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Anatomie Racine

Ce document décrit l'anatomie des organes végétaux comme la racine, la tige et la feuille chez les monocotylédones et dicotylédones. Il explique en détail la structure et les composants de la racine comme le cortex, le cylindre central, les tissus conducteurs. La structure de la racine diffère entre les monocotylédones qui manquent de croissance secondaire et les dicotylédones qui possèdent un cambium.

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Anatomie Racine

Ce document décrit l'anatomie des organes végétaux comme la racine, la tige et la feuille chez les monocotylédones et dicotylédones. Il explique en détail la structure et les composants de la racine comme le cortex, le cylindre central, les tissus conducteurs. La structure de la racine diffère entre les monocotylédones qui manquent de croissance secondaire et les dicotylédones qui possèdent un cambium.

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L’anatomie des organes végétaux

Introduction
L’anatomie végétale étudie la structure des organes qui constitue une plante : racine, tige et
feuille ainsi que leur forme et les rapports qui existent entre ces parties du végétal. On verra
au cours de ce chapitre, l’anatomie des structures de ces organes chez les Angiospermes
Monocotylédones et les Dicotylédones. La figure n°01 montre quelques différences existant
entre ces deux classes.
Le tableau ci-dessous représente les principales caractéristiques de ces deux grandes classes :

Tableau n°01 : La différence entre les Monocotylédones et les Dicotylédones

Monocotylédones Dicotylédones
Embryon Il comprend un seul cotylédon. Il contient deux cotylédons.
La racine Le système racinaire est fasciculé Il est pivotant
Elle est de type herbacé et n’est Il comprend les formes herbacées et
Tige ramifiée qu’au niveau des arborescentes et très ramifiée
inflorescences
Isolée, sessile, rectinerve, rubanée et Elle possède des formes variées
La feuille
engainante.
Elle est de type 3 : Elle est de type 5 :
3S + 3P + (3 + 3) E + 3 C 5 S + 5P + (5 + 5) E + 5 C
La fleur
Le grain de pollen contient une seule Il contient trois apertures
aperture
Les Ils sont absents Ils sont présents
méristèmes
secondaires
Fig. n°01 : La différence morphologique entre monocotylédones et Dicotylédones

