Calculs Aérodynamiques du Rotor
Calculs Aérodynamiques du Rotor
18 janvier 2016
Table des matières
1 Modélisation théorique 7
1.1 Définition des repères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2 Calcul des forces aérodynamiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 Calcul des moments de battement et de trainée . . . . . . . . . . 17
1.4 Calcul du moment de torsion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1.4.1 Calcul du moment de torsion aérodynamique . . . . . . . 18
1.4.2 Calcul du moment de torsion dû à la force centrifuge . . . 19
1.4.3 Calcul du moment dû à l’inertie de torsion . . . . . . . . 21
1.5 Tableau récapitulatif des forces et moments . . . . . . . . . . . . 22
1.6 Intégration des forces et moments . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
1.7 Etude du battement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.8 Equation de déformation de torsion . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
1.9 Resultats de calculs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
1.10 Expressions des forces par rapport au disque rotor . . . . . . . . 30
1.11 Calcul de la polaire rotorique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
1.12 Calcul de la vitesse induite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
1.13 Codage des équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
1.14 Revue des hypothèses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3 Applications numériques 43
3.1 Test de validation des fonctions analytiques . . . . . . . . . . . . 43
3.2 Test de validation en mode autogire . . . . . . . . . . . . . . . . 44
3.3 Test de validation en mode hélicoptère . . . . . . . . . . . . . . . 53
3.4 Etude des coefficients de portance et de trainée . . . . . . . . . . 56
3.5 Evolution des forces et moments en fonction de l’azimut . . . . . 59
A Résultats Maple 63
1
Introduction
Ce rapport a pour objet le calcul des paramètres aérodynamiques d’un rotor
dont le mouvement se caractérise par une vitesse rectiligne uniforme et une
rotation uniforme. Ce document comporte trois parties et une annexe :
• la première partie traite des équations de la mécanique qui conduisent
aux expressions analytiques des forces, moments et coefficients de bat-
tement du rotor ainsi qu’aux équations de calcul de la déformation de
torsion des pales ;
• la deuxième partie expose les propriétés remarquables d’un rotor en ré-
gime établi d’autorotation ;
• la troisième partie donnes quelques exemples d’applications numériques
dont un cas de validation sur des mesures réelles d’un vol.
Les intégrales des équations conduisant aux formules analytiques exposées
dans ce document ont été calculées avec le logiciel de calcul formel Maple dont
les résultats sont fournis en annexe.
Les développements mathématiques sont principalement basés sur les tra-
vaux de H. Glauert (référence [1]) et John B. Wheatley (références [2], [3] et
[4]).
Les équations développées dans cette note ont été codées dans la biblio-
thèque Java GyroKit et ont conduit à la réalisation du programme GyroRotor.
2
Nomenclature
3
θ0 pas de la pale au pied de pale
θB angle de pas
θT W vrillage de la pale
~ B /TI )
Ω(T vecteur rotation instantané du repère TB par rapport au repère TI
~ S /TI )
Ω(T ~ F /TI )
rotation instantanée du repère rotor = Ω(T
~σ (S, P/TI ) moment cinétique de la pale P calculé au point S
~
D traı̂née du rotor
~
L portance du rotor
~
R résultante des forces aérodynamiques générée par le rotor
~ (P/TI )
U vitesse du point P de la pale
~ (S/TI )
U vitesse de translation du rotor
~
V vitesse de l’air par rapport à la pale
A surface du disque rotorique
a pente du coefficient de portance du profil de la pale (1/rad)
a0 angle de conicité du rotor
a1 angle de basculement longitudinal du rotor
a2 angle du deuxième ordre de basculement longitudinal du rotor
B facteur de perte de portance en bout de pale
b nombre de pales
b1 angle de basculement latéral du rotor
b2 angle du deuxième ordre de basculement latéral du rotor
c corde du profil de la pale
Cd coefficient de trainée du profil de la pale
Cl coefficient de portance du profil de la pale
CM coefficient de moment aérodynamique du profil exprimé au centre
de gravité
Cm coefficient de moment aérodynamique du profil exprimé au foyer
CQ coefficient du couple robotique total
CT coefficient de la force axiale rotorique
CHD coefficient de la force latérale totale exprimée dans le plan rotor
CHi coefficient de la force arrière induite
CHp coefficient de la force arrière de profil
CQi coefficient du couple rotorique induit
4
CQp coefficient du couple rotorique de profil
CY i coefficient de la force latérale induite
H résultante des forces aérodynamique suivant l’axe Y~S ; compté po-
sitivement quand elle est de sens opposée à la vitesse
h ~ P (m)
coordonnée du foyer aérodynamique suivant l’axe Z
HD force arrière dans le repère TD
I(S, P) tenseur d’inertie de la pale P calculé au point S
Iy moment quadratique de la section de pale
Iz moment quadratique de la section de pale
Ixx inertie de pas de la pale
Iyy inertie de battement de la pale
Izz inertie de traı̂née de la pale
KF facteur de normalisation des forces
KQ facteur de normalisation des moments
l ~P (m)
coordonnée du foyer aérodynamique suivant l’axe Y
M moment rotorique en battement
n facteur de charge
P un point de la pale
p vitesse angulaire de roulis
Q moment rotorique en azimut
q vitesse angulaire de tangage
R longueur de la pale
r abscisse du point P de la pale
r vitesse angulaire de lacet
s coefficient de plénitude du rotor
T ~ S ; composante
résultante des forces aérodynamique suivant l’axe Z
axiale
TD force axiale dans le repère TD
UP composante perpendiculaire de la vitesse air par rapport à la pale
UR composante radiale de la vitesse air par rapport à la pale
UT composante tangentielle de la vitesse air par rapport à la pale
v ~H
composante de la vitesse suivant Y
vi vitesse induite par les forces rotoriques
5
W poids de l’autogire
w ~H
composante de la vitesse suivant Z
x abscisse normalisée du point P (x = r/R)
xac position du foyer du profil par rapport au bord d’attaque ramené
à la corde
xcg position du centre de gravité du profil par rapport au bord d’at-
taque ramené à la corde
Y ~ S ; composante
résultante des forces aérodynamique suivant l’axe X
latérale compté positivement vers la pale avançante
YD force latérale dans le repère TD
6
Chapitre 1
Modélisation théorique
~ S, Y
Soit TS = (S, X ~S , Z
~ S ) le repère rotor proprement dit. L’axe Z ~ S constitue
le moyeu et est dirigé vers le haut. Le plan (X ~ S, Y
~S ) est le plan d’entrainement
du rotor. On passe du repère TF au repère TS par une transformation définie
par la matrice :
0 1 0
MSF = 1 0 0 (1.2)
0 0 −1
~ F /TI ) =
Le repère TS étant fixe par rapport au repère TF , on en déduit que Ω(T
~ S /TI ). Les composantes de ce vecteur dans le repère TS s’expriment par :
Ω(T
q
~ S /TI ) = p
Ω(T (1.3)
−r T
F
7
Figure 1.1 – Forces aérodynamiques
~ (S/TI ) s’écrit :
Le vecteur vitesse U
0
~ (S/TI ) = U cos αS
U (1.5)
−U sin αS T
I
Ainsi quand :
ψ ∈ [0 . . . π] la pale se trouve dans la région avançante (la vitesse de trans-
lation du rotor s’additionne à la vitesse propre de la pale) ;
ψ ∈ [π . . . 2π] la pale se trouve dans la région reculante (la vitesse de trans-
lation du rotor se soustrait à la vitesse propre de la pale).
8
Cette rotation définit le changement de coordonnées suivant :
x sin ψ − cos ψ 0 x
y = cos ψ sin ψ 0 y (1.6)
z T 0 0 1 z T
R S
L’angle β constitue l’angle de battement. Il est orienté par l’axe −Y~R afin
d’être positif quand la pale située en avant de l’aéronef se lève. Nous ferons
l’hypotèse que l’angle de battement est un petit angle et nous limiterons son
developpement à l’ordre un.
La rotation de battement définit la transformation de coordonnées suivante :
x 1 0 β x
y = 0 1 0 y (1.7)
z T −β 0 1 z T
B R
9
Soit P un point de la pale situé sur l’axe X ~ B . On passe du repère TB au
~ ~ ~
repère local de la pale TP = (P, XP , YP , ZP ) par une rotation d’angle θB autour
de l’axe X~ B (voir la figure 1.3).
L’angle θB est l’angle de pas et X ~ B est l’axe de pas. L’angle de pas varie
le long de la pale et dépend donc de la coordonnée du point P . L’axe Y ~P est
par définition la ligne de portance nulle du profil. La rotation de pas définit la
transformation de coordonnées suivante :
x 1 0 0 x
y = 0 cos θB sin θB y (1.10)
z T 0 − sin θB cos θB z T
P B
Par construction :
• Ixx définit l’inertie de pas de la pale ;
• Iyy définit l’inertie de battement de la pale ;
• Izz définit l’inertie de traı̂née de la pale.
