Salona I
Salona I
Diffusion en Croatie :
ARHEOLOSKI MUZEJ - SPLIT
ZRINSKO-FRANKOPANSKA 25
58000 SPLIT - CROATIA
IN MEMORIAM
Georges Vallet
membre de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres de Paris
Duje Rendic Mioëevic
membre de l'Académie Croate des Sciences et des Arts de Zagreb
Charles Pietri
directeur de l'Ecole Française de Rome
Louis Reekmans
membre de l'Académie Royale de Belgique
Split-Rim 1994
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SALONA I
Rome-Split 1994
Autour de Salone, métropole du christianisme dalmate, la tradition groupait une multitude de pieuses
légendes ; en face du souvenir de Dioclétien indissolublement attaché à ces rivages, elle se complaisait à
évoquer le nom des saints tombés victimes de ses persécutions, de l'évêque Domnion et de ses compagnons,
du diacre Septimus, du foulon Anastase ; des Passions pleines de détails romanesques racontaient
longuement leurs souffrances et leurs morts héroïques, et Spalato se glorifiait de posséder dans sa
cathédrale une partie des reliques des martyrs. Or, ici encore, comme à Rome, comme en Afrique, voilà que
les découvertes de l'archéologie ont donné à ces récits en apparence légendaires la réalité imprévue de
l'histoire, justifiant la prédiction que faisait De Rossi il y a bien des années, lorsqu'il déclarait qu'après
Rome, Salone et Aquilée fourniraient à l'étude des origines chrétiennes les documents les plus
considérables et les plus précieux. Et en effet, par la série ininterrompue de leurs monuments, qui
s'échelonnent depuis le Me jusqu'au Vile siècle, par l'évolution historique et juridique dont leurs
inscriptions conservent la mémoire, par l'originalité de leurs dispositions et le caractère de leurs édifices,
par les glorieux et authentiques souvenirs enfin des martyrs qui y furent ensevelis, les cimetières de Salone
ont pour l'histoire du christianisme naissant une importance capitale. On le sent bien en Dalmatie, où les
savants du pays ont, avec un zèle infatiguable et une pieuse ardeur, commenté les résultats de ces fouilles
mémorables. Autant et plus que le palais de Dioclétien à Spalato, les nécropoles et les basiliques de Salone
méritent de n'être point ignorées ; malgré les problèmes obscurs qu'elles offrent encore, elles ont droit,
selon l'expression d'un archéologue dalmate, "à entrer dans le domaine de la science archéologique et
hagiographique des savants européens. "
La France avait été très présente dans l'archéologie paléochrétienne de la Dalmatie à la fin du XIXe s. et au
début de ce siècle, au temps où Frane Bulié, mentor de la recherche archéologique en Dalmatie, directeur du
Gymnasium et du Musée archéologique de Split, puis conservateur des monuments historiques, correspondait
avec Mgr Duchesne (alors directeur de l'Ecole Française de Rome mais créateur de la première histoire
objective des origines chrétiennes) et avec l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres de Paris, dont il était
membre correspondant. Bulic accueillait à Split J. Zeiller, auteur d'une thèse de l'Ecole Pratique des Hautes
Etudes sur les origines chrétiennes de la province romaine de Dalmatie, puis, après son passage à l'Ecole
Française de Rome, l'équipe que celui-ci avait formée avec l'architecte E. Hébrard pour l'étude du palais de
Dioclétien. Plus tard, après la seconde guerre mondiale, dans les mêmes conditions que J. Zeiller, c'est-à-dire
en vue d'une thèse, N. Duval avait collaboré longuement avec les équipes chargées du palais de Dioclétien et
avec le Musée archéologique.
Mais ce n'est qu'en 1983 que le gouvernement français concrétisa officiellement ces anciens liens
scientifiques en autorisant la mission française du Centre Merlin à signer un accord avec le Musée de Split et
en inscrivant une subvention au budget de fouilles du Ministère des Affaires Etrangères. Il faut rappeler que
cette mission avait été créée en 1972 à l'initiative de N. Duval sous l'égide de l'Ecole Française de Rome, au
temps où Georges Vallet en était directeur. Ce dernier, décédé brutalement cette année, avait été un soutien
fervent - avec l'ambassadeur de France auprès de la République federative M. Sébilleau, mort tragiquement
quelques années plus tard - de l'ouverture de ce nouveau champ offert à la recherche archéologique française.
C'est lui qui avait accepté avec enthousiasme de publier les rapports correspondants dans la Collection de
l'Ecole Française de Rome. Plus tard il continuera à réfléchir sur ces dossiers comme secrétaire de la
Commission des fouilles du Ministère des Affaires Etrangères. Son successeur à Rome depuis 1983, Charles
Pietri, non seulement avait maintenu ces engagements mais s'était personnellement intéressé à Salone où il était
venu deux fois et, en particulier, suivant sa spécialité, à l'épigraphie chrétienne dont il espérait voir sortir le
corpus avant la fin de son second mandat et de préférence avant 1994, date prévue pour le XIIIe Congrès
d'Archéologie Chrétienne. Au Ministère des Affaires Etrangères et à l'Ecole Française de Rome s'ajoutait le
soutien du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris-Sorbonne, qui avaient
reconnu et financé partiellement le programme de recherches du Centre Merlin, alors "équipe de recherche
associée" (C.N.R.S. - Paris IV), fusionnée ensuite avec le Centre Lenain de Tillemont créé par H.-I. Marrou.
Le C.N.R.S. accentua son effort à partir de 1988 en créant un groupe de recherches spécifique pour l'ancienne
Yougoslavie (réuni depuis avec d'autres au sein d'un groupe de recherches "Balkans") et surtout, de 1991 à
1993, à travers un "programme international de coopération scientifique" qui a financé substantiellement la
préparation des publications, l'accueil de partenaires en France et l'envoi de documentation scientifique au
Musée de Split.
Il nous faut remercier ici tous ceux qui, du côté français, se sont personnellement engagés dans la
réalisation de ces programmes, à Paris les responsables successifs de la Sous-Direction des Sciences sociales
et humaines (maintenant aussi de l'archéologie) du Ministère des Affaires Etrangères, notamment
MM. Guillemin et Saint-Geours et leurs adjoints compétents pour la région (en dernier lieu MM. Lafont et
Beauprêtre), les secrétaires de la Commission consultative des Fouilles archéologiques à l'étranger, MM. J.
Leclant et G. Vallet, les directeurs des Sciences humaines et sociales du C.N.R.S., en dernier lieu
X SALONA I
MM. Lautman et d'Iribarne et leurs adjoints pour l'Antiquité MM. Tchernia et Gras, le responsable de la
direction (maintenant mission) des relations internationales du C.N.R.S., M. Stuyck-Tallandier - qui a
personnellement suivi ces dossiers -, et le chef du bureau des programmes internationaux, Mme Benoit - qui
nous a aidés dans la période difficile que nous venons de vivre -, les présidents successifs de l'Université de
Paris-Sorbonne et surtout J. Bompaire - qui est un eminent byzantiniste -, les ambassadeurs de France qui ont
succédé à Belgrade puis à Zagreb à M. Sébilleau, l'actuel ambassadeur à Zagreb, M. G.-M. Chenu, et leurs
conseillers culturels et scientifiques, en dernier lieu MM. Fauré et Bouzigues.
Du côté croate, nous devons rappeler le souvenir des successeurs de Mgr Bulió, qui avaient accueilli N.
Duval au Musée archéologique à partir de 1959, sur la recommandation personnelle d'E. Dyggve qui s'était
illustré à Salone entre les deux guerres, M. Abramié - qui vivait encore à l'époque dans l'appartement
directorial après sa retraite -, et les professeurs Gabricevic, Nikolanci, Rapanié, Cambi. Ce dernier, qui a
présidé à la signature de l'accord, s'est engagé lui-même dans notre entreprise. Ses successeurs, Br. Kirigin et
E. Marin, ne nous ont pas mesuré depuis leur amitié. D. Rendic Miooevié, lui aussi ancien directeur du Musée
et fouilleur de Salone, a cautionné notre travail à Zagreb auprès du Ministère de la Culture et au sein de
l'Académie alors appelée yougoslave. Chaque été, à Split, il venait s'informer de l'état d'avancement du
programme. Nous tenons aussi à lui rendre hommage puisque la maladie qui le minait depuis longtemps l'a
emporté et qu'il n'a pu voir le volume dont il aurait été l'un des premiers destinataires. A Zagreb, le Musée a
rencontré un accueil favorable à la coopération auprès du Ministère de la Culture qui a financé les travaux à
Salone et dans les réserves du Musée, notamment de deux ministres, le prof. B. Gagro qui fut ambassadeur à
Paris, et Mme V. Girardi Jurkié, actuelle ministre de la Culture et de l'Education, ainsi que des conseillers du
même ministère, Mmes E. Beltram et N. Balie. Nous remercions également M. A. Rendic Miocevió, directeur
du Musée archéologique de Zagreb, qui a facilité la recherche sur les monuments conservés dans son musée. A
Split, l'appui de la municipalité (surtout l'ancien maire Mme G. Kosanovié qui a appuyé l'accord), dont
dépendait le musée, ne nous a jamais manqué. Et nous n'avons garde d'oublier, en rappelant le souvenir de sa
mère, qui nous a si souvent servi de traducteur, Gérard Denegri, responsable actuel du protocole et des
relations extérieures de l'administration municipale.
La coopération entre l'équipe française et le Musée s'est engagée sur trois programmes, deux de catalogage
des collections, un de fouilles complémentaires, de relevés architecturaux et de republication du site
prestigieux de Manastirine, devenu célèbre grâce aux fouilles de Mgr Bulic et à la publication de R. Egger,
préparée autour de la première guerre mondiale.
Nous pensions offrir au public, à la fin de quatre périodes triennales d'accord officiel - intégré dans l'accord
culturel entre les deux pays -, à l'occasion du centième anniversaire du Ier Congrès International d'Archéologie
chrétienne qui a marqué l'entrée pour toujours de Salone parmi les sites phares de la spécialité, le corpus des
inscriptions chrétiennes, qui était l'entreprise la plus lourde mais aussi la plus prometteuse sur le plan
scientifique, tant l'épigraphie de Salone est riche de textes datés qui sont nécessaires à un classement
rigoureux, de mentions d'intérêt historique ou hagiographique, de formulaires rares, de noms et de titres
permettant une étude scientifique relativement poussée. Sans que le travail soit jamais interrompu
complètement, les événements de ces dernières années ont interdit les deux ou trois campagnes qui auraient été
indispensables à la rédaction et aux vérifications. En revanche, nous sommes heureux d'apporter à nos
collègues un catalogue plus modeste, celui de la sculpture architecturale, auquel se sont plus spécialement
attachés C. Metzger, conservateur en chef au Musée du Louvre, et le chef du service technique du Musée de
Split, Br. Pender, avec la collaboration de deux récents docteurs de l'Université de Paris IV, Mlle P. Chevalier
et Mme M.-P. Flèche-Mourgues. Ces documents occupaient d'ailleurs déjà une part importante (il s'agissait
surtout d'éléments inscrits) dans les publications offertes aux congressistes de 1894. Ils constituent une des
originalités des nombreuses constructions, cultuelles ou non, de la Salone chrétienne, qui avait
particulièrement intéressé E. Dyggve, auteur des catalogues de Kapljuc et Marusinac. Nous ne trahissons donc pas la
tradition de l'archéologie salonitaine en attirant l'attention sur ce matériel, souvent méconnu parce qu'éloigné des
grandes traditions des carrières orientales qui ont fourni la plupart des grandes églises méditerranéennes.
Préface XI
La saisie du catalogue a été effectuée par P. Chevalier sur micro-ordinateur, à partir d'un programme mis
au point par J. et N. Gauthier, mais que nous avons pu introduire sur les ordinateurs du Musée et imprimer
avec les signes diacritiques propres à la langue croate grâce à l'ingénieur J. Radié. Le clichage et l'impression
ont été effectués en France à partir d'un exemplaire d'imprimante par l'Imprimerie de l'Indépendant à
Château-Gontier, où MM. Pasquier ont mis tous leurs soins au clichage et au tirage. Nous regrettons que la
mort brutale de Charles Pietri, un mois à peine après la signature qu'il avait apposée en juin 1991 au bas du
quatrième accord triennal, ne lui ait pas permis de voir cette réalisation qui lui tenait à coeur. L'actuel
directeur, Cl. Nicolet, a bien voulu accueillir le volume dans la Collection de l'Ecole Française de Rome et
nous le remercions de l'accueil qu'il a réservé à notre requête en mars 1994, avec le directeur des études
antiques C. Virlouvet. A défaut de consacrer ses soins habituels à l'édition, F.-Ch. Uginet, responsable des
publications de l'Ecole française, nous a donné de précieux conseils et a veillé sur le graphisme et la
présentation de la couverture et des pages de titre.
On verra dans les pages qui viennent que cette oeuvre collective a mobilisé bien d'autres concours. A tous
nous disons notre gratitude pour l'oeuvre accomplie et nous attendons des lecteurs leur appréciation qui nous
aidera à améliorer les volumes suivants (au nombre de quatre probablement) consacrés aux inscriptions et à
l'église de Manastirine.
Le choix résulte d'une constatation que nous avions faite alors. La plupart des trouvailles recueillies
du temps de Mgr Bulié avaient été inventoriées (jusque vers 1920) dans l'inventaire E du Musée (sauf
dans le cas où la pièce était inscrite) mais l'inventaire était tellement sommaire qu'il ne permettait la
plupart du temps aucune identification ; or un grand nombre de numéros inscrits à la peinture à cette
époque étaient effacés. Deux des églises (Kapljuö et Marusinac) avaient été publiées avec un catalogue
des trouvailles assez précis illustré des dessins de Dyggve, qui permettaient en général de reconnaître les
pièces, mais, au moment de ces publications on avait cessé de tenir l'inventaire, ce qui fait que beaucoup
des objets en question ne portaient pas de numéro permettant un classement commode au Musée. Par
contre, les deux ensembles publiés précédemment, le groupe episcopal et Manastirine, n'avaient pas
donné lieu à un catalogue détaillé. Il n'existait dans les Forschungen I et II que des photographies et
quelques dessins auxquels renvoyaient, parfois de façon assez énigmatique, des allusions dans le texte,
mais on reconnaissait sur les meilleurs clichés quelques pièces caractéristiques du lapidaire ou des
réserves et sur certaines photographies de détail on pouvait même lire le numéro d'inventaire.
L'histoire peu glorieuse des ruines de Salone, laissées longtemps à l'abandon, des réserves de
"Tusculum" (la maison de fouilles de Manastirine) maintes fois bousculées à l'occasion de travaux et
d'aménagements divers, des réserves de Split où des pierres avaient été accumulées en tas dans la cour,
dans la cave et dans un baraquement, interdisant donc en pratique toute recherche, explique une
dispersion complète du matériel et la disparition de facto de la plupart des morceaux de sculpture
architecturale, en dehors de ceux assez complets pour mériter d'être exposés dans le lapidaire du Musée.
Les églises de Salone dont l'architecture est variée, souvent surprenante au regard des règles
adoptées ailleurs et plutôt anarchique, ont comporté probablement un décor importé assez riche car le
marbre n'y est pas rare : marbre de Proconnèse ou de Thasos pour des chapiteaux de ciborium, quelques
poteaux et plaques de chancel, des tables d'autel ou martyrologiques. Mais ce matériel a le plus souffert
des récupérations, des remplois et... des fours à chaux.
Nous avons par ailleurs laissé de côté volontairement les éléments porteurs dans les églises, parce
qu'ils ont été publiés ou seront republiés (pour Manastirine). C'est dans cette catégorie que se classent
les rares morceaux de sculpture architecturale importés qui soient bien conservés comme les chapiteaux
bizones du baptistère episcopal.
Nous avons suivi l'exemple d'E. Dyggve en comprenant dans ce catalogue une catégorie de pierres
souvent moulurées, mais qui ne font pas, à proprement parler, partie du matériel architectural les
:
tables. Il s'agit d'une part de tables avec ou sans décor, à usage liturgique ou profane (il est difficile de
distinguer), qui peuvent être des tables d'autel, des tables secondaires dans des églises, des tables de
Avant-propos XIII
repas funéraire (sans inscription), ou au contraire des tables de salles à manger. Nous avons pensé qu'un
inventaire complet des fragments conservés, parfois minimes, pris autrefois pour des placages, serait
utile à ceux, maintenant nombreux, qui s'y intéressent. D'autre part, le catalogue des tables nous
obligeait forcément à aborder le problème des mensae funéraires et des piscinae qui avait été le centre
de débats animés, à cause des inscriptions au temps de Bulió, pour la nature et la fonction de ces objets
à partir de la mise au point d'Egger dans Forschungen in Salona II et des observations d'E. Dyggve.
Dans le colloque Disputationes Saloni tanae II, en 1979, N. Duval et N. Cambi avaient repris le
problème de deux points de vue différents. E. Marin, après la découverte d'une inscription as piscina en
place en 1986 dans le cimetière occidental de Salone, a voulu à son tour reprendre l'interprétation du
terme et du type de tombe considérée, dans une communication au IXe Congrès international
d'épigraphie de Sofia, qui n'a pas paru et qu'il nous a confiée ici. Sans reprendre le détail des questions
de lecture et le commentaire des inscriptions gravées sur certaines tables, nous avons donc été amenés à
résumer brièvement dans des introductions l'état de la question et à insister au contraire sur les indices
matériels fournis par la description, en donnant beaucoup de dessins nouveaux. Cette partie du volume,
rédigée par N. Duval (avec cet apport d'E. Marin et l'aide de P. Chevalier) et illustrée par des dessins,
essentiellement de Br. Pender, acquiert ainsi une certaine autonomie qui évitera aux lecteurs d'avoir
recours à la bibliographie antérieure fort dispersée, et d'attendre le Corpus des inscriptions ou la
publication de Manastirine.
Si, par suite du choix effectué (non catalogage des chapiteaux de grande taille) et des pertes subies
dans les pillages successifs, le décor et le mobilier de marbre se réduisent en général à des tables et à des
colonnettes d'autel et de ciborium, les fouilles de Manastirine et, dans une moindre mesure, celles de la
basilica urbana (église nord du groupe episcopal), ont fourni un matériel de qualité exceptionnelle : des
barrières ajourées formées d'une juxtaposition de minuscules arcades fabriquées avec du marbre et
suivant des modèles de Proconnèse (mais sans doute sur place). Chaque visiteur du lapidaire de Split
connaît une restitution partielle, mais il restait en réserve une quantité de fragments non exposés. La
collaboration de C. Metzger et de Br. Pender a permis d'apporter pour la première fois une
reconstitution exacte et complète des deux barrières de Manastirine, une description et une illustration
exhaustive, en établissant en même temps l'emplacement d'origine (qui explique les mesures inégales)
dans la basilique. Ce chapitre est le deuxième "temps fort" de ce catalogue.
En dehors du petit matériel et des chancels, l'essentiel du décor courant a été fabriqué en calcaire, un
calcaire dur de qualité extrait dans l'île de Braë et parfois près de Trogir, et façonné dans des ateliers
locaux au répertoire assez sommaire et répétitif, mais qui a une certaine originalité. Il n'était pas sans
intérêt d'avoir une vision d'ensemble de cette production de masse, conçue certainement au départ pour
la métropole salonitaine mais qui a rayonné sur toute la Dalmatie moyenne depuis la région de Zadar
jusqu'à Dubrovnik et parfois à l'intérieur des terres.
* *
Depuis 1988, nous avons entrepris le catalogue proprement dit, en privilégiant le dessin - ne
recherchant pas l'esthétique, mais assez précis pour donner vraiment les caractéristiques et les mesures
de la pièce, ce qui n'était pas toujours le cas des dessins de Dyggve dont la qualité nous a souvent déçu
(nous les avons reproduits cependant quand l'original était perdu).
XIV SALONA I
Le catalogue n'a plus été classé comme dans les précédentes publications par provenance, puisqu'il
n'existait d'inventaires de trouvailles que pour les fouilles les plus anciennes, et que l'incertitude
subsistait dans bien des cas, mais par catégorie de matériel, précédée d'une introduction donnant les
caractéristiques globales, précisant l'utilisation, suggérant les principales comparaisons. Les fiches elles-
mêmes ont été volontairement limitées aux éléments nécessaires pour compléter le dessin (appuyé
exceptionnellement par une photographie). Pour les fragments minimes ou d'usage inconnu, nous nous
sommes limités à un catalogue photographique ou graphique explicité par le numéro d'inventaire et les
principales dimensions. Notre catalogue sera donc un instrument muséologique (les tables de
concordance permettent de partir des numéros d'inventaire) mais aussi un répertoire commode des
formes de la sculpture dalmate de la région salonitaine.
Il nous est arrivé de fournir des comparaisons avec des pièces ne provenant pas de Salone quand
elles étaient nécessaires à la compréhension. Mais nous n'avons pas pu ni voulu produire un catalogue
complet pour toute la région, qui supposerait une prospection systématique et l'utilisation de toute une
série de découvertes parfois encore inédites.
En dehors des tables (au sens large) et du chancel à colonnettes, le commentaire est volontairement
sobre. L'essentiel des données techniques ou des remarques générales sur la typologie est donné dans les
introductions des chapitres regroupant les pierres suivant leur usage. Eventuellement, quelques
appréciations ou comparaisons de détail sont ajoutées dans les différentes notices, quand nous le
croyons nécessaire. Nous avons également limité les références soit à ces comparaisons indispensables,
soit aux ouvrages d'ensemble utilisés pour la typologie, pour les problèmes de provenance, de datation
et de style.
Sous la responsabilité d'E. Marin (auteur aussi d'un chapitre d'introduction), de N. Duval (qui a
exécuté les photographies avec C. Metzger et P. Chevalier, et rédigé plusieurs chapitres de synthèse et
introductions), le travail a été dirigé par E. Marin pour la partie muséologique, et par C. Metzger pour
le catalogue, avec le concours pour la rédaction de P. Chevalier, de N. Duval, de M. -P. Flèche-
Mourgues, et la collaboration de Fr. Baritel et A. Lorquin pour les fiches, de M. BonaÔié Mandinic et I.
Britvic Debeljak pour le tri et l'inventaire. Les dessins ont été réalisés sous la direction de Br. Pender qui
a su définir une technique simple de représentation (le plus souvent axonométrique) et y former P.
Chevalier et M. -P. Flèche-Mourgues. Le regretté ZI. Gunjaòa, le fouilleur de Srima, alors directeur du
Musée des monuments archéologiques croates de Split, nous avait apporté le bilan de ses propres
recherches sur la sculpture dalmate, et N. Cambi, professeur à l'Université de Split (Faculté des Lettres
de Zadar), spécialiste des sarcophages, nous a fait profiter de sa large expérience de la sculpture de
Salone et de Braè\
Le bilan esthétique de cet ouvrage peut décevoir le grand public, sauf dans des cas particuliers
comme le chancel de Manastirine, mais les spécialistes croates et étrangers y trouveront, nous
l'espérons, un instrument de travail utile.
Noël Duval
professeur emèrite à l'Université de Paris Sorbonne
Emilio Marin
directeur du Musée archéologique de Split
Catherine Metzger
conservateur en chef au Musée du Louvre
LE CONTEXTE ARCHEOLOGIQUE DE LA SCULPTURE ARCHITECTURALE DE
SALONE : LES EGLISES ET LES CIMETIERES
par E. MARIN
L'étude d'Ejnar Dyggve, publiée en 19281 , constitue actuellement la référence de base pour la topographie
de Salone. Quelques années plus tard, Dyggve avait de nouveau proposé aux participants du IIIe Congrès
international d'archéologie chrétienne, tenu à Ravenne en 1932, un "aperçu historique du développement de la
ville et de ses constructions à l'époque paléochrétienne", sous le titre de "Salona Christiana". J'ai pu de mon
côté, un demi-siècle plus tard, présenter au XIe Congrès international d'archéologie chrétienne en 1986 à Lyon
une mise au point des recherches menées jusqu'à cette date, en vue d'une synthèse inspirée par le thème
principal du Congrès "topographie de la ville chrétienne"2 . J'ai complété ce rapport par des recherches
ultérieures dans deux chapitres, le premier consacré à la topographie intra muros et le second à la topographie
extra muros, d'une thèse sur Salone paléochrétienne soutenue à l'Université de Zagreb3 . Je présente
maintenant le bilan de ces travaux accompagné d'une étude sur l'état actuel de la topographie chrétienne de
Salone, approfondie sur quelques nouveaux points de détails.
On a discuté depuis le XIXe s. des lieux possibles d'installation de la première communauté chrétienne et
du type de locaux qu'elle a utilisés. Dans le contexte des thèses d'alors sur la domus ecclesiae, les
archéologues avaient reconnu dans le "quartier episcopal" de Salone et dans l'amphithéâtre plusieurs oratoires
qu'ils attribuaient à la deuxième moitié du IIIe s. Au moins pour ces derniers, en raison de l'utilisation continue
des lieux de spectacle au sein de la cité chrétienne et du style des fresques maintenant disparues, où Bulié avait
lu la mention a* As tenus, on peut hésiter : s'agit-il de lieux de mémoire aménagés dès le début de la
christianisation de l'Empire ou de lieux de culte beaucoup plus tardifs datant de l'abandon de l'édifice de
spectacle4 . Dans le groupe episcopal, après ce qu'on appelle l'oratoire A - le plus étudié5 -, les révisions et
recherches de Dyggve et de D. Rendic-Miooevie ont amené d'autres 'inventions' d'oratoires dans le même
quartier episcopal ou dans le noyau central de la ville6 .
1 Brondsted-Dyggve, RS I, plan A et B.
2 E. Marin, La topographie chrétienne de Salone, Actes du XI' CIAC Lyon 1986, Rome 1989, p. 1117 sqq ; id., Les
nécropoles de Sahne, ibid., p. 1227 sqq.
3 Marin, Civitas.
4 Brondsted-Dyggve, RS I, p. 180, avait proposé une datation haute ; contra Dyggve, L'amphithéâtre, Recherches à
Salone II, Copenhague, 1933, p. 145 sq ; Bulié, Oratorio dei martiri salonitani nel amjì teatro romano a Solin
(Salona), VAHD 49, 1926-1927, p. 106 sqq.
5 Dyggve, Salonitan Christianity, p. 23 sq ; Gabriòevié, Oratoire A, p. 161 sqq. Cf. N. Cambi, Jugoslawien,
Propyläen Kunstgeschichte, supl. I, Spätantike und frühes Christentum, Berlin, 1977, p. 301 ; Dyggve, Salonitan
Christianity, p. 3, 23 sq ; Bulic, Salona, p. 94 ; Gabrtëevié, Oratoire A, p. 173 ; R. BratoS, Razvoj organizacije
zgodnjekrsâanske cerkve na ozemlju Jugoslavie od 3. do 6. stoletja, Zgodovinski öasopis 40, Ljubljana, 1986, 4, p.
387. Cf. Ν. Cambi, / rapporti tra le due sponde adriatiche nell'età paleocristiana, Abruzzo-Rivista dell'Istituto di
studi abruzzesi 21, 1983, p. 148 sq.
6 N. Cambi, Neki problemi starokrscanske arheologije na istocnoj jadranskoj obali, Materiali XII (IX Kongres
arheologa Jugoslavie, Zadar, 1972), 1976, p. 243 ; Dyggve, Baptistère, p. 190 sq, fig. 2 ; cf. E. Dyggve, Nova basilica
discoperta, Peristil 2, Zagreb, 1957, p. 57 sq. Cf. Bulic, Salona, p. 115 ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. I, 23 ;
id., Salona Christiana, p. 245 ; D. Rendié-MioCevié, Nova solinska turnjaänica sjeverno odforuma, VAHD 55, 1953,
p. 211. Quant à l'incertitude de la survie de la curie au delà de la première moitié du IVe s., cf. Clairmont, Excavations
at Salona, Yugoslavia, 1969-1972, Park Ridge, New Jersey, 1975, p. 54- 56.
XVI SALONA I
7 Sur les travaux dans le groupe episcopal depuis Fr. Carrara et ses fouilles au milieu du XIXe s., publiées à Trieste en
1850 {Topografia e sca\>i di Salona), voir Fr. Bulic, Die Basilica urbana von Salona, Jahrbuch der Κ. Κ. Zentral-
Kommission für Kunst- und Historische Denkmale, Band 4, 1906, col. 283 sqq. La publication principale est celle de
Gerber, FS I ; cf. Dyggve, Salonitan Christianity, p. 25 sqq.
8 Dyggve, Salonitan Christianity, p. 40, n. 12.
9 Dyggve, Baptistère, p. 189-198.
10 Cf. Rendié, Salonitana Christiana IV, p. 175-186.
11 N. Cambi, The cult of the Blessed Virgin Mary at Salone and Split from the fourth till the eleventh century in the
light of archaeological evidence, De Cultu Mariano Saeculis VI-XI, vol. V, Rome, 1972, p. 54 sqq.
" Bulic-Bervaldi, Kronotaksa, p. 15 ; N. Cambi, op. cit., p. 54.
13 Cf. Rendit, Salonitana Christiana IV, p. 180, fig. 1.
14 D'après Dyggve, Salonitan Christianity, p. 23, les oratoires A et Β "were respected in their original forms during
the later more extensive building in the close vicinity".
15 Marin, Civitas, p. 63 sq.
16 Historia Salonitana Maior, cf. Cambi, op. cit., p. 54, n. 28.
17 Rendic, op. cit., p. 182.
Topographie chrétienne de Salone XVII
l'interprétation de Dyggve était liée à la première phase de la basilique double c'est-à-dire à la basilique nord,
qui d'après lui ne daterait que du Ve s.18 , a été construite d'une manière différente de la partie sud. En effet,
celle-ci était dallée très soigneusement avec des dalles neuves (évidemment utilisées pour la première fois),
alors que la partie sud du narthex présentait des dalles de remploi, parfois des parois de sarcophages païens
(comme cela a été attesté par une de ces dalles devant la basilique cruciforme, qui porte au revers une
inscription latine de sarcophage païen). Cela nous amène à la conclusion, qui était déjà celle de Bulté, suivant
laquelle la cathédrale de Salone aurait été, dès le début, dotée d'un narthex19 et à conclure que Jasna Jelicié
aurait eu tort de nier le lien entre le narthex connu et la cathédrale du début du Ve s. lorsqu'elle concluait en
faveur de son rattachement à l'époque de la construction de la basilique cruciforme20 .
QS «M 300 «Ο Ι «Ο 300«
| BUPOTINA
MANASTIR1NE
CAESAREA \ I r>
\ ILINAC
XX SALONA I
fragments du décor architectural chrétien trouvés autour31 . A l'emplacement de cette même église ont aussi été
trouvés une lampe de bronze en forme de paon32 et un grand plat, également en bronze, du début du VIe s.33 ,
tous deux de provenance copte ou du moins proche-orientale, et d'usage liturgique. Au total un assez grand
nombre d'objets de la première moitié du VIe s. ont été trouvés dans les environs de la basilique d'Ilinac ou
dans la basilique même34 .
Une troisième église au centre de la ville dont on a fouillé le baptistère, la basilica cum baptisterio, se
situait presque au milieu de la cité. Dyggve a avancé à son sujet l'hypothèse d'une église arienne, parce qu'il
fallait justifier l'existence d'un second baptistère35 . Mais, il faudrait fouiller complètement l'église pour
pouvoir, éventuellement, prouver cette hypothèse qui, à l'heure actuelle n'est plus si séduisante qu'au moment
de son lancement36 . Dans la partie sud de la ville ont été fouillés les restes d'une autre église : la basilica iuxta
portum. Dyggve l'a datée du Ve s. Elle était bâtie sur l'emplacement des ruines de thermes abandonnés près du
port ; elle montre un plan classique à Salone : abside saillante et trois nefs, mais avec quelques pièces annexes
au chevet37 .
3. Pars orientalis
A l'Est de la cité, c'est-à-dire dans le quartier le plus récent de Salone, deux autres églises ont également été
fouillées et récemment réétudiées. La première, de la seconde moitié du Ve ou du début du VIe s., est à trois
nefs avec une abside. Cette basilica orientalis a été construite elle aussi sur les ruines de thermes romains, et
était dotée d'une fosse d'autel, témoin de l'étroit rapport des églises urbaines avec le culte des martyrs (ici,
peut-être, de saint Septimius) et donc de leur ressemblance avec les églises cimétériales38 . J'ai pu proposer un
plan restitué39 d'après les recherches de Dyggve et d'Oreb. L'autre édifice dit Gradina (d'après le toponyme)
est de plan centré et doté d'une coupole. Il date du VIe s. et se place à la suite de la grande église cruciforme du
centre episcopal. L'église de Gradina était, semble-t-il, consacrée à la Vierge40 .
4. Monuments douteux
Dans la situation actuelle, je ne retiens pas une identification douteuse d'une basilique sous le rempart nord-
est, près de la tour n° 58 ( et appelée pour cette raison par Dyggve Β 58) en raison d'une incertitude totale
quant à son plan, et à cause de l'insuffisance des indices41 . La récente fouille de sauvetage effectuée dans la
nécropole à l'Ouest de Salone, dite Hortus Metrodori, et dans la partie sud de la ville, intra muros, a permis la
découverte d'une mosaïque avec représentation d'un cerf buvant des gouttes d'eau tombant d'un arbre. Les
fouilleurs n'ont pas pu identifier son cadre architectural (il ne semble pas y avoir de rapport avec une abside
vue en surface dans le voisinage). Cette mosaïque d'allure "chrétienne", (le motif des cerfs buvant à la Source
de Vie est attesté déjà dans le groupe episcopal), signifîe-t-elle la présence d'un nouveau bâtiment religieux ?42
Conclusion
II reste des travaux importants à entreprendre si l'on souhaite poursuivre l'étude de l'ensemble des
monuments ecclésiastiques. Je me contenterais donc de faire le point sur ce que l'on pourrait imaginer comme
profil de la ville intra muros, si l'on arrive à confirmer par la fouille la topographie et la chronologie
proposées. Ce sont donc, au total, sept églises de Salone, qu'on peut prendre en considération en dehors du
groupe episcopal ; ces sept églises dateraient d'avant la fin du Ve s., à l'exception de Gradina qui se situe au
VIe s. Pour résumer, nous admettons quatre grandes périodes de construction : fin du IIIe s. -début du IVe s. et
début du Ve s. pour le groupe episcopal, fin du Ve-début du VIe s. pour toutes les autres constructions dans la
ville, et première moitié du VIe s. (époque justinienne) pour les constructions de plan centré. Les dimensions
des églises (environ 40 χ 20 m en moyenne) montrent qu'il s'agit d'édifices destinés à de vastes audiences,
englobant donc aussi la population extra muros.
Par ailleurs, des monastères étaient implantés en dehors de la ville, par exemple, au Nord à RiÊnice, où
s'est superposé un ensemble médiéval, et à Crkvine43 . A RiÉinice, Dyggve a notamment reconnu "un bâtiment
de cloître paléochrétien avec une église, un cimetière, une habitation et un jardin disposé en terrasses reliées
par une série d'escaliers de pierre ... séparé du monde extérieur ... par des murs et des tours"44, et Bulié y a
copié quelques inscriptions45 . Dyggve a reconnu à Crkvine une petite église qui devait dater du Ve ou du VIe
s. et une maison avec un pressoir46 . Mais dans les Archives Dyggve, je n'ai trouvé aucun document sur ces
travaux. Cependant, N. Cambi admet les conclusions de Dyggve47. On trouve également des monastères
implantés au Sud de la ville, notamment dans le cimetière du Sud ou de Crikvine4* ainsi que sur les îles, dès le
début du Ve s.49 Plusieurs pressoirs trouvés dans la ville, mais aussi près des basiliques cimétériales,
pressoirs datant, semble-t-il, du début du VIe s.50, témoignent de l'accroissement de la cité chrétienne, de son
importance et du rôle de son évêque, qui est le véritable maître de la ville51 , qui n'est plus désormais partagée
en trois secteurs par les anciens remparts52 . Mais, ces pressoirs témoignent également d'une certaine façon de
la ruralisation de la ville, s'ils sont bien du VIe s. et non du début du VIIe s. Malgré tout, l'évolution du cadre
urbain nous échappe, et nous ne sommes pas en mesure de l'établir avec précision sans fouilles ultérieures.
Comme il a déjà été dit, l'évêque qui devient le véritable maître de la ville, apparaît comme le principal
bâtisseur. Après les évêques mentionnés à propos du groupe episcopal, l'évêque Honorius II se manifesta par
des constructions de l'époque justinienne et l'activité édilitaire sera poursuivie par ses successeurs Petrus, dans
les années 50 du VIe s., et Maximus, à la fin du VIe et au début du VIIe s.
41 Dyggve, Salonitan Christianity, fig. I, 23 ; plan: Archives Dyggve, II, 15, n° 194.
42 Kirigin et alii, Salona 86/87, p. 24, pi. IV ; Marin, Civitas, p. 95 sq.
43 Dyggve, Salona Christiana, p. 243, fig. 9 ; id., Topographie, p. 24 ; id., Salonitan Christianity, p. 62, fig. III, 20.
4450 Dyggve,
45
46
47
48
49 Id.,
Bulic\
Ν.
Bulié,
Cf.Cambi,
Salona
Dyggve,
VAHD,
Titoli
Salona
Salonitan
op.
Christiana,
diSalona
45,
dt,
dedica,
Christiana,
1922,
p.Christianity,
265
Christiana,
p.loc.
p.sq,
1 114,
cit.
loc.
fig.
sqqAp.cit.,
23,
;4073;
p.voir
6124.concernant
253
; infra
N.
p. ; Cambi,
18.D.au Rendié-Miocevic",
sujet
laop.
nécropole
decit.,la nécropole.
p. 265
dite sq.
Rupotina,
Nova solinska
voir infra.
turnjacnica sjeverno od foruma,
VAHD 55, 1953, p. 205 sqq ; Kirigin et alii, Salona 86/87, p. 15, pi. I, 1.
51 Cf. Bulié-Bervaldi, Kronotaksa, p. 45 ; Dyggve, Salonitan Christianity, p. 75.
52 Dyggve, Salonitan Christianity, p. 17, n. 50.
XXII SALONA I
53 Egger, FS II, p. 83 sq: inscription no. 114. Les travaux se poursuivent depuis C. Lanza en 1825 ; puis Fr. Bulió : cf.
l'historique dans Razvoj arheoloskih istrazivanja i nauka u Dalmaciji kroz zadnji milenij (L'archéologie en Dalmatie
du Xe s. jusqu'à présent), Zagreb-Split 1924-25 ; synthèse dans Bulic, Salona, p. 132 sqq ; cf. la publication principale
Egger, FS II ; puis L. Jelié, Das Coemetehum von Manastirine zu Salona und der dortige Sarkofag des guten Hirtens,
RQ 5, 1891, p. 10 sqq ; puis Dyggve, Saloni tan Christianity ; Duval, Manastirine ; Duval-Marin, Cinq martyrs ; E.
Marin,
54 Cf. E.
Revizija
Dyggve,
starokrSóanskog
Die ersten Holzsärge
arhitektonskog
in Salona,
kompleksa
VAHDManastirine,
50, 1928-1929
Salona,
(1932),
Lychnidl,
p. 38; L.Ohrid,
Katie,1989,
Groblje
p. 141kod
sqq.sv.
Nikole u Solinu, VAHD 61, 1959 (1963), p. 134 sqq ; D. Rendic-Miocevic, Nova kasnoanticka stela iz Solina, VAHD
56-59/2, 1954-1957 (Mélanges Abramié), p. 156 sqq ; Br. Gabricevic, Una nuova iscrizione Salonitana, Atti del HI
Congresso int. di epigrafia greca e latina (Rome 1957), Rome, 1959, p. 77 sqq.
55 E. Dyggve, Basilica discoperta - un nouveau type d'édifice cultuel paléochrétien, Atti del IV CIAC Città del
Vaticano 1938, 1, Rome, 1940, p. 415-431 ; Dyggve-Ègger, FS III.
Topographie chrétienne de Salone XXIII
suscité la translatio présumée du mausolée privé à la basilique56 à trois nefs, dotée d'un atrium. Le premier
rapport sur la fouille complémentaire que j'ai entreprise d'abord en 1984, puis poursuivie en 1991 (et en 1993)
a été présenté au XIIe Congrès international d'archéologie chrétienne à Bonn, en septembre 199157 .
3. Kapljuò
Le cimetière de Kapljuà, lui aussi pourvu de tombes de martyrs, avait suscité l'érection de la première
basilique cimétériale salonitaine au milieu du IVe s.58 Celle-ci avait influencé la construction des basiliques
urbaines. La basilique était à trois nefs, avec une abside encadrée de pièces annexes. A une époque tardive,
elle a dû subir des aménagements importants59 . On notera l'existence d'une évolution d'une grande complexité
avec des mausolées (ou memoriae) et pièces annexes, antérieurs ou postérieurs à l'église et l'installation finale
d'un pressoir. Cette nécropole est située aussi à l'une des portes de la ville, près des remparts,
vraisemblablement réunie au cimetière dit "des 16 sarcophages", où l'on trouve des sarcophages chrétiens et
païens60 . Un doute pesait encore sur l'identification de la tombe G du cimetière de Kapljuô dotée d'une dalle
épaisse en calcaire local fragile, dalle célèbre parce qu'on lui attribuait un lien avec la depositio de cinq
martyrs, Asterius et quatre soldats. Il s'agissait certainement d'une tombe privilégiée et respectable, d'après son
emplacement même (elle fut conservée dans l'église). Mais V. Saxer vient de nous prouver que l'identification
de la basilique cimétériale de Kapljuc comme basilique "des cinq martyrs" ne peut résister à une analyse
critique. Seul le nom d'Asterius est incontestablement présent à Kapljuc61 .
4. Le cimetière méridional
Le quatrième cimetière paléochrétien de Salone (le troisième en fait par ordre de découverte, celui de
Kapljuö n'étant à cet égard que le quatrième), le cimetière du Sud ou de C rilevine, près de l'actuel Vranjic, mais
appartenant à Vager Saloni tanus, n'a jamais été publié de façon synthétique à la différence des précédents (une
synthèse sur l'épigraphie du site sera fournie dans les commentaires du corpus épigraphique en préparation), et
la basilique cimétériale a d'ailleurs été détruite avant que ne fussent entreprises les recherches sur le site62 .
Nous avons là l'exemple d'une nécropole païenne qui a vécu, semble-t-il, plus que les autres dans Γ "esprit
païen" avant de recevoir les premières inhumations chrétiennes à la fin du IVe s., lorsque le christianisme
s'implanta dans Vager. Différents types de tombes y ont été découverts. Les premiers sarcophages datés avec
sûreté appartiennent au début du Ve s.63 , mais la basilique cimétériale pourrait être postérieure. L'extérieur
paraît avoir été semblable à celle de Manastirine du Ve s., également avec des contreforts (le narthex était
aussi pourvu de contreforts). Cette église (ou une chapelle monastique ?) aurait pu être consacrée au culte de
saint Pierre. L'épitaphe d'un moine Petros, qui a servi son saint éponyme sur le lieu, nous fournit un des rares
témoignages sur l'installation des monastères dans les environs de Salone64 . Quelques fragments du décor
architectural sont les seuls témoignages conservés de ce sanctuaire. La nécropole abritait les inhumations de
plusieurs personnages importants, mais on ne voit pas de véritable raison pour retenir l'hypothèse de Dyggve
quant à son caractère arien, même pour une période limitée65 , d'autant plus que nous possédons une dalle
funéraire de l'année 426 ou 430, avec mention explicite de Yeclisia catolica Sal(onitana)66 . Cette trouvaille in
situ nous assure que la superficie de la nécropole chrétienne couvrait un vaste emplacement au Sud de la ville,
de l'autre côté et le long du sinus Salonitanus à l'Est de la basilique. Sur le même site plusieurs mensae
funéraires rondes avec inscription ou anépigraphes ont été trouvées, avec d'autres sépultures contemporaines,
datant toujours, semble-t-il, du IVe au VIe s.67
5. La nécropole occidentale.
La nécropole de l'Ouest, dite de l'Hortus Metrodori6* a accueilli plusieurs sépultures chrétiennes. La
nécropole païenne, sur la route sortant à l'Ouest de la ville en direction de Traguhum, a gardé son aspect
originel plus que les autres cimetières. Seules quelques sépultures chrétiennes se sont superposées à cet état.
Faute de tombes de martyrs, aucun édifice de culte chrétien ne semble y avoir été construit. S'appuyant sur ce
constat, les chercheurs n'ont pas voulu pendant longtemps admettre l'existence d'inhumations chrétiennes, ou
les ont considérées comme un phénomène aberrant69 . Pourtant, elles sont bien attestées par une mensa
funéraire ronde70 et une tombe maçonnée71 , par les sarcophages de Flavius Valerianus72 et Barronia72 . La
récente fouille de sauvetage a livré une vision spectaculaire de l'organisation d'un cimetière païen.
Parallèlement, elle nous a fourni des données précieuses quant aux rapports entre païens et chrétiens - j'en
parlerai par la suite. De plus, elle a confirmé l'interprétation que j'avais exprimée lors du XIe Congrès
d'archéologie chrétienne quant à la nature de l'implantation chrétienne, interprétation différente de celles
avancée par Bulié et Dyggve. Si, en fouillant la partie principale de la nécropole, on n'a pas trouvé de
basilique cimétériale, c'est qu'aucun culte de martyr ne s'étant développé ici, on n'avait pas de raison d'édifier
une basilique comme dans les autres cimetières de Salone. Les nouvelles fouilles ont fourni cependant deux
inscriptions chrétiennes supplémentaires74 (une synthèse sur l'épigraphie de la nécropole de l'Ouest sera
fournie dans les commentaires du corpus des inscriptions, en préparation).
6. Autres cimetières.
Un autre cimetière a été découvert au Nord de la porte dite porta Andetria, à Rupotina75 . Quelques
inscriptions y ont été trouvées, dont certaines chrétiennes76 , ce qui témoigne d'une continuité des inhumations
65 Dyggve, Salonitan Christianity, p. 56, 66 sq, 80, fig. III, 8. Cf. Z. Vinski, Zur Datierung einiger Kleinfunde aus
späten
66 CIL
67 Fr. salonitanischen
III 13124
Bulié, Cerne
; BD,
teroXIV,
Gräbern,
antico
1891,
cristiano
Adriatico
p. 145 sqq
nelle
praehistorica
; Zeiller,
vicinanze
Dalmatie,
etdell'
antiqua
antica
p. (Mélanges
117Salona,
sq. G.BD
Novak),
22, 1899,
Zagreb,
p. 218-222
1970, p. 700
; Dyggve,
sqq.
Salonitan Christianity, p. 66 sq ; Zeiller, Dahnatie, p. 167 ; Cambi, Piscinae, p. 240 ; cf. Duval, Mensae funéraires, p.
198 sqq ; id., Brèves observations sur l'usage des mensae funéraires dans llllyricum, RAC 60, 1984, p. 259 sqq ; id.,
Piscinae
68 Fr. Bulié,
et mensae
Escavifunéraires
nella necropoli
: de Salona
anticaàAquilée,
pagana diAAAd
Salona26,detta
p. 437
Hortus
sqq. Metrodori negli anni 1909 e 1910, BD 33,
1910, p. 3-66, 130-132 ; p. 14 : "Questa necropoli pagana fu nell'a. 1894 battezzata ufficialmente in horto Metrodori,
ad viam munitam ".
69 Fr. Bulié, op. cit., p. 12, 28 ; id., Escavi nella necropoli pagana di Salona detta Hortus Metrodori nell'a. 1925,
VAHD 47-48, 1924-1925, p. 50 ; M. Abramic, Zapadna nekropola antikne Salone, VAHD 52, 1935-1949 (1950), p.
7018. Fr. Bulié, Escavi nella necropoli antica pagana di Salona, detta Hortus Metrodori nell'a. 1911 e nell'a. 1914, BD
37, 1914, p. 90, inscription n° A 4681 ; Duval, Mensae funéraires, p. 199, fig. 10. Cf. Fr. Buskariol, Pregled
arheoloske topografie Salone, Mogudnosti, 1988/3-4, p. 281, η. 88, cite également une trouvaille d'une "piscina" (?)
creusée dans un bloc de pierre, signalée par M. Abramié.
71 Fr. Bulié, Escavi nella necropoli pagana di Salona detta Hortus Metrodori nell'a. 1916, BD 40-42, 1917-1919, p.
99 ; cf. Cambi. Piscinae, p. 236.
72 BD 33, 1910, p. 28, 59 sq, inscription A 4122 ; M. Abramié, loc. cit.
73 Fr.
74
75 BD Bulió,
Kirigin
33, et
1910,
alii,
Starinarska
p.Salona
38 sq, 86/87,
istrazivanja
inscription
p. 35 Asqq
u 4165.
Rupotini
; Marin,u Civitas,
Solinu, p.Povodom
122 sqq.50 godìsnjice jubileja VAHD (1878-1928), Split
1931, p. 63 sqq ; Dyggve, Topographie, p. 24 ; id., Salona Christiana, p. 243 ; id., Salonitan Christianity, p. 62, fig.
Ill, 20.
Topographie chrétienne de Salone XXV
à cet emplacement après l'époque païenne77. Une église médiévale, s'est superposée à une basilique que
Dyggve considérait comme cimétériale à l'Est de la ville (Suplja crkva)12 . La basilique daterait du Ve s.,
toujours d'après Dyggve79 ou du VIe s. d'après Abramié80 , mais seule une petite partie en avait été fouillée à
l'époque (une fouille récente de M. Zekan a dégagé l'ensemble de la basilique). Dyggve avait restitué un plan
en Γ, semblable à celui de la basilique Orientalis de la ville de Salone, ce qui confirmait à son avis qu'il n'y
avait pas de différence entre les types des basiliques intra et extra muros%l . Je tiens à préciser qu'on ne
dispose d'aucune documentation concernant un cimetière paléochrétien à cet emplacement : on a trouvé un seul
sarcophage chrétien doté d'une inscription, mais vraisemblablement pas in situ*2 . De ce fait, dans l'état actuel
des choses, on ne peut pas considérer ce site comme un cimetière chrétien. Bulié avait proposé de mettre la
basilique en relation avec un autre emplacement au Sud-Est de la ville (Arapovci)*3 où il a cru reconnaître le
cinquième cimetière de Salone chrétienne84 . Mais, d'après le récit de Bulió, on voit qu'il ne s'agissait là que
d'une ou deux tombes tardives, et on ne peut considérer ce site comme un nouveau cimetière, comparable aux
autres grandes nécropoles. Cependant, d'autres sépultures chrétiennes à l'Est de la ville sont possibles, étant
donné qu'on y trouve des sépultures païennes85 , comme c'est le cas tout autour de Salone et surtout dans
Vager de Salone86 , sur le territoire entre Salone et le "château" de Dioclétien : on trouve en effet à divers
endroits de petits cimetières de ce genre87 . La fouille récente d'une nécropole au lieu-dit Japirko a révélé un
nouveau cimetière païen très modeste dans ce secteur du territoire salonitain88 . De toute manière, la partie
orientale de la ville n'avait, semble-t-il, qu'un habitat très lâche, ce qui explique l'absence de nécropole
importante de ce côté89 . Un cimetière juif, enfin, aurait, semble-t-il, existé à Salone, mais il n'a pu encore être
localisé90 .
