Précis
Précis
BRÉAL
Titres disponibles en première année dans la filière MPSI... LES NOUVEAUX
Précis
Précis
En Physique En Mathématiques
Optique MPSI-PCSI-PTSI Analyse MPSI
Mécanique MPSI Algèbre et géométrie MPSI
Électrocinétique MPSI
Électromagnétisme MPSI Livres d’exercices
Thermodynamique MPSI Mathématiques MPSI
LES NOUVEAUX
Physique MPSI
En Chimie
Chimie MPSI
B R É A L
MPSI
LES NOUVEAUX
Physique
Précis B R É A L
Électrocinétique
Électrocinétique
Une collection tenant compte de vos besoins et de vos
contraintes, conçue pour vous aider tout au long de
l'année à préparer efficacement les concours.
Réf. : 209.0341
ISBN : 2 7495 0224 1
9:HSMHOJ=ZUWWYX: Nouveau programme
KA_MPSI.book Page 4 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
KA_MPSI.book Page 1 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
LES NOUVEAUX
Précis B R É A L
Électrocinétique
MPSI
G . R O S S E T
Professeur en classes préparatoires scientifiques
au lycée La Martinière à Lyon
LES NOUVEAUX
Précis
B R É A L
Mathématiques 1re année
■ Analyse MPSI
■ Électromagnétisme MPSI
■ Électrocinétique MPSI
■ Optique MPSI-PCSI-PTSI
■ Thermodynamique MPSI
■ Physique MPSI
Nous remercions M. Jérôme MAJOU, professeur en classes préparatoires scientifiques au lycée Jules Ferry,
à Versailles, pour sa collaboration à cet ouvrage.
© Bréal 2003
Toute reproduction même partielle interdite.
Dépôt légal : août 2003.
ISBN 2 7495 0224 1
es Nouveaux Précis Bréal sont conçus pour apporter aux étudiants des
Lservant
Avant-propos
classes préparatoires une aide efficace dans leur travail. Tout en con-
la rigueur des éditions précédentes, nous nous sommes efforcés d’aplanir
au mieux toutes les difficultés inhérentes au discours scientifique. Nous savons
par expérience que le rythme de la prépa n’autorise aucune perte de temps,
et nous pensons qu’une explication claire et précise permet d’éviter au lecteur tout
« blocage » inutile.
■ Les Exercices, classés par niveaux de difficulté, dont les solutions détaillées
sont enrichies d’astuces et de conseils (précédés des logos ou ).
Certains exercices sont accompagnés de courtes indications, comme en
colle : il suffit parfois d’un petit « déclic » pour démarrer !
Il nous est apparu nécessaire d’accorder aux Méthodes et aux Exercices une
place équivalente à celle du Cours. En effet, l’apprentissage ne peut pas être effi-
cace sans combiner étroitement ces trois dimensions : comprendre, savoir faire et
s’entraîner. En revanche, s’il organise intelligemment son travail, l’étudiant pourra
s’améliorer dans toutes les disciplines en gérant au mieux son temps et ses efforts,
principale condition de la réussite.
Nous espérons que ce Nouveau Précis les aidera à accéder avec confiance
en deuxième année et nous répondrons volontiers à toute suggestion, remarque
ou critique par e-mail à l’adresse infos@[Link].
Sommaire
Chapitre 1 ■ Lois générales de l’électrocinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Méthodes : l’essentiel ; mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Exercices : énoncés, solutions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 284
KA_MPSI.book Page 6 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
KA_MPSI.book Page 7 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
CHAPITRE
1 Lois générales de
l’électrocinétique
Introduction
Un circuit électrique est constitué de différents composants reliés entre eux par des fils.
On appelle dipôle électrocinétique un composant ayant deux bornes, par exemple un
générateur, une résistance, un condensateur ou une bobine. En travaux pratiques, on
étudiera aussi une diode, une lampe à incandescence, une varistance, etc.
Ce chapitre introduit les grandeurs et les lois fondamentales de l’électrocinétique.
Plan du chapitre 1
A. La loi des nœuds . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1. Les différents courants électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2. Intensité du courant électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3. Densité de courant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4. Conservation de la charge : la loi des nœuds. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
B. La loi des mailles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1. Différence de potentiel entre deux points. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2. Additivité des tensions : la loi des mailles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
C. Puissance électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1. Caractère générateur – caractère récepteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2. Convention générateur – convention récepteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3. Puissance électrique d’un dipôle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
C. L’approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Méthodes
L’essentiel ; mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Énoncés des exercices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Indications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Solution des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
7
KA_MPSI.book Page 8 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
A B C
Fig. 1 - Les points A, B, C, D, E sont des nœuds. Sur le schéma, on a encadré en pointillés
la branche AB et la maille CDE.
8
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
KA_MPSI.book Page 9 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1. Charles de Coulomb (1736-1806), L’intensité du courant dans un circuit orienté, exprimée en ampère (A),
physicien français, établit les lois est la grandeur algébrique correspondant au débit de charges.
expérimentales et théoriques de
l’électrostatique et du
magnétisme. A.2.2 - Sens de circulation des charges
2. André Marie Ampère (1775-
D’après la définition, un courant d’intensité positive correspond au déplace-
1836), physicien français, jeta les ment de charges positives dans le sens du circuit orienté ou au déplacement
bases de la théorie de de charges négatives en sens inverse (fig. 3).
l’électromagnétisme et de la
théorie électronique de la matière. A contrario, un courant d’intensité négative correspond au déplacement de
Il imagina le galvanomètre. charges négatives dans le sens du circuit orienté ou au déplacement de char-
ges positives en sens inverse (fig. 3).
orientation
du circuit orientation
du circuit
déplacements de déplacements de
charges positives charges négatives
orientation orientation
du circuit du circuit
déplacements de déplacements de
charges négatives charges positives
Fig. 3 - En haut, l’intensité du courant est positive (le courant réel circule dans le sens du circuit
orienté). En bas, l’intensité du courant est négative (le courant réel circule dans le sens opposé à
l’orientation du circuit).
Remarques expérimentales
L’intensité du courant dans un circuit est mesurée à l’aide d’un ampèremètre.
En travaux pratiques, on mesure parfois la tension aux bornes d’une résis-
tance de valeur connue, puis on en déduit la valeur de l’intensité par la loi
d’Ohm (voir chapitre 2).
9
Cours
KA_MPSI.book Page 10 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
2. La notation δt représente un Dans un circuit, l’intensité i du courant est égale à la dérivée par rapport
intervalle de temps très petit. au temps t de la charge Q traversant une section du circuit orienté2 :
Quand on fait tendre cet intervalle
de temps δt vers 0, la limite du
i intensité en ampère (A)
δQ dQ
rapport ------- est par définition la
δt i = --------- Q charge en coulomb (C)
dérivée de la charge Q par rapport dt
t temps en seconde (s)
δQ
au temps t : ------- = lim ------- .
dQ
dt δt → 0 δt
10
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
KA_MPSI.book Page 11 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Définition 2
j1 = ρ1 ⋅ V 1 ; j 2 = ρ2 ⋅ V 2 ; …
Des charges positives en mouvement dans un sens ont donc le même effet que
des charges négatives en mouvement en sens inverse. Globalement, les por-
teurs contribuent ensemble au courant total.
j = ∑k jk = ∑k rk Vk .
V δt δS n
A.3.3 - Densité de courant et intensité
orientation
On considère la section d’un circuit électrique dans lequel circule un seul type
du crcuit
de porteurs de charges q à la vitesse moyenne V . La surface élémentaire δ S,
Fig. 5 - La surface δS est de dimensions suffisamment petites pour être considérée comme plane, est
orientée par le vecteur normal n . orientée par le vecteur normal n dans le même sens que le circuit (fig. 5).
Les porteurs de charges traversant la surface δ S pendant l’intervalle de temps
δ t sont tous les porteurs initialement contenus dans le cylindre de base δ S et
2. Le volume d’un cylindre oblique de génératrice V δt, dont le volume est δ S × δ t V ⋅ n 2. En notant ρm la den-
est le même que celui du cylindre sité volumique de charges mobiles, la quantité d’électricité traversant δ S pen-
droit de même base S et de même
hauteur h.
dant δ t vaut donc 3 :
11
Cours
KA_MPSI.book Page 12 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
B
A.4. Conservation de la charge : la loi des nœuds
A En régime permanent, la charge contenue dans un volume quelconque du
conducteur ne varie pas au cours du temps : dans ce volume, le débit des
charges entrant réellement est donc égal au débit des charges sortant réelle-
q V ment. En conséquence, l’intensité I du courant a la même valeur en tout point
d’une branche du circuit (fig. 6).
En revanche, la densité de courant et la vitesse des porteurs ne sont pas néces-
Fig. 6 - En régime permanent, le
débit des charges à travers la sairement égales. Ainsi, si la section S de la branche diminue de moitié entre
surface en A est égal au débit des deux points A et B, l’intensité I restant la même, la densité de courant j et la
charges à travers la surface en B : vitesse V des porteurs doublent entre ces points.
l’intensité du courant est donc la
même en A et en B.
En un nœud du circuit, la conservation de la charge se traduit par la loi des
nœuds.
Loi 1
I1 I3 Loi des nœuds
A
La somme des intensités Ii des courants algébriques arrivant à un nœud du
circuit est égale à la somme des intensités Ij des courants algébriques s’éloi-
I2 I4 gnant de ce nœud (fig. 7) :
Fig. 7 - Au nœud A, on a : ∑ Ii = ∑ Ij .
I1 + I2 = I3 + I4 . arrivant sortant
12
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
KA_MPSI.book Page 13 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
B 0,8 A
I1 1,2 A
A
– 0,3 A
0,7 A
I2
Solution
• Les courants d’intensité 0,8 A, 1,2 A et –0,3 A arrivent en A, alors que les courants d’intensité
0,7 A et I2 repartent de A. D’après la loi des nœuds :
0,8 + 1,2 – 0,3 = 0,7 + I2 , d’où : I2 = 1 A .
• De même, le courant d’intensité I1 arrive en B et les courants d’intensités 0,8 A et 1,2 A repartent
de B. D’après la loi des nœuds :
I1 = 0,8 + 1,2 = 2 A .
13
Cours
KA_MPSI.book Page 14 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1. Sur les appareils anciens, la En pratique, les appareils électriques sont reliés à la « masse », c’est-à-dire à
masse était reliée à la terre par la carcasse interne de l’appareil (par exemple, la borne noire du générateur)1.
l’alimentation électrique. On choisit alors cette masse comme origine des potentiels électriques sur le
Désormais, la double isolation des circuit.
appareils de laboratoire n’impose
plus ce lien. En revanche, les
appareils électriques Après avoir défini la masse, on peut associer à chaque point du circuit un
domestiques (lave-linge…) potentiel électrique V unique, égal à la différence de potentiel entre ce
conservent une liaison à la terre. point et la masse, choisie comme origine des potentiels électriques.
• On considère une maille dans un circuit (fig. 9). En partant d’un point A
quelconque et en parcourant complètement la maille dans un sens donné,
l’additivité des différences de potentiel s’écrit :
UAA = UAB + UBC + UCD + UDE + UEA = 0.
UAB UBC
A B
C
UEA UCD
E D
UDE
14
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
KA_MPSI.book Page 15 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Loi 2
Loi des mailles
Dans une maille, la somme algébrique des différences de potentiel mesu-
1. La loi des nœuds et la loi des rées en parcourant complètement la maille dans un sens donné est nulle1 :
mailles sont appelées les lois de
Kirchhoff. Gustav Robert Kirchhoff ∑ U i = 0.
(1824-1887), physicien allemand, maille
établit en 1845 les lois
fondamentales de l’électricité.
Une maille est un contour fermé contenant des dipôles. Elle n’est pas nécessai-
rement isolée du reste du circuit. Par exemple, sur la figure 9, il existe des con-
nexions avec l’extérieur (non représentées) aux points A, E et D de la maille.
3V
B C
12 V 4V
A D
Solution
Dans le circuit, on a : UBA = 12 V ; UBC = 3 V ; UCD = 4 V ; UAD = U. La loi des mailles s’écrit :
UAB + UBC + UCD + UDA = 0, avec UAB = –UBA = –12 V et UDA = –UAD = –U.
On en déduit donc :
–12 + 3 + 4 – U = 0, soit : U = –5 V.
C. Puissance électrique
Dans un circuit, le fonctionnement des dipôles met en jeu de l’énergie.
15
Cours
KA_MPSI.book Page 16 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
16
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
KA_MPSI.book Page 17 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Définition 4
Un circuit de dimension L vérifie l’approximation des régimes quasi-
stationnaires (ARQS) si la grandeur temporelle τ liée au circuit est négli-
geable devant la grandeur temporelle T caractéristique de l’évolution des
grandeurs électriques :
L
T τ = ---- , soit : L cT (c célérité de la lumière dans le vide).
c
Les lois de Kirchhoff (loi des nœuds et loi des mailles), énoncées en régime
permanent, restent valables pour les régimes quasi-stationnaires. De même,
la puissance électrique d’un dipôle AB en régime quasi-stationnaire s’écrit :
P = ui, en veillant à la convention choisie.
17
Cours
KA_MPSI.book Page 18 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
j = ∑k jk = ∑k rk Vk .
• Si la densité j du courant est uniforme, l’intensité I du courant traversant
une section plane S du circuit orienté vaut :
S section du courant (m2)
I = j ·n S j densité de courant (A · m–2)
n vecteur normal à la section orientée
✓ Potentiel électrique
• Le potentiel électrique V, défini à une constante additive près et exprimé en
volt (V), est à l’origine du mouvement des charges dans le circuit.
• La différence de potentiel (ddp) ou tension U est une grandeur algébrique
indépendante de l’origine des potentiels (en général, la masse du circuit).
• Dans un circuit, les différences de potentiel sont additives. Par exemple,
on a : U AC = U AB + U BC .
✓ Lois de Kirchhoff
• Loi des nœuds : la somme des intensités I i des courants algébriques arrivant
à un nœud est égal à la somme des intensités Ij des courants algébriques
s’éloignant de ce nœud :
∑
arrivant
Ii = ∑
sortant
Ij .
18
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
KA_MPSI.book Page 19 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
• Loi des mailles : la somme algébrique des différences de potentiel Ui mesurées en parcourant
complètement une maille dans un sens donné est nulle :
∑ Ui = 0.
maille
U
• En convention récepteur, la tension U mesurée aux bornes du dipôle est orientée en sens
inverse de l’intensité I le traversant.
I
U
• La puissance électrique P d’un dipôle est une grandeur algébrique. Dans la convention choisie,
elle a pour expression :
P puissance électrique du dipôle (W)
P = UI U tension aux bornes du dipôle (V)
I intensité traversant le dipôle (A)
En convention générateur, la puissance P est la puissance fournie par le dipôle.
En convention récepteur, la puissance P est la puissance reçue par le dipôle.
✓ Approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS)
Un circuit de dimension L vérifie l’approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) si
la grandeur temporelle τ liée au circuit est négligeable devant la grandeur temporelle T carac-
téristique de l’évolution des grandeurs électriques :
L
T τ = ---- , soit : L cT (c célérité de la lumière dans le vide).
c
Mise en œuvre
Méthode n° 1
Comment vérifier la validité de l’électrocinétique ?
Il est judicieux, en préambule à l’étude d’un circuit électrique, de vérifier si les lois de l’électrociné-
tique peuvent effectivement s’appliquer à ce circuit. On se propose de vérifier ce point.
➜ Savoir faire
19
Méthodes
KA_MPSI.book Page 20 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➜ Application
Un poste de radio capte un signal de 98,0 MHz à l’aide d’une antenne de 2,0 m. Le signal est filtré
puis amplifié par un circuit dont la taille est inférieure à celle de l’antenne. L’électrocinétique clas-
sique s’applique-t-elle à ce signal ?
Solution
➊ La taille du circuit complet n’excède pas deux fois celle de l’antenne : L = 4,0 m.
➋ La fréquence du signal est 98,0 MHz, donc sa période vaut :
1 1
T = --- = -------------------------6- = 1,02 · 10 –8 s.
f 98,0 · 10
➌ Le rapport entre la taille du circuit et la grandeur caractéristique de l’évolution du signal électri-
que vaut :
L 4,0 L
---- = ---------------------------- = 3,9 · 10 8 m · s –1 , d’où : ---- c.
T 1,02 · 10 –8 T
L’électrocinétique ne s’applique pas à la réception du signal, à interpréter dans le cadre de la théorie
électromagnétique.
Méthode n° 2
➜ Savoir faire
20
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
KA_MPSI.book Page 21 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Dans le cas d’une solution conductrice, les porteurs de charges sont le plus souvent de deux types
(anions et cations). Le vecteur densité de courant est lié aux vitesses de ces porteurs par :
j = ρ+v + + ρ– v – .
Les vecteurs vitesse de deux ions de charges opposées sont généralement opposés.
➜ Application
Dans un fil de cuivre de masse volumique µ = 8 800 kg · m–3, les porteurs de charges sont les élec-
trons de charges –e = –1,6 · 10–19 C. La masse molaire du cuivre est Mcu = 63,5 g · mol–1 et le nom-
bre d’Avogadro A = 6,02 · 1023 mol –1.
Un atome de cuivre libère un électron de conduction.
On considère un fil de cuivre de section 1 mm2 parcouru par un courant d’intensité 1 A.
Quelle est la vitesse des porteurs de charges ? Quel est leur sens de déplacement par rapport au sens
du courant dans le circuit ?
Solution
➊ Le vecteur densité de courant a pour norme :
I 1
- = 10 6 A · m –2 .
j = --- = ------------------
S 1 ⋅ 10 –6
➋ Les électrons portent la charge négative –e.
➌ Le nombre d’atomes de cuivre par mètre cube est :
µ 8,8 ⋅ 10 3 × 6,02 · 10 23
n cu = -----------A- = -------------------------------------------------------- = 8,3 · 10 28 m –3 .
M cu 63,5 · 10 –3
Cela correspond à une densité de charges libres :
ρ = n cu × ( – e ) = – 1,3 · 10 10 C ⋅ m –3 .
➍ Les porteurs de charges ont une vitesse :
j
v = ------ = 7,5 · 10 –5 m ⋅ s –1 = 7,5 · 10 –2 mm · s –1 .
ρ
Ils se déplacent dans le sens contraire du courant.
Méthode n° 3
➜ Savoir faire
21
Méthodes
KA_MPSI.book Page 22 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➜ Application
Le dipôle ci-dessous a-t-il un caractère générateur ou récepteur ?
I = –2 A I=2A I = –2 A
a) dipôle b) dipôle c) dipôle
I=2A
d) dipôle
U=3V
Solution
a) ➊ L’intensité I et la tension U étant orientées dans le même sens, on étudie le dipôle en conven-
tion générateur.
➋ La puissance fournie par le dipôle Pg = UI = –6 W est négative, donc le dipôle est récepteur.
b) ➊ L’intensité I et la tension U étant orientées dans le même sens, on étudie le dipôle en conven-
tion générateur.
➋ La puissance fournie par le dipôle Pg = UI = 6 W est positive, donc le dipôle est générateur.
c) ➊ L’intensité I et la tension U étant orientées en sens opposés, on étudie le dipôle en convention
récepteur.
➋ La puissance reçue par le dipôle Pr = UI = – 6 W est négative, donc le dipôle est générateur.
d) ➊ L’intensité I et la tension U étant orientées en sens opposés, on étudie le dipôle en convention
récepteur.
➋ La puissance reçue par le dipôle Pr = UI = 6 W est positive, donc le dipôle est récepteur.
Les situations a) et d) d’une part, b) et c) d’autre part, sont identiques. La convention d’orientation du courant
dans le circuit diffère, mais le courant réel traversant le dipôle est le même.
22
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
KA_MPSI.book Page 23 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercices
Niveau 1 On obtient les résultats suivants :
VA = 7 V et VF = –2 V ; u1 = 4 V ; u2 = 2 V ;
u3 = 1 V et u4 = 2 V.
Ex. 1 Densité de courant
Déterminer les potentiels des points B, C, D et E.
Les liaisons électriques sur les cartes des circuits Préciser le point relié à la masse.
imprimés se font grâce à de fines couches de cuivre
d’épaisseur 0,1 mm et de largeur 1 mm. A
Le composant électrique placé sur le circuit débite u1
dans la fine couche un courant de 10 mA.
a) Quelle est la densité de courant j ?
Cu B C
0,1 mm u2
10 mA u3
1 mm u4
D E
circuit imprimé
b) Comparer cette densité de courant à celle d’une
F
alimentation domestique dont les fils de section
1 mm2 sont parcourus par un courant d’intensité 1 A.
Ex. 4 Loi des mailles
Ex. 2 Vitesse des porteurs de charge On considère le circuit suivant, dans lequel la nature
On dissout une masse m = 20 g de chlorure de des dipôles n’est pas précisée.
sodium NaCl dans un bac électrolytique de longueur
= 20 cm et de section S = 10 cm × 10 cm rempli 3V
B
;
d’eau. La dissolution est totale. On fait passer un cou- E
; ;
rant d’intensité I =100 mA entre deux électrodes
;
situées aux deux extrémités de la cuve.
;
8V 6V
; ;
solution aqueuse de 20 g de NaCl
;
;; ;;;
C D
électrode
I
I S S 3V
A
4V
= 20 cm
On donne : les masses molaires de chlore et du a) Dénombrer les mailles qui peuvent être définies
sodium MCl = 35,5 g · mol–1 et MNa = 23 g · mol–1 ; dans ce circuit.
le nombre d’Avogadro A = 6,02 · 1023 mol–1 et la b) Appliquer la loi des mailles à chacune de celles-ci.
charge élémentaire e = 1,6 · 10 –19 C. Combien de relations indépendantes obtient-on
Sachant que les vecteurs vitesse des ions chlorure et ainsi ?
des ions sodium sont de sens opposés et dans le rap- c) Déterminer les tensions uAC , uCD et uDF .
port 1,5, déterminer la vitesse et le sens de déplace-
ment de ces ions.
Ex. 5 Loi des nœuds – puissance
Ex. 3 Référence des potentiels a) Dans l’expérience de l’exercice 3, on a mesuré les
courants i1 , i2 , i3 et i4. On a obtenu :
Lors d’une expérience, on a mesuré les potentiels des
points A et F par rapport à la masse. On a, de même, i1 = 2 A ; i2 = 1 A ; i3 = 0,5 A et i4 = 1,5 A.
mesuré les différences de potentiel u1 , u2 , u3 , et u4. Déterminer les intensités des courants i5 , i6 , i7 , i8 , i9.
23
Exercices
KA_MPSI.book Page 24 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
A
i5 Niveau 2
i1 D2 D5
Ex. 6 Semi-conducteur
i2 D8
B C Les semi-conducteurs sont des matériaux utilisés en
i3 i8 i6 électronique et dont la conduction varie fortement
avec la température ou avec la présence d’impureté.
D3 D6 Dans un semi-conducteur, il existe deux types de por-
D9 teurs de charge :
i9 – les électrons, de charge – e, de densité ne ;
D E
i4 – les trous, de charge +e, de densité np.
i7
À une température donnée, du fait des propriétés
D4 dues aux liaisons internes au semi-conducteur, le pro-
D7
2
duit n e n p = n i est constant.
i1 F
La présence des impuretés permet de modifier ne ou
b) On a mesuré les potentiels des points A, B, C, D, np tout en maintenant le produit constant.
E et F, on a obtenu : En l’absence d’impuretés, ces deux valeurs sont
égales : ne = np = ni.
VA = 7 V ; VB = 3 V ; VC = 5 V ;
Pour le silicium, nous avons : ni = 1,5 · 1016 m–3.
VD = 2 V ; VE = 0 V et VF = –2 V. Dans les conditions d’étude, la vitesse des électrons
Déterminer la puissance reçue par chaque dipôle. est 12 cm · s–1 et celle des trous est 5 cm · s–1
Préciser ceux qui sont générateurs et ceux qui sont a) Déterminer la densité de courant du silicium pur
récepteurs. dans les conditions d’étude.
c) Déterminer la puissance totale reçue par tous les b) Comment varie la densité de courant avec ne ?
dipôles. Vérifier la cohérence des résultats. Tracer la courbe correspondante et interpréter.
Indications
Ex. 2 Utiliser la relation liant la densité de courant Ex. 6 a) Les contributions des différents types de
aux porteurs de charges. porteurs s’ajoutent.
b) Un extremum d’une courbe correspond à une
Ex. 5 Appliquer la loi des nœuds. dérivée nulle.
24
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
KA_MPSI.book Page 25 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
On peut appliquer cette formule parce que la densité de courant est homogène et la section du conducteur est
constante.
b) De même, dans l’alimentation domestique, on a :
I
j = ---, avec I = 1 A et S = 1 mm2 = 1 · 10–6 m2.
S
1
- = 1 ◊ 10 6 A · m – 2 .
A.N. j = -------------------
1 ⋅ 10 – 6
La densité de courant est plus grande dans l’alimentation domestique que dans le semi-conducteur.
Exercice 2
Dans l’application numérique, on laisse les masses en g car elles interviennent par un rapport.
25
Exercices
KA_MPSI.book Page 26 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
3
On a : ρ– = – ρ+ et v – = – -- v + .
2
2 × 10 3
A.N. v + = ----------------------------------8- = 2,42 · 10 –8 m · s –1 et v – = --- v + = 3,65 · 10 –8 m · s –1 .
5 × 1,65 ⋅ 10 2
Les ions sodium vont dans le sens de l’intensité I, les ions chlorure vont dans l’autre sens.
Exercice 3
Exercice 4
8V 6V 6V 8V
C D
3V C D A 3V
4V
A A
4V
ACBA BCDEB ACDA ABEDA
3V
B E B
8V 8V 6V
C D
D C
3V 3V
A
A
4V
ABEDCA ABCDA
26
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
KA_MPSI.book Page 27 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 5
En F, la loi des nœuds s’écrirait : i 4 + i 7 = i 1 , ce qui est bien vérifié (car 1,5 + 0,5 = 2).
27
Exercices
KA_MPSI.book Page 28 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
• La différence de potentiel u1, en convention récepteur, appliquée aux bornes du réseau entre A et F
est :
u1 = VA – VF = 7 – (–2) = 9 V.
La puissance reçue est : 1 = u1i1 = 18 W, donc les résultats sont bien cohérents.
Exercices de niveau 2
Exercice 6
Malgré une vitesse relativement importante des porteurs de charges, la densité de courant reste faible : le silicium
pur conduit très mal le courant.
2
b) En présence d’impuretés, le produit n e n p = n i est constant, donc la densité de courant vaut :
2 2
n ni
j = n e v e + -----i- v p e, avec n p = ----- .
n e ne
• Quand ne → 0, n p devient très grand et j devient très grand :
2
ni
j ≈ n p v p e = -----v p e.
ne
28
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
KA_MPSI.book Page 29 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
j (A · m–2)
3,7 · 10 –4
équation : nevee
ne (m–3)
0 9,7 · 1015
La courbe admet deux asymptotes : l’axe des ordonnées en 0 et la droite d’équation j = nevee en +∞.
On remarque que la densité de courant est presque minimale pour le silicium pur. La présence
d’impuretés permet d’augmenter la conduction.
29
Exercices
KA_MPSI.book Page 30 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
KA_MPSI.book Page 31 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
CHAPITRE
2 Modélisations
linéaires d’un dipôle
Introduction
Dans ce chapitre, nous étudierons les dipôles en régime permanent, c’est-à-dire parcourus par des
courants constants. De nombreux dipôles ont alors pour caractéristique une droite dans leur
domaine d’utilisation. Dans ce cas, on peut effectuer une modélisation linéaire du dipôle, encore
valable dans l’approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS).
Plan du chapitre 2
A. Caractéristique d’un dipôle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
1. Définition de la caractéristique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2. Dipôles passifs, dipôles actifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3. Point de fonctionnement du circuit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
B. Les conducteurs ohmiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
1. La loi d’Ohm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
2. Effet Joule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3. Association de conducteurs ohmiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
4. Loi des nœuds exprimée en termes de potentiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
C. Les dipôles générateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
1. Caractéristique d’un générateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
2. Les générateurs idéaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3. Modélisation linéaire d’un générateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4. Puissance fournie par un générateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
D. Les dipôles récepteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
1. Modélisation linéaire d’un récepteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
2. Association de dipôles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
Méthodes
L’essentiel ; mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
Énoncés des exercices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
Indications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
Solution des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
31
KA_MPSI.book Page 32 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
32
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 33 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Remarque
Les fonctionnements d’un récepteur et d’un générateur sont semblables.
Un moteur convertit de l’énergie électrique en énergie mécanique, récupérée
grâce au couple exercé sur l’arbre du moteur en rotation. À l’inverse, un cou-
ple moteur est exercé sur l’arbre d’une génératrice, qui, en tournant, convertit
de l’énergie mécanique en énergie électrique.
De même, lorsqu’elle se décharge, une batterie convertit de l’énergie chimi-
que en énergie électrique. En revanche, lorsqu’elle se charge, elle fonctionne
en récepteur : l’énergie électrique est ainsi convertie en énergie chimique.
u récepteur
G R M
uM
i
0 iM
a. b.
Fig. 3 - Le point de fonctionnement M du circuit est à l’intersection des deux caractéristiques.
33
Cours
KA_MPSI.book Page 34 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
R1 R2 Rk Rn
R éq = ∑ Rk
k
i i
⇔
u1 u2 uk un u
u
Fig. 5 - Association série de n conducteurs ohmiques et résistance équivalente.
R éq = ∑k Rk .
Diviseur de tension
Dans l’association série de n conducteurs ohmiques, la tension uk aux bor-
2. Pour appliquer la propriété de nes du conducteur ohmique de résistance Rk est2 :
division de tension, il faut veiller, Rk Rk
d’une part, à ce que la même u k = ---------u = --------------- u.
intensité i traverse tous les
conducteurs ohmiques, et d’autre
R éq
∑k
R k
34
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 35 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1
R 1 = -------
1
R 2 = -------
1
R k = -------
1
R n = ------- ⇔ u G éq = ∑ G k
u G1 G2 Gk Gn k
i1 i2 ik in
Diviseur de courant
Dans l’association parallèle de n conducteurs ohmiques, l’intensité ik du
2. Pour appliquer la propriété de courant traversant le conducteur ohmique de conductance Gk est2 :
division de courant, il faut veiller, Gk Gk
d’une part, à ce que tous les i k = ---------- i = ---------------i .
conducteurs ohmiques soient
soumis à la même tension u, et
G éq G ∑k k
35
Cours
KA_MPSI.book Page 36 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
R2 Rk
i2 ik
A2 Ak
Fig. 7 - Les n conducteurs ohmiques sont reliés au nœud N.
Théorème 1
Théorème de Millman
La loi des nœuds exprimée en tension s’écrit :
VA VA VA
V N ------- + ------- + ------- + º = ---------1 + ---------2 + ---------3 + …
1 1 1
R1 R2 R3 R1 R2 R3
36
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 37 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
E E
i
0 i
u = E
Fig. 8 - Schématisation d’un générateur idéal de tension et caractéristique
en convention générateur.
u
i = η
i = η
0 η i
u
37
Cours
KA_MPSI.book Page 38 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
i i
E1 E2 Ek En u = E éq = ∑ Ek
k
u
Fig. 10 - Association série de n générateurs idéaux de tension et générateur équivalent.
u η1 η2 ηk ηn ⇔ u η éq = ∑ ηk
k
38
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 39 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
E1 En
E éq = ∑ Ek
∑ Rk
k
R éq =
R1 Rn k
i i
⇔
u u
Fig. 13 - Association série de n générateurs linéaires et générateur de Thévenin équivalent.
E éq = ∑k Ek et R éq = ∑k Rk .
i i
η éq = ∑ η k
k
1 1 ⇔ u
η1 R 1 = ------- ηn R n = ------- u
G1 Gn
G éq = ∑ G k
k
39
Cours
KA_MPSI.book Page 40 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
40
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 41 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1
pente ------
Rd
i
u 0 Ud u
Fig. 16 - Schéma d’une diode et caractéristique courant-tension en convention récepteur.
i = – η¢ + G¢u
E′
R′ i
⇔ E′ R′ u
η′ = ------
R′
u = E′ + R′i
Fig. 17 - Représentations équivalentes d’un récepteur selon les modèles de Thévenin et de Norton.
41
Cours
KA_MPSI.book Page 42 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
u
Solution
En convention récepteur, la tension u aux bornes de l’association est : E – E′
u = E′ – E + ( R + R′ )i. R + R′ i
• L’association des deux dipôles est un générateur si la fém E est
supérieure à la fcém E′ . La fém de l’ensemble des deux dipôles est
E – E′. La résistance interne du dipôle équivalent est la somme des u
résistances internes R + R′.
• L’association des deux dipôles est un récepteur si la fcém E′ est E – E′
supérieure à la fém E. La fcém de l’ensemble des deux dipôles est R + R′ i
E′ – E. La résistance interne du dipôle équivalent est la somme des
résistances internes R + R′.
u
42
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 43 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
M thodes
L’essentiel
✓ Caractéristique d’un dipôle
• Dans la convention d’étude, on appelle caractéristique d’un dipôle la
courbe d’équation u = f ( i ) (caractéristique tension-courant) ou
i = f ( u ) (caractéristique courant-tension). Si la caractéristique est une
droite, on dit qu’elle est linéaire.
• La caractéristique d’un dipôle passif passe par l’origine des axes ; la
caractéristique d’un dipôle actif ne passe pas par l’origine des axes.