Des expressions :
Z
Ixx = (y 2 + z 2 )dm (1.12)
Z P
Nous considérerons que cette forme est encore valable quand le pas n’est
pas nul et que I(S, P) s’exprime de cette manière aussi bien dans TB que dans
TP
10
1.2 Calcul des forces aérodynamiques
On suppose le rotor composé de b pales de longueur R et de corde c. On
note A = πR2 la surface du disque rotorique et ρ la densité atmosphérique.
On note L ~ et D
~ respectivement la portance et la traı̂née générées par le
rotor.
~ générée par le rotor se décompose
La résultante des forces aérodynamiques R
traditionnellement en trois forces T, H et Y (voir la figure 1.1) telles que :
Y
~ = −H
R (1.17)
T T S
11
On déduit la vitesse du point P par rapport au repère TI :
0
~ (P/TI ) = Ω(T
U ~ B /TI ) ∧ rX~B = rψ̇
(1.22)
rβ̇ − rq cos ψ − rp sin ψ
TB
Nous pouvons à présent calculer la vitesse de l’air par rapport à la pale noté
~ afin de calculer les forces aérodynamiques. Celle-ci s’exprime par :
V
~ = −U
V ~ (S/TI ) − U
~ (P/TI ) − vi Z
~S (1.23)
vi est la vitesse induite communiquée aux molécules du fait de l’apparition
des forces rotoriques. Celle-ci, supposée constante sur toute la surface du disque
rotor, sera calculée au paragraphe 1.12.
On obtient en projetant dans le repère pale :
U cos αS cos ψ + U β sin αS
~ (P/TI ) =
V −U cos αS sin ψ − rψ̇
(1.24)
−U β cos αS cos ψ + U sin αS − rβ̇ + rq cos ψ + rp sin ψ − vi
TB
12
r
• x= abscisse normalisé du point P ;
R
p
• p̂ = vitesse normalisée de roulis ;
ψ̇
q
• q̂ = vitesse normalisée de tangage.
ψ̇
En introduisant les coefficients µ et λ dans les expressions de UP et UR et
d d
en effectuant le changement de variable tel que = ψ̇ on obtient :
dt dψ
dβ
UP = Rψ̇(−µβ cos ψ + λ − x + xq̂ cos ψ + xp̂ sin ψ) (1.31)
dψ
UT = Rψ̇(µ sin ψ + x) (1.32)
1
dL = ρcCl V 2 dr (1.33)
2
1
dD = ρcCd V 2 dr (1.34)
2
13
Nous supposerons que le pas θB de la pale varie linéairement le long de la
pale et nous noterons ν(x) la déformation de torsion de la pale due aux forces
qui s’appliquent sur la pale. Le pas s’écrit donc :
UP
φ = arctan( ) (1.36)
UT
Etant donné que φ est un petit angle, on obtient au premier ordre :
UP
φ= (1.37)
UT
Soit :
UP
αB = θB + (1.38)
UT
La figure 1.6 montre le cas où la vitesse relative attaque le profil par le bord
de fuite. Dans ce cas l’angle φ de la figure s’exprime par :
UP
φ=− (1.39)
UT
14
Figure 1.6 – Incidence de la pale : flux inversé
15
En introduisant la coordonnée normalisée x du point P , on déduit :
1
ρacR(θB UT2 + UP UT )dx
si UT > 0
dL = 2 (1.48)
1
− ρacR(θB U 2 + UP UT )dx si UT < 0
T
2
1
dD= ρδcRUT2 dx (1.49)
2
Les forces élémentaires de portance et de traı̂née du rotor dans le cas de la
figure 1.5 (flux d’air abordant la pale par le bord d’attaque) s’expriment dans
TB en négligeant φdD devant dL par :
0 0
dR~ = −dD + φdL = −dD + φdL (1.50)
dL + φdD T
dL T
B B
dT =dL (1.52)
dH=dD sin ψ − dL(β cos ψ + φ sin ψ) (1.53)
dY = − dD cos ψ + dL(−β sin ψ + φ cos ψ) (1.54)
Pour simplifier les calculs nous ne prendrons pas en compte l’effet d’inversion
du flux pour le calcul de dH et dY et considérerons que les équations ci-dessus
sont valables quel que soit le signe de UT .
On remarque que les équations qui fournissent les expressions des forces
H, Y font apparaı̂tre deux termes : un terme qui dépend de la traı̂née dD et un
autre qui dépend de la portance dL.
Nous distinguerons ces termes dans les calculs. Les termes dépendant de la
traı̂née seront indicés de la lettre P indiquant que leur origine provient direc-
tement du profil et les termes dépendant de la portance seront indicés par la
lettre I indiquant qu’ils sont induits par cette dernière.
En remplaçant dL et dD par leurs valeurs dans l’expression des forces ci-
16
dessus on obtient finalement :
1
ρacR(θB UT2 + UP UT )dx
si UT > 0
dT = 2 (1.55)
1
− ρacR(θB U 2 + UP UT )dx si UT < 0
T
2
1
dHP = ρδcRUT2 sin ψdx (1.56)
2
1
dHI = − ρacR((θB UT2 + UP UT )β cos ψ + (θB UP UT + UP2 ) sin ψ)dx (1.57)
2
1
dYP = − ρδcRUT2 cos ψdx (1.58)
2
1
dYI = ρacR(−(θB UT2 + UP UT )β sin ψ + (θB UP UT + UP2 ) cos ψ)dx (1.59)
2
~B égal à :
Ce calcul conduit à un moment suivant l’axe Y
dM = RxdL (1.62)
~ R égal à :
Et un moment suivant l’axe Z
UP
dQ = Rx(−dD + dL) (1.63)
UT
Le premier moment est le moment de battement (il régit la variation de
l’angle β) et le deuxième moment celui de rotation proprement dit du rotor (il
régit la variation de l’angle ψ).
17
Dans le cas où le flux d’air alimente le rotor par le bord de fuite, la résultante
~
dR s’exprime par :
0
~ = dD + UP dL
dR (1.64)
UT
dL T B
dM = RxdL (1.65)
UP
dQ = Rx(dD + dL) (1.66)
UT
On obtient finalement en distinguant les termes de profil des termes induits :
1
− ρδcR2 xUT2 dx si UT > 0
dQP = 2 (1.67)
1
ρδcR2 xU 2 dx
si UT < 0
T
2
1
ρacR2 x(θB UP UT + UP2 )dx
si UT > 0
dQI = 2 (1.68)
1 2 2
− ρacR x(θB UP UT + U )dx si UT < 0
P
2
1
ρacR2 x(θB UT2 + UP UT )dx
si UT > 0
dM = 2 (1.69)
1
− ρacR2 x(θB U 2 + UP UT )dx si UT < 0
T
2
UP
αB = θB + (1.70)
UT
18
Figure 1.7 – Position du foyer par rapport au centre de gravité
l h
CM = Cm + (Cl cos αB + Cd sin αB ) − (Cl sin αB − Cd cos αB ) (1.71)
c c
En remplacant Cl et Cd par leur valeur, en negligeant δ devant a et en
négligeant les terme du second ordre de l’incidence, on obtient :
la
CM = Cm + αB (1.72)
c
Le moment aérodynamique élémentaire s’écrit alors :
1
dN = ρc2 UT2 CM dr (1.73)
2
On déduit :
1 la la
dN = ρc2 [UT2 (Cm + θB ) + UP UT )]dr (1.74)
2 c c
Soit en se ramenant à la variable x :
1 la la
dN = ρc2 R[UT2 (Cm + θB ) + UP UT )]dx (1.75)
2 c c
19
Figure 1.8 – Force centrifuge sur un élement de pale
Soit :
20
L’intégrale du produit y 0 z 0 est nulle puisque le repère TP est un repère prin-
cipal d’inertie. En se limitant au premier ordre en θB , et en intégrant sur la
surface du profil on obtient :
Z
dP = −ψ̇ 2 θB dr (y 02 − z 02 )ρdy 0 dz 0 (1.83)
S
On déduit :
Z Z R
02 02 0 0
Izz − Iyy = (y − z )ρdrdy dz = (Iz − Iy )ρdr (1.89)
P 0
Soit :
Izz − Iyy = (Iz − Iy )ρR (1.90)
En introduisant la variable x, on obtient finalement l’expression du moment :
21
1.5 Tableau récapitulatif des forces et moments
On obtient finalement le tableau récapitulatif suivant :
c
B =1− (1.104)
2R
22
CT est le coefficient normalisé de la résultante rotorique axiale (voir para-
graphe 1.9). Dans la plupart des analyses ont prend pour simplifier la valeur
B = 0.97.
