Moussa K
Moussa K
N° d’ordre
Thèse
Présentée pour l’obtention du grade
De Docteur d’état en Sciences de la Terre
Option : Sédimentologie
Par
MOUSSA Kacem
Deux facteurs importants ont régi l’édification de cette dépression; tectonique et climat qui
auraient conditionné ultérieurement le réseau hydrographique et la végétation en place.
Les analyses sédimentologiques ont révélé que le milieu primitivement lacustre aurait évolué
progressivement en sebkha, traduisant le passage d’un climat subhumide à semi-aride.
Ses critiques et ses remarques pointilleuses m’ont été très bénéfiques, le présent travail reflète
en grande partie ses réflexions, dois-je le préciser aussi que son insistance à l’achèvement de
ce travail était très marquée, que madame J. NEURDIN-TRESCARTES trouve ici mes vifs
remerciements.
Monsieur Roger SABRIER doit trouver dans ces lignes mes grands remerciements. Il a suivi
en veillant personnellement à l’étude des minéraux argileux : dépouillement des diagrammes
et interprétation des résultats.
Que les professeurs Yves HERVOUET et Naseredine KAZITANI trouvent ici mes
remerciements les plus vifs, ils m’ont fait profiter de leurs connaissances, Monsieur N.
KAZITANI, par ses interventions bénéfiques m’a appris à mieux réfléchir aux problèmes de
la création de la sebkha d’Oran et de son cadre géodynamique.
Gérard DUEE et Gérard THOMAS m’ont également aidé dans la compréhension des
concepts tectoniques du bassin du Chélif, en particulier et du bassin méditerranéen en général.
Un modèle de rampe et de couple transtension-transpression n’a pu être présenté sans leur
soutien, qu’ils soient particulièrement remerciés.
Madame Dominique CUSSEY doit être également remerciée, son intervention au niveau de la
sédimentation évaporitique m’a été de grande utilité.
I
Tous les membres du jury jugeant cette thèse doivent être également remerciés ;
- mon co-encadreur le professeur Mostafa BESSEDIK qui m’a aidé à déterminer les espèces
végétales de la sebkha d’Oran et à interpréter leur présence par rapport au climat et au
chimisme du sol. De plus il m’a éclairé sur certaines nouveautés relatives à la sédimentation
miocène du Bassin du Bas Chélif, enfin, il a permis l’aboutissement de la publication de la
carte géomorphologique de la grande sebkha d’Oran.
-au président le professeur M’hamed MAHBOUBI qui a été toujours à la disposition des
enseignants-chercheurs et des post-graduants ; sa clairvoyance et sa maturité m’ont permis de
dépasser plusieurs obstacles administratifs.
-au professeur Rachid AÏT OUALI, dont l’expérience et la compétence en sédimentologie me
permettra certainement d’avoir beaucoup plus d’idées en commentant et critiquant ce travail.
-et à la fin au professeur Larbi MEKAHLI qui trouvera certainement matière à critiquer les
aspects stratigraphiques et sédimentologiques de ce travail.
Que tendre femme et gentils enfants soient remerciés de leur patience et du temps que je leur
ai pris en vue de faire aboutir à cet ouvrage.
Que les autres collègues et amis qui ne trouvent pas ici leur nom m’en excusent.
II
ETUDE D’UNE SEBKHA :
I-INTRODUCTION……………………………………………………………p.1
I.1. GENERALITES…………………………………………………………..p.1
A) Problèmes abordés…………………………………………….. ….p.1
1. La géomorphologie…………………………………………p.1
2. La sédimentologie…………………………………………..p.1
3. La végétation………………………………………………..p.2
1. formations miocènes
a)Le Miocène inférieur……………….……………p.7
b)Le Miocène moyen…………………..…………..p.7
c) Le Miocène supérieur………………..………….p.7
C) Cadre structural………………………………………..……….p.8
1. La direction N50-N70………………………..…………p.8
2. La direction N10-30E…………………………..……….p.8
3. Les directions E-W et N140E………………….……….p.9
4. La tectonique du littoral oranais……………….……….p.9
III
1. Bref historique des principales études consacrées à la géologie
oranaise…………………………………………………p.12
a)premières recherches géologiques aux environs d’Oran………….p.12
b) lever des premières cartes géologiques détaillées par F.
