Etude Comparative en Simulation Entre Un Régulateur PID Et Un Régulateur Flou
Etude Comparative en Simulation Entre Un Régulateur PID Et Un Régulateur Flou
d’électronique.
Dédicace
Walid
Dédicace
Nedjm eddine
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION GENERALE............................................................................................. 1
i
TABLE DES MATIERES
ii
TABLE DES MATIERES
BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………………………………..…..61
ANNEXE…………………………………………………………………………………………..…..63
iii
LISTE DES FIGURES
viii
LISTE DES FIGURES
Fig. III.13 – Création des fonctions d‟appartenance des entrées et de sortie. ....................................... 43
Fig. III.14 – Fuzzification de l‟entrée du contrôleur flou ...................................................................... 44
Fig. III.15 – Fuzzification de la sortie du contrôleur flou ..................................................................... 44
Fig. III.16 – les règles floues ................................................................................................................. 45
Fig. III.17 – l‟agrégation des règles ...................................................................................................... 45
Fig. III.18 – Surface des règles floues ................................................................................................... 46
Fig. III.19 – Schéma bloc de la boucle de régulation à contrôleur flou à une seule entrée. .................. 46
Fig. III.20 – Réponse du système du 1ier ordre commandé par un régulateur flou à une seule entrée 48
Fig. III.21 – Schéma bloc de la boucle de régulation à contrôleur flou à 2 entrées .............................. 48
Fig. III.22 – Réponse du système du 1ier ordre commandé par un régulateur flou à 2 entrées ............. 49
Fig. III.23 – Schéma bloc de système de 2eme ordre commandé par le contrôleur flou. ..................... 50
Fig. III.25 – Schéma bloc de commande en régulation par le contrôleur flou ...................................... 51
Fig. III.26 – La réponse du système de 2ème ordre avec le contrôleur flou à 2 entrées avec perturbation.
....................................................................................................................................................... 52
Fig. III.27 – Schéma bloc de système de 3ème ordre commandé par le contrôleur flou ......................... 53
Fig. III.28– La réponse du système de 3ème ordre soumis au contrôleur flou ....................................... 53
Fig. III.29– Schéma bloc de système de 3ème ordre commandé en régulation....................................... 54
Fig. III.30 – La réponse du système de 3ème ordre soumis au contrôleur flou avec perturbation. ......... 54
Fig. III.31 – Schéma bloc de système du 1ier ordre commandé par le PID et le contrôleur flou .......... 55
Fig. III.32 – La réponse du système du 1er ordre. ................................................................................. 55
Fig. III.33 – Schéma bloc de système du 2ème ordre commandé par le PID et le contrôleur flou ......... 56
Fig. III. 34– La réponse du système du 2ème ordre ................................................................................. 56
Fig. III.35 – Schéma bloc de système du 3eme ordre commandé par le PID et un contrôleur flou ........ 57
Fig. III.36 – La réponse du système du 3eme ordre. ............................................................................... 57
ix
LISTE DES TABLEAUX
ix
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE
Introduction Générale
1
INTRODUCTION GENERALE
L‟objectif de ce travail est d‟appliquer les deux méthodes de régulation qui sont la
commande PID et la commande floue sur plusieurs systèmes avec et sans perturbation afin de
pouvoir faire une étude comparative entre ces deux commandes et voir les avantages et les
inconvénients de chacune d‟entre elles. Pour ce faire, le mémoire est organisé comme suit :
Dans le premier chapitre, nous présenterons les notions de base des systèmes linéaires,
les critères de qualité d‟un asservissement (performance d‟un système), puis nous décrivons
les différents systèmes élémentaires : 1er, 2ème et 3ème ordre. Ensuite nous introduisons le
principe de la commande classique conventionnelle, les différents types des régulateurs P, PI,
PID, leurs principe de fonctionnement, leurs avantages et inconvénients puis nous citons les
différentes méthodes de synthèse d‟un régulateur PID parmi les méthodes nous avons cité la
méthode de Ziegler -Nichols .
Dans le deuxième chapitre, nous décrivons les principes de base de la logique floue.
Nous introduisons la théorie des ensembles flous ainsi que les différents contrôleurs flous, et
leurs caractéristiques. Nous présentons ensuite les deux types de contrôleurs flous les plus
utilisés (Mamdani et Takagi-Sugeno), et nous terminons le chapitre par les avantages, les
inconvénients et quelques domaines d‟application de la logique floue.
Le troisième chapitre nous présentons notre travail de simulation où on a utilisé les deux
régulateurs présentés précédemment (contrôleur PID, contrôleur flou) pour la régulation de
quelques systèmes en 1er, 2ème et 3ème ordre.
Nous terminerons ce mémoire par une conclusion générale dans laquelle nous
donnerons les futures perspectives et les améliorations de ce travail.
2
CHAPITRE I
LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
I.1 Introduction
La première étape lorsqu' on veut analyser puis commander un système consiste à
comprendre son bon fonctionnement, c-à-d, son comportement physique. Les méthodes
d'étude des systèmes linéaires à partir de la notion de fonction de transfert et de ses
représentations constituent un outil extrêmement puissant pour l'étude et la synthèse des
systèmes asservis. On peut même dire que les méthodes d'optimisation ont porté cet outil à sa
perfection, puisqu' elles permettent de déterminer le meilleur qu'on peut obtenir à partir des
données du problème en restant dans le cadre de l'hypothèse linéaire.
