Cours Stations de Pompage
Cours Stations de Pompage
Février 2016
[Link]
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I. DESIGN ET ORGANISATION DES STATIONS DE POMPAGE
Composition des stations de pompage
1. Disposition générale des groupes
a. Station de départ
b. Station intermédiaires
Exemple type de station
Les pompes
Différents types de pompes
Pompes centrifuges
Rappels
Travail et hauteur manométrique
Courbes caractéristiques
2. Les moteurs et l’alimentation en énergie
Moteurs électriques
Turbines à gaz
II. FONCTIONNEMENT DES STATIONS DE POMPAGE
- Couplage des pompes en série
- Couplage en parallèle
- Cavitation des pompes : Calcul du NPSH disponible
- Critères de choix des pompes centrifuges
-Adaptation des pompes sur les réseaux (affûtage-rognage)
2
V.2 Effets des forces hydrauliques sur le fonctionnement des pompes
- Poussée axiale et radiale
- Equilibrage
- Coupleur hydraulique
.3 Mise en marche d’une pompe
Premier démarrage
3
I. DESIGN ET ORGANISATION DES STATIONS DE POMPAGE
A. Stations de départ.
Une station de pompage de départ comprend :
-Un ensemble sous abri ou à l’air libre : pompes, moteurs d’entrainement,
alimentation des moteurs auxiliaires et autres.
Afin d’assurer un fonctionnement normal des pompes principales, on installe
des pompes d’alimentation (booster) créant une pression à l’entrée des pompes
principales évitant ainsi tout risque de cavitation.
-Des annexes, dispositifs de filtration, de mesure’ manifold, gare de racleurs.
-Tuyauteries de liaison
-Un parc de stockage de brut
-des installations d’alimentation en eau (puits, pompes, réservoirs, réseau
d’incendie).
-Des bâtiments auxiliaires abritant : bureau, atelier d’entretien, un magasin.
Les opérations qui sont effectuées dans une station de départ sont :
-Réception du produit à transporter du gisement
-Stockage du produit
-Filtration du produit
-Evacuation du produit
-Enregistrement (Jaugeage et comptage) du produit
-Envoi du racleur
B. Stations intermédiaires
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Les stations de pompage intermédiaires comprennent tous les éléments
mentionnés précédemment sauf le parc de stockage. Mais on peut parfois
rencontrer dans ces stations un ou deux bacs qui jouent le rôle de réservoir
tampon.
Les opérations pouvant y être effectuées ont les suivantes :
-Augmentation de la pression dans le pipe-line
-Réception et envoi de racleur
-Mesurage et filtration
Généralement l’ensemble est disposé sur le même terrain ; les installations
occupent une surface réduite, et des extensions sont souvent prévues.
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Station SP3 NK1
Stations de pompage
Paramètres principaux
a. Diamètre et épaisseur de la canalisation
b. Pression maximale de service PMS
c. Caractéristique du produit transporté (densité, viscosité, masse volumique)
La réalisation d’un oléoduc nécessite l’étude des caractéristiques de la
canalisation (diamètre, épaisseur), permettant de déterminer les pertes de
charges, le régime de fonctionnement de l’oléoduc, des pompes, leur puissance
et l’énergie dépensée pour le transport du produit.
H ref
= H tot + H final
H ref
: hauteur de refoulement [m]
H final
: Hauteur finale à l’arrivée [m]
n : Nombre de stations
Régime d’écoulement du produit
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La vitesse d’écoulement varie généralement entre 1 et 3m/s
- Epaisseur de la conduite
- Diamètre de la conduite : Il existe pour un débit donné un diamètre optimal
pour lequel le prix de revient total est minimal
Diamètre optimal
I : Frais d’investissement
E : frais d’exploitation
PR : prix de revient
Point de contrôle.
C’est le point tracé de la conduite au-delà duquel le produit s’écoule par gravité
La distance TD de l’oléoduc jusqu’au point de contrôle le plus proche (P)
s’appelle longueur calculée réelle de la conduite Lcal
Point de contrôle
Réseau de transport
Description de l’OB 24
L’oléoduc reliant le centre de stockage de HAOUD –EL-HAMRA et le terminal
maritime de BEJAIA fut le premier pipe-line installé en ALGERIE par la société
française de gérance « SOPEG ». Il a été mis en service en 1959 avec la
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première phase de son exploitation d’une capacité annuelle de 5,52 millions de
tonnes.
Description et fonctionnement des différents terminaux et stations
A. Terminal de départ
Le terminal départ est situé à 30 km au nord est de Hassi Messaoud ; sa mission
consiste en la réception, le comptage, le contrôle de qualité, le stockage et
l’expédition des effluents vers les terminaux portuaires arrivés.
La réception des hydrocarbures liquides (pétrole-conensat) provenants des
champs de production est assurée par des réseaux de collecte ; ils sont ensuite
distribués vers les différents terminaux par le centre national de dispatching des
hydrocarbures liquides CNDHL
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Terminal arrivée NK1
Postes de coupures PC 2
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Système de bac de détente
Pompes centrifuges
Rappels : Les turbomachines à fluides incompressibles (pompes) ou
compressibles (compresseurs fonctionnent selon le principe d’Euler
Conservation de la quantité de mouvement :
∫∫ ρv (v .n )ds = ∑ F ext
r rr
(I.1)
S
Construction.
Une pompe centrifuge est constituée par : une roue à aubes tournant autour de
son axe, un distributeur dans l’axe de la roue et un collecteur en forme de spirale
(volute).
Le liquide arrive dans le distributeur dans l’axe de l’appareil et la force
centrifuge le projette vers l’extérieur de la turbine.
Il acquiert une grande énergie cinétique qui se transforme en énergie de pression
dans le collecteur ou la section est croissante.
La transformation de l’énergie transférée en énergie de débit et de pression
dépend de l’inclinaison des aubes de la roue et donc de l’angle de sortie. Les
pompes centrifuges mono-étagées horizontales, à roue radiale fermée, installées
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en surface, sont les plus utilisées pour le pompage de l'eau dans les usines de
production et de distribution d'eau destinée à la consommation humaine.