DOUMERGUES………………………………………………… ....p.12
c) travaux se référant à la cartographie de DOUMERGUE …….. ...p.12
2. Recherches sur le bassin ………………………………..p.13
a) Recherches préliminaires……………………….p.13
b) Recherches pétrolières………………………….p.14
c) Recherches thématiques………………………...p.14
3. Recherches concernant la région d’Oran……………….…p.15
4. Recherches sur le bassin versant de la sebkha
d’Oran……………………………………………..…….…p.16
5. Les travaux des ingénieurs…………………………….…..p.17
IV
[Link] VEGETALE : (DU TAPIS ALGUAIRE AUX VEGETAUX
SUPERIEURS EN RAPPORT AVEC LE MILIEU)………………………………………..P.41
A) Etablissement et interprétation de la carte végétale du
bassin de la sebkha d’Oran……………………………p.41
B) Zonation végétale du secteur Bou Tlélis-Brédéah-
Misserghin…………………………………………….p.43
C) Rapports des végétaux avec les milieux………...………p.44
V
b.1) Formation de Bou Hanifia II ou des
marnes bleues supérieures……..….p. 73
b. 2) Formation d’El Bordj………… …..p.73
b.3) Formation de l’Oued Sig…………..p.74
c) Relations entre les deux cycles miocènes…..……p.75
d) Le Pliocène……………..…………………..……p.77
e) Le Quaternaire…………..…………….………....p.78
f) Géométrie d’ensemble de la série de
Tafaraoui……………………………….….…..p.79
g) Reconstitution de la pente sédimentaire………...p.80
h) L’effet de la néotectonique……………….….….p.80
i) Conclusion………………………………………p.81
b) Le forage n° 2 de la M’léta…………..………….p.83
b.1) Le Miocène………………………...p.84
b.2) Le Pliocène…………………………p.84
b.3) Le Quaternaire………………….…..p.84
c) Le forage O.T.5…………………………….……p.85
c.1) Le Miocène………………………….p.85
c.2) Le Pliocène………………………….p.85
c.3) Le Quaternaire………………………p.86
d) Le forage O.T.7………………………………….p.87
d.1) Le Miocène………………………….p.87
d.2) Le Pliocène…………………………..p.87
d.3) Le Quaternaire……………………....p.87
VI
f.1.1) Au Tortonien…………………p.92
f.1.2) Au Messinien………………..p.92
f.2) Au Pliocène……………………………p.92
f.3) Au Quaternaire…………………….…..p.93
f.3.1) Au Quaternaire ancien
(Villafranchien)………………p.93
f.3.2) Au Quaternaire récent….…….….p.93
2. Partie basse……………………………………………p.110
a) À Misserghin………………………………….p.110
b) A Es-Sénia……………………………………p.111
c) A El Kerma…………………………………...p.111
VII
C) Séquences synthétiques de la sebkha d’Oran…………………………..p.113
D) Interprétation et conclusion……………...……………………………..p.114
3. Le secteur sud…………………………………………………p.150
a) Toposéquence d’Arbal………...…………………………..p.150
a.1) Corrélation des profils………………………...p.154
a.2) Comparaison avec les autres toposéquences….p.155
b) Toposéquence de Tafaraoui……………….…….……….p.155
b.1) Corrélation des profils…………………………..p.158
Évolutions latérales……………….…………….p. 160
Conclusion…………………………………………p. 160
VIII
[Link] et différences entre les différents types…..………..p.168
Conclusion…………………………………………………….p. 169
E) Conclusion…………………………………………………………..p.182
V-SYNTHESE……………………………………………………………………………p.184
BIBLIOGRAPHIE……………………………………………………………….PP.197-207
IX
ANNEXES
ATLAS PHOTOGRAPHIQUE
COUPE GEOLOGIQUE MURDJADJO-SEBKHA-TESSALA
X
ETUDE D’UNE SEBKHA :
I-INTRODUCTION
I.1. GENERALITES
Une sebkra du mot arabe sebkha, que l’on trouve en pays désertique ou presque est
une dépression temporairement occupée par un lac, en général salé et où se déposent des
évaporites. Les eaux proviennent du ruissellement, mais aussi des nappes phréatiques d’après
le dictionnaire de géologie, (Alain Foucault et Jean-François Raoult, 2001).
Ces dépressions fermées, excepté les cuvettes karstiques du type doline, telles les dayas des
hamadas nord-africaines, constituent un des traits majeurs et des plus austères des paysages
arides. Leur origine est essentiellement tectonique, mais leur évolution ultérieure est d’ordre
climatique.
Si les sebkhas rappellent les garâas (sebkhas de climats plus humides) par l’uniformité de
leurs surfaces planes, elles s’en différencient nettement par leur régime hydrologique et leur
géométrie d’ensemble. Leur trait caractéristique est, sans conteste, l’extraordinaire abondance
de sels solubles : chlorures et sulfates concentrés à la surface. Ils y interdisent toute
végétation. Les touffes d’herbes halophiles et psammophiles n’apparaissent que dans certaines
zones, à la faveur de sols moins salés qui bénéficient d’apports éoliens importants.
En zones désertiques comme le Sud algérien, la plupart des plaines sont affectées de
dépressions fermées, appelées chotts. Leur abondance témoignerait de l’énorme
prépondérance de l’endoréisme et de l’aridité.
A) Problèmes abordés
1. La géomorphologie
Nous avons défini l’ensemble des unités morpho-structurales visibles tout autour de la
sebkha afin de comprendre l’évolution récente de cette dépression.
2. La sédimentologie
1
3. La végétation
-L’étude des toposéquences montrant les relations entre la topographie, le drainage et les
minéraux argileux.
Par ailleurs une étude structurale à partir des photos aériennes et des images aéro-
spatiales nous permet de comprendre la mobilité et la dynamique de la sebkha.
Un autre problème a mérité notre attention, la corrélation entre les deux marges (nord et sud)
de la sebkha : est-ce qu’il y a une continuité des couches ou non sous la sebkha ?
-par contre si c’est le deuxième cas qui est démontré, nous pouvons confirmer ce que les
auteurs (VERDEUIL, 1985 ET HASSANI, 1987) ont appelé « la théorie d’écran ». Ils
considèrent qu’au niveau de la sebkha de grandes épaisseurs de marnes (quelques centaines à
quelques milliers de mètres) se sont disposées, isolant, deux ensembles de formations, l’un se
situe au Nord de la sebkha (plaine Misserghin-Bou Tlélis) et l’autre au Sud (plaine de la
M’léta).
Pour tenter de résoudre cette question, nous avons fait appel à la géologie appliquée, forages
et profils de géophysique (sondages électriques verticaux).
La surface totale du bassin versant de la sebkha d’Oran s’évalue à plus de 2000 km2.
Les eaux de ruissellement s’accumulent en hiver. Le fond de la sebkha est à la côte moyenne
de 80m. Les berges sont plus élevées (111m) à l’Ouest (Hassi El Ghellah) et au Nord
(Misserghine et Bou Tlélis) (96m).
La hauteur moyenne d’eau écoulée serait de l’ordre de 450 mm/an, alors que celle de
l’évaporation est nettement supérieure de l’ordre de 575 mm/an.
La hauteur moyenne de pluie dans la plaine autour de la sebkha est de l’ordre de 450 mm/an
près de la mer au Nord et à l’Ouest alors qu’elle n’est que de 350 mm/an au Sud-Est.
La température moyenne s’élève à 17,5°C.
La région septentrionale du Tell est dominée par un climat méditerranéen, avec des
étés chauds et secs et des hivers doux et pluvieux. Il s'agit de la zone la plus humide d'Algérie,
avec une hauteur de précipitations annuelles située entre 400 et 1000 mm.
2
Les températures estivales et hivernales moyennes sont respectivement de 25 °C et de 11 °C.
