Bonnes pratiques pour glaciers-fabricants
Bonnes pratiques pour glaciers-fabricants
FEVRIER 1998
SOMMAIRE
Glossaire.......................................................................................................................... 4
CNGF - GBPH - JUIN 1998
Introduction.................................................................................................................... 8
1. présentation du secteur
4.1. Méthodologie................................................................................................. 29
4.2. Application..................................................................................................... 30
Annexes
Annexe I
Annexe II
D F-G-H-I
Danger Freezer
Ce qui menace ou compromet la sécurité, Appareil de congélation vertical ou horizontal à
l’existence d’une personne ou d’une chose; la racleurs internes, qui refroidit à l’aide d’un fluide
situation qui en résulte. frigorigène, durcit l’appareil à glacer et lui insuffle
Exemples : de l’air pour le foisonner.
. dangers physiques : morceaux de verre,
cheveux ...
. dangers chimiques : résidus de pesticides, ... Foisonnement
CNGF - GBPH - JUIN 1998
M
Maîtrise (N) - Maîtriser (V) Mélange (synonyme : Appareil, Mix)
Cf. Appareil
(N) Sûreté d’exécution, d’une opération, d’un
procédé. Mesures correctives
(V) Aménager (Gérer) les conditions Actions à mettre en oeuvre pour éviter qu’un
permettant de dominer, de contenir, d’exécuter risque n’atteigne un niveau inacceptable.
avec sûreté une opération, un procédé.
Mesures préventives
Manipulation
Facteurs, techniques, actions ou activités qui
Toute opération par laquelle, pour la fabrication, le peuvent être utilisés pour prévenir un danger
personnel est amené à toucher les aliments identifié, l’éliminer ou réduire sa sévérité ou sa
directement ou à l’aide d’ustensiles. (Codex probabilité d’apparition à un niveau acceptable.
Alimentarius 93.13)
Maturation N
Etape durant laquelle le mix à glace ou à crème
glacée est laissé en stock réfrigéré pendant 72h,
48h, 24h, à respectivement +2 °C, +4 °C, +6 °C, Nettoyage
après pasteurisation et homogénéisation
éventuelle, et durant laquelle il acquiert certaines Elimination des souillures, des résidus
propriétés recherchées. alimentaires, de la saleté, de la graisse ou de toute
autre matière indésirable. (Codex Alimentarius,
Le mix prend, en effet, une saveur spécifique et Alinorm 93.13, 1991)
une texture plus onctueuse, plus épaisse.
P S
Pasteurisation Surveillance
La pasteurisation a pour but de détruire tous les Relevé de paramètres simples (aspect visuel,
germes pathogènes non sporulés et les formes température, ...) ou contrôle d’une situation
végétatives des germes sporulés, la presque totalité permettant de s’assurer qu’un C.C.P. reste
des germes d’altération tout en préservant au maîtrisé.
maximum les propriétés organoleptiques et
nutritionnelles de l’aliment.
CNGF - GBPH - JUIN 1998
INTRODUCTION
Conception et utilisation des guides de bonnes pratiques d’hygiène
Les Guides de Bonnes Pratiques d’Hygiène prennent place dans un contexte législatif et réglementaire national et
européen qu’il est bon de rappeler afin d’éviter toute confusion ou mauvaise interprétation.
. Le contexte européen
Au niveau européen, la directive 93 / 43 / CEE du 14 juin 1993, encore appelée “ directive hygiène ”, concrétise
les rapports nouveaux qui doivent se mettre en place entre les fabricants et les services de contrôle.
Cette directive prévoit la rédaction, par les professionnels eux-mêmes, de documents d’application volontaire
destinés à préciser, chaque fois que c’est possible et en tenant compte des spécificités de chaque secteur, les
modalités d’application des mesures générales d’hygiène qui figurent en annexe du texte européen : ce sont les
Guides de Bonnes Pratiques d’Hygiène.
. Le contexte national
Le code de la consommation (loi du 26 juillet 1993) fixe à tous les professionnels (article L. 221) une obligation
générale de sécurité des produits et des services.
Autrement dit, toute personne qui propose à une autre personne un produit alimentaire ou non (une glace, un
sorbet, une salade, un jouet, une voiture ... ) ou un service (une livraison, une réparation, ... ) doit être en mesure
de prouver que ce qu’il propose n’est pas susceptible de nuire à la santé ou à la sécurité des personnes.
CNGF - GBPH - JUIN 1998
Or, les professionnels, quelle que soit la branche d’activité à laquelle on s’adresse, n’ont en général pas les
connaissances suffisantes pour élaborer un système qui permette de donner confiance en la qualité de leur
production pour ce qui concerne la sécurité. De nos jours, la réputation ne suffit plus !
Les Guides de Bonnes Pratique d’Hygiène sont une réponse à ce constat de carence.
Le secteur d’activité “ Glacier Monovalent ” est régi par plusieurs textes réglementaires, parmi lesquels l’arrêté
ministériel du 30 décembre 1993 qui s'applique à la vente indirecte au consommateur, et l’arrêté ministériel du 9
mai 1995 qui s'applique essentiellement à la vente directe au consommateur. Les entreprises concernées
pourront, en complément des dispositions légales, se référer utilement à ce guide.
L'arrêté ministériel du 8 février 1996 prévoit que les établissements dispensés de l’agrément sanitaire, devront se
référer à ce guide dans les trois mois qui suivront sa validation par les autorités.
La rédaction des Guides de Bonnes Pratiques d’Hygiène.
Un Guide de Bonnes Pratiques d’Hygiène est un document à vocation consensuelle : il est rédigé par un groupe
de travail composé de professionnels qui s’adjoignent les compétences d’experts dans des domaines bien précis.
Les travaux du groupe ont pour but de greffer, sur les usages loyaux et constants d’une profession, les impératifs
d’une bonne hygiène.
Le groupe a adopté, pour ses activités, les principes de la démarche “ HACCP ”, recommandée au niveau
mondial par le Comité du Codex Alimentarius, Organisme à vocation normative en matière d’échanges
commerciaux de denrées alimentaires et de sécurité des aliments.
Le groupe a ensuite recensé les dangers significatifs pour la filière (Annexe III). Un diagramme de fabrication
type a permis d'effectuer l'analyse des causes, et a débouché sur la distinction suivante :
* dangers dont l'expression peut être combattue par application de mesures générales d'hygiène (mesures
non spécifiques) ;
* dangers dont l'expression est combattue par application de mesures spécifiques. Ce sont les "points
sensibles" qui correspondent aux "points critiques", documents CODEX.
. M. KALINOWSKI I.N.R.A.C.Q.
1. Présentation du secteur
Europe. En effet, comme le montre le tableau ci-dessous, les français semblent moins séduits par
les crèmes glacées que bon nombre de leurs voisins européens.
Toutefois, la consommation de produits glacés en France a enregistrée une très nette augmentation
ces dix dernières années; la production nationale a triplé pendant cette période. A l'heure actuelle,
la production annuelle de glaces, production artisanale et production industrielle confondues,
représente
291 544 000 litres. Il est important de noter que la glace reste en France une activité très
saisonnière : le volume d'activité reste avant tout lié aux conditions météorologiques.
Les glaciers-fabricants sont présents sur trois de ces sites : la consommation familiale et la
consommation en salon de thé par les spécialités, la consommation de plein-air par les cornets, la
restauration par les spécialités et les coupes.
Les entreprises de glacerie se classent en deux catégories. Elles s'y répartissent de la façon
suivante :
Les entreprises de glacerie
Les glaciers monovalents et les glaciers polyvalents représentent respectivement 2500 salariés et
45 600 salariés. Toutefois, il y a encore lieu, ici, de souligner que l'activité de fabrication est
CNGF - GBPH - JUIN 1998
fortement soumise à des variations saisonnières et qu'il y est fait souvent appel à une main
d'oeuvre temporaire.
L'essentiel des matières premières est issu de secteurs contrôlés. Mais certaines de ces matières premières
peuvent venir directement de la production agricole. Il sera alors nécessaire de mettre en place des mesures de
surveillance.