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Pompe centrifuge
Conservation de l’énergie : théorème de Bernoulli
Conservation de l’énergie
2
V + P + z = cte (I.3)
2g ρg
Wh = gHh =
p −p
4
ρ
1
+
1
2
(c − c )+ g (z − z ) + ∆ p
2
4
2
1 4 1 asp
+∆ p ref
(I.4)
W h
: travail utile reçu par le fluide
L C2
H : hauteur manométrique
h
et ∆P = λ
D 2
H g = z 4 − z1 : hauteur géométrique
∆p ∆p
H = (z − z ) + g + g
asp ref
h 4 1
: hauteur nette (I.5)
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Le rendement de la pompe est le rapport entre la puissance hydraulique
(reçue par le liquide) et la puissance mécanique fournie à la [Link]
rendement varie en fonction du débit. Il est représenté par une courbe
fournie par le constructeur. Les rendements maxi sont de l’ordre de :
W h H
Rendement mécanique : η m
=0.80 à 0.90
Hauteur manométrique :
Hauteur manométrique
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Cas1 1 = HMT = Hh + J asp. + J refou. 2 = HMT = Hh + J asp. + J refou. + (P2 - P1) ...
(A condition que P1 soit > à la pression atmosphérique) 3 = HMT = Hh + J asp. + J refou. +
Pr + (Patm - P1) ....(A condition que P1 soit < à pat
2
p W 2 u2
+ − + h = cte (I.6)
ρg 2 g 2 g 1
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Roue d’une pompe centrifuge
Principe d’Euler
W : [j/kg] Travail spécifique consenti par la roue au fluide pour une machine
récéptrice.
W = u 2 c2u − u1 c1u (I.7)
c1u , c2u : composantes circonférentielles de la vitesse entrée et sortie roue
u1 u 2 : Vitesses d’entrainement entrée et sortie roue
Avec le même logiciel il est possible en introduisant les paramètres souhaités et
les conditions aux limites de simuler l’écoulement dans la pompe et d’obtenir les
profils de vitesse du fluide ainsi que la répartition de la pression
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16
Courbes caractéristiques
Caractéristique du réseau
Elle représente la perte de charge en fonction du débit
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Caractéristique du réseau
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Courbes caractéristiques iso -vitesse
Point de fonctionnement :
Il correspond au point d’intersection entre la courbe caractéristique de la pompe
et celle du réseau. C’est un point d’équilibre ou l’énergie reçue par le fluide à
partir de la roue (principe d’Euler) est consommée par le réseau avec un
minimum de pertes (rendement maximal).
Point de fonctionnement
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Puissance absorbée :
Puissance absorbée
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2. Les moteurs et l’alimentation en énergie
Turbines à gaz
= Ch =
g/h g
=
sp
spécifique rapportée à l’unité de puissance (SFC). C chal
P kW kWh
La consommation spécifique de combustible permet de comparer les machines
sur le plan du rendement énergétique.
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Moteurs électriques
Ils présentent l’avantage d’un entretien facile ; ils ont pour inconvénient de
tourner à vitesse de rotation constante le réglage des pompes ne pouvant se faire
dans ce cas que par laminage ou vannage.
Rendement élevé : η = 95%
Moteurs thermiques
Les moteurs thermiques (Diesel) ne sont utilisés que dans le cas ou il a absence
de réseau électrique.
Ils ont aussi pour avantage d’une vitesse de rotation variable.
Rendement élevé : η = 50%
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Couplage de pompes en parallèle
Similitude
n2
- Le débit proportionnellement au nombre de tours Q2 = Q1
n1
2
n
-La hauteur, proportionnellement au carré du nombre de tours : H 2 = H 1 2
n1
-La puissance absolue proportionnellement au cube nombre de tours
3
n2
N 2 = N 1
n1
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Réglage par vannage
Est un terme employé pour décrire le phénomène qui se produit dans une pompe
quand le NPSH est insuffisamment disponible. La pression du liquide est réduite
à une valeur égale ou inférieure à sa pression de vapeur là ou les petites bulles
ou poches de vapeur commençant à se former.
La cavitation peut varier de très légère à très forte : dans le premier cas le seul
effet est une baisse de l'efficacité ; dans le deuxième cas, une forte cavitation est
très bruyante et peut briser l'impulseur de la pompe ou d'autres parties.
Conséquences de la cavitation
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Érosion de cavitation
Lorsque certaines conditions de fonctionnement de la pompe sont réunies,
comme, par exemple :
les implosions répétées des poches de cavitation, qui se produisent près des
parois métalliques, altèrent progressivement la structure cristalline dans le cas
des alliages métalliques ou les matériaux d'autres natures (plastiques) et peuvent
détruire très rapidement les aubes de la roue : c'est le phénomène d'érosion par
cavitation
Mais avant d'en arriver à ce cas extrême, qui doit bien entendu être évité, la
cavitation peut avoir d'autres conséquences néfastes pour le bon fonctionnement
des groupes de pompage.
Une pompe possède une capacité maximum d'aspiration qui est la valeur du vide
qu'elle peut produire. Cette caractéristique varie suivant le type et la conception
technique de la pompe.
En réalité cette hauteur est limitée, non seulement par les pertes de charge dans
la conduite d’aspiration mais également par les propriétés physiques à chaque
type de liquide.
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NPSH est simplement une mesure permettant de quantifier la hauteur
manométrique d'aspiration disponible pour éviter la vaporisation au niveau le
plus bas de la pression dans la pompe.
Pompe en charge
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système hydraulique soit plus élevé que le NPSH requis par la pompe.
Généralement on prend une marge de sécurité supplémentaire de 0,5 m.
Une pompe centrifuge doit être choisie selon les caractéristiques réelles de
l’installation dans laquelle on doit l’installer. Les données nécessaires pour un
dimensionnement corect sont les suivantes :
Débit Q en m 3/h
Hauteur manométrique totale Hmt
Hmt=Hg+Dpc m colonne de liquide
Hg =Hauteur géométrique à l’aspiration (Hga)+Hauteur géométrique au
refoulement(Hgr)
Dpc =somme des pertes de charge dans l’installation calculée selon les éléments
suivants :
-Diamètre, longueur et matériel composant les tuyaux d’aspiration et de
refoulement
-quantité et types de coudes dans la tuyauterie et accessoires hydrauliques
comme clapet de pied avec crépine, vanne, clapet de non retour, filtres
éventuels.
Nature du liquide (si différent de l’eau), température, viscosité et densité
Il faut faire attention à la hauteur manométrique en aspiration Hga+Dpc asp
qui doit être comparée avec la capacité d’aspiration de la pompe.
Cette capacité d’aspiration ou NPSH r est définie comme hauteur de charge
nette absolue demandée à l’aspiration, laquelle valeur est fournie par une courbe
en fonction du débit.
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Nous avons vu précédemment que pour le pompage sur de longues distances la
hauteur requises pour les pompes était de l’ordre de 240 m ce qui équivaut à des
pressions de refoulement de l’ordre de 30 bars.
Il n’est pas possible d’obtenir ces pressions sur une seule roue car cela exigerait
des vitesses de rotation très élevées engendrant des forces centrifuges
inadmissibles.
