Commande prédictive des systèmes incertains
Commande prédictive des systèmes incertains
présenté par :
Walid HAMDI
Introduction 1
des abréviations
IntroductionPFE
Chapitre 1
Sommaire
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Modélisation des systèmes dynamiques . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1 Modélisation des systèmes linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.2 Modélisation des systèmes non linéaires . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Stabilisation des systèmes incertains . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.1 Incertitude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.2 Concept de stabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.4 Invariance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.4.1 Ensemble invariant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4.2 Ensemble positivement invariant . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4.3 Les ensembles ellipsoïdaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.4.4 Les ensembles Polyhédriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.4.5 Les ensembles zonotopiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.4.6 Les Tubes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.5 La commande prédictive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.5.1 Historique de la commande prédictive . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.5.2 Méthodologie du MPC : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.5.3 Éléments du MPC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
1.5.4 Stabilité de la commande prédictive . . . . . . . . . . . . . . . . 24
1.6 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Chapitre 1. Généralités sur la stabilisation des systèmes incertains et
4 contraints
1.1 Introduction
Un problème fondamental à résoudre en Automatique réside dans la commande des
systèmes incertains qui présentent des contraintes sur les variables de l’entrée, de l’état
ou de la sortie. Ce problème peut être théoriquement résolu au moyen de la théorie
des ensembles invariants qui joue un rôle important dans la conception des systèmes
commandés contraints. En effet, les contraintes peuvent être satisfaites pour tout si et
seulement si l’état initial est à l’intérieur d’un ensemble invariant. Au cours des dernières
décennies, de nombreux efforts ont été déployés pour stabiliser un système incertain sous
contraintes et de réaliser la conception de la loi de commande sans tenir compte des
contraintes (Henrion, 1999 ; Teppa, 2003 ; Ichalal et al., 2010). Puis, une adaptation de
la loi de commande de retour d’état (Mohamed et al., 2018), la commande prédictive
révèle toute son importance dans le traitement de ce problème. Dans l’approche de la
commande prédictive, une séquence de valeurs prédites de commande sur un horizon
de prédiction finie est calculée afin d’optimiser la performance du système en boucle
fermée, exprimée en termes d’une fonction de coûts ( Kothare et al., 1996 ; Binette,
2016).
Ce premier chapitre est consacré à la présentation de quelques notions concernant
l’étude de la stabilité et la stabilisation des systèmes dynamiques, l’invariance et la com-
mande prédictive. D’abord, une modélisation des systèmes dynamiques sera présentée.
Ensuite, une étude sur la stabilité des systèmes dynamiques, ainsi que, la stabilité des
systèmes incertains. Puis, quelques notions sur l’invariance et les ensembles invariants.
Et enfin, une synthèse de la loi de commande prédictive robuste.
Dans les années 1960, un autre type de modèle est introduit pour les systèmes li-
néaires invariants. Il s’agit de décrire la dynamique du système à partir de l’évolution
d’un vecteur d’état représentatif des grandeurs invariants dans le système. Cette repré-
sentation se fait à travers une équation différentielle du premier ordre de la forme :
( .
x = Ax(t) + Bu(t)
(1.3)
y(t) = Cx(t) + Du(t)
Pour les systèmes à temps discret, x est le vecteur d’état, u est le vecteur d’entrée ou
de commande et y est le vecteur de sortie ou d’observation.
(
xk+1 = Axk + Buk
(1.4)
yk = Cxk + Duk
Chapitre 1. Généralités sur la stabilisation des systèmes incertains et
6 contraints
La modélisation des systèmes par représentation d’état permet de résoudre les problèmes
de commande par l’étude des propriétés algébriques des matrices réelles et de leurs
valeurs propres.
Une solution x(t) des équations précédentes correspond généralement à une courbe de
l’espace d’état quand t varie de 0 à ∞, appelée une trajectoire d’état. La non linéarité
d’un système peut-être intrinsèque ou peut être isolée, c’est à dire que l’on peut avoir
une association d’éléments caractéristiques non linéaires associées à un système pour
lequel un modèle est linéaire (figure 1.1).