✓ Conducteurs ohmiques
• En convention récepteur, un conducteur ohmique vérifie la loi d’Ohm :
u tension en volt (V)
i intensité en ampère (A)
u = Ri ou i = Gu
R résistance en ohm (Ω)
G conductance en siemens (S)
1
(La conductance G est l’inverse de la résistance R : G = ---- . )
R
• La puissance reçue par un conducteur ohmique (et entièrement dissipée
par effet Joule) vaut :
j = Ri 2 = Gu 2 .
• Si un nœud N d’un circuit est relié à n résistances Rk non nulles, la loi des
nœuds exprimée en tension s’écrit (théorème de Millman) :
VA VA VA
V N ------- + ------- + ------- + º = ---------1 + ----------2 + ----------3 + º
1 1 1
R1 R2 R3 R1 R2 R3
43
Méthodes
KA_MPSI.book Page 44 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
• Dans un domaine où sa caractéristique est linéaire, on peut représenter un générateur réel par
le modèle de Thévenin (E, R) ou par le modèle de Norton (η, R) équivalent :
η
E
R E = Rh i = η – Gu
i
⇔
R
u = E – Ri
u
E est la force électromotrice (fém) du générateur en volt (V) et R sa résistance interne en ohm (Ω).
• Dans un domaine où sa caractéristique est linéaire, on peut représenter un récepteur réel par
le modèle de Thévenin (E′, R′) équivalent :
η′
E′
R′ E ¢ = R ¢h ¢
i i = – η′ + G′u
⇔
R′
u = E′ + R′i
u
E′ est la force contre-électromotrice (fcém) du récepteur en volt (V) et R′ sa résistance interne
en ohm (Ω).
(Formellement, un générateur (E, R) est équivalent à un récepteur (E′ = – E, R′ = R) et vice
versa.)
Mise en œuvre
Méthode n° 1
➜ Savoir faire
➊ Dénombrer les nœuds (n) et les mailles indépendantes (m) dans le circuit.
➋ Écrire (n – 1) lois des nœuds entre les intensités. Le dernier nœud conduit à une relation
redondante. (Le nœud inutilisé est indifférent.)
➌ Écrire (m) lois des mailles. (Des mailles sont indépendantes si elles comportent chacune un
dipôle que ne comportent pas les autres.)
➍ Injecter les caractéristiques des dipôles dans les lois des mailles, de façon à n’obtenir que
des relations entre les intensités (et les grandeurs caractéristiques des dipôles).
➎ Résoudre le système constitué de b équations dont les b intensités sont les inconnues.
En écrivant toutes ou certaines de ces équations sans précaution, on risque de « tourner en rond » ou
d’aboutir à « 0 = 0 ».
44
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 45 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➜ Application
Déterminer les intensités dans le circuit schématisé ci-dessous en fonction des données du problème.
R1 R2
i1 A i2 B
i4
E1 E5 R3 R4
i5 i3
C i6 D
Solution
➊ On dénombre n = 4 nœuds A, B, C et D, et m = 3 mailles indépendantes.
➋ On écrit donc 3 lois des nœuds (le nœud inutilisé est indifférent) :
au nœud A : i 1 + i 2 – i 5 = 0
au nœud B : i 2 + i 3 + i 4 = 0
au nœud C : i 5 – i 1 – i 6 = 0.
➌ On écrit donc 3 lois des mailles. Le fléchage des tensions est arbitraire à ce stade.
u1 u2
i1 i2
R1 R2 i4
E1 E5 R3 u3 R4 u4
i6
maille 1 : E 1 – U 1 – E 5 = 0
maille 2 : E 5 + U 2 – U 3 = 0
maille 3 : U 3 – U 4 = 0.
➍ On injecte les caractéristiques en prenant garde aux conventions de fléchage des tensions. Sur
cet exemple, toutes les résistances ont été fléchées en convention récepteur.
U1 = R1 i1
E1 – R1 i1 – E5 = 0
U2 = R2 i2
⇒ E5 + R2 i2 – R3 i3 = 0
U3 = R3 i3
R 3 i 3 – R 4 i 4 = 0.
U4 = R4 i4
➎ Le système complet comporte six équations et six inconnues :
E1 – E5
i 1 = ------------------
- (4)
i1 – i2 – i5 = 0 (1) R1
i = R 3
------i (6)
i2 + i3 + i4 = 0 (2) 4 R4 3
i5 – i1 – i6 = 0 (3) R 3
⇒ i 2 + 1 + ------ i = 0 (2) + (6)
(4) R 4 3
E1 – R1 i1 – E5 = 0
E5 + R2 i2 – R3 i3 = 0 (5)
E5 + R2 i2 – R3 i3 = 0 ( 5 )
(6) i5 = i1 – i2 (1)
R3 i3 – R4 i4 = 0
i6 = i5 – i1 (3)
45
Méthodes
KA_MPSI.book Page 46 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
E1 – E5 E1 – E5
i 1 = ------------------
- (4) i 1 = ------------------
-
R1 R1
i2 –E5
i = --------------------------------
i 3 = – ---------------- (2) + (6) 2 -
R 3
R3 R4
1 + ------ R 2 + --------------------
R4 R3 + R4
i
E + R i + R ---------------- 2 R4 E5
3 = 0 (5) i 3 = ---------------------------------------------------
-
5 2 2
R 3 ⇒ R ( R + R4 ) + R3 R4
1 + ------ 2 3
R4 R3 E5
R3
i = ------i (6) i = --------------------------------------------------- -
4 3 4
R ( R + R4 ) + R3 R4
R4 2 3
i = i + i (1) E1 – E5 E5
5 1 2 i 5 = ------------------
- – --------------------------------
-
i = i – i = i R1 R3 R4
(3) + (1) R 2 + --------------------
6 5 1 2
i6 = i2 . R3 + R4
La résolution d’un système linéaire d’ordre élevé est rarement demandée en physique ; elle est
cependant au programme de l’enseignement de mathématiques.
On pourra remarquer que les nœuds C et D de cet exemple sont équipotentiels car reliés par un fil. Si on choisit
de ne dénombrer que trois nœuds en les réunissant, l'intensité i 6 de la branche qui les sépare disparaît. On a
alors m = 3, n = 3, ce qui conduit aux mêmes résultats.
Méthode n° 2
➜ Savoir faire
➊ Substituer un générateur de tension idéal unique à tous les générateurs de tension associés en
série sur la même branche. Les forces électromotrices E k s’additionnent algébriquement.
➋ Substituer un générateur de courant idéal unique à tous les générateurs de courant associés
en parallèle. Les courants électromoteurs ηk s’additionnent algébriquement.
➌ Substituer un conducteur ohmique à tous les conducteurs ohmiques associés en série sur la
même branche (les résistances s’ajoutent).
Substituer de même un conducteur ohmique unique à tous les conducteurs ohmiques asso-
ciés en parallèle (les conductances s’ajoutent).
➍ Convertir les générateurs de Thévenin en générateurs de Norton (et vice versa) si cela per-
met des simplifications. Reprendre alors au ➊.
– Dans le cas d’une association parallèle des générateurs, ou convertit tous les générateurs
de Thévenin en générateurs de Norton.
– Dans le cas d’une association série des générateurs, on convertit tous les générateurs de
Norton en générateurs de Thévenin.
46
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 47 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➜ Application
Montrer que le dipôle AB schématisé ci-dessous est équivalent à un générateur réel dont on précisera
les caractéristiques.
40 V
15 Ω
A
40 Ω
40 Ω
0,6 A 0,4 A
80 Ω
100 V 20 V
25 Ω
B
20 V
Solution
Zone 1
A
15 Ω
40 Ω
40 Ω
40 V 0,6 A 0,4 A
80 Ω
100 V 20 V 20 V
25 Ω
40 Ω
0,6 A 0,4 A
80 Ω
80 V 20 V
25 Ω
Zone 2 B
A
15 Ω
40 Ω
80 Ω
80 Ω
1A
80 V 20 V
25 Ω
B
Zone 3
47
Méthodes
KA_MPSI.book Page 48 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
80 Ω
40 Ω
80 Ω
1A
80 V 20 V
A
80 Ω
40 Ω
80 Ω
1A 0,5 A 1A
B
➋ et ➌ Les trois générateurs de courant idéaux et les trois résistances sont associés en parallèle. On
obtient ainsi les représentations de Norton et de Thévenin du générateur réel unique équivalent.
20 Ω
A A
20 Ω
2,5 A ⇔ 50 V
B B
Méthode n° 3
Comment exploiter les symétries d’un réseau
de résistances identiques ?
Une association de résistances est trop ramifiée pour une simplification directe, mais avec un fort
degré de symétrie. On souhaite calculer la résistance entre deux points A et B du réseau.
➜ Savoir faire
➊ Recenser les plans de symétrie du réseau (les plans de symétrie laissent le réseau et les points
A et B invariants).
➋ Attribuer à deux points symétriques le même potentiel.
➌ Identifier le plan d’antisymétrie du réseau (ce plan laisse le réseau invariant mais échange
les points A et B).
➍ Attribuer le même potentiel à tous les points du réseau qui appartiennent au plan d’antisy-
métrie.
➎ Redessiner le réseau en réunissant tous les points de même potentiel. Vérifier que toutes les
résistances ont été replacées sur cette figure.
48
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 49 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
La recherche des plans de symétrie ou d’antisymétrie peut amener à « couper » une résistance R en
R
deux résistances --- placées en série.
2
➜ Application
Un cube est constitué de 12 arêtes présentant
une même résistance R. On cherche la résistance
lue par un ohmmètre placé entre deux points A
et B du cube.
B
Solution
A
➊ Le plan de symétrie PS contient la diagonale
AB, il est perpendiculaire au plan contenant V1
ces points.
➋ Dans ces conditions, deux sommets symétri- V1
ques ont le même potentiel V1 , deux autres
plan de symétrie PS
ont un potentiel V2 .
➌ Le plan d’antisymétrie PA est perpendiculaire
au précédent, il contient les points de poten- V2
tiels V1 et V2 . B
➍ Les quatres points précédents sont au même
potentiel V1 = V2 car ils appartiennent au plan A V2 plan d’antisymétrie PA
d’antisymétrie.
➎ Le cube se simplifie comme suit :
V1 V4
V3 V1
V3 V4
V1 B A V1 B
A V1
Chaque segment désigne une résistance ; il y a par exemple deux segments entre A et V1 car deux
résistances relient ces deux potentiels sur le cube réel.
Sur cet exemple, deux résistances relient des points de même potentiel V1 ; elles n’entrent plus
en compte dans le calcul de la résistance équivalente.
➎ Les associations série-parallèle conduisent à :
R R
R ---- ---- R
2 2
R R
A ---- V1 ---- B
2 2
49
Méthodes
KA_MPSI.book Page 50 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
R R
⇔
3 ---- 3 ----
2 2
A V1 B
R R
---- ----
2 2
⇔
A V1 B
R R
3 ---- 3 ----
8 8
⇔
3R
R AB = -------- .
4
Méthode n° 4
➜ Savoir faire
➊ Identifier les différentes zones de validité des modèles linéaires sur la caractéristique réelle du
composant.
➋ Mesurer la pente moyenne de la courbe sur chacune de ces zones. En déduire la résistance
de chaque modèle (égale à la valeur absolue de la pente moyenne).
➌ Mesurer la tension à vide de chaque zone en prolongeant la modélisation linéaire jusqu’à
l’axe (i = 0).
➍ Donner le générateur réel associé à chaque zone de la caractéristique, assorti du domaine
de validité de ce modèle.
Le dipôle peut être un générateur ou un récepteur.
➜ Application
Un dipôle actif présente la caractéristique courant-tension expérimentale suivante, donnée en con-
vention récepteur. Proposer une caractérisation linéaire par morceaux.
i (mA)
600
i 400
200
u (V)
u D –8 0 2 4 6 8 10
– 200
– 400
– 600
– 800
50
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 51 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
i (mA)
56 V
0 U1 u (V)
56 V 10 V
80 Ω i 3,33 Ω i i
u u u
Méthode n° 5
Comment déterminer le point de fonctionnement d’un dipôle
linéaire par morceau ?
Soit D un dipôle linéaire par morceau inséré dans un circuit linéaire. On souhaite déterminer le
point de fonctionnement de D.
51
Méthodes
KA_MPSI.book Page 52 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➜ Savoir faire
➜ Application
Une diode de signal est modélisée par deux demi-droites affines. Sa caractéristique en convention
récepteur est donnée ci-dessous.
i
i
1 u U D , alors i = 0.
u pente --------
RD
u – UD
u U D , alors i = -----------------.
RD
u
0 UD
Déterminer le point de fonctionnement de ce dipôle lorsqu’il est inséré dans le circuit suivant.
R1
E1 R2 η2
Solution
➊ La portion linéaire de circuit se réduit à un générateur réel unique en convertissant le générateur
de Norton (η2 , R2) en générateur de Thévenin et en appliquant les règles d’association série.
R1 R1+ R2
R1
i
R2η2
E1 E1 – R2η2 u
⇔
R2 R2
E1
52
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 53 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
• Domaine u UD
➋ La diode est modélisée par un interrupteur ouvert (i = 0). La fém du générateur réel se reporte
à ses bornes.
R1 + R2
E1 – R2η2 u
• Domaine u UD
➋ La diode est modélisée par un récepteur réel de fcém UD et de résistance interne RD . On a donc
le schéma équivalent ci-dessous :
R1 + R2
i
RD
E1 – R2η2
u
UD
Cette condition est bien complémentaire de la précédente, ce qui était prévisible car la caractéristique de la
diode est continue.
53
Méthodes
KA_MPSI.book Page 54 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercices
Niveau 1 Déterminer la résistance R, la puissance reçue par la
diode et la puissance fournie par le générateur.
d) On modélise la caractéristique de la diode par
Ex. 1 Caractéristique d’une pile deux droites. Préciser les droites modélisant le mieux
Lors de l’étude d’une pile, on a mesuré la tension u à la diode.
ses bornes et le courant i qu’elle débite.
e) On utilise le modèle établi en d) pour la diode. Elle
est branchée sur un générateur de tension idéal
u (V) 1,5 1,45 1,4 1,35 1,2 0,9 0,5 0
E = 1,5 V, placé en série avec une résistance R variable.
i (mA) 0 50 100 150 200 250 300 350
R
i
i
E u
u
pile
Lors de l’étude d’une diode, on a tracé la caractéris- c) Pour quelle valeur R 0 de R la puissance dissipée
tique suivante : dans la résistance est-elle maximale ? On parle alors
d’adaptation d’impédance.
– pour u 0,3 V : i = 0 ;
– pour u 0,7 V, la caractéristique est linéaire, pas-
sant par les points : Ex. 4 Théorème de Millman
A(u = 1 V ; i = 100 mA) et B(u = 2 V ; i = 300 mA). a) Énoncer la loi des nœuds exprimée en tension pour
déterminer le potentiel VN du nœud N dans le mon-
u (V )
tage ci-dessous. En déduire le courant i dans la résis-
B tance R.
2
R1 R3
i N
u 1 A
i
R2
E1 E3
R
100 200 300 i (mA)
E2
a) Comment peut-on tracer la caractéristique d’une
telle diode ?
;
c) On branche aux bornes de la diode un générateur de Thévenin (Ek , Rk ) par des générateurs de Norton.
de tension de force électromotrice E = 1,5 V et de En déduire alors la source de Thévenin branchée aux
résistance interne R. bornes de la résistance R et le courant circulant dans
Le courant dans la diode vaut alors I = 100 mA. cette résistance.
54
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 55 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
pente R′
R1 R2 R3
a) On a E2 = 6 V. Déterminer le courant i dans l’élec-
trolyseur.
E1 E2 E3 b) Reprendre l’étude quand E2 = 1 V. Déterminer à
nouveau le courant i.
;;
;
Ex. 8 Alimentation d’un moteur
b) • Que vaut le courant, noté I11 , quand E2 = E3 = 0 ?
Un moteur de force contre électromotrice E′ et de
• Que vaut le courant, noté I12 , quand E1 = E3 = 0 ?
résistance interne R′ est alimenté grâce à deux géné-
• Que vaut le courant, noté I13 , quand E1 = E2 = 0 ? rateurs de forces électromotrices respectives E1 et E2
Montrer que l’on a bien : I1 = I11 + I12 + I13 . et de résistances internes respectives R1 et R2 .
Énoncer le théorème de superposition. Déterminer les courants I, I1 et I2 circulant dans le
moteur et les générateurs.
Ex. 6 Calculs de courants (Pour obtenir ce résultat, on appliquera la loi des
Déterminer les courants I1 , I2 et I3 du montage ci- nœuds exprimée en tension.)
dessous. I1 I2
E1
I
R I1 R R1 R2
moteur
E2
E1 E2
R
E3
R
R I2 R Ex. 9 Générateurs de courant
Deux générateurs, modélisés par leur modèle de
I3 Norton :
cém η1 et η2 ; résistance interne R1 et R2 ,
sont placés en série avec une résistance R.
Ex. 7 Alimentation d’un dipôle actif
R1
Le montage étudié est le suivant :
i
R1 R2
η1
R2 η2 R
E1 E2
55
Exercices
KA_MPSI.book Page 56 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Ex. 10 Application des lois de Kirchhoff Le but de l’exercice est de déterminer i en fonction de
E et de R.
Déterminer l’intensité i sur le schéma ci-dessous.
a) Réduire la partie linéaire du circuit à un générateur
2E unique.
R 2R
b) • Déterminer alors la condition portant sur E pour
avoir i = 0.
• À quelle condition a-t-on i 0 ? Déterminer alors i.
2R i 2R αE • À quelle condition a-t-on i 0 ? Déterminer alors i.
Tracer la courbe i = f (E).
2R
Ex. 13 Théorème de Kennely
À quelles conditions les deux montages sont-ils
E équivalents ?
u3
i1 i2
R1 R2
Niveau 2
R3
u2 u1
Ex. 11 Alimentation d’un moteur
montage T
Un moteur est un récepteur actif de résistance R′ et i3
(étoile)
de fém E′ = kN, où N est la vitesse de rotation du u3
moteur. La puissance motrice fournie par le moteur i1 i2
est m = E′i, où i est l’intensité du courant circulant
en convention récepteur dans le moteur. r3
r2 r1
Le moteur est alimenté par un générateur de fém E et
de résistance interne R. u2 u1
a) Déterminer l’intensité i circulant dans le moteur.
Donner son expression en fonction de E, R, R′ et kN. montage
(triangle) i3
b) Quelle est la puissance motrice m ?
c) Tracer la courbe donnant m en fonction de N.
Pour quelle valeur N0 de la vitesse de rotation du
Ex. 14 Résistances équivalentes
moteur la puissance motrice est-elle maximale ? a) Déterminer la résistance équivalente au montage
entre A et B.
Ex. 12 Diode Zener R2
i R1
D
C R3
i A B
u
0 UZ u
R4
b) Déterminer la résistance équivalente au montage
entre A et B.
Une diode Zener est placée dans un montage où la
fém E peut être réglée ( E 0 ou E 0). R C R
E
R A B
R′
R 2R 2R
D
R i c) Déterminer la résistance équivalente au montage
ci-dessous :
56
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 57 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
R3 R4
Niveau 3 C
E
Ex. 15 Pont de Weahtsone
Un pont de Weahtsone est un montage électrique
permettant de déterminer une résistance inconnue.
1) Équilibrage du pont
a) Exprimer la tension u apparue à cause de la pré-
Le schéma du pont est représenté sur la figure ci-
sence de e.
dessous.
b) On veut que l’influence de e soit négligeable au
D cours de la mesure. On estime que cette influence est
R1 R2 négligeable si u 1 mV. Quelle est alors la condi-
A B tion portant sur e ? On rappelle que l’on a : E = 6 V ;
u R 2 = 1 827 Ω ; R 3 = 100 Ω ; R 4 = 5 kΩ.
57
Exercices
KA_MPSI.book Page 58 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Indications
Ex. 3 L’extremum d’une fonction correspond à une Ex. 11 Une parabole est « symétrique » par rapport à
dérivée nulle. son extremum.
Ex. 10 Limiter le nombre d’intensités inconnues dans Ex. 16 Utiliser la loi des nœuds exprimée en tension
le circuit avant d’écrire les lois de Kirchhoff. en D.
58
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 59 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
a) • Pour effectuer les mesures, on peut utiliser un voltmètre permettant de connaître la tension aux
bornes de la pile et un ampèremètre permettant de déterminer le courant qu’elle débite.
• Une autre façon d’effectuer les mesures et de placer aux bornes de la
pile une résistance variable étalonnée. i
u (V)
1,5
0,5
i (mA)
0 100 200 300 400
∆u
• On mesure la pente ------- de la droite et on en déduit la résistance R :
∆i
∆u 1,5 – 1,4
R = – ------- , soit : R = – ---------------------- = 1 Ω .
∆i 0 – 0,1
• On mesure la tension à vide E en faisant i = 0, d’où : E = 1,5 V.
À faible intensité, la pile est donc équivalente au générateur de Thévenin de fém E = 1,5 V et de
résistance interne R = 1 W .
i i
R=1 Ω
u ⇔ u = E – Ri
E = 1,5 V
d) À faible intensité, la caractéristique est linéaire jusqu’à un courant d’intensité 150 mA.
59
Exercices
KA_MPSI.book Page 60 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 2
a) Pour tracer la caractéristique de la diode, il faut placer en amont de celle-ci un générateur dont on
peut faire varier la tension (alimentation stabilisée) ou utiliser un générateur en série avec un poten-
tiomètre (résistance variable). Un voltmètre aux bornes de la diode permet de mesurer la tension u,
un ampèremètre en série avec celle-ci donnera la mesure de l’intensité i du courant.
E V u
i
b) Pour u 0,7 V, la caractéristique est linéaire ; on peut écrire u = E′ + R′i, où E′ est la tension
du générateur de Thévenin et R′ la résistance interne.
i i R′ = 5 Ω
⇔
u u = 0,5 + 5 i
La puissance reçue par un dipôle se calcule en convention récepteur. La puissance fournie par un dipôle se calcule
en convention générateur.
On constate que l’énergie se conserve dans le circuit : la puissance reçue par la diode est égale à la puissance
fournie par le générateur.
d) Les droites modélisant le mieux la diode sont (avec u en volt et i en ampère) :
– pour u 0,5, i = 0 ;
– pour u 0,5, u = 5i + 0,5.
60
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 61 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
e)
On applique la méthode n° 5 au circuit constitué du générateur de tension, de la résistance variable et de la diode.
d E – E′
Le signe de la dérivée est donné par : -------- ( R = 0 ) = ------------- ( E′ – 2E ) 0.
dR R′ 2
(W)
E(E – E′)
-------------------------
R′
0 R (Ω)
Exercice 3
61
Exercices
KA_MPSI.book Page 62 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
0 Ri 2Ri R (Ω)
Exercice 4
Les générateurs de tension E 1 , E 2 et E 3 étant reliés à la masse, le potentiel de la borne reliée à la résistance est égal
à la fém.
La loi d’Ohm aux bornes de la résistance R s’écrit :
E E E
------1- + ------2- + ------3-
VN R1 R2 R3
- = ------------------------------------------------------ .
V N – 0 = Ri, d’où : i = -------
R
1 + R ------- + ------- + -------
1 1 1
R 1 R 2 R 3
62
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 63 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
R1 R3
E
i ------1 i
E1 R1
R2 E E
R ⇔ R1 ------2 R2 ------3 R3 R
R2 R3
E2 E3
• Les trois générateurs de courant idéaux et les trois résistances sont associés en parallèle. On peut
donc les remplacer par un générateur et une résistance équivalents.
E E E
η éq = ------1 + ------2 + ------3
i R1 R2 R3 i
E E E
------1 R1 ------2 R2 ------3 R3 R ⇔ η eq Réq R
R1 R2 R3
1 1 1 1
-------- = ------ + ------ + ------
R éq R1 R2 R3
i R éq i
E éq = R éq η éq
ηeq R éq R ⇔ E eq R
Cet exemple montre bien l’intérêt d’utiliser le théorème de Millman quand la configuration du circuit s’y prête.
En appliquant le théorème de division de courant au circuit comprenant le générateur de Norton (η éq , R éq) en paral-
lèle avec la résistance R, on pouvait alors écrire :
η éq R éq
i = ----------------- .
R + R éq
63
Exercices
KA_MPSI.book Page 64 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 5
a)
I1 N I3
I2
R1 maille 1 R2 maille 2 R3
E1 E2 E3
nœud N : I 1 + I 2 + I 3 = 0 (1)
maille 1 : E 1 – R 1 I 1 + R 2 I 2 – E 2 = 0 (2)
maille 2 : E – R I + R I – E = 0. (3)
3 3 3 2 2 2
( R 2 + R 3 )E 1
b) • Si E 2 = E 3 = 0, on a : I 11 = -------------------------------------------------------- .
R1 R2 + R1 R3 + R2 R3
R3 E2
• Si E 1 = E 3 = 0, on a : I 12 = – -------------------------------------------------------- .
R1 R2 + R1 R3 + R2 R3
R2 E3
• Si E 1 = E 2 = 0, on a : I 13 = – -------------------------------------------------------- .
R1 R2 + R1 R3 + R2 R3
On a bien : I 1 = I 11 + I 12 + I 13 . Les dipôles utilisés sont tous linéaires. Une conséquence de cette
linéarité est le théorème de superposition.
Le courant dans un dipôle, créé par un ensemble de générateurs, est la somme des courants obtenus
en prenant chaque source individuellement (en annulant toutes les autres).
On peut généraliser cette propriété à la tension aux bornes d’un dipôle, comme à la présence de générateurs de
courant.
64
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 65 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 6
Le montage étudié comporte 6 nœuds et 4 mailles indépendantes. Pour simplifier l’étude, nous allons
paramétrer les courants comme l’indique le schéma ci-dessous :
E1
R i 2 – I1 I1 R I1 + i 1
i2
E2
R
E3 R i1
R R
B A
I2 + i 2 I2
I2 – i 1
I3
Initialement, on comptait 9 branches, c’est-à-dire 9 intensités à calculer. En utilisant judicieusement la loi des
nœuds, on introduit seulement les deux inconnues supplémentaires i 1 et i 2 .
Le montage se réduit alors à 2 nœuds (A et B) et 4 mailles indépendantes. On applique donc une fois
la loi des nœuds et quatre fois la loi des mailles :
nœud A : I 3 + I 1 + i 1 + I 2 – i 1 = 0 (1)
maille 1 : E 1 – R ( i 2 – I 1 ) + E 3 – R ( I 2 + i 2 ) + E 2 – Ri 2 = 0 (2)
maille 2 : – E + Ri – Ri = 0 (3)
2 2 1
maille 3 : R ( I 1 + i 1 ) + Ri 1 – R ( I 2 – i 1 ) = 0 (4)
maille 4 : – E 3 + R ( I 2 + i 2 ) + R ( I 2 – i 1 ) = 0. (5)
Le système peut aussi s’écrire :
I 3 = –I 1 – I 2 (1)
–RI 1 + RI 2 + 3Ri 2 = E 1 + E 2 + E 3 (2)
–Ri 1 + Ri 2 = E 2 (3)
RI 1 – RI 2 + 3Ri 1 = 0 (4)
2RI 2 – Ri 1 + Ri 2 = E 3 . (5)
En soustrayant (3) à (5), on obtient :
E3 – E2
2RI 2 = E 3 – E 2 , soit : I 2 = ------------------- .
2R
En soustrayant (4) à (2), on obtient :
–2RI 1 + 2RI 2 – 3R ( i 1 – i 2 ) = E 1 + E 2 + E 3 .
–2RI 1 + E 3 – E 2 + 3E 2 = E 1 + E 2 + E 3 .
E2 – E1
I 1 = ------------------- .
2R
En reportant I1 et I2 dans (1), on obtient enfin :
E2 – E1 E3 – E2 E1 – E3
- – ------------------- = ------------------- .
I 3 = – ------------------
2R 2R 2R
Les équations (2) et (4) permettraient de calculer i 1 et i 2 .
65
Exercices
KA_MPSI.book Page 66 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 7
a)
i i
R1 R2
E1 E
⇔ ------ R1 ------2 R2
R1 R2
E1 E2
• Les deux générateurs de courant idéaux et les deux résistances sont associés en parallèle. On peut
donc les remplacer par un générateur et une résistance équivalents.
E E
i η éq = ------1 + ------2 i
R1 R2
E E
------1 R1 ------2 R2 ⇔ ηeq R éq
R1 R2
1 1 1 R1 + R2
-------- = ------ + ------ = -------------------
-
R éq R1 R2 R1 R2
i E éq = R éq η éq R1 E2 + R2 E1
Réq i E éq = ----------------------------------
R1 + R2
ηeq ⇔ E eq
Req R = -------------------
R1 R2
éq -
R1 + R2
R1 E2 + R2 E1 6 × 6 + 6 × 1,5
A.N. E éq = ----------------------------------
- = ------------------------------------- = 3,75 V .
R1 + R2 6+6
R1 R2 6×6
R éq = -------------------- = ------------- = 3 W .
R1 + R2 6+6
R éq i
La fém du générateur équivalent est supérieure à la fcém E′ de
E′
l’électrolyseur. Un courant i positif circule donc dans l’électroly-
seur, et la loi des mailles donne : E eq
E éq – E¢ 3,75 – 1,5 R′
i = ---------------------- = -------------------------- = 0,375 A .
R éq + R¢ 3+3
b) Pour E 2 = 1 V, on a :
R1 E2 + R2 E1 6 × 1 + 6 × 1,5
E éq = ---------------------------------
- = ------------------------------------- = 1,25 V .
R1 + R2 6+6
La fém du générateur équivalent est inférieure à la fcém E′ de l’électrolyseur. Le courant ne peut donc
pas circuler dans l’électrolyseur : i = 0.
66
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 67 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 8
I1 I2 I1 N I2
I
I
R1 R2 R1 R′ R2
⇔
moteur
E1 E2 E1 E′ E2
;;
La loi des nœuds exprimée en tension permet de déterminer le potentiel VN du nœud N :
E E E′
------1 + ------2 + ------
R 1 R 2 R′
VN = --------------------------------- .
1 1 1
------ + ------ + ------
R 1 R 2 R′
En convention récepteur, on a :
E1
;;;
R1 I1
N
;
U1 = E 1 – VN
potentiel E 1
Les calculs n’ont pas été développés, mais ils ne présentent aucune difficulté technique.
67
Exercices
KA_MPSI.book Page 68 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 9
I
R2
I E = Rη
⇔ R
η1
R2 η2 R2η2
R
I I
R2 R1 + R 2
R ⇔ R UR
R2η2 R1 η1 + R2 η2
Exercice 10
2E
R i1 i3 2R
2R αE
2R i
A
i1 + i3
B
i2
2R
E
68
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 69 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Le montage se réduit alors à 2 nœuds (A et B) et 3 mailles indépendantes. On applique donc une fois la loi des
nœuds et trois fois la loi des mailles.
On obtient donc le système d’équations ci-dessous :
On a injecté (1) dans l’équation (3). L’objectif est maintenant d’exprimer i 1 et i 3 en fonction de i.
Exercices de niveau 2
Exercice 11
69
Exercices
KA_MPSI.book Page 70 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
E
La puissance motrice m est donc maximale pour N 0 = ------ . Elle vaut alors :
2k
E2
m ( N 0 ) = max = ------------------------- .
4 ( R + R¢ )
m (W)
E2
-------------------------
4(R + R′)
0 E /2 k E/ k N
La concavité d’une parabole d’équation y = ax 2 + bx + c est donnée par le signe de a (si a 0, la concavité est vers
le haut ; si a 0, la concavité est vers le bas).
Une parabole est toujours « symétrique » par rapport à l’axe vertical passant par son extremum.
Exercice 12
a)
On applique la méthode n° 2 à la partie linéaire du circuit. Le fait que E soit une grandeur algébrique (E 0 ou E 0)
ne change rien au raisonnement.
• On convertit le générateur de Thévenin (E, R) en générateur de Norton :
E
η = ----
R
E
R R
⇔
R
R
R R
R 1 1 1 2
--------- = ---- + ---- = ----
R éq R R R
R/2
⇔
R
R R
70
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 71 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
E⁄2
R E R⁄2
η ---- = ----
2 2
⇔
R⁄2
R R
R i
E
b) • Si i = 0, alors : u = ---- . D’après la caractéristique de la diode Zener, on a donc :
2
u ∈ [ 0 ; U Z ] , d’où : E Œ [ 0 ; 2U Z ] .
• Si i 0, la diode Zener peut être modélisée par une fcém E′ = U Z . La loi E⁄2
des mailles dans le circuit s’écrit alors : 3R ⁄ 2
E 3R E – 2U Z
---- – -------i = U Z , soit : i = ---------------------- .
2 2 3R
La condition sur E est donc :
E – 2U Z i
--------------------- 0, soit : E 2U Z .
3R UZ
Cette condition traduit simplement le fait que le courant circule dans le circuit si la fém
du générateur est supérieure à la fcém du récepteur.
• Si i 0, la diode Zener peut être modélisée par un fil ( u = 0 ). La loi des E⁄2
mailles s’écrit alors : 3R ⁄ 2
E 3R E
---- – -------i = 0, soit : i = -------- .
2 2 3R
La condition sur E est donc : E 0.
i (A) i
1
pente ------- →
3R
0 2UZ E (V)
1
pente ------- →
3R
71
Exercices
KA_MPSI.book Page 72 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Les conditions sur E sont bien complémentaires, ce qui est logique, car la caractéristique de la diode Zener est
continue.
Exercice 13
D’après les équations, deux tensions et deux courants sont indépendants, mais leur choix est libre.