Conclusion
On constate donc que l'ensemble de la périphérie de la ville, le long des routes, était utilisée pour des
inhumations dès la période romaine. Les chrétiens se sont simplement "superposés" aux païens à YHortus
Metrodori et à Rupotina, par exemple, ne montrant en cela aucune préférence communautaire pour le lieu de
leur sépulture. Puis ce sont surtout à des emplacements particuliers, comme près du groupe episcopal, qu'ils
ont commencé à accumuler leurs sépultures en liaison avec le culte de martyrs et par conséquent, ils ont créé
là, au Nord de la ville, de véritables centres nouveaux à caractère religieux qui vont jouer un rôle important
dans le développement de la ville chrétienne. Dans cette vaste zone cimétériale au Nord de Salone, parmi de
nombreuses inhumations pauvres, les trois centres de Manastirine, Marusinac et Kapljuè" vont acquérir leur
autonomie, de même que Crikvine au Sud de la ville. Au Nord, le cimetière chrétien le plus éloigné des
remparts était celui de Marusinac : c'est aussi une des raisons pour lesquelles il était moins encombré et plus
76 Fr. Bulic, Quattro bassorilìevi di Mitra a Salona, BD 32, 1909, p. 53, l'inscription A 4066 ; E. Ceci, Monumenti
78 Dyggve,
cristiani,
77 Cf. l'inscription
p. Salonitan
255 sqq.desChristianity,
II?-IVe s. : Marin,
p. 76, fig.
Starokrséanska
VI, 16, 17 ; Salona,
id., Oltarna
p. 7,pregrada
42, n. 26. u krunidbenoj crkvi kralja Zvonimira,
VAHD 56-59/1, 1954-1957 (Mélanges Abramic), p. 239 sq, fig. 1.
79 Dyggve,
80 M. Abramió,Salona
DieChristiana,
christlichep.Archäologie
242, fig. 8. in Jugoslawien in den letzten zwanzig Jahren, Actes du Ve CIAC Aix-en-
Provence 1954, Cité du Vatican-Paris, 1957, p. 177.
81 Marin,
82
83 Dyggve,
Fr. Bulié,
Civitas,
Salonitan
Peto starokrSóansko
p. 127,
Christianity,
η. 87. grobiSte
p. 80, fig.stare
IV, Salone
29. najugoistoku grada, Povodom 50 godiSnjice jubileja VAHD
(1878-1928), Split 1931, mentionné seulement dans le résumé français, p. 62.
84 Ibid., p. 58-62.
85 D. Rendié-MioCevié, Neue Funde in der altchristlichen Nekropole Manastirine in Salona, AI 1, 1954, p. 55.
86 Cf. Dyggve, Topographie, p. 22 ; N. Cambi, Salona i njene nekropole, Radovi - Razdio povijesnih znanosn, 12, t.
25 (1985-1986), Zadar, 1986, p. 61-108.
87 La
88
89
90 Cf. publication
Marin,
Fr. Oreb,
Bulió,
StarokrSâanska
E.Jevrejski
deMarin,
la fouille
Kasnoanticko
spomenici
Salona,
incombesup.rimskoj
à90.
groblje
J. MardeSió.
Dalmaciji
na Suâdruijevrejsko
u Spii tu, grobiSte
VAHD 74,u Solinu,
1980, p. VAHD
55-59. 49, 1926-1927 (1928),
p. 116-124 ; Dyggve, Salonitan Christianity, p. 66, n. 33 ; Br. GabriCevic, Una nuova iscrizione salonitana, Atti
dell'Ili Congresso int. di epigrafìa greca e latina (Roma 1957), Rome, 1959, p. 79.
XXVI SALONA I
propice à l'aménagement d'un enclos protégé, même si on ne le considérera plus comme un cimetière à usage
exclusif des hauts dignitaires de l'Eglise. Cependant, le grand nombre de sépultures (de luxe, mais aussi de
tombes plus modestes en tuiles) à Manastirine, n'empêche pas d'y voir un haut lieu des cultes funéraires
salonitains et un endroit privilégié pour les inhumations des évêques dès le IVe s. On peut conclure que ce n'est
qu'après le regroupement de sépultures chrétiennes autour de tombes martyriales qu'on a construit dans ces
cimetières de grandes basiliques funéraires qui sont restées en usage jusqu'au début du VIIe s.
LISTE DES PRINCIPALES ABREVIATIONS
MZK: Mitteilungen der Κ. Κ. Zentralkommission zur Erforschung und Erhaltung der Kunst- und
historischen Denkmale, Vienne.
Orlandos, Basilikè II : A.K. Orlandos, E zulostegos palaioxristianikè Basilikè II, Athènes, 1954.
PPUD : Prilozi povijesti umjetnosti u Dalmaciji, Split.
RA : Revue Archéologique, Paris.
RAC : Rivista di archeologia cristiana, Rome.
Rapanié, Predromaniâco doba : È. Rapanié, Predromaniâco doba u Dalmaciji, Split, 1987.
Rendié, Salona Christiana II : D. Rendic-Mioòevié, Salona Christiana II. Basilica Occidentalis u tipologiji
ranokrSóanske arhitekture llirika, Zbornik narodnog muzeja 9-10, Belgrade, 1979, p. 87-96.
Rendié, Salona Christiana TV : D. Rendió-Miooevié, Salona Christiana TV. Question de la chronologie du
développement des basiliques doubles de Salone, Disputationes Salonitae II (VAHD 77), 1984, p.
175-186.
Répertoire de la mosaïque antique : C. Balmelle, M. Blanchard-Lemée, J. Christophe, J.-P. Darmon, A.-M.
Guimier-Sorbets, H. Lavagne, R. Prudhomme, H. Stern, Le décor géométrique de la mosaïque
romaine. Répertoire graphique et descriptifdes compositions linéiares et isotropes, Paris, 1985.
Roux, Tables chrétiennes : G. Roux, Tables chrétiennes en marbre découvertes à Salamine, Anthologie
Salaminienne, Salamine de Chypre, IV, Paris, 1973, p. 137-144.
RQ : Römische Quartalschrift, Rome.
Saxer, Saints de Salone : V. Saxer, Les Saints de Salone - examen critique de leur dossier, U sluibi
äovjeka (Mélanges Frani é), Split, 1987, p. 293-325.
SHP : Starohrvatska prosvjeta, Split.
Sodini-Kolokotsas, Aliki II : J.-P. Sodini, K. Kolokotsas, Aliki, II : La basilique double, Ecole française
d'Athènes (Etudes Thasiennes X), Athènes, 1984.
Sa§el, ILJug : A. et J. SaSel, Inscriptiones Latinae quae in Iugoslavia inter annos MCMII et MCMXL
repertae et editae sunt {Situla 25), Ljubljana, 1986.
Terry, Poreë: A. Terry, The sculpture at the Cathedral ofEufrasius in Poreà, DOP 42, Washington, 1988,
p. 13-64.
VAHD : Vjesnik za arheologiju i historiju dalmatinsku, Split.
VHAD : Vjesnik hrvatskog arheoloSkog drustva, Zagreb.
Zeiller, Dalmatie : J. Zeiller, Les origines chrétiennes dans la province romaine de DaIma tie, Paris, 1906.
CATALOGUE
INTRODUCTION
Dans cette masse de matériel des Ve et VIe s., nous avons classé en premier les éléments architecturaux
décorant les portes et les fenêtres, et quelques petits éléments porteurs. Viennent ensuite les éléments de
mobilier liturgique : ciboria, supports de table, plateaux de table, mensae et piscinae, ambons, supports et
plaques de chancel pleines et ajourées. Nous avons ensuite indiqué un certain nombre de comparaisons
régionales pour replacer la sculpture de Salone dans le contexte de la province romaine de Dalmatie (littoral
oriental de l'Adriatique, Herzégovine et Bosnie méridionale).
Chaque type d'objet a été classé suivant le matériau, le marbre précédant toujours le calcaire. A
l'intérieur du classement typologique général, nous avons privilégié les provenances assurées à l'intérieur du
territoire de Salone dans l'ordre suivant : Marusinac, Kapljuè, Manastirine, groupe episcopal {basilica
urbana et église cruciforme), basiliques dites "arienne", "de la Porta Caesarea", "du forum", "des quatre
bases", basilica occidentales, "Suplja crkva", nécropole occidentale dite Hortus Metrodori, nécropole
méridionale ou quatrième cimetière, Salone en général, Vranjic, Split, Klapavica, etc. : cf. sur ces lieux-dits,
l'introduction topographique d'E. Marin. Un très grand nombre de pièces apparaissent avec la seule
provenance "Salone", ce qui indique que nous n'avons aucune précision sur le lieu de la découverte. Un
autre lot important est constitué de fragments "de provenance inconnue" dont la majorité acquise par Bulic
provient selon toute vraisemblance de l'ager de Salone. Il est bien évident que des pièces provenant du
territoire de Salone peuvent se trouver dans d'autres Musées de Croatie ou même dans des collections
privées.
Le Musée archéologique de Split a plusieurs inventaires (cf. tables de concordance en fin de volume) et
le numéro d'inventaire muséologique apparaît pour chaque pièce immédiatement sous le numéro de
catalogue, avec le lieu de conservation. Suivent la provenance, la bibliographie de l'objet, la référence de la
photographie et du dessin, qui ne peut être reproduit systématiquement à la même échelle. Une échelle
métrique (pour les éléments complexes) ou les principales dimensions portées sur le dessin permettent en
tout état de cause une vérification des dimensions de détail. La notice proprement dite comporte la matière,
les dimensions, une courte description de l'objet et de son décor, et parfois un commentaire avec des
comparaisons et des éléments de datation. Nous avons délibérément préféré ne pas donner de datation
précise pour chaque pièce en raison du manque de données assurées sur le contexte archéologique (les
églises sont souvent mal datées). L'ensemble de la production du mobilier liturgique est très répétitive et
appartient pour la majorité au VIe s., ce qui correspond aux dernières phases d'utilisation des monuments
salonitains. Dans les brèves introductions typologiques, nous avons en revanche cherché à déterminer, grâce
à des comparaisons extérieures à Salone, la chronologie relative des pièces.
Nous avions souhaité établir l'origine des marbres employés, dont seuls certains (surtout le Proconnèse
et le Thasos) sont clairement reconnaissables sans analyse. L'opération avait été programmée avec l'Institut
Ruder Bo§kovié de Zagreb en collaboration avec le centre de recherches spécialisé de l'Université de
Barcelone (MM. Mayer et Alvarez) et des prélèvements ont été opérés. A cette date, les résultats ne nous
sont pas parvenus et nous en sommes réduits à décrire l'apparence du matériau, ce qui est particulièrement
regrettable pour les tables en marbre grossier ou fin (et translucide) très caractéristique, et qui doivent
provenir d'ateliers produisant en grande série. Nous n'avons donc pas pu faire avancer le dossier qui est une
des cruces de la recherche spécialisée.
C. M. et P. C.
SALONA I
On a dressé dès l'origine du Musée des inventaires par matière. Ceux qui nous intéressent ici sont :
- l'inventaire E (sculpture non figurée)
- l'inventaire A (inscriptions)
- l'inventaire D (sculpture figurée)
Ces trois inventaires, dont deux avaient été interrompus peu après la retraite de Mgr Bulié, vers 1930,
ont été repris par nos équipes en 1983 (inv. A) et en 1986 (inv. E), et les morceaux trouvés après 1930 ou
qui avaient perdu leur numéro sans pouvoir être identifiés ont été inscrits à la suite des derniers numéros des
inventaires précédents.
Il a été tenu pendant une brève période un inventaire EA consacré à la sculpture architecturale.
A ces inventaires de base, il faut ajouter deux inventaires par provenance : Β pour Manastirine, C pour
Marusinac, ouverts par Bulic lors du développement des fouilles à la fin du XIXe s. pour faire face à la
multiplication des trouvailles d'inscriptions, et qui ont été interrompus après les grandes publications des
Forschungen II et III. Ces trois inventaires n'ont pas été poursuivis lors des classements de ces dernières
années.
Le numéro d'inventaire apparaît après la lettre pour les registres A, D, E et EA ; avant celle-ci pour
les catalogues Β et C.
I.a.2
E 1279. Exposé dans le lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1993 n° 2/5. Dessin 1994 (J. 1.).
DESCRIPTION
Calcaire très érodé.
Dimensions : longueur 2,10 m ; hauteur 30-31 cm ; épaisseur actuelle 29 cm.
Linteau complet en longeur, il a été recoupé en épaisseur pour servir de stylobate de chancel. Sur le lit
d'attente, à 77 cm de l'angle gauche, grande mortaise (18 χ 13 cm ; pf. 4,5-5 cm) pour un poteau de chancel. Au
lit de pose, rebord de 10 cm de large, haut de 6 cm, sur environ 1,80 m de longueur (distances entre jambages).
Les deux trous de gonds sont conservés. Il existe en outre des encoches pour des agrafes aux extrémités.
Trois croix latines pattées largement gravées (hauteur 24,5 cm ; largeur 14 cm ; épaisseur bras 1,5 cm).
Le tracé préparatoire marquant la limite supérieure de ces croix est visible sur une partie de la longueur de la
face antérieure.
COMMENTAIRE
Ce linteau est tout à fait semblable à l'exemplaire de la porte latérale de l'église sud de Marusinac et à
celui, non retrouvé qui surmontait la porte principale de l'église de Kapljuc (n° I.a.l ci-dessus et I.a.3 infra).
I-II. Linteaux, encadrements et clefs d'arc 5
I.a.3
Sans numéro. Non retrouvé (mais l'église n'a pas été nettoyée depuis longtemps).
PROVENANCE
Kapljuò, porte principale occidentale (mais non axiale) de l'église attribuée au IVe s.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS I, p. 46 (description), fig. 34 p. 62 (relevé), fig. 86 p. 95 (restitution de la porte),
fig. 85 p. 96 (phot.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 2,10 m ; longueur restituée 2,75 m.
Linteau incomplet en trois fragments jointifs ; les extrémités manquent mais le décor est complet.
Décor de trois croix latines pattées gravées avec un carré réservé au croisement des bras.
COMMENTAIRE
Ce linteau est du même type que celui de Marusinac et qu'un exemplaire complet conservé au Musée (cf.
n°s précédents). Il s'agit donc du type classique employé à partir du Ve s. Le type de croix nous semble exclure
l'attribution au IVe s., retenue par Brondsted et Dyggve. Mais naturellement on a pu refaire cette façade par la
suite, ce que les auteurs de RS ne semblent pas avoir envisagé.
I.a.4
Inv. E 1079. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 5/9. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire très érodé.
Dimensions : hauteur (sans le rebord large de 10 cm du linteau qui a été abattu) 30 cm ; longueur
conservée 56 cm ; épaisseur conservée 24 cm.
Fragment de linteau (manquent une moitié et la limite gauche de la pierre), retaillé pour servir de pierre
d'appareil. Piqueté sur le lit de pose, soigneusement dressé à la gradine sur la face antérieure. Cassé à la masse
au revers.
Le linteau est légèrement en saillie au sommet : le bandeau décoré, haut de 9 cm surmonte un bandeau
plat, séparé par un sillon d'un cavet à la coupe très amollie. Au centre du linteau, couronne en relief (diamètre
extérieur 30 cm) formée de deux filets séparés par un sillon, qui était dotée de lemnisques à la base (disparus
avec l'abattage du rebord). Elle contient une croix monogrammatique avec R latinisé tracée de même, encadrée
sous la traverse d'un grand alpha capital et d'un omega minuscule, comme il arrive souvent. A droite, reste d'un
entrelacs formé de doubles filets encadrant des rosettes à quatre pétales (trois sont conservées).
COMMENTAIRE
Malgré sa simplicité, ce décor tranche sur celui des autres linteaux conservés, dont le décor est limité à
des croix.
6 I-II. Linteaux, encadrements et clefs d'arc
I.a.5
Inv. E A 350. Basilica urbana, dans la nef nord.
PROVENANCE
Basilica urbana, découvert en 1901 dans la nef nord à proximité de la porte latérale au centre, faisant
communiquer l'église avec la salle à l'Est du baptistère ("catecumeno" disait Bulié), à laquelle les dimensions
conviennent). L'attribution semblait certaine au fouilleur, cf. infra.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 25, 1902, p. 97 (catalogue des trouvailles) et surtout p. 100-102 (description et phot. p. 101) ;
Gerber, FS I, p. 53-54, fig. 84 (médiocre phot.), p. 53 et fig. 81 (montage de l'encadrement), 83 (schéma de la
porte) ; Cambi, Krist i njegova simbolika, p. 83 et p. 103 n° 32, pi. XX/3.
Phot. Ν. D. 1988 n° 6/32-33. Dessin 1994 (Br.P.) d'après l'état actuel et des clichés anciens.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur en façade des deux fragments jointifs 1,84 m ; hauteur 33 cm (environ 27 cm
derrière le rebord) ; épaisseur 55 cm.
Linteau en deux fragments jointifs, abîmés après la découverte à la cassure (agneau). Contours
irréguliers aux extrémités qui étaient engagées dans le mur, mais exemplaire complet (après retaille évidente en
haut et en bas puisque le cercle central est amputé). Lit d'attente et face arrière piquetés ; lit de pose non revu ;
face antérieure polie. De part et d'autre, deux trous de scellement montrent qu'un encadrement en marbre était
probablement plaqué sur la partie non décorée du linteau. Rebord sur le devant épais de 10 cm (11 cm pour le
seuil en place), en saillie de 7 cm. La partie creuse du lit de pose mesure environ 1,40 m à l'arrière, mais,
d'après le seuil et la restauration des chambranles, l'ouverture était de 1,30 m environ entre chambranles,
1,22 m entre rebords. Deux trous cylindriques (non mesurés) correspondaient aux trous des crapaudines du
seuil, distants d'1,18 m environ, donc pour une porte à deux vantaux.
Au centre, couronne (diamètre 30 cm) en assez fort relief formée de deux filets séparés par un sillon
profond, prolongée par deux lemnisques se terminant par deux hederae, assez soigneusement traitées. Dans le
cercle, agneau en assez fort relief mais usé à droite à la cassure : il n'est pas tout à fait horizontal, les pattes sont
situées plus haut à gauche ; la tête à gauche, très érodée, est vue de face et se détache sur une croix pattée. Il
n'est pas impossible que l'agneau porte en outre une croix en travers (une tige dépasse au dos, mais on ne voit
pas la traverse et la base est endommagée par la cassure). A droite, la queue, très longue, dessine une légère
courbe. De part et d'autre, deux autres agneaux regardent vers le centre, à distance inégale. Ils sont plus grands
(38 χ 20 cm à gauche), mais ramassés. L'allongement du dos et de l'encolure (surtout à droite) les font
ressembler plutôt à des chevaux. Ils sont traités en relief parfaitement plat, avec deux sillons pour souligner la
limite de la tête et de la cuisse postérieure. Les jambes raides et assez grosses sont sommairement dessinées. La
queue est longue et se termine par un épaississement à gauche qui n'existe pas à droite. Une fine incision
suggère l'oeil. Deux oreilles triangulaires se dressent symétriquement (celles de droite un peu plus longues),
parfois creusées d'un sillon.
COMMENTAIRE
L'attribution à une des portes nord reste possible, mais le décor ayant été recoupé et le rebord antérieur
ayant été abattu, son utilisation comme linteau d'une porte à vantaux n'est pas certaine : il peut avoir été
remployé comme bandeau décoratif ou comme encadrement (on ne peut même pas exclure un remploi comme
marche). Le type de l'Agneau divin crucifère entouré d'agneaux symbolisant les fidèles est bien connu dans l'art
paléochrétien, en particulier sur les sarcophages et les mosaïques et peintures murales (voir les exemples
rassemblés en 1907 par H. Leclercq, s.v. Agneau dans le DACL). Le motif est ici assez peu élaboré, mais on
doit penser que les détails peints amélioraient le rendu sommaire de la sculpture. Buliô attribuait le linteau au
Ve s. au plus tôt, en raison de la forme de la croix grecque pattée et sans doute de la date de la construction de
la Basilica urbana, dans laquelle on reconnaît deux phases au moins. Il est difficile sur la base de ces critères
de choisir entre ces deux dates (Ve ou VIe s.).
I-II. Linteaux, encadrements et clefs d'arc 7
I.a.6
Inv. A 5839. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue.
BIBLIOGRAPHIE
Signalé par Caillet, CRAI, p. 457 et Evêques bâtisseurs, p. 88. Pour l'étude détaillée, voir la notice du
même auteur dans le Corpus des inscriptions paléochrétiennes de Salone.
Phot. Ν. D. 1988 n° 4/25. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 62 cm ; hauteur 32 cm ; épaisseur conservée 27 cm.
Fragment d'un linteau avec monogramme (hauteur 17 cm ; largeur 20,5 cm) : Maximus episcopus.
COMMENTAIRE
II doit s'agir de Maximus II, évêque de la fin du Vie s.
I.a.7
Inv. A 5256. Exposé au lapidaire.
PROVENANCE
Salone. Découvert en 1924 dans la parcelle cadastrale 3675, à 44 m à l'Ouest de la Porta Caesarea
(porte de la muraille interne), associé par Bulié à un seuil qui semblait en place, long de 2,10 m, correspondant
à un édifice enfoui dans la parcelle voisine, dont la nature n'a pas été déterminée à l'époque, mais qui a été par
la suite sondé par Dyggve qui y a reconnu une basilique à trois nefs (basilique de la Porta Caesarea pour E.
Marin).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, VAHD 47-48, 1924, p. 63-68 avec dessin ; Sasel, ILJug, 2556 d'après Bulié. Voir sur les
monogrammes les notices de J.-P. Caillet dans le Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone avec la
bibliographie détaillée. Cf. aussi l'appendice de N. Duval.
Phot. Ν. D. 1988 n° 5/18. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 1,28 m ; hauteur 35 cm (avec saillie de 4 cm pour le rebord large de
13,5 cm) ; épaisseur 62 cm. D'après l'axe de symétrie marqué par la croix, Bulié restituait une longueur de 2 m,
qui est insuffisante si le seuil avait 2,10 m : plutôt 2,40 m.
Brisé à gauche et à droite. Lit d'attente grossièrement piqueté. Face antérieure sommairement dressée à
la gradine. Lit de pose non visible actuellement (il ne restait d'après Bulié aucune trace des trous de gond).
Linteau orné au centre d'une croix latine pattée à carré réservé à l'intersection des branches, gravée
profondément (hauteur 25 cm ; largeur 14,5 cm), encadrée à droite et à gauche de deux monogrammes blocs
(23 à 24 cm de côté). Il y en avait sans doute aussi deux à droite (un a disparu).
COMMENTAIRE
Bulié avait déchiffré à gauche le nom d'Honorius, à droite Antonius et lanuarius (il manque le S).
Honorius peut être l'évêque de Salone dont le monogramme un peu différent figure sur les chancels de la
Basilique cruciforme, mais il y en a deux du même nom (c. 481-505, c. 528-547). lanuarius figure aussi sur les
listes épiscopales dans ce laps de temps, mais son identification n'est pas sûre : on peut parfaitement lire
Ianuaria. A l'appui de sa thèse qui voulait que les noms de quatre évêques successifs soient gravés ici, Bulié
allait chercher un Antonius mal placé dans les listes épiscopales pour le situer au VIe s. J.-P. Caillet {CRAI, p.
456-457 et Evêques bâtisseurs, p. 86) a encore adhéré à cette thèse. E. Marin avait pensé à une gravure en deux
temps : le monogramme d'Honorius étant au milieu, on aurait rajouté deux monogrammes autour de croix
8 I-II. Linteaux, encadrements et clefs d'arc
latérales, mais la longueur serait excessive. Il avait aussi mis en doute l'identification systématique d'évêques.
Si on lit Ianuaria, toute cette interprétation, peu vraisemblable car on ne voit pas pourquoi on aurait gravé
simultanément les monogrammes de quatre évêques successifs sur un linteau, s'effondre. Il s'agissait sans doute
des noms de mécènes, se situant probablement au VIe s. d'après le type de la croix et des monogrammes.
I.a.8
Inv. 765 B. Exposé au lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Marusinac, église sud, porte principale. Découvert en 1908.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 35, 1912, p. 40 ; Dyggve, FS\\\, p. 43, F8 (description) et fig. 49 p. 35 (restitution).
Phot. Ν. D. 1984 n° 1/5. Dessin 1994 (J. Z.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 1,21 m ; hauteur 24 cm ; épaisseur 38,5 cm.
Partie gauche d'un linteau taillé dans un bloc de remploi avec inscription latine nettement antérieure,
lecture Bulié : [...]IR.SINGID[...] / UBERTIS LIBERTABVSQV[...].. Extrémité droite actuellement complétée
en partie au ciment. Traitement à la gradine. Au lit de pose, entre la première croix et la rosace, une encoche
longitudinale creusée sur une longueur de 19 cm, largeur 4-4,5 cm, profondeur 4 cm (elle doit correspondre à
un autre emploi). La partie droite du lit de pose est évidée en ménageant une feuillure haute de 4,5 cm, large de
6,5 à 7 cm le long de la face antérieure.
De gauche vers la droite, à 58 cm de l'extrémité du linteau, une croix latine pattée fortement gravée
(hauteur 19 cm ; largeur 8 cm), puis une rosace dans un double cercle (diamètre extérieur (20 cm), puis une
deuxième croix et enfin la moitié d'un "chrisme étoile" (sans boucle du rho) enfermé dans un double cercle
(diamètre 20 cm). On peut donc logiquement restituer symétriquement une rosace entre deux croix à droite, ce
qui donne une longueur approximative de 2,42 m (voir le dessin de Dyggve).
I.a.9
Inv. 128 B. Manastirine, vestibule de façade de l'église, à gauche de la porte principale.
PROVENANCE
Manastirine, fouilles de 1881 (sauf un fragment à gauche trouvé en 1885 parmi les morceaux rapportés
au musée).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 4, 1881, p. 130-131 n° 30 ; id., BD 8, 1885, p. 50 n° 138 (fragment de gauche) ; CIL III,
9626 ; Egger, FS II, p. 89-90 n° 152 (avec bibliographie antérieure à 1925). Très souvent mentionné pour le
texte (Zeiller, Dalmatie, p. 156 ; Sasel, ILJug, n° 2430, etc.). Voir la bibliographie complète dans le Corpus des
inscriptions paléochrétiennes de Salone.
Phot. Ν. D. 1988 n° 3/15. Dessin 1988 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 2,60 m ; longueur restituée 3,02 m ; hauteur 40 cm ; épaisseur 75 cm
(qui est l'épaisseur du mur).
Linteau incomplet aux extrémités, en deux fragments jointifs. Sur le lit de pose rebord large de 12 cm,
haut de 6 cm. Les deux trous de gond doivent avoir disparu dans les cassures.
Trois croix latines pattées gravées (une disparue) rythmaient le linteau (hauteur 35 cm ; largeur 14 cm).
Entre elles, inscription sur deux lignes dont les mots sont séparés par des hederae : + Deus noster propitius
esftoj / rei publicae romanae (= Notre Dieu, sois propice à la "chose publique" romaine).
I-II. Linteaux, encadrements et clefs d'arc
COMMENTAIRE
Le linteau appartiendrait au type classique salonitain à trois croix {supra n° I.a.1-3) s'il n'y avait
l'inscription, peut-être ajoutée au projet de décor prévu. Sa mise en page n'est pas harmonisée à la taille des
croix et à la hauteur du linteau : on aurait pu la disposer au milieu ou en lettres plus grandes sur trois lignes. La
date dépend de celle attribuée à la construction de la basilique (début ou milieu du Ve s.) : nous renvoyons à la
nouvelle publication de Manastirine. Nous penchons pour la seconde qui conviendrait mieux au type de croix.
En tout cas, le linteau correspond plutôt à l'état primitif, avant l'adjonction du narthex au VIe s. et avant un
remaniement de la porte qui a été diminuée. L'acclamation souhaitant la protection divine pour l'Etat romain
(sans nommer celui-ci et sans définir sa nature) est d'un type inusité qui inciterait à la placer dans une période
de difficulté (voir la discussion sur le sens et la date chez Egger, FS I et dans le Corpus de inscriptions
chrétiennes de Salone).
I.a.10
Inv. A 1861. Exposé au lapidaire.
PROVENANCE
Salone ? Découvert en 1818 en remploi comme architrave dans une niche de la Porta Aurea. Entré au
Musée en 1893 après avoir été retrouvé par Bulic dans la cour de la prison de Split. Bulié le considérait, à cause
de son interprétation de l'inscription, comme un "piccolo sarcofago".
BIBLIOGRAPHIE
CIL III, 13131 ; Bulié, BD 15, 1882, p. 129-131 ; Bulió-Bervaldi, Kronotaksa, pi. XXI, 1 ; Zeiller,
Dalmatie, p. 153 ; Egger, FS II, p. 90 (à propos du n° 152) ; ILC 1007 ; Sasel, ILJug, n° 2258i. Cf. pour plus de
détails la notice de J.-P. Caillet dans le Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone, et en attendant, id.,
Evêques bâtisseurs, p. 87-88.
Phot, ancienne (cf. Egger, FSE) ; N. D. 1983 n° 5/15. Dessin 1994 (J. 1).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur 1,16 m ; hauteur conservée 21 cm (évidemment incomplète) ; épaisseur 57 cm.
Exemplaire paraissant complet en longueur puisque le cercle, entaillé en haut, est au centre, malgré la
présence d'une croix un peu mutilée à gauche. Réutilisé visiblement comme marche, profonde de 26 cm, donc
retaillé en haut jusqu'à une saillie de 3 cm qui doit correspondre à l'épaisseur primitive. Retaillé aussi en bas :
on voit sur la photographie d'Egger l'évidement qui n'a laissé que les parois et le lit d'attente, avec un trou dans
la paroi postérieure, et qui date de la réutilisation comme réceptacle d'évacuation des eaux de pluie dans une
cour de la prison de Split. La face inscrite est dressée à la gradine.
Au centre, cercle en creux (diamètre 21 cm) enfermant une croix grecque pattée tracée au compas (18 χ
17 cm). De chaque côté, croix latines pattées gravées inégales (hauteur 5,5 cm à gauche, 10 cm à droite)
encadrant l'inscription, sur une ligne : D(eu)s uita Maxsimo arch(iepisc)opo (= Dieu, vive Maxsimus
archevêque !). La lecture traditionnelle d(eposi tus) Sui ta... a été rectifiée par Egger.
COMMENTAIRE
L'acclamation, classique sur les linteaux de maisons pour le propriétaire et sur les seuils en mosaïque,
s'adresse ici à l'archevêque. Ce titre même (on disait avant episcopus), le type de croix en rosace et la
paléographie indiquent une date tardive. Il s'agit de Maximus II, évêque de Salone vers 600, connu par la
correspondance de Grégoire le Grand, cf. en dernier lieu Caillet, CRAI, p. 457 et Evêques bâtisseurs, p. 87-88.
Ce linteau de porte relativement modeste peut appartenir à un édifice profane ou à une pièce secondaire plutôt
qu'à un grand édifice cultuel.
Inv. 473 B. Salone, actuellement dans la rue au Nord-Est du groupe episcopal, au pied du seuil de la porte
correspondante.
PROVENANCE
Salone. Porte donnant sur la rue passant à l'Est du groupe episcopal et desservant un passage traversant
les annexes à l'Est du baptistère. Trouvé dans les fouilles de 1906 dans la parcelle cadastrale 3880.
10 I-II. Linteaux, encadrements et clefs d'arc
BIBLIOGRAPHIE
Bulic, BD 29, 1906, p. 154 ; Gerber, FSl, p. 104-105, avecfig. 191 p. 105 (phot, du monogramme), cf.
plan de détail IV, fig. 187 p. 103 pour l'emplacement ; Bulié-Bervaldi, Kronotaksa, pi. XV (monogramme).
Sasel, ILJug, n° 2258f. Voir la notice sur le monogramme de J.-P. Caillet dans le Corpus des inscriptions
chrétiennes de Salone.
Phot. C. M. 1993 n° 2/11, détail N. D. 1994 1/17. Dessin 1994 (J. t.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 1,60 m ; longueur restituée environ 2,40 m d'après la distance entre
l'axe et la croix latérale (90 cm) et les dimensions du seuil (ouverture 2,06 m ; distance entre l'extrémité des
trous de crapaudine 2,18 m) ; hauteur 28 cm ; épaisseur 69 cm.
Partie centrale et partie droite d'un linteau en deux fragments jointifs. Dressé à la gradine. Face vers la
rue soigneusement polie. L'angle inférieur droit est ébrêché et a fait disparaître le bas de la croix. Rebord
antérieur large de 9 cm en saillie d'autant. Sous le lit de pose, deux trous cylindriques pour les gonds (lit de
pose lui-même non vu), les deux vantaux étaient épais de 6 à 7 cm d'après l'emplacement des trous de verrou
dans le seuil.
Motifs gravés de bonne facture : au centre, un monogramme de Petrus (11 χ 11,5 cm) surmonté d'une
petite croix latine pattée (5x4 cm). Tracé préparatoire visible dans l'axe du monogramme. A l'extrémité droite,
haut d'une croix latine pattée gravée large de 9 cm qui occupait toute la hauteur du linteau.
COMMENTAIRE
D'après le type du "monogramme bloc", qui est remplacé par le type cruciforme au milieu du VIe s., et
celui de la croix le linteau appartient au VIe s. L'évêque ne peut être que Petrus IV (554-562 ; cf. Bulié, op.cit.,
BD 29, 1906 et Caillet, CRAI, 1989, p. 457 et Evêques bâtisseurs, p. 85), à qui serait dû cet aménagement du
secteur nord-est du groupe episcopal. Cf. la découverte de deux autres linteaux (un fragment non retrouvé est
dessiné : Gerber, FS I, fig. 189 p. 105) et de trois gros chapiteaux à monogrammes).
La.12
Inv. E 340. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. Eglise nord. Fouilles de 1900, trouvé avec les fragments d'encadrements décrits ci-dessous
(n°I.b.l).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 44, FIO (description), phot. p. 36 fig. 50, pi. 7 FIO (relevé), fig. 122 p. 90
(restitution de l'encadrement) ; Cambi, Krist i njegova simbolika, p. 89, fig. 2.
Phot, ancienne dans FS III ; N. D. 1987 n° 7/11.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 17 cm ; largeur conservée 20 cm ; épaisseur conservée 23 cm.
Fragment brisé de toutes parts, mais on a à l'arrière la hauteur totale. Dressé à la gradine.
Restes d'une colombe tournée à droite, avec le cou marqué de points et d'ocelles, l'oeil pointé dans un
ovale assez grand, un assez long bec (mutilé) partagé par un sillon, le ventre marqué de petits sillons obliques,
les plumes de l'aile et de la queue (mutilées) séparées par des sillons assez profonds d'où partent des incisions
obliques parallèles. Malgré le relief plat, l'oiseau est rendu avec une certaine précision.
COMMENTAIRE
L'emplacement de ce fragment dans la partie gauche du linteau n'est pas certain. Il pouvait y avoir
plusieurs colombes (Dyggve en suppose deux pour une largeur totale de 1,30 m) de chaque côté d'un motif
central symbolique. Dyggve suppose un chrisme, mais ce peut être aussi un vase par exemple.
I-II. Linteaux, encadrements et clefs d'arc 11
I.a.13
Inv. A 2507. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, découvert en 1897 dans les vignes des frères Sperac.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, p. 35 ; CIL III, 14902 ; Bulic, Titoli di dedica, p. 19 ; voir aussi la notice
épigraphique dans le Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
Phot. Ν. D. 1984 n° 6/13. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 70 cm ; hauteur 18 cm ; épaisseur 49 cm.
Partie gauche d'un linteau en deux fragments jointifs recollés, brisé à droite. Dressé à la gradine. Lits de
pose et d'attente plus grossiers. Rebord antérieur large de 9 cm en saillie de 5 cm.
Inscription sur une ligne, en lettres hautes de 5,5-6,5 cm, précédée d'une croix latine pattée gravée
(hauteur 14 cm ; largeur 7 cm) : + Domos s(an)c(ti ou torum) S[...J.
COMMENTAIRE
Bulié proposait en 1924 de restituer sans certitude SfeptimiJ, pour un bâtiment qui aurait donc été dédié
à l'un des martyrs importants dont le culte est attesté à Salone.
La.14
Inv. E 1310. Salone, "oratoire A", le long du mur nord.
PROVENANCE
Salone, groupe episcopal, oratoire A ?
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/20. Dessin 1994 (J. 1.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 1,72 m ; hauteur 26 cm ; épaisseur 53 cm.
Partie centrale d'un linteau, brisé irrégulièrement aux deux extrémités. Dressé à la gradine, sauf au lit
d'attente piqueté. Restes d'une mortaise pour gond à droite sous le lit de pose à 87 cm du motif central
(originellement carrée, 6 χ 2,5 cm cons. ; pf. 5 cm). Rebord antérieur large de 8 cm en saillie de 4 cm.
Croix latine pattée au centre, profondément gravée, avec tracé préparatoire rectangulaire tout autour et
deux lignes horizontales au sommet et à la base, dédoublées à gauche (largeur de la croix 12,5 cm ; hauteur
21,5 cm).
I.a.15
Inv. EA 401. Non retrouvé.
PROVENANCE
Salone, basilica urbana, porte occidentale de la nef nord.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, Scavi nella basilica episcopalis urbana a Salona durante l'a. 1902, BD 26, 1903, p. 36 ; Gerber,
FSLp. 54.
12 I-II. Linteaux, encadrements et clefs d'arc
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 1,16 m.
Partie gauche d'un linteau, brisé à droite (un tiers ? manquant). Restaient deux croix gravées,
vraisemblablement latines et pattées, une au centre, l'autre à gauche (celle symétrique à droite avait disparu).
COMMENTAIRE
Le linteau appartenait au type classique salonitain à trois croix {supra n° La. 1-3).
I.a.16
Sans numéro. Muré à Solin dans un muret en pierre sèche le long de la route Split-Sinj au Nord de la maison
Matijevié.
PROVENANCE
Salone, basilica orientalis.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. Phot. 1993 P. C. n° 2/31.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 71 cm ; hauteur 15 cm.
Partie retaillée de tous côtés d'un linteau grossièrement dressé, portant encore à gauche une croix gravée,
latines et pattées, large de 8 cm.
Lb.l
Inv. E 341a-b. E 341a en réserve au Musée, E 341b non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac, église nord, voir ci-dessus La. 12.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 44, FIO (description), phot. p. 36 fig. 50, pi. 7 FIO (relevé), fig. 122 p. 90
(restitution de l'encadrement) ; Cambi, Krist i njegova simbolika, p. 89, fig. 2.
Phot. P. C. 1992 n° 1/24 (E 341a).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions :
E 341a: hauteur conservée 34 cm; largeur 17 cm; épaisseur conservée 29 cm (actuellement, 31cm
Dyggve)
épaisseur
E 341b
conservée
(non 3retrouvé)
1 cm : hauteur conservée 49 cm ; largeur 18 cm dont 13 cm pour la partie décorée ;
Deux fragments d'encadrement non jointifs, découpés pour servir de pierres d'appareil. Face interne
(vers la porte) dressée à la gradine ; l'autre face est piquetée et son épaisseur diminue en s'éloignant de la porte
sur 2 cm. Le phénomène est plus net (cf. le dessin de Dyggve) sur l'autre morceau (b) : l'enduit du mur
recouvrait le bord un peu moins épais du montant, de façon à égaliser la partie décorée, ce qui est prouvé aussi
par le fait que le rinceau n'est pas dans l'axe du bloc, les deux blocs appartenaient donc, comme Dyggve l'a vu,
I-II. Linteaux, encadrements et clefs d'arc 13
au chambranle de droite. Il est probable que ce dernier n'était pas monolithe puisqu'on voit un petit trou de
scellement (2 χ 5 cm ; profondeur 4 cm) au sommet du bloc retrouvé.
Deux fragments d'un rinceau de vigne : autour d'une tige ondulant, sont à peine dégagées de la pierre
des feuilles ovoïdes dirigées tantôt vers le haut tantôt vers le bas, où des incisions obliques dessinent très
grossièrement des lobes non découpés, et par endroits des grappes ovoïdes où les grains ne sont pas non plus
vraiment séparés.
COMMENTAIRE
Les trois blocs (I.b.l + La. 12) ont vraisemblablement été remployés comme moellons, sans doute à
l'époque moderne. Il est difficile de dire à quelle ouverture ils appartenaient et de quand date ce décor assez
banal. Dyggve restitue à l'origine du rinceau un cratère ; on peut aussi avoir un culot d'acanthe ou même
admettre que le ceps part du sol, sans motif intermédiaire. Le rinceau, mal dégagé et à peine caractérisé dans
ses éléments (feuilles et grappes), paraît beaucoup plus médiocre que le linteau.
Π.1
Inv. E 853. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/15.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18 cm ; largeur 15 cm ; épaisseur 21,5 cm.
Bloc quadrangulaire traité à la gradine sur la face principale, piqueté sur les autres.
Croix latine pattée gravée (hauteur 13,5 cm) sur la face antérieure.
COMMENTAIRE
Sans doute une clef d'arc malgré l'aspect rectangulaire, mais il s'agissait d'un arc de petites dimensions
d'après la hauteur et l'épaisseur (fenêtre, ciborium, niche).
Π.2
Inv. E 1092. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 6/7. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 27 cm ; largeur conservée 27 cm ; épaisseur 24 cm.
Bloc quadrangulaire dont tous les angles sont brisés, au relief très affadi, piqueté sur toutes ses faces. Il
est probable qu'il n'a pas été terminé et qu'on est en présence d'un épannelage.
14 Ι-Π. Linteaux, encadrements et clefs d'arc
Sur une face, cercle (en réalité un ovale), large de 25 cm, très faiblement gravé et incomplet (en bas il est
interrompu par quatre chevrons opposés deux à deux). Dans la partie inférieure de la circonférence, est à demi
dégagée la moitié d'une croix monogrammatique haute de 22,5 cm, pattée à la base, marquée d'un sillon au
centre de la hampe (il s'agit peut-être d'une tracé préparatoire, on notera le trou du compas au centre). La partie
supérieure n'a pas été dégagée : on s'est contenté de cerner le haut de la traverse et le haut de la croix avec la
boucle fermée. Des lignes assez anarchiques de part et d'autre ne peuvent appartenir aux lettres apocalyptiques.
On avait dû prévoir un décor à cet endroit, sans doute végétal.
COMMENTAIRE
II s'agit bien d'une clef d'arc ; si on tient compte des angles supérieurs endommagés, elle serait
trapézoïdale, mais la finition semble avoir été abandonnée. D'après l'épaisseur, il s'agit d'un arc secondaire
(fenêtre, ciborium, niche ?).
Π.3
Inv. A 3 129. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, sans origine précise (provient de la démolition de la maison n° 100 de Salone où il était
remployé, entré au Musée en 1903).
BIBLIOGRAPHIE
Bulie, BD 26, 1903, p. 142, avec schéma.
Phot. C. M. 1993 n° 2/13. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 22,5 cm ; largeur 15 cm ; épaisseur 23,5 cm.
Bloc quadrangulaire travaillé à la gradine sur la face décorée. Piquetage sur les autres côtés. Ce bloc
correspond sans doute à une clef d'arc.
Décor sur une face d'une croix monogrammatique haute de 13 cm avec R latin et encadré de V alpha et
de Y omega majuscules dans un cercle en réserve.
COMMENTAIRE
Même remarques que précédemment pour les dimensions.
ΠΙ. ELEMENTS DE FENETRE
Les églises paléochrétiennes sont éclairées principalement en façade, et dans les absides (du moins en
Illyricum) mais aussi à Zadar sur les façades latérales, de bifores ou trifores qui supposent l'existence de
meneaux intermédiaires pour recevoir les vitrages, en général ancrés dans des armatures (disparues) qui étaient
maintenues sur les côtés par des rainures verticales dans les bases et dans les chapiteaux. On connaît en
Dalmatie plusieurs exemples de meneaux en place, à Povlja sur Hie de Braè\ à Pridraga, à Saint-Thomas et
Saint-Etienne (aujourd'hui Saint-Siméon) de Zadar. Ces trois derniers exemples, avec des bifores sur les parois
latérales, expliquent peut-être l'abondance extraordinaire de ce type de matériel en Dalmatie.
Ce type de matériel n'est jamais importé. On compte deux séries principales :
1°) des meneaux monolithes comportant un élément porteur de section rectangulaire assez profonde
avec deux colonnettes plaquées aux extrémités, pourvues d'une base et d'un chapiteau à feuilles lisses.
Quelques exemples (à Srima, à Dol et Povlja sur Braö) prouvent que ce type est préféré pour les absides. Il se
retrouve partout en Méditerranée1 .
2°) des meneaux composites, faits d'un poteau de section rectangulaire et d'un chapiteau sans
mouluration en tronc de pyramide renversée. Certains sont cependant pourvus d'une sorte d'abaque.
L'assemblage entre éléments parallépipédiques et chapiteaux peut être prévu d'avance, puisque, à Srima, on
possède plusieurs exemples de marques de pose correspondant sur le lit d'attente du poteau et le lit de pose du
chapiteau. Il est remarquable que ces marques semblent parfois des lettres grecques alors que la fabrication à
Bra£ est pratiquement certaine. Ces carriers imitaient donc les marques de Proconnèse ou d'Aliki. Les
meneaux peuvent être également de hauteur et de section très variées. Ils peuvent être aussi très négligés
puisqu'on possède des poteaux grossièrement parallépipédiques qui sont en réalité des tronc de pyramides.
Le décor du poteau comporte généralement des bandeaux moulurés - essentiellement des superpositions de
bandeaux obliques en retrait et de gorges de section triangulaire, rarement une scotie ou un tore, lisse ou cordé,
parfois un astragale décoré de perles et pirouettes - plus complexes au sommet qu'à la base (un seul cas à
Salone et un autre à S rima présentent un astragale en bas). Certains sont lisses. Le décor habituel comporte
une grande croix sur toute la hauteur du poteau, sur un côté généralement (côté extérieur), très rarement sur
deux côtés (Marusinac). La croix est la plupart du temps une croix latine gravée profondément avec des
extrémités pattées. Il existe quelques cas de croix en relief, en particulier à Marusinac. Plusieurs croix
comportent un carré réservé au croisement des branches comme celles des sarcophages. Une variante assez
rare utilise une croix monogrammatique à la place de la croix latine.
Le chapiteau, de hauteur très variable, très débordant et souvent de largeur au lit d'attente au moins double
du lit de pose, est décoré le plus souvent de croix latines gravées, sur les deux faces fréquemment, mais on
trouve aussi des croix monogrammatiques, des croix, grecques notamment, en relief dans un cercle ou une
couronne à lemnisque, des rosaces, parfois des décors combinant des croix avec des fleurons. L'abaque peut
être assez épais et comporter une gorge qui suggère une mouluration, ou parfois un astragale à perles et
pirouettes. Le tracé préparatoire pour la découpe et pour le décor est souvent observable.
Ce type de meneau, typique de la production de Braè\ subsistera au Haut Moyen Age, avec un décor
comparable, mais avec des proportions plus grêles. La masse de la production, bien qu'elle ne soit pas datable,
semble appartenir au VIe s. surtout en raison du type de la croix latine. Contrairement au reste du matériel
dalmate, ces types de meneaux fabriqués à Brac ont largement été diffusés en Bosnie-Herzégovine (cf. infra,
Le contexte dalmate). La production a été une production régionale de masse comme celle des sarcophages.
Enfin, en dernier lieu, seront catalogués les transennes, dont trois seulement étaient complets.
N. D.
1 Dans FIllyricum oriental et en Grèce, les meneaux sont également très nombreux, mais le type du support et du
chapiteau ainsi que le décor sculpté de l'imposte sont tout à fait différents.
16 SALONA I
m.a.i
Inv. E 736. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit.- Phot. Ν. D. 1987 n° 3/44-48. Dessin 1988 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 58 cm ; lit de pose 19 χ 29 cm ; lit d'attente 30 χ 65 cm.
Exemplaire monolithe avec tailloir à rainures latérales intégré. Partie inférieure à double colonnette engagée
dont le chapiteau intégré est simplement épannelé avec des protubérances d'angle. Rainures latérales larges de 7 cm.
Dressé à la gradine. En bon état sauf un angle du tailloir cassé, complété au ciment. On distingue clairement les tracés
préparatoires pour la croix et le bandeau central entre les colonnettes.
Astragale en bandeau lisse. Croix latine pattée gravée du type habituel sur une face du tailloir (hauteur
18,5 cm ; largeur 6,5 cm).
in.a.2
Inv. E 737. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit- Phot. Ν. D. 1987 n° 2/63-67. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 88 cm ; lit de pose 16 χ 26,5 cm ; lit d'attente 15 χ 25 cm.
Exemplaire complet. En deux fragments jointifs. Dressé à la gradine, lit de pose piqueté.
Ce meneau comporte un chapiteau intégré à feuilles hautes et lisses, dont la pointe se recourbe légèrement au
contact de l'abaque. Astragale de section rectangulaire. Moulure inférieure : deux tores dessiné par des gorges de
section triangulaire au-dessus d'un large bandeau évasé.
m.a.3
Inv. E 740. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit.- Phot. Ν. D. 1987 n° 3/52-56. Dessin 1988 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 59 cm ; épaisseur 27 cm.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 17
m.a.4
Inv. E 738. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/7. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 23 cm ; largeur 12 cm ; épaisseur cons. 20 cm.
Fragment de partie supérieure d'un meneau. Une seule demi-colonnette est conservée. Arrachement à partir du
bandeau médian. Dressé à la gradine. Travail plus fin sur le chapiteau.
Chapiteau analogue au précédent : quatre feuilles lisses et pointues se recourbant légèrement sous une abaque
rectangulaire à deux bandeaux lisses, aux contours gravés jusqu'à l'astragale en tore cordé très saillant. Entre les
feuilles, deux incisions superposées dessinant un V profond et incurvé.
COMMENTAIRE
Cet élément pourrait aussi correspondre à un support d'ambon à une seule colonnette engagée (placé sous la
cuve à l'aplomb de la dernière marche de l'escalier). Deux chapiteaux de pergola de Salone sont comparables : les n°
IX.d.18 (= E 315) et IX.d.19 (= E 777). Voir aussi le chapiteau de ciborium n° V.c.21 (= E 829).
m.a.5
Inv. E 739. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/6. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 29 cm ; diamètre des colonnettes 12 cm ; épaisseur cons, à la base 20 cm.
