INTRODUCTION
Madagascar est un pays dont l’économie repose essentiellement sur le secteur primaire,
l’exportation des produits agricoles, d’élevages et pêche. Généralement, presque la plupart des
populations malgaches vivent dans le secteur primaire. Pour cela, l’élevage occupait 47 % et se
compose des bovins, des ovins, des porcins, de volaille… Spécialement pour l’élevage porcin,
c’est presque familial du type traditionnel qui applique des moyens rudimentaires.
Outre, la crise économique, sociale et politique implique la dissolution des plusieurs secteurs
industriels et des emplois. Cette dernière entraine l’augmentation de taux de chômage et la
diminution de pouvoir d’achat de la population. Tout cela conduit à la précarité des conditions
de la vie des habitants malgaches, en termes d’insécurité alimentaire, diminution du taux de
scolarisation et aussi sur la santé humaine. Ce sont les marques de la pauvreté d’un pays.
Dans ce cas, notre problème réside sur le moyen pour l’amélioration de niveau de vie de
la population et la création d’emploi afin de diminuer le taux de chômage et la pauvreté
malagasy mais surtout au monde rural. Ainsi, c’est du problème aussi la faiblesse et
l’insuffisance qualitative et quantitative de rendement de l’espèce porcine du fait du caractère
traditionnel des activités.
Notre thème a pour objet de « CREATION D’UNE FERME PORCICULTURE DANS
LE FOKONTANY D’ALATSINAINY, COMMUNE RURALE DE MAHAZONY, DISTRICT
D’AMBALAVAO, REGION HAUTE MATSIATRA ».
De façon général, l’objectif de cette étude est d’installer une ferme porciculture dans la
localité de Mahazony afin d’approvisionner régulièrement le marché intérieur de Madagascar
surtout de la région d’exploitation en termes de produit porcin.
Particulièrement, le lancement de ce projet dans la localité de Mahazony a des objectifs de
contribuer à l’amélioration du niveau de vie de la population de cette zone sur le plan social et
économique, par la création d’emploi pour le jeune et par le biais de la productivité c'est-à-dire la
mise au marché de produit en qualité et accessible.
L’exploitation de ce mémoire présente un intérêt pour le lecteur d’enrichir le capital de
connaissance à travers la démarche de conception et outils d’analyse de projet et ouvre de
nouveau champs de recherches en conception de projet. Ainsi, pour le consommateur, ce projet
contribuera à fournir des produits de qualité et surtout il participera à la diminution de taux de
chômage et de la pauvreté.
La présente étude prendra essentiellement en compte le projet de création d’une ferme,
concernant uniquement la zone de Mahazony pour des raisons financier et temporel.
La méthodologie pour la réalisation de ce travail de recherche repose sur les recherches
bibliographiques et webographiques dans les centres de documentation et les bibliothèques ; des
visites et enquêtes auprès de la commune rurale de Mahazony, des commune Urbaine
d’Ambalavao et auprès l’organisme compétant pour la porciculture, Collège Agricole Soarano
Ambalavao; il y a aussi une étude de marché auprès des boucheries et des consommateurs dans
le zone rural et urbaine.
En plus de l’introduction et de conclusion, la présente étude s’articule autour de trois
grandes parties. La première concerne la revue bibliographique et méthodologique de recherche,
elle comprend la généralité, la présentation de l’entité d’accueil du projet et l’étude de marché.
La deuxième partie traitera l’étude technique et organisationnelle de la ferme en tenant compte
dans le chapitre premier l’étude technique, tandis que le second l’étude organisationnelle. En fin,
dans la troisième partie, on trouvera l’analyse financière et économique du projet. Dans cette
dernière partie, on parlera les montants des investissements et prévision de financement, les
comptes de gestion et enfin l’évaluation du projet.
Partie I- REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
ET METHODOLOGIE DE
RECHERCHE
CHAPITRE 1- GENERALITE
La revue bibliographique semble la partie théorique et contextuel de la recherche. C’est la
recherche documentaire guidée par les thèmes de recherche.
Dans cette première chapitre, notre étude s'articule autour de trois section, on trouve tout d’abord
la première section la généralité sur l’élevage du porc à Madagascar, puis l’importance de cette
l’élevage à Madagascar, ensuite la conception d'un modèle d'analyse de projet de création d’une
ferme porciculture et enfin la méthodologie de recherche.
Section1- Généralité sur l’élevage porcin à Madagascar
1. Historique
Il y a plus longtemps au Proche-Orient, le porc a été domestiqué par l’Homme. Dès lors, il a
accompagné ses migrations successives et on le retrouve progressivement dans toute l’Asie,
l'Afrique, l'Europe et enfin toute l'Océanie.
Au XVIème siècle, le porc s’introduit à Madagascar par les navigateurs portugais. Dans ce temps-
là, seules quelques localités dans le cote Nord-Ouest de Madagascar qui pratiquaient notamment
l’élevage porcin et après, il devient un incontournable des élevages du monde.
Depuis le XXe siècle, l’élevage s’est transformé, quelques individus pratiquent la polyculture et
le poly élevage.
Le porc est un animal domestique, omnivore qui a le nom scientifique « Sus scrofa
domesticus », en malagasy on dit « lambo » ou « kisoa ». Il est presque facile à nourrir et très
prolifique. Généralement, le porc gros et gras peut atteint de 150 à 190 cm la longueur, de 35 à
50 cm la largeur, de 80 à 100 cm la hauteur et entre 150 à 250 kg le poids. Cette mesure varie
selon l’âge et la race de porc. Plus particulièrement, le porc male est le plus gras que la femelle.
2. La race de porc à Madagascar
Actuellement, à Madagascar, les différentes races de porc sont de race locale et les races
importées ou les nouvelles races et le métissé.
La race locale
Les races locales, sont issues du croisement des Sangliers avec les porcs d’origine espagnole ou
de la Chine. Ils sont généralement de couleur noire, noire teinte blanche ou blanche teinte noire
et de petite taille. Selon les éleveurs, ils n’arrivent pas à atteindre les performances des autres
animaux. Ils consomment beaucoup et occasionnent très peu de gain de poids. Ils ont en effet un
très faible rendement en viande.
Les races importées, ce sont de la Large white et la Land race :
Le Large White
Les caractéristiques de cette race sont semblables à celles du Land race. C'est, le porc de grande
taille qui a de corps allongé, des oreilles réduites et redressées. Le verrat de cette race peut
atteindre jusqu’à 400kg et la truie 300kg. C'est une race prolifique c'est-à-dire deux portées par
an, qui a de bonnes performances en matière de croissance et beaucoup de viande car un jeune
verrat peut atteint de 100 kg en 145 jours. La couleur est uniformément claire, blanche, sans
aucune tache, avec des soies blanches sur une couenne blanche. Elle produit une viande de très
bonne qualité, avec une faible épaisseur de lard. Elle a été sélectionnée pour sa rusticité et la
facilité de son adaptation à des climats et des systèmes d’exploitation variés.
Les Land race
Le Land race se caractérise par un bon niveau général de performances, tant de production que
de reproduction. Il est en Couleur uniforme blanche, des Oreilles plus larges et rabattues. En ce
qui concerne la reproduction, il possède une excellente précocité sexuelle et de remarquables
qualités maternelles. Les Land race sont très reconnus pour leur prolificité : il est possible
d’avoir12 à 16 porcelets par truie à chaque naissance, avec deux portées par an. Il a de Poids plus
réduits et corps plus long que la race Large White, mais ses performances de croissance se
situent à un niveau très voisin du dite race qui a de croissance plus rapide. Les jeunes verrats
atteignent un poids de 100 kg en 147 jours. En ce qui concerne les qualités de la carcasse, le
Land race se distingue par : la longueur de ses carcasses, son épaisseur de lard dorsal modérée
(c'est-à-dire 11,9 mm à 100 kg pour les jeunes verrats) et son excellente qualité de viande. Il a
été sélectionné pour sa rusticité, la solidité de son squelette, l’épaisseur de sa longe et la non-
sensibilité au stress.
La race métisse
Elle est constituée d’hybrides issus de croisement entre le porc de race locale (truie en général) et
ceux de la race pure Land race et/ou Large White (en général verrat). Exemple : Verrat Large
White avec Truie race locale. Ils ont de taille plus réduite par rapport à la race pure. En général
sa couleur est claire ou parfois blanc et tachetés de noir.
Ils ont une meilleure productivité mais supportent plus difficilement les conditions précaires.
A la 5ème génération de croisement entre mâle race pure avec femelle métisse, le produit est
considéré comme race pure. Pour avoir des bons géniteurs, il faut éviter la consanguinité par le
croisement d'animaux issus des parents identiques.
3. Les différentes catégories de porc
Ils se distinguent selon le sexe, l’âge, l’état d’engraissement et la destination.
Le porcelet
Il se caractérise par le jeune porc de premier âge (1 er âge), de la naissance au sevrage et celle du
deuxième âge (2eme âge) c'est-à-dire du sevrage jusqu’à ce qu’il atteint de deux mois maximum.
Au 1er âge, il a de poids moyen de 2 à 15kg et au 2eme âge, il est de 15 à 25kg. La durée de la
lactation dépend de l’état maternel et du type d’élevage mais en général, c’est presque après 45
jours de la naissance.
La couchette
C’est la jeune truie élevée en prévision de la reproduction. Elle est choisie parmi les porcelets de
sexe femelle sevré du troupeau qui sont des animaux issus d’une mère ayant un nombre de
porcelets élevé par portée et un verrat de race pure. Elle doit aussi un gros porcelet ayant une
bonne santé, un excellent appétit et un bon aplomb. Elles sont élevées très loin des porcheries de
verrat pour éviter l’habitude au male.
La truie
C’est la femelle adulte. Elle doit avoir un excellent appétit, une bonne santé, une bonne
conformation, un nombre de tétine élevé au moins douze. Pour accéder à la première saillie, la
truie doit avoir de 8 mois à un an et 60 à 95kg. La gestation peut durer de 114 jours c'est-à-dire
de 3 mois 3 semaine 3 jours.
Le verrat
C’est le male adulte gardé pour la reproduction. Il est choisi parmi les porcelets de sexe male qui
ont une bonne conformation extérieure, un bon aplomb des testicules et des verges bien
développés. Il effectue la première monte à 60 kg de poids. La performance d’un verrat est de
35truies au maximum et on peut l’utiliser pendant 4 à 5ans avant la reforme.
Les porcs à engraisser
Ce sont des porcs en cours d’engraissement. Généralement, Ils proviennent de porcelets sevrés
mais pourtant, ils peuvent être des truies qui étaient gestantes et nourricières ou des verrats qui
étaient des reproducteurs c'est-à-dire que lorsqu’ils sont épuisés ou deviennent sexuellement
inactifs, ils sont destinés comme des porcs à engraisser. On dit que ces truies et verrats sont en
état de reforme.
Section 2- Importance de l’élevage porcin à Madagascar
1. Importance économique
A Madagascar, le cheptel porcin s’est constitué à partir du 17ième siècle, avec des porcs de races
rustiques importés d’Europe et d’Asie. Pendant la première moitié du 20ième siècle ont été
introduites des races améliorées.
L’élevage de porc, recouvre une importance considérable dans les régions de production agricole
comme de riz et de maïs car il permet d’en valoriser les sous-productions en matière des engrais.
Ainsi, il est très développé sur les Hautes Terres, situées au centre du pays, mais également dans
certaines zones côtières, où les habitants, pourtant de religion musulmane, élèvent des porcs sans
en consommer.
Dans certaines régions, l’élevage et/ou la consommation de porc sont traditionnellement fady ou
tabou. Ces interdits, d’origine variée, ne sont pas immuables et définitifs. Ils ont tendance à
reculer à l’heure actuelle.
L’élevage porcin correspond à des stratégies diverses dont l’innovation pour ceux qui ont
quelques économies c'est-à-dire les éleveurs se lancent dans une nouvelle activité, plus rentable.
Ainsi, c’est une stratégie de thésaurisation des revenus, qui peuvent facilement se transformer
d’animaux sur pied en argent liquide en cas de besoins urgents. Une stratégie d’accumulation
aussi, qui permet d’augmenter l’acquisition de signes de promotion sociale.
Il est donc une source de revenus rapides de la population
2. Importance nutritionnelle
Divers débouchés s'offrent à la viande de porc. Tout d'abord, elle constitue une source
importante et nécessaire pour couvrir les besoins des populations en matière de viande, car la
viande de porc est une source de protéines importante après la viande de bœuf. Mais parfois, son
prix trop élevé ne la rend abordable que pour les classes privilégiées.
En plus, il produit aussi beaucoup de matières grasses, entrant dans la composition de divers
mets traditionnels et dans la préparation de plusieurs produits industriels à base de porc comme
par exemple la charcuterie, salami ... et son sang est recueilli dans certains abattoirs pour servir à
la préparation du boudin.
En fin, il est essentiellement consommé les jours de fêtes, cependant Il ne fait partie l’objet de
rites sacrificiels et en générale, sa consommation est « fady » lors des cérémonies mortuaires
sauf dans quelques régions de Madagascar. Toutes ces possibilités offertes à 1’ utilisation du
porc devraient en favoriser la production porcine.
Section 3- Conception d'un modèle d'analyse de projet de création d’une ferme
1. Point de recherche et Hypothèse de l'étude
La question de recherche de notre étude est: comment mettre en place un projet de création
d’une ferme porciculture moderne susceptible d'apporter une rentabilité pour le promoteur ?
Pour répondre cette question, la rentabilité d'un projet d'installation de la ferme dépend de trois
paramètres :
- la conception de l'étude de marché;
- la qualité technique et organisationnelle ;
- l’étude financière et économique du projet
Dans cette instruction, nous observons l'hypothèse selon laquelle une étude efficace du projet
détermine à priori la rentabilité et la viabilité du projet.