R 2 ---1 1 R3
- + ---- + ------ = 1 (1)
r 1 r 3 r 1
R2 R3
------ – ------ = 0 (2)
r3 r2
R --- 1 1 R3
(3)
1 r - + --- - + ------ = 1
r 3 r 2
2
R R
------1 – ------3 = 0. (4)
r3 r1
72
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 73 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
r2
On tire de (2) : R 3 = ---- R 2 , que l’on reporte dans (1) :
r3
r2 r1 r3
R 2 ---- + ---- + --------
1 1
- = 1, soit : R 2 = ---------------------------- .
r 1 r 3 r 1 r 3 r1 + r2 + r3
r1
De même, on tire de (4) : R 3 = ---- R 1 , que l’on reporte dans (3) :
r3
r1 r2 r3
R 1 ---- + ---- + --------
1 1
- = 1, soit : R 1 = ---------------------------- .
r 2 r 3 r 2 r 3 r1 + r2 + r3
Enfin, grâce à (2) ou (4), on trouve :
r1 r2
R 3 = ---------------------------- .
r1 + r2 + r3
Cette condition d’équivalence entre les deux montages permet de remplacer, selon les cas, un montage triangle
par un montage étoile (et vice versa).
Exercice 14
R4 R4
R1 RCD R 1 + R CD
⇔
A B A B
R4 R4
R 1 + R CD R 4 ( R 1 + R CD )
R AB = ------------------------------------------
R 4 + ( R 1 + R CD )
⇔
A B A B
R4
Sur cet exemple simple, on a utilisé les lois d’association en série et en parallèle des résistances sans autre con-
sidération.
73
Exercices
KA_MPSI.book Page 74 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
b)
Dans ce circuit, la résistance R′ n’est ni en série, ni en parallèle avec les autres résistances. Il faut donc d’abord
simplifier le circuit en introduisant des considérations de symétrie.
Le montage est antisymétrique par rapport à (CD). Les points C et D sont donc au même potentiel,
aucun courant ne circulant dans la résistance R′. On peut alors simplifier le montage en « supprimant »
celle-ci.
R R
A B
2R 2R
La résistance équivalente RAB vaut donc :
( R + R ) ( 2R + 2R ) 4
R AB = ----------------------------------------------------- = --- R.
( R + R ) + ( 2R + 2R ) 3
c) • Le montage est symétrique par rapport à (AB). Comme le courant sort du circuit en B, il ne cir-
cule aucun courant dans la branche contenant C : on peut donc l’éliminer.
A R R A R
i i
R × 3R 3
R R R ⇔ R R′ = ------------------ = --- R
R + 3R 4
R R
B i
R′ B
i
R R
R
Les symétries du réseau sont aussi des symétries pour les répartitions de courant. En effet, en un nœud, le courant
se partage également entre deux résistances égales.
Un courant non nul dans la branche contenant C ne respecterait pas la symétrie de cette répartition.
• Le montage est symétrique par rapport à (A′B). On peut alors modifier le schéma sans modifier la
résistance du montage en remplaçant la résistance R entre B et C′ par deux résistances en parallèle
de valeur 2R.
R R R
R R × 4R 4
R R R R′ = ------------------ = --- R
2R R + 4R 5
R B R
i ⇔ i B
A′ A′
i i
R 2R R R′
R R
R
R R
74
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 75 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
R R R R
R
⇔ R
R
R R R′
R
R
C
i
R R C i
R R
i C′
A′ i
R R
R R
R R
La résistance équivalente R A′C′ vaut donc (3 résistances en parallèle) :
1 1 1 1 1
------------- = ------- + ------- + ------- = ---- , soit : R A¢C¢ = R.
R A′C′ 2R 4R 4R R
Le montage est aussi symétrique par rapport à ( A′C′ ), mais cette symétrie ne permet aucune simplification
intéressante.
75
Exercices
KA_MPSI.book Page 76 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercices de niveau 3
Exercice 15
1) a) On applique le théorème de division de tension pour les branches ADB, puis ACB.
D A E B
u1
R3 R4
R1 R2
u3
A E B C
R1 R3
On a : u 1 = E -------------------- . On a : u 3 = E -------------------- .
R1 + R2 R3 + R4
Les théorèmes de division de tension et de division de courant sont des outils très puissants.
Dans le calcul, u m et u M jouent le même rôle. On passe donc de l’expression de R1M à celle de R1m en remplaçant
u m par u M .
76
Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
KA_MPSI.book Page 77 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
2) a)
La tension u est la somme des tensions uE due à la présence de la fém E seule et ue due à la présence
de la fém e seule.
• Le pont étant équilibré, on a : uE = 0.
• Pour déterminer ue , on « annule » E, c’est-à-dire qu’on relie les points A et B par un fil.
Aucun courant ne passe donc dans la branche ADB et on a ue = u 2 .
Exercice 16
D’après la loi des mailles, on a : E = u + V. Précisons sur le schéma les intensités dans chaque branche
et les tensions aux bornes des résistances.
u
C u⁄R D i
V – ku
---------------- V⁄R
R
V – ku R
V
E R
ku
77
Exercices
KA_MPSI.book Page 78 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
KA_MPSI.book Page 79 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
CHAPITRE
3 Condensateurs
et bobines – Dipôles
linéaires
Introduction
Jusqu’à présent, nous avons étudié uniquement des dipôles en régime permanent. De
nombreux dipôles, néanmoins, fonctionnent en régime variable. Par exemple, la réponse
d’un condensateur ou d’une bobine à un échelon de tension n’est pas instantanée et passe
par une phase transitoire. Dans les deux cas, les grandeurs électriques u et i vérifient une
équation différentielle linéaire : on dit alors que le condensateur et la bobine sont des
dipôles linéaires.
Plan du chapitre 3
A. Étude des condensateurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
1. Description d’un condensateur parfait . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
2. Énergie d’un condensateur parfait . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
3. Association de condensateurs parfaits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
4. Modélisation d’un condensateur réel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
Méthodes
L’essentiel ; mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
Énoncés des exercices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
Indications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
Solution des exercices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
79
KA_MPSI.book Page 80 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
80
Chapitre 3 : Condensateurs et bobines – Dipôles linéaires
KA_MPSI.book Page 81 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Démonstration
La puissance électrique Pr reçue par le condensateur à l’instant t vaut :
2. Si la puissance P reçue par un
du du
système est constante, son Pr = ui avec i = C ------- , d’où : P r = Cu ------- .
énergie E varie de la quantité dt dt
∆E = P∆t pendant l’intervalle de
L’énergie dE élec reçue par le condensateur pendant la durée infinitésimale dt
temps ∆t, d’où :
∆E
vaut donc2 :
P = ------- .
∆t dE élec
En revanche, si P n’est pas P r = ---------------, d’où : dE élec = P r dt = Cu du.
dt
constante, on peut seulement
écrire que E varie de la quantité L’énergie totale Eélec reçue par le condensateur est la somme des énergies élé-
dE = Pdt pendant l’intervalle de mentaires reçues lorsque la tension passe de 0 à u. D’où :
temps infinitésimal dt, d’où :
u u 1 2
dE
P = ------ .
dt
E élec = ∫0 dEélec = ∫0 Cu du = --- Cu .
2
81
Cours
KA_MPSI.book Page 82 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
C1
A.3.1 - Association en parallèle
i1
On considère n condensateurs parfaits associés en parallèle et soumis à la
i même tension u (fig. 2). En convention récepteur, le condensateur k de capa-
cité Ck est parcouru par le courant d’intensité ik telle que :
du
in i k = C k ------- .
Cn dt
u
D’après la loi des nœuds, l’intensité totale i s’écrit :
Fig. 2 - Association en parallèle
∑k ik , d’où : i = ∑k Ck ------ = ∑k Ck ------
de n condensateurs parfaits. du du
i = - -.
dt dt
C = ∑k Ck .
du
∑k uk , ∑k --------- = ∑ ------- ∑k ------
du k i 1
u = d’où : ------- = = i -.
dt dt k
Ck Ck
∑k ------
1 1
---- = -.
C Ck
82
Chapitre 3 : Condensateurs et bobines – Dipôles linéaires
KA_MPSI.book Page 83 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
C2
C1
A B D
C3
Solution
Entre les points B et D, la capacité du condensateur équivalent aux deux condensateurs en parallèle vaut :
CBD = C2 + C3 .
Entre les points A et D, le condensateur de capacité CBD est lui-même en série avec le condensateur
de capacité C1. La capacité C du condensateur équivalent est donnée par la relation :
1 1 1 C1 + C2 + C3 C1 ( C2 + C3 )
---- = ------- + ----------- = ---------------------------------- , soit : C = ---------------------------------- .
C C 1 C BD C1 ( C2 + C3 ) C1 + C2 + C3
83
Cours
KA_MPSI.book Page 84 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Rn
C= ∑k Ck .
– L’association en parallèle des résistances Rk est équivalente à la résistance
⇔
Rf telle que :
C = ∑ Ck
∑k -----
k 1 1
----- = -.
Rf Rk
L’association des n condensateurs est donc équivalente au condensateur réel
1 1 de capacité C et de résistance de fuite Rf telles que :
----- =
Rf ∑ -----
R
-
k
∑k Ck ∑k ------
k 1 1
C = et ------ = -.
Rf Rk
Fig. 5 - Condensateur réel
équivalent à l’association en
parallèle de n condensateurs réels. • Association en série
L’association en série de condensateurs réels n’est pas équivalente à un dipôle
1. On pourrait montrer que simple1.
l’association en série de deux
condensateurs réels (R1 , C1) et
(R2 , C2) aboutit à une relation
tension-intensité compliquée qui
n’apporte pas d’informations
supplémentaires.
B. Étude des bobines
B.1. Description d’une bobine parfaite
Une bobine est constituée par l’enroulement régulier d’un fil métallique
2. Le passage du courant dans la conducteur2. Elle peut être plate (l’enroulement est constitué de quelques
bobine crée un champ spires) ou longue (le fil est enroulé en hélice sur un cylindre).
magnétique B dont la valeur est
proportionnelle à l’intensité i. Définition 3
La tension u aux bornes d’une bobine est proportionnelle à la dérivée par
3. En convention générateur, il
faut introduire un signe moins. rapport au temps de l’intensité i du courant qui la traverse. En convention
récepteur3, le coefficient de proportionnalité L, exprimé en henry (H)4,
s’appelle l’inductance propre de la bobine (fig. 6) :
4. Joseph Henry (1797-1878),
physicien américain, découvrit
l’auto-induction en 1832. u tension en volt (V)
di
u = L ------ L inductance propre en henry (H)
dt
i L i intensité en ampère (A)
di
La tension aux bornes de la bobine ne peut pas être infinie : l’intensité i du
u = L ------ courant qui la traverse ne subit donc pas de discontinuité.
dt
Fig. 6 - En convention L’intensité i ( t ) du courant dans une bobine est toujours une fonction conti-
récepteur, tension aux bornes
d’une bobine parfaite.
nue du temps.
84
Chapitre 3 : Condensateurs et bobines – Dipôles linéaires
KA_MPSI.book Page 85 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
L’énergie Emag emmagasinée dans une bobine est donc d’autant plus grande
que son inductance L est grande.
Démonstration
La puissance électrique Pr reçue par la bobine à l’instant t vaut :
di di
Pr = ui avec u = L ------ , d’où : P r = L i ------ .
dt dt
L’énergie dEmag reçue par la bobine pendant la durée infinitésimale dt vaut
donc :
dE mag
P r = ---------------- , d’où : dEmag = Pr dt = L idi.
dt
L’énergie totale Emag reçue par la bobine est la somme des énergies élémen-
taires reçues lorsque l’intensité du courant passe de 0 à i. D’où :
i i 1 2
E mag = ∫0 dEmag = ∫0 L i di = --- L i .
2
85
Cours
KA_MPSI.book Page 86 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
L = ∑k Lk .
i1 L1
B.3.2 - Association en parallèle
On considère n bobines parfaites associées en parallèle et soumises à la même
i tension u (fig. 8). En convention récepteur, l’intensité ik du courant traversant
la bobine k d’inductance Lk vérifie :
in Ln
di k di u
u = L k -------- , soit : -------k- = ------ .
dt dt L k
u
Fig. 8 - Association en parallèle D’après la loi des nœuds, l’intensité totale i s’écrit :
de n bobines parfaites.
di
∑k ik , ∑k -------
- = ∑ ------ ∑k -----
di k u 1
i = d’où : ------ = = u -.
dt dt k
Lk Lk
∑k ------
1 1 .
---- =
L Lk
86
Chapitre 3 : Condensateurs et bobines – Dipôles linéaires
KA_MPSI.book Page 87 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
L = ∑k Lk .
Fig. 10 - Bobine réelle
équivalente à l’association en série – L’association en série des résistances rk est équivalente à la résistance r :
de n bobines réelles.
r = ∑k rk .
L’association des n bobines est donc équivalente à la bobine réelle d’induc-
tance L et de résistance r telles que :
L = ∑k Lk et r = ∑k rk .
• Association en parallèle
L’association en parallèle de bobines réelles n’est pas équivalente à un dipôle
simple.
87
Cours
KA_MPSI.book Page 88 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Définition 5
Un dipôle est linéaire lorsque la tension u ( t ) à ses bornes et l’intensité i ( t )
du courant le traversant vérifient une équation différentielle linéaire (à
coefficients constants).
di u2
u 1 = L ------ + ri
dt
u
Fig. 11 - Association en série d’une bobine réelle (L, r )
et d’un condensateur parfait C.
88
Chapitre 3 : Condensateurs et bobines – Dipôles linéaires
KA_MPSI.book Page 89 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
C du
i 2 = C -------
dt
i1 L r
di 1
u = L -------- + ri 1
dt
Fig. 12 - Association en parallèle d’une bobine réelle (L, r )
et d’un condensateur parfait C.
C.2.2 - Propriété
1. Par exemple, l’association en On peut généraliser les résultats obtenus sur les exemples précédents à l’asso-
série de deux condensateurs réels ciation de n dipôles linéaires quelconques.
vérifie une équation différentielle
linéaire d’ordre 2 en u (t ). De même, L’association de n dipôles linéaires est équivalente à un dipôle linéaire.
l’association en parallèle de deux
bobines réelles vérifie une équation
L’ordre de l’équation différentielle obtenue augmente avec le nombre de
différentielle linéaire d’ordre 2 en dipôles associés1.
89
Cours
KA_MPSI.book Page 90 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
bornes :
L’essentiel
• La charge q d’un condensateur est proportionnelle à la tension u à ses
∑
1 1
condensateur unique de capacité C telle que ---- = ------- .
C k
C k
90
Chapitre 3 : Condensateurs et bobines – Dipôles linéaires
KA_MPSI.book Page 91 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
∑
1 1
d’inductance L telle que ---- = ------ .
L k
L k
• Une bobine réelle se modélise par l’association en série d’une bobine d’inductance L avec une
résistance r.
✓ Les dipôles linéaires
• Un dipôle est linéaire lorsque la tension u ( t ) à ses bornes et l’intensité i ( t ) du courant le tra-
versant vérifient une équation différentielle linéaire (à coefficients constants).
Exemple : les conducteurs ohmiques, les dipôles dont la caractéristique peut être localement
modélisée par une droite, les condensateurs (parfaits ou réels), les bobines (parfaites ou réelles)…
• L’association de n dipôles linéaires est équivalente à un dipôle linéaire. L’ordre de l’équation
différentielle obtenue augmente avec le nombre de dipôles associés.
Mise en œuvre
Méthode n° 1
Comment déterminer les conditions initiales d’un régime
transitoire ?
Lorsqu’on modifie un régime continu en ouvrant ou en fermant un interrupteur, certaines
grandeurs électriques varient continûment, tandis que d’autres subissent des discontinuités.
On se propose de déterminer les valeurs de ces grandeurs à l’instant t = 0 + qui suit la modi-
fication du circuit.
➜ Savoir faire
➊ Construire le schéma équivalent au circuit en régime permanent continu. Il faut pour cela
substituer :
– un fil à une bobine ;
– un interrupteur ouvert à un condensateur.
di L du C
En régime permanent continu : u L = L -------- = 0 et i C = C --------- = 0.
dt dt
➋ Déterminer les grandeurs électriques en t = 0 – (avant la modification du circuit) à partir
de ce schéma équivalent.
➌ Identifier les grandeurs continues (ce sont les tensions aux bornes des condensateurs et les
intensités dans les bobines) et préciser leurs valeurs en t = 0 + .
➍ Déterminer les valeurs des autres grandeurs électriques en t = 0 + par application des lois
de Kirchhoff. Ce calcul doit être mené sur le circuit réel (et non sur le schéma équivalent)
après modification de celui-ci.
➎ Pour chaque condensateur (chaque bobine), déterminer la dérivée de u (respectivement
de i ) en t = 0 + en exploitant sa caractéristique.
Ces résultats seront utilisés pour l’étude des régimes transitoires au chapitre 4.
91
Méthodes
KA_MPSI.book Page 92 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➜ Application
Le circuit ci-dessous est en régime permanent continu lorsque l’interrupteur K est ouvert à un ins-
tant choisi comme origine des temps.
uR
i
R i1 i2
L
E C u
r
K
Déterminer les valeurs des différentes grandeurs électriques juste après l’ouverture de l’interrup-
di 1 du
teur, ainsi que les valeurs de ------- et ------ .
dt dt
Solution
➊ Le schéma équivalent avant ouverture de l’interrupteur est :
uR
i
i1 i2
R
E r u
92
Chapitre 3 : Condensateurs et bobines – Dipôles linéaires
KA_MPSI.book Page 93 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Les grandeurs autres que les tensions aux bornes de condensateurs et les courants dans les bobines ne sont
pas nécessairement discontinues. La tension aux bornes de r, par exemple, est continue, bien que cela ne soit
pas systématique pour une résistance.
➎ • La caractéristique de la bobine s’écrit :
di 1 di u
u L = L -------- , soit : -------1- = -----L- avec u L = u – ri 1 .
dt dt L
On en déduit :
rE rE di 1
u L ( 0 + ) = u ( 0 + ) – r i 1 ( 0 + ) = ------------ – ------------ = 0, soit : -------- ( 0 + ) = 0.
R+r R+r dt
• De même, la caractéristique du condensateur donne :
du du i2 ( 0 + ) E
i 2 = C ------- , soit : -------- ( 0 + ) = --------------- = – ----------------------- .
dt dt C ( R + r )C
93
Méthodes
KA_MPSI.book Page 94 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercices
Niveau 1 Ex. 4 Bobine réelle en série avec
un condensateur avec fuite
Ex. 1 Bobines réelles en parallèle Une bobine réelle d’inductance L possède une résis-
tance r. Elle est placée en série avec un condensateur
Déterminer l’équation différentielle liant la tension u
de capacité C et de résistance de fuite R.
et le courant i dans le montage ci-dessous, compor-
tant deux bobines réelles en parallèle. v
L1 R1 C
L r
i i R
L2 R2 bobine réelle
condensateur réel
u
u
On note u la tension totale, v la tension aux bornes du
condensateur et i l’intensité du courant.
Ex. 2 Condensateurs avec fuite en série a) Déterminer l’équation différentielle liant l’inten-
Déterminer l’équation différentielle liant la tension u sité i et la tension u.
et le courant i dans le montage ci-dessous, compor-
b) À t = 0, la tension aux bornes du condensateur
tant deux condensateurs avec fuite en série. On
vaut v0 et pour t 0, on impose u = 0.
notera u1 et u2 les tensions aux bornes de chaque con-
Juste après installation du court-circuit, que valent
densateur.
di dv
i(0+) ? v(0+) ? ------ ( 0 + ) ? ------- ( 0 + ) ?
C1 C2 dt dt
u
u R v a) Quelle est l’équation différentielle liant u et i ?
C b) On impose à partir de t = 0, un courant i = I0 . Pour
les instants négatifs, le condensateur était déchargé et
a) Écrire l’équation différentielle liant la tension de la bobine n’était parcourue par aucun courant.
sortie v aux bornes du condensateur et la tension du
Déterminer u(0+) et ------- ( 0 + ).
d’entrée u. dt
b) À l’instant initial, les deux condensateurs sont Ex. 6 Cascade de circuits RC
déchargés et la tension u = E est constante. Détermi-
dv On étudie le montage ci-dessous comportant deux
ner les conditions initiales portant sur v et ------- juste circuits RC en cascade. On note u la tension d’entrée
dt
dv + et v1 et v2 les tensions respectives aux bornes des con-
après le branchement du circuit ( v ( 0 ) et ------- ( 0 ) ).
+
dt densateurs.
94
Chapitre 3 : Condensateurs et bobines – Dipôles linéaires
KA_MPSI.book Page 95 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Indications
Ex. 2 Distinguer deux cas possibles. Ex. 5 a) Dériver l’expression obtenue en appliquant
la loi des nœuds.
Ex. 3 a) Noter v1 la tension aux bornes du condensateur b) Utiliser les propriétés de continuité.
et N le nœud du circuit. Appliquer les lois de Kirchhoff.
b) Utiliser les propriétés de continuité.
Ex. 6 b) et c) Utiliser les équations posées à la ques-
Ex. 4 b) Utiliser les propriétés de continuité. tion a).
95
Exercices
KA_MPSI.book Page 96 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
di 1
L 1 --------
dt R1i1
i1
i L1 R1 i
L2 R2
i2
di 2 R2i2
L 2 --------
dt
u
La tension u se retrouve aux bornes de chaque bobine. En notant i 1 et i 2 les courants les traversant,
on peut écrire :
di 1
u = L 1 -------- + R 1 i 1 (a)
dt
avec i = i 1 + i 2 (c).
di 2
u = L 2 -------
dt
- + R2 i2 (b)
On reporte i 2 = i – i 1 , tiré de (c), dans (b) :
di di 1
u = L 2 ------ + R 2 i – L 2 -------- – R 2 i 1 .
dt dt
On cherche à exprimer i 1 en fonction de i et de u, puis on injecte cette expression dans la caractéristique de la pre-
mière bobine.
On pourrait aussi chercher à exprimer i 2 en fonction de i et de u, puis injecter cette expression dans la caractéristique
de la deuxième bobine. Les calculs aboutiraient à la même équation différentielle.
di u R1
On reporte -------1- = ------ – ------ i 1 , tiré de (a), dans l’équation ci-dessus :
dt L1 L1
L2 L2
u = L 2 ------ + R 2 i – ------ u + ------ R 1 – R 2 i 1 ,
di
dt L1 L1
L2
u 1 + ------ – L 2 ------ – R 2 i
di
L1 dt R2 L2
d’où : i 1 = ------------------------------------------------------------ si ------ ≠ ------ .
L R1 L1
-----2- R 1 – R 2
L1
On reporte cette expression dans (a) :
L1 L 2 du d2i R1 L2
u = --------------------------- 1 + ------ ------- – L 2 -------2- – R 2 ------ + --------------------------- 1 + ------ u – L 2 ------ – R 2 i .
di di
L2 L 1 dt dt dt L L dt
------ R 1 – R 2 -----2- R 1 – R 2 1
L1 L1
96
Chapitre 3 : Condensateurs et bobines – Dipôles linéaires
KA_MPSI.book Page 97 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 2
du 1 du 2
i 1 = C 1 ---------- i 2 = C 2 ----------
dt dt
i C1 i C2 i
R1 R2
u u
i 1′ = ------1 i 2′ = ------2
R1 R2
u1 u2
u
On a pour chaque condensateur réel :
du 1 u du 2 u 2
i = C 1 ---------- + ------1 = C 2 ---------- + ------ , avec u = u1 + u2 .
dt R 1 dt R 2
Reportons u 2 = u – u 1 dans l’expression précédente :
du u du 1 u 1
i = C 2 ------- + ------2 – C 2 ---------- – ------ .
dt R 2 dt R 2
On cherche à exprimer u1 en fonction de i et de u, puis on injecte cette expression dans la caractéristique du premier
condensateur.
On pourrait aussi chercher à exprimer u 2 en fonction de i et de u, puis injecter cette expression dans la caractéristique
du deuxième condensateur. Les calculs aboutiraient à la même équation différentielle.
du i u1
Reportons ---------1- = ------- – -------------
- dans l’expression précédente :
dt C1 R1 C1
du u C 2 C2 u1
i = C 2 ------- + ------ – ------- i + -------------- u 1 – ------ .
dt R 2 C 1 R1 C1 R2
• Si R 1 C 1 = R 2 C 2 , l’expression obtenue est :
C2
i 1 + ------- = C 2 -------- + ------- .
du u
C1 dt R 2
C2
i 1 + ------- – C 2 ------- – ------
du u
C1 dt R 2
• Si R 1 C 1 ≠ R 2 C 2 , on extrait u 1 = -------------------------------------------------------------, d’où :
C2 1
-------------- – ------
R1 C1 R2
C1 C 2 di d 2 u 1 du C2
i = --------------------------- 1 + ------- ------ – C 2 ---------2- – ------ ------- + -------------------- 1 + ------- i – C 2 ------- – ------ .
1 du u
C2 1 C 1
dt dt R 2 dt C R C dt R 2
-------------- – ------ ------2- – ------1 1
R1 C1 R2 C1 R2
97
Exercices
KA_MPSI.book Page 98 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 3
R C
u R C v
u = Ri + v 1 + v = R ---- + C ------- + v 1 + v,
v dv
R dt
dv
soit : u = RC ------- + 2v + v 1 (2)
dt
Dérivons cette expression par rapport au temps :
du d2v dv dv 1
------- = RC ---------2- + 2 ------- + --------- .
dt dt dt dt
On ne dispose pas d’une relation exprimant directement v 1 en fonction de u et de v. En revanche, l’égalité (1) fait inter-
venir la dérivée de v 1 . Pour pouvoir l’exploiter, on dérive donc l’égalité (2).
Les deux condensateurs sont déchargés, donc la tension à leurs bornes est nulle.
98
Chapitre 3 : Condensateurs et bobines – Dipôles linéaires
KA_MPSI.book Page 99 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 4
dv
i C = C -------
dt
i L r C
N i
R
di ri v
L ------ i R = ----
dt R
v
u
a) • La loi des nœuds en N s’écrit :
dv v
i = i C + i R = C ------- + ---- (1)
dt R
• La loi d’addition des tensions donne en outre :
di di
u = L ------ + ri + v, soit : v = u – ri – L ------ (2)
dt dt
• En reportant (2) dans (1), on a donc :
di
2i
u – ri – L ------
i = C ------- – r ------ – L -------2- + ------------------------------ .
du di d dt
dt dt dt R
L’équation différentielle linéaire s’écrit alors :
d2i
LC --------2- + r C + ---- ------ + i 1 + ---- = C -------- + ---- .
L di r du u
dt R dt R dt R
b) • Le courant dans la bobine et la tension aux bornes du condensateur sont continus :
i ( 0+ ) = i ( 0– ) = 0 et v ( 0 + ) = v ( 0 – ) = v0 .
Avant d’installer le court-circuit, l’association n’est pas branchée : il ne circule donc aucun courant (i (t 0) = 0).
Exercice 5
u
i R = ---- R
a) R
di L
L ---------
dt
i iL i
L
du
iC = C -------
dt
C
u
99
Exercices
KA_MPSI.book Page 100 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Pour pouvoir exploiter la relation donnée par la bobine, il est nécessaire de dériver la loi des nœuds par rapport au
temps. Techniquement, les calculs sont très simples.
b) • La tension aux bornes d’un condensateur est toujours continue. Comme le condensateur est ini-
tialement déchargé, on a donc :
u ( 0 + ) = u ( 0 – ) = 0.
• La tension aux bornes de la résistance étant nulle, il n’y circule aucun courant : i R ( 0 + ) = 0.
De même, le courant dans la bobine est continu, donc on a : i L ( 0 + ) = i L ( 0 – ) = 0.
La loi des nœuds écrite à l’instant t = 0+ donne alors :
du du I0
i ( 0 + ) = I 0 = i C ( 0 + ) = C ------- ( 0 + ), d’où : -------- ( 0 + ) = ---- .
dt dt C
Exercice 6
dv 2
a) i N i 2 = C ---------
dt
dv 1
R i 1 = C --------- R
dt
u C v1 C v2
100
Chapitre 3 : Condensateurs et bobines – Dipôles linéaires
KA_MPSI.book Page 101 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
On repart des équations (1), (2) et (3) établies à la question précédente et on exprime i et v 2 en fonction de u et v 1.
Les deux condensateurs ne jouent pas le même rôle dans le circuit. Les équations différentielles vérifiées par v 1 et
v 2 ne sont donc pas les mêmes.
101
Exercices
KA_MPSI.book Page 102 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
KA_MPSI.book Page 103 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
CHAPITRE
4 Régimes transitoires
Introduction
Dans ce chapitre, nous nous proposons d’étudier les réponses à un échelon de tension de
quelques circuits simples comprenant des condensateurs, des bobines et des résistances
(circuit RC série, circuit RL série, circuit RLC série).
Plan du chapitre 4
A. Étude d’un circuit RC série. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
1. Charge du condensateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
2. Décharge du condensateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
Méthodes
L’essentiel ; mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
Énoncés des exercices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .133
Indications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .138
Solutions des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .139
103
KA_MPSI.book Page 104 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
104
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 105 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Définition 1
1. On peut retrouver que τ a la On définit la constante de temps τ du circuit RC par le produit1 :
dimension d’un temps grâce aux
relations : q = CuC et uR = Ri. τ constante de temps en seconde(s)
En effet :
– l’unité de C est celle d’une t = RC R résistance en ohm (Ω)
charge (1 C = 1 A · s) divisée par C capacité en farad (F)
celle d’une tension (V), c’est-à-
dire A · s · V –1 ;
– l’unité de R est celle d’une
tension (V) divisée par celle d’une
• Solution de l’équation différentielle
intensité (A), c’est-à-dire V · A–1. Pour t 0, il faut résoudre l’équation du premier ordre à coefficients cons-
Le produit RC s’exprime donc bien tants avec second membre :
en seconde (s).
du 1
t ---------- + u C = E.
dt
(1) Méthode de résolution mathématique
La solution générale de cette équation est la somme :
– de la solution générale u1 de l’équation homogène associée :
du 1
τ ---------- + u 1 = 0 ;
dt
– d’une solution particulière u2 de l’équation.
(2) Solution particulière constante
Comme le second membre de l’équation est constant, on cherche comme
solution particulière une fonction constante :
du 2 du
τ ---------- + u 2 = E avec ---------2- = 0 , d’où : u2 = E.
dt dt
(3) Solution de l’équation homogène
On cherche une solution de l’équation homogène sous la forme :
u1 = Aert, où A est une constante et r un réel.
L’équation homogène s’écrit alors :
du
---------1- = Ar e rt = ru 1, soit : τr u1 + u1 = 0.
dt
2. On élimine ainsi la solution En simplifiant2 par u1 , on obtient alors le polynôme caractéristique3 en r :
triviale u 1 = 0 qui ne correspond
1
pas à la réalité physique. τr + 1 = 0, d’où : r = – --- .
τ
3. Ce polynôme n’admet qu’une
solution (ce qui est logique, car La solution générale de l’équation homogène est donc :
l’équation différentielle est du t
– --
premier ordre). u 1 = Ae τ , où A est une constante.
(4) Solution générale
La solution générale de l’équation différentielle avec second membre est :
t
– --
uC = u1 + u2 , soit : u C = Ae τ + E.
• Application des conditions de continuité
4. L’équation différentielle étant
du premier ordre, connaître une
La tension uC aux bornes du condensateur est continue. À l’instant t = 0, la
seule condition initiale suffit à condition initiale sur la tension s’écrit 4 : uC (t = 0) = 0. On en déduit donc, en
déterminer l’unique constante posant t = 0 dans la solution générale de l’équation différentielle :
d’intégration A.
0 = A + E, soit : A = – E.
105
Cours
KA_MPSI.book Page 106 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
0 τ t (s) 0 τ t (s)
Fig. 3 - Évolution de uC et de i en fonction du temps.
106
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 107 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
E
i ( 0 ) = ---- i(∞) = 0
R
R uR(0) = E R uR (∞) = 0
E E
C uC(0) = 0 C uC(∞) = E
107
Cours
KA_MPSI.book Page 108 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
d --- Cu C
1 2
2
– Le terme -------------------------- est la puissance positive reçue par le condensateur et
dt
1. L’énergie électrostatique E élec emmagasinée dans la capacité C sous forme électrostatique1.
d’un condensateur est :
1 2
E élec = --Cu C .
2
La puissance électrique fournie par le générateur est dissipée par effet Joule
dans le conducteur ohmique et sert à augmenter l’énergie du condensateur2 :
dE élec
2. Cette égalité exprime la P g = P J + ----------------- . (1)
conservation de l’énergie dans le dt
circuit électrique :
Ptotale fournie = Ptotale reçue .
• En intégrant l’égalité (1) entre l’instant t = 0 (fermeture de l’interrupteur K)
et l’instant t, on obtient l’égalité (2) traduisant les transferts d’énergie :
Eg = E J + DEélec . (2)
– L’énergie électrique Eg fournie par le générateur entre l’instant t = 0 et l’ins-
tant t est égale à :
t t t
Eg = ∫0 Pg dt = ∫0 Eidt = E ∫0 i dt, avec idt = CduC .
On en déduit donc :
uC ( t )
E g = CE ∫0 du C = CE u C ( t ).
E J = E g – ∆E élec = Cu C ( t ) E – --- u C ( t ) .