Les régulations peuvent être linéaires ou non linéaires. Les régulateurs linéaires les plus
utilisés sont : régulateur de type P (proportionnel), régulateur de type PI (proportionnel et
intégral), régulateur de type PD (proportionnel et dérivé), régulateur de type PID
(proportionnel, intégral, dérivé).
Du moment que les régulateurs continus PI, PD, PID, ont reçu une large application
dans l‟industrie. Le régulateur PID est certainement l‟un des plus importants en raison de son
universalité. Il est à noter que les régulateurs PID sont les plus répondu dans l‟industrie et sont
même utilisés, en combinaison avec des régulateurs flous.
Ce chapitre va introduire plusieurs notions sur les systèmes linéaires et non linéaires,
notion de performances puis explique le principe de la commande classique ainsi que les
différents types des régulateurs.
3
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
Les signaux de sortie d'un système sont aussi appelés réponse du système. Un système
possédant une seule entrée est dit mono variable, si de plus il possède une seule sortie, il est
dit scalaire. Pour observer les grandeurs de sortie, on utilise des capteurs. C'est l'information
de ces capteurs qui va permettre d'élaborer la commande.
est réglée par le chauffagiste pour obtenir une température de consigne donnée = 19°C.
Cependant, le réglage est à refaire à chaque variation de .
4
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
Une sonde est installée afin de mesurer et la mesure est soustraite à la température
souhaitée (la consigne) pour élaborer la loi de commande fixant la température de l‟eau :
( ) (I.1)
Avec est une constante réglable.
Cette première approche présente une amélioration notable. Malheureusement, elle n‟est
pas encore optimale. En effet, lors d‟une journée d‟hiver ensoleillée ( faible) T va être
réglée à une valeur élevée, alors que le soleil entrant par les fenêtres va surchauffer le
logement. Les habitants vont alors ouvrir les fenêtres entrainant un gaspillage d‟énergie
important.
5
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
Le recours à une loi de commande proportionnelle est alors adapté par l‟équation I.1.
Réalisé ainsi, l‟asservissement est à même de réagir aux variations de la température
extérieure et aux changements de la consigne.
La figure I.4 donne une vue plus générale d‟un asservissement en boucle fermée.
Avec :
est la consigne,
est la sortie (ou image de la sortie obtenue par un capteur),
u est la commande ou action,
est l‟erreur ou écart, tel que .
n est la perturbation extérieure,
P est le contrôleur.
I.[Link] Stabilité
Un système est dit stable si et seulement si à une entrée bornée ( ) correspond une
sortie bornée ( ). Cette définition permet de qualifier la stabilité des systèmes forcés.
I.[Link] Rapidité
6
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
mis pour que sa sortie atteint et reste dans l'intervalle [95% ; 105%] de la valeur finale
stabilisée.
I.[Link] Précision
Il est naturel d‟évaluer la précision d‟un système régulé en comparant l‟objectif atteint
par rapport à celui exigé. La précision d‟un système régulé se mesure donc à l‟écart entre la
consigne demandée et la mesure en régime permanent ; on parle alors de précision statique
s‟effectue en réalisant une variation rapide de consigne en amplitude et en mesurant la varia-
tion d‟amplitude.
D‟une façon générale, la synthèse d‟un asservissement résulte d‟un compromis stabilité –
précision – rapidité.
On appelle système linéaire les systèmes physiques représentés par des équations
différentielles linéaires à coefficients constants, et que l'hypothèse de linéarité équivaut au
principe de superposition qui peut s‟énoncer :
Les systèmes non linéaires, par opposition aux systèmes linéaires, sont les systèmes
physiques qui ne sont pas régis par des équations linéaires. Autrement dit, le principe de
superposition ne s'applique pas.
Cependant, les systèmes physiques (réels) ne sont pas nécessairement linéaires. Il est
Néanmoins souvent possible de les étudier avec les outils classiques de l‟automatique linéaire
après avoir linéarisé leur comportement autour d‟un point de repos.
7
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
Par définition, ces systèmes obéissent à une équation différentielle du premier ordre à
coefficients constants :
( )
( ) () ( )
Y (p) 1 1/ b
F (p) (I.3)
X (p) ap b 1 a p
b
y (t)
Le gain statique du système K s'exprime dans la même unité que le rapport .
x(t)
Pour un système stable (la sortie est constante en régime permanent). La constante de
temps τ du système s'exprime en secondes et caractérise la vitesse (dynamique) de réaction
d'un système, le gain statique représente la valeur prise par sa réponse à une entrée en échelon
unitaire quand t .
d 2 y (t) dy (t)
x(t) a 2
b cy(t) (I.5)
dt dt
Y (p) 1 K02
G(p) 2 2 (I.6)
X (p) ap bp c P 20 P 02
8
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
Avec :
ω0 est la pulsation propre non amortie du système (elle s'exprime en radians par
seconde).
Ces trois grandeurs sont suffisantes pour caractériser tout système du deuxième ordre.
Les racines du numérateur N (p) sont les zéros de la fonction de transfert H (p) et les
racines du dénominateur D(p) sont les pôles
Les coefficients étant réels, les n pôles ( pi a pn ) sont soit réel, soit complexes
conjugués deux a deux
9
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
n Aj
H (p) avec A j complexe
i 1 p pi
En termes de stabilité, il suffit d‟un seul pôle partie réelle positive pour entrainer
l‟instabilité de l‟ensemble.