Pour calculer les forces et moments, on distingue les composantes de profil
et les composantes induites par la portance. On intègre les composantes induites
par la portance en prenant en compte le facteur de perte selon l’équation :
Z 2π Z B
b dFI
FI = dxdψ (1.105)
2π 0 0 dx
On intègre les composantes de traı̂nées en considérant toute l’étendue de la
pale car la traı̂née persiste même quand la portance disparait :
Z 2π Z 1
b dFP
FP = dxdψ (1.106)
2π 0 0 dx
Pour prendre en compte le changement de signe des équations sur l’étendue
du cercle d’inversion, on distingue dans l’intégration en azimuth la zone avan-
çante de la zone reculante. En prenant par exemple la résultante rotorique, on
obtient :
Z πZ B Z 2π Z −µ sin ψ Z B
b dT dT dT
T = ( dxdψ+ (− dx+ dx)dψ) (1.107)
2π 0 0 dx π 0 dx −µ sin ψ dx
Soit :
(Izz − Ixx )(β ψ̇ + q sin ψ − p cos ψ)
~σ (S, P/TI ) = Iyy (−β̇ + q cos ψ + p sin ψ) (1.110)
Izz ψ̇ T B
23
Calculons à présent le moment dynamique en S de la pale P par rapport au
repère TS . Celui-ci est égal à la dérivée du moment cinétique par rapport à ce
même repère. Le théorème de Varignon permet d’écrire :
d d
~σ (S, P/TI ) = ~σ (S, P/TI ) + Ω(T
~ B /TI ) ∧ ~σ (S, P/TI ) (1.111)
dt dt
TI TB
24
L’expression ]2π π signifiant que ce terme n’est pris en compte que lorsque ψ
varie de π à 2π. Dans le but d’obtenir une seule expression du moment dans
l’intervalle [0 . . . 2π] il nous faut calculer les coefficient de Fourrier d’une fonction
définie sur deux intervalles, le premiere de [0 . . . π] et la deuxième de [π . . . 2π].
Soit une serie de Fourier définie de [0 . . . 2π] par :
∆y = ∆A0 + dA1 cos ψ + ∆B1 sin ψ + ∆A2 cos 2ψ + ∆B2 sin ψ (1.120)
Avec :
d2 β γ 4 dβ γ 4
+ (1 + µ sin ψ) + [1 + ( µ cos ψ + µ2 sin 2ψ))]β = 0 (1.129)
dψ 2 8 3 dψ 8 3
On remarque qu’en plus des forces d’inerties, les forces aérodynamiques font
apparaı̂tre :
γ 4
• un terme d’amortissement : (1 + µ sin ψ) ;
8 3
γ 4
• une force de rappel : ( µ cos ψ + µ2 sin 2ψ)
8 3
25
Cette équation est fondamentale car elle régit le mouvement de battement
et une attention toute particulière a été porté à sa stabilité. Cette équation
n’admet pas de solution générale mais les études montrent que des instabilités
apparaissent uniquement pour des valeurs de µ élevées.
Dans les domaines de vol courant le coefficient µ étant petit devant 1, il
peut être négligé. L’équation du battement se résume alors à :
d2 β γ dβ
+ +β =0 (1.130)
dψ 2 8 dψ
En revenant au temps comme variable libre au lieu de l’azimut, cette équa-
tion devient :
1 d2 β γ dβ
2
+ +β =0 (1.131)
ψ̇ dt
2 8ψ̇ dt
Il s’agit d’une équation différentielle du deuxième ordre aux coefficients
constants qui représente un oscillateur harmonique. Le facteur d’amortissement
γ γ
est ξ = et le temps de relaxation τ =
16 16ψ̇
La valeur de ce dernier dépend exclusivement du nombre de Lock et de
la vitesse de rotation. Les calculs donnent des valeurs de τ comprises entre
quelques centièmes de secondes pour des pales légères à un peu plus d’un dixième
de seconde pour des pales lourdes. Le mouvement de battement est donc un
mouvement fortement amorti.
Comme nous venons de le voir l’équation différentielle du battement n’admet
pas de solution générale. Pour calculer le battement nous allons le décomposer
en séries de Fourier en fonction de l’azimut. On pose :
n
X
β = a0 − (ai cos(iψ) − bi sin(iψ)) (1.132)
i=1
26
Nous avons vu que le moment de battement s’exprime à partir de l’équation
(1.115). En se limitant au premier ordre pour le calcul de l’angle β, soit :
β = a0 − a1 cos ψ − b1 sin ψ (1.133)
On obtient :
Z B
dM = I ψ̇ 2 (a0 + 2q̂ sin ψ − 2p̂ cos ψ) (1.134)
0
En l’absence de mouvement d’attitude (p̂ et q̂ nuls), on conclue que le bat-
tement au premier ordre est constant et vaut I ψ̇ 2 a0 .
27
1.9 Resultats de calculs
On introduit le coefficient de plénitude (ou solidité) défini par :
bcR
s= (1.144)
A
Ce coefficient exprime le rapport entre la surface des pales et la surface du
disque rotorique. On définit le coefficient de normalisation des forces par :
γ 1 5 µ4 1 1 µ3 1
a0 = {( µB 3 − )p̂ + ( B 3 + )λ + µ2 B 2 b2
2 6 48 π 3 4π 8
1 4 2 1 4 1 4 1 2 3 1 5
+ ( B µ − µ + B )θ0 + ( µ B + B )θT W } (1.147)
4 32 4 6 5
2µ B 4 5 8q̂ 1
a1 = {( + µ3 )p̂ − + (B 2 − µ2 )λ
1 2µ 48 γµ 4
B 4 − µ2 B 2
2
1 3 4 µ3
− B b2 + ( B 3 + )θ0 + B 4 θT W } (1.148)
3 3 3π
4µ 4p̂ 1 B4 1 1 1 µ3
b1 = {− − q̂ + B 3 a2 + ( B 3 + )a0 } (1.149)
1 γµ 4 µ 6 3 9 π
B 4 + µ2 B 2
2
γµ2 20 p̂ 128 1 7 q̂
a2 = 2 8 {− B 3 + (− − B γ)
γ B + 144 3 µ Bγ 3 µ
7 9 2 46 7 2 10
+ (16B + B γ )λ + ( B 2 + γ B )θ0
108 3 144
7 11 2
+( B γ + 12B 3 )θT W } (1.150)
180
γ 2 µ2 128 1 p̂ 20 B 3 q̂
b2 = − 2 8 {( 2 + B 7 ) −
γ B + 144 Bγ 3 µ 3 γ µ
5 5 25 6 8 7
+ B λ + B θ0 + B θT W } (1.151)
9 36 15
A partir des composantes des forces, on définit les coefficients suivant (on
28
remarquera que Yp étant nul, il n’y a pas de coefficient CY p ) :
T =KF CT (1.152)
Hp =KF CHp (1.153)
Hi =KF CHi (1.154)
Yi =KF CY i (1.155)
Qp =KQ CQp (1.156)
Qi =KQ CQi (1.157)
On obtient (voir annexe) :
a 1 1 1 1 1 1
CT = {(− µ3 + B 2 µ)p̂ + ( µ2 + B 2 )λ + µ3 a1 + Bµ2 b2
2 16 4 4 2 8 4
4 µ3 1 3 1 2 1 4 1 4 1 2 2
+ (− + B + Bµ )θ0 + ( B − µ + B µ )θT W } (1.158)
9π 3 2 4 32 4
1
CHp = δµ (1.159)
4
a 1 1 1 5 1
CHi = {(− B 2 λ − B 3 θ0 − B 4 θT W + B 3 b2 − B 2 µa1 )p̂
2 2 6 8 12 16
1 3 5 3 1 2
+ (− B a0 + B a2 − B µb1 )q̂
6 12 16
3 2 1 1 1
+ ( B a1 − Bθ0 µ − Bµb2 − B 2 µθT W )λ
4 2 4 4
1 3 1 1
+ ( B 3 a1 + B 2 µb2 )θ0 + ( B 4 a1 + B 3 µb2 )θT W
3 8 4 4
1 1
+ (− B 3 b1 − B 2 µa2 )a0
6 2
1 2 1 1 1
+ B µa02 + B 2 µa21 − B 3 b2 a1 + B 3 b1 a2 } (1.160)
4 4 4 4
a 1 3 5 3 5 2
CY i = {(− B a0 − B a2 + B µb1 )p̂
2 6 12 16
1 1 1 5 7
+ ( B 3 θ0 + B 4 θT W + B 2 λ + B 3 b2 + B 2 µa1 )q̂
6 8 2 12 16
3 2 1 3
+ ( B b1 + Bµa2 − Bµa0 )λ
4 4 2
1 3 1 2 3 3
+ ( B b1 + Bµ b1 − B 2 µa2 − B 2 µa0 )θ0
3 2 8 4
1 1 1 1
+ ( B 4 b1 + B 2 µ2 b1 − B 3 µa2 − B 3 µa0 )θT W
4 4 4 2
1 3 1
+ ( B a1 − Bµ2 a1 − B 2 µb2 )a0
6 2
1 3 1 2 1
+ ( B a2 + B µb1 )a1 + B 3 b1 b2 } (1.161)
4 4 4
1
CQp = δ{−8 − 8µ2 + µ4 } (1.162)
64
29
a 5 1
CQi = {(− µ4 + B 4 )p̂2
2 64 8
4 µ4 θ0 1 4 1 1 1 1
+ (− + B µθT W + B 3 µθ0 + B 3 µb2 − B 4 a1 + µ3 λ)p̂
45 π 8 6 6 4 4
1 1 4
8 µ a0 1 3 1 1
+ (− µ4 + B 4 )q̂ 2 + ( + B µa2 − B 3 µa0 + B 4 b1 )q̂
64 8 45 π 6 3 4
1 2 1 2 2
+ ( B − µ )λ
2 4
1 4 1 1 1 2 µ3 θ0 3 3
+ ( µ θT W + B 2 µa1 + B 4 θT W + B 3 θ0 + − µ a1 )λ
32 2 4 3 9 π 8
1 1 1
+ (− B 2 µ2 a0 − B 3 µb1 + B 4 a2 )a2
4 6 2
1 2 1 1 1
+ ( B θ0 µ2 + B 3 µ2 θT W + B 3 µa1 + B 4 b2 )b2
8 12 6 2
1 2 2 1 4 2 1 4 3 2 2 2 1 1
+ ( B µ − µ )a0 + ( B + B µ )a1 + ( B 4 + B 2 µ2 )b21
4 16 8 16 8 16
1
− B 3 µa0 b1 } (1.163)
3
30
Soit :
TD = T (1.167)
HD = H − a1 T (1.168)
YD = Y − b1 T (1.169)
Les calculs montrent que les composantes HD , YD sont très faibles comparées
à T et que l’on peut donc considérer avec une très bonne approximation que la
résultante des forces aérodynamiques générée par le rotor est alignée avec l’axe
du cône formé par les pales.
