WambachFLE PDF
WambachFLE PDF
WAMBACH
L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
DES LANGUES AUX ADULTES
Pédagogie convergente
Méthodologie différenciée
1999
AVANT-PROPOS
L’étude que nous présentons, fruit d’une recherche-action étalée sur trois ans, traite de la
problématique de l’apprentissage des langues aux adultes, dans le cadre des instituts de
promotion sociale.
La pédagogie différenciée qui fait l’objet du travail est à considérer comme une démarche
incontournable dans une conception globale de l’apprentissage.
C’est la raison pour laquelle une grande partie de nos réflexions est consacrée à l’apprentissage
des langues en général et à celui d’une langue étrangère aux adultes en particulier.
En écrivant les quelques chapitres de notre étude, nous nous sommes heurtés à des difficultés
pour expliciter notre pensée, nous sommes conscients des limites de la portée de notre écrit.
Néanmoins, nous comptons sur les 80% de connaissances que le lecteur a «derrière les yeux»
pour l’aider à comprendre le cheminement de notre réflexion.
De plus, nous espérons que les exercices pratiques choisis parmi les matériaux destinés à
l’apprentissage de l’anglais dans les cours de promotion sociale, unités de formation 1 à 61,
permettront à nos lecteurs d’associer théorie et pratique.
Au-delà de l’utilité de connaître une autre langue, nous estimons que l’apprentissage d’une
langue nouvelle permet à l’individu de prendre distance de la sienne, de se libérer des
comportements culturels et des jugements de valeur inculqués par son éducation.
C’est dans ce sens, qu’apprendre une langue est une voie ouverte à un processus de libération et
à une construction nouvelle.
1
L’édition relative à la méthodologie de l’UF7 fait l’objet d’une parution complémentaire (CIAVER, 2000)
2
PÉDAGOGIE CONVERGENTE
3
Au départ de nos recherches sur la pédagogie des langues, c’est la méthode structuro-globale
audio-visuelle (SGAV) qui a retenu notre attention. Nous l’avons appliquée d’abord à l’étude
des langues étrangères et après en avoir élargi le concept, nous l’avons adaptée à l’apprentissage
des langues maternelles (et nationales) et enfin, à celui de toutes les disciplines scientifiques et
artistiques y compris.
Grâce à ces travaux exécutés dans le cadre de multiples recherches-actions, nous avons pu
dégager les options suivantes :
- le choix d’une même méthodologie harmonieuse et souple pour tous les apprentissages
constitue un progrès appréciable dans la formation générale des apprenants
- les stratégies méthodologiques diversifiées facilitent la construction des connaissances
- l’apprentissage des langues et des autres disciplines conjointement est un moyen
d’enrichir les stratégies d’acquisition des connaissances
- ces apprentissages permettent la formation d’une conscience sociale et politique.
Dès 1984, nous avons défini les principes à la base de la pédagogie convergente, depuis cette
date, nous l’avons pratiquée et enrichie avec des enseignants et des apprenants de culture et de
langue maternelle différentes.
Nous distinguons plusieurs niveaux d’organisation des informations dont chacun constitue une
sous-structure faisant partie de l’organisation du niveau supérieur : le tout formant la structure
de l’ensemble. Nous travaillons en conséquence avec des sous-structures en combinant des
éléments des sous-ensembles pour construire de nouvelles informations.
Les apprentissages se construisent grâce à la même méthodologie appliquée dans les 3 niveaux
d’organisation des sous-ensembles, la convergence étant assurée par la combinaison des éléments
à l’intérieur d’une sous-structure d’une part et des sous-ensembles de chaque niveau d’autre part.
C’est ainsi que les stratégies cognitives se créent avec pour objectif l’acquisition de
connaissances sur le monde grâce aux langues. La langue n’est jamais étudiée pour «elle-même».
4
Un autre aspect important de la pédagogie convergente pour notre propos - l’apprentissage d’une
langue étrangère aux adultes - est la convergence entre la langue maternelle et la langue
étrangère :
- l’application de la même méthodologie dans l’apprentissage des langues permet
d’élargir et d’enrichir la structure cognitive de l’individu, l’enrichissement est rendu
possible grâce à la distanciation de la langue maternelle. Il est dès lors probable que
l’appropriation d’une langue étrangère amène l’individu à construire de nouvelles
stratégies cognitives dont il n’aurait pas été conscient sans cet apprentissage
- grâce à cet élargissement des stratégies cognitives l’acquisition d’autres connaissances
est plus facile et plus rapide.
Pédagogie de l’apprentissage
L’acte d’appropriation du savoir consiste à élaborer des hypothèses, à en choisir une, à la mettre
à l’épreuve, à l’évaluer et en cas d’insuccès, à essayer un autre chemin. On apprend par
approximations successives, en transformant et en reconstruisant constamment ce qui a déjà été
acquis, les apprentissages se construisent en spirale. C’est pourquoi il faut permettre à
l’apprenant de trouver de façon autonome sa manière d’apprendre tout en lui donnant un
maximum d’aides, en lui ouvrant de multiples voies afin d’éveiller toutes ses potentialités, de
valoriser toutes les ressources de sa personnalité et d’augmenter son pouvoir de création.
Il est donc important de noter que les connaissances sont des outils intellectuels qui fonctionnent
dans des situations riches et complexes. Elles permettent de transformer des représentations
préexistantes, d’analyser et de structurer les erreurs qui révèlent le processus d’acquisition.
5
Les états inévitables de semi-compréhension représentent une étape de la construction des
savoirs. La formulation d’une notion est souvent le point d’arrivée de l’enseignement : en
mémorisant la notion, on réduit son application à des situations proches de l’enseignement et en
la faisant fonctionner dans des situations nouvelles, on dissocie son caractère abstrait de
l’exemple qui a servi à la présenter.
«Un aspect sans doute central de la psychologie cognitive est en effet qu’il n’y a pas, selon elle,
de fonction autonome de l’apprentissage ou de mémorisation, mais que les acquisitions
constituent une conséquence de l’activité mentale : celle-ci a un produit (perception d’objets,
compréhension ou production d’énoncés verbaux, etc...); ce qui est «stocké» par le sujet, ce n’est
pas ce produit, mais c’est l’activité mentale qui en est la cause : traitement perceptif, opérations
psycholinguistiques, etc... Dans ces conditions, le rappel n’est pas une réactivation de traces
latentes, mais correspond à une nouvelle construction mentale qui prend comme base les traces
laissées par une activité mentale antérieure.» (Gaonac’h H D., 1987)
6
Pédagogie de projets
Compte-tenu des réflexions développées ci-dessus à propos de la pédagogie convergente, il est
logique que la pédagogie de projet y occupe une place importante. Le projet qui rend possible
les apprentissages liant l’action à la théorie et facilitant les interactions sociales est une activité
de production et de structuration des savoirs.
Le projet, au service de l’apprentissage et non de l’enseignement n’est pas un champ
d’application des savoirs, ni un moyen de créer une motivation, ni un prétexte pour faire des
exercices mais le lien entre l’élaboration des savoirs et la formation de l’individu.
La réalisation d’une tâche commune vécue dans des situations parfois difficiles et conflictuelles
renforce les liens entre les «acteurs» du groupe.
Nous distinguons des petits projets réalisés dans la classe et les projets d’entreprise
principalement orientés vers l’extérieur. En voici quelques exemples2 :
Projet de classe :
2
adaptés aux apprenants des instituts de promotion sociale.
7
Les différents documents réunis aident à la préparation d’activités multiples et variées, ce sont :
- des jeux de rôle présentés à la classe par différents groupes ou préparés pour être joués
devant un autre groupe
- des soirées culturelles
programme dans la langue étudiée, activités musicales et danses
«restauration culturelle»
- des écrits sociaux nécessités par le projet
- de la correspondance avec une école de langues située dans le pays ou à l’étranger
- etc...
Projet d’entreprise :
Avant le voyage
- étude de la documentation (écrite ou enregistrée)
- collecte des informations (lettres, télécopies, E-Mail, appels téléphoniques)
- mise en commun, prise de décision (compte-rendu de la réunion)
- études relatives à l’endroit choisi comme but du voyage (travaux de groupes et
méthodologie différenciée, présentation documents, débats, comptes-rendus)
Après le voyage
- préparation d’un document illustré de photos, de vidéos (souvenirs)
- éventuellement, préparation d’une soirée organisée pour un public étranger.
Les exemples de projets détaillés ci-dessus montrent que la réalisation d’un projet développe
- des travaux de groupes
- la pratique de la méthodologie différenciée
- la mise en œuvre des activités de compréhension et de productions langagières (orales
et écrites)
- les capacités d’anticipation, d’organisation et d’adaptation de situations nouvelles.
8
LA MÉTHODOLOGIE DIFFÉRENCIÉE
9
Une pédagogie axée sur l’apprenant ne peut être réalisée que par une méthodologie différenciée
c’est-à-dire une méthodologie permettant à chaque individu de trouver la voie de sa formation
et de l’appropriation des savoirs quelles que soient ses possibilités cognitives.
Nous pouvons dire aussi qu’une méthodologie différenciée est une méthodologie où l’apprenant
devient acteur de son apprentissage et se prend en charge.
Etant donné que le profil pédagogique des apprenants détermine les différentes étapes et les
stratégies des apprentissages, il est essentiel que l’enseignant trace le «portrait psychologique»
des adultes qu’il a devant lui.
Précisons d’abord les différentes actions des deux hémisphères cérébraux afin de déterminer le
profil cognitif de l’individu.
Avec (William L.V., 1986.), explicitons les possibilités de chacun des hémisphères.
Temporel Spatial
Visuo-spatial
Verbal
Encodage et décodage du langage oral
Mathématiques
Notations musicales Mélodies
10
Il est évident qu’on ne puisse pas localiser les fonctions mentales supérieures dans une zone
déterminée du cerveau mais les fonctions hémisphériques nous donnent quelques indications sur
la manière de traiter les informations. L’analytique n’est qu’une façon de traiter l’information,
il en existe une autre plus puissante et plus créative.
Les gestions hémisphériques déterminent les profils d’apprentissage. Grâce à notre éducation,
nous prenons des habitudes pour gérer et organiser le réel : les modes de pensée sont aussi des
modes ou styles d’apprentissage.
Dans sa théorie du profil épistémologique, G. Bachelard établit quatre niveaux d’appréhension
du réel, à savoir :
niveau 1 : la réalité concrète (les êtres, les choses, les lieux)
niveau 2 : le langage, représentant le codage verbal du niveau 1
niveau 3 : toute mise en relation, en structure
niveau 4 : tout prolongement de la réalité (le «Pourquoi pas?»).
Nous pouvons dire que les profils pédagogiques de l’apprenant déterminent sa manière de traiter
l’information aux différentes étapes de l’apprentissage. Qu’une interpénétration des 4 niveaux
de gestion du réel et des profils pédagogiques est nécessaire, c’est une évidence.
Cependant, il faut admettre et c’est un élément important pour notre travail, que beaucoup
d’apprenants adultes se reconnaissent dans la description du profil visuel dont les stratégies sont
construites et privilégiées par l’école. C’est ainsi que les stratégies analytiques et séquentielles
sont souvent développées, elles présentent des connaissances morcelées très fréquemment
dissociées de leur véritable contexte.
11
«Il faut noter d’ailleurs que la prédominance de l’hémisphère gauche paraît largement d’origine
culturelle. Chaque hémisphère peut acquérir un «renforcement» du fait des expériences
acquises et renouvelées, celui le plus «renforcé» deviendra dominant. Des expérimentateurs ont
ainsi proposé que certaines activités de l’hémisphère gauche puissent supprimer certains
aspects de celles de l’hémisphère droit ou du moins prévenir l’accès de l’activité de ce dernier
à l’hémisphère gauche.» (Laborit H., 1992)
Cette façon de gérer le réel, la langue, est appliquée dans tous les domaines cognitifs
- en compréhension de l’oral (comprendre chaque mot)
- en compréhension de l’écrit (analyse, «bottom-up»)
- en mathématiques
- etc...
Ces types de stratégies utilisées par les «profils visuels» rendent difficiles
- la globalisation des acquisitions (compréhension)
- la compréhension rapide
- l’organisation sémantique
- l’anticipation
- l’adaptation aux situations nouvelles.
En plus, elles s’opposent à deux notions essentielles à la base de l’apprentissage
- l’interactionnisme, l’interaction permanente entre le sujet et le milieu
- le constructivisme, l’élaboration des systèmes successifs dont chacun possède ses
propres règles de fonctionnement.
En résumé, enfermé dans l’assemblage des éléments (mots, phrases, formes grammaticales)
l’individu éprouve des difficultés de compréhension, d’expression car il est souvent incapable
de structurer les matériaux dans des ensembles basés sur le sens.
Tenant compte de ce qui précède, on peut dire que seule une méthodologie différenciée peut
permettre à l’apprenant de se prendre en charge et de devenir acteur de son apprentissage. Par
contre, pour l’enseignant, appliquer la méthodologie différenciée c’est «accepter de travailler
sur soi, ses préjugés, ses images de l’élève acceptable» (Perrenoud Ph., 1997).
13
MÉTHODOLOGIE DES LANGUES
14
Comme nous l’avons déjà précisé, l’apprentissage d’une langue n’est pas un but en soi mais un
moyen de permettre à l’individu de se construire en acquérant des connaissances. Dans ce but,
il est nécessaire d’amener l’apprenant à construire des capacités et des comportements souvent
différents de ceux que l’éducation s’efforce de lui donner.
Il s’agit des comportements
d’ouverture
de tolérance
d’acceptation de l’autre
des capacités
d’adaptation aux situations nouvelles
d’organisation spatio-temporelle
d’anticipation
de construction du sens
de perception et de structuration des stimuli multisensoriels
de perception globale.
Méthodologie de l’oral
Les démarches méthodologiques se font selon deux types d’activités se déroulant simultanément
à des degrés différents.
- la libération de la parole
- la construction du discours.
Libération de la parole
La libération de la parole s’obtient grâce :
à la pratique de l’expression corporelle et musicale
aux exercices de compréhension de l’oral
au jeu de rôle.
15
Expression corporelle et musicale
En donnant un sens aux mouvements corporels suscités par la musique, le groupe se construit,
les échanges s’établissent et créent les conditions favorables à un apprentissage social. C’est
ainsi que les conditions corporelles et affectives favorables apparaissent et que la nouvelle langue
est de mieux en mieux adoptée par l’apprenant adulte.
Travail phonétique
D’une manière globale, les exercices de rythmes corporels et musicaux améliorent la perception
et la production phonétique.
Ils visent :
- à affiner la discrimination auditive
- à développer la sensibilité corporelle aux postures, à la respiration, aux mouvements
(rythmes, intonations, tensions...)
- à amener une harmonie entre la respiration et les mouvements corporels et ainsi à
favoriser la prononciation des voyelles et des consonnes.
La correction phonétique proprement dite est pratiquée lors des activités langagières nécessaires
à la préparation d’un jeu de rôle ou d’un discours oral. Lors de l’étude d’un jeu de rôle, la
correction phonétique porte sur l’organisation spatio-temporelle du jeu, sur l’interprétation et
l’expression des différentes fonctions langagières et sur les intonations, rythmes et sons.
L’entraînement à la production d’un discours oral vise à pratiquer une correction phonétique qui
donne à l’individu la possibilité d’exposer, d’argumenter, de convaincre...
16
Les rythmes, les intonations, les postures corporelles, l’expression, le tempo, le regard, la voix,
assurent l’enchaînement des énoncés ainsi que la création des relations logiques (notions de
cause,
de conséquence, de condition...).
Nous entendons donc, par correction phonétique, la mise au point de rythmes et d’intonations,
le travail sur les postures corporelles et la tension, l’étude de la respiration, des mouvements et
de la voix dans le but d’obtenir une bonne production orale.
