100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
2K vues8 pages

Compte Rendu TP Cuve Rhéographique

Ce TP vise à étudier le champ et le potentiel électrique créés par différents conducteurs. Il présente d'abord le matériel utilisé puis décrit les manipulations réalisées avec des électrodes planes et circulaires, en déterminant les équipotentielles et la direction du champ électrique.

Transféré par

Salima Souhila
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
2K vues8 pages

Compte Rendu TP Cuve Rhéographique

Ce TP vise à étudier le champ et le potentiel électrique créés par différents conducteurs. Il présente d'abord le matériel utilisé puis décrit les manipulations réalisées avec des électrodes planes et circulaires, en déterminant les équipotentielles et la direction du champ électrique.

Transféré par

Salima Souhila
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITE DE BEJAIA

DEPARTEMENT STI-SM-LMD
1ER ANNEE

Compte Rendu

DU

TP n° 01
Cuve Rhéographique

Cette solution est présenté par le sous-groupe:


Ecrit par :

1
I)- But du TP :
*Etude du champ et du potentiel entre les conducteurs.

II)- Introduction :
Il est indispensable, avant de commencer cette manipulation , de connaître la signification
du champ électrique « E » et le potentiel « V » en un point M , ces deux grandeurs sont liées
par les relations suivantes :

E = - grad V et dV = - E . MM`

Cette dernière nous donne la différence de potentiel dV = V( M ) – V( M`) , entre les


points M et M` infiniment voisins, en fonction du champ E au voisinage de ces points

III)- Matériels utilisés :


1)- les conducteurs : nous disposons de deux jeux d’électrodes :
* le premier est constitué par des électrodes planes reliées à une alimentation alternative
délivrant une « d.d.p » de « 12 v ».
* le deuxième jeu, est constitué de deux électrodes cylindriques.
2)- Les sondes :
* la sonde à un fil permet de déterminer la d.d.p en un point M quelconque de la cuve.
* la sonde à deux fils est constituée de 2 petits électrodes séparées par une distance de 20 mm
elle permet de déterminer la d.d.p entre les deux points M , M`.
3)- Une source de tension alternative
4)- Un chariot : il permet de déplacer la sonde et de relever des points sur un feuille de
papier millimétrée.
5)- Une cuve.
6)- Un voltmètre.

IV)- Manipulation :
A)- potentiel et champ produits par deux électrodes planes :
Etude de la répartition des potentiels et champ électrique à l’intérieur d’un condensateur plan,
Les deux électrodes sont placées à 30 cm l’une de l’autre, et parallèlement au déplacement du
chariot.

1)- Emploi de la sonde à deux fils :


a- Quand on place la sonde en un point A , on distingue deux cas :
1er cas : MM` // électrode : ΔV = V( M ) – V( M`) = 0
 M et M` se trouvent sur la même équipotentielle
2 cas : MM`  électrode : ∆V = V( M ) – V ( M`) = maximum
ème

 M et M` se trouvent su la même ligne de champ .


b- Effectivement la variation ∆V au cours de la rotation semble en accord avec la relation
dV = - E . dl

2
 justification :
pour le premier cas : on a MM` // électrode  MM`E
or dl = MM`  , dV = -E . MM`  dV = 0
d ’ où V = 0

Pour le deuxième cas : on a MM`  électrode  MM`// E


Or dV = -E . MM`= - E . MM`. Cos ( E , MM`)
D’où | V| = E . MM` = maximum
C : Détermination de la direction de l’équipotentielle et du champ passant par « A » :
 l’équipotentielle est une droite parallèle aux électrodes.
 La direction du champ est perpendiculaire aux planes.
( voir figure -1- ).

V = 0 volt
E

V A

V = 12 volt +++++++++++++++++++++++++++

- Figure 1 -

2)- Emploi de la sonde à un fil :


a- traçage des équipotentielles : V = 4 v ; V = 6v ; et V = 8v .
(Voir feuille millimétrée N° 1 ).
b- calcul du champ électrique au point M situé sur l’équipotentielle V = 6 volt :
De la feuille millimétrée -1- le point M est situé à une distance x = 18.4 cm
De l’électrode ;

on a : dV = - E . dl  V=-E . dl = - E . l

or : l = x et ( E, l) =

V = - E . x . cos  = E . x  E = V / x ...... (1)

 E = 6 / 0,184
D ’ où :
E = 32,60 volt/m

c- calcul du champ électrique au point M situé à égale distance des équipotentielles


