BKB Rapport Annuel 2010
BKB Rapport Annuel 2010
biz
Abréviations
AMO Assurance Maladie Obligatoire
CA Chiffre d'affaires
Capi Capitalisation
CE Capitaux engagés
E Estimé
EUR Euro
ha Hectare
K Millier
Kg Kilogramme
M Million
m Mètre
m² Mètre carré
m3 Mètre cube
Max Maximum
MB Marché de Blocs
MC Marché Central
Md Milliard
Min Minimum
MW Mégawatt
Nb Nombre
P Prévisionnel
P/B Price-to-book
Perf Performance
PR Prime de Risque
RB Rentabilité brute
S1 Premier semestre
T Tonne
T3 Troisième trimestre
Tx Taux
3G Troisième Génération
Commentaire de marché 9
• Une année 2010 placée sous le signe de la reprise 9
Faits marquants 14
• Reprise des introductions en 2010 14
• Résultats au T3 2010 28
Perspectives 2011 32
• Route balisée pour 2011 32
Tableau de bord 88
*
Chiffres du Projet de Loi de Finances 2011.
7,8%
P r i ma i r e
15 , 0 %
5,6%
4,9% 5,0%
3,0%
4,0%
S e c ond a i r e
2,7% Te r t i a i r e
2 9 , 1%
55,9%
+2,0%
+2,0% 34,0
30,8
+1,0%
+3,9% 26,1 26,2
24,9
23,4
+2,0%
+3,3%
+1,0%
2005 2006 2007 2008 2009 2010E 2011P 2005 2006 2007 2008 2009 no v - 10
326,0
2 10 , 6
48,0% 48,9%
18 4 , 4 2005 2006 2007 2008 2009 2 0 10 E 2 0 11P
42,8%
15 5 , 7
13 2 , 1
12 5 , 5
112 , 0 113 , 0 - 1, 5 %
99,3
- 2,2% - 3,5%
- 3,9% - 4,0%
Commentaire de marché
Base 100
MASI MADEX BCEI 20
135
130
MASI : +12,7% MASI : -4,8%
MASI : +5,6% MADEX : -4,9%
125 MADEX : +13,4%
MADEX : +5,7% BCEI 20 : -1,7%
BCEI 20 : +15,0%
BCEI 20 : +6,5%
120
115
MASI : +6,9%
110
MADEX : +7,1%
BCEI 20 : +7,4%
105
100
95
Commentaire de marché
Commentaire de Marché
En M MA D
20 000
18 000
16 000
14 000
12 000
10 000
8 000
6 000
4 000
2 000
janv févr mars avr mai juin juil août sept oct nov déc
V olume MC V olume MB
* Opération relative à une prise de participation croisée entre CDG et RMA WATANYA, aboutissant à l’ac-
quisition de près de 8% du capital de BMCE BANK par la première et de près de 8,05% du capital de CGI par
la seconde.
Commentaire de Marché
S y l v i c ul t ur e & P a p i e r s
B o i sso ns
I ng é n i e r i e s e t b i e n
d' é q ui pe me nt s I nd ust r i e l s C hi mi e
I mm ob i l i e r
L oi si r s e t H ot e l s
T é l é c om mu ni c a t i o ns
P é t r o l e & Ga z
D i st r i b ut e ur s
S t é s de Fi n & A u t r e A c t Fi n
S t é s de po r t e f e ui l l e & h ol d
Tr a nsp or t
S e r v i c e s a ux c o l l e c t i v i t e s
Eq ui El e c t r o & El e c t r i qu e s
A ssur a nc e s
B a n qu e s
Lo g & S e r v i c e s I n f o
I n du st r i e ph a r m a c e u t i qu e
B â t & M a t é r i a ux de C o ns
A g r o & P r o du c t i on
M i ne s
Commentaire de Marché
Par valeur et suite à l’annonce du lancement des travaux de mise en valeur de la mine
de Bakoudou et à la hausse des prix des métaux précieux et des métaux de base au
niveau international, MANAGEM se hisse en 2010 de 183,8% à MAD 681. Dans une
moindre mesure, SMI se renforce de 146,8% à MAD 1 900. A ce niveau de cours, la
filiale argent du Groupe MANAGEM traite à 29,8x et à 22,8x ses résultats prévisionnels
en 2010 et en 2011 et offre un Dividend Yield estimé à 2,2% en 2010. De son côté,
OULMES s’apprécie de 95,4% à MAD 1 094 bénéficiant de l’annonce de la cession de son
activité Soda en décembre dernier au profit de la société VARUN BEVERAGES
MOROCCO .
A l’inverse, MED PAPER s’effrite de 40,8% à MAD 78,78 dans la foulée de l’annonce de
mauvais résultats semestriels. Éclaboussée par le bras de fer l’opposant à
l’administration fiscale, BRASSERIES DU MAROC se défait de 33,6% à MAD 2 179. A ce
niveau de cours, la filiale marocaine du Groupe CASTEL traite à 18,2x et à 17,3x ses
résultats prévisionnels en 2010 et en 2011 et offre un Dividend Yield estimé à 4,6% en
2010. Enfin, MEDIACO MAROC recule de 29,2% à MAD 121 dans un contexte de forte
incertitude des investisseurs sur la solvabilité de l’opérateur spécialisé en levage.
MANAGEM
SMI
OULMES
MINIERE TOUISSIT
BCP
MAGHREB OX Y GENE
MAGHREBAIL
LAFARGE CIMENTS
MAROC LEASING
SONASID
ACRED
SCE
ATLANTA
SOFAC
DIAC SALAF
STOKVIS
MEDIACO MAROC
BRASSERIES
MED PAPER
-70% -40% -10% 20% 50% 80% 110% 140% 170% 200%
Faits marquants
Date de
Modalités Nombre % du Cours Montant
Société Activité 1ère
de l’IPO de titres capital M MAD M MAD cotation
Distributeur officiel en
ENNAKL
Tunisie des marques du Cession
AUTOMOBILES 3 000 000 10% 64,22 192,7 13/07/10
Groupe d’actions
SA
VOLKSWAGEN AG
Montant maximal de
Nombre de Montant apporté Date de l’initiation de
Société Prix l’offre
titres visés M MAD l’offre
M MAD
Faits marquants
Faits marquants
Sociétés Cotées
BCP : Fusion avec la BP de Casablanca
La Banque Centrale Populaire a procédé en octobre 2010 à l’opération de fusion
absorption avec la BANQUE POPULAIRE de CASABLANCA. Celle-ci serait motivée
principalement par la volonté du CREDIT POPULAIRE du MAROC -CPM- d’améliorer son
positionnement sur la place de Casablanca et de réaliser des gains de productivité,
des économies d’échelle par la mise en œuvre de synergies entre la BCP et BP de
Casablanca. En effet, cette dernière jouit d’un positionnement important au sein de
sa région avec des parts de marché respectives de 12% en termes de dépôts clientèles
et de 10% en termes de crédits.
UNIMER / LA MONEGASQUE VANELLI MAROC / CONSERNOR : Création d’un
champion national de la conserverie de poissons
L’Assemblée Générale Extraordinaire, réunie le 31 décembre 2010, a approuvé la
fusion-absorption de la société LA MONEGASQUE VANELLI MAROC –LMVM- avec effet
rétroactif au 1er janvier 2010. Cette opération s’est concrétisé par une
augmentation de capital de la société UNIMER d’un montant de M MAD 45,1 pour le
porter à M MAD 100,1, réservée aux actionnaires de la société LMVM. Pour sa part, le
Conseil d’Administration a acté le principe de fusion-absorption de la société
CONSERNOR par la société UNIMER, planifiée pour 2011.
MATEL PC MARKET/ DISTRISOFT MAROC : Fusion-absorption donnant naissance au
numéro 1 maghrébin de la distribution informatique
Dans le cadre de leurs stratégies de développement respectives, notamment en
matière de croissance externe, MATEL PC MARKET et DISTRISOFT ont procédé à une
fusion courant 2010 pour créer DISWAY.
L’opération s’est concrétisée à travers une augmentation de capital de MATEL PC
MARKET réservée aux actionnaires de DISTRISOFT. Au terme de la fusion, l’actionnariat
de DISWAY est composé à hauteur de 60% par les actionnaires actuels de MATEL PC
MARKET et de 40% par ceux de DISTRISOFT. A noter que DISWAY s’accapare une part de
marché consolidée de près de 30% du secteur des TIC (hors télécoms).
TASLIF / SALAF : Fusion effective des deux sociétés de crédit à la consommation
Dans le cadre de la restructuration de ses activités, l’Assemblée Générale
Extraordinaire –AGE– a autorisé en septembre la fusion entre TASLIF et sa filiale
SALAF. Cette décision est motivée par :
• Des liens en capital : TASLIF détenant 839 996 actions sur les 840 000 titres
composant le capital de SALAF ;
• Des liens en Management ;
• Et, de la complémentarité entre les activités des deux sociétés.
Faits marquants
LABEL’VIE : Acquisition de METRO CASH & CARRY MAROC
Le Conseil d’Administration de LABEL’VIE SA a acquis 100% des actions de METRO
CASH & CARRY MAROC –MCCM- et de ses filiales, pour un investissement se situant
entre MAD 1,1 Md et MAD 1,3 Md. Cette acquisition devrait être financée selon le Top
Management de la société à hauteur de 40% par apport en fonds propres et de 60%
par endettement bancaire.
MAROC TELECOM a signé au courant du mois de décembre une convention avec l’Etat
gabonais pour la finalisation du processus de cession de 51% du capital du Groupe
GABON TELECOM.
Suite à cet accord qui stipule l’achèvement des opérations de closing, en particulier,
la restructuration financière de l’entreprise, la réalisation de pré-requis juridiques et
du plan social pris en charge par l’Etat Gabonais ainsi que la compensation de
différentes dettes et créances, MAROC TELECOM a versé le solde du prix, soit
M EUR 34,7, en sus des M EUR 26,3 payés initialement.
SNI : Renforcement de sa participation dans ATTIJARIWAFA BANK
SNI a acquis, courant octobre 2010, 4,86% du capital d’ATTIJARIWAFA BANK, dont
3,42% cédés par CAJA MADRID et 1,44% par CREDIT AGRICOLE FRANCE. La valeur
globale de la transaction s’élève à MAD 2,5 Md, correspondant à un cours unitaire de
MAD 265 (laissant apparaître une décote de 19,3% par rapport au cours de MAD 316,2
en date du 5 octobre 2010).
SNEP : Montée stratégique dans le capital de DIMATIT
Conformément à sa nouvelle stratégie axée sur le renforcement de
l’intégration industrielle aval de la société, SNEP a annoncé en décembre 2010
l’acquisition de 21,6% du capital de DIMATIT pour un montant global de M MAD 183,7.
Suite à cette opération, la filiale pétrochimique de YNNA HOLDING porte sa
participation à 34% dans le capital de DIMATIT. Selon le Top Management de la
société, cette acquisition ne devrait avoir aucun impact sur son endettement net qui
s’établit à M MAD 448,8 à fin juin 2010, établissant le gearing à 79,2%.
Faits marquants
BMCE BANK : Participations croisées avec la CDG
Les Groupes ATTIJARIWAFA BANK et BANQUE POPULAIRE ont signé en date du 1er mars
2010 un accord relatif à l’acquisition de 60% du capital de BNP Paribas Mauritanie,
filiale du Groupe BNP Paribas, sous réserve de l’obtention de l’ensemble des
autorisations réglementaires requises.
Cette acquisition serait réalisée à travers un Holding détenu à hauteur de 67% par le
Groupe ATTIJARIWAFA BANK et à 33% par le Groupe BANQUE POPULAIRE. Rappelons
que BNP Paribas Mauritanie a été créée en avril 2007 à Nouakchott et est détenue par
le Groupe BNP Paribas à hauteur de 60%, 20% par PROPARCO et 20% par DEG
(institution financière allemande) .
Coté agrégats, le total bilan de la banque s’élève à M EUR 58,5 à fin 2009 tandis que
ses parts de marché crédits et dépôts s’établissent respectivement à 4% et à 9% à la
même date.
Faits marquants
HPS : Acquisition de 100% de ACP QUALIFE
A l’issue des deux opérations décrites ci-dessus, HPS détiendra la totalité du capital
de ACP QUALIFE, tandis que les anciens actionnaires de ACP QUALIFE détiendront 7,6%
du capital de HPS.
BCP : Prise de participation dans le capital de la Banque Maghrébine
d’Investissement et du commerce Extérieur –BMICE- pour un montant
de M USD 6...
La BANQUE CENTRALE POPULAIRE –BCP– a pris des participations dans le
capital de la BANQUE MAGHREBINE D’INVESTISSEMENT ET DU COMMERCE EXTERIEUR
–BMICE– à hauteur de M USD 6, soit M MAD 48,3.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la réalisation des objectifs des pays de
l’Union du Maghreb Arabe –UMA- visant à créer une banque maghrébine dédiée au
développement de l’investissement et des échanges commerciaux entre les pays de la
région.
Le Groupe BCP et BANK AL MAGHRIB ont signé en date du 22 mars 2010 un protocole
de cession de participations financières concernant les banques suivantes :
Faits marquants
STOKVIS NORD AFRIQUE : Acquisition de 51% de la société sénégalaise AFCO
Selon la presse économique, STOKVIS NORD AFRIQUE, distributeur de matériel et
d’outillage industriel filiale du Groupe ALJ, aurait acquis 51% du capital de la société
sénégalaise des établissements AFCO. Le montant de l’opération n’a pas encore été
divulgué.
Faits marquants
ONA : Fusion absorption de FINANCIERE D’INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS ET
IMMOBILIERS –FIII-...
Le Conseil d’Administration de ONA s’est réuni en date du 16 juillet 2010 et a décidé
de soumettre à la prochaine Assemblée Générale Extraordinaire un projet de
fusion-absorption de la société Financière d’Investissements Industriels et Immobiliers
-FIII-.
...Et, finalisation de la fusion juridique avec SNI
C’est en date du 31 décembre 2010 que les Holdings ONA et SNI ont ratifiés
juridiquement leur projet de fusion devant se traduire par la création d’un Groupe
unique (nommé SNI) dont la vocation première devrait être d’agir en tant que
véhicule d’investissement accompagnant ses partenaires industriels dans les
différents secteurs d’activité formant le périmètre du groupe avec une focalisation à
l’avenir sur les télécoms, l’énergie et l’immobilier.
MEDITEL : France TELECOM dans le tour de table
France TELECOM, CDG et FINANCECOM ont signé un mémorandum d’entente en
septembre 2010 pour la cession de 40% de MEDITELECOM au profit de l’opérateur
télécoms français. Ainsi, les deux principaux actionnaires marocains cèdent 20%
chacun (gardant ainsi des participations égales de 30% dans le capital de
MEDITELECOM) au prix de M EUR 640, soit près de MAD 7,0 Md.
CFAO : Rachat total de SIAB, filiale de RENAULT MAROC
CFAO a racheté, en juin 2010, auprès de RENAULT MAROC 100% du capital de sa filiale
SIAB, importateur exclusif de la marque NISSAN au Maroc. Selon le Top Management
de RENAULT MAROC, cette décision se limite uniquement au marché marocain et ce,
afin de concentrer ses efforts, ses investissements et ses moyens sur la croissance
rapide des ventes des marques RENAULT et DACIA.
Rappelons que le Groupe CFAO est importateur-distributeur des marques HUMMER,
OPEL, CHEVROLET, ISSUZU et DAF au Maroc.
Faits marquants
Une tranche "A" (cotée) et une tranche Entre 4,55% et 4,95%, révisable,
"C" (non cotée) d'obligations ordinaires en référence au taux plein
de plafond MAD 1 Md chacune 52 semaines + PR entre 100 et
CGI 1 500 7 ans 140 pbs Décembre
Une tranche "B" (cotée) et une tranche Entre 4,94% et 5,34%, fixe, en
"D" (non cotée) d'obligations convertibles référence au taux BDR 5 ans + PR
en actions de plafond MAD 1 Md chacune entre 110 et 150 pbs
TOTAL 8 446
Faits marquants
Sociétés non Cotées
Pour les sociétés non cotées, le total des emprunts obligataires ressort en 2010 à
MAD 5,0 Md contre MAD 1,9 Md en 2009.