L’incidence du disque rotorique s’écrit :
αD = αS + a1 (1.170)
U cos(αS + a1 ) U cos αS
µD = = (1.171)
Rψ̇ Rψ̇
U cos(αS + a1 ) U sin αS + U a1 cos αS
λD = − vi = − vi (1.172)
Rψ̇ Rψ̇
Soit :
µD = µ (1.173)
λD = λ + µa1 (1.174)
On déduit alors :
L D
CL = , CD =
1 1
ρAU 2 ρAU 2
2 2
31
• la force générée par le rotor est uniformément distribuée à travers le
disque rotor. Cette distribution uniforme revient à considérer un nombre
infini de pale (la solidité vaut un) ;
• il y a continuité du flux d’air qui traverse le rotor ce qui conduit à
la continuité des vitesses des molécules d’air mais à l’apparition d’une
discontinuité de pression nécessaire à la génération de la force rotorique.
Nous considérerons donc que :
• la pression varie de p0 à p dans la partie aval (elle augmente) et de p+∆p
à p0 dans la partie amont (elle diminue) ;
• la vitesse de l’air par rapport au rotor varie de V ~ à V
~2 entre l’infini aval
~
et l’infini amont et vaut V1 au niveau du disque rotor.
Considérons le mouvement général de translation représenté par la figure
1.9.
Soit :
T~ = −ṁ(V
~2 − V
~) (1.179)
Calculons le bilan de puissance :
1 1
ṁV 2 = T~ .V
~1 + ṁV 2 (1.180)
2 2 2
Soit :
1
− T~ .(V
~ + ~vi ) = ṁ(V22 − V 2 ) (1.181)
2
En reportant l’expression de la force calculée précédemment nous obtenons :
32
1
~2 − V
ṁ(V ~ ).(V
~ + ~vi ) = ṁ(V
~2 − V
~ ).(V
~2 + V
~) (1.182)
2
Soit :
~2 − V
V ~ = 2~vi (1.183)
La force rotorique T s’exprime alors par :
T~ = −2ṁ~vi (1.184)
La vitesse induite est alignée avec la force générée par le rotor et de sens
opposée. Il ne reste plus qu’à calculer le débit d’air. Glauert (voir note [1])
a suggéré qu’il ne faut pas considérer le flux d’air qui traverse le rotor mais
l’expression suivante :
ṁ = ρA|V~1 | = ρA|V~ + ~vi | (1.185)
Il n’y a égalité que dans le cas d’un mouvement vertical. On déduit finale-
ment les résultats : connaissant la force T~ générée par le rotor et la vitesse V
~ à
l’infini aval on a les relations :
33
• La descente faible quand VZ < vi . Le sillage apparaı̂t cette fois à la
partie inférieure du rotor. Les filets d’air au centre du rotor se rabattent
vers le bas ce qui conduit les filets centraux supérieurs à créer une zone
tourbillonnaire d’où le nom d’état d’anneaux tourbillonnaire donné à ce
régime ;
• La montée quand VZ < 0. Il correspond au fonctionnement d’une hélice.
En autorotation, le rotor fonctionne soit en moulinet frein, soit en régime
turbulent. Nous montrerons au paragraphe 3.4 que le passe d’un régime à est
indépendant de la vitesse et ne dépend que de l’incidence.
Notons enfin que l’on définit le régime d’autorotation idéale celui dans lequel
VZ = vi ce qui conduit à VZ1 = 0.
Utilisons la vitesse de translation du rotor U~ qui, par définition, est l’opposé
~
de la vitesse V . Nous avons :
U ~S
~S − U sin αS Z
~ = U cos αS Y (1.192)
Uy = U cos αS (1.193)
Uz = −U sin αS (1.194)
34
Figure 1.10 – Mode autogire et helicoptère
35
Figure 1.11 – Vitesse induite de Froude
36
Figure 1.12 – Vitesse induite de Shaydakov
37
L’expression de la vitesse induite vi fait apparaı̂tre un couplage avec le co-
efficient de la force rotorique axiale CT . Pour une vitesse de rotation donnée du
rotor, on résout ce couplage en utilisant un algorithme itératif de type Newton
(recherche du zéro d’une fonction).
Une difficulté apparaı̂t lorsqu’on utilise le modèle de Froude pour de petits
facteurs d’avancement. Dans l’intervale λ̄ = −2 à λ̄ = −1, outre le fait que le
modèle de Froude est incorrect, il apparaı̂t une discontinuité dans la solution
quand on passe d’une branche à l’autre de l’hyperbole. Cette discontinuité peut
conduire à une non convergence de la force générée par le rotor. Dans cette
région, il est nécessaire d’utiliser le modèle de Shaydakov.
Dans la programmation des équations, la définition de vi0 est légèrement
différente de celle du paragraphe 1.7. Afin de toujours avoir v̄ ≥ 0, nous avons
pris : s
|T |
vi0 = signe(T ) 2ρ (1.206)
A
Dans le cas du fonctionnement du rotor en auto-rotation, il faut déterminer
de plus sa vitesse de rotation. Celle-ci est telle que le couple rotorique total
CQp + CQi est nul. On utilise pareillement un algorithme de type Newton pour
calculer cette vitesse de rotation.
On peut résumer ainsi l’algorithme de calcul dans le cas d’un fonctionnement
en auto-rotation :
• itération sur la vitesse de rotation du rotor jusqu’à annulation du couple
rotorique CQp + CQi ;
• itération sur la vitesse induite jusqu’à convergence de la force axiale CT ;
• calcul des coefficients de déformation ;
• calcul des coefficients de battement ;
• calcul de CT ;
• calcul de CQp + CQi .
Les coefficients de déformations sont calculés à partir de l’équation (1.137).
Cette équation se ramène à un système linéaire de 25 équations à 25 inconnues
qui est résolu numériquement.
38
La deuxième hypothèse concerne le calcul de la force de portane générée par
l’élément de pale qui est supposé proportionnelle à la pente du CL du profil.
Ce calcul n’est valide que tant que l’angle d’incidence est inférieur à l’angle de
décrochage du profil. En conséquence, le domaine de validité des calcul se réduit
aux faibles valeurs du facteur d’avancement.