La correction phonétique spécifique, c’est-à-dire relative à une langue déterminée peut être faite
soit en même temps que les exercices de rythmes corporels et musicaux (correction phonétique
générale) soit avec un certain décalage. Dans ce dernier cas, les exercices de rythmes corporels
et musicaux constituent une préparation à la correction phonétique spécifique.
17
2. 2QWKHIHUU\
18
3OHDVHGWRPHHW\RX
7H[WHDGDSWÂ&LDYHU
On the ferry
TAPESCRIPT
19
Man Hello!
Woman Hello!
Man Nice day, isn’t it.
Woman Yes, it is.
Man Would you like a whisky or a coffee?
Woman Oh, whisky is horrible! A coffee, please
with milk.
Man Excuse me, excuse me.
A sandwich?
Woman No, thank you.
Man Here you are, white for you and a black
coffee for me.
Woman Oh, thank you.
20
On the ferry
DEROULEMENT
/DFRUUHFWLRQSKRQÂWLTXHSRUWHVXUO
RUJDQLVDWLRQGHO
HVSDFHVXUOHVSRVWXUHVFRUSRUHOOHV
OHVJHVWHVODPLPLTXHO
LQWRQDWLRQOHU\WKPHHWOHVSKRQÁPHV
21
Le professeur place les apprenants debout, en cercle fermé. Il prononce les répliques du
dialogue et fait imiter par les apprenants les intonations et le rythme associés aux
mouvements corporels : le rythme est marqué avec les pieds, les intonations avec la montée
ou la descente des bras et de la partie supérieure du corps.
CORRECTION PHONETIQUE DES PHONEMES
En associant les mouvements corporels (intonation) avec la prononciation, le professeur
procède à la correction plus fine des phonèmes : toute son attention est portée sur la
prononciation des phonèmes permettant d'amener les intonations et les rythmes de la langue
anglaise (le passage de l'articulation plus "saccadée" du français à des mouvements
respiratoires plus prolongés) :
Un rythme plus lent, les intonations descendantes et un relâchement corporel (surtout de la
partie supérieure - bras, épaules, cou, tête), favorisent la bonne prononciation de ces
phonèmes :
22
6. What do you say?
Exercise
23
What do you say?
Answer Sheet
24
What do you say?4
DÉROULEMENT
4
Ce texte se rapporte aux dialogues qui figurent dans l’UF1 mais qui ne sont pas repris dans cet ouvrage.
25
Compréhension de l’oral
Construction du sens
Au cours du déroulement d’un discours, l’auditeur construit des hypothèses sur le contenu du
message grâce aux connaissances qu’il possède de la situation (qui s’adresse à qui?, pourquoi?,
où?, quand?) et aux informations qu’il a dégagées du message.
Les hypothèses peuvent se bâtir sur le message tout entier ou sur des unités de sens plus
restreintes. Les attentes formelles - c’est-à-dire les attentes des formes linguistiques - sont
associées à ces hypothèses. Par une prise simultanée d’indices phonématiques (séquence de sons
possibles ou impossibles), syntaxiques (ordre des mots, attentes des structures grammaticales),
et sémantiques (sens); les hypothèses sont confirmées ou infirmées. Si elles sont confirmées, le
sens anticipé du message s’intègre dans la construction de la signification. Si les hypothèses sont
infirmées, la procédure est reprise à zéro soit en analysant la partie du message emmagasiné dans
la mémoire à court terme, soit en abandonnant la construction de la signification en cours. Si les
hypothèses ne sont ni confirmées ni infirmées, l’auditeur continue à construire la signification,
reprend l’analyse des hypothèses précédentes en se servant des indices apportés par les
redondances du texte (répétitions, reprises des idées).
Plus l’auditeur apporte des connaissances à l’analyse du sens moins il aura besoin de se servir
d’indices pour vérifier ses hypothèses.
26
L’auditeur écoute toujours pour atteindre un objectif, soit pour obtenir des renseignements précis,
soit pour élargir ses connaissances, soit par plaisir. C’est ainsi que l’écoute peut être :
- sélective (on sait ce que l’on cherche à connaître)
- globale (on écoute tout pour sélectionner après ou on ne cherche
rien de particulier)
Pour faciliter la compréhension, il ne suffit pas de mettre l’auditeur dans une situation de
compréhension de l’oral, comme il ne suffit pas d’étudier la grammaire ou de travailler la
discrimination des phonèmes, mais il est essentiel de construire des comportements et des
capacités.
Il est en effet essentiel de construire des comportements - confiance en soi, intuition, imagination,
prédiction, sensibilisation aux intonations et aux rythmes - pour pouvoir développer
progressivement, simultanément des capacités d’écoute discontinue, des capacités d’émettre, de
vérifier des hypothèses, de s’adapter aux situations nouvelles et de structurer le sens (en intégrant
des connaissances acquises aux connaissances nouvelles).
Les différentes stratégies d’écoute des apprenants adultes sont orientées vers la compréhension
globale. Pour l’atteindre, beaucoup d’apprenants passent par les exercices de compréhension
sélective puis établissent des schémas heuristiques et enfin, aboutissent à la compréhension
globale.
A noter que la compréhension globale notamment est facilitée par une «familiarisation» préalable
à l’écoute du texte. A un niveau avancé il est utile de préparer les apprenants à découvrir à
l’écoute le sens implicite d’un message.
Il convient de mettre en évidence que la compréhension de l’oral se construit la plus facilement
à partir de discours authentiques : les indices permettant les vérifications d’hypothèses sur le sens
sont plus nombreux que dans les textes préfabriqués. Se pose alors la question de la complexité
d’un document authentique, si le référent d’une situation se trouve dans le domaine des
connaissances des auditeurs, le discours semble facile. Dans le cas contraire, il est perçu comme
plus difficile.
D’une façon générale la situation de compréhension n’est pas une activité d’expression. Son but
principal est atteint lorsque l’auditeur a compris le message.
Toutefois, cette activité peut être suivie par d’autres exercices (surtout à un stade plus avancé)
à condition que l’objectif soit clairement énoncé :
on écoute le texte pour le présenter aux autres (qui ne le connaissent pas)
on écoute l’enregistrement parce qu’on ne possède pas le texte
on cherche un complément d’information.
27
Les exercices sur la superstructure du texte lesquels sont utilisés pour vérifier la compréhension
globale («Mets les phrases entendues dans le bon ordre») sur les moments essentiels de l’histoire,
sur la dynamique de la situation peuvent être utiles pour développer la capacité de la
compréhension de l’oral qui ne s’acquiert ni rapidement, ni facilement mais qui s’élabore
progressivement par des affinages successifs enrichis par d’autres apprentissages et par
l’évolution
des connaissances.
Compte-tenu de la diversité des profils d’apprentissage et des processus cognitifs des apprenants,
l’enseignant choisit les stratégies les mieux appropriées à chacun. La différenciation des
exercices est dès lors obligatoire.
Les exemples suivants puisés dans les dossiers des UNITES DE FORMATION
1, 3 et 5 illustrent la pratique du bain de langue et les activités de
compréhension à l’audition.
Les exercices écrits portent sur
les recherches des indices lexicaux ou grammaticaux
l’élaboration des schémas heuristiques
la production de l’écrit.
28
FOR THE TEACHER ONLY
1. Mr Blair called
Mrs Jones is at home with her two sons, Billy, who is still a
baby, and his five-year-old brother, Jimmy. She has a pro-
blem : there’s no bread in the house for dinner.
"Jimmy, I’m just going to the shop to get some bread. I’ll be
back in two minutes," she tells Jimmy. She puts on her coat
and goes out of the house.
The telephone rings and Jimmy answers it. It’s a man’s voice.
"Oh, hello. Is your mother in?" the man asks.
"No, I’m sorry. She’s out. She’ll be back in two minutes,"
replies Jimmy.
"Well, when she comes back, tell her that Mr Blair telepho-
ned."
"Who?" asks Jimmy.
"Mr Blair. Write it down : B - L - A - I - R".
"How do you make a ’B’?" asks Jimmy.
"How do you make a....?!! Listen, little boy, is your brother
or sister there?"
"My brother’s here," replies Jimmy.
"Oh, good. I want to talk to him, please," the man says.
"All right," says Jimmy. He takes the telephone to the baby’s
bed and gives it to his little brother.
Two minutes later, Mrs Jones comes back from the shop with
two loaves of bread.
"Everything all right, dear?" she asks Jimmy.
"Yes, Mum," he replies. "A man telephoned. He wanted to
speak to Billy".
29
Mr Blair called
DEROULEMENT
30
All’s well that ends well
Exercise
Ciaver
31
ANSWER SHEET FOR THE TEACHER ONLY
TAPESCRIPT
Mr C Caroline, get Mr Jackson for me on the phone. I don’t know him but
I do know that he’s in Tournai. That’s in Belgium.
Carol Yes, I know that Tournai is in Belgium, Mr Connery! Mr Jackson is
our ’rep’ there, isn’t he.
Mr C Yes, that’s right.. Do you know his telephone number?
Carol Yes, it’s in this list.
Com She dials the number 0-1-0 3-2 6-9 8-4-0-8-1-0 and waits for Mr
Jackson to answer, but there is no answer.
32
Sally Excuse me, Mr Connery. There are two men in my office. They want
to speak to you.
Mr C Well, I’m busy at the moment. I must phone Mr Jackson, our ’rep’ in
Belgium. He works in Tournai... in Belgium... but they are on holiday
in Belgium today. Do you know his home number in Tournai, Sally?
Sally Yes, they don’t work very much in Belgium. They’re always on
holiday! But I’m sorry, Mr Connery, I don’t know his home number
in Tournai. Do you know it, Caroline?
Com Caroline does not know Mr Jackson’s private number but she has got
his home address in Tournai. She dials 1-5-3 for International
Directory Enquiries.
Sally Excuse me, Mr Connery. There are two men in my office. They are
waiting for you.
Mr C (angrily) Well, I’m waiting to speak to Jackson in Belgium. I must
speak to him today. It’s very important. I don’t understand a clause
in a contract and Jackson can give me the explanation. I must have
the explanation today. Caroline, have you got the number?
Carol Yes I have, Mr Connery. It’s ringing now (.....) I’m sorry, there’s no
answer. Go and see the two men. They’re waiting for you. I’ll ring
Mr Jackson’s home number in Belgium again.
Mr C I’m sorry to keep you waiting, gentlemen. I’m very busy. What can
I do for you?
Jackson Good morning, Mr Connery. Do you know me? My name is Jackson.
I’m the company’s ’rep’ for Belgium. And this is my assistant,
Monsieur Cauchies, from Tournai. I want to give you the explanation
of a clause in a contract. It’s important. We have a holiday in
Belgium today, so here I am in London...
Ciaver
33
ANSWER SHEET FOR THE TEACHER ONLY
Answer key :
1-3 8-6-4-2 7 - 5.
Mr Connery does not understand a clause in a contract. Mr Jackson can give him the
explanation but Connery works in England and Jackson works in Belgium.
When Caroline phones the Belgian office, there is no answer. She then dials Mr Jackson’s
private number in Tournai. Mr Jackson is not at home, either. Mr Connery is now angry because
he must have the explanation today.
Two men are waiting to see him. One of them is Jackson - Mr Connery gets the
explanation today after all.
Ciaver
34
All’s well that ends well
DEROULEMENT
35
FOR THE TEACHER ONLY
TAPESCRIPT
Moods are emotions that can become fixed and influence you for hours, days or even weeks.
If your mood is sad or depressed or angry, that can be a real problem. Too often, doctors
recommend tranquillisers and anti-depressants. But there are other ways which are not toxic or
addictive.
Exercise, especially areobics, seems to be a very good way to get out of a bad mood.
Researchers have found that biochemical changes, produced by exercise, are better than drugs
at beating a bad mood. Running, cycling and swimming make the heart beat faster and improve
the use of oxygen. You need about 20 minutes of this, three to five times a week.
Colour psychologist, Patricia Szczerba, suggests that you should avoid red if you are angry
or annoyed. And do not wear dark colours like black or dark blue if you are depressed - go for
bright colours. If you are anxious, it is best to choose neutral, soft colours.
Music therapists say [that] the best way to change your mood is to play music, which is similar
to your bad mood, then, little by little, over about four pieces of music, change the music to the
mood [that] you want to be in.
Food : Scientists have found a link between food and mood. Carbohydrates, eaten alone,
make you feel calm and relaxed. There are plenty of low calorie foods, like popcorn, which
work, as well as crisps and doughnuts. And too much tea or coffee makes you depressed and
anxious.
Positive thinking : And finally, positive thinking is a very good way to change your mood.
An experiment on a group of students, who were depressed and anxious, found that if they
looked for something funny, it helped them more than if they cried. If you think positive
thoughts, and try to take an interest in someone else, you will probably begin to feel happier.
36
How to beat a bad mood
Exercises
Your friend is in a bad mood. Write him/her a note (or speak to your friend) suggesting
how he/she (his/her friend) can change.
Listen and take notes. Using your notes, complete this schema.
37
How to beat a bad mood
38
FOR THE TEACHER ONLY
Ciaver
39
How to beat a bad mood
DÉROULEMENT
Le professeur introduit d’abord le thème avec quelques questions qui portent sur
la bonne ou la mauvaise humeur, sur les dépressions et leurs remèdes, ....
Ensuite, en groupes, les apprenants font l’exercice 1. Chaque groupe présente son
texte. Suit éventuellement une discussion sur le thème.
Le professeur présente une première fois l’enregistrement du texte.
Avant de procéder à une deuxième présentation de l’enregistrement, le professeur
invite les apprenants à prendre des notes.
Toujours en groupes, les apprenants font l’exercice 2 (schéma heuristique).
Avant la mise en commun, l’enregistrement est présenté une nouvelle fois. Les
apprenants complètent leurs schémas.
Après la discussion et l’élaboration complète des schémas par le groupe-classe,
les apprenants présentent un discours oral (en se servant éventuellement du
schéma). Comme l’organisation sémantique a été longuement préparée, le
professeur peut insister davantage sur l’aspect communicatif de la présentation.
40
Is there life after work?
Mr Brian Roe, after 40 years of a full working life, 30 of them spent overseas in many
different countries as an administrator with the British Council, is now trying to cope with life
in retirement. He has been retired for nearly 5 years , and so he has had time to adapt. However,
he had to find solutions to three major problems that he had to face when he stopped working.
Mr Roe had become so used to being a very busy man that now, with so much free time
on his hands, one question to be solved is how to occupy himself. Another difficulty that he has
to confront is how to give some sense of purpose to his life; he misses the direction and discipline
that being at work gave him. A third problem is how to combat solitude. He now regrets a little
that he had always been so involved and constantly on the move in his professional life that he
had never had the time nor much opportunity to make any lasting friends or to keep in touch with
relatives. Moreover, his only son emigrated to Australia just before Mr Roe retired to live in
England and his wife died 2 years ago.
Despite the many obvious changes he has had to deal with since he decided to retire, Mr
Roe seems to be managing his new way-of-life successfully and has found ways to keep himself
busy. For example, he has taken up golf because, for him, it is more a time-consuming pastime
than a sport with the added advantage of having met some good friends among the club members.
He has therefore been able to develop a social life. He has even been on holiday a few times
with a particular couple of about his own age. In fact, he often goes away on visits, tours or
cruises which helps to fill time. He also busies himself with community work, chauffeuring
people without cars of their own to shops, hospitals and so on. He welcomes such an «excuse»
to get out and about and has made a lot of friends through his volunteering, especially with those
people whom he helps on a regular basis. This activity is important to him, too, because it gives
him some sense of purpose to his life; he is told when and where to go on such «missions of
mercy». More recently, as a result of a chance meeting with a cousin while on a visit to his natal
village, Brian Roe has further occupied some of his free time by tracing other long-lost cousins
and renewing contact with them. Family connections are as vital to the elderly as are business
ones to professional people still at work.
Mr Roe is one of the more fortunate pensioners. He can still lead an active life
especially since he is not short of money and enjoys good health. He had, however, to surmount
a number of difficulties in adapting to retirement because he had neglected to prepare himself for
his «third age». What do you look forward to doing when you retire?