2. Définition des variables de l'étude
Les variables explicatives
La conception du projet va permettre de réaliser une étude détaillée à travers les variables ou
études commerciale, technique, organisationnelle, financière et économique.
En principe, ces cinq variables permettent de déterminer la rentabilité et la viabilité du projet.
Ainsi, ces variables se présentent comme des variables explicatives ou indépendantes de la
rentabilité considérée comme la variable expliquée ou dépendante.
La variable à expliquer
L'étude de faisabilité détaillée permet fondamentalement de déterminer la rentabilité et la
viabilité du projet. C'est pourquoi que dans cette étude, c’est la variable « rentabilité (R) » qu’on
est considérée comme de variable expliquée par rapport à toutes les autres variables explicatives.
3. La construction du modèle d'analyse
Présentation du modèle d'analyse
Il s'agit de traduire la relation mathématique qui existe entre l'étude de faisabilité ou la phase de
conception notamment les variables explicatives et la rentabilité du projet c'est-à-dire le
variable expliquée, en utilisant le modèle d'analyse :
R = f (C), avec R = rentabilité et C = conception (études commerciale, technique,
institutionnelle ou organisationnelle, l’étude financière et économique).
En effet, cette relation mathématique exprime que la rentabilité du projet (R) est fonction de
l'efficacité de la phase de conception(C) ou l'étude de faisabilité.
Pour la phase de conception, dans une étude de marché, il faut définir les besoins du marché et la
clientèle, élaborer un plan marketing. Dans une étude de technique, on va choisir le lieu
d’implantation, le type d’installation technique et déterminer le volume de production. En ce qui
concerne l’étude organisationnelle, il faut définir les fonctions, mettre en place l’organigramme
et planifier le calendrier de la réalisation du projet. Dans une étude financière, on doit élaborer le
plan de financement, le plan de trésorerie et les comptes de résultat prévisionnel. En fin, dans
l’étude économique, il suffit de déterminer les effets direct et indirect de projet dans le cadre de
l’économie. C’est l’évaluation du projet.
Les indicateurs des variables
Les indicateurs sont des critères de mesure de la performance d'une activité. Ils peuvent être
d'ordre quantitatif comme qualitatif.
Dans cet exercice, les indicateurs jugés pertinents peuvent être classés à deux (2) niveaux:
- les indicateurs caractéristiques de la conception du projet : c'est à dire les indicateurs qui
apprécient la qualité des différentes études effectuées qui sont l’étude de marché, étude
technique et organisationnelle;
- les indicateurs appréciant la viabilité et la rentabilité du projet qui sont l’étude financière et
économique ;
Section 4 – Méthodologie
1. La méthodologie de recherche
Dans le cadre de ce travail, deux approches méthodologiques en matière de recherche ont été
utilisées pour le recueil des informations et des données.
Recherches bibliographiques
Dans cette étape, nous avons consulté des sources secondaires, des mémoires déjà réalisées
disponibles pour le domaine porciculture et l’étude ou traitement de la création du projet tel que
les ouvrage et les revues bibliographiques c'est-à-dire les documents et études, revues
spécialisées et les recherches universitaires. La recherche documentaire a donc guidée par les
thèmes de recherche au niveau de la faculté DEGSS, université de Fianarantsoa.
Enquête sociologique
Il s'agit d'un travail de recherche sur terrain auprès des services de l'administration compétents en
matière de conception de projet et une ferme porciculture;
L'instrument de recherche d'informations utilisé dans cette étude est essentiellement composé
d'un guide d'entretien soumis à un exploitant d'une ferme porciculture. Dans ce contexte, nous
avons ciblé une ferme privée à la périphérie de Fianarantsoa compte tenu que cette dernière
constitue notre source d'information concernant les prix pratiqués c'est-à-dire la
commercialisation des produits porcin, les fréquences d'achat des clients et les besoins en
aliments de volaille et les équipements et matériels...
Il s’agit aussi des enquêtes au sein de l’administration disposant de donner les informations
concernant le marché des produits porcin c'est-à-dire l’offre et la demande de ces produits.
2. Matériels utilisés
Plusieurs types des matériels ont été utilisés durant les travaux de recherche sur terrain pour
faciliter notre travaux et afin d’obtenir des données fiables.
Nous avons utilisé de : ordinateur pour stocker tous les donnes; cahier, stylos ; dictaphone pour
l’enregistrement d’interview.
Nous n’avons aucun problème pendant la réalisation des enquêtes car les personnes enquêtées
sont courageuses et ont pu donner des réponses satisfaisantes.
CHAPITRE 2 : PRESENTATION DE L’ENTITE D’ACCUEIL DU PROJET
Dans ce chapitre, on peut trouver la présentation générale de la zone, les différentes institutions
dans la zone d’étude et l’économie de la commune.
Section 1- Présentation général de la zone d’étude
1. Présentation administrative
La ferme sera située au chef lieu du Fokontany d’Alatsinainy, commune rurale de Mahazony,
rattachée au district d’Ambalavao dans la région Haute Matsiatra.
La commune rurale de Mahazony se situe 26km au Sud-est de centre ville d’Ambalavao. Elle
est bordée au Nord par la commune rurale d’Ambinanindovoka, au Sud par la commune rurale
de Sendrisoa, à l’Est par la commune rurale de Miarinarivo et à l’Ouest par la commune rurale
d’Andrainjato Kiririoka. Elle a une superficie de 97 km 2 et elle compte 12 Fokontany et la
répartition de distance de ces Fokontany au chef lieu de la commune est représentée comme
suit :
Tableau n° 01 : distance du Fokontany au chef lieu de la commune
N° Nom du Fokontany Distance au chef lieu de la CR (en km)
1 Alatsinainy 0
2 Ambohijafy 1,5
3 Vohitsoa 3
4 Sahatsiota 2
5 Tsarasoa 3
6 Antokolava 6
7 Ambohidroa 6
8 Ambohimahasoa 7
9 Ampangabe 9
10 Ankola nord 7
11 Kiazolaivato 8
12 Ambalamahasoa 10
Source : CR Mahazony, 2016
2. Situation géographique
Le Climat
La commune de Mahazony a un climat tropical humide avec une altitude moyenne supérieur ou
égale à 1000 mètre. Cette zone est caractérisée par une saison chaude et pluvieuse du décembre à
février, chaude et humide de Mars à Mai, froide et humide de juin à Aout, chaude et sèche de
septembre à Novembre. La pluviométrie annuelle est moins de 1000mm à 1500mm.
En général, la température varie relativement entre 10 à 28°C.
Le Relief
La commune de Mahazony fait partie de la hautes terres oriental et c’est un relief montagneux,
composée des vallées plus ou mois étroites. Elle ne possède pas de grands cours d’eau, mais on y
trouve une rivière Manandrea qui le traverse.
Démographie
D’après le dernier recensement, la population totale de la commune de Mahazony est de 16 379
habitants en 2015 repartis en 2340 ménages avec une taille moyenne de 7 et une densité
moyenne de 169 habitants /km2. Dans la commune, le taux d’accroissement naturel est assez
stable autour de 4%.
Tableau n° 02 : Répartition par Fokontany de la population de la CR
N° Nom du Fokontany Nombre de ménages Nombre d’habitants
1 Alatsinainy 226 1550
2 Ambohijafy 124 1083
3 Vohitsoa 198 1405
4 Sahatsiota 171 1149
5 Tsarasoa 217 1481
6 Antokolava 205 1453
7 Ambohidroa 182 1291
8 Ambohimahasoa 176 1166
9 Ampangabe 92 1378
10 Ankola nord 212 1435
11 Kiazolaivato 215 1460
12 Ambalamahasoa 222 1528
Total 2340 16379
Source : CR Mahazony, 2016
Section 2- Institution dans le zone d’étude
1. Education et santé
La commune de Mahazony possède beaucoup des institutions comme des écoles, églises, centres
de santé de base (CSB).
En ce qui concerne le domaine sanitaire, la commune possède deux (02) centre de sante de base
(CSB) dont le CSB II Mahazony et le CSB I Ankola Nord.
En matière de l’éducation, elle a un lycée Public, trois collèges d’enseignement général (CEG)
publics et quatre écoles primaires privées. Chaque Fokontany possède une école primaire
publique (EPP).
Le tableau ci-après présente la quantité de l’établissement scolaire existante dans la commune
avec leur nombre d’élèves respectifs.
Tableau n° 03 : établissements dans la CR Mahazony
Etablissement Quantit Nombre d’élèves Nombre des
é enseignants
Lycée public 01 125 09
Collèges d’enseignement général (CEG) 04 947 37
Ecole Primaire Public (EPP) 12 1532 64
Ecole Primaire Privée 06 569 31
Total 23 3173 141
Source : ZAP Mahazony, 2016
2. Ethnie et religion
Ethnie
Pour la composition ethnique dans la Commune Rural de Mahazony, il ya plusieurs « foko »
qui y vivent comme les Merina, les Tanala et les Antesaka ; mais la plupart de « foko » qui
vivent dans la Commune sont les Betsileo. Ils sont le plus nombreux. Il n’y aucun problème en
terme de cohabitation entre les autochtones et les migrants si ces derniers respectent les us et
coutumes locaux.
Religion
En général, la totalité de la population de localité de Mahazony sont de Chrétienne
Section 3- L’économie de la commune
1. Agriculture
C’est le secteur qui joue le rôle très important sur l’activité économique de la population
notamment de paysan. Dans la localité de Mahazony, ce secteur qui prend le premier rang de
l’activité et elle est constitué par la culture de diverse céréale comme du riz, maïs, tubercules (de
patate, manioc), des fruits et des légumes…
Les produits agricoles de la commune sont destinés pour l’autoconsommation de la population
de cette zone et pour les collecteurs qui vient de l’extérieur.
2. Élevage
L’élevage constitue l’activité secondaire de la population. C’est aussi, une activité génératrice de
revenu pour le paysan de la commune rurale de Mahazony. Généralement, il y a quatre
catégories d’élevage.
Tableau n°04 : cheptel d’élevage de la CR de Mahazony
Cheptel Effectif pourcentage
Bovins 2 340 15,71
Porcines 850 5,71
volailles 11 200 75,22
pisciculture 500 3,36
Total 14 890 100
Source : CR Mahazony, 2016
D’après ce tableau, nous avons vu que l’exploitation de la filière porcine est faible par rapport
aux autres. Même la plupart des familles élèvent ce cheptel mais il est peu nombreux à cause de
la pratique d’élevage traditionnel.
Les produits sont autoconsommés aussi par les éleveurs et destiné au marché de la commune.
3. Autre secteur économique
La commune rurale de Mahazony n’a pas d’industrie, ni d’entreprise mais dans le domaine
d’artisanat, il y a l’art de vannerie, de l’association de femmes coutureuses.
En plus, elle a de 05 épiceries, et un marché local d’Alakamisy Andoharano pour vendre les
produits locaux et pour acheter des produits des consommations. Le marché a lieu une fois par
semaine le jeudi et le nombre de marchands et de client varient selon la saison, il est très
fréquenté en période de récolte (Mars à Juin).
Chapitre 3 - ETUDE DE MARCHE ET ASPECT MARKETING
L’étude de marché est le recueil des données fiables et pertinentes sur le marché afin de
faciliter la prise de décision. Elle est donc le point de départ et le pivot central d’une étude pour
la création d’un projet. En effet, c’est très nécessaire de réaliser une étude de marché dans le but
de détermination des chances de succès du projet.
Le marché est défini comme l’ensemble de personnes et organisations de toutes sortes qui ont,
ou peuvent avoir une influence sur la consommation et par conséquent sur les ventes du produit
ou service considéré. Autrement dit, le marché est le lieu de rencontre de l’offre et de la
demande.
Dans cette étude de marché, nous allons faire l’évaluation de la demande, l’analyse de l’offre et
l’élaboration de la politique commerciale du projet.
Section 1- Evaluation de la demande
La demande d’un produit est la quantité et la qualité de ce produit susceptible d’être demandée
sur un marché déterminé. L’évaluation de la demande d’un produit peut fournir la nature de la
clientèle et la fréquence des achats des produits, la quantité et la qualité de produits ou services
demandées.
1. Analyse qualitative de la demande
La rentabilité de toute activité commerciale est liée à l’abondance et à la permanence de la
clientèle. Les producteurs de produits porcins ont de différentes clientèles permanent, et
essentiellement composée des : monde des boucheries, des hôtelleries dans la ville d’Ambalavao,
et les collecteurs qui ravitaillent à Antananarivo et dans les autres régions. Sans oublier,
ménages de la communauté de cette zone.
D’après notre enquête auprès de responsable, la consommation de la viande de porc souffre
actuellement de produit moins qualifié de porc et du prix de la viande inabordable. En principe,
les clients cherchent les produits de qualité qui pèsent presque au moins 80kg.
Dans la majorité, la demande en porc d’une manière générale s’accroit pendant les jours de fête
de l’indépendance c'est-à-dire le mois de juin ; les cérémonies de mariage; le fête de Pacques et
le fête de fin d’année c'est-à-dire Noël et Saint Sylvestre. C’est surtout pendant ces occasions
exceptionnelles que la demande est très forte et que toute personne se fait l’obligeance
d’améliorer son menu quotidien.
2. Analyse quantitative de la demande des produits porcins
L’évaluation quantitative des produits porcins est basée sur les ratios de consommation des
clients. Le tableau ci-dessous nous montre l’intervalle de consommation porcin par le
consommateur dans deux ans successive.
Tableau n° 05: consommation bimestriel de produit porcine
Consommateurs Consommation Pourcentage
bimestriel
Abattoirs hôtelleries 28 02,59%
ménages 14 01,30%
boucheries 238 22,04%
collecteurs 800 74,07%
Total 1080 100%
Source : CU Ambalavao, 2017
D’après ce tableau, nous avons constaté que la 74,07% de consommation porcine dans le district
d’Ambalavao est destinée aux collecteurs qui ravitaillent à Antananarivo. La demande
potentielle annuelle de porc dans la ville d’Ambalavao et dans cette localité est estimé au nombre
de 6480 Porcs.