On a donc recours à des pompes multi étagées correspondant à une association
de pompes en série.
Ces constructions particulières amène le constructeur à installer des paliers
(butée) absorbant les efforts axiaux engendrés
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3
Q : Débit m h
H : Hauteur m
ρ : Densité du fluide
η p : Rendement de la pompe
Les pompes sont entraînées par moteur électrique 2900 tr/mn 50 hHz
En variant le nombre de tours les performances des pompes varient selon les
règles suivantes :
Adaptation des pompes sur les réseaux.
Rognage.
Il consiste à réduire le diamètre de la roue de pompe pour réduire la hauteur et le
débit de cette dernière
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- L’affûtage de la face concave cas b va augmenter l’angle de sortie des aubes ;
ceci permet d’obtenir une augmentation de 15-25% de la hauteur comptée au
point optimal de la pompe.
-L’affûtage de la face convexe cas (c) fait diminuer l’angle de sortie ; ceci n’a
aucun apport pratique.
Ligne OZ2
MODELISATION
Description mathématique du comportement d’un système donné sous forme
d’équations
Modèle :
Construction qui a pour but de représenter ou reproduire les caractéristiques et le
fonctionnement d’un système étudié
Méthode des moindres carrés
30
Elle permet de comparer des données expérimentales à un modèle
mathématique.
X : variables d’entrée
Y : variables de sortie
S : somme des erreurs de chaque estimation par la fonction F par rapport à
l’expérimentale.
( ( )−Y i )
n
S =∑ F Xi
2
i =1
∂S
=0 i= 0, 1,2….n
∂i
n
(
S = ∑ a Q 2 + b Q + c − H iexp
i =1
i i )
2
∂S ∂S ∂S
= = 0
∂a ∂b ∂c
∂S
∂a
n
= 2∑ Q 2
i =1 i (aQ +bQ +c− H )2
i i
exp = 0
i
i =1
(
∑ aQ i4 +bQ i3+ cQ i2 ) = ∑i =1 H i . Qi
n exp 2
∂S
∂b
n
i =1
i i i (
= 2∑ Q aQ 2 + bQ + c − H iexp = 0 )
n
i =1
(
∑ aQ 3i +bQ i2 + cQ i ) = ∑i =1 H i . Qi
n exp
31
∂S
∂c
n
( )
= 2∑ aQ 2 + b Q + c − H iexp = 0
i =1
i i
i =1
(
∑ aQ i2 +bQ i + c ) = ∑i =1 H i .
n exp
4 4 4 2
a ∑ Qi + b ∑ Qi + c ∑ Qi = ∑ Qi H iexp
3 2
a ∑ Qi + b ∑ Qi + c ∑ Qi = ∑ Qi H iexp
2
a ∑ Qi + b ∑ Qi + nc = ∑ H iexp
La solution de ce système d’équations donnera les valeurs de a, b et c ; n étant le
nombre de points.
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Det : déterminant de la matrice des coefficients du système d’équations à
variables a,b et c.
2
Modèle de la hauteur des pompes : H pp = a1 Q + a2 Q + a3
2
Modèle du rendement : η = b1 Q + b2 Q + b3
2
Modèle de la puissance :N =c Q +c Q+c
exigée 1 2 3
2
Modèle du NPSH : NPSH = d Q + d Q + d
1 2 3
2
Modèle de la courbe du réseau : H = e Q + e Q + e
tot 1 2 3
Dans le chapitre précédent, nous avons calculé la pression totale nécessaire pour
pomper un liquide à travers un pipeline d'un point A à un point B à un débit
spécifié. Trois composantes de la pression totale requise (hauteur de friction,
hauteur d'élévation, et de pression de refoulement) ont été analysés. En fonction
de la pression maximale de service (PMS) de la canalisation, nous avons conclu
qu'une ou plusieurs stations de pompage peuvent être nécessaires pour gérer le
débit.
Nombres de stations :
n. H st = i.L + ∆Z
n = (i.L + ∆Z ) / H st
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H st
: charge engendrée par une seule station de pompage [m]
i : Pente hydraulique [m/m]
L : longueur de la canalisation [m]
Les calculs indiquent que pour un débit de 5,000 gal / min, un pipeline de 100
mile exige une pression de 2000 psi, au début de la canalisation pour assurer le
transport. Cette de pression de 2000 Psi peut être fournie en deux étapes de 1000
psi chacune ou trois étapes d'environ 670 psi chacune. En fait, en raison de la
limite de la pression interne du pipeline, il ne serait pas possible de fournir une
pression de 2000 psi au départ du pipeline.
La plupart des pipelines ont une limite de pression interne de 1000 à 1440 livres
par pouce carré sur la base de l'épaisseur de la paroi du tuyau, nuance d'acier,
etc.. Par conséquent, pour de longues canalisations de la pression totale
nécessaire pour pomper le liquide est assurée en deux ou plusieurs étapes en
installant des pompes de rappel le long du pipeline.
Dans le cas d'exemple avec une exigence de 2000 psi et 1400 psi de MAOP
pipeline manométrique maximale de service, nous prévoyons cette pression
comme suit. La station de pompage au début du pipeline fournira une pression
de refoulement de 1000 psi, qui sera consommée par la perte frottement dans le
pipeline et à un moment donné (à peu près à mi-chemin) le long de la
canalisation de la pression va tomber à zéro. À cet endroit, nous augmentons la
pression de liquide à 1000 psi en utilisant une station de pompage d'appoint
intermédiaire. Nous avons supposé que le pipeline est essentiellement sur un
profil d'altitude plat.
Cette pression de 1000 psi sera suffisante pour prendre en charge la perte de
charge dans la seconde moitié de la longueur du pipeline. La pression du liquide
sera réduite à zéro à la fin de la canalisation. Depuis la pression du liquide à un
point quelconque le long du pipeline doit être supérieure à la pression de vapeur
du liquide à la température d'écoulement, et les pompes intermédiaires exigeant
une certaine pression d'aspiration minimale, nous ne pouvons pas permettre à la
pression à tout moment pour tomber à zéro. En conséquence, nous localiserons
la deuxième station de pompage à un point où la pression est tombée à une
pression d'aspiration approprié, soit 50 psi. La pression d'aspiration minimum
requise est également dictée par la pompe particulière et doit être supérieure à
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50 psi, pour tenir compte des restrictions et des pertes dans les tuyaux
d'aspiration à la station de pompage. Pour l'instant, nous supposerons que la
pression d'aspiration de 50 psi est adéquate pour chaque station de pompage. Par
conséquent, en commençant par une pression de refoulement de 1 050 psi (1 000
+ 50), nous localiserons la deuxième station de pompage (pompe de gavage
intermédiaire) le long du pipeline dans lequel la pression est tombée à 50 psi.