Partie inférieure de meneau, une des colonnettes incomplète. Dressé à la gradine sur toutes les faces. Tracé
préparatoire visible sur le bandeau central.
Moulure inférieure de deux tores angulaires (hauteur 3 puis 2,5 cm) au-dessus d'une plinthe haute de 5,5 cm.
18 SALONA I
m.a.6
Inv. EA 505 ? Non retrouvé.
PROVENANCE
Basilica urbana, prothesis, 1902.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 26, 1903, p. 47 et pi. IX.
DESCRIPTION
Calcaire ?
Dimensions : hauteur 37 cm ; diamètre 17 cm.
Partie inférieure de poteau à double colonnette engagée avec base intégrée. Moulure de la base : deux bandeaux
plats, une scotie à fond plat et un tore aplati. Deux mortaises circulaires sont creusées dans le bandeau central.
COMMENTAIRE
Cet exemplaire proche du n° III.a.5 est sans doute un élément de bifore mais on peut penser également à un
élément de barrière avec barres métalliques transversales.
III.a.7
Inv. E 741. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/50. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18 cm ; lit d'attente 23 χ 33 cm ; lit de pose 22 χ 44 cm.
Base attique pour meneau à double colonnette engagée. Dressé à la gradine. Le lit d'attente piqueté comporte
une mortaise (5 χ 5,5 cm ; pf. 3 cm) avec restes de plomb et canal de coulée.
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire (hauteur 4 cm), premier tore (4 cm), scotie cernée de listels plats et tore
sommital plus réduit (3,5 cm).
m.a.8
Sans numéro. "Suplja crkva".
PROVENANCE
Basilique cruciforme sous l'église médiévale Saints-Pierre-et-Moïse ("Suplja crkva"), fouille Dyggve.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1993 n° 1/4.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 61 cm ; largeur 41 cm ; épaisseur conservée 15 cm.
Fragment supérieur de meneau, retaillé dans l'épaisseur, à double colonnette de part et d'autre d'un bandeau
axial lisse large de 11 cm. bandeau supérieur lisse haut de 5,5 cm.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 19
COMMENTAIRE
Remployé dans l'église médiévale paléocroate qui succéda à l'édifice paléochrétien. Ce meneau incomplet est
d'un type un peu différent des n° III.a.1 à III.a.3 (= E 736, E 737, E 740). Le bandeau central est plus étroit et il n'y
avait peut-être pas de chapiteau intégré.
m.a.9
Sans numéro. "Suplja crkva".
PROVENANCE
"Suplja crkva", fouille Dyggve.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1993 n° 1/5.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 76 cm ; largeur 36-39 cm ; épaisseur conservée 23 cm.
Fragment de meneau à double colonnette de part et d'autre d'un bandeau central large de 11,5 cm. Retaillé dans
l'épaisseur. Mortaise à l'extrémité la plus large.
COMMENTAIRE
Voir le numéro précédent.
III.a.10
Inv. E 1240. Exposé au lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 8/1. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1,44 m ; lit de pose 47 χ 22 cm ; lit d'attente 42 χ 19 cm.
Exemplaire complet sans base ni chapiteau intégré, en deux fragments jointifs recollés au ciment (gros éclat à
la base). Aujourd'hui scellé sur un socle (lit de pose impossible à observer). Pierre érodée par endroits. Surfaces et lit
d'attente dressés soigneusement à la gradine. Double colonnette de part et d'autre d'un bandeau axial lisse large de 19 à
22 cm, portant un tracé préparatoire vertical au centre. A 20 cm du sommet, mortaise rectangulaire (3 χ 5 cm ; pf.
1,5 cm) à gauche de l'axe sur le bandeau axial du côté droit. Sur une des colonnette, à gauche de la mortaise déjà citée,
encastrement grossièrement circulaire (diamètre 9,5-10 cm ; pf. 1,5-2 cm) piqueté au fond, situé à 28 cm du bas, au-
dessus d'un éclat sur le talon.
Simple talon haut de 6,5 cm en saillie à la base ; en haut moulure haute de 5,5 cm : deux tores, le premier assez
raide (3 cm).
COMMENTAIRE
Voir l'exemplaire identique suivant provenant certainement du même édifice (éléments d'un trifore ?).
20 SALONA I
ni.a.12
Inv. E 1288. En réserve.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/6.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 34 cm ; largeur 17 cm ; épaisseur 24 cm.
Fragment de poteau à double colonnette brisé en haut et en bas, très érodé (épaufrures, trous dans la pierre).
Colonnettes de 12 cm de diamètre et bandeau central lisse large de 8 cm, saillant de 2,5 cm.
m.a.13
Sans numéro. Muré à l'angle sud-ouest de la maison de fouilles de Tusculum à Manastirine.
PROVENANCE
Inconnue.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/11. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 102,5 cm ; lit de pose 57 χ 37 cm.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 21
Fragment inférieur de meneau à double colonnette avec sa base, brisé en haut et aujourd'hui muré (lit de pose et
arrière impossible à observer). Pierre érodée. Surfaces dressées très soigneusement à la gradine. Double colonnette de
part et d'autre d'un bandeau axial lisse, peu saillant, large de 19 cm, et portant d'un côté au moins trois mortaise;
carrées (2,3-2,7 χ 2,5-3 cm ; pf. 3,5-4 cm) espacées de 18 à 18,5 cm à gauche le long du bandeau (trace d'une mortaise
non creusée complètement et émoussée en face de la plus basse, vers l'autre bord du bandeau, 6 χ 2 cm ; pf. 1 cm).
Tracé préparatoire de la plinthe.
Base attique simplifiée : au-dessus d'une plinthe rectangulaire liée au bandeau (hauteur 8,5 cm), premier tore
(4 cm), scotie cernée de listels plats et deux tores aplatis plus réduits (hauteur totale de la mouluration 19 cm).
COMMENTAIRE
Cet exemplaire de grande taille, est proche du n° III.a.6. On peut imaginer une grille de fenêtre en bois (?)
dont les croisillons mesuraient 18 cm de côté.
m.a.14
Inv. E 1303. Exposé au lapidaire du Musée, raccordé au ciment avec le numéro suivant.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/9. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 89 cm ; lit de pose 57 χ 35 cm.
Partie inférieure de poteau à base intégrée, aujourd'hui scellé sur un socle (lit de pose impossible à observer).
Pierre érodée, un angle de la plinthe abattu complété au ciment. Surfaces dressées soigneusement à la gradine. Double
colonnette de part et d'autre d'un bandeau axial lisse large de 19,5 cm, portant deux fois trois trous de mortaise (reste
d'un quatrième sur une faces), plus ou moins carrés (3 χ 3,3 cm en moyenne ; profondeur 6,5-7 cm) espacés de 17 à
18 cm, destinés à la grille de la fenêtre. Comme sur l'exemplaire précédent, ces mortaises sont creusées sur un côté du
bandeau, non au centre. Le bandeau médian est de plus nettement plus mince au niveau de la base (16 cm).
Plinthe haute de 8,5-9 cm puis succession classique de deux tores aplatis cernant une scotie peu profonde
bordée de filets, puis tore plat (hauteur des moulures 21 cm).
COMMENTAIRE
Voir le numéro suivant, d'un autre meneau de très grande taille.
m.a.15
Inv. E 1304. Exposé au lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot:N. D. 1994 n° 3/9. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1,14 m ; lit d'attente 54 χ 35 cm.
Partie supérieure de poteau à chapiteau intégré. Pierre érodée. Surfaces dressées soigneusement à la gradine.
Double colonnette de section ovale de part et d'autre d'un bandeau axial lisse large de 19,5 cm, portant quatre paires de
trous de mortaise plus ou moins carrés (3,5 χ 3,3 cm en moyenne ; pf. 5 cm) espacés de 17 à 19 cm, destinés à la grille
de la fenêtre. Comme sur les deux exemplaires précédents, ces mortaises sont creusées sur un côté du bandeau, non au
centre.
22 SALONA I
Chapiteau à feuilles lisses, soulignées par une incision profonde, avec gros bouton retombant (brisé d'un côté)
abaque lisse haut de 7 cm, et astragale en double tore haut de 6,5 cm.
COMMENTAIRE
Voir le numéro précédent.
m.b.i
E A 173. Marusinac.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 20, 1897, p. 74, pi. III-IV, 8 ; Dyggve-Egger, FS III, p. 35 et pi. VD9.
Phot. CM. 1993, n° 1/11-13.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 96 cm ; largeur 26 cm ; épaisseur 40 cm.
Exemplaire incomplet avec chapiteau intégré, brisé en bas et aux angles supérieurs gauches sur les deux faces.
Toutes les faces soigneusement dressées à la gradine.
La face principale comporte un chapiteau à feuilles stylisées et une grande croix latine pattée en relief. A la face
postérieure, le chapiteau comporte un décor d'une petite croix latine large et pattée (hauteur 11 cm ; largeur 10,5 cm)
entre deux demi-cercles, le tout en relief ; le motif est bordé par deux bandeaux lisses marqués par des rainures.
in.b.2
Inv. EA 211b. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 20, 1897, p. 74, pi. III-IV, fig. 7, 7a et 7b ; Dyggve-Egger, FS III, p. 35 et pi. V, D8.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : section 26 χ 50 cm ; voir la fig. ancienne
Partie supérieure d'un meneau avec chapiteau intégré. Mortaise au centre du lit d'attente (cf. BD, op. cit., fig.
7a).
Les faces du chapiteau, encadrées par deux moulures de section rectangulaire, sont décorés d'une croix latine
courte et pattée en relief entre deux rangs de feuilles. La croix de la face principale est gravée de nervures centrales.
COMMENTAIRE
Par sa largeur exceptionnelle ce meneau peut correspondre à l'imposte n° III. c. 2 qui aurait été trouvée dans
l'abside de l'église de Marusinac. Il n'a pas de parallèle connu dans le matériel de Salone, mais on peut le comparer au
moins au meneau à double colonnette engagée réutilisé comme pied d'autel dans l'église médiévale ruinée de Sv. Vid
nad Dolom (BraC).
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 23
m.b.3
Inv. EA 197. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FSIII, p. 35 et pi. V, DU.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 94 cm, voir à la fig. ancienne.
Meneau complet sans chapiteau intégré.
Moulure au sommet (deux bandeaux obliques en retrait sous un large bandeau lisse) et grande croix latine
pattée en relief sur la face principale (hauteur 65 cm). Un cercle marque l'intersection des bras. La croix repose sur un
petit arc en relief.
in.b.4
Inv. EA 194.
PROVENANCE
Marusinac, pièce V.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 17, 1894, p. 50, pi. II.5 ; Dyggve-Egger, FS III, p. 35 et pi. V D7.
Phot. C. M. 1993, n° 1/30.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1,10 m ; largeur 24-26 cm ; épaisseur 25 cm (voir à la fig. ancienne).
Angle inférieur droit brisé. Eclat au centre à la hauteur du bras horizontal droit de la croix. Toutes les faces très
soigneusement dressées à la gradine.
Moulures (large bandeau lisse, puis deux bandeaux obliques en retrait) en haut (hauteur 10,5 cm) et en bas
(13 cm) de la face principale. Une grande croix latine pattée en relief (hauteur totale 89 cm ; largeur 22 cm) repose sur
un pédoncule légèrement patte. Moulures plus simples de mêmes hauteurs (large bandeau lisse et un seul bandeau
oblique en retrait) en haut et en bas de la face postérieure.
III.b.5
Inv. EA 297a. Marusinac, déposé dans l'abside de l'église nord.
PROVENANCE
Marusinac, 1900.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Photo C. M. 1993 n° 1/29. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 29,5 cm ; largeur 19 cm ; épaisseur 28 cm.
Quart supérieur de poteau dont toutes les faces sont soigneusement dressées à la gradine.
Moulures (sous un large bandeau lisse, deux bandeaux obliques en retrait) en haut (hauteur 1 1 cm) de la face
principale. Sommet d'une grande croix latine pattée en relief (hauteur conservée 28 cm ; largeur bras 3 cm, largeur
24 SALONA I
patte 1 1 cm). Moulures plus simples (large bandeau lisse suivi d'un seul bandeau oblique en retrait ; hauteur 10,5 cm)
en haut de la face postérieure.
IH.b.6
Inv. E 809. Exposé au lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 11/34. Dessin 1987 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 92 cm ; 17-19 χ 28-32 cm.
Exemplaire complet, très érodé. Dressé à la gradine.
Moulures en haut (sous un large bandeau lisse, bandeau oblique en retrait) et en bas (gorge de section
triangulaire limitant un large bandeau lisse). Grande croix latine pattée en relief (hauteur 75 cm ; largeur 14,5 cm).
in.b.7
Inv. E 1132. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/6. Dessin 1990 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 66,5 cm ; section 14 χ 14 cm.
En deux fragments jointifs. Arrachements à l'arrière. Traces de gradine.
Moulures (large bandeau lisse, puis bandeau oblique en retrait) en haut et en bas. Tracé préparatoire de la
moulure. Décor sur une face : grande croix latine pattée en relief (hauteur 50 cm ; largeur 12-13 cm).
m.b.8
Inv. E 528. Exposé au lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Vranjic. Entré au Musée en 1919.
BIBLIOGRAPHIE
Rapanié, Predromanicko doba, pi. I, fig. 2.
Phot. Ν. D. 1987 n° 8/11. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1,27 m ; section 14,5 χ 24 cm.
En deux fragments jointifs. Dressé à la gradine.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 25
Moulures en haut (sous un large bandeau lisse, deux bandeaux obliques en retrait et gorge de section
triangulaire) et en bas (trois bandeaux obliques en retrait, surmontant un large bandeau lisse). Grande croix latine
pattée gravée (hauteur 97,5 cm ; largeur 13 cm).
m.b.9
Inv. E 807. Exposé au lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Rapanió, Predromaniöko doba, pi. I, fig. 1.
Phot. Ν. D. 1987 n° 8/12. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1,34 m ; largeur 24 cm ; épaisseur cons. 33 cm.
Sommet arraché. Soigneusement dressé.
Moulures en bas (large bandeau lisse limité par une gorge de section triangulaire et un bandeau oblique en
retrait). Grande croix latine gravée (largeur 18,6 cm) avec branche verticale très étroite, simple trait, et extrémités
largement pattées et profondément creusées.
III.b.10
Inv. E 1109. Salone.
PROVENANCE
Salone, "oratoire Β". Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 6/34-35. Dessin 1988 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1,50 m ; section 23,5 χ 33,5 cm.
Exemplaire entier, légèrement endommagé sur le lit d'attente. Soigneusement dressé à la gradine.
Bandeau mouluré en haut (large bandeau lisse et bandeau oblique en retrait) et en bas (large bandeau lisse
limité par une gorge de section triangulaire et bandeau oblique en retrait). Très longue croix latine gravée (hauteur
110,5 cm ; largeur 17,5 cm). La haste verticale est très étroite, les extrémités pattées très profondément creusées.
ra.b.ii
Inv. E 1110. Salone.
PROVENANCE
Salone, "oratoire Β". Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 6/34-36. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1,49 m ; section 23 χ 33 cm.
26 SALONA I
Exemplaire entier soigneusement dressé à la gradine. Sur le côté droit deux rainures parallèles peu profondes
rejoignent un cercle gravé, peut-être une gravure postérieure.
Moulures (large bandeau lisse limité par un bandeau oblique en retrait) en haut et en bas. Grande croix latine
pattée gravée (hauteur 1,05 m ; largeur 17 cm) du même type que sur l'exemplaire précédent.
COMMENTAIRE
Ces deux meneaux tout à fait semblables appartiennent sans doute au même édifice.
IH.b.12
Inv. EA 146 (= E 1 1 18). En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine. Réinventorié en 1989 (M. -P. F. -M.) avant identification dans l'inventaire EA.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1989 n° 1/1-2. Dessin 1989 (M. -P. F. -M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1 m ; section 18 χ 20,5 cm.
Bon état. Travail à la gradine.
Grande croix latine pattée gravée (hauteur 71 cm ; largeur 10 cm). Bandeau mouluré (bandeau oblique en
retrait au-dessus d'un large bandeau lisse) à la base de la face principale.
in.b.13
Inv. E 929. Exposé au lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 11/36. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 98 cm ; 13,5 χ 17,5 cm.
Bon état. Soigneusement dressé à la gradine. Au centre du lit d'attente une marque de pose gravée L ou Γ
Moulures en haut (sous un large bandeau lisse, bandeau oblique en retrait et gorge de section triangulaire) et en
bas (large bandeau lisse limité par une gorge de section triangulaire puis bandeau oblique en retrait). Grande croix
latine pattée gravée (hauteur 76 cm ; largeur 10,7 cm).
m.b.14
Inv. EA 148 (= E 1127). En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine. Réinventorié en 1989 (C. M.) avant identification dans l'inventaire EA.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1989 n° 2/17. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 27
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 52 cm ; section 11,5 χ 14,5 cm.
Meneau incomplet (manque la partie basse). Dressé soigneusement à la gradine. Lit d'attente avec mortaise (4,5
χ 4,5 cm) avec restes de plomb.
Double moulure en haut (sous un large bandeau lisse, deux bandeaux obliques en retrait). Sur la face principale
une haute croix monogrammatique gravée et fortement pattée (largeur 9 cm), terminée en haut par un R latin.
in.b.15
Inv. E 725. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/19. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 62 cm ; section 14 χ 19 cm.
En bon état mais surface très érodée. Dressé à la gradine sur toutes les faces.
Mouluré en haut (sous un large bandeau lisse, une gorge de section triangulaire et bandeau oblique en retrait) et
en bas (bandeau oblique en retrait limitant un large bandeau lisse), également sur la face postérieure. Grande croix
latine pattée gravée avec carré central réservé (hauteur 36 cm).
HI.b.16
Inv. E 724. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica ? Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Bulió, BD 30, 1907, pi. XI-XII ?
Phot. Ν. D. 1987 n° 4/20. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 66 cm ; section 15x15 cm.
Bon état. Dressé à la gradine.
Grande croix latine pattée gravée (hauteur 57,5 cm).
COMMENTAIRE
Ce meneau peut correspondre à l'un de ceux qui figurent derrière l'abside de l'église de Klapavica sur les photos
publiées dans le BD cité plus haut.
in.b.17
Inv. E 1135. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Kapljuò. Réinventorié en 1990 (P. C).
28 SALONA I
BIBLIOGRAPHIE
Bronsted-Dyggve, RSI, p. 77-78, fig. 37, 13 et 57, 9. La publication de 1928 donne deux fragments non jointifs
d'un poteau. Seule la partie supérieure a été retrouvée en 1990.
Phot. Ν. D. 1990 n° 4/9. Dessin 1990 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur du fragment retrouvé 33 cm ; section 16 χ 28 cm ; hauteur de l'élément perdu 56 cm.
Côtés et revers sont dressés à la gradine. Eclats à gauche de la croix. Sur les côtés on note un tracé préparatoire
correspondant à la base de la moulure et au sommet de la croix sur la face principale.
Le bandeau mouluré présente à la partie supérieure, sous un large bandeau lisse, un astragale à perles et
pirouettes, deux bandeaux obliques en retrait et un large tore. Haut d'une grande croix latine pattée gravée.
m.b.18
Inv. E 730. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/12. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 24 cm ; largeur cons. 14 cm.
Fragment supérieur d'un meneau dont la face postérieure est en partie arrachée. Cependant le tracé préparatoire
visible sur la face latérale droite permet de restituer une épaisseur de 19 cm environ. Tracé préparatoire de la croix
visible sur la face principale. Soigneusement dressé à la gradine.
Moulure supérieure composée d'un large bandeau lisse, d'un astragale à perles et pirouettes et d'un tore aplati
cordé. Au dessous départ d'une croix latine pattée gravée.
m.b.19
Sans numéro. Vranjic.
PROVENANCE
Inconnue.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSl, p. 79, fig. 61.
DESCRIPTION
Calcaire.
Partie supérieure de meneau de type analogue. D'après le cliché ancien, bandeau mouluré supérieur composé
d'un large bandeau lisse, d'un astragale à perles et pirouettes et d'une large scotie. Extrémité de la croix pattée gravée
non creusée.
III.b.20
Sans numéro. Non identifié.
PROVENANCE
Inconnue.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 29
BIBLIOGRAPHIE
Bronsted-Dyggve, RSI, fig. 60, p. 79.
DESCRIPTION
Calcaire ?
Partie inférieure de poteau de meneau. Cassures à la base. Moulure inférieure composée d'un large bandeau
lisse, de trois bandeaux obliques en retrait et d'un astragale de perles et pirouettes. Grande croix latine pattée gravée
brisée au niveau de l'intersection des branches.
ni.b.21
Inv. E 1136. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/6. Dessin 1990 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 61 cm ; section 15x19 cm.
Partie supérieure de poteau de meneau. Revers et côtés lisses. Lit d'attente avec traces de gradine et marque de
pose gravée C. Tracé préparatoire de la croix sous le bandeau mouluré.
Face principale avec moulure supérieure (sous un large bandeau lisse, bandeau oblique en retrait et gorge de
section triangulaire) et grande croix latine pattée et gravée (largeur 13,5 cm).
COMMENTAIRE
La marque de pose et les dimensions du lit d'attente peuvent suggérer un rapprochement avec le chapiteau
21(E1121)
in.b.22
Inv. E 734. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/16. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 42 cm ; largeur 14 cm ; épaisseur 15 cm.
Partie supérieure d'un meneau très érodé. Piquetage sur les faces latérales et postérieure. Une encoche longue de
4 cm sur la face latérale gauche à 15 cm du rebord supérieur.
Moulure supérieure (sous un large bandeau lisse, deux gorges de section triangulaire). Haut d'une croix latine
pattée profondément gravée.
30 SALONA I
m.b.23
Inv. E 726. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/1 1. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 28 cm ; largeur 1 1 cm ; épaisseur 16 cm.
Partie supérieure d'un meneau dressé à la gradine. Moulure en haut (bandeau oblique en retrait sous un large
bandeau lisse) ; départ d'une croix latine pattée gravée.
in.b.24
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
KapljuC.
BIBLIOGRAPHIE
Bronsted-Dyggve, RSl, p. 77, fig. 37, 11.
DESCRIPTION
Calcaire ?
Partie supérieure d'un meneau. Moulure supérieure (bandeau oblique en retrait sous un large bandeau lisse) et
départ de croix latine pattée gravée.
ni.b.25
Inv. E 727. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/13. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 22 cm ; largeur 13 cm ; épaisseur 20 cm.
Partie supérieure (?) de meneau dressé à la gradine. Face postérieure en partie arrachée. Une mortaise (3 cm χ
3,5 cm ; pf. 2 cm) sur la face latérale droite à 13 cm du rebord supérieur. Tracé préparatoire de la croix sur la face
principale.
Moulure sommitale (sous un large bandeau lisse, bandeau oblique en retrait et gorge de section triangulaire) et
départ d'une croix latine pattée gravée.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 31
III.b.26
Inv. E 728. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Photo N. D. 1987 n° 4/15. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 30 cm ; largeur 15 cm ; épaisseur cons. 19 cm.
Face arrière en partie arrachée. Surface très érodée. Trous dans la pierre.
Moulure supérieure (gorge de section triangulaire limitant un large bandeau lisse). Croix latine pattée gravée.
ffl.b.27
Sans numéro. Non identifié.
PROVENANCE
Groupe episcopal, basilique cruciforme.
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FSl, fig 45, 1.
DESCRIPTION
Calcaire ?
Partie supérieure de meneau avec moulures (large bandeau lisse, puis deux bandeaux obliques en retrait) et
départ de croix latine pattée gravée.
III.b.28
Sans numéro. Non identifié.
PROVENANCE
Groupe episcopal, basilique cruciforme.
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FSl, fig 45, II, p. 34 et dessin fig. 53, p. 37.
DESCRIPTION
Calcaire ?
Dimensions : largeur 14 cm.
Exemplaire analogue au précédent. Face postérieure arrachée. Traitement à la gradine d'après dessin ancien.
Sur lit d'attente lettre Ρ gravée.
Moulure supérieure composée d'un large bandeau lisse, d'un bandeau plat en retrait creusé d'une large scotie,
suivi d'un bandeau plat et d'une gorge étroite. Extrémité d'une croix latine pattée gravée.
III.b.29
Inv. E 1113. En réserve à Tusculum.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
32 SALONAI
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1988 n° 2/1-2. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 36 cm ; largeur cons. 14 cm ; épaisseur cons. 17 cm.
Partie supérieure d'un meneau. Arrachements sur les côtés et sur la face postérieure. Très érodé.
Moulure supérieure (deux bandeaux obliques en retrait sous un large bandeau lisse). Croix latine pattée gravée
étroite.
III.b.30
Inv. E 1105. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 6/13. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 52 cm ; largeur 16 cm ; épaisseur 19 cm.
Partie inférieure de meneau. Eclats à la base. Soigneusement dressé. Tracé préparatoire de la croix au dessus du
bandeau mouluré.
Moulures (large bandeau lisse limité par une gorge de section triangulaire et bandeau oblique en retrait) et
haste d'une grande croix latine pattée gravée.
m.b.31
Inv. E 1 1 1 1. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilica urbana. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1988 n° 6/33. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 43 cm ; largeur 13 cm ; épaisseur 17 cm.
Partie inférieure d'un meneau très érodé. Traces de piquetage sur le lit de pose et les faces latérales.
Moulure en bas (large bandeau lisse, haut tore de section triangulaire puis bandeau oblique en retrait).
Extrémité d'une croix latine pattée profondément gravée.
m.b.32
Inv. E 1134. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 5/15. Dessin 1990 (P. C).
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 33
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 79 cm ; section max. 15x19 cm.
Meneau incomplet (manque la partie supérieure). Le lit de pose est brisé régulièrement. Faces latérales et revers
dressés à la gradine. Cassures sur les arêtes de la face principale.
Une grande croix latine pattée et gravée (largeur 11 cm). Moulures à la base du meneau (2 bandeaux obliques
en retrait au-dessus d'un large bandeau lisse).
in.b.33
Inv. E 1133. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/5. Dessin 1990 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 45 cm ; section max. 14 χ 17,5 cm.
Partie basse de meneau en deux fragments jointifs. Revers et côtés lisses. Quelques traces de gradine. Tracé
préparatoire des extrémités de la croix.
Décoré sur une face d'une grande croix latine pattée gravée (largeur 9 cm). Moulure inférieure conservée (large
bandeau lisse, gorge de section triangulaire et bandeau oblique en retrait).
IH.b.34
Inv. E 729 (peut-être EA 354 ?). En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilica urbana ? Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/14. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 23 cm ; largeur 16 cm.
Brisé en haut et en bas. Face postérieure en partie arrachée. Face principale polie, faces latérales traitées à la
gradine. Tracé préparatoire visible sur la face gauche.
Partie centrale d'une croix latine pattée gravée (largeur 13,5 cm).
m.b.35
Inv. E 1 1 16. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac ? Réinventorié en 1988 (Fr. B.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1988 n° 2/17. Dessin 1988 (P. C).
34 SALONA I
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 15,5 cm ; section 16 χ 12,25 cm.
Fragment brisé au niveau de la moulure avec cassures sur plusieurs faces. Traces de gradine.
Départ d'un bandeau oblique en retrait. Extrémité d'une croix latine pattée gravée.
III.b.36
Inv. E 73 1. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/11. Dessin 1989 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 24,5 cm ; section 14 χ 19 cm.
Brisé en haut et en bas. Face arrière en partie arrachée. Dressé à la gradine.
Partie centrale d'une croix latine pattée gravée avec carré central réservé (largeur 1 1 cm).
III.b.37
Inv. E 732. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/14. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 25 cm ; largeur 16 cm ; épaisseur cons. 12,5 cm.
Brisé en haut et en bas. Face arrière en partie arrachée. Surface très érodée. Trous dans la pierre.
Partie centrale de croix latine gravée avec carré central réservé (largeur 14 cm). Extrémités des branches
latérales pattées avec un triangle central surcreusé.
in.b.38
Inv. E 733. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/14. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 20 cm ; largeur 16 cm ; épaisseur cons. 15 cm.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 35
Brisé en haut et en bas. Dressé à la gradine. Face principale lisse. Tracé préparatoire visible sur face latérale
droite.
Extrémité de croix latine pattée gravée.
ni.b.39
Inv. E 735. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/18. Dessin 1989 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 25 cm ; section 12 χ 14 cm.
Brisé en haut et en bas. Arrachement à droite. Surface érodée. Peu épais.
Croix d'un type particulier. Les bras en méplat sont bordés de sillons peu profonds. Extrémités bouletées pour le
bras latéral visible.
COMMENTAIRE
Sans doute très tardif- (haut-)médiéval ?
III.b.40
Inv. E 1145. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/20. Dessin 1990 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 29 cm ; section 14 χ 20 cm.
Fragment de poteau de meneau très érodé. Arrachement à l'arrière. Traces de gradine sur les faces latérales.
Sur la face principale, partie centrale d'une croix latine pattée (largeur 1 1 cm) gravée avec carré central réservé.
m.b.41
Inv. E 1137. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/22.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 31 cm ; section 17 χ 24,5 cm.
Brisé de tous côtés. Fragment de poteau de meneau avec haste de croix latine gravée.
36 SALONA I
in.b.42
Inv. E 1 143. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/23.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 14 cm ; largeur cons. 14 cm ; épaisseur cons. 24 cm.
Brisé de tous côtés. Fragment de poteau de meneau retaillé en moellon. Très érodé.
Partie centrale d'une croix latine pattée et gravée avec carré central réservé.
III.b.43
Inv. E 81 1. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 8/13. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 71 cm ; section max. 16 χ 19 cm.
Exemplaire complet de forme pyramidale, nettement plus large à la base qu'au sommet. Surface érodée.
Croix latine pattée gravée (hauteur 36 cm ; largeur 11 cm). A l'extrémité inférieure de cette croix une petite
cavité (3,5 χ 4 cm).
COMMENTAIRE
Elément de fenêtre, de barrière ?
ni.b.44
Sans numéro. Manastirine, muré dans le mur ouest, à l'étage, sous la fenêtre de gauche de la maison de fouilles de
Tusculum.
PROVENANCE
Inconnue.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. P.C. 1994 n° 3/15.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 16 cm ; largeur 13 cm.
Brisé irrégulièrement en haut et en bas (la maçonnerie moderne empêche tout autre examen). Dressé à la
gradine.
Partie supérieure d'une croix latine pattée et gravée peu profondément, large de 1 1 cm, avec l'intersection de ses
branches.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 37
IH.b.45
Inv. E 1218. Marusinac.
PROVENANCE
Marusinac. Réinventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1993 n° 1/15.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1,22 m ; largeur 29 cm ; épaisseur 35 cm.
Haut de poteau de meneau incomplet. Dressé à la gradine. Moulures sur deux faces (bandeaux obliques hauts de
4 cm au dessous d'un bandeau lisse haut de 8 cm).
m.b.46
Inv. E 1219. Marusinac.
PROVENANCE
Marusinac. Réinventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1993 n° 1/14.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1,75 m ; largeur 28 cm ; épaisseur 37 cm.
Poteau de meneau complet. Dressé très soigneusement à la gradine. Moulures à la partie supérieure sur deux
faces (bandeau oblique au dessous d'un bandeau lisse).
III.b.47
Inv. E 1300. En réserve à Tusculum.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1994 n° 1/6. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 49,5 cm ; largeur 18-18,2 cm ; épaisseur 14 cm.
Poteau de meneau brisé en bas et retaillé en haut. Dressé très soigneusement à la gradine sur la face visible,
plus grossièrement sur les trois autres. Eclats à la face postérieure. Mortaise résultant du remploi après la retaille en
haut sur le côté droit (5,6 χ 5,5 cm ; pf. 6,5 cm). Renfoncement irrégulier avec pointe saillante au sommet (6,5 χ
6 cm ; pf. 1 cm ; arrachement ?). Tracé préparatoire de la croix (extrémités des branches) et au dessus.
Partie supérieure d'une croix latine pattée et gravée large de 15,8 cm.
38 SALONAI
in.b.48
Inv. EA 167. Non identifié.
PROVENANCE
Manastirine.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit, connu par le seul inventaire.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 68 cm.
Poteau de meneau décoré d'une croix, vraisemblablement latine pattée et gravée.
III.b.49
Sans numéro. Remployé comme lutrin de l'église paroissiale de Solin, Notre-Dame de l'île {Gospa od otoka).
PROVENANCE
Salone.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/1-3. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1,23 m ; largeur 18,5 cm ; épaisseur 25,5 cm.
Poteau de meneau complet. Fixé au sol si bien que le lit de pose ne peut être observé. Dressé très soigneusement
à la gradine sur toutes les faces. Eclats à la face postérieure et au centre de l'arête antérieure droite, angle arrière droit
brisé et complété au ciment.
Moulures hautes de 10-11 cm à la base et au sommet (bandeau plat puis bandeau oblique en retrait) sur les deux
faces. A l'avant, grande croix latine pattée gravée, large de 17 cm et haute de 88 cm. Carré réservé large de 2,5 cm à
l'intersection des branches.
m.b.50
Sans numéro. Conservé au presbytère de Solin, Notre-Dame de l'île {Gospa od otoka).
PROVENANCE
Salone.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/5-7. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 45 cm ; largeur 16 cm ; épaisseur 19 cm.
Tiers supérieur de poteau de meneau brisé en bas. Dressé à la gradine. Eclats à l'angle supérieur gauche. Tracé
préparatoire sur la face antérieure (axe vertical au-dessus de la croix).
Moulures hautes de 9 cm au sommet (bandeau plat, gorge puis bandeau oblique en retrait). Partie supérieure
d'une croix latine pattée et gravée large de 13 cm.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 39
ni.b.51
Sans numéro. Conservé au presbytère de Solin, Notre-Dame de l'île {Gospa od otoka).
PROVENANCE
Salone.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/5-7. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 17 cm ; largeur 15,5 cm ; épaisseur conservée 17 cm.
Fragment de poteau de meneau retaillé en haut, en bas et à l'arrière en moellon. Dressé très soigneusement à la
gradine sur la face visible, plus grossièrement sur les côtés. Arrière brisé de plus en pointe.
Partie centrale d'une croix latine pattée finement gravée, large de 148 cm, avec carré réservé à l'intersection des
branches (1 cm de côté).
III.C.1
Inv. E 722. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 35 et pi. V, D 5.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/55-59. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 21 cm ; lit de pose 16 χ 22 cm ; lit d'attente 30 χ 56 cm.
Bon état. Dressé à la gradine. Tracé préparatoire visible sur le lit de pose. Rainures latérales larges de 6 cm (pf.
max. 2 cm).
Décoré des deux côtés. Bandeau vertical haut de 4,5 cm au sommet des longs côtés et de la face postérieure.
Face principale, sous un bandeau mouluré et astragale à perles et pirouettes, une croix grecque pattée en relief
marquée de nervures centrales (hauteur 8 cm) dans une couronne à lemnisques moulurés. Face postérieure : une croix
grecque pattée lisse en relief (hauteur 10 cm) dans un cercle posé sur un petit pied évasé.
III.C.2
EA 211a. Marusinac, déposé dans l'abside.
PROVENANCE
Marusinac, fenêtre de l'abside.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 35 et pi. V, D 4 et fig. 35 p. 27.
Phot. C. M. 1993 n° 1/2-5.
40 SALONA I
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : lit de pose 26 χ 50 cm ; lit d'attente 58 χ 1,04 m ; hauteur 30 cm.
Exemplaire de très grandes dimensions. Bon état, un angle endommagé. Mortaise carrée (6,5 χ 6,5 cm)
légèrement décentrée sur le lit de pose. Rainures latérales (largeur 8 cm ; pf. 5,5 cm ; sur 24 cm de hauteur). Lit de
pose piqueté ; surface dressée soigneusement à la gradine.
Bandeau vertical au sommet, haut de 5 cm. Décoré sur un seul côté d'une croix pattée moulurée en relief à huit
rayons (hauteur 19,5 cm) dans une couronne également moulurée (diamètre ext. 23 cm), à lemnisques rainures
terminés par des hederae recreusées.
COMMENTAIRE
Par ses dimensions, cette imposte peut correspondre au pilier n° III.b.2.
III.C.3
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 35 et pi. V, D 6.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : lit de pose 20 χ 26,5 cm ; lit d'attente 38,5 χ (rest.) 61,5 cm.
Fragment de chapiteau-imposte (partie sommitale abattue) à rainures latérales larges de 6,5 cm (pf. max.
3,5 cm).
Sur une face, pied d'une croix latine pattée en relief.
ni.c.4
Inv. E 700. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/36. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 15,5 cm ; lit d'attente 30 χ 64 cm.
Retaillé de moitié environ dans la hauteur. Lit d'attente piqueté avec une mortaise circulaire (diamètre 7 cm ;
profondeur 3 cm). Rainures latérales larges de 7 cm.
Bandeau vertical lisse au sommet puis frise de perles et pirouettes. Décoré sur une face d'une croix grecque
pattée en relief avec cercle à l'intersection des bras. La croix est entourée d'une couronne tressée à deux brins
(diamètre ext. 22 cm).
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 41
m.c.5
Inv. E 704. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/1. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 12 cm ; lit de pose 12 χ 14 cm ; lit d'attente 26 χ 50 cm.
Bon état, dressé à la gradine très soigneusement, presque poli sur la face décorée. Lit d'attente piqueté.
Rainures latérales larges de 5 cm.
Bandeau sommital lisse. Croix latine pattée du type habituel gravée profondément sur une face (hauteur
13 cm).
III.C.6
Inv. E 812. Exposé au lapidaire.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/34. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 34 cm ; lit d'attente 29 χ 73 cm.
Haut de l'imposte un peu endommagé. Dressé à la gradine sur toutes les faces y compris sur le lit d'attente.
Rainures latérales.
Sur un côté une croix grecque pattée en relief avec nervure centrale (hauteur 14 cm) dans un cercle. Au dessus
un fleuron à trois pointes.
ra.c.7
Inv. E 697. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/61. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 35 cm ; lit de pose 24 χ 16 cm ; lit d'attente 26,5 χ 49,5 cm cons.
Fragmentaire, éclats aux angles. Dressé à la gradine. Tracé préparatoire en croix sur le lit de pose. Rainures
latérales larges de 7,5 cm.
Bandeau vertical lisse au sommet. Le décor en relief de la face principale est identique à celui du numéro
précédent (mêmes dimensions pour la croix, la couronne et le fleuron).
42 SALONA I
COMMENTAIRE
Les deux chapiteaux III.c.6 et III.c.7 ont appartenu au même édifice.
ni.c.8
Inv. E 1107. En réserve à Tusculum.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1988 n° 6/17. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 16,5 cm ; lit de pose 16,5 χ 22,5 cm ; lit d'attente 30 χ 60 cm.
A peu près complet, un angle supérieur abattu. Dressé à la gradine, très lisse sur la face décorée. Piquetage fin
pour le lit d'attente. Tracé préparatoire pour la croix. Rainures latérales larges de 6 cm.
Long bandeau en creux au sommet de la moitié décorée, retaillé ? Croix latine pattée en relief (hauteur 17 cm ;
largeur 8 cm). Bandeau concave également sur les longs côtés de la moitié non ornée.
ni.c.9
Inv. E 1106. En réserve à Tusculum.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1988 n° 6/16. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 20 cm ; largeur max. 30 cm ; longueur max. 50 cm.
Exemplaire incomplet. Angles supérieurs d'une face et deux tiers de l'autre brisés. Traces de gradine, très érodé.
Rainures latérales larges de 6,5 cm.
Bandeau vertical au sommet. Croix latine pattée en relief (hauteur 22,5 cm ; largeur 15 cm) sur une face.
Iïï.c.10
Inv. E 723. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Kapljue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSl, p. 79 et fig. 37, 15 et 57, 6.
Phot. Ν. D. 1987 n° 3/32. Dessin 1988 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 20 cm ; lit d'attente 30 χ 16 cm cons.
Fragment de face antérieure de chapiteau. Dressé à la gradine. Lit d'attente piqueté. La cassure empêche de
déterminer s'il comportait des rainures latérales (non d'après Dyggve).
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 43
Au sommet, sous un bandeau lisse, bandeau mouluré avec perles et pirouettes entre deux listels de section
rectangulaire. Croix latine pattee gravée (hauteur 15 cm).
COMMENTAIRE
Le deuxième fragment apparaissant sur la fig. 37, 15 (RS I) n'a pas été retrouvé. Dyggve le prenait par erreur
pour un chapiteau de pergola.
m.c.11
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
KapljuC.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS I, p. 79-80 et fig. 37,16 et fig. 58, 8.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 20 cm ; lit de pose 10,5 χ 17 cm.
Fragment central de chapiteau de meneau, brisé des deux côtés. Rainures latérales larges de 4,5 cm. Sur le lit
de pose la marque Τ gravée.
Pied d'une croix latine pattee gravée sur face antérieure.
III.C.12
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
KapljuC.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSl, p. 80 et fig. 37,17 et fig. 57, 2.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : largeur du lit de pose 11,5 cm ; largeur du lit d'attente 22 cm.
Face antérieure d'un chapiteau de meneau, brisée en bas.
Bandeau vertical haut de 3 cm au sommet. Croix latine pattee gravée avec carré central réservé (largeur 8 cm).
III.C.13
Inv. E 1 144. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Kapljuö. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSl, p. 80-81 et fig. 37,18.
Phot. Ν. D. 1990 n° 4/19. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 21 cm ; lit de pose 12,5 χ 14 cm cons. ; lit d'attente 24 χ 18,5 cm.
44 SALONA I
Moitié fragmentaire (partie sommitale abattue) d'un chapiteau de meneau. Rainures latérales.
Bandeau vertical haut de 3 cm au sommet. Non décoré sur cette face.
m.c.i4
Inv. E 698. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/62. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 22 cm ; lit de pose 16 χ 14 cm ; lit d'attente 23 χ 55 cm cons.
Incomplet. Surface érodée, traces de gradine. Rainures latérales larges de 5,5 cm.
Bandeau vertical lisse conservé au sommet du petit côté orné d'une grande croix latine pattée (hauteur 33 cm ;
largeur 16 cm) gravée avec carré central réservé.
in.c.15
Inv. E 712. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/20. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 23 cm ; longueur conservée du lit d'attente 29 cm ; largeur du lit de pose 10,5 cm.
Moitié de chapiteau de meneau, brisé de tous côtés. Dressé à la gradine. Rainures latérales visibles.
Bandeau vertical au sommet. Grande croix latine pattée gravée avec carré central réservé (hauteur 20,5 cm).
III.C.16
Inv. E 716. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/10. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 15 cm ; largeur cons. 26 cm.
Moitié incomplète d'un chapiteau de meneau. Brisé de tous côtés. Les cassures empêchent de voir s'il
comportait des rainures latérales.
Croix latine pattée gravée (hauteur 22,5 cm ; largeur 12 cm) avec carré central réservé et pattes moulurées.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 45
m.c.i7
Inv. E 813. Exposé au lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 8/2-3 et phot, ancienne. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 34,5 cm ; lit de pose 13,5 χ 15,5 cm ; lit d'attente 21 χ 47 cm.
Exemplaire complet. Dressé à la gradine. Lit d'attente piqueté. Rainures latérales larges de 5,5 cm.
Bandeau vertical au sommet. Sur une face grande croix latine pattée gravée (hauteur 26 cm).
III.C.18
Inv. E 701. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/68-70. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 25 cm ; lit de pose 13 χ 19 cm ; lit d'attente 26 χ 54 cm cons.
Incomplet. Dressé à la gradine sauf le lit d'attente piqueté. Tracé préparatoire visible sur le lit de pose (en croix)
et de part et d'autre des rainures latérales, larges de 5,5 cm.
Bandeau concave au sommet sous un bandeau lisse. Grande croix latine pattée gravée (hauteur 22 cm) du type
habituel sur une face.
III.C.19
Inv. E 702. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/4. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 16 cm ; lit de pose 19 χ 14 cm ; lit d'attente 24 χ 50 cm cons.
Incomplet. Dressé à la gradine sur toutes les faces. Au centre du lit de pose, canal de coulée et trou de
scellement carré (2x2 cm) avec élément métallique moderne. Rainures latérales larges de 6 cm.
Bandeau vertical au sommet. Longue croix latine pattée gravée (hauteur 19 cm) sur une face.
46 SALONA I
m.c.20
Inv. E 709. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/28. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 23 cm ; lit de pose 13 χ 20 cm.
Fragmentaire. Endommagé aux angles supérieurs. Dressé à la gradine, lit d'attente piqueté très finement. Tracé
préparatoire visible pour la croix. Marque de pose gravée au centre du lit de pose avec tracé préparatoire en croix : Z.
Rainures latérales larges de 5 cm.
Bandeau vertical lisse au sommet. Grande croix latine pattée profondément gravée (hauteur 20,5 cm ; largeur
11 cm).
III.C.21
Inv. E 1121. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine. Réinventorié en 1989 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1989 n° 1/7-8. Dessin 1990 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 22 cm ; longueur cons. 47 cm ; largeur 23 cm.
Incomplet en particulier sur la face avec croix (tous les angles abattus). Côtés et lit de pose traités à la gradine,
lit d'attente piqueté. Tracés préparatoires en croix sur le lit de pose et marque de pose C au centre.
Bandeau vertical haut de 3,5 cm au sommet. Croix latine pattée gravée du type habituel (largeur 13 cm).
COMMENTAIRE
Cf. le poteau n° III.b.21 (= E 1 136) qui présente la même marque de pose.
ni.c.22
Inv. E 708. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/26. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 20,5 cm ; lit de pose 12 χ 18 cm ; lit d'attente 21 χ 43 cm cons.
Incomplet, moitié supérieure d'un petit côté et un angle de l'autre brisés. Dressé à la gradine sur toutes les faces.
Rainures latérales larges de 6 cm.
Bandeau vertical au sommet. Croix latine pattée gravée (hauteur 20,5 cm) sur une seule face.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 47
in.c.23
Inv. E 710. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/24. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 23 cm ; largeur cons. 16 cm en bas ; lit d'attente 22 χ 30 cm cons.
Moitié de chapiteau. Un angle supérieur brisé. Très lisse. Tracé préparatoire sur le lit de pose et pour la croix.
Une marque gravée (haste) au centre du lit de pose. Rainures latérales.
Bandeau vertical au sommet. Grande croix latine pattée profondément gravée (hauteur 22 cm).
III.C.24
Inv. E 71 1. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1987 n° 3/14. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 24 cm ; lit d'attente 22 χ 40 cm cons.
Moitié de chapiteau. Dressé à la gradine sauf lit d'attente piqueté. Rainures latérales.
Bandeau sommital lisse. Grande croix latine pattée gravée (hauteur 20,5 cm).
III.C.25
Inv. E 714. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/16. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 22 cm ; lit d'attente 24 χ 47 cm cons.
Incomplet (deux tiers conservés, mais un petit côté arraché). Dressé à la gradine, lit d'attente piqueté. Restes
des rainures latérales.
Bandeau vertical au sommet. Croix latine pattée gravée (hauteur 21,5 cm).
48 SALONA I
in.c.26
Inv. E 721. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Photo N. D. 1987 n° 3/30. Dessin 1990 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 21 cm ; longueur conservée 28 cm ; largeur du lit de pose 14 cm.
Moitié fragmentaire de chapiteau de meneau ; haut de la face antérieure brisé. Dressé à la gradine. Tracé
préparatoire en croix sur le lit de pose. Rainures latérales.
Bandeau sommital lisse. Croix latine pattée gravée profondément sur une face.
m.c.27
Inv. E 1 101. En réserve à Tusculum.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1988 n° 6/24. Dessin 1990 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18 cm ; lit de pose 22 χ 30 cm.
Moitié fragmentaire de chapiteau de meneau. Angles supérieurs du petit côté conservé brisés. Très érodé. Lit
d'attente piqueté. Rainures latérales larges de 7 cm.
Bandeau vertical au sommet. Grande croix latine pattée gravée incomplète.
m.c.28
Inv. E 1108. En réserve à Tusculum.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Photo C. M. 1988 n° 6/20. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 14 cm ; lit de pose 12 χ 19 cm ; longueur max. 34 cm.
Chapiteau fragmentaire, brisé en haut de la face décorée et arraché en oblique de l'autre côté. Très érodé.
Rainures latérales.
Bandeau vertical au sommet. Restes d'une croix latine pattée gravée sur une face.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 49
in.c.29
Inv. E 1138. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/17. Dessin 1990 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 24 cm ; lit de pose 15 χ 19 cm ; lit d'attente 22 χ 37 cm cons.
Fragmentaire, tous les angles supérieurs abattus. Dressé à la gradine, lit d'attente piqueté. Tracé préparatoire en
croix sur le lit de pose dressé soigneusement. Rainures latérales larges de 5,25 cm (pf. max. 3 cm).
Moulures conservées au sommet des faces latérales : bandeau vertical lisse haut de 3,25 cm surmontant un
bandeau concave, haut de 4 cm. Décoré sur un côté d'une croix latine pattée gravée (largeur 13 cm). Tracés
préparatoires de la croix visibles sur les deux côtés et en bas.
ra.c.3o
Inv. E 1140. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/18. Dessin 1990 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 24 cm ; lit de pose 12 χ 19 cm ; lit d'attente 24 χ 21 cm cons.
Chapiteau fragmentaire (sommets d'un côté et de l'autre moitié arrachés). Traitement régulier à la gradine sur
toutes les faces. Rainures latérales larges de 6,5 cm (pf. 1 cm).
Bas d'une croix latine pattée gravée sur un côté.
IH.C.31
Inv. E 1141. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 3/24. Dessin 1990 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 23 cm ; largeur cons, lit de pose 14 cm ; longueur cons, lit d'attente 16 cm.
Brisé de tous côtés, le fragment comporte une croix latine pattée gravée (largeur environ 10 cm).
50 SALONA I
III.C.32
Inv. E 1 126. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, groupe episcopal (proviendrait de la Basilique cruciforme), retrouvé dans les thermes en 1988.
Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Sans doute FS I, p. 35 fig. 47, 1.
Phot. C. M. 1988 n° 2/6. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 22,5 cm ; diamètre lit de pose 18,5 cm ; lit d'attente 34 χ 46 cm cons.
Incomplet, brisé après les rainures médianes. Dressé à la gradine y compris sur le lit d'attente.
Destiné à surmonter une colonnette (18,5 cm de diamètre) : deux tores angulaires dégressifs superposés forment
le lit de pose. Bandeau vertical haut de 3 cm au sommet. Orné sur une face d'une croix latine pattée et gravée (hauteur
19 cm ; largeur 9 cm).
III.C.33
Inv. E 713. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/18. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 18 cm ; longeur cons. 30 cm.