Section 2- Analyse de l’offre des produits
Cette analyse permet d’estimer la qualité, la quantité de produit à offrir et d’étudier la situation
de la clientèle dans la région d’exploitation.
Dans sa globalité, le diagnostique de l’offre appréhende l’analyse de la concurrence, la qualité et
quantité du produit offert sur le marché.
1. Quantité et qualité de produit à offrir
Aussi bien à Ambalavao que les autres principaux centres urbains, la place de porciculture
informelle est très importante. Pour cela, les quantités des produits commercialisées sont
difficiles à évaluer.
Nonobstant, nous avons constaté que la majorité d’exploitant pratiquent l’élevage traditionnel,
les produits offerts sont donc insuffisants, ils ne peuvent pas satisfaire les besoins des clients et
ces dernières subissent la conséquence de cette carence et défaut.
2. La concurrence
Il est important de déterminer le nombre des concurrents sur les marché du produit afin
d’élaborer les politiques de la commercialisation. Généralement, Ambalavao n’a pas des fermes
porciculture modernes, mais il y a quelques types d’élevages intermédiaires du type amélioré
dont l’effectif moyen par éleveur est de 10 à 25 têtes. La majorité d’éleveurs pratiquent le type
d’élevage traditionnel avec l’effectif moyen de 1 à 5 têtes, pour celui, l’hygiène et les
vaccinations sont presque négligeables. En effet, les produits offerts ne peuvent satisfaire les
besoins des clients, ils ne sont pas suffisants et la qualité n’est pas confondre au besoin des
clients.
3. Analyse de prix
Prix des produits
Le prix est une composante très particulière de l’étude de marché. Prix des produits sur le
marché est présenté par le tableau ci- dessous :
Tableau n° 06 : prix de produit sur le marché
Produits Prix en 2014 Prix en 2015 Prix en 2016 Prix en 2017
Porc gros et gras 6 500 6 800 8 000 8 000
Viande de porc 7 500 8 000 9 000 9 000
porcelet 8 000 9 000 9 500 9 500
géniteur 8 500 9 000 9 500 9 500
provende
Source : marché de la zone d’exploitation
Part visée sur le marché
Notre production servira à satisfaire les besoins des habitants de la localité. Tout d’abord, ils sont
destinés à l’autoconsommation de la population de Mahazony et puis de district d’Ambalavao
notamment les boucheries, les ménages, les hôtelleries, les collecteurs. Et après quelques années
d’exploitation, nous envisageons de vendre nos produits en province.
Section 3 – La politique commerciale ou le plan marketing du projet
La politique commerciale a une dimension stratégique et opérationnelle, elle englobe toutes les
stratégies et les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs commerciaux. A partir des quatre
variables, une politique commerciale est définie.
1. Politique de produit
Le produit constitue le cœur de la politique commerciale et un levier d’action dont dispose les
entreprises pour attirer les clients et les fidéliser. La mission essentielle du projet se résume à
l’approvisionnement régulier du marché d’Ambalavao en porc de consommation avec de coût
abordable et de produit en qualité car dans le comportement d’achat, les consommateurs
s’intéressent à certains produits de qualité. Dans cet ordre d’idée, en optant la produit de qualité,
il faut accéder au technique d’élevage moderne.
2. Politique de prix
La politique en matière de prix constitue un instrument de commercialisation important. Elle
consiste à établir le prix et déterminer les conditions de paiement. Pour fixer un prix, il faut tenir
compte de la nécessite de couvrir les dépenses et également des limites imposées par le marché.
Cette politique de prix est définie en fonction des critères de choix ci- dessous :
la politique de prix élevés (écrémage), de prix faibles (pénétration);
les prix différentiels en fonction de l'importance de la commande ou des concurrents;
les ventes saisonnières (offres de prix spéciaux valables pendant une période limitée).
Pour pénétrer le marché, la stratégie « de prix de bas ou de pénétration » sera mise en œuvre par
le projet. Les prix sont fixés de telles sortes qu'ils puissent être compétitifs sur le marché.
3. Politique de distribution
Les stratégies de distribution concernent le transport matériel, le plan des locaux de vente,
l'organisation des unités de vente et le choix de la méthode de distribution c'est-à-dire soit ventes
directes ou soit ventes par l'intermédiaire.
Le circuit de distribution des produits porcin demeure informel. Afin d'éviter le circuit informel
de la commercialisation, le projet a porté son choix sur un système de distribution sélective.
Cette stratégie de couverture du marché repose sur l'application d'une méthode de proximité des
points de vente au niveau des marchés et des grands axes de communication.
4. Politique de communication
La communication a pour finalité de faire connaître la marque, les produits ou l'entreprise afin de
donner au récepteur l'envie d'acheter le produit. Le plan de communication indique les choix
entre les actions de publicité, de promotion des ventes et de relations publiques. Ainsi, la
communication s'articule autour des actions comme: la sélection des supports d'information, le
matériel publicitaire et la promotion pendant le lancement du projet.
Dans le cadre du lancement de ces produits, la stratégie adoptée par le projet est de procéder à la
publicité sur les lieux de vente en collant des affiches sur les parties visibles des points de vente
afin d'attirer l'attention des consommateurs potentiels et de les informer sur le produit. Aussi, les
vendeurs doivent être en mesure de renseigner et de satisfaire les clients qui veulent consommer
ces produits. En plus, le projet va engager un spot publicitaire sur les radios.
CONCLUSION PARTIELLE
Cette première partie porte la connaissance sur l’élevage du porc en général, l’implantation du
projet et l’étude de la marche de production porcine. Maintenant, nous allons voir dans la
deuxième partie, l’étude technique et organisationnelle de ce notre projet.
Partie II- ETUDE TECHNIQUE ET
ORGANISATIONNELLE DE LA
FERME
CHAP. 1 – ETUDE TECHNIQUE DE LA FERME
L’étude technique et organisationnelle est classée comme le cœur de notre recherche. Dans ce
premier chapitre, il est présenté dans la première section le processus, cycle et programme.
Puis à la deuxième section, nous allons voire les installations techniques de la ferme. Ensuite,
pour la troisième section on trouve en ce qui concerne l’alimentation du porc et enfin la
quatrième et dernière section parlera la sante du porc.
Section 1- Le processus, cycle de production et le programme de production prévisionnelle
1. Le processus
Le projet de ferme porciculture consiste à la production de deux (2) types de produits. Il s'agit de
la production des porcelets et celle des porcs destinés à la commercialisation.
En ce qui concerne la production des porcelets, au début, on achète de truie de 8 mois à un an
avec de poids 60 à 95kg et verrat de 60 kg de poids.
Pour les porcs destinés à la commercialisation, le processus de production consiste à élever pour
le commencement des porcelets de deux (2) mois dont le poids varie entre 20 et 25 kg. Dans un
premier temps, le projet achète ces porcelets et après, lorsque l'entreprise aura fonctionné
pendant une certaine période; il produira lui même la matière première à partir des reproductions.
L'ensemble de porc sera élevé dans des porcheries qui seront construits à cet effet. Elle recevra
une alimentation équilibrée afin de couvrir les besoins de production et de croissance.
La couverture sanitaire et prophylactique est très nécessaire ainsi que le suivi technique.
2. Le cycle de production
Dans la production, il est important de connaître le cycle de production. Les porcs gros et gras
seront produits dans six à huit mois dont leur phases se repartie dans le tableau ci dessous :
Tableau n°07 : phase de production
Phases Durée en mois Poids en kg
porcelet 2 2 à 25
croissance 2 25 à 60
Engraissement 2à4 60 à 120
Source : Responsable d’élevage, 2016
Pour la production des porcelets, la durée du cycle de ponte est environ 6 mois. Cette durée se
repartie en trois phases : la première est la phase de grossesse qui dure de 114 jours c'est-à-dire 3
mois 3 semaines 3 jours ; ensuite le premier âge de porcelet (porcelet non sevré) de naissance à
45ème jours et en fin le deuxième âge de porcelet (le sevrage) du 45 ème Jours à deuxième mois.
C’est pour cela que la femme peut avoir deux portées par an avec 8 à 12 petites à chaque
naissance.
3. Programme de production prévisionnelle
Tout d’abord, nous irons produire par bimestre les porcs gras et les porcelets destinés aussi à
l’engraissement. Il est prévu que le début de notre production des porcs gras sera à la fin du
quatrième mois d’exploitation tandis que les porcelets seront à la fin du sixième mois. Pour cela,
à la première production, il est au nombre de 30 unités et à partir de quatrième production il est
de 60 unités car le nombre de porcelets à engraisser augmente grâce à l’existence des géniteurs.
Section 2- INSTALLATIONS TECHNIQUES
Le choix des installations technique est très important pour la réalisation et la pérennisation de
l'activité de la ferme.
1. Races à élever
L’objectif de notre élevage, c’est la production du porcelet et de porc engraissé. Dans la
pratique, nous choisissons les races pures (kisoa vazaha) car ces races peuvent se développer
normalement selon des méthodes simples de conduite de l'élevage et d'alimentation et ayant
aussi de croissance rapide. Ainsi, ces animaux ont subit quelques changements sur certains
caractères dont l’alimentation, adaptation au climat. Ils sont donc les plus avantageux avec
l’utilisation des produits agricoles disponibles sur place et recours à quelques compléments.
2. Types d’élevage
A Madagascar, il y a trois modes d’élevages du porc dont l’élevage familial de type
traditionnel, l’élevage intermédiaire de type amélioré et l’élevage moderne de type intensif
formalisé.
Elevage du type traditionnel
Presque le 75% du sous secteur est représenté par ce type d’élevage avec d’effectif moyen
de 1à 10 têtes par éleveur et de race locale. La technique de production est encore
rudimentaire, le parc des habitants est simple et n’est jamais nettoyé. L’alimentation est
toujours traditionnelle comme le reste de cuisine, son et les écarts de triangle des produits
agricoles comme le feuil et la peau de manioc…En plus, l’hygiène et les vaccinations sont
totalement négligées.
Elevage du type amélioré
C’est l’élevage qui vise à améliorer le revenu des ménages, des fonctionnaires et des
employés privés et c. Le mode de production est presque l’engraissement. L’effectif moyen
par exploitant est de 10 à 30 têtes dont la race exploité est la race métisse. La technique
d’élevage est plus élaborée c'est-à-dire porcherie en dur, alimentation valorisant le reste
domestique mais complétée par de CMV, manioc et suivi de mesure d’hygiène.
Elevage moderne du type intensif
Pour ce type d’élevage, les techniques d’élevages sont moderne, conforme à la norme de
production c'est-à-dire porcherie en dur respectant approximativement les normes ;
alimentation en provendes et équilibrée, en quantité suffisante et aux heurs fixes ; les
mesures d’hygiène sont relativement rigoureuses c'est-à-dire nettoyage et vaccination
systématique. L’effectif de porc pour ce type d’élevage est supérieur à 30.
Pour ce notre projet, nous prendrons le type d’élevage intensif car notre objectif est de
satisfaire en terme de qualité et de quantité les besoins en porcs de la population et nous
avons vu que dans le zone d’exploitation, il n’y a pas d’élevage moderne.
3. Les bâtiments de projet
Ce notre projet opte pour des installations du type semi-modernes. Les bâtiments du projet sont
donc constitués des bâtiments administratifs et des bâtiments d'élevage (porcheries). Ils sont de
type matériaux définitifs et représentent un investissement à long terme.
Les bâtiments administratifs
Ils sont composés d’un magasin de 30m2 pour le stockage de l'alimentation des porcs et un
bureau sur une superficie de 30m2 en matériaux définitifs ;
La porcherie
Les porcheries permettent de créer un environnement propice à l'élevage des porcs c'est-à- dire
que répondent à leurs besoins sanitaires et physiologiques. C'est-à-dire, elles protègent les
animaux contre les intempéries, les prédateurs et les voleurs. Elles évitent aussi les contacts avec
d'autres animaux vecteurs potentiels de maladies et sur tout elle contribue à la lutte contre la
PPA.D’après notre étude, le nombre des porcheries nécessaires est au total est égal à 40.
Densité et dimension
Pour les porcs à l'engrais, la surface de la porcherie est de 2m2 par porc avec la densité de 10
m2 pour 10 porcelets c'est-à-dire à la phase de croissance dans deux mois. Le deux mois
suivants, la phase d’engraissement, la densité est de 8 m2 pour 5 unités.
La porcherie des verrats a une hauteur compris entre 1,3 à 1,5 m et de densité 5m2/ verrat.
La truie (en gestation / en maternité) a une porcherie de densité de 5m2/Truie avec de hauteur
des murs 1m. En effets, dans ce notre projet, nous avons exigé le nombre des porcheries
suivants :
Tableau n°08 : nombre de porcherie nécessaire
Catégorie du porc Durée de placement porcherie
Taille quantité
Engraissement croissanc 2 mois 5m ×2m 6
e
engraissé 2mois 4m× 2m 12
Géniteurs verrats Pendant l’exploitation 2,5m×2m 3
truies Pendant l’exploitation 2,5m×2m 15
porcelets sevré 45 jours 5m ×2m 3
Porcs produites 1mois maximum 10 m×2m 1
Total 40
Source : notre analyse, 2017
Emplacement
La porcherie doit être installée sur un terrain suffisamment :
haut, sec, calme et favorable à l'évacuation des eaux;
accessible à l'eau (robinet ou puits…) ;
disponible pour le bon système d'évacuation des eaux usées ;
plus ou moins éloignée de la maison.
Elle doit être lumineux, assez chaud en hiver, frais en été et bien aéré avec de l'air pure.
La meilleure orientation pour une porcherie est Sud-est parce que cela permet d'assurer une
bonne ventilation en été et la chaleur en hiver. Et il faut prévoir un emplacement pour chaque
catégorie d'animaux : porcs à l'engrais, truies, verrats et porcelets.