En été, le sirocco, un vent sec et très chaud (baptisé localement le « Chehili »), souffle depuis
le Sahara en direction du Nord. Plus on descend vers le Sud, plus le climat devient sec. Les
précipitations annuelles dans les hauts Plateaux et l'Atlas saharien ne dépassent pas 200 à 400
mm/an.
Par contre au niveau de la sebkha d’Oran, le climat présente une certaine contradiction, il est
du type méditerranéen au point de vue écarts de précipitations journaliers et saisonniers, mais
de caractère steppien au point de vue de la température moyenne, de la hauteur annuelle de
pluie et de la répartition saisonnière des précipitations, il est la résultante d’un climat littoral
méditerranéen et d’un climat désertique d’abri (SOLETANCHE, 1950).
Toujours d’après les rapports de SOLETANCHE (1950), l’écoulement moyen s’évalue à 260
mm/an dans les Tessala, alors que dans le Murdjadjo il est de l’ordre de 220 mm/an sur la
crête. Nous avons plus de 100 mm/an en moyenne, aux endroits les plus bas, et 20 à 30
mm/an pour les terrains cultivables et 15 à 20 mm/an pour les plaines les plus arides.
L’écart-type relatif des hauteurs annuelles de pluie varie de 0.22 pour les régions les plus
arrosées et pour les régions les plus arides, 0.30. Les oueds en temps normal n’ont qu’un
débit très faible.
Dans les Tessala, le sol est peu compact, généralement perméable sur une épaisseur de 2 ou
3m maximum, condition favorable à l’évaporation, alors que dans le Murdjadjo, au contraire,
les sols favorisent l’écoulement des pluies.
Dans les plaines les plus arides, le sol est argileux, ce type de sol a pour caractéristique de
rester gorgé d’eau jusqu’au début de l’été.
Dans toutes les sebkhas existent, en fait, des nappes phréatiques très salées, à très
faible profondeur, qui imprègnent en permanence les sédiments. Les forages effectués dans
certaines sebkhas, ont montré leur alimentation continue par les eaux profondes (puits
artésiens). Durant la saison chaude, ces eaux l’emportent sur l’alimentation artésienne. La
sebkha s’assèche. Alors se développent des cristallisations salines selon les conditions locales.
L’abondance des sels dans les dépôts superficiels de sebkhas s’explique par
concentration continue due aux apports salins artésiens. Le déplacement ascendant des
volumes d’eau permet sur le plan hydrodynamique, de diminuer au fur et à mesure la salure
au niveau de la surface de la sebkha.
Selon les auteurs, cette salinité croissante explique, en définitive, l’opposition qui se
3
manifeste avec les garâas (en Tunisie) sur le plan morphogénique, car les sebkhas
représentent des formes d’érosion.
La déflation exercée par le vent en période sèche sur des formations à texture fine (sels)
entraîne la floculation des argiles en petits agrégats faits de microcristaux et de particules
détritiques. Ainsi se forme un horizon à structure granulaire de quelques centimètres
d’épaisseur. Le vent balaiera ce « pseudo-sable » dont les éléments seront piégés par la
végétation. Leur lessivage par dissolution des sels lors des pluies libère les insolubles. Leurs
apports successifs entraînent la formation des bourrelets éoliens d’argile, de limon et de sable
fin, le long de la rive sous le vent. Ces dunes, en forme de croissant, pouvant atteindre
quelques dizaines de mètres de hauteur, sont appelées lunettes. Repérées et expliquées pour la
première fois en Australie, elles ont été étudiées depuis autour des playas américaines, et des
sebkhas algériennes et tunisiennes où les plus importantes d’entre elles représentent des
édifices construits au cours du dernier interpluvial.
Dans la sebkha proprement dite, les cristallisations salines se présentent sous des
aspects extrêmement divers selon leurs types, les secteurs considérés et le moment de
l’observation. Il s’agit parfois de croûtes translucides d’halite découpées en grandes dalles
polygonales aux bords redressés. Ailleurs, ce sont des argiles durcies par un ciment constitué
d’une multitude de microcristaux de sel. Dans la sebkha d’Oran, les fentes de dessiccation, de
dimensions métriques s’accompagnent d’autres figures comme les rides longitudinales, les
rides en croissant, les rides losangiques et les sand-shadows d’origine hydrodynamique.
Dans les « kewirs » iraniens, le boursouflement des argiles dû au foisonnement des sels crée
une topographie tourmentée en bosses et en creux.
A) Cadre géographique
Notre domaine d’étude s’inscrit dans le cadre du bassin néogène du Bas Chélif qui fait
partie des plus grands bassins sublittoraux de l’Algérie nord occidentale, ce bassin situé entre
les massifs sublittoraux au Nord et les massifs telliens internes au Sud, se présente comme
une longue cuvette jalonnée par une succession de plaines et de plateaux, caractérisée par une
forte subsidence et une altitude peu élevée. Il occupe une aire de 300 Km de long et 100 Km
de large située parallèlement à la côte.
4
- partie occidentale : limitée au Nord par le Sahel d’Oran qui comprend le Djebel
Murdjadjo et Djebel Orousse alors que les monts des Tessala et des Beni-Chougrane
forment sa limite sud.
Il est désigné par GOURINARD (1952a) comme un territoire compris entre les marais
de la Macta à l’Est et les dépressions au Nord et à l’Ouest. La grande sebkha d’Oran et les
salines d’Arzew au Sud. Cette région, selon TINTHOIN (1948) correspond aux sahels d’Oran
et d’Arzew des géographes.
Ce littoral s’allonge sur une centaine de kilomètres et présente une largeur de 20 à 25 km. Il
est caractérisé par une altitude assez élevée (point culminant 631 m) et entouré de plaines
basses encore subsidentes.
Pour la partie nord d’Est en Ouest, nous distinguons les unités morphologiques et structurales
suivantes:
- les massifs d’Arzew et l’appendice du Djebel Khar.
- la dépression de l’Oued Sidi Hammadi ou plaine des Andalouses.
- le massif des Andalouses prolongé à l’Ouest par l’ensemble volcanique du
Djebel Tifaraouine.
