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Chap 04

Ce chapitre introduit les notions de base de la géométrie élémentaire du plan, notamment les différents modes de repérage cartésien et polaire, ainsi que les notions de produit scalaire, produit mixte, droites et cercles.

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Chapitre 4

Géométrie élémentaire du plan

Objectifs

– Rappeler les différents modes de repérage dans le plan.


– Rappeler les notions de déterminant et de produit scalaire ainsi que leurs applications.
– Étudier les droites et les cercles du plan.

Plan

4 Géométrie élémentaire du plan 36


I) Les modes de repérage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
1) Repère cartésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
2) Coordonnées polaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
II) Produit scalaire et produit mixte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
1) Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
2) Interprétation géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
3) Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
III) Droites et cercles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
1) Équations paramétriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
2) Quelques propriétés du cercle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
3) Équation(s) cartésienne(s) d’une droite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4) Intersections . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
5) Équations polaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
IV) Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46

P désigne un plan.

[MPSI Lycée Guez De Balzac]


Les modes de repérage 37

I) Les modes de repérage


1) Repère cartésien

N Définition 4.1
Un repère R du plan P est la donnée d’un point O appelé origine et de deux vecteurs non colinéaires


u et −
→v , appelés vecteurs de base. On note le repère R = (O, − →
u ,−
→v ), le couple (−

u ,−

v ) est une
base de l’ensemble des vecteurs du plan. Les droites passant par O de vecteurs directeurs respectifs


u et −

v sont appelées axes du repère et sont notées (Ox) et (Oy).

Soit −
→ un vecteur quelconque du plan, il existe deux réels x et y tels que −
w → = x−
w →
u + y−

v :

M
y

→=−

w
−−→
OM



v

x O −

u

De plus, le couple (x, y) est unique.


Les réels x et y sont appelées coordonnées du vecteurs −
→ dans la base (−
w →
u ,−

v ).
Soit M un point du plan, par définition, les coordonnées du point M dans le repère R = (O, −

u ,−

v )
−−−→ −
→ −

sont les coordonnées du vecteur OM dans la base ( u , v ), autrement dit :
−−−→
M (x, y)R ⇐⇒ OM = x−

u + v−

v .

Le choix d’un repère cartésien permet d’identifier le plan à l’ensemble R2 .

Repère orthonormal direct : On choisit arbitrairement un repère R0 = (O, − →


u 0, −

v 0 ) de P, à tout

→ −
→ −

vecteur w de coordonnées (x, y) dans la base ( u , v ) on associe son affixe z = x + iy. On définit
0 0

alors les notions de distances et de mesure d’angles orientés de la manière suivante :

N Définition 4.2
Soient −
→(z) et −
w →0 (z 0 ) deux vecteurs du plan :
w
– La norme du vecteur − → est : k−
w →k = |z|. La distance d’un point A à un point B est la norme
w
−−→ −−→
du vecteur AB : AB = kAB k.
– Si les vecteurs sont non nuls, une mesure de l’angle orienté (−
w→, −
→0 ) est donnée par :
w
0
(−
→, −
w →0 ) = Arg( z )
w (mod 2π).
z
On dit alors que le plan P est un plan euclidien orienté.

Propriétés : on retrouve les propriétés usuelles :

[MPSI Lycée Guez De Balzac]


Les modes de repérage 38

– k−
→k = 0 ⇐⇒ −
w →=−
w

0 .
– kλ−
→k = |λ| · k−
w →k.
w
– k−
→+−
w →0 k 6 k−
w →k + k −
w →0 k [inégalité triangulaire].
w
– (−
→, −
w →00 ) = (−
w →, −
w →0 ) + (−
w →0 , −
w →00 ) [relation de Chasles].
w
– (−
→0 , −
w →) = −(−
w →, −
w →0 ) . . . etc.
w

N Définition 4.3
Un repère cartésien R = (A, −
→u ,−

v ) est dit orthonormal direct ssi : k−

u k = k−

v k = 1 [vecteurs unitaires]

→ −

et ( u , v ) =
π
(mod 2π) [orthogonaux et dans le sens direct].
2

On remarquera que le repère R0 qui a été choisi est orthonormal direct car −

u 0 a pour affixe 1 et


v 0 pour affixe i.