Cette structure de commande est simple et peu coûteuse, mais malheureusement dans
certaines applications ou la précision est d‟une grande importance et/où les paramètres du
système à commander sont variantes, elle n‟est pas utilisée à cause de son imprécision.
Une structure de commande en boucle fermé présentée par la Figure I.5 est définie
comme un système ou le signal de commande (d‟entrée) dépend d‟une façon ou d‟une autre
du signal de sortie. Les systèmes en boucle fermée sont couramment appelés des systèmes
asservis. La structure de commande en boucle fermée (contre réaction) est capable de :
10
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
Le rôle du correcteur est d‟éliminer l‟écart, quelles que soient les perturbations, et
d‟amener le système à réagir le plus rapidement, quelles que soit les variations de l‟entrée de
référence ou des perturbations. Nous distinguons plusieurs types de correcteurs qui sont basés
sur les actions : proportionnelle, intégrale et différentielle.
Les régulateurs standards les plus utilisés dans l‟industrie sont les régulateurs de la
famille PID (proportionnel, intégral, dérivé), car ils permettent de régler à l‟aide de ces trois
paramètre les performances (amortissement, temps de réponse, dépassement...) d‟une
régulation d‟un processus modélisé du premier ordre et du deuxième ordre.
La plupart des régulateurs comportent un algorithme identique à celui désigné par un "PID".
P : Action proportionnelle.
I : Action intégrale.
D : Action dérivée
L'adaptation d'un régulateur aux différents systèmes s'effectue par le réglage des
coefficients (paramètres) de l'algorithme.
Paramètre K p pour le réglage de l'action proportionnelle.
11
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
L‟effet d‟une augmentation du gain entraîne une diminution de l‟erreur statique, et rend
le système plus rapide mais engendre l‟instabilité du système.
L'action proportionnelle est une fonction qui fait varier le signal de sortie du régulateur
proportionnellement à l'écart entre la mesure et la consigne. Le correcteur intégral est
fréquemment combiné au correcteur proportionnel pour améliorer le régime permanent et le
régime transitoire. Cette combinaison est appelée correcteur proportionnel-intégral.
Le coefficient de proportionnalité, appelé gain du régulateur, est obtenu par le réglage
du paramètre du régulateur.
L‟équation dans le domaine temporel de ce correcteur est écrite par l‟expression :
t
u(t ) K p e(t ) Ki e( )d (I.9)
0
Ki 1
C ( p) K p K p (1 ) (I.10)
p Ti p
Kp
Avec : Ti
Ki
L‟inconvénient majeur du correcteur dérivé est son insensibilité aux variations lentes de
l‟erreur. Pour cette raison, ce type de correcteur n‟est jamais utilisé seul. La solution
permettant de minimiser cet inconvénient est de le combiner au correcteur proportionnel [6].
C ( p) K p Kd p K p (1 Td p) (I.12)
Kd
Avec : Td
Kp
13
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
Cette action n‟a pas d‟effet que lorsqu'il y a variation de l'erreur, elle n'a aucun effet sur
le fonctionnement en régime permanent. Les correcteurs PD permet donc d‟améliorer le
régime transitoire [3].
L‟intérêt du correcteur PID est d‟intégrer les effets positifs des trois correcteurs
précédents. La détermination des coefficients Kp, Ki, Kd du correcteur PID permet d‟améliorer
à la fois la précision (Kp et Kd), la stabilité (Kd) et la rapidité ( Kp , Kd).
14
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
Le réglage d‟un PID est en général assez complexe, des méthodes pratiques de réglages
permettent d‟obtenir des bons résultats [8]. Il est régi par la relation suivante :
t de(t )
u (t ) K p e(t ) Ki e( )d K d (I.13)
0 dt
t de(t )
C (t) K p e(t ) Ki e( )d K d (I.15)
0 dt
Soit d‟après la transformée de Laplace
e(p)
C (p) K p e(p) Ki K d p e(p) (I.16)
p
15
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
1
C (p) K p e(p) [K i K d p] (I.17)
p
Méthode de Halman
Méthode de Cohen-Coon
Méthode de Chien-Hrones-Reswick
Méthode Ziegler –Nichols
16
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
On a choisi la méthode de Ziegler –Nichols parce que c‟est une méthode très utilisée
(pratique) qui permet d‟évaluer correctement les paramètres du régulateur.
Plusieurs méthodes expérimentales ont été développées pour déterminer ces coefficients
d‟un correcteur PID. En 1942, Ziegler et Nichols ont proposé deux approches expérimentales
destinées à ajuster rapidement les paramètres des régulateurs P, PI et PID. La première
nécessite l'enregistrement de la réponse indicielle du système à régler seul, alors que la
deuxième demande d'amener le système en boucle fermée à sa limite de stabilité. Il est
important de souligner que ces méthodes ne s'appliquent en général qu'à des systèmes sans
comportement oscillant et dont le déphasage en hautes fréquences dépasse -180 degrés. Ces
systèmes possèdent souvent un retard pur et/ou plusieurs constantes de temps. On les
rencontre surtout dans les processus physico-chimiques tels que les réglages de température,
de niveau, de pression, etc [11].
Cette méthode est basée sur la connaissance du point critique du diagramme de nyquist
du procédé. Les paramètres du régulateur PID en fonction des caractéristiques K0 et T0 sont
donnés.