Au Sud les Monts des Tessala bordent cette zone du littoral oranais, Ils sont orientés WSW-
ENE deux grandes unités morphologiques séparées par le Djebel Tessala, le Tessala
occidental et le Tessala oriental.
5
3. Situation du secteur d’étude (Fig. 2) : la sebkha d’Oran
B) Cadre géologique
6
Le bassin du Bas Chélif a donc pris naissance au Miocène inférieur et a évolué jusqu’au
Quaternaire .
-Un sillon médian délimité au Nord par l’axe des monts du Dahra,
d’Arzew et du Murdjadjo et au Sud par l’alignement du massif de
l’Ouarsenis, des monts des Beni-Chougrane et des Tessala.
a) Le Miocène inférieur
Transgressif sur le substratum, il est représenté par des conglomérats, grès et marnes
d’âge Burdigalien (PERRODON, 1957). Cette période correspond à la mégaséquence I de
DELFAUD et al (1973) assimilée au Miocène anté ou synchro nappes (DELTEIL, 1974).
b) Le Miocène moyen
c) Le Miocène supérieur
7
2) Formations plio-quaternaires et récentes
C) Cadre structural
Le Bassin du Bas Chélif est lié à la tectonique alpine, où les phénomènes tectoniques
synsédimentaires commandent la sédimentation. Les grandes lignes structurales se résument
en trois grandes directions (THOMAS, 1985). L’analyse de la déformation post-nappes sera
effectuée phase par phase, plusieurs directions sont retenues.
1. La direction N50-N70
- Le faisceau des Béni Chougrane : l’orientation de l’ensemble est perturbée par des accidents
de directions différentes, faille Est-Ouest de Sidi Bel-Abbès, accident Nord 20° de Mascara-
Sidi Ali.
- Le faisceau des Tessala-Ouled Ali ce faisceau est séparé du précédent par un vaste
bombement qui fait ressortir les nappes telliennes. Il se déploie à travers la partie
septentrionale du Tell méridional et s’amortit dans la région de Mohammadia le long d’une
flexure simple.
- Le faisceau bordier des massifs littoraux. Il est situé au Nord des plaines de la Mléta et de
l’Habra. Il prend naissance au Sud des massifs littoraux et se prolonge le long du littoral
jusqu’à l’accident de Mascara-Sidi Ali.
Les trois premiers faisceaux, leur extrémité occidentale est bien individualisée par contre leur
extrémité orientale est beaucoup plus floue.
2. La direction N10-30E
Nous reconnaissons :
-Le couloir occidental : il Comprend plusieurs failles presque parallèles, la faille bordière du
massif des Traras constitue une des limites du bassin de la Basse Tafna.
8
La transversale Tafna-Magoura est l’élément le plus ancien de ce couloir, sa manifestation
très récente est soulignée par la morphologie rectiligne et l’orientation de la côte entre
l’embouchure de l’Oued Hallouf et le Cap Figalo.
Des failles associées à des structures plissées se disposent suivant ces deux directions.
Plusieurs accidents majeurs orientés E-W découpent le bassin, d’autre part trois faisceaux
prennent naissance le long du Tell occidental.
Les failles N140E introduisent des décalages dextres dans les structures hectométriques et
kilométriques orientées SW-NE.
Les nombreux faciès rencontrés du Miocène supérieur sont en partie liés à une
tectonique synsédimentaire active (NEURDIN-TRESCARTES, 1993).
La tectonique interne des horsts apparaît beaucoup plus simple. Il s’agit de plis de grosses
lentilles calcaires fortement ébranlées par les mouvements verticaux des horsts (étirement,
schistosité, boudinage), le Miocène supérieur est marqué par des soulèvements importants qui
contrastent avec le régime de subsidence régnant dans le bassin.
Le littoral oranais a subi une surrection au Miocène supérieur GOURINARD (1958), donc
cette région possède une particularité structurale très marquée.
9
- Les grandes failles engendrant des fossés d’effondrement (fossé de Sidi Hammadi,
Murdjadjo-Bou Sfer).
- Les secteurs de Sidi Bakhti, du Murdjadjo, de Krislel sont les plus touchés.
Leur nom diffère selon les régions: sebkha et garâa en Afrique du Nord, kewir en
Iran, playa dans l’Ouest des états unis, salar ou salina dans les déserts sud-américains,
takyr dans ceux de l’Asie centrale, le chott (mot arabe) représente, en pays désertique ou
subdésertique, une terre salée ou parfois pâturage qui entoure une dépression fermée à lac
temporaire, en Europe il y a également des endroits équivalents aux sebkhas, ils ont livré de
grandes quantités de sels dus à la sécheresse, on en cite les potasses d’Alsace découverts en
1904, et qui s'étendaient sur 222 km2 au Nord Ouest de Mulhouse, commençaient à être
exploités en 1908.
De 1912 à 1986, cette mine a produit 68,4 millions de tonnes de minerai. En fait, ces diverses
dénominations ne s’appliquent pas toujours aux mêmes sebkhas. Les dépressions fermées
présentent des types variés, selon leur modelé, la nature de leurs formations superficielles et
leurs caractéristiques hydrologiques. On ne retiendra ici que le type sebkha du Maghreb.
Au Sud de l’Algérie existe la sebkha de Taoudenni (ou Agorgott) où le sel est exploité depuis
le XVIe siècle.
Nous avons également d’autres sebkhas comme celles d’Idjil, de Tenioulig ou de N’Teret, de
formation plus récente (quaternaire). Ces sebkhas des confins sahariens sont moins
importantes.
L’extraction du sel se pratique en général à ciel ouvert dans des dépôts de sel très puissants.
A côté de ces sebkhas déformation récente, notons qu’il existe des « sebkhas fossiles ».
Certains géologues pensent à l’existence de paléolacs, notamment dans la région de
Taoudenni. Alors que pour les mines d’Alsace le travail consiste à creuser des trous, de plus
en plus profonds, pour en extraire les sels de potasses, les amener en surface et les traiter par
la suite.