Comme pour les systèmes linéaires, il est possible de distinguer aussi les modèles
1.3. Stabilisation des systèmes incertains 7
1.3.1 Incertitude
Les structures de systèmes réels sont modélisées par des systèmes d’équations avec
incertitudes. De telles incertitudes peuvent se présenter sous plusieurs formes telles
que, incertitude structurée et non structurée, incertitude paramé- trique, incertitudes
polytopiques, etc. Pour cette raison, on cherche à concevoir des commandes basées sur
une connaissance totale du comportement dynamique des processus, et de les rendre
insensibles aux incertitudes ou perturbations qui sont présentes dans le modèle réel.
Autrement dit, il est désirable que les contrôleurs soient robustes. Un système robuste
est celui qui maintient ses propriétés (stabilité et performance) en présence d’incertitudes
ou de perturbations internes ou externes.
Chapitre 1. Généralités sur la stabilisation des systèmes incertains et
8 contraints
La théorie de Lyapunov est basée sur deux méthodes, la méthode indirecte, dite aussi
première méthode de lyapunov, et la méthode directe de Lyapunov, dite aussi deuxième
1.3. Stabilisation des systèmes incertains 9
méthode de Lyapunov.
. ∂F (x(t))
x= |x=0 + φ(x) (1.9)
∂x
où φ(x) fait intervenir les termes d’ordre supérieur. On notera la matrice Jacobienne de
F par :
∂F (x(t))
A(t) = |x=0 (1.10)
∂x
alors, le système est défini par :
d
(δx) = Aδx (1.11)
dt
est le système linéarisé autour du point d’équilibre (l’origine). Le résultat fondamental
de la méthode indirecte est donné par le théorème suivant :
Théorème 1.1
Soit A la matrice Jacobienne du système linéarisé de (1.8) autour de x = 0.
- Si la matrice A a toutes ses valeurs propres à parties réelles strictement négatives, alors
le point d’équilibre du système non linéaire est localement asymptotiquement stable.
- Si la matrice A admet au moins une valeur propre à partie réelle positive, alors le
point d’équilibre du système non linéaire est instable.
- Si la matrice A a des valeurs propres à parties réelles négatives ou nulles, avec au moins
une nulle, on ne peut rien conclure sur la stabilité du point d’équilibre du système non
linéaire c’est un cas critique, le système peut être stable, asymptotiquement stable ou
même instable.
Le théorème ne permet pas de dire si l’équilibre est stable ou instable quand la matrice
Chapitre 1. Généralités sur la stabilisation des systèmes incertains et
10 contraints
Jacobienne comporte au moins une valeur propre nulle et aucune valeur propre à partie
réelle strictement positive. Dans ce cas, les trajectoires du système convergent vers un
sous-espace (une variété) dont la dimension est le nombre de valeurs propres nulles de
la matrice Jacobienne et la stabilité de l’équilibre peut être étudiée dans ce sous-espace
par la seconde méthode.
Théorème 1.2
Considèrons le système décrit par l’équation (1.7).
L’origine du système (1.7) est stable s’il existe une fonction V ∈ C 1 (Rn , R) avec
V (0) = 0 et telle que :
1. V est définie positive, et
.
2. V (x) est semi-définie négative.
1.3. Stabilisation des systèmes incertains 11
.
x = A(t)x (1.12)
Une condition nécessaire et suffisante est qu’il existe une matrice P = P T > 0 telle que
l’inégalité matricielle :
soit vérifiée.
- Dans le cas des incertitudes polytopiques avec :
.
x = A(t)x + B(t)u (1.18)
.
x = (A(t) + B(t)K)x (1.19)
est quadratiquement stable. Si une telle commande existe, alors le système (19) est dit
quadratiquement stabilisable.
1.4 Invariance
Avec la théorie de Lyapunov introduite dans le cadre des systèmes régis par des
équations différentielles ordinaires, la notion d’ensemble invariant a été utilisée dans de
nombreux problèmes concernant l’analyse et la commande des systèmes dynamiques.