Montant
Émetteur Modalités prévues Maturité Taux Mois
(M MAD)
Une tranche "A" (cotée) et une
tranche "B" (non cotée)
ONCF 1 000 15 ans 5,12% + PR 100 pbs Janvier
d'obligations ordinaires de
plafond MAD 1,0 Md chacune
Fixe, par référence au taux souve-
Une tranche "A" d'obligations rain sur une maturité de 10 ans de
ordinaires de plafond MAD 2 10 ans la courbe du marché secondaire
Md au 31/03/2010, soit 4,24% + PR
entre 0 et 25 pbs
ADM 2 000 Avril
Fixe, par référence au taux souve-
Une tranche "B" d'obligations rain sur une maturité de 20 ans de
ordinaires de plafond MAD 2 20 ans la courbe du marché secondaire
Md au 31/03/2010, soit 4,47% + PR
entre 0 et 50 pbs
Une tranche "A" (cotée) et une
tranche "B" (non cotée)
ONDA 2 000 10 ans 4,18% + PR 120 pbs Novembre
d'obligations ordinaires de
plafond MAD 2,0 Md chacune
TOTAL 5 000
CAC 80 Novembre
Faits marquants
TOTAL 4 545
Faits marquants
Des certificats de dépôts en grâce
Courant 2010, le montant des certificats de dépôts totalise MAD 32,2 Md contre
MAD 19,0 Md en 2009, en raison des tensions de liquidité sur le marché bancaire :
BMCI 4 255
CIH 2 000
SGMB 4 763
TOTAL 32 209
Faits marquants
Faits marquants
Résultats au T3 2010
CREDIT DU MAROC : Un RNPG en hausse de 5,3% à M MAD 329,6 à fin septembre
2010
A fin septembre 2010, CREDIT DU MAROC affiche les réalisations consolidées
suivantes :
• Les ressources clientèles consolidées se renforcent de 1,3% à MAD 31,8 Md au
30 septembre 2010. Les comptes chèques et les comptes d’épargne
progressent, pour leur part, de 4,7% et de 6,8% respectivement ;
• Les créances sur la clientèle marquent, quant à elles, une hausse de 6,8%
comparativement à la même période une année auparavant pour se fixer à
MAD 33,5 Md ;
• Le produit net bancaire enregistre une augmentation de 13,4% à
M MAD 1 502,7 ;
• Les charges générales d’exploitation s’alourdissent de 5,2% à M MAD 685,4 au
T3-2010 ;
• Au final, et intégrant une dotation nette de reprises aux provisions pour
créances en souffrance en hausse de 83,7% à M MAD 284,2, le Résultat Net
Part du Groupe ressort en appréciation de 5,3% à M MAD 329,6.
Faits marquants
Les filiales africaines continuent d’évoluer favorablement, comme en atteste la
bonne orientation de leurs activités à fin septembre 2010 : +6,9% pour MAURITEL à
M MAD 894, +9,0% pour ONATEL à M MAD 1 368 et +457,4% pour SOTELMA à
M MAD 1 126. En revanche, GABON TELECOM affiche un repli de 8,9% de ses revenus à
M MAD 787. Enfin, et après le désengagement de la filiale MVNO en France, le chiffre
d’affaires de MOBISUD Belgique ressort à M MAD 28, en baisse annuelle de 73,3%.
Sur le plan opérationnel et face à la hausse des amortissements liée à l’importance du
programme d’investissements mené par le Groupe, le résultat d’exploitation ressort
en hausse limitée de 3,5% à M MAD 10 505, fixant la marge opérationnelle à 44,3%
contre 45,3% une année auparavant. Pour le seul 3ème trimestre 2010, le REX consolidé
affiche une augmentation annuelle de 6,6% (+10,8% par rapport au T2-2010) à
M MAD 3 838. S’agissant des filiales, le redressement du REX de SOTELMA (M MAD 144
contre M MAD –20 au T3-2009) et la progression de 48,8% de celui d’ONATEL
(M MAD 360) ont permis de compenser les contre-performances opérationnelles de
MAURITEL (-4,5% à M MAD 284) et de GABON TELECOM (-19,5% à M MAD 70).
Sur le plan des perspectives, le Senior Management de MAROC TELECOM table sur un
maintien du leadership et des marges tout en préservant la croissance par
l’investissement et le développement des filiales.
* Cours de conversion de TND 1 = MAD 5,68556 au 30/09/2010 selon le site de conversion OANDA.
Base 100
Perf PTF BKB vs MASI RB en 2010
134
130
126
122
118
114
110
106
102
98
31/12 28/2 30/4 30/6 31/8 31/10 31/12
PTF BKB MA SI RB
MASI-RB 25,70%
7,87% ADDOHA 104,0 3,89% 3,1 4,6 6,5 33,6x 22,4x 15,9x 1,4% 1,3% 3,2%
3,46% ALLIANCES 757,0 12,48% 30,1 36,5 53,0 25,2x 20,8x 14,3x 0,9% 1,1% 1,3%
2,42% ALUMINIUM DU MAROC 1 390,0 39,00% 120,2 124,2 139,6 11,6x 11,2x 10,0x 7,2% 5,4% 6,0%
8,99% ATTIJARIWAFA BANK 407,0 54,17% 20,4 20,7 22,8 19,9x 19,7x 17,9x 1,5% 1,6% 1,7%
3,59% AUTO HALL 90,5 28,19% 4,4 4,8 5,2 20,6x 18,8x 17,3x 3,9% 3,6% 3,6%
5,83% BCP 420,0 77,22% 16,1 26,8 30,0 26,1x 15,7x 14,0x 1,4% 2,9% 3,6%
2,54% CGI 1 780,0 10,29% 23,7 33,4 45,3 75,0x 53,3x 39,3x 1,0% 1,1% 1,2%
3,56% CNIA SAADA 1 284,0 22,99% 68,3 73,0 84,3 18,8 17,6 15,2 1,1% 1,7% 2,0%
3,26% CIMENTS DU MAROC 1 200,0 31,94% 66,8 67,3 68,3 18,0x 17,8x 17,6x 2,3% 1,9% 2,1%
1,82% COLORADO 94,0 18,24% 9,6 7,5 8,0 9,8x 12,5x 11,7x 4,8% 3,6% 3,7%
7,10% COSUMAR 1 950,0 56,12% 133,8 145,4 155,3 14,6x 13,4x 12,6x 4,4% 5,3% 5,5%
3,32% DELTA HOLDING S.A 91,2 44,53% 4,9 5,4 6,1 18,5x 16,8x 14,9x 3,3% 3,9% 4,4%
1,20% ENNAKL 66,0 2,77% 4,3 5,2 5,9 15,3x 12,7x 11,1x 2,7% 5,2% 6,2%
3,75% HOLCIM ( Maroc ) 2 654,0 51,83% 158,8 174,2 176,5 16,7x 15,2x 15,0x 5,0% 5,5% 5,7%
2,26% HPS 782,0 32,99% 29,5 43,9 87,0 26,6x 17,8x 9,0x 3,1% 3,5% 5,2%
13,47% ITISSALAT AL-MAGHRIB 150,0 19,82% 10,7 10,6 10,6 14,0x 14,2x 14,2x 6,9% 6,0% 6,0%
7,26% LAFARGE CIMENTS 2 120,0 59,40% 106,2 98,9 99,7 20,0x 21,4x 21,3x 4,1% 3,1% 3,2%
3,02% LYDEC 399,5 31,41% 27,6 33,7 34,5 14,5x 11,9x 11,6x 4,5% 4,5% 4,5%
2,32% DISWAY 529,0 52,43% 67,3 41,3 46,1 7,9x 12,8x 11,5x 4,0% 3,8% 4,5%
1,95% MINIERE TOUISSIT 1 600,0 90,70% 139,3 166,4 188,7 11,5x 9,6x 8,5x 5,6% 4,2% 4,7%
2,28% M2M Group 490,0 -2,20% 26,1 31,3 33,2 18,8x 15,6x 14,8x 0,0% 5,7% 7,2%
1,79% SAMIR 588,0 7,69% 46,6 55,1 68,4 12,6x 10,7x 8,6x 0,0% 0,0% 0,0%
0,46% SONASID 1 800,0 -4,46% 88,6 S S 20,3x S S 3,7% S S
1,02% STOKVIS NORD AFRIQUE 52,5 -15,73% 5,5 4,3 3,8 9,5x 12,3x 13,8x 6,7% 5,7% 5,7%
5,46% WAFA ASSURANCE 2 839,0 54,55% 193,5 183,1 212,4 14,7x 15,5x 13,4x 2,5% 1,8% 1,9%
Perspectives 2011
Route balisée pour 2011
Les perspectives 2011 de croissance pour l’économie marocaine s’annoncent
globalement favorables grâce à la reprise attendue des activités non agricoles suite
au redressement attendu de la demande internationale adressée au Maroc.
L’économie marocaine devrait ainsi parvenir en 2011 à consolider sa croissance,
enregistrant un taux de progression du PIB* de 5,0% sous l’effet de l’élargissement de
5,6% de la valeur ajoutée non agricole et dans une moindre mesure de 0,5% de celle
agricole. Cette hypothèse tient compte :
• D’une reprise escomptée pour la Zone Euro, principal partenaire économique
du Pays, de l’ordre de 1,5%.
• D’une poursuite de la maîtrise de l’inflation à 2% ;
• D’une production céréalière de 70 millions de quintaux ;
• D’un cours moyen du pétrole brut de USD 75 le baril ;
• Et, d’une parité EUR/USD de 1,3.
L’orientation favorable de l’économie marocaine devrait également profiter
de (i) la poursuite de la dynamique de la consommation locale notamment celle
des ménages (+7,9%) (ii) du maintien de la politique volontariste de l’Etat en
matière d’investissement public et (iii) du dynamisme continu de l’investissement
privé (Formation Brute du Capital Fixe –FBCF- en progression de 10,3% et taux
d’investissement brut de 34,5% du PIB).
Sur le plan des échanges extérieurs et tirant amplement profit de la poursuite de
l’embellie de l’activité du secteur des phosphates (+12,4% à MAD 36,2 Md) ainsi que
de la reprise des autres activités à l’export, les ventes de biens à l’étranger devraient
s’élargir de 11,8% en 2011. Concernant les importations de biens, elles devraient
augmenter de 11,4%, stabilisant le déficit commercial à 21,8% du PIB. De même et
compte tenu d’une augmentation prévisionnelle de 11,7% des recettes voyages et de
11,5% des transferts MRE, le solde des échanges extérieurs de biens et services
devrait afficher un déficit de 11,1% du PIB.
Au volet des finances publiques et profitant de l’effet mécanique de 2010 sur 2011 de
la revue à la baisse des taux d’imposition de l’IR et de l’IS, les recettes fiscales
devraient progresser de 5,7%. A l’opposé et s’inscrivant toujours dans une politique
de rationalisation des charges, les dépenses de l’Etat devraient se hisser de 0,5%
pour se fixer à 19,6% du PIB. Le déficit budgétaire serait ainsi de 3,5% du PIB, financé
à hauteur de 61,4% par des ressources internes contre 16,4% seulement en 2010,
année où les conditions de financement à l’international étaient favorables pour le
Maroc.
Perspectives 2011
Un nouveau cycle vertueux
L’aptitude de résilience confirmée de l’économie marocaine en 2010 combinée aux
espoirs de reprise de l’économie mondiale devrait renforcer le nouveau cycle haussier
observé à la Bourse de Casablanca depuis fin 2009.
De nouveaux catalyseurs devraient également soutenir cette dynamique escomptée
en 2011 pour confirmer le retour de confiance des investisseurs aussi bien locaux
qu’étrangers. Il s’agit particulièrement de :
• L’instauration, après une longue hésitation, du Plan d’Epargne en Actions
prévue au niveau du projet de la Loi de Finance 2011. Cette mesure tant
attendue devrait insuffler un nouvel élan au marché boursier en lui réorientant
une partie importante de l’épargne ;
• Le retour en force des OPVs tant des introductions en bourse (STROC industrie,
AFRIC Industries, S2M et éventuellement JLEC, MEDITEL, SGTM) que des
opérations annoncées du Groupes ONA/SNI relatives aux principales filiales
matures à savoir : LESIEUR CRISTAL, COSUMAR, CENTRALE LAITIERE,
ATTIJARIWAFA Bank et WAFA ASSURANCE. L’augmentation du flottant de ces
Blue Chips devrait susciter l’intérêt des investisseurs locaux et étrangers dyna-
misant incontestablement la volumétrie du marché ;
• L’augmentation de la capacité d’investissement en actions des compagnies
d’assurance en cours d’approbation dans le cadre du contrat-programme
sectoriel ;
• Et, la mise en place prévue du marché à terme (en cours d’approbation) ainsi
que de la Place Financière Internationale de Casablanca « CASABLANCA
FINANCE CITY » dont les statuts ont déjà été approuvés par les autorités
législatives.
De même, la détente attendue en 2011 des tensions sur les liquidités, faisant suite
aux différentes opérations d’injections réalisées en 2010 (notamment l’augmentation
de capital de BMCE Bank réservée à la BFCM, la cession de 40% du capital de
MEDITELECOM à France TELECOM et le succès de l’émission marocaine en EURO
BOND), devrait en principe stabiliser les taux à leur niveau actuel, renforçant
l’orientation des investisseurs institutionnels vers le marché Actions.
Dans cette perspective, nos prévisions pour l’année boursière 2011 ressortent
positives confortées notamment par une bonne tenue des fondamentaux des sociétés
cotées. En effet, nous tablons sur une croissance de 10,1% de la capacité bénéficiaire
en 2010 et de 9,2% en 2011 pour des dividend Yield correspondants de
de 3,3% et 3,5% respectivement. Pronostic confirmé du point de vue chartiste ; le
baromètre de la Place devant rester inscrit dans la phase haussière entamée depuis
décembre 2009.
Perspectives 2011
Secteur bancaire
Le secteur bancaire marocain a fait preuve en 2010 d’un comportement positif
témoignant du profil de résistance de l’économie domestique face à la crise
internationale et capitalisant sur les fruits de la rigueur en termes de gestion du
risque ainsi que sur la perspicacité du développement stratégique au Maroc et en
Afrique. Ainsi, le concours des crédits à l’économie a marqué à fin octobre 2010 une
croissance de 8,1%, soit la même progression enregistrée au cours de la même
période une année auparavant. Cette évolution a profité à l’ensemble des segments
notamment les crédits à l’équipement (+15% à MAD 133 Md), les crédits de trésorerie
(+4,4% à MAD 141 Md) et les crédits à la consommation (+7,2% à MAD 32,1 Md).
De leur côté et en dépit de leur ralentissement, les crédits immobiliers enregistrent
une croissance de 7,8% à MAD 186,5 Md (soit près de 31% des crédits distribués) grâce
essentiellement à la hausse des crédits habitats (+10,6% à MAD 121,4 Md) qui
semblent profiter des incitations fiscales de la loi de finance 2010. Les crédits
promoteurs s’inscrivent, quant à eux, en légère appréciation (+1,1% à MAD 63,9 Md)
reflétant l’hésitation naissante des banques face à l’importance des méventes dans le
haut standing et le résidentiel touristique.
Evolution des crédits à l'économ ie depuis 2006 Ventilation du portefeuille de crédits en octobre 2010
(en MAD m illiards)
Crédits à
Crédits l'équipement
immobiliers 22,0%
2006 2007 2008 2009 oct-10
30,9%
Perspectives 2011
Créances Crédits de
diverses trésorerie
18,4% 23,3%
Crédits à la
consommation
5,3%
Crédits à
Crédits l'équipement
immobiliers 22,0%
30,9%
Source : GPBM
En revanche, la pression sur les liquidités continue à persister au niveau du marché
bancaire. Preuve en est la stagnation des dépôts collectés et ce, en dépit d’une
croissance de 7,7% des recettes MRE à fin octobre 2010. C’est dans ce contexte que
les établissements financiers ont augmenté significativement leur recours aux
certificats de dépôts en 2010 ainsi qu’aux avances de BANK AL MAGHRIB qui ont
atteint des pics de MAD 28 Md en juillet 2010. Face à cette situation et afin de
soulager les trésoreries bancaires, BANK AL MAGHRIB a procédé une nouvelle fois à la
baisse du taux de la réserve obligatoire lequel est passé à 6% en mars 2010. Le taux
directeur est resté, quant à lui, inchangé à 3,25% après avoir constaté une baisse de
25 points de base en 2009.
S’agissant de l’assise financière et eu égard au relèvement du niveau du ratio de
solvabilité à 12% en 2010 contre 10% une année auparavant, les banques ont poursuivi
les opérations de levées de dettes subordonnées (MAD 1,2 Md) et d’augmentation de
capital (MAD 3 Md) mais cependant à un rythme moins soutenu que celui des deux
dernières années.