1. La racine
On a vu précédemment, les rôles de la racine dans la vie d’une plante, on peut citer certains :
l’organe d’ancrage et de fixation de la plante au niveau du sol, un rôle de nutrition de la plante
du moment qu’elle puise de l’eau et les sels minéraux qui se trouvent au niveau du sol et de
réserve. Elle peut avoir plusieurs origines, embryonnaires ou autres (tige ou feuille :
adventives).
Cet organe est constitué par plusieurs parties : une zone méristématique qui contient le
méristème primaire qui responsable de la croissance en longueur des plantes, enveloppée par
une coiffe qui la protège de son ancrage au niveau du sol. Elle est suivie d’une zone
d’élongation suivie par une zone d’absorption, riche en poils absorbants, appelée également la
zone pilifère. Enfin, vient la partie subéreuse de la racine. Les cellules de cette partie sont
imprégnées de subérine et elle est appelée également la zone de différenciation. À ce niveau,
les racines secondaires prennent naissance à partir de la différenciation de quelques cellules
du péricycle en augmentant ainsi la surface d’absorption de la plante.
1.1 Anatomie primaire de la racine
Des coupes anatomiques pratiquées au niveau de la racine à symétrie axiale montrent qu’elle
est formé, en partant de la périphérie au centre, par deux parties : l’interne est appelée le
cylindre central et l’externe est nommée l’écorce qui est bien importante que la première
partie.
1.1.1 L’écorce (ou cortex)
Elle est formée par deux genres de tissus : le rhizoderme et le parenchyme cortical. La racine
est couverte d’un rhizoderme, tissu de revêtement qui est composée par une seule file
cellulaire à paroi fine. Au niveau de la zone pilifère, certaines cellules se prolongent en
donnant ainsi des poils absorbants qui sont responsables de l’absorption hydrique et minérale.
 L’exoderme : Elle se développe à partir de l’assise externe de l’écorce. C’est une
assise compacte formée par des cellules à paroi subérifiée et couverte d’un dépôt
interne de cellulose qui peut se lignifier ensuite. Leur rôle est de réduire les pertes
d’eau de la racine et de protéger les racines contre les attaques des micro-organismes
en formant une barrière.
 Le parenchyme cortical : Ce parenchyme est pluricellulaire homogène qui enveloppe
le cylindre central. Il est formé par des cellules parallélépipédiques, jointives et
allongées dans le sens de la longueur de la racine avec la présence de méats, peuvent
stocker des substances de réserve et qui permettent la circulation d’air dans les racines
qui se développent dans un sol où l’oxygène est rare. Sa face interne est constituée
d’une assise cellulaire qui forme l’endoderme. Cette assise représente une barrière
physiologique nommée le cadre de Caspary. Ses parois cellulaires radiaires présentent
des imprégnations d’une matière lipophile proche de la subérine qui suspendent le
passage de l’eau et des substances hydrosolubles.
 Le péricycle (ou péricambium) : Le péricycle est une file cellulaire la plus externe
qui appartient au cylindre central, il est en contact direct avec l’endoderme. Ses
cellules sont méristématiques et contribuent dans la formation des racines secondaires.
1.1.2 Le cylindre central (ou stèle)
Le cylindre central renferme les tissus conducteurs et du parenchyme médullaire et il est
moins important que l’écorce.
 Les tissus conducteurs : Il contient des cordons de xylème et de phloème qui sont
disposés en cercle et en alternance. Le protoxylème, situé près du péricycle, est
constitué par de jeunes et petites cellules quant au métaxylème, formé par des cellules
âgées et de grande taille, se trouve au centre. Le phloème s’organise de la même
manière et la différenciation des tissus conducteurs est centripète.
 Le parenchyme médullaire : au centre de la racine, se trouve le parenchyme
médullaire qui forme la moelle qui est considérée comme la colonne de la racine,
parfois ses cellules sont remplacées par des cellules mortes de sclérenchyme ou bien
par le xylème selon les espèces.
1.2 La structure anatomique d’une racine de monocotylédone
L’une des caractéristiques des monocotylédones est l’absence de la croissance secondaire par
conséquent, l’absence de cambium où elle remplacée par un grand nombre de massifs de
xylème et phloème primaires (Fig. n°).
Une coupe transversale d’une racine monocotylédone montre qu’elle est formée comme suit :
 Un parenchyme cortical : formé par de grandes cellules avec de grands méats (Fig.
n°2 et 3);
 Un endoderme : les cellules de cette assise sont imprégnées de subérine et la lignine
en forme de U ou en fer à cheval du côté du péricycle (Fig. n°4),
 Le cylindre central ou stèle : elle est bien importante par rapport à celle des
dicotylédones (Fig. n°2 et 5),
 Les tissus conducteurs : sont nombreux variant entre huit et vingt faisceaux et le
xylème et phloème sont alternés à différenciation centripète avec une disposition en
anneau (le phloème le xylème entoure la moelle). Les vaisseaux du métaxylème sont
gros et volumineux (Fig. n°3 et 5),
 La moelle : le parenchyme médullaire est le principal composant de la moelle qui peut
être sclérifiée ou non (Fig. n°3 et 5).

1.3 La structure anatomique d’une racine de dicotylédone


L’anatomie d’une racine de dicotylédone révèle la même structure que celle des
monocotylédones mais avec quelques différences. Elle est caractérisée par la présence du
cambium qui est un méristème secondaire responsable de la croissance en épaisseur (Fig. n°).
 Parenchyme cortical : les cellules sont parenchymateuses et riches en amyloplastes
qui présentent de larges méats (Fig. n°2 et 3),
 L’endoderme : les parois latérales des cellules de cette assise sont subérifiées et
lignifiées formant un cadre de Caspary (Fig. n°4),
 Le cylindre central : ou la stèle qui est moins importante que celle des
monocotylédones (Fig. n°2 et 5),
 Les tissus secondaires : le nombre des faisceaux conducteurs est moins important, ils
sont en nombre de 5 ou 6 et xylème et phloème sont alternés sous forme d’une étoile
(Fig. n°3 et 5).
 La moelle : est composée par un parenchyme médullaire qui peut être sclérifié ou
c’est le xylème qui s’étend dans le centre de la racine (Fig. n°3 et 5).
 Cambium : l’apparition du cambium entre le xylème primaire et phloème primaire
qui est à l’origine des tissus conducteurs secondaires.