I théorème 4.1

Soit R = (A, −→
u ,−

v ) un repère orthonormal direct, soient − → et −
w w→0 deux vecteurs du plan
d’affixes respectives z et z 0 dans le repère R0 et d’affixes respectives z1 et z10 dans le repère R.
On a : 0 0
k−
→k = |z| = |z | et (−
w 1
→, −
w →0 ) = Arg( z ) = Arg( z1 ) (mod 2π).
w
z z1

Il découle de ce théorème que la formule qui donne la norme des vecteurs et celle qui donne la mesure
des angles orientés, sont valables dans tout repère orthonormal direct. Un tel repère est utile pour les
problèmes faisant intervenir des distances ou des angles.

Changement de repère : Soit R = (O, −



u ,−

v ) un repère cartésien et R 0 = (O0 , −

u 0, −

v 0 ) un nouveau
repère cartésien avec :
O0 (a, b)R , −

u 0 = α−

u + β−

v et −

v 0 = γ−

u + δ−

v .

Soit M de coordonnées (x, y) dans le repère R et (x0 , y 0 ) dans le repère R 0 alors :


−−−→ −−−→ −−−→
OM = OO0 + O0 M = a−

u + b−

v + x0 [α−

u + β−

v ] + y 0 [γ −

u + β−

v ]

par conséquent on obtient les formules du changement de repère :



 x = a + αx0 + γy 0
.
 y = b + βx0 + δy 0

2) Coordonnées polaires

Soit R = (O, −→
u ,−→
v ) un repère orthonormal direct, pour tout réel θ, on note −

u (θ) le vecteur d’affixe
eiθ et −

v (θ) le vecteur d’affixe ieiθ , c’est à dire :

 − →
u (θ) = cos(θ)− →
u + sin(θ)− →
v
.
 − →
v (θ) = − sin(θ)− →
u + cos(θ)−→
v

[MPSI Lycée Guez De Balzac]


Produit scalaire et produit mixte 39



v (θ)

→ −

u (θ)
v

θ

→ -
O u 1

Le repère R(θ) = (O, −



u (θ), −

v (θ)) est un repère orthonormal direct, il se déduit de R par la
rotation de centre O et d’angle θ, c’est le repère polaire d’angle θ. La droite passant par O et de
vecteur directeur −

u (θ) est appelée axe polaire d’angle θ.
Soit M un point du plan d’affixe z, on sait qu’il existe des réels r et θ tels que z = reiθ , on en
−−−→
déduit que OM = r− →
u (θ), par définition on dit que (r, θ) est un couple de coordonnées polaires
−−−→
du point M . On a |r| = |z| = OM et θ = Arg(z) (mod π) [c’est une mesure de l’angle (−→
u , OM ) à π
près].
Remarques :
– Les coordonnées polaires sont pas uniques, par exemple pour l’origine on a r = 0 et θ quelconque.
– Le réel r désigne l’abscisse du point M sur l’axe polaire dans le repère (O, −

u (θ)), donc r n’est
pas forcément positif.
– Si (r, θ) sont des coordonnées polaires de M alors les coordonnées cartésiennes sont x = r cos(θ)
et y = r sin(θ).

II) Produit scalaire et produit mixte


1) Définitions

N Définition 4.4
Soient −

u et −

v deux vecteurs non nuls, on appelle :
– produit scalaire de −

u et −→
v le réel : −

u ·−

v = k− →
u k · k−→
v k cos(− →
u ,−
→v ).
– produit mixte de u et de v le réel : [ u , v ] = k u k · k v k sin( u , −

→ −
→ −
→ −
→ −
→ −
→ →
− →
v ).
Si l’un des deux vecteurs est nul alors par définition, les deux résultats sont nuls.