V = 4 volt et V = 6 volt :
De la feuille millimétrée -1- le point M est distant de x de l’électrode
Et la distance entre les deux équipotentielles x` = 7,1 cm

3
On aura : x = x - x`/ 2 = 13,25 cm
V  5 volt
De (1) :
E = V / x  0,37 volt/cm

On remarque que : E(M)E(M)

d- précision de la direction et le sens des lignes du champ électrique :


* la direction des lignes du champ est portée par l’axe (OX).
* le sens est dirigé vers le bas c’est à dire , du plus grand au plus petit potentiel.
( Voire la figure -2-).
X

+++++++++++++++++++++++++++
V = 12 volt

Les lignes du champ

V = 0 volt i
O

Figure-2- les lignes du champ

3)- Etude de la variation du potentiel :


les valeurs relevées à l’aide de la feuille millimétrée-1- sont reportées dans le tableau
suivant :
V ( volt ) 2 3 4 5 6 7 8 9
X ( cm ) 2,5 6 9,7 13,2 16,8 20,3 23,8 27

a- traçage de la courbe V ( x ) :


( Voir feuille millimétrée -2- )
Echelle : pour l’axe de V ( x ) 1 cm 1 volt
Pour l’axe de X 1 cm 2 cm

b- Déduire de la courbe :
* la loi de variation du potentiel en fonction de x :
d’après le graphe on a : V=A. x volt
avec : A = tg  = v / x
A = 0,29
D’où :
V = 0,29 . x volt

* la loi de variation du champ électrique E dans toute la cuve :


on a : E = - grad V

4
E = - ( V/x ) i
E = - ( 0,29x /x ) i
D’où :
E = - 0,29 i  E = 0,29 volt/cm

c : on constate que le champ électrique E est le même dans toute la cuve,
E  0,35 volt/cm
Donc le champ est uniforme dans la cuve.

4)- modification des équipotentielles par le conducteur isolé :


on place le conducteur isolé dans la cuve à équidistance des deux électrodes , on règle
son potentiel à 6 volt ( pour cela on la met en contacte avec la sonde à un fil ).
Ensuite en place la sonde à l’intérieur du conducteur isolé et on relève le potentiel .

a- On constat que le potentiel à l’intérieur


du conducteur isolé est 6 volt ,
Tous les points à l’intérieur du
conducteur isolé ont le même potentiel (6 volt)
Parce que ce conducteur isolé représente
une surface équipotentielle 12 volt ++++++++++++++++++
( Voir la figure -3- )
7 volt

6 volt V=
6v
5 volt

0 Volt

Figure -3-
- Modification des équipotentielles-
b- les équipotentielles au voisinage du conducteur
isolé, sont modifiées comme suit :

* V= 5v : la ligne équipotentielle V= 5v est déviée vers le bas au voisinage du conducteur


isolé , puis reprend son allure initiale ( Voir figure -3- ).
*V = 6v : la ligne équipotentielle V = 6v se propage dans le conducteur isolé car le potentiel
est égal ( 6v ) aussi ,et ensuite reprend son allure initiale. ( Voir figure- 3- )
*V = 7v : enfin la ligne équipotentielle V= 7v est elle aussi déviée mais vers le haut au
voisinage du conducteur isolé, puis reprend son allure initiale. (Voir figure -3- )

c- déduire la direction du champ au voisinage du conducteur isolé :


en utilisant la sonde à deux fils , on déduit que la direction du champ E au voisinage du
conducteur isolé , est portée par la droite qui passe par le centre de ce conducteur isolé.
Pour le sens il est dirigé vers le centre « du plus grand au plus petit potentiel » .
( Voir la figure -3- )

5
B)- champ et potentiel créés par deux électrodes circulaire :
On place dans la cuve deux électrodes cylindriques concentriques et , on bronche chacune
d’elles à l’alimentation.

1)- Emploi de la sonde à deux fils :


*Quand on place la sonde à deux fils au point A situé dans l’électrode intérieure,
on constate, après l’avoir fait tourner sur elle même que :
la d.d.p est nulle , cela explique que l’électrode intérieure représente un surface
équipotentielle ; c’est à dire : V (M) = V(M)  V = 0 volt
 les lignes équipotentielles est une surface ( la surface de l’électrode intérieure).