Les variations de consommation sont soumises à la situation géographique ainsi qu'aux saisons. Si partout en
France le gros de l'activité a lieu pendant la belle saison, les régions du nord et de l'est de la France travaillent
plus pendant les fêtes de fin d'années que les régions de tourisme estival.
Ces considérations ont été prises en compte dans l'élaboration des moyens de maîtrise.
1.3. Les conditions d'utilisation du ou des produits pris en compte par le GBPH
Les produits glacés moulés en bac : les glaces, crèmes glacées et sorbets moulés en bac peuvent participer à :
- la vente directe lorsqu'ils sont :
. vendus à la cuillère en cornet, ...
. vendus en salon de thé : en coupe glacés à des particuliers
dans des spécialités à des particuliers
. vendus en l'état à des particuliers
- la vente indirecte lorsqu'ils sont vendus en l'état à des restaurants, des collectivités, ou des G.M.S. qui
assureront la remise directe au consommateur final.
Pour l'achat des matières premières et des ingrédients, on s'adressera de préférence à des fournisseurs
certifiés. En effet, d'une façon générale, les matières premières, ingrédients ou annexes mais plus
particulièrement celles qui ne subissent pas de pasteurisation doivent être obtenues, de fournisseurs capables
de garantir la qualité microbiologique de leurs produits. Le lait et les produits laitiers doivent provenir
obligatoirement d'établissements agréés (Arrêté du 2 mars 1995). Toutefois, pour les Etablissements
fabriquant en vue de la remise directe au consommateur, il est possible de s'approvisionner également auprès
de fournisseurs bénéficiant d'une dispense d'agrément (Arrêté du 8 février 1996).
2.1.1. Lait
- récipient de 1 l (pac,
bouteille plastique);
- récipient de 10 l (enveloppe
plastique)
2.1.2. Crèmes
. conditionnée en :
Crème PASTEURISÉE - seau : 1l, 2l, 5l - Pasteurisation
- outre
. conditionnée :
Crème STÉRILISÉE - seau - Stérilisation
UHT - outre
Crème FLEURETTE*
2.1.3. Beurre
. pain de 20kg
2.1.5. Sucre(s)
Traitement technologique
Type Présentation exigences fournisseur
Saccharose .cristallisé
Saccharose - Raffinose . sirop
Glucose . atomisé
. sirop
Dextrose . atomisé
. pâte
. sirop
Sucre inverti . pâte
. sirop
Malto-dextrine . corn-sirup
(sirop de sucres)
Fructose . atomisé
. sirop
2.1.6. Fruits
Fruits frais
Fruits surgelés . en bille . lavés, surgelés
2.1.8. Annexes
(Annexes) Sèches
- amandes, Ces annexes introduites dans le mélange en
- meringues, fin de turbinage ne subissent pas de
- ... traitement d'assainissement.
En raison de la grande variété des produits glacés : glaces, crèmes glacées, sorbets ... il est difficile de
résumer leur fabrication dans un diagramme simple.
Les fiches de vie présentées ci-dessus sont condensées dans un diagramme synthétique de
fabrication. En effet, en ce qui concerne le secteur “ Glacier monovalent ”, le nombre très
important de produits fabriqués par les professionnels n’a pas permis d’envisager chacun des
produits séparément des autres : le guide aurait été illisible, inapplicable, la tentative vouée à
l’échec.
Il a donc été décidé, après avoir effectué un recensement de l’existant, de bâtir un diagramme type
de fabrication, représentatif quant à l’évolution possible des risques, à partir duquel il est possible
d’imaginer un grand nombre de variantes technologiques, mais dont les répercussions hygiéniques
ont été jugées mineures par le groupe de travail.
Les étapes retenues comme points sensibles (notés PS) par la suite de l’étude sont mentionnées
dans ce diagramme.
Stockage
(froid négatif, froid positif)
Réception et Stockage PS.2.
à température ambiante
Décongélation (éventuelle)
des matières premières
Préparation PS.3.
des jus, purées, ... de fruits
Mélange PS.4.
Pasteurisation - Cuisson PS.5.
Pasteurisation - Refroidissement PS.6.
Ajout de fruits - Aromatisation
Maturation PS.7.
Foisonnement - Glaçage
Remplissage - Conditionnement
Stockage à - 18 °C
- les glaces et crèmes glacées, de façon générale, sont des mélanges de lait et/ou de crème, d’oeufs,
de sucre et d’autres substances destinées à leur conférer leur texture, leur arôme spécifique. Ce
sont des produits riches en eau, de pH légèrement acide (entre 6 et 6,5). Leur composition en fait
un milieu particulièrement apte à la croissance microbienne avant congélation.
- les sorbets sont des mélanges de fruits, jus de fruits, eau, sucre et substances accessoires. Leur pH
est acide, presque toujours inférieur à 6, et même parfois suffisamment bas pour ralentir ou inhiber
toute culture bactérienne (citron, ananas, etc...). Le risque microbien, s’il est moindre que dans le
cas des glaces, doit toutefois être pris en compte lors de la fabrication.
La pasteurisation, si elle détruit une grande partie de la flore initiale -notamment la presque totalité
des germes dangereux- n'a pas d'effet sur les recontaminations ultérieures. Une parfaite maîtrise des
opérations qui vont de la pasteurisation à la remise au consommateur final est nécessaire.
- lait,...
- jaunes d’oeufs,
- sucre (saccharose).
[adjonction possible de : crème fraîche, blancs d’oeufs.]
- lait,...
- crème de lait,
- sucre (saccharose).
[adjonction possible de : crème fraîche, jaunes d’oeufs, blancs d’oeufs.]
“ GLACE À ... ” ET “ GLACES AUX SIROP ... ” SUIVIES D’UN NOM DE FRUIT OU D’ARÔME
NATUREL
- d’eau potable,
- sucre (saccharose).
additionné de lait ou de crème pasteurisés.
. fruits,
. arômes naturels autorisés.
SORBETS
Ces produits sont obtenus par congélation d’un mélange de:
- eau potable,
- sucre (saccharose),
aromatisé ou additionné de vin ou d’alcool.
. fruits frais,
. fruits congelés,
. fruits atomisés,
. lyophilisés,
. jus de fruits,.....
Remarque :
Est licite
l'emploi de en remplacement de
- colorants autorisés.
- essences naturelles.
- stabilisateurs autorisés.
Les prélèvements ont concerné, entre autre, les lieux de fabrications artisanales. Les analyses
prévues par la directive 92 / 46 / CEE sur l’hygiène des produits à base de lait ont été réalisées :
Les résultats de ces analyses montrent que la qualité microbiologique des glaces et crèmes glacées
mises sur le marché est globalement bonne.
Germes Résultats
Les auteurs du CNERNA-CNRS dans Qualité microbiologiques des aliments, maîtrise et critères
rappellent que, d’une part, le CDC d’Atlanta a signalé en 1987 l’existence d’un lien
épidémiologique entre des cas de listériose humaine et des crèmes glacées et, d’autre part,
qu’Hubert (1990) isole Listéria monocytogenes sur 6 % des crèmes glacées analysées en Grande-
CNGF - GBPH - JUIN 1998
Cependant, les glaces, crèmes glacées et sorbets restent des produits sensibles du fait des matières
premières (ovoproduits, lait, crème, ...) qui rentrent dans leur fabrication et de l’importance des
étapes manipulées en filière artisanale.
4.1. Méthodologie
L’analyse des risques, qui découle de l’application des principes de la méthode HACCP, à été réalisée en
s’appuyant sur le diagramme type de fabrication et en utilisant le raisonnement suivant :
- à une étape donnée, le danger microbien peut-il évoluer jusqu’à représenter un risque inacceptable pour le
consommateur et/ou pour l’entreprise ?
CNGF - GBPH - JUIN 1998
si non, lutter contre l’évolution du danger par des moyens simples en adaptant, à une situation donnée,
les mesures d’hygiène qui s’imposent ;
si oui, lutter contre l’évolution du danger par des moyens d’efficacité reconnue et fournir la preuve
que ces moyens ont été correctement appliqués :
. en se fixant des limites (des critères) qui, si elles ne sont pas atteintes, ou au contraire si elles
sont dépassées, entraînent une réaction vis-à-vis du procédé et/ou du produit ;
. en prévoyant des actions de correction sur un procédé qui n’a pas été maîtrisé (recyclage,
réglage ...) ainsi que sur le produit obtenu sans maîtrise (retraitement, élimination ...).