Cette station de pompage pourra alors augmenter la pression du liquide de
retour jusqu'à 1050 psi et fournir le liquide à l'extrémité du pipeline à 50 psi.
Ainsi, chaque station de pompage fournit1000 psi de pression différentielle
(pression d'aspiration moins la pression de refoulement) pour le liquide, ainsi
que correspondant à l'exigence totale de pression de 2000 psi à 5000 débit gal /
min.
Notons que dans l'analyse ci-dessus nous avons ignoré élévations des pipelines
et de l'hypothèse que le profil de l'oléoduc est essentiellement plat. Avec des
altitudes prises en compte, l'emplacement de l'intermédiaire pompe de gavage
sera différent de celui d'un pipeline le long d'un terrain plat.
Équilibre hydraulique est quand chaque station de pompage fournit la même
quantité d'énergie pour le liquide. Idéalement les stations de pompage seront
situées dans les centres hydrauliques. Cela se traduira par la même puissance en
chevaux (HP) qui sera ajoutée au liquide au niveau de chaque station de
pompage. Pour un seul débit à l'entrée de la canalisation (pas d'injections
intermédiaires ou les livraisons), les centres hydrauliques entraînera également
dans les mêmes pressions de refoulement à chaque pompe
En raison des conditions topographiques, il peut ne pas être possible de localiser
la station de pompage intermédiaire à l’emplacement souhaité pour l'équilibre
hydraulique. Par exemple, les calculs peuvent montrer que trois stations de
pompage sont nécessaires pour gérer le débit et que les deux stations de
pompage intermédiaires doivent être situées à la borne kilométrique 50 et la
borne kilométrique 85. L'emplacement de la borne kilométrique 50, lors d'une
enquête sur le terrain, peut se situer au milieu d'un marécage ou d'une rivière.
Par conséquent, nous devrons déménager la station de pompe à un endroit plus
approprié, après enquête de terrain. Si l'emplacement révisé de la deuxième
station de pompage était à la borne kilométrique 52, l'équilibre de toute évidence
hydraulique ne serait plus valide. Les nouveaux calculs de l'hydraulique avec
l'emplacement des stations de pompage nouvellement sélectionnés apparaîtront
inappropriés et toutes les stations de pompage ne fonctionneront pas à la même
pression de refoulement en fournissant la même énergie au fluide à chaque
station de pompage. Équilibrer les emplacements des stations de pompage offre
l'avantage d'utiliser des pompes et des moteurs identiques et la commodité du
maintien d'un ensemble commun de pièces de rechange (éléments rotatifs de la
pompe, garniture mécanique, etc.) à un endroit central de district d'exploitation.
La Figure suivante montre une canalisation avec différents profils d'élévation,
mais pas de pics de contrôle importants le long du pipeline.
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Gradient hydraulique: stations de pompage multiples.
PD = (PT-PS) / N + PS (3.4)
A titre d'exemple, si la pression totale calculée est de 2000 psi et l'aspiration
la pression est de 25 psi, le nombre de stations de pompage nécessaire avec la
pression de refoulement 1050 psi est :
36
PD = (2000-50) / 2 + 50 = 1025 psi
37
38
Les courbes caractéristiques des pompes centrifuges sont telles qu’à chaque
débit correspond une pression de refoulement. Dans ces conditions, le repérage
d’une pression en un point quelconque du réseau permet de connaître le débit
demandé.
La station étant à l’arrêt, dés que la pression tombe en dessous d’un seuil
déterminé, une première pompe est mise en route. Si le débit demandé est
inférieur au débit maximal de cette pompe, on a un point de fonctionnement
stable sur la caractéristique (H,Q).
Toutefois, si le débit demandé est très faible, le point de fonctionnement
remonte la caractéristique, et l’on risque de faire fonctionner la pompe dans de
mauvaises conditions ; on peut alors, pour un certain niveau de pression,
déclencher par manostat l’ouverture d’une vanne de décharge qui débite dans
l’aspiration.
39
Si le débit demandé par le réseau s’annule complètement, la pression continue à
remonter la caractéristique, et la pompe est arrêtée par manostat ou relais
wattmétrique.
40
Couplage en parallèle : perte d’une pompe
41
Couplage en série : Perte d’une pompe
42
DESIGN DES STATIONS DE POMPAGE
43
Problème
44
Variable speed pumps
45
Problème
46
V. MAINTENANCE DES STATIONS DE POMPAGE
Garnitures des pompes centrifuges
Fonction des garnitures et principaux types
Les garnitures d’étanchéité peuvent être installées aussi bien sur les pompes
centrifuges que sur les pompes volumétriques rotatives.
Fonction étanchéité :
L’intérieur de la pompe contient du liquide sous pression qui peut donc fuir vers
l’atmosphère le long de l’arbre. Cette fuite est dangereuse dans le cas de gaz
liquéfié, de produits chauds ou toxiques. Elle peut en outre poser le problème
d’environnement.
Il y a donc nécessité de réduire ou d’éliminer cette fuite au moyen d’une
garniture d’étanchéité qui peut être soit une garniture à tresses, soit une garniture
mécanique. Cette dernière solution est actuellement la plus répandue notamment
sur les produits dangereux (hydrocarbures, acides, bases, produits toxiques).
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Compte tenu de ce frottement, une garniture d’étanchéité doit être refroidie en
permanence par un liquide appelé ‘flushing’ ou arrosage ou encore circulation.
Le liquide d’arrosage est généralement le produit pompé lui même. Il est prélevé
au refoulement de la pompe et est envoyé vers la garniture, soit par une
tuyauterie extérieure soit par un canal interne au corps de la garniture.
Dans certains cas (produits chauds, liquide chargés en particules solides), on
peut être amené à refroidir ou à filtrer le liquide d’arrosage ou à utiliser un fluide
auxiliaire différent du produit pompé.
Il est souvent prévu derrière la garniture, une injection destinée à réduire l’effet
de fuite (dilution, baisse de température..). Le fluide appelé ‘quench’ peut être
de l’eau ou de la vapeur d’eau.
Pour améliorer la qualité de l’étanchéité ou la fiabilité, certaines applications
exigent l’utilisation d’une garniture double dans laquelle est injecté un liquide
ou un gaz de barrage différent du liquide véhiculé par la pompe.
