galets de
marche/palette sont utilisées et les valeurs de couples prescrites sont appliquées pour le
montage de l'essai.
Le dispositif d'excitation est appliqué et relâché dans chaque direction de manière à générer
un déplacement linéaire cyclique. Le pic de déplacement est de 2 mm au-dessus et au-
dessous de la position nominale « zéro » de la marche/ de la palette (c'est-à-dire dans la
position où les axes de chaîne et les axes de galet de marche et de palette sont dans le
même plan).
Ce déplacement de ± 2 mm est défini pour une distance entre les centres des galets de
marche/de palette et de chaîne de 400 mm. Ce ratio est également conservé lorsque la
distance de 400 mm varie.
Figure F.2 Essai de torsion pour marche et palette (2) - Principe d'essai
Annexe G (normative) Signaux de sécurité pour les usagers des escaliers mécaniques et des
trottoirs roulants
La conception des signaux de sécurité doit être conforme à l'ISO 3864-1:2011 et à l'ISO 3864-
3:2012. Le diamètre minimum des signaux doit être de 80 mm.
Figure G.1 signal d'obligation « Tenir fermement les enfants en bas âge »
Il convient que les conditions de charge et les dispositifs supplémentaires de sécurité fassent
l'objet d'un accord entre le constructeur et le propriétaire, en regard avec les niveaux de
trafic qui existent.
Annexe I (informative) Exigences pour les escaliers mécaniques et trottoirs roulants destinés
au transport de chariots d'achat ou de chariots à bagages
I.1 Escaliers mécaniques
L'utilisation de chariots d'achat et de chariots à bagages sur des escaliers mécaniques est
dangereuse et ne doit pas être autorisée.
Les principales raisons pour lesquelles ces produits sont considérés comme dangereux sont
l'usage impropre prévisible, la surcharge et la limitation de la largeur.
Lorsque des chariots d'achat et/ou des chariots à bagages sont présents dans
l'environnement des installations d'escaliers mécaniques et s'il est raisonnablement
prévisible que ces chariots d'achat et/ou à bagages peuvent être utilisés sur l'escalier
mécanique, des barrières appropriées doivent être installées pour en empêcher l'accès (voir
A.4 ).
Si des moyens de transport sûrs, c'est-à-dire des chariots d'achat ou des chariots à bagages,
deviennent disponibles pour une utilisation sur des escaliers mécaniques, il convient alors
que des mesures spécifiques soient définies entre le constructeur de l'escalier mécanique, le
fabricant du moyen de transport et le client, sur la base d'une appréciation du risque
conformément à l'EN ISO 14798:2013 [7] .
Les chariots d'achat ou les chariots à bagages choisis pour être utilisés sur un escalier
mécanique, doivent être définis en collaboration avec le fabricant de chariots d'achat ou de
chariots à bagages et le constructeur de l'escalier mécanique. Si des chariots d'achat ou des
chariots à bagages non spécifiés sont disponibles dans l'environnement de l'escalier
mécanique, des risques sérieux d'utilisation impropre existent. Il est nécessaire d'empêcher
l'accès à l'entrée de l'escalier mécanique.
La largeur des chariots d'achat ou des chariots à bagages et de leur contenu doit être
inférieure d'au moins 400 mm à la largeur nominale des marches. Les passagers doivent
pouvoir quitter l'escalier mécanique, même en présence de chariots d'achat ou de chariots à
bagages sur l'escalier mécanique.
Les escaliers mécaniques doivent avoir une course horizontale de marche de 1,6 m à chaque
palier, avec un rayon de courbure minimum de 2,6 m au palier haut et de 2,0 m au palier bas
et une vitesse nominale limitée à 0,5 m/s, ainsi qu'une inclinaison limitée à 30°.
Les peignes doivent être conçus avec un angle β de 19° maximum en association avec des
chariots d'achat ou des chariots à bagages équipés de roues ayant un diamètre minimal de
120 mm.