Tenant compte de ce qui précède, nous pensons que les réalisations des banques
cotées en 2010 devraient s’inscrire dans un trend positif avec toutefois des niveaux
de croissance moins soutenus eu égard à la poursuite du renforcement du
provisionnement par l’ensemble des opérateurs. En effet, à l’issue du premier
semestre et bien que le produit net bancaire des banques cotées ait enregistré une
appréciation de 13,2%, la capacité bénéficiaire n’a augmenté que de 4,7% sous l’effet
d’un renforcement important de la charge de risque. Cette politique de prudence
devrait se poursuivre au cours du deuxième semestre 2010. Les principaux groupes
bancaires devraient, quant à eux, capitaliser sur leur stratégie d’expansion régionale
laquelle a permis un accroissement important de la contribution de leurs filiales
internationales au niveau de leurs résultats. Pour l’année 2011, le secteur bancaire
devrait profiter d’un contexte économique plus favorable dans le sillage de la reprise
escomptée des principaux partenaires économiques du pays tout en maintenant une
gestion de risque prudente.
Perspectives 2011
Par ailleurs, l’arrivée de BARID BANK sur l’échiquier bancaire devrait exacerber
davantage les conditions concurrentielles entre les principaux opérateurs
particulièrement sur le segment du Low Income Banking mais impliquerait, en
revanche, une amélioration du taux de bancarisation du pays qui ne dépasse pas les
50% à fin 2010. A ce titre, le Gouverneur de BANK AL MAGHRIB table sur
l’élargissement de la bancarisation au Maroc avec un objectif de 66% à atteindre au
terme des trois prochaines années. Sur un autre registre, la réduction de la TVA sur
les produits bancaires alternatifs devrait permettre d’augmenter l’intérêt des clients
à l’égard de ce produit. Notons que le Groupe ATTIJARIWAFA Bank vient d’obtenir un
agrément de banque islamique pour la création de sa filiale DAR ASSAFA. Cette
première au Maroc devrait relancer la commercialisation des produits alternatifs,
jusque là pénalisés par (i) le caractère non-conforme à la Shariaa des ressources
utilisées pour leur financement et (ii) le flou fiscal qui les entouraient avant 2010.
Elle pourrait également attiser l’appétit des banques islamiques étrangères pour une
éventuelle entrée dans le marché marocain.
Assurances
Le secteur des assurances au Maroc recèle un potentiel de développement important
eu égard à la faiblesse du taux actuel de pénétration* qui ne dépasse pas les 3% (soit
0,05% du marché mondial de l’assurance) dans un pays où l’amélioration du niveau de
vie de la population marocaine à travers l’émergence d’une classe moyenne se
confirme et le changement des mentalités se traduit par une réticence moindre aux
produits d’assurance.
Pour profiter de ces opportunités, même dans un contexte plutôt délicat, les
compagnies de la place devraient poursuivre l’extension de leur réseau d’agences,
intensifier leurs efforts dans le sens de l’innovation, de l’amélioration du service
clientèle, du renforcement des dispositifs de management des risques et de
l’optimisation du potentiel synergique avec les partenaires financiers.
Le secteur des assurances devrait également tirer profit des différents plans
gouvernementaux destinés à dynamiser l’économie locale (plan Maroc vert, Maroc
export plus, plan Emergence II, etc.). Dans ce sillage, la mise en place imminente du
contrat-programme 2010-2015 initié par le Gouvernement, de concert avec la
Fédération Marocaine des Sociétés d’Assurances et de Réassurances –FMSAR-, devrait
permettre d’arrêter une vision claire et une stratégie de développement du secteur
sur les cinq années à venir.
Les principales mesures sont les suivantes :
• Instauration de nouvelles assurances obligatoires et mécanismes de
contrôle ;
• Couverture des indépendants, exclus du RAMED ou de l’AMO ;
• Développement de l’assurance Vie à travers un cadre fiscal incitatif ;
* Contre 10,3% pour la France, 12,9% pour l’Afrique du Sud, 1,9% pour la Tunisie, 0,6% pour l’Algérie et 1,3%
pour la Turquie.
Perspectives 2011
• Mise en œuvre de la circulaire sur le contrôle interne de manière
complète, instauration des structures de mesures et de gestion de
risques internes et mise en place d’un processus de gestion actif/
passif (1ère phase de Solvency II*);
• Et, mobilisation de l’épargne longue grâce à l’assurance Vie.
Ces mesures devraient constituer un véritable levier de soutien au développement
économique du pays, assurer l’équilibre entre les incitations favorisant le
développement de l’industrie des assurances et celles assurant la solvabilité des
compagnies d’assurances ainsi que la protection des consommateurs.
Parallèlement, la Direction des Assurances et de la Prévoyance Social –DAPS- a décidé
de lever la restriction** d’investissement dans le secteur immobilier des compagnies
d’assurances. En effet, les assurances, parties prenantes d’un fonds exclusivement
dédié à l’immobilier, pourraient placer leurs actifs sans restriction dans tout type
d’investissement immobilier en admission de leurs réserves techniques.
* Le contrat-programme indique un délai d’application des normes Solvency II au plus tard le 31 décembre
2015, si l’Europe adopte la directive au 1er janvier 2013.
** Rappelons qu’actuellement une compagnie d’assurance désirant investir dans l’immobilier devait pour
chaque action ou émission demander une autorisation renouvelable annuellement à la DAPS.
***Le délai de cinq ans prévu pour la migration de l’assurance maladie de base vers l’ASSURANCE MALADIE
OBLIGATOIRE –AMO- de la CNSS est dépassé depuis le 13 août 2010.
****Notamment si elle n’inclut pas les polices « décès et invalidité ».
Perspectives 2011
En outre, dans le cadre de la réforme du système financier initié par le Conseil
National du Crédit et de l’Epargne -CNCE-, un projet de transformation de la DAPS en
autorité de régulation indépendante a été lancé dans le but d’accroître la supervision
du secteur des assurances afin de le hisser aux standards internationaux.
En marge du circuit de couverture traditionnel, le développement à moyen terme de
la micro assurance au Maroc devrait également contribuer à améliorer le taux de
pénétration et pourrait, par ricochet, créer des opportunités d’affaires intéressantes
pour les compagnies généralistes. En effet, celles-ci devraient offrir des produits Non
Vie aux bénéficiaires éligibles au microcrédit ainsi qu’à leur famille. De même, le
créneau de l'assurance islamique -Takaful- pourrait faire son entrée sur le marché
marocain sur le même horizon.
Crédit à la consommation
Visiblement impacté par une dégradation du risque suite aux effets indirects de la
crise à l’international sur certaines activités exportatrices (baisse du chiffre
d’affaires et repli de l’emploi), le secteur de crédit à la consommation continue de
pâtir de conditions de marché ne favorisant pas une évolution de la production. Cette
tendance devait se poursuivre en 2011 et occasionner éventuellement une érosion de
la rentabilité des sociétés de financement. Dans ces conditions, les sociétés disposant
d’une assise financière solide seront les plus enclin à résister.
Perspectives 2011
Les sociétés de financement affiliées aux banques semblent être bien affûtées pour
pérenniser leur activité compte tenu des synergies qu’elles
développent avec leur maison mère. Face au succès de ce modèle capitalistique,
d’autres banques envisagent de développer ce créneau en l’occurrence le CREDIT
AGRICOLE DU MAROC via une éventuelle prise de participation dans le capital de DIAC
SALAF et le CIH notamment après l’annonce de la reprise des parts de la CDG dans
SOFAC.
Sur le plan commercial, les établissements de crédit fortement positionnés sur le
segment automobile pourraient connaître en 2011 une reprise de leur activité (des
prévisions de croissance des ventes automobiles de 12% entre 2011 et 2014 selon
Business Monitor International) après une année 2010 qui serait plutôt
décevante (baisse de 3,76% des ventes à fin novembre 2010).
De même, et après un début assez difficile, les produits alternatifs pourraient
connaître un meilleur sort notamment pour le financement des véhicules aux
particuliers.
Pour profiter de cette nouvelle niche, les banques pourraient, à l’image
d’ATTIJARIWAFA BANK, s’orienter vers la création d’une filiale spécialisée dans la
commercialisation de ce type de produits afin de les séparer des services financiers
classiques.
Sur le plan des perspectives chiffrées, et hors TASLIF et DIAC SALAF, le PNB du
secteur côté devrait s'établir à M MAD 1 165,3 (+2,2%) en 2010E et à M MAD 1 203,8
(+3,3%) en 2011P. Pour sa part, et subissant l’effet d’un alourdissement de la charge
de risque, le RN devrait se replier de 7,4% en 2010 à M MAD 325,1, avant de se
redresser de 19,4% à M MAD 1 203,8 en 2011.
Perspectives 2011
Télécoms
A l’issue des neuf premiers mois de 2010, le parc d’abonnés Mobile totalise
30,5 millions de clients, en progression de 21,6% comparativement à la même période
une année auparavant (Vs. 27,9 millions d’usagers à fin juin 2010). En parallèle, le
taux de pénétration se renforce à 96,79% contre 80,44% à pareille date en 2009
(Vs. 88,47% à fin juin 2010). Le prépayé demeure toujours prédominant avec une part
de 96,3% contre 3,7% pour le post payé.
Par opérateur, MAROC TELECOM consolide son leadership avec un portefeuille clients
de 16,7 millions d’abonnés et une part de marché de 54,88% à fin septembre 2010
contre 60,77% une année auparavant (Vs. 57,03% à fin juin 2010). Pour sa part,
MEDITELECOM enregistre une hausse appréciable de 16,3% de sa base d’abonnés à
10,7 millions établissant sa part de marché à 34,99% (Vs. 37,29% à fin juin 2010).
WANA recrute, quant à elle, 2,46 millions nouveaux clients entre septembre 2009 et
septembre 2010 (+1,5 millions d’abonnés par rapport à juin 2010), portant le nombre
de ses abonnés mobile à près de 3,1 millions, soit une part de marché de 10,13%
contre 2,51% au 30/09/2009.
Sur le Fixe, le parc global s’élève à 3,7 millions d’usagers contre 3,4 millions
d’abonnés en septembre 2009 (Vs. 3,68 millions de clients à fin juin 2010), élevant le
taux de pénétration à 11,76% à fin septembre 2010. WANA s’approprie 66,49% de
parts de marché sur ce segment contre 33,12% pour MAROC TELECOM et 0,39% pour
MEDITELECOM. Le parc résidentiel s’élargit de 10,9% à 3,15 millions d’abonnés tandis
que le professionnel limite sa progression à 3,1% à 398 624 lignes. Sur le résidentiel,
WANA détient 77,76% du marché contre 22,24% pour l’opérateur historique alors que
sur le professionnel MAROC TELECOM continue de dominer avec une part de marché
de 94,16%.
Le marché des publiphones ressort, quant à lui, en légère appréciation de 3,6% à
183 784 lignes. ITISSALAT AL MAGHRIB accapare 81,44% de ce segment contre 18,56%
pour MEDITELECOM.
Enfin et avec 1 646 967 abonnés, le parc global Internet poursuit son élargissement,
gagnant 9,8% sur le T3 2010 et 57,0% comparativement à fin septembre 2009.
Les parts de marché respectives des opérateurs s’établissent à 54,84% pour IAM, à
30,19% pour WANA et à 14,81% pour MEDITELECOM. Le marché du 3G enregistre une
plus forte progression avec +14,4% au T3 2010 et +105,0% depuis septembre 2009 à
1 161 657 abonnés. WANA y maintient sa position de leader avec une part de 42,68%
contre 36,33% pour MAROC TELECOM et 20,99% pour MEDITELECOM.
Perspectives 2011
Parc d’abonnés Mobile (en milliers) Parc d’abonnés Fixe (en milliers)
0 0,00% 0 -1,00%
T3 2007 T3 2008 T3 2009 T3 2010 T3 2007 T3 2008 T3 2009 T3 2010
Parc d'abonnés Mobile Taux de pénétration Parc d'abonnés Fixe Taux de pénétration
Parc d'abonnés Internet Taux de pénétration Parc d'abonnés Internet Taux de pénétration
Perspectives 2011
L’élargissement escompté du parc (lequel devrait atteindre 35,9 millions d’usagers à
horizon 2013, ce qui devrait correspondre à un taux de pénétration de près de 88%
pour un TCAM estimé à 2,4% sur les trois prochaines années) ne devrait pas en
atténuer l’impact compte tenu du niveau de maturité du marché.
Pour sa part, le Fixe devrait pouvoir maintenir ses revenus actuels grâce au
renforcement de l’usage qui devrait être favorisé par les offres gratuites (sur
certaines plages horaires) et par la poursuite de la baisse des tarifs à l’international.
Enfin, Internet devrait poursuivre son développement dans les années à venir,
grâce à l’émergence du haut débit et des services à forte valeur ajoutée (notamment
de troisième génération ainsi que Long Term Evolution –LTE– probablement à partir de
2012), capitalisant principalement sur les différents programmes gouvernementaux
visant à réduire la fracture numérique.
Pétrole
Les cours du pétrole affichent en 2010 une hausse significative de 15,4% pour s’établir
à près de USD 90 le baril en fin d’année (pour un niveau moyen du baril de USD 80),
atteignant, par conséquent un nouveau sommet au niveau international depuis 2008.
En effet et dans un contexte de prémices de reprise de l’économie mondiale, le cours
spot de l’or noir semble avoir bénéficié de la bonne tenue des marchés boursiers, du
renforcement de l'Euro face au Dollar en fin d’année ainsi que de la forte demande en
provenance des pays développés et notamment de la Chine.
Perspectives 2011
Cette hypothèse pourrait se confirmer en 2011 compte tenu également (i) du
maintien des niveaux de production prévus par l'Organisation des Pays Exportateurs
de Pétrole -OPEP-, (ii) de la baisse escomptée des niveaux de stocks, (iii) de la
volonté de la Chine de poursuivre la constitution de son stock stratégique ainsi que
(iv) de la poursuite prévue de la demande des pays émergents.
Au niveau national, la hausse éventuelle des cours du pétrole à l’international
pourrait avoir un impact direct sur les dépenses de la Caisse de Compensation en
2011. En effet, celle-ci pourrait voir ses charges fortement augmenter
comparativement aux prévisions, compte tenu de l’hypothèse de la Loi de Finance
2011 se basant sur un prix de USD 75 le baril. Pour remédier à cette situation, la
Caisse de Compensation pourrait se voir contrainte dans les prochains mois de
réajuster à la hausse les prix de reprise à la pompe.
Perspectives 2011
Mines
Valeurs refuges, l’or et l’argent voient leurs cours spot se hisser tout au long de
l’année 2010, tirant amplement profit des incertitudes sur la confirmation de la
reprise économique mondiale. A contrario, les cours des métaux de base (Zinc,
Plomb, et Cobalt) reculent au terme du premier semestre de l’année, dans le sillage
des répercussions de la crise financière internationale, avant d’entamer une
importante progression durant le second semestre. Les arbitrages adoptés sur la
même période par les investisseurs entre les métaux de base et les métaux précieux
seraient à l’origine de cette situation.
En revanche, les cours du zinc et du plomb affichent au terme de l’année 2010 des
évolutions respectives de –11,1% et de 1% entre 2009 et 2010 pour s’établir à
USD 2 283/T et à USD 2 415/T en fin de période.
Pour sa part, le prix du cuivre évolue en dents de scie sur les 6 premiers mois de
l’année, avant de se hisser fortement au terme du second semestre de l’année 2010,
tiré en parti par la forte demande en provenance des pays émergents, notamment de
la Chine. Par conséquent, son cours passe de USD 7 345/T à fin décembre 2009 à
USD 9 269/T en fin d’année 2010, soit une amélioration de 26,2% d’une année à
l’autre.
Loin de son heure de gloire, le cours du cobalt se replie de 14,5% pour se fixer à
USD 17,75/Lb, même si la demande en batterie au lithium-ion reste importante
principalement pour les nouvelles générations de voitures hybrides, les ordinateurs et
les téléphones portables.
Côté perspectives et compte tenu de la forte volatilité des cours des matières
premières sur le plan international, les prix spot des métaux de base et des métaux
précieux devraient continuer de dépendre fortement de l’évolution de la monnaie
américaine, des niveaux de production des opérateurs miniers ainsi que de la santé de
l’économie mondiale. Ainsi et dans une optique de confirmation de la reprise
économique internationale, le cours des métaux de base devrait afficher un trend
haussier en 2011 et ce, au détriment des prix des métaux précieux, lesquels
pourraient se stabiliser, voir se contracter sur la même période (compte tenu de sa
caractéristique de valeurs refuge).