Rhizoderme

Écorce

Cylindre
central

a b

Fig. n°02 : Coupe transversale des racines d’iris (a) et hellébore (b)

a b

Parenchyme
cortical
Endoderme

Xylème I
Moelle

Phloème I
Péricycle

Fig. n°03 : Le cylindre central de l’iris (a) et d’hellébore (b)


Endoderme

Parenchyme
cortical

Péricycle

a b

Fig. n°04 : L’endoderme lignifié en U chez l’iris (a) et à cadre chez l’hellébore (b)
Xylème I

Protoxylème

Métaxylème

Moelle
Phloème I

Métaphloème

Protophloème

a b

Fig. n°05 : La disposition des tissus conducteurs chez l’iris (a) et l’hellébore (b)

1.4 Anatomie comparée entre racines des Monocotylédone et Dicotylédone

Le tableau ci-après récapitule les différentes caractéristiques structurales des racines entre les
Monocotylédone et Dicotylédone.
Tableau n°02 : Les différences des structures anatomiques des racines de monocotylédone et
dicotylédone

Monocotylédone Dicotylédone

Parenchyme cortical Moins important Important

Endoderme Lignifié en fer à cheval ou en U Lignification à cadre

Le cylindre central Son diamètre est important Il est réduit

- Ils sont disposés en anneau - Ils sont disposés sous forme


- Sont important (8 à 20) d’étoile
- La différenciation du xylème et - Leur nombre est réduit (5 ou 6)
phloème est centripète et ils sont - La différenciation du xylème et
Les faisceaux
alternés phloème est centripète et sont
conducteurs
alternés
- Le métaxylème a de gros - les vaisseaux du métaxylème
vaisseaux sont petits
- Absence de cambium - Présence de cambium
La moelle est présente et peut être La moelle est présente et peut
Moelle sclérifiée sclérifiée ou remplacée par le
xylème

1.5 Structure secondaire des racines


Les structures secondaires des racines sont présentes uniquement chez les Dicotylédones et
les Gymnospermes à cause de la présence des méristèmes secondaires qui sont responsables
de la croissance en largeur, le cambium et le phellogène, qui font défaut chez les
Monocotylédones.
 Formation du pachyte :
Au niveau des parties de racines qui ont cessé de s’allonger, le cambium prend le relais pour
initier la croissance secondaire en épaisseur des racines pour devenir de plus en plus solides et
leur permettre une bonne fixation au sol de la tige.
Le cambium (le trait noir dans la figure n°06) est composé par une seul file cellulaire qui
génère des cellules filles de chaque côté. Tout d’abord, il résulte de la division des cellules
parenchymateuses du cylindre central qui se trouvent en face du phloème pour former des
arcs cambiaux discontinus qui s’associent à d’autres cellules différenciées issues du péricycle
(le trait bleu dans la figure n°06) peu de temps après qui se trouvent du côté du xylème pour
former d’autres arcs par la suite. Ces derniers vont s’associer aux précédents pour former un
manchon cambial continu appelé un pachyte continu sous forme étoilée qui devient par la
suite circulaire (Fig. n° 07). De l’intérieur, les cellules du cambium se différencient pour
donner le xylème secondaire ou bois et du côté externe, elles vont donner naissance au
phloème secondaire ou liber.
Phloème I

Protophloème

Métaphloème

Cambium

Endoderme
Xylème I

Protoxylème
Métaxylème

Fig. n°06 : L’installation du cambium au niveau d’une racine

 Formation du périderme :
Au cours de la croissance en épaisseur, l’apparition de l’assise subéro-phellodermique se fait
après la formation de l’assise criblo-vasculaire. Le tissu primaire de revêtement, rhizoderme,
est remplacé par un autre tissu secondaire nommé le périderme. Il est issu de la
différenciation des cellules du péricycle, il forme le liège sur sa face interne et le phelloderme
sur sa face externe. Il est produit en profondeur dans la racine et il a un rôle de protection.
Il y a formation d’un pachyte et de périderme chez les dicotylédones ligneuses mais les
dicotylédones herbacées forment parfois un pachyte mais de périderme. La figure suivante
montre la structure anatomique secondaire d’une racine de dicotylédone.
Fig. n°07 : Schéma représentatif de l’anatomie secondaire d’une racine de dicotylédone

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