Les chariots d'achat ou les chariots à bagages doivent être en conformité avec la conception
de l'escalier mécanique :
Les chariots d'achat ou les chariots à bagages choisis pour être utilisés sur un trottoir roulant
doivent être définis en collaboration avec le fabricant de chariots d'achat ou de chariots à
bagages et le constructeur du trottoir roulant. Si des chariots d'achat ou des chariots à
bagages non spécifiés sont disponibles dans l'environnement du trottoir roulant, des risques
sérieux d'utilisation impropre existent. Il est nécessaire d'empêcher l'accès à l'entrée du
trottoir roulant (voir A.4 ).
La largeur des chariots d'achat ou des chariots à bagages et de leur contenu doit être
inférieure d'au moins 400 mm à la largeur nominale des palettes/de la bande. Les passagers
doivent être en mesure de quitter le trottoir roulant, même en présence de chariots d'achat
ou de chariots à bagages sur le trottoir roulant.
Pour les trottoirs roulants dont l'inclinaison est supérieure à 6°, la vitesse nominale doit être
limitée à 0,5 m/s.
Les peignes doivent être conçus avec un angle β de 19° maximum en association avec des
chariots d'achat ou des chariots à bagages équipés de roues ayant un diamètre minimal de
120 mm.
Les chariots d'achat ou les chariots à bagages doivent être en conformité avec la conception
du trottoir roulant :
D'une manière générale, les exigences pour la conception des surfaces de foulée
antidérapantes des marches et des palettes, des plaques porte peignes et des plaques
palières, contenues auparavant dans l'EN 115:1995 doivent être précisées, en pratique, pour
un usage sans danger.
Aucune procédure pour la détermination et l'évaluation des propriétés antidérapantes des
revêtements n'a été normalisée précédemment, ni au niveau international ni au niveau
européen.
Cependant, en République Fédérale d'Allemagne, depuis des années, des procédures pour
déterminer les propriétés antidérapantes des revêtements de sol ont été essayées et
évaluées - DIN 51130:2014 [8] ou règles pour l'hygiène et la sécurité au travail de
l'Association de l'Assurance Responsabilité Patronale : DGUV Regel 108-003 [9] .
Le choix de la procédure DIN 51130 n'exclut pas d'autres solutions, tout aussi sûres, qui
auraient pu être également exposées dans les règlements techniques des autres États
membres de l'Union européenne ou des autres États ayant contracté l'Accord sur l'Espace
économique européen.
Les certificats des centres d'essai enregistrés dans d'autres États membres de l'Union
européenne ou dans d'autres États ayant contracté l'Accord sur l'Espace économique
européen sont pris en considération de la même manière que les certificats d'essai DIN
51130 si les essais, les procédures d'essai et les conditions d'interprétation sur lesquelles
sont basés ces certificats d'essai sont équivalents à ceux de la DIN 51130. Ces centres sont
essentiellement ceux qui sont conformes aux exigences de l'EN ISO/IEC 17025:2005 [10] ou
de l'EN ISO/IEC 17065:2012 [11] .
Les certificats d'essai délivrés en vertu de cette norme contiennent les résultats des essais
DIN 51130 et l'évaluation en résultant conformément à J.2 .
La procédure d'essai des propriétés antidérapantes est régie par la norme DIN 51130.
Il est à noter que l'huile, utilisée dans la procédure d'essai DIN 51130 en tant que moyen
intermédiaire n'a pas pour objectif de réaliser l'essai dans des conditions de fonctionnement
particulièrement défavorables. L'utilisation d'une huile spécifique introduit un paramètre
d'essai constant permettant, comme cela a été prouvé, une meilleure différenciation des
résultats de l'essai.
NOTE
Pour réaliser cette procédure, des personnes effectuant l'essai foulent le revêtement à
évaluer sur un plan incliné. Cet essai est un outil pour déterminer si le revêtement
correspondant est adapté pour une utilisation sur les escaliers mécaniques et les trottoirs
roulants.
L'angle d'inclinaison moyen obtenu à partir d'un ensemble de mesures est déterminant pour
classer le revêtement dans l'un des cinq groupes de classification. Le groupe de classification
donne le niveau des propriétés antidérapantes ; le groupe de classification R 9 correspond
aux exigences antidérapantes les moins élevées, et le groupe de classification R 13 aux plus
élevées. La correspondance entre les groupes de classification et les plages d'angles est
indiquée au Tableau J.1 .