Fragment brisé en haut et en bas. Dressé à la gradine, lit d'attente piqueté. Restes des rainures latérales.
Croix latine pattée gravée incomplète.
III.C.34
Inv. E 1 125. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, retrouvé en 1988 dans les grands thermes (provient sans doute du groupe episcopal). Réinventorié en
1988 (M. -P. F. -M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1988 n° 2/6. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 21,5 cm ; largeur du lit de pose 15,5 cm ; longueur cons, lit d'attente 41 cm.
Incomplet, brisé presque de tous côtés. Dressé à la gradine sauf lit d'attente piqueté. Rainure latérale large de
7,5 cm (pf. max. 3 cm).
Bandeau vertical haut de 4 cm au sommet. Croix latine pattée gravée fragmentaire.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 51
m.c.35
Sans numéro. Non identifiés.
PROVENANCE
Groupe episcopal, basilique cruciforme.
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FSI, p. 34, fig. 45.
DESCRIPTION
Calcaire.
Trois exemplaires fragmentaires avec croix latines pattées gravées.
m.c.36
Sans numéro. Non identifié.
PROVENANCE
Groupe episcopal, basilique cruciforme.
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FSI, p. 36,fig. 50, II.
DESCRIPTION
Calcaire.
Chapiteau fragmentaire avec croix de Malte dans un cercle.
m.c.37
Sans numéro. Non identifié.
PROVENANCE
Groupe episcopal, basilique cruciforme.
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FSl, p. 36, fig. 50, III.
DESCRIPTION
Calcaire.
Chapiteau complet. Décor indistinct. Marque de pose C bien visible, cf. le n° III.c.57 infra et RS I, p. 80 n. 1.
III.C.38
Sans numéro. Non identifié.
PROVENANCE
Groupe episcopal, basilique cruciforme.
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FSI, p. 35, fig. 47.
DESCRIPTION
Calcaire.
52 SALONA I
in.c.39
Inv. E 720. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/58-60. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 34 cm ; lit d'attente 20 χ 42 cm cons.
Moitié de gros chapiteau. Non terminé. Traces de piquetage sur toutes les faces. Amorce d'une rainure latérale.
Croix simplement tracée. Sur une face signe E ou Gamma gravé (hauteur 4 cm).
ra.c.40
Inv. E 718. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/2. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 20 cm ; lit d'attente 22 χ 30 cm cons.
Moitié de chapiteau. Un angle supérieur brisé. Très érodé. Rainures latérales. Marque gravée F sur le lit de
pose.
Croix latine pattée gravée très étroite (hauteur 19 cm ; largeur 7 cm).
ra.c.4i
Inv. E 717. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/3. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 15 cm ; largeur max. 18 cm.
Fragment de face antérieure de chapiteau de meneau brisé de tous côtés. Dressé à la gradine. La cassure
empêche de déterminer l'existence éventuelle de rainures latérales.
Reste du bandeau sommital lisse. Croix monogrammatique gravée (largeur 8 cm) avec boucle du R latin très
ouverte.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 53
m.c.42
Inv. E 719. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/40. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 10,5 cm ; largeur en bas 23 cm ; lit d'attente 30 χ 28 cm cons.
Demi chapiteau-imposte pour une colonne. Moulures sur le lit de pose (diamètre interne 14 cm). Amorce d'une
rainure latérale. Dressé à la gradine, lit d'attente piqueté.
Petite croix latine pattée gravée (hauteur 1 1 cm ; largeur 8 cm) avec carré réservé au centre.
IILc.43
Inv. A 4441 et A 4442. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Podgrade-Poljica, 1908.
BIBLIOGRAPHIE
Bulic\ÄD38, 1915, p. 34-35.
Phot. Ν. D. 1987 n° 13/27-29 (A 4441), C. M. 1993 n° 1/33. A 4441, dessin 1989 (Br. P.) ; A 4442 dessin
1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire (non pas marbre comme dans BD).
Dimensions : A 4441 hauteur 14 cm ; lit de pose 10 χ 9 cm cons. A 4442 hauteur conservée 16 cm ; lit d'attente
22,5 χ 20 cm cons.
A 4441 : moitié incomplète de chapiteau de meneau brisée en haut au moins, avec traces de rainures latérales.
A 4442 : moitié d'un autre chapiteau de meneau brisé (ou retaillé volontairement) avant la rainure latérale.
A 4441 : deux tiers inférieurs d'une croix latine pattée gravée du type habituel. A 4442 : bandeau vertical lisse
au sommet ; croix grecque pattée (haute de 9,5 cm) en relief avec filet axial profondément gravé dans une couronne
lisse en relief (diamètre ext. 13,5 cm).
COMMENTAIRE
Ces deux fragments appartiennent à un ensemble de blocs remployés, sans doute des éléments de parois de
sarcophage avec inscription chrétienne. Le BD cite quatre fragments : A 4439, A 4440 (non retrouvé), A 4441 et A
4442. Ces deux derniers ont été remployés en chapiteaux de meneaux avec croix et dimensions différentes ; A 4442 ne
comporte pas de traces d'inscription. Cf. Corpus des inscriptions paléochrétiennes de Salone.
m.c.44
Inv. E 1 1 12. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilica urbana ? Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1988 n° 2/1-2. Dessin 1994 (Z. P.).
54 SALONA I
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 15 cm ; largeur du lit d'attente 31 cm ; longueur conservée 29 cm.
Moitié d'imposte. La rainure latérale droite serait juste à la cassure. Dressé à la gradine.
Bandeau vertical au sommet (hauteur 4 cm) souligné à la base par deux filets. Croix latine pattée gravée
(hauteur 13,5 cm ; largeur 10 cm) avec carré central réservé.
m.c.45
Sans numéro. Non identifié.
PROVENANCE
Groupe episcopal, basilique cruciforme.
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FS I, fig. 50 p. 36 et RS I, p. 80 n. 1.
DESCRIPTION
Calcaire.
Deux chapiteaux de fenêtres très semblables ornées de croix latines pattées gravées, l'un presque entièrement
conservé avec marque de tailleurs de pierre en forme de C, l'autre conservé à moitié, ont été trouvés au cours des
fouilles de l'église cruciforme située au Sud de la Basilica urbana.
COMMENTAIRE
Ces chapiteaux étroits ont été attribués à tort à une pergola cf. Gerber, RS I, p. 80, fig. 58 et 63. La présence de
rainures latérales implique qu'il s'agit de chapiteaux de fenêtres.
m.c.46
Inv. E 806. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/42. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 15 cm ; largeur cons. 20 cm ; largeur restituée du lit de pose 28-30 cm.
Chapiteau fragmentaire, un quart conservé, soit un angle, une portion du lit de pose, de la face latérale droite et
le bas de la face décorée. Eclats tout autour. Dressé à la gradine sauf lit d'attente piqueté conservé très partiellement.
La cassure empêche de préciser s'il y avait des rainures.
Croix latine pattée en relief reposant sur un pédoncule entre deux branches de feuillage également en relief
(hauteur de la croix 15 cm ; largeur 8 cm).
ffl.c.47
Inv. E 1220. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone. Réinventorié en 1993 (P. C).
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 55
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1993 n° 2/19. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 23 cm ; lit de pose 28 χ 20 cm (rest.) ; lit d'attente restitué 58 χ 35 cm.
Imposte de meneau fragmentaire, trois angles du lit d'attente arraché et éclats en haut sur le long côté préservé
et sur trois angles du lit de pose. Ligne transversale au centre du lit de pose dressé à la gradine issue du tracé
préparatoire. Surface traitées soigneusement, lit d'attente piqueté. Une rainure d'encastrement latérale préservée
(largeur 5,5 cm, pf. max. 2,5 cm).
Bandeau lisse vertical haut de 3 cm conservé au sommet de la face sans décor. Une face ornée d'une croix latine
pattée en relief, dont manque l'extrémité supérieure (cassure le long de la patte à gauche) : hauteur rest. 20 cm ;
largeur 14,5 cm ; épaisseur bras 3 cm. Tracé préparatoire visible au centre de la branche verticale.
III.C.48
Inv. E 123 1. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Groupe episcopal ? Réinventorié en 1993 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1993 n° 2/21. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18 cm ; lit de pose 20 χ 20 cm ; lit d'attente 29 χ 35 cm cons.
Imposte de meneau fragmentaire, deux angles du lit d'attente et haut de la face antérieure arrachés ; l'autre côté
est brisé transversalement à l'aplomb du lit de pose. Tracé préparatoire en croix au centre du lit d'attente dressé à la
gradine. Surfaces traitées soigneusement, lit de pose lissé. Rainures d'encastrement latérales larges de 6 cm (pf. max.
4 cm).
Bandeau lisse vertical haut de 2 cm. Une face ornée d'une croix latine pattée profondément gravée, dont
manque l'extrémité supérieure et latérale droite : largeur restituée 12 cm ; épaisseur bras 1 cm.
III.C.49
Inv. E 696. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/38. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 19,5 cm ; lit de pose 28 χ 29 cm ; lit d'attente 35 χ 60 cm.
Imposte de meneau ou tailloir (?) légèrement incomplet (moitié supérieure d'une face ornée abattue). Travail fin
à la gradine, mais surfaces érodées et lit d'attente piqueté.
Bandeau sommital lisse. Croix latine de type inhabituel, en relief, légèrement pattée et rainurée avec petits
carrés réservés suggérant des gemmes sur chacun des petits côtés (une complète, seul le bas de l'autre est conservé ;
hauteur 22 cm ; largeur 18 cm).
56 SALONA I
III.C.50
Inv. E 715. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/10. Dessin 1990 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : largeur max. conservée 19 cm.
Fragment de face antérieure de chapiteau de meneau brisé de tous côtés. Dressé à la gradine.
Restes de la partie centrale et droite d'une croix latine pattée gravée avec carré central réservé.
in.c.51
Sans numéro. Collection M. Matijevié, Solin.
PROVENANCE
Trouvé au lieu-dit "Grudine" à l'Est du Groupe episcopal. Examiné en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1993 n° 2/9. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18,5 cm ; lit de pose restitué 19 χ 40 cm (19 χ 24 cm cons.) ; lit d'attente 27 χ 34 cm
cons, (restitué 34 χ 61 cm).
Moitié fragmentaire d'imposte de meneau, deux angles du lit d'attente, faces latérales et haut de la face
antérieure arrachés ; l'autre côté est brisé obliquement au niveau des rainures latérales (larges de 5 cm ; pf. cons.
1 cm). Tracé préparatoire en croix au centre du lit de pose ovale dressé à la gradine avec des traces de piquetage vers
la cassure. Surfaces traitées soigneusement, lit d'attente finement piqueté avec tracé préparatoire transversal.
Bandeau lisse vertical haut de 4 cm. Face ornée d'une croix latine pattée en relief, large de 1 1 cm et haute de
14 cm (épaisseur bras 2,5 cm, largeur des pattes 5-7 cm).
COMMENTAIRE
Ce chapiteau à lit de pose ovale était destiné à un support à double colonnette, cf. supra n° III.a.10 et III.a.11.
III.C.52
Sans numéro. Collection M. Matijevié, Solin.
PROVENANCE
Trouvé au lieu-dit "Grudine" à l'Est du Groupe episcopal. Examiné en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1993 n° 2/11. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18 cm ; lit de pose restitué 14 χ 19 cm (cons. 14 χ 15 cm) ; lit d'attente 25 χ 26 cm cons,
(rest. 3 1 χ 46 cm).
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 57
Imposte de meneau fragmentaire : sur un côté deux angles du lit d'attente et haut de la face antérieure
arrachés ; cassure oblique un peu avant les rainures latérales (large de 6 cm ; pf. cons. 2 cm) au lit d'attente jusqu'au
deux-tiers du lit de pose assez lisse. Surfaces traitées soigneusement à la gradine. Lit d'attente grossièrement piqueté.
Vestiges du bandeau lisse vertical haut de 2 cm. Face ornée d'une croix latine pattée profondément gravée, dont
manque l'extrémité supérieure : largeur 10 cm ; hauteur cons. 12 cm ; restituée environ 16 cm.
m.c.53
Inv. E 1122. En réserve au Musée
PROVENANCE
Manastirine, mur en pierre sèche au Sud du site. Découvert en 1989 ; inventorié aussitôt (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1989 n° 1/12-13. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 19 cm ; lit de pose 12,5 χ 20 cm ; lit d'attente rest. 22 χ 57 cm.
Incomplet à une extrémité. Très érodé. Rainures latérales larges de 5,5 cm (pf. max. 2,5 cm).
Non décoré. Bandeau vertical au sommet, haut de 4 cm.
ni.c.54
Inv. E 699. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1987 n° 3/22. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 13,5 cm ; longueur max. 46 cm ; lit de pose 23 χ 26 cm ; lit d'attente 30 χ 46 cm cons.
Incomplet. Dressé à la gradine, lit d'attente piqueté. Rainures latérales larges de 6,5 cm.
Sans décor. Bandeau vertical haut de 4 cm au sommet.
III.C.55
Inv. E 1115. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilica urbana. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1988 n° 2/1-2. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18 cm ; lit de pose 17 χ 27 cm (cons.) ; longueur max. 45 cm.
Dressé à la gradine. Piqueté sur le lit d'attente. Rainures latérales larges de 6 cm.
Bandeau vertical au sommet. Sans décor.
58 SALONA I
III.C.56
Sans numéro. Actuellement encastré dans le dallage de la "prothesis" de la Basilica urbana.
PROVENANCE
Basilica urbana, "prothesis".
BIBLIOGRAPHIE
Bulic, BD 28, 1903, pi. IX.
DESCRIPTION
Calcaire.
Exemplaire sans décor.
in.c.57
Inv. E 706. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/66. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18 cm ; lit de pose 11,5-12 χ 13 cm ; lit d'attente 34 χ 49 cm.
Dressé à la gradine. Très érodé. Lit de pose ovale pour une colonnette ? Rainures latérales larges de 4 cm.
Sans décor. Bandeau vertical au sommet.
m.c.58
Inv. E 703. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/72. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 16 cm ; lit de pose 17,5 χ 19 cm ; lit d'attente 30 χ 49 cm.
Imposte ou tailloir (?). Dressé à la gradine. Angles endommagés. Très érodé. Sans décor.
m.c.59
Inv. E 707. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/64. Dessin 1989 (Br. P.).
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 59
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 16 cm ; lit de pose 18 χ 20 cm ; lit d'attente 30 χ 54 cm.
Tailloir. Dressé à la gradine. Lit d'attente piqueté. Sans décor.
IH.C.60
Inv. E 705. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/74. Dessin 1989 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 12 cm ; lit de pose 17 χ 21 cm ; lit d'attente 30 χ 45 cm.
Tailloir mouluré (bandeau plat à la base et au sommet). Dressé à la gradine sur toutes les faces. Rainure
transversale sur le lit d'attente.
COMMENTAIRE
Datation indéterminée.
IH.C.61
Inv. E 1139. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/16. Dessin 1990 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1 1 cm ; lit de pose 18 χ 23 cm ; lit d'attente 30 χ 48 cm.
Chapiteau complet, éclat sur deux angles. Particulièrement plat. Lit de pose et lit d'attente piquetés. Surfaces
dressées à la gradine. Rainures latérales larges de 4,5 cm (pf. max. 2 cm).
Sans décor. Bandeau vertical haut de 4 cm au sommet.
m.c.62
Inv. E 1142. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/25. Dessin 1990 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 13,5 cm ; lit de pose 10 χ 21,5 cm ; lit d'attente 27 χ 39,5 cm max. cons.
60 SALONA I
Moitié de chapiteau de meneau très plat brisé dans les rainures médianes profondes de 6,5 cm. Grossièrement
taillé et érodé.
Bandeau vertical haut de 7,5 cm au sommet. Sans décor sur la face conservée.
HI.C.63
Sans numéro. Marusinac.
PROVENANCE
Marusinac, remployé dans le mur de l'abside de l'église nord.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1993 n° 2/11.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 15 cm ; lit d'attente 30 χ 55 cm environ.
Exemplaire très plat retaillé sur un long côté, la rainure latérale ayant pratiquement disparu. Bandeau vertical
au sommet, pas de décor apparent.
m.c.64
E 1311. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/35. Dessin 1994 (D. V).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 20 cm ; lit d'attente conservé 15 χ 23 cm ; lit d'attente restitué 22 χ 45 cm ; lit de pose
conservé 12,5 χ 8,5 cm.
Moitié d'imposte brisé à l'arrière (au niveau de la rainure à gauche, avant celle-ci à droite) et en haut à droite.
Décor sculpté en léger relief sur la face conservée. Dressé très soigneusement à la gradine. Rainure conservée en partie
à gauche (profondeur max. 2,5 cm, largeur max. cons. 2,5 cm).
Bandeau sommital lisse haut de 3,5 cm. Croix grecque pattée rainurée haute de 8 cm (base de la patte inférieure
triangulaire), dans une fine couronne de laurier (diamètre extérieur 13 cm) d'où s'échappent deux lemnisques
terminées par des hederae et, à la base, au centre une gemme ou feuille en amande recreusée.
III.C.65
Sans numéro. Conservé au presbytère de Solin (Gospa od Otoka).
PROVENANCE
Salone.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/5-7. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 13 cm ; lit d'attente conservé 22,5 χ 23 cm ; restitué 25 χ 47 cm environ ; largeur du lit
de pose 12 cm ; épaisseur restituée 19 cm environ.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 61
Exemplaire brisé au milieu, la rainure latérale ayant pratiquement disparu (traces à doite). Dressé à la gradine.
Bandeau vertical au sommet haut de 4 cm. Croix latine pattée gravée large de 8 cm et haute de 14 cm sur la
face conservée.
m.c.66
Sans numéro. Muré à Solin dans l'escalier de la maison Matijevié.
PROVENANCE
Salone.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1993 n° 2/31.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur mesurable 14 cm ; lit de pose 12 χ 13 cm.
Exemplaire conservé aux deux tiers inférieurs au moins. Dressé à la gradine.
Croix latine pattée gravée (hauteur visible 9 cm) sur la face apparente.
m.d.i
Inv. E 215. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, Basilica urbana.
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FS I, p. 54, fig. 86.
Phot. Ν. D. 1987 n° 5/26.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 57,5 cm ; largeur 39 cm ; épaisseur 11,5 cm ; hauteur des écailles 13,5 à 14 cm.
Exemplaire entier avec éclats sur les bords. Traces de gradine sur les deux faces.
Une plate bande lisse bordée d'une étroite moulure (largeur à gauche et à droite 8 cm ; en haut et en bas 6 cm)
encadre la partie centrale, en retrait par rapport au cadre. Le décor ajouré est constitué de trois rangées d'écaillés
adjacentes en hauteur et deux en largeur. Sur la face principale, les écailles sont soulignées d'un petit filet gravé.
III.d.2
Inv. E 943. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. Phot. Ν. D. 1987 n° 7/71. Dessin 1994 (D. V.).
62 SALONA I
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 45 cm ; largeur 60 cm ; épaisseur 8 cm.
Exemplaire fragmentaire complété à gauche au ciment. Traces de gradine sur les deux faces.
Transenne semi-circulaire avec champ ajouré à l'intérieur d'une bordure lisse large de 5 à 6 cm limitée par une
incision : deux écailles (hauteur 15 cm) en partie basse. Au-dessus, une seule écaille haute de 18,5 cm.
in.d.3
Inv. E 944. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. Phot. Ν. D. 1987 n° 7/69. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 62 cm ; largeur 47,5 cm ; épaisseur 7 cm ; hauteur des écailles environ 15 cm.
Un angle refait au ciment en bas à gauche. Nombreux recollages. Sur la tranche droite une restauration à
l'endroit d'une mortaise allongée (13 χ 2 cm ; profondeur 2,5 cm).
Transenne rectangulaire à décor ajouré d'écaillés adjacentes : deux rangées d'écaillés en hauteur, une écaille et
demi en largeur. Une bordure lisse encadre la partie ajourée (largeur 5,5 à 6 cm).
III.d.4
Inv. E 798. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, pi. VI, 23 et p. 36.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/27.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 14 χ 1 1 cm cons. ; épaisseur 7,5 cm.
Fragment de champ de transenne (?) brisé de tous côtés, dressé assez grossièrement à la gradine.
Motif de croisillons lisses.
ffl.d.5
Inv. EA 240a, E 149, E 789. En réserve au Musée. Sans numéro, non retrouvé.
PROVENANCE
EA 240a, E 789 et sans numéro, Marusinac, fenêtre de la façade ouest de l'église sud, d'après Dyggve. E 149,
Salone, sans précision. E 789 Réinventoric en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
EA 240a, Dyggve-Egger, FS III, pi. VI, 20, et p. 36 ; E 789, ibid., pi. VI, 21, et p. 36 ; sans numéro, ibid., pi.
VI, 22. E 149, inédit.
Eléments de fenêtres (meneaux, impostes, transennes) 63
m.d.6
Inv. E 996, E 1003, E 11 17. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. E 996 et E 1003 réinventoriés en 1988 (M. -P. F.-M.) ; E 1117 également (Fr. B.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits.- Phot. Ν. D. 1988 n° 2/25-26 (E 996, E 1003) ; C. M. 2/18 (E 1 117).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
E 996 : 16,8 χ 6 cm ; épaisseur 7,3 cm ; largeur du bandeau des écailles 4 cm
E 1003 : 14,5 χ 8 cm ; épaisseur 7 cm ; bandeau des écailles 3,5 cm
E 1117 : 13 χ 8 cm ; épaisseur 7 cm ; bandeau des écailles 2,5-3 cm
Fragments de champ de transennes (?) brisés de tous côtés, dressés à la gradine sur la face visible et les
tranches des parties évidées, revers plus grossier.
Motif de grandes écailles lisses.
in.d.7
Inv. E 1021, E 1023, E 1025. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriés en 1988 (M.-P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits.- Phot. Ν. D. 1988 n° 2/21-22.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
E 1021 11,5 χ 10,2 cm ; épaisseur 6,5-7 cm ; largeur du bandeau des écailles 2,8 cm
E 1023 8,5 χ 6 cm ; épaisseur 8 cm ; bandeau des écailles 3 cm
E 1025 11,5 χ 9,5 cm ; épaisseur 6,5-7 cm ; bandeau des écailles 2,5 cm
Fragments de champ de transennes (?) brisés de tous côtés, dressés à la gradine sur la face visible et les
tranches des parties évidées, revers plus grossier.
64 SALONA I
Motif d'écaillés lisses, soulignées par des incisions au compas aux intersections.
ni.d.8
Inv. E 1214. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (A. L.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit- Phot. P. C. 1992 n° 1/32.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 18,5 χ 1 1 cm ; épaisseur 9 cm ; largeur du bandeau des écailles 3,5 cm
Fragment du champ d'un transenne (?) brisé de tous côtés, dressé grossièrement à la gradine sur la face visible,
le revers et les tranches des parties évidées.
Motif de grandes écailles, soulignées par un filet central gravé sur les deux faces.
IV. ENTABLEMENTS ET CONSOLES
La tradition architecturale locale ne dédaigne pas les décors linéaires si abondants dans l'architecture
constantinopolitaine et surtout syrienne. Chacun connaît les entablements et les corniches ou encadrements de
portes, traités de façon schématique mais vigoureuse, qui ont donné lieu à tant de discussions sur les origines
des sculpteurs du Palais de Dioclétien1 . Il n'est pratiquement pas d'église dans le monde antique où l'on ait
pas au moins un fragment de corniche moulurée que l'on place en général à la naissance des voûtes,
notamment dans l'abside.
Pour cette catégorie, les collections provenant de Salone sont étonnamment pauvres, mais il n'est pas exclu
que dans les fouilles anciennes on ait négligé, comme souvent ailleurs, des fragments de moulures dont on
déterminait mal la nature et qui paraissaient sans intérêt.
Malgré sa provenance inconnue, nous avons retenu dans le catalogue un élément de corniche de grande
taille exposé au lapidaire, orné de feuilles d'acanthe schématiques (IV. a. 1). Nous ne pouvons exclure que ce
morceau, qui n'est pas sans rappeler la sculpture du Palais de Dioclétien, ne provienne pas d'une église.
Le fragment IV.a.2, assez informe, peut appartenir aussi bien à un élément vertical qu'horizontal. Dyggve
avait opté pour un fragment de poteau de meneau. Une clé d'arc ne peut être exclue, mais nous préférons le
situer dans une catégorie plus neutre : fragment d'entablement, de linteau ?
Dans l'architecture chrétienne, on s'attend aussi à trouver un grand nombre de corbeaux ou consoles. Ces
pièces étaient très employées dans l'architecture classique, notamment dans les temples, sous les linteaux ou
encadrements de portes, fenêtres et niches, ou pour les décors projetés du type de la from scenae, avec
scellement d'un côté dans le mur et appui de l'autre sur une colonne ou une colonnette. La richesse du décor
(généralement une feuille d'acanthe à l'extrémité visible) explique le remploi fréquent de ces corbeaux, par
exemple comme encadrement d'escalier, dans l'architecture chrétienne2 .
Certaines écoles architecturales chrétiennes ont multiplié les corbeaux et consoles de toutes tailles : c'est le
cas en Afrique, soit pour lier au mur des colonnades accolées3 , soit pour supporter une arcade centrale sur
deux colonnes médianes reliées par un corbeau au mur et à un pilastre appliqué , soit dans des décors plaqués
pour les relier au mur en ajoutant un élément décoratif au dessus du chapiteau, comme dans la fameuse
basilique de Tebessa5 . Des éléments de petite taille peuvent servir à supporter, comme dans l'architecture
classique, des linteaux, porches ou couronnements de niches en saillie. La première catégorie, de grande taille,
semble manquer totalement à Salone. La seconde catégorie est réduite à deux fragments de Marusinac,
appartenant probablement à un même ensemble et vraisemblablement attribuable, d'après le type du décor, au
même atelier que les meneaux du site. La longueur de la partie non ornée conservée dans l'un des cas (IV.b.l :
48 cm) correspond à l'épaisseur d'un mur, la partie saillante (IV.b.2 : environ 30 cm) fait penser à un support
d'entablement.
N. D.
1 J. Hébrard, J. Zeiller, Spalato, Le Palais de Dioclétien, 1912, p. 66-67 (péristyle, 79-87 (mausolée), 101-105
(temple), 109-114 (prothyron, appartements) ; G. Niemann, Der Diokletians Palast in Spalato, Vienne, 1910, fig. 84-
85 p. 68, fig. 93-94 p. 74-75 et fig. 107 p. 83 ; J. Marasovic, Le Palais de Dioclétien, Zagreb, 1968, fig. 54-57, 59-60,
295.Par exemple : Ν. Duval, Les églises africaines à deux absides, I, Sbeitla, Paris, 1971, p. 66 et fig. 62-64 avec la note
13 N.
quiDuval,
cite d'autres
Recherches
exemples.
archéologiques à Haïdra II. L 'église I dite de Melleus, Paris, 1981, p. 100-105, fig. 111-118 ;
et id., Les églises africaines à deux absides, II, Paris, 1973, p. 416 (liste des églises à colonnes ajoutées contre les
4murs),
N. Duval,
cf. Sbeitla,
Plastique
op. cit.,
chrétienne
p. 26-27.de Tunisie et d'Algérie, Bulletin archéologique du Comité des Travaux Historiques
5 J. Christern,
n.s. 8, 1972, p. Das
68-71
frühchristliche
et fig. 12-13. Pilgerheiligtum von Tebessa, Wiesbaden, 1976, p. 56-75 (ornementation de la nef),
p. 179-181 (type de décor).
66 SALONA I
IV.a.1
Inv. E 1308. Exposé au lapidaire.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. Phot. P. C. 1994 n° 1/5. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18 cm ; longueur conservée 1,68 m ; épaisseur 37,5 cm.
Morceau de corniche complet (élément d'une frise ?), en bon état de conservation ; quelques éclats à la face
antérieure. Travail à la gradine bien visible sur les lits de pose et d'attente. L'arrière est doté d'un appendice haut de 5-
7 cm, saillant de 7 cm, assez émoussé, destiné sans doute à favoriser l'insersion de cet élément très lourd dans la
maçonnerie.
Face antérieure concave et en retrait sous un bandeau sommital verticale lisse, haut de 5 cm. Décor en léger
relief : série de feuilles d'acanthe juxtaposées, se déployant largement autour d'une nervure centrale s'amenuisant vers
le haut, une couronne de huit lobes et, des deux côtés à la base, deux fois trois ou quatre pointes. Les écoinçons sont
marqués de V incurvés gravés (deux ou trois superposés à gauche, un seul à droite) suggérant un motif d'arcades.
IV.a.2
Inv. E A 261. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 35, pi. 5, D14.
Phot. Ν. D. 1987 n° 16/22.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 10 cm ; longueur conservée 13 cm ; épaisseur 13 cm.
Fragment brisé de tous côtés. Travail à la gradine bien visible.
Décor de rosace ou de chrisme étoile dans un cercle.
COMMENTAIRE
Publié par Egger comme un fragment de poteau de meneau. Plutôt un fragment d'entablement (?).
IV. Entablements et consoles 67
IV.b.l
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, pi. VII, F15 et p. 44.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18 cm ; largeur 14 cm.
Endommagée à son extrémité décorée, cette console a conservé la partie longue de 48 cm qui s'engageait dans
le mur.
Le décor de la partie concave présente un pied de croix pattée (?) au pourtour gravé, comme sur l'exemplaire
suivant (EA 192).
IV.b.2
Inv. EA 192. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 17, 1894, p. 50, pi. 11,4 ; Dyggve-Egger, FSIII, pi. VII, F16 et p. 44.
Photo P.C. 1992 n° 1/22-23.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 35 cm ; largeur 13-14 cm ; épaisseur 20-24 cm.
Elément d'une console à extrémité arrondie endommagée. Arrachement à l'une des extrémités. La face concave
est lisse, les autres traitées à la gradine.
La face concave, visible, est décorée d'un motif hybride : un pied de croix pattée se poursuivant en rameau
feuillu. Le motif n'est pas véritablement en relief mais légèrement creusé sur le pourtour.
COMMENTAIRE
Ce fragment a d'abord été signalé par Bulió comme un accoudoir de cathedre, cf. bibliographie ci-dessus.
V. CIBORIUM
L'usage du ciborium en Dalmatie, à la fois pour abriter la tables d'autel et pour la cuve baptismale (plus
rarement), est bien attesté par plusieurs fouilles, notamment à Srima. Il est aussi prouvé par la survivance à
l'époque paléocroate : ce sont les ciboria qui représentent avec les pergolae les éléments les plus spectaculaires
des grands musées spécialisés.
A Salone, nulle part l'emplacement de l'autel n'est connu avec certitude, sauf dans le cas de la Basilica
Orientalis·, où l'on a trouvé la fosse d'autel. Donc à priori l'existence et l'emplacement du ciborium restent des
hypothèses. Cependant, la découverte d'un assez grand nombre de bases (15 exemplaires), de colonnettes d'un
diamètre avoisinant 15 à 25 cm, parfois dans un matériau plus précieux que le calcaire habituel, de chapiteaux
appropriés (avec les réserves exprimées sur une confusion possible avec ceux des "poteaux-colonnettes"),
prouvent l'existence probable de plusieurs ciboria.
Aucun ne peut être reconstitué complètement. On peut adopter comme hypothèse de restitution la hauteur
avoisinant 2 m à 2,20 m qui avait été choisie par ZI. Gunjaòa à Srima1 .
Les bases du diamètre voulu sont souvent de simples épannelages comme celles des colonnades des nefs,
superposant plusieurs bandeaux plats et comportant fréquemment le départ de la colonnette. Il existe quelques
bases attiques classiques dont plusieurs peuvent être des remplois. L'existence de rainures latérales sur le
n° V.a.4 prouverait l'existence de barrières autour du ciborium dans certains cas. Nous avons déjà signalé
dans d'autres régions l'usage de cette enceinte restreinte autour de l'autel2 .
Quelques fûts ont un décor particulier: des cannelures torsadées (V.b.6 et V.b.ll), des exemples de
colonnettes vignitées peuplées (V.b.8 et V.b.9).
Une soixantaine de fragments de chapiteaux peuvent appartenir soit à des ciboria (28 ex.) soit à des
poteaux-colonnettes (30 environ). Ils se répartissent entre les types habituels : quatre feuilles lisses avec des
motifs intermédiaires, et des corbeilles d'acanthes plus ou moins simplifiées. Certains épannelages lisses
peuvent avoir été décorés de stucs ou de peintures.
On n'a retrouvé à Salone aucun élément de couverture.
N. D.
1 Renseignement oral du regretté Zl. Gunjaca, cf. son catalogue Srima, kompleks kasnoanticke sakralne arhitekture,
2Sibenik,
N. Duval,
1985,
Lesphot,
églises
de droite
africaines
p. 13à pour
deuxunabsides,
chapiteau
I. Sbeïtla,
de ce ciborium.
Paris, 1971, p. 181-182 ; id., Recherches archéologiques
àHaïdra, II. La basilique I dite de Melleus, Paris, 1981, p. 113-114 (autel principal), et 122-123 (contre-autel).
70 SALONA I
V.a.l
Inv. E A 176. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit.
DESCRIPTION
Dimensions : hauteur conservée 25 cm ; diamètre de la colonne 20 cm.
Fragment inférieur de colonne monolithe de ciborium avec sa base et le départ du fût lisse.
V.a.2
Inv. EA 227. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, église sud.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 33 et pi. IV B6.
Phot. Ν. D. 1987 n° 16/26-27.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 9,5 cm ; hauteur estimée 15 cm ; lit de pose estimé 28,5 χ 28,5 cm ; diamètre
de la moulure au niveau de l'arrachement 22 cm ; diamètre estimé du lit d'attente 25 cm.
Base de ciborium très fragmentaire, dont ne subsiste que la moitié environ, brisée presque de tous côtés : angles
de la plinthe abattus, plinthe conservée sur quelques centimètres sur deux côtés, partie supérieure arrachée. Surface
finement lissée, lit de pose dressé à la gradine avec tracé préparatoire de deux fois trois incisions parallèles aboutissant
perpendiculairement à la mortaise centrale carrée (3,5 χ 3,5 cm ; pf. 3,5 cm), déterminée par les traits extérieurs. Fond
de la mortaise carrée du lit d'attente en partie conservé au centre de la cassure supérieure (3 χ 2 cm ; pf cons. 0,5 cm).
Plinthe rectangulaire haute de 4 cm, puis mouluration encore composée d'un tore assez raide (hauteur 3 cm),
d'un bandeau oblique convexe (1,5 cm) et d'une scotie à fond plat. Dyggve restituait de façon erronée une base attique
classique.
COMMENTAIRE
Dyggve associait cet élément aux deux fragments de colonnes vignitées EA 223 et EA 224 (même provenance,
qualité de marbre similaire), cf. ci-dessous, n° V.b.8 et V.b.9.
V.a.3
Inv. EA 228 ? En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, 1896.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1993 n° 2/6.
V. Ciborium 71
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 13 cm ; largeur max. conservée 20 cm ; lit de pose estimé 36 χ 36 cm ;
diamètre du lit d'attente 30 cm.
Base de ciborium très fragmentaire : ne subsiste qu'un quart environ de la moulure dans l'angle correspondant
de la plinthe qui a disparu. Brisée sinon de tous côtés. Lit de pose piqueté et travail assez fin des moulures à la
gradine.
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire manquante (hauteur 3,5 cm), un tore très aplati (6 cm), un cavet entre
deux filets (3 cm) et une scotie à fond plat incomplète (2 cm).
V.a.4
Inv. E A 616. Non retrouvé.
PROVENANCE
Basilica urbana, vestibule, 1902.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 26, 1903, p. 49 et pi. X.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 19 cm ; diamètre 26 cm.
Base de ciborium ; lit d'attente doté d'une mortaise centrale et rainure verticale visible sur un côté.
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire, moulure composée d'un bandeau plat légèrement arrondi au sommet,
d'un tore mince en retrait, d'un tore en saillie et d'un large bandeau plat.
COMMENTAIRE
L'encoche latérale peut indiquer soit la présence d'une barrière basse sur un côté au moins du baldaquin soit que
nous avons là la base d'un support tardif de la barrière de chancel.
V.a.5
Inv. E 577. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone. Réinventorié en 1988 (M. B.-M).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 3/34.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur 13 cm ; lit de pose 31 χ 31 cm restitué ; diamètre supérieur 26 cm.
Base de colonne de ciborium très érodée. Trois angles de la plinthe sont abattus. Mortaise centrale sur le lit
d'attente (diamètre 5,5 cm ; profondeur 5,5 cm) avec canal de coulée en diagonale vers un angle.
Type attique : au-dessus d'une plinthe rectangulaire (hauteur 4 cm), un tore (3 cm), une large scotie entre deux
filets puis un tore plus mince.
72 SALONA I
V.a.6
Inv. E 895. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/39. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur 29 cm ; lit de pose conservé 21 χ 13 cm ; diamètre supérieur 23 cm.
Fragment inférieur de colonne de ciborium monolithe avec sa base, brisée longitudinalement (une moitié du fût
et deux angles de la base préservés). Fût lisse conservé sur 20 cm de hauteur. Travail fin à la gradine. Profonde
mortaise centrale au lit de pose (largeur 7 cm).
Au dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 7 cm, moulure simple composée d'un bandeau plat (2 cm
de haut) et d'un bandeau oblique en retrait (1 cm).
V.a.7
Inv. E 900. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/17.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur 9 cm ; lit de pose conservé 26,5 χ 22 cm ; diamètre cons, du lit d'attente 19,5 cm.
Base fragmentaire de colonne de ciborium. Trois angles de la plinthe sont abattus, le quatrième est usé et le
sommet porte de nombreux éclats assez importants. Lit d'attente simplement dressé.
Base attique classique : au dessus d'une plinthe rectangulaire lisse, un premier tore, une scotie cernée par deux
listels convexes et vestiges d'un tore sommital très abimé.
V.a.8
Inv. E 910. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/7. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur 30 cm ; lit de pose conservé 22 χ 14 cm ; diamètre supérieur conservé 19 cm.
Moitié de base de colonne monolithe de ciborium avec 25 cm du fût lisse conservé en hauteur. Mortaise
circulaire (diamètre 4 cm) au centre du lit de pose.
Base haute de 5 cm : plinthe rectangulaire lisse et simple bandeau plat.
V. Ciborium 73
V.a.9
Inv. E 881. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/13. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1 1 cm ; largeur conservée 10 cm ; diamètre max. conservé 20 cm.
Fragment de base de ciborium (?) conservée pour un tiers environ (plinthe pratiquement arrachée, pas d'angle
préservé). Pierre très érodée.
Base attique classique : au dessus d'une plinthe rectangulaire lisse (3,5 cm de hauteur conservée), un tore
saillant (3 cm), une scotie entre deux filets (1,5 cm) et un tore sommital en retrait (3 cm).
V.a.10
Inv. E 882. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/25. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18 cm ; lit de pose conservé 31 χ 19 cm ; diamètre du lit d'attente 25 cm.
Moitié de base de colonne de ciborium fragmentaire (angles de la plinthe abattus). Travail régulier de la
surface, traces nettes de gradine dans la scotie et sur la plinthe.
Base attique classique : au dessus d'une plinthe rectangulaire lisse (7 cm de hauteur), un tore (3 cm), une scotie
large et profonde, cernée par deux listels plats (7 cm), et un tore sommital assez mince (1 cm).
V.a.ll
Inv. E 880. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/41. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 20 cm ; diamètre du lit d'attente 25 cm.
Base de ciborium usée et brisée au niveau de la plinthe inférieure qui a pratiquement disparu. Mortaise
circulaire au centre du lit d'attente (diamètre 4 cm). Travail assez fin à la gradine.
Mouluration présentant encore un large tore (hauteur 8 cm), un listel (2 cm) et un bandeau plat en retrait
(6 cm).
74 SALONA I
V.a.12
Inv. E 883. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/15. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 1 1 cm ; diamètre inférieur conservé 21 cm ; supérieur 19 cm.
Fragment de base de colonne monolithe de cibonum avec mouluration, arraché au sommet et brisé en bas au-
dessus de la plinthe. Fût conservé sur 6 cm de hauteur. Pierre très érodée.
Moulure conservée sur 5 cm de hauteur et encore composée d'une gorge ou scotie, d'un tore angulaire saillant
(1,5 cm) et d'un bandeau plat (3 cm).
V.a.13
Inv. E 886. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/27. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 12 cm ; lit de pose 22,6 χ 22 cm ; diamètre du lit d'attente 19,5 cm.
Base de colonne de cibonum, avec un angle brisé et deux éclats au sommet. Travail assez fin à la gradine de la
surface et des lits d'attente et de pose.
Au dessus d'une plinthe rectangulaire lisse (3,5 cm de hauteur), deux bandeaux plats légèrement obliques
(1,5 cm chacun), une scotie (3 cm), et un tore sommital saillant (3 cm).
V.a.14
Inv. E 888. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/31. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 25 cm ; lit de pose 30 χ 30 cm ; diamètre du lit d'attente 24 cm.
Haute base de colonne de ciborium en très mauvais état. Travail grossier. Lit d'attente dressé à la gradine.
Mouluration très érodée.
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire haute de 6 cm, moulure raide composée d'un bandeau plat (3 cm), d'une
doucine (6 cm) et d'un large bandeau légèrement oblique.
V. Ciborium 75
V.a.l5
Inv. E 914. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/5. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 13 cm ; largeur du lit de pose conservée 21 cm ; diamètre du lit d'attente conservé 19 cm.
Base de colonne monolithe de ciborium conservée pour deux-tiers, retaillée pour un remploi avec chute de deux
angles de la plinthe. Le fût est brisé au-dessus de la mouluration.
Plinthe rectangulaire rainurée avec légères saillies angulaires, suivie par une scotie cernée par deux listels
convexes.
V.b.l
Inv. E A 177. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit, connu par le seul inventaire.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 1 m ; diamètre 30 cm.
Fragment de fût de colonne de ciborium (?).
V.b.2
Inv. EA 185. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac, à la porte du vestibule de l'église sud.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 32 et pi. IV Β 1.
DESCRIPTION
Marbre blanc à fines veines grises.
Dimensions : hauteur conservée 90 cm ; diamètre inférieur 23 cm ; supérieur 20,5 cm.
Fragment de fut de colonne de ciborium, brisée en haut et en bas ; surface bien lissée.
76 SALONA I
V.b.3
Inv. EA 198. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit, connu par l'inventaire seul.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 39 cm ; diamètre 19 cm.
Fragment de fût de colonne de ciborium.
V.b.4
Inv. EA 206. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit, connu par l'inventaire seul.
DESCRIPTION
Granit gris.
Dimensions : hauteur conservée 97 cm ; diamètre 29 cm.
Fragment de fût de colonne de ciborium (?).
V.b.5
Inv. EA 216, EA 217 et EA 218. Non retrouvés.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Inédits, connus par l'inventaire seul.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions :
EA216 hauteur conservée 45 cm
EA217 hauteur conservée 30 cm ; diamètre 21 cm
EA218 hauteur conservée 18 cm ; diamètre 19 cm
Trois fragments de fûts de colonnes de ciborium, brisés en haut et en bas, non jointifs.
V.b.6
Inv. EA 219. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
V. Ciborium 77
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/17
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions : hauteur conservée 42 cm ; diamètre inférieur 20 cm.
Fragment de fût de colonne torse de ciborium, brisé obliquement en haut et en bas. Cannelures bien marquées à
arêtes usées, larges de 2,6 cm.
V.b.7
Inv. E A 221. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, près de l'annexe nord-est "diaconicum".
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 33 et pi. IV B7.
Phot. P. C. 1992 n° 1/20-21. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions : hauteur conservée 47 cm ; diamètre moulure supérieure 20 cm ; diamètre inférieur de la colonne
19 cm.
Fragment supérieur d'une colonne de ciborium avec astragale et mortaise d'encastrement circulaire au centre du
lit d'attente (diamètre 4,5 cm ; pf. 6 cm). Sommet brisé en creux vers la mortaise (colonne monolithe brisée et réparée
ou réassortie ?). Surface lissée.
Sommet du fût marqué par un astragale, composé d'un bandeau plat (hauteur 1,5 cm), d'un tore angulaire
(2,5 cm) et d'un tore aplati (1,5 cm).
V.b.8
Inv. E A 223. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac 1896, près de l'annexe nord-est "diaconicum" de l'église sud.
BIBLIOGRAPHIE
Jelié, Scavi nell'antico cinietero cristiano di Marusinac, BD 20, 1897, p. 68, 77, et pi. III-IV n° 1 ; Dyggve-
Egger, FS\\\, p. 32-33 et n. 4 p. 33, fig. 39 p. 29, pi. IV, B4 ; Guidobaldi-Barsanti-Guiglia, San Clemente, fig. 22 et p.
23.
Phot. CM. 1988 n° 2/11-13.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 76 cm ; diamètre 18 à 21 cm.
Fragment inférieur de fût de colonne de ciborium vignitée, brisée en haut. Surfaces soigneusement lissées.
Mortaise circulaire au centre du lit de pose (diamètre 4,5 cm ; pf. 4 cm : avec restes de plomb) et, sur un côté,
superposition avec légers décalages de deux séries de deux mortaises grossièrement carrées, dénotant la fixation d'une
barrière basse, modifiée par la suite. En bas, mortaise n° 1 à 12 cm de la base (diamètre 5 cm ; pf. 4 cm), mortaise n° 2
à 19 cm de la base (diamètre 4 cm ; pf. 3 cm ; avec plomb) ; en haut du fragment, mortaise n° 3 à 66 cm de la base et
mortaise n° 4 à 71 cm de la base (identiques : diamètre 3 cm, pf. 3 cm, avec plomb). Ces encastrements ne tiennent
pas compte du décor sculpté en relief assez prononcé (saillie de 1,5 cm par rapport au fond lisse).
A la base, couronne de quatre grandes feuilles d'acanthe déployées, profondément nervurées, se détachant
nettement sur le fond (hauteur 22-23 cm). De cette couronne émergent deux rinceaux, habités par de petits oiseaux,
78 SALONA I
qui s'enroulent souplement en spirale autour du fût, l'un de vigne avec des feuilles bien découpées et des grappes
fournies assez plastiques, le second de lierre fleuri à hederae charnues. Le traitement est soigné et réaliste.
COMMENTAIRE
Même ensemble que le numéro suivant (EA 224). Dyggve le rapprochait de la base EA 227 (cf. n° V.a.2).
Comme les autres fragments de colonnes de ciborium identifiés sur le site pour l'église sud sont lisses pour la plupart
(cf. supra), faut-il supposer un baldaquin à supports dépareillés, présentant les colonnes vignitées en façade à l'Ouest ?
La présence probable d'une barrière basse au moins sur un côté suggère que ce ciborium n'abritait pas forcément l'autel
de la basilique sud, mais peut-être une tombe privilégiée (?) du complexe. Il peut encore s'agir de support maintenant
tout simplement une barrière de chancel. Ce type d'évolution tardive est attesté notamment à Aliki (île de Thasos).
Pour le décor, on peut se référer aux différents exemples cités par Guidobaldi-Barsanti-Guiglia, San Clemente, fig. 6 à
26. On aurait aussi un sommet de colonne vignitée, non retrouvée, à la basilique cruciforme du groupe episcopal, avec
un chapiteau à quatre feuilles d'acanthes et volutes d'angles, astragale en double tore, abaque lisse, comportant une
mortaise carrée au centre du lit d'attente (cf. Gerber, FS I, dessin fig. 27 p. 27).
V.b.9
Inv. E A 224. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac 1896, près de l'annexe nord-est "diaconicum" de l'église sud.
BIBLIOGRAPHIE
Mie", Scavi nell'antico cimetero cristiano di Marusinac, BD 20, 1897, p. 68, 77, et pi. III-IV n° 2 ; Dyggve-
Egger, FS III, p. 32-33 et n. 4 p. 33, fig. 39b p. 29, pi. IV B5.
Phot. C. M. 1988 n° 2/14-15.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 26 cm ; diamètre 18,5 à 20,5 cm.
Fragment de fût de colonne de ciborium vignitée, brisé en bas et en haut, avec réparation de cette dernière
cassure dès l'Antiquité (mortaise circulaire de 3 cm de diamètre, pf. 3,5 cm avec canal de coulée oblique). Surfaces
soigneusement lissées. Sur un côté, superposition de deux mortaises carrées irrégulières, destinées à la fixation d'une
barrière basse, comme précédemment, plutôt qu'à des tirants ou tringles métalliques. En haut, première mortaise sous
la cassure (dont elle pourrait bien être la cause) : 4 χ 4 cm ; pf. 5 cm. Deuxième mortaise 12 cm en dessous : 4 χ
4 cm ; pf. 4,5 cm ; avec plomb. Ces encastrements ne prenent pas en compte le décor sculpté en relief assez saillant
(1,5 cm par rapport au fond lisse).
Même décor que l'exemplaire précédent. Emergeant d'une couronne inférieure de quatre feuilles d'acanthe (ici
disparues, cf. supra), deux rinceaux, habités par de petits animaux (un lézard au sommet), s'enroulent souplement en
spirale autour du fût ; le premier est un rinceau de vigne (feuilles et grappes), le second un rinceau de lierre (hederae
et fleurs). Le travail est soigné et assez réaliste.
COMMENTAIRE
Cf. le numéro précédent et, d'après Dyggve, à rapprocher de la base EA 227 (n° V.a.2 supra).
V.b.10
Inv. EA 296. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac, 1900.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit, connu par l'inventaire seul.
DESCRIPTION
Calcaire.
V. Ciborium 79
V.b.ll
Inv. E 907. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/43. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 34 cm ; diamètre 19,5 cm.
Fragment de fut de colonne torse de ciborium ; les cannelures mesurent 3 cm de largeur. Travail fin à la
gradine, lissé ; arêtes usées.
V.b.12
Inv. EA 101, E 156. Non identifiés.
PROVENANCE
Manastirine, E 156 trouvé en 1900.
BIBLIOGRAPHIE
E 156 : Bulié, BD 23, 1900, p. 267 ; EA 101 inédit, connu par le seul inventaire.
DESCRIPTION
Marbre (de Proconnese vraisemblablement pour EA 101).
Dimensions :
EA 101 : hauteur conservée 62 cm ; diamètre 28 cm.
E 156 : hauteur conservée 36 cm ; diamètre 28 cm.
Fragments de fûts de colonnes de ciborium (?), brisés en haut et en bas.
V.b.13
Inv. EA 102, EA 119, EA 122, EA 123a-b, EA 134, EA 137a-b, EA 166. Non identifiés.
PROVENANCE
Manastirine, EA 119 et EA 122 trouvés au Sud de la basilique.
BIBLIOGRAPHIE
Inédits, connus par le seul inventaire.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions :
EA 102 : hauteur conservée 34 cm ; diamètre 20 cm.
EA 119 : hauteur conservée 18 cm ; diamètre 29 cm.