Au Maroc, MANAGEM projette de maintenir son plan de développement, axé
notamment sur le recentrage de ses activités sur les métaux précieux, le cobalt et le
cuivre. C’est dans ce sens que la société est en cours de réalisation de divers projets,
dont notamment (i) le projet aurifère Bakoudou au Gabon, (ii) le projet de
construction des fours de production des alliages de cobalt en République
Démocratique du Congo (iii) le projet Pumpi en République Démocratique du Congo et
(iv) l’augmentation de la capacité de production de SMI à 300 tonnes d’argent métal
à horizon 2013. Cette dernière pourrait, néanmoins, continuer à être impactée à
court terme par le niveau défavorable de ses couvertures qui s’établissent à
USD 7,61/Once en 2011 pour 52% de sa production. Parallèlement, la mise en
évidence des gisements de cuivre devrait permettre à AGM de compenser, du moins
partiellement, ses pertes sur l’or.
Perspectives 2011
Immobilier
Secteur clé de l’économie nationale, l’immobilier devrait connaître en 2011 un
développement considérable et ce, au niveau de ses trois branches à savoir le
social, le moyen standing et le haut standing résidentiel et touristique.
Pour le social, les mesures incitatives prévue dans la Loi de Finances 2010 pour une
durée de 10 ans, devraient insuffler un nouvel élan à ce segment boudé par les
promoteurs depuis 2008, date d’abolition des avantages fiscaux liés à cette
catégorie de logement. Dans ce cadre, l’effet escompté de ces mesures devrait se
ressentir à partir de 2011 ; les conventions avec l’Etat n’ayant été signé qu’en mars
2010. A ce titre, plusieurs opérateurs ont annoncé leur intention de renforcer leur
positionnement sur ce créneau, notamment ADDOHA, CGI (à travers sa filiale DYAR AL
MANSOUR) et ALLIANCES (via sa structure dédiée ALLIANCE DARNA).
Pour sa part, l’immobilier moyen standing devrait poursuivre sa dynamique de
croissance, capitalisant notamment sur une forte demande en terme de logement, la
démocratisation de l’accès au crédit notamment pour la classe moyenne (mise en
place d’un fonds de garantie au profit de la classe moyenne désireuse d’acquérir un
bien dont le prix est inférieur à K MAD 800) et une accélération de l’urbanisation.
Rappelons qu’à horizon 2022, le déficit en termes de logement est estimé à
871 000 unités, tenant compte d’une production annuelle de 102 000 unités.
C’est dans ce contexte que les opérateurs du secteur se sont attelés à mettre en
place des programmes d’investissement d’envergure, dont le financement est
souvent assuré par une combinaison entre dette bancaire, emprunts obligataires et
augmentations de capital.
Enfin, et après une année 2010 de convalescence, l’immobilier haut standing et
touristique devrait renouer avec la croissance, profitant d’un retour en grâce
escompté des acquéreurs étrangers dans le sillage de la reprise économique mondiale
ainsi que de la poursuite d’une dynamique locale.
BTP
Toujours soutenu par le Gouvernement via un programme d’investissement
ambitieux en 2011 (hausse de 2,5% du budget d’investissement à MAD 167,3 Md), le
secteur des bâtiments et travaux public devrait profiter du maintien de l’ensemble
des projets entamés par l’Etat, ainsi que des incitations fiscales pour le logement
économique contenues dans la Loi de Finances 2010 et dont l’impact ne devrait se
faire ressentir qu’à partir du premier semestre 2011.
A cet effet, les cimentiers ont annoncé leur intention de reprendre leur stratégie de
développement qui devrait se concrétiser à horizon 2014. A ce titre, CIMENTS DU
MAROC projette de construire une nouvelle usine au Nord de Marrakech et étendre
ainsi son dispositif industriel aux régions Centre et Nord du Pays. LAFARGE CIMENTS
prévoit, quant à elle, l’édification d’une nouvelle cimenterie dans la région du Souss.
Les deux opérateurs semblent être respectivement en phase finale de prospection des
gisements.
Perspectives 2011
Pour sa part, CIMENTS DE L’ATLAS, filiale du Groupe SEFRIOUI, vient de mettre en
service sa première unité à Ben Ahmed dotée d’une capacité de 1,6 MT ainsi qu’une
filiale de bétons et de granulats nommée BETONS ET GRANULATS DU MAROC.
Rappelons que le Groupe est également en cours d’implantation courant 2011 d’une
seconde cimenterie à Beni Mellal d’une capacité de production identique à la
première (devant être opérationnelle à fin 2011).
Cet engouement pour le secteur cimentier devrait s’accentuer avec l’entrée
d’YNNA HOLDING à partir de 2014, entraînant probablement une situation de
surcapacité. Toutefois, la forte demande escomptée, et corollaire à la croissance
économique attendue, pourrait en atténuer l’ampleur.
De son côté, le secteur métallurgique marocain fait déjà place à des problèmes de
surcapacité, suite à l’arrivée de trois nouveaux laminoirs (YNNA STEEL, SOMASTEEL et
le deuxième laminoir d’UNIVERS ACIERS) et au renforcement des capacités de
production des opérateurs déjà présents.
Au premier semestre 2010, la consommation d’aciers long au Maroc avait baissé de
10% et la situation ne devrait pas s’améliorer au terme de la deuxième partie de
l’année. Les espoirs semblent se porter sur 2011, année où les sidérurgistes (à l’instar
du secteur cimentier) devraient également profiter de la relance des logements
économiques et de l’importance du budget d’investissement en infrastructure alloué
par l’Etat.
Au niveau international, le prix du rond à béton évolue en 2010 de 21,4% à
USD 595/T contre une progression de 25,8% des cours de la billette d’acier,
entraînant par conséquent des écrasements de marges qui réduisent d’autant plus les
niveaux de profitabilité des opérateurs. C’est dans ce contexte difficile que
SONASID a publié récemment un profit warning, dans lequel la société table sur un
net recul de ses réalisations en 2010.
Évolution du cours de la billette d’acier durant Évolution du cours du rond à béton durant
l’année 2010 (USD / T) l’année 2010 (USD / T)
Perspectives 2011
Perspectives 2011
Technologies de l’Information et des Communications
Le développement des Technologies de l'Information et de la Communication -TIC–
devrait contribuer considérablement à l’élaboration et la concrétisation d’un modèle
spécifique de développement social et économique durable pour le Maroc.
Dans ce contexte, le secteur devrait renforcer considérablement sa contribution au
PIB au cours des prochaines années, capitalisant sur une démocratisation des TIC via
une plus grande intégration auprès des différents acteurs concernés : administrations,
entreprises et citoyens.
Pour ce faire, le Gouvernement ambitionne, à travers la mise en œuvre des différents
programmes dédiés (tels que MAROC NUMERIC 2013, la stratégie E-Maroc 2010, le
projet E-gouvernement, etc), d’atteindre à terme des objectifs qualitatifs…
• Le développement d’un contenu structuré, utile, actualisé et mieux adapté aux
besoins des usagers ;
• La généralisation et le renforcement de l’infrastructure des TIC, ainsi que la
facilitation de l’accès aux équipements au profit des foyers et des entreprises ;
• La simplification et la généralisation de l'accès aux services offerts par les TIC
ainsi que la réduction des coûts ;
• La formation adéquate des profils répondant aux besoins de développement de
l’industrie nationale des TIC et la lutte contre la fracture numérique ;
• Le développement d’une industrie TIC nationale compétitive et innovante ;
• Et, l’émergence des pôles d’excellence à fort potentiel à l’export (Il est prévu
à cet effet de créer un cluster TIC autour des quatre niches d’excellence à
savoir (i) services mobiles, (ii) monétiques, (iii) web design et (iv) progiciels
locaux).
...Et, quantitatifs, parmi lesquels :
• Porter le nombre d’emplois crées à 58 000 à horizon 2013 contre 32 000 en
2008 ;
• Réaliser un PIB additionnel de MAD 27,0 Md (dont MAD 7,0 Md direct) à horizon
2013 ;
• Et, renforcer le taux d’équipements des écoles en Technologies de
l’Information à 100%.
Compte tenu des éléments précités, les perspectives des TIC par principaux segments
cotés ressortent globalement favorables.
Perspectives 2011
En effet et profitant des mutations profondes des cadres réglementaire et
technologique de l’environnement monétique (mise en œuvre progressive de la norme
EMV, conformité à la norme PCI, le disaster recovery, etc) ainsi que du
développement de nouveaux canaux de paiement (mobile payment, e-commerce,
cartes prépayées, transfert électronique de fonds, etc.), la TES devrait poursuivre sa
croissance dans les années à venir. Cette perspective devrait être confortée par la
volonté des pouvoirs publics de dématérialiser les flux dans le cadre des différents
projets e-gov.
Enfin et dans un souci de réduction de la fracture numérique et de renforcement du
taux d’équipement national, la distribution informatique marocaine recèle toujours
un potentiel de croissance important dont devraient profiter les opérateurs du
secteur. En effet, la poursuite du programme d’informatisation des établissements
publics, la banalisation de l’Internet et la mise en œuvre progressive du programme
NAFIDA visant à informatiser le système d’éducation national, constituent autant
d’éléments favorables pour pérenniser la distribution informatique au Maroc. Cette
situation devrait profiter également aux éditeurs de logiciels informatiques et aux
intégrateurs d’architecture réseaux.
Perspectives 2011
Agroalimentaire
Le marché spot des matières premières agricoles a été marquée vers la fin de l’année
2010 par une flambée importante des cours, lesquels ont atteint des niveaux records.
Cette expansion des prix est essentiellement imputable aux incertitudes liées à
l’évolution escomptée de l’économie mondiale ainsi qu’au manque de visibilité par
rapport aux récoltes des campagnes agricoles prévisionnelles. Dans ce contexte, les
différents opérateurs ont exercé une pression sur la demande en fin d’année afin
d’assurer leurs approvisionnements.
Sur le plan des perspectives et suite à la conclusion du volet agricole dans le cadre de
l’ALE signé entre le Maroc et l’Union Européenne, les deux parties se sont engagées
sur la libéralisation progressive et asymétrique des échanges agricoles et
agro-industriels. Cette nouvelle configuration pourrait opposer, à terme, l’industrie
agroalimentaire nationale à une concurrence ardue de la part des produits européens.
En revanche, cet accord devrait permettre au Maroc de pénétrer un marché européen
de taille très importante, à condition d’y respecter les normes qualitatives et
réglementaires généralement très strictes.
Perspectives 2011
Par filière et compte tenu de son caractère socialement stratégique et eu égard à une
demande nationale en constante progression, la branche sucrière devrait poursuivre
son rythme de croissance dans le sillage de la croissance démographique annuelle
(1,6%). Pour ce secteur mature, les enjeux futurs semblent porter sur le
renforcement de l’amont agricole pour pouvoir sécuriser à horizon 2013 environ 55%
des besoins nationaux en sucre (soit l’équivalent de 675 000 tonnes).
Pour sa part, le segment des pâtes alimentaires offre toujours un important potentiel
de croissance, du fait du faible niveau de consommation par habitant qui s’élève à
3,5 kg pour le Maroc contre 12 kg pour la Tunisie et 8 kg pour l’Algérie. Néanmoins,
les produits locaux pourraient continuer à être concurrencés par ceux de la
contrebande en provenance notamment de l’Algérie ainsi que par les produits
d’importation des pays signataires d’accords de libre échange avec le Maroc.
En revanche, la branche Couscous Industriel devrait continuer à bien se comporter
compte tenu des habitudes de consommation des marocains et ce, malgré la
concurrence du couscous traditionnel.
Plus qu’avant, l’enjeu pour l’industrie marocaine des pâtes alimentaires et du
couscous industriel se focalise sur la gestion optimisée des achats dans un contexte de
flambée des prix des céréales notamment en raison de l’embargo mis en place par les
autorités russes sur leurs exportations de blé (suite aux incendies ayant ravagé les
terres agricoles en Russie et les inondations enregistrées en Australie).
Perspectives 2011
Les prix de cette denrée alimentaire enregistrent ainsi une forte hausse de près de
45% pour dépasser fin 2010 le niveau record de 780 US cents/boisseau. Les prévisions
restent alarmistes puisque la production mondiale attendue en 2011 devrait encore
baisse, ce qui devrait maintenir la pression à la hausse des cours.
Anticipant vraisemblablement cette orientation, DARI COUSPATE aurait profité du
trend baissier des cours sur le marché international au 1er semestre 2010 pour
constituer un important stock de matières premières, devant lui permettre de
soutenir la concurrence sans subir une forte contraction des marges.
La filière des boissons gazeuses et alcoolisées devrait, quant à elle, faire face à de
nouveaux défis. En effet, l’année 2010 semble avoir été de mauvaise augure pour les
brasseurs domestiques qui ont dû affronter une baisse de la consommation des bières
et des spiritueux dans un double contexte de hausse de la Taxe Intérieure de
Consommation -TIC- sur (i) les boissons gazeuses de MAD 0,10/l, (ii) les boissons non
alcoolisées dites énergisantes de MAD 1,3/l, (iii) de +45% pour les bières, (iv) de +50%
pour les vins et les alcools éthyliques et (v) de +100% pour les vins mousseux, ainsi
que du déplacement des mois sacrés de Chaâbane et de Ramadan en plein été.
De même le différend sur les timbres fiscaux surgit en septembre entre la SOCIETE
BRASSERIES DU MAROC –SMB- et le fisc (représentée par la société SICPA MAROC en
charge de l’opération de marquage fiscale) complique la donne pour les industriels du
secteur en attendant le verdict de la justice sur cette affaire.
Enfin, l’industrie laitière, qui a été impactée en 2010 par des conditions climatiques
contraignantes affectant la collecte laitière dans certaines régions du Maroc, devrait
poursuivre sa stratégie d’intégration amont à travers le renforcement de son rôle
d’agrégateur des producteurs laitiers et le développement des fermes détenues en
propres. Cette collaboration étroite entre l’amont agricole et l’industrie de
transformation devrait permettre de moderniser l’élevage du cheptel bovin tout
en augmentant la productivité et en réduisant les coûts. L’extension des capacités de
production qui en découlerait permettrait d’envisager des possibilités d’exportation
avec sérénité, notamment en ciblant dans un premier temps les marchés maghrébin
et sénégalais.
Perspectives 2011
Automobile
En dépit de l’organisation du SALON DE L’AUTO au cours du mois de mai 2010,
le secteur automobile n’est pas parvenu à redresser son activité. Ainsi, à fin
novembre 2010, les ventes de voitures particulières se replient de 3,76% à
82 495 unités comparativement à la même période en 2009.
Par segment, les véhicules importés CBU se stabilisent à 55 486 voitures contre
55 299 unités au 30/11/2009.
En revanche, le montage local CKD enregistre une baisse de 11,2% à 27 009 véhicules,
en raison de l’arrêt progressif du montage des véhicules des marques PEUGEOT et
CITROËN dans l’usine SOMACA et qui prendra fin en 2010.
Au mieux avec les promotions de fin d’année, 2010 devrait clôturer sur une
quasi-stagnation des ventes, sinon sur une légère baisse.
En 2011, le secteur devrait reprendre un trend haussier, bénéficiant notamment des
effets escomptés de la reprise de l’économie internationale sur le Maroc. Pronostic
qui rejoint les conclusions de l’étude du cabinet BUSINESS MONITOR INTERNATIONAL
–BMI-, qui prévoit une progression annuelle des ventes de 12,0%, sur la période
2011-2014, portant ainsi le volume des voitures neuves vendues à 178 500 unités pour
la seule année 2014. Pour son argumentaire, le BMI se base sur les éléments
macroéconomiques notamment l’évolution du PIB national, qui devrait se refléter à
travers l’amélioration du pouvoir d’achat du marocain moyen.
Néanmoins, à plus long terme et afin de faire face au développement des ventes de
voitures d’occasion par les garages spécialisés et l’éventuelle arrivée des
mandataires, les concessionnaires marocains pourraient être amener à entreprendre
des regroupements pour donner naissance à des représentants multimarques de
grande taille.