1
2
Quand le condensateur est totalement chargé, la tension à ses bornes est
uC = E. D’après les expressions précédentes, au cours de la charge :
– le générateur a fourni l’énergie : Eg = CE2 ;
3. Au cours de la charge, l’énergie
1
dissipée par effet Joule ne dépend – le condensateur a emmagasiné l’énergie : ∆E élec = --- CE 2 ;
pas de la résistance R du 2
conducteur ohmique. Elle ne 3 1
dépend que de la capacité C du – le conducteur ohmique a dissipé l’énergie : E J = --- CE 2 .
2
condensateur.
4. Lorsque le condensateur est Au cours de la charge, la moitié de l’énergie électrique fournie par le généra-
chargé, le générateur ne fournit teur4 est dissipée par effet Joule dans le conducteur ohmique et l’autre moitié
plus d’énergie au circuit (le
condensateur se comporte comme
est emmagasinée sous forme électrostatique dans le condensateur.
un interrupteur ouvert).
108
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 109 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
L’énergie dissipée par effet Joule entre l’instant t = 0 et l’instant t vaut donc :
2t t – 2t 2t 2t
t E2 t – ----- ----- τ – ----- 1 – -----
EJ = ∫ 0
P J d t = ------
R ∫0 e τ dt, avec τ = RC et ∫0e τ dt = – --- e τ – 1 , d’où : E J = --- CE 2 1 – e τ .
2 2
• L’expression de l’énergie EJ en fonction de la tension uC est :
t
– --
E J = Cu C E – --- u C ,
1
avec u C = E 1 – e τ (voir § A.1.2).
2
On obtient donc finalement :
t t t 2t
1 1 – -- 1 – -- – -- 1 – -----
E – --- u C = --- E 1 + e τ et E J = --- CE 2 1 – e τ 1 + e τ = --- CE 2 1 – e t .
2 2 2 2
K i
A.2. Décharge du condensateur
A.2.1 - Montage expérimental
• Pour étudier la décharge d’un condensateur de capacité C à travers un conduc-
uC C R uR teur ohmique de résistance R, on réalise le montage schématisé sur la figure 5 :
– le condensateur a été chargé sous la tension U0 constante ;
– pour t 0, la tension aux bornes du condensateur chargé est égale à U0 et
l’interrupteur K est ouvert ;
Fig. 5 - Montage pour étudier la
– à l’instant t = 0, on ferme l’interrupteur K.
décharge d’un condensateur
dans un circuit RC série. • Dans ce circuit, on note uC la tension aux bornes du condensateur, i l’inten-
sité du courant qu’il fournit et uR la tension aux bornes du conducteur ohmi-
que. D’après les orientations choisies, le condensateur est étudié en
convention générateur (attention au signe) et le conducteur ohmique en con-
1. On aurait pu aussi étudier le vention récepteur1. On a donc :
condensateur en convention
dq du C du C
récepteur et le conducteur uR = Ri et i = ------ = – C ----------, d’où : u R = – RC ---------- .
ohmique en convention dt dt dt
générateur. On aurait eu alors :
du C A.2.2 - Évolution de la tension uC
i = C --------- et uR = – Ri,
dt • Équation différentielle vérifiée par la tension uC
ce qui aurait conduit à la même
– Pour t 0, l’interrupteur K est ouvert : l’intensité i est nulle, ainsi que la
relation entre uR et uC . L’étude du
montage ne dépend pas de la tension uR. La tension E aux bornes du condensateur se retrouve donc aux
convention choisie. bornes de l’interrupteur ouvert K.
– Pour t 0, la tension aux bornes de l’interrupteur K est nulle et on a :
uC = uR , soit : uC – uR = 0.
109
Cours
KA_MPSI.book Page 110 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
0 τ t (s) 0 τ t (s)
Fig. 6 - Évolution de uC et de i en fonction du temps.
110
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 111 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Quand le condensateur est déchargé (uC = 0), son énergie est nulle : il a donc
1. L’énergie initiale du fourni toute son énergie au circuit1.
condensateur est :
1 2 Au cours de la décharge, l’énergie électrostatique Eélec initialement emma-
E élec = --CU 0 .
2
gasinée dans le condensateur est entièrement dissipée par effet Joule dans le
2. L’énergie dissipée par effet Joule conducteur ohmique2.
ne dépend pas de la résistance R du
conducteur ohmique.
111
Cours
KA_MPSI.book Page 112 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Définition 2
On définit la constante de temps τ du circuit RL par le rapport :
0 τ t (s) 0 τ t (s)
112
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 113 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
uR(0) = 0 uR(∞) = E
R R
E E
uL(0) = E uL(∞) = 0
L L
113
Cours
KA_MPSI.book Page 114 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
dE mag
– Le dernier terme est la puissance ---------------- positive reçue par la bobine et
dt
1. L’énergie magnétique E mag emmagasinée dans l’inductance L sous forme magnétique1.
d’une bobine est :
1
E mag = --Li 2 . La puissance électrique fournie par le générateur est dissipée par effet Joule
2 dans le conducteur ohmique et sert à augmenter l’énergie de la bobine2 :
dE mag
2. Cette égalité exprime la P g = P J + ------------------ .
conservation de l’énergie dans le dt
circuit électrique :
Ptotale fournie = Ptotale reçue . E
• Quand le courant est établi, l’intensité dans le circuit est i = ---- . En régime per-
R
manent, l’énergie magnétique emmagasinée dans la bobine n’augmente plus :
1 E 2 dE mag
E mag = --- L ---- = cte, d’où : ---------------
- = 0.
2 R dt
La puissance électrique fournie par le générateur et la puissance dissipée par
effet Joule sont donc égales et valent :
E2
P g = P J = ------ .
R
Lorsque le courant est établi, l’énergie magnétique emmagasinée dans la
3. L’énergie magnétique bobine reste constante3. L’énergie électrique fournie par le générateur est
emmagasinée dans la bobine alors entièrement dissipée par effet Joule dans le conducteur ohmique.
dépend de la résistance R. Elle est
d’autant plus faible que R est
grande. B.2. Arrêt du courant dans la bobine
B.2.1 - Montage expérimental
E • Pour étudier l’arrêt du courant lors de la fermeture d’un circuit comportant
une bobine d’inductance L et un conducteur ohmique de résistance R, on
réalise le montage schématisé sur la figure 10 :
1 – un générateur idéal de tension continue de fém E, branché aux bornes du
K
circuit RL, a permis d’établir un courant permanent d’intensité I0 positive4 ;
2 i – pour t 0, l’interrupteur K relie le circuit RL au générateur (position 1) ;
à l’instant t = 0, on bascule l’interrupteur K en position 2 : le circuit RL est
R uR alors en court-circuit.
• Dans ce circuit, on note i l’intensité du courant, uL la tension aux bornes de
l’inductance L et uR la tension aux bornes du conducteur ohmique. D’après
L uL les orientations choisies, le conducteur ohmique et la bobine sont étudiés en
convention récepteur. On a donc :
di
uR = Ri et u L = L ------ .
Fig. 10 - Montage pour étudier dt
l’arrét du courant dans un circuit
RL série. B.2.2 - Évolution de l’intensité i
• Équation différentielle vérifiée par l’intensité i
E
4. On a : I 0 = --- . – Pour t 0, l’interrupteur K est en position 1 : i = I0, uR = RI0 et uL = 0.
R
– Pour t 0, la tension aux bornes de l’interrupteur K est nulle et la loi des
mailles s’écrit :
di
0 = uR + uL , soit : 0 = Ri + L ------ .
dt
L’intensité i du courant traversant un circuit RL série en court-circuit véri-
fie l’équation différentielle du premier ordre :
L di
---- ------ + i = 0.
R dt
114
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 115 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
L
La constante de temps du circuit RL est encore égale à τ = ---- .
R
• Expression de l’intensité i
Le second membre étant nul, la solution générale de l’équation différentielle
est la solution i1 de l’équation homogène :
t
– --
i = i 1 = Ae τ , où A est une constante.
L’intensité i du courant dans l’inductance est continue. À l’instant t = 0 , la
condition initiale sur l’intensité s’écrit : i(t = 0) = I0, d’où : A = I0.
–RI0
0 τ t (s)
115
Cours
KA_MPSI.book Page 116 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
d --- Li 2
1
2 dE mag
– Le terme ----------------------- est la puissance ---------------- négative reçue par la bobine,
dt dt
d --- Li 2
1
2 dE mag
1. La bobine se comporte alors donc – ----------------------- est la puissance – ---------------- positive fournie par la bobine1.
comme un générateur dans dt dt
le circuit. – Le terme Ri 2 est la puissance PJ positive reçue par le conducteur ohmique
et dissipée par effet Joule dans la résistance R.
116
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 117 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
5. L’étude des oscillations libres du ω0 pulsation propre en s–1 (ou rad · s–1)4
circuit RLC série a été effectuée en 1
Terminale S. On caractérise
w 0 = ------------- L inductance en henry (H)
LC
l’évolution temporelle du système C capacité en farad (F)
par la période propre T0 ou la
pulsation propre ω0 telles que :
2π
T 0 = ------- = 2π LC.
Elle correspond à la pulsation des oscillations du système en l’absence
w0 d’amortissement (R = 0)5.
117
Cours
KA_MPSI.book Page 118 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
• Facteur d’amortissement
Définition 4
1. Le facteur d’amortissement λ On définit le facteur d’amortissement λ du circuit par la relation1 :
est directement lié à la constante
de temps τRL du circuit RL.
λ facteur d'amortissement en s–1
R
l = ------- R résistance en ohm (Ω)
2L
L inductance en henry (H)
Plus le facteur d’amortissement λ est grand, plus le circuit est amorti. Un cir-
cuit non amorti correspond à λ = 0, donc à R = 0 (circuit LC série).
– Afin d’avoir des grandeurs sans dimension, on introduit le coefficient
2. Le facteur d’amortissement est d’amortissement α tel que2 :
parfois noté m ou ξ.
λ R 1 R C
l = aw 0 , soit : α = ------ = -------------- = --- RCω 0 ou α = ---- ---- .
ω0 2Lω 0 2 2 L
– Pour étudier les circuits, on introduit souvent le facteur de qualité Q, sans
dimension, lié au coefficient d’amortissement α par la relation :
1 1 Lω 1
a = -------- , soit : Q = ------- = ----------0- = ---------------- .
2Q 2α R RCω 0
• Écriture du polynôme caractéristique en variables réduites
En utilisant les variables réduites ω0 et λ (ou α), le polynôme caractéristique
en r associé à l’équation homogène s’écrit :
2 2
r 2 + 2lr + w 0 = 0 ou r 2 + 2aw 0r + w 0 = 0.
Les deux expressions précédentes sont homogènes. Comme λ et ω0 s’expri-
ment en s–1, les racines r1 et r2 du polynôme caractéristique s’expriment aussi
en s–1.
118
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 119 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
0 r2 r1
t (s)
A 1 = --------------- E et A 2 = – --------------- E.
r1 – r2 r1 – r2
Fig. 13 - Allure de la tension en La tension uC aux bornes du condensateur vaut donc (fig. 13) :
régime apériodique.
r2 r1
u C ( t ) = E ----------------e r1 t – ----------------e r 2 t + 1 .
r1 – r2 r1 – r2
• Le régime critique : D¢ = 0.
Cette condition est réalisée pour :
L
λ = ω 0 ⇔ α = 1 ⇔ R = 2 ---- = R c (résistance critique).
C
Le polynôme caractéristique admet alors une racine double négative :
r = −λ = −ω 0.
On en déduit la solution générale de l’équation homogène :
u1 = (At + B)e–λ t.
La solution générale de l’équation différentielle avec second membre est donc :
uC = u1 + u2, soit : uC = (At + B)e–λ t + E.
D’après les conditions initiales, on a :
du C
(uC (t = 0) = 0 ⇒ B + E = 0) et ---------- ( t = 0 ) = 0 ⇒ A – λB = 0 .
dt
119
Cours
KA_MPSI.book Page 120 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
• Le régime pseudo-périodique : D¢ 0.
0 t (s)
Cette condition est réalisée pour :
Fig. 14 - Allure de la tension en
L
régime critique. λ ω 0 ⇔ α 1 ⇔ R 2 ---- .
C
Le polynôme caractéristique admet alors deux racines complexes conjuguées
à partie réelle négative. En posant ω2 = – ∆′, il vient :
r1 = – λ – j ω et r2 = – λ + j ω.
On en déduit la solution générale de l’équation homogène :
u1 = [Acos(ω t) + Bsin(ω t)]e–λ t.
La solution générale de l’équation différentielle avec second membre est donc :
uC = u1 + u2, soit : uC = [Acos(ωt) + Bsin(ωt)]e–λt + E.
uC (V)
D’après les conditions initiales, on a :
du C
----------
(uC (t = 0) = 0 ⇒ A + E = 0) et ( t = 0 ) = 0 ⇒ – λA + ωB = 0 .
dt
La résolution de ce système de deux équations à deux inconnues fournit :
E
λ
A = –E et B = ---- E.
ω
La tension uC aux bornes du condensateur vaut donc (fig. 15) :
0 t (s)
l
Fig. 15 - Allure de la tension en u C ( t ) = E 1 – e l t cos ( wt ) + ---- sin ( wt ) .
w
régime pseudo-périodique.
120
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 121 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
2
α=0
1
α = -------
2
1
α=1
α=2
1
0 x
1
Fig. 16 - Tracés des graphes pour α = 0, α = ------ , α = 1 et α = 2.
2
1
α=2 1
α = -------
2 α=0
α=1
0 x
–1
1
Fig. 17 - Tracés des graphes pour α = 0, α = ------ , α = 1 et α = 2.
2
121
Cours
KA_MPSI.book Page 122 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
i (0) = 0 i (∞) = 0
R uR (0) = 0 R uR(∞) = 0
E E
L uL(0) = E L uL(∞) = 0
C uC(0) = 0 C uC(∞) = E
122
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 123 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
du C
1. Le générateur est étudié en Pour passer à une égalité en puissance1, on multiplie par i = C ---------- :
convention générateur : on fait dt
donc apparaître la puissance di du C
fournie. Le conducteur ohmique, la
Ei = Ri 2 + Li ------ + Cu C ---------- .
dt dt
bobine et le condensateur sont
étudiés en convention récepteur : – Le terme Ei est la puissance Pg positive fournie par le générateur idéal de
on fait donc apparaître les fém E.
puissances reçues. – Le terme Ri 2 est la puissance PJ positive reçue par le conducteur ohmique
et dissipée par effet Joule dans la résistance R.
d --- Li 2
1
2 dE mag
– Le terme ----------------------- est la puissance ---------------- positive ou négative reçue par
dt dt
la bobine correspondant aux variations de l’énergie emmagasinée dans
l’inductance L sous forme magnétique.
d --- Cu C
1 2
2 dE élec
– Le terme -------------------------- est la puissance --------------- positive ou négative reçue par
dt dt
le condensateur correspondant aux variations de l’énergie emmagasinée dans
la capacité C sous forme électrostatique.
La puissance électrique fournie par le générateur est dissipée par effet Joule
dans le conducteur ohmique et sert à faire varier l’énergie de la bobine et
2. Cette égalité exprime la l’énergie du condensateur2 :
conservation de l’énergie dans le
dE mag dE élec
circuit électrique : P g = P j + ------------------ + ----------------- (1)
Ptotale fournie = Ptotale reçue . dt dt
• En intégrant l’égalité (1) entre l’instant initial t = 0 (fermeture de l’interrup-
teur K) et l’instant final t → ∞, on obtient l’égalité (2) traduisant les transferts
d’énergie dans le circuit :
Eg = E J + DE mag + DEélec (2)
– L’énergie électrique Eg fournie par le générateur entre l’instant t = 0 et l’ins-
tant t est égale à (voir § A. 1. 5) :
t t uC ( t )
Eg = ∫0 P g dt = E ∫0 i dt = CE ∫0 du C = CEu C ( t ).
123
Cours
KA_MPSI.book Page 124 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1 1
énergie magnétique E mag = --- L i 2 énergie cinétique E c = --- mv 2
2 2
124
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 125 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
M thodes
L’essentiel
✓ Étude d’un circuit RC série
• On définit la constante de temps τ du circuit RC par le produit :
Charge Décharge
du condensateur du condensateur
K i K i
R uR
Montage
E uC C R uR
C uC
Équation
du C du C
différentielle τ ----------- + u C = E τ ----------- + u C = 0
(premier ordre) dt dt
Conditions initiales uC ( 0 ) = 0 uC ( 0 ) = U0
t t
u C = E 1 – e τ
– -- – --
Tension u C (V) uC = U0 e τ
t
du C E – -- du C U 0 – -t-
Intensité i (A) i = C ----------- = ---- e τ i = – C ----------- = ------- e τ
dt R dt R
uC (V) uC (V)
E U0
E
---
Allure de u C (t) e
0 τ t (s) 0 τ t (s)
125
Méthodes
KA_MPSI.book Page 126 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
K i
1
K
R uR
2 i
Montage
E
R uR
L uL
L uL
Équation différentielle di E di
τ ------ + i = ---- τ ------ + i = 0
(premier ordre) dt R dt
t t
di – -- di – --
Tension u L (V) u L = L ------ = Ee τ u L = L ------ = – R I 0 e τ
dt dt
i (A) i (A)
E I0
----
R E
-------
Allure de u C( t ) Re
0 τ t (s) 0 τ t (s)
126
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 127 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1 R λ 1 Lω 1
ω 0 = ------------- λ = ------- α = ------ Q = ------- = ----------0- = ----------------
LC 2L ω0 2α R RCω 0
0 t (s)
w = w0 1 – a2
• Au cours de la charge, la moitié de l’énergie électrique fournie par le générateur est dissipée par
effet Joule dans la résistance et l’autre moitié est emmagasinée sous forme d’énergie électrosta-
tique Eélec dans la capacité. L’énergie magnétique Emag emmagasinée dans l’inductance, nulle
au début de la charge, est à nouveau nulle à la fin de la charge.
127
Méthodes
KA_MPSI.book Page 128 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Mise en œuvre
Méthode n° 1
Comment résoudre une équation différentielle linéaire
à second membre constant ?
L’étude d’un régime transitoire fait systématiquement appel à la résolution d’une équation diffé-
rentielle. On se propose de résoudre cette équation.
➜ Savoir faire
➊ Chercher la solution particulière constante qui vérifie l’équation différentielle avec second
membre.
➋ Injecter une solution exponentielle du type Ae rt dans l’équation différentielle dont le
second membre a été annulé (équation homogène). Le coefficient r vérifie une équation
appelée polynôme caractéristique.
➌ Déterminer la ou les valeurs de r qui sont racines du polynôme caractéristique. Construire
la solution sans second membre, de la forme :
• Ae rt pour une équation du premier ordre ;
• Ae r1 t + Be r2 t pour une équation du second ordre admettant deux racines réelles ou com-
plexes conjuguées ;
• ( A + Bt )e rt pour une équation du second ordre admettant une racine double.
Dans le cas de deux racines complexes conjuguées α ± jβ, on peut écrire la solution sous la forme :
[ A cos ( βt ) + B sin ( βt ) ]e αt .
Il faut veiller à déterminer les constantes d’intégration sur la solution générale, c’est-à-dire après avoir
réuni les solutions particulières et sans second membre.
➜ Application
On considère le circuit ci-dessous, dont l’interrupteur K est fermé à l’instant t = 0.
L
R = 2 ----
C i(t)
L C
E
128
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 129 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
La mise en équation du circuit et la recherche des conditions initiales conduisent, pour l’intensité
dans la branche principale, à :
E
i ( 0 + ) = ---
-
d 2 i L di E, R
LC -------2- + ---- ------ + i = ---- avec
dt R dt R di +
----- E .
- ( 0 ) = – -----------
dt R2C
Déterminer l’expression de i ( t ).
Solution
➊ La solution particulière constante est :
E
i 2 ( t ) = ---- .
R
➋ L’équation sans second membre s’écrit :
d 2 i 1 L di 1
- + ---- -------- + i 1 = 0.
LC ----------
dt 2 R dt
On injecte la solution type Ae rt dans cette équation :
L
LCr 2 Ae rt + ---- rAe rt + Ae rt = 0.
R
➌ Comme Ae rt ne s’annule pas (car A = 0 est une solution sans intérêt), le polynôme caractéris-
tique est donc :
L
LC r 2 + ---- r + 1 = 0.
R
1 4
Son discriminant vaut : ∆ = -------------
- – -------- , c’est-à-dire zéro compte tenu du choix des compo-
R C 2 2 LC
sants. Le polynôme caractéristique admet une racine double (régime critique) :
1
α = – ------------ .
2RC
Replacée dans la solution, cette racine double conduit à :
i 1 ( t ) = ( A + Bt ) exp – ------------ .
t
2RC
➍ La solution générale est donc :
exp – ------------ ,
E Et t
i ( t ) = ---- – -----------
R R2C 2RC
129
Méthodes
KA_MPSI.book Page 130 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Méthode n° 2
Comment caractériser un régime transitoire du premier ordre
à partir de son oscillogramme ?
Soit un oscillogramme indiquant un régime transitoire du premier ordre. On se propose d’établir
l’équation différentielle associée à cet oscillogramme.
➜ Savoir faire
u ( t ) = u ∞ + ( u 0 – u ∞ ) exp – -- .
t
τ
➜ Application
Établir l’équation différentielle associée à l’oscillogramme représenté ci-dessous.
1V
1 ms
(0 V , t = 0)
Solution
➊ On mesure 4 divisions verticales à partir du point origine ( 0 V , t = 0 ) : u ( 0 ) = 4 V.
➋ En t = +∞, l’asymptote a pour équation : u ∞ = – 2 V.
➌ La tangente à la courbe u ( t ) à l’origine coupe la droite u C = – 2 V en ( t = 4 ms ; u = – 2 V ) ,
soit : τ = 4 ms.
➍ L’équation différentielle vérifiée par u est donc :
du
( 4 ◊ 10 – 3 ) -------- + u = – 2, avec u en V et t en s.
dt
130
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 131 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Méthode n° 3
Comment effectuer le bilan énergétique d’un régime transitoire ?
On se propose d’évaluer l’énergie dissipée par effet Joule au cours d’un régime transitoire.
➜ Savoir faire
➊ Déterminer les valeurs prises par les courants et les tensions du circuit à l’issue du régime tran-
sitoire en utilisant un schéma équivalent du circuit.
➋ Déterminer l’énergie reçue (et stockée) par les condensateurs et bobines du circuit pendant ce
régime transitoire :
∆E stockée = ∆E elec + ∆E mag .
1 2 1 2
– Pour un condensateur : ∆E elec = --- Cu ∞ – --- Cu 0 .
2 2
1 2 1 2
– Pour une bobine : ∆E mag = --- Li ∞ – --- Li 0 .
2 2
(u 0 , u ∞ , i 0 et i ∞ sont les tensions et courants avant et après le régime transitoire.)
➌ Exprimer le courant i g ( t ) qui traverse le générateur. Si ce courant s’annule au bout d’un
temps infini, calculer l’énergie fournie au circuit par le générateur :
+∞
E fournie = ∫0 u g i g dt, avec ug et i g en convention générateur.
➍ Si l’énergie fournie par le générateur est finie, calculer l’énergie dissipée par effet Joule :
E J = E fournie – ∆E stockée .
Dans la plupart des circuits, un courant circule encore à l’issue du régime transitoire. La puissance four-
nie par le générateur est alors entièrement dissipée par le réseau de résistances.
➜ Application
On considère le circuit suivant, dans lequel l’interrupteur K est initialement ouvert. On choisit
comme origine des temps l’instant où K est fermé.
On montre que u ( t ) = RI 0 exp – ---- t . Calculer l’énergie dissipée par effet Joule pendant le régime
R
L
transitoire à l’aide d’un bilan énergétique.
iL
L
u I0 R
Solution
➊ Initialement, i L ( 0 ) = 0 car la branche est ouverte. Au bout iL
d’un temps infini, le régime permanent est établi et la bobine
équivaut à un fil : i L ( ∞ ) = I 0 . I0 R
➋ Le circuit reçoit et stocke de l’énergie dans la bobine :
1 1 1 2 K
∆E stockée = --- Li L ( ∞ ) 2 – --- Li L ( 0 ) 2 = --- LI 0 .
2 2 2
131
Méthodes
KA_MPSI.book Page 132 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➌ Le courant dans le générateur ne s’annule pas, mais la tension à ses bornes s’annule. La puis-
sance fournie s’annule donc et l’énergie fournie au circuit est calculable :
+∞ +∞
exp – ------ d t.
Rt
∫0 ∫0
2
E fournie = I 0 u ( t ) dt = RI 0
L
On intègre la fonction exponentielle entre t = 0 et t → +∞ :
+∞
E fournie = RI 0 – ---- exp – ------ = RI 0 ---- = LI 0 .
2 L Rt 2 L 2
R L 0
R
➍ L’énergie dissipée par effet Joule dans la résistance vaut donc :
2 1 2 1 2
E J = E fournie – DE stockée = LI 0 – --- LI 0 = --- LI 0 .
2 2
La moitié de l’énergie fournie par le générateur est dissipée par effet Joule dans la résistance, et
ceci indépendamment de sa valeur.
On peut retrouver ce résultat en intégrant la puissance reçue par la résistance pendant le régime transitoire,
mais ce calcul est techniquement plus compliqué.
132
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 133 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercices
Niveau 1 R1
u
a) Déterminer les évolutions des tensions u(t) et u′(t).
b) Déterminer l’évolution de l’intensité i(t).
c) Déterminer l’énergie E J dissipée par effet Joule. C
Cas c)
Effectuer un bilan énergétique et retrouver le résultat E R1 R2
précédent.
Cas d)
R1
R2 C2 u2
E
R3 R2 R1
C
K
u1
R2
u
a) Initialement, le condensateur est déchargé et on C1
Cas e)
ferme l’interrupteur K à t = 0. Déterminer l’évolution
de la tension u(t). Pouvait-on prévoir la tension maxi- E R1 C2 u2
male u max du condensateur ?
b) L’interrupteur K étant fermé depuis longtemps, on a
alors u = umax . À l’instant t = 0, on ouvre l’interrupteur.
R1 R2
Déterminer l’évolution de la tension u(t).
133
Exercices
KA_MPSI.book Page 134 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
R1 R2
Ex. 5 Établissement du courant dans
une bobine
Une bobine parfaite d’inductance L est en série avec Cas d)
E L1 L2
un conducteur ohmique de résistance R = 15 Ω et une
batterie de force électromotrice E = 6 V.
i1 i2
À l’instant t = 0, on ferme le circuit.
La tension aux bornes de la résistance croît pour
atteindre u R = 2,7 V à l’instant t = 2 ms.
Ex. 7 Oscillations d’un circuit LC
K i Un condensateur de capacité C = 10 µF est initiale-
ment chargé sous une tension U0 = 6 V. On le con-
necte à l’instant t = 0 à une bobine de résistance
R ur négligeable et d’inductance L = 25 mH.
E a) Établir l’équation différentielle vérifiée par la ten-
sion u aux bornes du condensateur.
L b) Déterminer u(t). Exprimer la fréquence des oscilla-
tions et l’amplitude de celles-ci.
c) Déterminer i(t). Quelle est alors l’amplitude de
a) Déterminer la valeur de l’inductance L.
l’intensité ?
b) Quelle est l’énergie magnétique emmagasinée
d) Exprimer l’énergie du condensateur et celle de la
dans la bobine à l’instant t = 2 ms ?
bobine au cours du temps. Vérifier que l’énergie
c) Quelle est l’énergie dissipée par effet Joule dans la totale reste constante.
résistance entre t = 0 et t = 2 ms.
134
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 135 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Niveau 2 E R R′
135
Exercices
KA_MPSI.book Page 136 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
D L
u′
E a) Le condensateur est déchargé. On ferme l’inter-
rupteur K. Déterminer i 1(t ), i 2(t ) et i (t ).
i′ R
Déterminer u (t ).
b) Le régime permanent est établi. On ouvre K.
a) La caractéristique de la diode vérifie les conditions Déterminer u (t ).
données ci-dessous :
u′ 0 : i ′ = 0 ; i ′ 0 : u′ = 0. Ex. 17 Bobine réelle en série avec
Déterminer la loi d’évolution de i (t ). un condensateur réel
b) Reprendre l’étude en tenant compte de la tension Le montage ci-dessous modélise une bobine réelle
seuil Vs de la diode : (L, R) en série avec un condensateur réel (C, R) ini-
u′ V s ; i ′ = 0 ; i ′ 0 : u′ = V s . tialement déchargé. On a la propriété :
L
τ = ---- = RC.
Ex. 15 Établissement et rupture dans R
un « circuit parallèle » R L i
On considère le montage schématisé ci-dessous.
R i1 R bobine réelle
E R C u
E u1 L C u
condensateur réel
K i
a) Déterminer l’évolution de la tension u (t ) aux bornes
du condensateur lorsque le circuit est branché, à t = 0,
a) Pour t 0, le condensateur est déchargé. On a : sur un générateur de tension E. Représenter u (t ).
L
τ = ---- = RC. b) Peut-on prévoir le régime permanent sans calcul ? Si
R
oui, déterminer U, tension aux bornes du condensa-
À l’instant t = 0, on ferme l’interrupteur K.
teur, et I, courant dans la bobine, en régime permanent.
Établir i (t ) et u (t ) pour t 0.
Déterminer le régime permanent I de courant dans la
bobine et le régime permanent U de tension aux bor- Ex. 18 Circuit avec deux condensateurs
nes du condensateur. Le circuit schématisé ci-après comporte deux résis-
b) Le régime permanent est établi. À l’instant t = 0, tances R et deux condensateurs de capacité C, initia-
on ouvre K. Déterminer i (t ) et u (t ) pour t 0. lement déchargés. À l’instant t = 0, on le branche sur
136
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 137 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
137
Exercices
KA_MPSI.book Page 138 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Déterminer le temps nécessaire pour que le courant a) Déterminer l’équation différentielle vérifiée par
dans le circuit ne diffère pas de plus de 5 % de sa i (t ) pour chaque demi-période :
valeur finale. T T
2) Le générateur de tension e (t ) est maintenant pério- nT ; n T + ---- et nT + ---- ; ( n + 1 ) T .
2 2
dique, comme le précise sa loi d’évolution sur le
schéma ci-dessous. b) À l’instant t = 0, on a : i (t ) = 0. Représenter l’allure
de la courbe i (t ) sur les quatre premières périodes.
e (V ) c) On recherche le régime périodique permanent.
À l’instant nT, le courant est Im .
E T
À l’instant nT + ---- , le courant est IM .
2
À l’instant (n + 1)T, le courant vaut Im , etc.
0 T
---- T 3T 5T 7T
-------- 2T -------- 3T -------- 4T t (s ) Déterminer Im et IM . Tracer l’allure de i(t) en régime
2 2 2 2 permanent.
Indications
Ex. 1 Un des condensateurs est étudié en convention Ex. 9 a) Déduire la valeur de la résistance de celle de
générateur, l’autre en convention récepteur. la pseudo-pulsation ω du circuit.
Ex. 5 c) Utiliser la conservation de l’énergie dans le Ex. 14 a) La diode court-circuite le moteur quand
circuit électrique. on ouvre l’interrupteur.
b) L’équation n’est valable que pour i 0.
Ex. 6 En régime permanent, une bobine se comporte Ex. 20 Si les deux conditions sont réalisées, la lampe
comme un fil. s’allume et s’éteint périodiquement (oscillateur de
relaxation).
138
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 139 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Le condensateur C est étudié en convention générateur : il ne faut pas oublier le signe « – » dans l’expression de i .
La constante de temps τ n’apparaît que si l’équation est écrite sous sa forme canonique, c’est-à-dire si le coeffi-
cient de u′ est égal à 1.
C′ U0 – --
t
u ( t ) = U 0 – ------ u′ ( t ) = ----------------- C + C¢e t .
C C + C¢
La tension u′ croît au cours du temps, alors que la tension u décroît, ce qui est normal, car le condensateur C se
décharge dans le condensateur C′.
b) L’intensité i du courant vaut alors :
139
Exercices
KA_MPSI.book Page 140 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
du ′
On a : ui = – Cu ------ = – ----- --Cu 2 et u′i = C′u ′ --------- = ----- --C′u ′ 2 .
du d 1 d 1
dt dt 2 dt dt 2
La variation de l’énergie électrostatique emmagasinée dans le condensateur C est négative, car celui-ci fournit de
l’énergie au circuit.
On en déduit donc :
CU 0 2 1 CU 0 2
J = – --- C ----------------- + --- CU 0 – --- C′ ----------------- = --- CU 0 1 – ----------------- = --- -----------------U 0 .
1 2 1 1 2 C 1 CC¢ 2
2 C + C′ 2 2 C + C′ 2 C + C′ 2 C + C¢
On retrouve bien le résultat précédent.
Exercice 2
R3 R2 R1
i3 i2
140
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 141 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
maille 1 : E = R 2 i 2 + R 3 i 3 = ( R 2 + R 3 ) i 2 + R 3 C d u
------
dt
maille 2 : R i = R i + u = R C d u
2 2 1 1 1 ------ + u .
dt
Reportons alors i2 dans l’égalité obtenue pour la maille 1 :
( R 2 + R 3 )R 1 du R 2 + R 3 R 3 R 1 du R 2 + R 3
- + R 3 C ------ + -------------------- u = R 1 + R 3 + -------------
E = ------------------------------- - C ------ + -------------------- u.
R2 dt R2 R2 dt R2
La constante de temps τ n’apparaît que si l’équation est écrite sous sa forme canonique, c’est-à-dire si le coeffi-
cient de u est égal à 1.