Ciaver
41
Is there life after work?
Exercise 1
Ciaver
42
Is there life after work?
Exercise 2
The ten phrases or sentences given below have been omitted from the following text. The space,
where one or another of them should go, is shown thus [ ]. Which one should go where?
Mr Brian Roe, after 40 years of a full working life, [ ], is now trying to cope with life in
retirement. He has been retired for nearly 5 years [ ]. However, he had to find solutions to three major
problems that he had to face when he stopped working.
Mr Roe had become so used to being a very busy man that now, [ ], one question to be solved
is how to occupy himself. Another difficulty that he has to confront is how to give some sense of purpose
to his life; [ ]. A third problem is how to combat solitude. He now regrets a little that he had always been
so involved and constantly on the move in his professional life that he had never had the time nor much
opportunity to make any lasting friends [ ]. Moreover, his only son emigrated to Australia just before Mr
Roe retired to live in England and his wife died 2 years ago.
Despite the many obvious changes he has had to deal with [ ], Mr Roe seems to be managing
his new way-of-life successfully and has found ways to keep himself busy. For example, he has taken up
golf because, for him, it is more a time-consuming pastime than a sport with the added advantage of having
met some good friends among the club members. He has therefore been able to develop a social life. He
has even been on holiday a few times with a particular couple of about his own age. [ ]. He also busies
himself with community work, chauffeuring people without cars of their own to shops, hospitals and so
on. He welcomes such an «excuse» to get out and about and has made a lot of friends through his
volunteering, especially with those people whom he helps on a regular basis. This activity is important
to him, too, because it gives him some sense of purpose to his life; [ ]. More recently, as a result of a
chance meeting with a cousin while on a visit to his natal village, Brian Roe has further occupied some of
his free time by tracing other long-lost cousins and renewing contact with them. Family connections are
as vital to the elderly as are business ones to professional people still at work.
Mr Roe is one of the more fortunate pensioners. He can still lead an active life especially since
he is not short of money [ ]. He had, however, to surmount a number of difficulties in adapting to
retirement [ ]. What do you look forward to doing when you retire?
43
Is there life after work?
Exercise 3
The fifteen phrases or sentences given below have been omitted from the following text. The
space, where one or another of them should go, is shown thus [ ]. Which one should go where?
Mr Brian Roe, after 40 years of a full working life, [ ], is now trying to cope with life in retirement. He
has been retired for nearly 5 years [ ]. However, he had to find solutions to three major problems [ ].
Mr Roe had become so used to being a very busy man that now, [ ], one question to be solved is how to
occupy himself. Another difficulty that he has to confront is how to give some sense of purpose to his life; [ ]. A
third problem is how to combat solitude. He [ ] had always been so involved and constantly on the move in his
professional life that he had never had the time nor much opportunity to make any lasting friends [ ]. Moreover,
his only son emigrated to Australia just before Mr Roe retired to live in England and his wife died 2 years ago.
Despite the many obvious changes he has had to deal with [ ], Mr Roe seems to be managing his new
way-of-life successfully [ ]. For example, he has taken up golf because, for him, it is more a time-consuming
pastime than a sport with the added advantage of having met some good friends [ ]. He has therefore been able to
develop a social life. He has even been on holiday a few times with a particular couple of about his own age. [ ].
He also busies himself with community work, chauffeuring people without cars of their own to shops, hospitals and
so on. He welcomes such an «excuse» to get out and about and has made a lot of friends through his volunteering,
especially with those people whom he helps on a regular basis. This activity is important to him, too, because it
gives him some sense of purpose to his life; [ ]. More recently, as a result of a chance meeting with a cousin while
on a visit to his natal village, Brian Roe has further occupied some of his free time by tracing other long-lost cousins
[ ]. Family connections are as vital to the elderly as are business ones to professional people still at work.
Mr Roe is one of the more fortunate pensioners. He can still lead an active life especially since he is not
short of money [ ]. He had, however, to surmount a number of difficulties in adapting to retirement [ ]. What do
you look forward to doing when you retire?
Ciaver
44
Is there life after work?
Exercise 4
After listening to the recording, fill in the missing spaces in the text below :
Mr Roe had become so used being a very busy man that , with so much
free time on hands, one question to be solved how to occupy himself. Another
difficulty he has to confront is how give some sense of purpose to
life; he misses the direction and that being at work gave him. third
problem is how to combat . He now regrets a little that had always
been so involved and on the move in his professional that he had
never had the nor much opportunity to make any friends or to keep
in touch relatives. Moreover, his only son emigrated Australia just before Mr
Roe retired live in England and his wife 2 years ago.
Ciaver
45
Is there life after work?
DÉROULEMENT
46
A ce stade des présentations une discussion peut avoir lieu sur les deux schémas
(différences, choix d’informations et associations ....)
Enfin un membre du groupe 5 (exercice 4) est invité à lire à haute voix la solution
à son exercice, ce qui permettra aux apprenants des groupes 3, 4 et 5 de vérifier
leur exercice. Pendant cette activité finale, le professeur peut être amené à donner
des explications complémentaires en distribuant à toute la classe le «tapescript»
de départ.
47
Jeu de rôle
La méthodologie du jeu de rôle s’inscrit naturellement dans notre conception de l’oral comme
une activité de libération et de construction de l’individu.
En effet, l’individu tout en tenant le rôle de quelqu’un d’autre, joue ce qu’il est lui-même bien
que s’identifiant à une autre personne, il agit selon sa propre perception de ce qu’il est ou de ce
qu’il croit être.
«Le jeu de rôle permet de faire comme si on était dans la réalité : on vit des situations
quotidiennes et les situations problèmes dans un petit groupe, en toute sécurité. A force de jouer
diverses situations réelles ou fictives on va se reconnaître, s’éprouver soi-même tel que l’on est
et tel que l’on apparaît aux autres». (Schutzenberger A., 1981)
En regardant jouer par les autres le même rôle que le sien, l’apprenant est amené à se «voir» par
les yeux d’autrui, et ceci même dans des situations apparemment banales.
Si au début de la phase de libération, un jeu de rôle (non-verbal ou verbal) doit permettre à
l’individu de s’exprimer en interaction avec les autres, c’est-à-dire quand libération et échanges
sont essentiels, le jeu de rôle devient une activité de construction de la langue.
Après une première improvisation à partir de dessins ou d’un canevas suggéré, le jeu de rôle
choisi est étudié afin de le présenter dans le cadre d’un projet.
Vu l’option de libération, d’imagination et de relation prise pour les activités de jeu de rôle,
aucun exercice grammatical proprement dit n’est suggéré en relation avec les dialogues.
L’exercice du discours oral suivi d’un jeu de rôle est considéré comme «une variation» sur le
thème du jeu de rôle.
Le jeu de rôle est sans doute l’activité la plus importante dans le processus de construction de
l’individu et de la langue. Les exemples ci-dessous illustrent les différents aspects de
l’exploitation des jeux de rôle.
Le propos est illustré par des exemples de jeux de rôle pris dans les UNITES
DE FORMATION 1 et 5.
48
2. Sorry, wrong number
49
All’s Well 1
50
Sorry, wrong number
TAPESCRIPT
51
Sorry, wrong number
DEROULEMENT
PREMIÈRE PRÉSENTATION
Les dessins accompagnés de leur enregistrement sont présentés deux fois au
groupe-classe
Jeu de rôle
Un groupe d'apprenants (faux débutants) prépare et présente un jeu de
rôle.
- Avant de passer à la présentation de l'enregistrement une nouvelle fois,
le professeur présente la situation sous forme d'un discours oral; il évite
d'employer les répliques du dialogue et se sert de tous les moyens
phonétiques (intonation, rythmes, mimiques, gestes, regard, posture
corporelle...) pour rendre l'histoire intéressante.
DEUXIÈME PRÉSENTATION
L'enregistrement accompagné des dessins est présenté une nouvelle fois.
- Jeu de rôle
- En groupes, les apprenants préparent et présentent des jeux de rôle : les
"forts" aident les "faibles", lesquels se servent de tous les moyens non-
verbaux et verbaux pour participer aux échanges. L'évaluation se fait
après les présentations et porte sur
la cohérence des échanges
la qualité du jeu (qualité des échanges, communication,
originalité) .
TROISIÈME PRÉSENTATION
Présentation de l'enregistrement accompagné des dessins.
- Répétition et correction phonétique
- Le professeur procède à la correction phonétique.
52
1ER EPISODE
[Daughter : Highcliffe 5201 - Jim (speaking to himself) - But Arthur isn’t
married]
- 1ère phase
Quelques apprenants répètent les répliques du dialogue (debout)
- 2ème phase
Tous les apprenants produisent debout cette partie du texte en dialogue.
- Indications phonétiques
Le professeur attache beaucoup d'importance à l'intonation, au rythme, aux
gestes, à la mimique. La correction est considérablement facilitée lorsque
le jeu se fait en mouvement.
[ h ] Highcliffe
hello
hold
en opposition
Axton
is
I'm
Arthur
5201
hello
hold
no
[ ou ]
out
[ au ]
[r ] sorry
[ t ] Arthur
53
2EME EPISODE
- 1ère phase
Quelques apprenants répètent les répliques en dialogue (debout)
- 2ème phase
Tous les apprenants produisent debout cette partie du texte en dialogue.
- Indications phonétiques
[h ] Highcliffe
hello
who
en opposition avec
Axton
Axton
Baxton
[ ee ]
wrong
sorry
[r ]
3EME EPISODE
La fin du dialogue
Quatrième présentation
Présentation de l'enregistrement accompagné des dessins.
Nouvelle préparation des jeux de rôle dans les groupes suivie d'une évaluation faite
par les apprenants et le professeur (cf. plus haut).
54
3. Chatting up
TAPESCRIPT
We are at a private party in a friend’s flat in the country. Pamela, alone in a corner of the flat, is
approached by Maurice (who has a slight American accent) :
55
Chatting up
DEROULEMENT
56
Construction de l’oral
Appropriation de la grammaire de l’oral
La «grammaire» choisie pour les dialogues porte sur les fonctions et notions : la «grammaire»
est donc approchée par le sens et non par la forme.
Les fonctions expriment les opérations que le langage accomplit ou permet d’accomplir dans les
relations avec autrui et avec le monde. Les fonctions sont alors définies et analysées dans le
déroulement même des événements de la parole.
Les notions sont des concepts que l’apprenant peut avoir besoin de produire ou de comprendre
à travers leurs réalisations linguistiques. La démarche retenue pour déterminer objectifs et
contenus va des concepts aux mots, de la «pensée» à la langue. On insiste d’abord non sur la
grammaire et les formes linguistiques mais sur les situations amenant les fonctions de
communication à maîtriser (refuser, dire de faire, féliciter, critiquer, demander) et sur les notions
à exprimer (temps, conséquences, forme) . Le point de départ est en conséquence la situation.
Comme les textes présentés sont retenus en tenant compte de leur authenticité et de leur charge
affective, c’est de la situation que fonctions et notions sont dégagées.
Les actes de parole sont des réalisations langagières qui traduisent fonctions et notions.
La «grammaire» des fonctions et des notions a permis d’envisager une autre stratégie
d’exploitation grammaticale : à l’oral, aucun entraînement spécifique, la grammaire faisant partie
de la «correction du langage».
Par contre, on amène la «conscientisation» grammaticale à l’écrit : les exercices portent à la fois
sur la construction des textes et sur les actes de parole.
57
Rappelons, à ce propos, l’importance de la pratique des rythmes corporels et musicaux, elle
constitue une préparation indispensable à la correction phonétique et à l’apprentissage de l’oral.
Ils permettent :
- de créer des conditions psychologiques favorables à la perception de la nouvelle langue
- de favoriser la prise de conscience des attitudes corporelles, des rythmes et des
intonations différentes
par des exercices sur la respiration
par des productions d’intonations «corporelles»
par des mouvements déterminés par le rythme, l’intonation, l’intensité et la durée,
mouvements qui facilitent la production de la voix et l’articulation des phonèmes.
C’est grâce à cette «libération» corporelle que l’apprenant pourra plus facilement construire et
communiquer son discours.
Discours oral
Le discours oral, nouvelle manière d’exposer, d’argumenter, d’expliquer, exprime un autre regard
sur le vécu, une distanciation par rapport à un événement. Comme chaque texte, le discours oral
a sa grammaire, sa dynamique (ouverture, clôture et passage de l’un à l’autre) et sa logique
d’information (chronologie, informations hiérarchisées, progression sémantique). Cette
grammaire est soumise à des règles d’enchaînement des phrases lesquelles sont réalisées à l’oral,
grâce aux valeurs phonétiques : intonations, rythmes, tempo, pause, attitude corporelle, gestes,
mimiques, regard. De plus, toutes modifications (adaptations, rectifications ou explications)
complémentaires sont possibles puisque le discours est dit en présence de l’auditeur et de
l’auteur.
En conclusion, l’auteur d’un discours oral a la faculté de préciser sa pensée, d’agir sur le «public»
en employant tous les moyens verbaux et non-verbaux.
Pratiquement en langue étrangère, les apprenants rédigent un discours oral à partir de plusieurs
dialogues dont ils mettent en valeur l’enchaînement et la cohérence des idées.
Pour des raisons psychologiques et linguistiques, ce travail ardu exige de prendre distance de la
situation vécue. Si le remplacement du «je» et du «nous» par «il» et «ils» entraîne un changement
de point de vue, il provoque des modifications sémantiques plus qu’une modification
grammaticale. En effet, le «je» exprime l’implication, le «il» la distanciation.
Transformer le rôle de «joueur» en celui de d’ «orateur» (conférencier) suppose des attitudes et
capacités nouvelles.
58
2. Mother comes to town
59
All’s Well 1
60
Mother comes to town
TAPESCRIPT
Characters : Maureen
Paul
All’s Well 1
61
FOR THE TEACHER ONLY
Later that evening, Paul is I’d just come home from work and was singing in my bath,
at a pub talking to looking forward to the weekend, when the phone rang.
some friends : Maureen answered it. It was her mother. She was coming
to stay with us. It was the first I had heard about it. It was
quite an unexpected surprise!
Ciaver
62
Mother comes to town
DÉROULEMENT
Le professeur présente dessins et enregistrement une ou deux fois au groupe-
classe.
- Ensuite, il organise les travaux en groupes.
· groupe 1 - prépare un jeu de rôle à partir du dialogue
· groupe 2 - imagine la suite de la situation et la présente en jeu de rôle
· groupe 3 - prépare un discours oral
- La mise en commun a pour but d’évaluer les travaux réalisés et de préparer
l’étude d’un jeu de rôle et d’un discours oral. La présentation débute par le
discours oral et se termine par les deux jeux de rôle ; l’évaluation est faite à
partir des grilles.
Il va de soi que ces travaux se réalisent dans l’action (en jouant) et sur la «scène».
L’enregistrement est utilisé pour analyser les intonations et les reproduire en
adoptant la mimique et les postures corporelles adéquates. La charge affective de
la situation du dialogue se prête bien à cette manière d’étudier la mise en scène.
63
Méthodologie de l’écrit
Construction de l’écrit
La production de l’écrit demande des comportements très différents de ceux utilisés pour l’oral
- l’oral se construit dans l’action, l’écrit s’élabore par distanciation et anticipation
- le scripteur tient compte non seulement de ce qu’il a à dire mais aussi et surtout du
résultat espéré de sa communication
- l’écrit est le résultat d’analyses, de raisonnements, de stratégies
- l’écrit étant employé dans une situation de communication différée, le scripteur est tenu
d’être précis et d’employer les moyens linguistiques qui conviennent : le destinataire
n’étant pas présent, toutes les informations que la langue orale exprime par
l’intonation, le rythme, la tension, la pause, le tempo de la phrase; en un mot l’implicite
de l’oral - doivent être exprimés par les moyens de la langue écrite
- l’écrit s’exprime par de nombreux moyens que l’oral n’utilise pas : types de phrases,
et phrases transformées par enchâssement, formes verbales diversifiées, notions
spécifiques de lieu et de temps, mots de liaison, adverbes.