Une motivation importante ayant conduit à introduire les ensembles invariants est venu
du besoin d’analyser l’influence des incertitudes sur les systèmes dynamiques dont les
variables d’état sont contraints. Pour de tels systèmes, pour toute condition initiale qui
appartient à un ensemble positivement invariant, la violation des contraintes peut être
évitée. Ainsi, l’inclusion d’un état dans un ensemble invariant donne une idée sur n’im-
porte quelle trajectoire y appartenant.
En théorie des ensembles pour la commande, il existe un lien entre la théorie de Lya-
punov et la propriété d’invariance (Blanchini et Miani, 2008 ; Fiacchini et al., 2010).
Les fonctions de Lyapunov sont des fonctions de type énergie qui sont définies positives
et qui dépendent des variables d’état du système. Ces fonctions ont la propriété d’être
décroissantes dans le temps et sont des outils fondamentaux pour garantir la stabilité
des systèmes dynamiques. D’ailleurs, leurs ensembles de niveau sont des ensembles in-
variants (Blanchini et al., 2008 ; Tarbouriech et al., 2000), et donc leurs formes sont tout
à fait significatives pour caractériser la dynamique du système.
Génériquement, une fonction de Lyapunov d’un système est une fonction définie positive
ayant la propriété qu’elle décroit le long de la trajectoire du système. Cette propriété
peut être vérifiée sans connaitre les trajectoires du système, en utilisant la dérivée de la
fonction de Lyapunov. Si la fonction Ψ(x) de l’état du système est non croissante le long
de la trajectoire du système, alors nous avons comme une conséquence que l’ensemble
N(Ψ, v) = {x : Ψ(x) ≤ v} est un ensemble invariant.
La convergence vers un point d’équilibre ou vers un ensemble peut être liée à la région
de l’espace d’état où la propriété de contraction est garantie.
Chapitre 1. Généralités sur la stabilisation des systèmes incertains et
14 contraints
Un des objets d’étude les plus importants dans la théorie des systèmes dynamiques
est l’étude des invariants et en particulier des invariants positifs dans une certaine région.
Généralement, un ensemble invariant est un ensemble dans lequel, lorsque le système y
entre, il y restera à jamais. On peut penser par exemple aux orbites autour de la terre,
qui, lorsque y entre un satellite, il y restera indéfiniment si aucune action hormis les
forces naturelles n’est exercée dessus.
Définition 1.4 :
Un domaine Ω est un domaine invariant pour un système dynamique si pour toute tra-
jectoire du système qui commence d’un point de Ω reste dans Ω pour tout instant t ∈ R.
Par exemple, tout domaine d’attraction d’un point d’équilibre est un domaine invariant.
Tout l’espace d’état est évidemment un domaine invariant. A partir des domaines inva-
riant on peut conclure sur la stabilité asymptotique, si la dérivée de la fonction candidate
de Lyapunov est semi-définie négative. Ils permettent en plus d’étendre le concept de
Lyapunov pour décrire la convergence des dynamiques du système.
.
x = f (x) (1.23)
On suppose qu’il est défini sur un domaine
⊆ Rn et qu’il existe une solution pour
tout t ≥ 0 et pour toute condition initiale x(0) ∈
.
S’il existe une unique solution de (1.23) correspondant à chaque condition initiale don-
née x(0) ∈
, on définit l’invariance positive par : Définition 1.5 :
Le domaine S ⊂
est dit positivement invariant si toute solution x(t) de (1.23), rela-
tive à la condition initiale x(0) ∈ S, appartient à S pour tout t ≥ 0.
Si une fonction V des variables d’état d’un système dynamique est décroissante le long
de ses trajectoires, alors le domaine défini par :
Les ensembles ellipsoïdaux sont couramment utilisés dans l’analyse de stabilité ro-
buste et la synthèse des correcteurs des systèmes sous contraintes. Leur popularité est
due à l’efficacité des calculs grâce à l’utilisation de formulations LMI et du fait que leur
complexité est fixe par rapport à la dimension de l’espace d’état (Benboubker, 2013 ;
Riah, 2016). Cette approche, cependant, peut conduire à des résultats conservatifs (com-
parativement aux ensembles invariants polytopiques).