2) Interprétation géométrique
−−→ → −−→ −
Soient −

u et −

v deux vecteurs non nuls, soient O, A et B trois points tels que OA = −
u et OB = →
v ,
−−→
soit H le projeté orthogonal de B sur (OA). En orientant (OA) dans le sens du vecteur OA , on a
k−

u k = OA et kvk cos(−→
u ,−

v ) = OH, d’où − →
u ·−→
v = OH × OA .

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Produit scalaire et produit mixte 40

O H A

Supposons les deux vecteurs non colinéaires, en orientant la droite (HB) dans le sens directement
orthogonal à (OA), on a k−

v k sin(−
→ v ) = HB et par conséquent : [−
u ,−
→ →
u ,−

v ] = OA × HB .
On remarque que |[−

u ,−→
v ]| est le double de l’aire du triangle (OAB) et par conséquent c’est l’aire
du parallélogramme construit sur −→
u et −→
v .

3) Propriétés

I théorème 4.2 (Applications)

Le produit scalaire est nul ssi les vecteurs sont orthogonaux.


Le produit mixte est nul ssi les vecteurs sont colinéaires.

I théorème 4.3 (Symétrie)

Le produit scalaire est symétrique : −



v ·−
→u =− →
u ·−

v .
Le produit mixte est antisymétrique : [ v , u ] = −[−

→ −
→ →
u ,−

v ].

I théorème 4.4 (Expression dans une base orthonormale directe)



Soit (→

a , b ) une base orthonormale directe du plan, soit −

u (x, y) et −

v (x0 , y 0 ) alors :


u ·−

v = xx0 + yy 0 et [−

u ,−

v ] = xy 0 − x0 y.

Si z est l’affixe de −→
u et z 0 celui de −

v dans une base orthonormale directe alors −

u ·−

v = Re[zz 0 ] et
[−

u ,−

v ] = Im(zz 0 ).

I théorème 4.5 (Bilinéarité)

Soient −
→u ,−→v ,−

u 1, −

u 2, −
→v 1, −

v 2 des vecteurs du plan et α, β des réels :
– u · (α u 1 + β u 2 ) = α u · −

→ −
→ −
→ −
→ →
v 1 + β− →
u ·−→
v 2 [linéarité à droite du produit scalaire] et (α−

u 1+

→ −
→ −
→ −→ −
→ −

β u 2 ) · v ) = α u 1 · v + β u 2 · v [linéarité à gauche].
– [−

u , α−→
u 1 + β− →
u 2 ] = α[− →
u ,−→
v 1 ] + β[− →
u ,−

v 2 ] [linéarité à droite du déterminant] et [α− →
u1+

→ −
→ −
→ −
→ −
→ −

β u 2 , v ] = α[ u 1 , v ] + β[ u 2 , v ] [linéarité à gauche].

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Droites et cercles 41

I théorème 4.6 (Coordonnées dans une base orthonormale)

Soit B = (−→
u ,−

v ) une base orthonormale (directe ou indirecte) et soit −
→ un vecteur du plan,
w


les coordonnées de w dans la base B sont :

(−
→·−
w →
u ,−
→·−
w →
v ).

Remarques :
– −

u ·−

u = k→−
u k2 = x2 + y 2 [dans une base orthonormale].
– k−

u +−→
v k2 = k−

u k2 + k−

v k2 + 2−→
u ·−
→v et k−

u −− →
v k2 = k−

u k2 + k−

v k2 − 2−

u ·−

v . On en déduit en
particulier :
1( − )
a) −

u ·−→
v = k→
u +−→
v k2 − k−

u −−→
v k2 ,
4 ( → 2 )
b) k u + v k2 + k−

→ →
− →
u −−→
v k2 = 2 k−
u k + k−→
v k2 [théorème de la médiane],
c) −

u et −

v sont orthogonaux ssi k−

u +−

v k2 = k−

u k2 + k−

v k2 [théorème de Pythagore].
– Notion de déterminant : dans une base B = (− →
u ,−→
v ) quelconque le déterminant entre deux