Compte tenu des conditions initiales ( u ( 0 ) = 0 ), nous obtenons :
R2 t R1 R2 + R1 R3 + R2 R3
u ( t ) = -------------------- E 1 – e t , avec
– --
t = -------------------------------------------------------- C.
R2 + R3 R2 + R3
R2
La tension maximale est obtenue pour t → + ∞ : u max = -------------------- E.
R2 + R3
• En régime permanent, nous avons u = u max = cte, d’où : i 1 = 0 et i 2 = i 3 . La tension umax vaut :
E R2
u max = R 2 i 2 avec i 2 = -------------------- , d’où : u max = -------------------- E.
R2 + R3 R2 + R3
b) L’étude correspond à la décharge d’un condensateur initialement chargé sous la tension umax à tra-
vers une résistance R = R1 + R2 .
La constante de temps vaut τ′ = ( R 1 + R 2 )C et nous avons alors :
t R2 – ---t-
– ----
u ( t ) = u max e τ′ = -------------------- Ee t′ , avec t¢ = ( R 1 + R 2 )C.
R2 + R3
141
Exercices
KA_MPSI.book Page 142 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 3
En régime permanent, les tensions aux bornes des condensateurs sont constantes et les courants qui y circulent
sont nuls (les condensateurs se comportent comme des interrupteurs ouverts).
a) Tout le courant passant dans R1 passe dans R2 comme si R1 iC = 0
i
le condensateur n’était pas présent. D’après le théorème de
division de tension, on a : i
R2 u
u = -------------------- E. E R2 C
R1 + R2
i iC = 0 R2
u
i=0
u1
d) Comme les courants dans C1 et C2 sont nuls, tout le cou-
rant passant dans R1 passe dans R2 comme si aucun conden-
sateur n’était présent. D’après le théorème de division de i C1 = 0 C1 i C2 = 0
i
tension, on a :
i R1 i
ER 1 ER 2
u 1 = -------------------- et u 2 = -------------------- .
R1 + R2 R1 + R2 E R2 C2 u2
u1
e) Comme la tension u2 est constante, le courant dans R2 est i=0
nul. La tension u2 se retrouve alors aux bornes de R1.
Comme la tension u1 est constante, le courant dans R1 est nul C1 R2
et on a : E R1 C2 u2
u2 = 0 et u1 = E.
R1 iC2 = 0 R2
i=0
142
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 143 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 4
200
A.N. R = ------------------------------------------------- = 1,05 ⋅ 10 7 Ω = 10,5 MΩ .
47 ⋅ 10 –6 × ln --------
4,5
3
Exercice 5
a) La loi des mailles donne l’équation différentielle vérifiée par l’intensité i du courant :
di L di E
L ----- + Ri = E, soit : ---- ----- + i = ---- .
dt R dt R
Lors de l’établissement du courant dans la bobine, l’intensité i suit la loi d’évolution :
E – --
t
L
i ( t ) = ---- 1 – e τ , avec τ = ---- .
R R
La tension aux bornes de la résistance R a pour expression :
– --
t – ------
Rt
u R = Ri = E 1 – e τ = E 1 – e L .
On en déduit la valeur de l’inductance L :
u
------ = – ln 1 – -----R- , d’où : L = – ---------------------------- = 50 mH .
Rt Rt
L E u
ln 1 – ------R-
E
143
Exercices
KA_MPSI.book Page 144 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
D’après la loi de conservation de l’énergie dans le circuit, l’énergie dissipée par effet Joule dans la
résistance R entre l’instant t = 0 et l’instant t = 2 ms vaut donc :
J = g – mag = 0,38 mJ .
Exercice 6
En régime permanent, le courant est constant, la tension aux bornes de chaque bobine est donc nulle (une bobine
se comporte comme un fil).
R1
i i
a) La tension aux bornes de R2 est nulle. i R2 = 0
Tout le courant passe donc dans l’inductance :
E E R2
i = ------- .
R1
R1
i1 i
b) Comme la tension aux bornes de L est nulle, les résistances R2
et R3 sont en parallèle. D’après la loi des mailles, le courant prin-
cipal i1 vaut :
E E R2 R3
i 1 = --------------------------------- .
R2 R3
R 1 + ------------------- -
R2 + R3
En appliquant le théorème de division de courant, on obtient :
R2 R2 E
i = -------------------- i 1 , soit : i = -------------------------------------------------------- .
R2 + R3 R1 R2 + R1 R3 + R2 R3
c) Les deux bobines se comportent comme des fils. On a donc i1 i2
simplement :
E R1 + R2
i 2 = ------- et i 1 = -------------------- E. R1
R2 R1 R2 E R2
Exercice 7 i
144
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 145 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
L’équation différentielle étant du second ordre, il faut deux conditions initiales pour déterminer les constantes
d’intégration.
La loi d’évolution de la tension u est donc :
u ( t ) = U 0 cos ------------- .
t
LC
L’énergie totale stockée dans le circuit est égale à l’énergie initiale du condensateur. En l’absence de résistance,
cette énergie reste constante car il n’y a pas de perte par effet Joule.
Exercice 8 i
a) Les notations utilisées sont indiquées sur le schéma ci-contre. La loi des
mailles donne : L
di du C u
u = L ----- + Ri, avec i = – C ------ .
dt dt
R
Le condensateur C est étudié en convention générateur : il ne faut pas oublier le signe
« – » dans l’expression de i.
145
Exercices
KA_MPSI.book Page 146 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
L’équation différentielle étant du second ordre, il faut deux conditions initiales pour déterminer les constantes
d’intégration.
– La loi d’évolution de la tension u est donc :
1
u ( t ) = U 0 ( w 0 t + 1 )e – w0 t , avec ω 0 = ------------ .
LC
L’allure de la courbe u ( t ) est :
u
U0
t
0 1
------
ω0
c) • La loi d’évolution de l’intensité i est :
du U0
i = – C ------ = CU 0 ω 0 t e –ω0 t , soit : i ( t ) = ------- te – w0 t .
2
dt L
En régime critique, l’intensité i croît au début de la décharge du condensateur, puis décroît jusqu’à
s’annuler. Le maximum de i est donné par :
di U0 U0 1
----- = ------- e –ω0 t – ------- ω 0 t e –ω0 t = 0, soit : t = ------ .
dt L L ω0
146
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 147 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
di d2u
D’après la relation entre i et u, ----- = 0 ⇔ -------2- = 0. Le maximum de i est donc point d’inflexion pour u.
dt dt
i
U0
-------------
-
Lω 0 e
t
O 1 2
------ ------
ω0 ω0
L’énergie magnétique emmagasinée dans la bobine est nulle au début et à la fin de la décharge du condensateur
( i ( 0 ) = 0 et i ( ∞ ) = 0 ).
Exercice 9
a)
147
Exercices
KA_MPSI.book Page 148 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 10
Le montage est identique à celui des exercices 8 et 9. Pour un raisonnement complet, se reporter à la question a)
et au début de la question b) de l’exercice 8.
• En régime apériodique, le discriminant ∆ du polynôme caractéristique est positif. Celui-ci admet
donc deux racines réelles :
R″ R″ 2 1 R″ R″ 2 1
r 1 = – ------- + ---------2- – -------- et r 2 = – ------- – ---------2- – -------- .
2L 4L LC 2L 4L LC
148
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 149 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercices de niveau 2
Exercice 11
du
1) a) Quand l’interrupteur est fermé, il circule le courant : i = C ------ . La tension aux bornes de la
dt
du .
résistance vaut : u R = Ri = RC ------ La loi des mailles nous donne alors :
dt
du
E = u + RC -------, avec τ = RC.
dt
b) – La solution particulière constante de l’équation différentielle est : u 2 = E.
t
– --
– La solution de l’équation homogène est : u 1 = Ae τ .
– La solution générale de l’équation différentielle est donc :
t
– --
u = u 1 + u 2 = E + Ae τ , avec τ = RC.
– La tension aux bornes du condensateur est continue, d’où :
u ( t = 0 ) = U 0 = E + A, soit : A = U 0 – E.
La loi d’évolution de la tension u s’écrit donc :
t
– --
u ( t ) = E + ( U 0 – E )e t , avec t = RC.
c) L’allure de la courbe est la suivante (cas U 0 E et cas U 0 E ) :
u u
U0
E
U0 E
0 τ t 0 τ t
Si la fém E du générateur est supérieure à la tension initiale U0 du condensateur, celui-ci se charge ; si la fém E du
générateur est inférieure à la tension initiale U0 du condensateur, celui-ci se décharge.
du U 0 – E – -t- E – U 0 – -t-
i ( t ) = C ------ = – C -----------------e τ = ----------------- e t .
dt τ R
e) L’énergie dissipée par effet Joule au cours de la charge vaut :
+∞ (E +∞
t → +∞ +∞ – U 0 ) 2 – 2-----t τ ( E – U 0 ) 2 – 2----τ-t
J = ∫t =0 J dt = ∫0 Ri( t )2dt = ∫0 R
- e τ d t = – --- ------------------------
------------------------
2 R
- e
0
1
= --- C ( E – U 0 ) 2 .
2
Comme la loi d’évolution de l’intensité est exponentielle, le calcul direct est assez simple.
149
Exercices
KA_MPSI.book Page 150 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
i R i R′
K
iC
E C u R′
du u
On a : i C = C ------ et i R′ = ------ , d’où d’après la loi des nœuds :
dt R′
du u
i = i C + i R′ = C ------ + ------ .
dt R′
La loi des mailles donne alors l’équation différentielle :
Pour la mettre en évidence, il faut récrire l’équation différentielle sous la forme canonique :
RR′ du R′
-------------- C ------ + u = -------------- E.
R + R′ dt R + R′
150
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 151 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
R′
---------------- E
R + R′
0 τ′ t
2
La tension aux bornes de la résistance R′ vaut en effet : u = R′i R′ , d’où : ui R′ = R′i R′ .
Ei = R i 2 + R ′ i R ′ + ----- --- C u 2 .
2 d 1
dt 2
La puissance fournie par le générateur est dissipée par effet Joule dans les résistances R et R′ et sert
à faire varier l’énergie emmagasinée dans le condensateur.
On pourrait calculer tous les termes intervenant dans ce bilan et les intégrer pour obtenir les énergies correspon-
dantes, car on connaît u et i (donc i R′ ).
Exercice 12
a) L’interrupteur K′ étant ouvert, le circuit est un circuit RL alimenté par un générateur de fém E.
La loi d’évolution de l’intensité i lors de l’établissement du courant dans la bobine est alors :
t
E – -- L
i ( t ) = ---- 1 – e t , avec t = ---- .
R R
Lorsque le régime permanent est atteint, le courant dans la bobine est constant et la tension à ses
bornes est nulle. On a donc :
E
I = ---- .
R
151
Exercices
KA_MPSI.book Page 152 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
b) Quand l’interrupteur K′ est fermé, la résistance équivalente branchée en série avec l’inductance
L est :
RR′ L di E
R eq = ----------------, d’où : -------- ----- + i = -------- .
R + R′ R eq dt R eq
La solution générale de cette équation différentielle s’écrit :
t
E – ---- L
i ( t ) = -------- + Ae τ′ , avec τ′ = -------- .
R eq R eq
Le courant dans la bobine est continu, donc à t = 0, on a :
E E E E E
i ( 0 ) = I = ---- = -------- + A, d’où : A = ---- – -------- = – ------ .
R R eq R R eq R′
La loi d’évolution de l’intensité i est alors :
t t
E ( R + R¢ ) E – ---- L ( R + R¢ )
i ( t ) = E ---- + ------ – ------ e τ = --------------------------- – ------ e t¢ , avec
1 1 E – --
t¢ = -------------------------- .
R R′ R′ RR¢ R¢ RR¢
En régime permanent, l’intensité devient :
E ( R + R¢ )
I¢ = E ---- + ------ = --------------------------- .
1 1
R R′ RR¢
Exercice 13
a) On note i2 le courant dans la résistance R2. D’après la loi des nœuds, la résistance R3 est donc
traversée par le courant i + i 2 .
R3 R2 R1
i2 L i
i + i2
maille 1 : E = R 2 i 2 + R 3 ( i + i 2 )
di .
maille 2 : R 2 i 2 = R 1 i + L ----
d
-
t
En reportant i2 de la deuxième équation dans la première, on obtient l’équation différentielle vérifiée
par l’intensité i :
( R2 + R3 )
E = R 3 i + ------------------------ R 1 i + L ----- .
di
R2 dt
R 1 R 3 ( R 2 + R 3 )L di
E = R 1 + R 3 + -------------
- i + ----------------------------- ----- .
R2 R2 dt
( R 2 + R 3 )L di R2 E
------------------------------------------------------ -.
- ----- + i = ------------------------------------------------------
R 1 R 2 + R 1 R 3 + R 2 R 3 dt R1 R2 + R1 R3 + R2 R3
152
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 153 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
( R 2 + R 3 )L
La constante de temps est τ = ------------------------------------------------------
- et la solution particulière constante (régime
R1 R2 + R1 R3 + R2 R3
permanent) vaut :
R2 E
I = -------------------------------------------------------- .
R1 R2 + R1 R3 + R2 R3
Compte tenu des conditions initiales ( i ( 0 ) = 0 ), on obtient donc :
t
– --
i(t) = I 1 – e t .
1
• L’énergie magnétique initialement emmagasinée dans la bobine est : --- LI 2 .
2
Le circuit ne comporte pas de générateur. Au cours de l’arrêt du courant, l’énergie magnétique de la
bobine est entièrement dissipée par effet Joule dans les résistances R1 et R2.
R2 E 2
J = --- LI 2 = --- L -------------------------------------------------------- .
1 1
2
2 R1 R2 + R1 R3 + R2 R3
Un raisonnement physique simple permet de répondre à la question posée sans aucun calcul.
Exercice 14
a) La diode joue le rôle de court-circuit. La loi des mailles donne l’équation différentielle vérifiée par
l’intensité i :
di L di
L ----- + Ri = 0 ou ---- ----- + i = 0.
dt R dt
b) Quand on ouvre K, le courant i′ = i 0 circule dans la diode et la tension à ses bornes vaut
u′ = V S . La loi des mailles donne l’équation différentielle vérifiée par i :
L di V
---- ----- + i = – ------S , tant que i 0.
R dt R
La solution générale de cette équation s’écrit :
t
V – -- L
i = – ------S + Ae τ , avec τ = ---- .
R R
153
Exercices
KA_MPSI.book Page 154 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Le courant dans le circuit ne peut pas prendre de valeurs négatives. Il s’annule quand toute l’énergie magnétique
initialement emmagasinée dans la bobine a été dissipée dans le circuit.
L’intensité i du courant s’annule à l’instant t0 tel que :
t0
VS
= 0, d’où : t 0 = – τ ln ----------------- = t ln 1 + ------- .
– ----
τ E
– V S + ( E + V S )e
E + V S V S
Pour t t 0 , le courant reste nul. On peut représenter l’évolution de l’intensité i au cours du temps :
i
E
I = ----
R
t
0 t0
VS
– ------
R
L’énergie magnétique de la bobine s’est dissipée par effet Joule dans la résistance R, mais aussi dans la diode qui
reçoit une puissance positive (quand i 0, on a : v ′i ′ = V S i 0 ).
Exercice 15
On cherche à combiner les égalités (1), (2) et (3) pour obtenir l’équation différentielle vérifiée par u.
154
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 155 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
À l’instant t = 0, tout le courant débité par le générateur traverse la branche contenant le condensateur.
u ( 0 ) = 0 ⇒ A = 0.
du E B E
------ ( 0 ) = ------ ⇒ ------ = ------ , d’où : B = E.
dt 2τ 2τ 2τ
En régime permanent, la bobine se comporte comme un fil et court-circuite la branche contenant le condensateur.
Tout le courant débité par le générateur traverse donc la bobine.
155
Exercices
KA_MPSI.book Page 156 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
L L
On a : τ = RC = --- , d’où : LC = --- × RC = τ 2 .
R R
Le polynôme caractéristique s’écrit alors :
r 1 3
r 2 + -- + ----2- = 0, avec ∆ = – ----2- 0.
τ τ τ
Le polynôme admet donc deux racines complexes conjuguées (régime pseudo-périodique) :
1 3
r = – ------ ± j ------- .
2τ 2τ
La solution générale de l’équation différentielle est de la forme :
t
A cos ------- t + B sin ------- t .
– ------ 3 3
u(t) = e 2τ
2τ 2τ
On détermine les constantes A et B grâce aux conditions initiales :
u ( 0 ) = 0 ⇒ A = 0.
du i(0) E 3B E 2E
------ ( 0 ) = – ---------- = – ---- ⇒ ------------ = – ---- , d’où : B = – ------- .
dt C τ 2τ τ 3
Exercice 16
t
E – -- L
i 1 ( t ) = ---- 1 – e t , avec τ = ---- .
R R
• Le circuit RC contenant le condensateur est soumis à l’échelon de tension E. Lors de la charge du
condensateur ( u ( 0 ) = 0 ), on a donc :
t
– --
u ( t ) = E 1 – e t , avec τ = RC.
On en déduit l’expression de i2 :
t t
du 2 CE – -- E – --
i 2 ( t ) = C --------- = --------e τ = ----e t .
dt τ R
• On obtient alors l’intensité totale i d’après la loi des nœuds :
E
i ( t ) = i 1 ( t ) + i 2 ( t ) = ---- .
R
156
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 157 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
u(0) = E ⇒ B = E
du i1 ( 0 ) E B E
------ ( 0 ) = – ------------ = – --------- ⇒ A – ---- = – --------- , d’où : A = 0.
dt C RC τ RC
Exercice 17
E
• La solution particulière constante est : u 2 ( t ) = ---- .
2
L’équation sans second membre s’écrit :
d 2 u 2 du 2
--------2- + --- ------ + ----2- u = 0,
dt τ dt τ
2 2 4
de polynôme caractéristique : r 2 + --- r + ----2- = 0, avec ∆ = – ----2- 0.
τ τ τ
Le polynôme admet deux racines complexes conjuguées :
1 1
r = – --- ± j --- .
τ τ
157
Exercices
KA_MPSI.book Page 158 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
E
t
t
u ( t ) = ---- 1 – e t cos -- + sin -- .
– -- t
2 t t
E
----
2
t
0 τ τ 3τ 2τ
--- ------
2 2
b) En régime permanent, la tension u aux bornes du condensateur et l’intensité i dans la bobine sont
constantes :
u = U et i = I.
Le condensateur se comporte alors comme un interrupteur ouvert et la bobine comme un fil. Le mon-
tage est équivalent au schéma simple ci-dessous :
R i=I
E R u=U
Exercice 18
158
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 159 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
u ( 0 ) = 0 ⇒ E + A + B = 0.
du 1
------ ( 0 ) = --------- ( v ( 0 ) – u ( 0 ) ) = 0 ⇒ Ar 1 + Br 2 = 0.
dt RC
On en déduit donc :
r2 5+3 5
A = --------------- E = – -------------------- E
r 1 – r 2 10
r1 3 5–5
B = – --------------
r – r
- E = -------------------- E.
10
1 2
d 2 u ω 0 du 2 2
En variables réduites, on a : -------2- + ------ ------ + ω 0 u = ω 0 E.
dt Q dt
159
Exercices
KA_MPSI.book Page 160 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercices de niveau 3
Exercice 19
T du
a) • Si t ∈ nT ; n T + ---- , on a : e ( t ) = E, d’où : RC ------- + u = E.
2 dt
T du
• Si t ∈ nT + ---- ; ( n + 1 ) T , on a : e ( t ) = 0, d’où : RC ------- + u = 0.
2 dt
T
b) Pour t ∈ 0 ; ---- , on est dans le cas de la charge du condensateur d’un circuit RC, initialement
2
déchargé, soumis à l’échelon de tension E. On a donc :
– --
t
u ( t ) = E 1 – e t , avec τ = RC.
– ------
T
On en déduit : u 0 = u ---- = E 1 – e 2t .
T
2
T
c) Pour t ∈ ---- ; T , on est dans le cas de la décharge d’un condensateur chargé sous la tension u0
2
T
à l’instant ---- . On a donc :
2
T
– --- t – ----
1 T
τ 2
------ – -t-
u ( t ) = u0 e = E e 2t – 1 e t .
T T
Dans l’expression de u, on introduit un décalage temporel de --- car la décharge commence à t = --- .
2 2
T
– ------ – T
----
On en déduit : v 1 = u ( T ) = E e 2t – e t .
Le condensateur n’étant pas initialement déchargé, on n’a pas A n = – E. En outre, on tient compte du décalage
temporel de nT.
160
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 161 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
T
• Pour t ∈ nT + ---- ; ( n + 1 ) T , on est dans le cas de la décharge d’un condensateur initialement
2
chargé sous la tension un . On a donc :
– --- t – nT + ----
1 T
t 2
u ( t ) = un e .
À l’instant t = ( n + 1 )T, on obtient :
T
– ------
u [ ( n + 1 )T ] = v n + 1 = u n e 2t .
e) Les limites U et V des suites ( u n ) et ( v n ) vérifient les équations :
T T
T
– ------ τ
– ----
2τ
– ------
U = E + ( V – E )e 2τ U1 – e = E1 – e
⇒
T
– ------
2τ
T
– ------
V = Ue V = Ue 2τ
On en déduit donc :
T T T
– ------ – ------ – ----
1 – e 2t e 2t – e t .
U = E -------------------
T
- et V = E -------------------------
T
-
– ---- – ----
1– e t 1–e t
t
O T T
nT nT + ---- ( n + 1 )T ( n + 1 )T + ---- ( n + 2 )T
2 2
En régime oscillatoire permanent, on peut considérer le temps écoulé suffisamment grand pour que les limites U et
V soient atteintes.
Exercice 20
a) • La lampe étant éteinte, le circuit est un circuit RC alimenté par un générateur de fém E. Comme
le condensateur est initialement déchargé, on a :
t
– --
u ( t ) = E 1 – e t , avec t = RC.
161
Exercices
KA_MPSI.book Page 162 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Rr r
La constante de temps du circuit est τ′ = ------------C et la solution particulière constante u 2 = ------------E.
R+r r+R
La solution générale de l’équation différentielle est :
( t – ta )
r – ----------------
u = ------------E + Ae τ′ .
r+R
On tient compte dans l’expression de u du décalage temporel t a .
À l’instant t = ta , on a :
r
u ( ta ) = Va , soit : A = V a – ------------E.
r+R
On en déduit donc :
( t – ta )
u ( t ) = ------------- E + V a – ------------- E e t¢ , avec
r r – ----------------- Rr
t′ = -------------C.
r+R r+R R+r
• La lampe s’éteint si u V e . Il suffit donc que :
r
-------------E V e .
R+r
c) On suppose les deux conditions précédentes réalisées. On peut donc distinguer différentes phases.
• Si t ∈ ]0 ; t a [ , alors le condensateur se charge. Il existe un instant te tel que u ( t e ) = V e :
V
t e = – RC ln 1 – ------e .
E
• Si t ∈ ]t a ; t e′ [ , alors le condensateur se décharge et la lampe s’éteint quand t = t e′ tel que :
( t e′ – t a )
V – ----------- r
-E
r r – --------------------
τ′
e
r + R
u ( t e′ ) = V e = ------------ E + V a – ------------ E e , soit : t e′ = – τ′ ln ----------------------------- – t a .
r+R r+R V – ----------- r
-E
a r+R
• Si t ∈ ]t e′ ; t e′ + t a [ , alors le condensateur se charge à nouveau dans les mêmes conditions que pré-
cédemment, etc. On peut donc définir la période T du phénomène par :
V – -------------E r
a r+R E – Ve
T = t e¢ – t e = t¢ ln -------------------------------- + t ln ----------------- .
V – -------------Er E – V a
e r+R
u
E
Va
Ve
r
------------E
R+r te ta t e′
0 t
période T
162
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 163 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 21
La première demi-période correspond à l’établissement du courant dans la bobine, la seconde à l’arrêt du courant
dans la bobine.
L’allure de l’évolution de i ( t ) sur les quatre premières périodes est représentée ci-dessous :
i
E
----
R
t
0
T T 3T 2T 5T 3T 7T 4T
---- -------- -------- --------
2 2 2 2
c) On se place maintenant en régime périodique permanent. L’intensité du courant varie entre les
valeurs Im et IM au cours d’une période T.
T
• Si t ∈ nT ; n T + ---- , la solution de l’équation différentielle posée à la question 2) a) est :
2
( t – nT )
E – --------------------
τ L
i ( t ) = ---- + Ae , avec τ = ---- .
R R
163
Exercices
KA_MPSI.book Page 164 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
– À l’instant t = nT, on a :
E E
i ( nT ) = I m = ---- + A, soit : A = I m – ---- (1)
R R
T
– À l’instant t = nT + ---- on a :
2
T T
i nT + ---- = I M = ---- + Ae 2τ , soit : A = I M – ---- e 2τ
T E – ------ E ------
(2)
2 R R
T
• Si t ∈ nT + ---- ; ( n + 1 ) T , la solution de l’équation différentielle posée à la question 2) a) est :
2
t – nT + ----
T
2
– --------------------------------------
τ L
i(t) = A′e , avec τ = ---- .
R
T
On tient compte dans l’expression de i du décalage temporel nT + --- .
2
T
– À l’instant t = nT + ---- , on a :
2
i nT + ---- = I M = A′
T
(3)
2
– À l’instant t = ( n + 1 )T, on a :
T
– ------
i [ ( n + 1 )T ] = I m = A′e 2τ (4)
IM
Im
t
T T
nT nT + ---- ( n + 1 )T ( n + 1 )T + ----
2 2
164
Chapitre 4 : Régimes transitoires
KA_MPSI.book Page 165 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
CHAPITRE
5 Signaux
sinusoïdaux
Introduction
Ce chapitre constitue une courte introduction à l’étude des circuits linéaires en régime
sinusoïdal forcé. Les définitions données seront alors réinvesties en exercices ou en
travaux pratiques.
Plan du chapitre 5
A. Description des signaux sinusoïdaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166
1. Écriture d’un signal sinusoïdal. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166
2. Analyse de Fourier d’un signal périodique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167
3. Notations complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167
B. Observation de signaux sinusoïdaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
1. Visualisation à l’oscilloscope . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
2. Mesures et comparaison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170
Méthodes
L’essentiel ; mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173
Énoncés des exercices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 176
Indications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 176
Solution des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177
165
KA_MPSI.book Page 166 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1. Ce qui équivaut à R = 0, donc où α est le coefficient d’amortissement du circuit. Si α est nul1, alors les oscilla-
au cas d’un circuit LC série. tions du circuit ne sont pas amorties et on a :
u C ( t ) = E [ 1 – cos ( ω 0 t ) ], avec ω0 pulsation propre2.
2. On rappelle que la pulsation
propre ω0 vaut : La tension uC aux bornes du condensateur s’écrit alors comme la différence de
1 deux termes (fig. 1) :
ω 0 = ---------- .
LC – une tension continue E ;
– une tension sinusoïdale Ecos(ω0 t).
Définition 1
3. Le signal S peut être une Le signal électrique S3 est sinusoïdal si son évolution au cours du temps
tension ou une intensité. peut s’écrire sous la forme (fig. 2) :
S ( t ) = S 0 cos ( wt + f ) .
S
166
Chapitre 5 : Signaux sinusoïdaux
KA_MPSI.book Page 167 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
167
Cours
KA_MPSI.book Page 168 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
S0 2 S
S0 S1 S2
0 π π 3π 2π
------- ---- ------- ------ t (s)
2ω ω 2ω ω
–S0
–S0 2
dS dS dS dIm [ S ]
------- = jωS 0 e jωt = jωS ( t ) et ------- = ------- + j --------------------- .
dt dt dt dt
168
Chapitre 5 : Signaux sinusoïdaux
KA_MPSI.book Page 169 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
B. Observation de signaux
sinusoïdaux
voie
A B.1. Visualisation à l’oscilloscope
L’oscilloscope permet de visualiser en temps réel les tensions mesurées aux
D uAB bornes des dipôles d’un circuit (fig. 4). Pour une bonne observation des
signaux, il est nécessaire d’effectuer différents réglages.
B B.1.1 - Les réglages initiaux
;;
169
Cours
KA_MPSI.book Page 170 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
170
Chapitre 5 : Signaux sinusoïdaux
KA_MPSI.book Page 171 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
voie 1
voie 2
Solution
• Les deux signaux sont centrés verticalement. L’élongation maximale de la voie 1 est donc de
3 carreaux et celle de la voie 2 est de 2 carreaux. En tenant compte des calibres de chaque voie, les
amplitudes des deux signaux valent :
A 1 = 3 carreaux × 2 V/carreaux = 6 V
et
A 2 = 2 carreaux × 50 mV/carreaux = 100 mV = 0,1 V .
• Pour les deux signaux, les deux premiers maxima sont distants de 4,5 carreaux. En tenant compte
de la base de temps, la période T des signaux (synchrones) vaut :
1
T = 4,5 × 1 ms/carreau = 4,5 ms , d’où : f = -------------------------
- = 2,2 ◊ 10 2 Hz .
4,5 × 10 –3
• La voie 2 est décalée vers la droite par rapport à la voie 1, donc φ 0 (retard de phase). On mesure
environ 0,7 carreaux de décalage entre les deux courbes. Comme la période correspond à
4,5 carreaux, on a donc :
0,7
φ = 360 × -------- = 56°, soit : φ = – 56°.
4,5
(Cette mesure n’est pas très précise du fait de l’incertitude sur le repérage des courbes à l’écran.)
171
Cours
KA_MPSI.book Page 172 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
2A 2 sin ( φ ) 2A 2
2A 1 sin ( φ )
2A 1
p p
f = 0 0 f --2- f = ---
2
p
--- f p f = p
2
Fig. 9 - Le déphasage φ est compris entre –π et +π.
172
Chapitre 5 : Signaux sinusoïdaux
KA_MPSI.book Page 173 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
M thodes
L’essentiel
✓ Description d’un signal sinusoïdal
• Le signal électrique S est sinusoïdal si son évolution au cours du temps
peut s’écrire sous la forme :
173
Méthodes
KA_MPSI.book Page 174 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
2A 1 sin ( φ )
2A 1
Mise en œuvre
Méthode n° 1
Comment mesurer un déphasage ?
Deux signaux sinusoïdaux de même fréquence qui n’atteignent pas leur maximum en même temps
sont déphasés. Comment mesurer le déphasage φ entre ces deux signaux ?
➜ Savoir faire
➜ Application
Mesurer le déphasage entre u(t) et i(t) (visualisé à un coefficient multiplicateur près) sur l’oscillo-
gramme représenté ci-dessous.
u(t)
5 V 20 mA i(t)
5 ms
0 t (ms)
174
Chapitre 5 : Signaux sinusoïdaux
KA_MPSI.book Page 175 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Solution
➊ On mesure une période de 8 carreaux pour les deux signaux soit :
T = 8 × 5 ms = 40 ms.
➋ On mesure des instants de passage à la valeur maximale (premier maximum de u et premier
maximum de i ) :
• t u = 20 ms pour la tension ;
• t i = 27,5 ms pour l’intensité.
➌ Le déphasage entre la tension u (t) et l’intensité i (t) vaut donc :
tu – ti 20 ⋅ 10 –3 – 27,5 ⋅ 10 –3
φ = ------------- × 360 = -------------------------------------------------------
- × 360 = –67,5°,
T 40 ⋅ 10 –3
3p
soit : f = – ------ (i est en retard sur u).
8
u(t)
5 V 20 mA i(t)
5 ms T
0 tu ti t (ms)
175
Méthodes
KA_MPSI.book Page 176 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercices
Niveau 1 Quelles sont les amplitudes des signaux, leur fré-
quence et l’avance de phase de la voie 2 sur la voie 1 ?
Indications
Ex. 1 a) Bien penser aux contraintes imposées par la Ex. 2 On ne visualise à l’écran qu’une demi-période
synchronisation sur la voie 1. des signaux.
b) Avant de tracer l’ellipse, dresser un tableau de Ex. 3 Déduire graphiquement sin φ de l’ellipse
valeurs. obtenue.
176
Chapitre 5 : Signaux sinusoïdaux
KA_MPSI.book Page 177 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
a) La fréquence des signaux est f = 1 000 Hz, donc leur période vaut :
1 1
T = --- = -------------- = 1 ms.
f 1 000
Représentons sur un même graphe l’allure des deux courbes en tenant compte des calibres des voies :
amplitude (carreau)
2
fenêtre voie 2
1 de l’écran
–2 voie 1
voie 2
voie 1
À l’oscilloscope, la base de temps est la même sur les deux voies. En revanche, les calibres sont choisis indépen-
damment.
b) Pour tracer la courbe XY, avec les calibres utilisés, nous allons dresser un tableau de valeurs.
π π π π 2π 3π 5π
wt 0 --- --- --- --- ------ ------ ------ π
6 4 3 2 3 4 6
177
Exercices
KA_MPSI.book Page 178 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
En mode X-Y, il faut tenir compte des calibres propres à chaque voie.
Exercice 2
Le décalage entres des deux voies est 1 carreau et une période des signaux occupe 2 × 6 = 12 carreaux, d’où la
valeur de φ.
• Nous pouvons reporter point par point les valeurs de X et Y pour tracer la courbe XY. Nous obte-
nons la courbe suivante :
178
Chapitre 5 : Signaux sinusoïdaux
KA_MPSI.book Page 179 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 3
2A 1 sin φ
2A 1
L’énoncé précise que la voie 2 est en avance sur la voie 1, ce qui permet de déterminer le signe du déphasage φ. Sans
cette indication, il serait impossible de conclure quant au signe de φ.