Lorsque les systèmes d’étanchéité posent trop de problèmes ou sont inadaptés,
on peut utiliser, sous certaines conditions, des pompes sans garnitures (pompes à
rotor noyé, pompe à entraînement magnétique).
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Position d’une garniture d’étanchéité dans une pompe à roue en porte à faux
Les garnitures à tresses (ou garnitures presses étoupe). On comprime ici des
anneaux d’étanchéité (tresses) le long de l’arbre pour réduire la fuite. Celle –ci
ne doit jamais être nulle.
Les garnitures mécaniques ou l’étanchéité est réalisée par contact entre une
pièce fixe et une pièce mobile solidaire de l’arbre. Les deux faces en contact
doivent avoir un excellent état de surface. La fuite obtenue est alors très faible.
Ces garnitures tendent à remplacer totalement les garnitures à tresses.
Elles ont connu des améliorations technologiques importantes grâce à
l’adaptation de nouveaux matériaux (carbure de silicium en particulier), à une
meilleure compréhension de leur fonctionnement et aujourd’hui il n’y a guère de
service de pompage aussi dur soit-il (pression, température, nature du fluide)
pour lequel on ne trouve pas de garniture mécanique adaptée.
Garnitures à tresses :
La figure ci-dessous représente une coupe de principe d’une garniture à tresses
Garniture à tresse
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Principe d’une garniture à tresses.
Le fouloir exerce sur les anneaux ou tresses, une force de compression parallèle
à l’axe de la pompe. Les anneaux, bloqués en translation par la forme du corps
de garniture, subissent par conséquent une expansion radiale perpendiculaire à
l’action du fouloir ; ils sont donc appliqués à la fois sur l’arbre (ou sa chemise)
et sur le corps de la garniture.
- filtré s’il risque de contenir des particules solides amenant une destruction
de la garniture par abrasion.
- refroidi si le produit pompé est à une température incompatible avec la
bonne tenue des tresses
50
C’est le cas par exemple lorsqu’on a à étancher des produits lourds et visqueux,
il peut s’avérer nécessaire d’assurer l’arrosage de la garniture par un produit plus
fluide.
Le liquide introduit dans la lanterne fuit dans deux directions :
Event :
Il est essentiel que la garniture soit parfaitement dégazée lors du démarrage de la
pompe. Même une faible quantité de gaz peut supprimer le filme d’interface
puisque sous l’effet de la force centrifuge, le liquide va vers le plus grand
diamètre et le gaz se rapproche des faces de friction.
Garnitures mécaniques pour pompes
Construction
La figure qui suit représente le schéma de principe d’une garniture mécanique
Garniture mécanique
51
Principe de fonctionnement : Le liquide sous pression de la pompe est arrêté
par la surface de contact entre les deux pièces essentielles constituant la
garniture.
- la première est fixe, c’est le grain qui est en appui contre le chapeau de la
garniture par l’intermédiaire d’un joint statique d’étanchéité (joint de grain).
Ce grain, le plus souvent en carbone, est immobilisé en rotation par un ergo.
- la seconde est tournante avec l’arbre, c’est la coupelle qui est entraînée en
rotation par un ressort solidaire de l’arbre. La force exercée par le ressort
permet de maintenir une pression sur la surface de contact entre grain et
coupelle. Un joint de coupelle a pour but d’éviter toute fuite le long de
l’arbre.
Le montage des deux pièces principales sur des joints toriques leur confère la
souplesse suffisante pour s’auto-aligner en fonctionnement.
Le contact entre grain et coupelle doit être lubrifié par un film de liquide. Ce
film est renouvelé très lentement, ce qui correspond à un débit de fuite de
quelques cm3/jour par exemple. Parallèlement le système mis en place doit
prévoir l’évacuation de la quantité de chaleur dégagée par le frottement pour
éviter en particulier la vaporisation du film qui conduirait à la destruction
immédiate de la garniture.
En pratique, la réfrigération de la garniture mécanique d’étanchéité s’effectue
essentiellement par une circulation de liquide. Celui-ci peut être :
-Soit le liquide pompé lui-même, prélevé au refoulement de la pompe (auto
flushing).
Soit un liquide extérieur (flushing extérieur ou externe) compatible avec le
produit pompé.
52
Refrigération de la garniture mécanique
Du maintien du film dépend la tenue de la garniture mécanique :
Citons les principaux facteurs :
- La planéité rigoureuse de faces
- une géométrie des éléments constitutifs de la pompe qui assure le
parallélisme des faces et leur concentricité
- un équilibre des forces auxquelles est soumise la bague mobile qui donne
une force de fermeture (ou ramenée à la surface de contact, une pression de
fermeture) , suffisante pour éviter la fuite
- suffisamment faible pour éviter la disparition du film ou
l’échauffement excessif.
- un équilibre thermique qui permette l’évacuation de la chaleur produite aux
faces sans vaporisation du film d’huile
- l’absence de particules entre les faces
- l’absence de vibrations importantes
53
Lorsque l’échauffement doit être limité et/ ou s’il faut augmenter les pressions,
on établit une circulation :
- soit du refoulement vers la boite à garniture
- soit de la boite à garniture vers l’aspiration lorsque les niveaux de pression le
permettent, on évite ainsi d’envoyer les particules en suspension entre les faces.
-soit au moyen d’un liquide externe propre et froid, solution courante pour les
produits très chargés de solides en suspension.
Quench.
Une garniture fuit de quelque centimètre cubes à l’heure. Cette petite fuite va
provoquer selon la nature du produit et sa température, dépôts de particules,
coke, polymères, gommes cristaux, givrage de l’humidité atmosphérique au
contact de l’air.
Le quench sert à isoler de l’atmosphère et de plus apporte un refroidissement et
un nettoyage de la fuite. On utilise de l’eau déminéralisée à très faible débit.
Pour les produits pétroliers lourds qui occasionnent des dépôts de coke , on
utilise de la vapeur détendue à 0.2 -05 bar relatif. Pour isoler simplement de
l’atmosphère on peut utiliser l’azote.
La limitation de la pression du quench à 0.5 bar, outre qu’elle limite le débit,
évite le décollement du grain fixe qui détruirait la garniture.
54
Liquide tampon.
Pour les garnitures doubles en tandem, le fluide auxiliaire est contenu dans un
réservoir sans pression placé à environ 2.5 m au dessus de la pompe et muni
d’un évent. La circulation se fait le plus souvent par thermosiphon mais on
ajoute un dispositif de pompage.
Les garnitures doubles dos à dos nécessitent un fluide à une pression supérieure
de 2 à 5 bars à celle du fluide pompé. Le réservoir, toujours placé en hauteur
peut être pressurisé par de l’azote ou par le refoulement de la pompe à travers
une bouteille à membrane.