→ −
→ 0 0 0 −
→ −

vecteurs w (x, y) et w (x , y ) est det (w (x, y), w (x0 , y 0 )) = xy 0 − x0 y. Si la base B est ortho-
0
B

normale directe, ce déterminant correspond au produit mixte : k−


→k · k−
w →0 k sin(−
w →, −
w →0 ), mais si
w
la base B est quelconque ce n’est plus le cas cependant detB a les propriétés du produit
−→ −→0
mixte énoncées ci-dessus, car il est facile de vérifier que detB(−
→, −
w →0 ) = [w , w ] .
w
[−

u ,−

v ]

III) Droites et cercles


1) Équations paramétriques

Soit R = (O, −

u ,−

v ) un repère.

Pour une droite : Soit A(xA , yA ) ∈ P et soit −→(a, b) un vecteur non nul, par définition la droite
w
passant par A et dirigée par −
→ (ou de vecteur directeur −
w →) est :
w
−−−→
D = {M ∈ P / AM est colinéaire à −
→}.
w

 x = xA + ta
Par conséquent M (x, y) ∈ D ⇐⇒ ∃t ∈ R, , ce système est appelé représenta-
 y = y + tb
A

tion paramétrique de D.
Cette représentation n’est pas unique, on peut prendre un autre point ou un autre vecteur directeur
→=−
de D. Si B est un autre point de D distinct de A, alors on peut prendre −
w
−→
AB .

Pour un cercle : On suppose le repère orthonormal, soit C le cercle de centre I(a, b) et de rayon
R > 0, alors par définition on a :

C = {M ∈ P / IM = R}.

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Droites et cercles 42

Par conséquent :

M (x, y) ∈ C ⇐⇒ (x − a)2 + (y − b)2 = R2


⇐⇒ ∃t ∈ R, (x − a) + i(y − b) = Reit

 x = a + R cos(t)
⇐⇒ ∃t ∈ R, .
 y = b + R sin(t)

Ce système est appelé représentation paramétrique de C . Celle-ci n’est pas unique, en posant
t 2u 1 − u2
u = tan( ) pour t 6= π (mod 2π), on a sin(t) = et cos(t) = , par conséquent le système
 2 1 + u2 1 + u2
 x = a + R 1−u2
1+u2
avec u ∈ R, est une représentation paramétrique de C privé du point A(a−R, b).
 y = b + R 2u
1+u2

2) Quelques propriétés du cercle

Le repère est orthonormal, M (x, y) appartient au cercle C de centre I(a, b) et de rayon R > 0 ssi
IM = R c’est à dire : (x − a)2 + (y − b)2 = R2 . C’est l’équation cartésienne de C .

I théorème 4.7

Soient A, B deux points distincts du plan et α un réel, alors M


−−−→ −−−→
l’ensemble : E = {M ∈ P / (M A , M B ) = α (mod π)}
α
est :
– la droite (AB) privée de A et B lorsque α = 0 (mod π).
– un cercle passant par A et B et privé de A et B lorsque
α 6= 0 mod π. A B

Conséquence : quatre points distincts A, B, C, D sont alignés ou cocycliques ssi :

−−→ −−→ −−→ −−→


(DA , DB ) = (CA , CB ) (mod π).

I théorème 4.8 (De l’angle inscrit)

M
Soit C un cercle de centre O passant par deux points dis- α
tincts A et B, alors pour tout point M du plan, M appartient O
−−−→ −−−→ 1 −−→ −−→
à C \ {A, B} ssi (M A , M B ) = (OA , OB ) (mod π).
2 2α B
A

Application : Soient A, B deux points distincts, I le milieu de [A; B] et C le cercle de centre I et


−−−→ −−−→ π
passant par A et B, alors : C \ {A, B} = {M ∈ P / (M A , M B ) = (mod π)}.
2

[MPSI Lycée Guez De Balzac]