«Ecrire dans cette perspective, c’est s’efforcer de compenser par des procédures discursives et
linguistiques spécifiques, le fait que les deux interlocuteurs ne puissent être présents au moment
de la communication (Vigner G., 1982).
Les principes adoptés pour l’apprentissage de l’écrit peuvent être résumés comme suit :
- pas de décalage entre l’oral et l’introduction de l’écrit
- la lecture et la production écrite sont pratiquées simultanément
- la production des discours écrits (textes) se fait dans le cadre des projets réalisés par
les groupes.
64
Familiarisation avec l’écrit
Par familiarisation avec l’écrit, nous entendons la mise en place de certaines activités :
- reconnaissance des énoncés;
- recherche d’informations;
- analyse des indices graphiques lexicaux et morpho-syntaxiques;
- association d’idées.
Ces activités permettent la découverte du sens des énoncés pour agir, pour exécuter une tâche.
Pour illustrer cette pratique, les textes puisés dans l’UNITE DE FORMATION 1
sont suivis d’exercices qui portent sur la connaissance des énoncés et
l’organisation sémantique des paragraphes.
65
FOR THE TEACHER ONLY
TAPESCRIPT
IO = Immigration Officer
Ma = Man
Wo = Woman
66
7. Immigration : What do they say?
67
What do they say?
68
Immigration : What do they say?
Après cette première présentation, les apprenants reçoivent les dessins et les
répliques écrites, ils les examinent.
Il se peut que le professeur soit amené à réunir les apprenants débutants dans un
groupe et à leur lire à haute voix les répliques écrites.
69
6. A Misunderstanding
Larry asks Diana for her private phone number. When she
says that she does not understand, Larry is surprised : he
cannot imagine that she does not understand English! In fact,
Diana wants to know why Larry wants her number. He can
tell her why later.
At last Diana gives him her number : it's 0171 299 1084.
Larry can phone her between 9 and 10 o'clock in the evening;
she is usually at home then. He writes down all this
information in his note-book.
Ciaver
70
A Misunderstanding
Exercise
1st paragraph :
2nd paragraph :
3rd paragraph :
Ciaver
71
8. In a café
72
In a café
Exercise 1
A. A sandwich?
B. Yes, it is.
C. Here you are
D. Hello!
E. No, thank you.
F. Nice day, isn’t it
G. Excuse me, excuse me.
H. Would you like a coffee?
I. Hello!
J. Oh, thank you.
K. Yes, please.
Woman ----------------------------------
Man -----------------------------------
Woman -----------------------------------
Man ----------------------------------- --
------- -----------------------------------
------- -----------------------------------
------- -----------------------------------
------- -----------------------------------
------- -----------------------------------
73
In a café
74
In a café
Exercise 2
75
In a café
76
In a café
Exercise 3
A. Biscuits? ------------------------------------
B. She’s very well, thanks. Would you ------------------------------------
C. Here’s your tea and biscuits. ------------------------------------
2. ------------------------------------
es, please.
------------------------------------
E. Very well, thanks. How’s your wife,
Pat? ------------------------------------
77
FOR THE TEACHER ONLY
In a café
Answer sheet
78
In a café5
DÉROULEMENT
Chaque apprenant du groupe reçoit une feuille, résout l'exercice seul ou avec l'aide
des autres et réécrit le dialogue dans le bon ordre.
5
Ce texte se rapporte aux dialogues figurant en UF1.
79
Production d’un discours écrit6
Dans les approches récentes de la production des textes, la réflexion se porte plus sur le processus
La plupart des situations de production dans lesquelles on utilise l’écriture suppose des capacités
de planification et de distanciation relativement développées ainsi que des capacités de réflexion
consciente sur la langue. En effet, les nombreux aspects des textes écrits, notamment la structure
du texte, la relation entre les parties du texte et même entre les éléments du texte peuvent ou
doivent faire l’objet d’une réflexion précise.
Grammaire de texte
La grammaire de texte permet de lier la structure de la langue aux structures du texte, à
sa superstructure.
Elle est réalisée par un choix dans les domaines suivants :
Enonciation
- texte avec «je» ou avec «nous»
- texte avec «tu»
- texte avec «il»
6
Nous employons indistinctement tantôt texte, tantôt «discours écrit». Cependant, pour
l’apprentissage d’une langue étrangère, nous préférons le terme «discours écrit».
80
Système des temps
- présent
- passé
- adverbes de temps
Expression de l’espace
- adverbes
Enchaînements
- les substituts ou anaphores...mots ou expressions qui évoquent des personnages
ou des événements déjà présentés une première fois dans le texte
- les connecteurs qui organisent la cohérence :
les connecteurs d’enchaînement chronologiques : d’abord, ensuite, enfin
les connecteurs de rupture ou d’argumentation : tout à coup, mais,
cependant, soudain
les connecteurs de relation de cause à effet : donc, ainsi,...
Grammaire de la phrase
- syntaxe de la phrase
- orthographe
Les premiers discours bien rédigés par le groupe-classe sont écrits lisiblement sur des bandes de
papier blanc sans ligne, de plus ou moins 70 cm de large. C’est l’enseignant qui écrit le texte
sous la dictée des apprenants. Ces «panneaux» affichés aux murs de la classe constituent la
mémoire du groupe.
Avant la production écrite, les apprenants sont informés que le choix des phrases qui sont
retenues leur appartient, et que le texte produit fera partie de la mémoire du groupe.
Avant la séance d’écriture, les apprenants présentent une nouvelle fois le discours oral réalisé au
cours d’une séance de travail précédente.
Pendant la phase d’écriture, l’enseignant reformule les phrases dictées pour qu’elles soient plus
«écrites», plus explicites.
L’absence de destinataire exige un texte bien construit c’est-à-dire, possédant une superstructure
adaptée au type de texte, une grammaire de texte en harmonie avec la superstructure et un emploi
judicieux des anaphores et des connecteurs, ces derniers «remplaçant» les moyens phonétiques
utilisés à l’oral (intonation, rythme, pauses...).
La rédaction d’un discours est le résultat d’une négociation permanente, d’un jeu de va-et-vient
entre le professeur et les apprenants, de discussions à propos de l’enchaînement des idées, du
choix du vocabulaire et de la grammaire.
Les textes achevés affichés en classe constituent un matériel de référence lors de la rédaction de
nouveaux textes et la résolution d’exercices.
Il va de soi que la phase «dictée au professeur» est transitoire; mais elle est importante parce
qu’elle vise à amener les apprenants à prendre conscience de la structure d’un texte aussi bien
pour la production de l’écrit que pour la lecture.
81
Les séquences d’apprentissage qui suivent, sont des exemples illustrant les différences entre
«discours écrit» et «discours oral» et présentant des exercices conçus pour aider les apprenants
confrontés à la production écrite et à la lecture.
Les textes pris dans les dossiers des UNITES DE FORMATION 3 et 6 illustrent
le passage du jeu de rôle au discours oral et au discours écrit.
82
1. A few slides
83
All’s Well 1
84
A few slides
They are having tea in the living room at Jennifer and George’s house.
85
A few slides
Exercises
Oral discourse
86
A few slides
DÉROULEMENT
87
5. On the way to Crete
Written Discourse
1. Henry is visiting his friends, Jennifer and George, who live in a big
house at Horsforth, near Leeds. Henry and George were senior officers
in the Navy together. Now retired and both quite rich, they like to meet
and talk about the good old days and probably drink a few glasses of
whisky or rum. On this occasion, however, they are having tea with
Jennifer and are talking about holidays.
Last year, Jennifer and George went to Crete. The slides of their
holiday there are ready and Jennifer wants to show them to Henry. She
was not very pleased with her husband because, when they were driving
through Yugoslavia on their way to Crete, he got lost in the country.
George, who does not like criticism, does not agree. He was not
completely lost but he did not know the way to Zagreb. It is easy to
understand why : road signs in some parts of Yugoslavia are in another
language and not many English people can understand them!
All was not lost, however! A coach load of English tourists was
waiting for the train to pass at a level crossing there. The driver of the
coach knew the way to Zagreb and showed it to George. From there,
Jennifer and George continued their journey to Crete and had no more
problems.
Ciaver
88
On the way to Crete
2. Henry is visiting his friends, Jennifer and George and they are chatting about holidays.
Last year, Jennifer and George went to Crete. They are showing Henry some of the
slides that they took there. When they were driving through Yugoslavia, George could not
understand the road signs and so he got lost in the country. He and Jennifer then decided to look
for the motorway. After a while, they saw a line of cars in the distance and supposed that it was
the motorway but when they came nearer, they saw that it was only the railway!
All was not lost, however. As soon as he located the railway on his map, George found
the route to Zagreb.
89
On the way to Crete
3. Henry is having tea with his friends, Jennifer and George, who live in a village just outside
Leeds. Henry and George were in the Navy together. Now, both old age pensioners, they like
to meet over a few drinks and talk about the good old days. On this particular afternoon,
however, Jennifer is with them and they are chatting about holidays.
Last year, Jennifer and George holidayed in Crete. They are showing Henry some of the
slides [that] they took there. As they were driving through Yugoslavia on their journey to Crete,
George got lost in the middle of nowhere. He had some idea of where he was but he did not
know the way to Zagreb. It is not difficult to see why : road signs are in the Cyrillic alphabet!
The two holiday-makers then thought [that] they could locate their position on the map
if they could find the motorway. About ten minutes later, George saw a line of cars in the
distance. At first, he and Jennifer were glad as they supposed [that] it was the motorway. He
drove towards it but when he came closer, he saw that it was only the railway.
All was not lost, however! A coach of English tourists was waiting for the train to pass
at a level crossing there. The driver of the coach knew the route to Zagreb and showed it to
George. From there, Jennifer and George continued their journey to Crete without any more
problems.
Ciaver
90
On the way to Crete
Exercise 1
Here are some "synonyms" of words and phrases in the text "On the way to Crete (1)". Find
their "equivalents" :
91
On the way to Crete
Exercise 2
"On the way to Crete (3)" is, in fact, the same as "On the way to Crete (1)" except that some
of the words and expressions have been changed.
92
On the way to Crete
Exercise 3
The sentences and phrases are in alphabetical order. Find the correct sequence :
Ciaver
93
On the Way to Crete
DEROULEMENT
Tous les travaux se font en groupes. Les apprenants rédigent des discours écrits
en s’inspirant des textes.
Il est recommandé de donner des textes plus difficiles (1 et 3) aux apprenants
ayant plus de difficultés à produire des textes écrits. (la «redondance» des textes
1 et 3 facilite la compréhension et apporte plus d’information :
· le groupe 1 part du texte 1 de «On the Way to Crete»
· le groupe 2 travaille à partir du texte 2
· le groupe 3 travaille à partir du texte 3.
Les discours écrits sont copiés au tableau ou sur une bande de papier, il sont
discutés, évalués et réécrits.
Les exercices sont alors répartis entre les mêmes groupes, et font les exercices
avec le texte sous les yeux
· groupe 1 - fait l’exercice 1
· groupe 2 - fait l’exercice 3
· groupe 3 - fait l’exercice 2.
(à noter que les apprenants ont le texte sous les yeux)
Toute la classe participe à la correction des travaux, le professeur fait la synthèse
des exercices 1 et 2.
N.B. Beware in Version (1) of the second sentence in the second paragraph : «The
slides (of their holiday there) are ready» - the world «there» preceding «are»
refers to Crete and is not linked to «are». The exercise to Version (2) is a
reminder that punctuation (as-it-were the intonation of the written language)
is important whose communicative values should not be overlooked.
94
6. A visit to the factory
TAPESCRIPT
95
Girl She’s on her way now.
Duncan Good.
Girl Here she is.
Elisabeth Good afternoon, Mr. Duncan, I’m Elisabeth Corby, Mr.
Grant’s personal assistant. Would you like to see round the
factory first?
Duncan Yes, I would ...
Elisabeth Now this is our office block. We have all the administrative
departments here: Sales, Accounts, Personnel, Market
Research and so on.
Duncan What’s that building over there?
Elisabeth That’s the warehouse where the larger items of office
equipment are stored. We try and keep a stock of the faster-
moving items so that urgent orders can be met quickly from
stock.
Duncan So if I ordered a desk today, how long would it be before I
got delivery in Scotland?
Elisabeth I think perhaps you’d better speak to our Works Manager,
Mr. Fielding. You’ll meet him when we go over to the
factory. Let’s go there now.
Mr. Fielding This is one of our three workshops. This is the delivery bay
here.
Duncan Oh, yes.
Fielding The steel sheets and bars come in, as you see, in different
sizes and are unloaded on to the delivery bank here. We buy
them in from steelworks in Wales. This machine here is a
spot welder, and this is the new conveyor belt which we had
installed last year. We doubled our output in this department
as a result.
Duncan Oh, really.
Fielding I’ll take you to the assembly shop ...
96
Grant Now Mr. Duncan, what can I do for you? I understand that
you’re a friend of Jock Macpherson’s.
Duncan Yes, Mr. Grant. Jack told me that you make the best, and
cheapest, office furniture on the market.
Grant Well, I think we make the best.
Duncan But is it the cheapest? That’s what interests me.
Grant We have a wide range of prices, Mr. Duncan. Here’s our
catalogue. We think our prices compare favourably with
anything on the market today.
Duncan If I had an office I wanted you to furnish, how much would
it cost me?
Grant It would largely depend on the lines you chose.
Duncan My trouble is that I’m very short of time. Can you supply me
from stock?
Grant If you could give me some idea of your requirements, Mr.
Duncan, I might be able to help you. Unfortunately, I have
someone coming to see me shortly and I really...
Duncan I’ll tell you what I want. This is my card. I’m the Managing
Director of G.P. Duncan & Company. We make artificial
fertilisers. I want our new office block furnished.
I’d like you give me a quotation, including delivery charges,
as soon as you can.
Grant How many offices are there?
Duncan Twenty-eight.
Grant Twenty eight offices. Oh, I see. Well, how much time can
you give us?
Duncan Two months. The deadline is the end of September.
Grant I’d like to send a man up to Glasgow to get details. I might
be old fashioned but I never like promising a date until I
know we can honour it - however, I think ...
Elisabeth Er ... Mr. Grant, Mr. ...er... Frame is waiting to see you.
Grant Well, never mind about that ..... Tell him he’ll just have to
wait. You can see I’m busy with an important customer.!
The Language of Business
97
A visit to the factory
Written discourse
98
A visit to the factory
99
A visit to the factory
Mr. Duncan is the Managing Director of G.P. Duncan & Co. Ltd.,
manufacturers of artificial fertilisers.
His company are building a new office block and he is interested in obtaining
quotations for the cost of furnishing these new offices, so his visit may be of value to you.
Yours ever,
Jock Macpherson
* Messrs. Is sometimes used as a courtesy title before the name of firms which are not limited
liability companies, or partnership (e.g. a firm of solicitors).
Mr. Jock Macpherson, whom we both know, has written to tell you about my
forthcoming visit to London. I should very much like to meet you and see over your
factory if that could be arranged.
I hope to be in London on July 27th and 28th, and I should be grateful if you
could let me know the day and time which would suit you best, as I can then go ahead and
fit in my other appointments.
Yours sincerely,
George Duncan
Managing Director
G.P. DUNCAN & Co.Ltd.
101
A visit to the factory
Exercise 1
Ciaver
102
A visit to the factory
Exercise 2
Ciaver
DÉROULEMENT
Suit le jeu de rôle préparé par le groupe ayant étudié le discours écrit.
Remarques
Les deux lettres ci-contre servent de «modèles» pour les rédactions ultérieures.
Elles sont utilisées pour les réécritures : une comparaison entre le «modèle» et la
lettre de l’apprenant (superstructure, grammaire de texte) permet de préciser les
corrections à effectuer.
104
Lecture
Entre la production écrite et la lecture, il existe des liens étroits : un bon scripteur est un bon
lecteur.