Matériel de construction
Mûrs
Le mûrs plus utilisé est les planches accompagné des briques qui permet une bonne
ventilation, monté à différentes manières. La hauteur varie entre 90 cm à 1 m.
Sol
C’est le dallage cimenté qui est le meilleur car ce système remplit les conditions requises :
facile à nettoyer, ne retient pas l'humidité. Le Planche en bois n’est pas bien car il est difficile
à nettoyer, retient l'humidité et se dégrade rapidement par pourriture.
Toiture
Pour la toiture, on utilise le chaume ou matières végétales car ils sont moins cher, confort à la
chaleur et la fraîcheur. Elle a pour but de protéger les animaux en chaleur de la période d’été
et fraîcheur en hiver.
Zone d'élevage
En principe, la porcherie moderne est composée de trois zones :
un large couloir qui facilite la distribution des aliments et permet de rapprocher le suivi des
porcs;
un espace couvert pour la protection contre les pluies, le soleil et sert pour le dortoir;
un court non couvert réservé pour l'alimentation, l'abreuvement, c’est aussi l’aire d'exercice qui
permet aux animaux de prendre l'air, de marcher et de se mettre au soleil.
Matériels d'élevage
La mise en place d'un élevage du porc nécessite un certain nombre d'équipements qui peuvent
varier en quantité et en qualité suivant l'importance de l'investissement. L'équipement technique
du projet porciculture est constitué principalement de :
Mangeoire
Il est en bois, plus précisément, tronc d'arbre creusé dans sa longueur. La dimension varie en
fonction du nombre des animaux à élever mais la norme est :
L=20cm, l = 20cm et H= 10 cm pour 1porcelet de moins de4 mois;
L=25cm, l = 20cm et H= 10 cm pour 1porcelet de moins de 6 mois;
L=30cm, l = 20cm et H= 10 cm pour 1porcelet de 6 mois et plus.
En effet, la nécessité en matière de mangeoire de cette ferme se présente comme suit :
Pour les porcelets de 4 mois ou moins:
6 mangeoires de 2 m x 20 cm ;
4 mangeoires de 0,4 m x 20 cm ;
Pour les porcs de 6 mois ou moins :
6 mangeoires de 1,25 x 20 cm ;
15 mangeoires de 0,5 x 20 cm ;
Pour les porcelets de 4 mois ou moins :
mangeoires de 0,3 m x 20 cm ;
des balances servant à peser les aliments et le porc.
Section 3- ALIMENTATION DU PORC
L’alimentation du porc assure d'une façon optimale la croissance du cheptel. Les besoins en
aliments sont évalués selon les consommations journalières et l'âge des porcs. Ainsi, les besoins
annuels en aliments du porc sont évalués à partir de l'indice de consommation moyen qui est
égale à 0,0185 tonne par an.
1. Les besoins
Eau
Besoins par jour en eau de bonne qualité:
porcelets de 30 kg: 2 l
porc à l’engrais de 100 kg: 4 l
truies en gestation: 4 à 6 l
truies allaitantes: 20 l
Énergie
L’énergie est nécessaire pour procurer de la chaleur au corps de l’animal, pour ses mouvements,
le développement de ses muscles et de la graisse, Nécessaire aussi pour la production de lait
pour la truie
Les produits sources d’énergie sont : les céréales comme les maïs, riz, blé,... ; les tubercules qui
sont le manioc, patate douce, pomme de terre… ;les sous-produits d’usinage dont les sons de
riz, sons de blé
Protéines
Ils sont nécessaire pour la croissance des muscles c’est à dire de la production de la viande et
favorise la production de lait.
Les produits sources de ces protéines sont: Soja, tourteaux d’arachide, poisson sec, farines de
viande et de sang
Minéraux
Pour la formation et consolidation des os, du développement de la chair, pour la production de
lait et la reproduction, le porc a besoin des minéraux. En effet, leur carence peut entraîner des
perturbations telles que l’arrêt de la croissance, l’ostéopathie ou maladie des os, l’avortement,
amaigrissement des truies allaitantes et pouvant entraîner la mort des porcelets.
vitamines
Comme tous les animaux domestiques, le porc a besoin des éléments vitaminés dont :
- le Vitamine A contribue à la croissance ;
- Vitamine D évite le rachitisme et la maladie des os ;
- Vitamine E agit sur la reproduction
La carence de ces vitamines entraîne de diverses perturbations sur la croissance et pouvant
provoquer la mort de l’animal.
Remarque
En dehors de tous ces besoins, des apports de vitamine peuvent être utilisé à une quantité
illimitée pour l’élevage porcine comme les verdures non cuits ou vilo-maitso et presque toutes
les plantes. Il y a aussi de Complément Minéraux Vitaminés ou C.M.V.
2. Dotation d’aliments complets ou provende
La provende rassemble tous les éléments nécessaires à la bonne croissance des animaux.
Le tableau ci-dessous représente la composition des aliments des porcs.
Tableau n°09 : composition de l'alimentation de porc
Matières premières Pourcentage % Quantité en kg
Mais 35 350
Tourteau d'arachide 9 90
Son du riz 40 400
Poudre de manioc 10 100
Farine de poisson 5,5 55
sel 0,5 5
Total 100 1 000
Source : Responsable d’élevage, 2016
D’après ce tableau, nous avons vu que presque le 75% de provende sont des maïs et son du riz.
L’utilisation de la provende réduit les charges et la période production à cause de la croissance
plus rapide. Ainsi, il préserve mieux la santé des animaux car un porc bien nourri est mieux à
l’abri des maladies. En effet, il y a une augmente le profit de l’éleveur par la réduction de la
période d’élevage, peu de dépenses affectées pour cause de maladies et réduction des charges.
3. Formule d’alimentation du porc et dosage de provende
D’après l’enquête auprès d’un responsable d’élevage du collège agricole Soarano Ambalavao, le
porc mange deux fois par jour, du matin à 6h 30 et du soir à16h. Le midi, il consomme des
verdures et des eaux.
Le dosage de provende pour un porc dans un jour est représenté dans les tableaux ci- dessous.
Tableau n°10 : Consommation journalière du porc à engraisser
Porc Provende en Kg
Phase Poids en kg Durée en jour Journalière total
croissance 25 à 35 20 1 20
35 à 45 20 1,5 30
45 à 60 20 2 40
engraissement 60 à 75 20 2,5 50
75 à 85 20 3 60
85 à 95 20 3,5 70
Totales 120 13,5 270
Source : Responsable d’élevage, 2016
D’après ce tableau, nous avons constaté que la production d’un porc gros et gras nécessite
environ 270 kilos de provende.
Tableau n°11 : Consommation journalière de la truie reproductrice
Porc Provende en Kg
Phase Poids en kg Durée en jour Journalière total
croissance 60 à 70 15 2 30
gestation 60 à 95 44 2 88
40 2,5 100
30 2 60
Allaitement et 70 à 80 53 3 159
repos
TOTAL 182 437
Source : Responsable d’élevage, 2016
La durée de la reproduction est donc en général dans 6 mois et plus précisément 174jour. Dans
cette période, la truie consomme de 437kg de provende.
Tableau n° 12: Consommation journalière du porcelet 2ème âge
Porc Provende en Kg
Phase Poids en kg Durée en jour Journalière total
2ème âge 15 à 25 20 0,5 10
Source : Responsable d’élevage, 2016
Tableau n° 13 : consommation journalière de verrat
Porc Provende en Kg
Phase Poids en kg Durée en jour Journalière total
verrat 60 et plus 182 2 364
Source : Responsable d’élevage, 2016
Section 4- SANTE DU PORC
Ils sont nécessaires pour la prévention sanitaire du porc. Le projet doit mettre en place un
programme de prophylaxie avec l'aide des techniciens.
On peut dire qu’un porc est en bonne santé quant il est très actif, avoir une démarche très lente,
un bon appétit et ses excréments ne sont ni trop mous ni trop durs.
Sa température: pour le porcelet varie entre 38,5 à 40,5°C et celle du porc adulte, entre 38 à
40°C.
1. Les maladies du porc
Les maladies du porc proviennent de blessures, de la malnutrition, c'est-à-dire l’insuffisance
qualitative et/ou quantitative d’aliments ou empoisonnement, de la chaleur excessive ou le froid,
et il y a aussi des diverses parasites. Tous cela favorisent le développement des microbes, virus
et bactéries qui sont les sources des maladies d’origine virale et bactérienne.
Le tableau ci-dessous nous montre les caractéristiques avec leurs symptômes et traitement ou
protection sanitaire des différentes maladies du porc.
Teschen ou « ramoletaka »
La Teschen est une maladie contagieuse spécifique au porc.
1. Symptômes
Déformation de la démarche, paralysie, tremblement de la tête et grincement des dents.
2. Traitement
Pour cette maladie, il n’y a aucun médicament efficace mais il y a de vaccin pour la protection
sanitaire qu’on l’appelle Sovaxteschen
Peste porcine classique
C’est une maladie d’origine virale, très contagieuse directement entre les porcs ou
indirectement par des aliments et eau.
3. Symptômes
Le PPC entraine un manque d’appétit, essoufflement et toux, diarrhée liquide et violente,
déformation de la démarche. Il conduit aussi à l’apparition de tâches rouges sur les ventres,
sur les oreilles, sur les pieds et surtout à l’amaigrissement rapide.
4. Traitement
Si cette maladie attaque le porc, on utilise l’injection intra-cutanée de sérum Postosé à
raison de 2-5 ml par kilo vif.
En outre, des protections sanitaires peuvent être disponibles comme le vaccin Ranjivax,
désinfection des locaux et du matériel,…
Entérite - gastro-entérite
C’est une maladie des appareils digestifs du porc, d’origine microbienne, fréquent chez les
porcelets, surtout au sevrage sans épargner les porcs adultes.
5. Symptômes
Comme toutes les maladies, l’entérite - gastro-entérite entraine le manque d’appétit,
l’amaigrissement rapide, diarrhée.
6. Traitement
Les porcs malades doivent administrer de sulfamides anti-diarizocol, ou d’antibiotiques et il faut
donner de l’eau en abondance.
La peste porcine africaine
Elle est presque identique à la peste porcine classique. Il n’y a aucun traitement connu à
l’heure actuelle et aucun vaccin n’est au point pour l’instant pour le PPA mais les
protections sanitaires les empêcheront comme la pulvérisation régulière des produits
insecticides ou acaricides dans les élevages et éviter les contacts entre les porcs
domestiques et les suidés sauvages ou sanglier,…
La pneumonie contagieuse et pasteurellose
C’est une maladie contagieuse des porcs, Concernant les appareils respiratoires, particulièrement
le poumon. Cette maladie est fréquente en élevage mal entretenu en termes de propreté et
d’alimentation.
Pour cela, il y a une augmentation de la température jusqu’ à 42°C, de difficulté de respiration
et surtout l’amaigrissement rapide du porc. Donc, la propreté de la porcherie, l’alimentation
saine et suffisante sont très nécessaire.
L’antibiotique ou sulfamides sont disponibles pour le traitement.
Maladies d’origine parasitaire
La galle
C’est une maladie de la peau d’origine parasitaire qui présente sur la tête, le dos, le ventre
du porc. Les signes de maladies sont les pertes de l’oïl, l’apparition de boutons, de prurit
lent, démangeaison, suivi d’un amaigrissement.
Pour la traiter, il faut laver et brosser la peau avec du savon, puis appliquer du Gamatox ou
Tigal ; l’utilisation d’un pulvérisateur est recommandée. Le traitement de la case et des matériels
d’élevage est également plus important.
Les tiques
Ces sont des insectes parasites, pouvant se mesurer jusqu’à 4 cm qui provoque des
démangeaisons. Les Traitements sont identiques à la galle.
Les parasites intestinaux
Ils se caractérisent par la présence d’helminthes ou vers parasites. Ce sont les Ascaris, ténia et
strongles…Ses existences entrainent l’arrêt de la croissance, vomissement, diarrhée, manque
d’appétit. L’administration orale de Thiabezandole, ou Tétramisole ou nemacide-
plystrongle sont indispensable pour le traitement. La propreté de la case, des matériels et aussi
des truies gestantes est l’atout pour la protection sanitaire.
La cysticercose
La cysticercose est l’œuf de ténia collé à la chair du porc, de la taille comme une graine de
riz, que le porc attrape par la consommation de déchets de défécation humaine.
Il n’y a pas de signe extérieur pour l’animal atteint mais danger de transmission à l’homme
par la consommation de la viande
La protection efficace est la construction de latrines de défécation et parquer les
animaux.
2. Calendrier et mode de vaccination
D’après l’enquête et l’étude que nous avons réalisée, les maladies les plus probables dans
notre zone d’exploitation sont : le teschen, le PPC et les maladies d’origine parasitaire.
Alors, afin d’assurer la santé des porcs, on doit suivre le calendrier de vaccination et le
déparasitage.
Vaccination
En ce qui concerne les vaccins, c’est l’injection de Sovaxteschen qui contre le teschen
pour le porc plus de 45 jours dont la dose reste constate à 2ml par porc pour tout
catégories. Ce vaccin est valable pendant 8 mois.
La protection de PPC est le vaccin Ranjivax. C’est une injection de 1ml par porc à partir
de son 45ème jour. Elle est invalide après un an d’injection c'est-à-dire sa durée de
validation est un an.
Déparasitages
Afin d’assures la santé de porc en terme des parasites internes et externes, le déparasitage
est vraiment nécessaire. On fait cette injection d’Ivermectin pour les porcs déjà sevré, en
moyenne par chaque 3mois à une dose de 1ml par porc.
Remarque : pour le porcelet de 3semaines à 1mois, on peut utiliser de pipérazine en
poudre d’une dose de 5g pour un porcelet de 10 kg.
Vitamine
Une semaine après chaque déparasitage, il faut injecter de multivitamines 7 ml par porc.