179
Exercices
KA_MPSI.book Page 180 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
KA_MPSI.book Page 181 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
CHAPITRE
Plan du chapitre 6
A. Observations expérimentales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182
1. Montage expérimental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182
2. Observation de la tension aux bornes du condensateur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182
3. Observation du courant dans le circuit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182
B. Étude de la tension uC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182
1. Régime transitoire – Régime permanent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182
2. Utilisation des nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184
3. Expressions en variables réduites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186
4. Étude de la résonance tension. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187
5. Solution complète de l’équation différentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 190
C. Étude du courant dans le circuit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191
1. Régime transitoire – Régime permanent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191
2. Utilisation des nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192
3. Étude de la résonance intensité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193
4. Bande passante du circuit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 194
D. Aspect énergétique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195
1. Conservation de l’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195
2. Interprétation physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195
3. Interprétation énergétique de Q . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 196
Méthodes
L’essentiel ; mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197
Énoncés des exercices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 201
Indications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202
Solution des exercices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 203
181
KA_MPSI.book Page 182 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
A. Observations expérimentales
A.1. Montage expérimental
Le montage permettant d’observer le régime permanent sinusoïdal est cons-
i K titué d’une bobine d’inductance L, d’un conducteur ohmique de résistance R
(incluant éventuellement la résistance r de la bobine) et d’un condensateur de
uR capacité C montés en série.
R
Le circuit est alimenté par un générateur idéal de tension sinusoïdale de fém
E(t) = E0cos(ω t), relié au circuit RLC par un interrupteur K (fig. 1). Pour t 0,
E(t) le condensateur est déchargé et l’interrupteur K est ouvert. À l’instant t = 0, on
L uL
ferme l’interrupteur : le générateur débite alors un courant dans le circuit.
B. Étude de la tension uC
i K Y1
B.1. Régime transitoire – Régime permanent
C
B.1.1 - Équation différentielle vérifiée par uC
Pour t 0, la tension aux bornes de l’interrupteur K est nulle et la loi d’addi-
L
E(t) tion des tensions s’écrit :
Y2 du C d 2 uC
E ( t ) = u R + u L + u C , avec u R = RC ----------- et u L = LC ------------
-.
dt dt 2
R uR
La tension uC aux bornes du condensateur d’un circuit RLC série soumis à
la tension sinusoïdale E ( t ) = E 0 cos ( ωt ) vérifie l’équation différentielle du
second ordre à coefficients constants avec second membre :
Fig. 3 - Branchements des d 2 uC du C
voies Y1 et Y2 sur le circuit pour - + RC -----------
LC ------------- + u C = E 0 cos ( wt ).
visualiser E(t ) et i (t). dt 2 dt
182
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 183 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
183
Cours
KA_MPSI.book Page 184 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
d 2 u2 du 2
LC ------------
- + RC - + u 2 = E ( t ) = E 0 e jwt .
---------
dt 2 dt
2. On a : D’après ce qui précède, cette équation admet pour solution particulière la
u 2 = Re ( u 2 ) et u 2′ = Im ( u 2 ) . fonction complexe2 :
u 2 ( t ) = u 2 ( t ) + ju 2′ ( t ) = U 0 cos ( ωt + φ ) + jU 0 sin ( ωt + φ ),
3. Dans cette écriture, U0 est que l’on peut écrire plus simplement3 :
le module du complexe U 0
u 2 ( t ) = U 0 e j ( ωt + φ ) = U 0 e jωt , où U 0 = U 0 e jφ est l’amplitude complexe.
( U 0 = U 0 ) et φ est son argument
φ = arg ( U 0 ) .
La solution particulière sinusoïdale u2 est la partie réelle de la solution par-
ticulière u 2 de l’équation différentielle complexe associée à l’équation dif-
férentielle réelle :
u 2 = U 0 cos ( wt + f ) = Re [ u 2 ( t ) ], avec u 2 ( t ) = U 0 e jwt .
E0
U 0 = ----------------------------------------------------- .
– LCw + jRCw + 1 2
184
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 185 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
185
Cours
KA_MPSI.book Page 186 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
d2 uC du C d2X dX
Équation - + RC ----------
LC ------------ - + uC m ----------
- + f -------- + kX
différentielle dt 2 dt dt 2 dt
= E 0 cos ( ωt ) = F 0 cos ( ωt )
1 k
Pulsation propre ω 0 = ------------- ω0 = ----
LC m
186
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 187 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Coefficient R 1 f 1f
α = -------------- = --- RCω 0 α = --------------- = --- --- ω 0
d’amortissement 2Lω 0 2 2mω 0 2k
Facteur 1 1
Q = ------- Q = -------
de qualité 2α 2α
F
Solution E 0 e jωt -----0- e jωt
uC = ---------------------------------------------------
- k
complexe X = ------------------------------------------
– LCω 2 + jRCω + 1 m 2 f
– ----ω + j --- ω + 1
k k
Amplitude com- F
w E0 -----0-
plexe avec x = ------ U 0 = --------------------------------- k
w0 1 – x 2 + 2jαx X 0 = ---------------------------------
1 – x 2 + 2jαx
F
E0 -----0-
Amplitude réelle U 0 = ------------------------------------------------ k
( 1 – x 2 ) 2 + 4α 2 x 2 X 0 = ------------------------------------------------
( 1 – x ) 2 + 4α 2 x 2
2
Phase à l’origine π 1 – x2 π 1 – x2
φ = – --- + Arctan -------------- φ = – --- + Arctan --------------
des temps 2 2αx 2 2αx
Régime sinusoï-
u C ( t ) = U 0 cos ( ωt + φ ) X ( t ) = X 0 cos ( ωt + φ )
dal permanent
187
Cours
KA_MPSI.book Page 188 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1 1
• Deuxième cas : α ------- ≈ 0,7 (c’est-à-dire Q ------- ≈ 0,7 ).
2 2
U
On peut tracer le réseau de courbes y = ------0- = g α ( x ) paramétrée par le coef-
E0
ficient d’amortissement α, c’est-à-dire par le facteur de qualité Q (fig. 6).
Dans tous les cas, on a : y ( 0 ) = 1 et y ( 1 ) = Q.
U0
-------
E0 g1
2,0 -4
1,5
g1
-------
1,0 2
g1
1/ 2
0,5
U max Fig. 6 - Allure des courbes g1 , g 1 et g 1 . L’ordonnée du point d’abscisse 1 est égale au
------ --
------------
- 2 4
8 E0 facteur de qualité Q.
6
4
2 B.4.2 - Courbe des maxima
1 1
0 0,1 0,3 0,5 0,7 0,9 Pour α ------- (ou Q ------- ), la courbe U 0 ( x ) passe par un maximum :
x max 2 2
Fig. 7 - Courbe des maxima E0
U max = --------------------------- , pour x = x max = 1 – 2α 2 .
Umax (x max ), au facteur E 0 près. 2α 1 – α 2
188
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 189 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
On peut alors tracer la courbe des maxima par l’ensemble des points d’abs-
cisse xmax et d’ordonnée Umax . En éliminant le paramètre α entre xmax et Umax ,
1. Les calculs à effectuer pour on obtient l’équation cartésienne1 de cette courbe (fig. 7) :
obtenir l’expression de Umax en
fonction de x max ne sont pas E0
compliqués. U max ( x max ) = -------------------------- , avec x max ∈ [ 0 ; 1 ] .
4
1 – x max
On déduit de cette expression que :
U max → ∞ quand x max → 1, c’est-à-dire quand α → 0 (ou Q → ∞ ).
Pour cette raison, on peut aussi définir le facteur de qualité Q comme le fac-
2. On a : U0 = QE0 pour x = 1, teur de surtension du circuit 2 :
c’est-à-dire pour ω = ω 0 .
U 0 (w 0 )
Q = ------------------- , où ω 0 est la pulsation propre du circuit.
E0
U
------0-
E0
4,0
g1 ⁄ 8
3,0 g1 ⁄ 6
2,0
g1 ⁄ 4
1,0
Fig. 8 - Allure des courbes g 1/4 , g 1/6 et g 1/8 . Plus Q augmente, plus la surtension à
la résonance est grande.
189
Cours
KA_MPSI.book Page 190 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
φ (rad)
0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 4,5 5,0 x
π
– ---
2
h1 ⁄ 4
h1 ⁄ 2
h1
–π
π
Fig. 10 - Allure des courbes h 1 , h 1 ⁄ 2
et h 1 ⁄ 4 . L’ordonnée du point d’abscisse 1 est – --- .
2
190
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 191 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
3 2 3
A = 0 et ------- B + E 0 = 0, d’où : B = – ----------- E 0 .
2 3
La tension uC aux bornes du condensateur vaut donc :
1
u C ( t ) = E 0 sin ( w 0 t ) – ----------e 2 sin ------- w 0 t .
2 3 – --- w0 t 3
3 2
En posant x = ω 0 t, on peut tracer la courbe d’équation (fig. 11) :
1
u
y = -----C- = sin x – ----------- e 2 sin ------- x .
2 3 – --- x 3
E0 3 2
y
1
0,5
0 5 10 15 20 25 x
–0,5
–1
191
Cours
KA_MPSI.book Page 192 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
π 1 – LCω 2
φ′ = --- + φ, d’où : φ′ = Arctan ------------------------- .
2 RCω
192
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 193 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
I0
- = g Q ( x ) paramétrée par le fac-
On peut tracer le réseau de courbes y = ---------
I max
teur de qualité Q (fig. 13).
I0
----------
I max 1,0
g1 ⁄ 4
0,8
0,6
g 1/ 2
0,4
g1
0,2
193
Cours
KA_MPSI.book Page 194 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1,0
0 0,5 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 4,5 5,0 x
h1 h 1/ 2
π
– ---
2
Fig. 14 - Allure des courbes h 1 , h 1 ⁄ 2
et h 1 ⁄ 4 . L’ordonnée du point
d’abscisse 1 est nulle.
194
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 195 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
D. Aspect énergétique
D.1. Conservation de l’énergie
Dans le circuit, l’addition des tensions s’écrit :
di
E ( t ) = u R + u L + u C , soit : E ( t ) = Ri + L ------ + u C .
dt
du C
1. Le générateur est étudié en Pour passer à une égalité en puissance1, on multiplie par i = C ----------- :
convention générateur : on fait
dt
donc apparaître la puissance di du C
fournie. Le conducteur ohmique,
E ( t )i ( t ) = Ri 2 + Li ------ + C ----------- u C ,
dt dt
la bobine et le condensateur sont
étudiés en convention récepteur : ce qui peut aussi s’écrire :
on fait donc apparaître les
d --- Li 2 d --- Cu C
1 1 2
puissances reçues.
2 2
E ( t )i ( t ) = Ri 2 + ------------------------ + --------------------------- . (1)
dt dt
– Le terme E ( t )i ( t ) est la puissance Pg positive fournie par le générateur idéal
de tension sinusoïdale aux bornes du circuit RLC série.
– Le terme Ri 2 est la puissance PJ positive reçue par le conducteur ohmique
et dissipée par effet Joule.
1
– Le terme --- Li 2 représente l’énergie magnétique Emag emmagasinée par la
2
bobine.
1 2
– Le terme --- Cu C représente l’énergie électrostatique Eélec emmagasinée par
2
le condensateur.
La puissance électrique fournie par le générateur est dissipée par effet Joule
dans le conducteur ohmique et sert à faire varier l’énergie électromagnétique
2. On peut définir l’énergie Eélecmag emmagasinée dans le circuit2 :
électromagnétique emmagasinée
dans le circuit comme la somme dE mag dE élec
- + --------------- .
P g = P J + ---------------
de l’énergie magnétique dt dt
emmagasinée dans la bobine et
de l’énergie électrostatique
emmagasinée dans D.2. Interprétation physique
le condensateur :
Eélecmag = E mag + E élec . Lorsque le régime sinusoïdal permanent est établi, la tension uC aux bornes
du condensateur et l’intensité i du courant dans le circuit sont des fonctions
périodiques du temps (de période T imposée par la source de tension). Il est
alors plus commode de travailler sur des valeurs moyennes que sur des valeurs
instantanées.
Définition 2
Sur l’intervalle [ 0 ; T ], la valeur moyenne de la grandeur G fonction
périodique du temps, notée <G>, est définie par :
1 T
<G> = ----
T ∫0 G ( t ) dt.
3. Comme uC et i sont périodiques En régime sinusoïdal permanent, on a donc3 :
de période T, u C (0) = u C (T) et
d --- Li 2 d --- Li 2
i(0) = i (T). 1 1
2 1 T 2 1 1 T
< ----------------------- > = ----
dt T ∫0 ----------------------- dt = ---- --- Li 2
dt T 2 0
= 0.
195
Cours
KA_MPSI.book Page 196 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
d --- Cu C d --- Cu C
1 2 1 2
2 1 T 2 1 1 2 T
< -------------------------- > = ----
dt T ∫0 -------------------------- dt = ---- --- Cu C
dt T 2 0
= 0.
1
1. On a : < cos2 ( ωt ) > = -- et En passant aux valeurs moyennes, l’égalité (1) s’écrit donc 1 :
2
1 2
< sin2 ( ωt ) > = -- . En effet, l’aire RI 0
2
comprise sous les deux courbes
<E ( t )i ( t )> = <Ri 2 > = --------- , car i ( t ) = I 0 cos ( ωt + φ′ ).
2
est la même sur une période T :
< cos2 ( ωt ) > = < sin2 ( ωt ) > et
cos2 ( ωt ) + sin2 ( ωt ) = 1. En régime sinusoïdal permanent, la puissance moyenne fournie par le géné-
rateur est entièrement dissipée par effet Joule dans la résistance.
1 Lω 1 1 L
Q = ------- = ----------0- avec ω 0 = ------------ , d’où : Q = ---- ---- .
2α R LC R C
Propriété 3
Le facteur de qualité Q est proportionnel au rapport de l’énergie électro-
magnétique emmagasinée dans le circuit par l’énergie perdue par effet
Joule au cours d’une oscillation électrique à la résonance intensité :
E élecmag
Q = 2p ---------------------
E perdue
196
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 197 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
M thodes
L’essentiel
✓ Résonance tension du circuit RLC série
• La tension uC aux bornes du condensateur d’un circuit RLC série soumis
à la tension sinusoïdale E ( t ) = E 0 cos ( ωt ) vérifie l’équation différen-
tielle du second ordre :
d 2 uC du C
LC -------------
2
- + RC ----------- + u C = E 0 cos ( wt ).
dt dt
– La solution u1 de l’équation homogène correspond au régime transi-
toire (cf. chapitre 4).
– La solution particulière sinusoïdale u2 correspond au régime sinusoïdal
permanent. Elle est la partie réelle de la solution u 2 de l’équation diffé-
rentielle complexe associée :
E0 E0
U 0 = U = ---------------------------------------------------------------- ou U 0 = ---------------------------------------
-
0
( 1 – LCω 2 ) 2 + ( RCω ) 2 x2
( 1 – x ) + ------2-
2 2
Q
f = arg ( U ) = – --π- + Arctan 1 – LCω 2
------------------------- ou
π 1 – x2
φ = – --- + Arctan Q -------------- .
0 2 RCω 2 x
On utilise le facteur de qualité :
Lw 0 w
Q = ----------- et x = ------ ,
R w0
1
avec w 0 = ------------- pulsation propre (cf. chapitre 4).
LC
1 1
– Si le facteur de qualité Q est élevé ( Q ------- ou α ------- ), alors l’oscilla-
2 2
teur entre en résonance tension pour la pulsation :
1 2Q 2
w max = w 0 1 – ----------2- et U max = ------------------------E 0 .
2Q 4Q 2 – 1
Plus Q est élevé, plus la pulsation ωmax est proche de la pulsation propre
ω0 et plus la surtension Umax aux bornes du condensateur à la résonance
est grande ( U max ≈ QE 0 ).
197
Méthodes
KA_MPSI.book Page 198 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
U0
-------
E0
2,0
U0 ( w0 )
Q = -------------------
E0
1,0
1/ 2
0,5
0 1,0 x
du 2
avec [ i 2 ( t ) ] = I 0 e jwt et i 2 = C ---------- = jCwu 2 .
dt
• L’amplitude réelle I 0 est le module de l’amplitude complexe I 0 et la phase à l’origine des temps
φ′ est son argument ( I 0 = I 0 e jφ′ ) :
I max
I 0 = I 0 = CwU 0 = -----------------------------------------
-.
1 2
2
1 + Q x – ---
x
p 1 – x .
2
f¢ = arg ( I 0 ) = --2- + f = Arctan Q -------------- x
• L’oscillateur entre en résonance intensité pour la pulsation propre ω 0 . L’amplitude maximale
vaut :
E0
I max = ------ .
R
• La bande passante d’un circuit est définie par la différence :
∆ω = ω 2 – ω 1 ,
I max
où ω 1 et ω 2 sont les pulsations de coupure I 0 ( ω 1 ) = I 0 ( ω 2 ) = ---------
- ).
2
Pour un circuit RLC série, on a :
Plus le facteur de qualité Q est élevé, plus la bande passante ∆ω est petite et plus la résonance
intensité du circuit est aiguë.
198
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 199 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
I0
----------
I max 1,0
0,8
0,6
0,4
0,2
x
0 1,0 2,0 3,0 4,0 5,0
Mise en œuvre
Méthode n° 1
Comment utiliser les nombres complexes pour étudier
un circuit en régime sinusoïdal forcé ?
Soit un circuit linéaire soumis à une excitation sinusoïdale de pulsation ω. On se propose d’uti-
liser les nombres complexes pour déterminer la solution sinusoïdale permanente de l’équation.
➜ Savoir faire
Cette solution s’accompagne d’une solution sans second membre transitoire de durée τ caractéristique.
Au bout de quelques τ, la solution sinusoïdale permanente perdure seule.
199
Méthodes
KA_MPSI.book Page 200 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➜ Application i
Donner l’expression de l’amplitude du courant i(t) qui
parcourt le circuit schématisé ci-contre en fonction de la R uR
pulsation ω du générateur de tension :
e ( t ) = E cos ( ωt )
L uL
Solution
➊ La loi des mailles conduit à l’équation différentielle :
di L di E
e ( t ) = u R + u L = Ri + L ----- , d’où : ---- ------ + i = ---- cos ( wt ).
dt R dt R
➋ L’équation complexe associée est :
Ld i E E
---- ------- + i = ---- e = ---- e jωt .
R dt R R
➌ On injecte i ( t ) = I 0 e j ( ωt + φ ) dans cette équation :
L E
---- jωI 0 e j ( ωt + φ ) + I 0 e j ( ωt + φ ) = ---- e jωt .
R R
➍ On factorise l’amplitude complexe I 0 = I 0 e iφ et on simplifie :
200
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 201 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercices
Niveau 1 f (Hz) 0 300 500 600 700
U0
Ex. 1 Résonance intensité ------- 1 1,07 1,15 1,15 1,10
E0
On effectue l’étude de la résonance intensité d’un cir-
cuit RLC série. Le générateur de tension sinusoïdale
branché à ses bornes délivre une tension d’amplitude f (Hz) 800 1 000 1 200 1 500
constante E 0 = 6 V. On s’intéresse au régime sinu-
soïdal permanent. Quand on fait varier la fréquence, U0
------- 1 0,73 0,51 0,32
on observe que l’intensité du courant passe par un E0
maximum d’amplitude I 0max = 60 mA pour la fré-
quence f 0 = 1 590 Hz. a) Tracer la courbe de résonance tension.
Pour la fréquence f = 3 000 Hz, l’amplitude de b) Quel est l’ordre de grandeur de la fréquence de
l’intensité est 36 mA. résonance ? La détermination est-elle précise ?
a) Déterminer la pulsation propre ω0 du circuit. c) Estimer le facteur de qualité Q.
b) Déterminer le facteur de qualité Q et le coefficient d) Déterminer, en exploitant la fréquence de 800 Hz,
d’amortissement α. la fréquence de résonance fr et la fréquence propre f0
c) Exprimer les grandeurs L, R et C. du circuit.
e) En déduire les grandeurs L et R.
201
Exercices
KA_MPSI.book Page 202 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
en fonction de x′.
Vérifier que la loi obtenue est la même que celle de
R u l’amplitude réelle U C0 de la tension aux bornes du
E1 E2 C condensateur en fonction de x.
Quelle conclusion peut-on en tirer pour le tracé des
courbes de résonance ?
Indications
Ex. 1 b) Connaître l’expression de l’amplitude I 0 en Ex. 3 c) Connaître l’expression de l’amplitude U0 à
ω la résonance tension.
fonction de la variable x = ------ et du facteur de
ω0
qualité Q. Ex. 5 b) Utiliser les nombres complexes pour étu-
dier le régime sinusoïdal permanent.
Ex. 2 a) Lorsque le facteur de qualité Q est élevé, la Ex. 6 a) Déterminer les constantes d’intégration
pulsation à la résonance tension est très proche de la
grâce aux conditions initiales sur la solution com-
pulsation propre ω0.
plète.
d) Connaître l’expression de l’amplitude U0 en fonc-
ω b) Utiliser les nombres complexes pour étudier le
tion de la variable x = ------ et du facteur de qualité Q. régime sinusoïdal permanent.
ω0
202
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 203 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
I max 2
---------- - –1
I max
2 2 I0
2 1
1 + Q x – --- = ---------- , soit : Q = --------------------------------- .
x I0 1
x – ---
x
1
A.N. Q = 0,983 ; a = -------- = 0,509.
2Q
c) • À la résonance intensité, on a :
E E0
I max = -----0- , d’où : R = ----------- = 100 W .
R I max
• On déduit L de l’expression du facteur de qualité Q :
Lω QR
Q = ----------0- , d’où : L = --------- = 9,83 mH.
R w0
• On déduit C de l’expression de la pulsation propre ω0 :
1 1
ω 0 = ------------ , d’où : C = ----------2- = 1,02 µF.
LC Lw 0
Il faut parfaitement connaître les expressions des variables réduites ω0 , λ, α et Q, et savoir les utiliser judicieuse-
ment en fonction des données de l’énoncé.
Exercice 2
203
Exercices
KA_MPSI.book Page 204 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Contrairement à la résonance intensité, la résonance tension ne se fait pas pour une pulsation égale à la pulsation
propre ω0 .
b) Plus la résonance est aiguë, plus la fréquence de résonance est voisine de la fréquence propre :
f 0 ≈ f r = 800 Hz, d’où : w 0 = 2p f 0 = 5 027 rad ◊ s –1 .
2 1
c) On a : LCω 0 = 1, d’où : L = -----------2- = 0,198 H.
Cw 0
2
On préfère souvent retenir l’expression de la pulsation propre ω0 sous la forme LCω 0 = 1.
Lω Lw 0
Par ailleurs : Q = ----------0- , d’où : r = ----------- = 79,6 W .
r Q
ω
d) • L’amplitude de U0 s’écrit en fonction de la variable x = ------ et du facteur de qualité Q :
ω0
E0
U 0 = ---------------------------------------- .
x2
( 1 – x 2 ) 2 + ------2-
Q
ω f
Pour f = 1 600 Hz, on a : x = ------ = ---- = 2, d’où : U 0 = 5,92 V .
ω0 f0
On retrouve bien le résultat expérimental.
• L’avance de phase φ est donnée par la relation :
π 1 – x2
φ = – --- + Arctan Q -------------- = – 3,08 rad, soit : f = –177°.
2 x
Exercice 3
U0
a) -------
E0
1
0,5
f (Hz)
0 500 1 000 1 500
b) La fréquence de résonance est de l’ordre de 500 à 600 Hz. La détermination n’est pas très précise.
204
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 205 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
U------0-
2Q 2
= ------------------------ = 1,15.
E 0 max 4Q 2 – 1
4Q 4 – ( 1,15 ) 2 ( 4Q 2 – 1 ) = 0.
2
Q 4 – ( 1,15 ) 2 Q 2 + -----------
1,15
= 0.
2
Lω 0 Lw 0
Par ailleurs : Q = ----------- , d’où : R = ----------- = 250 W .
R Q
Exercices de niveau 2
Exercice 4
1 Lw 0 1 L 1 1
a) On a : w 0 = ------------- ; Q = ----------- = ---- ---- et pour Q ------- , ω r = ω 0 1 – ----------2- .
LC R R C 2 2Q
On en déduit :
1 R2C 1 R2
w r = ------------ 1 – ----------- = -------- – ---------2- .
LC 2L LC 2L
2 1
b) Quand C varie, pour vérifier une relation linéaire, il faut tracer f r en fonction de ---- . En effet :
C
R2
ω r = 2πf r , d’où : f r = --------2- -------- – ---------2- .
2 1 1
4π LC 2L
205
Exercices
KA_MPSI.book Page 206 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 5
dv v di
a) Notons v la tension aux bornes du condensateur. On a : i = C ------- + ---- et u = L ------ + Ri + v.
dt R dt
On obtient l’équation différentielle :
d 2 v L dv
u = LC ---------2- + ---- ------- + RC ------- + v + v.
dv
dt R dt dt
d2v
u = LC ---------2- + ---- + RC ------- + 2v.
L dv
dt R dt
L
b) On a : ---- = RC = τ , d’où : LC = τ 2 .
R
L’équation différentielle vérifiée par v peut alors s’écrire :
d2v dv
τ 2 ---------2- + 2τ ------- + 2v = u ( t ).
dt dt
dv
La tension appliquée étant sinusoïdale, on utilise les notations complexes et on remplace ------- par jωv
dt
d2v
et ---------2- par – ω 2 v . On a donc :
dt
v [ – ω 2 τ 2 + 2jωτ + 2 ] = u , avec u = U 0 e jωt .
u u
-.
- = ---------------------------------------------------
v = ---------------------------------------
2 – ω τ + 2jωτ2 2 j [ 2ωτ – j ( 2 – ω 2 τ 2 ) ]
On factorise le dénominateur par j pour simplifier le calcul à venir de la phase φ. En effet, la partie réelle du déno-
minateur ( 2 – ω 2 τ 2 ) change de signe avec ω, alors que la partie imaginaire 2ωτ est toujours positive. Par cette
astuce, on pourra aboutir à une formule valable pour toutes les valeurs de ω 0.
V0 (V)
U
------0-
2
ω (rad · s–1)
0
206
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 207 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
p 2 – w2t2
f = – --- + Arctan --------------------- .
2 2wt
φ est aussi une fonction décroissante de ω , variant de φ = 0 pour ω = 0 à φ = – π pour ω → + ∞ .
2 – ω2τ2 1 ωτ
On peut aussi écrire : --------------------- = ------- – ------- , somme de deux fonctions décroissantes. Comme la fonction Arctan
2ωτ ωτ 2
est croissante, elle conserve le sens des variations.
2
φ (rad) -------
τ
ω (rad · s–1)
0
π
– ---
2
–π
Exercice 6
di u du
a) Pour t 0, on a : E 2 = L ------ + u , avec i = ---- + C ------- .
dt R dt
On applique une fois la loi des mailles et une fois la loi des nœuds au circuit étudié.
207
Exercices
KA_MPSI.book Page 208 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Pour déterminer la solution particulière sinusoïdale u 2 ( t ), on utilise toujours les nombres complexes.
U 20
---------
U 20 1
= --------- ------- = ------- ≈ 1,15.
2
E 0 max E 0 2 3
208
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 209 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
0 1 1 x
-------
2
φ (rad) 1
0 x
π
– ---
2
–π
Exercices de niveau 3
Exercice 7
209
Exercices
KA_MPSI.book Page 210 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
du C
En notations complexes, on remplace e ( t ) par e ( t ) = E 0 e jωt et u C par u C comme ---------- - = jωu C et
dt
d 2 uC
- = – ω 2 u C , on obtient :
------------
dt 2
e E0
-.
- , d’où : U C = ----------------------------------------------
u C = ----------------------------------------------
1 – LCw + jRCw 2 0 1 – LCw 2 + jRCw
du C du C
b) On a : i = C ----------- , d’où : i = C ----------- = jCωu C .
dt dt
On en déduit donc :
jCwe jCwE 0
i = ----------------------------------------------
2
-.
- et I 0 = ----------------------------------------------
1 – LCw + jRCw 1 – LCw 2 + jRCw
c) La relation liant u L à i est :
di
u L = L ------ , d’où : u L = jLωi .
dt
On en déduit donc :
– LCw 2 e – LCw 2 E 0
u L = ----------------------------------------------
- et U L0
= -.
----------------------------------------------
1 – LCw 2 + jRCw 1 – LCw 2 + jRCw
d) On fait apparaître ω0 dans l’expression de U L :
0
ω2
– -----2-E 0
ω0
UL -.
= ----------------------------------------------
0 ω 2 ω
1 – -----2- + jRCω 0 ------
ω ω0
0
Lω 1 ω
Or, Q = ----------0- = ---------------- et x = ------ , d’où :
R RCω 0 ω0
– x 2 E0
-.
U L = ---------------------------
0 x
1 – x 2 + j ----
Q
L’amplitude réelle vaut donc :
x 2 E0
U L0 = U L = ----------------------------------------- .
0
x2
( 1 – x 2 ) 2 + ------2-
Q
1
e) On remplace x par ---- dans l’expression de U L0 :
x′
1
– ------2- E 0
x′ –E0
U L = ----------------------------------- = ----------------------------------- .
0 1 1 x′
1 – ------2- + j ---------- ( x′ 2 – 1 ) + j ----
x′ Qx′ Q
E0
D’où : U L0 = U L = ------------------------------------------- .
0
x′ 2
( 1 – x′ 2 ) 2 + -------2-
Q
D’après la question a), l’amplitude réelle de la tension aux bornes du condensateur vaut :
E0
U C0 = U C = ----------------------------------------- .
0
x2
( 1 – x 2 ) 2 + ------2-
Q
210
Chapitre 6 : Étude du circuit RLC série : résonance
KA_MPSI.book Page 211 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Les fonctions U L0 ( x′ ) et U C0 ( x ) sont identiques, donc les courbes de résonance sont semblables.
On obtient alors le réseau de courbes suivant en fonction de x′ :
U L0
---------
E0
1
Q -------
2
1
Q -------
2
0 1 1 x′
x r′ = 1 – ----------2-
2Q
U L0
---------
E0
1
Q -------
2
1
Q -------
2
0 1 1 x
x r = ------------------------
1
1 – ----------2-
2Q
211
Exercices
KA_MPSI.book Page 212 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
KA_MPSI.book Page 213 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
CHAPITRE
7 Régime sinusoïdal
forcé
Introduction
Pour étudier le régime sinusoïdal permanent d’un circuit RLC alimenté par un générateur
de tension sinusoïdale, nous avons écrit les grandeurs électriques au moyen des nombres
complexes. Dans ce chapitre, nous généraliserons cette technique à un circuit électrique
quelconque en régime sinusoïdal forcé.
Plan du chapitre 7
A. Généralisation des notations complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214
1. Le régime sinusoïdal forcé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214
2. Utilisation des nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214
Méthodes
L’essentiel ; mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 224
Énoncés des exercices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 230
Indications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 232
Solutions des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 233
213
KA_MPSI.book Page 214 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1. Le régime transitoire dépend Lorsque le régime transitoire1 s’achève, le circuit en régime sinusoïdal forcé
des conducteurs ohmiques évolue de manière analogue à la source de tension branchée à ses bornes.
définissant l’amortissement
Dans la suite de ce chapitre, on n’étudiera que de tels régimes.
(cf. chapitre 4).
B. Impédance et admittance
complexes
B.1. Définitions
En régime sinusoïdal forcé, il existe une relation linéaire entre la tension com-
plexe u = U 0 e ( jωt + ϕ ) et l’intensité complexe i = I 0 e ( jωt + ϕ′ ) .
214
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 215 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Définitions 2
• L’impédance complexe Z d’un circuit, homogène à une résistance, est
définie comme le rapport de la tension complexe u aux bornes du circuit
1. Le circuit est étudié en par l’intensité complexe i du courant le traversant1 :
convention récepteur.
u
Z = --- .
i
• De même, l’admittance complexe Y du circuit, homogène à une conduc-
tance, est définie comme l’inverse de l’impédance complexe Z :
i
Y = --- .
u
B.2.2 - Capacité C
du C
i = C ---------- La relation entre la tension uC aux bornes d’un condensateur et l’intensité i
dt C
du courant le traversant est (fig. 4) :
du C du C
I = C ---------- , d’où en notations complexes : i = C ---------- = jCωu C .
uC dt dt
Fig. 4 - Étude d’un condensateur L’impédance complexe Z d’un condensateur de capacité C vaut :
en convention récepteur.
uC 1 i
Z = ------- = ----------- et Y = ------- = jCw.
i jCw uC
B.2.3 - Inductance L
La relation entre la tension uL aux bornes d’une bobine d’inductance L et
i L l’intensité i du courant la traversant est (fig. 5) :
di di
u L = L ----- , d’où en notations complexes : u L = L ------- = jLωi .
di dt dt
u L = L -----
dt
L’impédance complexe Z d’une bobine d’inductance L vaut :
Fig. 5 - Étude d’une bobine en uL i 1
convention récepteur. Z = ------ = jLw et Y = ------ = ---------- .
i uL jLw
215
Cours
KA_MPSI.book Page 216 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Z = Z.
• De même, on définit l’admittance réelle Y d’un circuit, exprimée en sie-
mens (S), comme le module de son admittance complexe Y :
1
Y = Y = ---- .
Z
C. Lois de l’électrocinétique
en complexes
Les lois de l’électrocinétique étudiées pour les dipôles linéaires restent vala-
bles en notations complexes.
216
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 217 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
∑
arrivant
ii = ∑
sortant
i j.