*Quand on place la sonde à deux fils au point A` situé entre les deux électrodes, on
constate , après l’avoir fait tourner sur elle même que :
la d.d.p varie, on distingue deux cas :

1ier cas : V = maximum  MM` . E = maximum  MM` // E


 la direction de E est portée par l’axe qui passe par le centre « O » de l’électrode
et les lignes équipotentielles son des cercles qui ont pour centre « O »
( Voir la figure -4- )

2ème cas : V = 0 volt  MM` . E = 0  MM`  E


 MM` tangent aux lignes équipotentielles.

L’électrode
extérieure
(0 volt)

l’électrode
intérieure d.d.p =
(12 volt) 0

A.
lignes
équipotentielles

6
figure -4-
les lignes équipotentielles entre les électrodes

2)- Emploi de la sonde à fil :


à l’aide du voltmètre branché entre la sonde et l ‘électrode extérieure (v = 0 )
on trace les courbes équipotentielles :

a- traçage des courbes équipotentielles : V = 4 volt , V = 6 volt , V = 8 volt


( Voir la feuille millimétrée -3- )

b- l’allure de ces équipotentielles : elles sont représentées en demi cercles


(Voir la feuille millimétrée -3- )
c – la direction et le sens des lignes de champ :
 la direction du champ électrostatique E est portée par le support du rayon de
l’électrode.
 le sens : le vecteur champ est dirigé vers l’électrode extérieure
toujours du plus grand au plus petit potentiel . ( Voir la figure -4- )

3)- variation du potentiel en fonction de la distance :


on mesure les valeurs du potentiel V en se déplaçant depuis le centre des électrodes
circulaires jusqu’à X = R ( r : le rayon du l’électrode intérieure = 8 cm , R : le rayon du
l ‘électrode extérieure = 16 cm ). Ces valeurs sont enregistrées dans le tableau suivant :
X (cm) 0 2 4 6 r 9 10 11 12 13 14 15 R
V (volt) 12 12 12 12 12 7,9 7,11 5,8 4,3 3,6 2,6 1,6 0
E (v/cm)  6 3 2 1,5 0,87 0,71 0,52 0,35 0,27 0,18 0,10 0

Pour 0  x  r V = 12 volt car l’électrode intérieure est une surface équipotentielle

*Pour calculer E on a utilisé la relation suivante :


E=V/x v/cm
Démonstration : on a : E = Kq / x²  Kq = E . x² . ....... (1)
De (1) et (2) :
Et : V = Kq / x  Kq = V. x ..........(2)
E.x² = V.x  E = V /x v/cm

a- traçage du graphe V = f (x) .


( Voir la feuille millimétrée -4- ).

b- détermination de la variation de V en fonction de X :


d’après le graphe :
On a :
Pour  : 0  x  r V = 12 v parce que l’électrode intérieure est une surface équipotentielle

Pour : r  x  R : V= r + 1/x volt

7
c- détermination de la variation du champ E en fonction de x :
on a : E = - grad V
E = - ( V/x ) u u : vecteur unitaire de E
E = - ( (r + 1/x ) /x ) u
E = 1 / x² u

D’où : E = 1 / x²

d- traçage de la courbe : E = f (x) :


(Voir la feuille millimétrée -5- ).

CONCLUSION :

Cette manipulation nous à permet d’étudier le champ et le potentiel


électrostatique entre les conducteurs, en déterminant les lignes de champ et
les équipotentielles, on déduit que la direction et le sens des lignes de champ
et des équipotentielles dépendent de la forme géométrique ( physique ) des
conducteurs ( électrodes ) :
* Entre les deux électrodes planes le champ est les même dans toute la
cuve
( le champ est uniforme ) est les équipotentielles sont des droites parallèles
aux planes.
* Entre les deux électrodes circulaires les équipotentielles sont des
cercles qui ont le même centre que les deux électrodes ; sauf que à
l’intérieur de l’électrode intérieure ( l ’équipotentielle est une surface
« un disque »
quant au lignes de champ électrostatique , elles ont pour direction le
support du
rayon de l’électrode et pour sens :vers l’extérieure c’est à dire :
Du plus grand potentiel ( l’électrode intérieure V = 12 volt ) vers le plus
petit
potentiel ( l ’ électrode extérieure V= 0 volt ) .

De ces faits on conclue que le vecteur champ est toujours


perpendiculaire aux équipotentielles , et ceci est vérifiable entre les
conducteurs de formes géométriques simples ( planes , cylindre, ..etc ).

Vous aimerez peut-être aussi