CHAPITRE 2- L'ANALYSE ORGANISATIONNELLE DU PROJET
Section 1- Forme juridique et organisation du projet
1. La forme juridique du projet
Pour la formalisation du projet, nous avons opté pour la création d'une Entreprise individuelle.
Ce choix résulte de plusieurs raisons :
le besoin important des investissements par le projet,
la recherche d'une certaine crédibilité auprès des institutions financières,
2. L'organisation du projet
Généralement, l'organisation et le fonctionnement du projet dépendent de l'adéquation de deux
facteurs dont les ressources humaines et aussi les ressources matérielles.
Les ressources humaines du projet
Elles sont composées d’un gérant, d’un technicien d’élevage et des agents temporaires ou bien
des ouvriers. Ces derniers sont recrutés en fonction de la mission et du niveau d'activité du
projet.
Le processus d'organisation commence par la mise en place d'un organe de gestion. En effet, une
entreprise définit des objectifs et se donne les moyens de les atteindre par la réalisation des
activités. C'est pourquoi, la mission et les activités détermineront les fonctions à mettre en place.
Cet organe de gestion est composé de :
- gérant qu’il a pour mission d'assurer la gestion de l'entreprise. C’est l'ordonnateur du budget et
veille à son exécution tant en recettes qu'en dépenses.
- Service technique qui intervient d'une part dans les opérations de production des porcs et
d'autre part le suivi sanitaire de la ferme. Il est constitué d'un technicien de l'élevage.
- Service Commercial qui a pour mission la vente des produits du projet, la prospection des
nouveaux clients et la mise en œuvre du plan d'action marketing. Il est composé d'un responsable
de ventes;
- le Service Comptabilité : il a pour mission de comptabiliser, de préparer les états financiers
annuels, le paiement des salaires et la gestion de stocks des produits de l'entreprise. Ce service
est dirigé par un agent comptable ;
- agents techniques qui assurent le suivi zoo- sanitaire de la ferme et des manœuvres.
Ressources matérielles
Les ressources matérielles du projet doivent être bien gérées afin que le projet puisse accomplir
la mission qui lui est assignée. La gestion des ressources matérielles est déterminée au moyen
des procédures définies dans un manuel.
3. L'organigramme du projet
L'entreprise est sous la direction d'un directeur. Par contre, les trois (3) services sont placés sous
l'autorité directe du Directeur et le Service Technique ayant des agents subordonnés ou main
d’œuvre pour effectuer la mission qui leur est confiée.
L’organigramme se présentera comme suit :
Direction
(Gérant)
Service de la Service
Assistante comptable Responsable commercial
comptabilité Commercial
Service
Technicien d’élevage
Technique
Ouvrier Ouvrier Ouvrier Ouvrier
Schémas 1: Organigramme du projet
Section 2- PLAN D’EMPLOI DU PERSONNEL ET REALISATION DU PROJET
1. Le plan d'emploi des personnels
Pour qualifier les fonctions dans les activités qui incombent au projet de ferme, le plan de
l'emploi des personnels doit être établi. Ce plan est défini à partir de la mission et des activités du
projet. Il permet de dégager le nombre, la qualification ainsi que la durée du contrat des
personnels recrutés par le projet.
Tableau n°14 : planification des emplois du projet
service Personnel Nombre Durée du contrat qualifications
Direction Gérant 1 4ans Gestionnaire
comptable Agent 1 2ans renouvelables DTS en comptabilité
comptable
commercial Agent 1 2ans renouvelables DTS en marketing
commercial
technique Technicien 1 2ans renouvelables DTS en production
animale
ouvriers 4 12mois
renouvelables
Source : notre analyse, 2017
2. Calendrier de réalisation du projet
Il est important de faire connaitre la durée de la réalisation du projet depuis son montage jusqu’à
ce qu’il est expiré. Nous allons présenter ci-dessous le calendrier d’activité de notre projet.
Tableau n°15 : chronogramme d’activité de l’année 0
Activité J F M A M J J A S O N D Durée
Elaboration du projet X X X 3mois
Recherche et demande de financement X X 2mois
recrutement du personnel X X 2mois
Achat des matériaux de construction et d'élevage X 1mois
construction du bureau et magasin X X X 3mois
construction de porcherie X X 2mois
Source : notre analyse, 2017
Tableau n° 16: chronogramme d’activité de l’année 1 ou phase de lancement
Activité J F M A M J J A S O N D
Achat d'alimentation X X X X X x
Achat des porcelets X X X X X x
Production du porc gros et gras X X X X
Vente de produit X X X X
Achat des géniteurs X X X
saillie X X X X X x
maternité X X X X
sortie de porcelets vers la phase d'accroissement X X X X
Source : notre analyse, 2017
Tableau n°17 : chronogramme d’activité de l’année 1, 2 et 3 ou phase de maitrise
Activité J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D
Achat d'alimentation X X X X X x X X X X X x X X X X X x
Achat des porcelets X X X X X x X X X X X x X X X X X x
Production du porc gros et gras X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Vente de produit x x X X X X x x X X X X x x X X X X
Achat des géniteurs
saillie X X X X X X X X X X X X X X X X X X
maternité X X X X X X X X X X X X X X X X X X
sortie de porcelets vers la phase
d'accroissement X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Source : notre analyse, 2017
Vente de 30 porcs
Vente de 60 porcs
CONCLUSION PARTIELLE
Voilas donc en ce qui concerne l’étude technique et organisationnelle de notre projet. Ces deux
premières parties sont très importantes pour la création de projet mais ils ne permettent pas
d’assurer la rentabilité de ce projet. Il est donc nécessaire de réaliser une étude financière et cela
fait l’objet de cette troisième partie de notre travail.
Partie III- ETUDE FINANCIERE ET
ECONOMIQUE DE LA FERME
CHAPITRE1- LES MONTANTS DES INVESTISSEMENTS ET PREVISION DE
FINANCEMENT
L’étude financière d’un projet consiste à traduire, en termes financiers tous les éléments que
nous venons de réunir et à vérifier sa viabilité. Comme les autres étapes de la création
d'entreprise, cette étude est un processus itératif qui permet progressivement de faire apparaître
tous les besoins financiers de l'entreprise en activité et les possibilités de ressources financières
qui y correspondent.
Dans ce premier chapitre, nous allons voir les coûts des investissements et la prévision de
financement.
Section 1- COUTS DES INVESTISSEMENTS NECESSAIRES
Par définition, les coûts des investissements sont ceux qui sont capitalisables et qui se réfèrent à
l'acquisition des immobilisations corporels et incorporels.
1. Les immobilisations
Il s'agit des coûts relatifs : aux frais d'établissement ; au terrain ; aux constructions et bâtiments ;
matériels et outillages ; matériels et mobiliers de bureau et aussi à l'achat des porcelets à
engraisser et des géniteurs (truies et verrat)
Immobilisation incorporelle
C’est le frais d’établissement. Il est constitué par des frais déplacements et les dépenses à
l’arrangement des dossiers et à la demande de financement auprès de la banque ou de micro
crédit pour l’acquisition des moyens durables d’exploitation. C’est le frais de constitution et de
démarrage ou frais de lancement des produits des activités du projet.
La valeur est évaluée à 200 000ar.
Immobilisation corporelle
Le terrain
D’ après l’étude technique de notre ferme, les porcheries sont aménagées sur un terrain d'une
superficie de 300 m2 divisée en :
180 m2 occupé par la porcherie du porc à engraisser ;
90 m2 occupé par la porcherie des géniteurs ;
30 m2 occupé par la porcherie porcelets de deuxième âge ou porcelets sevré.
20m 2 pour les stockages
Cette acquisition du terrain pourra se faire auprès de la collectivité locale ou des paysans. Le m2
de terrain dans cette périphérie est évalué à 16 000 Ar, donc il soit estimé au total 5 000 000 Ar.
La construction
Il est prévu de construire les bâtiments d'exploitation de la ferme c'est-à-dire la porcherie et les
bâtiments administratifs. Le détail des montants de construction est représenté ci-dessous :
le montant de construction des porcheries est estimé à 1 618 000 Ar.
Tableau n°18 : montant de construction des porcheries
Désignations quantité Prix unitaire en Ar Montant en Ar
Planche 50 4 000 200 000
Madrier 8 8 000 64 000
brique 8000 50 400 000
Bois ronds 20 3 000 60 000
Chaume 100 tas 300 30 000
Ciment 2 sacs 20 000 40 000
sable 4m3 4 000 16 000
clous 4 kg 2 000 8 000
Mains d’œuvres 800 000
Total 1 618 000
Source : marché local et technicien de construction, 2017
- la valeur de la construction de magasin de stockage et du bureau de projet est estimé à
2 654 000 Ar.
Tableau n°19 : valeur de construction de magasin et bureau
Désignations quantité Prix unitaire en Ar Montant en Ar
Planche 10 4 000 400 000
Madrier 6 8 000 48 000
brique 12 000 50 600 000
Ciment 4 sacs 20 000 80 000
sable 5m3 4 000 20 000
clous 3kg 2 000 6 000
toiture 2 250 000 500 000
Mains d’œuvres 1 000 000
Total 2 654 000
Source : marché local et technicien de construction, 2017
Ainsi, il est prévu aussi de clôturer le site du projet ou la zone d’élevage afin d’éviter les
intrusions des personnes et surtout des animaux. Cette clôture sera faite en brique sur une
superficie de 3 ares d’une valeur estimée à 5 000 000 Ar. En plus, il sera procédé à un fonçage
d'un (1) puits pour l'approvisionnement en eau compte tenu des besoins importants en eau des
porcs qui est égal à 700 000 Ar.
NB : Les investissements des porcheries susceptibles d'accueillir la quantité de porc à produire
de l'année 0 qui soit alors 30 porcelets destinés à l’engraissement et 18 géniteurs pour la
reproduction sont construire avant l’année d’exploitation et les porcheries restantes seront
réalisées avant le septième mois de la première année d'exploitation.
Tableau n° 20: devis de construction des bâtiments de projet
Désignations quantité Montant en Ar
porcheries 1 618 000
Bureau et magasin de stockage 2 2 654 000
clôture 1 3 000 000
Fonçage de puits 1 700 000
Total 7 972 000
Source : notre analyse, 2017
Le montant total de la construction est égal à 7 972 000Ar qui sont amortissable pendant 10 ans.
Matériels et outillages
Il est composé des matériels utilisés pour l’exploitation de la ferme, comme les seaux, la bêche,
balai,…
Tableau n°21 : achat de matériel et outillage
Désignations quantité Prix unitaire en Ar Montant en Ar
Seau plastique 10 3 000 30 000
bêche 2 10 000 20 000
pelle 2 5 000 10 000
brouette 1 60 000 60 000
une balance pour le porc 1 800 000 800 000
une balance pour les aliments 1 20 000 20 000
Total 940 000
Source : marché locale, 2017
Matériel et mobilier de bureau
Les équipements de bureau comprennent les éléments suivants :
- deux tables ;
- quatre chaises;
- deux (2) calculatrices scientifiques;
Leur coût se présente comme suit :
Tableau n°22: achat de Matériel et mobilier de bureau
Désignations quantité Prix unitaire en Ar Montant en Ar
calculatrices scientifiques 2 5 000 10 000
tables 2 10 000 20 000
chaises 4 8 000 32 000
Total 62 000
Source : marché locale, 2017
En résumé, pour la création du projet, on doit se procures d’un ensemble de biens destiné à rester
dans le zone d’exploitation dans une plusieurs années. En effet, il faut financer par des
ressources durables misent à notre disposition, dont les montants prévisionnels se présent dans le
tableau ci- dessous :
Tableau n°23 : coûts total des immobilisations
Rubriques Montants en Ariary
Immobilisation incorporelles
Frais d’établissement 200 000
Immobilisation corporelles
construction 7 972 000
terrain 5 000 000
Matériels et outillage 940 000
Matériels et mobiliers du bureau 62 000
total 14 174 000
Source : notre analyse, 2017
2. Crédit d’investissement
Par définition, le crédit d’investissement est un crédit qui finance les immobilisations, au
moment de la création de projet. C’est l’emprunt à moyen et à long terme qui dure de 2 à 15 ans.
Le financement de notre investissement à long et moyen terme se présente dans le tableau ci-
dessous.
Tableau n°24 : crédits d’investissement des immobilisations
Investissements Coûts en Ar Apport en Ariary Crédits en Ar
En nature En numéraire
Frais d’établissement 200 000 200 000
Terrain 5 000 000 5 000 000
construction 7 972 000 972 000 7 000 000
Matériel et outillage 940 000 40 000 900 000
Matériel et mobilier de bureau 62 000 62 000
Total 14 174 000 5 000 000 1 274 000 7 900 000
Pourcentage 100% 44,26% 55,74%
Source : notre analyse, 2017
D’après ce tableau, on constate que le crédit d’investissement nécessaire à emprunter à moyen et
à long terme pour les immobilisations se présente 55,74% de montant des immobilisations.
3. Tableau des amortissements
En comptabilité et en économie, l’amortissement est la répartition systématique du montant
amortissable sur la durée de son utilisation dans l’entité.
L’amortissement se définit comme l'amoindrissement de la valeur d'un investissement résultant
de l'usage, du changement de technique et de toute autre cause, c'est-à-dire, il correspond à la
diminution de valeur et constitue une charge imputable à l’exercice.
En effet, l'amortissement constitue une ressource destinée à assurer le renouvellement des
immobilisations en affectant chaque année une partie du bénéfice à la reconstruction du capital
productif. Toutes les immobilisations fond l’objet de calcule d’amortissement sauf le terrain car
il ne détériore jamais. L’amortissement est alors effectué sur certains biens immobilisés qui
perdent leurs valeurs. C’est une charge calculée mais non décaissée.
Il y a deux types d’amortissements :
amortissement constant ;
amortissement dégressif ;
On adopte souvent l’amortissement constant parce qu’il est préconisé par le plan comptable et
plus pratiqué à Madagascar.