Les circuits de refroidissement
La température du produit pompé conditionne la température du corps de
garniture, du corps de palier et du socle de la pompe.
Le maintien de températures trop élevées peut entraîner des détériorations :
- de la garniture en vaporisant le produit se trouvant sur les faces de friction ou
en détériorant les joints toriques ;
- Des roulements en maintenant l’huile à une température trop élevée ;
- De la garniture et des roulements par les vibrations qu’entraînerait un
délignage de l’accouplement causé par une dilatation trop importante du
socle
Pour ces différentes raisons on est obligé de refroidir ces parties de la pompe
généralement avec de l’eau
55
-Conditions de cavitation
Effets de la cavitation
- Effets mécaniques
- Effets hydrauliques
La performance de la pompe est diminuée par la présence de bulles de vapeur
56
Les grandes vitesses atteintes dans les tourbillons provoquent des basses
pressions localisées et instables pouvant provoquer de la cavitation sur l’entrée
de la roue. Ces phénomènes de turbulence entrainent des vibrations, du bruit , de
l’érosion de l’impulseur.
Remèdes :
- Augmenter la pression dans la tubulure d’aspiration
57
Limites pratiques d’exploitation.
Lorsqu’une pompe centrifuge fonctionne à un faible débit ou au contraire
lorsqu’on essaie de la faire fonctionner nettement au de là de son débit nominal,
on constate en général des phénomènes qui risquent d’endommager rapidement
la pompe tels que :
- haut niveau de vibration
- échauffement
- cavitation
- bruits anormaux.
Débit minimum
58
Echauffement : on limite généralement l’échauffement possible d’une pompe à
5°c au dessus des conditions de calcul.
Recirculation à l’entrée de l’impulseur :
Au fur et à mesure que la vanne de refoulement se ferme, le liquide pris par le
bord d’attaque des aubages doit retourner à l’aspiration.
L’angle des aubages est calculé pour une entrée du liquide sans choc au débit
nominal et à vitesse nominale. Plus on s’écarte du débit nominal plus l’impact
du liquide se fait sur l’extrados des ailettes pour les petits débits, sur l’extrados
pour les grands débits
V.2 Effets des forces hydrauliques sur le fonctionnement des pompes
Les forces hydrauliques génèrent des contraintes sur les éléments de la pompe
qui en réduisent la durée de vie. C’est le cas des roulements mais aussi de l’arbre
qui tend à fléchir et donc à se fatiguer et éventuellement casser, à mettre la
garniture dans de mauvaises conditions de fonctionnement et à faire toucher les
bagues d’usure.
59
Seul l’effet sur les roulements est considéré dans la suite de ce paragraphe.
Lorsque les forces hydrauliques qui s’appliquent sur l’impulseur augmentent, les
paliers et butées encaissent des efforts plus importants et leur durée de vie
diminue.
Dans le cas d’une pompe en porte à faux, la réaction de la volute entraine une
augmentation des efforts radiaux sur les roulements et principalement sur le
roulement coté impulseur.
Sur ce roulement, la charge est d’autant plus importante que le porte à faux est
important.
L’effort axial se répercute en totalité sur la butée.
Sur une telle pompe :
- l’usure prématurée du roulement de guidage coté impulseur peut signifier que
la réaction de volute est trop forte, situation qui se produit lorsque le débit de la
pompe est très éloigné du débit nominal
- l’usure du roulement de butée a pour origine l’augmentation de la poussée
axiale et donc lorsque la différentielle de pression dans la pompe est plus élevée
donc à bas débit et avec une densité élevée et lorsque le jeu aux bagues
augmente.
La durée de vie des roulements est très influencée par la charge puisque doubler
la charge réduit la durée de vie de huit fois.
Ainsi un roulement calculé pour 4 ans de marche ne tient plus que six mois avec
une charge radiale doublée
Dans le cas de pompes sur deux paliers, l’effort radial se répartit presque
identiquement sur les deux paliers. L’effort est donc beaucoup moins important
que sur une pompe en porte à faux.
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Equilibrage de la poussée axiale
Poussée radiale
61
62
Coupleur hydraulique
63
64
V.3 Mise en marche d’une pompe centrifuge
Premier démarrage
Précautions à prendre avant le premier démarrage d’une pompe centrifuge
Au niveau des conduites d'aspiration et de refoulement
Bruits normaux
L'intensité moyenne de bruit aérien d'une pompe est de 70 à 80 dBa.
Les bruits sont différents suivant la taille de la machine, sa vitesse, la densité et
la viscosité du liquide véhiculé.
Ils ont diverses origines :
- Bruits dus à l'écoulement du fluide dans la tuyauterie
- Bruits prenant naissance dans la roue de la pompe
- chocs hydrauliques à l'entrée de l'aube
Passage des aubes devant le bec de volute ou devant les entrées d'aubes du
diffuseur
- Bruits des roulements
65
- Bruits de sifflement provoqués par un étranglement (diaphragmes - vannes -
clapets)
- Bruits côté moteur –ventilateur- roulements- bruits magnétiques
Bruits anormaux
On ne peut pas donner de définition précise.
En général, il y a inquiétude au sujet d'un bruit lorsque celui-ci a changé par
rapport au fonctionnement habituel :
Bruits d'origine mécanique paliers (roulements ou lisses)
- bruits d'accouplement (taquets usés, mauvais lignage, denture matée ou usée)
- Bruits d'origine électrique
- bruit de surcharge modulé très difficile à distinguer et à analyser
- Bruits d'origine hydraulique
- bruit au passage de rétrécissements trop forts ou au passage d'obstacles
- bruit de filtre bouché (sifflement rappelant celui du serpent).
- bruit de cavitation : un bruit identique est causé par le passage de gravier
dans la pompe.
66
Maintenance : C’est l’aptitude d’un système à être entretenu ou remis en
marche.
Sûreté : C’est l’aptitude d’un système à respecter l’utilisateur et son
environnement.
Intérêt du diagnostic des défaillances
Plusieurs leviers permettent une optimisation optimale des systèmes industriels
(discipline de la sécurité de fonctionnement) :
-Fiabilité,
-Maintenance
-Sûreté.
Le diagnostic des défaillances des systèmes industriels, s’il est réalisé avec
efficacité ou s’il permet de détecter de façon précoce une dégradation,
représente un des moyens pour contribuer à gagner des points de productivité.
Le diagnostic est l’identification de la cause probable de la (ou des)
défaillance(s) à l’aide d’un raisonnement logique fondé sur un ensemble
d’informations provenant d’une inspection, d’un contrôle ou d’un test.