Tels sont les principes qui sont servi à élaborer le tableau 2 ci-après.
CNGF - GBPH - JUIN 1998
4.2. Application
Pour les cases laissées blanches, il n’a pas été relevé de rapport direct entre le “ M ” et le danger
microbien. Les mesures générales d’hygiène s’appliquent.
Pour les cases gris clair, il peut se produire une évolution du danger, qui peut être combattue par
l’application des mesures générales d’hygiène, en les adaptant si besoin à la situation.
Pour les cases gris foncé (au nombre de 9), correspondants aux 7 points sensibles identifiés, le danger
peut évoluer jusqu’à un niveau inacceptable. Cette évolution est contrecarrée par l’application de mesures
spécifiques en plus des mesures générales d’hygiène. Les fiches correspondantes sont détaillées dans le
guide avec, chaque fois que c’est possible, des propositions concernant les moyens de surveillance à
employer, les limites à respecter et les corrections à apporter en cas de problème.
CNGF - GBPH - JUIN 1998
. Pasteurisation - 6
Cuisson PS 5
. Pasteurisation - 7 8
Refroidissement PS 6
. Ajout de fruits -
Aromatisation
. Maturation PS 7 9
. Foisonnement -
Glaçage
. Remplissage -
Conditionnement
. Stockage à - 18 °C
L’application des principes généraux d’hygiène est générale. Elle doit être régulière et efficace. Ces principes sont les éléments de base nécessaires à la maîtrise des dangers à
toutes les étapes de la fabrication qu’elles aient été ou non retenues comme point sensible par l’analyse des dangers.
1. Conception
Les locaux et les postes de travail doivent être conçus de façon à permettre :
- l’application des bonnes pratiques d’hygiène alimentaire, y compris la protection contre les contaminations croisées pendant et entre les opérations ;
- la protection des denrées alimentaires contres les contacts directs avec les consommateurs ;
- l’application facile des mesures de nettoyage et de désinfection ;
- l’application de la réglementation relative à la sécurité et aux conditions de travail.
2. Construction
La construction et l’aménagement des locaux doivent prendre en compte la réglementation sur l’hygiène et la sécurité des denrées alimentaires ainsi que les obligations prévues
au Code du Travail.
Aussi, que ce soit dans le but d’adapter à la réglementation les locaux existants ou encore de construire une nouvelle unité de production, il est fortement recommandé de
consulter les autorités locales (Services Vétérinaires - Direction Départementale de l’Agriculture [DDAF], Service prévention - Caisse Régionale d’Assurance Maladie
[CRAM]), en la matière dès l’étape de la conception, afin d’éviter de devoir reconsidérer des opérations coûteuses après les travaux.
Références :
. Codex Alimentarius, ALINORM 97/13, Annexe 2
. Code du Travail
. INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), ED 718 Conception des lieux de travail
Les matériaux utilisés pour la construction des murs et cloisons doivent être résistants au choc et au vieillissement. Ils sont lisses de façon à permettre l’application facile des mesures
de nettoyage et de désinfection. Ils seront en outre imperméables, imputrescibles et insensibles à la corrosion.
Le revêtement de sol doit être : clair, facile à nettoyer et à désinfecter, résistant aux chocs, imperméable et imputrescible, exempt de porosité, antidérapant, non inflammable. Le
carrelage en grès cérame antiglissant est recommandé mais il peut être remplacé par des revêtements à base de résine à charges de quartz.
Le raccordement des murs entre eux et des murs avec le sol sera réalisé de préférence en gorges arrondies et étanches.
Les recoins, appuis de fenêtre et de façon plus générale tous les endroits où peut se produire une accumulation de poussière ou de crasse seront éliminés ou équipés de dispositifs
empêchant l’accumulation de souillures (appui fenêtre incliné).
Toutes les surfaces seront maintenues en parfait état d’entretien. Les carrelages fendus seront remplacés, les carrelages décollés seront recollés, les fentes, fissures, crevasses dans le
sol et les murs seront réparés de façon durable.
Le raccordement des murs avec le sol et les entourages de portes pourront être protégés des chocs.
Toute utilisation d’une eau prélevée dans le milieu naturel (sources, puits, forages ...) est soumise à autorisation préfectorale, celle-ci devant fixer les procédés et les
produits nécessaires à son traitement.
agréé :
- de type B 3 et C 2 ou C 3,
- une fois par an, (cette fréquence peut être modulée en fonction des circonstances locales)
- au début et à l’extrémité du circuit de distribution dans l’atelier afin de ne pas négliger le risque d’une contamination dans les canalisations intérieures à l’entreprise.
Il est nécessaire de remplacer les joints, les brise-jet et tous les équipements particulièrement sensibles à la contamination.
Ces systèmes d’évacuation seront maintenus constamment en parfait état de propreté. A la fin de chaque journée de travail, les siphons de sol seront purgés et remplis d’une
solution désinfectante.
Les locaux ne doivent pas renfermer de tuyaux d’évacuation d’eaux usées ou pluviales. Néanmoins, lorsque ceux-ci existent, ils devront être isolés de façon efficace pour
éviter toute pollution des locaux et des denrées.
Ces systèmes d'évacuation des eaux usées seront raccordés à un réseau d'assainissement efficace.
L’ouverture des fenêtres d’un atelier peut être tolérée sous réserve que l’air ainsi introduit ne soit pas pollué (rue à circulation importante, présence d’une nuisance à
proximité, ...) et que la fenêtre soit équipée d’un dispositif empêchant la pénétration des insectes.
Lorsque les systèmes choisis créent un flux d’air dirigé directement sur des denrées fragiles, l’air projeté sera préalablement filtré. Les performances du filtre (exprimées en
“ Classes ”) seront choisies en fonction d’une étude de risque appropriée.
Les locaux de travail seront protégés du rayonnement solaire direct par des protections fixes ou mobiles appropriées placées à l’extérieur des fenêtres.
Les dispositifs d’éclairage seront protégés en étant placés dans des réceptacles étanches et insensibles aux chocs.
Le niveau d’éclairement doit être adapté à la nature et à la précision des tâches à exécuter.
. cour, accès extérieurs.......................................................... 20 à 60 Ces valeurs sont mesurées par un luxmètres au niveau des tâches visuelles.
. espaces extérieurs pour travaux permanents........................ 120 à 180
. quai de chargements et de déchargements........................... 100 à 120 Les tubes fluorescents seront obligatoirement du type produit alimentaire.
. vestiaires - sanitaires........................................................... 200
. escaliers, couloirs................................................................. 200 Les valeurs minimales obligatoires sont précisées dans les articles R 232.6 à R 232.6 10 du
. chambres froides, réserves 200 du Travail. Ils résultent de la codification du décret 83-721 du 2 août 1983 relatif à l’éclairag
. secteur préparation................................................................ 300 à 400 lieux de travail.
. secteur cuisson : ambiance................................................... 300
sous hotte.................................................. 400 à 500
CNGF - GBPH - JUIN 1998
Les locaux où sont fabriqués des glaces et crèmes glacées et sorbets doivent être réservés exclusivement à la fabrication.
L’évacuation régulière des déchets est la première mesure permettant de lutter contre les ravageurs.
L’utilisation de lampes insecticides peut être admise sous réserve qu’elle n’entraîne pas de contamination des produits alimentaires.
Les professionnels ont vis-à-vis des consommateurs une obligation de sécurité : les glaces, crèmes glacées et sorbets doivent être exempts de germes dangereux et doivent conserver
jusqu’à la consommation des qualités gustatives irréprochables.
Parmi les divers moyens de maîtrise des risques, l’emploi de protocole de nettoyages et de désinfection complet et efficace participe la réalisation des objectifs de qualité.
9.1. Définitions
Le nettoyage est l’opération qui permet d’éliminer les souillures visibles : “ la saleté ”. Il permet d’obtenir des surfaces optiquement propres, c’est à dire où toute trace de
saleté a disparu. Mais il peut rester ce que l’on ne voit pas, en particulier les microbes.