La formule de base est le suivant :
Vo
a=
n
a : amortissement constant,
Vo : valeur d’acquisition ou valeur d’origine,
n : durée de vie ou durée d’amortissement
100
Taux d’amortissement t¿
n
Vo × t
Alors, on peut dire que a=
100
Amortissement du frais d’établissement
Ce frais est estimé à 200 000 Ar, et sa durée de vie est de 4ans.
100
Vo = 200 000 ; n = 4 et t= = 25%
4
60 000× 25
a= = 15 000
100
Tableau n°25 : amortissement de frais d’établissement (montant en Ar)
Année VO Taux annuité Annuité VNC
cumulé
Année1 200 000 25 50 000 50 000 150 000
Année 2 200 000 25 50 000 100 000 100 000
Année 3 200 000 25 50 000 150 000 50 000
Année 4 200 000 25 50 000 200 000 0
Source : notre analyse, 2017
Amortissement du montant de construction
Le montant de construction est égala à 7 972 000Ar, et sa durée de vie est de 10 ans.
t=100/10 =10%
7 972000 ×10
a= =797 200
100
L’amortissement de la construction pendant le quatre première année est représenté par le
tableau ci-après :
Tableau n°26 : Amortissement de la construction (montant en Ar)
Année VO Taux en % annuité Annuité VNC
cumulé
Année1 7 972 000 10 797 200 797 200 7 174 800
Année 2 7 972 000 10 797 200 1 594 400 6 377 600
Année 3 7 972 000 10 797 200 2 391 600 5 580 400
Année 4 7 972 000 10 797 200 3 188 800 4 783 200
Source : notre analyse, 2017
Amortissement de matériels et outillages
Le montant total de matériels et outillages est évalué à 940 000 Ar, et il est amortissable pendant
5 ans.
t=100/5 = 20%
940 000× 20
a= =¿ 188 000
100
On établi ci-dessous le tableau d’amortissement dans quatre ans successifs.
Tableau n°27 : Amortissement de matériels et outillages (montant en Ar)
Année VO Taux en % annuité Annuité cumulé VNC
Année1 940 000 20 188 000 188 000 752 000
Année 2 940 000 20 188 000 376 000 564 000
Année 3 940 000 20 188 000 564 000 376 000
Année 4 940 000 20 188 000 752 000 188 000
Source : notre analyse, 2017
Amortissement de matériel et mobilier de bureau
Ce montant est estimé à 62 000 Ariary amortissable dans deux ans.
100
t= =50 %
2
62000 ×50
Pour cela, a= =31000
100
Tableau n°28 : Amortissement de matériels et mobilier de bureau (montant en Ar)
Année VO Taux en % annuité Annuité cumulé VNC
Année1 62 000 50 31 000 31 000 31 000
Année 2 62 000 50 31 000 62 000 0
Source : notre analyse, 2017
En résumé, le tableau d’amortissement pendant les quatre premières années d’exploitation est
présenté comme suit :
Tableau n°29 : Amortissement pendant les quatre premières années (montant en Ar)
Désignations Année1 Année2 Année3 Année4
Frais d’établissement 50 000 50 000 50 000 50 000
construction 797 200 797 200 797 200 797 200
M et O 188 000 188 000 188 000 188 000
M et MB 31 000 31 000 0 0
total 1 066 200 1 066 200 1 035 200 1 035 200
Source : notre analyse, 2017
Section 2- Prévision de financement
1. Plan de trésorerie prévisionnelle
C’est un tableau qui présente tous les décaissements et tous les encaissements prévus au cours de
l’année d’exploitation, en les ventilant mois par mois.
Si ce document prévisionnel devait faire ressortir une impasse de trésorerie à un certain moment,
il faudrait alors trouver une solution avant le démarrage de l’entreprise.
On ne doit pas commencer l’activité en sachant à l’avance que dans les tous prochains mois il
risque d’y avoir une grave crise de trésorerie et que l’on n’aura pas les moyens d’y remédier.
La plupart des disparitions d’entreprises nouvelles intervenant la première année sont le fait de
problèmes de trésorerie. La représentation du plan de trésorerie mensuel de ce notre projet est le
suivant.
Tableau n°30 : plan de trésorerie pour l’année de lancement Année 1(montant en Ar)
Mois J F M A M J J A S O N D Total
Encaissement
Vente
Porcs 22800000 22800000 45600000 45600000 136800000
fumiers 40000 40000 40000 80 000 80 000 280000
Total Encaissement 40000 22840000 22840000 45680000 45680000 137080000
Décaissement
remboursement 5 197 460 5 197 460
Achats des géniteurs 4 800 000 3 000 000 3 000 000 10 800 000
Achat des porcelets 7 500 000 7 500 000 7 500 000 7 500 000 7 500 000 7 500 000 45 000 000
provende géniteurs 1 964 020 1 964 020 1 964 020 1 964 020 1 964 020 1 964 020 11 784 100
Provende porcelets 0 0 173 360 173 360 173 360 173 360 693 450
P porc à engraissé 5 616 945 5 616 945 11233890 11233890 11233890 11233890 56 169 450
charge financière 5 580 000 5 580 000
Pv porcelet 0 0 112 500 112 500 112 500 112 500 450 000
Pv porc à engraisser 27 540 27 540 55 080 55 080 55 080 55 080 275 400
pv géniteur 21 120 21 120 21 120 21 120 21 120 21 120 126 720
Autres approv 10 000 10 000 10 000 10 000 10 000 10 000 60 000
services externes 192 000 192 000
charge de personnel 3136000 3136000 3136000 3136000 3136000 3136000 3136000 3136000 3 136 000 3136000 3136000 3 136 000 37632000
Impôt et taxe 1 380 000 1 380 000
décaissement total 23 267625 3136000 21 275625 3136000 27 205 970 3136000 24 205 970 3136000 24 205 970 3136000 24 205 970 15 293 460 175 340 590
solde -23 267625 -3136000 -21 235 625 -3136000 -4 365 970 -3136000 -1 365 970 -3136000 21 474030 -3136000 21 474030 -15 293 460 -38 260 590
solde cumulée -23 267625 -26 403 625 -47 639 250 -50 775 250 -55 141 220 -58 277 220 -59 643 190 -62 779 190 -41 305 160 -44 441 160 -22 967 130 -38 260 590
Source : notre analyse, 2017
Le solde cumulé plus élevé pour la production de la première année est le huitième mois de la période qui est égal à 62 779 190 Ar
Tableau n°31 : Plan de trésorerie annuel pour la phase de maitrise (montant en Ar)
Mois J F M A M J J A S O N D Total
Encaissement
Vente
Porcs 45600000 45600000 45600000 45600000 45600000 45600000 273600000
fumiers 80 000 80 000 80 000 80 000 80 000 80 000 480 000
Total
Encaissement 45680000 45680000 45680000 45680000 45680000 45680000 274 080 000
Décaissement
remboursement 6 236 950 6 236 950
Achat des porcelets 7 500 000 7 500 000 7 500 000 7 500 000 7 500 000 7 500 000 45 000 000
provende géniteurs 1 964 020 1 964 020 1 964 020 1 964 020 1 964 020 1 964 020 11 784 100
Provende porcelets 231 150 231 150 231 150 231 150 231 150 231 150 1 386 900
P porc à engraissé 12482100 12482100 12482100 12482100 12482100 12482100 74 892 600
charge financière 4 540 510 4 540 510
Pv porcelet 150 000 150 000 150 000 150 000 150 000 150 000 900 000
Pv porc à engraisser 61 200 61 200 61 200 61 200 61 200 61 200 367 200
pv géniteur 21 120 21 120 21 120 21 120 21 120 21 120 126 720
Autres approv 10 000 10 000 10 000 10 000 10 000 10 000 60 000
services externes 172 000 172 000
charge de personnel 3136000 3136000 3136000 3136000 3136000 3136000 3136000 3136000 3 136 000 3136000 3136000 3 136 000 37632000
Impôt et taxe 2 560 000 2 560 000
25 555
décaissement total 25 727 590 3136000 25 555 590 3136000 25 555 590 3136000 25 555 590 3136000 590 3136000 25 555 590 16 473 460 185 659 000
-3136 20 124
solde 19 952 410 000 20 124 410 -3136000 20 124 410 -3136000 20 124 410 -3136000 410 -3136000 20 124 410 -16 473 460 88 421 000
87 906
solde cumulée 19 952 410 16816410 36 940820 33 804820 53 929 230 50 793230 70 917640 67 781640 050 84 770 050 104 894 460 88 421 000
Source : notre analyse, 2017
Tableau n° 32 : récapitulation de plan de trésorerie pendant le quatre première année
Rubrique Année 1 Année 2 Année 3 Année 4
Encaissement
Vente
Porcs 136800000 273600000 273600000 273600000
fumiers 280 000 480 000 480 000 480 000
Total Encaissement 137080000 274 080 000 274 080 000 274 080 000
Décaissement
remboursement 5 197 460 6 236 950 7484340 8981250
Achats des géniteurs 10 800 000 0 0 0
Achat des porcelets 45 000 000 45 000 000 45 000 000 45 000 000
provende géniteurs 11 784 100 11 784 100 11 784 100 11 784 100
Provende porcelets 693 450 1 386 900 1 386 900 1 386 900
P porc à engraissé 56 169 450 74 892 600 74 892 600 74 892 600
charge financière 5 580 000 4 540 510 3293110 1796210
Pv porcelet 450 000 900 000 900 000 900 000
Pv porc à engraisser 275 400 367 200 367 200 367 200
pv géniteur 126 700 126 700 126 700 126 700
Autres approv 60 000 60 000 60 000 60 000
services externes 192 000 172 000 172 000 172 000
charge de personnel 37 632 000 37 632 000 37 632 000 37 632 000
Impôt et taxe 1 380 000 2 560 000 2 560 000 2 560 000
décaissement total 175 340 590 185 659 000 185 659 000 185 659 000
solde -38 260 590 88 421 000 88 421 000 88 421 000
solde cumulée -38 260 590 50 160 410 138 581 410 227 002 410
Source : notre analyse, 2017
2. Fonds de roulement initial et les imprévus
Le fonds de roulement initial est le moyen qui garantisse le financement nécessaire d’un
projet. On connait cette valeur à partir de la trésorerie, c’est la valeur du déficit maximum de
trésorerie de la première année d’exploitation. Il est donc important de dresser le plan de
trésorerie. D’après ce plan de trésorerie, le fonds de roulement initial est égal à 67 779 190 Ar
dont l’emprunt s’élève à 20 000 000 Ar.
En outre nous envisageons 10% de ce fonds de roulement pour les dépenses imprévisibles et
ça donne de 6 777 920Ar.
3. Plan de financement
Le plan de financement est un tableau qui permet de s’assurer de l’équilibre financier d’un
projet, autrement dit de l’adéquation entre les besoins qu’il génère et les ressources que
l’entreprise détient à sa disposition. Plus précisément, afin de fonctionner un projet, on doit
disposer des fonds ou des capitaux qui financent les immobilisations et les actifs courant. Il
faut faire donc des emprunts auprès de la banque ou des micro-finances.
Tableau n°33 : plan de financement prévisionnel
EMPLOIS Montants RESSOURCES Montants
Immobilisation 14 174 000 Apport en numeraire 55 831 100
FRI 67 779 190 Apport en nature 5 000 000
Imprévus 6 777 920 Emprunt 27 900 000
Total 88 731 100 Total financement 88 731 100
Source : notre analyse, 2017
4. Tableau de remboursement des dettes
Ce tableau met en évidence la totalité des remboursements des emprunts en fin de période. Il
est important de dresser ce tableau afin d’assurer le retour de prêt de bailleurs de fonds. Ainsi,
il est nécessaire pour l’établissement du compte de résultat prévisionnel et du bilan
prévisionnel.
Nous effectuerons un emprunt de 27 900 000 Ar auprès de la banque avec un taux d’intérêt
annuel de 20% et de durée de remboursement 4ans. Il débute de la première année d’exercice
avec une périodicité annuelle.
a= annuité
C=capital à emprunter
Cr= capital restant
R= remboursement
i=taux d’intérêt
n=durée de remboursement
I=intérêt
Les formules utilisées sont les suivants :
i
a=C
[ 1−( 1+i )
−n
]
I= C×i
R= a - I
Cr= C- R
0,2
a=27 900 000
[ 1−( 1+0,2 )− 4]=
= 27 900 000 × 0,386 289
a = 10 777 463
Tableau n°34 : remboursement de l’emprunt (montant en Ar)
Période capital intérêt remboursemen annuité Capital restant
t
Année1 27 900 000 5 580 000 5 197 460 10 777 460 22 702 540
Année2 27 900 000 4 540 510 6 236 950 10 777 460 16 465 590
Année3 27 900 000 3 293 110 7 484 340 10 777 460 8 981 250
Année4 27 900 000 1 796 210 8 981 250 10 777 460 0
Total 15 209 830 27 900 000 34 109 800
Source : notre analyse, 2017
Vis-à-vis ce tableau, en quatrième année, les remboursements s’élève 34 109 800Ar et on
trouve que le capital emprunté d‘une valeur génère des intérêts de 15 209 830Ar dans quatre
ans. Cela constitue un élément essentiel pour convaincre les bailleurs à financer notre projet.
CHAPITRE 2- COMPTE DES GESTIONS
Le compte de gestion retrace les opérations budgétaires en termes de dépenses et de recettes
Section 1-Compte de charges et de produits
1. Les charges (dépense d’exploitation)
La charge est l’ensemble des dépenses liées aux fonctionnements de projet. Elles sont
nécessaires au démarrage et au cours de la réalisation des activités du projet.
Achat des porcelets et des géniteurs
Les porcelets et des géniteurs sont considérés comme les matières premières du projet. C'est
pourquoi, l'acquisition de celle- ci est primordiale pour l'exploitation de la ferme porciculture.
Pour son exploitation, le projet envisage d'importer ces matières premières dans la ville de la
région Haute Matsiatra.