On observe en général une alternance de lits d’argile et de halite signe d’une succession de
périodes d’inondation et de périodes de sécheresse. Les niveaux argileux correspondraient à
des périodes de fortes pluies et les couches de sel, à un phénomène de cristallisation survenu
10
au cours des périodes de sécheresse. Ce type de sédimentation saline aurait commencé vers
6500 ans. Pendant tout l’Holocène, le lac de Taoudenni serait resté en eau, sa profondeur
variant de 5 à 10 mètres et son étendue maximale étant de 118 km a évolué en sebkha.
Par contre, certaines dépressions fermées ont évolué en lagunes d’eaux saumâtres. Les
grandes sebkhas du Sud tunisien (Djerid, Fedjedj et Rharsa) en fournissent un bon exemple.
Cette phase lagunaire a été révélée par l’existence de terrasses à cardium (Cardium
glaucum Brug.) sur le pourtour de chacune d’elles.
Certaines études ont montré que cette évolution correspondait à une transformation du bilan
hydrique au cours d’un pluvial. En même temps qu’une atténuation de l’aridité, par des
arrivées d’eaux profondes à partir de nappes artésiennes, un rafraîchissement du climat amène
une évaporation. Comme les plaines et les piémonts désertiques, les dépressions fermées ont
enregistré les effets de l’instabilité climatique du Quaternaire.
Il faut ajouter que les modelés éoliens sont parmi les plus caractéristiques du domaine aride,
le vent est un agent morphogénique d’une incontestable efficacité, en particulier dans les
régions d’aridité accentuée dépourvue de végétation où il rencontre les conditions les plus
favorables au développement de son activité.
On sait que le rôle joué par le vent, action de vannage est primordial dans le creusement des
sebkhas. L’action de corrasion sur le sable transporté par le vent est aussi remarquable.
L’étude des sebkhas a depuis de longues dates, retenu l’attention des chercheurs. Par ordre
chronologique, nous pouvons citer :
1967 J. TRICHET - Etude des faciès d’une dune gypseuse (Sud d’Oran, Algérie).
1984 N. KACEM.- Contribution à l’étude écologique des terrains salés de l’Oranie. Etude de
la végétation et du sol de quelques stations caractéristiques.
1985, P.F. BUROLLET, évolution géologique et géochimique des sebkhas des îles
kerkennah,).
11
1986, D. GEISLER-CUSSEY (Approche sédimentologique et géochimique des mécanismes
générateurs de formations évaporitiques actuelles et fossiles ; Marais salants de Camargue et
du Levant espagnol Messinien méditerranéen et Trias lorrain,).
Les premières recherches consacrées à la géologie oranaise ont été effectuées dès
l’installation de l’autorité française dans la région, une notice sur les environs d’Oran fut
publiée par ROZET en 1831. A partir de cette date jusqu’à la fin du XIXème siècle les
travaux entrepris concourent tous à une mise en place des grandes lignes de la stratigraphie.
En Oranie VILLE (1857), POMEL (1897), BLEICHER (1874) ET GENTIL (1903) sont les
principaux géologues de cette période.
GENTIL (1903), outre une remarquable étude pétrographique, il fait une mise en point des
connaissances stratigraphiques de l’époque avec une bibliographie et un historique très
complets.
b) Lever des premières cartes géologiques détaillées par F.
DOUMERGUE.
12
c) Travaux se référant à la cartographie de DOUMERGUE.
Depuis la publication des cartes de DOUMERGUE (1908, 1909, 1913, 1922, 1924 et
1931), jusqu’à ces dernières années des travaux spécialement consacrés à la région oranaise
traitaient essentiellement de paléontologie. L’étude des poissons fossiles d’Oran par
ARAMBOURG date de cette période (1927 et 1950). On doit citer également les importantes
publications de DALLONI (1915, 1916, 1925, 1952) et de GEOFFROY (1932) qui proposa
une interprétation stratigraphique nouvelle de la série antétertiaire.
La première édition de la carte géologique d’Oran ayant été épuisée, quelques années
avant la XIXème session du congrès géologique international d'Alger, une seconde édition
paraît en 1952 (GOURINARD).
a) Recherches préliminaires
-1922 F. DOUMERGUE lève la carte géologique d’El Amria (ex : Lourmel), n° 180,
échelle 1/50 000è, Oran.
-1931 F. DOUMERGUE lève la carte géologique d’Arbal, n° 181, échelle 1/50 000è,
Oran.
-1927 à 1950 C. ARAMBOURG étudie les poissons fossiles d’Oran dans les niveaux
à tripolis, puis les grands vertébrés des gisements de l’Oued El Hammadi notamment.
13
-1932 M. SUESS découvre à Bou Hanifia le site à Hipparion et décrit également les
gastéropodes Helix subsenilis.
b) Recherches pétrolières
-1936 R. ANDERSON fournit un travail important sur tout le bassin dans un but de
prospections pétrolières. Il donne des noms locaux correspondant aux faciès Anasseur, Sarhli,
Beïda.
-1952 J.J BURGER travaille pour la S.N Repal et publie lors du congrès d’Alger une
monographie régionale sur le bassin néogène du Chélif.
-1971 [Link] publie une note importante sur les foraminifères planctoniques
du Mio-Pliocène de l’Algérie nord-occidentale.
c) Recherches thématiques
14
- 1973-1977 JAAGER établit des corrélations entre sédiments continentaux et marins
du Miocène.
1950 ARAMBOURG C.- Contribue à l'étude des formations laguno-lacustres des environs
d'Oran.
1950 LAFFITE R.- Publie sur l’existence du Calabrien dans la région oranaise.
1952 MAGNE J., TEMPERE Cl.- Etudie la Micropaléontologie de deux bassins néogènes
algériens : le Chélif et le Hodna. Application aux recherches du pétrole.
1974 BAUDRIMONT R., DE GIOVANNI C.- Etudie les diatomées marines du Miocène
15
supérieur de l'Oranais (Algérie) et leur contexte géologique.
1976 BELLON H.- étudie les séries magmatiques néogènes et quaternaires du pourtour de la
Méditerranée occidentale, comparées dans leur cadre géochronométrique. Implications
géodynamiques.