La désinfection est l’opération qui permet d’éliminer les microbes totalement ou partiellement, de façon à obtenir une surface bactériologiquement propre.
Ces opérations doivent se succéder dans un ordre logique. Il est fondamental de retenir la notion suivante :
IL N’Y A PAS DE DESINFECTION SANS NETTOYAGE PREALABLE
CNGF - GBPH - JUIN 1998
ou encore
MIEUX VAUT UN BON NETTOYAGE SANS DESINFECTION QU’UNE DESINFECTION SANS NETTOYAGE
Les produits de nettoyage utilisables sont obligatoirement des produits autorisés par voie réglementaire, c’est-à-dire figurant sur une liste positive (législation
sur les matériaux au contact).
Les produits de nettoyage seront adaptés aux différents catégories de souillures présentes sur les surfaces. De façon très générale, les souillures organiques
(graisse, sucres, protéines) appellent l’utilisation d’un détergent de type tensioactif alcalin. Au contraire, les souillures minérales (calcaire, tartre ...) seront
éliminées par l’emploi d’un détergent acide, encore appelé désincrustant ou détartrant.
Une judicieuse alternance des produits de nettoyage, en fonction de l’état des surfaces, permet de maintenir celles-ci dans un état de propreté optimal.
La plupart des détergents du commerce sont un mélange de différentes substances, le plus souvent d’un “ squelette ” minéral (soude, ammoniaque,
phosphates, carbonates ...) et d’additifs destinés à adoucir l’eau, à former des mousses (tensioactifs) et parfois à colorer ou parfumer le produit.
On distingue classiquement plusieurs familles de désinfectants utilisables en industrie alimentaire. Comme les détergents, les produits doivent avoir été
agréés préalablement à leur emploi et figurer sur une liste positive.
La nature des problèmes à résoudre conditionnera l’utilisation de telle ou telle famille : en glacerie, les professionnels seront confrontés à des problèmes de
bactéries à Gram positif, comme les Staphylocoques, les Listeria, ou à Gram négatif, comme les Entérobactéries parmi lesquelles les salmonelles. Les
levures font également partie de la flore éventuelle de contamination des produits.
Les désinfectants utilisables sont l’eau chaude ( > 82°C), les produits chlorés, les peroxydes, les ammoniums quaternaires, les biguanidines.
Comme pour les détergents, dans le but d’éviter que ne s’installe dans un atelier une flore “ accoutumée ” à un produit, on aura soin de varier les produits en
fonction de leur principe actif.
Le protocole évoqué en 9.2. fait état de six actions qui se succèdent dans le temps : c’est le protocole complet, qui donne les meilleurs résultats en pratique, et dont on privilégiera
l’emploi :
- au moins à la fin de chaque journée de travail pour les surfaces en contact direct avec les denrées,
- au moins 1 fois par semaine pour l’ensemble de l’atelier.
11.1. Pré-nettoyage
Les opérations de pré-nettoyage consistent en une remise en ordre des locaux et en un rangement des surfaces de travail, de façon à faciliter les opérations de nettoyage.
Les sols seront balayés ou -mieux- raclés afin de minimiser la production de poussières. Les déchets volumineux seront éliminés : un jet d’eau froide ou tiède aidera cette
élimination. Les matériels complexes seront démontés.
Toute persistance en quantité excessive de déchets risque “ d’accaparer ” le détergent et d’entraîner un surconsommation de produit ou une moindre efficacité de celui-ci.
11.2. Nettoyage
Les solutions de nettoyage seront préparées en suivant scrupuleusement les indications du fabricant qui sont obligatoirement portées sur l’étiquetage. Les produits de
nettoyage seront dilués dans de l’eau tiède ou chaude (maximum 45-50°C) en évitant toute surchauffe qui entraînerait un gâchis d’énergie et un risque de cuisson des saletés
avec adhérence maximale aux surfaces.
CNGF - GBPH - JUIN 1998
Les temps de contact seront suffisants pour permettre au produit de nettoyage d’imbiber correctement les surfaces souillées. On peut prendre comme base minimale de
temps de contact une période de 5 minutes. Sur les murs, les plafonds, les suspensions, l’application de mousses peut représenter une solution intéressante, car elle permet
une bonne adhérence des produits ainsi qu’une bonne visualisation des surfaces traitées.
Souvent, des actions mécaniques permettront de décoller les salissures fortement incrustées : frottage, brossage. L’emploi de nettoyeurs hautes pressions permet un
décollement satisfaisant des souillures incrustées. Cependant, il y a création d’un aérosol contaminé qui pourra assurer la diffusion de germes. Aussi, ces techniques doivent-
elles être réservées au nettoyage d’ustensiles dans des locaux spécifiques ou à l’extérieur des ateliers de fabrication.
11.3. Rinçage intermédiaire
A l’issue des opérations de nettoyage, la solution détergente sera éliminée. Elle entraîne avec elle la presque totalité des souillures. Un rinçage intermédiaire à l’eau potable
chaude éliminera les souillures restantes, les résidus de détergents ; il achèvera le dégraissage si celui-ci n’avait pas été total. Par ailleurs, une eau suffisamment chaude
permet d’éliminer bon nombre de bactéries.
Il faut souligner le caractère indispensable de cette opération, car les particules alimentaires restantes et les résidus de produits de nettoyage peuvent inactiver les
désinfectants appliqués ultérieurement, donnant lieu à une fausse sécurité ainsi qu’à un gâchis.
A l’issue de cette opération, si les prescriptions diverses ont été respectées, il est légitime de considérer que l’on obtient des surfaces exemptes de salissures, et dont la
charge microbienne a été diminuée d’un facteur 100 à 1000. Un tel résultat peut suffire pour des surfaces peu sales, lorsque le protocole est appliqué fréquemment.
11.6. Séchage
Les environnements humides sont particulièrement favorables à l’implantation de certains germes néfastes (moisissures) ou dangereux (Listeria). Les opérations de
nettoyage-désinfection seront donc utilement complétées par un séchage par ventilation ou soufflage d’air sec filtré, par aspiration, par raclage, par essuyage.
Il est recommandé, JUSTE AVANT LA RÉUTILISATION, d’effectuer un dernier rinçage des surfaces de travail à l’eau froide, afin d’éliminer les contaminants qui auraient pu se
redéposer pendant la période d’inactivité de l’atelier.
CNGF - GBPH - JUIN 1998
12.1. Généralités
Il existe aujourd’hui de nombreux produits commercialisés en tant que nettoyant-désinfectant, savon-désinfectant ... Ces produits sont efficaces. Néanmoins, l’efficacité
globale d’une seule opération de nettoyage-désinfection sera dans la plupart des cas moindre que celle résultant de l’application du protocole complet (produit de nettoyage
et produit de désinfection séparés).
L’application de ces protocoles simplifiés sera réservé à l’entretien des surfaces et des matériels peu sales recouverts d’une salissure non-incrustée, peu adhérente
ou encore aux opérations de nettoyage intermédiaire lors d’une journée de travail. Par exemple, nettoyage d’une table entre deux activités.
L’emploi de ces produits et de ces protocoles ne dispense pas de l’utilisation à la fin de chaque journée de travail du protocole complet, notamment sur les surfaces
entrant directement en contact avec les produits alimentaires.
12.2. Application
12.2.1. Séquence des opérations
Application du produit aux concentrations recommandées par le fabricant, en dilution dans de l’eau tiède.
Des actions mécaniques spécifiques seront souvent nécessaires.
Un temps de contact suffisant sera respecté.
. Rinçage :
Certaines personnes appelées à manipuler des denrées alimentaires peuvent héberger et disséminer dans les aliments et l’environnement des quantités importantes de germes.
Les dangers microbiens plus particulièrement concernés par cette voie de contamination sont les Staphylococcus aureus, les Salmonelles et le virus de l’hépatite A.
CNGF - GBPH - JUIN 1998
Les dangers significatifs dans la filière “ glaces et sorbets ” font l’objet d’une étude en annexe du présent guide. Néanmoins, il a semblé nécessaire de rappeler ici, pour justifier les
mesures à prendre, les caractéristiques des dangers liés au personnel. Le danger “ Hépatite à virus A ”, non reproduit en annexe, et pour lequel il n’existe pas aujourd’hui de technique
de mise en évidence dans les produits alimentaires, est développé dans le souci d’une information complète.