Droites et cercles 43

3) Équation(s) cartésienne(s) d’une droite

Même si le repère est quelconque, on peut utiliser la notion de déterminant. M (x, y) appartient
→(−b, a) ssi det(−
à la droite D passant par A(xA , yA ) et dirigée par le vecteur non nul −
w
−−→ →
AM , −
w)=0
c’est à dire a(x − xA ) + b(y − yA ) = 0 . C’est une équation cartésienne de D, cette équation peut se
mettre sous la forme ax + by = c.
Réciproquement si (a, b) 6= (0, 0) l’ensemble des points M (x, y) tels que ax + by = c est une droite.
Un vecteur directeur est −→(−b, a) et un point de cette droite est A( c , 0) si a 6= 0 ou A(0, c ) sinon.
w
a b
Lorsque le repère est orthonormal, une droite D peut être définie par un point A(xA , yA ) et un
−−−→ →
vecteur normal − →n (a, b) non nul car dans ce cas : AM · −n = 0 ⇐⇒ a(x − x ) + b(y − y ) = 0 ⇐⇒
A A

M (x, y) ∈ D. Lorsque le vecteur →



n est unitaire l’équation est dite normale, c’est une équation de
la forme cos(θ)x + sin(θ)y = p .

N Définition 4.5 (Distance d’un point à une droite)


D
Soit D une droite et M un point du plan ; soit H le projeté A
orthogonal
√ de M sur D, alors pour tout point A de D on a
AM = AH 2 + HM 2 , cette quantité est minimale lorsque H M
A = H et le minimum est AM = M H. Ce nombre est appelé
distance de M à D et noté d(M, D) = M H.

−−−→
Calcul de d(M, D) : Soit ax+by = c une équation de D dans un repère orthonormal, on a HM = k −

n

→ −−−→ −−→ −−−→
en posant n (a, b) [vecteur normal à D], soit A(xA , yA ) un point de D, HM = HA + AM donc
−−→ −−−→ −−−→ → −−−→ →
HA = k − →
n − AM par conséquent (k − →
n − AM ) · − n = 0 ce qui donne kk− →
n k2 = AM · −n =
a(x − xA ) + b(y − yA ) = ax + by − c, finalement :
−−−→ →
|AM · −
n| |ax + by − c| |ax + by − c|
d(M, D) = M H = |k| · k−

n k= = = √ .
k−

nk k−

nk a2 + b2

4) Intersections

Intersection entre une droite et un cercle :


Soit C un cercle de centre O de rayon R > 0 et soit D une droite, dans le repère orthonormal
direct (O, −

u ,−

v ) avec −

u un vecteur unitaire directeur de D, l’équation de C et x2 + y 2 = R2 et une
équation de D est de la forme y = k avec |k| = d(O, D), il est alors facile d’en déduire :
– Si d(O, D) > R : alors C ∩ D = ∅.
– Si d(O, D) = R : alors C ∩ D = {T }, la droite D est dite tangente au cercle ; (OT ) et D sont
perpendiculaires.
– Si d(O, D) < R : alors C ∩ D = {A, B} avec A 6= B.

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Droites et cercles 44

.C .D .C .D .C .D
.A
.O .O .T .O
. . .
.d .d .d
.B

d>R d=R d<R

Dans un repère orthonormal, la tangente au cercle C de centre I(a, b) de rayon R > 0 au point
−−→ −−−→
T (x0 , y0 ) est la droite définie par IT · T M = 0 c’est à dire la droite d’équation : (x0 − a)(x − x0 ) +
(y0 − b)(y − y0 ) = 0.
Intersection entre deux cercles : Soit C (O, R) et C 0 , (O0 , R0 ) deux cercles avec O0 6= O et R0 6 R,
−−−→

→ −
→ →
− OO0
on prend le repère R = (O, u , v ) avec u = −−−→ , dans ce repère on a O0 (a, 0) avec a > 0 et on doit
kOO0 k 

 2 2 2 
 x2 + y 2 = R2
x +y = R
résoudre le système ce qui équivaut à R2 − R0 2 + a2 , on
 (x − a)2 + y 2 = R0 2 
 x =
2a
R2 − R0 2 + a2
est ramené à un cercle et une droite D avec d(O, D) = = d, d’où la discussion :
2a
– Si d > R : c’est à dire (a − R)2 > R0 2 ou encore : a − R0 > R ou a + R0 < R alors C ∩ C 0 = ∅.
Dans le premier cas C 0 est extérieur à C , dans le second il est intérieur.
.C .D

.C 0
.C .D
.C 0
.O .O0
.
.O .O0
.