1976 BELLON H., HERNANDEZ J.- Réalise une chronologie et évolution chimique des
laves du Rif oriental (Maroc) et du TelI Oranais (Algérie).
1979 AMEUR R.- écrit une Biochronologie des formations continentales du Néogène et du
Quaternaire de l’Oranie, à l’aide de micromammifères.
1989 MIDOUN M.- Réalise une étude sur le Trias d’Oran (Algérie) et de ses relations avec le
socle polymétamorphique ; implication géodynamique régionale.
(inconnue) CLAIR A.- Effectue une étude hydrogéologique de la nappe de Brédéah, courbes
de variations de la salure dans les forages w2, w6.
1969 JONCOUR M.- Elabore la carte piézométrique de la zone de Brédéah, échelle : 1/25
000è.
16
1974 HASSANI Z.- Contribue à l’étude géologique et hydrogéologique de la région de
Misserghin.
1975 A.N.R.H. ORAN.- effectue un inventaire des points d’eau du massif du Murdjadjo.
1987 HASSANI M. I. – Effectue une étude hydrogéologique d’un bassin endoréique semi -
aride, le bassin-versant de la grande Sebkha d’Oran (Algérie).
1990 ABED MERAÏM F- Elabore la carte de vulnérabilité à la pollution, région d’El Amria.
Carte au 1/50 000è.
1993 KEBIR L.W. – Rédige un Rapport bibliographique sur la grande sebkha d’Oran,.
2000 MOUSSA K.- Décrit l’histoire d’un bassin sédimentaire endoréique : la sebkha d’Oran.
2000 MOUSSA K.- Effectue une mise au point stratigraphique de la série sédimentaire
miocène du Djebel Murdjadjo (marge nord du bassin du Bas Chélif, Oranie).
2002 MEKKI A.- Réalise une étude géologique de la grande Sebkha d’Oran ; cas du secteur
d’EL Amria-Bou Tlélis (Stratigraphie, Sédimentologie, Pédologie).
17
-1992 BENCHERIF a présenté une étude géologique des terrains néogènes de l’Oranie
-1997 ZAMI a élaboré une synthèse géodynamique à partir des différentes études
(stratigraphiques et sédimentologiques) des terrains miocènes de la marge sud occidentale du
bassin du Bas Chélif (Tessala, Béni Chougrane).
18
III-ETUDE STRUCTURALE DE LA SEBKHA
(DEPOCENTRES-ACCIDENTS-NEOTECTONIQUE-SUBSIDENCE)
Chaque phase correspond à deux cycles, la base est toujours en transtension avec
ouverture du bassin et le sommet en transpression avec comblement du bassin.
46
La limite entre le premier cycle et le deuxième cycle miocène est bien visible sur le
terrain, la coupe de Tanagroutah (Chap. IV) offre un bel exemple de cette discordance
intra-miocène, la structuration des formations du premier cycle est est – ouest, alors
que celle du deuxième est nord–sud.
Ils ont fourni une carte structurale où tous les éléments tectoniques sont représentés
(Fig. 31), le détail au niveau de l’Algérie est donnée en Fig. 32 ; nous y observons un
réseau dense de failles et de décrochements qui caractérisent la totalité du bassin du
Chélif.
47
Fig. 30: Extrait de la carte structurale du bassin méditerranéen de M.
BOCCALETTI et P. DAINELLI (1987)
48
Fig. 32: Stade final et rifting et accrétion océanique dans le bassin thyrénéen (d’après Boccaletti et Dainelli,
1987).
Une application de ce modèle a été réalisée par AL SAFAR (1993) sur l’atlas saharien
(Algérie), les rides sud rifaines (Maroc) et les Pyrénées (France et Espagne).
II.2. CARTOGRAPHIE
49
bien que les mêmes contraintes tectoniques ont régi à la fois la dynamique du bassin
du Chélif et celle de la sebkha.
Sur la carte (Fig. 33) THOMAS (1985) note l’ensemble des éléments structuraux du
bassin du Bas Chélif occidental ; il s’agit généralement d’accidents NE-SW, de failles
Est-Ouest et NW-SE qui caractérisent le bassin. Par ailleurs les mêmes directions se
retrouvent au niveau de la sebkha nettement visibles sur image satellitaire.
La marge nord (Murdjadjo) paraît beaucoup plus stable que la marge sud (Tessala) où
différents types de déformations ont été constatés (failles, chevauchements, flexures).
50
Le bassin de la grande sebkha d’Oran est donc constitué essentiellement de trois
parties distinctes bien différenciées au point de vue structural (Fig. 35);
1-la partie amont qui englobe le plateau et le versant est très peu faillée
51
de l’ouverture du bassin où se déposent en premier des sédiments continentaux
provenant d’une érosion intense des reliefs.
L’autre de direction, NE-SW associée à des décrochements dextres, serait engendrée
par une tectonique en transpression, elle est responsable de la fermeture du bassin.
Cette tectonique comme l’avait constaté THOMAS (1985), produit des failles
progressives, au niveau des marges du bassin.
3-la partie, avale représentée par la cuvette de la sebkha, est occupée par la pédiplaine.
Quatre zones se distinguent sur l’image aérospatiale (Fig. 35), allant de la zone la plus
profonde (zone I) à la zone la plus émergée (zone IV). Celle-ci correspond à une zone
d’inondation exceptionnelle, elle est située plus à l’Ouest (El Amria) de la sebkha. Les
zones (II et III) représentent des zones de transition alors que la zone 2 reste inondée.
Les deux dépocentres de la zone 1 bien visibles sur cette image sont séparés par un
écueil à peine visible sur le terrain ; le premier se trouve du côté est, aux alentours
des villes d’El Kerma-Misserghin, l’autre du côté ouest, aux alentours du secteur d’El
Amria-Bou Tlélis. Ces deux dépocentres paraissent dissymétriques selon une
orientation nord-sud où nous remarquons, au point de vue affleurements les zones (I,
II, III et IV) qui sont beaucoup plus épaisses du côté sud que du côté nord.