Ils peuvent également coloniser de façon asymptomatique (inapparente) des individus en bonne santé : on considère ainsi que, en fonction des saisons, de 30 à 70 % de la
population héberge sur la peau, dans le nez, la gorge, l’intestin des souches de Staphylocoques dorés potentiellement entérotoxiques.
Il n’est pas question, pour de simples raisons de coût et d’inefficacité relative, de dépister systématiquement les porteurs de germes.
Les mesures de maîtrise concernant les Staphylocoques consisteront donc principalement en un respect des mesures élémentaires d’hygiène (tenue vestimentaires, propreté
corporelle, nettoyage des mains).
Par ailleurs, lorsqu’une personne présente des symptômes qui laissent à penser qu’elle peut disséminer de façon massive des Staphylocoques dans l’environnement (voir les
symptômes évoqués plus haut), elle doit, dans toute la mesure du possible, :
- être écartée temporairement de la manipulation directe des denrées alimentaires,
ou - prendre pour cette manipulation des précautions renforcées :
. port de gants changés aussi souvent que nécessaire,
. port d’un masque bucco-nasal évitant la projection de gouttelettes “ postillons ”) dans l’environnement,
. protection des plaies sous pansement étanche,
. nettoyage désinfection des mains avec une fréquence accrue.
Les Salmonelles malgré leur caractère pathogène, sont des germes assez fréquemment rencontrés dans l’environnement.
Les maladies humaines, ou salmonelloses, se traduisent classiquement par des gastro-entérites fébriles (nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales intenses et
irradiantes, fièvres élevées pouvant atteindre 40°C) accompagnées d’un état de torpeur (en grec qui a donné leur nom aux fièvres typhoïdes). La convalescence est
longue, de l’ordre de quelques semaines, et le malade guéri reste porteur et disséminateur du germe pendant un délai parfois très long (quelques mois à plusieurs années).
Mais l’Homme peut également être porteur sans avoir montré le moindre symptôme de maladie (porteur sain) : il lui suffit d’être en contact, par l’eau ou les aliments par
exemple, de petites doses de Salmonelles, insuffisantes pour créer les symptômes, mais suffisante pour coloniser l’intestin. On considère ainsi que 2 à 10 % de la population
porte une ou plusieurs souches de Salmonelles dans le tube digestif. Ce pourcentage est d’autant plus élevé que les contacts entre une personne et les Salmonelles sont plus
fréquents : les personnes travaillant dans les industries agroalimentaires sont particulièrement exposées.
CNGF - GBPH - JUIN 1998
Les mesures de maîtrise concernant les Salmonelles sont tout d’abord des mesures élémentaires d’hygiène, déjà rappelées pour les Staphylocoques. Le germe est avant tout
d’origine intestinale : on portera donc une attention particulière au lavage des mains à la sortie des toilettes et après manipulation d’aliments plus particulièrement
contaminés : coquilles des oeufs, végétaux souillés de terre. Le port d’une tenue de travail spécifique, notamment des chaussures, permettra d’éviter de transporter à
l’intérieur d’un atelier des contaminations du milieu extérieur.
L’agent de l’hépatite à virus A appartient à la famille des Entérovirus : cette appartenance souligne le fait que nous sommes de nouveau en présence de ce que les hygiénistes
du début du siècle appelaient le “ péril fécal ”.
Les mesures de maîtrise ne seront pas différentes de celles concernant les Salmonelles. Une vaccination peut être envisagée, son efficacité est reconnue.
- pantalons,
- chaussures ou sabots ou bottes,
- coiffe enveloppant la chevelure de façon efficace.
Les tenues de couleur claire, qui permettent d’apprécier d’un seul coup d’oeil leur état de propreté, doivent être privilégiées.
Les vêtements de travail doivent être changés aussi souvent que nécessaire.
Le personnel appelé à manipuler des denrées alimentaires est tenu à la plus rigoureuse hygiène corporelle.
Les ongles seront tenus courts et en parfait état de propreté. L’usage de faux cils, faux ongles et vernis à ongles est à proscrire.
Les mains seront régulièrement lavées : avant de pénétrer dans le laboratoire, à la sortie des toilettes, après chaque interruption du travail, après manipulation de denrées ou
d’équipement souillés : oeufs en coquille, végétaux crus, cartons ...
Le lavage des mains ne sera pas seulement “ symbolique ”, mais on y consacrera le temps nécessaire, soit 30 secondes à 1 minute, et on utilisera le savon et éventuellement
la brosse à ongles si besoin est. Après essuyage des mains au moyen d’un papier à usage unique, celui-ci sera éliminé dans une poubelle avec couvercle.
Il est à noter que l’usage des gants est une solution aussi contraignante que le lavage des mains.
Si l’on porte une blouse ou une veste à manches longues, celles-ci seront relevées par pliage soigneux et non pas par vrillage type accordéon.
LE PERSONNEL - FORMATION FT 15
Les manipulateurs de denrées alimentaires doivent recevoir une formation initiale à l’hygiène et être informés des obligations d’hygiène inhérentes au poste qu’ils occupent. Cette
information est préalable à la prise de poste. Elle est placée sous la responsabilité du chef d’entreprise.
Il y a lieu de souligner qu’il est fait souvent appel à une main d’oeuvre temporaire dont le manque de sensibilisation et de formation à l’hygiène vient augmenter le risque de
contamination par le personnel.
Des séances de formation continue seront organisées périodiquement conformément à la réglementation développant les points suivants :
* microbe
* développement : vitesse, facteurs
* rôle et effets
* destruction
* nettoyage
* désinfection
Pour le personnel non spécialisé, on privilégiera les séances brèves (inférieures à 1 heure), organisées avec une fréquence suffisante (une par trimestre).
CNGF - GBPH - JUIN 1998
En certains points du diagramme de fabrication synthétique "les points sensibles", la maîtrise des dangers nécessite -du fait de la spécificité de l’opération ou du matériel utilisé-
l’application de mesures spécifiques.
Ces mesures sont développées dans les 7 fiches suivantes. Chaque fiche correspond à un point sensible. Pour chaque facteur de risque (un des cinq “ M ”), sont présentés les
moyens de maîtrise et les mesures de surveillance. S’y adjoignent des mesures correctives immédiates relatives au procédé et au produit ainsi que les moyens et/ou les documents
nécessaires à la maîtrise ou à la surveillance.
PS 1 - cases n° 1 et 2 du tableau 2
PS 2 - case n° 3 du tableau 2
ASSOCIÉS
CIBLES
des DANGERS procédé / produit
Eléments de Maîtrise Eléments de
surveillance
Procédé
MODE OPERATOIRE . fermeture des sacs entamés ; . contrôle visuel : . fermeture immédiate des sacs
inscription de la date entamés.
contamination _ . utilisation des sacs entamés d’ouverture des sacs _
en cas de en premier ; sur les sacs. Produit
stockage de sacs entamés ouverts . rappeler l’utilisation prioritaire
(laits, ovoproduits en poudre ...) . rangement de la réserve ; des sacs ouverts suivant l’an-
cienneté de leur ouverture .
PS 3 - case n° 4 du tableau 2
Procédé
CNGF - GBPH - JUIN 1998
PS 4 - case n° 5 du tableau 2
MÉLANGE
(fractionnement
passage en turbine)
PS 5 - case n° 6 du tableau 2
PASTEURISATION - CUISSON
VALEURS MESURES PRÉVENTIVES
Causes d’expression CIBLES ACTIONS CORRECTIVES DOCUMENTS ASSOCIÉS
des DANGERS ** Eléments de Maîtrise Eléments de surveillance procédé / produit
* chaque fois que cela est possible, la pasteurisation haute sera utilisée.