Parallèlement, la structure des ventes de voitures particulières devrait assister au
renforcement des marques européennes au détriment des marques asiatiques du fait
du démantèlement douanier en leur faveur. En effet, malgré des prix compétitifs,
les marques chinoises affichent des difficultés à écouler leurs produits sur le marché
national, en raison de problèmes d’homologation et de manque de notoriété. Face à
cette situation, les importateurs de voitures asiatiques réclament la diminution des
droits de douane à 10% à fin 2012.
Pour sa part, la commercialisation des camions pourrait être dynamisée en 2011 dans
le sillage de la reprise du trafic commercial du Maroc avec l’étranger ainsi que du
maintien de la prime à la casse pour les véhicules de plus de 15 ans.
Enfin, les écoulements des engins agricoles devraient continuer à afficher de bonnes
perspectives d’évolution en 2011 en raison du bon démarrage de la campagne agricole
2010-2011 et ce, malgré la refonte du système de subvention en mars 2010
matérialisée par (i) la baisse de l’aide accordée aux agriculteurs sur le tracteur de
40% (plafonnée à K MAD 90) à 30% et (ii) la nécessité d’obtenir un accord préalable
avant l’acquisition du matériel.
Perspectives 2011
Industrie pharmaceutique
Positionnée au second rang sur le plan continental après l’Afrique du Sud, l’industrie
pharmaceutique marocaine est constituée actuellement de 35 laboratoires, lesquels
génèrent des revenus de MAD 7,7 Md et permettent de couvrir près de 70% des
besoins nationaux en termes de médicaments.
Toujours caractérisé par une forte concentration des revenus sur les 10 principaux
opérateurs locaux ainsi que par une très faible consommation annuelle de
médicaments per capita (qui se fixe à USD 21 au Maroc contre USD 35 pour la
Tunisie, USD 47 pour la Jordanie, USD 55 pour l’Algérie et plus de USD 650 pour la
France), le secteur peine à prendre ses appuis pour assurer une croissance pérenne.
Ce constat est d’autant plus confirmé qu’en dépit de l’entrée en vigueur de
l’Assurance Maladie Obligatoire -AMO- et des premiers tests du Régime d’Assistance
Médicale aux Economiquement Démunis –RAMED-, le taux de couverture globale de
l’assurance maladie reste insuffisant au Maroc, ne dépassant pas les 34% à fin 2009
contre 80% pour la Tunisie. La cherté relative des médicaments au niveau local serait
également un handicap à la vulgarisation de la consommation.
Pour faire face à cette situation, les entreprises du secteur à capitaux marocains
pourraient procéder à des rapprochements stratégiques leur permettant notamment
(i) d’atteindre une taille critique, (ii) de hisser l’enveloppe globale allouée à la
Recherche & Développement, (iii) d’améliorer leur compétitivité à l’export et (iv) de
réaliser des économies d’échelle pouvant impacter positivement le niveau des prix
des médicaments.
C’est probablement dans cette perspective que SOTHEMA a annoncé en fin d’année
2010 la reprise partielle des activités industrielles de NOVARTIS PHARMA MAROC,
attestant de sa volonté de développer ses capacités de production. Parallèlement, le
lancement récent de la production de sa filiale sénégalaise WEST AFRIC PHARMA
devrait lui permettre de couvrir les besoins en produits pharmaceutiques de
l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest et d’étoffer, par conséquent, son deal
flow dans les années à venir.
PROMOPHARM pourrait également profiter de la situation excédentaire de sa
trésorerie nette couplée à son désendettement net afin de réaliser éventuellement
une opération de croissance externe durant les prochains mois. La société serait
également concernée par la mise en conformité en 2011 avec la nouvelle loi imposant
la bio-équivalence des médicaments génériques compte tenu de son fort
positionnement sur ce produit.
Perspectives 2011
Utilities
Après plusieurs années de tergiversation, le secteur des utilities devrait, en principe,
connaître une accélération des mesures de libéralisation, seules à même de garantir
une compétitivité pérenne de l’industrie nationale et par voie de conséquence de
notre économie.
Les premières ouvertures ne sont pas minces : (i) extension de l’auto-génération à
50 MW, (ii) octroi de concession de production d’énergie aussi bien à base de charbon
que d’éolien à des opérateurs indépendants (THEOLIA, JLEC, NAREVA, etc.) et
(iii) mise en place de la stratégie de développement de l’énergie solaire à travers la
création du MASEN.
En parallèle, les efforts de restructuration du secteur public semble se poursuivre et
devrait se matérialiser à moyen terme par la fusion entre l’ONE et l’ONEP pour
donner naissance à l’ONEE.
L’objectif recherché de ce rapprochement est d’optimiser les possibilités de synergies
importantes entre les deux offices, permettant ainsi de rationaliser l’ensemble des
coûts et d’atteindre une taille financière suffisante pour financer les projets
d’investissements d’envergure, notamment dans le domaine de l’électricité.
En aval, les distributeurs devraient, dans un scénario idéal, profiter de la mise en
concurrence à venir des producteurs à travers une répercussion sur les
consommateurs finaux de la baisse des prix, toute en améliorant leurs niveaux de
marge.
Cette reconfiguration du secteur des utilities devrait également s’accompagner dans
les années à venir par la délégation d’autres régies locales de distribution d’eau et
d’électricité à des opérateurs privés, eu égard à l’efficacité prouvée des premières
expériences.
En attendant, le marché boursier pourrait accueillir le Groupe VEOLIA
ENVIRONNEMENT MAROC, représenté par ses filiales REDAL à Rabat-Salé et AMENDIS à
Tanger-Tétouan, et dont la cotation est prévue depuis longue date.
Perspectives 2011
Gaz
Selon les dernières prévisions du Ministère de l’Énergie et des mines, les besoins
nationaux en GPL devraient croître en moyenne annuelle de 5,1% sur la période
2008-2012, pour s’établir à 2,2 millions en fin de période.
Fortement corrélée aux besoins des ménages et à son utilisation croissante dans le
secteur agricole, la consommation nationale de butane devrait voir ses écoulements
se hisser durant les prochaines années, tirant profit principalement de la hausse
escomptée du nombre de ménages à horizon 2012 (de 6% à 6,8 millions selon le HCP).
Néanmoins et dans un contexte de libéralisation progressive du gaz butane, une étude
a été lancée en 2010 par le Ministère de l’Energie relative notamment à la révision du
système de compensation et à la réorganisation de la filière du gaz butane. Cette
étude rentre dans le cadre de la réforme du système de subvention visant à mettre en
place une aide directe aux ménages les plus nécessiteux, et ce, afin de soulager
fortement les dépenses de la caisse de compensation.
Pour sa part, le marché du propane pourrait également voir ses écoulements se hisser
en 2011, compte tenu de la poursuite de la reprise constatée en 2010 des secteurs du
tourisme, de la céramique et dans une moindre mesure de la consommation
balbutiante des ménages.
Disposant d’une Market share de 42,7% à fin 2009, AFRIQUIA GAZ entend consolider
sa position de leader sur le marché de la distribution de GPL au Maroc via notamment
l’augmentation de ses capacités de stockage.
Sur le marché du butane, la société devrait inaugurer en 2011 la 2ème phase du
nouveau terminal de JORF LASFAR pour un investissement global de M MAD 240, lui
permettant de mieux profiter de l’évolution de ce marché. La société serait
également en cours de réalisation du plus grand centre emplisseur d’Afrique d’une
capacité annuelle de 120 000 tonnes en partenariat avec le Groupe BICHA.
Sur le segment propane, la filiale gaz du Groupe AKWA compte maintenir son rythme
de croissance, bénéficiant notamment de l’inauguration de la 1ère phase de son
nouveau centre de stockage à JORF LASFAR.
Enfin, le partenariat conclu en 2010 entre les Groupes AKWA et SNI pour la
construction d’un terminal de Gaz Naturel Liquéfié –GNL– à Jorf Lasfar, pourrait
profiter à terme à AFRIQUIA GAZ, du moins sur la partie distribution auprès des
industriels.
Analyse technique
Une tendance de fond haussière qui devrait se maintenir en
2011
En 2010, le MASI a entamé un nouveau cycle haussier de fond marquant ainsi la
rupture de la phase baissière s’étant étalée entre mars 2008 et décembre 2009.
L’indice de toutes les valeurs cotées a ainsi évolué en trois vagues :
• Une première vague d’impulsion ‘1’ du 7/12/09 au 19/05/10 où le MASI a
enregistré une performance de 23,7% ;
• Une vague de correction ‘2’ du 20/05/10 au 19/08/10 entraînant une perte de
7,5% à 11 499,64 points, soit un retracement de 38,2% de la première vague
d’impulsion ;
• Et, une troisième vague d’impulsion entamée le 23 août 2010 et qui n’a pas
encore été achevée.
En effet, nous nous situons actuellement au niveau de la cinquième sous-vague (5) de
correction de la troisième vague d’impulsion du cycle haussier entamé en décembre
2009.
MACD (62.5019)
0 0
(3)
13000 13000
1
11500 11500
2
11000 11000
10500 10500
10000 10000
c
1.5
80
1.0 70
0.5 60
0.0 50
-0.5 40
30
-1.0
20
ptem ber Novem ber Decem ber 2010 February March April May June July Augus t Septem ber October Novem ber Decem ber 2011 F
Analyse technique
MACD (62.5019)
0 0
-0.5
-1.0
La structure globale du portefeuille demeure stable par rapport a celle retenue une
année auparavant (près de 85% de la sélection de valeurs du portefeuille BKB de 2010
a été reconduite en 2011). Au total, 26 valeurs ont été sélectionnées dans le nouveau
portefeuille BMCE Capital Bourse contre 21 titres* en 2010. Quatre nouvelles entrées
ont été opérées à savoir LABEL’VIE, NEXANS, IB MAROC et MICRODATA tandis que trois
sorties ont été effectuées. Il s’agit des valeurs CGI, ALLIANCES DEVELOPPEMENT
IMMOBILIER** et SONASID.
Notre argumentaire fondamental sur les valeurs sélectionnées est le suivant :
* Notons que quatre valeurs ont été introduites en cours d’année à savoir SONASID, CMT,
ENNAKL AUTOMOBILES et CNIA SAADA, soit un total de 25 valeurs à fin décembre 2010.
** Pour des considérations déontologiques.
WAFA ASSURANCE
En dépit d’un ralentissement de la progression des primes, WAFA ASSURANCE poursuit
la consolidation de sa croissance et confirme sa position d’acteur de référence dans
le secteur des assurances au Maroc, établissant sa part de marché au 30 juin 2010 à
18,5%.
La compagnie a poursuivi en 2010 sa politique d’innovation en mettant sur le marché
de nouveaux produits couvrant aussi bien les risques de base (La Tous Risques
Iktissadia) que des risques annexes à travers l’offre de garanties complètes dédiés à
une clientèle Haut de gamme (Wafa Premium).
Par ailleurs, le renforcement des synergies avec le Groupe devrait permettre à WAFA
ASSURANCE de (i) poursuivre la consolidation de son développement sur la branche
Non Vie et (ii) de donner un véritable coup de fouet à son activité Vie et ce, à travers
la relance de l’activité bancassurance.
ADDOHA
Capitalisant sur son positionnement stratégique sur le segment de l’économique, la
filiale immobilière du Groupe SEFRIOUI a fait preuve d’une forte résilience à son
environnement sectoriel peu favorable.
Dans ce contexte, ADDOHA devrait renforcer son positionnement sur le social en
maintenant son programme de construction de 150 000 logements économiques sur la
période 2010-2015 suite à la signature de conventions avec l’Etat durant le
premier semestre 2010, pour profiter des mesures fiscales incitatives contenues dans
la Loi de Finances 2010 pour une durée de 10 ans. A ce titre, le promoteur
immobilier ambitionne de renforcer sa réserve foncière dédiée au logement social de
250 ha pour une enveloppe globale de MAD 2 Md. Rappelons que le Groupe a
acquis en début d’année de nouveaux terrains d’une superficie de 60 hectares (pour
une mise de M MAD 450 pour la réalisation de près de 14 000 logements sociaux)
portant sa réserve foncière à près de 5 800 hectares à fin mai 2010.
* Le Groupe COLINA est présent à travers 15 compagnies d’assurance et de réassurance dans 11 pays
africains à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Togo, le
Cameroun, le Gabon, l’Angola et Madagascar. En terme de réalisations financières, le Groupe dégage un
chiffre d’affaires 2009 de près de F CFA 67 Md (MAD 1,1 Md) pour un résultat net de F CFA 4,4 Md
(M MAD 73,3).
** Ce prix pourrait être revu à la baisse compte tenu de l’instabilité politique en Côte d’Ivoire, où se situe
le siège du Groupe, principal contributeur au chiffre d’affaires de COLINA.
MAROC TELECOM
En dépit de l’entrée du marché marocain des télécoms dans une phase de maturité
marquée par des taux de pénétration fort élevé sur les segments phares ainsi qu’une
exacerbation de la concurrence entre les différents opérateurs, MAROC TELECOM
profite au cours de l’année 2010 des performances enregistrées par ses filiales
africaines et par l’élargissement de son périmètre de consolidation suite à
l’intégration de SOTELMA.
Sur le plan du développement stratégique, la filiale marocaine du Groupe VIVENDI
devrait poursuivre ses ambitions de croissance visant à maintenir son leadership sur
ses différents segments de prédilection tout en contrôlant ses niveaux de marges.
Pour ce faire, MAROC TELECOM devrait capitaliser sur :
• Le développement des segments à forte valeur ajoutée, notamment à travers la
consolidation du positionnement sur le postpayé et le renforcement de l’offre
de contenu ;
• Le renforcement du triple play avec une offre plus adaptée au public
marocain ;
• Et, la poursuite de la croissance externe par la recherche de nouvelles
opportunités en Afrique.
HOLCIM MAROC
Après la consolidation de sa participation dans le capital de d’HOLCIM AOZ (filiale
portant l’usine de Settat) à hauteur de 60%, HOLCIM MAROC devrait continuer à tirer
profit du potentiel des régions Ouest et Sud Centre.
Toutefois, et subissant l’effet d’un ralentissement des projets de logements
économiques et des chantiers d’infrastructure, le Top Management de la société
prévoit un repli de 1% des ventes sectorielles pour l’année.
Dans ce contexte, et tenant compte d’un tassement de la demande, le Groupe
aurait arrêté en août l’activité du four de l’usine d’Oujda et aurait marqué un arrêt
de deux mois à la clinkerie de Settat en vue d’écouler son important stock de
clinker.
En 2011, l’opérateur helvétique pourrait faire face à une concurrence acharnée
notamment sur Casablanca et Marrakech, suite à la mise en service de l’usine de
CIMENTS DE L’ATLAS, filiale du Groupe SEFRIOUI.
En revanche, et en vue de renforcer le contrôle de son canal, HOLCIM devrait
continuer à étoffer son réseau de franchises BATIPRO qui atteint 166 points de vente
en S1 2010 contre 100 points de vente en 2009.
Pour 2010, HOLCIM MAROC devrait réaliser un chiffre d’affaires de M MAD 3 696,9
(+4,4%) pour un RNPG de M MAD 718,9 (+7,5%). En 2011, les revenus devraient se
monter à M MAD 3 881,8 (+5%) pour un RNPG de M MAD 769,3 (+7%).
CIMENTS DU MAROC
En finalisant la construction de sa nouvelle usine d’Aït Baha en juillet, la filiale
marocaine d’ITALCEMENTI se dote d’une capacité supplémentaire de 2,2 millions de
tonnes et porte sa capacité totale à 5,5 millions de tonnes.
Dans ce contexte, CIMENTS DU MAROC semble avoir atteint une taille critique lui
permettant d’adopter une stratégie commerciale agressive afin de défendre ses parts
de marché.
Parallèlement, ce nouveau dispositif industriel qui dispose d’une unité de
récupération des gaz chauds permettant d’autoproduire 2,1 MW d’électricité devrait
dégager des économies comparativement à l’ancienne usine d’Agadir, notamment :
-24% pour la consommation de combustibles, -20% pour la consommation
d’électricité, -20% pour les coûts variables, -10% pour les coûts fixes et -15% pour les
émissions de CO2.
Fort de ce nouvel acquis industriel, CIMAR pourrait envisager à terme de mettre fin à
l’activité de l’ancienne usine d’Agadir. Située en plein centre touristique de la ville,
ce site offre un potentiel de plus-values latentes importantes sur la cession de ces
terrains.
Sur le plan stratégique, l’éventualité d’un croisement capitalistique entre CIMENTS
DU MAROC et CIMENTS DE L’ATLAS semble moins probable pour le moment.