Paramètres
Régulateur
Kp Ki Kd
P K0 - -
PI K 0 /2.2 K p / T0 -
PID 0.6 K 0 2 K p / T0 K p T0 / 8
17
Chapitre I [LES REGULATEURS CONVENTIONNELS PID]
I.6 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté les notions de base de la commande
conventionnelle, la structure de réglage classique avec une définition des régulateurs les plus
utilisés (P, PI, PD et PID) Ainsi que leur principe de fonctionnement détaillée. Après a cité
quelque méthodes de conception du régulateur PID et a présenté brièvement la plus utilisés (la
méthode de Ziegler et Nichols ).
18
CHAPITRE II
LA COMMANDE FLOUE
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
II.1 Introduction
La logique floue est développée par Lotfi A. Zadeh en 1965 à partir de sa théorie des
sous-ensembles flous [12]. Les sous-ensembles flous sont une manière mathématique de
représenter l‟imprécision de la langue naturelle, ils peuvent être considérés comme une
généralisation de la théorie des ensembles classiques [12-15]. La logique floue est aussi
appelée "logique linguistique" car ses valeurs de vérité sont des mots du langage courant :
"plutôt vrai, presque faux, loin, si loin, près de, grand, petit...". La logique floue a pour
objectif l‟étude de la représentation des connaissances imprécises, des raisonnements
approchés [16] et elle cherche à modéliser les notions vagues du langage naturel pour pallier
l‟inadéquation de la théorie des ensembles classiques dans ce domaine [17].
19
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
, - (II.1)
̅ *( ̅( ))| + (II.2)
En attribuant les éléments x de X un degré d‟appartenance, on remarque les trois cas suivants
( )
{ ( ) (II.3)
( )
exclut donc à ses extrémités, tout élément au sous-ensemble A, mais entre les valeurs
extrêmes du degré d‟appartenance [18].
Dans la théorie de logique floue, les concepts des systèmes sont représentés par des va-
riables linguistiques. Une variable linguistique est une variable qui représente un état dans le
système dont les valeurs sont des mots ou des phrases utilisées couramment dans une langue
naturelle, chaque variable est caractérisée par un ensemble tel que :
* ( ) + (II.4)
20
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
L‟idée principale des systèmes basés sur la logique floue, est d‟exprimer la connais-
sance humaine sous forme des règles linguistiques de forme si…Alors… chaque règle a deux
parties :
Si (un ensemble de conditions est satisfait) Alors (un ensemble de conséquences peut être
exécuté) [19].
II.2.4 Support
Il décrit l‟ensemble des éléments qui sont partiellement dans A
( ) * ( ) + (II.5)
II.2.5 Hauteur
C‟est la valeur maximale de la fonction d‟appartenance, elle est donnée par la relation
suivante :
( ) * ( )+ (II.6)
21
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
II.2.6 Noyau
On peut définie le noyau par l‟équation suivante :C‟est l‟ensemble des éléments booléen
qui appartiennent totalement à l‟ensemble flou A, pour les fonctions de type triangulaire, le
noyau est un singleton qui est appelé aussi valeur modale [19].
ŋ( ) * ( ) + (II.7)
l‟ensemble flou A . Le plus souvent, la fonction d‟appartenance est déterminée par l‟une des
fonctions suivantes :
Elle est définie par trois paramètres (a, b, c) qui déterminent les coordonnées des trois
Sommets (figure 1.2-a)
( ) . . / / (II.8)
22
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
( ) . . / / (II.9)
( )
( ) . / (II.10)
23
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
( ) (II.11)
( ( ))
II.2.8.1 Egalité
On dit que les deux sous-ensembles flous A et B sont égaux si leurs fonctions
d‟appartenance prennent la même valeur pour tout élément de X .
II.2.8.2 Union
II.2.8.3 Intersection
( ) , ( ) ( )- (II.14)
24
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
II.2.8.4 Complément
̅( ) ( ) (II.15)
II.2.8.5 Inclusion
A B si et seulement si ( ) ( ) (II.16)
25
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
dynamique du processus. Les variables de sortie du contrôleur flou sont les commandes à
appliquer au processus.
La base de connaissances est composée d‟une base de données et d‟une base de règles.
La base de données regroupe :
Les ensembles flous associés aux variables d‟entrée et de sortie du contrôleur flou,
Les facteurs d‟échelle (gains) en entrée (normalisation) et en sortie (dénormalisation).
Contrôleur flou
Base de connaissance
Interface de Interface de
fuzzification défuzzification
Moteur d‟inférence
Mise en échelle Mise en échelle
des entrées des sorties
26
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
Exemple : Un exemple de fuzzification continue est illustré sur la figure II.5, pour une seule
variable x , avec des fonctions d'appartenance trapézoïdales. Ainsi si x1 =0.2, après
fuzzification le sous-ensemble flou ( ) ( ) (0, 0.8, 0.2).
27
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
La base de données
Contient la définition des ensembles flous, les facteurs d‟échelle pour la normalisation
des ensembles de référence et la partition de l‟espace flou d‟entrée et sortie.
Règles à conclusion symbolique (contrôleur de type Mamdani) : B est une valeur lin-
guistique. Exemple :
Si l‟erreur est « Négatif Moyen » et la variation de l‟erreur est « Positif Petit » Alors la com-
mande est « Négatif Petit ».