Pour cela, le prix d'un porcelet de 25kg jusqu'au site du projet est estimé à 250 000 Ar et celle
le géniteur 60 kg est de 600 000 Ar.
Le projet envisage de passer une commande de 180 porcelets par an pour engraisser et de 18
géniteurs dont 15 truies et 3 verrats. Ces derniers seront utilisés juste la première année
d'exploitation pour des besoins de production des porcelets. Le montant total des porcelets et
de géniteur sont présentés dans les tableaux ci-dessous.
Tableau n°35 : achat d’équipement porcin
Rubrique Quantité annuelle Prix unitaire en Ar Montants en Ar
Porcelets 180 250 000 45 000 000
Verrats 3 600 000 1 800 000
truies 15 600 000 9 000 000
total 55 800 000
Source : producteur des porcelets, 2017
Nous avons constaté d’après ce tableau que dans la première année, l’achat de matières
premières en termes de porcelets et des porcs géniteurs coute 55 800 000 Ar tandis qu’à partir
de la deuxième année, il sera 45 000 000Ar.
Achat de matières premières pour l'alimentation
Comme nous l'avons précisé dans l’étude technique de la ferme que l'alimentation du porc est
composée par de maïs, son de riz, manioc, poisson sec, sel, alors nous avons présenté dans un
tableau le montant de cette alimentation.
Tableau n° 36 : cout d‘achat de provende
Rubrique Quantité en Kg Prix unitaire en Ar Montant en Ar
Maïs 350 700 245 000
Tourteaux d’arachide 90 2 000 180 000
Son de riz 400 500 200 000
Poudre de manioc 100 600 60 000
sel 5 600 3 000
Farine de poisson 55 1 500 82 000
total 1000 770 000
Source : marché locale, 2017
Le prix de provende du porc se réfère à 770 500 Ar pour le 1000 kg.
Tableau n°37: Montant de provende du porc engraissé
Rubriques Année1 Année2 Année3 Année4
Nombre du porc 270 360 360 360
Consommation d’un porc en kg 270 270 270 270
Consommation total en kg 72 900 97 200 97 200 97 200
Montants en Ar 56 169 450 74 892 600 74 892 600 74 892 600
Source : notre analyse, 2017
Le nombre du porc à engraisser est évalué à 270 dans la première année et 360 après parce
que chaque année, nous avons acheté de 180 porcelets et en plus il est prévu de produire 90
porcelets en première et 180 porcelets pour chaque année restante. En effets, à partir de la
deuxième année d’exploitation, l’achat de provende pour les porcs engraissé s’élève à
74 892 600 Ar tandis qu’à la première année, il arrondisse à 56 169 500 Ar.
Tableau n°38: Montant de provende pour les géniteurs
Rubriques verrats truies Total
Nombre 03 15 18
Consommation par porc en kg 728 874
Consommation total en kg 2 184 13 110
Montants en Ar 1 682 800 10 101 300 11 784 100
Source : notre analyse, 2017
C’est parce que le nombre de notre verrat reste en 3 et celle les truies en 15, alors la
consommation total de annuelle des géniteurs reste constante qui est égale à 11 784 100Ar.
Tableau n°39: montant de provende du porcelet 2ème âge
Rubriques Année1 Année2 Année3 Année4
Nombre de porcelets 90 180 180 180
Consommation par unité en kg 10 10 10 10
Consommation total en kg 900 1 800 1 800 1 800
Montants en Ar 693 450 1 386 900 1 386 900 1 386 900
Source : notre analyse, 2017
Tableau n°40 : dépense total annuelle pour l’alimentation (montant en Ar)
Rubriques Année1 Année2 Année3 Année4
Porcs à engraisser 56 169 450 74 892 600 74 892 600 74 892 600
géniteurs 11 784 100 11 784 100 11 784 100 11 784 100
Porcelets de 2ème âge 693 450 1 386 900 1 386 900 1 386 900
Total 68 647 000 88 063 600 88 063 600 88 063 600
Source : notre analyse, 2017
Achat de produits vétérinaires
L'acquisition des produits vétérinaires est très importante pour la production du porc.
Produits vétérinaires pour les porcs à engraisser
Pour le porc à engraisser, on ne fait pas de vaccin parce qu’on achète des porcelets de 2mois,
ils ont déjà vacciné.
Le déparasitage est effectué par chaque trois mois, il y a donc de deux séances de déparasitage
dans quatre mois avec dosage par porc de 2ml.
Ivermectin
L’année 1, la quantité d’Ivermectin nécessaire est présentée comme suit : 2ml × 270porcs est
égal à 540 ml d’Ivermectin. Et à partir de la deuxième année, le nombre des animaux
augmente, donc 2ml × 360 porcs est égal à 720ml.
Multivitamines
Les multivitamines est réalisée après chaque déparasitage, il est donc en deux séances aussi
pour les porcs engraissées avec la quantité 14 ml par unité.
L’année première : 14ml× 270 porcs est égal à 3780 ; à partir de l’année suivant, la quantité
de multivitamines est 5040ml.
Tableau n°41: dépense de produit vétérinaires pour les porcs à engraisser
Qté annuelle en ml P.U Montants en Ar
Année 1 Année 2,3 et 4 Année 1 Année 2,3 et 4
Ivermectin 540 720 160 86 400 115 200
multivitamines 3780 5040 50 189 000 252 000
total 275 400 367 200
Source : vétérinaires, 2017
Produits vétérinaires pour les géniteurs
Les géniteurs sont au nombre de 18. Ils ont besoins de vaccin une seule fois par an pour
chaque vaccin, de déparasitage et multivitamines quatre fois par an. Leurs montants annuels
sont présentés dans le tableau ci-dessous :
Tableau 42 : montant de produit vétérinaire pour les géniteurs
Qté en ml PU en ariary Montant en Ar
Sovaxteschen 36 1 500 54 000
Ranjivax 18 2 000 36 000
Ivermectin 72 160 11 500
Multivitamine 504 50 25 200
s
total 126 700
Source : vétérinaires, 2017
Produits vétérinaires du porcelet 2ème âge
A partir de 45ème jours du porcelet, afin d’assurer la santé des porcs, on doit les vacciner
contre le teschen et le PPC.
On représente dans un tableau le montant de chaque vaccin.
Tableau n °43 : achat de produits vétérinaires du porcelet 2ème âge
rubrique Qté annuelle en ml P.U Montants en Ar
Année 1 Année 2,3 et 4 Année 1 Année 2,3 et 4
Sovaxtesvhen 180 360 1500 270 000 540 000
Ranjivax 90 180 2000 180 000 360 000
total 450 000 900 000
Source : vétérinaires, 2017
Tableau n° 44: achats de produit vétérinaires
Rubriques Année1 Année2 Année3 Année4
Porcs à engraisser 275 400 367 200 367 200 367 200
géniteurs 126 700 126 700 126 700 126 700
Porcelets de 2ème âge 450 000 900 000 900 000 900 000
Total 852 100 1 393 900 1 393 900 1 393 900
Source : notre analyse, 2017
Autres approvisionnement
Ces sont les fournitures de bureau acquis par le projet qui sont les cahiers, les papiers, les
stylos, les enveloppes, etc.... Ils sont estimés pour chaque année à 60000 Ar.
Les services extérieurs
Frais de publicité et de promotion
Le projet envisage d'effectuer des publicités et des promotions pour promouvoir ces activités.
C'est pourquoi, on intègre dans le budget global annuel un montant égal à 100 000 Ar comme
frais de publicité. Mais pour la première année, un montant de 120 000Ar est dégagé pour le
programme de publicités.
Frais de téléphone
Ils sont évalués par an à un montant 72 000 Ar.
Tableau n°45 : dépense (en Ar) pour le service extérieur
Rubrique Année 1 Année 2 Année 3 Année 4
Publicité et promotion 120 000 100 000 100 000 100 000
Frais de téléphone 72 000 72 000 72 000 72 000
Total 192 000 172 000 172 000 172 000
Source : notre analyse, 2017
Les impôts et taxes
Il s'agit du paiement des taxes communales ou ristourne et des impôts liées à l'activité du
projet. La taxe ou ristournes par tête de porc vendu d’une valeur de 1 000 Ar est versé auprès
de la commune. Elle est évaluée à 180 000 Ar la première année et 360 000 Ar pour les
années suivantes Ainsi, on versera un impôt synthétique qui est un impôt forfaitaire unique
représentatif de la taxe professionnelle. Il est fixé suivant un barème en fonction du chiffre
d’affaires annuel. Il est estimé à 1 380 000 Ar pour l’année 1 et 2 560 000Ar à partir de
l’année suivant.
Les charges de personnel
Les charges du personnel comprennent les salaires et les charges sociales. Les salaires
mensuels sont représentés dans le tableau ci-dessous :
Tableau 46: salaire mensuel du personnel
Personnel Nombre Salaire mensuel en Ar Montants en Ar
Gérant 1 700 000 700 000
Agent comptable 1 500 000 500 000
Agent commercial 1 500 000 500 000
Technicien 1 500 000 500 000
ouvriers 4 150 000 600 000
Total 2 800 000
Source : notre analyse, 2017
Les salaires annuelle est donc 2800000 X 12= 33 600 000
Les charges sociales patronales constituent 12% du salaire annuel, donc le calcul est le
suivant :
33 600 000 X 12% = 4 032 000Ar. Pour cela, les charges des personnels annuels sont donc
37 632 000 Ar.
Tableau 47: budget des charges (montant en Ar)
Désignation Année 1 Année 2 Année 3 Année 4
Achat des porcelets et géniteurs 55 800 000 45 000 000 45 000 000 45 000 000
Achats des provendes 68 647 000 88 063 600 88 063 600 88 063 600
Achat de produit vétérinaires 852 100 1 393 900 1 393 900 1 393 900
Autres approvisionnements 60 000 60 000 60 000 60 000
services extérieurs 192 000 172 000 172 000 172 000
Impôt et taxe 1 380 000 2 560 000 2 560 000 2 560 000
charges du personnel 37 632 000 37 632 000 37 632 000 37 632 000
Total 163 384 100 172 622 500 172 622 500 172 622 500
Source : Notre analyse, 2017
En résumé, la dépense totale de la première année s’élève à 163 384 100 Ar et à partir de
l’année suivante, elle sera 172 622 500 Ar.
2. Ventes prévisionnelle
Ce sont les recettes d'exploitation du projet qui sont déterminées en fonction du programme
de production prévisionnelle.
Il est prévu que nous produirons de porcs gros et gras environs 90 kg avec de prix 8500Ar le
poids vifs, en effet le prix unitaire de porc est estimé à 760 000 Ar.
D’après le tableau qui représente le chronogramme d’activité de l’année 1,2 ,3 et 4, nous
avons vu qu’il y a quatre périodes de vente de production pour la première année dont
chacune de deux premières, le nombre de produit sera 30 unité tandis que le reste renferme
de 60 unité à chaque période. Donc la totalité de produits est de 180 unités.
A partir de l’année suivante, le nombre total de porc produit est de 360 unités.
tableau48 : montant total de vente pendant le quatre première année
Rubrique Quantité produite Prix unitaire en Ar Montants en Ar
Année 1 Porcs 180 760 000 136 800 000
Fumier 280 000
Sous total 137 080 000
Année 2 Porcs 360 760 000 273 600 000
Fumier 480 000
Sous total 274 080 000
Année 3 Porcs 360 760 000 273 600 000
Fumier 480 000
Sous total 274 080 000
Année 4 Porcs 360 760 000 273 600 000
Fumier 480 000
Sous total 274 080 000
Source : notre analyse, 2017
Section 2- résultats prévisionnelle
Le compte de résultat mesure la performance de l’entreprise au cours d’un exercice donné.
C’est l’état financier qui met en évidence les charges, les produits et le résultat global
d’activités.
1. Le compte de résultat prévisionnel
tableau49 : compte de résultat prévisionnel pendant les quatre premières années (en Ar)
Rubrique Année 1 Année 2 Année 3 Année 4
CHARGES D'EXPLOITATION 165 629 300 175 947 700 174 916 700 175 916 700
Achats
porcelets et géniteurs 55 800 000 45 000 000 45 000 000 45 000 000
alimentation 68 647 000 88 063 600 88 063 600 88 063 600
produit veterinaire 852 100 1 393 900 1 393 900 1 393 900
Autre approvisionnement 60 000 60 000 60 000 60 000
services externe 192 000 172 000 172 000 172 000
charges du personnel 37 632 000 37 632 000 37 632 000 37 632 000
Amortissement 1 066 200 1 066 200 1 035 200 1 035 200
impôt et taxe 1 380 000 2 560 000 2 560 000 2 560 000
CHARGE FINANCIERE 5 580 000 4 540 510 3 293 110 1 796 210
Intérêt de l'emprunt 5 580 000 4 540 510 3 293 110 1 796 210
TOTAL DES CHARGES 171 209 300 180 488 210 178 209810 177 712 910
PRODUITS D'EXPLOITATION
Ventes 137 080 000 274 080 000 274 080 000 274 080 000
TOTAL DES PRODUITS 137 080 000 274 080 000 274 080 000 274 080 000
Résultats avant IBS -34 129 300 93 591790 94 870190 96 367 090
IBS 20% 0 18 718 360 18 974040 19 273 420
RESULTAT NET -34 129 300 74 973430 75 896150 77 093 670
Résultats cumulé -34 129 300 40 744 130 116 64 280 193 733 950
Source : notre analyse, 2017
D’après ce tableau, on peut dire que les résultats ne sont pas déficitaires sauf la première
année, les bénéfices annuels de notre projet s’élèvent à :
74 973430 Ariary en deuxième année
75 896150 Ariary en troisième année
77 093 670 Ariary en quatrième année
2. Le tableau de grandeurs caractéristiques de gestion
Par définition, le TGCG est un état financier représentant une série d’agrégat qui explique la
formation du résultat net d’activité. Ce tableau nous permet de savoir le résultat
d’exploitation, résultats financière, le résultat net, la valeur ajouté et l’excédant brut
d’exploitation.