Loi 2
Loi des mailles
Dans une maille, la somme algébrique des différentielles de potentiel com-
plexes mesurées en parcourant complètement la maille dans un sens donné
est nulle :
∑
maille
u i = 0.
Z1 Z2 Zk Zn
Z eq = ∑ Zk
k
i i
⇔
u1 u2 uk un u
u
Fig. 6 - Association série de n impédances complexes et impédance complexe équivalente.
u = ∑k uk = ∑k Zk i = Z eq i , avec Z eq = ∑k Zk .
L’association série de n dipôles d’impédances complexes Z k est équivalente
1. Cette relation n’est pas vraie à un dipôle unique d’impédance complexe1 :
dans le cas général pour les
impédances réelles, modules des Z eq = ∑k Zk .
impédances complexes.
217
Cours
KA_MPSI.book Page 218 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
• Association parallèle
i i
u Z1 Z2 Zk Zn ⇔ u Y eq = ∑ Yk
k
i1 i2 ik in
∑k i k = ∑k Yk u = Yeq u, ∑k Yk = ∑k ------
1 .
i = avec Y eq =
Zk
Théorème 1
Z1 Z2 Diviseur de tension
i Dans l’association série de n impédances complexes Z k , la tension com-
plexe u k aux bornes de l’impédance Z k vaut :
u1
Zk Zk
u u k = ---------u = --------------- u.
Z eq
∑k
Zk
Fig. 8 - Diviseur de tension.
218
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 219 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
A2 i2 ik Ak
219
Cours
KA_MPSI.book Page 220 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Théorème 3
La loi des nœuds exprimée en terme de potentiel s’écrit (théorème de
Millman) :
1 1 1 VA VA VA
V N ------- + ------- + ------- + º = ---------1 + ---------2 + ---------3 + º
Z1 Z2 Z3 Z1 Z2 Z3
D. Étude énergétique
D.1. Puissance instantanée – Puissance moyenne
D.1.1 - Puissance instantanée
La puissance instantanée p d’un dipôle est la puissance reçue par ce dipôle à
l’instant t. En régime sinusoïdal forcé, elle s’écrit :
p ( t ) = u ( t )i ( t ), avec u ( t ) = U 0 cos ( ωt + ϕ ) et i ( t ) = I 0 cos ( ωt + ϕ′ ).
220
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 221 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
221
Cours
KA_MPSI.book Page 222 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
I0
d’où : I eff = ------- .
2
π
d’où : φ = arg ( Z ) = – --- et cos ( φ ) = 0.
2
La puissance moyenne dissipée dans un condensateur est nulle.
• L’impédance complexe d’une bobine d’inductance L vaut :
Z = jLω,
π
d’où : φ = arg ( Z ) = --- et cos ( φ ) = 0.
2
La puissance moyenne dissipée dans une bobine est nulle.
222
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 223 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
223
Cours
KA_MPSI.book Page 224 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
∑
arrivant
ii = ∑
sortant
i j (loi des nœuds).
∑
maille
u i = 0 (loi des mailles).
224
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 225 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
• Si un nœud N du circuit est relié à n impédances Z k non nulles, la loi des nœuds exprimée en
termes de potentiels s’écrit (théorème de Millman) :
1 1 1 VA VA VA
V N ------- + ------- + ------- + º = ---------1 + ---------2 + ---------3 + º
Z1 Z2 Z3 Z1 Z2 Z3
✓ Aspect énergétique
• La puissance instantanée p d’un dipôle est la puissance reçue par ce dipôle à l’instant t. En
régime sinusoïdal forcé, c’est une fonction de période moitié de la période T de la source.
• En régime sinusoïdal forcé, la puissance moyenne est définie comme la valeur moyenne de
la puissance instantanée p sur une période T des oscillations :
1 T
= 〈 p ( t )〉 = ----
T ∫0 p ( t )dt = Ueff Ieff cos f.
U I0
– Les termes U eff = ------0- et I eff = ------
- sont respectivement la valeur efficace de la tension
2 2
sinusoïdale u et de l’intensité sinusoïdale i.
– Le terme cosφ est le facteur de puissance du circuit, où φ = arg ( Z ) est l’avance de phase
de la tension u sur l’intensité i.
• La puissance moyenne dissipée dans un condensateur ou dans une bobine est nulle.
Mise en œuvre
Méthode n° 1
➜ Savoir faire
➊ Découper une période du signal en petits intervalles de temps de façon à disposer d’une
expression de u ( t ) sur chacun de ces intervalles.
➋ Identifier les zones de la courbe qui conduisent à une même valeur de l’intégrale u 2 ( t )dt. ∫
Graphiquement, deux portions de courbes symétriques par rapport à l’axe horizontal ou par
rapport à un axe vertical conduisent à une intégrale u 2 ( t )dt identique. ∫
225
Méthodes
KA_MPSI.book Page 226 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➌ Calculer l’intégrale de u 2 ( t ) sur une période. Ce calcul est simplifié en prenant en compte
les contributions identiques de certains intervalles de temps.
➍ Calculer la valeur efficace U eff du signal et son facteur de forme f :
1 T U eff
U eff = ----
T ∫0 u2 ( t )dt et f = --------- .
U0
➜ Application
Déterminer la valeur efficace du signal triangulaire suivant :
u (V)
+ U0
T 2T
---- --------
2 3
0 T T t (s)
----
3
– U0
Ce signal est dissymétrique, puisque le temps de montée est plus long que le temps de descente.
;
Solution
;;;;;
;;;;;
T
;
; ;;;;; ;
t ∈ 0 ; ----
3
;
;;;;;
;;;
;
;
;;;;;
;;;;;
T T
T
---- 2T
-------- t ∈ ---- ; ----
3 2
;
;
2
;
3
0 T T T 2T
---- t ∈ ---- ; --------
;
3 2 3
2T
;
t ∈ -------- ; T
3
;
➋ Les zones et d’une part, et d’autre part conduisent à une même valeur de u 2 ( t )dt. ∫
T
----
226
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 227 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
6 t – ----
T T
t – ---- 2
2
u ( t ) = – U 0 × ------------- = – U 0 × --------------------- .
T T
----
6
L’intégrale à calculer vaut donc :
2T
--------
3 3
T
2 t – ----
36U 0 2
2T 2 2T
-------- 36U 0 --------
3 T 2
∫ ∫
3 2
u ( t )dt = -------------
-T
t - --------------------
– ---- dt = ------------- ,
T
---- T2 ---- 2 T2 3 T
----
2
2 2
d’où :
2T 2
-------- U0 T
∫
3 2
T
u ( t )dt = ------------ .
---- 18
2
Sur une période, il n’est pas utile de calculer les contributions des intervalles et , respecti-
vement égales à celles des intervalles et . L’intégrale totale vaut donc :
2 2 2
T U0 T U0 T U0 T
∫0 u 2 ( t )dt = 2 × -----------
9
- + 2 × ------------ = ------------ .
18 3
➍ On en déduit donc :
2
1 U0 T U 1
U eff = - = ------0-
---- × ----------- et f = ------- .
T 3 3 3
Méthode n° 2
Comment ramener le facteur de puissance d’un dipôle à 1 ?
Un circuit dont le facteur de puissance n’est pas unitaire engendre des effets dissipatifs inutiles dans
son alimentation. On cherche à ramener le facteur de puissance d’un dipôle quelconque à 1 en lui
adjoignant un dipôle correctif placé en parallèle.
➜ Savoir faire
Cette correction n’est a priori valable que pour une pulsation donnée. La valeur à donner à L (ou à C)
dépend donc généralement de ω.
227
Méthodes
KA_MPSI.book Page 228 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➜ Application A
Quel dipôle doit-on associer à un circuit RC série pour rendre le facteur
de puissance de l’ensemble égal à 1 ? R
Solution
C
➊ La résistance R et le condensateur C sont associés en série, donc :
B
1 jRCω + 1
Z cir = R + ---------- = ------------------------ .
jCω jCω
1
➋ On a : tan φ = – ------------- 0 . L’argument de Z cir est toujours négatif (quelle que soit la valeur de la
RCω
pulsation ω).
➌ On associe le circuit RC en parallèle à une bobine d’inductance L :
A
R
L
C
B
jLω R + -----------
1
jCω jLω ( 1 + jRCω ) .
Z eq = -------------------------------------- = ----------------------------------------------
1 1 – CLω 2 + jRCω
jLω + R + ----------
jCω
–1
➎ Pour le numérateur, on a : tan φ N = ------------- .
RCω
RCω
Pour le dénominateur, on a : tan φ D = ------------------------2- .
1 – CLω
1 RCω
Soit : – ------------- = ------------------------2- ⇔ 1 – CLω 2 = – ( RCω ) 2
RCω 1 – CLω
1 + R2C2w2 .
⇔ L = ------------------------------
-
Cw 2
Sur cet exemple, le circuit RC a un effet capacitif. La plupart des circuits industriels comportent des moteurs
électriques, et donc des bobines. Leur comportement est ainsi souvent inductif, et on ramène leur facteur de
puissance à 1 en plaçant une batterie de condensateurs en parallèle.
Méthode n° 3
Comment équilibrer un pont ?
La structure en « pont », très fréquemment rencontrée en électronique, est constituée de quatre
impédances disposées sur un carré. Cette structure est alimentée par un générateur placé sur une
diagonale ; elle est équilibrée lorsque les potentiels des deux autres sommets sont égaux.
➜ Savoir faire
➊ Déterminer, par des ponts diviseurs de tension, les potentiels des deux nœuds à équilibrer.
➋ Égaler ces potentiels et en déduire deux équations, l’une portant sur la partie réelle et l’autre
sur la partie imaginaire de l’égalité.
➌ Déterminer les valeurs des composants qui satisfont aux égalités précédentes.
228
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 229 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➜ Application
Comment choisir les composants R1 , R2 , L et C pour annuler l’intensité dans l’ampèremètre du
circuit ci-dessous ?
C R2
e A
R1 L
Solution
➊ Les potentiels des nœuds situés de part et d’autre de l’ampèremètre sont, en appliquant le théo-
rème de division de tension :
R1 e jLω e
V 1 = ------------------------ et V 2 = ----------------------- .
1 R 2 + jLω
R 1 + -----------
jCω
Ces ponts diviseurs ne sont valables que parce que l’on suppose l’intensité dans l’ampèremètre nulle. Si ce
n’était pas le cas, la résistance R1 ne serait pas en série avec le condensateur, pas plus que la résistance R2
avec la bobine L.
⇔ R 1 R 2 – ---- + j ( R 1 Lω – R 1 Lω ) = 0.
L
C
➌ La condition donnée par la partie imaginaire est systématiquement vérifiée. Celle donnée par la
partie réelle impose :
L
R 1 R 2 = ---- .
C
Cet équilibrage est valable pour toutes les valeurs de la pulsation ω. Dans le cas général, les relations obte-
nues font intervenir la pulsation ω et l’équilibrage n’est valable que pour une fréquence donnée.
229
Méthodes
KA_MPSI.book Page 230 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercices
Niveau 1 h) R
i C
Ex. 1 Calculs d’impédances
Déterminer l’impédance complexe Z des montages R L
ci-dessous. En déduire l’impédance réelle Z et
l’avance de phase φ de la tension sur le courant.
u
a) R C
i i R
i)
b) R L u C L
i
c) R C
i L Ex. 2 Diviseur de tension
a) On étudie le circuit RLC série où la tension appli-
quée est e en notations complexes. On mesure la
u
tension aux bornes du condensateur.
R
d) i R L
u R C e C uC
R C
i
f)
e R C u
L
u C
R
Ex. 3 Résonance intensité
Déterminer l’intensité i dans un circuit RLC série
i alimenté par un générateur de tension e .
g)
C
Ex. 4 Circuit RLC parallèle
u L
R a) Exprimer la tension u aux bornes du circuit sché-
matisé ci-après. En déduire i R .
230
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 231 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
i iL R C
M
iR iC A B
u
R
u R C L N
C
e
Vérifier que l’étude de la résonance tension u (ou de la
résonance courant i R dans la résistance), lorsqu’on
Ex. 7 Amélioration du facteur de puissance
applique un courant sinusoïdal en notation complexe
Un moteur fonctionnant sous une tension efficace
i = I 0 e jωt , est identique à celle de la résonance cou-
U = 200 V à la fréquence f = 50 Hz est modélisable
rant dans le circuit RLC. Exprimer alors ω0 , pulsation par une résistance R en série avec une inductance
propre, et Q′, facteur de qualité du circuit RLC parallèle propre L.
1 La puissance consommée est = 1 000 W, alors
(et α′ = ---------- , coefficient d’amortissement).
2Q′ que l’intensité efficace vaut I = 10 A.
b) Appliquer le théorème de division de courant et a) Déterminer L et R. Que vaut le cosφ ?
déterminer le courant complexe i L en fonction de i . b) Quelle est la capacité C du condensateur à placer
Utiliser ω0 et Q′ (ou α′) et vérifier que l’étude de la en parallèle à ses bornes pour que le facteur de puis-
résonance de i L est la même que celle de la tension u C sance soit égal à l’intensité ?
aux bornes du condensateur. c) On utilise un condensateur de capacité C′ C. Le
facteur de puissance vaut 0,95. Déterminer C′.
Ex. 5 Grandeurs efficaces
Déterminer les grandeurs efficaces des fonctions Ex. 8 Facteur de puissance
périodiques suivantes. Un moteur fonctionne sous une tension efficace
U = 20 V, de fréquence f = 50 Hz. Il est modélisé par
u (V) une résistance R = 3 Ω en série avec une inductance L.
a)
Le courant circulant dans le moteur est I = 4 A.
U0
a) Déterminer l’inductance L, l’impédance réelle Z et
la puissance consommée par le moteur.
b) On place en parallèle avec le moteur deux ampou-
0
-------- t (s)
T T 3T les consommant chacune une puissance de 8 W. Quel
----
2 2 est le facteur de puissance du montage ?
C
Niveau 2 L u
231
Exercices
KA_MPSI.book Page 232 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Niveau 3
Ex. 10 Adaptation d’impédances L charge
a) Un générateur de tension alternative, de tension C Z
efficace E, possède une impédance : Z g = R g + j X g .
Ce générateur est branché sur une charge R
d’impédance : Z = R + j X.
L C R
Déterminer les valeurs à donner à R et X pour que la R
puissance dissipée dans le dipôle Z soit maximale.
b) L’impédance du générateur est Z g = R g . La
Montage 1 Montage 2
charge est représentée sur le schéma ci-après.
Indications
Ex. 1 Appliquer les propriétés liées aux associations Ex. 7 a) La puissance est dissipée dans la résistance.
d’impédance.
b) cosφ = 1 si Z ∈ + .
Ex. 2 Appliquer le théorème de division de tension. Ex. 8 a) La puissance est dissipée dans la résistance.
Ex. 3 Utiliser les variables réduites (cf. chapitre 6). Ex. 9 Appliquer la méthode n° 3 au circuit.
Ex. 4 Utiliser les variables réduites (cf. chapitre 6). Ex. 10 a) Déterminer l’intensité efficace I dans le
circuit.
Ex. 5 Écrire la définition des valeurs efficaces. b) L’adaptation d’impédance correspond à Z = Z g∗ .
232
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 233 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1 1 + jRC ω
a) On a : Z = R + ----------- = -------------------------, d’où :
j Cω jC ω
1
Z = Z = R 2 + --------------
-
C2 w2
π
φ = arg ( Z ) = Arctan ( RC ω ) – --- = – Arctan -------------- .
1
2 RC w
Cette avance de phase est négative quelle que soit la valeur de ω. Le dipôle est globalement capacitif, ce qui est logique
d’après sa constitution ; l’intensité est en avance sur la tension.
b) On a : Z = R + jLω, d’où :
Z = Z = R2 + L2 w2
φ = arg ( Z ) = Arctan -------- .
Lw
R
c) On a : Z = R + j Lω – --------- , d’où :
1
Cω
1 2
Z = Z = R 2 + Lw – -------- -
Cw
1
Lw – -------- -
Cw
φ = arg ( Z ) = Arctan -----------------------
- .
R
Le signe de l’avance de phase est à présent fonction de la pulsation ω. Le comportement global (inductif ou capacitif)
dépend de la pulsation.
1 R ( 2 + jRCω )
d) On a : Z = R + ---------------------- = ----------------------------------, d’où :
1 1 + jRCω
---- + jCω
R
4 + R2 C2 w2
Z = Z = R -------------------------------- -
1 + R2 C2 w2
φ = arg ( Z ) = Arctan -------------- – Arctan ( RCw ).
RCw
2
1 1 1 – R 2 C 2 ω 2 + 3jRC ω
e) On a : Z = R + ----------- + ---------------------- = ------------------------------------------------------------ , d’où :
jC ω 1 jC ω ( 1 + jRC ω )
---- + jC ω
R
1 ( 1 – R 2 C 2 w 2 ) 2 + 9R 2 C 2 w 2 .
Z = Z = ---------- ------------------------------------------------------------------------
-
Cw 1 + R2 C2 w2
233
Exercices
KA_MPSI.book Page 234 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
3 + j RC ω – -------------
1
RC ω
On peut écrire aussi : Z = R ----------------------------------------------------, d’où :
1 + j RCω
1
RCw – ------------- RCw
-
φ = arg ( Z ) = Arctan ---------------------------------- – Arctan ( RCw ).
3
Pour exprimer l’argument d’un nombre complexe, penser à l’écrire de manière à ce que sa partie réelle soit positive.
1 1 – LC ω 2 + jRCω
f) • On a : Y = jC ω + ---------------------- = ------------------------------------------------ , d’où :
R + jL ω R + jL ω
R + jLω
-.
Z = ----------------------------------------------
1 – LCω 2 + jRC ω
On en déduit :
R2 + L2 w2
Z = Z = -.
--------------------------------------------------------------
( 1 – LC w 2 ) 2 + R 2 C 2 w 2
• Pour exprimer arg ( Z ), on modifie son expression de manière à faire apparaître des complexes à
partie réelle positive :
R + jL ω
Z = ------------------------------------------------------------ .
jCω R + j L ω – ---------
1
Cω
On en déduit :
1
Lw p L w – --------- w
-
C
φ = arg ( Z ) = Arctan --------- – --- – Arctan -------------------------- .
R 2 R
1 1 1 jC ω 1 – LCω 2 + jRC ω
g) • On a : Y = ----------- + ---------------------- = ----------- + ------------------------- = ------------------------------------------------ .
jL ω 1 j L ω 1 + jRC ω j L ω ( 1 + jRC ω )
R + -----------
jC ω
D’où :
1 j L ω ( 1 + jRC ω ) .
Z = ---- = ------------------------------------------------
-
Y 1 – LC ω 2 + jRC ω
On en déduit :
1 + R2 C2 w2
-.
Z = Z = L w --------------------------------------------------------------
( 1 – LC w 2 ) 2 + R 2 C 2 w 2
R ---- + j C ω – ---------
C 1 C 1
R ---- + ----------- + jC ω L Lω
L jLω
• Réécrivons Y : Y = ---------------------------------------------- = -------------------------------------------------- .
1 + jRC ω 1 + jRC ω
On en déduit :
C ω – -------- 1
-
Lω
φ = – arg ( Y ) = – Arctan ------------------------- + Arctan ( RC ω ),
RC ----
L
1 – LCw 2
soit : f = Arctan ------------------------- + Arctan ( RC w ).
RC w
1 1 1 jC ω 1 – LC ω 2 + 2jRC ω
h) • On a : Y = ---------------------- + ---------------------- = ---------------------- + -------------------------- = ---------------------------------------------------------- .
R + jL ω 1 R + j L ω 1 + jRC ω ( R + jL ω ) ( 1 + jRC ω )
R + -----------
jC ω
234
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 235 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
D’où :
1 ( R + j L ω ) ( 1 + jRC ω ) .
Z = ---- = ----------------------------------------------------------
Y 1 – LC ω 2 + 2jRC ω
On en déduit :
( R2 + L2 w2 )( 1 + R2 C2 w2 ) .
Z = Z = ---------------------------------------------------------------------
-
( 1 – LC w 2 ) 2 + 4R 2 C 2 w 2
( R + jL ω ) ( 1 + j RC ω )
• Réécrivons Z : Z = ----------------------------------------------------------------- .
j C ω 2R + j L ω – ---------
1
Cω
On en déduit :
1
w p L w – --------- w
φ = arg ( Z ) = Arctan --------- + Arctan ( RC w ) – --- – Arctan ------------------------- .
L C
R 2 2R
1 jL ω
i) On a : Z = R + ----------------------------- = R + -------------------------2- , d’où :
1 1 – LC ω
jC ω + -----------
jL ω
Lw 2
Z = Z = R 2 + ----------------------
-
1 – LC w
Lω
----------------------------------
φ = arg ( Z ) = Arctan R -.
2)
( 1 – LC ω
Exercice 2
a) Un diviseur de tension entre le condensateur d’une part et l’association série {résistance + bobine}
d’autre part donne :
1
----------- e
jC ω
-.
u C = ---------------------------------------- e = ------------------------------------------------
R + jL ω + -----------
1 1 – LC ω 2 + jRC ω
jC ω
On retrouve bien le résultat intermédiaire obtenu dans le chapitre 6 lors de l’étude de la résonance
1 1 L ω0
tension aux bornes du condensateur. En posant ω 0 = ------------ et Q = ------- = ----------- , on a en effet :
LC 2α R
e e ω
- , avec x = ------ .
- = -----------------------------------
u C = ---------------------------------------
ω 2 ω 1 – x 2 + 2ja x ω 0
1 – -----2- + 2jα ------
ω ω0
0
R C
Z1
e R C u
Z2
235
Exercices
KA_MPSI.book Page 236 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Il faut veiller à n’appliquer le diviseur de tension qu’à des dipôles parcourus par le même courant. C’est bien le cas de
Z 1 et Z 2 dans ce circuit.
On en tire :
e e
u = ------------------------------------------------------------------- , d’où : u = ------------------------------------------------------ .
1 + R + ----------- ---- + jC ω 3 + j RC w – --------------
1 1 1
jC ω R RC w
Exercice 3
Exercice 4
236
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 237 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1 1 R ω
Posons : ω 0 = ------------ ; Q′ = --------- = RC ω 0 = ----------- et x = ------ .
LC 2α′ L ω0 ω0
1
On a : Q′ = --- , où Q est le facteur de qualité du circuit RLC série.
Q
On obtient alors :
i
i R = --------------------------------------- .
1 + jQ¢ x – ---
1
x
L’étude de la résonance de i R est analogue à celle de la résonance courant dans le circuit RLC série.
b) Le théorème de division de courant s’écrit :
1
----------- i
jL ω
iL = ---------------------------------------- i = -------------------------------------------- .
1 1 jL ω
---- + jC ω + ----------- 1 – L C ω 2 + -----------
R jL ω R
On a donc, avec les notations réduites :
i
i L = ------------------------------------
2
-.
1 – x + 2ja¢x
L’étude de la résonance de i L est similaire à celle de la résonance tension aux bornes du condensa-
teur dans le circuit RLC série.
Exercice 5
U0
d’où : U eff = ------- .
2
1
Le facteur de forme du signal carré est : f = ------- .
2
b) Deux intervalles définissant une aire identique sous la courbe u 2 ( t ) apparaissent.
237
Exercices
KA_MPSI.book Page 238 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
T t 2U 0 t
• Sur 0 ; ---- , la tension u ( t ) vérifie : u ( t ) = U 0 × ---- = -------------- , soit :
2 T T
----
2
T 2 T 2 2
---- 4U 0 ---- 4U 0 T 3 U0 T
∫0
2
u 2 ( t ) dt = ----------
- ∫0
2 2
t dt = ----------2- ---- = ------------ .
T2 3T 2 6
T
• Sur ---- ; T , l’intégrale de u 2 ( t ) prend une valeur identique d’où :
2
U 0 T U
---- 2 × ------------
1
U eff = - , soit : U eff = ------0- .
T 6 3
1
Le facteur de forme du signal triangulaire est : f = ------- .
3
U0
La relation U eff = ------, valable pour un signal sinusoïdal, n’est pas valable dans le cas général.
2
Exercices de niveau 2
Exercice 1
u1
C
M
A R B
u
C R
N
u2
Nous allons exprimer les tensions u 1 et u 2 par application du théorème de division de tension :
1
-----------
R jRC ω jC ω 1
u1 = ---------------------- e = -------------------------- e et u2 = ---------------------- e = -------------------------- e .
1 1 + jRC ω 1 1 + jRC ω
R + ----------- R + -----------
jC ω jC ω
1 – jRC ω
On a : u = u 2 – u 1 , d’où : u = -------------------------- e .
1 + jRC ω
Cette expression de la tension u n’est valable qu’à vide, c’est-à-dire en l’absence de dipôle branché entre les points M
et N. Si on connecte un dipôle à ces bornes, un courant circule entre les nœuds M et N et le théorème de division de
tension ne s’applique plus.
238
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 239 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Le fait que l’amplitude de la tension u (t ) soit identique à celle du générateur de fém e (t ) justifie le nom de
déphaseur de ce circuit : il n’agit que sur la phase du signal, qu’il est possible de faire varier entre 0 et – π selon la
fréquence ω.
Exercice 2
C’est un dipôle globalement inductif, ce qui était évident d’après sa constitution. Il est logique de ramener son fac-
teur de puissance à 1 à l’aide d’un condensateur.
Lorsque le condensateur de capacité C est placé en parallèle avec le moteur, la nouvelle impédance
vérifie :
1 1 R + jL ω
---- = jC ω + ---------------------, d’où : Z = ------------------------------------------------
-.
Z R + jL ω 1 – LC ω 2 + jRC ω
Le facteur de puissance vaut 1 si Z est un réel positif. L’argument de Z est donc nul. L’argument
du numérateur N est égal à l’argument du dénominateur D. On a :
Lω
N = R + jL ω, d’où : arg ( N ) = Arctan --------- .
R
239
Exercices
KA_MPSI.book Page 240 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
On a :
1
π L ω – -------- ω
-
D = 1 – LC ω 2 + jRC ω = jC ω R + j L ω – --------- , d’où : arg ( D ) = --- + Arctan ------------------------ .
1 C
Cω 2 R
1
ω π L ω – -------- ω
-
On a donc : Arctan --------- = --- + Arctan ------------------------ , d’où :
L C
R 2 R
Lω –R –1
--------- = ------------------------ = ----------------------------- .
R 1 Lω 1
L ω – --------- --------- – --------------
Cω R RC ω
π
On rappelle que : tan --- + α = – ------------ .
1
2 tan α
On en déduit :
L ωL ω
--------- --------- – -------------- = – 1, d’où : C = ---------------------------
1 L
- = 138 m F .
R R RC ω L2 w2 + R2
L
On a aussi C = -----2 , où Z est l’impédance réelle du moteur.
Z
Lorsque le facteur de puissance vaut 1, la même puissance est obtenue avec une intensité plus faible que dans la ques-
tion a). Cela ne change rien pour l’utilisateur du moteur, mais cela diminue les pertes par effet Joule dans le réseau qui
achemine cette intensité.
Le cas tanφ = –0,329 conduit à C′ = 164 µF. Cette valeur de la capacité conduit à un ensemble {moteur//capacité cor-
rectrice} globalement capacitif, et dont le facteur de puissance est également inférieur à 1.
Exercice 3
a) Les valeurs efficaces de la tension U et du courant I circulant dans le moteur permettent de cal-
culer son impédance réelle :
U
Z = ----- = 5 Ω .
I
240
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 241 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
u M L L ⇔ r r
u
L
1 2 r + 2R + 2 jL ω
L’admittance du circuit vaut : Y = --------------------- + --- = -------------------------------------- ,
R + jL ω r r ( R + jL ω )
r ( R + jL ω ) r ( R + jL ω ) ( r + 2R – 2jL ω )
d’où : Z = ------------------------------------------ = -----------------------------------------------------------------------
-
( r + 2R ) + 2jL ω ( r + 2R ) 2 + 4L 2 ω 2
r [ R ( r + 2R ) + 2L 2 ω 2 + jL ωr ] .
= -----------------------------------------------------------------------------
-
( r + 2R ) 2 + 4L 2 ω 2
On a alors :
rLω 50 × 4
tan φ = --------------------------------------------------
- = -------------------------------------2- = 1, d’où : cos f = 0,707.
R ( r + 2R ) + 2 L 2 ω 2 3 × 56 + 2 × 4
Exercice 4
Lorsque le pont est équilibré, les potentiels des points M et N sont égaux. Ces potentiels s’obtiennent
par des diviseurs de tension :
R
-------------------------- R2 e
1 + jRC ω
V M = --------------------------------------- e et V N = -------------------------------- .
R R 2 + r + jL ω
R 1 + --------------------------
1 + jRC ω
L’égalité entre ces potentiels conduit à :
R R2
------------------------------------------------- = --------------------------------.
( 1 + jRC ω )R 1 + R R 2 + r + jL ω
⇔ RR 2 + Rr + jRL ω = R 1 R 2 + jRR 1 R 2 C ω + RR 2
⇔ RR 2 + Rr – R 1 R 2 – RR 2 + j ( RL ω – RR 1 R 2 C ω ) = 0
R1 R2
Rr = R 1 R 2 r = ---------------
⇔ ⇔ R
RL = R R 1 R 2 C L = R R C.
1 2
241
Exercices
KA_MPSI.book Page 242 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 5
a) Afin d’accéder à la puissance dissipée dans l’impédance Z , évaluons le courant qui la traverse.
On a :
e e
i = ----------------- = ----------------------------------------------------- .
Z + Zg ( R + Rg ) + j ( X + Xg )
En assurant Z = Z g∗ , nous faisons en sorte que l’association série de Z et Z g ait une impédance réelle :
( Z + Z g ) = R + R g + j ( X + X g ) = 2R.
Il s’agit en fait de ramener le facteur de puissance de cette association à 1, comme nous avons pu le voir dans la
méthode n° 2.
b) On a (association parallèle) :
1 1 R + jL ω
---- = jC ω + ---------------------, d’où : Z = ------------------------------------------------
-.
Z R + jL ω 1 – LC ω 2 + jRC ω
Comme l’impédance du générateur Z g et celle de la charge Z doivent être conjuguées, on a :
Z = Z ∗g = R g ,
d’où :
R + jL ω = R g ( 1 – LC ω 2 + jRC ω ) = R g ( 1 – LC ω 2 ) + jR g RC ω.
On en déduit :
R
R = R g ( 1 – LC ω 2 ) LC ω = 1 – ------
2 -
⇒ R g
L = R g RC L = R RC.
g
242
Chapitre 7 : Régime sinusoïdal forcé
KA_MPSI.book Page 243 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Si R R g , on obtient finalement :
1 R R
C w = ----------------- × 1 – ------- et Lw = R g R × 1 – ------- .
Rg R R g Rg
L’adaptation d’impédance n’est possible que pour R R g. Elle n’est par ailleurs réalisée que pour une valeur donnée de
la pulsation ω.
c) • Montage 1 :
jL ω ( 1 + jRC ω )
Z = ------------------------------------------------
- = R g,
1 – LC ω 2 + jRC ω
d’où : jL ω ( 1 + jRC ω ) = R g ( 1 – LC ω 2 ) + jRR g C ω
– R L C ω 2 + jL ω = R g ( 1 – LC ω 2 ) + jRR g C ω.
On en déduit finalement, si R R g :
R
L w = R g -------------------
L = RR g C R g–R
⇒
LC ω ( R g – R ) = R g 1
2
C w = --------------------------------
-.
R(R g – R)
• Montage 2 :
R
Z = jL ω + -------------------------- = R g ,
1 + jRC ω
d’où : R = ( R g – jL ω ) ( 1 + jRC ω )
= R g + RLC ω 2 + j ( RR g C – L ) ω.
On en déduit finalement, si R R g :
Rg
L w = R g R × 1 – --------
R = R g + R LC ω 2
R
⇒
R R g C – L = 0 1 Rg
C w = ------------------ × 1 – -------
R
-.
Rg R
243
Exercices
KA_MPSI.book Page 244 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
KA_MPSI.book Page 245 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
CHAPITRE
8 Filtres du premier
ordre
Introduction
Dans ce chapitre, nous allons appliquer les résultats de l’électrocinétique aux circuits
électriques afin d’obtenir la réponse à une excitation. Les circuits électriques sont utilisés
dans un régime de fonctionnement linéaire ; en outre, tout signal périodique est décom-
posable en une somme finie ou infinie de fonctions sinusoïdales. Dans ces conditions, il
est tout particulièrement intéressant d’étudier la réponse d’un circuit à une excitation
sinusoïdale.
Plan du chapitre 8
A. Fonction de transfert d’un quadripôle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 246
1. Dipôles et quadripôles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 246
2. Quadripôles linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 246
3. Fonction de transfert. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 246
4. Le diagramme de Bode . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 248
5. Ordre d’un filtre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 250
6. Bande passante d’un filtre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 250
B. Filtres passifs – Filtres actifs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 252
1. Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 252
2. Amplificateur opérationnel (A.O.) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 253
C. Filtres du premier ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 255
1. Expression de la fonction de transfert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 255
2. Filtre passe-bas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 255
3. Filtre passe-haut . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 258
4. Cas plus général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 261
Méthodes
L’essentiel ; mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 263
Énoncés des exercices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 273
Indications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274
Solution des exercices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 275
245
KA_MPSI.book Page 246 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
ie is
Ae As
source ue us charge
Be Bs
générateur quadripôle récepteur
246
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 247 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
• On obtient en reportant :
Zc 1
U c = ------ U 0 , soit : U c = ------------------------- U 0 .