Mac Vicar-Whelan ont observé que les bases de règles proposées par King et Mamdani
étaient incomplètes [21]. Ils ont fait une analyse détaillée sur ces bases de règles et proposé
28
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
une matrice de règles (voir tableau II.1) qui possède deux entrées, l‟erreur et sa variation, en
se basant sur les deux principes suivants [23]:
Si la sortie est égale à la valeur désirée et la variation de l‟erreur est nulle, la Com-
mande sera maintenue constante.
Si la sortie diverge de la valeur désirée, l‟action sera dépendante du signe de la Valeur
de l‟erreur et de sa variation.
Si les conditions sont telles que l‟erreur peut être corrigée par elle-même, alors la
Commande sera maintenue. Dans le cas contraire, la commande sera changée pour
avoir des résultats satisfaisants.
y
NG NP ZE PP PG
NG NG NG NP NP ZE
NP NG NP NP ZE PP
ZE NP NP ZE PP PP
PP NP ZE PP PP PG
PG ZE PP PP PG PG
Tab. II.1- Matrice d'inférence complète de Mac Vicar-Whelan pour deux variables d‟entrée et .
C‟est un mécanisme de décision. Il permet à partir d‟un fait observé de la base des
règles floues une décision en exploitant le raisonnement approximatif. Dans les inférences de
régulateur par logique floue interviennent les opérateurs ET et OU. L‟opérateur ET
s‟applique aux variables à l‟intérieur d‟une règle tandis que l‟opérateur OU lie les différentes
règles. Il existe plusieurs méthodes pour réaliser ces opérateurs dans une inférence et qui
s‟appliquent aux fonctions d‟appartenance à savoir [22] :
29
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
( ) , ( )- (II.17)
( ) , ( ) ( ) ( )- (II.18)
( ) ( ) (II.19)
( ) , ( ) ( ) ( ) (II.20)
30
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
( ) ( ) (II.21)
( ) , ( ) ( ) ( )- (II.22)
( )
( )
( )
31
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
∫ ( )
( )
( )
∫
Méthode du maximum
Cette méthode, s‟applique uniquement dans le cas où la fonction d‟appartenance
associée à l‟ensemble de sortie n‟admet qu‟un seul maximum. On choisit comme sortie
l‟abscisse Correspondant à ce maximum :
( ) ( ( )) ( )
( ( ) ( )) ( )
Un système flou de Mamdani est basé sur une collection de règles du type :
( ) ( ) . ( ) ( ) ( )/ (II.27)
32
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
∫ ( )
( )
∫ ( )
Il est construit à partir d‟une base de règles “Si ... alors ...”. Les prémisses sont toujours
exprimées linguistiquement mais les conclusions sont par contre de nature numérique. Elles
peuvent prendre différentes formes : équations linéaires ou polynômiales, statiques ou dyna-
miques.
L‟étude est ici restreinte à des conclusions constantes, les règles étant donc formulées de
manière suivante :
Où représente une valeur réelle quelconque. Pour les valeurs d‟entrée précise
et , la sortie z est évaluée selon le mécanisme de calcul suivant :
w c
( i , j , k )I
i, j k
33
Chapitre II LA COMMANDE FLOUE
Par contre elle a aussi des inconvénients, les plus rencontrés sont :
Réglage empirique.
Performances en boucle fermée dépendent de l'expertise.
Il n'existe pas de théorie générale qui caractérise rigoureusement la stabilité, la robus-
tesse.
II.6 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présentés les notions de base de la logique floue ainsi que
la composition d‟un système de commande floue. Les notions fondamentales du raisonnement
flou ont été éclaircies en expliquant comment s‟effectue la déduction des nouvelles informa-
tions à partir des informations déjà disponibles a base des règles linguistiques.
Le concept d‟ensembles flous peut être appliqué à plusieurs problèmes, selon la nature
de l‟information, la manipulation de l‟imprécis et la complexité de problèmes.
34
CHAPITRE III
SIMULATION & INTERPRETATION
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
III.1 Introduction
Le rôle de l'automaticien (chargé d'obtenir un système régulé) sera multiple :
Instrumenter le système, c.-à-d., choisir les capteurs et actionneurs en fonction des
besoins physiques, de coût et de performances demandées au système.
Déterminer les relations entrées-sorties du système, des capteurs et des actionneurs.
On parlera dès lors de :
modéliser quand on s'attachera à déterminer la structure mathématique de ces
relations.
identifier quand on s'intéressera à calculer les coefficients du modèle.
Synthétiser une loi de commande (un correcteur) afin d'obtenir un système
performant : Précis, rapide et stable, tout en s'affranchissant des influences néfastes
des perturbations.
35
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
Le système est commandé en boucle fermée. Les paramètres du système simulé sont :
Step (référence)=20˚C ; Step1(perturbation)=1.5˚C ; Transport Delay (retard)=1 ; PID (Kp=1 ;
36
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
Ki=0 ; Kd=0). Les paramètres du PID sont obtenu par essais successifs jusqu‟à obtention de
bons résultats.
Après simulation du schéma fonctionnel de la figure III.2, et on a trouvé les résultats sui-
vants :
20
18
16
commande
14 température
12
réponse du système
10
0
0 5 10 15 20 25 30
temps(s)
37
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
La réponse du système présente une erreur importante, malgré que le temps de réponse
est cours ainsi que le système est stable dans le régime permanent. Pour remédier à ces
problèmes, on se propose de réguler le système avec un régulateur flou.