Tableau n°50 : tableau de grandeurs caractéristiques de gestion (montant en Ar)
Rubrique Année 1 Année 2 Année 3 Année 4
CHARGES D'EXPLOITATION
1-Marge commerciale
2-Production de l'exercice 137 080 000 274 080 000 274 080 000 274 080 000
(+)production vendu 137 080 000 274 080 000 274 080 000 274 080 000
(+)production stockée 0 0 0 0
3-Consommation intermediaire 125 551 100 134 689 500 134 689 500 134 689 500
(+)achat des porcelet et géniteurs 55 800 000 45 000 000 45 000 000 45 000 000
(+)achat d'alimentation 68 647 000 88 063 600 88 063 600 88 063 600
(+)achat de produits veterinaire 852 100 1 393 900 1 393 900 1 393 900
(+)autre approvisionnement 60 000 60 000 60 000 60 000
(+)service exterieurs 192 000 172 000 172 000 172 000
4-VA 11 528 900 139 390500 139 390500 139 390500
(+)Production de l'exercice 137 080 000 274 080 000 274 080 000 274 080 000
125 551 100 134 689 500 134 689 500 134 689 500
(-)Consommation intermediaire
5-EBE -27 483 100 99 198500 99 198500 99 198500
(+)VA 11 528 900 139 390500 139 390500 139 390500
(-)charge de personnel 37 632 000 37 632 000 37 632 000 37 632 000
(-) Impôt et taxe 1 380 000 2 560 000 2 560 000 2 560 000
6-Résultats d'exploitation -28 549 300 98 132 300 98 163 300 98 163 300
(+)EBE -27 483 100 99 198500 99 198500 99 198500
(-)Dotation au amortissement 1 066 200 1 066 200 1 035 200 1 035 200
7-Résultats financier 5 580 000 4 540 510 3 293 110 1 796 210
(+)produit financiere 0 0 0 0
(-)charge financiere 5 580 000 4 540 510 3 293 110 1 796 210
8-Résultat avant l'impot -34 129 300 93 591790 94 870190 96 367 090
(+)RE -28 549 300 98 132 300 98 163 300 98 163 300
(+)RF 5 580 000 4 540 510 3 293 110 1 796 210
9-RESULTAT NET DE L'EXERCICE -34 129 300 74 973430 75 896150 77 093 670
(+)RAI -34 129 300 93 591790 94 870190 96 367 090
(-)IBS 20% 0 18 718 360 18 974040 19 273 420
Source : notre analyse, 2017
Le projet est fiable et viable parce que les résultats nets sont positifs sauf la phase de
lancement.
3. Le « Cash- flow » prévisionnel
C’est le flux net de trésorerie ou la marge d’autofinancement brut qui représente les
ressources internes du projet. Elle désigne la capacité d’autofinancement de l’activité. En
plus, c’est la mesure de performance et de la rentabilité financière du projet.
Cash-flow = Résultat net – dotation au amortissement
On représente dans un tableau le CF de quatre premières années :
Tableau 51: flux net de trésorerie (montant en Ariary)
Désignation Année 1 Année 2 Année 3 Année 4
RN -34 129 300 74 973430 75 896150 77 093 670
DA 1 066 200 1 066 200 1 035 200 1 035 200
CF -35 195 500 73 907 230 74 860950 76 058 470
CF cumulée -35 195 500 38 711 730 113 572 680 189 631 150
Source : notre analyse, 2017
D’après ce tableau, on peut conclure que notre projet est très avantageux car le flux net de
trésorerie ne cesse d’augmenter pendant la période d’exploitation.
4. Le bilan prévisionnel
Il se divise en deux parties dont l’Actif qui inclut toutes les valeurs possédées par l’entreprise.
On distingue l’actif circulant de l’actif immobilisé. L’actif circulant comprend le patrimoine
disponible et tout ce qui peut être réalisé ou consommé par le fonctionnement de l’entreprise
sur une période égale ou inférieure à un an et l’actif immobilisé est constitué de biens
matériels utilisables sur une longue période de temps. Il y a aussi de Passif qui représente tout
ce que l’on doit aux créanciers.
Tableau n°52: bilan prévisionnels (montant en Ar)
Rubrique Année 1 Année2 Année3 Année4
ACTIF
ACTIF IMMOBILISE
Immobilisation incorporelle
frais d'établissement 150 000 100 000 50 000 0
Immobilisation corporelle
Terrain 5 000 000 5 000 000 5 000 000 5 000 000
construction 7 174 800 6 377 600 5 580 400 4 783 200
Matériel et Mobilier de Bureau 31 000 0 0 0
Matériel et outillage 752 000 564 000 376 000 188 000
ACTIF CIRCULANT
Stock et encours
En cours de production 29 831 550 35 066 390 48 548 250 60 602 200
CREANCE
Disponibilité -38 260 590 88 421 000 88 421 000 88 421 000
TOTAL ACTIF 54 984 340 135 528 990 147 975 650 158 994 400
PASSIF
CAPITAUX PROPRE
capital 60 831 100 60 831 100 60 831 100 60 831 100
Résultat -34 129 300 74 973430 75 896150 77 093 670
ELMT 22 702 540 16 465 590 8 981 250 0
DETTES
IBS à payer 0 18 718 360 18 974040 19 273 420
dettes 5 580 000 4 540 510 3 293 110 1 796 210
financière
TOTAL PASSIF 54 984 340 135 528 990 147 975 650 158 994 400
Source : notre analyse, 2017
C’est un tableau qui résume la situation patrimoniale de notre projet dans une période de
4ans.
CHAPITRE 3- EVALUATION DU PROJET
Dans ce chapitre, nous allons étudier la rentabilité financière et l’évaluation de l’impact socio-
économique de ce projet.
Section 1- Evaluation financière
1. Ratios de rentabilité
Nous allons étudier le ratio de rentabilité d’exploitation et le ratio de rentabilité économique
de notre projet.
Le ratio de rentabilité d’exploitation mesure le résultat d’exploitation par rapport à l’activité et
le moyen économique utilisé. Le ratio de rentabilité économique est la capacité de l’actif à
générer le résultat global qui est l’excédent brute d’exploitation.
On note :
RREx : ratio de rentabilité d’exploitation,
RREc : ratio de rentabilité économique
Les méthodes de calcule de ces ratios sont les suivants
ℜ
RREx= ×100
CA ht
EBE
RREc= ×100
ACTIF
Le tableau ci-dessous représente les ratios de rentabilité pendant les quatre premières années.
Tableau n°53: les ratios de rentabilité
Rubrique Année 1 Année 2 Année 3 Année 4
RREx en % 24,9 34,15 34,61 35,16
RREc en % 49,98 73,19 67,04 62,41
Source : notre analyse 2017
D’après ce tableau, nous avons vue que les ratios de rentabilité sont presque supérieurs de
20%, notre projet est alors rentable.
2. Evaluation de la rentabilité financière
Le taux de rendement comptable
Le TRC est le taux qui exprime la part de bénéfice annuel moyen par rapport au montant de
l’investissement initial.
BAM
TRC =
Io
193733 950
BAM¿ =48 433 488
4
48 433 488
TRC =
88 731100
Le taux de rendement comptable de ce projet est donc de 54,58%.
Le Délai de la Récupération du Capital Investis
C’est la durée au bout de laquelle le cumul des flux nets de trésorerie est égal au montant des
capitaux investis. C'est-à-dire le temps nécessaires pour que le fonds investis soit récupérés.
Le montant de l’investissement qui est égal à 88 731 100 est compris entre le cash flow
cumulé de la deuxième année et celle de la troisième année.
38 711 730¿ 88 731 100¿ 113 572 680
Pour cela, le DRCI est donc compris entre 2ans et 3ans. La détermination de délai précis est
effectuée par la méthode d’extrapolation.
Durée précise¿ 2ans+12 mois ¿
= 2ans + 8,02
Le retour de l’investissement se réalise donc dans 2ans, 8mois et 7jours de l’année
d’exploitation.
La Valeur Actuelle Nette
La VAN est la différence entre la valeur de flux nets de trésorerie et le montant
d’investissement. Un investissement est rentable si cette VAN est positive.
VAN= - I + CF1( 1+t )−1+ CF2( 1+t )−2+ …+¿ CFn( 1+t )−n
Dans notre cas, nous avons choisir le taux d’intérêt de l’emprunt comme taux d’actualisation
qui est 20%.
VAN = - 88 731 100 -35 195 500( 1+0,2 )−1 + 73 907 230( 1+0,2 )−2
+ 74 860950( 1+0,2 )−3 +76 058 470( 1+0,2 )− 4
VAN = 13 265 520
Ce résultat nous montre que l’investissement de notre projet est rentable.
L’Indice de profitabilité
Il permet de mesurer le profit généré par le projet, il doit être supérieur à 1.
VAN
IP= +1
Io
13265 520
= +1
88 731100
IP = 1,15 supérieur à 1, notre projet est donc rentable
Taux Interne de Rentabilité
Le TIR est le taux d’actualisation pour lequel la valeur actuelle nette tend vers zéro. C’est le
taux d’intérêt maximum possible de l’emprunt du capital nécessaire au financement de
l’investissement pour que l’opération ne soit pas déficitaire.
La VAN de ce projet avec un taux d’actualisation 25% est égal à -104 518, mais celle qui
correspond au TIR doit être égale à 0, donc le TIR est compris entre 20 à 25%
Puisque la VAN au taux 24% est de 2 386 391, alors on pourra accepter un financement de
l’emprunt jusqu’ à la concurrence d’un taux d’intérêt annuel compris entre 24% et 25%
Pour cela, on sait que le TIR est donc supérieur au taux d’intérêt de l’emprunt
Section 2- Evaluation de l’impacte socio-économiques
La création de ce projet dans la commune rural de Mahazony, entraîne un développement sur
le plan social et économique pour cette localité et surtout la nation.
1. Evaluation économique
D’après les comptes des résultats et les TGCG de ce projet, on trouve que la valeur ajouté de
l’exercice ne cesse d’augmenter pendant les quatre années d’activité. Pour cela, on peut dire
que ce projet contribue à l’accroissement de la richesse économique. On constate que ce
projet dégage une masse d’argent importante en matière de salaire de personnel, des
ristournes. Du point de vue de la création et de production, il participe au développement de la
région.
En plus, l’ensemble des impôts et taxes générer par ce projet est participent aussi à
l’augmentation des recettes de la commune notamment de la recette de l’Etats.
2. Evaluation sociale
Ce projet crée des emplois pour les jeunes c'est-à-dire il associe à résoudre le problème de
chômage dans cette localité. En effet, la réalisation de ce projet aboutira à la création de huit
emplois dont Gérant, une Assistante comptable, un Responsable commercial, un technicien
d’élevage et quatre ouvriers. Il concourt donc à l’amélioration du niveau de vie et le pouvoir
d’achat de la population. Ainsi, il diminue le taux d’analphabétisation.
L’utilisation de viande de porc est essentielle car c’est une source de protéines importante
après la viande de bœuf. Il est consommé surtout les jours de fêtes.
Cette création d’emploi améliorera également la sécurité sociale de la localité en réduisant la
délinquance juvénile provoquée par l’oisiveté des jeunes.
En fin, la vente des fumiers servant aide les agriculteurs à l’amélioration des cultures.
CONCLUSION PARTIELLE
Cette troisième partie, notre étude porte sur la situation financière et économique de notre
projet. En savoir plus les montants des investissements et prévision de financement, les
Compte des gestions et en fin l’évaluation socio-économique et financière de ce projet.
CONCLUSION
Le sous secteur élevage prend une place la plus importante sur l’économie de
Madagascar. Il recouvre une importance considérable dans les régions de production agricole
dans la mesure où il permet de corriger les sous-productions en matière des engrais. Ainsi,
c’est une stratégie de thésaurisation et d’accumulation des revenus, qui peuvent facilement se
transformer d’animaux sur pied en argent liquide en cas de besoins urgents. Il est prenant
aussi car il permet de satisfaire le besoin nutritionnel de l’homme en matière de viande.
En définitive, notre étude a porté sur la création d'une ferme porciculture au niveau de la
localité de Mahazony.
Pour ce faire, notre étude a été axée dans la première partie sur la revue documentaire
présentant ainsi la généralité sur l’élevage du porc, la présentation du projet et l’étude de
marché. A travers ces notions, nous avons procédé à une analyse commerciale, pour
déterminer la demande et l'offre des produits porcins dans la zone d’exploitation.
Ensuite, une seconde partie a permis de présenter les résultats des études technique et
organisationnelle du projet. Ces résultats nous permettent de connaitre le statut juridique, le
nombre des personnels et le programme de production prévisionnel de ce projet. Ils nous
portent aussi des connaissances sur le bâtiment d’élevage, la santé et alimentation de porc.
En fin, dans la troisième partie nous avons procédée à l’analyse financière et économique du
projet. Cette dernière partie résulte à la connaissance de l’approvisionnement, le coût, les
capitaux propres et surtout la viabilité et la rentabilité financière de ce notre projet.
Tout au long de notre étude, il a été démontré que ce projet sera non seulement viable mais
surtout rentable sur tous les points de vue comme par exemple, la VAN est strictement
positive et il est économiquement valable dans la mesure où il dégage un TIR supérieur au
taux d’intérêt de l’emprunt pratiqué.
Par ailleurs, on pourrait retenir que le secteur porcin dans cette zone est dominé
pratiquement par la production traditionnelle. Par conséquent, les produits ne sont pas
satisfaisants d’une manière qualitative et quantitative.
En effet, le projet de ferme porciculture présente à l'heure actuelle une opportunité pour nous
de conquérir ce marché. Dans un tel environnement, il pourrait très rapidement attirer et
fidéliser les clients. La création de ce projet contribue à l’amélioration de niveau de vie de la
population sur le plan social et économique par la création d’emplois et par les biais de la
productivité.