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Évolution et Méthodes de l'Anthropologie

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Histoire et épistémologie de l’anthropologie

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=> Expliquer les origines et les principales transformations de l’anthropologie, ses évolutions,
sa dimension historique du XV° siècle à aujourd’hui
Mini partiel : 10/11
Partiel final :
Acheter le livre : Robert Deliège – Une histoire de l’anthropologie
Ressources : « Les classiques des sciences sociales » (site de l’Université de Laval (Québec))
« Anthropologie sociale » Edouard Evans-Pritchard (séries de conférences à la BBC)
« Dictionnaire de l’ethnologie et de l’anthropologie » dirigé par Pierre Bonte et Michel Izard
(PUF)

Qu’est-ce que l’anthropologie aujourd’hui ?


L’anthropologie peut être définie comme une science, ou une discipline scientifique, qui fait
partie des sciences humaines (ou sciences sociales), dont l’objet, contrairement aux autres
disciplines, n’est pas clairement et simplement identifiable.
Jusqu’aux années 50-60, la définition en paraissait plus simple, puisqu’on considérait que
l’anthropologie (ou ethnologie) était la science qui étudiait les sociétés « primitives » (ou
« traditionnelles »), càd les sociétés de petite taille, exotiques, et peu développées
technologiquement comparativement à l’Occident industriel. L’anthropologie étudiait donc
des sociétés que l’Occident avait colonisées.
Toutefois, nous ne sommes plus dans les années 50-60 et les choses se sont complexifiées
pour deux raisons principales.
La première, c’est qu’à force d’étudier les sociétés primitives ou traditionnelles, les
anthropologues ont réalisé qu’elles n’étaient pas si primitives, traditionnelles et simples que
cela, qu’elles avaient une Histoire, des formes d’organisation sociale complexe, des cultures
riches et diversifiées, et ne partageaient pas nécessairement de similitudes si tranchées entre
elles. Ainsi, ils réalisèrent qu’ils ne consistent pas en un ensemble homogène, opposable aux
sociétés occidentales étudiées par la sociologie. Cette opposition entre moderne et primitif
finit par ne plus faire sens.
La seconde raison, c’est que les anthropologues ont commencé à travailler dans les sociétés
occidentales et industrialisées, et que cette ethnologie « locale », du proche, s’est développée
dans tous les secteurs de la société.
Pourtant, la discipline n’a pas disparu, car ce qui caractérise l’anthropologie, ce n’est pas tant
l’objet spécifique de son étude, mais à la fois un questionnement général global qui existe
depuis le début de la discipline, et une méthode originale, particulière.
C’est l’articulation entre questionnement général et méthode originale qui structure
historiquement, et de manière dynamique, et maintient la discipline en vie.
Le questionnement général s’énonce ainsi : Qu’est-ce qui fait que les hommes, sur Terre, qui
appartiennent à la même espèce, vivent dans des cultures et des sociétés qui semblent toutes si
différentes les unes que les autres ?
Il renvoie à la dialectique « Unité de l’homme » / « Diversité des cultures ».
Cette problématique était déjà la question que se posaient les premiers anthropologues au
19ème siècle, et c’est une question qui est toujours fondatrice de la démarche anthropologique.
La méthode, pour répondre à cette question, a été inventée à la fin du 19 ème siècle, c’est
l’ethnographie, c’est-à-dire, le fait d’aller sur le terrain pendant une longue période pour
essayer de comprendre ce que font les gens, par l’observation, la participation à l’observation.
Il s’agit alors de se confronter à l’altérité des autres sociétés pour mieux étudier son
fonctionnement. Cette méthode, a été formalisée sous le nom d’« observation participante ».
Elle se fonde sur l’idée que toutes les pratiques ont une signification qu’il est possible de
comprendre.
Le questionnement général n’est pas apparu tout seul, il est né de bouleversements socio-
culturels qui interviennent en Europe à partir de la fin du Moyen-Âge, de la Renaissance. La
découverte de l’Amérique, n’est pas l’un des seuls, mais fait partie des évènements qui
permettent de comprendre la formulation du questionnement fondateur de l’anthropologie.
Ce qui fait une science ou une discipline, c’est l’existence d’une communauté de savants qui
se posent les mêmes questions et tentent d’y répondre de la même manière, et qui ne sont pas
d’accord sur tout, ce qui crée tensions et débats au sein de cet espace commun, afin de nourrir
des débats et une controverse qui font vivre une discipline scientifique.
Fin 19ème, quand l’anthropologie se constitue en tant que discipline autonome, le
questionnement général était explicite et cherchait à définir des lois de l’évolution de
l’Humanité. Avec le temps, la discipline se développant, le nombre d’anthropologues et de
connaissances croissant, a vu naitre des spécialisations au sein de cette discipline. Ainsi,
désormais, la plupart des chercheurs se sont spécialisés et ne cherchent plus à répondre à la
grande question.
L’épistémologie est une branche de la philosophie des sciences qui cherche notamment à
expliquer l’origine du paradigme d’une science comme l’anthropologie. L’épistémologie de
l’anthropologie revient à chercher à savoir comment les chercheurs en anthropologie se
posent des questions, et de quelle manière ils y répondent. C’est la discipline qui prend la
connaissance scientifique comme objet. L’épistémologie en tant que telle ne s’intéresse pas au
contenu de la science, mais à la manière dont celle-ci fonctionne.
Les disciplines scientifiques ont tendance à se fabriquer leur propre narration, leur propre
histoire, et à naturaliser leur existence. S’intéresser à l’épistémologie permet ainsi de prendre
du recul sur ceci et à connaitre l’origine des questionnements de chaque discipline.
Aujourd’hui, dans la pratique d’une discipline, de nombreuses choses ne sont plus
questionnées ou remises en question, ce sont des réflexes de pensée liés à la discipline
étudiée.

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