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Combinaisons PDF

Le document traite des combinaisons, arrangements et permutations dans un ensemble fini, en définissant des concepts tels que p-listes, arrangements de p éléments, et combinaisons de p éléments. Il présente également des propriétés mathématiques associées, notamment la notation factorielle et le binôme de Newton, ainsi que le triangle de Pascal pour calculer les coefficients des développements. Enfin, il illustre ces concepts à travers des exemples pratiques et des formules mathématiques.

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Le document traite des combinaisons, arrangements et permutations dans un ensemble fini, en définissant des concepts tels que p-listes, arrangements de p éléments, et combinaisons de p éléments. Il présente également des propriétés mathématiques associées, notamment la notation factorielle et le binôme de Newton, ainsi que le triangle de Pascal pour calculer les coefficients des développements. Enfin, il illustre ces concepts à travers des exemples pratiques et des formules mathématiques.

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COMBINAISONS, BINOME DE NEWTON

1 ) P–LISTES ET ARRANGEMENTS
Soit E un ensemble fini ayant n éléments et p un entier supérieur ou égal à 1 .
Définition et propriété
On appelle p-liste d’éléments de E, toute suite finie ( x1 , x2 , … , xp ) de p • Une p-liste est toujours ordonnée.
éléments pris dans E .
• Les éléments x1 , x2 , … , xp ne sont pas
Le nombre de p-listes d’un ensemble E ayant n éléments est n . p nécessairement distincts les uns des autres.

• On parle de suites … on utilise donc des parenthèses

Exemple : On lance un dé à 6 faces trois fois de suite .


Le résultat de l’épreuve est une 3 – liste d’éléments de l’ensemble E défini par E = { 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 }

Par exemple la liste ( 1 ; 5 ; 4 ) indique que le premier lancé a donné 1 , le deuxième lancé a donné 5 …
Les listes ( 1 ; 5 ; 4 ) et ( 1 ; 4 ; 5 ) sont différentes.
Le nombre de 3 – listes est 6 3 = 6 × 6 × 6 =216
Ainsi le nombre de résultats possibles est 216 . ( on peut faire un arbre … )
Remarques :
• Une liste à deux éléments de E s’appelle un couple d’éléments de E .
• Une liste à trois ( quatre, cinq … ) éléments s’appelle un triplet ( quadruplet, quintuplet … )
• Plus généralement, une p-liste est aussi appelé un p-uplet.

Définition
Un arrangement de p ( avec p ≤ n ) éléments de E est une p – liste d’éléments de E deux à deux distincts .
Remarques :
• Il n’est pas possible de prendre plus de n éléments distincts dans un ensemble à n éléments … donc p ≤ n .
• Un arrangement est toujours ordonné, sans répétition possible.
Exemple :
On dispose de quatre cartons . Sur chacun d’eux, on écrit une lettre différente du mot « MATH » et on place les cartons dans une urne.
On tire successivement et sans remise trois cartons dans l’urne.
Le résultat de l’épreuve est un arrangement de 3 éléments de l’ensemble Ω , défini par Ω = { M , A , T , H }
Par exemple l’arrangement ( T , A , M ) indique que la première lettre tirée est T, la deuxième A et la troisième M .
Pour former un arrangement à 3 éléments de l’ensemble Ω , on a :
• 4 choix, pour le premier élément
• 3 choix, pour le deuxième élément ( on retire le premier carton ) x y z
• 2 choix, pour le troisième élément ( on retire les deux premiers cartons )

On obtient donc 4 × 3 × 2 = 24 arrangements possibles . Ce nombre est noté A 34 4 × 3 × 2 = 24


Propriété
p.
Le nombre d’arrangements de p éléments ( 1 ≤ p ≤ n ) d’un ensemble à n éléments se note A n

Si p = 1 , alors A 1n = n Si 1 < p ≤ n , alors A pn = n ( n –1 ) … ( n – p + 1 )


( p facteurs )

2 ) PERMUTATIONS ET NOTATION FACTORIELLE


Définition et propriété
• Une permutation d’un ensemble E ayant n éléments est un arrangement des n éléments de E .
• Pour n ≥ 2 , on appelle « factorielle n » et on note n ! , le produit de tous les entiers non nuls inférieurs ou égaux à n :
n!= n(n–1)(n–2)×…×2×1
Par convention, on pose : 0 ! = 1 et 1 ! = 1
• Le nombre de permutations d’un ensemble E à n éléments est le nombre d’arrangements des n éléments de E, c'est à
dire A nn ou encore n !