Dommage car une opération de ce genre aurait permis d’atténuer la recrudescence
de la concurrence notamment sur Marrakech, chose qui pourrait à terme s’avérer
onéreuse pour le Groupe. A défaut, le Groupe cimentier serait davantage focalisé sur
son projet d’installation d’une nouvelle usine au Nord de Marrakech.
Compte tenu de ce qui précède, nous tablons pour la société sur un chiffre
d’affaires consolidé en progression de 3,5% à M MAD 3 733,9 en 2010 et de 5% à
M MAD 3 920,6 en 2011 correspondant à des RNPG de M MAD 986,6 (+2,4%) et de
M MAD 1 052,4 (+6,7%) respectivement.
SAMIR
Dans un contexte de hausse des cours de pétrole au niveau internationale ainsi que de
mise en service de sa nouvelle unité hydrocraking, SAMIR compte poursuivre ses
investissements portant sur la construction de la nouvelle unité de distillation
(Topping 4) ainsi que sur le doublement de sa capacité de production de Bitumes,
dont l’état d’avancement s’établirait respectivement à 50% et à 70% selon le Top
Management.
Au volet stratégique et afin de réaliser d’importantes économies d’énergies durant les
prochaines années, la filiale marocaine du Groupe CORRAL serait également en cours
de réalisation d’un projet de récupération d’énergie au sein de la raffinerie de
Mohammedia et ce, pour un investissement global de M MAD 62,2.
ANALYSE & RECHERCHE 69
BMCE Capital Bourse Yearly
Annuel Boursier 2010
CMT
Disposant actuellement de 36 permis miniers situés à travers le Royaume, CMT
ambitionne de consolider à court terme sa stratégie de diversification de son
portefeuille d’activité, visant principalement l’exploitation de nouveaux métaux
(cuivre, manganèse, uranium et or).
A l’international, la société devrait tirer amplement profit de son partenariat avec
son actionnaire de référence OSEAD France afin de prendre des participations dans
des opérateurs miniers étrangers, notamment en Afrique de l’Ouest et au Maghreb.
Rappelons qu’en 2009 CMT avait procéder (i) à la création d’une filiale en Mauritanie
pour l’exploration et l’exploitation de mines d’uranium en collaboration avec OSEAD
France et le Groupe Mauritanien AZIZI, (ii) à la signature d’un contrat avec OSEAD
pour la création d’un groupement en Algérie et (iii) à la prise de participation de 20%
dans le capital d’Osead Mining Côte d’Ivoire (OMCI) à travers une augmentation de
capital.
Sur le plan des perspectives chiffrées et tenant compte des niveaux de couverture
plutôt favorables jusqu’en 2011…
% % Cours au
Cours (USD / T) 2010 2011
couvert couvert 21/12/10
Plomb 2 417 51% 2 475 31% 2 4 51
Zinc 2 618 39% 2 537 26,5% 2 275
Argent 16,38 43% 15,10 20,8% 29,3
...nous escomptons pour la filiale de OSEAD MINING MAROC la réalisation d’un chiffre
d’affaires de M MAD 503,4 en 2010 (+13,0%), pour un résultat net de M MAD 247,2
(+19,5%). En 2011, le chiffre d’affaires devrait s’apprécier de 10,0% à M MAD 553,8
tandis que le résultat net devrait ressortir en hausse de 13,4% à M MAD 280,2.
DELTA HOLDING
Au cours de l’année 2010, l’unique Holding coté de la Place Casablancaise a assisté à
un élargissement de son périmètre d’intervention avec l’entrée en service de certains
projets.
En effet, les six premiers mois de l’année en cours ont été marqués par (i) le
lancement de l’activité d’extrusion d’aluminium de la filiale ALCATIM, (ii) le
démarrage du caboteur bitumier récemment acquis (iii) l’entrée en exploitation de la
gestion déléguée de l’éthanol (dont le monopole de commercialisation est détenu par
DELTA HOLDING) et (iv) la montée en puissance de certaines opérations à
l’international.
L’impact sur le plan financier ne fut pas des moindres puisque le chiffre d’affaires au
S1 2010 a connu une hausse substantielle de 31,6% à M MAD 1 115,9.
Au vu du rythme de croissance selon lequel évolue DELTA HOLDING et profitant de
l’accroissement de 25% de son carnet de commandes à M MAD 3 433,8 à fin juin 2010,
le Top Management du Groupe mise sur la consolidation des performances d’ores et
déjà enregistrées pour afficher des niveaux de marges satisfaisants.
Parallèlement, le Holding compte profiter des opportunités qu’offre l’environnement
macro-économique, marqué par l’intensification des investissements publics,
notamment dans le cadre de :
• La réalisation et le renforcement des capacités portuaires nationales à travers
les projets Tanger Med II, Nador West Med, Tarfaya, Sidi Ifni et Dakhla ;
• Le développement des infrastructures d’accueil des investissements
industriels ;
• Et, le déploiement de la nouvelle stratégie énergétique nationale.
Côté perspectives financières, nous escomptons un volume d’affaires de
M MAD 2 221,0 (+13,0%) en 2010 et de M MAD 2 398,7 (+8,0%) en 2011, devant générer
des RNPG respectifs de M MAD 237,5 (+10,1%) et de M MAD 267,7 (+12,7%).
COSUMAR
Principal opérateur sucrier national, COSUMAR a poursuivi son programme de mise à
niveau et de modernisation au cours de ces dernières années en consolidant ses
acquis et en capitalisant sur ses compétences. Grâce à la mise en œuvre progressive
du projet “INDIMAGE 2012” et à une bonne maîtrise des performances opérationnelles
et des synergies déployées tant sur les plans industriel que commercial, le Groupe
parvient à maintenir des niveaux de marges satisfaisants. Côté perspectives, la filiale
sucrière du nouveau Groupe SNI table sur un retrait de 7% de sa production en 2010 à
380 000 tonnes, et ce, en raison des inondations enregistrées dans le Gharb et le
Loukkos ainsi que d’une détérioration du rendement de la betterave dans la région de
Doukkala.
ALUMINIUM DU MAROC
Évoluant dans un environnement sectoriel caractérisé principalement par le
renforcement de la concurrence et par la hausse des niveaux des importations,
ALUMINIUM DU MAROC table sur la montée en puissance de ses installations suite à la
modernisation et le renouvellement de son outil industriel afin de proposer des
produits plus compétitifs au secteur du bâtiment et des industries.
Sur le plan commercial et conformément à sa volonté de proximité avec sa clientèle,
la société a procédé récemment à l’inauguration d’un nouveau show-room situé à
Casablanca destiné tant aux professionnels du bâtiment qu’aux particuliers.
Sur le plan stratégique, le leader national de l’extrusion d’aluminium a noué en 2010
un partenariat avec le Groupe Espagnol ALBERICO, à travers sa filiale ALUCOIL, pour
la distribution (à court terme) puis la fabrication (à moyen terme) de panneaux
composites en aluminium (habillage de façade, panneaux réfléchissants pour énergie
solaire, etc.). Cet accord devrait aboutir a posteriori à la création d’une
Joint-venture baptisée ALUCOIL MAROC, dotée d’un capital social de M MAD 4 et
détenue à hauteur de 49% par la société Marocaine.
Sur le plan financier et compte tenu de la reprise en 2010 des cours de l’aluminium
au niveau international, nous prévoyons pour ALUMINIUM DU MAROC une progression
de ses revenus de 3,6% en 2010 à M MAD 580,4 et de 4% en 2011 à M MAD 609,4.
Pour sa part, le résultat net devrait se fixer à M MAD 57,9 en 2010 et à M MAD 65 en
2011, en amélioration respective de 3,3% et de 12,4%.
ANALYSE & RECHERCHE 72
BMCE Capital Bourse Yearly
Annuel Boursier 2010
DISWAY
La fusion réalisée en 2010 entre les deux grands leaders nationaux de la grossisterie
informatique MATEL PC MARKET (société absorbante) et DISTRISOFT a permis de faire
naître un géant national en quête d’une taille critique, lui permettant de mieux
s’attaquer aux marchés étrangers.
Mais en priorité, le nouvel ensemble se fixe comme objectif la consolidation de la
fusion afin de dégager le potentiel de synergies envisagées. A cet effet, le siège du
Groupe est en cours de réaménagement afin de rassembler les équipes dans un même
local.
En parallèle, le projet de mise en place d’une nouvelle plateforme logistique est en
cours de finalisation et devrait permettre de réduire les coûts de stockage et
d’améliorer les délais de livraison. L’entrée en service de cette dernière est prévue
pour le second semestre 2011 pour un investissement estimé à M MAD 25.
A moyen terme, DISWAY compte consolider ses acquis en terme de parts de marché et
développer de nouveaux relais de croissance (produits, couverture régional et
export).
Pour notre part, nous tablons pour DISWAY sur la réalisation d’un chiffre d’affaires
consolidé de M MAD 1 770,3 (+4,4%) en 2010 et de M MAD 1 952,5 (+10,3%) en 2011.
Dans ce sillage, les RNPG 2010-2011 respectifs devraient s’élever à M MAD 77,9
(+1,9%) et à M MAD 86,9 (+11,6%).
COLORADO
Dans une optique de reprise du secteur des BTP, COLORADO ambitionne de consolider
sa position de leader sur le marché de peinture au Maroc à travers notamment
l’ouverture de nouveaux show rooms, l’intensification de sa campagne publicitaire
ainsi que la diversification de sa gamme de produits. C’est dans cette optique que
COLORADO a conclu en 2010 un partenariat avec le Groupe VALSPAR, 6ème producteur
de peintures au Monde, pour la commercialisation en exclusivité au Maroc et en
Algérie de la gamme des peintures de carrosserie automobile « OCTORAL ».
La société escompte également le développement de son réseau de distribution
comme en atteste l’ouverture prévue de nouveaux show rooms, principalement dans
les villes de Tanger, Kénitra, Marrakech, Béni Mellal et Meknès.
Sur le plan international, la société projette de nouer des partenariats commerciaux
et industriels afin d’intensifier sa présence au Maghreb, en Afrique de l’Ouest et au
Moyen Orient.
En parallèle, l’inauguration prévue à fin 2011 de la nouvelle usine des produits à base
de solvants devrait permettre à la société de renforcer ses revenus à l’étranger
durant les années à venir.
et de 5,0%. Hors charges probables estimées à M MAD 30 liées à un incendie intervenu
en juillet 2009 dans un hangar de stockage de matières premières, la capacité
bénéficiaire devrait ressortir à M MAD 76,1 (+13,1%) en 2009 et à M MAD 81,7 (+7,3%)
en 2010.
ANALYSE & RECHERCHE 76
BMCE Capital Bourse Yearly
Annuel Boursier 2010
AUTO HALL
Forte de son large réseau de distribution implanté dans les grandes villes du Royaume
conjugué à sa diversification sectorielle, le Groupe AUTO HALL conforte sa position de
leader en S1-2010 avec des parts de marché de (i) 47,9% pour l’activité véhicules
industriels, (ii) 24,7% pour le segment des tracteurs agricoles, (iii) 21,0% pour
l’activité véhicules utilitaires légers et (iv) 5,5% pour les voitures particulières.
Par segment d’activité, la conclusion du partenariat avec FIAT GROUP AUTOMOBILES
MAROC –FGA- couplé au succès des gammes FORD FIESTA et FORD KUGA devraient
permettre au Groupe de renforcer sa part de marché sur les véhicules particuliers.
La branche véhicules industriels devrait, quant à elle, reprendre notamment suite à
l’intensification du lancement des projets d’infrastructures de grande envergure au
Pays, bien que la concurrence du matériel d’occasion en provenance d’Espagne reste
vive.
Enfin, le segment tracteur devrait profiter d’une bonne année agricole 2010-2011 et
ce, en dépit de la refonte du système de subventions étatiques aux agriculteurs dans
le cadre du Plan Maroc Vert en mars 2010.
Sur le plan stratégique et dans le cadre de l’élargissement de son réseau de
distribution, le Groupe AUTO HALL prévoit une enveloppe d’investissement de
M MAD 600, devant ainsi porter le nombre de succursales à 50 contre
25 actuellement.
Côté perspectives, le Groupe AUTO HALL devrait générer en 2010 un chiffre d’affaires
consolidé de M MAD 3 029,7 (+4,0%) pour un RNPG de M MAD 226,8 (+9,3%). En 2011 et
en raison des perspectives de reprise du secteur, nous estimons les revenus à
M MAD 3 181,2 (+5,0%) et la capacité bénéficiaire à M MAD 246,7 (+8,8%).
ENNAKL AUTOMOBILES
ENNAKL AUTOMOBILES, distributeur officiel en Tunisie des marques du Groupe
VOLKSWAGEN AG, dispose d’un large réseau de distribution, confortant de ce fait sa
position en tant que leader de la distribution automobile dans ce pays.
Pour conforter sa présence en Tunisie, la filiale du Groupe PRINCESS HOLDING
développe une nouvelle politique stratégique, visant (i) la diversification des gammes
de produits commercialisés, (ii) le renforcement de son partenariat avec le Groupe
VOLKSWAGEN AG, (iii) le développement de son réseau de distribution et
(iv) l’amélioration du service après vente et de la satisfaction des clients.
A cet effet, le Groupe tunisien veille à s’aligner sur la stratégie de l’allemand
VOLKSWAGEN AG, qui escompte un positionnement de leader mondial dans le secteur
automobile à horizon 2018.
LABEL’VIE
Ayant nécessité un investissement oscillant entre MAD 1,1 Md et MAD 1,3 Md,
l’acquisition des 8 hypermarchés METRO devrait permettre à la filiale grande
distribution de RETAIL HOLDING (i) de doubler son volume d’activité à MAD 5,3 Md à
fin 2011, (ii) d’augmenter de deux fois à 101 580 m² sa surface de vente totale à fin
2010 et (iii) de renforcer son maillage territorial au niveau local à travers de
nouvelles implantations situées à Oujda et à Tanger.
En conséquence, la société a décidé de redimensionner son plan de développement
initial pour ne retenir que l’ouverture de 3 hypermarchés sous l’enseigne CARREFOUR
à horizon 2013, devant se situer à Fès, à Tanger et à Agadir. Sur la même période,
LABEL’VIE table également sur l’ouverture de 8 supermarchés par an en 2011 et 2012
et de 10 pour l’année 2013. Rappelons que pour accompagner ce plan
d’investissement, la société avait émis en Septembre 2010 un emprunt obligataire de
M MAD 500.
Sur le plan bilanciel, la société devrait voir son niveau de gearing reculer en 2011 (de
163,0% à 73,3%) et ce, suite à l’augmentation de capital devant survenir courant
cette année.
Enfin et compte tenu de l’importance des investissements prévus sur la période
2010-2013, son Conseil d’Administration ne prévoit pas a priori de distribution de
dividendes sur cette période.
Sur le plan des perspectives chiffrées, nous avons aligné nos prévisions à celles
annoncées par le Top Management de la société lors de la présentation aux analystes
du 24/11/2010. Ainsi, nous escomptons la réalisation d’un chiffre d’affaires de
M MAD 2 501,8 en 2010 et de M MAD 5 381,8 en 2011, en progression respective de
36,2% et de 115,1%. Pour sa part, la capacité bénéficiaire devrait ressortir à
M MAD 79,6 (+0,7%) en 2010 et à M MAD 40,5 (-49,1%) en 2011, impactée de plein
fouet par la hausse des charges financières.
* Cours de conversion de TND 1 = MAD 5,72930 au 31/12/2010 selon le site de conversion OANDA.
** Cours de conversion de TND 1 = MAD 5,84169 au 31/12/2009 selon le site de conversion OANDA.
NEXANS MAROC
En dépit de la fin du Programme d’Électrification Rurale Global –PERG-, le numéro 1
des câbles électrique et des transformateurs au Maroc semble toujours bénéficier
d’un matelas de deal flows importants pour les années à venir, grâce à sa vocation
exportatrice ainsi qu’en perspective d’un effet prix favorable dans le sillage de la
hausse du cours de cuivre.
En effet, l’activité du câblage électrique devrait s’accroître à l’export du fait du
faible taux d’électrification en Afrique de l’Ouest qui constitue un levier de
croissance important.
De même, l’activité câblage automobile, elle aussi destinée principalement à
l’export, devrait profiter de la relance escomptée du marché automobile européen en
2011. Au Maroc le démarrage prévu, en 2012, de la nouvelle usine RENAULT Tanger
devrait permettre le renforcement du tissu des sous-traitants dans le secteur, ouvrant
probablement de nouvelles perspectives pour NEXANS MAROC.