EA 122 : hauteur conservée 26 cm ; diamètre 23 cm.
EA 123a-b : hauteur conservée 81 cm ; diamètre 20 cm.
EA 134 : diamètre 27 cm.
E A 137a-b : hauteur conservée 1,27 m ; diamètre 29 cm.
80 SALONA I
V.b.13
Inv. EA 750. Annexe entre la Basilica urbana et l'église cruciforme.
PROVENANCE
Groupe episcopal.
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FS I, p. 60 et fig. 103 (dessin).
Phot. C. M. 1993 n° 2/1-3.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 2,25 m ; diamètre inférieur 3 1 cm.
Deux fûts complets de colonnes de ciborium (?), portant chacun une rainure (à fond piqueté) en partie basse,
haute de 1,05 m, large de 12 cm et profonde de 7 cm, qui prouverait l'existence de baldaquin clos, s'il ne s'agit pas
d'un support de la barrière tardive.
V.cl
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Kapljuô.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS 1, p. 65 et 70, fig. 36 n° 17 et fig. 40.
DESCRIPTION
Marbre blanc
Dimensions : hauteur 35 cm ; lit d'attente cons. 28,5 χ 31 cm ; diamètre du lit de pose 24 cm.
Grand chapiteau de ciborium partiellement endommagé, orné de huit feuilles d'acanthe et de petites volutes.
Abaque à faces légèrement incurvées qui portaient des dés médians.
V.C.2
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Kapljuö.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS 1, p. 65, fig. 36 n° 15.
V. Ciborium 81
DESCRIPTION
Calcaire
Dimensions : hauteur 22 cm ; lit d'attente 39 χ 39 cm ; diamètre du lit de pose 28,4 cm ; mortaise 6,5 χ 6,5 cm.
Grand chapiteau de ciborium simplement épannelé, présentant un profil galbé à la base et s'évasant jusqu'à
l'abaque carré. Mortaise de scellement carrée avec plomb au lit de pose.
V.C.3
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
KapljuC.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS 1, p. 70-71, fig. 36 n° 19 et fig. 42.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 36,5 cm ; hauteur conservée du chapiteau 23,5 cm ; diamètre à la base
21,5 cm.
Chapiteau de ciborium incomplet, simplement épannelé, surmontant un fût de colonne ronde taillée dans le
même bloc.
V.C.4
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
KapljuC.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS 1, p. 65, fig. 36 n° 15.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale 22 cm ; lit d'attente 30 χ 30 cm ; diamètre à la base 21 cm ; mortaise 2,5 χ 2,5 cm,
profondeur mortaise 2,5 cm.
Chapiteau de ciborium en assez bon état, simplement épannelé, à profil convexe à la base et concave au
sommet. Abaque carré. Lit de pose comportant une mortaise de scellement au centre.
V.C.5
Inv. EA 207. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit, connu par l'inventaire seul.
DESCRIPTION
Dimensions : hauteur conservée 92 cm ; diamètre inférieur 20 cm.
Fragment supérieur de colonne de ciborium (chapiteau et départ du fût lisse).
82 SALONA I
V.C.6
Inv. EA 212. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit, connu par l'inventaire seul.
DESCRIPTION
Dimensions : hauteur conservée 24 cm ; diamètre inférieur 18 cm.
Chapiteau de ciborium avec décor à deux zones.
V.C.7
Inv. EA 225. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/20-22. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions : hauteur conservée 14 cm ; lit d'attente 25 χ 25 cm ; diamètre inférieur estimé 19-20 cm.
Chapiteau fragmentaire de colonne de ciborium, brisé à la partie inférieure sur approximativement un tiers de
la hauteur originale. Travail très fin de la surface et du lit d'attente. Sur ce dernier, grosse mortaise centrale
rectangulaire maladroitement creusée (5 χ 3,5 cm ; pf. 3,5 cm) avec canal de coulée dirigé vers le centre d'un petit côté
(longueur 9 cm ; largeur 1,5 cm) - ou fixation du couronnement par agrafe métallique. Modification postérieure de la
superstructure : seconde mortaise circulaire légèrement plus profonde (diamètre 3,5 cm ; pf. 4 cm) juste à droite du
canal au bord de l'abaque. Au centre du lit de pose, mortaise rectangulaire (2,5 χ 3 cm ; pf. 1 cm) non centrée.
Chapiteau composite à corbeille de quatre feuilles d'acanthe d'angle et quatre feuilles d'acanthe intermédiaires
profondément nervurees et à lobes peu pointus, bien détachées du fond lisse Les quatre feuilles d'angles se recourbent
nettement au contact des volutes s'enroulant sous les angles de l'abaque, qui occupent le tiers supérieur du calathos.
Les sommet des huit feuilles possèdent la retombée d'un appendice cordiforme portant un fleuron trifide dirigé vers le
bas. Abaque mouluré classiquement mais non marqué. Dé central ovale frappé d'une rosace en faible relief (visible sur
un côté) au dessus des petites volutes secondaires des écoinçons.
V.C.8
Inv. E A 260. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS 111, p. 34, pi. IV, B16, fig. 38.
Phot. Ν. D. 1987 n° 16/22.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 1 1 cm ; longueur max. conservée 14 cm.
Fragment d'angle appartenant à un chapiteau de ciborium à feuilles d'acanthe. Lit d'attente taillée à la gradine.
Partie sculptée traitée au trépan et soigneusement lissée.
V. Ciborium 83
De la corbeillle subsiste la partie supérieure recourbée d'une feuille d'acanthe assez finement découpée et deux
petites volutes d'angle. L'abaque, à faces incurvées, est orné d'une frise sculptée en faible relief de segments d'ovales
imbriqués (hauteur 4 cm), peut-être décrivant des oves. La restitution ancienne, basée sur deux autres fragments non
retrouvés du même chapiteau, présente une corbeille à feuilles assez épineuses, dont les lobes, en se rejoignant,
forment des motifs géométriques - triangles, losanges, rectangles.
V.C.9
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34, fig. 38, pi. IV, Β 15.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : longueur 7,5 cm ; largeur 7,5 cm ; ép. 3 cm.
Petite feuille d'acanthe provenant de la corbeille sculptée d'un chapiteau (de ciborium ?).
V.clO
Inv. EA 259. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS ill, p. 34, pi. IV, B14.
Phot. Ν. D. 1987 n° 16/22. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 1 1 cm ; longueur conservée 17 cm.
Petit fragment d'angle de chapiteau de ciborium. Lit d'attente finement taillé à la gradine, comportant une ligne
de tracé préparatoire.
Du décor subistent deux volutes s'enroulant sous l'angle de l'abaque. De la corbeille de feuilles d'acanthe, il ne
reste que le sommet d'une feuille fortement recourbée sous les volutes. L'abaque (hauteur 4,5 cm) aux faces incurvées
est mouluré : bandeau plat surmontant une gorge de section triangulaire et un bandeau oblique en retrait.
V.cll
Inv. E 1266. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, église nord, fouilles E. Marin 1992. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 2/11.
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin.
Dimensions : hauteur conservée 6 cm ; lit de pose conservé 13 χ 14,5 cm.
84 SALONA I
Fragment de chapiteau de ciborium (?) brisé dans ses deux-tiers supérieurs et de trois côtés (il ne subsiste que le
tiers inférieur d'un des côtés). Lit de pose légèrement piqueté.
Corbeille de quatre feuilles d'acanthe profondément découpées et nervurées, au-dessus d'un filet en retrait. La
rencontre des trois lobes inférieurs conservés forme, sur un côté, deux triangles superposés et l'amorce d'un trapèze en
retrait.
V.C.12
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS 111, p. 34, pi. IV, B21, fig. 38.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale 61 cm ; hauteur du chapiteau 27 cm ; lit d'attente 23,5 χ 23,5 cm ; diamètre à la
base 22 cm ; mortaise 6,5 χ 7,5 cm ; profondeur mortaise 3,5 cm.
Chapiteau de ciborium en bon état surmontant un fût de colonne ronde taillée dans le même bloc. Traces de
gradine sur toute la surface. Lit d'attente comportant une mortaise de scellement quadrangulaire.
Décor de quatre feuilles d'angle stylisées lisses et pointues, très faiblement recourbées sous l'abaque carré. Entre
chaque feuille, motifs en "V" incurvées en faible relief (stylisation de fleurons ?). Astragale en bandeau plat à la base.
V.C.13
Inv. E A 691. Remployé dans la pergola de Tusculum (Manastirine), au Sud de la maison de fouilles.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSI, fig. 48 p. 73.
Phot. P. C. 1993 n° 2/25. Dessin 1994 (J. Z.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 23 cm ; lit d'attente 40 χ 40 cm ; diamètre au lit de pose 26,5 cm.
Chapiteau de ciborium en deux fragments jointifs recollés, dont trois angles de l'abaque sont brisés. Lit d'attente
légèrement piqueté. Lit de pose et surface du chapiteau traités nettement à la gradine. Tracés préparatoires verticaux
au centre des côtés. Mortaise au centre du lit de pose observé par N. Duval en 1959.
Corbeille de quatre feuilles d'angle lisses se recourbant sous un abaque lisse haut de 5 cm. Elles dégagent des
fleurons bifides évasés entre elles sur les côtés. Ceux-ci sont dessinés par trois rainures profondes larges de 1 cm,
arrondies à la base pour les deux premières, en V pour celle de l'écoinçon supérieur.
V.C.14
Inv. E 885. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/11. Dessin 1994 (Z. P.).
V. Ciborium 85
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 15 cm ; largeur max. conservée au lit de pose 19,5 cm ; diamètre estimé au lit
de pose 20 cm ; diamètre mortaise 3,5 cm ; profondeur mortaise 5 cm.
Chapiteau de ciborium incomplet, brisé dans sa partie supérieure et à la moitié de son diamètre initial environ.
Lit de pose, piqueté assez finement, comportant une mortaise de scellement de forme ronde (incomplète) dans l'axe
médian. L'ornementation sculptée est traitée au trépan.
Une couronne d'éléments végétaux occupe la base de la corbeille constituée de feuilles stylisées, profondément
nervurées, jointives par les folioles latérales de deux feuilles voisines.
V.C.15
Inv. E 878. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 14/43. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 14 cm ; diamètre max. conservé 19 cm ; diamètre au lit de pose 17 cm ;
mortaise lit de pose 3 χ 3 cm ; profondeur mortaise lit de pose 5,5 cm.
Chapiteau de ciborium incomplet brisé dans sa partie supérieure et sans doute retaillé à la base. Lit de pose
assez bien lissé comportant au centre une mortaise de scellement de forme carrée. Cassure supérieure laissant
apparaître le fond d'une autre mortaise de scellement. Le chapiteau a probablement été retaillé au sommet et à la base
et doté de ces mortaises pour un remploi.
Le décor se compose de quatre feuilles d'acanthe, à large rainure médiane et nombreuses nervures, assez
fortement adhérentes au fond. Les folioles latérales de deux feuilles voisines dessinent, en se joignant, des motifs
géométriques (rectangle, losange). La cassure du chapiteau ne permet pas de connaître l'ornementation supérieure de
la corbeille.
V.C.16
Inv. E 786. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/75.
DESCRIPTION
Marbre gris-blanc.
Dimensions : hauteur conservée 10 cm ; largeur max. conservée 14 cm.
Petit fragment d'angle supérieur d'un chapiteau (de ciborium ?) à protomes. Lit d'attente assez soigneusement
piqueté. Faces sculptées bien lissées.
Une colombe incomplète sculptée en haut relief décore la partie sous-jacente à un angle de l'abaque. Cet abaque
présentait des faces incurvées (hauteur max. conservée 3,5 cm) moulurées : deux bandeaux plats séparés par une gorge
de section triangulaire.
86 SALONA I
V.C.17
Inv. E 251. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Trouvé "à Salone" et inventorié en 1891.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 14/29. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 11 cm ; largeur max. 23 cm ; diamètre lit de pose 18 cm ; largeur mortaise 1,5 cm ;
profondeur mortaise 3 cm.
Chapiteau de ciborium (?) incomplet constitué de deux fragments recollés par Bulié ; actuellement recassé en
deux parties. La partie supérieure du chapiteau manque à la suite d'une cassure ou d'une retaille en creux pour un
remploi. La pierre a été lissée après la taille. Le décor traité au trépan se détache du fond en assez haut relief (3 cm).
Mortaise de scellement de section quadrangulaire avec plomb au centre du lit de pose.
Du décor subsiste la corbeille inférieure composée de huit feuilles d'acanthe assez plastiques, bien découpées et
détachées du fond en se recourbant au niveau de la cassure supérieure du chapiteau.
V.C.18
Inv. E 884. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/23. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 24,5 cm ; lit d'attente conservé 22 χ 18,5 cm ; largeur estimée du lit d'attente 25 cm ;
largeur conservée du lit de pose 11 cm ; largeur estimée du lit de pose 17 cm.
Chapiteau de ciborium incomplet, brisé sur deux faces et au niveau des angles supérieurs. Lit d'attente
comportant un tracé préparatoire qui divisait la surface en quatre par deux lignes se coupant au centre à angle droit.
Lit de pose offrant le même tracé préparatoire. Traces de taille à la gradine sur le lit d'attente et le lit de pose. Le décor
est sculpté en assez haut reliefet traité au trépan.
La corbeille comprenait quatre grandes feuilles d'acanthe, placées sous les angles de l'abaque, et quatre feuilles
intermédiaires. Ces feuilles aux nervures très marquées et aux folioles denses et serrées se détachaient fortement du
fond en se recourbant sous l'abaque. Celui-ci (hauteur 4,5 cm), très endommagé, présentait quatre faces incurvées et
quatre dés, sans doute en quart de sphère.
V.C.19
Inv. E 1065. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/13. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
V. Ciborium 87
Dimensions : hauteur 20,5 cm ; lit d'attente cons. 25,5 χ 13 cm ; largeur cons, lit de pose 16,5 cm ; diamètre
estimé lit de pose env. 17 cm.
Moitié de chapiteau, retaillé pour un remploi. Lit d'attente assez endommagé. Lit de pose taillé à la gradine.
Sur une face sculptée, restes de mortier témoignant du remploi.
Le décor se compose de deux feuilles d'acanthe (quatre à l'origine), traitées au trépan et assez grossièrement
lissées, occupant toute la hauteur de la corbeille. Les feuilles, assez adhérentes au fond, ont une large rainure médiane
et des lobes découpés de manière épineuse. Elles se recourbent au contact des angles de l'abaque à faces incurvées
(3,5 cm de haut), tout en laissant entre elles une triangle nu légèrement recreusé.
V.C.20
Inv. E 1147. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (M. -P. F. -M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/13. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 14,5 cm ; largeur conservée 14 cm.
Petit chapiteau (de ciborium ?), brisé dans ses parties supérieure et inférieure, présentant des surfaces vierges
qui semblent indiquer que la taille n'a jamais été achevée.
L'ornementation conservée se compose d'une feuille d'acanthe stylisée nervurée jouxtant une seconde feuille,
non symétrique, à moitié sculptée.
V.C.21
Inv. E 829. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 11/13.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 13 cm ; largeur cons, au sommet 22 cm ; largeur cons, à la base 19,5 cm.
Fragment de chapiteau de ciborium (?) brisé de tous côtés. Taille à la gradine visible sur le lit d'attente et sur la
surface de la corbeille et de l'abaque.
Ce fragment appartient au type de chapiteau à quatre feuilles d'angle stylisées lisses et pointues, les parties
conservées de la corbeille correspondent à deux écoinçons situés entre deux feuilles ; ils sont ornées d'incisions en "V"
imbriqués et incurvés. L'abaque devait être carré et lisse (hauteur 4 cm).
COMMENTAIRE
Certains chapiteaux de colonnettes doubles de fenêtre (ou de support d'ambon ?) de Salone (cf. n° III.a.4 = E
738 et n° III.a.3 = E 740) se rapprochent de celui-ci.
88 SALONA I
V.C.22
Inv. E 83 1. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 11/14, 15. Dessin 1993 (Br. P.)
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 21,5 cm ; lit d'attente cons. 18,5 χ 17,5 cm ; diamètre à la base 18,5 cm.
Chapiteau de ciborium fragmentaire, brisé à la base et à deux angles supérieurs. Lit d'attente fortement
endommagé portant au centre une mortaise de scellement (mesures estimées 3x 3 cm ; profondeur 5 cm). Surfaces
sculptées comportant encore des traces de gradine.
Le décor était constitué de quatre grandes feuilles d'angle stylisées lisses dont la pointe retombait légèrement
sous les angles de l'abaque carré (hauteur 6 cm). Les petits écoinçons situés entre chaque feuille étaient ornés d'un
motif en amande flanqué de deux petits boutons ronds.
V.C.23
Inv. E 828. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 11/9. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 19,5 cm ; lit d'attente cons. 23,5 χ 9 cm ; lit d'attente estimé 23,5 χ
23,5 cm.
Fragment de chapiteau de ciborium brisé de tous côtés. Lit d'attente très finement dressé à la gradine et
comportant un trait gravé du tracé préparatoire. Abaque et corbeille sculptée bien lissés.
Le décor de la corbeille présente, dans une stylisation poussée, deux feuilles d'angle lisses se courbant jusqu'à la
pointe. Le fragment appartenait à un chapiteau à quatre feuilles. Celles-ci sont simplement suggérées par une incision
dessinant leur contour. Entre les deux feuilles conservées se trouve en ligne verticale gravée peu profonde,
correspondant probablement au tracé préparatoire. L'abaque carré était lisse (hauteur 4 cm).
V.C.24
Inv. E 768. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/19-23.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 77 cm ; hauteur du chapiteau 17,5 cm ; lit d'attente 18 χ 17,5 cm ;
diamètre à la base 17,5 cm.
V. Ciborium 89
Chapiteau (de ciborium ?) très massif surmontant une colonne ronde taillée dans le même bloc (conservée sur
une hauteur de 59,5 cm). Lit d'attente piqueté, retaillé lors d'un remploi, portant une cavité centrale profonde
(diamètre 9,5 cm ; profondeur 5,5 cm).
Aucune moulure ou gravure ne sépare le fût de la colonne de la corbeille du chapiteau. Celle-ci est constituée de
quatre feuilles d'angle lisses très stylisées, simplement dessinées par leur contour gravé. Seul le quart supérieur des
feuilles est sculpté en relief : les pointes se recourbent en faisant le lien avec la forme carrée du sommet du chapiteau,
comprenant un abaque de 4 cm de haut.
V.C.25
Inv. E 1197. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/30.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 19,5 cm ; lit d'attente conservé 16 χ 12 cm ; estimé 20 χ 20 cm environ ;
diamètre inférieure conservé 15 cm.
Moitié fragmentaire de chapiteau de ciborium, brisée en haut ; angles et grande partie de l'abaque arrachés.
Travail fin à la gradine de la corbeille ; lit d'attente dressé plus grossièrement avec mortaise circulaire décentrée
(diamètre 3-5 cm ; pf. 4 cm). Un petit côté semble être resté inachevé ou avoir été retaillé.
Abaque mouluré classiquement haut de 6 cm ; corbeille de quatre feuilles stylisées, lisses et pointues. Elles sont
dessinées par une incision marquant leur contour et formant un profond V incurvé et arrondi à la base. Remplissage
des écoinçons par deux incisions en V superposées.
V.C.26
Inv. E 879. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/33, 35. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 31 cm ; lit d'attente conservé 32,5 χ 17 cm ; lit d'attente estimé 32,5 χ
32,5 cm ; diamètre au lit de pose 22 cm.
Grand chapiteau de ciborium partiellement brisé dans sa moitié supérieure. Lit d'attente et lit de pose assez
soigneusement dressés au piquetage. Mortaise de scellement carrée au centre du lit de pose (4,5 χ 4,5 cm ; profondeur
4,5 cm). Nettes traces de gradine sur toute la surface du chapiteau.
Chapiteau simplement épannelé présentant une forme assez évasée jusqu'au sommet marqué par un petit
bandeau plat circulaire (hauteur 2 cm) immédiatement surmonté par l'abaque carré (hauteur 6 cm).
V.C.27
EA 160. Muré dans le mur ouest, en haut à gauche de la porte d'entrée de la maison de fouilles de Tusculum à
Manastirine.
PROVENANCE
Manastirine, trouvé au Nord de la basilique.
90 SALONA I
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/11. Dessin 1994 (J. £.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 22 cm ; lit d'attente cons. 33 χ 17 cm ; diamètre au lit de pose 20 cm.
Chapiteau de ciborium complet. Bon état. Dressé finement à la gradine. Lit de pose et d'attente impossibles à
observer.
Corbeille à quatre feuilles lisses et pointues se recourbant sous les angles d'un abaque carré haut de 5 cm. Sur
les trois côtés visibles, entre les feuilles, une sorte de panier triangulaire étroit, mouluré et terminé en bas par une
boule, contenant une fleurette à pétales arrondis et deux palmettes ou demi-acanthes s'évasant vers les angles du
chapiteau au-dessus des grandes feuilles lisses.
COMMENTAIRE
Un exemplaire endommagé très semblable est conservé au Musée de PoreS en Istrie.
V.C.28
Sans numéro. Muré tête-bêche à l'angle de l'escalier extérieur, le long du mur sud de la maison de fouilles de
Tusculum à Manastirine.
PROVENANCE
Inconnue.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/13. Dessin 1994 (J. 1).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 23 cm ; lit d'attente 39 χ 39 cm ; diamètre au lit de pose 25 cm.
Chapiteau de ciborium complet. Bon état. Dressé à la gradine. Lit de pose impossible à observer, lit d'attente
piqueté.
Corbeille à quatre feuilles lisses se recourbant nettement en formant un appendice charnu retombant sous les
angles d'un abaque carré haut de 7 cm. Sur les trois côtés visibles, entre les feuilles, un fleuron trifide en relief, arrondi
à la base et dont la pointe centrale est isolée par une incision en V.
VI. SUPPORTS DE TABLES
L'un des matériaux les plus courants et les plus facilement reconnaissable dans les fouilles de la période
paléochrétienne est représenté par les colonnettes destinées à supporter des tables, quel que soit leur usage.
Toutefois, dans le cas de Salone, il existe un risque de confusion avec les colonnettes supportant la main
courante des chancels ajourés de Manastirine et de la Basilica urbana, quand on ne possède pas la partie
supérieure ou la base, nettement distinctes.
Les colonnettes destinées à supporter des tables d'autel (ou peut-être aussi d'offrandes) sont en général
monolithes, hautes au total de 1 m environ (nous n'avons pas à Salone d'exemplaire complet). Normalement, le
matériau est le marbre dans la mesure où les tables et leur support font partie du matériel standard importé des
grandes carrières (surtout Proconnèse et Thasos, ce qui d'ailleurs prouvé par l'existence de marques de pose en
lettre grecque). Mais on a imité en calcaire la typologie courante des ces colonnettes (assez rarement à Salone,
mais plus couramment ailleurs, par ex. à Lovreòina ou Srima).
Le diamètre habituel du fut est de 8-9 cm (entre 7,5 cm et 10 cm) avec une faible différence entre le haut et
le bas. La base (haute de 12 à 15 cm) est une base attique sur plinthe dont le côté mesure 10 à 1 1 cm de côté.
Mais la maladresse est parfois extrême dans ce matériel fabriqué rapidement : les filets limitant la scotie sont
par exemple plus gros que le tore supérieur. Le bas du fut est marqué par un talon qui ne se distingue guère
d'un tore. Sur le lit de pose, on trouve souvent un trou de scellement. Les marques qu'on trouve à deux reprises
à Marusinac (n° Vl.a.l et VI.b.2) sont gravées sur la plinthe. Le haut du fût présente un léger renflement
évoquant la moulure du sommet d'une colonne (parfois la moulure est suggérée). Le chapiteau proprement dit,
haut en moyenne de 11 à 12 cm est constitué par quatre feuilles simplement gravées qui ne sont pas séparées
(8 exemples à feuilles d'acanthe, 4 à feuilles pointues nervurées ou lisses, 2 simplement épannelés). L'abaque
carré est large, comme la base, de 9 à 11 cm.
En ne comptant que le matériel de Kapljuô et de Marusinac répertorié anciennement et dont nous n'avons
pas toujours l'intégralité, nous avons catalogué 31 fragments (au total 108 fragments). Nous comptons neuf
chapiteaux et neuf bases de ces deux seuls sites. Huit de ces chapiteaux et les neuf bases proviennent de
Marusinac. Donc il existait au moins deux tables dans ce complexe où l'on a retrouvé aussi une table,
probablement d'autel, à peu près reconstituable. Le pourcentage retrouvé est donc minime pour un total d'au
moins douze à quinze autels principaux (30 bases et 32 chapiteaux recensés en tout). Il est vrai que ce genre de
fragment a été fort prisé pour les fours à chaux. Mais les remplois ont été aussi nombreux, soit dans les autels
du Moyen Age soit pour les fenestrages.
Les colonnettes en calcaire de Brac trouvées à Salone prouvent une imitation de la typologie classique,
comme les exemples de Lovreöina et surtout de Srima. On a treize chapiteaux en calcaire, un seul à corbeille
d'acanthe (VI.c.17), 10 à quatre feuilles pointues lisses, dotées parfois d'un appendice retombant, dont les
écoinçons portent tantôt un fleuron, une feuille, un dé carré ou en amande, ou des incisions en V incurvé. Deux
paires de ces chapiteaux proviennent de deux tables d'autel (?) d'églises non situées à Salone, l'une sur le forum
(n° VI.c.25-26 et VI.c.27-28).
Nous avons placé en tête le matériel de Marusinac dont la provenance est assurée par l'inventaire de
Dyggve. Pour le reste, nous avons adopté un classement typologique : les éléments de tuts pourvus d'une
extrémité (bases puis chapiteaux) et, entre les deux, placé les tronçons de fûts. Ces derniers ne font l'objet que
de notices sommaires, où les fragments sont regroupés par matériau utilisé (marbre puis calcaire), sans dessin.
N. D. avec la collaboration P. C.
92 SALONA I
VI.a.l
Inv. E A 230a. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34 et pi. IV, Cl.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/5-7.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur max. conservée 87 cm (fragments retrouvés) ; hauteur totale avec le fragment supérieur
manquant 90 cm; hauteur base 12cm; lit de pose de la base 11cm; diamètre max. du fût 8,5 cm. Fragment
manquant : hauteur du chapiteau 11 cm, lit d'attente 8,8 χ 8,8 cm ; diamètre à la base du chapiteau 7,5 cm.
Deux fragments jointifs recollés du bas d'une colonnette d'autel monolithe (base et fût conservé sur 57 cm). Le
troisième fragment vu en 1939 (sommet du fût, conservé sur 8-9 cm de hauteur, et chapiteau) n'a pas été retrouvé. Bon
état de conservation. Cassure en biais pour le fût et angle de la plinthe usés avec éclats. Surface soigneusement polie.
Lit de pose de la base dressé à la gradine comportant une mortaise centrale carrée (1,5 χ 1,5 cm) avec plomb. D'après
le dessin ancien, lit d'attente du chapiteau taillé à la gradine avec aménagement d'un cadre lisse extérieur ; point
central appartenant au tracé préparatoire.
Base à plinthe rectangulaire, haute de 4 cm, avec lettes grecques AK ou AB gravées sur une face (hauteur
3 cm). Moulure légèrement irrégulière (le dessin ancien est erroné à ce niveau), composée d'un bandeau arrondi au
sommet (2 cm), d'une scotie classique entre deux filets (3,6 cm) et de deux tores minces hauts de 1,2 cm chacun, le
premier arrondi, le second angulaire.
Corbeille du chapiteau constituée de quatre feuilles d'angle stylisées à sept lobes découpés et nervures. Abaque
carré lisse. Astragale en bandeau plat.
COMMENTAIRE
Cet exemplaire était le seul complet retrouvé à Salone.
VI.b.1
Inv. EA 229. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34 et pi. IV, C7.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/19 et 2/25.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur max. conservée 8,5 cm ; lit de pose 14 χ 14 cm ; diamètre min. moulure 10 cm.
Base de colonnette, sans doute monolithe, brisée dans la moulure, où la cassure convexe est émoussée, et sur un
côté avec deux angles de la plinthe disparus et un troisième abattu. Travail assez fin des surfaces. Grosse mortaise très
VI. Supports de tables 93
irrégulière au lit de pose qui était dressé à la gradine (diamètre environ 8 cm ; pf. max. 4 cm au centre avec scellement
plus profond).
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 4 cm, tore inférieur (2 cm) et départ d'une scotie bordée par
un filet plat. Il s'agissait donc sans doute d'une base attique classique.
VI.b.2
Inv. EA 230b. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34 et pi. IV, C2.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur max. conservée 17,5 cm ; lit de pose 11,5 χ 11,5 cm ; diamètre fût 9,2 cm.
Base de colonnette monolithe, brisée au-dessus de la moulure (fût conservé sur 5 cm), et en bas : un seul angle
de la plinthe conservé. Travail assez fin des surfaces. Restes d'une mortaise carrée au centre du lit de pose dressé à la
gradine (2,8 χ 2,8 cm ; pf. cons. 1,5 cm).
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 4,5 cm, tore inférieur (2,5 cm), mince listel, scotie
couronnée par trois tores minces. Lettres grecques hautes de 3 cm gravées sur un petit côté de la plinthe (signe illisible
puis K), cf. supra ensemble n° Vl.a.l (EA 230a).
VI.b.3
Inv. E A 232a. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34 et pi. IV, C3.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/21-23 et 2/17.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur max. conservée 33,5 cm ; hauteur de la base 13,5 cm ; lit de pose de la base 11,5 χ
11,5 cm ; diamètre fût 8,5 cm.
Base de colonnette monolithe avec tronçon du fût conservé sur 20 cm, brisé en haut. Angles de la plinthe
légèrement abattus. Travail assez fin des surfaces ; scotie piqueté très finement. Mortaise carrée au centre du lit de
pose dressé grossièrement à la gradine (2,5 χ 2,5 cm ; pf. 3,5 cm).
Base soignée : au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 4,75 cm, tore inférieur aplati (2,35 cm), petit
ressaut et scotie (1,7 cm) couronnée par deux tores plats, limités par deux gorges de section triangulaire.
VI.b.4
Inv. EA 234. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS 111, p. 34 et pi. IV, C8.
94 SALONA I
VI.b.5
Inv. EA 235a. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34 et pi. IV, C4.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/17.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur max. conservée 6,5 cm ; lit de pose 12,5 χ 12,5 cm ; diamètre min. moulure 9,5 cm.
Moitié inférieure de base de colonnette, sans doute monolithe, brisée en deux longitudinalement et en haut dans
la moulure ; deux angles de la plinthe conservés, dont un avec petit éclat. Travail très fin des surfaces. Mortaise
irrégulière avec scellement central plus profond au centre du lit de pose dressé à la gradine (diamètre environ 5 cm ;
pf. variant de 1,5 à 4,5 cm).
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 3 cm, tore (1,5 cm) et listel limitant l'amorce d'une scotie
assez profonde.
COMMENTAIRE
A rapprocher de la base VI.b.6 = E 779 (mêmes dimensions, autre moitié ?) et de deux autres fragments jointifs
inventoriés E 469 (cf. VI.b.15, infra).
VI.b.6
Inv. E 779. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue, peut-être Marusinac (?). Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 10/36 et 11/1. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur max. conservée 6,5 cm ; lit de pose rest. 12,5 χ 12,5 cm ; diamètre min. moulure 8 cm.
Moitié de base de colonnette, sans doute monolithe, brisée longitudinalement et en haut dans la moulure. Deux
angles de la plinthe sont conservés mais légèrement abattus. Travail assez fin des surfaces. Mortaise quadrangulaire au
lit de pose dressé soigneusement à la gradine (2,5 cm de côté ; pf. 3 cm).
VI. Supports de tables 95
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 3 cm, tore inférieur aplati (1,5 cm) et départ d'une scotie
bordée par un listel légèrement arrondi. Il s'agissait vraisemblablement d'une base attique classique.
COMMENTAIRE
A rapprocher peut-être des deux fragments E 469, presque jointifs en bas, cf. infra VI.b.15.
VI.b.7
Inv. E A 235b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FSlll, p. 34 et pi. IV, C9.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/17.
DESCRIPTION *
Marbre.
Dimensions : hauteur max. conservée 6,5 cm ; lit de pose 8,5 χ 8 cm ; diamètre min. moulure 8,4 cm.
Base (ou chapiteau simplement épannele ?) de colonnette d'autel monolithe, brisée au sommet, et un angle de la
plinthe abattu. Travail assez fin des surfaces et du lit de pose.
Dyggve restituait, au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute, un bandeau plat oblique légèrement en
retrait. Mais, à cause des faibles dimensions, il s'agissait peut-être plutôt d'un chapiteau.
VI.b.8
Inv. E 1243. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Peut-être RiSinice (fouilles Dyggve) ? "RI" inscrit au crayon. Réinventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 2/7.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur max. conservée 11 cm ; lit de pose 13 χ 13 cm ; diamètre max. de la colonnette 10 cm.
Base de colonnette, sans doute monolithe, brisée obliquement en haut dans la moulure. Surfaces soigneusement
polies, mais portant des concrétions de mortier (remploi). Mortaise quadrangulaire au lit de pose légèrement piqueté
(3,5 cm de côté ; pf. 3,5 cm).
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 4 cm, tore inférieur (4 cm), scotie (2 cm) bordée en bas par
un listel (1 cm) et départ d'un second tore. Il s'agissait vraisemblablement d'une base attique classique.
Vl.b.9
Inv. E 651. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/79. Dessin 1994 (J. B.).
96 SALONA I
DESCRIPTION
Marbre gris.
Dimensions : hauteur max. conservée 27,5 cm ; lit de pose rest, environ 10 χ 10 cm ; hauteur base 5 cm ;
diamètre fût 6,8-7,3 cm.
Base de colonnette monolithe (fût conservé sur 22,5 cm), brisée en haut et en bas (moitié de la moulure et trois
quarts de la plinthe arrachés). Trois angles de la plinthe sont abattus ; n'est conservé que le quatrième. Travail fin des
surfaces.
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 2 cm, tore angulaire (1,5 cm), gorge et tore mince (1 cm).
VI.b.10
Inv. E 653. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/39. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur max. conservée 13 cm ; lit de pose rest. 12 χ 12 cm ; hauteur base 12 cm ; diamètre fût
8,8 cm.
Base de colonnette monolithe, brisée en haut juste au dessus de la moulure (amorce du fût circulaire) et en bas
(plinthe presque entièrement arrachée). Travail assez grossier des surfaces.
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 4 cm, tore (3 cm) et large bandeau plat (5 cm) ; fût
légèrement en retrait.
VLb.ll
Inv. E 833. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 10/36-37 et 11/1. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur 9 cm ; lit de pose 16 χ 16 cm ; diamètre lit d'attente 11 cm.
Base de colonnette. Deux angles de la plinthe sont légèrement abattus ; quelques éclats au sommet. Travail
assez fin des surfaces. Mortaise quadrangulaire au centre du lit de pose dressé à la gradine avec traces de piquetage
(2,5 cm de côté ; pf. 2 cm). Lit d'attente également piqueté (colonnette monolithe retaillée ou brisée et réparée ?) avec
scellement central carré (2 χ 2 cm ; pf. 1,5 cm avec plomb) doté d'un canal de coulée oblique peu profond dirigé vers
un angle. Encoche latérale (largeur 6-7 cm ; pf. 1,5 cm) piquetée grossièrement, issue d'une modification de la table,
peut-être contemporaine de la retaille supérieure.
Base attique classique : au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 3 cm, tore inférieur (2 cm), scotie
bordée par deux filets (2 cm) et tore sommital plus mince.
VI. Supports de tables 97
VI.b.l2
Inv. E 1234. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit.- Phot. P. C. 1993 n° 3/7.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 10,5 cm ; diamètre moulure 8 cm ; lit de pose 10 χ 9,5 cm.
Base fragmentaire érodée de colonnette monolithe d'autel brisée dans la moulure et angles abimés. Surfaces
lissées. Lit de pose piqueté, scotie dressée à la gradine.
Plinthe rectangulaire haute de 5 cm puis tore large (4 cm) et amorce d'une scotie avant la cassure.
VI.b.13
Sans numéro. Muré dans la maison de fouilles de Tusculum à Manastirine, à l'Ouest, au-dessus de l'entrée.
PROVENANCE
Inconnue.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/18. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre gris.
Dimensions : hauteur 24,5 cm ; lit de pose 9,5 χ 9,5 cm ; diamètre du fût 8 cm.
Base de colonnette monolithe (fût conservé sur 15,5 cm), brisée en haut. Les angles visibles de la plinthe sont
abattus ; la moitié arrière disparaissant dans les maçonneries modernes n'est pas observable. Surfaces polies.
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 4 cm, tore inférieur (2 cm) et trois tores plus minces.
VLb.14
Inv. EA 232b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/17.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur max. conservée 12,5 cm ; diamètre moulure 9 cm ; fût 8,5 cm.
Fragment inférieur de colonnette monolithe, brisée au sommet, et dans la moulure inférieure. Travail assez fin
des surfaces.
Tore sommital de la moulure seul conservé (hauteur 3,5 cm).
98 SALONA I
VI.b.15
Inv. E 469a-c. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, 1906.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/33-34. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 29 cm (37 cm en 1906) ; diamètre fût 8-8,5 cm ; hauteur originale de la base
10 cm ; lit de pose restitué 12 χ 12 cm.
Trois fragments jointifs du bas d'une colonnette monolithe, dont manquent aujourd'hui la base et une portion de
la moulure inférieure sur 6 cm de hauteur. Actuellement brisés en haut et en bas dans la moulure. Surfaces
soigneusement lissées.
Moulure consistant encore en trois tores minces superposés (1,5 cm puis deux fois 1,25 cm) au dessus de
l'amorce d'une scotie. On peut restituer un tore inférieur et une plinthe rectangulaire.
VI.b.16
Inv. E 652. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/39. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc-gris.
Dimensions : hauteur conservée 15 cm ; diamètre fût 9,5 cm ; diamètre moulure 10 cm.
Fragment inférieur de colonnette monolithe brisé en haut et en bas dans la moulure. Surfaces polies.
Restes de la moulure inférieure : deux tores plats séparés par une gorge de section triangulaire (hauteur
conservée 4,5 cm).
VI.b.17
Inv. E 908. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1987 n° 15/43.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 50 cm ; diamètre fût 10,5-11 cm ; diamètre moulure 13,5 cm.
Fragment inférieur de colonnette monolithe brisé en haut et en bas dans la moulure avec un gros éclat sur un
côté de celle-ci. Réparation ancienne : mortaise circulaire avec tenon métallique saillant au centre de la cassure
inférieure. Surfaces finement dressées à la gradine.
Restes de la moulure inférieure : trois tores plats superposés au dessus du départ d'une scotie (hauteur conservée
6 cm).
VI. Supports de tables 99
VI.b.l8
Inv. E 956. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/17. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 11 cm ; diamètre fût 13 cm ; diamètre moulure 14,5 cm.
Fragment inférieur de colonnette monolithe brisé en haut, en bas dans la moulure et sur un côté. Surfaces
polies.
Restes de la moulure inférieure : un gros tore aplati (hauteur 4 cm) au-dessus d'un bandeau plat en retrait.
VI.b.19
Inv. E 655. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/39. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 36 cm ; diamètre fût 9 cm ; lit de pose 10 χ 10 cm.
Fragment de colonnette avec sa base (ou son chapiteau ?) simplement épannelée. Surfaces lissées, lit de pose
dressé à la gradine.
Plinthe rectangulaire haute de 7 cm environ liée au fût par un bandeau oblique irrégulier.
VI.b.20
Inv. E 659. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/45.
DESCRIPTION
Marbre blanc-jaune.
Dimensions : hauteur conservée 22 cm ; diamètre 8,6 cm.
Fragment inférieur de colonnette monolithe, brisé en haut, base complètement arrachée mais restes de la
mortaise circulaire centrale du lit de pose (diamètre 2 cm ; pf. conservée 2,5 cm). Surface polie. Traces de mortier dues
à un remploi.
100 SALONA I
VI.b.21
Inv. E 1148. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 5/12.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 31 cm ; diamètre 11,8 cm.
Fragment inférieur de colonnette monolithe, brisé en haut, base arrachée mais subsiste le fond de la mortaise
circulaire centrale du lit de pose. Surface polie.
VI.b.22
Inv. EA 233a. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34 et pi. IV, CIO.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/17.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur max. conservée 13 cm (26 cm en 1939) ; lit de pose 10,5 χ 10,5 cm ; diamètre min.
moulure 9 cm.
Base de colonnette, sans doute monolithe, brisée dans la moulure, un fragment supérieur avec amorce du fût
disparu (hauteur conservée 10 cm) et angles de la plinthe et un petit côté abattus. Travail assez fin des surfaces à la
gradine.
Base très raide. Au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 4,5 cm, bandeau plat et ressaut oblique
(2,75 cm), deuxième bandeau plat puis gorge de section triangulaire et départ d'un tore (bordé d'après le dessin ancien
d'une gorge identique).
VI.b.23
Inv. E 1198. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/31.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur max. conservée 8 cm ; lit de pose restitué 15 χ 15 cm ; diamètre min. moulure 9 cm.
Quart de base de colonnette, sans doute monolithe, brisée en haut dans la moulure et sur deux côtés. Travail
assez fin des surfaces à la gradine. Restes d'un petit tenon central en saillie au centre du lit de pose. Couverte de
peinture rouge moderne.
Au-dessus d'une plinthe rectangulaire lisse haute de 3 cm, bandeau oblique convexe (3 cm) et départ d'un tore.
VI. Supports de tables 101
VI.b.24
Inv. E 961. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/17. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur max. conservée 19 cm ; diamètre moulure 12 cm ; diamètre fût 10 cm.
Fragment inférieur de colonnette monolithe, brisé en haut et dans la moulure inférieure (hauteur conservée du
fut 14 cm). Travail assez fin des surfaces à la gradine. Moulures très usées.
Subsistent de la moulure deux tores superposés au-dessus de l'amorce d'une scotie.
VI.b.25
Inv. E 953. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/17.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 18 cm ; diamètre 11 cm.
Fragment inférieur de colonnette monolithe, brisé en haut, base brisée et retaillée (lit de pose piqueté,
remploi ?). Surface dressée à la gradine. Amorce de la moulure très usée.
VI.b.26
Inv. E 759. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/5. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 22 cm ; lit de pose conservé 11,5 χ 13,5 cm ; diamètre supérieur 13 cm.
Base (ou chapiteau ?) de colonnette d'autel (ou support d'ambon ?) monolithe. Un angle de la plinthe abattu,
fragment brisé juste au-dessus de la moulure (fût conservé sur 3 cm). Dressé à la gradine.
Base haute de 15 cm consistant en une plinthe rectangulaire (hauteur 6,5 cm), un bandeau plat légèrement
biseauté au sommet (3 cm), une très large scotie peu profonde (9,5 cm).
102 SALONA I
VI.b.27
Inv. E 760. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/5. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 24 cm, lit de pose 13 χ 13 cm ; diamètre fut 11 cm.
Base de colonnette d'autel monolithe avec départ du fut lisse, conservé sur 8,4 cm de hauteur. Brisé en haut et
un angle de la plinthe abattu. Travail fin à la gradine des surfaces, lit de pose piqueté.
Base attique classique haute de 15,6 cm, composée d'une plinthe rectangulaire (hauteur 7 cm), d'une scotie
(2 cm), limitée par deux listels arrondis et encadrée par deux tores de 3 cm chacun.
VI.b.28
Inv. E 761. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/5. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 15,5 cm, largeur base 13,5 cm ; diamètre fut 12,5 cm.
Base de colonnette d'autel monolithe avec départ du tut lisse, conservé sur 10 cm de hauteur. Pierre très érodée,
brisée en haut et sur plus de la moitié de la plinthe (une seul angle conservé, un autre très usé).
Base haute de 5,5 cm, très simple : plinthe rectangulaire (hauteur 4 cm), listel (1 cm) suivi d'un biseau
(0,5 cm).
VI.b.29
Inv. E 762. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/5.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 16 cm ; lit de pose rest. 15 χ 15 cm ; diamètre fût 12 cm.
Base de colonnette d'autel monolithe brisée au-dessus de la moulure et en oblique pour la plinthe (deux tiers
conservés, dont deux angles). Travail à la gradine bien visible en surface et sur le lit de pose.
Base formée d'une plinthe rectangulaire (hauteur 8,2 cm) et de deux bandeaux plats successifs en retrait hauts
de 3,5 puis de 4,5 cm.
VI. Supports de tables 103
VI.b.3O
Inv. E 763. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/3. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 12 cm ; diamètre moulure 12-13 cm.
Fragment de base de colonnette d'autel brisé en haut et abimé en bas. Les angles sont très érodés. Dressé à la
gradine.
Base composée d'une plinthe rectangulaire haute de 5 cm et d'au moins un tore aplati haut de 4 cm.
VI.C.1
Inv. E 917. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/15-16. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 16 cm ; diamètre 1 1 cm.
Fragment supérieur de fût de colonnette vignitée monolithe, brisée en bas et en haut juste dans l'astragale.
Remploi moderne ayant occasionné un creusement longitudinal semi-circulaire large et profond de 6 cm sur un côté,
avec restes de ciment.
Départ de l'astragale en forme de tore (hauteur conservée 1 cm) au sommet. Décor en relief peu prononcé de
deux rinceaux s'enroulant en spirale autour du fût, l'un de lierre (avec hederae et boutons trèfles), l'autre à palmettes
plus ou moins déployées.
COMMENTAIRE
On trouve à Salone d'autres colonnettes vignitées en marbre, de pergola (cf. n° IX.c.6) et de ciborium (cf.
n° V.b.8-9).
VI.C.2
Inv. EA 231a-c. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
104 SALONA I
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, pi. IV, C8 et p. 34-35, pour les deux fragments jointifs rapprochés du chapiteau EA 23 ld
(ci-dessous n° VI.d.8) et de la base E A 234 (ci-dessus n° VI.c.4), d'ailleurs inversés sur le dessin erroné de Dyggve, il
convient de placer le plus long au sommet. Id., ibid., pi. IV, C14 et p. 35 pour un troisième fragment d'une autre
colonnette.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/27 (ensemble avec chapiteau et base, d'après Dyggve IV C8, mais fragments inversés) ;
1987 n° 2/37 (= Dyggve IV C14).
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin.
Dimensions : Dyggve C8 = hauteur conservée 23 cm ; diamètre inférieur 7,8 cm ; supérieur 7,4 cm ; Dyggve
C14 = hauteur conservée 16 cm ; diamètre 7,3-7,8 cm.
Deux tronçons du fût de deux colonnettes d'un même ensemble, l'un en deux fragments jointifs. Brisés en haut
et en bas. Surfaces polies.
VI.C.3
Inv. EA 232c-h et E 647. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. E 647 réinventorié en 1987 avant identification (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS 111, pi. IV, Cil morceau supérieur et p. 35 ; pi. IV, C6, C12 (deux fragments non jointifs) et
C13 (deux moitiés non jointives) et p. 35 ; pi. IV, C15 pour E 647.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/37 (EA 232d = Dyggve IV Cl 1 et E 647) ; les autres N. D. 1987 2/19.
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin.
Dimensions :
EA 232c (Dyggve C6) = hauteur conservée 26 cm ; diamètre inférieur 8,8-9 cm
EA 23 2d (Dyggve Cl 1) = hauteur conservée 1 1 cm ; diamètre 8,6 cm
EA 232e (Dyggve C12) = hauteur conservée 14 cm ; diamètre 7,6-8,4 cm
EA 23 2f (Dyggve Cl 2) = hauteur conservée 12 cm ; diamètre 7,8-8,4 cm (à dissocier de ce fait du précédent
contrairement à Dyggve)
EA 232g-h (Dyggve C13) = hauteur conservée 11,5 cm ; diamètre restitué 9,2 cm
E 647 (Dyggve C15) = hauteur conservée 1 1 cm ; diamètre 6,5 cm.
Tronçons du fût de plusieurs colonnettes, l'un en deux moitiés presque jointives. Tous brisés en haut et en bas.
Surfaces polies.
VI.c.4
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Kapljuc\
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS I, p. 74 et fig. 36 n° 45.
DESCRIPTION
Marbre (?).
Dimensions : hauteur conservée 10 cm ; diamètre 9,7 cm.
Tronçon de colonnette brisé en haut et en bas. Surface lissée.
VI. Supports de tables 105
VI.C.5
E 1232. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone. Basilica Occidentalis (fouilles Dyggve). Réinventorié 1993 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1993 n° 2/28.
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin, patine jaune.
Dimensions : hauteur conservée 14,5 cm ; diamètre 8-8,5 cm.
Tronçon de colonnette légèrement ovale, brisé en haut et en bas. Surface lissée.
VI.C.6
Inv. E 656-657, E 660-663, E 665, E 905, E 915-916, E 957, E 1192, E 1299. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Numéros E 656-665 réinventoriés en 1987 (P. C), E 905-916 réinventoriés en 1987 (M. B.-M.), E
957 en 1988 (P. C), E 1192 en 1992 (M. B.-M.), E 1299 en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/45 (E 656-657, E 660-663 et E 665), n° 15/45 (E 905), n° 16/2 (E 915-916),
1988 n° 1/19 (E 957) ; P. C. 1992 n° 2/28 (E 1192), 1994 n° 1/9 (E 1299).
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse (E 656, E 660, E 661, E 662, E 1299) ; marbre blanc cristallin (E 663, E 665, E 905, E
957, E 1192) ; marbre blanc-jaune (E 657) ; marbre blanc-gris (E 915, E 916).
Dimensions :
E 656 = hauteur conservée 15 cm ; diamètre 8,4-9 cm
E 657 = hauteur conservée 11 cm ; diamètre 8,3-8,6 cm
E 660 = hauteur conservée 19 cm ; diamètre 9 cm
E 661 = hauteur conservée 22 cm ; diamètre 7,1 cm
E 662 = hauteur conservée 28 cm ; diamètre 8,9 cm
E 663 = hauteur conservée 10,2 cm ; diamètre 8,5-8,9 cm
E 665 = hauteur conservée 13,5 cm ; diamètre 8,6 cm
E 905 = hauteur conservée 12 cm ; diamètre 11-12 cm
E 915 = hauteur conservée 22 cm ; diamètre 12,5 cm
E 916 = hauteur conservée 23 cm ; diamètre 13 cm
E 957 = hauteur conservée 24 cm ; diamètre 9-10 cm
E 1192 = hauteur conservée 13 cm ; diamètre 11 cm
E 1299 = hauteur conservée 16 cm ; diamètre 8 cm
Treize fragments de fûts de colonnettes différentes. Brisés en haut et en bas (et en deux pour E 1192). Surfaces
polies ; E 1299 avec traces de rape. Indices de remploi (mortier) sur un certain nombre d'exemplaires.