** les valeurs cibles ont été calculées par référence au traitement type de 80°C pendant 30 secondes.
PS 6 - cases n° 7 et 8 du tableau 2
PASTEURISATION - REFROIDISSEMENT
VALEURS MESURES PRÉVENTIVES
CAUSES D’EXPRESSION CIBLES ACTIONS CORRECTIVES DOCUMENTS
CNGF - GBPH - JUIN 1998
ASSOCIÉS
des DANGERS procédé / produit
Eléments de Maîtrise Eléments de surveillance
Procédé
MODE OPERATOIRE . emploi d’un procédé . contrôle de la vitesse de . lors de pannes occasion-
permettant la chute rapide refroidissement : nelles: réparation et . Factures
Multiplication microbienne en cas de refroidis- de la température : - relevé ou prise réglage ; d’intervention
Temps de séjour des produits trop long sement - pasteurisateur : manuelle de la tempéra- . lors de pannes fréquentes (éventuelle-ment
rapide : performance du matériel ; ture du produit à + 2h et répétitives : “ contrat
- casserole : bain d’eau après le début du remplacement ou d’entretien ”)
atteindre courante ou de glaçons ; refroidissement ; maintenance pré-
+ 6°C ventive des matériels ;
en moins
de Produit
2 heures* . en dehors des limites de t
et ( 6°C en 2h) :
recommencer un cycle de
pasteurisation ;
Procédé
MODE OPERATOIRE . cuves maintenues fermées . encadrement . rappel des procédures de
pendant le refroidissement ; travail ;
Recontamination par ouvertures des cuves . vérification de la ferme-
pendant la phase de refroidissement ture des couvercles ;
_ . éventuel changement de
(. si aromatisation : effectuée joints ;
l’opération avant ( > 80 °C)
ou après ( 6 °C) le Produit
refroidissement ;) . recommencer un cycle de
pasteurisation ;
* données professionnelles
PS 7 - case n° 9 du tableau 2
MATURATION
VALEURS VALEURS MESURES PRÉVENTIVES
CAUSES D’EXPRESSION CRITIQUES CIBLES ACTIONS CORRECTIVES DOCUMENTS
ASSOCIÉS
des DANGERS Eléments de Maîtrise Eléments de
surveillance
CNGF - GBPH - JUIN 1998
1. 1. 1. 1.
MODE OPERATOIRE couple . respect du couple . contrôle visuel de la Procédé
temps/température
temps/tempéra-ture température; . lors de pannes occasion-
à respecter :
1. température trop élevée choisi ; nelles : réparation et
24h** / 6°C réglage ; . Facture
permettant la multiplication
ou . maintenance des . lors de pannes fréquentes d’intervention
microbienne matériels ; et répétitives : remplace- (éventuellement
48h** / 4°C
ou ment ou maintenance pré- “ contrat
ventive des matériels ; d’entretien ”)
72h** / 2°C
Produit
. si > 10 °C* : destruction
_ du produit dont la
tempéra-ture pendant la
maturation n’a pas été
maintenue conforme ;
. si < 10 °C : recommen-
cer un cycle de
2. 2. 2. pasteurisation.
après maturation, la . refroidissement à 2 . relevés des
température en tout °C après maturation ; températures ;
point du produit
2.
2. report de fabrication permettant 2°C
Produit
la multiplication microbienne . repasteurisation haute
(panne d’un matériel, report de dont le refroidissement
glaçage) rapide est suivi d’un
glaçage sans seconde
maturation ;
* si > 10 °C : risque de présence de toxines thermostables non détruites par une nouvelle pasteurisation. ** les durées sont des données professionnelles : ce sont des valeurs moyennes indicatives. Hors ces données usuelles
de maturation, les entreprises peuvent adapter ce couple temps/température à leur production propre, en mettant en place des systèmes de surveillance et de contrôle pertinents.
CNGF - GBPH - JUIN 1998
ANNEXE I
[entête de l’entreprise]
date
CNGF - GBPH - JUIN 1998
Monsieur,
Lors de la livraison du ... / ... / ... relative à ma commande [n° ....] du ... / ... / ... et portant sur :
- ...................................................................................................................................
- ...................................................................................................................................
- ................................................................................................................................... [liste des M.P.
sensibles livrées]
- ...................................................................................................................................
- ...................................................................................................................................
numéro d’immatriculation :
marque :
type :
Je vous prie de faire le nécessaire pour éviter que de tels désagréments se reproduisent.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
AIDE A LA REDACTION D’UNE PROCEDURE
“ PANNE DU PASTEURISATEUR ”
CNGF - GBPH - JUIN 1998
QUOI ?
Procédure d’intervention en cas de panne du pasteurisateur.
POURQUOI ?
La pasteurisation doit intervenir sans délai lors de la fabrication d’une glace, crème glacée ou sorbet,
après le mélange des différents produits. Tout maintien prolongé du mix à température comprise entre
10 et 60 °C entraîne un risque inacceptable pour la santé publique.
QUI ? OU ? QUAND ?
Sont habilités à intervenir à tout moment dans le laboratoire :
le propriétaire, le gérant ou le chef d’équipe;
toute personne, informée et formée, constatant un mauvais fonctionnement.
COMMENT ?
Concernant l’appareil :
prévenir le professionnel,
appeler le réparateur,
si pannes répétées = . contrat de maintenance
ou . changement de l’appareil
archivage des documents suite à l’intervention dans le dossier matériel*
Concernant les produits :
transvaser dans des récipients propres et clos,
stocker au froid, à une température inférieure à 4 °C ( < 4 °C),
repasteuriser après réparation du pasteurisateur.
*Un dossier matériel / entretien du matériel doit être constitué, dans un classeur de préférence. Il doit
contenir:
- le plan de branchement du pasteurisateur,
- la liste des coordonnées des réparateurs habilités à faire l’entretien et/ou les réparations du pasteurisateur,
- le contrat d’entretien du pasteurisateur,
- une fiche d’entretien du pasteurisateur.
PRINCIPE
Évaluation de l’écart de mesure entre deux thermomètres :
L’évaluation de l’écart doit être effectuée dans des gammes de température proches de celles recherchées lors de
l’activité normale du thermomètre (80 +/- 5 °C pour un pasteurisateur, - 20 +/- 5 °C pour un congélateur, 2 +/- 5
°C pour un thermomètre de contrôle des matières premières réfrigérées).
CNGF - GBPH - JUIN 1998
MATÉRIEL
. “ Thermomètre 1 ” : thermomètre dont le fonctionnement doit être évalué.
. “ Thermomètre 2 ” : thermomètre électronique à sonde métallique, fonctionnant dans des gammes de
température compatibles avec les besoins.
FRÉQUENCE
Fréquence minimale = mensuelle pour chaque appareil.
MÉTHODE
1. Cas d’un pasteurisateur (thermomètre de façade = th 1)
Désinfecter la sonde du thermomètre 2 au moyen d’un essuie-tout jetable imbibé d’alcool à 60 °C.
Suspendre la sonde dans la chambre froide, aussi loin que possible de la source froide et en évitant
les contacts avec les produits, conditionnés ou non.
ACTIONS CORRECTIVES
1. Vérification simple du thermomètre 2
a)
Mettre dans un récipient de la glace d’eau pure et laisser fondre jusqu’à obtention d’un mélange
eau / glace.
CNGF - GBPH - JUIN 1998
Comparer la valeur affichée (notée th 2) avec la valeur lue sur un thermomètre “ domestique ”.
DOCUMENTATION
. fiche de comparaison des températures.
. fax de demande de réparation / révision des machines.
. factures de réparation.
CNGF - GBPH - JUIN 1998
ANNEXE II
DANGERS
MICROBIENS
CNGF - GBPH - février 1998
GERMES PATHOGENES
GENRES SALMONELLES
Genre bactériens, issus de la famille des préciser, car dépendant du sérotype, de l’état Les matières et les ingrédients entrant dans la
Entérobactériaceae, comprenant, selon la physiologique, des germes et de la réceptivité composition des glaces et crèmes glacées
classification actuellement en vigueur, une de l’individu. La notion de dose minimale peuvent être contaminés avec une fréquence
espèce d’intérêt en hygiène des aliments : infectante doit aujourd’hui être rejetée en tant variable : - depuis la denrée
l’espèce Salmonella enterica, elle-même que telle. paucimicrobienne (au plus 1 germe / 10
divisée en six sous-espèces. Pour des raisons grammes) : laits, crèmes, fruits, ...