Selon le schéma de la Figure(III.4), un moteur électrique à courant continu est régi par
les équations physiques découlant de ses caractéristiques électriques, mécaniques et
magnétiques. D‟après la loi de Newton, combiné à des lois de Kirchhoff, On peut écrire les
équations différentielles de premiers ordres après a transformation de Laplace comme suit :
( ) ( ) ( ) (III.1)
( ) ( ) ( ) (III.2)
( ) (III.3)
( )( )
Avec :
Après le calcul, le moteur à courant continu est modélisé par la fonction du transfert suivante :
0.01
F (P) (III.4)
0.005s 0.06s 1.001
2
38
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
K I 50 , K D 1
Fig. III.5 – Schéma bloc du système de 2ème ordre en boucle fermée avec et sans PID.
On a réalisé le schéma de la figure III.5 sous Matlab- SIMULINK et on a trouvé les résultats
suivants :
11
10
consigne
7
réponse en BF
6 PID
réponse du système
0
0 2 4 6 8 10
temps(s)
39
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
Le système en boucle fermée présente une forte erreur en régime permanent tandis que
le système commandé par le PID s‟améliore dans le côté précision mais n‟atteint pas la réfé-
rence voulue.
La deuxième étape consiste à étudier le système commandé par le PID avec présence
de perturbation. Les paramètres du système simulé sont : Step2 (référence)=10 ; step4
(perturbation)=1.5 ; Paramètres du PID : K P 200 , K I 50 , K D 1
Fig. III.7 – Réponse du système de 2ème ordre commandé par PID avec perturbation.
On a réalisé le schéma de la figure sous Matlab- SIMULINK et on a trouvé les résultats sui-
vants :
11
10
consigne
9
PID
8
7
réponse du système
0
0 2 4 6 8 10
temps(s)
Fig. III.8 – Réponse du système de 2 ème ordre avec perturbation commandé par PID
La réponse du système avec perturbation s‟éloigne encore plus que celle sans perturba-
tion, ainsi que le temps de montée est très grand.
40
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
3
F (p) (III.5)
s 6s 11s 6
3 2
Le système est étudié en boucle fermée avec et sans PID. Les paramètres du système
simulé sont : Step1=10 ; Paramètres du PID : K P 5 , K I 3 , K D 2
Fig. III.9 – Schéma bloc d‟un système de 3ème ordre en boucle fermée avec et sans PID.
Le schéma de la figure III.9 est réalisé sous Matlab- SIMULINK. Les résultats trouvés
sont les suivants :
12
10
consigne
réponse en BF
8
PID
réponse du système
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
temps(s)
41
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
La réponse du système en boucle fermée sans contrôleur présente une forte erreur en
régime permanent, mais avec le PID elle présente une bonne poursuite de la consigne (erreur
nulle).
La deuxième étape consiste à étudier le système commandé par le PID avec la pré-
sence de perturbation. Les paramètres du système simulé sont : Step2=10 ; step4=3 ,
Paramètres du PID : , ,
On a réalisé le schéma de la figure sous Matlab- SIMILINK et on a trouvé les résultats sui-
vants :
Fig. III.11 – Schéma bloc d‟un système 3eme ordre en boucle fermée et avec un PID
14
consigne
PID
12
10
réponse du système
0
0 5 10 15 20 25 30
temps(s)
Fig. III.12 – Réponse du système de 3eme ordre avec perturbation commandé par PID
42
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
La réponse du système commandé par le PID présente un dépassement de 25% bien que
l‟erreur en régime permanent soit nulle.
Pour configurer le contrôleur flou dans le Simulink de MATLAB, il faut passer par les
étapes suivantes :
On commence tout d'abord par définir les entrées et les sorties, et par la suite on va
essayer de lier les fonctions d'appartenances d'une façon logique. On a choisi le système de 1 er
ordre pour mettre en œuvre toutes les étapes pour construire le contrôleur flou.
43
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
44
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
45
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
Fig. III.19 – Schéma bloc de la boucle de régulation à contrôleur flou à une seule entrée.
46
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
La fuzzification
Pour construire notre régulateur flou, on commence tout d‟abord par définir les entrées
et les sorties, On prendra comme entrée l‟erreur, c‟est l‟écart de la température mesurée et
désirée, et pour sortie la commande (en utilisant l‟interface fis Editor). Ensuite on définira les
plages de variations (les ensembles flous) et les fonctions d‟appartenances en utilisant
l‟interface (Edit Membership function) ; et ceci et pour l'entrée et pour la sortie. Les plages
de variation des entrées et de la sortie sur le régulateur sont :[-10 14] pour l‟erreur et [-30 37]
pour la commande.
Les inférences
Une fois le type de fonctions d‟appartenance choisi ainsi que la plage de variation, on
appellera chaque partie de la fonction d‟appartenance par un nom significatif (label
linguistique), on aura alors :
Lorsque l‟erreur est négative, la température de sortie est supérieure à la consigne donc
c‟est chaud, Lorsqu‟elle est positive la fonction d‟appartenance est nommée froid, et la partie
du milieu sera nommée OK.
On fera de même pour la commande, la partie décroissante sera nommée refroidir (Elle
correspond à l‟entrée chaud), la partie croissante sera nommée réchauffer, et les deux
segments du milieux sont assignés à une commande appelée rien.
Les règles d’inférences seront alors définies comme suit :
47
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
20
18 température
commande
16
14
12
réponse du système
10
2
0 5 10 15 20 25 30
temps (s)
Fig. III.20 – Réponse du système du 1ier ordre commandé par un régulateur flou à une seule entrée
C‟est une réponse qui atteint la consigne (20 ˚C) et y reste. En effet en variant les plages
d‟inférences on à augmenter l‟efficacité du régulateur autour de cette consigne. On pourrait
également modifier les règles d‟inférences ou les formes des fonctions d‟appartenances
utilisées, mais ceci exige une maitrise du système à réguler.