Tableau J.1 Correspondance entre la valeur moyenne des angles d'inclinaison et les groupes
de classification des propriétés antidérapantes
L'évaluation des propriétés antidérapantes des revêtements avec des profils de surface doit
prendre en compte toutes les directions. Le groupe de classification correspondant aux
exigences antidérapantes les moins élevées est le groupe pertinent pour les besoins de la
sécurité.
Les revêtements qui satisfont au moins aux exigences du groupe de classification R 9 sont
considérés comme antidérapants pour les installations en général. Lorsque les équipements
sont affectés par l'eau et la neige, le groupe de classification R 10 pour les escaliers
mécaniques et les trottoirs roulants horizontaux, et le groupe de classification R 11 pour les
palettes de trottoirs roulants inclinés doivent être pris en considération.
Si les groupes de classification des paliers des escaliers mécaniques/des trottoirs roulants et
de leurs sols dédiés sont différents, il convient qu'il n'existe pas plus d'un groupe de
différence entre sols voisins.
La partie de l'essai relative aux surfaces en deçà des profils rainurés n'est pas utilisée pour
évaluer les propriétés antidérapantes des revêtements des escaliers mécaniques et des
trottoirs roulants.
Annexe K (informative) Détermination des propriétés de glissance des chaussures sur les
plinthes de balustrade
K.1 Introduction
Sur les escaliers mécaniques, il existe un danger de coincement entre la nappe de marches
mobile et les plinthes fixes de la balustrade. Pour réduire ce risque, plusieurs exigences sont
spécifiées en 5.5.3.4 . L'une d'entre elles consiste à prendre les mesures appropriées
nécessaires pour réduire le coefficient de friction des plinthes. Cette exigence générale doit
être précisée pour un usage sans risque en pratique.
Cependant, il existe une norme allemande, DIN 51131:2014 [12] , qui doit être soumise au
CEN en tant que proposition allemande pour une Norme européenne. Cette norme expose
les paramètres de mesure des coefficients de friction cinétique μ sur des surfaces
normalement foulées avec des chaussures. En utilisant cette procédure, les conditions à
prendre en compte pourraient être appliquées pour une large part aux escaliers
mécaniques.
Le choix de la procédure DIN 51131 n'exclut pas les autres solutions, au moins aussi sûres,
qui auraient pu être également proposées dans les règlements techniques des autres États
membres de l'Union européenne ou des autres États ayant contracté l'Accord sur l'Espace
économique européen.
Les certificats des centres d'essai enregistrés dans d'autres États membres de l'Union
européenne ou dans d'autres États ayant contracté l'Accord sur l'Espace économique
européen sont pris en considération de la même manière que les certificats d'essai DIN
51131 si les essais, les procédures d'essai et les conditions d'interprétation sur lesquelles
sont basés ces certificats d'essai sont équivalents à ceux de la DIN 51131. Ces centres sont
essentiellement ceux qui sont conformes aux exigences de l'EN ISO/IEC 17025:2005 ou de
l'EN ISO/IEC 17065:2012.
Les certificats d'essai délivrés en vertu de cette norme contiennent les résultats des essais
DIN 51131 et l'évaluation qui en résulte conformément à K.2 .
La procédure d'essai des propriétés de glissance est régie par la norme DIN 51131.
Afin de reproduire des conditions aussi réalistes que possible pour les escaliers mécaniques,
il convient que des essais soient réalisés conformément à la norme DIN 51131 avec du
caoutchouc uniquement.
Pour le matériau glissant et le panneau de plinthe utilisé pour les essais, la moyenne du
coefficient de frottement cinétique μ est calculée à partir des troisièmes aux cinquièmes
mesures individuelles.
Le remplacement de pièces par des pièces de même conception n'est pas considéré comme
étant une transformation importante. Les transformations conformes à l'EN 115-2 ne sont
pas considérées comme des transformations importantes.