Cette dissymétrie implique la surélévation de la partie sud (plaine de la M’léta) par
rapport à celle du Nord (Murdjadjo), l’étude des photoaériennes montre également un
détournement de cheminement d’oueds à l’Ouest (El Amria) et au Sud (la plaine de la
M’léta), cette situation est à relier à la néotectonique.
Une structure annulaire, qui se localise aux environs de l’oued Magra, pourrait être
générée par un effondrement tectonique. La proximité du volcan de Tifarouine (2 à 3
Kms) pourrait faire également penser à un effet secondaire lors de la montée de la lave
au Pliocène.
II.3. ISOBATHS
Une carte d’isobaths du toit du substratum a été élaborée en 1986 par l’institut
national des recherches hydriques (INRH, ex : ANRH), elle ne concerne que la plaine
de la M’léta (Fig. 36), elle donne des renseignements, sur ce vaste synclinal, dans
lequel se distinguent deux ombilics, l’un assez réduit se situant au pied des Tessala,
l’autre plus important, à l’avant des coteaux du Hamoul. La forme globale laisse
52
entrevoir une structure de type « avant-fosse », par ailleurs déjà reconnue après
corrélation entre les forages de cette plaine (Fig. 37).
II.4. FORAGES
À l’aide de quelques forages nous avons établi une corrélation nord-sud au niveau de
la plaine de la M’léta (Fig. 37), on retrouve les deux cuvettes au sein du vaste
synclinal ; la première se situe aux pieds des Tessala, l’autre au niveau du Hamoul.
Sud
Nord
.
Fig. 37 : Corrélation nord-sud mio-plio-quaternaire de la
plaine de la M’léta
53
II.5. ETUDE GEOELECTRIQUE
Une campagne de mesure de résistivité a été menée par l’INRH en 1986, une carte
géoélèctrique de la plaine de la M’léta a été dressée à partir des résultats. Une
interprétation de ces résultats est donnée (Fig. 38).
54
Dans cette carte, nous constatons bien qu’il s’agit d’un synclinal où le substratum est mis en
évidence au piémont des Tessala et juste à l’avant sebkha, qui coïncide avec les lunettes
éoliennes. L’axe de ce synclinal s’allonge parallèlement à la sebkha et aux Tessalas, suivant
une direction NE-SW.
II.6. NEOTECTONIQUE
Comme nous l’avions déjà mentionné, les détournements de cours de certains oueds
que l’on rencontre particulièrement au niveau des parties est et sud de la sebkha sont
aussi des indices de néotectonique.
II.7. SUBSIDENCE
Au Sud de la sebkha, un fort basculement (60°) des couches villafranchiennes a été constaté,
la coupe du barrage de l’oued Tafaraoui montre des bancs subverticaux (80°) pour les couches
messiniennes et un peu moins pour celles du Plio-Quaternaire, Ce fort basculement des
couches implique une flexuration quaternaire de la marge sud de la sebkha d’Oran.
Les données cadastrales du bureau d’archives de la Wilaya d’ Oran indiquent une diminution
de l’altitude moyenne de la surface de la sebkha ; le tableau (Tabl. 5) résume la situation.
55
I
Nord Sud
(Murdjadjo) (Plaine de la M’léta)
II
III
Une autre indication importante, contrairement à ce que l’on pensait, les marnes bleues
du Nord de la sebkha datent, par le biais de Globorotalia mediterranea, du Messinien
56
(MOUSSA, 2000), ce résultat implique que la sédimentation tortonienne étant absente
au niveau de cette zone.
Par contre au Sud de la sebkha, dans la plaine de la M’léta le Tortonien est bien
représenté, nous observons dans la coupe de Tanagroutah des conglomérats, des grès
et des marnes bleues qui affleurent presque dans toutes les Tessala
Sur les schémas (Fig. 42) nous avons essayé de retracer de manière synthétique les
différentes phases de la sebkha, ce à partir de critères sédimentologiques et de
corrélations stratigraphiques. Trois stades essentiels (Tortonien, Messinien et Plio-
Quaternaire) sont alors mis en évidence.
L’absence du Tortonien au Nord de la sebkha implique qu’un seuil devait exister entre
la plaine de la M’létat et la plaine de Misserghin, à l’emplacement de la sebkha:
57
La mer tortonienne envahit un sillon englobant le Nord des Tessala et la totalité de la
plaine de la M’léta.
Contrairement à ce qui était admis par les auteurs (SOLETANCHE ; 1950, Verdeuil ;
1985 et Hassani ; 1987), le bassin de la sebkha est donc structuré en trois zones
essentielles au lieu de deux ; la zone d’avant sebkha au Nord, englobant le Murdjadjo
et la plaine de Misserghin – Bou Tlélis, la zone de la sebkha médiane et enfin la zone
d’après sebkha au Sud, englobant les Tessala et la plaine de la M’léta.
- la deuxième zone (la sebkha) apparaît comme zone rigide évoluant en graben,
les dépôts sont identiques à ceux de la plaine de la M’léta.
58
[Link] SEQUENTIELLE-TYPOLOGIE DES SEQUENCES DE SEBKHA
L’étude des séquences-types de la sebkha d’Oran a été réalisée à partir des levers de terrain.
Pour la marge nord, elle a été faite depuis les environs d’El Amria, à l’Ouest à la ville d’El
Kerma, à l’Est. Pour le secteur sud c’est au niveau du rebord sud d’El Hamoul que les levers
ont été réalisés.
A- MARGE NORD
I-Dans le glacis
Selon leur position topographique, trois types séquentiels se distinguent, pour la partie haute.
Ces séquences-types varient au point de vue faciès d’Ouest en Est ; à l’Ouest elle se présente
plus détritique, au centre plus carbonatée et à l’Est plus chimique (évaporitique).
Verticalement, elle se répète trois fois en S1, S2 et S3, et sont toutes stratodécroissantes et
granodécroissantes (Fig. 78).
b) à Bou Tlélis, elle repose sur un substrat calcaire (10 cm) représentant
la roche-mère. Nous y reconnaissons, de bas en haut :
-une argile à blocs calcaires (5 cm)
-une argile brun-rougeâtre (5 cm)
106
Verticalement, elle se répète deux fois en S1 et S2 qui sontégalement stratodécroissantes
et granodécroissantes (Fig. 79).