On se propose dans cette partie d‟ajouter une entrée au régulateur flou, c‟est la variation
de l‟erreur en fonction du temp, ou la dérivée de l‟erreur.
48
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
30
température
25 commande
20
15
Réponse du système
10
-5
-10
-15
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Temps(s)
Fig. III.22 – Réponse du système du 1ier ordre commandé par un régulateur flou à 2 entrées
La réponse présente certes un dépassement mais sa rapidité est meilleure : son temps de
réponse est inférieur à celui du premier cas. Dans l‟ANNEX nous présentons toutes les
interfaces qui ont servi à construire ce régulateur.
Les entrées du contrôleur sont l‟erreur (écart entre la sortie désirée et sortie calculée),
et la dérivée de l‟erreur.
La sortie du contrôleur est la commande du système.
49
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
On considère alors le système avec contrôleur flou présenté dans la figure III.23.
Fig. III.23 – Schéma bloc de système de 2eme ordre commandé par le contrôleur flou.
Les plages de variation des entrées et de la sortie pour le régulateur flou sont : [-20 20]
pour l‟erreur, [-10 10] pour a dérivée de l‟erreur et [-75 75] pour la commande. Les fonctions
d‟appartenances des entrées et de sortie sont de type triangulaire à 3 ensembles flous. La base
de règles est choisie comme celle de MacVicar-Whelan à 9 règles représentée par le tableau
III.1.
u e
N Z P
N N N Z
∆e Z N Z P
P Z P P
50
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
1.2
consigne
Flou
1
0.8
réponse du système
0.6
0.4
0.2
-0.2
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
temps(s)
Fig. III.24 – La réponse du système de 2ème ordre avec le contrôleur flou à 2 entrées
On remarque que la réponse du système avec le contrôleur flou atteint la consigne donc
une bonne poursuite (erreur en régime permanent nulle), dans un temps de réponse très cours
et une marque la stabilité du système dans le régime permanent.
Après modification des plages de variations (univers de discours): [-30 30] pour
l‟erreur, [-10 10] pour la dérivé de l‟erreur et [-100 100] pour la commande. On a utilisé des
fonctions d‟appartenances de type triangulaires pour les 2 entrées ainsi que la sortie. La base
de règles est composée de 9 règles. La perturbation est de 10% du signal d‟entrée.
51
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
1.2
consigne
Flou
1
0.8
réponse du système
0.6
0.4
0.2
-0.2
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
temps(s)
.
Fig. III.26 – La réponse du système de 2ème ordre avec le contrôleur flou à 2 entrées avec perturbation.
Les résultats montrent une bonne convergence vers la référence du système (sortie
désirée) malgré la présence de perturbation.
Les plages de variation de l‟entrée et de la sortie pour le régulateur flou sont : [-10 10] pour
l‟erreur et [-23 23] pour la commande. Les fonctions d‟appartenances de l‟entrée et de la sortie
sont de type triangulaire à 3 ensembles flous. La base de règles est composée de 3 règles.
52
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
Fig. III.27 – Schéma bloc de système de 3ème ordre commandé par le contrôleur flou
0.9 consigne
fuzzy
0.8
0.7
0.6
Réponse du système
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Temps(s)
Les résultats montrent une bonne convergence de la sortie vers le signal de consigne avec
une bonne précision, rapidité et stabilité.
53
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
1.4
consigne
Flou
1.2
1
réponse du système
0.8
0.6
0.4
0.2
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
temps(s)
Fig. III.30 – La réponse du système de 3ème ordre soumis au contrôleur flou avec perturbation.
Les résultats montrent une bonne convergence vers le signal de référence (sortie désirée)
malgré la présence de perturbation.
54
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
microprocesseur et par conséquent ce sera un régulateur évolutif que nous pouvons modifier à
la demande, ce qui n‟est pas le cas du PID. Pour procéder à la comparaison des résultats nous
avons jumelé les schémas des simulations précédentes pour chaque système. Les résultats de
la comparaison entre les régulateurs PID et CF sont représentés sur les figures III.32, III.34,
III.36.
Fig. III.31 – Schéma bloc de système du 1ier ordre commandé par le PID et le contrôleur flou
22
20
18
16
PID
14
commande PID
fuzzy
réponse du système
12
commande fuzzy
10
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
temps(s)
Fig. III.32 – La réponse du système du 1er ordre.
55
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
Fig. III.33 – Schéma bloc de système du 2ème ordre commandé par le PID et le contrôleur flou
fuzzy
consigne
0.8
PID
réponse du système
0.6
0.4
0.2
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
temps(s)
56
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
Fig. III.35 – Schéma bloc de système du 3eme ordre commandé par le PID et un contrôleur flou
1.2
consigne
0.8
fuzzy
réponse du système
PID
0.6
0.4
0.2
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
temps(s)
57
Chapitre III SIMULATION & INTERPRETATIONS
En observant les résultats précédents, on voit que le comportement des deux régulateurs
est semblable du côté de stabilité dans le régime permanent, mais différent en prenant les
autres performances. Le régulateur Flou présente par rapport au PID :
Absence de dépassement.