La dernière hypothèse concerne les paramètres modélisant la traı̂née et la
pente de portance du profil. Ces paramètres doivent être considérés comme
des paramètres d’ajustement. On pourra ainsi les modifier afin d’obtenir une
portance et une vitesse de rotation données. En augmentant a on augmente
les forces aérodynamiques générées par le rotor en changeant peu la vitesse de
rotation. En augmentant δ on diminue la vitesse de rotation et l’amplitude des
forces aérodynamiques.
39
Chapitre 2
Caractéristiques remarquables
d’un rotor en autorotation
40
Enfin la vitesse de rotation étant en facteur au carré dans l’expression des
forces T, H, Y (voir équation (1.145)) on déduit que les valeurs de ces forces
sont multipliées par le coefficient k 2 .
Ainsi quand la vitesse de translation d’un rotor en autorotation
est multipliée par un coefficient k alors que l’incidence du disque est
inchangée :
• les coefficients µ, λ, a0 , a1 , b1 , a2 , b2 sont inchangés ;
• la vitesse du rotor ψ̇ et la vitesse induite vi sont multipliées par
k;
• les forces aérodynamique T, H, Y sont multipliées par k 2 .
Cette dernière propriété justifie la définition des coefficients CD , CL de la
polaire rotorique.
Si l’on examine à présent le rapport η introduit lors du calcul de la vitesse
induite :
U sin αS
η=− (2.3)
vi
on remarque que ce rapport est également indépendant de la vitesse.
Autrement dit, le mode de fonctionnement d’un rotor en auto-
rotation (moulinet frein ou régime turbulent) est indépendant de la
vitesse. Il ne dépend que de l’incidence.
41
A partir de l’expression de CT donné par l’équation (1.158), on obtient en
négligeant les puissance de µ devant 1 et se plaçant dans le plan du rotor :
a θ0 λD
CT = ( + ) (2.8)
2 3 2
La condition d’autorotation s’écrit finalement :
s
1 9δ
λD = ( θ02 + − θ0 ) (2.9)
3 2a
Le coefficient de perméabilité exprimé dans l’axe du cône d’un
rotor au profil des pales donnée est constant. Il ne dépend ni de la
vitesse, ni de l’incidence
42
Chapitre 3
Applications numériques
dν(r) M
= (3.1)
dr GJ
Dans le cas d’un moment constant, celle-ci s’intègre en :
M
ν(r) = r (3.2)
GJ
d’où l’on déduit :
M
GJ = r (3.3)
ν(r)
43
En remplaçant par les données de la mesure : r = 3, 81 m, M = 100 N.m,
ν(r) = 0.03 rad, on obtient la valeur de rigidité de torsion mentionnée.
A partir des données du rotor, on calcule les moments d’inerties en supposant
la masse linéique de la pale constante. On obtient :
R2
• Moment d’inertie de battement, Ib = m = 64 kg.m2
3
c2
• Moment d’inertie de traı̂née, Ic = Ib + m = 64.04 kg.m2
12
On simule alors le fonctionnement du rotor en auto-rotation dans les condi-
tions suivantes :
• Vitesse de translation, U 90 km/h
• Incidence, αS 7 deg
• Pas au pied de palle, θ0 2 deg
• Vitesse de tangage, q 2 deg/s
• Vitesse de roulis, q -3 deg/s
On obtient après convergence :
• Vitesse de rotation du rotor, ψ̇ 353.0027 rpm
• Facteur d’avancement, µ 0.1678124092350715
• Facteur de perméabilité λ, 0.013486848994919694
La saisie dans le logiciel Maple des caractéristiques du rotor ansi que les
données de son point de fonctionnement (ψ̇, µ, λ) permet de comparer les ré-
sultats entre le logiciel Maple et la bibliothèque GyroKit et vérifier ainsi la
cohérence entre le développement des équations et leurs codages (voir le code
[Link]).
On peut ensuite procéder à plusieurs tracés dans le logiciel Maple (voir les
figures à partir de la ligne 113) afin de confirmer certaines hypothèses de calcul.
Le premier tracé correspond aux moments de torsion dus aux forces aérody-
namiques, à la force centrifuge et à l’inertie de torsion pour différents azimuth
de la pale. On vérifie ainsi que l’inertie de torsion est négligeable devant les
deux premiers.
Les tracés qui suivent permettent de comparer les déformations calculées à
partir des coefficients de déformation et à celles calculées à partir du moment
de torsion ce qui permet de vérifier que l’ordre 5 du polynôme de déformation
est suffisant pour bien identifier la forme de la déformée.
44
• Poids, W 2100 pounds
• Longueur des pales, R 20 feet
• Moment de battement de la pale, Ib , Ic 175 slug.feet2
• Corde du profil, c 1 foot
• Position du centre de gravité du profil 0.280 foot
• Position du foyer du profil 0.242 foot
• Nombre de pale, b 3
• Pas constant, θ0 0.096 radian
• Coefficient de moment aérodynamique du profil, Cm -0.056
• Rigidité de torsion de la pale, G 1700 [Link]
A partir des coefficients de conversion suivants :
• 1 slug = 14.5939029 kg
• 1 foot = 0.3048 m
• 1 pound = 0.45359237 kg
et en prenant 9.81 m/s2 pour valeur de l’accélération de la pesanteur, on
obtient les caractéristiques du KD-1 en unités SI :
• Poids, W 934.44 daN
• Longueur des pales, R 6.096 m
• Moment de battement de la pale, Ib 237.27 kg.m2
• Corde du profil, c 0.3048 m
• Centre de gravité du profil ramené à la corde, xcg 0.280
• Foyer du profil ramené à la corde, xac 0.242
• Nombre de pale, b 3
• Pas constant, θ0 0.096 radian
• Coefficient de moment aérodynamique du profil, Cm -0.056
• Rigidité de torsion de la pale, G 2305.67 N.m
La définition de la rigidité de torsion G dans la note [4] est différente de
celle du paragraphe 1.8 de ce document. Dans la note [4], G est le moment de
torsion qui s’applique au pied de pale, distribué le long de la pale suivant la loi
(B 2 − x2 ) et tel que la déformation au 3/4 du rayon vaille 0.8 radian. Calculons
ce moment. Les conditions aux limites conduisent à écrire le moment de torsion
sous la forme :
x2
M(x) = G(1 − 2 ) (3.4)
B
A partie de l’équation de torsion :
dν(x) RM(x)
= (3.5)
dx GJ
on déduit en intégrant :
GR x3
ν(x) = (x − ) (3.6)
GJ 3B 2
En prenant :
x = 0.75 (3.7)
ν(x) = 0.8 (3.8)
B = 0.97 (3.9)
45
On obtient :
GJ = 0.751GR (3.10)
Soit : GJ = 10551 N.m2 /rad.
L’équation donnée dans la note [4] est :
585
GJ = GR (3.11)
64
avec G = 1700 [Link], R = 240 inches et GJ en pounds.inches2 . Le cal-
cul conduit à 10706 N.m2 /rad, une valeur légèrement supérieure mais cohérente
avec la précédente. Nous prendrons cette dernière valeur pour les calculs.
Le profil des pales du KD-1 est un Göttingeh 606 dont il nous faut disposer
des coefficients a et δ afin de simuler le comportant de l’autogire. On peut
calculer la valeur de a à partir du nombre de Lock donné dans le rapport [3].
Celui-ci, évalué au niveau de la mer, vaut : 12.74. On déduit :
γI
a= (3.12)
cρR4
46
Figure 3.1 – Vitesse de rotation du rotor et coefficient de résultante rotorique
47
Figure 3.2 – Incidence du rotor et traı̂née de profil de la pale
48
Figure 3.3 – Coefficients de déformation
49
Figure 3.4 – Coefficients de déformation avec GJ = 12700 N.m2 /rad
Le résultats est donné figure 3.4. On constate qu’avec cette valeur l’ensemble
des coefficients est parfaitement bien estimé.
50
Figure 3.5 – Coefficients de battement
51
Figure 3.6 – Coefficients u0 et v1 en fonction du rayon pour mu=0.322
La figure 3.6 représente les deux coefficients de déformation les plus impor-
tants, u0 et v1 en fonction de rayon normalisé x de la pale pour µ = 0.32.
Il est intéressant pour terminer de tracer la distribution des incidences sur le
disque rotor. La figure 3.7 représente cette distribution obtenue avec le logiciel
GyroRotor pour µ=0.32. On y remarque l’importance de la zone de décrochage
des pales (incidence supérieure à environ 12 degrés), phénomène qui n’est pas
modélisée dans cette étude comme cela a été indiqué lors de la revue des hypo-
thèses (voir le chapitre 1.14).
Bien que les résultats soient conformes aux mesures, les simulations sont
conduites ici au-delà des limites de la modélisation.