Il convient que les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants soient contrôlés après des
transformations importantes et à intervalles réguliers.
Il convient que de tels examens et essais soient effectués par une personne compétente.
La présente annexe spécifie les dispositions particulières et les règles de sécurité relatives
aux escaliers mécaniques et aux trottoirs roulants installés de façon permanente dans des
bâtiments en conformité avec l'EN 1998-1:2004 (Eurocode 8).
M.2.2 Supports
Les supports des escaliers mécaniques et des trottoirs roulants associés au bâtiment doivent
être fixés de telle sorte que les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants ne soient pas
soumis à des contraintes en cas d'événement sismique. Un support doit être conçu en tant
que support fixe alors que les autres supports doivent être conçus en tant que supports
mobiles dans la direction horizontale. Les conditions d'appui doivent être simplement
déterminées statiquement.
Les escaliers mécaniques et les trottoirs roulants doivent être retenus sur les supports dans
la direction verticale par des moyens appropriés afin qu'ils ne puissent pas être délogés des
supports en cas d'événement sismique.
M.2.3 Disposition
La longueur et la mobilité des escaliers mécaniques et des trottoirs roulants doivent être
choisies en fonction du mouvement du bâtiment entre deux de ses étages. Les supports
doivent être conçus de manière à recouvrir l'interface bâtiment. Pour la détermination du
recouvrement, la dérive maximale théorique des étages du bâtiment doit être utilisée.
M.2.4 Dispositifs mécaniques de sécurité pour les escaliers mécaniques et les trottoirs
roulants
Il est supposé que, pour chaque contrat entre le client et le fournisseur/installateur, des
négociations ont eu lieu à propos de l'accélération maximale de référence au niveau du sol,
a gR , à prendre en considération (voir également l'Introduction). Le concepteur ou le
propriétaire du bâtiment doit indiquer l'accélération de calcul qui sera consignée dans les
informations. Le propriétaire doit convenir d'une valeur commune d'accélération a gR . La
valeur de l'accélération a gR doit être communiquée à tous les intervenants du contrat.
M.3.2 Charpente
Sur la base des exigences de l'EN 1998-1:2004 , la conception de la charpente des escaliers
mécaniques et des trottoirs roulants doit être bien adaptée aux conditions sismiques
ambiantes. La conception de la structure doit assurer une capacité de dissipation permettant
de résister à un séisme envisagé lors de la conception, dans la région où la charpente est
installée.
Pour les calculs de conception des escaliers mécaniques et des trottoirs roulants, les forces
doivent être déterminées avec l'accélération au niveau du sol (a gR ) convenue.
Pour la détermination des forces horizontales et verticales s'exerçant sur les escaliers
mécaniques et les trottoirs roulants, le poids mort et la charge sur la marche indiquée dans
le Tableau M.1 doivent être utilisés.
La charge sur la marche est déterminée par la capacité maximale de l'escalier mécanique
selon H.1 avec un poids moyen de 75 kg par personne.
Tableau M.1 Détermination de la charge sur la marche
Avec un coefficient ψ de 0,6 (extrait de l'EN 1990:2013, Tableau A.1 , catégorie C/D), cela
conduit à une charge sismique sur la marche Q SE de 60 kg par marche.
Pour le calcul, l'événement sismique doit être classé comme un cas de charge exceptionnel.
Dans les zones où l'activité sismique est régulière, le cas de charge doit être classé comme
une charge variable normale.
Les règles de superposition et les coefficients de sécurité doivent être choisis conformément
à l'EN 1990:2002 15), l'EN 1993-1-1:2005 et l'EN 1998-1:2004 .
15)
La déformation plastique est autorisée dans la mesure où elle n'a pas d'incidence sur
l'intégrité structurale de la charpente et des supports. L'intégrité structurale de la charpente
associée aux supports et l'opérabilité (fonctionnement) en toute sécurité de l'escalier
mécanique ou du trottoir roulant doivent être vérifiées par des experts après un séisme,
avant de pouvoir remettre en service l'escalier mécanique ou le trottoir roulant.