III.5 Conclusion
Dans ce chapitre, on a appliqué deux méthodes de régulation : la commande PID et la
commande floue sur plusieurs systèmes avec et sans perturbation afin de pouvoir faire une
étude comparative entre ces deux commandes. Nous avons fait des études comparatives en
simulation entre le correcteur PID et la commande floue pour réguler des systèmes de différents
ordres (1er ,2ème et 3ème ordre).
Après simulation, les résultats montrent que le régulateur flou donne de meilleures
réponses par rapport au régulateur PID à savoir un temps de montée plus court, une bonne
précision, absence de dépassements. Malgré les avantages du régulateur flou liés à sa mise en
œuvre en comparaison avec le PID mais ce dernier reste encore le plus utilisé dans l‟industrie.
58
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale
Le premier chapitre a permis de rappeler les généralités sur les systèmes asservis et les
différentes performances d‟un système ainsi que les systèmes élémentaires. Après le concept
fondamental de la commande classique conventionnelle à base des régulateurs PID est
présenté. Nous avons cité ensuite les différents types du correcteur P, PI, PD et PID, leur
principes de fonctionnement en boucle ouverte et en boucle fermé, aussi que les différentes
structures d‟un régulateur PID (série, parallèle et mixte). Après, nous avons cité les
différentes les méthodes de synthèse du régulateur PID puis on a détaillé le principe de la
méthode de Ziegler –Nichols qui permet de calculer de façon systématique les paramètres du
régulateur PID.
Dans le deuxième chapitre, nous avons présenté les notions de base de la théorie de la
logique floue, ainsi que la commande floue. Après, nous avons illustré la structure
élémentaire d‟un contrôleur flou et on a précisé le rôle de chaque bloc (base des règles,
moteur d‟inférences floues, fuzzification, défuzzification) ainsi que les deux type de
régulateurs flou les plus connu Takagi-sugeno et Mamdani.
Le dernier chapitre est divisé en trois parties : la première partie est consacrée pour la
régulation d‟un système de 1er ordre présenté par une serre où on a bien précisé la régulation
de la température à base du correcteur PID avec perturbation, après on a fait la commande
59
CONCLUSION GENERALE
PID avec et sans perturbation d‟un système de 2ème ordre illustrée par un moteur à courant
continue, puis la même procédure précédente pour un système de 3ème ordre. Dans la
deuxième partie nous avons donné une démonstration des étapes à suivre pour la création
d‟un contrôleur flou dans MATLAB-Simulink, puis la simulation des trois systèmes étudiés
précédemment avec un régulateur flou de type Mamdani. La dernière partie a été consacrée
pour la comparaison en simulation des deux types de régulateur PID et flou, en se basant sur
la qualité d‟asservissement et les performances des trois systèmes après la régulation.
les résultats ont montré que le régulateur flou donne de meilleures réponses par rapport
au régulateur PID à savoir un temps de montée plus court, une bonne précision, absence de
dépassements. Malgré les avantages du régulateur flou liés à sa mise en œuvre en
comparaison avec le PID mais ce dernier reste encore le plus utilisé dans l‟industrie.
A la lumière des résultats obtenus, il serait intéressant dans l‟avenir d‟aborder les
thèmes suivants :
60
BIBLIOGRAPHIE
BIBLIOGRAPHIE
Bibliographie
[1] Maurice Rivoire J-LF, Ed. Eyrolles. Cours d‟automatique, tome 2 – Asservissement,
régulation, commande analogique.
[4] Jean pierre Corriou,« commande des procédé », edition Lavoisier, Paris 1996.
[6] Vrancic DYR. Anti-windup and conditionnel Transfer for PID controller Conference Anti-
windup and conditionnel Transfer for PID controller vol. Vol .A. p. pp 183-6.
[7] Christophe Le Lann, 2007,Le PID utilisé en régulation de position et/ou de vitesse de
moteurs électriques, [Link]
[8] Vrancic D, [Link], [Link]êiv, and [Link]. A new tuning method for PID controllers,
4th IFAC conference on system structure and control, Bucharest, october 23-25, 1997
[9] Ben Kherif O, Etude comparative en simulation entre un régulateur PID classique et un
régulateur PID Intelligent, master en Electronique, Université MOHAMED BOUDIAF de
M‟SILA, 2016
[10] Zoghmar M, Habchi A, Étude comparative entre deux régulateurs PID et FLC
appliqués à la Machine à Courant Continu,master Génie électrique, Université LARBI BEN
M‟HIDI DE OUM ELBOUAGHI,2012
[11] A. Zaatri, 2015, „Asservissements et Régulation Industrielle, Cours destiné aux élèves de
4éme Année Ingénieurs, Université Mentouri, Constantine.
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Éléments théoriques de base: Masson, 1973.
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Application pour la Commande et la Modélisation des Systèmes Nonlinéaires. Thèse de
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[23] F.C. Teng, A.C. Tsoi, “Fuzzy controller based on MacVicar Whelan matrix”, 20th
International conference on Industrial Electronics, Control and Instrumentation, 1994.
62
ANNEXE
ANNEXE
Pour configurer le contrôleur flou à deux entrées dans le Simulink de MATLAB, il faut
passer par les étapes suivantes :
On commence tout d'abord par définir les entrées et les sorties, et par la suite on va essayer de
lier les fonctions d'appartenances d'une façon logique.
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ANNEXE
64
ANNEXE
65
ANNEXE
66
ANNEXE
67
ANNEXE
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