52
Figure 3.7 – Distribution des incidences des pales pour µ=0.32
53
vol.
Le programme a consisté à calculer en fonction de la vitesse : l’incidence du
disque rotor, le pas au pied de pale et le coefficient de traı̂née de profil de la pale
pour que la portance égale le poids, que la traı̂née du fuselage soit compensée
par la force motrice du rotor et enfin que la puissance de profil soit celle donnée
par le diagramme du manuel de vol. A partir de ces données, on peut calculer
la puissance de profil, la puissance induite, la puissance de traı̂née du fuselage
et la puissance totale. Pour prendre en compte la puissance débité par le rotor
de queue, 8 % de la puissance que fournit le moteur au rotor a été ajouté à la
puissance induite.
La courbe 3.8 donne le coefficient de traı̂née de profil des pales en fonction
de la vitesse.
54
Figure 3.9 – Diagramme de puissance
Enfin les deux courbes suivantes fournissent le pas au pieds de pale et l’in-
cidence du disque rotor toujours en fonction de la vitesse.
55
Figure 3.10 – Pas au pied de pale
56
de Shaydakov (voir le programme [Link]). On obtient la
courbe de la figure 3.12. Le coefficient de portance maximum vaut 1 pour une
traı̂née équivalente.
57
On remarque que le modèle de Froude sous estime la valeur des deux coef-
ficients dès 30 degrés avec une erreur très importante du coefficient de traı̂née
pour les forts angles d’incidence. Le modèle de Froude ne peut être utilisé pour
calculer la vitesse de descente verticale d’un autogire où l’incidence est de 90
degrés.
La valeur maximum du CL voisine de 1 est obtenue vers 45 degrés d’inci-
dence.
58
Figure 3.15 – Etat de fonctionnement du rotor
59
Figure 3.16 – Evolution de la force rotorique en fonction de l’azimut
La courbe 3.17 représente la force dans le plan du rotor des deux pales.
L’axe x est la force latérale Y et l’axe y et la force longitudinale H. La figure
de cette courbe est parcourue deux fois par tour. Ces forces sont à l’origine des
vibrations ressenties dans le manche.
60
[Link]).
61
Bibliographie
62
Annexe A
Résultats Maple
63
Combined Fourier series
restart ;
Fourier series over pi .. 2*pi
dy := dA0+dB1*sin(psi)-dA0*cos(2*psi)+dB2*sin(2*psi);
(1)
Fourier coefficient of combined series
C0 := expand(1/2/Pi*int(dy,psi=Pi..2*Pi));
(2)
C1 := expand(1/Pi*int(dy*cos(psi),psi=Pi..2*Pi));
(3)
D1 := expand(1/Pi*int(dy*sin(psi),psi=Pi..2*Pi));
(4)
C2 := expand(1/Pi*int(dy*cos(2*psi),psi=Pi..2*Pi));
(5)
D2 := expand(1/Pi*int(dy*sin(2*psi),psi=Pi..2*Pi));
(6)
(7)
(8)
dM := 1/2*rho*a*c*R^2*x*(theta[R]*UT^2+UP*UT) ;
(8)
Thrust [eq ]
d2L := 1/2*rho*a*c*R*(theta[R]*UT^2+UP*UT) ;
(9)
(16)
(18)
psi)+x*q*cos(psi)+x*p*sin(psi));
(18)
(22)
psi) ;
(22)
Force normalisation coefficient [Eq 14]
Kf := rho*b*c*R^3*Omega^2 ;
(23)
Torque normalisation coefficient [Eq 16]
Kq := rho*b*c*R^4*Omega^2 ;
(24)
Evaluation of blade velocity components
UP := factor(expand(UP));
(25)
UT := factor(expand(UT));
(26)
Code generation : UT,UP
Java([ut=subs(sin(psi)=sinPsi,cos(psi)=cosPsi,UT),up=subs(sin
(psi)=sinPsi,cos(psi)=cosPsi,UP)],coercetypes=false,optimize=
true,output="GyroRotorFiles/[Link]");
Angle of attack distribution over rotor disk
Case of no blade twist
eq := aoa = theta[0]+simplify(UP/UT) ;
(27)
X := solve(eq,x) ;
(28)
des := discrim(eq,x) ;
(30)
r1 := coeff(eq,x^2) ;
(31)
r2 := coeff(eq,x) ;
(32)
X1 := (-r2 + sqrt(delta))/(2*r1);
(33)
(33)
X2 := (-r2 - sqrt(delta))/(2*r1);
(34)
ex2 := proc(r,rank)
local i,res;
global input;
res := 0;
for i from 1 to rank do
res := res + expand(coeff(input,r||i))*r||i;
od;
input:=simplify(input-res);
(39)
res;
end proc;
(39)
CT Terms
input := 2*CT/a:
ex2(u0,5);ex2(u1,5);ex2(v1,5);ex2(u2,5);ex2(v2,5);
0 (40)
ex1(p);ex1(q);ex1(lambda);ex1(theta[0]);ex1(theta[TW]);ex1(a0);
ex1(a1);ex1(b1);ex1(a2);ex1(b2);
0
0
(41)
input;
(42)
0 (42)
Periodic component of thrust
TP := b*combine(dL/Kf,trig):
TP1S := coeff(TP,sin(psi)):
TP1C := coeff(TP,cos(psi)):
TP2S := coeff(TP,sin(2*psi)):
TP2C := coeff(TP,cos(2*psi)):
Rear force
Profile mean value over one rev, b blades
Hp := b/(2*Pi)*int(dHp,psi=0..2*Pi) ;
(43)
Profile coefficient
CHp := simplify(Hp/Kf);
(44)
ex1(p);ex1(q);ex1(lambda);ex1(theta[0]);ex1(theta[TW]);ex1(a0);
ex1(a1);ex1(b1);ex1(a0^2);ex1(a1^2);ex1(a2);ex1(b2);
0
0 (46)
input;
0 (47)
Periodic component of rear profile coefficient
HpP := b*combine(dHp/Kf,trig):
HpP1S := coeff(HpP,sin(psi)):
HpP2C := coeff(HpP,cos(2*psi)):
Periodic component of rear induced coefficient
HiP := b*combine(dHi/Kf,trig) :
HiP1S := coeff(HiP,sin(psi)):
HiP1C := coeff(HiP,cos(psi)):
HiP2S := coeff(HiP,sin(2*psi)):
HiP2C := coeff(HiP,cos(2*psi)):
Lateral force
Profile mean value over one rev, b blades
Yp := b/(2*Pi)*int(dYp,psi=0..2*Pi) ;
(48)
Induced mean value over one rev, b blades
Yi := simplify(b/(2*Pi)*int(dYi,psi=0..2*Pi)) :
Induced coefficient
CYi := truncate(Yi/Kf,5): Yi := Kf*CYi:
CYi Terms
input := 2*CYi/a:
ex2(u0,5);ex2(u1,5);ex2(v1,5);ex2(u2,5);ex2(v2,5);
(49)
ex1(p);ex1(q);ex1(lambda);ex1(theta[0]);ex1(theta[TW]);ex1(a0);
ex1(a1);ex1(b1);ex1(a2);ex1(b2);
0
0 (50)
input;
0 (51)
Periodic component of lateral profile coefficient
YpP := b*combine(dYp/Kf,trig) :
YpP1C := coeff(YpP,cos(psi)):
YpP2S := coeff(YpP,sin(2*psi)):
Periodic component of lateral induced coefficient
YiP := b*combine(dYi/Kf,trig) :
YiP1S := coeff(YiP,sin(psi)):
YiP1C := coeff(YiP,cos(psi)):
YiP2S := coeff(YiP,sin(2*psi)):
YiP2C := coeff(YiP,cos(2*psi)):
Rotor torque
Profile mean value over one rev, b blades
Qp := simplify(b/(2*Pi)*(int(dQp,psi=0..2*Pi)-2*int(dQpInv,psi=
Pi..2*Pi)));
(52)
Profile coefficient
CQp := simplify(Qp/Kq);
(53)
ex1(p^2);ex1(p);ex1(q^2);ex1(q);ex1(lambda^2);ex1(lambda);ex1
(a2^2);ex1(a2);ex1(a0^2);ex1(a0);ex1(a1^2);ex1(b1^2);ex1(b2^2);
ex1(b2);
(55)
input;
0 (56)
Periodic component of rotor torque profile coefficient