Exemple :
• ( M , T , H , A ) et ( T , M , A , H ) sont des permutations de Ω.
• ( M , A , T ) et ( M , A , H , T , A ) ne sont pas des permutations de Ω .
• Le nombre d’anagrammes du mot MATH est le nombre de permutation de l’ensemble Ω, c'est à dire 4 ! = 4 × 3 × 2 × 1 = 24

- Combinaisons, binôme de Newton - 1 / 4 -


Remarque :
Ecrire une permutation de E revient à écrire dans un certain ordre tous les éléments de E . Le nombre de permutations de E est donc égal au
nombre de classements possibles des éléments de E .
Propriété

Pour tout entier naturel n non nul, et pour tout entier p tel que 1 ≤ p ≤ n , on a : p=
An n!
(n-p)!
Preuve :
Pour n et p vérifiant n ≥ 1 et 1 ≤ p ≤ n , on a :
A pn = n × ( n – 1 ) × … × ( n – p + 1 ) = n × ( n – 1 ) × … × ( n – p + 1 ) × ( n – p ) × ( n – p – 1 ) × … × 2 × 1 = n!
( n – p ) × ( n – p – 1) × … × 2 × 1 (n-p)!
3 ) COMBINAISONS
Soit E un ensemble fini ayant n éléments et p un entier vérifiant 1 ≤ p ≤ n .
Définition
On parle de sous-ensembles … on
Une combinaison de p éléments de E est une partie (ou un sous-ensemble )
utilise donc des accolades .
{ a 1 ; a 2 ; … ; a p } constituée de p éléments pris parmi les n éléments de E .

Remarques :
• Une combinaison étant une partie de E, tous ses éléments sont distincts et un élément de E intervient au plus une fois.
• Une combinaison est donc une partie non ordonnée et sans répétition de p éléments de E.
Exemple :
• { M ; T ; A } et { M ; T ; H } sont deux combinaisons de 3 éléments de Ω.
• { A }est une combinaison d’un élément de Ω .
• { M ; T ; A } et { M ; A ; T }sont deux écritures de la même combinaison.
Propriété
n
Le nombre de combinaisons de p éléments, noté   ( ou C pn ) , d’un ensemble à n éléments est :
p
p
n= An
= n!
p p! p!(n–p)!
Preuve :
n
• Si p = 0 , on a  = 1 , et p ! = 0 ! = 1 et n! =1
0 0!(n–0)!
• Si p ≠ 0 , à tout arrangement de p éléments de E correspond une seule combinaison.
Pour toute combinaison de p éléments de E, par permutation de ces p éléments, on peut former p ! arrangements de p éléments de E.
En procédant comme précédemment, deux combinaisons distinctes donnent deux ensembles disjoints de p ! arrangements.
Ainsi, le nombre d’arrangements de p éléments est p ! fois le nombre de combinaisons de p éléments.
n
Donc , A pn = p !  
p
Remarque :
• L’ensemble E possède deux sous-ensembles particuliers : ∅ et lui-même . E possède donc une combinaison à 0 élément et une
n n
combinaison à n éléments . Ainsi   = 1 et   = 1
n 0
n
• Dans l’ensemble E à n éléments, il y a n parties à un seul élément . Ainsi   = n
1
n
• Pour p ≥ 2 , on a :   = n × ( n – 1 ) × … × ( n – p + 1 )
p p×(p–1)×…×2×1
n
C'est à dire   est égal au produit des p entiers consécutifs décroissants à partir de n, divisé par p ! .
p
Exemple :
On prend simultanément 6 cartes d’un jeu de 32 cartes . On obtient une main de 6 cartes, sans répétition ni ordre . Il s’agit donc d’une
combinaison de 6 éléments pris parmi 32 éléments.
32
Le nombre de mains possibles est :   = 32 × 31 × 30 × 29 × 28 × 27 = 906192
6 6×5×4×3×2×1

- Combinaisons, binôme de Newton - 2 / 4 -


n
4 ) PROPRIETES DES   ET TRIANGLE DE PASCAL
p
Propriétés
n
• = n 
Pour tout entier naturel n, et pour tout entier p tel que 0 ≤ p ≤ n , on a : 
p n-p
n+1 n n
• De plus, si n ≥ 1 et 1 ≤ p ≤ n – 1 , alors :  =  + 
p+1 p p+1

Preuve :

•  n = n! = n! = n
n-p (n-p)!(n-(n-p))! (n-p)!p! p
• Soit E un ensemble à n + 1 éléments et a un élément de E.
n+1
Dénombrons les parties de E à p + 1 éléments   en considérant les parties qui contiennent a et celles qui ne contiennent pas a.
p+1
Une partie de E à p + 1 éléments de E contenant a contient p éléments choisis parmi les n éléments de E autres que a.

n
Le nombre de ces parties est donc  .
p
Une partie de E à p + 1 éléments de E ne contenant pas a contient p + 1 éléments choisis parmi les n éléments de E autres que a.
n
Le nombre de ces parties est donc  .
p+1
n+1
On en déduit que :  = n+ n 
p+1 p p+1