En effet, le lecteur est toujours récepteur de la langue de l’autre; le scripteur, lui, rédige pour un
destinataire connu ou imaginaire.
«... C’est en ce sens que pédagogie de la lecture et de l’écriture sont liées : par la nature de la
situation de communication et non seulement par le code utilisé... On n’écrit qu’à partir de ce
qu’on comprend qu’il se passe quand on lit : écrire oblige à découvrir ses stratégies de lecture».
(Foucambert J., in Léon P., Roudier J., 1988)
Selon l’approche cognitive du langage la lecture est conçue comme un processus de construction
du sens par un lecteur actif s’appuyant sur des indices significatifs du texte : les structures sont
prédites et testées par rapport au contexte sémantique de la situation, ensuite confirmées ou
infirmées lors du traitement des matériaux linguistiques.
Comme la lecture repose sur des interactions fréquentes entre les hypothèses et les données, la
lecture déchiffrage, c’est-à-dire la lecture comme simple décodage de l’oral n’est pas souhaitable.
Deux hypothèses de traitement du texte pendant la lecture peuvent être mises en avant :
- une hypothèse globaliste qui s’appuie sur un traitement haut-bas (top-down),
postulant que les indices les plus efficaces sont des indices de haut niveau :
structuration sémantique, connaissance du référant, caractéristiques liées au type de
texte, connaissance morpho-syntaxique de la langue.
- un traitement bas-haut (bottom-up) repose sur l’identification des données
phonologiques et graphiques : reconnaissance des lettres, des mots, des phrases du
texte. Ce modèle traditionnel suppose qu’une lettre peut être «lue» en dehors d’un
mot, un mot en dehors d’une phrase, une phrase en dehors d’un texte.
L’efficacité de la lecture dépend des interactions entre les différents niveaux et d’une certaine
convergence des processus «haut-bas» et «bas-haut».
Lors de la construction du sens , le bon lecteur traite le niveau graphémique pour confirmer
certaines prédictions si cela est utile, c’est pourquoi le traitement bas-haut joue aussi un rôle
appréciable dans le processus d’identification pour donner du sens.
Cependant il arrive souvent que beaucoup de lecteurs adultes utilisent uniquement les stratégies
de bas niveaux pour construire le sens.
105
«Le langage constitue de ce point de vue un «objet à percevoir» très spécifique, dans la mesure
où il contraint le récepteur à comprendre la façon dont quelqu’un d’autre (le locuteur, le
scripteur) a codé sa compréhension du monde; cela suppose que le récepteur mette en oeuvre
sa connaissance du monde, mais aussi sa connaissance de la connaissance du monde, qu’a le
locuteur sa connaissance des connaissances que le locuteur(scripteur) a des connaissances de
son auditoire». (Gaonac’h D., 1987).
Les connaissances préalables sont celles que Smith (1980) appellent informations non-visuelles,
celles situées «derrière le globe oculaire»; ce sont celles que nous avons déjà sur la lecture, sur
le langage, sur le monde en général.
«(...) pouvoir voir des phrases écrites devant les yeux ne suffit pas, loin de là. Nous devons venir
à leur rencontre avec une information non-visuelle (...) plus on en a déjà «derrière l’oeil», moins
on a besoin d’informations visuelles une lettre, un mot ou la signification d’un texte.
Réciproquement, moins on dispose d’informations non-visuelles soit parce que le sujet du texte
n’est pas familier, soit parce qu’il est écrit dans une langue difficile à comprendre, plus la
lecture est lente et plus on a besoin d’informations visuelles.» (Smith F., op.cit.)
En résumé, ...
Dans cette réflexion sur la production d’un texte et sur la lecture, nous avons développé quelques
aspects cognitifs de l’acte de lire :
- la lecture fait toujours partie d’un projet qui détermine les objectifs et les stratégies de
l’activité
- une lecture n’est efficace que si on peut associer les informations apportées par la
lecture (20´%) à celles «stockées» antérieurement dans le cerveau (80%)
- lire et comprendre, c’est organiser les informations : des connaissances à propos de la
structure des textes aident à la lecture et sont indispensables pour la production écrite,
à savoir :
. l’»architecture» du texte variable en fonction de son type, son découpage en
paragraphes, ses titres, mais aussi les caractères graphiques employés et la
ponctuation constituent des repères précieux pour la «mise en situation d’un texte»
et pour la formulation des hypothèses sur le sens
. autres éléments qui interviennent : l’ordre des mots, la construction des phrases, les
structures syntaxiques, l’emploi des anaphores et des connecteurs
- lire signifie savoir trouver ce que l’on cherche, sans trier les textes et les passages à lire
et à relire
- lire, c’est construire des connaissances grâce à tous les textes lus, c’est élaborer de
nouveaux savoirs avec les expériences accumulées.
106
Lecture en langue étrangère
Que l’apprenant-adulte possède des stratégies de lecteur en langue maternelle que la construction
du sens et l’organisation des connaissances soient fonction de la structure cognitive de l’individu,
ce sont là des évidences que nous avons déjà explicitées.
Il est en conséquence possible que des lecteurs-adultes réunis dans une classe utilisent des
stratégies différentes aussi bien pour la construction du sens que pour l’apprentissage d’une
langue étrangère.
C’est pourquoi il est souvent difficile d’analyser les stratégies d’un lecteur-adulte.
A-t-il inconsciemment choisi un autre traitement des informations que dans sa langue
maternelle ? La raison en est-elle une connaissance insuffisante de la langue ou des difficultés
pour mettre en place les interactions du traitement d’indices de «bas niveau» et de «haut niveau»
?
D’autre part, si la maîtrise de l’écrit en langue maternelle n’est pas suffisante, il est probable que
l’utilisation des stratégies «globalisantes» sera rendue difficile.
En tout état de cause, deux possibilités s’offrent à nous : utiliser l’approche à laquelle l’apprenant
est habitué ou l’amener à appliquer des stratégies nouvelles.
Cependant nous croyons que la lecture ne présente qu’un aspect de la structure cognitive que
l’individu applique dans les traitements d’information en général.
L’analyse du processus d’apprentissage dans le cadre de l’évaluation formative peut nous aider
à établir le profil cognitif de l’apprenant
- les corrélations établies entre différentes capacités (compréhension de l’oral et de
l’écrit, production de l’oral et de l’écrit) nous fournissent des indications quant aux
stratégies mises en œuvre par l’apprenant. Très souvent, une bonne compréhension
globale - c’est-à-dire l’organisation des connaissances grâce aux traitements
d’informations de «haut niveau» révèle un apprenant bon en compréhension à
l’audition rapide et bon en lecture. Il est aussi un bon scripteur dont les productions
écrites possèdent une structure valable et une bonne grammaire de texte. Si, par contre,
l’apprenant construit le sens en exploitant des indices de bas-niveau, il peine pour la
compréhension globale et pour la rédaction des textes.
Que les deux niveaux décrits ci-dessus correspondant aux profils d’apprentissage
(hémisphère droit, hémisphère gauche), soient construits par l’environnement est chose
facile à admettre.
Certaines solutions aux difficultés constatées pour la pratique de la lecture en langue étrangère
peuvent être suggérées :
- étant donné qu’un adulte-lecteur en langue étrangère est confronté au caractère
interactif du processus du traitement d’informations (haut niveau, bas niveau), il est
souhaitable qu’il soit familiarisé avec tous les aspects de la langue. La convergence
méthodologique doit être appliquée aussi bien dans la compréhension que dans la
production de la langue. La perception de l’écrit (identification) est indissociable de
la compréhension de l’écrit (traitement).
107
- on peut aussi dire que, vraisemblablement, les exercices de compréhension globale de
l’oral et de l’écrit, sont bénéfiques et facilitent l’organisation du sens et la construction
des connaissances.
- pour toute activité de lecture, il est souhaitable d’utiliser des documents authentiques,
des textes simplifiés - au niveau lexical et sémantique - manquent de cohésion. La
suppression des connecteurs jugés trop complexes aboutit à une juxtaposition des
énoncés laquelle rend difficile la construction du sens. Par contre, la recherche
d’indices est facilitée grâce à la redondance du texte authentique.
- des aides à la lecture - préalables ou simultanées - s’avèrent parfois nécessaires, il faut
. tenir compte de l’arrière plan culturel ou des faits culturels spécifiques
. préparer les apprenants aux connaissances textuelles (superstructure, organisation
sémantique)
. rendre l’apprenant conscient du contenu thématique du texte et en définir l’objectif.
108
Lecture globale (rapide)
Les textes puisés dans les dossiers dans les UNITES DE FORMATION 2 et 6 sont
des exemples d’exploitation d’exercices de lecture globale (rapide). Les
travaux écrits de L’UNITE DE FORMATION 2 sont des aides à la lecture
globale :
- l’exercice 1 propose un travail sur la discrimination visuelle des
énoncés, exercice destiné aux apprenants manquant de précision
dans la recherche des indices.
- l’exercice 2 est destiné aux apprenants qui ne percevant pas la
cohérence du texte, éprouvent des difficultés pour en construire le
sens.
- l’exercice 3 est conçu pour aider les apprenants qui éprouvent des
difficultés pour choisir anticipativement les indices pertinents (à
noter que les mots éliminés ne sont pas essentiels pour la
compréhension du texte).
109
8. DIY Surgery
That is true for more than 99.9% of the population, but there are still
a few people who believe they can ’do-it-themselves’. ["DIY" = "do-it-
yourself"].
110
DIY Surgery
Exercise 1
Ciaver
111
DIY Surgery
Exercise 2
That is true for more than 99.9% of the population, but there are still a few people who
believe they can ’do-it-themselves’. ["DIY" = "do-it-yourself"].
One of the most incredible cases of ’do-it-yourself’ surgery is a young man from
Wisconsin, USA. He spent months reading books on medicine, and collected all the necessary
instruments.
Continue the story of this case by putting the sentences in the right order
[use the punctuation to help you] :
Ciaver
112
DIY Surgery
Exercise 3
Fill in the gaps with the number of the word or phrase in this list :
formore 99.9% of the population, but there are still a few people who
believe they can ["DIY" = "do-it-yourself"].
one morning, he got at 4 am and covered his bedroom with clean sheets.
He gave himself a light anaesthetic, lay on a table and made a cut in his chest. He spent
of the day but after eight hours he stopped because He managed to
bandage himself and call the police, and later he made a full recovery in hospital.
Another case was an old man from Eastbourne in England cut off his leg to
the knee, although he knew there was nothing wrong with it. His doctor said that it to test
his willpower and tolerance of pain. When he went to hospital, , but apart from that, he
was fine.
Ciaver
113
DIY Surgery
OBJECTIF Construction du sens à l'écrit
DÉROULEMENT
Lecture-découverte
La lecture "découverte" est destinée aux apprenants débutants et aux faux
débutants ayant des difficultés pour la compréhension globale d'un texte. Ces
apprenants font l'exercice 1 avec le professeur à partir d'un transparent.
Les autres font les exercices 2 et 3.
Lorsque les apprenants citent des mots qu'ils ont découverts, le professeur essaie
de les amener par des questions à deviner le sens, soit en les liant aux énoncés
déjà compris ou à ceux qu'on cherche dans le texte.
Par exemple What is the text about?
What does the expression "Do-it-yourself" mean?
What has "Do-it-yourself" to do with hospitals, doctors and
nurses? Etc.
C'est grâce à un va-et-vient entre les mots, les expressions et les vérifications dans
le texte que les apprenants arriveront à comprendre globalement le texte.
A noter qu'une compréhension détaillée n'est pas nécessaire; l'essentiel c'est
d'arriver à comprendre le sens global grâce aux devinements et aux associations
des idées. A ce stade, c'est surtout le contexte qui permet aux apprenants de
deviner le sens du texte.
Au cours d'une autre séance de travail, les mêmes apprenants sont invités à faire
l'exercice 1 avec le texte sous les yeux.
114
Victim traps her «killer»
The search
With a sigh he leaned forward and switched his car headlights on and off several times. A
stranger appeared from the night shadows and struck Giordana over the head with a rifle butt.
The two men then carried the unconscious woman to the cliff edge and threw her into the sea
which was crashing into jagged rocks 80 feet below. Next they
115
clambered down the cliff face and with torches searched the water. Suddenly the doctor spotted
what he thought was her lifeless body, face down, floating out to sea. He assumed she had
drowned. He also supposed it would be some days before her body was found.
Astonished
Only six hours later, the 47-year-old society doctor was being questioned by police at his home.
To his astonishment, the police inspector told him he had been accused of attempted murder by
the victim herself. She had not died in the sea. By some lucky chance, she had missed the rocks
and plunged straight into the cold water which had revived her almost immediately. She
wriggled free of her overcoat and let it float on the surface while she swam underwater to the
shore. There she hid behind a rock until the two men had climbed back up the cliff and gone.
She then dived back into the sea and swam down the coast to a fishing village from where she
telephoned the police.
Confession
When confronted with the proof that the women was still alive, the doctor confessed and said,
«She never told me that she was once a swimming champion!» He got what he needed all right
- a long term in prison!
116
Victim traps her «killer»
Exercise 1
Here is part of the telephone conversation between the woman victim and a police officer. His
questions have been omitted. What were they?
PO Right, I’ve noted the main facts of the case but I also need to take down a few
particulars. ?
W I’m phoning from the Rosso café in the village here.
PO Ah yes, I know where it is. ?
W My name is Pavic, Giordana Pavic.
PO ?
W I’m single.
PO ?
W Twenty-seven years old.
PO ?
W I’m a model.
PO ?
W Doctor Alfonso Mongo. Do you know him?
PO Yes, I know him - the rich society doctor in Naples. So you were his mistress - he
was your lover - but the affair is now over between you. ?
W I left him because we had serious quarrel. He was taking me for granted.
PO You said he had an accomplice who must have hit you over the head and who helped
him to throw your body into the sea. ?
W No. He is a stranger to me. Anyway, it was dark.
PO ?
W It must have been just after midnight, I should think.
PO Right. Let me see, it’s a little after five a.m. now. ?
W I suppose he’ll be at his home in Naples, probably asleep in bed.
PO Don’t worry, we’ll find him and bring him in for questioning right away. Meanwhile,
we’ll send a car to fetch you. It’ll be there in about half an hour. OK?
W Thank you, officer.
Ciaver
117
Victim traps her «killer»
Exercise 2
Join the sentences together in each of the following ten questions without using «and» or «but».
1. A doctor stopped his car. He was a rich society doctor. His car was on a deserted
cliff road. The cliff road was near Naples.
2. He turned to his companion. She was a beautiful model. He asked her to return
to him.
3. Miss Pavic had in fact been his mistress. She had left him. They had a serious
quarrel.
4. She replied that their affair was finished for ever. The doctor thereupon gave a
signal. The signal was pre-arranged. He flashed his headlights several times.
5. A stranger appeared out of the night shadows. The stranger struck the woman over
the head.
6. The two men carried the body to the edge of the cliff. The body was unconscious.
The two men threw the body into the sea. The sea was crashing onto rocks. The
rocks were eighty feet below.
7. The two men then climbed down the cliff. The two men searched the surface of
the water. They searched with torches.
8. The doctor thought he saw a body. It was a woman’s body. The body was dead.
It was floating out to sea.
9. The forlorn lover assumed the woman had drowned. He went home to bed.
10. The doctor felt quite safe. He also supposed that her body would not be found until
several days later.
Ciaver
118
Victim traps her «killer»
Exercise 3
Read the exercise first and then fill in the gaps from the missing words list :
A rich doctor stopped his car on the deserted cliff road near Naples.
Turning to his companion, a beautiful , he asked her to to him.
Miss Pavice had in fact been his mistress who had left him after a serious .
When she replied that their affair was for ever, the doctor gave a
signal by his headlights several times. Out
of the night shadows appeared a stranger who struck the woman the head. After
having carried the unconscious body to the cliff edge, the two men threw into the sea,
crashing rocks eighty feet below. They then climbed down the cliff to
the surface of the water with torches. The doctor saw what he thought was the
woman’s body, floating out to sea.