QpP := b*combine(dQp/Kq,trig) :
QpP1S := coeff(QpP,sin(psi)):
QpP2C := coeff(QpP,cos(2*psi)):
Periodic component of rotor torque induced coefficient
QiP := b*combine(dQi/Kq,trig) :
QiP1S := coeff(QiP,sin(psi)):
QiP1C := coeff(QiP,cos(psi)):
QiP2S := coeff(QiP,sin(2*psi)):
QiP2C := coeff(QiP,cos(2*psi)):
Aerodynamic torsional moment
N := simplify(1/(2*Pi)*int(dN,psi=0..2*Pi)):
Propeller moment
P := simplify(1/(2*Pi)*int(dP,psi=0..2*Pi)):
Code generation : CQp, CQi
Java([cqp=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,CQp),cqi=subs
(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,CQi)],coercetypes=false,
optimize=true,output="GyroRotorFiles/[Link]");
Code generation : CT
Java([ct=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,CT)],
coercetypes=false,optimize=true,output="GyroRotorFiles/[Link]")
;
Code generation : CHp, CHi, CYi
Java([chp=CHp,chi=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,CHi),
cyi=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,CYi)],coercetypes=
false,optimize=true,output="GyroRotorFiles/[Link]");
Code generation : N
Java([nx=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,dN)],
coercetypes=false,optimize=true,output="GyroRotorFiles/[Link]");
Code generation : P (Propeller moment)
Java([px=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,dP)],
coercetypes=false,optimize=true,output="GyroRotorFiles/[Link]");
Code generation : TP1S, TP1C, TP2S, TP2C
Java([tp1S=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,TP1S),tp1C=
subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,TP1C),tp2S=subs(theta[0]=
theta0,theta[TW]=thetaTW,TP2S),tp2C=subs(theta[0]=theta0,theta
[TW]=thetaTW,TP2C)],coercetypes=false,optimize=true,output=
"GyroRotorFiles/[Link]");
Code generation : HpP1S, HpP2C
Java([hpP1S=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,HpP1S),hpP2C=
subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,HpP2C)],coercetypes=
false,optimize=true,output="GyroRotorFiles/[Link]");
Code generation : HiP1S, HiP1C, HiP2S, HiP2C
Java([hiP1S=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,HiP1S),hiP1C=
subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,HiP1C),hiP2S=subs(theta
[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,HiP2S),hiP2C=subs(theta[0]=theta0,
theta[TW]=thetaTW,HiP2C)],coercetypes=false,optimize=true,
output="GyroRotorFiles/[Link]");
Code generation : YpP1C, YpP2S
Java([ypP1C=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,YpP1C),ypP2S=
subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,YpP2S)],coercetypes=
false,optimize=true,output="GyroRotorFiles/[Link]");
Code generation : YiP1S, YiP1C, YiP2S, YiP2C
Java([yiP1S=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,YiP1S),yiP1C=
subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,YiP1C),yiP2S=subs(theta
[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,YiP2S),yiP2C=subs(theta[0]=theta0,
theta[TW]=thetaTW,YiP2C)],coercetypes=false,optimize=true,
output="GyroRotorFiles/[Link]");
Code generation : QpP1S, QpP2C
Java([qpP1S=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,QpP1S),qpP2C=
subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,QpP2C)],coercetypes=
false,optimize=true,output="GyroRotorFiles/[Link]");
Code generation : QiP1S, QiP1C, QiP2S, QiP2C
Java([qiP1S=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,QiP1S),qiP1C=
subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,QiP1C),qiP2S=subs(theta
[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,QiP2S),qiP2C=subs(theta[0]=theta0,
theta[TW]=thetaTW,QiP2C)],coercetypes=false,optimize=true,
output="GyroRotorFiles/[Link]");
Compute torsional deformation coefficient
Total integral torsionnal moment
NP := int(dN+dP,x=0..x):
NP := combine(NP,trig):
Deformation equation
DP := K*nu-NP:
DP := subs(cos(psi)=cpsi,sin(psi)=spsi,cos(2*psi)=c2psi,sin(2*
psi)=s2psi,cos(3*psi)=0,sin(3*psi)=0,cos(4*psi)=0,sin(4*psi)=0,
DP):
DP := subs(x^6=0,x^7=0,x^8=0,x^9=0,DP):
Define matrix to solve linear system
m := Matrix(25,25);
(57)
n := Vector(25);
(58)
Flaping equation
unassign('beta(psi)');
A := diff(beta(psi),[psi$2])+beta(psi) + 2*q*sin(psi)- 2*p*cos
(psi) ;
(60)
(63)
dMRc := truncate(dMRc,5):
Code generation : dMRc
Java([Mx=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,dMRc)],
coercetypes=false,optimize=true,output="GyroRotorFiles/[Link]");
Flapping moment coefficient
input := simplify(coeff(2*dMRc/Gamma,cpsi)):
residual := input*cpsi:
ex2(u0,5);ex2(u1,5);ex2(v1,5);ex2(u2,5);ex2(v2,5);
0
(64)
0
0
(64)
ex1(p);ex1(q);ex1(lambda);ex1(a2);ex1(b2);ex1(theta[0]);ex1
(theta[TW]);ex1(a0);ex1(a1);ex1(b1);
0
0
0
0
0
(65)
input := simplify(coeff(2*dMRc/Gamma,spsi)):
residual := residual + input*spsi:
ex2(u0,5);ex2(u1,5);ex2(v1,5);ex2(u2,5);ex2(v2,5);
0 (66)
ex1(p);ex1(q);ex1(lambda);ex1(a2);ex1(b2);ex1(theta[0]);ex1
(theta[TW]);ex1(a0);ex1(a1);ex1(b1);
0
0
0 (67)
input := simplify(coeff(2*dMRc/Gamma,c2psi)):
residual := residual + input*c2psi:
ex2(u0,5);ex2(u1,5);ex2(v1,5);ex2(u2,5);ex2(v2,5);
0 (68)
ex1(p);ex1(q);ex1(lambda);ex1(a2);ex1(b2);ex1(theta[0]);ex1
(theta[TW]);ex1(a0);ex1(a1);ex1(b1);
(69)
0 (69)
input := simplify(coeff(2*dMRc/Gamma,s2psi)):
residual := residual + input*s2psi:
ex2(u0,5);ex2(u1,5);ex2(v1,5);ex2(u2,5);ex2(v2,5);
0
0
0
(70)
ex1(p);ex1(q);ex1(lambda);ex1(a2);ex1(b2);ex1(theta[0]);ex1
(theta[TW]);ex1(a0);ex1(a1);ex1(b1);
0
0
0
0
0
(71)
0 (72)
ex1(p);ex1(q);ex1(lambda);ex1(a2);ex1(b2);ex1(theta[0]);ex1
(theta[TW]);ex1(a0);ex1(a1);ex1(b1);
0
0
0 (73)
Final flapping equation
AP := AP - dMRc:
Sine and cosine coefficient
Aspsi := coeff(AP,spsi): Acpsi := coeff(AP,cpsi): As2psi :=
coeff(AP,s2psi): Ac2psi := coeff(AP,c2psi):
Constant term
Acst := simplify(AP-Aspsi*spsi-Acpsi*cpsi-As2psi*s2psi-Ac2psi*
c2psi):
Flapping coefficient equations