épidémiologiques, il paraît aujourd’hui encore Les salmonelles sont des germes rencontrés - à la matière première abondamment
très souhaitable d’avoir recours à la avec une fréquence non négligeable dans contaminée (quelques milliers de Salmonelles
classification traditionnelle en fonction des l’intestin de l’Homme et des animaux, par gramme) : oeufs en coquille, ovoproduits
sérotypes. vertébrés et invertébrés. A partir de ce non pasteurisés ... .
Les Salmonelles sont des bactéries Gram réservoir humain et animal, les germes peuvent
négatif mésophiles (Tmin = 6°C, Topt = 37°C, contaminer le milieu extérieur et même se Les Salmonelles ne peuvent se développer dans
Tmax = 45,5°C), aéro-anaérobies facultatives, développer dans ou sur les denrées, ainsi que certains produits intermédiaires lorsque les
dont les exigences culturales sont peu dans le milieu, en particulier lorsque certains règles des bonnes pratiques d'hygiène sont
importantes. paramètres de production ne sont pas respectées.
maîtrisés : chaîne du froid, nettoyage-
La plupart des Salmonelles sont pathogènes désinfection ...
pour l’Homme, à des doses difficiles à
MÉTHODE D’ANALYSES
. Méthode de référence : AFNOR NF V 08 013 (décembre 1993) (ISO 6579)
Toute autre méthode donnant des résultats équivalents peut être utilisée (validation AFNOR ou utilisation d’une procédure interne de validation d’efficacité reconnue).
La recherche doit s’effectuer sur une prise d’essais représentant 10 grammes (prélèvement dans la masse d’un produit). Les milieux actuels d’enrichissement et d’isolement
(milieu de RAPPAPORT-VASSILIADIS, milieux HEKTOEN ou RAMBACH) permettent d’abaisser la quantité nécessaire pour les prises d’essai en profondeur sans affecter
la sensibilité des analyses.
LISTERIA MONOCYTOGENES : espèce bactérienne incluant des souches hautement pathogènes pour certaines catégories de consommateurs.
CNGF - GBPH - février 1998
Les Listeria sont des bacilles Gram positif non Les Listeria, et principalement l’espèce Listeria pour les Listeria monocytogenes autres que les
sporulés, micro-aérophiles, mésophiles à monocytogenes, peuvent être des agents de maladies lysovars incriminés dans les flambées
psychrotrophes (Tmin = 2°C, Topt = 37°C, Tmax = animales : méningo-encéphalites, avortements, épidémiques se situe à 100 germes par gramme, à la
42°C), hygrophiles dont les exigences culturales sont infertilité, mammites des brebis, des vaches laitières. date de péremption.
peu importantes. Le rôle de certaines lysovars appartenant à cette
espèce est suspecté dans des anadémies d’origine La surveillance des lysovars épidémiques doit rester
Les Listeria sont des germes banals de alimentaire depuis 1980 : il est prouvé depuis 1992. un impératif pour la filière, et la découverte de l’un
l’environnement. On les rencontre sur les végétaux d’entre eux dans des prélèvements, à un stade
en décomposition, où elles prolifèrent abondamment, Les matières premières et ingrédients entrant dans la quelconque, doit entraîner des mesures spécifiques
mais aussi dans les ensilages mal préparés ou mal fabrication des glaces et crèmes glacées- notamment d’assainissement et de rappel des lots suspects.
conservés, et donc dans l’intestin et sur les téguments le lait- sont fréquemment contaminés, mais
des animaux, herbivores en particulier. Les laits crus habituellement par une faible quantité de micro-
sont contaminés de façon assez systématique du fait organismes (moins de 100 germes par gramme ou
d’une hygiène incorrecte lors de la traite, ou encore par ml). Les traitements infligés aux différents
par la présence d’un animal porteur excréteur du produits, au cours de leur préparation, ont une
germe : dans ce cas, l’excrétion est inapparente et efficacité listériscide variable. En particulier, certains
massive. Les locaux, surtout s’ils sont humides et barèmes de chauffage, avec une température finale
s'ils présentent des défauts de nettoyage (persistance peu élevée (55-58°C : ovoproduits) peuvent ne
de matière organique), peuvent héberger des Listeria détruire qu’imparfaitement le germe et sélectionner
avec une fréquence et une intensité incompatibles des populations anormalement résistantes.
avec la production de denrées dans des conditions de Par la suite, tout au long de la chaîne commerciale,
sécurité acceptables. L’Homme peut être porteur sain les Listeria monocytogenes ne pourront se
et excréteur du germe de façon aléatoire et plus ou développer sauf en cas de décongélation accidentelle.
moins continue.
Dans l’état actuelle des connaissances, il est
raisonnable de penser que le seuil d’acceptabilité
MÉTHODES D’ANALYSE
. recherche de Listeria monocytogenes
Méthode de routine : norme expérimentale AFNOR V 08-055 (décembre 1993)
Toute autre méthode donnant des résultats équivalents peut être utilisée (validation AFNOR ou utilisation d’une procédure interne de validation d’efficacité reconnue).
Les boîtes sont incubées pendant 24 heures à 37°C. On repère les colonies suspectes, qui sont repiquées sur gélose TSA-YE (incubation 24h à 30°C) et identifiées selon la procédure classique.
En cas d’absence de colonies suspectes, les boîtes de milieu sélectif sont réincubées 24 heures.
CNGF - GBPH - février 1998
STAPHYLOCOCCUS AUREUS
Espèce bactérienne commensale de la peau et - possèdent une staphylo-coagulase sont relativement xérophiles (ou osmophiles).
des phanères de l’homme et de certains libre ; Leur thermorésistance est peu accentuée.
animaux. A l’intérieur de cette espèce, de - possèdent une Dnase Les toxines sont formées dans les aliments
nombreuses souches peuvent se révéler thermorésistante. lorsque les germes sont présents en grand
pathogènes pour l’homme. Celles qui nombre (plus de 50.000 germes par gramme)
présentent une importance particulière en Les staphylocoques sont présents en quantité dans un milieu riche et peu inhibiteur (T
hygiène des aliments sont les souches abondante sur la peau humaine : le portage 12°C, AW 0,92 en anaréobiose ou AW
entérotoxiques, c’est-à-dire capables de asymptomatique de souches potentiellement 0,86 en aérobiose). Elles sont toutes très
synthétiser des entérotoxines protéiques entérotoxiques atteint 30% de la population en thermorésistantes : l’appertisation ne les détruit
thermostables. La recherche directe de ces été et 70% ou plus en hiver. Par ailleurs, de que très incomplètement.
entérotoxines n’étant possible en routine que nombreuses affections cutanées et
depuis peu de temps et sur certains substrats rhinopharyngées sont causées par des De façon schématique, les entérotoxines
seulement, il est rappelé que staphylocoques : panaris, plaies infectées, pourront être rencontrées dans des produits
traditionnellement, sont considérées comme eczémas, angines, rhino-pharyngites ... . Chez dont le schéma de fabrication comporte une
souches potentiellement entérotoxiques celles l’animal, des constations analogues peuvent étape de “ maturation ” à température tiède,
qui : être effectuées : portage asymptomatique sur la maintenue pendant quelques heures, ou encore
- développent une morphologie peau, les poils et dans le tube digestif, présence dans des produits contaminés avant glaçage par
caractéristique sur le milieu de BAIRD- de lésions à staphylocoques : mammites, abcès, une quantité abondante de Staphylocoques.
PARKER (colonies noires, lisses, brillantes, infections cutanées ... Une contamination faible, dont les niveaux
bombées, petites à moyennes, entourées au correspondent à la limite de sensibilité des
bout de 24 heures d’incubation à 37°C d’une Les staphylocoques sont des bactéries méthodes de dénombrement (100 germes par
auréole d’éclaircissement, et au bout de 48 mésophiles, inhibées par des températures grammes), peut être tolérée. A ces taux , les
heures à 37°C de deux auréoles, l’une blanc inférieures à 8°C ou supérieures à 44°C. Les Staphylocoques ne peuvent pas avoir
opaque au contact de la colonie, l’autre étant la germes se développent dans des gammes synthétisés de toxines à des taux dangereux
zone d’éclaircissement précédemment citée : étendues de potentiel d’oxydoréduction. Ils pour le consommateur.
présence d’une lécithinase et de lipase) ;
MÉTHODE D’ANALYSE
Norme AFNOR V 08-014 (janvier 1984) (ISO 6888)
Une méthode de routine est actuellement à l’étude (AFNOR V 08-057)
Toute autre méthode donnant des résultats équivalents peut être utilisée (validation AFNOR ou utilisation d’une procédure interne de validation d’efficacité
reconnue).