Assuming his former companion had drowned, the forlorn lover went to bed.
He felt quite because he also supposed her body would not be found
several days later. Only six hours later, however, the police questioning the doctor.
His victim had escaped and was him of attempted murder.
When the two men had thrown her body into the sea, Giordana had
missed the rocks and plunged straight into the sea. The cold water revived her. She
immediately struggled her overcoat and let it float on the surface. In the
darkness, the two men her overcoat for her lifeless . As soon as
they had gone, the «victim» swam down the coast to a fishing village from
where she telephoned the police with her story.
Ciaver
119
Victim traps her «killer»
Exercise 4
Exercise 4.1
1. I need you.
2. She need hardly tell him again.
3. Needless to say, he was found guilty.
4. He got what he needed.
5. He took it for granted that she had drowned.
6. You take me for granted.
7. Our love is for keeps.
8. They had a slanging match.
9. It was the last straw.
10. She used to be a champion swimmer.
Exercise 4.2
Ciaver
120
Victim traps her «killer»7
Exercise 1
Here is part of the telephone conversation between the woman victim and a police officer. His
questions have been omitted. What were they?
PO Right, I’ve noted the main facts of the case but I also need to take down a few
particulars. Where are you? (Where are you phoning from)?
W I’m phoning from the Rosso café in the village here.
PO Ah yes, I know where it is. (Right. First of all, ) What is your name?
W My name is Pavic, Giordana Pavic.
PO Are you married or single?
W I’m single.
PO How old are you?
W Twenty-seven years old.
PO What is your occupation?
W I’m a model.
PO Who are you accusing? (What is the name of your attacker?)
W Doctor Alfonso Mongo. Do you know him?
PO Yes, I know him - the rich society doctor in Naples. So you were his mistress - he
was your lover - but the affair is now over between you. Why did you leave him?
W I left him because we had serious quarrel. He was taking me for granted.
PO You said he had an accomplice who must have hit you over the head and who helped
him to throw your body into the sea. Did you recognise the accomplice (Do you
know the accomplice?)
W No. He is a stranger to me. Anyway, it was dark.
PO About what time did this happen?
W It must have been just after midnight, I should think.
PO Right. Let me see, it’s a little after five a.m. now. Where is the doctor now (Where
do you think the doctor is now?)
W I suppose he’ll be at his home in Naples, probably asleep in bed.
PO Don’t worry, we’ll find him and bring him in for questioning right away. Meanwhile,
we’ll send a car to fetch you. It’ll be there in about half an hour. OK?
W Thank you, officer.
Ciaver
7
Evidemment, l’apprenant doit lire la réponse qui suit afin de formuler la question dont plusieurs possibilités
existent. Voici quelques suggestions
121
ANSWER SHEET FOR THE TEACHER ONLY
Exercises 2 and 3
A rich society doctor stopped his car on the deserted cliff road near Naples. Turning to
his companion, a beautiful model, he asked her to return to him. Miss Pavic had in fact been his
mistress who had left him after a serious quarrel.
When she replied that their affair was finished for ever, the doctor gave a pre-arranged
signal by flashing his headlights several times. Out of the night shadows appeared a stranger who
struck the woman over the head. After having carried the unconscious body to the cliff edge, the
two men threw it into the sea, crashing onto rocks eighty feet below. They then climbed down
the cliff to search the surface of the water with torches. The doctor saw what he thought was the
dead woman’s body, floating out to sea.
Assuming his former companion had drowned, the forlorn lover went home to bed. He
felt quite safe because he also supposed her body would not be found until several days later.
Only six hours later, however, the police were questioning the doctor. His victim had escaped
and was accusing him of attempted murder.
When the two men had thrown her body into the sea, Giordana had luckily missed the
rocks and plunged straight into the icy sea. The cold water revived her. She immediately
struggled out of her overcoat and let it float on the surface. In the darkness, the two men mistook
her overcoat for her lifeless body. As soon as they had gone, the «victim» swam down the coast
to a nearby fishing village from where she telephoned the police with her story.
The doctor, faced with incriminating evidence, admitted the accusation. He much
regretted that he had not known his former lover used to be a champion swimmer. Needless to
say, the doctor was found guilty and is now in prison.
Ciaver
122
Victim traps her «killer»
DEROULEMENT
Avant la lecture, le professeur attire l’attention des apprenants sur le titre, les
sous-titres et la superstructure du texte.
Sans le texte sous les yeux, les apprenants sont invités à émettre des hypothèses
sur le sens global de l’histoire. Le professeur peut «guider» les apprenants par les
questions suivantes :
- Why, in the title, is the word «killer» in inverted commas?
- Who made the search and what were they looking for?
- Who was astonished, and why?
- How was the woman able to survive this attempt to murder her?
123
Questions
a) the doctor asked his mistress to return to him. How does she indicate her
refusal to do so?
b) which sentence confirms that it goes without saying that the doctor was
not hoping for a different reply from his former companion?
c) find the sentence which states that it was not necessary for Miss Pavic to
repeat the fact that their affair was finished.
d) how does the woman express the fact that on no occasion had she
suggested that their romance would be eternal?
e) find the sentence where the beautiful model explains that her lover had
presumed for too long a time that she would always be at his call.
f) which sentence explains that the couple had had such a serious quarrel a
few days ago that their relationship had become intolerable.
g) locate where the text tell us how old the two lovers were.
h) find the sentence which says that the doctor took it for granted that his
victim had died in the sea.
i) what did the doctor mistake for «her lifeless body, face down, floating out
to sea»?
j) locate the expression «wriggled free of her overcoat» : can anyone
demonstrate this action?
k) where does it say in the text that Giordana used to win medals for
swimming?
Réponses
a) Beautiful model, Giordana Pavic, 27, shook her head.
b) Needless to say, he had not really expected any other answer.
c) She need hardly tell him again it was all over between them.
d) «I never once said our affair was for keeps».
e) «You have been taking me for granted for too long».
f) Their recent slanging match had been the last straw.
g) ............... Giordana Pavic, 27 ................ the 47-year-old society doctor
h) He assumed (that) she had drowned.
i) Her overcoat.
j) .......... struggle to take off her overcoat ..................
k) ........... she was once a swimming champion!»
124
Les exercices suivants sont faits dans les groupes :
. groupe 1 - travaille sur l’exercice 1 et prépare un jeu de rôle (une conversation
téléphonique)
. groupe 2 - fait l’exercice 2 et prépare un discours oral
. groupe 3 - prépare un discours écrit en s’aidant de l’exercice 2
. groupe 4 - fait l’exercice 3 et prépare un discours oral/écrit
A noter que tous les apprenants reçoivent les feuilles des travaux réalisés par les différents
groupes.
125
Lecture fonctionnelle
Dès le début de l’apprentissage de la langue étrangère, pendant la phase de familiarisation avec
l’écrit, la lecture est fonctionnelle : les apprenants lisent pour résoudre une tâche (faire un
exercice). Très rapidement, la lecture fonctionnelle et la production de l’écrit font suite aux
exercices de compréhension à l’audition : le travail devient plus «authentique», on s’informe puis
on lit les informations pour réaliser la tâche.
L’organisation du temps est un aspect important dans la construction du sens et l’acquisition des
connaissances, c’est pourquoi il est nécessaire de limiter le temps pour la lecture (globale et
fonctionnelle) et la production de l’écrit.
La rédaction des «écrits sociaux», très motivants pour les apprenants adultes, font partie des écrits
fonctionnels, la lecture et la rédaction des textes étant étroitement liées pour la réalisation de la
tâche.
Les exemples de lecture fonctionnelle sont pris dans les dossiers de L’UNITE
DE FORMATION 1, de l’UNITE DE FORMATION 2 et l’UNITE DE FORMATION 3.
126
6. Flight times and itineraries
Exercise
Sylvie Thibodeau, who is 18 years old and who lives in Montreal, is going to Portland.
Her job? - an au pair for the Rodway family. Imagine you are Sylvie - write her letter to the
Rodways in reply to their note of 3rd April. The date of your letter is 16th April :
127
Flight times and itineraries
..................................................................,
I arrive ..........................................................................................................
................................................................................
You don’t have to ................... for writing only a note because I understand
....................................................................................................
I know that you don’t have time ......................................................
........................................................................................
...............................................,
Ciaver
128
FOR THE TEACHER ONLY
I now have my flight times and itinerary so I confirm that I fly from
Montreal via Toronto and Vancouver to Portland. I leave Montreal on
30th April. I have to wait nearly four hours in Toronto airport! As you
know, my brother lives in Vancouver and so I am spending two days
with him there, in Vancouver, on my way to you.
You don’t have to apologize for writing only a note because I understand
your situation at the moment. I know that you don’t have time to write a
letter.
Yours sincerely,
Ciaver
129
Flight times and itineraries
DEROULEMENT
130
A visit to England
Alan Greene is a computer programme analyst who works for the Nagashiba company at
their Cambridge office. He often visits the company’s Headquarters in Japan. He is in Tokyo
at the moment on a working holiday. Alan is not married.
In a bar this evening, he meets Mr Itakagi Tetsuya (*) and his wife, Fumiko. Tetsuya is a sales
manager with the Nagashiba company. The Japanese couple, who are old friends of Mr Greene
and who both come from Tokyo, do not understand English but there is no problem : Alan
Greene speaks Japanese very well. They invite him to their house for dinner. They live in the
next street, at 25-3, Block A, Otemachi, which is very near the Nagashiba company; in fact, it
is in the same street. Mr and Mrs Itakagi want Alan to speak to their son, Kenji, who is studying
English at university in his native city, Tokyo. In fact, it’s Kenji’s birthday today. He is 20 years’
old.
Kenji is going to Cambridge on a course. It is his first visit to England so Alan tells Kenji that
he’ll meet him at Heathrow Airport and shows him how to fill in a "Landing Card". Alan also
invites Kenji to come and stay at his house for the first week and gives him his business card.
(*) Japanese people always use their family name first, then their forename.
131
Alan GREENE
Home address :
NAGASHIBA Inc
Manufacturers of electrical components
10-15 Otemachi
TOKYO
ITAKAGI Testsuya
Sales Manager
Ciaver
132
A visit to England
Exercise
Non-EEC visitors arriving in the UK must fill in a landing card. Imagine you are Kenji and you are on
the way to England by plane. Complete this landing card :
133
Ciaver
134
ANSWER SHEET FOR THE TEACHER ONLY
A visit to England
Answer key :
NB
- Kenji is on his way to England and so only the UK landing card
is pertinent; the US form is therefore something of a "red
herring", for interest and information only!
- Sex : "M" (male) or "F" (female) - Kenji is "M" {Mr Itakagi's
son.}
- Date of birth :
It's Kenji's birthday TODAY {the day that the students do
the exercise}. If that day is 16th January, 1998, Kenji's
"d.o.b." = 16/01/78
- Address in UK = Alan Greene's address - see his business card
Ciaver
135
A visit to England
DEROULEMENT
136
A part-time job
Exercise
Read this letter from Margriet Peeters to Pat Sprague and then write Pat’s letter to Dr Bentley
How are you? Sam and I are so pleased that you have found a nice flat quite near ITC’s
Head Office. I know that accommodation in London is expensive and that you are looking
for a part-time job. I have good news for you!
Write to the doctor and ask for an appointment - tell him why he should give you the job!!
The address is Dr Bentley, 3rd Floor Surgery, 18 Harley Street, London W1 (Tel. 0171-580-
6394). It’s not far from Charlotte Street. You can also mention that Jim works at ITC and
that Sam told you about this job - it is not advertised and Dr Bentley won’t want a copy of
a CV. Good luck!!
I’m sorry that I don’t write very often but as you know, like you, I haven’t got much time.
Call me and give me your new telephone number.
Ciaver
137
A part-time job8
DEROULEMENT
8
Ce texte se rapporte aussi au dialogue «A flat and a landlady» (voir UF2 - Module B).
138
8. Reserving hotel accommodation
Exercise 1
Before listening
139
Reserving hotel accommodation
Exercise 2
After listening
3. Which hotel did Mr Garland choose? Fill in the correct invoice below.
5. Make up a short story about Mr Garland and his journey to the USA.
140
Elementary Task Listening
Texte adapté - Ciaver
141
FOR THE TEACHER ONLY
142
Reserving hotel accommodation
Airports around the world are not always named after the city they serve. Some are given the
name of the locality, others commemorate famous people.
143
Reserving hotel accommodation
(Boston Logan International Airport)
Exercise 3
3. First read this :
John Garland arrives at Logan International Airport on an international British Airways
flight from London. It is about 2.0pm local time. He is on his way to Minneapolis for a
business meeting and already has his ticket. However, as his connecting flight by North
West Airlines is not until midday tomorrow, he has decided to stay the night in Boston. He
goes to the «Currency Exchange and Travelers Aid» desk in the International Terminal hall
and books a room in a hotel downtown - the main commercial part of the town - because
he can then go to a show this evening.
4. This is a chart showing the steps Mr Garland takes during this journey. Fill in the letters
of the steps in the chart
3. Mark on the map plan of Boston’s international airport the places where you would do A
to L above
144
Reserving hotel accommodation
(Boston Logan International Airport)
Exercise 4
4(a) Listen to these words and phrases in extracts from situations where they have special
meanings. Match them with the words on the right that mean the same. Write the letters
in the blanks (some letters may be used more than once)
145
Reserving hotel accommodation
(Boston Logan International Airport)
DÉROULEMENT
Avant l’écoute de l’enregistrement, les apprenants font en groupes l’exercice 1
dont le but est d’anticiper la conversation entre Mr Garland et l’employé.
En groupe-classe, les questions sont discutées et éventuellement corrigées.
Suit la présentation de l’enregistrement.
Les exercices 2, 3, 4 se font au niveau du groupe-classe (ou en tandem)
· d’abord l’exercice 2
· ensuite l’exercice 3
· enfin l’exercice 4
146
6. New markets are vital
TAPESCRIPT
Peter Wiles John, good morning! Come in. Are you still
reading the morning paper?
John Martin Take a look Peter! Have you seen the article in The
Financial Times this morning about Abraca? It
says here that income per capita is rising fast
Peter Wiles Abraca. Is that where they’ve just found all that
oil?
John That’s the one. Apparently they’re going to build
a lot of new offices in the capital, Djemsa, I think
it might be a good market for our furniture and
office equipment.
Peter Ah, the export market. Well, you know what
H.G.’s views are on that!
John But we must export more, Peter. You really must
try and help me to convince Mr.Grant that we’re
crazy not to look for more foreign business. Will
you back me up?
149
New markets are vital
Exercise 1.1
Ciaver
150
New markets are vital
Exercise 1.2
Use your answers to these questions to imagine you are John Martin telling your wife that
evening what happened at the office today :
5. How did you know that tariffs would not be imposed on the firm’s products?
6. What solution did you offer to the problem of getting an import licence?
Ciaver
151
New markets are vital
Exercise 1.3
Ciaver
152
New markets are vital
153
From wastepaper bins, Harper & Grant began to manufacture
other items of office equipment: desks, chairs, cupboards, filing
cabinets and smaller objects, such as filing trays, stapling machines
and so on, until now when there are fifty-six different items listed
in their catalogue at a wide range of prices. «Faster-moving»
articles are produced and then stored in the Warehouse so that
urgent orders he can be supplied from stock. Non-stock items are
ones which are made-to-measure for specific orders.
154
duty or tariffs. However, his nephew Peter Wiles (son of Mr.
Grant’s sister), who joined the company six years ago and is
Production Manager, and John Martin (a young American),
appointed two years ago to be Sales Manager, are more
adventurous. For example, Peter Wiles had a new conveyor belt
installed last year in the Steel Press Shop and, as a result, output
was doubled in this department but, unless John Martin can find
more customers, the investment will be wasted.