Partenaire d’AIRBUS dans le câblage aéronautique, NEXANS MAROC table sur un
chiffre d’affaires prévisionnel issu de cette nouvelle activité de plus de M MAD 87,
dont 70% à l’export. Plus d’une vingtaine de donneurs d’ordres sont identifiés sur les
quatre continents notamment en France, en Allemagne, en Chine, au Mexique, en
Tunisie, en Australie, etc.
10,0% ADDOHA 3,1 4,6 6,5 33,6x 22,4x 15,9x 1,4% 1,3% 3,2%
2,0% ALUMINIUM DU MAROC 120,2 124,2 139,6 11,6x 11,2x 10,0x 7,2% 5,4% 6,0%
5,0% ATTIJARIWAFA BANK 20,4 20,7 22,8 19,9x 19,7x 17,9x 1,5% 1,6% 1,7%
3,5% AUTO HALL 4,4 4,8 5,2 20,6x 18,8x 17,3x 3,9% 3,6% 3,6%
8,0% BCP 16,1 26,8 30,0 26,1x 15,7x 14,0x 1,4% 2,9% 3,6%
3,5% CNIA SAADA 68,3 73,0 84,3 18,8x 17,6x 15,2x 1,1% 1,7% 2,0%
5,0% CIMENTS DU MAROC 66,8 67,3 68,3 18,0x 17,8x 17,6x 2,3% 1,9% 2,1%
2,0% COLORADO 9,6 7,5 8,0 9,8x 12,5x 11,7x 4,8% 3,6% 3,7%
4,0% COSUMAR 133,8 145,4 155,3 14,6x 13,4x 12,6x 4,4% 5,3% 5,5%
3,5% DELTA HOLDING S.A 4,9 5,4 6,1 18,5x 16,8x 14,9x 3,3% 3,9% 4,4%
3,0% DISWAY 67,3 41,3 46,1 7,9x 12,8x 11,5x 4,0% 3,8% 4,5%
2,0% ENNAKL 4,3 5,2 5,9 15,3x 12,7x 11,1x 2,7% 5,2% 6,2%
5,0% HOLCIM ( Maroc ) 158,8 174,2 176,5 16,7x 15,2x 15,0x 5,0% 5,5% 5,7%
2,0% HPS 29,5 43,9 87,0 26,6x 17,8x 9,0x 3,1% 3,5% 5,2%
1,5% IB [Link] 43,1 53,2 60,5 11,1x 9,0x 7,9x 6,7% 7,1% 7,5%
10,0% ITISSALAT AL-MAGHRIB 10,7 10,6 10,6 14,0x 14,2x 14,2x 6,9% 6,0% 6,0%
3,0% LABEL VIE 34,5 34,7 17,7 37,7x 37,4x 73,5x 2,3% 0,0% 0,0%
7,5% LAFARGE CIMENTS 106,2 98,9 99,7 20,0x 21,4x 21,3x 4,1% 3,1% 3,2%
3,0% LYDEC 27,6 33,7 34,5 14,5x 11,9x 11,6x 4,5% 4,5% 4,5%
1,5% MICRODATA 58,6 60,8 64,2 9,2x 8,9x 8,4x 10,4% 11,1% 12,0%
2,0% MINIERE TOUISSIT 139,3 166,4 188,7 11,5x 9,6x 8,5x 5,6% 4,2% 4,7%
3,0% M2M Group 26,1 31,3 33,2 18,8x 15,6x 14,8x 0,0% 5,7% 7,2%
1,5% NEXANS MAROC 21,4 44,3 26,5 13,2x 6,4x 10,6x 4,3% 8,9% 4,3%
3,5% SAMIR 46,6 55,1 68,4 12,6x 10,7x 8,6x 0,0% 0,0% 0,0%
1,5% STOKVIS NORD AFRIQUE 5,5 4,3 3,8 9,5x 12,3x 13,8x 6,7% 5,7% 5,7%
3,5% WAFA ASSURANCE 193,5 183,1 212,4 14,7x 15,5x 13,4x 2,5% 1,8% 1,9%
RANG VALEURS TAUX DE ROTATION D/Y 2010E TCAM BPA 2008-2011P % CAPI FLOTTANTE
1 IB MAROC 82,8% 7,1% 20,5% 43,1%
2 CMT 99,2% 4,2% 44,2% 33,0%
3 DISWAY 102,0% 3,8% 33,7% 31,2%
4 HPS 205,6% 3,5% 24,3% 28,1%
5 MICRODATA 73,2% 11,1% 6,0% 29,9%
6 MAGHREB OXYGENE 68,4% 6,3% 23,6% 18,5%
7 SMI 91,2% 2,2% 162,4% 25,8%
8 STOKVIS NORD AFRIQUE 101,9% 5,7% -8,5% 32,4%
9 BCP 147,3% 2,9% 34,1% 18,5%
10 CTM 211,7% 7,1% -16,7% 22,5%
11 TIMAR 136,9% 2,6% 22,8% 23,1%
12 DELTA HOLDING 70,3% 3,9% 15,5% 27,9%
13 COLORADO 164,1% 3,6% 2,3% 30,0%
14 ENNAKL 176,2% 5,2% 14,0% 10,0%
15 HOLCIM ( Maroc ) 27,8% 5,5% 11,8% 35,2%
16 CNIA SAADA 144,1% 1,7% 26,0% 17,4%
17 ALLIANCES 65,8% 1,1% 37,0% 26,8%
18 ALUMINIUM DU MAROC 63,0% 5,4% 5,0% 22,2%
19 CARTIER SAADA 59,4% 2,4% 14,0% 31,6%
20 FENIE BROSSETTE 62,1% 4,3% -0,7% 30,5%
21 ADDOHA 43,3% 1,3% 21,2% 39,9%
22 INVOLYS 56,9% 0,0% 16,6% 37,2%
23 M2M Group 72,1% 5,7% -5,8% 21,9%
24 CGI 370,9% 1,1% 30,0% 12,0%
25 DELATTRE LEVIVIER MAROC 39,2% 9,0% 13,5% 16,5%
26 AFRIQUIA GAZ 54,9% 4,4% 7,4% 21,8%
27 CENTRALE LAITIERE 69,4% 5,0% 17,2% 6,2%
28 EQDOM 45,7% 6,2% 2,7% 17,0%
29 UNIMER 69,3% 3,2% 16,0% 15,0%
30 SNEP 47,9% 3,7% -17,3% 36,2%
31 LESIEUR CRISTAL 30,8% 5,8% 17,6% 12,0%
32 AGMA LAHLOU-TAZI 16,9% 7,6% -1,8% 23,5%
33 ATTIJARIWAFA BANK 117,5% 1,6% 12,1% 14,2%
34 BERLIET MAROC 109,1% 2,8% -57,9% 23,5%
La détermination du rang attribué à chaque titre repose sur l’ordonnancement de l’échantillon de valeurs et l’affectation d’un
coefficient similaire à chacun des indicateurs.
Pour des raisons déontologiques, les valeurs BMCE BANK, SALAFIN et MAGHREBAIL ont été écartées de notre échantillon
d’observations.
Chiffres calculés sur la base des données au 31/12/2010.
RANG VALEURS TAUX DE ROTATION D/Y 2010E TCAM BPA 2008-2011P % CAPI FLOTTANTE
35 DARI COUSPATE 23,2% 2,5% 11,9% 30,1%
36 LYDEC 50,6% 4,5% 7,3% 14,2%
37 PROMOPHARM 23,2% 5,5% 0,7% 22,7%
38 CIMENTS DU MAROC 48,3% 1,9% 15,8% 17,3%
39 AUTO-HALL 45,3% 3,6% -17,4% 28,8%
40 COSUMAR 43,4% 5,3% 9,2% 11,0%
41 SRM 80,8% 4,1% -36,4% 16,8%
42 ATLANTA 58,6% 4,1% -17,5% 20,1%
43 MAROC TELECOM 26,3% 6,0% -0,8% 16,9%
44 MAROC LEASING 374,2% 3,7% -9,0% 7,2%
45 WAFA ASSURANCE 29,2% 1,8% 16,7% 20,7%
46 BMCI 26,6% 5,3% 3,5% 15,5%
47 NEXANS MAROC 22,8% 8,9% -1,8% 14,6%
48 LABEL VIE 141,3% 0,0% -1,8% 15,8%
49 MANAGEM 141,7% 0,0% -164,9% 21,8%
50 TASLIF 41,2% 4,1% 4,5% 9,7%
51 BRASSERIES DU MAROC 40,0% 4,6% 2,5% 9,0%
52 DIAC SALAF 41,9% ND ND 40,7%
53 CDM 16,4% 3,9% 12,0% 13,3%
54 CIH 61,0% 1,8% -19,5% 18,1%
55 BRANOMA 19,6% 4,6% 9,4% 9,2%
56 LAFARGE CIMENTS 39,5% 3,1% 1,2% 13,4%
57 SONASID 43,9% ND -36,5% 24,9%
58 ACRED 0,8% 5,9% -4,9% 11,4%
59 MEDIACO MAROC 55,7% ND ND 23,0%
60 MED PAPER 507,4% 0,0% -132,5% 6,2%
61 SOTHEMA 77,3% 1,8% -5,0% 4,3%
62 FERTIMA 16,7% 0,0% 69,1% 4,0%
63 SAMIR 30,4% 0,0% -188,0% 26,9%
64 OULMES 1,9% 1,4% 19,0% 9,9%
65 RISMA 34,3% 0,0% -40,5% 19,0%
66 ZELLIDJA 134,5% ND ND 3,3%
67 AUTO NEJMA 6,3% 3,1% 5,0% 5,7%
68 SCE 41,0% ND ND 10,1%
69 BALIMA 0,0% ND ND 14,0%
70 REBAB COMPANY 16,2% ND ND 9,3%
71 SOFAC 14,2% 0,0% -62,4% 5,1%
La détermination du rang attribué à chaque titre repose sur l’ordonnancement de l’échantillon de valeurs et l’affectation d’un
coefficient similaire à chacun des indicateurs.
Données calculées sur la base des prévisions 2010.
Le PRICING POWER ratio représente le rapport entre l’EBITDA et le chiffre d’affaires d’une entreprise.
Le ratio EVA/CE calcule la création de valeur que génère l’entreprise après remboursement des actionnaires et des créanciers
(reflétée par ROCE – WACC).
La Value Creation Index –VCI- capte le potentiel de la valeur à satisfaire le rendement espéré des capitaux propres, mesuré par le
rapport entre le ROE et le Ke.
La Valorisation Croissance Zéro –VCZ- représente l’équivalent d’une perpétuité d’Excédent Brut d’Exploitation, net d’impôts et
actualisé au coût moyen pondéré du capital, déduction faite de l’endettement net (Modèle développé par CM-CIC Securities et
European Securities Network).
MARCHE HORS IMMOBILIER 18,9x 17,7x 16,8x 2,0% 2,0% 2,2% 4,2x 3,7x 3,4x 503 712
MARCHE HORS MAROC TELECOM 23,6x 20,7x 18,4x 2,4% 2,5% 2,8% 3,4x 2,9x 2,7x 446 534
TOTAL MARCHE 21,2% 20,4x 18,7x 17,2x 3,5% 3,3% 3,5% 3,8x 3,4x 3,1x 578 398
BANQUES 39,20% 18,6 21,6 24,3 44,6x 28,2x 22,6x 1,7% 2,1% 2,4% 2,8x 2,4x 2,3x 31,1% 179 706
ATTIJARIWAFA BANK 407,00 192 995 960 54,17% 20,4 20,7 22,8 19,9x 19,7x 17,9x 1,5% 1,6% 1,7% 2,7x 2,3x 2,1x 43,7% 78 549
BCP 420,00 66 410 748 77,22% 16,1 26,8 30,0 26,1x 15,7x 14,0x 1,4% 2,9% 3,6% 2,2x 1,8x 1,7x 15,5% 27 893
BMCE BANK 261,00 169 463 390 -0,38% 2,4 5,5 6,6 107,7x 47,4x 39,4x 1,1% 1,3% 1,5% 3,7x 3,1x 3,0x 24,6% 44 230
BMCI 1 030,00 13 278 843 17,71% 56,3 59,7 65,2 18,3x 17,3x 15,8x 4,9% 5,3% 5,8% 1,9x 1,9x 1,9x 7,6% 13 677
CDM 905,00 8 652 815 45,97% 48,7 54,0 58,7 18,6x 16,7x 15,4x 3,3% 3,9% 4,4% 2,9x 2,7x 2,5x 4,4% 7 831
CIH 330,00 22 806 930 6,80% 4,3 4,0 13,2 76,1x 82,8x 25,0x 1,8% 1,8% 1,8% 2,3x 2,3x 2,2x 4,2% 7 526
ASSURANCES 30,40% 118,6 115,3 132,8 26,3x 20,1x 18,0x 2,5% 2,4% 2,7% 3,7x 3,3x 3,0x 3,5% 20 253
AGMA LAHLOU-TAZI 2 880,00 200 000 6,04% 196,5 207,1 213,3 14,7x 13,9x 13,5x 7,6% 7,6% 7,8% 7,1x 7,3x 7,4x 2,8% 576
ATLANTA 74,00 60 190 436 -11,50% 1,2 2,2 2,3 62,8x 34,0x 32,3x 3,4% 4,1% 4,7% 3,8x 3,9x 4,1x 22,0% 4 454
CNIA SAADA 1 284,00 4 116 874 22,99% 68,3 73,0 84,3 18,8x 17,6x 15,2x 1,1% 1,7% 2,0% 2,3x 2,1x 1,9x 26,1% 5 286
WAFA ASSURANCE 2 839,00 3 500 000 54,55% 193,5 183,1 212,4 14,7x 15,5x 13,4x 2,5% 1,8% 1,9% 4,1x 3,5x 2,9x 49,1% 9 937
CREDIT A LA CONSOMMATION 16,55% 82,9 81,3 85,0 13,2x 11,4x 10,9x 5,0% 4,2% 4,5% 2,3x 2,1x 2,0x 1,0% 5 930
ACRED 800,00 600 000 -5,10% 45,2 42,8 43,7 17,7x 18,7x 18,3x 5,9% 5,9% 5,9% 2,9x 3,0x 3,0x 8,1% 480
DIAC SALAF 109,55 1 053 404 -12,40% NS ND ND NS ND ND 0,0% ND ND 1,5x ND ND 1,9% 115
EQDOM 1 620,00 1 670 250 22,73% 140,5 144,1 149,4 11,5x 11,2x 10,8x 6,2% 6,2% 6,8% 2,1x 2,0x 1,9x 45,6% 2 706
SOFAC 300,00 1 416 664 -11,76% NS NS 2,0 NS NS NS 0,0% 0,0% 0,0% 1,7x 2,0x 2,0x 7,2% 425
SALAFIN 708,00 2 394 497 27,34% 42,2 42,1 45,8 16,8x 16,8x 15,5x 4,8% 3,1% 3,1% 2,9x 2,8x 2,6x 28,6% 1 695
TASLIF * 710,00 715 750 -1,66% 35,4 S S 20,0x S S 3,9% S S 1,8x S S 8,6% 508
LEASING 59,13% 51,3 45,7 48,4 12,4x 15,5x 14,8x 4,8% 4,8% 4,9% 1,9x 1,8x 1,7x 0,4% 2 248
MAGHREBAIL 730,00 1 025 320 59,74% 75,4 78,9 84,5 9,7x 9,2x 8,6x 6,8% 7,0% 7,0% 1,6x 1,5x 1,4x 33,3% 748
MAROC LEASING 540,00 2 776 768 58,82% 39,3 29,1 30,3 13,7x 18,6x 17,8x 3,7% 3,7% 3,9% 2,0x 1,9x 1,9x 66,7% 1 499
HOLDINGS 44,53% 4,9 5,4 6,1 18,5x 16,8x 14,9x 3,3% 3,9% 4,4% 3,2x 2,9x 2,7x 0,7% 3 995
DELTA HOLDING S.A 91,20 43 800 000 44,53% 4,9 5,4 6,1 18,5x 16,8x 14,9x 3,3% 3,9% 4,4% 3,2x 2,9x 2,7x 100,0% 3 995
IMMOBILIER 7,75% 15,5 21,2 29,3 50,7x 35,8x 26,0x 1,2% 1,2% 2,1% 6,2x 5,0x 4,5x 12,9% 74 686
ADDOHA 104,00 315 000 000 3,89% 3,1 4,6 6,5 33,6x 22,4x 15,9x 1,4% 1,3% 3,2% 5,7x 3,5x 3,0x 43,9% 32 760
ALLIANCES 757,00 12 100 000 12,48% 30,1 36,5 53,0 25,2x 20,8x 14,3x 0,9% 1,1% 1,3% 3,7x 3,2x 2,7x 12,3% 9 160