Considérons le système (1.23), Un ensemble ellipsoïdal est défini par la relation :
n o
nx T T −1 T −1
E= x∈R : (x − xc ) P (x − xc ) = (x − xc ) G (x − xc ) ≤ 1, P = P = G 0
(1.25)
où P = P T ∈ Rnx ×nx est une matrice définie positive et xc ∈ Rnx est le centre de
l’ellipsoïde E.
On considère xc = 0, l’expression (1.25) devient donc :
Les ellipsoïdes sont couramment utilisés dans la théorie de la commande, depuis ils
sont associés à des outils puissants tels que les inégalités linéaires matricielles (LMI).
Lors de l’utilisation d’un ellipsoïde, les problèmes d’optimisation peuvent être réduits
à l’optimisation d’une fonction linéaire sous contraintes LMI. Une inégalité matricielle
linéaire est une affection du type :
F (x) ≥ 0 (1.27)
où x ∈ Rn est un vecteur et :
n
X
F (x) = F0 + F i xi (1.28)
i=1
ou (
P (x) 0
(1.30)
R(x) − Q(x)P (x)−1 Q(x)T 0
peut être écrite sous la forme des LMIs :
" #
P (x) Q(x)T
0 (1.31)
Q(x) P (x)T
Le principal inconvénient des ellipsoïdes est d’avoir une structure fixe et symétrique qui
peut-être trop conservatrice. Il est bien connu que :
- L’enveloppe convexe d’un ensemble ellipsoïdes, en général, n’est pas un ellipsoïde.
- La somme des deux ellipsoïdes n’est pas, en général, un ellipsoïde.
- La différence de deux ellipsoïdes n’est pas, en général, un ellipsoïde.
- L’intersection de deux ellipsoïdes n’est pas, en général, un ellipsoïde.
Il peut y avoir des trajectoires qui sortent de la structure ellipsoïdes qui peut être inclus
dans des polyèdres.
Le vecteur p est appelé le centre du zonotope Z. Les vecteurs g1 , g2 , ..., gm sont appelés
les générateurs de Z. L’ordre du zonotope est défini par le nombre de générateurs (m
dans ce cas).
Les segments du zonotope Z sont les segments de droite entre deux sommets du zo-
notope. La représentation par les générateurs est équivalente à la représentation d’un
zonotope par la somme de Minkovski d’un nombre fini de segments :
où ⊕ est la somme de Minkovski et B 1 est une boite unitaire. Définition 1.8 : (Somme
de Minkovski)
La somme de Minkovski de deux ensembles X et Y est défini par :
X ⊕ Y = {x + y : x ∈ X, y ∈ Y } (1.35)
Z = (p; H) = p ⊕ HB m (1.36)
Les tubes invariants sont utilisés pour les systèmes avec perturbation bornée ex-
terne pour l’analyse de la stabilité robuste. Leur popularité est liée à la réduction de la
complexité de calcul et à des propriétés de robustesse relativement fortes telles que la
convergence exponentielle robuste en présence d’incertitude et de perturbation.
On considére le système LTV à temps discret avec perturbations suivant :
0 0 0
xk+1 = Axk + Buk (1.38)
0 0
avec x ∈ Rn et u ∈ Rm sont l’état et l’entrée de commande du système nominal res-
pectivement.
Soit un ensemble positivement invariant Ω pour le système (1.37). Un tube invariant
est écrit sous cette forme :
n 0 o n 0 o n 0 o
T = x0/k ⊕ Z, x1/k ⊕ Z, . . . , xN −1/k ⊕ Z (1.39)
Les approches MPC basées sur des tubes sont motivées par le fait que l’évolution prévue
d’un système obtenue à l’aide d’un modèle nominal diffère de l’évolution réelle en rai-
son de l’incertitude. Une formulation de MPC permettant de prendre en compte cette
disparité dans la synthèse du commande est la formulation à base de tubes consiste à
calculer la région autour de la prédiction nominale contenant l’état du système sous
toutes les incertitudes possibles (Chisci et al. 2001), cette approche sera présentée au
chapitre 3.