.a .a

a − R0 > R a + R0 < R
– Si d = R : c’est à dire a − R0 = R ou a + R0 = R alors C ∩ C 0 est un singleton, la droite D est
tangente aux cercles, ceux-ci sont dits tangents.

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Droites et cercles 45

.C .D

.C .D
.C 0
.C 0
.O .O0
0 .
.O .O
.

.a .a

a − R0 = R a + R0 = R
– Si d < R : c’est à dire R − R0 < a < R + R0 ; alors C ∩ C 0 = {A, B} avec A 6= B.

.C .D

.C 0
.A
.O .O0
.

.B

.a

a − R0 < R et a + R0 > R

5) Équations polaires

Pour une droite : Soit D une droite du plan et soit θ0 une mesure de l’angle que fait D avec l’axe
(Ox) [θ0 est défini à π près].
– Si D passe par l’origine alors un point M (r, θ) est sur D ssi θ = θ0 (mod π) , on dit que θ = θ0
est une équation polaire de D.
– Si D ne passe pas par l’origine : dans le repère polaire d’angle θ0 , D a pour équation y 0 = K
(une constante non nulle). Un point M de coordonnées polaires (r, θ) dans le repère d’origine a
pour coordonnées polaires dans le repère polaire : (r, θ − θ0 ) par conséquent son ordonnée dans
K
le repère polaire est y 0 = r sin(θ − θ0 ) donc M est sur la droite D ssi r = , cette
sin(θ − θ0 )
1
équation peut se mettre sous la forme r = , on dit que c’est une équation
a sin(θ) + b cos(θ)
polaire de D. (Voir Fig 1)

Pour un cercle passant par O : Soit C un cercle de centre I de rayon R > 0 et passant par O, I
admet comme coordonnées polaires (R, θ0 ). Soit M un point du plan d’affixe z = reiθ et différent de
O, alors M est sur le cercle ssi IM = R, ou encore |z − Reiθ0 |2 = R2 ce qui donne |r − Rei(θ0 −θ) |2 = R2
et donc r2 + R2 − 2rR cos(θ − θ0 ) = R2 , d’où r = 2R cos(θ − θ0 ) [car r 6= 0] c’est une équation

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Exercices 46

polaire du cercle C . (Voir Fig 2)


M
6



v (θ0 ) −

u (θ0 )
θ0 I
-
D
θ
θ0
K
O

Fig 1 : Droite D ne passant pas par l’origine Fig 2 : Cercle passant par l’origine

IV) Exercices

F Exercice 4.1
Soit P un plan et soit D une droite de P, soit −

u un vecteur directeur de D, soient A, B ∈ D,
on appelle mesure algébrique AB l’abscisse de B dans le repère (A, −

u ) de D. Montrer que si
est indépendant du vecteur directeur − →
AB
A, B, C, D ∈ D avec C 6= D, alors le rapport u
CD
−−→ −−→ AB
choisi. Montrer l’équivalence : AB = λCD ⇐⇒ = λ.
CD

F Exercice 4.2
Théorème de Thalès. Soient D1 , D2 , D3 trois droites de P strictement parallèles, soient D, D0
deux droites de P qui coupent D1 , D2 , D3 respectivement en A, B, C pour D et A0 , B 0 , C 0 pour
AC A0 C 0
D0 . Montrer que : = 0 0.
AB AB

F Exercice 4.3
Théorème de Pappus. Soit P un pan affine, soient D, D0 deux droites de P, soient A, B, C ∈
D et A0 , B 0 , C 0 ∈ D0 , les six points sont supposés distincts. On suppose en outre que les droites
(AB 0 ) et (A0 B) sont parallèles, et que les droites (AC 0 ) et (A0 C) sont parallèles. Montrer que
les droites (BC 0 ) et (B 0 C) sont parallèles.