John Martin was all the more delighted the next morning
when he learned that the big boss had changed his mind and sent
him a reservation for a first-class flight to Abraca. Mr Martin had
already been in contact with the Board of Trade during his
preliminary field survey and so he immediatly sent a letter to the
Commercial Attaché at the British Embassy in Djemsa (*)
enclosing copies of the firm’s catalogues and requesting help in the
planning of an itinerary and with introductions to potential
customers and agents in Abraca. He also asked his secretary to
choose a good hotel in Djemsa and to book, by fax1, a single room
with bath there.
155
During his stay in Abraca, the Sales Manager secured contracts to
supply the firm’s products to offices being built by the government,
oil companies, bank branches and large stores. He even found an
agent living in Djemsa, an African national called David M’Baku,
who had been at the same University in England as he had. Mr
M’Baku already acts for several companies which are now doing
business in Abraca. John Martin sent him a letter confirming his
appointment as Harper & Grant’s representative2.
Ciaver
1
see the model letter and fax below
2
see exercise 4 below
156
New markets are vital
Exercise 2
Supply the missing words :
4) When there is no direct sailing from the home port of destination, goods must be
7) All departments managers and company directors must attend the weekly
157
New markets are vital
+DUSHUDQG*UDQW/LPLWHG
Dear Sir,
Six copies of our catalogue are enclosed. If you can help me in planning an
itinerary and introduce me to possible buyers and agents during my visit I should be most
grateful.
Yours faithfully,
John Martin
Sales Manager
HARPER & GRANT LTD
158
New markets are vital
+DUSHUDQG*UDQW/LPLWHG
FAX
To : The Manager,
Date Palm Hotel,
Djemsa, ABRACA
Fax : 00/966/ 158-823
Dear Sir,
Our Sales Manager, Mr. John Martin, will be in Djemsa on business for ten days. We would
like to reserve for him a single room, with bath, from 30th October to 9th November inclusive.
Yours faithfully,
Sally Langley
159
New markets are vital
Exercise 3.1
Ciaver
160
New markets are vital
Exercise 3.2
Complete the text with word from this list
John Martin, the Sales Manager of Harper & Grant Ltd. wants to
try and open a new market in Abraca oil has recently been
discovered.. He like to go there on a fact-finding tour
he is convinced that there be a big
demand in Djemsa, the capital city, for office furniture and equipment.
He asked the Managing Director, Hector Grant, to consider his
proposition.
«HG» ( his staff generally call him) thinks the export market
is a big waste of time and money for very little profit. He is inclined to
be cautious, rather worried about the difficulties involved and the
expense. , he is opposed to the
scheme.
Ciaver
161
New markets are vital
Exercise 3.3
Complete the text
Ciaver
162
New markets are vital
Exercise 4
+DUSHUDQG*UDQW/LPLWHG
Directors Great West Road
Ambrose Harper (Chairman) London WE12 8MQ
Hector Grant (Managing) Tel : (44) 0181-567-1112
William Buckhurst FCA Fax : (44) 0181-567-1114
Margaret Wiles e. mail : H & G UK @ UK SERVE.com
Can/Need I just say how pleased we are to welcome you to Harper & Grant
Ltd.
Yours sincerely,
John Martin - Sales Manager
David M’Baku,52,
The Wharf,
Djemsa - ABRACA
163
ANSWER SHEET FOR THE TEACHER ONLY
Exercise 3
«HG» (as his staff generally call him) thinks the export
market is a big waste of time and money for very little profit. He
is inclined to be cautious, rather worried about the difficulties
involved and the expense. Apparently, he is therefore opposed to
the scheme.John Martin is all the more delighted when he learns
that the big boss has changed his mind and has sent him a
reservation for a first-class flight to Abraca. Mr Martin had already
been in contact with the Board of Trade during his preliminary desk
survey and so he immediately sends a letter to the Commercial
Attaché at the British Embassy in Djemsa enclosing copies of the
firm’s catalogues and requesting help in the planning of an itinerary
and with introductions to possible buyers and agents in Abraca. He
also asks his secretary to choose a good hotel in Djemsa and to
took, by fax, a single room with bath there.
Ciaver
164
ANSWER SHEET FOR THE TEACHER ONLY
+DUSHUDQG*UDQW/LPLWHG
Can I just say how pleased we are to welcome you to Harper & Grant Ltd.
Firstly, we must ask you to study the enclosed contract of employment, now
revised as we agreed. If you are happy with it, you should sign all three copies and send two
of them back to us as soon as possible. You might still possibly have some problems and if
so, you should notify us immediately by fax or phone. You can phone my secretary at any
time and leave a message if necessary. For example should you wish your commission to be
paid in Abraca currency into your local bank account that will present no problem;
alternatively, you may want us to pay you in US $. Just let us know.
Finally, I would like to repeat how personally delighted I was to renew your
acquaintance and how much I shall look forward to working with you.
Yours sincerely,
John Martin - Sales Manager
Mr. David M’Baku,
52, The Wharf,
Djemsa - ABRACA
Ciaver
165
New markets are vital
+DUSHUDQG*UDQW/LPLWHG
Dear Mr M’Baku,
I am writing with reference to your letter of November 24 and apologise for the delay in
replying. However, the following are my comments on the various points you raise :
10. It would not be feasible to claim a rebate on any monies earned abroad.
11. You would be well-advised to claim for UK tax exemption and declare
income, following the standard procedure, to the local income tax authorities in your
country of residence.
I trust you will find this information useful. However, should you have any further queries
do not hesitate to contact me.
Yours faithfully,
John Martin
Sales Manager
HARPER & GRANT LTD
Ciaver
166
New markets are vital
'HDU'DYLG
7KDQNVDORWIRU\RXUOHWWHUZKLFK,JRWRQ:HGQHVGD\6RUU\,KDYHQ·WJRWEDFN
WR\RXVRRQHUEXWDQ\ZD\KHUHDUHP\LGHDVRQWKHWKLQJV\RXZDQWHGFOHDULQJ
XS
You have to fork out about 1/4 of your pay packet for the taxman.
There’s no way you can get anything back on money made abroad.
Your best bet is to ask not to pay tax in the UK and tell the tax people over there
how much you earn.
John.
Ciaver
167
New markets are vital
DÉROULEMENT
Le professeur présente l’enregistrement des deux premières parties du dialogue
une fois [In Peter Wiles’s office et In Hector Grant’s office]. Dans les groupes,
les apprenants préparent (avec l’aide des exercices 1.1, 1.2, 1.3) :
- un jeu de rôle
- un discours oral
- un discours écrit.
Suit l’étude (en groupes) et la présentation des exercice 3.1, 3.2, et 3.3. Comme
d’habitude lors de la mise en commun, tout le monde a les trois textes sous les
yeux et participe à la correction.
L’exercice 4 est fait en groupes. Le professeur invite les apprenants à lire d’abord
la lettre comme elle se présente afin de se familiariser avec le contexte et à faire
l’exercice ensuite.
Après la mise en commun, le professeur peut être amené à faire une synthèse sur
l’emploi des verbes modaux.
A noter que les deux lettres servent comme «modèles» pour des réécritures
éventuelles.
168
Résumé à propos de l’écrit
Méthodologie de l’évaluation
169
Compte tenu de ses principes, la pédagogie convergente préconise l’évaluation formative laquelle
s’intéresse davantage aux stratégies employées qu’aux résultats obtenus. Les réponses
symptomatiques des apprenants reflètent une étape dans la construction du savoir. Les erreurs
sont considérées comme des représentations, des procédures, utilisées par l’apprenant pour
réaliser une tâche. En plus, l’évaluation formative incite l’apprenant à élaborer des stratégies
nouvelles par la découverte des éléments d’apprentissage.
Dans notre conception de l’évaluation formative, un point important est à mettre en évidence :
la recherche des corrélations entre les aspects psychosociaux (affectivité, socialisation) et les
aspects cognitifs. Les blocages psychologiques et sociaux déterminent les attitudes et les
comportements des apprenants, ils influencent le processus d’apprentissage.
Les grilles d’évaluation proposées sont destinées d’une part aux apprenants pour qu’ils puissent
s’auto-évaluer et aux enseignants pour analyser le processus d’apprentissage et la qualité des
stratégies appliquées.
Il va de soi qu’une évaluation formative ne peut être chiffrée.
1
Cité par Astolfi J-P. et al., in «Mots-clés de la didactique des sciences», De Boeck Université,
1997
170
Grilles d’évaluation
2
GRILLE D’EVALUATION DU JEU DE ROLE
Occupation de l’espace
Jeu
- interaction
Communication
- langage corporel
(gestes, mimiques, regard)
- prononciation
Langue
- fautes de langue
- vocabulaire
2
destinée aux apprenants
171
1
EVALUATION DU JEU DE ROLE
- aspect spatio-temporel
. l'occupation de l'espace (la scène)
. l'orientation temporelle, relation espace/temps
- aspect jeu
. les interactions sont-elles réalisées "naturellement" ?
. les "joueurs" se sont-ils adaptés aux réactions des uns et des autres, au déroulement de
la situation ?
- aspect communicatif
. les fautes grammaticales étaient-elles gênantes pour la communication ?
pourquoi ?
absence de langage corporel ?
expression "phonétique" faible ?
. le vocabulaire était-il adapté à la situation, à l'échange, au rôle, au sujet ?
1
destinée aux enseignants
172
1
GRILLE D’EVALUATION DU DISCOURS ORAL
Superstructure
- Situation initiale
(introduction)
- développement
(exposition des faits,
argumentation)
- situation finale (conclusion)
Grammaire du discours
- énonciation
personne ("je", "il")
- temps
- espace
Qualité de la langue
- prononciation
- grammaire
1
destinée aux apprenants
173
1
EVALUATION DU DISCOURS ORAL
- la superstructure
. organisation sémantique
. situation initiale
. ouverture des événements, argumentation
. situation finale, conclusion
- la grammaire du discours
. la cohérence
- énonciation (implication "je", "nous" - distanciation "il", "ils")
- temps - choix pertinent des notions temporelles (temps grammaticaux, adverbes,
locutions)
- espace - choix des notions spatiales
- phonétique (variation des intonations, du rythme, des pauses, du tempo, de la tension,
des attitudes corporelles, de la mimique : moyens permettant d'exprimer les notions,
les fonctions et les relations logiques)
- la qualité de la langue
. originalité
- éléments nouveaux et inattendus
- phonétique : adaptation de la prononciation à la situation, aux statuts des
interlocuteurs et aux types de discours
- grammaire.
1
destinée aux enseignants
174
1
GRILLE D'EVALUATION DE L’ECRIT
Superstructure
- silhouette du texte bien
adaptée au type de texte
- organisation sémantique du texte
situation initiale
exposition des situations ou
argumentation
état final
Grammaire de texte
- énonciation («je», «il»)
- cohérence spatiale
- cohérence temporelle
- enchaînement des phrases
Grammaire de la phrase
- grammaire
- orthographe
- ponctuation
1
destinée aux apprenants
175
EVALUATION DE L’ECRIT1
(discours écrit, écrit social)
- la superstructure
· à déterminer selon le type de texte (silhouette)
· organisation sémantique (dynamique interne d’un texte)
situation initiale
ouverture des événements - argumentation
état final - conclusion
- grammaire de texte
énonciation («je" implication, "il" distanciation)
cohérence temporelle (temps, adverbes)
cohérence spatiale (adverbes)
substituts ou anaphores
connecteurs
- grammaire de la phrase
structure morpho-syntaxique du code écrit
orthographe et ponctuation
1
destinée aux enseignants
176
Analyse des épreuves
Comme nous avons déjà eu l’occasion de le développer, l’évaluation doit mettre en corrélation
les compétences communicatives (aspects psychoaffectifs et sociaux) et les compétences
cognitives et linguistiques.
Les analyses faites au cours de l’évaluation de la recherche-action ont révélé la cause de quelques
difficultés éprouvées par des apprenants adultes : sur les plans psychologique et affectif, les
blocages sont fréquents et dus souvent à la situation spécifique et aux apprentissages particuliers
relatifs aux langues :
- intégration dans le groupe-classe
- attitude face aux autres
- nouvelles stratégies cognitives
- modification du style d’apprentissage
. approches globalisantes
. acquisitions par approximations successives
. apprentissage en spirale
. option constructiviste....
Elle permet aussi au professeur de vérifier ses hypothèses : la corrélation entre les différentes
performances donne souvent des indications intéressantes sur le processus cognitif de
l’apprenant :
177
- un apprenant ne comprend pas facilement un texte présenté oralement, il réussit mal
une épreuve d’analyse de la structuration sémantique (remise en ordre des énoncés ou
parties de discours), il peine lors de la lecture globale (rapide) et rédige difficilement
un texte (superstructure, grammaire de texte). De plus, les discours oraux qu’il
produit manquent de cohérence (valeurs phonétiques faibles).
Le profil de cet étudiant pourrait être décrit de la façon suivante : il ne possède pas
encore des stratégies de globalisation.
Ce qui implique
- difficultés dans la construction du sens (anticipation, vérification des hypothèses,
recherche des indices)
- écoute et lecture discontinues
- pratique de la langue insuffisante
- méconnaissance du référent
Cette mise au point doit être complétée par une analyse des comportements
psychosociaux
- attitude en classe
(blocage affectif, manque de disponibilité, ouverture, participation)
- intégration dans le groupe
(facile, difficile, progressive).
- un étudiant éprouve des difficultés relationnelles avec ses condisciples, il ne peut pas
travailler en groupes, ni participer à la construction des connaissances. Il progresse
lentement et risque de «faire de très nombreuses fautes» La tension psychique (blocage
affectif) et physique diminue considérablement sa disponibilité pour les apprentissages.
Il faut aussi tenir compte que les problèmes d’ordre psychosocial peuvent «masquer»
les stratégies cognitives, la prise en compte des premiers peut «libérer» les capacités
cognitives de l’individu.
Les capacités cognitives analysées en fonction des différentes performances, nous permettent de
tracer le profil d’apprentissage de l’apprenant.
Les corrélations entre la compréhension globale à l’oral et à l’écrit doivent répondre aux
questions suivantes :
- L’apprenant est-il au niveau d’une compréhension globale ou sélective à l’oral et à
l’écrit ?
- Trouve-t-il facilement et rapidement des informations (lecture fonctionnelle) ?
Si non, pourquoi hésite-t-il ?
Blocage affectif ?
Mauvaise orientation spatiale ?
Difficultés à trouver l’essentiel ?
- Comment structure-t-il un discours oral ?
Juxtaposition des valeurs phonétiques ou non ?
Originalité ?
178
- Comment structure-t-il un discours écrit ?
Superstructure ?
Grammaire de texte cohérente ?
Enonciation ?
Organisation temps espace ?
Connecteurs ?
Anaphores ?
Grammaire des phrases ?
Orthographe ?
Originalité ?
- Corrélation à établir entre le discours oral et le discours écrit (dans les deux cas, la
cohérence est-elle bonne ?)
- Corrélation entre le discours oral et la compréhension globale de l’oral
A-t-il des difficultés dans les deux épreuves ?
- Corrélation entre l’écrit fonctionnel et la compréhension sélective de l’oral.
Dans la perspective de l’approche constructiviste l’apprenant passe par des stades, des systèmes
successifs ayant leur propre cohérence. Chacun des stades a une cohérence suffisante pour
fonctionner à son niveau, il constitue un système d’opérations à partir duquel l’état ultérieur est
construit.
C’est grâce à l’évaluation formative que nous pouvons analyser les stades et c’est grâce à la
méthodologie différenciée que nous pouvons les dépasser.
179
CONCLUSION
180
En nous appuyant sur la théorie cognitiviste, nous avons traité de notre conception d’acquisition
des connaissances en général et de l’apprentissage d’une langue en particulier.
A partir de la structure cognitive de l’apprenant, de sa connaissance du monde, de ses stratégies
d’apprentissage, nous l’amenons à créer des structures nouvelles.
L’appropriation d’une autre langue peut amener un autre regard sur soi, sur sa langue maternelle
et sur le monde; elle n’est jamais un but en soi mais un moyen de construire et d’acquérir des
apprentissages nouveaux :
- connaissance de soi
- construction des rapports avec les autres
- prise de conscience de sa propre culture (jugements de valeurs, automatismes
conceptuels) grâce à la distanciation par rapport à la langue maternelle.