Deux tâches essentielles en diagnostic :
- Observer les symptômes de défaillance,
- Identifier la cause de la défaillance à l’aide d’un raisonnement logique fondé
sur des observations.
- Les principaux modes de défaillance :
- Les modes de défaillance mécanique en fonctionnement :
- - choc : Il s’agit le plus souvent « d’accidents » de conduite, de
manipulation.
- - surcharge :Dépassement de charge nominale entrainant une déformation
permanente ou une rupture, (traction, flexion, flambage).
- - fatigue thermique : Elle entraîne dilatation, déformation plastique,
brulures ou fusion.
- - fluage : Déformation devenant permanente avec le temps, sous l’effet
conjugué de contraintes mécaniques et thermiques.
- - fatigue : Il s’agit d’efforts (vibration) altérées et répétées entrainant une
rupture même au-dessus de la limite élastique.
- - usure : Conséquence du frottement, elle s’explique par la
« délamination » (fatigue des sous-couches) et entraine une perte de matière
des surfaces en contact.
- - corrosion : Elle est définie par l’interaction entre un métal et son
environnement, cette interaction conduit à une modification minérale d’un
matériau et de ces propriétés et à une dégradation des propriétés
fonctionnelles.
67
- Elle est habituellement de nature électrochimique mais elle peut être de
nature chimique ou physique.
-
- Flexion de l’arbre
68
Dans le temps, l'inspecteur "vérifiait" les vibrations d'une machine :
Directement à la main,
En écoutant la machine (tournevis, crayons)
En faisant le test de la pièce de monnaie.
Actuellement, on utilise de véritables instruments de mesure qui permettent
de déterminer l'état d'usure d'une machine, avec suffisamment précis pour
surveiller l'évolution de chaque machine.
Equipements de sécurité
Sur les pompes, et plus particulièrement sur les pompes centrifuges, on a
l’habitude de rencontrer les équipements de sécurité suivant :
- Un transmetteur basse pression aspiration (protection contre la cavitation),
- Un transmetteur haute pression refoulement,
Si la pompe est entraînée par un moteur électrique, une sécurité de manque de
puissance.
Cette sécurité peut remplacer les deux transmetteurs précédents,
- Une sonde de température sur le corps de pompe éventuellement,
- Une sonde de température sur les paliers,
- Une sécurité de fuite aux garnitures,
- Une surveillance des vibrations pompe et entraîneur, surtout sur
équipements de moyenne ou forte puissance.
69
V.5 Disfonctionnement de la pompe.
Problèmes – diagnostic et mesures correctives
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71
72
73
74
Les coups de bélier
Origine
Toute modification brutale de la vitesse d'écoulement d'un fluide dans une
tuyauterie se traduit par la création d'une onde de pression.
Cette onde possède sa propre vitesse de propagation (env. 1000 m/s). Elle
effectue un va et vient à l'intérieur de la tuyauterie où elle a pris naissance, entre
les deux extrémités de celle-ci.
Plus la variation de vitesse de l’écoulement est importante et plus le temps dans
lequel cette variation est effectuée est court, plus l'amplitude de l'onde qui se
propage est importante.
Ce phénomène peut se traduire sur toutes conduites, aussi bien à l'aspiration
qu'au refoulement d'une pompe, au démarrage qu'à l'arrêt du groupe.
En général, les cas les plus dangereux sont :
- arrêt brutal par disjonction inopinée d'un ou plusieurs groupes électropompes
alimentant une conduite de refoulement débitant sur un réservoir.
- fermeture instantanée ou trop rapide d'une vanne de sectionnement ou d'un
robinet d'obturation placé en bout d'une conduite d'adduction.
Conséquences
Entre autres
- augmentation brutale de la pression
- éclatement de tuyauterie
- éclatement du corps de pompe
- fuites au joint entre deux éléments
75
V6. Outils de raclage [7]
Les pipelines sont des outils essentiels de transport massif de fluides (liquides,
liquéfiés ou gazeux) sur de grandes distances comme sur de petites liaisons. Ils
allient débit important et discrétion et confirment année après année qu’ils sont
le mode le plus sûr et le plus écologique de transport des hydrocarbures,
notamment.
Toutefois, si leur enfouissement permet cette discrétion dans la performance, il
est aussi problématique dès lors qu’il faut envisager d’assurer la maintenance de
ces ouvrages de transport. Ceci est en particulier le cas pour vérifier l’efficacité
des mesures préventives mises en oeuvre pour faire face aux diverses menaces
auxquelles est soumise une canalisation enterrée ou sous-marine : milieu
agressif, endommagement par des tiers ou par des éléments de terrain, fluide
transporté corrosif, …
Il a donc été développé des outils qui permettent d’inspecter les pipelines de
l’intérieur.
Ces outils sont appelés racleurs ou pistons. Lorsqu’ils comportent des éléments
de mesure et d’enregistrement, ils sont qualifiés d’instrumentés ou d’intelligents.
Ce bref article propose un aperçu synthétique des différent types de racleurs
instrumentés et des principes d’utilisation associés
76
Gare racleur
77
et leur étanchéité. Les racleurs de nettoyage sont équipés de brosses, il en existe
une grande variété pouvant traiter des problèmes spécifiques : élimination de
paraffines, d’oxydes, de sédiments, …
Pour ce qui est des racleurs instrumentés on distinguera plusieurs type répondant
à des finalités d’inspection différentes : on trouve ainsi, principalement, des
racleurs de contrôle de la géométrie des tubes, des racleurs de détection des
pertes de métal, des racleurs de contrôle d’étanchéité et des racleurs spécialisés
dans la recherche de fissures longitudinales.
Le contrôle de géométrie
Les racleurs de contrôle de géométrie sont généralement équipés d’une couronne
circulaire déformable qui s’appuie sur la face interne du pipeline. Lorsque celui-
ci n’est pas parfaitement circulaire, la couronne se déforme. Cette déformation
est enregistrée ainsi que la position du racleur et permet, après dépouillement, de
localiser et dimensionner les déformations (ovalisation, enfoncement) du tube.
Le contrôle de l’étanchéité
La technologie la plus utilisée pour détecter les fuites éventuelles utilise un
enregistrement du bruit à l’intérieur du pipeline. Cet enregistrement se fait dans
une bande de fréquence caractéristique d’un écoulement de fluide sous pression
à travers un orifice et permet ainsi de détecter et localiser une telle fuite.