107
Fig. 80 : Séquence du secteur de Brédéah
La situation géographique de cette séquence est au niveau du rebord nord de la sebkha (Fig.
80) et plus exactement sous la première terrasse (T1), les niveaux supérieurs (calcaire et
argile) plongent, avec quelques degrés sous les limons gris de la sebkha.
Dans cette région, un mécanisme hydro-éolien régit bien ce genre de séquences (Fig. 81), ce
sont de petites dolines engendrées dans un réseau hydrographique où la circulation des eaux
permet la dissolution des calcaires présents. Après décalcification de la roche, les vents
prépondérants dans la zone jouent un rôle important dans la mobilisation des sédiments,
notamment ceux de petite taille. Le résultat final de cette action érosive, une topographie
ondulée se dessine.
108
La circulation des eaux permet la dissolution des calcaires en donnant des argiles de
décalcification l’action éolienne assure leur transport des zones basses (cuvettes) aux zones
hautes (crêtes), c’est ainsi que la couche d’argile grise s’y accumule.
Plus proche de la sebkha, aux environs de Hai Gsab, les deux séquences (S1 et S2) passent
aux deux séquences à deux termes.
-60 cm de calcaire tufeux à bioclasts
-40cm de limons gris. Cette séquence représente le stade d’aridification.
109
En conclusion la séquence-type de la partie haute du glacis (Fig. 83) est caractérisée, de bas
en haut par :
-un niveau conglomératique rouge
-un ensemble argileux rouge
2. Partie basse
À défaut d’affleurements dans la partie basse du glacis, la séquence-type a été définie à partir
de sondages à la tarière (Fig. 84). La variation, au point de vue faciès et épaisseur de ses
termes, se fait d’Ouest (Misserghin) en Est (El Kerma). Cette séquence-type est constituée de
deux termes.
110
a) à Misserghin (n° 1 et 28), elle est constituée, de bas en haut par :
-un calcaire crayeux, teinté de blanc gris (1 m)
-un tuf calcaire friable blanc-grisâtre (de 0,4 à 1,00 m)
-surmonté par un ensemble de terre végétale (de 0 à 0,40 m), fait de limon sableux et de
calcaire pulvérulent sec.
b) à Es-Sénia (n° 29), la séquence-type se compose, de bas en haut :
-d’un calcaire crayeux friable (de 0,90 à 1,50 m)
-d’une dalle calcaire dure (de 0,80 à 0,90 m)
- un ensemble de terre végétale, limon sableux gris, calcaire.
La séquence-type de la partie basse du glacis (fig. 85) est caractérisée, de bas en haut ;
-un ensemble calcaire recristallisé (1,70m)
-et un grès calcaire granocroissant (0,50m).
B- Dans la pédiplaine
Les séquences rencontrées (Fig. 86) se distinguent à la fois par le litofaciès qui peut être
différent et par la granulométrie de ses termes. Trois pôles constitués de sable, d’argile et de
gypse se distinguent. D’Ouest (Misserghin) en Est (El Kerma), nous notons
une réduction des termes argile grise molle, gypse granulaire et argile grise gypseuse
et parallèlement, un enrichissement des argiles en sable et gypse
Selon l’orientation indiquée (W-E), les termes basal (gypse et argile) et intermédiaire (argile
grise) restent, au point de vue faciès, identiques.
111
Fig. 86: Séquence-type de pédiplaine de la
sebkha d’Oran
112
Fig. 87: Corrélation des sondages de Misserghin
B. MARGE SUD
À El Hamoul au Sud-Est de la sebkha, les termes de base de séquences
deviennent plus sableux, de bas en haut nous distinguons ce qui suit :
-une argile grise, molle (de 1,20 à 1,60 m)
-un sable gris, fin à moyen et gypse (de 0,85 à 1,20 m)
-une argile limoneuse gypseuse avec quelques débris de verre jaune, molle (de 0,40 à 0,85
m)
-un sable fin à moyen, limoneux jaune brun (0,20 à 0,40 m)
-une argile limoneuse gypseuse jaune, brune, molle (de 0 à 0,20 m)
Vu la variation de faciès qui est parfois bien prononcée, l’établissement d’une seule séquence
synthétique pour toute la sebkha ne convient pas à la réalité du terrain. Seule une typologie
séquentielle par unité morphologique est représentative. Elle a été rendue possible grâce à
l’étude des différentes séquences-types et leurs variations latérales d’Oues en Est. La
séquence synthétique « virtuelle » représentée dans la figure 88 correspond en fait d’Ouest en
Est à la séquence synthétique de la pédiplaine.
Celles du glacis seraient représentées, dans la partie haute par deux niveaux qui se succèdent,
de bas en haut et changent d’Ouest en Est de la manière suivante :
113
-un niveau conglomératique qui passe, dans un premier temps en calcaire détritique et à la fin
en gypse.
-un ensemble d’argile rouge qui passe au centre et l’Est à des limons gris.
Dans la partie basse, il n’y a pratiquement pas de variation sensible de faciès, à la base il
s’agit d’un ensemble évaporitique, de plus d’un mètre d’épaisseur, au sommet c’est
l’ensemble terre végétale, limon gris et argile qui affleure.
D- Interprétation et conclusion
L’étude de l’ensemble des séquences-types nous amène à voir une étroite relation entre celles-
ci et leurs positions géomorphologiques. En résumé, nous trouvons :
-deux types séquentiels dans le glacis ; le premier se situe au niveau de la partie amont à la
jonction versant-glacis et le deuxième au niveau de la partie avale à la limite du glacis-
pédiplaine.
-un type séquentiel dans la pédiplaine
114
-calcaréo-détritique pour la partie haute
à cet effet nous avons noté que la paléogéographie déduite de l’étude des séquences (Fig. 89)
est à la fois observée selon la direction Oues-Est et Nord-Sud
115
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