La méthodologie des langues que nous proposons repose sur la théorie constructiviste qui expose
l’apprenant à une langue riche, complexe et l’aide à organiser les éléments nouveaux dans une
structure cohérente bien que provisoire dans le processus d’apprentissage.
La méthodologie différenciée qui pour nous n’est pas une pédagogie de niveau au sens habituel
du mot, rend possible le passage d’un stade de construction à un autre.
Comme tous les apprenants travaillent avec des matériaux riches et variés, la différenciation
porte sur les formes d’exploitation : le «facile» étant ce qui est familier à l’apprenant et plus ou
moins rapproché de ses stratégies cognitives.
Que l’évaluation formative soit la seule susceptible d’apporter des éléments d’analyse du
processus d’apprentissage est une évidence.. Il n’y a donc pas de méthodologie différenciée sans
évaluation formative, cette dernière n’étant possible sans une définition précise des
comportements et des capacités à atteindre (objectifs généraux, objectifs spécifiques).
Selon nous, l’écrit est le meilleur moyen de «conscientisation» et de transformation de soi et des
autres : il est donc parfaitement logique que nous accordions à sa méthodologie une place de
choix.
Le travail sur l’écrit que nous préconisons est à la fois une activité de distanciation et de
structuration, une transformation de l’expérience vécue pour la communiquer sous forme d’un
discours écrit. La construction des textes dans le souci de communication constitue un
enrichissement certain de la structure cognitive de l’apprenant.
«On écrit - souligne J. Foucambert (1988) - dans un projet qui vient de soi et va aux autres et ce
projet est de transformation de soi, des autres et de l’écriture».
Apprendre une langue, c’est découvrir le tout dans le tout : on passe de l’oral à l’écrit, de l’écrit
à l’oral, tout en respectant les différents codes et situations de communication. Il y a loin du
passage de «l’oral à l’écrit» pratiqué dans les cours de langue.
181
La réussite de toute pédagogie repose en grande partie sur les épaules de l’enseignant qui doit en
animer tous les aspects.
La pratique de la méthodologie différenciée demande aux enseignants des attitudes et des
aptitudes différentes car (...) la différenciation, c’est avant tout la rigueur dans la planification,
la détermination des objectifs, le contrat, les régulations, l’emploi du temps. Même lorsque les
conditions de travail sont acceptables voire bonnes, le temps fait toujours défaut. (...)
Différencier, c’est donc remettre constamment en cause l’organisation de la classe et des
activités, pour jongler avec les contraintes de temps et d’espace, pour tirer le meilleur parti des
possibilités de groupement et d’interaction.(Perrenoud Ph., 1997).
Etant donné la grande ouverture de notre pédagogie, nous souhaitons que l’enseignant soit d’une
grande disponibilité : discret, convaincu de son action, conscient des problèmes et de ses propres
difficultés, il doit accepter de participer à la construction du processus de libération des individus.
Il faut qu’il ait une confiance en soi certaine, une grande capacité d’adaptation pour affronter un
groupe d’adultes ayant des frustrations et des vécus différents.
Les stratégies préconisées dans cette situation demandent une méthodologie cohérente à tous les
niveaux, une nouvelle forme d’évaluation, une structure institutionnelle adaptée à la formation
des adultes. Il serait sans doute nécessaire de libérer certains enseignants de leurs automatismes
culturels, moteurs et linguistiques, de les amener à se distancer de leur vécu scolaire et de les
préparer à de nouvelles stratégies cognitives souvent négligées ou ignorées à l’école. En
quelques mots, les enseignants pour les cours d’adultes doivent avoir une formation humaine et
cognitive nouvelle.
De plus, comment un enseignant pourrait-il pratiquer la méthodologie différenciée s’il n’est pas
capable d’employer l’évaluation formative ?
Et pourtant, il semble que la formation initiale des enseignants n’ait pas progressé depuis
quelques lustres. Qu’il n’y ait pas une formation spécifique pour les enseignants destinés aux
cours d’adultes est une lacune grave.
Les difficultés dans ce domaine sont à la taille des défis !
Une autre action nous est imposée : celle de déscolariser dans tous ses aspects l’enseignement
des langues aux adultes.
Mettre les apprenants en face d’une langue authentique, complexe suppose avoir confiance en
leur pouvoir d’adaptation, dans sa capacité de création. Leur présenter des matériaux simplifiés
dans le but de faciliter les apprentissages, c’est leur enlever l’envie et la capacité d’affronter des
situations langagières inattendues.
De plus, pour nous, l’apprentissage d’une langue est un excellent moyen de conscientisation
sociale, culturelle, cognitive et politique. C’est à ce prix que les adultes recevront une formation
sociale digne de ce nom.
Comme l’écrit J. Foucambert (1994) «...toute formation est une entrée dans un processus de
transformation de la réalité et donc aussi de soi-même».
Les travaux sur la méthodologie différenciée ont été menés dans le cadre d’une recherche-action
longitudinale : ils ont confirmé nos hypothèses et approfondi nos réflexions, fruit d’une trentaine
d’années d’études et de recherches.
182
Partant de nos travaux, nous avons la ferme conviction que la recherche-action est le seul type
d’étude où toutes les variables sont nécessairement et constamment en interaction pendant toute
la durée du travail. C’est une activité sur la globalité où tout évolue en même temps (plusieurs
classes, plusieurs écoles, pendant plusieurs années).
Mais pour le bon déroulement de la recherche, il est indispensable que les enseignants soient
prêts à participer activement à l’expérimentation; que les directeurs des instituts soient partie
prenante, qu’il y ait une préparation psychologique et pédagogique des enseignants de toute
l’école.
M. WAMBACH
183
LEXIQUE 9
9
Ce lexique donne le sens que nous accordons à certains termes spécifiques Il s’agit parfois de définitions
choisies parmi celles proposées par des spécialistes.
184
acte (de parole) (n. m.)
Actualisation et réalisation des potentialités de la langue dans une instance précise de
communication.
Action qui accomplit la parole de par son insertion et son fonctionnement linguistique.
Dire, c'est toujours faire. Prenant la parole, j'asserte ou je promets, j'explique ou je
demande, je félicite ou j'injurie...
(GALISSON R., COSTE D., Dictionnaire de didactique des langues, Hachette, Paris, 1976)
argumenter
Présenter des raisons qui appuient une demande, défendent une idée.
authentique
Se dit de tout document sonore ou écrit qui n'a pas été conçu expressément pour la classe
ou pour l'étude de la langue, mais pour répondre à une fonction de communication,
d'information ou d'expression linguistique réelle.
(BESSE H., PORQUIER R., 1985)
185
capacité (n. f.)
Compétences de l’individu, en face de nouveaux problèmes et de nouvelles situations,
à faire appel à des renseignements et des techniques déjà utilisées lors d’expériences
antérieures.
En psychologie, ensemble de possibilités qui permet à un individu d'atteindre un certain
degré de réussite dans l'apprentissage ou l'exécution de tâches diverses.
La capacité ne doit pas être confondue avec l'aptitude qui en constitue le substrat virtuel.
(GALLISSON R., COSTE D., 1976)
cognitif (adj.)
Processus cognitif : ensemble des opérations qui aboutissent à la réalisation d'une tâche
déterminée. ... Le sujet humain est ainsi considéré comme un "système de traitement de
l'information sensorielle" pour en extraire les propriétés symboliques (identification des
formes, des objets, des éléments de la langue...).
(GAONAC’ H.D., Acquisition et utilisation d'une langue étrangère. L'approche cognitive,
Le Français dans le monde, février-mars 1990)
cohérent (adj.)
Qui se compose de parties unies et présentant en elles des rapports logiques.
comprendre
inventer ou reconstruire par réinvention.
(PIAGET J., Où va l’éducation ?, 1972)
comprendre, c’est parvenir à l’intention derrière le message
(WILLIAM L.V.., Deux cerveaux pour apprendre, Les Editions d’Organisation, 1986)
186
compte-rendu (n. m.)
Le compte-rendu permet de cerner une réalité précise et de rendre compte de faits,
d'opérations, d'événements enchaînés d'une manière rigoureuse.
(JOLIBERT J., 1988)
Si le scripteur devient juge et partie (qu'il fait des propositions personnelles, qu'il donne
des appréciations), on quitte alors le domaine de compte-rendu descriptif pour entrer dans
celui du compte-rendu commenté ou plus fréquemment encore du rapport en situation
professionnelle (MOIRAND S., 1979)
187
discours oral (n. m.)
Suite de phrases dont l'enchaînement est exprimé par l'intonation, le rythme, les pauses,
la tension, la mimique, les gestes...
évaluation formative
L’évaluation formative se veut une aide efficace à l’apprentissage. En fonction des
objectifs fixés, elle établit le niveau atteint par l’apprenant, souligne les capacités et
suggère des remèdes, des moyens d’intervention pour obtenir des résultats meilleurs.
fonctions langagières
Opérations que le langage accomplit et permet d'accomplir par sa mise en oeuvre dans
une praxis relationnelle à autrui et au monde.
(GALISSON R., COSTE D., 1976)
imaginer
C’est faire de nouveaux ensembles avec des éléments d’origine variée.
188
interactionnisme
Interaction permanente entre le sujet et le milieu
(selon la théorie des connaissances de PIAGET J. in GAONAC’H D., Théories
d’apprentissage et acquisition d’une langue étrangère, Hatier Crédif, 1987).
lecture fonctionnelle
Dans la lecture fonctionnelle, l’apprenant lit pour agir, pour réaliser une tâche.
libérer la parole
Amener à s’exprimer en public, à parler dans un groupe, à vaincre la peur, la timidité.
189
perception (n. f.)
Acte par lequel, à partir de données sensorielles, un sujet prend conscience d'objets ou
d'événements extérieurs à lui.
(GALISSON R., COSTE D., 1976)
Action de saisir le stimulus sonore (ou le langage) par le sens.
L'audition, au sens courant.
(RENARD R., A. LANDERCY A., 1976)
pragmatique/sémantique/morpho-syntaxe
L'analyse d'un écrit peut se faire selon
- le point de vue morpho-syntaxique : il concerne la relation des signes entre eux
(contraintes morphologiques et syntaxiques), la grammaire, au sens courant, se
limite à cette entrée
- le point de vue sémantique : il concerne les relations entre les signes linguistiques
et ce qu'ils désignent (le référent) - étude du vocabulaire, mais aussi l'étude de la
signification liée au choix des structures syntaxiques et textuelles à l'aide desquelles
se construit le discours.
- le point de vue pragmatique : il concerne l'usage des signes en situation et plus
particulièrement les relations entre les signes et les conditions concrètes, sociales
de leur utilisation.
(GODEAU J. ET AL., 1991)
190
prosodie (n. f.)
Variation de hauteur, d'intensité et de durée qui déterminent la mélodie, les tons, les
pauses, les accents et le rythme et qui sont intégrés globalement au niveau perceptif de
l'intonation. Ces éléments sont aussi appelés suprasegmentaux.
(RENARD R., A. LANDERCY A., 1976)
192
BIBLIOGRAPHIE
193
Adam J-M.,
Le récit,
Que sais-je ?, P.U.F., 1987.
Beaume E.,
La lecture. Préalables à sa pédagogie,
A.F.L., Paris, 1985.
Buzan T.,
Une tête bien faite,
Les Editions d’Organisation, 1979.
Charaudeau P.,
Grammaire du sens et de l'expression,
Hachette Education, 1992.
Charmeux E.,
La lecture à l'école,
Cedic, 1975.
De la Garanderie A.,
Les profils pédagogiques,
Le Centurion, Paris, 1980.
De la Garanderie A.,
Pédagogie des moyens d'apprendre, les enseignants face aux profils
pédagogiques,
Le Centurion, Paris, 1982.
De Peretti A.,
Qu'est-ce que la pédagogie différenciée ?,
Cahiers pédagogiques, décembre 1985.
194
Fabry J.,
Introduction à la psychopédagogie de l'expression,
Tomes 1 et 2, Labor, Bruxelles, 1977.
Foucambert J.,
La manière d'être lecteur,
OCDL - SERMAT, Paris, 1976-1980.
Foucambert J.,
Analphabètes de tous les pays qui ne vous unissez jamais,
Les Actes de Lecture 73, n°30, 1990.
Foucambert J.,
L'enfant, le maître et l'école,
Nathan, Paris, 1994.
Gaonac'h D.,
Théories d’apprentissage et acquisition d’une langue étrangère,
LAL, Hatier-Crédif, 1987
Gaonac'h D.,
Acquisition et utilisation d'une langue étrangère. L'approche cognitive,
Le Français dans le Monde, février-mars 1990.
Gérard Fr-M.,
Fruit ou compétence ? Capacité ou légume ?,
Français 2000, 154/155, avril 1997.
Goody Y.,
La raison graphique,
Editions de Minuit, 1979.
195
Gremmo M.-J., Holec H.,
La compréhension orale : un processus et un comportement,
Numéro spécial, Le Français dans le Monde, février-mars 1990.
Jacobson R.,
Essai de linguistique générale,
Collection Points, Seuil, 1963.
Jolibert J. et al.,
Former des enfants lecteurs,
Hachette Ecoles, 1984.
Jolibert J. et al.,
Former des enfants producteurs de textes,
Hachette Ecoles, 1988.
Laborit H.,
La nouvelle grille,
Laffont, 1976
Laborit H.,
Eloge de la fuite,
Laffont, 1976
Laborit H.,
Biologie et structure,
Gallimard, 1986.
Moirand S.,
Situations d'écrit,
Clé International, 1979.
Piaget J.,
Six études de psychologie,
Genève, 1964.
196
Piaget J.,
Où va l’éducation, 1972
Przesmycki H.,
Pédagogie différenciée,
Hachette Education, 1991
Renard R.,
Introduction à la méthode verbo-tonale de correction phonétique,
Didier, 3ème édition, 1979.
Schützenberger A.,
Le jeu de rôle,
Editions ESF., 1981.
Smith F.,
La compréhension et l'apprentissage,
Editions H.R.W., Montréal, 1979.
Trochme-Fabre H.,
J'apprends, donc je suis,
Les Editions d'Organisation, Paris, 1987.
Vigner G.,
Ecrire,
Clé International, 1982.
Wambach M.,
La pédagogie convergente à l’école fondamentale, guide théorique
CIAVER, 1995.
Wambach M.,
Pédagogie convergente. Principes d’élaboration des matériaux pour
l’apprentissage des langues nationales et du français à l’école fondamentale.
CIAVER, 1997.
197
Wambach M.,
Druga_na šola,
Ljubljana, 1999
Williams L.V.,
Deux cerveaux pour apprendre - Le gauche et le droit,
Les Editions d'Organisation, 1986.
Cahiers pédagogiques
Retour sur la pédagogie différenciée,
Octobre/novembre 1997 supplément n° 3.
198
SOMMAIRE
AVANT-PROPOS 2
PÉDAGOGIE CONVERGENTE 3
PRINCIPES 5
MÉTHODOLOGIE DIFFÉRENCIÉE 9
On the ferry 18
What do you say? 23
Compréhension de l’oral 26
Mr Blair called 29
All’s well that ends well 31
How to beat a bad mood 36
Is there life after work? 41
Jeu de rôle 48
Construction de l’oral 57
Appropriation de la grammaire de l’oral 57
Discours oral 58
199
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉCRIT 64
Construction de l’écrit 64
Familiarisation avec l’écrit 65
A few slides 83
On the way to Crete 88
A visit to the factory 95
Lecture 105
Lecture en langue étrangère 107
CONCLUSION 180
LEXIQUE 184
BIBLIOGRAPHIE 193
200
Centre International Audio-Visuel d’Etudes et de Recherches
CIAVER
a.s.b.l.
45, Avenue de l’Enseignement - 7330 Saint-Ghislain
Tél. 065/77.98.01- Fax 065/79.33.31
201