Dans la section suivante, une introduction est faite sur la commande prédictive : his-
torique de cette stratégie de commande, méthodologie et techniques. La manière de
formuler les contraintes en MPC y est décrite..
possible de la trajectoire de référence (consigne connue) w(k + i), tout en réduisant les
efforts de la commande. Des contraintes sur la sortie ou sur la commande peuvent être
également imposées.
3. Le premier élément u(k) du vecteur de commande prédictive u(k+i/k), i = 0, 1, ..., N −
1 issu du problème précédent est appliqué au système et le reste est rejeté car à l’instant
suivant la nouvelle sortie y(k + 1) est disponible et en conséquence l’étape 1 est répétée
en prenant k +1 au lieu de k Ce principe est connu comme le concept de l’horizon fuyant
(ou mobile) (Abu-Ayyad et al., 2010).
- un modèle de prédiction.
- une fonction objective pour calculer la stratégie optimale de commande.
Les différences portent sur le type de la fonction objectif, le traitement de l’erreur de
prédiction ou encore sur le modèle de prédiction.
Le modèle joue un rôle décisif dans le calcul de la commande. Il doit traduire avec
une exactitude suffisante les caractéristiques dynamiques du processus à des instant fu-
turs y(k + i/k) en se servant des valeurs passées de la commande, de la sortie et des
1.5. La commande prédictive 23
Dans quelques méthodes le deuxième terme relatif à l’effort de commande, n’est pas pris
en compte (Fuente et al., 2006).
Dans la formulation (2.3) on peut également identifier les paramètres de réglage spèci-
fiques à la commande prédictive :
– les horizons inférieur, N1 , et supérieur, N2 , de prédiction sur la sortie,
– l’horizon de prédiction sur la commande, Nu , au-delà duquel les valeurs futures de la
commande sont considérées constantes,
– les facteurs de pondération sur l’erreur, σ, et sur l’effort de commande, λ.
Dans la pratique, les processus sont sujets à des contraintes qui doivent, bien sûr,
être prises en compte dans le problème d’optimisation afin d’obtenir des commandes
admissibles.
Les techniques de la commande MPC intègrent les contraintes pendant la phase de
Chapitre 1. Généralités sur la stabilisation des systèmes incertains et
24 contraints
∞
X
J(k) = (x(k + i)/k)T Qx(k + i/k) + u(k + i/k)T Ru(k + i/k) (1.41)
i=0
en une fonction équivalente d’horizon fini, il est fait l’hypothèse que pour i ≥ N , la loi
de commande appliquée est un retour d’état u(k + i − 1/k) = Kx(k + i − 1/k). Ainsi,
la fonction coût peut être réécrite de la manière suivante :
−1
NP
J(k) = (x(k + i)/k)T Qx(k + i/k) + u(k + i/k)T Ru(k + i/k)+
i=0 (1.42)
∞
(x(k + i)/k)T Qx(k + i/k) + u(k + i/k)T Ru(k + i/k)
P
N
1.5. La commande prédictive 25
1.6 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons décrit quelques notions mathématiques permettant
de représenter des systèmes dynamiques, ainsi que des notions de stabilisation et de
stabilité de systèmes incertains soumis à des contraintes. Ensuite, nous avons introduit
le principe d’invariance et la méthodologie de la commande prédictive ainsi que leur rôle
dans la stabilisation de systèmes incertains.
Dans le chapitre suivant, nous allons nous intéresser à l’analyse de la stabilisation des
systèmes incertains par l’approche MPC utilisant les ensembles invariants polyhédriques
et zonotopiques.
1.6. Conclusion 29
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Résumé : L’objectif de cette thèse
Mots clés : .....
Abstract : The objective of this thesis
Keywords : ......