Il n'est nécessaire de prendre en considération le frottement des supports dans les calculs de
réaction des supports.
M.4 Machinerie
Bibliographie
[1] CEN/TS 115-4, Sécurité des escaliers mécaniques et trottoirs roulants - Partie 4 :
Interprétations relatives aux normes de la famille EN 115
[4] EN 60204 (toutes les parties), Sécurité des machines - Équipement électrique des
machines (IEC 60204, toutes les parties)
[5] EN 1929-1:1998, Chariots d'achat à corbeille - Partie 1 : Prescriptions et essais pour les
chariots d'achat à corbeille, avec ou sans siège pour enfant
[6] HD 60364-5-54:2011, Installations électriques à basse tension - Partie 5-54 : Choix et mise
en oeuvre des matériels électriques - Installations de mise à la terre et conducteurs de
protection (IEC 60364-5-54:2011)
[7] EN ISO 14798:2013 , Ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants -
Méthodologie de l'appréciation et de la réduction du risque (ISO 14798:2009)
[13] ASME A17.2-2004, Guide for Inspection of Elevators, Escalators, and Moving Walks
[14] Japan Guide for Earthquake Resistant Design & Construction of Vertical Transportation
(Edition 1998)
[17] EN 60269-1:2007 16), Fusibles basse tension - Partie 1 : Exigences générales (IEC 60269-
1:2006)
16)
For ensuring structural integrity, escalator steps must undergo static bending tests with a specific load applied perpendicularly to simulate stress conditions. This involves using a 3,000 N force on a steel plate centered on the step's tread surface, and no permanent deformation should be observed . Additional dynamic testing and torsion tests are necessary to confirm durability and resilience under operational conditions .
The surface characteristics of escalator steps must include tread surfaces within specified groove widths and depths, ensuring the engagement of comb teeth. The tread surface arête must be beveled, and steps should not have lateral end grooves, all designed to provide a continuous and unobstructed tread surface for safety .
The document dictates that escalators must automatically stop using a braking sequence initiated by independent contactors in the event of power loss. Both the motor and the operation brake circuit need independent disconnection to prevent unintended restarts . This ensures immediate cessation of motion until power is restored and systems are checked .
Escalators and moving walkways intended for special environmental conditions, such as exposure to weather or explosive atmospheres, require specific design criteria, components, materials, and operating instructions to handle these conditions effectively . Proper selection and adaptation are necessary to ensure safety and functionality under these circumstances .
Slip resistance on escalators is evaluated following the DIN 51131 standards, which entail measuring the coefficient of kinetic friction using rubber materials for tests. This ensures realistic and reliable slip-resistant properties are maintained, preventing falls . The tests simulate everyday conditions to assess safety efficacy.
Individuals using wheelchairs are advised against using escalators due to the inherent risk of dangerous situations that cannot be mitigated by escalator design alone . Instead, elevators provide a safer and more appropriate means of vertical transport for these individuals .
For seismic conditions, escalators and walkways must have supports that prevent stress during seismic events by incorporating fixed and mobile horizontal supports. The components must conform to Eurocode 8 requirements to ensure stability and safety against seismic forces . This involves meticulous structural integration to neutralize dynamic stress impacts.
The critical components involved in the safety features of escalators and moving walkways include contactors, auxiliary contactors, integrated circuit safety components, main switches, electrical cabling, safety device functions, and programmable electronics . These components work together to detect dangerous events, ensure proper braking sequences, and maintain operational control to prevent accidents .
Discrepancies in brakes are managed by implementing a lock-on-fault function which triggers additional safety measures when a predefined braking sequence deviates beyond acceptable parameters. This includes instantaneous activation of the electromechanical brake to ensure immediate halt . Such measures are critical for maintaining operational safety and preventing accidents.
After significant modifications, such as changes in speed, safety devices, or structural components, escalators and walkways must undergo construction examinations, testing, and acceptance checks specific to the new environmental conditions and modified components . These inspections ensure compliance with safety standards and are to be performed by competent individuals following the EN 115-2 guidelines .