VI.C.7
Inv. E 834. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 4/23.
106 SALONA I
DESCRIPTION
Porphyre.
Dimensions : hauteur conservée 9 cm ; diamètre 6,5-6,7 cm.
Fragment supérieur de rut d'une colonnette brisé en bas. Surface polie assez usée (petits éclats). Lit d'attente
lissé, éclats sur tout son périmètre avec mortaise centrale circulaire (diamètre 1 cm ; pf. 1 cm).
VI.C.8
Inv. E 671. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue (Manastirine ?). Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/49.
DESCRIPTION
Granit gris.
Dimensions : hauteur conservée 19,5 cm ; diamètre 9,5 cm.
Tronçon de fut de colonnette brisé en haut et en bas. Surfaces polies. Traces de colle en haut (fragment
manquant).
VI.C.9
Inv. E 962. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/15-16. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 13 cm ; diamètre restitué 12 cm.
Tiers de tronçon de fût de colonnette torse, brisée longitudinalement, en haut et en bas. Mortaise circulaire
traversant la pièce. Cannelures larges de 2 cm avec arêtes plates usées (éclats).
VI.C.10
Inv. E 658, E 666-670, E 911-913, E 946, E 948, E 950-951, E 966. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. E 658 et E 666-670 réinventoriés en 1987 (P. C.) ; E 911-913 réinventoriés en 1987 (M. B.-M.) ;
E 946, E 948, E 950-951, E 963 et E 965-966 réinventoriés en 1988 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/45 (E 658) n° 2/49 (E 666-670), n° 3/5 (E 911-913), 1988 n° 1/12-14 (E 946, E
948, E 966), n° 1/17-18 (E 950), n° 1/17 (E 951), n° 1/15 (E 963, E 965).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions :
E 658 = hauteur conservée 18 cm ; diamètre 9,2-9,5 cm
E 666 = hauteur conservée 11 cm ; diamètre 8,5 cm
VI. Supports de tables 107
VLcll
Inv. E 955. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1988 n° 1/17.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 17,5 cm ; diamètre 9 cm.
Tronçon de petit pilier octogonal, brisé en haut et en bas. Facettes larges de 3,5 cm. Surfaces lissées.
COMMENTAIRE
On s'accorde à dater ce type de support assez tardivement (haut Moyen Age ?).
VI.C.12
Inv. E 654. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/15.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 7 cm ; diamètre 7,5-7,8 cm.
108 SALONA I
Fragment de fût de colonnette brisé en haut et en bas avec amorce de moulure supérieure ou de chapiteau
simplement épannelé. Dressé finement à la gradine.
Extrémité d'un bandeau très légèrement concave, limité par un ressaut.
VI.C.13
Inv. E 783. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/63. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 23 cm ; diamètre 8,7-10,4 cm.
Fragment de fût de colonnette très galbé, brisé en haut et en bas avec amorce de moulure supérieure. Dressé
finement à la gradine.
Annelet saillant large de 1,8 cm, de section triangulaire, puis poursuite du fut lisse ou chapiteau simplement
épannelé (?).
VI.d.1
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Kapljuô.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSl, p. 74 (texte), fig. 36, n° 46 (dessin) et fig. 51 p. 72 (phot.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 10 cm, restituée 16 cm ; lit d'attente (mesures restituées) 13 χ 13 cm ; diamètre
à la base 9,2 cm.
Fragment de chapiteau d'une colonnette d'autel monolithe brisé au deux tiers de sa hauteur et sous l'astragale
(avec amorce du fût conservé sur 2 cm environ). Restes du fond d'un scellement supérieur centré (diamètre 2,5 cm,
profondeur estimée 5 cm). Surfaces lissées soigneusement.
La corbeille, conservée pour sa moitié inférieure, était formée de quatre feuilles d'acanthes stylisées à sept lobes
en léger relief, profondément nervures, qui se recourbaient sans doute très légèrement sous un abaque carré sans décor.
Un astragale en bandeau plat (hauteur 1,5 cm) marque la base du chapiteau.
VI.d.2
Inv. E 854. En réserve au Musée.
PROVENANCE
KapljuC. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
VI. Supports de tables 109
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSI, p. 72-73, flg. 36 n° 32 et flg. 49.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/15. Dessin 1994 (Ζ. Ρ.)
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 23,5 cm ; largeur maximale du lit d'attente 16 cm ; mortaise 5x4 cm, pf.
5 cm.
Chapiteau incomplet (de colonnette d'autel ?), brisé à la base et partiellement endommagé sur la corbeille
sculptée. Lit d'attente bien dressé portant au centre une mortaise de taille importante. Corbeille haute et élancée
sculptée au ciseau et traitée au trépan présentant des motifs en faible relief et d'autres se détachant plus librement du
fond.
Le décor se compose d'un rinceau dense végétal et floral - arbuste, branchage, feuillage et fleur - sur lequel se
détachent deux oiseaux (un grand et un petit) situés de part et d'autre d'une fleur, les cassures ne permettent pas de lire
le registre inférieur.
VI.d.3
Inv. EA 258. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34, pi. IV, Β 19.
Phot. Ν. D. 1987 n° 16/22. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 12 cm ; largeur maximale conservé 16,5 cm ; dimensions estimées du lit
d'attente 21 χ 21 cm ; diamètre estimé du lit de pose 12 cm.
Fragment supérieur d'un petit chapiteau (de colonnette d'autel ?) à feuilles d'acanthes. Lit d'attente finement
taillé à la gradine. Mortaise de scellement incomplète dans l'axe médian (profondeur 5 cm, largeur 3 cm). La partie
sculptée a été traité au trépan et finement lissée.
De la corbeille subsiste le sommet de deux feuilles d'acanthe profondément nervurées, assez épineuses, et bien
détachées du fond. L'abaque (hauteur 3,5 cm), dont l'angle est cassé, présente des faces incurvées dotées de dés en
quart de sphère. Ces dés gravés constituent des boutons floraux très stylisés.
VI.d.4
Inv. E A 233b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34, pi. IV, C5.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/17.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur totale conservée 12 cm ; hauteur du chapiteau conservée 4 cm ; diamètre conservé du
chapiteau 9 cm ; diamètre de la colonnette 9,5 cm.
110 SALONAI
Petit fragment de chapiteau surmontant une colonnette ronde taillée dans le même bloc (conservée sur une
hauteur de 8 cm) qui devait supporter une table d'autel.
Le décor sculpté en léger relief et bien lissé se composait de quatre feuilles très stylisées, aux lobes nervures
profondément, dont il ne reste que la base. Le chapiteau et la colonnette sont séparés par une simple gorge de section
triangulaire (profondeur 0,5 cm).
VI.d.5
Inv. EA 230c. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34, pi. IV, C2.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/5-7.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur totale conservée 59 cm ; hauteur du chapiteau 12 cm ; lit d'attente 10 χ 10 cm ; diamètre
à la base du chapiteau 7,5 cm.
Petit chapiteau surmontant une colonnette d'autel ronde taillée dans le même bloc (conservée sur une hauteur de
47 cm). Seule une face de l'abaque est légèrement brisée. Lit d'attente finement dressé à la gradine comportant un
point central peu profond provenant du tracé préparatoire. Les quatre faces de l'abaque carré (hauteur 4,5 cm)
présentent des rainures faites à la gradine.
Le décor se compose de quatre feuilles d'angle stylisées jointives fortement adhérentes au fond. Les feuilles,
sculptées en faible relief, sont découpés en sept lobes et se recourbent légèrement au contact de l'abaque. Leur profil
rappelle également certains modèles de palmettes. Au contact du chapiteau, le fût de colonnette est légèrement galbé.
VI.d.6
Inv. E 648. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34, pi. IV, C3.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/17.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 1 1 cm ; largeur max. conservée au lit d'attente 9 cm ; diamètre à la cassure
inférieure 7 cm.
Petit chapiteau de colonnette d'autel brisé de tous côtés. Lit d'attente très érodé. On discerne des traces de
gradine, notamment sur l'abaque.
Le décor, très incomplet, devait se composer de quatre feuilles d'angle pointues très stylisées à unique nervure
médiane. Le champ intermédiaire était divisé par une simple incision verticale. Au-dessus de cette corbeille plus
gravée que sculptée, se trouvait un abaque (hauteur 4 cm) sans doute carré.
VI. Supports de tables 111
VI.d.7
Inv. E A 23 2i. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34, pi. IV, C4.
Phot. Ν. D. 1987 η° 2/5-8.
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions : hauteur totale conservée 57 cm ; hauteur du chapiteau 11,5 cm ; lit d'attente 10,5 χ 10,5 cm ;
diamètre à la base du chapiteau 8,5 cm.
Petit chapiteau surmontant une colonnette d'autel taillée dans le même bloc (conservée sur une hauteur de 45,5
cm). Lit d'attente soigneusement dressé. Face de l'abaque carré (hauteur 4 cm) portant de nettes traces de gradine.
Le décor est composé de quatre feuilles d'angle stylisées pointues, dotées de larges nervures incisées. Jointives
latéralement, elles se recourbent légèrement au contact de l'abaque. La corbeille et le fût de la colonnette sont séparés
par une simple gorge de section triangulaire (pf. 0,5 cm).
VI.d.8
Inv. EA 23 ld. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34, pi. IV, C8.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/14-16.
DESCRIPTION
Marbre blanc fin cristallin.
Dimensions : hauteur conservée 13 cm ; lit d'attente 8 χ 8 cm ; diamètre à la base 7 cm.
Petit chapiteau d'autel légèrement endommagé au niveau de l'abaque et brisé à la base où débutait une
colonnette ronde taillée dans le même bloc. Lit d'attente assez grossièrement piqueté. Traces de gradine sur les faces
de l'abaque.
Sous l'abaque carré (hauteur 4,5 cm), calathos de forme cylindrique simplement épannelé. Entre la base et le
départ du fût, simple gorge de section triangulaire.
VI.d.9
Inv. E 309. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Trouvé à Salone, sans autre précision, en 1898.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/53.
DESCRIPTION
Marbre assez grossier.
Dimensions : hauteur conservée 10 cm ; lit d'attente 10,5 χ 10,5 cm ; diamètre à la base 7 cm.
112 SALONAI
Petit chapiteau de colonnette d'autel brisé à la base et légèrement endommagé au niveau de l'abaque. Lit
d'attente dressé à la gradine et portant un point central peu profond appartenant au tracé préparatoire. Des traces de
gradine sont également visibles sur les faces de l'abaque carré (3 cm de haut).
Le décor se compose d'une corbeille de quatre feuilles d'angle jointives stylisées sculptées en faible relief.
Chaque feuille est découpée en cinq lobes pointus dont quatre sont nervures profondément ; le lobe sommital se
recourbe au contact de l'angle de l'abaque.
VI.d.10
Inv. E 876. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 14/41. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur 20 cm ; largeur du lit d'attente 14 cm ; diamètre estimé au lit de pose 11,5 cm.
Chapiteau brisé à environ la moitié de son diamètre initial, cassé à la base et offrant une surface fortement
endommagée. Lit d'attente assez finement taillé à la gradine. Corbeille traitée au trépan et sculptée en assez haut relief
par rapport au fond.
Quatre feuilles d'acanthe (deux manquent actuellement), nervurées et jointives par les faces latérales, se
développaient sur toute la hauteur du calathos, tout en donnant un profil légèrement galbé au chapiteau. Leur
extrémité supérieure se courbait légèrement au contact de l'abaque, haut de 3 cm, sans doute carré à l'origine. La base
du chapiteau est marquée par un astragale mouluré composé de deux tores (hauteur 2 cm et 1,5 cm) peu saillants.
VI.d.11
Inv. E 649. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/39 et 2/41. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc-gris cristallin.
Dimensions : hauteur conservée 8 cm ; lit d'attente 9,5 χ 9,5 cm ; diamètre à la cassure 7 cm.
Petit chapiteau incomplet de colonnette d'autel. Partie inférieure et un angle manquant. Lit d'attente présentant
un encadrement lisse entourant un espace taillé à la gradine marqué d'un point central peu profond appartenant au
tracé prépatoire.
Sur chaque face de l'abaque carré (hauteur 4 cm) apparaissent nettement des rainures verticales faites à la
gradine. La corbeille devait se composer de quatre feuilles stylisées en faible relief. Il reste les trois lobes supérieurs de
trois feuilles ; la pointe du lobe sommital atteint l'angle de l'abaque.
VI.d.12
Inv. E 832. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
VI. Supports de tables 11 3
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 11/2.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur totale conservée 1 1 cm ; hauteur conservée du chapiteau 6,5 cm ; largeur max. conservée
8,5 cm.
Fragment de petit chapiteau surmontant une colonnette torse taillée dans le même bloc (conservée sur une
hauteur de 4,5 cm) qui devait supporter une table d'autel. Actuellement brisé de tous côtés.
Les deux feuilles d'acanthes stylisées jointives, sculptées en faible relief, devaient appartenir à une corbeille de
quatre feuilles. La base du chapiteau est marquée par un astragale en bandeau plat de 1,5 cm de haut.
VI.d.13
Inv. E 650. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 2/51. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur totale conservée 17 cm ; hauteur conservée du chapiteau 12 cm ; diamètre à la base du
chapiteau 8 cm.
Petit chapiteau incomplet de colonnette d'autel. Endommagé au sommet et sur les faces, il surmonte un fût rond
taillé dans le même bloc (conservé sur une hauteur de 5 cm) Surfaces lissées érodées.
La corbeille se compose de quatre feuilles d'angle stylisées pointues (incomplètes). Chaque feuille comporte une
nervure centrale et quatre nervures latérales simplement incisées. En très faible relief, les pointes supérieures de ces
feuilles se recourbent sous les angles de l'abaque actuellement brisé. Une simple moulure en forme de tore très peu
saillant marque la base du chapiteau (hauteur 1,7 cm).
VLd.14
Inv. E 784. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/63. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur totale conservée 13 cm ; hauteur conservée du chapiteau 9 cm ; lit d'attente conservé 13,5
χ 1 1 cm ; diamètre à la base 10 cm.
Petit chapiteau incomplet surmontant un fut de colonnette cannelé, taillé dans le même bloc (conservé sur une
hauteur de 4 cm). Lit d'attente finement dressé, portant un petit point central appartenant au tracé préparatoire. Faces
du chapiteau endommagées lors d'une retaille pour un remploi.
Au-dessus d'un astragale en tore (hauteur 1,7 cm), calathos simplement épannelé et finement lissé à profil évasé
jusqu'à la tablette carrée de l'abaque (hauteur estimée 2 cm).
114 SALONAI
VI.d.l5
Inv. E 1093. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 6/8-10. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc veiné.
Dimensions : hauteur conservée 10 cm ; diamètre du lit d'attente 13,5 cm.
Fragment de petit chapiteau, brisé à la base et en épaisseur. Lit d'attente travaillé à la gradine. Face ornée
lissée.
Le décor se compose d'une croix latine pattée gravée assez profondément (prof. max. 0,7 cm). A l'extrémité des
deux branches latérales de la croix, une tige ondée se terminant par une hedera au champ évidé. A la base du
fragment, de part et d'autre de la croix, deux rubans moulurés courbes.
VI.d.16
Inv. E 1307. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/36. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc criatallin, brûlé en surface.
Dimensions : hauteur conservée 10 cm ; lit d'attente 9,5 χ 9,5 cm ; diamètre supérieur de la colonnette 7 cm.
Petit chapiteau de colonnette d'autel brisé dans sa partie inférieure au-dessus de l'astragale, s'il existait, et pour
un angle de l'abaque. Le lit d'attente et l'abaque portent de nettes traces de gradine. Le reste des surfaces est poli. Trou
central du tracé préparatoire sur le lit d'attente.
Sous un abaque lisse haut de 3 cm, corbeille de quatre feuilles d'acanthe simplifiées (en fait quatre fleurons
d'angles trifides enserrant des oves allongées moulurées sur les faces).
Du décor sculpté ne subsiste que l'extrémité d'une volute s'enroulant sous l'angle de l'abaque. Celui-ci est à
faces incurvées et à dés en forme de demi-cylindres. Il est constitué de deux tablettes superposées, simplement séparées
par une incision peu profonde (hauteur 6 cm.).
VI.d.17
Inv. EA 262. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34, pi. IV, B20.
Phot. Ν. D. 1987 n° 16/22. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 13 cm ; largeur max. conservée 17,5 cm ; largeur estimée du lit d'attente
18 cm ; diamètre estimé au lit de pose 12 cm.
VI. Supports de tables 1 15
Fragment de petit chapiteau de colonnette d'autel brisé dans sa partie inférieure et sur trois faces. Lit d'attente
assez grossièrement dressé à la gradine. Sur la face conservée, l'abaque porte de nettes traces de gradine.
Du décor sculpté ne subsiste que l'extrémité d'une volute s'enroulant sous l'angle de l'abaque. Celui-ci est à
faces incurvées et à dés en forme de demi-cylindres. Il est constitué de deux tablettes superposées, simplement séparées
par une incision peu profonde (hauteur 6 cm.).
VI.d.18
Inv. E 1185. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, forum. Fouilles Dyggve 1932 au Nord-Est du théâtre (ancien n° C.I.f.10). Réinventorié en 1992 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve, Forum, p. 47-48 et fig. 3c p. 48 (cite un troisième fragment non photographié et non retrouvé).
Phot. P. C. 1992 n° 1/26. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 20 cm ; hauteur du chapiteau 14 cm ; lit d'attente rest. 13,5 χ 13,5 cm ;
diamètre fût 11,5 cm.
Deux tiers inférieur d'un chapiteau surmontant un fût de colonnette d'autel (conservé sur une hauteur de 6 cm).
Brisé en bas et une face arrachée avec deux angles. Surfaces soigneusement lissées. Lit d'attente assez finement taillé à
la gradine, portant une mortaise ronde centrale (diamètre 4 cm ; profondeur 4,2 cm) avec amorce du canal de coulée
vers le côté disparu.
La corbeille est ornée de quatre feuilles d'angle stylisées lisses et pointues, à arête centrale saillante. Pointes
charnues nettement recourbées et saillantes sous l'abaque carré, non orné (hauteur 3 cm). Entre les feuilles, des
fleurons trifides tous différents (trois sont conservés) à long pédoncule s'interrompant à 0,5 cm de l'astragale formé par
une gorge de section rectangulaire et un listel. Premier fleuron marqué par une rainure centrale (pointes et pied) ;
deuxième et troisième fleurons à pointes séparées par une incision en V plus ou moins profond et pied lisse patte.
COMMENTAIRE
Même ensemble que le numéro suivant (Vl.d. 18 = E 1 186).
VI.d.19
Inv. E 1186. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, forum. Fouilles Dyggve 1932 au Nord-Est du théâtre (inscrit C.I.f.10.). Réinventorié en 1992 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve, Forum, p. 47-48 et fig. 3c p. 48 (cite un troisième fragment non photographié et non retrouvé).
Phot. P. C. 1992 n° 1/26. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions: hauteur totale conservée 41cm; hauteur du chapiteau 15cm; lit d'attente 12,5 χ 12,5cm;
diamètre fût 11,5 cm.
Chapiteau fragmentaire surmontant un fût de colonnette d'autel (conservé sur une hauteur de 26 cm). Brisé en
bas et une face arrachée avec deux angles. Surfaces et lit d'attente assez finement taillés à la gradine.
La corbeille est ornée de quatre feuilles d'angle stylisées, lisses et pointues, à arête centrale saillante. Extrémités
se recourbant au contact de l'abaque carré, non orné (hauteur 3 cm), en laissant retomber un appendice saillant sur le
champ lisse de la feuille. Entre les feuilles, des fleurons trifides tous différents (trois sont conservés) à long pédoncule
s'appuyant sur l'astragale formé par un simple filet. Pied du premier fleuron orné de perles et pirouettes ; deuxième
116 SALONAI
pied marqué par une rainure centrale ; et troisième fleuron simplement ébauché et lisse. Les pointes sont nettement
séparées par une rainure en V plus ou moins profond.
COMMENTAIRE
Même ensemble que le numéro précédent (VI.d.18 = E 1185).
VI.d.20
Inv. E 1233. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, Basilica occidental's, fouilles Dyggve. Inventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. P. C. 1993 n° 2/15. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 12 cm ; diamètre inférieur 9,5 cm ; largeur supérieure max. 10 cm.
Chapiteau très fragmentaire de colonnette d'autel. Brisé en haut (abaque et une face à moitié arrachés) et en bas
avant l'astragale. Surfaces finement taillées à la gradine. Tracé préparatoire du décor sculpté visible. Fond de la
mortaise centrale du lit d'attente dans la cassure supérieure.
La corbeille est ornée de quatre feuilles d'angle stylisées, lisses et pointues, dont les extrémités se recourbaient
très légèrement au contact d'un abaque sans doute carré et non orné (hauteur évaluable 3 cm). Entre les feuilles
dessinées par une simple incision en V curviligne, des fleurons trifides dont la pointe centrale est plus ou moins galbée
(trois sont conservés). Une des pointes médianes est limitée en bas par une rainure en V.
VI.d.21
Inv. E 147. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, 1884.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/53. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 16 cm ; diamètre inférieur (moulure) 13 cm ; diamètre restituable de la
colonnette 10-11 cm ; largeur abaque 11 cm.
Chapiteau fragmentaire de colonnette d'autel. Brisé en bas au niveau de l'astragale, la cassure est émoussée ;
angles abattus et un tiers supérieur brisé obliquement. Pierre très usée, exécution assez grossière. Lit d'attente piqueté.
La corbeille est ornée de quatre feuilles d'angle stylisées, lisses et pointues, dont les extrémités se recourbaient
très nettement jusqu'à former un appendice rejoignant le champ de la feuille, au contact d'un abaque sans doute carré
et non orné (hauteur 4,5 cm). Entre les feuilles soulignées par une incision en V curviligne et un listel, un écoinçon en
retrait comportant un dé carré en relief. Astragale en un bandeau oblique en retrait surmontant un tore très saillant
large de 3 cm au moins.
VI.d.22
Inv. E 874. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
VI. Supports de tables 1 17
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 14/37. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 18,5 cm ; largeur conservée du lit d'attente 12,5 cm ; diamètre du lit de pose 11,5 cm.
Petit chapiteau fragmentaire endommagé surtout sur une face et dont la cassure à la base laisse présumer qu'il
surmontait un fut taillé dans le même bloc. Lit d'attente assez grossièrement piqueté. Aucun scellement apparent.
L'ornementation se compose d'une corbeille de huit feuilles d'acanthes très stylisées et hautes, traitées en léger
relief. Les folioles latérales de chaque feuille, très nervurées, se rejoignent en dessinant de petits triangles
régulièrement superposés. La partie supérieure du chapiteau est soulignée par un ruban en tore dont le développement
aux angles a été brisé. L'abaque très détérioré portait sur ses faces peu incurvées des dés également brisés.
VI.d.23
Inv. E 836. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 5/6. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire
Dimensions : hauteur max. conservée 18 cm hauteur du chapiteau 14,5 cm ; lit d'attente conservé 14 χ
14,5 cm ; lit d'attente estimé 14,5 χ 14,5 cm ; diamètre à la base du chapiteau 1 1 cm.
Petit chapiteau légèrement endommagé dans sa partie supérieure, surmontant un début de fût de colonnette
taillé dans le même bloc (conservé sur une hauteur de 3 cm). Lit d'attente assez grossièrement dégrossi.
Le décor, sculpté en faible relief, se compose de quatre feuilles d'angle stylisées pointues et nervurées se
courbant très légèrement au contact de l'abaque. Entre chacune d'elles est disposée une feuille allongée et pointue à
nervure médiane. L'abaque est constitué d'une simple tablette carrée non ornée (hauteur 3 cm). La base du chapiteau
est marquée par un astragale en tore peu saillant (hauteur 2 cm).
VI.d.24
Inv. E 1146. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (M.-P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 5/6. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 10,5 cm ; lit d'attente conservé 13 χ 13,5 cm ; lit d'attente estimé 14 χ 14 cm ;
diamètre à la base 1 1 cm.
Petit chapiteau incomplet, brisé à la base et endommagé sur chaque face. Lit d'attente finement dressé à la
gradine. Corbeille sculptée en léger reliefet bien lissée.
Le décor se compose de quatre feuilles d'angles stylisées lisses dont la pointe se recourbe en formant une légère
saillie sous chaque angle de l'abaque. Les petits écoinçons situés entre chaque feuille sont ornés d'un petit bouton en
amande légèrement saillant. L'abaque était carré et sans doute lisse (hauteur 2,5 cm).
118 SALONAI
VI.d.25
Inv. E 785. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/73. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 14 cm ; lit d'attente conservé 13 χ 8 cm ; lit d'attente estimé 13,5 χ
13,5 cm ; diamètre à la base 12,5 cm.
Chapiteau incomplet (de colonnette d'autel ?) brisé à la base et sur deux faces. Lit d'attente assez grossièrement
dressé, comportant un petit trou central appartenant au tracé préparatoire.
La corbeille se composait de quatre feuilles d'angle très stylisées sont trois incomplètes subsistent. Elles se
recourbaient très légèrement contre l'abaque et la pointe retombait, en formant un appendice peu saillant, sur le champ
lisse de la feuille. Le contour de la feuille est dessiné par une simple incision. C'est encore une simple incision
verticale qui sépare les deux feuilles voisines. Un abaque carré, non orné et très haut (7 cm) dominait le tout.
VI.d.26
Inv. E 778. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/53-55. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 36,5 cm ; hauteur du chapiteau 9,5 cm ; lit d'attente 10,5 χ 1 1 cm ;
diamètre à la base 1 1,5 cm.
Petit chapiteau, légèrement endommagé à un angle, surmontant une colonnette ronde taillée dans le même bloc
(fût conservé sur une hauteur de 27 cm). Lit d'attente finement dressé à la gradine, portant au centre un petit trou
appartenant au tracé préparatoire et des traces de ciment. Corbeille sculptée bien lissée, avec traces de mortier sur une
face provenant d'un remploi.
La corbeille se compose de quatre feuilles d'angles stylisées pointues, sculptées en léger relief. Chaque feuille
est délimitée par plusieurs incisions qui dessinent des motifs devenus totalement géométriques. Entre les feuilles
quatre "V" laissent apparaître le fond lisse. Un astragale constitué d'un bandeau plat marque la base du chapiteau
(hauteur 1,5 cm).
VI.d.27
Inv. E 947. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/13-15. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
VI. Supports de tables 1 19
Dimensions : hauteur totale conservée 39 cm ; hauteur du chapiteau 12 cm ; lit d'attente conservé 7,5 χ 10 cm ;
lit d'attente estimé 12 χ 12 cm ; diamètre à la base 1 1,5 cm.
Petit chapiteau très érodé et partiellement brisé au sommet, surmontant un fût de colonnette ronde taillé dans le
même bloc (conservé sur une hauteur de 27 cm). Lit d'attente endommagé à cause d'un remploi tardif. Traces de
piquetage sur toute la surface.
Chapiteau simplement épannelé à profil concave compris entre un astragale composé de deux tores (hauteur
2 cm) et, sans doute, une moulure supérieure sous-jacente à l'abaque carré (hauteur environ 3,5 cm).
VI.d.28
Inv. E 775. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/49-51. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 23 cm ; hauteur du chapiteau 14 cm ; lit d'attente 13 χ 13 cm ; diamètre
à la base 12,5 cm.
Petit chapiteau bien conservé surmontant un fût de colonne ronde (conservé sur une hauteur de 9 cm). Lit
d'attente assez finement taillé à la gradine, portant une mortaise ronde centrale (diamètre 3,5 cm ; profondeur 3 cm).
Nettes traces de gradine sur les faces de l'abaque. Corbeille sculptée bien lissée.
La corbeille est ornée de quatre feuilles d'angle stylisées lisses en forme de coeur renversé. Contours
simplement gravés ; pointes légèrement recourbées au contact de l'abaque carré, non orné (hauteur 4,5 cm), la base du
chapiteau est marquée par un simple bandeau plat (hauteur 2 cm).
VI.d.29
Inv. E 765. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/9. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 17 cm ; lit d'attente 15 χ 15 cm ; diamètre à la base 10 cm.
Chapiteau simplement épannelé (ou base ?) de colonnette d'autel brisé en bas. Nettes traces de gradine au lit
d'attente et sur la surface.
Abaque carré, non orné (hauteur 4,5 cm), puis bandeau plat et simple épannelage évasé.
VI.d.30
Inv. E 1183. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/26. Dessin 1994 (Z. P.).
120 SALONA I
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 23,5 cm ; hauteur du chapiteau 16 cm ; lit d'attente environ 13 χ 13 cm ;
diamètre fût 10,5 cm.
Petit chapiteau surmontant un fût de colonnette ronde (conservé sur une hauteur de 7,5 cm). Angles de l'abaque
abattus. Travail assez grossier à la gradine, pierre plus érodée que l'exemplaire suivant. Lit d'attente portant une
mortaise ronde centrale (diamètre 3,5 cm ; profondeur 2,5 cm).
La corbeille est ornée de quatre feuilles d'angle stylisées lisses aux pointes légèrement recourbées au contact de
l'abaque carré, non orné (hauteur 4,5 cm). Entre les feuilles, champ en retrait en forme de V patte en bas, s'arrètant à
2 cm de l'astragale matérialisé par une incision et un tore de 2 cm ; les écoinçons comportent de petits dés carrés
saillants (2 cm de côté).
COMMENTAIRE
Même ensemble que le numéro suivant (VI.d.31 = E 1184).
VI.d.31
Inv. E 1 184. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/26. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 27 cm ; hauteur rest, du chapiteau 16 cm ; diamètre fût 10,5 cm.
Petit chapiteau fragmentaire (abaque arraché) surmontant un fût de colonnette ronde (conservé sur une hauteur
de 14 cm). Travail assez grossier à la gradine. Fond de la mortaise ronde centrale du lit d'attente (diamètre 3 cm ;
profondeur rest. 5,5 cm si on admet un abaque de la même hauteur que sur l'exemplaire précédent).
Corbeille ornée comme ci-dessus de quatre feuilles d'angle stylisées lisses aux pointes légèrement recourbées au
contact de l'abaque carré non orné ici disparu (hauteur restituée 4,5 cm). Entre les feuilles, champ en retrait en forme
de V patte en bas, s'arrètant à 2 cm de l'astragale matérialisé par une incision et un tore de 2 cm ; vestiges de petits dés
carrés saillants dans les écoinçons.
COMMENTAIRE
Même ensemble que le numéro précédent (VI.d.30 = E 1183).
VI.d.32
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Basilique cruciforme.
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FS I, fig. 26 p. 27 (dessin sans mention dans le texte ou dimensions, matériau inconnu).
DESCRIPTION
Petit chapiteau complet à quatre feuilles d'acanthes et abaque lisse, sans astragale, présentant une mortaise
carrée au centre du lit de pose.
ΥΠ. TABLES ET PISCINAE
Dès le début des fouilles de Manastirine, on a trouvé soit dans le "transept", soit remployées dans les
remaniements des tombes saintes (voir infra), soit dispersés aux alentours, dans des murs ou de tas de
pierres sèches, un certain nombre de fragments de marbre ou de pierre à rebord mouluré que Bulié et son
neveu Jelié, qui les ont publiés d'abord, ont toujours appelés "plutei" ou "pectorali", c'est-à-dire qu'ils les
considéraient comme des plaques de chancels ou de fonds d'autel dont l'emplacement était vertical. Dans la
mesure où les inscriptions étaient pour la plupart relatives à des évêques de Salone, elles ont été à l'origine
de la révision des listes épiscopales et des vitae légendaires qui formaient le patrimoine de l'Eglise de
Salone-Split et légitimaient ses prétentions à une origine apostolique. Ces découvertes ont donc déclenché
une immense polémique qu'on mesure mal aujourd'hui. Il a fallu attendre la publication de R. Egger dans les
Forschungen en 1925 pour que ces pierres inscrites entrent plus simplement dans le champ de la recherche
strictement scientifique.
C'est lui1 qui, non pas le premier (Bulió, Jelió, et Zeiller s'étaient déjà posé des questions), mais de façon
globale et rationnelle, a examiné le problème de leur utilisation dans l'église et a conclu logiquement qu'elles
étaient utilisées à plat. Mais où et à quel niveau, à quel état des installations cultuelles correspondent ces
plaques qu'ils faut appeler désormais des tables ? C'est tout le problème que nous avons affronté à notre
tour, avec E. Marin et M. Jeremié, dans le cadre de la révision des fouilles de Manastirine.
Il faut distinguer à Manastirine deux tables de marbre relatives à des martyrs, du même type et que nous
croyons contemporaines malgré des différences d'écriture et d'épaisseur, et des tables de pierre, relatives à
des évêques. Pour les premières, il est maintenant à peu près établi (puisqu'on les avait en partie remployées
sur place) qu'elles couvraient la tombe Ο (appellation d'Egger), attribué à saint Domnio, évêque martyr de
la persécution de Dioclétien, et un cénotaphe voisin où on célébrait le culte des "cinq martyrs" de Salone,
dont Asterius, vénéré aussi et peut-être enterré dans la basilique de Kapljuò. Cet état correspondait à une
première surélévation de la tombe Ο et devait dater de l'état antérieur à la basilique où on avait simplement
abrité les tombes saintes dans un édifice mal caractérisé (IVe s.). Il est probable qu'un troisième cénotaphe
ou réceptacle à reliques existait puisqu'il est attesté dans l'état postérieur. On a recueilli d'ailleurs d'autres
débris de plaques de marbre inscrites qui peuvent venir d'une table : si l'une peut être une rédaction de
déposition analogue à celle de Domnio, l'autre porte une inscription d'une nature différente avec mention
d'un apôtre2. On notera que les deux tables VII.a.1 et VII.a.2 présentent des trous d'évacuation dans le
rebord. On y pratiquait donc des libations (à moins qu'elles soient restées en plein air). Les inscriptions (qui
ne sont pas de même nature), dont l'une paraît placée en large et l'autre en long à proximité d'un côté court,
montrent qu'on ne les lisait pas du même côté et de la même façon (mais on observera que dans l'état
postérieur deux caveaux sont parallèles à l'axe de l'église et un perpendiculaire. Le travail des revers indique
1 Egger, FS II, p. 11-12 (description des tombes postérieures avec plan, coupe, axionométrie de celles-ci), p. 21-22
(description du transept remanié avec dessin d'une des tables, fig. 19) ; plan de la "Notkirche" fig. 22 ; p. 39-52
(études des témoignages archéologiques en rapport avec l'épigraphie pour la chronologie absolue) ; p. 55-58
r(problème des tables et des pratiques cultuelles).
Ibid., n° 155 p. 91 ; n° 158 p. 92 et fig. 56 (phot.), cf. Duval, Mensae funéraires, nos 3 p. 208 et 7 p. 219-211.
122 SALONA I
que ces tables reposaient sans doute sur une maçonnerie pleine. Les plaques avaient été brisées assez tôt
puisqu'on a réutilisé leurs débris en partie soit dans la maçonnerie, soit comme fond (pour la table des cinq
martyrs) de caveaux construits sur les tombes proprement dites et qu'Egger a appelés I, II et III. D'après la
table des cinq martyrs servant de seuil à l'un d'entre eux (au-dessus de la tombe 0) et les deux seuils en
pierre conservés dans l'état postérieur, ces caveaux étaient alors pourvus de petites portes vers l'Ouest, trop
petites pour des cercueils, mais qui permettaient de placer et de sortir (en vue de processions ?) des
reliquaires ou des chasses de dimensions modestes. D'après le niveau respectif du sol et des seuils, ces
caveaux faisaient saillie dans le "transept".
Le dernier état (celui attribué à la "Notkirche" d'Egger) a consisté à surélever les caveaux (qui faisaient
donc toujours saillie), en relevant les seuils de la hauteur correspondante (on observe bien le remplissage) et
en inversant l'accès du principal (au-dessus de la tombe 0) placé désormais à l'Est.
Les tables de pierre, plus épaisses, à la mouluration sommaire, ne sont pas de même nature : l'inscription
est sur le rebord et non sur le fond. Il est difficile de dire si c'est une côté court ou long, percé aussi parfois
de trous mais plutôt destinés à attacher quelque chose (guirlande, linge à sanctifier ?), comme sur certains
cippes païens, qu'à l'évacuation. Le revers présente aussi un rebord en léger relief. Deux des tables
présentent des mortaises carrées faites après coup, de la dimension d'une colonnette d'autel.
Pour la depositio concernant l'évêque Gaianus, que Bulié place vers 381-391 et dont le sarcophage a été
trouvé au centre du "transept", on en déduira qu'à un moment donné on a signalé au moins un sarcophage
qui avait sans doute été visible, en plaçant au-dessus une mensa après l'avoir recouvert : aménagement
facilitant la vénération des fidèles, mais encore bien modeste. Les autres tables mentionnent la translation
d'un évêque dont le nom a disparu, qui n'était donc pas enterré primitivement là, la depositio de l'évêque
Sympherius qui se situe vers 400, et celle flHesychius son neveu et successeur, qui est attesté en 418 et
semble avoir occupé le siège entre 406 et 428. S'y ajoute une table avec la mention du natalis du martyr
Septimius, sans doute victime comme Domnio de la persécution de Dioclétien.
En dehors de la superposition probable de la tombe de Gaianus et de sa mensa, on n'a aucun indice de
l'emplacement de ces mensae de pierre à Manastirine, mais il existait dans le transept plusieurs sarcophages
au niveau (assez profond) et dans le voisinage de celui de Gaianus, qui peuvent avoir reçu les dépouilles des
évêques mentionnés. Logiquement, ces mensae devaient avoir été en usage en même temps que les mensae
en marbre, c'est-à-dire avant la construction de la basilique à trois nefs, dans une sorte de grand mausolée
collectif de forme grosso modo rectangulaire autour duquel se sont édifiées d'autres cellae funéraires,
appelées à tort "chapelles" depuis Bulié. Mais il est impossible de dire si elles étaient placées en saillie ou
non par rapport au sol qui a laissé des traces au voisinage de la tombe O. Egger considérait qu'on s'était
servi de ce niveau de mensae comme sol lors de la construction de l'église, ce qui expliquerait les
encastrements remarqués sur deux d'entre elles qui auraient été jointives et sur lesquelles auraient été scellés
les pieds de l'autel3 . L'hypothèse semble étrange à première vue et il n'est pas impossible, puisque les
plaques de marbre avaient été brisées et remployées lors de la construction de l'église, que les tables en
pierre, plus ou moins endommagées, aient servi seulement de dallage ou de couche de fondation sans tenir
compte de leur emplacement primitif. Il est irritant, comme pour les autres mensae funéraires, de ne pouvoir
reconstituer l'exact dispositif prévu sur les tombes des évêques et celles des martyrs, mais on constatera que
ces aménagements de caractère funéraire traditionnel ont duré fort longtemps, au moins jusqu'au milieu du
Ve s. et on les retrouvera plus tard encore à Marusinac. Il semble qu'on ait adopté pour les martyrs un
dispositif analogue à celui des tombes des évêques, simplement considérés comme confesseurs, mais plus
raffiné (avec des tables en marbre). Mais il devait exister une différence importante dans le degré de
vénération puisque, après la destruction du dispositif d'ensemble, on a continué à matérialiser seulement
l'emplacement des reliques principales {Domnio, les "cinq martyrs, peut-être Venantius qui n'a pas laissé de
témoignage épigraphique indiscutable, ou Septimius, si on doit mettre en rapport le troisième caveau avec la
3 Egger, op. cit., p. 42-45. Il emploie le terme de "Gruftdeckel". Cf. aussi mes observations, Mensae funéraires, p.
217-218.
VII. Tables et piscinae 123
table de pierre portant le natalis du saint). On est frappé de toute façon par l'homogénéité de la typologie
tant pour les tables de marbre que pour celles de pierre (dont la mouluration et la paléographie sont très
voisines). Il semble s'agir dans les deux cas d'installations soit contemporaines, soit programmées pour que
les mêmes formes soient adoptées dans la mise en place des monuments successifs.
La tradition se maintient à Marusinac, à partir de la typologie des tables en pierres de Manastirine. On
ne sait pas où situer dans ce complexe les tombes épiscopales puisqu'aucune des tables n'a été retrouvée
complète et en place et qu'on ne dispose même pas des indices fournis à Manastirine par la tombe 0, les
débris remployés dans des remaniements et le sarcophage de Gaianus. D'après la dispersion des fragments
et l'existence d'autres tombes insignes, on optera volontiers pour l'église nord. A Marusinac, nous avons
quatre tables très voisines pour la qualité du marbre, les dimensions (en épaisseur puisqu'on ignore les
autres), la disposition des inscriptions et les formulaires. Seules diffèrent les moulurations des tranches et
quelques détails de paléographie (surtout la forme des signes de séparation). On est frappé encore plus
qu'ailleurs par la ressemblance avec des tables de salle à manger ou des tables d'autel et, sans doute, ces
pièces ont-elles été importées effectivement dans ce but. Pour la chronologie, il est évident que la série de
Marusinac suit celle de Manastirine : le nom de lustinus peut faire problème, mais moins celui d'Honorius,
que ce soit Honorius I ou II, on entre déjà dans le VIe s. Le formulaire, qui paraît stéréotypé, légèrement
différent, avec l'usage de l'expression sanctae memoriae (correspondant à bonae memoriae pour les fidèles,
surtout fréquent sur les inscriptions tardives à Manastirine). On ne dispose d'aucun indice sur la nature des
tombes et des monuments qui les recouvraient et sur l'usage des tables. Une seule présente un trou dans le
bord destiné à installer ou attacher quelque chose et non à évacuer (comme l'une de celle de Manastirine).
mais le conservatisme de cette forme de mensa funéraire jusqu'au début du VIe s. frappe l'observateur.
N. D.
124 SALONA I
Vn.a.l
Inv. A 567a-h. Exposé au lapidaire.
PROVENANCE
Manastirine, "transept" de l'église ; fragments trouvés en 1874 en partie en remploi (voir le résumé de l'état
de la question par Duval, Mensae funéraires, p. 206). Couvercle supposé de la tombe O.
BIBLIOGRAPHIE
Glavinié, MZK N.F. 1, 1875, p. XLIX n° 33 ; Jelic, BD 15, 1892, p. 173-174 = Eph. Sal., p. 28, pi. V, 9
(fragment inscrit seulement) ; Bulié, BD 21, 1898, p. 105 et fig. 4 ; id., BD 23, 1900, p. 280-281 et fig. 2 (tous les
fragments) ; J. Bervaldi, BD 30, 1907, supplément p. 29-54 ; CIL III, 9575, 12870b et p. 2328, 126 ; Bulié-
Bervaldi, Kronotaksa, pi. VII et IX, 1 ; Egger, FS II, n° 81 p. 75-76 et fig. 44 (phot.) ; ILC 1083 ; Sa§el, ILJug, n°
2359 ; Duval, Mensae funéraires, p. 205-206 (avec bibliographie d'ensemble) et pi. XXX, 1 et 3.
Phot, anciennes très souvent publiées. Dessin 1984 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc fin à veines grises (Proconnèse).
Dimensions : a (= fragment du fond) 27 χ 11,8 cm max. cons. ; épaisseur 7 cm au bord, 3,6 cm au fond.
Sept fragments de bordure moulurée, dont un angle, et un fragment de fond brisé de tous côtés, d'une table
rectangulaire. Surface et tranche polies ; revers moins lisse. Tranche latérale à trois bandeaux convexes superposés
dessiné par deux gorges. Dans l'angle conservé, un trou d'évacuation oblique aboutissant dans la tranche (diamètre
10 mm environ). La bordure moulurée a la composition suivante : plate-bande périphérique, bandeau oblique en
retrait, cavet prononcé, ressaut arrondi limitant le champ central inscrit. Au revers, un léger rebord en saillie (1 cm
de large) sur le fond simplement dégagé permettait à la plaque de ne reposer que par ses bords plus épais ou de
s'encastrer sur un massif plein.
Deux lignes de lettres hautes de 5 cm sont partiellement conservées. Les mots sont séparés par des hederae.
On lit encore [...] Domn[(io.. .)...]/ [...(di)]e III id[...]. Pour le commentaire de l'inscription, se reporter au Corpus
des inscriptions chrétiennes de Salone, et, en attendant, à Bulió-Bervaldi, Kronotaksa, p. 8-15, pi. VIII (partie
inscrite) et IX/1 (ensemble) ; Delehaye, Hagiographie, AB 18, 1899, p. 399-404, fig. 4 ; id., AB 23, 1900, p. 280-
281, fig. 2 ; Duval, loc. cit.
COMMENTAIRE
Mensa funéraire de saint Domnio. Même type de tranche et de profil sur la mensa n° VII.a.2 ci-dessous.
VII.a.2
Inv. 143 Β a-f + A 641. Fragments inscrits 143 Β exposés dans le lapidaire ; A 641 autrefois dans une vitrine du
Musée, actuellement en réserve, sera réuni à la table exposée.
PROVENANCE
Manastirine, "transept", en partie réutilisé comme fond du caveau I (premier état), en partie dans la
maçonnerie des caveaux, en partie dans les déblais (voir Duval, Mensae funéraires, p. 209 et surtout Duval-Marin,
Cinq martyrs).
BIBLIOGRAPHIE
Jelió, Eph. Sal, p. 28-29 n° 2 ; id., BD 21, 1898, p. 94 n. 2 et pi. XXX/5 ; CIL III, 8874, 12835, 12839 ; ILC
2028 adn ; Bulic-Bervaldi, Kronotaksa, pi. X et XII, 1 ; Egger, FS II, n° 156a p. 91 ; Sasel, ILJug, n° 2435 et
2564 ; Duval, Mensae funéraires, pi. XXX/4-5 (avec bibliographie d'ensemble) 143 Β, ρ 208-209 et A 641, p. 213 ;
rapprochement suggéré par Jelic, BD 21, et confirmé dernièrement par Duval-Marin, Cinq martyrs.
Phot, anciennes avec ou sans le raccord souvent publiées ; N. D. 1983 n° 5/2. Dessin 1984 (Br. P.) et détail
M.-P. F.-M. (1990).
VII. Tables et piscinae 125
DESCRIPTION
Marbre blanc fin à veines grises (Proconnèse).
Dimensions : largeur max. conservée 79 cm ; restituée 85 cm environ ; longueur totale restituée 2 m à
2,60 m. Fragment majeur (a) 126 χ 79 cm ; épaisseur au bord 9,8 cm ; au fond 5,8 cm.
Sept fragments jointifs d'une table rectangulaire inscrite sur le fond : cinq fragments de bordure moulurée
dont un angle de gauche (par rapport à l'inscription, un grand fragment de rebord et de fond avec un angle de droite
(a) et un morceau de fond seulement, brisé de tous côtés mais jointif avec le précédent (A 641). Le fragment (a) a
été remployé comme seuil du caveau au-dessus de la tombe Ο (il a été retaillé à droite : le rebord a été entaillé pour
recevoir les montants d'une petite porte large de 36 cm, et deux longues rainures en pente ont été creusées pour
permettre l'insertion des crapaudines avec les gonds avant scellement). Surface et tranche polies ; revers dégrossi
avec rebord en légère saillie (1 cm ; largeur 4 cm). Tranche latérale à trois bandeaux convexes superposés dessiné
par deux gorges. La bordure moulurée a la composition suivante : plate-bande périphérique, bandeau oblique en
retrait, cavet prononcé, ressaut arrondi limitant le champ central inscrit. A droite de l'angle gauche conservé, un
trou d'évacuation oblique aboutissait dans la tranche (diamètre 1 cm environ).
Inscription gravée sur trois lignes en lettres hautes de 3 cm en moyenne, occupant le centre du premier tiers
gauche du fond de la table. On peut lire : [Antjiochianufs / Gaiajnus Telius / [Pauliniajnus Astefrjius. Pour la
notice épigraphique détaillée, se reporter au Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone. La surface porte divers
graffites : une rosace et une longue inscription en cursives disposée en sens inverse, incisée très faiblement et très
usée (n'a pu être déchiffrée).
COMMENTAIRE
Mensa des martyrs salonitains, attestés notamment par la mosaïque de Saint- Venance à Rome, Antiochianus,
Gaianus (?), Telius, Paulinianus (?) et Asterius (correspondant à un dépôt de reliques, ou servant seulement à la
commémoration ?). Voir à ce sujet Saxer, Saints de Salone et Duval-Marin, Cinq martyrs. Même type de tranche et
de profil sur la mensa n° Vll.a. 1 ci-dessus : doit correspondre à un monument similaire à celui de saint Domnio et
contemporain.
VII.a.3
Inv. A 517 + 337 Β + A 78. Exposé au lapidaire.
PROVENANCE
Manastirine, "transept" probablement (A 78 avant 1875, A 517 en 1885). 337 Β découvert en 1901 dans un
mur en pierres sèches dans les environs. Ensemble complété au ciment.
BIBLIOGRAPHIE
Glavinié.MZKN.F. 1, 1875, p. XLIX n° 38 (A 78) ; Bulié, BD 8, 1885, p. 114 n° 402 (A 517) ; id., BD 24,
1901, p. 193 (A 78 + Β 337) ; CIL III, 9544, 13134 ; ILC 2027 ; Bulié-Bervaldi, Kronotaksa, pi. IX, 2 ; Egger, FS
II, n° 154, p. 91 ; Sasel, ILJug, n° 2632 ; Duval, Mensae funéraires, p. 207 (avec bibliographie d'ensemble) et pi.
XXXI, 1.
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/2. Dessin 1984 (Br. P.)
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur ou largeur restituée d'après l'inscription par Egger 1,20 m (reconstituée au ciment
1,07 m) ; épaisseur au bord 11 cm.
Trois fragments dont deux d'angle du rebord d'un plateau rectangulaire. Surface polie. Rebord large de
10 cm avec mouluration sommaire autour du plateau. La bordure moulurée a la composition suivante : plate-bande
périphérique inscrite, bandeau oblique en retrait, cavet prononcé, ressaut arrondi limitant le champ central. Revers
piqueté au centre avec une plate-bande en relief dressée à la gradine sur le pourtour. Sur le dessus, à l'un des angles,
a été creusée une mortaise d'encastrement (d'un support) carrée de 9 cm de côté.
Inscription d'une ligne courant sur la plate-bande périphérique de la bordure d'un des côtés de la table, en
lettres hautes de 4 à 4,5 cm. On peut restituer : Deposi[ti] o s(an)c(t)i Gaiafni episcopi die...]. Pour la notice
épigraphique détaillée, se reporter au Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
COMMENTAIRE
Mensa funéraire de l'évêque Gaianus. Le sarcophage de ce même évêque (ne portant pas de date de
déposition) a été trouvé au centre du transept. On suppose qu'un monument avec la mensa l'a recouvert à un
126 SALONA I
moment donné (voir supra, introduction). Sur cet évêque situé par Bulié entre 381 et 391, cf. Bulié-Bervaldi,
Kronotaksa, p. 26-27 ; Delehaye, Hagiographie, AB 23, 1904, p. 7-8 ; Zeiller, Dalmatie, p. 100-102.