LE TRIANGLE DE PASCAL

n
La deuxième formule permet de calculer les nombres   de proche en proche en formant le tableau suivant appelé triangle de Pascal .
p
p 0 1 2 3 4 5 6
n
0 1
•  n  n’est défini que pour p ≤ n ; on ne remplit donc pas les cases
1 1 1 p
situées au-dessus de la diagonale.
2 1 2 1
• Tous les nombres de la diagonale sont obtenus en utilisant le
n
résultat   = 1 .
3 1 3 + 3 1
= n
4 1 4 6 4 1
• Tous les nombres de la première colonne sont obtenus en utilisant
n
5 1 5 10 10 5 1 la formule   = 1 .
0
6 1 6 15 20 15 6 1
• Tous les autres nombres sont obtenus en utilisant le résultat :
n+1= n+ n 
p+1 p p+1
« tout nombre du tableau est la somme du nombre placé au-
dessus de lui et du nombre précédant ce dernier dans le tableau »

- Combinaisons, binôme de Newton - 3 / 4 -


5 ) BINOME DE NEWTON
Soit a et b deux nombres réels ( ou complexes ) .
On a ( a + b ) ² = a ² + b ² + 2 a b et ( a + b ) 3 = a 3 + 3 a ² b + 3 a b ² + b 3
Les coefficients des termes des membres de droite sont respectivement ( 1 ; 2 ; 1 ) et ( 1 ; 3 ; 3 ; 1 ) .
On retrouve la deuxième ligne et la troisième ligne du triangle de Pascal. Ce résultat est général et se traduit par le théorème suivant.
Propriété
Soit a et b deux réels ( ou complexes ) et n un entier naturel non nul . On a :
p=n n n n n
( a + b ) n = ∑   a n–p bp = a n +   a n–1 b 1 +   an–2 b 2 + … +  ab n–1
+bn
p=0  p   1   2   n - 1 
Preuve :
p=n n

On considère la proposition P(n) : ( a + b ) n =   an-p bp
p=0p
Pour n = 1 , on a :
p=1 1
 1  = 1 et  1  = 1 , donc ∑   a1-p bp =  1  a1b0 +  1  a0b1 = a + b = (a + b)1
0 1 p=0p 0 1
La proposition P(1) est donc vérifiée.
p=n n

Supposons que P(n) est vraie pour un entier n fixé, n ≥ 1. On a alors ( a + b ) n =   an-p bp
p=0p
On peut écrire

(a + b)n+1 = (a + b)(a + b)n p=n n i=nn


p = n  n  an-p bp
= an+1 + ∑  p  an+1-p bp + ∑  i-1  an-i+1 bi + bn+1
= (a + b)  ∑  p=1 i=1
p = 0  p   ( en remplaçant p par i - 1 )
p=n n p=n
p=n n
  an-p bp + b
p=n n
  an-p bp = an+1 + ∑   an+1-p bp + ∑  n  an+1-p bp + bn+1
= a ∑ ∑ p=1p p = 1  p-1 
p = 0  p   p = 0  p  
p=n n p=n n ( en remplaçant i par p )
∑   an+1-p bp + ∑   an-p bp+1 p=n
=
  ∑  n  +  n  an+1-p bp + bn+1
p p=0p = an+1 +
p = 1  p   p-1 
p=0
p=n n p = n-1 n
= an+1 + ∑   an+1-p bp + ∑   an-p bp+1 + bn+1 p = n n+1
∑   an+1-p bp + bn+1
p=1p p=0 p = an+1 +
p=1 p 

p = n+1 n+1
On obtient alors (a + b)n+1 = ∑   an+1-p bp c'est-à-dire que P(n+1) est vraie.
p=0  p 
On a donc démontré que la proposition P(n) est vérifiée pour tout entier n ≥ 1.

Exemples :
• Calcul de ( a + b ) 6
En lisant les valeurs des coefficients dans la ligne numéro 6 du triangle de Pascal, on obtient :
( a + b ) 6 = a 6 + 6 a 5 b +15 a 4 b 2 + 20 a 3 b 3 + 15 a 2 b 4 + 6 a b 5 + b 6
La somme des exposants de a et b dans chaque terme est toujours égale à 6 .

n
• Lorsque a = b = 1 , on a pour tout entier n non nul : 2 n = ( 1 + 1 )n =  +n+ n+…+ n +n
0 1 2 n-1 n
C’est le nombre de parties d’un ensemble E à n éléments.
n n
En effet, pour p variant de 0 à n, il y a   parties de p éléments ; d’où la somme des  .
p p
On retrouve un résultat vu en première …

- Combinaisons, binôme de Newton - 4 / 4 -

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