CGI 1 780,00 18 408 000 10,29% 23,7 33,4 45,3 75,0x 53,3x 39,3x 1,0% 1,1% 1,2% 7,5x 7,0x 6,4x 43,9% 32 766
PETROLE ET MINES 98,00% 52,1 58,5 70,9 9,9x 24,4x 19,7x 1,3% 0,9% 1,1% 4,0x 3,4x 3,0x 3,2% 18 292
SAMIR 588,00 11 899 665 7,69% 46,6 55,1 68,4 12,6x 10,7x 8,6x 0,0% 0,0% 0,0% 1,8x 1,5x 1,3x 38,3% 6 997
MINIERE TOUISSIT 1 600,00 1 485 000 90,70% 139,3 166,4 188,7 11,5x 9,6x 8,5x 5,6% 4,2% 4,7% 6,2x 4,8x 3,5x 13,0% 2 376
MANAGEM 681,00 8 507 721 183,75% 2,7 15,4 19,0 NS 44,2x 35,9x 0,0% 0,0% 0,0% 5,5x 4,9x 4,3x 31,7% 5 794
SMI 1 900,00 1 645 090 146,75% 89,9 63,8 83,3 21,1x 29,8x 22,8x 3,2% 2,2% 3,1% 4,5x 4,0x 3,8x 17,1% 3 126
TELECOMS 19,82% 10,7 10,6 10,6 14,0x 14,2x 14,2x 6,9% 6,0% 6,0% 7,1x 7,0x 6,5x 22,8% 131 864
ITISSALAT AL-MAGHRIB 150,00 879 095 340 19,82% 10,7 10,6 10,6 14,0x 14,2x 14,2x 6,9% 6,0% 6,0% 7,1x 7,0x 6,5x 100,0% 131 864
LOISIRS ET HOTELS 3,96% NS 0,5 1,0 NS NS NS 0,0% 0,0% 0,0% 2,1x 1,4x 1,4x 0,3% 1 684
RISMA 270,20 6 232 012 3,96% NS 0,5 1,0 NS NS NS 0,0% 0,0% 0,0% 2,1x 1,4x 1,4x 100,0% 1 684
MATERIELS, LOGICIELS & SERVICES INFORMATIQUES 52,43% 67,3 41,3 46,1 7,9x 12,8x 11,5x 4,0% 3,8% 4,5% 2,2x 1,8x 1,6x 0,2% 998
DISWAY 529,00 1 885 762 52,43% 67,3 41,3 46,1 7,9x 12,8x 11,5x 4,0% 3,8% 4,5% 2,2x 1,8x 1,6x 100,0% 998
SERVICES AUX COLLECTIVITES 31,41% 27,6 33,7 34,5 14,5x 11,9x 11,6x 4,5% 4,5% 4,5% 2,4x 2,2x 2,0x 0,6% 3 196
LYDEC 399,50 8 000 000 31,41% 27,6 33,7 34,5 14,5x 11,9x 11,6x 4,5% 4,5% 4,5% 2,4x 2,2x 2,0x 100,0% 3 196
TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION 28,71% 33,4 42,1 61,6 17,9x 13,4x 12,4x 3,9% 5,5% 6,8% 3,2x 3,2x 2,7x 0,2% 1 390
HPS 782,00 703 599 32,99% 29,5 43,9 87,0 26,6x 17,8x 9,0x 3,1% 3,5% 5,2% 3,9x 4,0x 2,9x 39,6% 550
INVOLYS 247,95 382 716 27,88% NS NS 5,7 NS NS 43,2x 0,0% 0,0% 0,0% 1,5x 1,6x 1,5x 6,8% 95
IB [Link] 480,00 417 486 50,94% 43,1 53,2 60,5 11,1x 9,0x 7,9x 6,7% 7,1% 7,5% 2,0x 1,8x 1,6x 14,4% 200
MICRODATA 540,00 420 000 42,29% 58,6 60,8 64,2 9,2x 8,9x 8,4x 10,4% 11,1% 12,0% 3,2x 3,1x 3,1x 16,3% 227
M2M Group 490,00 647 777 -2,20% 26,1 31,3 33,2 18,8x 15,6x 14,8x 0,0% 5,7% 7,2% 3,1x 3,0x 2,9x 22,8% 317
GAZ 30,49% 83,0 86,8 91,5 19,3x 18,5x 17,5x 4,3% 4,5% 4,7% 3,3x 3,2x 3,0x 1,0% 5 948
MAGHREB OXYGENE 260,00 812 500 68,83% 21,4 24,0 25,2 12,2x 10,9x 10,3x 6,2% 6,3% 6,2% 1,2x 1,2x 1,1x 3,6% 211
AFRIQUIA GAZ 1 669,00 3 437 500 29,08% 85,3 89,1 94,0 19,6x 18,7x 17,8x 4,2% 4,4% 4,6% 3,4x 3,2x 3,1x 96,4% 5 737
CHIMIE 6,75% 18,6 19,3 21,6 12,6x 13,0x 11,8x 4,4% 3,7% 3,9% 2,3x 2,1x 1,9x 0,3% 1 806
COLORADO 94,00 9 000 000 18,24% 9,6 7,5 8,0 9,8x 12,5x 11,7x 4,8% 3,6% 3,7% 3,1x 2,8x 2,5x 46,8% 846
SNEP 400,00 2 400 000 -3,38% 26,5 29,8 33,5 15,1x 13,4x 11,9x 4,0% 3,7% 4,2% 1,7x 1,5x 1,4x 53,2% 960
PARACHIMIE -2,54% 16,3 1,0 10,8 17,8x NS 21,3x 2,1% 0,0% 0,0% 1,8x 2,5x 2,3x 0,1% 444
SCE 290,00 616 448 -5,54% 16,3 ND ND 17,8x ND ND 5,2% ND ND 0,7x ND ND 40,2% 179
FERTIMA 231,00 1 150 000 -0,52% NS 1,0 10,8 NS NS 21,3x 0,0% 0,0% 0,0% 2,5x 2,5x 2,3x 59,8% 266
AGROALIMENTAIRE 30,88% 297,7 325,8 351,0 19,3x 18,0x 16,9x 4,7% 4,8% 5,0% 4,6x 4,2x 3,9x 6,0% 34 791
BRANOMA 2 400,00 500 000 8,06% 144,2 148,9 159,3 16,6x 16,1x 15,1x 7,7% 4,6% 4,7% 5,5x 5,9x 5,3x 3,4% 1 200
BRASSERIES DU MAROC 2 179,00 2 825 201 -33,63% 110,9 120,0 125,7 19,6x 18,2x 17,3x 5,4% 4,6% 4,7% 4,4x 4,4x 4,2x 17,7% 6 156
CENTRALE LAITIERE 12 550,00 942 000 26,32% 663,5 738,5 799,0 18,9x 17,0x 15,7x 4,4% 5,0% 5,4% 6,6x 5,5x 5,1x 34,0% 11 822
LESIEUR CRISTAL 1 450,00 2 763 151 51,83% 105,7 86,3 93,0 13,7x 16,8x 15,6x 6,9% 5,8% 6,2% 2,5x 2,6x 2,5x 11,5% 4 007
OULMES 1 094,00 1 980 000 95,36% 21,8 24,8 25,5 50,2x 44,0x 42,8x 1,4% 1,4% 1,4% 4,7x 4,5x 4,3x 6,2% 2 166
COSUMAR 1 950,00 4 191 057 56,12% 133,8 145,4 155,3 14,6x 13,4x 12,6x 4,4% 5,3% 5,5% 3,2x 2,9x 2,7x 23,5% 8 173
UNIMER 1 700,00 550 000 87,85% 79,1 83,5 85,8 21,5x 20,4x 19,8x 2,4% 3,2% 3,3% 3,9x 3,6x 3,4x 2,7% 935
CARTIER SAADA 20,98 4 680 000 23,56% 2,5 2,1 2,2 8,5x 9,8x 9,5x 4,8% 2,4% 2,4% 1,3x 1,2x 1,1x 0,3% 98
DARI COUSPATE 785,00 298 375 13,60% 82,2 91,7 98,5 9,5x 8,6x 8,0x 5,1% 2,5% 2,5% 2,0x 1,7x 1,5x 0,7% 234
CIMENTERIES 50,85% 104,8 103,4 104,5 18,9x 19,4x 19,2x 3,8% 3,2% 3,3% 5,4x 5,1x 4,6x 11,3% 65 531
CIMENTS DU MAROC 1 200,00 14 436 004 31,94% 66,8 67,3 68,3 18,0x 17,8x 17,6x 2,3% 1,9% 2,1% 3,6x 3,2x 2,9x 26,4% 17 323
HOLCIM ( Maroc ) 2 654,00 4 210 000 51,83% 158,8 174,2 176,5 16,7x 15,2x 15,0x 5,0% 5,5% 5,7% 5,5x 5,0x 4,8x 17,1% 11 173
LAFARGE CIMENTS 2 120,00 17 469 113 59,40% 106,2 98,9 99,7 20,0x 21,4x 21,3x 4,1% 3,1% 3,2% 6,1x 5,9x 5,4x 56,5% 37 035
INDUSTRIES METALLURGIQUES -0,79% 91,3 124,2 139,6 19,6x 11,2x 10,0x 4,0% 5,4% 6,0% 2,8x 1,7x 1,6x 1,3% 7 668
SONASID* 1 800,00 3 900 000 -4,46% 88,6 S S 20,3x S S 3,7% S S 2,9x S S 91,6% 7 020
ALUMINIUM DU MAROC 1 390,00 465 954 39,00% 120,2 124,2 139,6 11,6x 11,2x 10,0x 7,2% 5,4% 6,0% 1,8x 1,7x 1,6x 8,4% 648
INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE 44,21% 39,0 46,6 51,9 32,1x 24,5x 21,3x 2,5% 2,8% 2,9% 4,3x 3,9x 3,6x 0,5% 2 853
SOTHEMA 1 130,00 1 800 000 52,84% 28,2 38,4 45,0 40,1x 29,4x 25,1x 1,2% 1,8% 1,9% 5,2x 4,7x 4,2x 71,3% 2 034
PROMOPHARM S.A. 819,00 1 000 000 22,79% 65,7 66,9 68,9 12,5x 12,2x 11,9x 5,5% 5,5% 5,5% 2,1x 2,0x 1,9x 28,7% 819
EMBALLAGE & IMPRESSION -40,77% NS NS NS NS NS NS 0,0% 0,0% 0,0% 1,3x 1,3x 1,3x 0,0% 203
MED PAPER 78,78 2 582 555 -40,77% NS NS NS NS NS NS 0,0% 0,0% 0,0% 1,3x 1,3x 1,3x 100,0% 203
AUTOMOBILE 16,30% 21,0 27,1 28,8 17,9x 15,9x 15,9x 4,3% 3,8% 4,1% 3,8x 3,2x 2,9x 1,4% 8 081
AUTO NEJMA 1 529,00 1 023 264 1,66% 90,9 111,9 126,3 16,8x 13,7x 12,1x 2,6% 3,1% 3,2% 4,0x 3,4x 2,9x 19,4% 1 565
AUTO HALL 90,50 47 200 000 28,19% 4,4 4,8 5,2 20,6x 18,8x 17,3x 3,9% 3,6% 3,6% 2,6x 2,5x 2,4x 52,9% 4 272
ENNAKL 66,00 30 000 000 2,77% 4,3 5,2 5,9 15,3x 12,7x 11,1x 2,7% 5,2% 6,2% 6,6x 4,9x 4,1x 24,5% 1 980
BERLIET MAROC 212,00 1 250 000 12,17% ND 49,4 4,2 ND 4,3x 51,0x 34,0% 2,8% 2,8% 0,8x 0,9x 0,9x 3,3% 265
AUTRES 14,78% 33,8 31,5 19,6 24,7x 20,9x 37,5x 4,8% 2,7% 2,0% 2,7x 2,1x 1,3x 1,2% 6 831
NEXANS MAROC 281,80 2 243 520 32,92% 21,4 44,3 26,5 13,2x 6,4x 10,6x 4,3% 8,9% 4,3% 1,0x 0,9x 0,9x 9,3% 632
BALIMA 197,00 1 744 000 6,09% 7,5 ND ND 26,1x ND ND 14,7% ND ND 5,7x ND ND 5,0% 344
REBAB COMPANY 376,00 176 456 12,91% 13,7 ND ND 27,4x ND ND 8,0% ND ND 1,5x ND ND 1,0% 66
MEDIACO MAROC 121,00 428 750 -29,22% NS ND ND NS ND ND 0,0% ND ND 1,2x ND ND 0,8% 52
ZELLIDJA S.A 1 010,00 572 849 4,23% 47,2 ND ND 21,4x ND ND 6,4% ND ND 1,6x ND ND 8,5% 579
FENIE BROSSETTE 509,00 1 438 984 41,39% 68,2 36,5 40,2 7,5x 14,0x 12,6x 7,9% 4,3% 4,7% 1,9x 1,9x 1,8x 10,7% 732
REALIS. MECANIQUES 490,00 320 000 29,97% 57,0 27,9 18,6 8,6x 17,6x 26,3x 4,1% 4,1% 4,1% 1,5x 1,5x 1,5x 2,3% 157
STOKVIS NORD AFRIQUE 52,50 9 195 150 -15,73% 5,5 4,3 3,8 9,5x 12,3x 13,8x 6,7% 5,7% 5,7% 1,8x 1,7x 1,7x 7,1% 483
DELATTRE LEVIVIER MAROC 620,00 625 000 0,65% 34,0 105,9 51,0 18,2x 5,9x 12,2x 3,4% 9,0% 3,4% 2,1x 1,6x 1,7x 5,7% 388
LABEL VIE 1 300,00 2 290 750 12,07% 34,5 34,7 17,7 37,7x 37,4x 73,5x 2,3% 0,0% 0,0% 3,8x 3,4x 1,6x 43,6% 2 978
CTM 282,00 1 225 978 24,89% 17,2 16,9 19,6 16,4x 16,7x 14,4x 8,9% 7,1% 7,1% 1,3x 1,4x 1,4x 5,1% 346
TIMAR 387,00 195 000 53,57% 41,6 48,0 50,5 9,3x 8,1x 7,7x 2,6% 2,6% 2,6% 1,7x 1,4x 1,2x 1,1% 75
*Estimations suspendues dans l'attente de détails complémentaires.
Les Ratios sectoriels sont pondérés par les capitalisations boursières.
Les performances 2010 sont ajustées aux O.S.T.
Les P/E, P/B et D/Y marché sont retraités des valeurs déficitaires.
ND = Non Disponible
NS = Non Significatif
S= Suspendue
Système de recommandation :
La recommandation adoptée par la Direction Analyse & Recherche de BMCE Capital est déterminée en fonction
du potentiel de hausse ou de baisse de la valeur en question à horizon 12 mois.
La Direction Analyse & Recherche retient sept recommandations : Achat, Accumuler, Conserver, Alléger, Vendre,
Suspendu et Pas de recommandation. Dans des cas spécifiques et pour une courte période, l’analyste peut choisir de
suspendre son opinion, auquel cas il utilise la mention Suspendu.
Définition des différentes recommandations :
• Achat : la valeur devrait générer un gain total de plus de 15% à horizon 12 mois ;
• Accumuler : la valeur devrait générer un gain total compris entre +6% et +15% à horizon 12 mois ;
• Conserver : la valeur devrait générer un gain total compris entre +6% et –6% à horizon 12 mois ;
• Alléger : la valeur devrait accuser une baisse totale comprise entre -6% et -15% à horizon 12 mois ;
• Vendre : la valeur devrait accuser une baisse totale de plus de -15% à horizon 12 mois ;
• Suspendu : la recommandation est suspendue en raison d’une opération capitalistique (OPA, OPE ou autre)
ou suite à une incertitude concernant son avenir ;
• Pas de recommandation : spécifiquement pour les filiales du Groupe BMCE Bank et pour
les émetteurs avec lesquels BMCE CAPITAL BOURSE est en deal.
Sales
Mehdi Bouabid, Anass Mikou, Mamoun Kettani Analyse & Recherche
Abdelilah Moutasseddik Fadwa Housni - Directeur
Hicham Saâdani – Directeur Adjoint