0 Z 0 1 + jRCω
Cette relation permet d’écrire la fonction de transfert :
1
H ( jw ) = ------------------------- .
1 + jRCw
247
Cours
KA_MPSI.book Page 248 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Définition 3
On définit le gain en puissance GP du quadripôle, exprimé en décibel (dB),
4. Afin de rappeler le choix de la par la relation4 :
notation logarithmique, l’unité de
G p ( w ) = 10 log [ A p ( w ) ], avec AP amplification en puissance.
gain est le décibel de symbole dB
(déci- rappelle le facteur 10).
L’utilisation du gain en puissance nécessite des calculs parfois longs des cou-
rants et des tensions.
• Gain en tension
La puissance moyenne P, dans un circuit, est proportionnelle au carré de la
5. La valeur de la constante de tension U à ses bornes5 :
proportionnalité k dépend de la
nature du circuit. U
P = k U 2 , d’où : G P = 20 log -------s + c te .
Ue
248
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 249 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Définition 4
Le gain en tension G du quadripôle, exprimé en décibel (dB), représente
la dépendance énergétique du filtre :
U
G ( w ) = 20 log ------s- = 20 log H ( w ) , avec H ( ω ) amplification en tension.
Ue
G ( dB ) φ ( rad )
+20 π
0,1 1 10 102 103 f ( Hz ) 0,1 1 10 102 103 f ( Hz )
–1 0 1 2 3 log ( f ) –1 0 1 2 3 log ( f )
–20 –π
Fig. 4 - Sur les graphes, figurent en ordonnées le gain G et la phase φ du montage, et en abscisses
la fréquence f en échelle logarithmique (en haut) et log ( f ) en échelle linéaire (en bas).
• Fréquence et pulsation
Comme ω = 2πf, on a : log ( ω ) = log ( f ) + log ( 2π ). L’utilisation de
l’échelle en pulsation donne le même graphe, mais subissant une translation
2. Dorénavant, nous utiliserons de log ( 2π ) suivant l’axe des abscisses2.
indifféremment l’une ou l’autre
échelle pour tracer le diagramme • Graduation de l’échelle logarithmique
de Bode. Dans une échelle logarithmique, les graduations ne sont pas équidistantes. En
revanche, on retrouve la position d’une graduation grâce à la fonction loga-
rithme. Par exemple, l’intervalle permettant de passer de la fréquence 100 Hz
à la fréquence 1 kHz est le même que celui permettant de passer de la fré-
quence 1 kHz à la fréquence 10 kHz.
249
Cours
KA_MPSI.book Page 250 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
• Décade et octave
– La décade correspond à l’intervalle de fréquences pour passer de la fré-
quence f à la fréquence 10f. Dans le diagramme de Bode, cet intervalle est
1. En effet, on a en abscisses : l’intervalle de longueur 1 (intervalle unité1).
log ( 10f ) – log ( f ) = log ( 10 ) = 1.
– L’octave correspond à l’intervalle de fréquences pour passer de la fréquence
f à la fréquence double 2f. Dans le diagramme de Bode, cet intervalle a pour
2. En effet, on a : longueur log ( 2 ) 2.
log ( 2f ) – log ( f ) = log ( 2 ).
• Pente d’une droite
Dans la représentation du gain en tension G en fonction de log ( f ), la pente
d’une droite est calculée en dB/décade.
Définition 6
On appelle ordre du filtre le degré du polynôme D ( jω ) situé au dénomi-
nateur de la fonction de transfert complexe H.
250
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 251 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Définition 7
1. Il existe parfois deux pulsations On appelle pulsation de coupure ωc la pulsation telle que1 :
de coupure ω c1 et ω c2 .
H max
2. On a en effet : H ( w c ) = -------------- , soit2 : G ( w c ) = G max – 3dB avec G max = 20 log ( H max ).
2
–10 log 2 ≈ – 3.
(À cette pulsation de coupure ωc correspond une fréquence de coupure fc
telle que ω c = 2πf c . )
Cette définition signifie que la puissance fournie par le dipôle est divisée par 2
en passant de la fréquence fmax à la fréquence fc si la charge du quadripôle est
3. En effet, on peut aussi écrire : une résistance3.
G P ( ω c ) = G Pmax – 3dB,
P max A.6.2 - Bande passante
d’où : P s = ---------- .
2 Définition 8
On appelle bande passante d’un filtre l’intervalle de pulsations ∆ω donnant
une amplification (ou un gain) supérieur à la valeur de coupure :
H max
H ( w ) H ( w C ) = -------------
- ou G ( w ) G ( w c ) = G max – 3dB.
2
(À cet intervalle de pulsations ∆ω correspond un intervalle de fréquences
∆f tel que ∆ω = 2π∆f .)
• On suppose que le filtre possède une seule fréquence de coupure fc (fig. 5).
– Si l’amplification est maximum pour une fréquence nulle ou pour une fré-
quence f 0 f c , le filtre ne laisse passer que les fréquences inférieures à fc
(filtre passe-bas). La bande passante est alors : BP ( f ) = f c .
– Si l’amplification est maximum pour une fréquence tendant vers l’infini ou
pour une fréquence f 0 f c , seules les fréquences supérieures à fc ne sont pas
atténuées (filtre passe-haut). On précise alors la fréquence de coupure.
• On suppose que le filtre possède deux fréquences de coupure f c1 et f c2 (fig. 5).
– Si l’amplification est maximum pour une fréquence f 0 comprise entre les
fréquences de coupures ( f c1 f 0 f c2 ), le quadripôle est un filtre passe-
bande de bande passante : BP ( f ) = f c2 – f c1 .
– Si l’amplification est maximum en dehors de la bande de fréquence f c2 – f c1 ,
le quadripôle est un filtre réjecteur de fréquences.
H H
BP
fc f f c1 f c2 f
a. filtre passe-bas b. filtre passe-bande
H H
fc f f c1 f c2 f
c. filtre passe-haut d. filtre réjecteur de fréquences
Fig. 5 - Les différents types de filtres : passe-bas, passe-bande, passe-haut, réjecteur de fréquences.
251
Cours
KA_MPSI.book Page 252 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Remarques
– Un filtre du premier ordre possède au plus une fréquence de coupure (filtre
passe-bas du premier ordre ou filtre passe-haut du premier ordre).
– Un filtre du second ordre peut avoir deux fréquences de coupure. Tous les
cas de la figure 5 sont alors possibles.
252
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 253 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
253
Cours
KA_MPSI.book Page 254 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
r
–
S
+
ve vs
254
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 255 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Solution
• L’entrée non-inverseuse « + » est reliée à la masse du vs
montage : le potentiel V+ est donc nul. Comme l’amplifica-
C
teur fonctionne en régime linéaire, le potentiel V– de l’entrée
inverseuse « – » est nul aussi. La tension ve se retrouve alors R
aux bornes de la résistance r ; de même la tension de sortie
vs se retrouve aux bornes de la résistance R en parallèle avec i r i
le condensateur C. –
ε = 0 S
• Comme les courants d’entrée de l’amplificateur opération- +
nel sont nuls, le courant i traversant la résistance r passe ve vs
dans la résistance R en parallèle avec le condensateur C.
• On a donc la relation (R et C sont étudiés en convention
générateur) :
v e = r i avec i = – ---- + jCω v s , d’où :
1
R
v e = – r ---- + jCω v s .
1
R
La fonction de transfert complexe du montage s’écrit donc :
v R
H ( jw ) = -----s = – ---------------------------- .
ve r + jrRCw
Le dénominateur de la fonction de transfert est un polynôme du premier ordre en jω : le filtre obtenu
est donc un filtre actif du premier ordre.
1. H0 peut être positif ou négatif. La fonction de transfert d’un filtre passe-bas du premier ordre s’écrit 1 :
Dans la suite, on choisira toujours
H0 > 0. H0 ω
H ( jx ) = --------------- , avec x = --------- .
1 + jx ω réf
255
Cours
KA_MPSI.book Page 256 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exemple :
R
i La fonction de transfert du filtre RC étudié à l’application 1 est (fig. 10) :
1
H ( jω ) = ------------------------ .
u C uC 1 + jRCω
1 ω
En posant ω réf = --------- et x = --------- , il vient :
RC ω réf
Fig. 10 - Exemple de filtre 1
passe-bas du premier ordre. H ( jx ) = -------------- , fonction de transfert d’un filtre passe-bas.
1 + jx
256
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 257 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
G ( dB )
φ ( rad )
20 π
---
2
x en échelle logarithmique
Fig. 11 - Diagramme de Bode d’un filtre passe-bas du premier ordre (cas particulier où Gmax = 20 dB).
257
Cours
KA_MPSI.book Page 258 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
ue C us
R R
ue us = ue ue us = 0
Le filtre étudié est bien un filtre passe-bas, comme l’étude de la fonction de transfert l’avait déjà montré.
1. H0 peut être positif ou négatif. La fonction de transfert d’un filtre passe-haut du premier ordre s’écrit 1 :
Dans la suite, on choisira toujours
H0 > 0. H 0 jx ω
H ( jx ) = --------------- , avec x = --------- .
1 + jx ω réf
Exemple :
jx
H ( jx ) = -------------- , fonction de transfert d’un filtre passe-haut.
1 + jx
258
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 259 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
259
Cours
KA_MPSI.book Page 260 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
π
• Pour x = 1, on a : φ ( 1 ) = --- .
4
• Pour tracer le diagramme de Bode, il faut connaître le comportement
asymptotique de φ quand x → 0 et quand x → + ∞ .
π
– Quand x → 0, alors φ ( x ) → --- (par valeur inférieure). Aux basses fréquen-
2
ces, l’asymptote correspondante est une droite horizontale.
– Quand x → + ∞ , alors φ ( x ) → 0 (par valeur supérieure). Aux hautes fré-
quences, l’asymptote correspondante est une droite horizontale.
G ( dB ) π
--- φ ( rad )
2
20
x en échelle logarithmique π
---
4
0,1 1 10 102 103 x 0,1 1 10 102 103 x
–1 0 1 2 3 log x –1 0 1 2 3 log x
–20 π
– ---
pente +20 dB/décade 2
Fig. 13 - Diagramme de Bode d’un filtre passe-haut du premier ordre (cas particulier où Gmax = 20 dB).
ue R us
ue R us = 0 ue R us = ue
Le filtre étudié est bien un filtre passe-haut, comme l’étude de la fonction de transfert l’avait déjà
montré.
260
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 261 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
G 1 ( x ) = 20 log ( H 1 ( x ) ) = 10 log ( 1 + a x )
2 2
φ 1 ( x ) = arg ( H 1 ( jx ) ) = Arctan ( ax ).
φ 1 ( x ) = arg ( H 1 ( jx ) ) = Arctan ( ax ).
– Quand x → 0, alors on a :
G 1 ( x ) → 0 et φ 1 ( x ) → 0.
– Quand x → + ∞ , alors on a :
π
G 1 ( x ) → 20 log ( a ) + 20 log ( x ) et φ 1 ( x ) → --- .
2
Aux hautes fréquences, le gain G1 tend vers la courbe 20 log ( a ) + 20 log ( x ).
1. Une décade correspond à une En échelle logarithmique, il s’agit d’une droite de pente +20 dB/décade1 cou-
variation de x d’un facteur 1
multiplicatif égal à 10, donc à une pant l’axe des abscisses pour x = – --- , c’est-à-dire pour log ( x ) = – log ( a ).
a
variation de log(x) d’un facteur
additif égal à 1.
C.4.3 - Étude de la fonction H
• La fonction de transfert complexe H est le produit des deux fonctions com-
2. Pour le gain, le module d’un plexes H 1 et H 2 . On a alors2 :
produit est égal au produit des
modules et le logarithme d’un G ( x ) = G1 ( x ) + G2 ( x ) et φ ( x ) = φ 1 ( x ) + φ 2 ( x ),
produit est égal à la somme des d’où :
logarithmes. Pour la phase,
l’argument d’un produit est égal à G ( x ) = 20 log ( H 0 ) + 10 log ( 1 + a 2 x 2 ) – 10 log ( 1 + x 2 ).
la somme des arguments.
φ ( x ) = Arctan ( ax ) – Arctan ( x ).
• Les comportements asymptotiques s’additionnent pour le gain G et pour la
phase φ.
– Quand x → 0, alors on a :
G ( x ) → 20 log ( H 0 ) et φ ( x ) → 0.
– Quand x → + ∞ , alors on a :
G ( x ) → 20 log ( H 0 ) + 20 log ( a ) et φ ( x ) → 0.
261
Cours
KA_MPSI.book Page 262 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
φ ( rad )
G ( dB )
20 G1 x en échelle logarithmique π
---
2 φ1
1
--- x x
0,1 1 10 a 102 103 0,1 1 10 102 103
–1 0 1 2 3 log x –1 0 1 2 3 log x
20 log (a)
G φ
–20 π
– ---
G2 2 φ2
262
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 263 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
M thodes
L’essentiel
✓ Fonction de transfert d’un quadripôle
• Un quadripôle est une portion de ie is
réseau possédant deux bornes Ae As
source
charge
d’entrée reliées à un générateur ue us
(source) et deux bornes de sortie Be Bs
reliées à un récepteur (charge). Un
quadripôle constitué de dipôles générateur quadripôle récepteur
linéaires est linéaire.
• La fonction de transfert H d’un quadripôle est le rapport de la valeur
d’une grandeur de sortie Gs à la valeur d’une grandeur d’entrée Ge. En
régime harmonique (source sinusoïdale de pulsation ω), l’amplification
en tension complexe H ( jω ) est définie par le rapport sans dimension :
H amplification en tension complexe
Us
H ( jw ) = ------- U e amplitude complexe de la tension d’entrée
Ue
U s amplitude complexe de la tension de sortie
263
Méthodes
KA_MPSI.book Page 264 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
264
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 265 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
–20 π
– ---
pente +20 dB/décade 2
• Un condensateur se comporte aux basses fréquences comme un interrupteur ouvert et aux hau-
tes fréquences comme un court-circuit (fil).
Une bobine se comporte aux basses fréquences comme un court-circuit (fil) et aux hautes fré-
quences comme un interrupteur ouvert.
265
Méthodes
KA_MPSI.book Page 266 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Mise en œuvre
Méthode n° 1
Comment tracer le diagramme de Bode d’un filtre passif ?
Le diagramme de Bode est la représentation la plus utilisée de la fonction de transfert d’un filtre.
On précise ici les étapes pour y aboutir.
➜ Savoir faire
➜ Application
Tracer le diagramme de Bode du filtre schématisé ci-dessous :
R1
Ve R2 C Vs
Solution
➊ La résistance R2 et le condensateur C sont en parallèle et se ramènent à une admittance unique :
1
Y eq = ------ + jCω.
R2
Un diviseur de tension donne alors :
Z eq 1
V s = ---------------------V e = -------------------------V e .
R 1 + Z eq 1 + R 1 Y eq
266
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 267 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
R
➋ On factorise 1 + ------1 au dénominateur. La fonction de transfert devient :
R2
1 1
H ( jω ) = ---------------- × ------------------------------------ .
R1 R1 R2 C
1 + ------ 1 + j -------------------- ω
R2 R1 + R2
R1 + R2 ω
On pose : ω réf = -------------------
- et x = --------- , d’où :
R1 R2 C ω réf
1 1
H ( jx ) = ---------------- × --------------- .
R 1 1 + jx
1 + -------
R2
➌ Le gain en décibel G est défini par :
R
G ( x ) = 20 log ( H ( jx ) ) = – 20 log 1 + ------1- – 10 log ( 1 + x 2 ).
R 2
La phase φ est définie par :
f ( x ) = – arg ( H ( j x ) ) = – Arctan x.
Attention à ne pas confondre un équivalent du gain (obtenu en ne conservant que le terme prépondérant) et la limite
de l’expression (ici, –∞ pour les hautes fréquences). La limite, à elle seule, ne permet pas de tracer le diagramme.
d’où : log ( x ) = 0 et x = 1.
Pour un filtre passe-bas ou passe-haut, l’intersection des asymptotes aux basses fréquences et aux hautes
fréquences de la courbe du gain dans le diagramme de Bode correspond à l’abscisse de coupure.
267
Méthodes
KA_MPSI.book Page 268 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
G (dB)
0
log ( x )
R
20 log --------------------
2
R 1 + R 2
3 dB
La courbe de gain se place sous ses asymptotes. Pour un filtre du premier ordre, on peut prévoir
que la coupure à –3 dB se fait sous l’intersection des asymptotes.
φ (rad)
0
log ( x )
π
– ---
4
π
– ---
2
Méthode N° 2
➜ Savoir faire
➊ Calculer l’impédance équivalente au filtre entre la masse et la borne d’entrée. Cette impé-
dance constitue l’impédance d’entrée Z e du filtre.
268
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 269 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
➋ Relier la borne d’entrée à la masse, puis calculer l’impédance équivalente au circuit entre la
masse et la borne de sortie. Il s’agit de l’impédance de sortie Z s du filtre.
➌ Déterminer la fonction de transfert H ( jω ) du filtre.
➍ Donner le quadripôle équivalent au filtre :
Zs
Ve ZE H ( jω )V e Vs
Cette modélisation permet de prendre en compte les effets du filtre sur le circuit en amont, et également
les effets du circuit en aval sur le filtre.
➜ Application
Déterminer le quadripôle équivalent au filtre RC schématisé ci-dessous.
R
Ve R C Vs
;;
Solution
➊ Lorsque l’impédance est mesurée entre les bornes d’entrée, il n’y a pas de courant en sortie. Le
circuit équivaut ainsi à l’association suivante :
R
Ve R C
R
R C
269
Méthodes
KA_MPSI.book Page 270 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
La nature des associations entre les dipôles a changé entre le calcul de Z e et le calcul de Z s . Cela est dû au
fait que ces impédances ne sont pas mesurées au même point, et également au fait que le circuit a été modifié
entre les deux calculs (la tension d’entrée est annulée pour le calcul de Z s ).
R
------------------------
2 + jRCω
R + ------------------------
1 + jRCω
R
Ve
Ve -----------------------
- Vs
2 + jRCω
Pour le circuit amont, être connecté au filtre est équivalent à être connecté à une impédance Z e .
Méthode n° 3
Comment déterminer les impédances d’entrée et de sortie
d’un filtre actif ?
Soit un filtre comportant des éléments actifs (sources de tension ou de courant, amplificateur opé-
rationnel). On se propose de déterminer ses impédances d’entrée et de sortie, et ainsi de caractériser
ses effets sur les circuits dans lesquels il est inséré.
➜ Savoir faire
➊ Éteindre les sources libres (c’est-à-dire celles dont la force électromotrice ou le courant élec-
tromoteur est une constante). Cela revient à remplacer :
– une source de tension par un fil ;
– une source de courant par un interrupteur ouvert.
Les sources dont la fém (ou la cém) est proportionnelle à une tension ou un courant dans le circuit sont
dites liées. On ne peut pas éteindre de telles sources. Un amplificateur opérationnel ne doit pas non plus
être éteint.
➋ Évaluer le courant I e entrant dans le filtre lorsque celui-ci est utilisé à vide, c’est-à-dire sans
brancher de composant entre les bornes de sortie. En déduire l’impédance d’entrée Z e du
filtre :
Ve
Z e = ------ .
Ie
270
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 271 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Pour cette étape du calcul, le filtre est alimenté par une source de tension V e placée entre
les bornes d’entrée
Ie
➌ Alimenter le filtre par une source de tension V s placée entre les bornes de sortie. Relier la
borne d’entrée à la masse (ce qui revient à annuler V e ).
Is
filtre Vs
➜ Application
Déterminer les impédances d’entrée et de sortie du circuit schématisé ci-dessous, où l’amplificateur
opérationnel idéal fonctionne en régime linéaire.
R2
R1
R3
–
+
Ve e R4 Vs
Solution
➊ La source de tension de fém e peut être éteinte. L’amplificateur opérationnel ne le peut pas.
271
Méthodes
KA_MPSI.book Page 272 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Ie R1
R3
–
+
Ve R4
R1
R3 Is
–
+
R4 Vs
R1
0A R3
– Is
0V 0V R4 Vs
Le courant de sortie circule entre les deux résistances R3 et R4 qui peuvent être considérées en
parallèle. On a :
V R3 R4
Z s = ------s = -------------------- .
Is R3 + R4
272
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 273 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercices
Niveau 1 Ex. 4 Cas particulier
Déterminer la fonction de transfert du montage ci-
Ex. 1 Filtre passe-bas passif dessous.
Exprimer cette fonction de transfert en fonction de
a) Déterminer la fonction de transfert du montage ci- x = RCω.
dessous.
Tracer le diagramme de Bode.
b) Tracer le diagramme de Bode du gain.
c) Déterminer les impédances d’entrée Z e et de sor- R
tie Z s du filtre.
R R
ue us
C
ue R C us
L R
ue R us
r C
–
+
ve vs
Niveau 2
Ex. 3 Détermination d’une capacité inconnue Ex. 6 Présence de deux condensateurs
On a réalisé un filtre passe-bas à l’aide d’un conden- Déterminer la fonction de transfert du montage ci-
sateur de capacité C et d’une résistance R = 1 kΩ. dessous. En déduire la nature du filtre.
La tension d’entrée a la valeur efficace U e = 6 V.
On a mesuré la tension de sortie Us en fonction de la R C
fréquence, d’où le tableau suivant :
f (Hz) 1 · 10 4 2 · 10 4 4 · 10 4 1 · 10 5
273
Exercices
KA_MPSI.book Page 274 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
a) R b) R
L ue r us
L
ue us
Indications
Ex. 1 a) Appliquer le théorème de division de tension. Ex. 5 a) Écrire toutes les conditions relatives à l’A.O.
(A.O. idéal en régime linéaire).
b) Connaître le diagramme de Bode d’un filtre Connaître le diagramme de Bode d’un filtre passe-
passe-bas d’ordre 1. haut d’ordre 1.
Ex. 3 La fréquence de coupure est à l’intersection Ex. 7 Remplacer la bobine par son équivalent aux
des deux asymptotes du diagramme de Bode. basses fréquences, puis aux hautes fréquences.
274
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 275 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
a)
Il faut toujours veiller à diviser la tension entre deux dipôles parcourus par le même courant, soit ici la résistance
R et l’association {R // C}.
On obtient donc :
1 0,5
H ( jw ) = ------------------------- = ---------------------------------- .
2 + jRCw 1 + 0,5jRCw
b) • La fonction de transfert H peut s’écrire :
0,5 ω RCω
H ( jx ) = -------------- , avec x = --------- = ------------- .
1 + jx ω réf 2
2
On pose donc ici : ω réf = ------ .
RC
Le gain a donc pour expression :
Pour un filtre du premier ordre, l’abscisse de coupure à – 3 dB sur le diagramme de Bode est l’abscisse d’intersec-
tion des asymptotes.
275
Exercices
KA_MPSI.book Page 276 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
G (dB)
pente – 20 dB/décade
1 décade
Le diagramme de Bode de la phase serait celui obtenu dans le cours pour un filtre passe-bas du premier ordre
(cf. figure 11).
c)
Z e = R + ------------------------- = R ------------------------- .
R 2 + jRCw
1 + jRCω 1 + jRCw
• On mesure l’impédance de sortie en court-circuitant l’entrée. Le circuit est alors :
R
R C
La nature des associations entre dipôles varie d’un calcul à l’autre. L’association de R et {R //C} en série est ainsi
valable pour le calcul de Z e mais pas pour celui de Z s . La mesure de Z s suppose en effet qu’un courant circule
dans la branche de sortie.
Exercice 2
R
On pose donc ici : ω réf = --- , inverse de la constante de temps τ RL du circuit RL.
L
276
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 277 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
1
On pourrait retrouver facilement la nature du filtre par un raisonnement direct. En effet, H ( x ) = ----------------- , d’où :
1 + x2
H ( x ) → 1 quand x → 0 et H ( x ) → 0 quand x → + ∞ .
Exercices de niveau 2
Exercice 3
a) Pour tracer le diagramme de Bode, il faut déterminer log (f ) et HdB . Pour cela, on utilise :
U Us
H dB = 20 log ( H ) = 20 log -------s = 20 log ------- .
Ue U e
HdB
0 2 3 log (fc) 4 5
log f
–3
– 40
Pour le diagramme de Bode du gain, le choix de l’abscisse (logx, logf ou logω) ne change pas la forme de la courbe
obtenue.
b) Graphiquement, on lit pour la fréquence de coupure à –3 dB :
log ( f c ) ≈ 3,2, soit : f c ª 1,6 kHz .
277
Exercices
KA_MPSI.book Page 278 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
c) Le filtre réalisé est un filtre passe-bas constitué d’un condensateur et d’une résistance. Il s’agit
donc du montage :
1
ue C us H ( jω ) = -------------------------
1 + jRCω
Pour s’en convaincre, se reporter à l’exemple de § C.2.1 du cours. Si on inverse les rôles de R et de C, le filtre est un
filtre passe-haut (cf. § C. 3. 1 du cours).
L’amplification du filtre vaut donc :
1
H ( ω ) = -----------------------------------, d’où : H max = 1.
1 + R2C2ω2
La pulsation ωc de coupure vérifie alors :
H max
H ( ω c ) = ------------- , d’où : RCω c = 1.
2
On en déduit la capacité C du condensateur :
1 1
C = ---------- = ---------------- .
Rω c 2pRf c
1
A.N. - = 99 ◊ 10 –8 F .
C = ---------------------------------------------------------
2π × 1 ⋅ 10 3 × 1,6 ⋅ 10 3
Exercice 4
1+x
2
H dB ( x ) = 20 log H ( jx ) = 10 log ------------------
1 + 4x 2
φ ( x ) = arg ( H ( jx ) ) = Arctan ( x ) – Arctan ( 2x ).
278
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 279 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
– Quand x → + ∞, alors :
x 1 · 10 –2 5 · 10 –2 1 · 10 –1 5 · 10 –1 1 5 10 50 100 500 1 · 10 3
log x –2 –1,3 –1 –0,3 0 0,7 1 1,7 2 2,7 3
HdB 0 –0,03 –0,13 –2,04 – 3,98 – 5,89 – 5,99 – 6,02 – 6,02 – 6,02 – 6,02
f – 0,6° –2,8° –5,6° –18,4° –18,4° –5,6° –2,8° –0,6° –0,3° –0,06° –0,03°
HdB
0,01 0,1 1 10 102 103 x
–2 –1 0 1 2 3 logx
–5
–6
φ (°)
0,01 0,1 1 10 102 103 x
–2 –1 0 1 2 3 log x
–10
–20
Exercice 5
r C R
i i
i– = 0
–
ve ε = 0 S
+
vs
Tout le courant circule donc dans la résistance R et la tension v s se reporte aux bornes de celle-ci.
La tension v e se reporte, quant à elle, aux bornes de l’association série {r + C}.
279
Exercices
KA_MPSI.book Page 280 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
On a donc :
v e = r + ---------- i
1
et v s = – Ri .
jCω
1
On pose donc ici : ω réf = ------ . On remarque que H0 < 0.
rC
On reconnaît la fonction de transfert d’un filtre passe-haut de pulsation de coupure :
1
w c = w réf = -------- .
rC
x
On pourrait retrouver facilement la nature du filtre par un raisonnement direct. En effet, H ( x ) = -----------------, d’où :
1 + x2
H ( x ) → 0 quand x → 0 et H ( x ) → 1 quand x → + ∞ .
HdB
20 log ----
R
r
20 dB
0,01 0,1 1 10 100 x
–2 –1 0 1 2 log x
Le diagramme de Bode de la phase serait celui obtenu dans le cours pour un filtre passe-haut du premier ordre
(cf. figure 13). Ici, 20 log |H0| = 20 log --- .
R
r
b)
On applique la méthode n° 3 au circuit étudié.
• L’A.O. ne peut pas être éteint. Il impose donc en régime linéaire ε = 0. La tension v e s’applique aux
bornes de l’association série {r + C}, de sorte que :
1
Z e = r + ----------- .
jCw
L’impédance de sortie Z s est infinie, car la tension v s est prise à la sortie de l’A.O. idéal.
280
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI.book Page 281 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Exercice 6
2
On pose donc ici : ω réf = ------- .
RC
On reconnaît la fonction de transfert d’un filtre passe-bas de pulsation de coupure :
2
w = w réf = --------- et d’amplification H0 = 0,5.
RC
Exercice 7
R
• Aux hautes fréquences, l’inductance L est équivalente à un
interrupteur ouvert. On a donc :
u
-----s- = 1 . ue
r
ue us
281
Exercices
KA_MPSI.book Page 282 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
soit :
r+R
-------------jLw
r rR
H ( jw ) = ------------- × ---------------------------------- .
r+R r+R
1 + -------------jLw
rR
rR r
On reconnaît l’expression d’un filtre passe-haut du premier ordre avec ω réf = ------------------- et H 0 = ----------- .
( r + R )L r+R
R
• Aux hautes fréquences, l’inductance L est équivalente à un
interrupteur ouvert :
u r ue us
-----s- = ------------- . r
ue r+R
282
Chapitre 8 : Filtres du premier ordre
KA_MPSI283blanche Page 283 Samedi, 9. août 2003 12:24 12
KA_MPSI.book Page 284 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Index
A d.d.p.
– complexe, 184
– efficace, 221
Adaptation d’impédance, 54 Décade, 250
Admittance complexe, 214 Décibel, 248
Amplificateur opérationnel idéal, 253 Densité de courant, 10
Approximation des régimes quasi-stationnaires, 17 Diagramme de Bode asymptotique, 262
Asymptotique (diagramme), 262 Différence de phase, 170
Associations Diode
– de résistances, 34 – (caractéristique d’une), 52
– de générateurs idéaux, 38 – Zener, 56
Dipôle
– actif, 32
B – caractéristique, 32
– électrocinétique, 7
– linéaire, 88
Bande passante, 194
– passif, 32
Bode (diagramme de), 248
Diviseur
– de courant, 35
– de tension, 34
C
Caractéristique d’un dipôle, 32 E
Coefficient d’amortissement, 118
Complexes (grandeurs) Échelon de tension, 104
– admittance, 214 Effet Joule, 34
– impédance, 214 Électromoteur (courant), 39
Condition de continuité Électromotrice (force), 38
– dans C, 80 Entrée
– dans L, 84 – inverseuse, 253
Conductance, 33 – non inverseuse, 253
Conducteur ohmique, 33
Conservation de la charge, 12
Constante de temps, 104
Contre-électromotrice (force), 41
F
Coupure (pulsation de), 194
Courant Facteur
– de conduction, 8 – d’amortissement, 118
– électromoteur, 39 – de puissance, 222
– de qualité, 118
– (générateur idéal de), 37
– de surtension, 189
– (sens du), 9
Filtre
Court-circuit (courant de), 40
– coupe bande (réjecteur), 251
– passe-bande, 251
– passe-bas, 251
D – passe-haut, 251
Filtre de Wien, 94
dB, 248 Fonction de transfert, 246
284
KA_MPSI.book Page 285 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Force contre-électromotrice, 41
Force électromotrice, 38
M
Maille, 8
Mailles (loi de Kirchhoff relative aux), 14
G-H Masse, 253
Millman (théorème de), 36
Gain
– en dB, 249
– en puissance, 248 N-O
– en tension, 249
Générateur(s) Nœud, 8
– (association de), 38 Nœuds (loi de Kirchhoff relative aux), 12
– de courant idéal, 37 Norton (générateur de), 39
– de Norton, 39 Ohm
– de tension idéal, 37 – (loi d’), 18
– de Thévenin, 38 – (loi d’) (généralisation), 215
Opérationnel (amplificateur), 253
Ordre
– (fonction de transfert du 1er), 265
I – (fonction de transfert du 2e), 284
Oscilloscope, 169
Impédance
– adaptation, 54
– complexe, 214 P-Q
Intensité
– complexe, 184 Point de fonctionnement, 33
– de court-circuit, 40 Pont de Wheatstone, 57
– (définition), 9 Porteurs de charge, 8
– efficace, 221 Premier ordre (fonction de transfert du), 255
Pseudo-période, 120
Pseudo-pulsation, 120
Puissance
J-K – (facteur de), 222
– instantanée, 220
Joule (effet), 34 – moyenne, 220
Kirchhoff Quadripôle
– (loi de) relative aux mailles, 14 – actif, 252
– (loi de) relative aux nœuds, 12 – (fonction de transfert d’un), 246
R
L
Récepteur, 41
Linéaire Régime
– dipôle, 88 – apériodique, 119
– (association de dipôles), 88 – critique, 119
– (régime) d’un amplificateur opérationnel, 254 – forcé, 214
Loi – oscillatoire amorti (pseudo-périodique), 120
– de Kirchhoff relative aux mailles, 14 – permanent, 10
– de Kirchhoff relative aux nœuds, 12 – quasi-stationnaire, 17
– d’Ohm, 33 – transitoire, 103
– d’Ohm (généralisation), 215 – variable, 10
285
KA_MPSI.book Page 286 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Résistance
– d’un conducteur ohmique, 33
T
– interne d’un générateur, 38
– interne d’un récepteur, 41 Temps (constante de), 104
Résonance intensité, 193 Théorème
Résonance tension, 187 – de Kennely, 56
– de Millman, 36
S – de superposition, 55
Transfert (fonction de), 246
Saturé (régime) d’un amplificateur opérationnel, 254
Semi-conducteur, 24
Siemens, 33
Superposition (théorème de), 55
V-W-Z
Surtension (facteur de), 189
Système Wheatstone (pont de), 57
– du 1er ordre, 255 Wien (filtre de), 94
– du 2e ordre, 284 Zener (diode), 56
286