78
La fuite de flux magnétique
Cette technologie s’appuie sur de puissants aimants placés dans le racleur. Le
flux magnétique longitudinal ainsi généré circule dans la paroi du tube entre les
deux pôles de l’aimant. Il est calibré de sorte à saturer celle-ci et qu’une partie
de ce flux circule dans le fluide et à l’extérieur du tube. Des capteurs sont placés
contre la paroi du tube et baignent dans ce flux. Lorsqu’un manque de métal est
présent dans la paroi des tubes, le flux magnétique doit s’échapper un peu plus
de la paroi pour pouvoir circuler et les capteurs réagissent à cette augmentation
de la fuite de flux magnétique (Magnetic Flux Leakage ou MFL).
Réagissant à des évolutions de signaux magnétiques, cette technologie donne un
dimensionnement relatif des pertes de métal par rapport à l’épaisseur supposée
des tubes.
Les ultrasons
Cette technologie utilise les temps de parcours d’une onde ultrasonore
(perpendiculaire à la surface des tubes) dans le fluide transporté et le métal des
tubes pour évaluer la distance entre le capteur et les faces internes et externes
des tubes sur lesquelles l’onde se réfléchie partiellement. La différence de ces
deux distances permet d’avoir une lecture directe de l’épaisseur du tube mais
elle est très sensible à la propreté interne des tubes.
Cette technologie nécessite que le fluide transporté puisse transmettre l’onde
ultrasonore. Elle est donc inapplicable en milieu gazeux. Ainsi, pour inspecter
un pipeline de gaz avec de tels outils, il est nécessaire d’introduire un batch de
liquide (eau ou hydrocarbure) dans le pipeline ce qui peut poser de très
importants problèmes d’évacuation de ce liquide et de séchage des conduites.
Des technologies existent permettant un couplage dit sec pour utiliser les
ultrasons en milieu gazeux, mais elles sont complexes, fragiles et relativement
peu employées.
Le MFL Transverse
Pour détecter les fissures longitudinales on utilise des champs magnétiques
orientés perpendicu-lairement à l’axe des tubes de façon à ce que le flux
magnétique « voit » le flanc des fissures. Celles-ci provoquent alors des
réductions suffisantes de la section de la paroi métallique pour générer une
augmentation détectable de la fuite du flux magnétique. Ces outils permettent
79
actuellement la détection des grandes fissures ou des fissures très ouvertes
(espacement important entre le deux flancs de fissure).
Les ultrasons
Le faisceau ultrasonore utilisé pour la recherche de fissures est incliné ce qui lui
permet de se réfléchir sur les faces des fissures. L’analyse des échos ainsi
générés permet de localiser et mesurer les fissures. Ces outils sont capables de
détecter et dimensionner de petits défauts mais nécessitent une grande
redondance. Le dépouillement en est alors particulièrement long et coûteux.
Pour les mêmes raisons que précédemment, cette technologie est d’une
application très complexe dans les pipelines transportant du gaz.
Toutefois une technologie spécifique est en cours de développement qui utilise
des ondes ultrasonores induites dans le métal des tubes par un champ
électromagnétique. Cette technologie sera utilisable en milieu gazeux.
Racleur MFL
pour pouvoir être inspecté par des racleurs instrumentés. Il s’agit notamment
d’équipements permettant le lancement et la réception des racleurs. Ces « gares
de racleur » peuvent parfois être fournies temporairement par des prestataires
extérieurs. Il faut aussi que les rayons des coudes présents dans le pipeline
permettent le passage du racleur. Cette condition n’est pas toujours remplie dans
des réseaux construits avant l’existence de racleurs instrumentés.
Ces racleurs instrumentés regroupent donc un ensemble d’outils aptes à détecter
la plupart des défauts susceptibles d’être présents à la surface (interne ou
externe) des pipelines. De plus ce sont des outils d’inspection qui permettent de
couvrir l’intégralité de la surface d’une canalisation.
Après l’inspection de sa conduite par un racleur, un exploitant de réseau dispose
donc d’un ensemble de signaux correspondant à des défauts localisés et
dimensionnés, dans les limites des capacités de l’outil employé bien sûr.
Dans un premier temps, un certain nombre de ces défauts (cf. figure 3) pourront
apparaître comme inacceptables au regard des conditions d’exploitation : il
seront réparés sans délais ou bien les conditions d’exploitation seront adaptées,
au moins temporairement.
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L’ensemble des signaux fournissent par ailleurs une indication de l’efficacité des
moyens de prévention mis en place. Des évolutions adaptées pourront être
décidées si nécessaire.
Enfin, un certain nombre de défauts seront laissés en ligne car ils ne mettent pas
en danger l’intégrité de la ligne. Cependant, la modélisation de la progression de
ces défauts permettra d’évaluer leur durée de vie potentielle et un arbitrage
devra alors être pris entre la réparation anticipée et la nécessité de refaire une
inspection de la ligne avant le délai calculé. Il peut ainsi être intéressant de
réparer à l’avance des défauts acceptables en l’état si cela permet de repousser
de quelques années une coûteuse inspection par racleur.
Conclusion
Avec les racleurs instrumentés, les exploitants de canalisations disposent, pour
les ouvrages le permettant, d’un ensemble d’outils autorisant un contrôler
efficace de l’état de leur réseau à un instant donné.
Associés aux diverses méthodes de prévention des endommagements
applicables aux canalisations enterrées ou sous-marines, ces outils autorisent la
définition de politiques de maintenance et d’inspection garantissant l’intégrité de
celles-ci sur le long terme.
Bien que d’un coût unitaire élevé, ces inspections permettent aussi une
anticipation et une planification dans la gestion des canalisations et contribuent
ainsi à maîtriser les coûts d’exploitation des pipelines.
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Références bibliographiques
[1][Link] Tirastoo . Pipeline Pigging Technology 2nd Edition 1992
[2] Les pompes et les petites stations de pompage
Société Grenobloise d’études et d’applications hydrauliques Février 1974
[3] Anthal Thuma. Machines hydrauliques ed. OPU 1970
[4] M. CHEYSSON. Installation des pompes centrifuges utilisées dans
l’industrie du pétrole Ed. Technip 1972
[5 ]Alain Boulenger –Christian Pachaud. Surveillance des machines par analyse
des vibrations Ed AFNOR 1998
[6]Jean François LAPRAY pompes centrifuges, hélico centrifuges et axiales :
cavitation. Techniques e l’ingénieur B4 313
[7] Cécil Adam : l’inspection des pipelines par racleurs instrumentés
Société du pipeline Méditerranée-Rhône
[8] Djiab Bahaa Eddine – Merzougui Nadir
Etude des régimes de fonctionnement et modélisation des stations de pompage
de la ligne OZ2 34 “ 4HEH –ARZEW) Mémoire Master UMBB 2014
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