F Exercice 4.4
Théorème de Ménélaüs Soit P un plan affine, soient A, B, C ∈ E non alignés, soient
A0 ∈ (BC) \ {B, C}, B 0 ∈ (AC) \ {A, C} et C 0 ∈ (AB) \ {A, B}. Montrer que les trois points
A0 B B 0 C C 0A
A0 , B 0 , C 0 sont alignés si et seulement si : 0 × 0 × 0 = 1.
AC BA CB

F Exercice 4.5
Théorème de Céva Soit P un plan affine, soient A, B, C ∈ E non alignés, soient A0 ∈
(BC) \ {B, C}, B 0 ∈ (AC) \ {A, C} et C 0 ∈ (AB) \ {A, B}. Montrer que les trois droites
A0 B B 0 C C 0 A
(AA0 ), (BB 0 ), (CC 0 ) sont concourantes ou deux à deux parallèles ssi : 0 × 0 × 0 = −1.
AC BA CB

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Exercices 47

F Exercice 4.6
Soit P un plan affine et soit R un repère de P, établir une équation de la droite D dans les
cas suivants :
a) i) D = (AB) avec A(1, 2) et B(−1, 3).
ii) Passant par A(1, 2) et parallèle à la droite d’équation x − y + 3 = 0.
iii) Passant par A(1, 2) et parallèle à la droite d’équation y = 3x + 1.
b) R est supposé orthonormé direct :
i) Passant par A(1, 2) et orthogonale à −

v (2, 1).
ii) Passant par A(2, −3) et orthogonale à D0 d’équation y = 2x + 1.
iii) Bissectrices des droites D : 3x + 2y − 1 = 0 et D0 : 2x − y + 2 = 0.
π
iv) Passant par A(2, −1) et telle que (D, D0 ) = (mod π), avec D0 : 3x + 2y − 1 = 0.
3

F Exercice 4.7
Soit P un plan affine euclidien. Soient A, B, C trois points non alignés de P, on désigne par
I, J et K les pieds des trois hauteurs issues respectivement des sommets A, B et C du triangle
(ABC), on note I 0 le symétrique (orthogonal) de I par rapport au côté (AC) du triangle. On
se propose de démontrer le résultat suivant : les points I 0 , J et K sont alignés.
a) Soit A0 = Mil[B; C], B 0 = Mil[A; C] et C 0 = Mil[A; B].
i) Montrer que les points A, B, I, J sont sur un même cercle de centre C 0 .
ii) Montrer que les points K, B, C, J sont sur un même cercle de centre A0 .
iii) Montrer que les points K, I, C, I 0 sont sur un même cercle de centre B 0 . Faire une
figure.
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→
b) i) Avec la question précédente montrer que (KJ , KI 0 ) = (BJ , BC ) + (IC , II 0 )
(mod π).
−−→ −−→ π −−→ −−→ −−→ −−→
ii) Montrer que (BJ , BC ) = + (AC , BC ) (mod π). De même calculer (IC , II 0 ).
2
0
iii) En déduire que I , J et K sont alignés.
c) Application : une boule de billard venant de I, arrive sur le point J, en supposant que
les lois de la réflexion s’appliquent parfaitement , quelle est la trajectoire de la boule ?

F Exercice 4.8
Soit ABC un triangle équilatéral et M un point à l’intérieur de ABC. Montrer que la somme
des distances de M aux trois cotés de ABC ne dépend pas de M .

F Exercice 4.9
−−→ −−→
Soient A, B et C trois points non alignés, on pose α = (AB , AC ), puis par permutation
circulaire, on définit β et γ.
a) Déterminer l’affixe de O0 , centre du cercle circonscrit au triangle (A, B, C) et déterminer
le rayon R.
−−−→ −−−→ −−−→ − →
b) Démontrer la relation : sin(2α)O0 A + sin(2β)O0 B + sin(2γ)O0 C = 0 .
c) Montrer que le symétrique de l’orthocentre du triangle par rapport aux côtés, est sur le
cercle circonscrit.

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