CNGF - GBPH - février 1998
BACILLUS CEREUS
Espèce bactérienne : bactérie Gram + sporulée Staphylocoques et la seconde ressemble trait de réduction décimale de la spore à 100°C est
très ubiquitaire, dotée d’un équipement pour trait à la toxi-infection à Clostridium voisin de 3 minutes, avec une valeur Z de 8°C
enzymatique très important, qui la rend adaptée perfringens. environ.
à une grande variété de milieux et de
conditions d’ambiance. Les Bacillus cereus sont des germes banals de L’ingestion d’une faible quantité de Bacillus
Le germe est aéro-anaérobie facultatif, capable l’environnement. On rencontre communément cereus est banale, sinon normale et ne pose
de cultiver entre 5 et 50°C, avec un optimum à les formes végétatives et les spores dans le sol aucun problème pour la santé, le germe n’étant
35°C, à des pH variant de 4,5 à 9,3 et à des (couches superficielles), les poussières et dans pas entéro-invasif.
AW limites de 0,912. une grande variété d’aliments, notamment ceux Les accidents comportent une étape de
récoltés dans des conditions “ poussiéreuses ” : “ maturation ” à température tiède ou fraîche,
Les Bacillus cereus sont capables de les céréales et dérivés, les aliments secs maintenue pendant un délai suffisant à la
synthétiser dans les aliments deux toxines, (farines, poudres de lait et d’oeuf), les épices. culture du germe et à l’élaboration de toxines
l’une émétique, thermostable et l’autre Le lait, les légumes sont également sujets à la (une douzaine d’heures environ).
diarrhéique, thermosensible; dans leurs contamination.
manifestations morbides, la première imite à Les spores de Bacillus cereus sont détruites à Des accidents à Bacillus cereus mettant en
s’y méprendre l’empoisonnement à des températures supérieures à l00°C. Le temps causes des glaces ont été décrits.
MÉTHODE D’ANALYSE
Méthode de référence : norme AFNOR V 08-028 (janvier 1994) (ISO 7932)
Toute autre méthode donnant des résultats équivalents peut être utilisée (validation AFNOR ou utilisation d’une procédure interne de validation d’efficacité reconnue).
GERMES INDICATEURS
CNGF - GBPH - février 1998
ENTÉROBACTÉRIES
Famille de micro-organismes. Les germes capables de cultiver dans ces conditions sont très nombreux et
Pour la commodité du critère, celui-ci sera défini comme l’ensemble des d’origines variées. Leur dénombrement peut être considéré comme le
germes cultivant sur le milieu V.R.B.G. à 30°C, 35°C ou 37°C selon l’une reflet des conditions d’hygiène générale entourant la fabrication, le
des normes citées plus bas. stockage, la distribution d’une denrée.
Le critère est également dénommé par les anglo-saxons Total Gram
Negative Count (T.G.N.C.).
MÉTHODE D’ANALYSE
. Méthode de référence : norme AFNOR V 08-021 (décembre 1993) (ISO 7402)
. Méthode de routine : norme AFNOR V 08-054 (octobre 1993) (norme expérimentale)
Toute autre méthode donnant des résultats équivalents peut être utilisée (validation AFNOR ou utilisation d’une procédure interne de validation d’efficacité reconnue).
ESCHERICHIA COLI
Espèce bactérienne comportant des sérotypes pathogènes pour l’Homme. C’est pourquoi on se bornera à considérer que les Escherichia coli sont
Compte tenu de la clinique des infections humaines, on distingue recherchés a titre d’indicateurs de contamination fécale des aliments : leur
habituellement les souches entéro-invasives (EIEC), entéro-pathogènes écologie microbienne est en effet assez étroitement liée au tube digestif des
(EPEC), entéro-toxinogènes (ETEC) et entéro-hémorragiques (EHEC). Le animaux à sang chaud.
typage sérologique n’est pas techniquement et économiquement
envisageable dans la pratique courante. Les glaces et crèmes glacées peuvent être contaminées via les matières
premières et ingrédients, l’environnement ou les manipulations. Lorsque
CNGF - GBPH - février 1998
les bonnes pratiques hygiéniques sont respectées, la contamination ne peut Les Escherichia coli sont détruits par les traitements de pasteurisation.
se développer. Leur prolifération est rapidement inhibée par toute température inférieure à
+ 7°C.
MÉTHODE D’ANALYSE
. Méthode de référence : norme AFNOR V 08-017 (juin 1980), §3 , avec ajout de 100 mg de MUG par litre de gélose VRBL. Les boîtes incubées lues par examen en
lumière ultraviolette (366 nm). Les colonies d’Escherichia coli apparaissent entourées d’un halo de fluorescence bleutée.
. Méthode de routine : norme AFNOR V 08-053 (1992).
Le laboratoire pourra employer toute méthode d’efficacité équivalente, en particulier les techniques et milieux validés par l’AFNOR.
MÉTHODE D’ANALYSE
CNGF - GBPH - février 1998
Toute autre méthode donnant des résultats équivalents peut être utilisée (validation AFNOR ou utilisation d’une procédure interne de validation d’efficacité reconnue).
FLORE LACTIQUE
Groupe bactérien composite, composé essentiellement des genres Les bactéries concernées sont toutes non pathogènes : leur importance est
Lactobacillus, Leuconostoc, Lactococcus. En pratique, seront regroupés uniquement d’ordre technologique.
sous cette appellation tous les germes qui cultivent en gélose M.R.S. à pH
5,7 incubé à 25°C pendant 72 heures. Elles sont présentes en grand nombre dans ou sur certaines matières
premières : laits, crèmes ...
MÉTHODE D’ANALYSE
Toute autre méthode donnant des résultats équivalents peut être utilisée (validation AFNOR ou utilisation d’une procédure interne de validation d’efficacité reconnue).
CNGF - GBPH - février 1998
LEVURES
MÉTHODE D’ANALYSE
. Méthode de référence : norme AFNOR V 08-022 (Août 1988) (ISO 7954).
Substituer la gélose O.G.A. (Oxytétracycline-glucose-agar) à la gélose au chloramphénicol, suivant la note figurant au bas du paragraphe 5.3.
Toute autre méthode donnant des résultats équivalents peut être utilisée (validation AFNOR ou utilisation d’une procédure interne de validation d’efficacité reconnue).
CNGF - GBPH - février 1998
Le groupe des Coliformes fait partie de la famille des Enterobacteriaceae. dans un produit fraîchement pasteurisé. Ils constituent également de bons
Ce sont des bacilles à Gram négatif, oxydases négatives, anaérobies témoins de la contamination par l’environnement.
facultatifs, capables de se multiplier en présence de sels biliaires et
capables de fermenter le lactose avec production d’acide et de gaz à 30°C.
MÉTHODE D’ANALYSE
. normes AFNOR NF V 08-050, V 08-015, V 08-016 et V
08-017.
Ils ont, par contre, un intérêt comme indicateurs technologiques. Ils sont
thermosensibles et ne doivent donc pas être rencontrés en nombre élevé
GLACES - CREMES GLACEES - SORBETS
m valeur seuil pour le nombre de bactéries par millilitre ; le lot est acceptable ou considéré comme satisfaisant si le nombre de bactéries dans toutes les unités d'échantillon ne dépasse
pas m.
M valeur maximale admissible pour le nombre de bactéries par millilitre ; le lot est déclaré non satisfaisant si le nombre de bactéries est égal ou supérieur à M dans une ou plusieurs
unités de l'échantillon.
C nombre maximal d'unités de l'échantillon (composé des n unités), dans lesquelles la présence d'un germe peut être mise en évidence et cependant conduire à la conclusion "lot ou
produit considéré comme satisfaisant" ou "lot acceptable".