VII.a.4
Inv. 206 Β + 12 Β + 662 Β. Exposés dans un montage complété au ciment dans le lapidaire.
PROVENANCE
Manastirine. Fragments trouvés en 1883 (12 B, à l'Est de l'abside), 1891-1892 (206 Β au Sud du transept),
1907 (662 Β remployé dans une maison, à 150 m du site).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 7, 1884, p. 20 n° 14 (12 B) ; id., BD 15, 1892, p. 7 (206 B) ; les trois ensembles, id., BD 30, 1907,
p. 35 ; CIL III, 9550 (12 B), 13153 (256 B) ; JLC 1085 ; Bulié-Bervaldi, Kronotaksa, pi. XV ; Egger, FS II, n° 161
p. 93 et fig. 57 ; Sa§el, ILJug, n° 2440 ; Duval, Mensae funéraires, p. 211 (avec bibliographie d'ensemble) et pi.
XXXI, 2.
Phot. Ν. D. 1984 n° 3/8. Dessin 1984 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur totale 1,18 m ; largeur max. conservée 85 cm ; épaisseur 10,5 cm au bord ; 9 cm au
fond.
Trois fragments jointifs du bord mouluré inscrit et du fond d'une table rectangulaire à tranche rectiligne.
Surface supérieure et tranche dressées à la gradine. La bordure moulurée large de 9 cm a la composition déjà
décrite (plate-bande périphérique inscrite large de 5,5 cm, bandeau oblique en retrait, cavet très marqué et ressaut
en saillie limitant le champ central). Une mortaise a été creusée après coup dans la moulure du fragment central
(9,5 χ 8,5 cm ; profondeur 2 cm). Le revers, actuellement non visible, était légèrement en retrait et piqueté au
centre d'après les clichés anciens, et dressé à la pointe au bord.
Inscription d'une ligne courant sur la plate-bande périphérique de la bordure d'un des côtés de la table, en
lettres hautes de 5 cm. On peut lire : Deposi t(io) s(an)c(t)i Symferii episcfopi die ... kjal(endas) Ianuarias. Pour la
notice épigraphique détaillée, se reporter au Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
COMMENTAIRE
Mensa funéraire de l'évêque Sympherius, que Bulió place entre 391 et 405 (Bulió-Bervaldi, Kronotaksa, p.
28-29). Voir sur l'emplacement possible de l'autel de la basilique à cause de l'encastrement, Egger, FS II, p. 42.
Vn.a.5
Inv. 255 B + 535 A. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine, 255 B trouvé au sud de l'église en 1896, A 535 en 1883 à l'intérieur de celle-ci.
BIBLIOGRAPHIE
A 535 seul : Glavinié, BD 6, 1883, p. 113.- 255 B et A 535 réunis : Bulié, BD 20, 1897, p. 95-96 ; CIL III,
9549 et p. 2328, 126 ; ILC 1086 ; Egger, FS II, p. 94 et fig. 58 (phot.) ; Sasel, ILJug, n° 2448 ; Duval, Mensae
funéraires, p. 212 (avec bibliographie d'ensemble), fig. 14 p. 212 et pi. XXXI, 1-3.
Phot, ancienne souvent publiée ; N. D. 1983 n° 5/1. Dessin 1983 (Y. J.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 96 cm χ 35 cm ; épaisseur 1 1 cm au bord ; 9 cm au fond.
Deux fragments jointifs du bord mouluré inscrit et du fond d'une table rectangulaire à tranche rectiligne.
Surface et tranche dressées à la gradine, revers à la pointe. La bordure moulurée large de 9 cm a la composition
VII. Tables et piscinae 127
déjà décrite (plate-bande périphérique inscrite large de 6 cm, bandeau oblique en retrait, petit cavet oblique, et
bandeau plat en saillie limitant le champ central). Revers dégrossi à la pointe.
Inscription d'une ligne courant sur la plate-bande périphérique de la bordure d'un des côtés de la table, en
lettres hautes de 5 à 5,5 cm ; abréviations marquées par des points triangulaires. On restitue : Depositfio) s(an)c(t)i
Esychi episc(opi) die XIII ka[l(endas) ...]. Pour la notice épigraphique détaillée, se reporter au Corpus des
inscriptions chrétiennes de Salone.
COMMENTAIRE
Mensa funéraire de l'évêque Hesychius III (vers 418).
Vn.a.6
Inv. A 1764 + 286 Β + A 2255. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine, environs de la basilique, fragments découverts en 1875 (A 1764), en 1885 dans un mur
moderne au Sud de l'église (B 286) et en 1886 à l'Est de l'abside (A 2255). En réserve au Musée.
BIBLIOGRAPHIE
Bulic, BD 15, 1892, p. 53, n° 37 ; id., BD 21, 1898, p. 32 et 108, fig. 6 (A 1764 + Β 286) ; id., BD 23, 1900,
p. 289 (A 1764) ; CIL III, 14899 ; Bulié-Bervaldi, Kronotaksa, pi. XII, 2 ; les trois : Bulic, BD 23, 1900, p. 288-
289 et fig. 6-7 ; Egger, FS II, p. 91, n° 156 ; §a§el, ILJug, n° 2434 ; Duval, Mensae funéraires, p. 208 (avec
bibliographie d'ensemble).
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/3. Dessin 1984 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 48 χ 12 cm max. cons. ; épaisseur au bord 10 cm.
Trois fragments dont deux sont jointifs de la bordure moulurée du type déjà décrit (plate-bande périphérique
inscrite, bandeau oblique en retrait, cavet prononcé, ressaut arrondi limitant le champ central), large de 10 cm,
d'une table rectangulaire inscrite. Face supérieure polie. Tranche dressée à la gradine. Revers simplement dégrossi
au centre et dressé à la gradine fine vers les bords. Trou oblique dans le fragment de gauche, voir dessin.
Inscription d'une ligne courant sur la plate-bande périphérique de la bordure d'un des côtés de la table, en
lettres hautes de 4 cm. On peut lire : Trans[latio ...Js episc(opi) ou Transfia tus ...Js episc(opus) die XVI...
fkalfendas) ...]. Pour la notice épigraphique détaillée, se reporter au Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
COMMENTAIRE
Mensa qui était placée au-dessus de la sépulture d'un évêque non identifié, après transfert du corps, qui
n'avait donc pas été enterré primitivement à côté de Domnio.
Vn.a.7
Inv. A 693a-b + A 524. Exposés, complétés au ciment, dans le lapidaire.
PROVENANCE
Manastirine, mais provenance précise incertaine.
BIBLIOGRAPHIE
Glavinié, MZK N.F. 4, 1878, p. LXXXII n° 35 et 39 ; Bulic, BD 8, 1886, p. 115, n° 406 ; Jelié, BD 15,
1892, p. 173 (pour le rassemblement des trois fragments) ; CIL III, 9545 + 9650, 12864 ; 1LC 2116 ; Egger, FS II,
p. 92, n° 157 ; Sasel, ILJug n° 2346 ; Duval, Mensae funéraires, p. 209-210 (avec bibliographie d'ensemble) et pi.
XXXI, 4-5.
Phot. Ν. D. 1984 n° 5/21. Dessin 1984 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
128 SALONA I
Vn.a.8
Inv. 336Ba-e + 33C a-d. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, abside de l'église sud, trouvé en 1897 remployé dans le pavement.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 20, 1897, p. 127 ; CIL III, 14895 ; ILC 1087 ; Bulié-Bervaldi, Kronotaksa, pi. XVI, 2) ; Dyggve-
Egger, FS III, p. 46 H2 (description) et pi. VIII, inscription n° 26 p. 154 ; Duval, Mensae funéraires, p. 220 (avec
bibliographie d'ensemble), fig. 17, pi. XXXII, 1-2.
Phot, ancienne souvent publiée ; N. D. 1984 n° 3/15. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc fin.
Dimensions : longueur conservée 62 cm ; largeur conservée 19 cm ; épaisseur au bord 6,5-6,7 cm ; au fond
4 cm. Pour la partie inscrite, longueur restituée 90 cm (Dyggve), 1 m (Egger). Dyggve restitue une table de 1,80 m
χ 90 cm. Dimensions max. 33 C a-b : 32,5 χ 12,5 cm ; 33 C c : 26 χ 24 cm ; 33 C d : 18 χ 33,5 cm.
Cinq fragments jointifs dont un angle, représentant la moitié droite du côté d'une table rectangulaire à rebord
mouluré et tranche droite. Quatre fragments dont deux jointifs de bordure. Surfaces polies et revers lisse avec traces
de mortier, sans doute résultant de dépôt de calcaire. La bordure moulurée a la composition suivante : plate-bande
périphérique inscrite (large de 4,5 cm), bandeau oblique en retrait, cavet adouci, et ressaut limitant le champ
central.
Inscription d'une ligne courant sur la plate-bande périphérique de la bordure d'un des côtés de la table, en
lettres hautes de 3 cm. Lecture proposée par Delehaye après maintes hésitations de Bulié et retenue par Egger :
[Dep(ositio) sa]nc(tae) m(emoriae) Iustini ep(iscopi) die H nfojnfas) Septembres) . Pour la notice épigraphique
détaillée, se reporter au Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
COMMENTAIRE
Mensa funéraire de Iustinus. la paléographie paraît assez tardive (Ve- VIe s.), mais le seul Iustinus figurant
dans les listes est soit situé au IIIe s. soit avant Glycerius (Bulié-Bervaldi, Kronotaksa, app. B-C, p. 98-99).
Finalement Bulió {ibid., p. 35-37, cf. tableau p. 68) a situé cet évêque effectivement avant Glycerius dans la
seconde moitié du Ve s. (vers 460-vers 473).
Vn.a.9
Inv. EA 249a-g + 33 C e + E 1238. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. E 1238 réinventorié en 1993 (P. C).
VII. Tables Qt piscinae 129
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 46 HI (description) et pi. Vili (relevé), inscription n° 26a p. 154 ; Sasel, ILJug n°
2433 ; Duval, Mensae funéraires, pi. XXXII, 4-5, p. 218-219 (avec bibliographie d'ensemble) et fig. 16 (dessin
Dyggve). E 1238 inédit.
Phot. Ν. D. 1986 n° 5/3 (EA 249a-g), P. C. 1992 n° 1/33-34 (E 1238). Dessin Dyggve et 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc à patine jaune.
Dimensions : angle gauche (a) 60 χ 25 cm ; E 1238 : 38 χ 40 cm ; épaisseur au bord 10 cm ; au fond 4,8 cm.
Dimensions restituées par Dyggve 200 χ 60 cm. La disposition retenue par Br. Pender n'est pas la même que celle
de Dyggve.
Sept fragments dont deux jointifs (33 C k) de bord et de fond d'une table rectangulaire. Revers lisse avec
mortier provenant d'un remploi ou de dépôts de calcaire ; surfaces polies. Tranche moulurée avec un tore profond
encadré par deux petites gorges peu marquées ; lunules gravées aux angles après la terminaison verticale du tore.
La bordure moulurée a la composition suivante : plate-bande périphérique inscrite large de 8,5 cm, petit bandeau
oblique en retrait, cavet prononcé, ressaut oblique limitant le champ central. Près de l'angle (au-dessus du L de
KAL, trou de fixation oblique traversant la moulure vers l'intérieur de la table, de 1,2 cm de diamètre.
Inscription d'une ligne courant sur la plate-bande périphérique de la bordure d'un des côtés de la table, en
lettres hautes de 8 cm ; séparation en crossettes. On peut lire : [Dep(ositio) s]anc(tae) mfemoriae ...e]pisc(opi) die
II kal(endas) Augustas. Pour la notice épigraphique détaillée, se reporter au Corpus des inscriptions chrétiennes de
Salone.
COMMENTAIRE
Mensa funéraire d'un évêque non identifié, avec la même formule que dans le cas précédent et une écriture
comparable.
VTI.a.10
Inv. 24 C a-1 + A 5535 + EA 252a + E 846 + E 1250 + E 1260. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, église nord près du chevet ; fragment (a) avec HONO découvert en 1897 dans la pièce VI ; A
5535 trouvé en 1935 dans l'abside (réinventorié en 1989, N. D.) ; les deux fragments de l'angle (j-k, 1991) et le
troisième en partant de la gauche (1, 1993) sont issus des fouilles de E. Marin dans la nef nord. Inventoriés en 1994
(P. C).
BIBLIOGRAPHIE
24 C a : Bulié, BD 20, 1897, p. 69.- 24 C a-i : Dyggve-Egger, FS III, H4, inscription n° 26b p. 154 ; SaSel,
ILJug n° 2701 ; Duval, Mensae funéraires, p. 221-222 (avec bibliographie d'ensemble).- A 5535 : Dyggye-Egger,
FS III, p. 46 H4 (description) et pi. VIII, inscription n° 17a p. 152 ; Duval, op. cit., p. 221 (avec bibliographie
d'ensemble), fig. 18 et pi. XXXIII/3.- 24 C j-k : E. Marin, Nouvelles recherches sur Marusinac à Salone, Actes XII
CIAC Bonn 1991, avec fig., sous presse. Le regroupement a été effectué en 1994 par P. C. et Br. P.
Phot. Ν. D. 1983 (A 5335 seul), 1987 n° 15/61 (E 846) ; P. C. 1994 n° 1/8-10 (E 1260 + E 1250), 1/14-15
(24 C j-k, b, et 1). Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : les 4 fragments jointifs de l'angle gauche mesurent 26 χ 23,5 cm ; épaisseur au bord 5,3 cm en
moyenne, au fond 1,7 cm. A 5535 (extrémité droite) 11 χ 6 cm. ; l'angle gauche opposé (du côté non inscrit) formé
de E 846 + E 1250 + E 1260 mesure 38 χ 32 cm. Epaisseur au bord 4,5 cm ; au fond 2 cm. Largeur du rebord 7,2-
7,5 cm.
Dix-huit fragments (dix identifiés autrefois par Dyggve), dont deux foix quatre jointifs de l'angle gauche
d'un des côtés et d'un angle de côté anépigraphe, du rebord et du fond d'une table rectangulaire à bordure moulurée
et tranche légèrement concave. Surfaces soigneusement polies, revers moins lisse. Traces importantes de mortier au
revers et sur la tranche pour les fragments trouvés en 1991 et 1993 ainsi que sur E A 252a et E 846, dépôts de
calcaire ou remploi. La bordure moulurée se compose d'une plate-bande périphérique inscrite (large de 5 cm), d'un
bandeau oblique en retrait, d'un cavet marqué lié au bandeau légèrement oblique en saillie limitant le champ
central.
130 SALONA I
Inscription d'une ligne courant sur la plate-bande périphérique de la bordure d'un des côtés de la table, en
lettres hautes de 3,5 à 3,8 cm, précédée par une croix latine pattée gravée ; séparations et abréviations en petites
hederae. On peut lire : + Deposi tio s(an)c(t)i Honofhi episc(opi) die ... kajl(endas) Mar (tas). Pour la notice
épigraphique détaillée, se reporter au Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
COMMENTAIRE
Mensa funéraire d'un évêque Honorius. On remarquera qu'Egger datait un des fragments au IVe s. (A
5535) à cause des hederae et attribuait l'autre (24 C a) à Honorius II à la fin du Ve s. ou au début du VIe s. On voit
le danger des jugements portés sur la paléographie. Il est vraisemblable, pour ne pas atteindre le milieu du VIe s.,
qu'il s'agit d'Honorius I que Bulié place vers 481-vers 505 (Bulió-Bervaldi, Kronotaksa, p. 39-41).
VII.a.11
Inv. E 1249a-b + E 1252a-b + E 1256a + E 1257 + E 1258. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, église nord vers le chevet (fouilles E. Marin, 1991-1993). Inventoriés en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit.
Phot. P. C. 1994 n° 1/1-2 (E 1249), 1/5-6 (E 1252a-b), 1/7-8 (E 1256a, E1257-1258). Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions conservées : épaisseur au bord 4,9-5,5 cm ; au fond 1,2 cm.
E1249a-b: 17,5 χ 11 cm.
E 1252a : 12,2 χ 9,5 cm
E 1252b : 8,5 χ 9, cm
E 1256a : 26 χ 9,3 cm
E 1257 : 26,5 χ 10 cm
E 1258 : 15,5 χ 9,5 cm
Sept fragments dont deux jointifs du rebord d'une table rectangulaire à bordure moulurée et tranche concave.
Surfaces soigneusement polies, revers moins lisse. Concrétions importantes. La bordure moulurée se compose d'une
plate-bande périphérique inscrite (large de 5,2 cm), d'un bandeau oblique en retrait, d'un cavet marqué avant le
bandeau bordant le plateau. Deux encoches obliques larges de 1 cm et distantes de 4 cm ont été creusées dans la
moulure vers l'intérieur de la table sur le fragment inscrit de droite.
Inscription d'une ligne courant sur la plate-bande périphérique de la bordure d'un des côtés de la table, en
lettres hautes de 3,8 cm ; abréviations marquées par de petits signes ondulés. On a la formule classique sanc(tae)
m(emoriae) E[...] probablement précédée de Deposi tio et normalement suivie de l'initiale du défunt : E.
COMMENTAIRE
Cette mensa est très proche de la précédente par la graphie et le profil. En dehors d'Esychius (Hesychius), il
n'existe pas pour cette période d'évêque dont le nom commence par un E. Or nous possédons déjà à Manastirine la
table funéraire d'un évêque Hesychius (n° VII.a.5), associée à celle de Sympherius, ce qui nous assure qu'il s'agissait
des évêques de la fin du IVe s. et du début du Ve s. Cependant, les listes épiscopales (Bulic-Bervaldi, Kronotaksa, p.
97-102) doublent ou triplent le nom d'Esychius. Il faudrait admettre que cette mention n'est pas totalement infondée
et qu'un autre Esychius a occupé le siège avant ou après Honorius I, pour rester dans le même laps de temps. Pour
la notice épigraphique détaillée, se reporter au Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
VII. Tables et piscinae 13 1
Vn.b.l
Inv. E 13 14. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriée en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit ? - Phot. Ν. D. 1990 n° 2/25. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc fin
Dimensions : 1 1 χ 16 cm max. cons. ; épaisseur 4 cm au bord, 2,5 cm au fond.
Fragment de bord et de fond d'une table d'autel à échancrure semi-circulaire (morceau bordant celle-ci).
Surface polie, revers épannelé.
COMMENTAIRE
On connaît en Hongrie une série, étudiée par Madame E. Thomas (Pannonische Reliquienaltäre, A V 29,
1978, p. 573-588), de tables d'autel comportant une échancrure sur le devant, couvrant sans doute un coffre avec un
reliquaire dans le coffre et une fenestella en façade. Cette forme rappellerait les autels de l'Adriatique avec une base
plus étroite que le plateau et une ouverture sur le devant (cf. par ex. Deichmann, Ravenna I, fig. 107-1 18).
VH.c-d. Piscinae et tables rondes inscrites ou anepigraphes
On sait depuis longtemps que Salone a fourni des inscriptions funéraires sur un support rond qu'un petit
nombre de textes nomment piscina, mais il existe au moins deux cas où le nom ne semble pas en rapport
avec la nature du support. L'un va être publié ici par E. Marin pour la première fois (voir infra).
Jusqu'à cette découverte récente, jamais le mot et le support n'avaient pu être mis en rapport avec un
monument funéraire intact à Salone, bien qu'un secteur de nécropole, dans le "quatrième cimetière" (au Sud
de la ville), en ait fourni une vingtaine pour la plupart non inscrites, qui étaient en place au moment de la
découverte (mais Bulié n'avait pu recueillir que les pierres).
On remarquera d'abord que l'usage de graver une épitaphe ou un texte à la mémoire des martyrs ou des
saints sur une table placée sur une tombe ou un dépôt de reliques n'est pas propre à Salone. Il est
extrêmement fréquent en Afrique dans certaines régions où il semble issu de l'usage du banquet funéraire.
On trouve des inscriptions sur des tables de pierre rectangulaires ou semi-circulaires, ou sur des panneaux
mosaïques qui en tenaient lieu au milieu d'un triclinium ou d'un stibadium funéraire. Certaines de ces tables
à rebord sont pourvues d'une rigole d'écoulement que nous allons retrouver à Salone et évoquent donc des
rites de libation qui sont attestés à l'époque chrétienne1 . Une seule épitaphe, à ma connaissance, est gravée
en contexte funéraire sur un plat en marbre (au Musée de Lemta) du type qui est employé plusieurs fois à
Salone et ailleurs. A Sirmium (Sremska Mitrovica), nous avons eu l'occasion de signaler aussi cet usage qui
semble assez répandu, et le support est souvent le même plat de marbre qui a été produit en grande série,
sans doute dans des carrières orientales2 . On le retrouve en Egypte et j'ai signalé des analogies à Aquilée et
Grado et ailleurs en Italie3. Au demeurant, la présence de triclinia fìinéraires dans des nécropoles et des
catacombes est désormais un phénomène bien connu, et seul l'emplacement des inscriptions, qui peuvent
être indépendantes de la table ou absentes, modifient l'aspect et la nature de ces installations4. On rappellera
enfin la présence dans les catacombes romaines de ce qu'on appelle des mensae, c'est-à-dire des piles de
maçonnerie ou de tuf supportant des plats de marbre ou de terre cuite à hauteur d'homme, mais qui sont
placées dans un angle ou contre un mur et ne peuvent donc servir vraiment de tables à des convives disposés
autour. On a beaucoup polémiqué autour de ces installations sans en déterminer l'usage exact, mais il s'agit
probablement de plats où l'on pouvait disposer des offrandes alimentaires5. Beaucoup de ces mensae des
catacombes sont des plats en marbre du type habituel que nous retrouvons à Salone.
Revenons aux piscinae de Salone. Avant d'aborder l'interprétation, il convient d'établir une typologie qui
vaut aussi bien pour les exemplaires inscrits que non inscrits. On distinguera avec N. Cambi :
1°) des plats ronds en marbre. Seuls ceux qui sont inscrits peuvent être retenus (n° VII.c.l).
2°) des imitations en calcaire de plats de marbre (deux sont inscrits, tous deux pourvus d'une rigole
d'évacuation ; un est décoré d'un chrisme ; un, mutilé au bord, paraît n'avoir ni décor ni rigole).
1 On se référera pour plus de commodité à P. -A. Février, Le culte des morts dans les communautés chrétiennes
durant le III' s., Actes du IX* CIAC, Rome, 1975, t. I, p. 21 1-274. Cf. id., Deux inscriptions chrétiennes de Tébessa
et d'Hr Touta, RAC 42, 1966, p. 177-184, surtout p. 183 ; id., Le culte des martyrs en Afrique et ses plus anciens
monuments, Corsi Rav., 1970, p. 322 ; N. Duval, Recherches à Haïdra, II. La basilique I dite de Melleus, Paris,
1981, p. 187-189 et surtout fig. 191-192. E. Dyggve avait déjà traité le problème à propos de Salone : Probleme der
5432altchristlichen
Duval,P. Mensae
Voir Piscinae
-A. Février,
Kultbaus,
funéraires,
et mensae
op. cit.
Zeitschrift
funéraires
p. 190-198.
Pour lafür
typologie
Kirchengeschichte
de Sahne
première,
à Aquilée,
voir
59,AAAd
Chalkia,
1940,26,p.Mense.
103-113.
1983 (1985), p. 437-462.
VII. Tables et piscinae 133
3°) des plats creusés dans une pierre quadrangulaire, parfois décorée de motifs aux angles (un,
mutilé, est inscrit ; un est décoré d'un chrisme au centre et pourvu d'une rigole ; un ne comporte qu'une
rigole). Ce type est connu ailleurs6 .
4°) des cuvettes sans mouluration creusées dans un bloc quadrangulaire, inscrites au fond (une est
pourvue d'une rigole d'évacuation).
Les autres pierres appartiennent à différentes catégories.
Jusqu'à présent toutes les pierres de Salone pouvant être considérées comme des piscinae ou portant le
mot, avaient une forme de plat ou de cuvette plus ou moins profonde et beaucoup témoignaient d'une
circulation de liquide. Il en était de même des pierres de Zadar et de Vrnik près de Kordula, qui sont les
seuls témoignage de ce mot en dehors de Salone. Je penchais donc pour le sens de petit bassin, servant sans
doute à des rites de libation. Il est vrai que la première trouvaille d'inscription avec le mot piscina
concernait une inscription à caractère païen et ne mentionnait aucun aménagement particulier (voir infra,
l'appendice d'E. Marin). La publication d'une inscription d'Aquilée de provenance inconnue et mutilée où
G. Cuscito avait restitué après T. Beccari Garbo depositujs in hanc pisfcinamj semblait aussi donner
argument à ceux qui optaient au contraire pour une forme de tombe7 . Mais l'auteur rappelait qu'il prenait le
mot au sens figuré, en le rapprochant de la piscine baptismale (et de fait on pouvait restituer aussi natujs ou
renatujs in hanc pis [inam], en supposant que la tombe était proche du baptistère.
E. Marin (voir appendice) va chercher à prouver que la découverte récente d'une tombe décorée d'une
ascia et couverte d'une dalle simple avec inscription rappelant qu'un parent piscinam fecit pour le défunt
oblige à considérer que le mot piscina désigne bien la forme de la tombe. On remarquera que l'inscription
est cependant encadrée d'un filet en creux qui délimite une tabula. Mais, sans trancher un débat ancien qui a
de nouveau animé une session lors des deuxièmes Disputationes Salonitanae avec la communication de N.
Cambi et la mienne8 , j'attire l'attention sur l'évidence de la persistance à Salone de rites funéraires utilisant
au-dessus des tombes des tables, plats ou bassin peu profonds, rites que nous avons déjà évoqués à propos
des tables inscrites des deux cimetières de Salone.
Ν. D.
6 Chalkia, op. cit., le définit comme le type G (p; 55-58, dis. 3-7) et ne connaît que des exemplaires d'Attique
(description détaillée, catalogue p. 219-220, fig. 45-55) alors que ce type de cuvette, d'origine païenne, existe
partout (elle rappelle avec raison qu'il en existe en métal).
G. Cuscito, Deposi tus in hanc piscinam. Morte e resurrezione nell'antico cristianesimo aquileiese, Aquileia
Nostra
8 Cambi,Al,Piscinae
1971, p. et58-63.
Duval, Mensae funéraires, op. cit.
134 SALONA I
Vn.c.l
Inv. A 4681 a-c. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Nécropole occidentale. Fouilles de V'Hortus Metrodori" (parc. cad. 1434/4) en 1914.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 37, 1914, p. 90 (avec fig.) ; Bulié parle de "specchio ovoide" ; Duval, Mensae funéraires, p. 199-
200 et n. 24 avec fig. 10 (dessin I. P.) et pi. XXVIII/1 (phot.) ; Chalkia, Mense, Jug. 4, p. 210.
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/32. Dessin 1988 (I. P.) et 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 38 χ 18 cm (a + b) ; 14 χ 15 cm (c). Diamètre restitué 95,5 cm. Epaisseur, au bord
inconnue, restituée 4 cm ; au fond 1,6 cm. Diamètre extérieur de l'annelet de pose environ 60 cm.
Table ronde inscrite. Trois fragments de bord et de fond, dont deux se raccordant (brisés en huit mais
recollés). Le revers est travaillé à la gradine en sillons rayonnants. Annelet de pose large de 7 mm pour 3 mm
d'épaisseur. Le fond et les bord sont polis.
En bas : cinq fragments recollés se raccordant (a-b) avec les restes de deux lignes (NDR / moratufr ?]). A
droite, trois fragment jointifs (c) portent NIS/Cons Do. Dimensions des lettres : 2,5 à 3 cm, sauf le Ο final. Pour la
notice épigraphique détaillée, voir le Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
COMMENTAIRE
Plat de marbre inscrit tout à fait analogue à ceux de Sirmium (cf. Duval, op. cit. p. 192-197).
Vn.c.2
Inv. A 748. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, trouvé en 1873.
BIBLIOGRAPHIE
Glavinié, MZK N.F. 1, 1875, p. VII n° 38b décrit à tort comme en calcaire ; Duval, Mensae funéraires, p.
199-200 et n. 21 avec fig. 9 (dessin) et pi. XXVIII/6-7 (phot.) ; Chalkia, Mense, Jug. 6, p. 210.
Phot. N. D. 1983 n° 5/30. Dessin 1983 (I. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : diamètre restitué 98 cm ; épaisseur au fond 1,7 cm.
Fragment de fond de plat circulaire inscrit. Dessus poli, fond travaillé à la gradine en sillons rayonnants,
restes d'un annelet de pose (diamètre restitué 61 cm ?).
Restes de trois lignes d'une inscription en lettres hautes de 2,5 cm : TIS (?) / 1SCO / MECVfMJ (?) / une
lettre mutilée. Pour la notice épigraphique détaillée, voir le Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
COMMENTAIRE
Fragment de plat du type courant. La nature funéraire de l'inscription n'est pas assurée.
VII. Tables et piscinae 13 5
Vn.c.3
Inv. A 2627. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone (?).
BIBLIOGRAPHIE
Semble inédit pour l'insciption, allusion dans Duval, Mensae funéraires, p. 200, n. 24.
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/34. Dessin 1983 (Y. J.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : diamètre restitué 78 cm (?) ; diamètre de l'annelet de pose environ 50 cm.
Fragment de fond de plat circulaire inscrit. Dessus poli, fond travaillé à la gradine en sillons rayonnants,
restes d'un annelet de pose.
Restes de deux lignes d'inscription en lettres hautes de 3 cm : NC · NA (haut des lettres seulement de la
deuxième ligne). Pour la notice épigraphique détaillée, voir le Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
COMMENTAIRE
Le diamètre restitué est très approximatif en l'absence de tout reste de rebord. La nature de l'inscription, avec
quatre lettres conservées, échappe complètement.
VII.C.4
Inv. A 5701. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone (?).
BIBLIOGRAPHIE
Duval, Mensae funéraires, p. 200, n. 25 etfig. 11 (dessin).
Phot. N. D. 1983 n° 5/28. Dessin 1983 (Y. J.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : 13 χ 10 cm cons. ; épaisseur au bord 2,3 cm ; au fond 1,3 cm.
Plateau rectangulaire, du type piscina (?), bordé d'un bandeau plat réuni au fond par une courbe adoucie.
Tranche débordant légèrement puis amortie par une longue courbe jusqu'au fond du plat epannelé.
Sur le dessus reste d'une seule lettre, H, haute de 2,4 cm.
COMMENTAIRE
Seule l'analogie avec une table rectangulaire de Sirmium (voir Duval, op. cit., p. 193 et fig. 3) nous incite à
intégrer ce fragment dans cette série.
VII.C.5
Inv. A 2685. Exposé dans le lapidaire depuis l'époque de Bulié.
PROVENANCE
1898, "Quatrième cimetière" (Sud de Salone) à Crikvine. Etait probablement in situ au moment de la
fouille.
136 SALONAI
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, p. 220 et pi. XI (phot.) ; CIL III, 14894 ; C. Wessel, Inscriptiones graecae christianae
veteres occidentis, Bari, 1988, n° 49 ; Dyggve, Saloni tan Christianity, fig. V, 21-22 (phot.) ; Cambi, Piscinae, fig.
Id (dessin).
Phot. Ν. D. 1983 η° 5/20. Dessin 1984 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : diamètre extérieur 69-70 cm ; intérieur 49,5 cm ; épaisseur au bord 5,5 à 6 cm ; au fond 4 cm
environ ; largeur du rebord très variable 5 à 9 cm.
Piscina d'Eusebia. Plaque grossièrement circulaire où l'on a creusé un plats bordé des moulure classiques
mais très abâtardies. Dans le rebord, en bas, canal d'évacuation dans l'axe de l'inscription large de 2 cm, qui n'est
pas assez profond pour atteindre le fond du plat. On note aussi un trou perçant le haut du rebord en haut à gauche
(cf. deux des tables rectangulaires en pierre de Manastirine (n° VII.a.1-2) et une table en marbre de Marusinac
(n° VII.a.8). Le dessus est travaillé à la gradine sur une partie du bord, piqueté ailleurs. Tranche angulaire
(piquetée) ; revers brut.
Inscription grecque au fond et sur le rebord en bas, en dix lignes (neuf sur le fond), en lettres de 4 cm, plus
malingres sur le rebord du côté du canal (3,5 cm) : ΛΕνθάδε / κϊτε Εύςεβία £ θυγάτηρ Ευσεβίου / κώμησ
Άψωνα ορών / 3Αντιοχέων τησ Συ/ρίασ μηνί ιΥπερβερετέθί α' ίνδ(ικτιώνο)σ δεκάτησ, δπερ κέ την
φισκνναμ ήγόρασεν Εύσέβιοσ. Pour la notice épigraphique détaillée, voir le Corpus des inscriptions chrétiennes
de Salone.
COMMENTAIRE
Notons que c'est un syrien qui a prévu pour sa fille cette piscina (transcrite φισκινα) de forme locale.
Rappelons le canal d'évacuation et le trou en haut.
Vn.c.6
Inv. A 730 + A 512 + A 732 + A 707. En réserve au Musée (fragment principal).
PROVENANCE
Salone, sans provenance précise.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 8, 1885, p. 140 n° 573 (A 730) ; ibid., p. 140 n° 564 (A 707) ; ibid., ρ 155 n° 605 (A 732) ; ibid.,
p. 135 n° 513 (A 512). réunis par Bulié, BD 13, 1809, p. 141 ; CIL III, 9588 ; Duval, Mensae funéraires, fig. 12 p.
202 et pi. XXIX, 1 (phot.) ; Chalkia, Mense, Jug. 8, p. 210.
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/16. Dessin 1983 (Y. J. et I. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 45 x 35 cm (A 712) ; diamètre restitué 64 cm. Epaisseur au bord 5,2 cm ; au fond 2,8 cm.
Piscina de Flavius Sabbatius (?) et de Flavia Regulia. Quatre fragments inscrits se raccordant partiellement.
Il existe actuellement deux fragments de bord se raccordant au fragment principal (A 712), seul subsistant des
fragments inscrits. Le rebord, large de 6,2 cm avec une moulure assez plate est limité par une grande rigole en
gorge, large de 4 cm, qui le sépare du fond. Un trou, à la cassure de A 712, assurait l'évacuation du liquide. Le
dessus est finement dressé. La tranche courbe, présente la même finition sur 3 ou 4 mm jusqu'à un niveau
d'encastrement probable. Le reste est seulement épannelé, ainsi que le fond plat.
Inscription incomplète en lettres hautes de 3-4 cm sur quatre lignes : [Pijscina Fl(aui) Sabbati ESE (ou
Sabbatie se ?) / [compjari et Fl(auiae) ReguliaeS (?) qui coin/munitferj consenties compafrajuerunt. Pour la
notice épigraphique détaillée, voir le Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
COMMENTAIRE
Un des meilleurs exemples à la fois pour le texte qui atteste d'un achat en commun par un couple et portant
encore les duo nomina et pour la forme du plat avec rigole et trou d'écoulement.
VII. Tables et piscinae 137
Vn.c.7
Inv. 210 Β + 215 Β. Exposé dans le lapidaire depuis l'époque de Bulió.
PROVENANCE
Manastirine, découvert au Sud de l'église en 1892.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 16, 1893, p. 148 ; CIL III, 13137 ; ILC, 3751 ; Egger, FS II, p. 85 n° 122 avec dessin ; H.
Dumaine, DACL, s.v. Bains, col. 101 ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 21 (phot.) ; ; Sasel, ILJug, n° 2401 ;
Cambi, Piscinae, p. 233, fig. 2b (dessin).
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/22. Dessin 1984 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions de la dalle : 79 χ 62 cm ; épaisseur maximale 11,5 cm. profondeur 3,2 cm.
Piscina d'Aurelius Marcianus. Plat mouluré en creux de 4 cm. dans une dalle rectangulaire. Canal
d'écoulement oblique large de 1,5 cm au bord en bas à droite.. Le fond de la cuvette e t certaines parties du rebord
sont travaillés à la gradine, le reste piqueté. Tranche et revers brut.
Chrisme haut de 8,2 cm surmontant une inscription sur sept lignes en lettres de 4,5 cm : Aur(elii)
Mfajrcianus ... AHIN / ciuis Afer et Quintina / uxor eifujs ufijui sibi / hanc pfijscinam uirginem a se
con/paratum con/stituerunt. Pour la notice épigraphique détaillée, voir le Corpus des inscriptions chrétiennes de
Salone.
COMMENTAIRE
Type de piscina en forme de plat simplifié avec évacuation, aménagé dans une dalle. L'inscription montre
bien que de toute façon le terme piscina englobe, pour l'achat et la présentation du monument, l'ensemble de la
tombe. On notera le choix de cet africain pour un type de monument employé dans son pays.
Vn.c.8
Inv. A 912. Exposé dans le lapidaire depuis l'époque de Bulié.
PROVENANCE
Manastirine, récupéré dans une maison voisine.
BIBLIOGRAPHIE
Bulic", BD 7, 1884, p. 179 n° 44 (avec des observations par la suite de Mommsen et de De Rossi sur le
texte) ; CIL III, 9567 ; ILC, 838 ; Egger, FS II, p. 80 n° 97 ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 21 (phot.) ; ;
SaSel, ILJug, n° 2375. Cambi, Piscinae, p. 235, et fig. 3b (dessin).
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/24. Dessin 1984 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions maximales : 94 χ 54 cm. Diamètre du cercle extérieur 70 cm ; cercle intérieur 62,7 cm.
Epaisseur maximale 11,5 cm ; au fond 10 cm.
Piscina d'Aurelius Secundus. Plat circulaire creusé dans une dalle quadragulaire conservée aux trois-quarts.
Le dessus est travaillé à la gradine sur une largeur de 85 cm. La limite gauche restituée devait être prise dans la
maçonnerie. La tranche et le revers sont bruts. La mutilation du bord ne permet pas dire s'il existait un canal
d'écoulement.
Inscription conservée sur dix lignes (hauteur moyenne des lettres de 3,5 cm : A ur (eli us) Secundus / qui
comparabit ab Aur(elio) / Alexsio piscina at dua / co(rp)ura deponenda me/um et co(n)iuge(m) meam Re/nata et
nefas quadra(r)it / nobis parentibu(s) ut pureremu[s],filiam nostram in (h)ac pisc/ina sane co<n>iurabit ut su/pra
birfgjiniam sua nulflum aliud corpus...]. Pour la notice épigraphique détaillée et la traduction, voir le Corpus des
inscriptions chrétiennes de Salone.
138 SALONA I
COMMENTAIRE
Autre cas de texte qui indique que la tombe est désignée dans son ensemble comme piscina. Celle-ci,
contrairement au numéro précédent, n'est pas neuve. Elle est prévue pour deux corps et éventuellement pour un
enfant ou un adolescent. La formule habituelle interdit toute violation ou usage abusif (cf. J.-P. Caillet, L'amende
funéraire dans l'épigraphie chrétienne de Salone, VAHD 81, 1988, p. 33-45). L'inscription est inscrite dans un plat
mais assez peu profond et dont on ne sait s'il avait un écoulement.
Vn.c.9
Inv. A 3230. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Récupéré à Klis dans l'église en 1902.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 26, 1903, p. 90.
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/12
DESCRIPTION
Calcaire (marbre à tort, Bulié).
Dimensions : 32 χ 26 cm cons. ; épaisseur 14 cm.
Fragment de dalle rectangulaire dans laquelle est creusé un plat mouluré. Dessus dressé, revers brut.
Trois lignes conservées en lettres hautes de 3,2 cm : Aeflius) Rasf... / ... ]LCV iussit [... / ...] et TIRESMEV
[...]. Pour la notice détaillée, voir le Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
COMMENTAIRE
Le texte ne permet pas d'être sûr qu'il s'agit d'une épitaphe et d'une piscina. Cependant la forme appartient à
la typologie habituelle.
Nous ne tenons pas compte d'autres fragments inscrits dont la forme est trop incertaine, voir le Corpus des
inscriptions chrétiennes de Salone.
VII.d.1
Inv. A 2693 . Exposé dans le lapidaire depuis l'époque de Bulic.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière". Voir supra.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, p. XII-XIII ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 21 ; Cambi, Piscinae, fig. lb, p.
23 1 (dessin et coupe).
Phot. N. D. 1983 n°3.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : diamètre 72 cm ; épaisseur, au bord environ 5 cm ; au fond 3,5 cm (?).
VII. Tables et piscinae 1 39
Table ronde. Profil sommaire à tranche presque verticale. Grand morceau représentant les trois quarts de la
surface. Le plateau est complété au ciment. La surface est dégrossie à la pointe, le revers encore plus grossier. Le
rebord a une tranche tantôt droite, tantôt fuyante. La mouluration est extrêmement sommaire.
Nettement décentrée, croix monogrammatique, haute et large de 8 cm avec des lettres apocalyptiques hautes
de 8 à 10 mm.
Vn.d.2
Inv. A 2964a. En réserve au Musée.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière", 1898. Etait exposé dans le lapidaire jusque vers 1950, en réserve.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, pi. XIV-XV (dessin) ; Cambi, Piscinae., fig. le, p. 231.
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/2.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. : 99,5 χ 55 cm ; diamètre du plat 94 cm ; épaisseur au bord 7,5 cm ; au fond 5 cm en
moyenne
"Plat" circulaire mouluré, avec un appendice lisse (?), percé d'au moins trois trous. Il subsiste un peu plus de
la moitié du "plat" en trois fragments se raccordant (recollés). La mouluration, large en moyenne de 9 à 10 cm, est
assez grossière et comporte un bandeau de plus qu'habituellement. D'un côté, on a réservé un peu de pierre à
l'extérieur, qui était probablement prise dans une maçonnerie. Dessus travaillé à la gradine, tranche travaillée à la
pointe assez grossièrement. Dessous pratiquement brut, sans aucune trace de scellement ou de support.
Trois trous ronds de 3,5 cm de diamètre traversent la pierre. Il a pu en exister un autre à l'emplacement de la
partie cimentée.
COMMENTAIRE
II est évident que le "plat" était scellé dans un support en maçonnerie ou dans le sol.
VII.d.3
Inv. E 805. Exposé au lapidaire.
PROVENANCE
Inconnue, peut provenir du "quatrième cimetière" (Sud de Salone). Réinventorié en 1987 (N. D.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1983 n° 5/4.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : diamètre 61 cm ; épaisseur au bord 5 cm env. ; au fond env. 2,5 cm.
Table ronde. Profil habituel en surface mais revers simplement dégrossi. Fond et fragments du bord. La
surface n'est pas polie mais dressée sommairement à la gradine avec une mouluration de profil classique mais très
peu soignée. On observe au centre un trou pour la pointe du compas et des restes du tracé préparatoire (deux cercles
concentriques de 9 cm et 11,5 cm de diamètre). Le revers est dégrossi à la pointe. Cette finition permet de classer
cette pierre parmi les piscinae et non les tables destinées à être posées.
140 SALONA I
VII.d.4
Inv. A 2689. Exposé dans le lapidaire depuis l'époque de Bulic.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, pi. XII-XIII ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 22.
Phot. Ν. D. 1983 η° 5/4.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. de la dalle : 91 χ 80 cm (90 χ 90 cm Bulié) ; épaisseur moyenne : 8-10 cm. Diamètre du
plat, ext. 75 cm ; int. 68,5 cm ; creux 1,2 cm environ. Diamètre des chrismes 15-16 cm.
Plat rond dans un encadrement quadrangulaire avec canal d'évacuation. Chrismes aux angles. La dalle est
endommagée dans deux des angles. Un chrisme est mutilé, un autre a complètement disparu. La surface est
travaillée très grossièrement à la gradine dans un calcaire plein de défauts, d'où de nombreux trous. Le revers est
dégrossi à la pointe : la pierre était certainement prise dans le sol ou dans une maçonnerie.
Le "plat" présente une mouluration sommaire de type classique mais le creux est très peu prononcé.
Cependant un sillon partant de 5 à 6 cm à l'intérieur du "plat", très net et assez profond (largeur 1,5 à 2 cm)
traverse le rebord (il a été taillé après le tracé de la moulure). Les chrismes des angles sont simplement tracés par
des traits en creux peu prononcé. Les boucles légèrement recourbées à l'extrémité (le R est suggéré) des chrismes
sont dirigées vers les angles.
Vn.d.5
Inv. A 2691. Exposé dans le lapidaire depuis l'époque de Bulié.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, pi. XII-XIII ; Cambi, Piscinae, fig. 2d, p. 233 (dessin et coupe).
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/6.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. : 70 χ 58 cm ; épaisseur 6,5 cm env. Dimensions de l'encadrement 57 χ 58 cm. Diamètre
du plateau 57 cm ext. ; 47 cm int. ; creux de 1,5 cm.
Plat rond dans un encadrement carré. Angles ornés de motifs (dauphins et rosaces ?). Chrisme au fond.
L'angle supérieur gauche est cassé et réintégré dans un montage au plâtre et au ciment. La surface est dégrossie à la
pointe et à la gradine. Dans la partie non ornée, mortaise pour un crampon de métal (longueur 11 cm), qui
indiquerait
n° VII.d.9. que la pierre était scellée (sur une tombe ?). Le revers (non visible actuellement) semble brut. Cf.
Aux angles d'un côté, 2 dauphins longs de 16 cm, avalent une seiche ou un poulpe, de l'autre deux rosaces
(diamètre ext. 11 et 11,5 cm) avec un bouton en reliefet une croix séparant quatre pétales (? on pourrait penser
aussi à des pains si la surface n'était pas aussi convexe). L'ornementation des angles est complétée par des lignes
obliques qui pourraient figurer des cornes d'abondance. La mouluration du cercle est celle d'une table, mais
sommaire. Au fond, au centre, chrisme constantinien haut de 10,5 cm. Les restaurateurs ont bouché un canal
d'évacuation dans la partie restituée qui ne figure pas sur le dessin de la publication.
VII. Tables et piscinae 14 1
Vn.d.6
Inv. A 2694. Exposé dans le lapidaire depuis l'époque de Bulió.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, pi. XII-XIII (dessin).
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/8.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions de la dalle : 91 χ 68-78 cm ; épaisseur 4 cm ; diamètre du "plat", ext. 63 cm ; int. 48 cm ; creux
1,5 cm environ. Chrismes de 7 cm dans un cercle de 13 cm, et de 8,5 cm dans un cercle de 14,5 cm.
Plat à astragale dans une dalle très grossièrement quadrangulaire. Dalle incomplète : quatre morceaux
jointifs qui ont été recollés au plâtre et complétés au ciment. La surface est travaillée à la gradine avec une certaine
irrégularité, i^s côtés opposés au chrismes sont simplement dégrossis et la dalle était en partie scellée (d'où
l'irrégularité du tracé). Le revers paraît assez plat. Un sillon d'évacuation, large de 2,5 cm, traverse le rebord en
oblique du côté du plus grands des chrismes.
Le plat est bordé d'une moulure imitant très grossièrement et très irrégulièrement la moulure habituelle, mais
avec un astragale à l'extérieur formé seulement d'un cordon de perles grossières, de longueur différents et mal
séparées, larges de 2 cm. Du côté le plus soigné, deux chrismes, peu soignés, dans des couronnes perlées du même
type que l'astragale du plat, occupent les angles. Les boucles sont orientées vers l'extérieur mais non
symétriquement. Les deux autres angles (dont l'un a disparu) n'ont sans doute pas reçu d'ornementation.
Vn.d.7
Inv. A 2692. En réserve au Musée.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898). Etait exposé dans le lapidaire jusque vers 1950.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, pi. XII-XIII (dessin) ; Dyggve, Saloni tan Christianity, fig. V, 21.
Phot. Ν. D. 1983 η° 5/12.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. : 75 χ 55 cm ; épaisseur max. 13 cm ; diamètre extérieur du "plat" 64 cm ; profondeur
2,2 cm.
"Plat" circulaire dans une dalle quadrangulaire. Fragment. Tranches et revers dégrossis à la pointe. Dessus
travaillé assez finement à la gradine. La mouluration du "plat" est très sommaire (simple bandeau intermédiaire). Il
n'y a pas de trace d'évacuation dans la partie conservée.
Dans l'un des angles conservés, chrisme dans un cercle de 15 cm de diamètre, dont la boucle est dirigée vers
le centre.
Vn.d.8
Inv. A 2694b. Exposé dans le lapidaire depuis l'époque de Bulié.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898).
142 SALONA I
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, pi. XIV-XV ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 21 ; Cambi, Piscinae, fig. 2a, p.
233.
Phot. N. D. 1983 n° 2/16.
DESCRIPTION
Calcaire coquillier.
Dimensions de la dalle : 51 χ 63 cm ; épaisseur 10 cm env. ; diamètre du "plat", ext 64 cm ; int. 52 cm ;
creux irrégulier 2 à 2,5 cm.
"Plat" rond dans une dalle rectangulaire. Aucune ornementation. La pierre est complète. Dessus et côtés
travaillées à la gradine mais de façon inégale dans un calcaire coquillier assez fin. Revers dégrossi. Le "plat" est
suggéré par un cercle en creux figurant le bord mais ce "rebord" n'est pas mouluré. Il est traversé franchement par
un canal d'évacuation assez large (4,5 cm) du côté où la tranche, assez finement travaillée, était peut-être visible. Le
côté opposé est beaucoup moins soigné (travaillé à la pointe) et était probablement pris dans de la maçonnerie.
Vn.d.9
Inv. A 2694f. En réserve au Musée.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898). Etait exposé dans le lapidaire jusque vers 1950.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, pi. XIV-XV (dessin) ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 21.
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/14.
DESCRIPTION
Calcaire grossier (nombreux défauts).
"plat" environ
Dimensions
60 cmmax.
; profondeur
: 73 χ 372cm
cm.(83 χ 73 cm Bulié par erreur) ; épaisseur 1 1 cm (irrégulière) ; dimaètre du
"Plat" grossièrement mouluré dans une dalle quadrangulaire. Sans ornementation (?). Fragment. Dessus
travaillé à la gradine. Le "plat" possède une moulure de rebord très simplifiée. Revers dégrossi à la pointe avec une
partie dressée à l'extrémité du fragment conservé. Vers la cassure, un carré de 25 cm de côté était légèrement évidé
et travaillé plus finement : cela peut correspondre à un élément en saillie sous la dalle. La surface présente deux
encastrements d'agrafes de scellement sur le bord, existant déjà lors de la découverte. On a déjà sur le n° VII.d.5
une trace de scellement sur le bord, qui donne à penser que ces dalles pouvaient faire partie d'un monument en
grand appareil ou d'une couverture faite de plusieurs dalles. Par contre, le scellement dans le "plat" surprend : la
cassure étant assez "franche", on peut supposer que la piscine était faite de deux dalles, ce qui pose un problème
d'étanchéité (à moins que cet arrangement ait été voulu au contraire pour faciliter l'évacuation d'un liquide).