eq1 := Acst = 0 : eq2 := Aspsi = 0 : eq3 := Acpsi = 0 : eq4 :=
As2psi = 0 : eq5 := Ac2psi = 0:
Solution
solve({eq1,eq2,eq3},{a0,a1,b1}) :
assign(%) ;
Code generation : a0, a1, b1
Java([ga0=subs(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,a0),ga1=subs
(theta[0]=theta0,theta[TW]=thetaTW,a1),gb1=subs(theta[0]=theta0,
theta[TW]=thetaTW,b1)],coercetypes=false,optimize=true,output=
"GyroRotorFiles/[Link]");
Conning angle
expand(a0) ;
(74)
(74)
input := simplify(2*a0/Gamma):
ex2(u0,5);ex2(u1,5);ex2(v1,5);ex2(u2,5);ex2(v2,5);
0 (75)
ex1(p) ; ex1(q) ; ex1(a2) ; ex1(b2) ; ex1(lambda) ; ex1(theta[0]
); ex1(theta[TW]);
0
0
(76)
Longitudinal flapping
expand(a1);
(77)
(77)
input := simplify(a1/(2*mu/(B^4-1/2*mu^2*B^2))):
ex2(u0,5);ex2(u1,5);ex2(v1,5);ex2(u2,5);ex2(v2,5);
0 (78)
ex1(p) ; ex1(q) ; ex1(a2) ; ex1(b2) ; ex1(lambda) ; ex1(theta[0]
); ex1(theta[TW]);
(79)
(79)
Lateral flapping
expand(b1):
b1r := simplify(b1-4*mu/(B^4+1/2*mu^2*B^2)*a0*(1/3*B^3+1/9*
mu^3/Pi)) ;
(80)
b1bis := 4*mu/(B^4+1/2*mu^2*B^2)*a0bis*(1/3*B^3+1/9*mu^3/Pi)+
b1r;
(81)
input := simplify(b1bis/(4*mu/(B^4+1/2*mu^2*B^2))):
ex2(u0,5);ex2(u1,5);ex2(v1,5);ex2(u2,5);ex2(v2,5);
0
0
0
(82)
a2:= simplify(a20+a21+a22);
(87)
(87)
a2 terms
input := simplify(a2/(mu^2*Gamma/(Gamma^2*B^8+144))):
ex2(u0,5);ex2(u1,5);ex2(v1,5);ex2(u2,5);ex2(v2,5);
(88)
(89)
(89)
b2 := simplify(b20+b21+b22);
(93)
b2 terms
input := simplify(b2/(-mu^2*Gamma^2/(Gamma^2*B^8+144))):
ex2(u0,5);ex2(u1,5);ex2(v1,5);ex2(u2,5);ex2(v2,5);
(94)
(95)
(98)
mu := 0.1678124092350715 ; lambda := 0.013486848994919694 ;
Omega := 36.96635711289101;
(98)
a := 5.7 ; delta := 0.011; Cm := 0.005 ; xac := 0.278 ; rho :=
1.225; b := 2 ; R := 4; c := 0.2 ; xcg := 0.3 ; theta[TW] :=
evalf[15](2*Pi/180) ; GJ := 6350 ; B := 0.97 ; Ib := 64.0 ; Ic
:= 64.04 ; Gamma := rho*a*c*R^4/Ib ; l:= (xcg-xac)*c ; Icb :=
Ic - Ib ; K := evalf(GJ/R) ; theta[0] := evalf[15](2*Pi/180) ;
q:=evalf[15](2/Omega*Pi/180) ; p:=evalf[15](-3/Omega*Pi/180) ;
(99)
m1:=map(evalf,m):n1:=map(evalf,n):
Pitch deformation coefficient
d := evalm(inverse(m1)&*n1);
(100)
(100)
u01:=d[1]:u02:=d[2]:u03:=d[3]:u04:=d[4]:u05:=d[5]:u11:=d[6]
:u12:=d[7]:u13:=d[8]:u14:=d[9]:u15:=d[10]:v11:=d[11]:v12:=d[12]
:v13:=d[13]:v14:=d[14]:v15:=d[15]:u21:=d[16]:u22:=d[17]:u23:=d
[18]:u24:=d[19]:u25:=d[20]:v21:=d[21]:v22:=d[22]:v23:=d[23]
:v24:=d[24]:v25:=d[25]:
Pitch deformation at tip
evalf[15]((u01+u02+u03+u04+u05)*180/Pi) ;
0.211135519168619 (101)
evalf[15]((u11+u12+u13+u14+u15)*180/Pi) ;
0.00972186712599437 (102)
evalf[15]((v11+v12+v13+v14+v15)*180/Pi) ;
0.0450938074704633 (103)
evalf[15]((u21+u22+u23+u24+u25)*180/Pi) ;
0.00896996365230856 (104)
evalf[15]((v21+v22+v23+v24+v25)*180/Pi) ;
(105)
Flapping coefficient
evalf[15](a0*180/Pi); evalf[15](a1*180/Pi);evalf[15](b1*180/Pi);
evalf[15](a2*180/Pi); evalf[15](b2*180/Pi);
3.03409110926474
1.76342065635421
0.894100707588128
0.0627955850279689
(106)
Normalization coefficient for one blade
Kf1 := evalf[15](Kf/b) ; Kq1 := evalf[15](Kq/2) ;
(107)
Thrust
evalf[15](T);evalf[15](Kf1*TP1S);evalf[15](Kf1*TP1C);evalf[15]
(Kf1*TP2S);evalf[15](Kf1*TP2C);
3232.77629417085
143.732273638253
58.609531427432
105.851485983171 (108)
Rear force
evalf[15](Hp) ; evalf[15](Hi) ;
19.7763495505108
(109)
105.385938824211 (109)
evalf[15](Kf1*HpP1S);evalf[15](Kf1*HpP2C);
41.7716899076188
(110)
evalf[15](Kf1*HiP1S);evalf[15](Kf1*HiP1C);evalf[15](Kf1*HiP2S);
evalf[15](Kf1*HiP2C);
6.92035704001788
(111)
Lateral force
evalf[15](Yi) ;
19.3624497239309 (112)
evalf[15](Kf1*YpP1C);evalf[15](Kf1*YpP2S);
(113)
evalf[15](Kf1*YiP1S);evalf[15](Kf1*YiP1C);evalf[15](Kf1*YiP2S);
evalf[15](Kf1*YiP2C);
53.0443573303871
(114)
Torque
evalf[15](Qp) ; evalf[15](Qi) ;
242.309982671682 (115)
evalf[15](Kq1*QpP1S);evalf[15](Kq1*QpP2C);
3.31871686394616 (116)
evalf[15](Kq1*QiP1S);evalf[15](Kq1*QiP1C);evalf[15](Kq1*QiP2S);
evalf[15](Kq1*QiP2C);
25.3555997328135
8.09729727480028 (117)
Plot aerodynamic torsional moment, propeller moment and 10 time inertial forces at given azimuth
plot ({subs(psi=0,dN),subs(psi=0,dP),10*subs(psi=0,S)},x = 0 ..
B) ;
10
Plot pitch deformation at given azimuth and compare with valur computed with total torsional moment
plot({subs(psi=0,nu)*180/Pi,int(subs(psi=0,dN+dP),x=0..x)*
180/Pi/K},x=0..B);
0
0
x
Check u1
plot({(u11*x+u12*x^2+u13*x^3+u14*x^4+u15*x^5)*180/Pi,evalf(Mu1*
180/Pi/K)},x=0..B);
0
0
x
Check v1
plot({(v11*x+v12*x^2+v13*x^3+v14*x^4+v15*x^5)*180/Pi,evalf(Mv1*
180/Pi/K)},x=0..B);
0
0
x
Check u2
plot({(u21*x+u22*x^2+u23*x^3+u24*x^4+u25*x^5)*180/Pi,evalf(Mu2*
180/Pi/K)},x=0..B);
0
0
x
Check v2
plot({(v21*x+v22*x^2+v23*x^3+v24*x^4+v25*x^5)*180/Pi,evalf(Mv2*
180/Pi/K)},x=0..B);
0
Harmonic thrust
TP2 := evalf(T/Kf+TP1S*sin(psi)+TP1C*cos(psi)+TP2S*sin(2*psi)+
TP2C*cos(2*psi));
(119)
(120)
a:=5.862 ; delta := 0.013101 ; Cm := -0.056 ; xac := 0.242 ; rho
:= 1.191; b := 3 ; R := 6.096; c := 0.3048 ; xcg := 0.28 ;
theta[0] := 0.096; theta[TW] := 0 ; GJ := 11021.26 ; B := 0.97 ;
Ib := 237.268 ; Ic := 237.268 ; Gamma := rho*a*c*R^4/Ib ; l:=
(xcg-xac)*c ; Icb := Ic - Ib ; K := evalf(GJ/R) ; q:=0 ; p:=0 ;
(121)
m1:=map(evalf,m):n1:=map(evalf,n):
Pitch deformation coefficient
d := evalm(inverse(m1)&*n1);
(122)
u01:=d[1]:u02:=d[2]:u03:=d[3]:u04:=d[4]:u05:=d[5]:u11:=d[6]
:u12:=d[7]:u13:=d[8]:u14:=d[9]:u15:=d[10]:v11:=d[11]:v12:=d[12]
:v13:=d[13]:v14:=d[14]:v15:=d[15]:u21:=d[16]:u22:=d[17]:u23:=d
[18]:u24:=d[19]:u25:=d[20]:v21:=d[21]:v22:=d[22]:v23:=d[23]
:v24:=d[24]:v25:=d[25]:
Check u1
plot({(u11*x+u12*x^2+u13*x^3+u14*x^4+u15*x^5)*180/Pi,evalf(Mu1*
180/Pi/K)},x=0..B);
0
Check v1
plot({(v11*x+v12*x^2+v13*x^3+v14*x^4+v15*x^5)*180/Pi,evalf(Mv1*
180/Pi/K)},x=0..B);
0
Check u2
plot({(u21*x+u22*x^2+u23*x^3+u24*x^4+u25*x^5)*180/Pi,evalf(Mu2*
180/Pi/K)},x=0..B);
0
0
x
Check v2
plot({(v21*x+v22*x^2+v23*x^3+v24*x^4+v25*x^5)*180/Pi,evalf(Mv2*
180/Pi/K)},x=0..B);
0