VII.d.10
Sans numéro. Non identifié.
PROVENANCE
Kapljuò, sans indication de provenance précise.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS I, p. 143 et fig. 143 (dessin).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions restituées de la dalle : environ 65 cm ; épaisseur 5,5 cm ; diamètre restitué du "plat" 55 cm ;
profondeur 1,9 cm.
VII. Tables et piscinae 143
Plat circulaire dans une dalle rectangulaire. Sans ornementation. Deux fragments qui semblent perdus.
Surface grossièrement travaillée à la gradine. La cuvette est encadrée d'une mouluration simplifiée (un simple
bandeau en retrait). Il n'est rien dit du revers dans la publication.
Vn.d.ll
Inv. A 3313. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone. Provient du lieu-dit Jankovaca, de la propriété A. Grgié (1906).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié,£Z)29, 1906, p. 13.
Phot. Ν. D. 1983 n° 5/18. Dessin 1983 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. : 26 χ 29 cm (27 cm Bulié). Dimensions restituées : 3 1 χ 29 cm. Epaisseur 9 cm ; diamètre
de la cuvette 18,5 cm ; profondeur 3 cm.
Cuvette dans une dalle quadrangulaire de petites dimensions. Angles ornés d'un chrisme. Fragment. La
pierre conservée représente les trois quarts de la dalle. La cuvette est presque complète. Le dessus est travaillé assez
finement. Les côtés sont dressés à la gradine. Le revers est dégrossi à l'aiguille.
La pierre semble dissymétrique. Sur trois côtés on semble avoir un bord plat décoré d'une palme faites
d'incisions obliques : deux sont conservées. Sur un des côtés on a en plus une incision dessinant une feuille
lancéolée (?). Dans l'angle conservé, chrisme dans un cercle avec la boucle non refermée vers le bord (diamètre
7,5 cm). Sur un quatrième côté où la cuvette semble presque tangente au bord, elle est cernée par un bourrelet en
relief (largeur et hauteur 3 cm).
COMMENTAIRE
Ce monument, dont Bulié avait reconnu qu'il s'agissait d'une piscina, est le plus petit de la série. C'est par sa
taille qu'il se distingue. Sinon, il se rapproche des piscinae trouvées dans le "quatrième cimetière".
VII.d.12
Inv. A 2690. En réserve au Musée.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898). Etait exposé dans le lapidaire jusque vers 1950.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, pi. XII-XIII ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 22.
Phot. Ν. D. 1983 η° 5/14.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. de la dalle : 66 χ 61 cm (67 χ 62 cm Bulié) ; épaisseur 5,5 cm ; diamètre cuvette 52-
54 cm ; profondeur 1,2 cm.
Cuvette circulaire dans une dalle grossièrement quadrangulaire. Deux croix (monogrammatiques ?) dans
deux angles. Trou dans la cuvette. La dalle semble avoir un angle cassé. Visiblement, le côté opposé aux "croix"
était pris dans la maçonnerie. Le rebord est travaillé à la gradine le fond de la cuvette à la pointe. Le revers est
dégrossi grossièrement à la pointe. Il présente une surépaisseur de 5 cm sur 16 cm χ 10 cm. Un trou carré (3,5 cm
de côté environ), décentré, traverse la pierre. Ce pédoncule semble destiné à faciliter le scellement dans une
maçonnerie.
Sur deux angles d'un même côté de l'avers, cercles de 10 et 11,5 cm de diamètre, contenant une croix très
superficiellement gravée. Sur le plus grand des cercles un trait courbe joint deux montants de la croix, figurant
144 SALONA I
peut-être la boucle d'une croix monogrammatique. Sur l'autre médaillon, un quartier est endommagé, à
l'emplacement possible d'une autre "boucle".
Vn.d.13
Inv. A 2694d. En réserve au Musée.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898). Etait exposé dans le lapidaire jusque vers 1950.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, pi. XIV-XV (dessin) ; cf. Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 22.
Phot. Ν. D. 1983 η° 5/4. Dessin 1983 (I. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. de la dalle : 77 χ 60 cm ; épaisseur moyenne 8-9 cm ; diamètre de la cuvette 48,5 cm dans
le sens de la longueur de la dalle, environ 44 cm dans l'autre sens ; profondeur 2 cm.
Cuvette ovale (?) dans une dalle grossièrement quadrangulaire. Aucune ornementation. La dalle était cassée
en quatre fragments qui ont été recollés au plâtre. Le plus petit fragment paraît avoir été remplacé par un
complément au ciment. La surface est travaillée à la pointe, assez sommairement. Le revers est brut et n'était
certainement pas visible. La cuvette est actuellement nettement ovale mais cela peut être dû à la reconstruction (le
cercle paraît plus satisfaisant sur le dessin ancien). Un canal d'évacuation (3 cm) traverse le rebord sur l'un des
longs côtés.
Vn.d.14
Inv. E 804. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Retrouvé en 1986 dans l'une des réserves du Musée. Provient probablement du lot du "quatrième cimetière"
de 1898 (voir supra), mais n'est pas dessiné dans BD 22, 1899, pi. XII et sq. Etait exposé dans le lapidaire jusque
vers 1970 (cf. Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 21). Réinventorié en 1986 (N. D.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 4/19.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. de la dalle : 82 χ 75 cm ; épaisseur moyenne 7 cm ; diamètre ext. cuvette 69 cm ; 66 cm au
fond ; profondeur moyenne 2 cm.
Cuvette circulaire dans une dalle grossièrement quadrangulaire. Aucune ornementation. Deux angles de la
dalle sont abattus. Le bord est endommagé à plusieurs endroits. Le dessus est travaillé assez grossièrement à la
gradine. Un canal d'écoulement assez étroit (3 cm) traverse un des rebords. Le revers est simplement dégrossi
(piqueté).
VII.d.15
Inv. A 2694c. Exposé dans le lapidaire depuis l'époque de Bulié.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, pi. XIV-XV ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 22 ; Cambi, Piscinae, fig. 2a, p.
233 (dessin et profil).
VII. Tables et piscinae 145
Vn.d.16
Inv. EA 70. Manastirine, dans le "transept" de la basilique.
PROVENANCE
Provenance exacte inconnue. En place d'après Dyggve dans le "transept" de Manastirine.
BIBLIOGRAPHIE
Non décrit et pris à tort pour une base dans l'inventaire. Description sommaire par Dyggve, Probleme der
altchristlichen Kultbaus, Zeitschrifì för Kirchengeschichte 59, 1940, p. 105-106 avec bonne photographie fig. 8.
Cf. id., Saloni tan Christianity.
Phot. Ν. D. 1985 n° 6/2..
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions de la dalle : 80 χ 75 cm ; épaisseur max. 12,5-13 cm ; diamètre ext. de la cuvette 66 cm ;
profondeur 1,5 cm.
Cuvette circulaire dans une dalle quadrangulaire. Sans ornementation. La pierre est cassée en deux
morceaux se raccordant et il manque un angle. La surface, très usée actuellement, paraît travaillée assez finement à
la gradine. La dalle est légèrement dissymétrique. Elle porte dans deux angles deux petits trous de scellement. On
trouve
n° VII.d.5
d'autres
et VII.d.9)
scellement
donnant
(maisà pour
penserdesqu'elles
crampons
étaient
de métal
prises endans
général)
une maçonnerie
sur un certain
ou dans
nombre
un sol.
de piscinae
Mais il (voir
peut
s'agir aussi ici d'une pierre de remploi. Au milieu de la cuvette, un trou rond de 6 cm de diamètre traverse la pierre.
Le revers est simplement dégrossi mais les tranches sont assez bien dressées et les bords rectilignes.
Vn.d.17
Inv. A 2694h. En réserve au Musée.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898). Etait exposé jusque vers 1950 dans le lapidaire.
BIBLIOGRAPHIE
Bulió, BD 22, 1899, pi. XVI ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 21.
Phot. Ν. D. 1983 η° 5/18. Dessin 1983 (I. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. : 84 χ 44 cm ; épaisseur moyenne 12 cm ; diamètre de la cuvette 64 cm env. ; profondeur
1,8 cm.
Cuvette circulaire dans une dalle quadrangulaire, sans ornementation (?). Fragment. Cuvette travaillée à
l'aiguille puis à la gradine. Il s'agit du revers d'un bloc de corniche ou d'un couronnement de cippe, dont la
mouluration est conservée au revers des deux côtés.
146 SALONA I
Vn.d.18
Inv. E 803. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Retrouvé en 1986 dans une des réserves du Musée. Provient peut-être du lot du "quatrième
cimetière" en 1898 (voir supra), mais n'est pas dessiné dans BD 22, 1899, pi. XII et ss. et n'était pas exposé.
Réinventorié en 1987 (N. D.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit.- Phot. Ν. D. 1986 n° 4/9.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. : 31 χ 20 cm ; épaisseur 6 cm ; profondeur 1-2 cm.
Fragment de cuvette dans une dalle (quadrangulaire ?). Surface dégrossie à l'aiguille, fond de la cuvette
travaillé assez grossièrement à la gradine. Pas de canal d'évacuation sur le fragment.
Vn.d.19
Inv. A 2694e. En réserve au Musée.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898). Etait exposé jusque vers 1950 dans le lapidaire.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, pi. XIV-XV (dessin) ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 21.
Phot. Ν. D. 1983 η° 5/8. Dessin 1983 (I. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. : 67 χ 57 cm ; diamètre 66-67 cm ; épaisseur 6 cm.
Dalle circulaire selon toute probabilité, sans ornementation, dont il reste les deux tiers. Dessus travaillé à la
gradine, revers dégrossi à la pointe. Aucune trace de scellement ou de support.
VII.d.20
Inv. A 2694g. En réserve au Musée.
PROVENANCE
"Quatrième cimetière" (1898). Etait exposé jusque vers 1950 dans le lapidaire.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 22, 1899, p. XVI ; Dyggve, Salonitan Christianity, fig. V, 21 ; Cambi, Piscinae, fig. la, p. 231
(dessin et coupe).
Phot. N. D. 1983 n° 5/4. Dessin 1983 (I. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. : 71 χ 70 cm ; diamètre théorique 70 cm ; épaisseur 6 cm.
Dalle grossièrement circulaire, sans ornementation, dont un côté est assez bien arrondi, l'autre plus
irrégulier. Surface travaillée à la gradine. Revers simplement dégrossi. On peut penser que la partie irrégulière a été
prise dans une maçonnerie.
VII. Tables et piscinae 147
Vn.d.21
Inv. E 802 (AV290 d'après Rendió-MioCevic, mais paraît erroné). En réserve au Musée.
PROVENANCE
Trouvé en 1949 à l'occasion de la mise en place d'une conduite d'eau à l'Est du chemin de Manastirine à la
Basilica urbana dans la parcelle cadastrale 121/4, dans un contexte funéraire. Réinventorié en 1987 (N. D.).
BIBLIOGRAPHIE
D. Rendié-Miooevié, AI 1, 1954, p. 65 et fig. 8-9 (phot, face et revers) et 10 (dessin). Allusion dans Sodini-
KolokotsasM//*/ II, p. 202 et n. 113.
Phot. N. D. 1987 n° 4/16.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions max. : 67 χ 38 cm ; diamètre restitué 84 cm ; épaisseur avec le bord 5,7 cm ; au fond 2,5 cm
env. ; épaisseur du bord 2,5-3 cm.
Bassin (?) remployé comme piscina (?) orné sur le dessous d'un cordon d'oves et de dards, qui avait été placé
sur un pied unique.
Fragment représentant un tiers du bassin. Le dessus est finement travaillé sauf le bord. Le rebord plat est
traversé par un canal large de 4,5 cm. Au revers, élégamment profilée, à 5 cm du bord, frise d'oves et de dards large
de 3,5 cm. Un encastrement grossièrement polygonal, simplement piqueté (large de 16 cm) est visible au fond.
COMMENTAIRE
On peut hésiter sur la nature de cet objet qui d'une part possède le canal d'évacuation des piscinae, mais
d'autre part a un revers visible et est placé sur un pied unique comme un bassin. D. Rendió-Miooevió parle d'une
piscina (en citant Dyggve) ou d'une table d'autel. S'il s'agit d'un piscine, elle est unique dans la série. Il peut s'agir
aussi d'une vasque remployée comme piscina (le canal semble taillé grossièrement et après coup dans le bord).
VII. e. Tables a astragale ou a rebord décore
L'une des catégories les mieux connues, surtout depuis une publication récente (Dresken-Weiland,
Tischplatten), est celle des tables à rebord décoré, qui présentent une iconographie variée,
mythologique, profane ou chrétienne.
Pendant longtemps, on s'est surtout intéressé aux rebords pour leur iconographie sans déterminer la
nature du support. Un célèbre exemplaire complet avec la vie d'Achille avait même été inséré dans un
décor romain en oblitérant complètement le fond non décoré1 . E. Michon, conservateur au Louvre, qui
avait regroupé de nombreux fragments de rebords venant principalement d'Orient et qui les avait
confrontés avec la collection cataloguée par Mendel à Constantinople, avait parlé de "bassins"2 ; A.A.
Barb mentionnait prudemment un Marmordiskus3 . D'autres avaient opté, notamment pour l'exemplaire
du Musée de Zagreb, pour des autels.
Il fallut attendre les découvertes de la basilique dite Campanopetra et de Γ "Huilerie" de Salamine et
l'article de G. Roux dans l'Anthologie Salaminienne pour qu'on s'accorde à y voir des "tables" (à
partie centrale creuse comme sur toutes les tables moulurées de l'Antiquité), en discutant encore de
l'usage profane ou liturgique (dans la tradition de l'autel copte), au moins dans le cas des décors
chrétiens. Faux problème en réalité : la forme semi-circulaire ou circulaire est celle adaptée au
stibadium de "triclinium" de l'Antiquité tardive4 et l'usage est sans doute à l'origine celui de tables de
salle à manger. L'autel chrétien étant symboliquement une table de repas, la table du Sacrifice ou de la
Cène du Christ, il n'est pas étonnant qu'on ait adopté cette forme comme la plus significative.
Pour le décor, les discussions ont porté sur le style et la date. Il est évident que la sculpture des
rebords est influencée, à la fois pour la disposition et le choix des thèmes, par l'argenterie - et en
particulier par les rebords des plats des IIIe-IVe s. - qui, elle-même, a inspiré les imitations en céramique
sigillée, Γ "argenterie du pauvre". Mais il existe aussi des rapports évidents (en particulier pour les
masques d'angles) avec les sarcophages, surtout avec les couvercles qui offrent une surface comparable
longue et étroite. E. Kitzinger, en publiant un fragment des collections de Dumbarton Oaks, avait
proposé pour ce fragment une datation "théodosienne", qui vient d'être reprise pour la quasi totalité des
rebords décorés par Mme Dresken-Weiland, avec un esprit systématique que nous ne partageons pas5 .
Mais, justement, elle admet une date différente pour la table du Musée de Zagreb qui, à tous égards, est
assez exceptionnelle dans la série. Il existe par ailleurs, à côté de la typologie à reliefs, quelques
exemplaires présentant un décor à technique champlevée qui devait jouer sur des remplissages colorés6 .
La table du Musée de Zagreb (avec le fragment transporté à Vienne) est l'une des découvertes les
plus anciennes et les plus célèbres, les plus reproduites parmi ces tables à rebord décoré. La
bibliographie qu'a dressée P. Chevalier n'est certainement pas exhaustive malgré son abondance. On l'a
toujours considérée comme un autel sans en connaître la provenance exacte. Au vrai, la dimension
1 H. S. Jones, A Catalogue of the Ancient Sculptures preserved in the Municipal Collection of Rome. The
Sculptures of the Museo Capitolino I, Oxford, 1912, p. 45 sq, pi. IX, 11 ; Dresken-Weiland, Tischplatten, Kat.
4325 E.
p.G.
A.A. 346-348,
Michon,
Akerström-Hougen,
Barb, Mensa
Rebords
pi. 73-76.
sacra.
de The
bassins
DerCalendar
Marmordiskus
chrétiens
andornés
Hunting
vondeDonnerskirchen,
reliefs,
Mosaics Revue
of thebiblique
JÖA1
Villa of
39,12,
the1952,
1915,
Falconer
Beilage,
p. 485-540.
inArgos
col. 5-16
: a Study in
Early Byzantine Iconography, Stockholm, 1974, p. 69 sq ; N. Duval, dans Actes du colloque dApamée de
Syrie.
65 Dresken-Weiland,
En particulier
Bilan de recherches
Dresken-Weiland,
Tischplatten,
archéologiques
p. Tischplatten,
43-89. 1973-1979,
Kat. 25
Bruxelles
p. pi. 291980
(Salamine)
(1984), p.= 463,
Roux,
fig.Tables
12. chrétiennes, p.
152-155, fig. 70, 73, pi. 106 ; Kat. 18, pi. 83 (Collection Canellopoulos) ; Chalkia, Mense, p. 221 n° Gr. 3.
Tables et piscinae 149
(1,30 m) est dans la moyenne des grandes tables de salle à manger et le décor chrétien n'est pas un
argument décisif (on admettrait volontiers une telle frise de docteurs ou d'apôtres, par exemple pour la
mensa episcopale). Le profil observable (sur le fragment de Vienne) et l'astragale sont classiques. Par
contre, la disposition sous arcatures est beaucoup plus rare et l'orientation des arcades vers l'intérieur
est unique. Le masque cornier est d'un type courant dans l'argenterie ; Tassez belle scène de Jonas
craché par la "baleine" (bien campée avec son corps important, sa tête et sa queue décorative) ne
surprendrait pas sur d'autres rebords, mais la série d' "apôtres" sous arcades (très schématiques) fait
penser plutôt à des sarcophages, des devants d'autel, ou des reliquaires depuis le IVe s. jusqu'au VIe s.
Je ne pense pas qu'on puisse proposer une date aussi précise que celle, paradoxale dans sa propre thèse,
de Mme Dresken-Weiland, et, tant que le marbre n'est pas identifié avec certitude, conclure à un atelier
constantinopolitain. D'après la finition (notamment des arcades), il est évident que le relief était détaillé
à la peinture, ce qui rend le jugement sur le style aléatoire. L'orientation des arcades (et leur profil) peut
avoir été inspirée par les "assiettes" des tables polylobées. L'absence du motif central ne permet pas de
conclure avec certitude sur la signification des personnages. Un trône, une croix triomphale, ou la figure
du Christ sont possibles, sans qu'on puisse opter clairement.
Le petit fragment avec les signes du zodiaque n'est pas forcément une table à astragale au sens où on
l'admet généralement : on connaît des tables zodiacales ou des cercles du zodiaque utilisés à différentes
époques. Par contre, le petit fragment de motif animalier appartient à une série bien connue de scènes de
chasse7 .
N. D.
7 Dresken-Weiland, Tischplatten, pi. 4-19 et en particulier pi. 16, phot, en haut à droite.
150 SALONA I
VII.e.1
KS 475 (Zagreb) + 1 360 (Vienne). La plus grande partie au Musée archéologique de Zagreb et un fragment
jointif au Kunsthistorisches Museum de Vienne (moulage à Zagreb).
PROVENANCE
Salone, peut-être Manastirine, avant 1894.
BIBLIOGRAPHIE
Partie conservée à Zagreb : L. Jelió, / monumenti scritti e figurati dei martiri salonitani del cimetero
della Lex Sancta Cristiana, Eph. Sai, 1894, p. 30, pi. V, 2 ; Jelió, Bulié, Rutar, Guida di Spalato e Salona,
1894, p. 178 ; Bulié, BD 22, 1899, p. 218-219, pi. XI-XVI ; J. Strzygowski, Relazioni tra Salona e l'Egitto a
proposito di una S. Menas, BD 24, 1901, p. 58-65, pi. II ; J. Brunsmid, Kameni spomenici hrvatskoga
narodnoga Muzeja u Zagrebu, voi. I, Zagreb, 1904-1911, p. 267-268, notice n° 475 avec fig. (= VHAD 10,
1908-1909, p. 213-214 ; J. Strzygowski, Der sigmaförmige Tisch und der älteste Typus des Refektoriums,
Wörter und Sachen 1, 1909, p. 73-74 et flg. 4 ; E. Miction, Rebords de bassins chrétiens ornés de reliefs,
Revue biblique 12, 1915, p. 509-511, fig. 6 ; A. Rücker, Über Altartafeln im koptischen und den übrigen Riten
des Orients, Mélanges Johann Georg zu Sachsen, Freiburg i. Br., 1920, p. 214 et pl. II, 8 ; H. Leclercq, DACL
IV/1, 1921, s.v. Dalmatie, col. 101, fig. 3529 ; J. Braun, Der christliche Altar I, 1924, p. 278, n. 46 ; K.
Orlandos, Byzantinisch-Neugriechische Zeitschrift 6, 1928, p. 486 ; W. Deonna, Tables antiques d'offrandes
avec écuelles et tables d'autel chrétien, BCH 58, 1934, p. 83, fig. 1 ; M. Cramer, Ein Beitrag zum Fortleben
der Altägyptischen in koptischen und arabischen Zeit, Mitteilungen des deutschen Instituts für ägyptischen
Altertumskunde im Kairo 7, 1937, p. 124 ; Egger-Dyggve, FS III, p. 47, et flg. 55 p. 40 ; J.M. Barnea, To
palaioxristianikon dusiasterion, Athènes, 1940, p. 131 et 134; E. Condurachi, Monumenti cristiani
dell'Illirico, Eph. Daco-romana 9, 1940, p. 1 et 56, fig. 14 ; Dyggve, Saloni tan Christianity, p. 107 et fig. V,
31 ; A.A. Barb, Mensa sacra. Der Marmordiskus von Donnerskirchen, JÖAI 39, 1952, p. 9 et n. 10 ; Orlandos,
Basilikè II, p. 484 et fig. 447 p. 486 ; E. Thomas, Kérò'sómai Mârvàny asztallap Csopakról, Folia archeologica
ns 6, 1954, p. 79 ; id., Brüchstück einer frühchristlichen Marmortischplatte mit Reliejverzierung aus Csopak,
Acta Ant. Accad. Scient. Hungaricae III/3, 1955, p. 267, n° 32 ; A.A. Barb, Mensa sacra. The Round Table
and the Holy Grail, Journal of the Warburg and Courtauld Inst. 19/1-2, 1956, p. 55, n° 27 et fig. 8b ; R.
Farioli, La mensa d'altare di Salona, RAC 36, 1960, p. 309-316 ; G. Brusin, Due novi sacelli cristiani di
Aquileia, 1961, p. 38, 40-41, pl. 12 ; 0. Nussbaum, Zum Problem der runden und sigmaförmigen Altarplatten,
JbAC 4, 1961, p. 42, n° 44 ; Roux, Tables chrétiennes, p. 185, n° 53a ; L. Pani Ermini, Una mensa
paleocristiana con bordo istoriato, Rivista dell'Istituto Nazionale di Archeologia e Storia dell'Arte III/l, 1978,
p. 97, fig. 3 et p. 100.
Fragment du Kunsthistorisches Museum : R. Noll, Vom Altertum zum Mittelalter, 2 éd., Vienne, 1974,
p. 31, n° 2 ("de provenance inconnue"). Voir aussi par ex. G. Brusin, op. cit., p. 30 ; O. Nussbaum, loc. cit., n°
44 ; Roux, loc. cit., n° 53b et bonne photographie fig. 69 p. 146 ; L. Pani Ermini, op.cit., p. 98.
Rapprochement ébauché par E. Kitzinger, A marble relief of the Theodosian Period, DOP 14, 1960, p.
22, η. 10 (fragment de Vienne), p. 27 (partie de Zagreb) surtout n. 31-33 (similitude) et fig. 12. Ensemble (sur
suggestion de D. Stricevié) : N. Cambi, La figure du Christ dans les monuments paléochrétiens de Dalmatie,
Disputationes Salonitanae 1 (1970), Split, 1975, p. 52 et surtout la traduction complétée de ce texte : id., Krist i
njegova simbolika, p. 58-61, pl. XXVI, 1 ; Br. GabriSevié, Le plus ancien oratoire chrétien de Salone, VAHD
11, 1984, p. 169, pl. XXV (bonne phot, avec moulage du fragment de Vienne recollé) ; Dresken-Weiland,
Tischplatten, p. 71-72 (datation), 169 et 184-186 (iconographie), 334-335 (catalogue n° Pl) et pl. 62, fig. 113
(Zagreb) et 114 (Wien) ; voir aussi Chalkia, Mense, p. 148 n° Jug. la (Zagreb)-b (Vienne) et fig. 9 (sans le
fragment de Vienne) ; cf. enfin dernièrement le catalogue de l'exposition ArheoloSki Muzej u Zagrebu, Izbor iz
fundusa,
zbirka" (A.Milano-Arezzo,
Rendió-Miocevió
1993,
et D.fig.Nemeth-Erlich).
p. XXIII (Introduction de D. Rendié-Mioòevié) et p. 132, s.v. "anticka
Phot. N. D. d'après VAHD 11, pl. XXV. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc à patine jaune (de Proconnèse pour N. Cambi ?).
Dimensions : longueur max. conservée 123 cm sans le fragment de Vienne ; 128,6 cm au total ; largeur
max. conservée 76 cm. Fragment de Vienne : 20 χ 17 cm. Largeur restituée du côté rectiligne 128 cm ;
diamètre max. restitué 128,5 cm. Epaisseur max. 3,7 à 4 cm, au fond 1,4-1,5 cm, au bord 1,6 cm (2,3 cm pour
le décor en relief) ; largeur de la bordure 15 cm.
Quatorze fragments jointifs, dont un morceau de bordure est conservé à Vienne, et un fragment de fond
non jointif, représentant la moitié gauche d'une table en sigma à bordure moulurée ornée d'une frise en relief.
Forme générale légèrement outrepassée. Avers poli et revers lissé moins soigneusement. L'ensemble de Zagreb
est inclus dans un montage en plâtre avec armature de bois au revers et complément de deux lacunes au plâtre
(et abandon du fragment non jointif) et moulage du fragment de Vienne en haut. Cette présentation rend
Tables et piscinae 151
presque impossible l'observation du revers. On doit se baser sur le profil du fragment de Vienne : la plate-bande
périphérique large de 15 cm est limitée sur l'arête extérieure par un astragale alternant deux perles et une
pirouette (classique pour ces tables à rebord orné), épais de 0,8 cm ; le reste de la tranche est formé par un
bandeau lisse. Un listel borde le cavet haut de 1,3 cm qui dessine le champ central. Le profil du revers présente
une plate-bande (12,7 cm) suivie par un bandeau oblique convexe large de 3,5 cm que limite par un léger
ressaut. La bordure de la face rectiligne présente dans l'axe un renfoncement à bords convexes (15-19x8 cm),
qui rejoint le champ par une pente simple.
La bordure présente un décor en méplat. Un buste masculin casqué, présenté de profil et dirigé vers la
droite, occupe l'angle gauche de la face rectiligne. A sa droite, une représentation de Jonas un rameau à la main
recraché vers le renfoncement axial par le monstre marin, que figure un hippocampe allongé dont la queue se
termine en fleuron trifide après un enroulement. On peut sans doute restituer un buste similaire au premier
dans l'angle de droite de la table (allégorie d'un fleuve ou d'un vent). La bordure de la partie curviligne consiste
en une frise d'arcades, orientées vers l'extérieur de la table, reposant sur des colonnes lisses, dotées de bases et
de hauts chapiteaux tronconiques, abritant des personnages assis (sauf le huitième ?) semblant converser par
paires (le cinquième excepté). On restituera dix-huit de ces arcades, comme l'a vu aussi J. Dresken- Weiland,
contrairement aux autres propositions émises jusqu'à présent (cf. dessin). Arcatures et colonnes sont assez
irrégulières (diamètre 13-14 cm, 15 cm pour la neuvième au sommet). Neuf figures de la moitié gauche de la
table sont conservées (la neuvième, seule nimbée, sur le fragment de Vienne). Les personnages, tous masculins,
imberbes et aux cheveux courts, vêtus de tuniques longues, sont représentés de face (sous la première arcade en
partant de l'angle gauche), de profil vers la droite (sous les troisième, cinquième, sixième, huitième et neuvième
arcs), de profil vers la gauche (sous les deuxième, quatrième et septième arcades). La main gauche de la
première et de la septième figure est couverte par leur manteau ; la huitième porte une croix des deux mains ;
les six autres tiennent dans la main gauche un rouleau qu'ils montrent de la droite. La neuvième figure, seule
nimbée et placée à gauche d'un édicule (ou plutôt d'un rouleau déployé, selon N. Cambi et J. Dresken Weiland),
représenterait le Christ, peut-être dans une scène de Traditio Legis. On devrait dans ce cas attendre Pierre à sa
droite. J. Dresken-Weiland, soulignant la présentation inhabituelle, identifie une scène d'enseignement ; la
huitième figure crucifère peut être Pierre ou Paul.
COMMENTAIRE
On peut distinguer deux mains différentes dans la sculpture de cette table. La partie rectiligne est tout à
fait classique et de meilleure facture, et certainement l'oeuvre d'un artisan spécialiste de ce genre d'objets. La
partie courbe, en revanche, avec les arcades en particulier, est beaucoup plus maladroite et pourrait être due à
un fabricant de sarcophages. On a daté généralement cette table exceptionnelle des IVe-Ve s. (règne de
Théodose Ier pour N. Cambi, op.cit., 1968-1969). La littérature s'est surtout intéressée à l'identification des
figures de la frise : Christ, apôtres, évangélistes, martyrs, peut-être même salonitains. Les derniers auteurs
s'accordent à y voir une production constantinopolitaine. L'étude minutieuse de l'ensemble, qui n'avait jamais
été menée, et la restitution obtenue porte le nombre des personnages à dix-huit, non plus dix-sept, le Christ (si
l'on admet cette hypothèse) n'étant pas placé au centre, mais à gauche de l'axe médian. Ce détail remarqué aussi
par J. Dresken- Weiland {op. cit., 1991, p. 186) relance la discussion. Cette dernière, se basant sur la qualité de
l'objet, la représentation du monstre marin et des personnages sous arcades, pour lesquels elle trouve des
parallèles de la fin du VIe s., ainsi que sur l'orientation vers l'extérieur des arcades (inverse des exemples de
l'époque théodosienne), date notre table de la fin du Ve ou du VIe s., n'osant s'aventurer plus avant, malgré ses
comparaisons plus tardives (fin VIe s., avant 600) à cause de la date généralement admise de la "chute" de
Salone. Il s'agit pour elle d'une imitation tardive (impliquant d'ailleurs peut-être un modèle sur place) de la
production des années 390-430. La disposition "extérieure" des arcades pourrait marquer l'influence des tables
polylobées nombreuses sur le site, cf. infra.
VII.e.2
Inv. D 165. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, sans provenance précise, 1892.
BIBLIOGRAPHIE
Bulió, BD 15, 1892, p. 213.
Phot. N. D. 1987 n° 13/31-33. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales : 9,5 χ 10 cm ; épaisseur au bord 4,6 cm ; au fond 2,5 cm.
Fragment de table à rebord sculpté épaisse de 4,6 cm. L'avers est poli. Le revers est dressé à la gradine
fine. La tranche est oblique et concave, mais l'extrémité en saillie vers le bas manque. A l'avers la partie
centrale est bordée par un bandeau oblique légèrement convexe.
152 SALONA I
La bande sculptée en méplat était limitée par un mince bandeau extérieur au moins, sans doute avec un
motif d'astragale. Sur un fond lisse, avant-train et tête d'un quadrupède (chien, cheval ?) au galop, orienté
droite-gauche. Les extrémités des pattes manquent.
VII.e.3
Inv. E 891. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Br. Gabriòevié, L'iconographie de Mithra taurochtone dans la province romaine de Dalmatie, AI 1,
1954, p. 39 et p. 47 fig. 11.
Phot. Ν. D. 1987 n° 10/33-35 et 14/1. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 30 χ 16 cm ; épaisseur bord 6,7 cm. Largeur du bord 14 cm ; de la bande
sculptée 10 cm.
Fragment de bordure sculptée de table (?) circulaire ou semi-circulaire. Revers piqueté ; tranche et décor
traités à la gradine fine, poli par endroits. La tranche et droite et le bord sculpté en oblique légèrement
montante. Il reste 3,5 cm du cavet, presque vertical, limitant le champ central.
Motifs du zodiaque dans des cartouches rectangulaires limités par des cadres lisses épais de 2 cm
(bandeau périphérique large de 2,5 cm). Une incision transversale ne touchant pas les bandeaux extérieurs
marque la séparation entre deux cadres. A gauche, extrémité érodée de la représentation des Gémeaux : deux
personnages en pied (conservés au-dessus de la taille environ), se tenant par les épaules, torses nus, imberbes,
aux cheveux bouclés, et portant un bonnet phrygien. A droite, arrière-train du Lion bondissant vers la droite, la
queue occupant l'angle supérieur, les pattes arrières l'angle inférieur gauche.
COMMENTAIRE
Fragment de cercle zodiacal qui semble d'après le profil interne se prolonger par un fond, d'où le
classement dans les rebords de table, mais ce type de décor est inconnu dans les tables et la date du relief est
loin d'être assurée.
vn.f. Tables "polylobees" (en réalité a rebords lobes)
Grèce1
Pendant
que longtemps,
du Moyenbien
Orient2,
que leégalement
type fut connu
par lesde exemplaires
longue date paléochrétiens
aussi bien par recueillis
les découvertes
dans des
de
monuments islamiques, surtout à Damas, on ne s'est intéressé en Occident qu'aux tables médiévales
"polylobées", en particulier à celles du Sud-Ouest - de forme rectangulaire3 - mais aussi à celles de
Besançon et de Vienne dont la date est toujours discutée4. L'expérience m'a prouvé qu'en Afrique on
avait classé - ou jeté - comme marbre de placage des fragments de tables polylobées.
Ce n'est que dans les années 1950-1960, avec des découvertes ou des identifications à Aquilée5, en
Sicile6, en Afrique7,
Donnerskirchen)8 et d'O.
surtout
Nussbaum9,
avec les grands
proposant
articles
desd'A.A.
mises en
Barb
séries
(à partir
et des derapprochements
l'exemplaire autrichien
intéressants
de
avec les patènes et les autels médiévaux, qu'on a commencé à s'apercevoir de l'existence un peu partout
de tables polylobées, mais en privilégiant encore dans la plupart des cas une explication liturgique ou
symbolique. Cependant, le premier catalogue dressé par G. Roux en 1973 était encore fort incomplet et
il avait le tort de refuser systématiquement pour l'ensemble des tables étudiées un rôle de réelle table de
salle à manger et d'autel principal10 . Récemment, E. Chalkia en a fourni un autre, plus étendu, mais
encore forcément lacunaire, et a essayé de préciser les provenances [profanes ou cultuelles] mais sans
conclure clairement sur l'historique et l'usage11 .
Ces tables - par contraste avec les tables romanes où les lobes sont plus petits et plus décorés en
général - présentent une typologie assez uniforme. Les lobes peuvent être assez irréguliers suivant leur
nombre et leur place (les lobes d'angle sont plus grands), mais de dimensions assez voisines (diamètre
18-20 cm), et encadrés d'une moulure uniforme avec une courbe assez élégante réunissant les deux
moulures à l'extrémité des pédoncules séparatifs. Cependant, on remarque, à côté du rebord extérieur
lisse le plus courant, un liseré à astragale qui est représenté à Salone (catalogue VH.f.l).
I Parmi les premiers travaux : W. Deonna, Mobilier délien, BCH 58, 1934, p. 84 sq, fig. 59-60 ; A. Orlandos,
Temachia trapezôn tou Mouseiou Herakliou Krêtês, Byzantinische-neugriechische Jahrbücher 6, 1927-1928,
p. 160-163 ; cf. Orlandos, Basilikè II, p. 484-485 et fig. 444-446.
Surtout au Nébo : S. J. Salier, The Memorial ofMoses on Mount Nebo (Studium Biblicum Franciscanum, coll.
3major.
P. Deschamps,
1), Jerusalem,
Tables
1941,
d'autel
p. 291-293
en marbre
et pi. exécutées
LX, CXXLdans
CXXVI.
le Midi de la France aux Xe et XI' s., Mélanges F.
Lot, Paris, 1925, p. 137-168 ; F. Gerke, Der Tischaltar des Bernard Gilduin in Saint-Sernin in Toulouse. Über
das Verhältnis des südfranzösischen Frühromanik zur altchristliche Plastik, Abhandlungen der Akademie in
Mainz, 1958/8, p. 451-513 ; M. Durliat, Tables d'autel à lobes de la province ecclésiastique de Narbonne,
4Cahiers
Chalkia,
archéologiques
Mense, Fr. 1 16,
et 2,1966,
p. 159
p. 51-75.
avec bibliographie antérieure (incomplète). La première étude de portée
5 L. Bertacchi,estUncelle
internationale singolare
de Ch. tipo
Rohault
di mensa
de Fleury,
d'altare
La ad
Messe,
Aquileia,
Paris,Rendiconti
1883, p. 160,
Lincei
164 VIII/15,
et pi. LI. 1960, p. 198-208 ;
G. Brusin, Due novi sacelli cristiani di Aquileia (Associazione nazionale per Aquileia, Quaderni 7), Aquileia,
1961 [les deux "oratoires" sont en fait des salles à manger et les tables qu'on y a trouvé sont donc des tables
profanes].
A.M. Fallico, Mense d'altare paleocristiane di Siracusa, RAC 45, 1969, p. 61-71.
7 P. de Palol, El baptisterio de la basilica de Tebessa y los altares paleocristianos circular, Ampuria 17-18,
81955-1956,
A.A. Barb,p. Mensa
81-102sacra.
; N. Duval,
Der Marmor-Diskus
Quelques tablesvon
d'autel
Donnerskirchen,
de Tunisie, Cahiers
JÖAI 39,de Tunis
1952, Beilage,
15, 1967, col.
p. 209-223.
5-16 ; id.,
Mensa sacra. The Round Table and the Holy Grail, Journal of the Wartburg and Courtauld Institutes 19, 1956,
p. 40-67.
10 O. Nussbaum, Zum Problem des runden und sigmaförmigen Altarplatten, JbAC 4, 1961, p. 18-43.
II Roux,
Chalkia,Tables
Mense,
chrétiennes,
p. 66-69 pour
commentaire
la typologie,
p. 178-179,
p. 105-106,
catalogue
107-109
p. 192-196.
pour l'usage et l'iconographie, p. 156-176
pour le catalogue.
154 SALONA I
La caractéristique principale de ces tables "polylobées" est d'être faite en grande majorité (il y a des
imitations locales notamment en Palestine) dans un marbre blanc et assez translucide qui peut se traiter
en lames minces. Les fonds polis sur les deux faces contrastent ainsi beaucoup avec ceux des tables
"clôturées", beaucoup plus massives, et sont particulièrement fragiles : en fait on recueille et on identifie
avec certitude surtout les bords.
Il existe trois formes principales de tables "polylobées" : rectangulaires (très rares avant l'époque
romane où cette forme s'impose), semi-circulaires ou rondes. En fait, il est assez difficile de distinguer
entre les deux dernières pour les fragments arrondis et entre les deux premières pour les fragments
rectangulaires ou droits. Les dimensions, et en conséquence le nombre des lobes, varient beaucoup.
Parmi les fragments mesurables, on possède à Salone au moins une table circulaire de grande taille à
seize lobes (VII.f.2, diamètre 1,28 m), mais on en a une autre beaucoup plus petite (VII.f.3, diamètre
65 cm) à six lobes si elle bien circulaire. Parmi les tables semi-circulaires qui présentent une échancrure
rectangulaires sur le côté droit, l'une a une dimension standard (VI.f.6, 1 m de côté, 9 lobes ?) ; une
autre est plus petite (VI.f.5, 85 cm de côté, 9 lobes aussi ?).
Les "lobes" sont probablement des assiettes fixes, mais leur nombre paraît très grand dans certains
cas (9 à 16) pour la contenance normale d'un stibadium de repas, où le nombre idéal de convives est 7 à
9. C'est là qu'on hésite, sans pouvoir conclure, sur le rôle final de ces "assiettes" et sur l'usage des
tables qui, indéniablement, ont pu servir de tables d'autel12 . Il est possible que les lobes aient un rôle
symbolique, surtout quand on approche de douze. Le rôle décoratif et symbolique est en tout cas certain
pour les tables romanes où les lobes sont beaucoup plus petits13 . J'ai moi-même effectué un
rapprochement de caractère symbolique avec les lobes des cuves baptismales nord-africaines, sur la
base du rapport autel-baptistère14. Mais l'origine pratique est aussi indéniable puisque le côté
rectangulaire avec son échancrure (à l'origine ouverte) montre que ce côté était celui qui restait libre et
servait à nettoyer le plateau.
A Salone, Dyggve avait été le premier à Marusinac à dessiner et à identifier des fragments d'une
grande table à rebord à astragale (qu'il avait d'ailleurs mal rassemblés sur son dessin, pi. Vili H12)
mais en parlant à tort de mensa martyrum15 . Mais il en avait recueilli deux autres morceaux que nous
avons identifiés en réserve en 1986, avec les lettre BS indiquant la provenance ; d'autres ont été trouvés
depuis. Nous aboutissons maintenant à sept fragments ou groupes de fragments, dont certains très
petits, et pour lesquels nous n'avons pas pu proposer une restitution. La plupart a été trouvée selon
toute probabilité dans un ensemble cultuel. La provenance exacte des autres est inconnue. Nous ne
pouvons en dire plus.
Le marbre des séries courantes n'a pas été identifié, ni les lieux de production. La date, entre le IVe
et le VIe s. ne peut être établie avec certitude à mon sens.
N. D.
12 Je l'ai établi clairement pour la table découverte dans la basilique de Sbeïtla I : N. Duval, Les églises
africaines à deux absides I, Sbeïtla, Paris, 1971, p. 46 sq, fig. 37-38. De même, pour la plaque de Carthage,
que j'ai commentée, ibid., p. 45, fig. 34-35 (cf. L. Ennabli, Inscriptions funéraires chrétiennes de Carthage, III,
Rome,
134 Cf.
N. note
Duval,
1991,3. n°Le294
baptistère
p. 194-196
d'Acholla
avec phot.),
(Tunisie)
on peut
et admettre
l'origine qu'elle
des baptistères
était en rapport
polylobés
avec en
un Afrique
autel polylobé.
du Nord,
Antiquités
15 africaines 15, 1980, p. 313-340.
Egger-Dyggve, FS III, p. 47 : "Sechs Fragmente einer grossen runden Mensa, das eigenartigen, sehr
verbeiten Grabdeckel Typus mensa martyrum ... Dieser Grabmensamotiv hat in deren mittelalterlichen
kirchlichen Kunstgewerbe eine grosse Rolle besplielt". Dyggve reproduisait, fig. 54, une patène de l'Athos.
VII. Tables et piscinae 155
vnxi
Inv. E 690. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Proviendrait de la fouille américano-yougoslave près de la Porta Caesarea. Réinventorié en 1986 (P.
C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 3/8-12. Dessin 1986 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin.
Dimensions maximales : 85 cm de corde ; 40 cm de rayon ; 95 cm de tour. Diamètre restitué 112 cm.
Diamètre des deux lobes conservés 18 et 19 cm. Epaisseur au bord 5,2 cm à 4,6 cm ; au fond 1,6-1,8 cm.
Fragment de table circulaire ou semi-circulaire, à douze lobes si elle est circulaire (4 sont partiellement
conservés). La surface est couverte de concrétions de mortier. Le profil du revers lisse présente au dessus d'un
listel périphérique un bandeau oblique et un bandeau convexe superposés. La bordure comprend outre la plate-
bande périphérique large de 4,7 cm à l'aplomb des lobes, une moulure fine dessinant les lobes : incision de
section triangulaire, listel et cavet profond de 3,8 cm.
COMMENTAIRE
Le profil du revers avec cette partie convexe ressemble à celui de l'angle n° VII.f.6.
Vn.f.2
Inv. E 689a-f. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. Réinventoriés en 1986 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 47 et pi. Vili, H12 ; Chalkia, Mense, Jug. 14, p. 173.
Phot. Ν. D. 1986 n° 9/56-63. Dessin 1988 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc fin.
Dimensions : diamètre restitué de la table 127,5 cm ; des lobes environ 17 cm. Epaisseur au bord 5,2 à
5,6 cm ; dans les lobes 1,6-1,8 cm ; au fond 1,4 cm.
Six fragments dont deux jointifs de la bordure d'une table polylobée circulaire (en ce cas à 16 lobes,
jonctions de 10 d'entre eux conservées) ou semi-circulaire. Dyggve restituait une table ronde de 1,25 m de
diamètre avec des lobes de 27 cm de diamètre. En fait une table semi-circulaire ne paraît pas impossible. Le
raccord des fragments jointifs est erroné sur son dessin, comparer à notre fig. Le rebord est orné d'un astragale
de perles et pirouettes (diamètre 1,8 cm ; largeur d'un motif - 1 perle et deux pirouettes - 6 cm). Les lobes sont
dessinés par une incision de section semi-circulaire et un listel limitant le cavet presque vertical pour certains.
Le profil du bord sur le revers est très fuyant. Fond lisse sans traces de fixation.
COMMENTAIRE
A l'époque, Dyggve avait donné à cette table le nom de mensa martyrum et supposé un rôle funéraire. Il
proposait un rapprochement avec la table du Musée de Zagreb, cf. ci-dessus n° Vll.e. 1.
VII.f.3
Inv. E 691. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilique de la Porta Caesarea (marquée BS), fouilles Dyggve des années cinquante. Réinventorié en
1986 (P. C).
156 SALONA I
BIBLIOGRAPHIE
E. Marin, La topographie chétienne de Salone, Actes XI CIAC Lyon 1986, p. 1 122 et fig. 4 p. 1 123.
Phot. Ν. D. 1986 n° 6/14. Dessin 1986 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc fin.
Dimensions maximales : 19 χ 16 cm. Diamètre restitué 65 cm ; diamètre des lobes 12 cm. Epaisseur au
bord 4 cm ; au fond 1,8 cm.
Fragment de bord courbe d'une table circulaire (ou semi-circulaire) polylobée. Revers dressé, sans trace
de fixation. Cavets adoucis des lobes soulignés par une gorge de section triangulaire et un listel à 3 cm
minimum du rebord latéral ; tranche formée par deux bandeaux obliques, le second en net retrait, et un filet à la
base.
VII.f.4
Inv. E 692. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1986 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 10/31-33. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc fin.
Dimensions maximales : 15 χ 8 cm. Diamètre restitué d'un lobe environ 22 cm. Largeur restituée
1,10 m. Epaisseur au bord 4,5 cm ; au fond du lobe 1,8 cm.
Fragment de bord rectiligne d'une table semi-circulaire polylobée. Il s'agit d'un fragment appartenant au
côté rectiligne ou au début des côtés adjacents (lobe d'angle sans doute). Profils de l'avers et du revers habituels
(cavet du lobe souligné par un listel et un tore). Revers dressé, sans trace de fixation.
VII.f.5
Inv. E 693. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilique près de la Porta Caesar ea (marquée Β S), fouilles Dyggve d'après guerre ? Réinventorié en
1986 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
E. Marin, La topographie chétienne de Salone, Actes XI CIAC Lyon 1986, p. 1 122 et fig. 4 p. 1 123.
Phot. Ν. D. 1986 n° 6/36-38. Dessin 1986 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 18 χ 14 cm. Epaisseur 3,8 cm ; au fond 1,4 cm. Largeur restituée 85 cm ;
diamètre du lobe d'angle 19 cm.
Fragment du côté rectiligne d'une table polylobée semi-circulaire. Il faut restituer à droite probablement
l'échancrure médiane, à gauche le lobe exécutant le demi-cercle à l'angle. Cavet du lobe souligné par un
bandeau oblique en léger retrait. Tranche à deux bandeaux, le second en net retrait, et un filet oblique à la base.
Revers lisse couvert de concrétions de mortier.
VII.f.6
Inv. E 694a-c. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1986 (P. C).
VII. Tables et piscinae 157
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 5/59. Dessin 1988 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales : 43 χ 26 cm. Epaisseur au bord 3,6 cm ; au fond du lobe 2,1 cm. Diamètre du
lobe d'angle 24 cm. Largeur restituée de la table 1 m.
Morceau d'angle. Trois fragments jointifs fixés par des tenons du bord d'une table polylobée semi-
circulaire. On a presque l'intégralité du lobe d'angle et de la partie droite d'un côté adjacent au côté rectiligne
(celui de droite). Le profil, avec une partie du bord intérieur convexe, n'est pas classique (tranche oblique, puis
bandeau oblique à angle droit vers l'intérieur, bandeau légèrement convexe et filet à la base). Cavet des lobes
souligné par un bandeau oblique en retrait.
Vn.f.7
Inv. E 1206. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (A. L.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/33-34.
DESCRIPTION
Marbre blanc avec concrétions.
Dimensions maximales : 9 χ 18 cm ; épaisseur au fond 1,5 cm ; au bord 2,5 cm.
Fragment de bordure de table semi-circulaire polylobée, brisé de trois côtés. Avers et tranche polis,
revers et bandeau oblique succédant à la tranche dressés à la gradine. Lobe limité par une moulure large de
1,5 cm, formée d'une gorge de section triangulaire incurvée et d'un cavet, dessinant une portion de cercle à
3 cm au minimum de la tranche (7,5 cm à gauche du fragment).
COMMENTAIRE
Ce fragment se signale par le traitement du revers à la gradine, courant sur les petites tables circulaires
inscrites ou non inscrites, mais exceptionnel sur les tables polylobées au revers généralement lisse et sans trace
de fixation. Les mesures réduites du fragment et ce détail nous incitent à ne pas tenter une restitution.
vn.g. Tables rectangulaires anepigraphes
II a été recueilli au cours des fouilles, de Marusinac surtout (c'est la seule provenance précise connue
parce que Dyggve s'y était intéressé), de nombreux fragments de rebords moulurés en marbre blanc fin,
parfois jauni (voisin du matériau employé pour les tables polylobées). Dans les inventaires, ces
fragments sont signalés généralement par l'expresssion neutre "orlo modenato" ou "orlo di pluteo" et on
sait que Bulié avait généralement considéré ces tables comme des "plutei", c'est-à-dire comme un décor
vertical (voir ci-dessus pour les tables inscrites). Il est vrai que la mouluration des éléments verticaux et
horizontaux ne diffère pas dans la tradition classique (jusqu'au XIXe s.) et les mots tabula et mensa ont
d'ailleurs un sens double en latin. Cependant, le traitement de la tranche et du revers, l'épaisseur aussi,
permettent clairement dans la plupart des cas de distinguer les tables des chancels (plus épais et souvent
moulurés et décorés sur deux faces, en tout cas avec tranche sans décor). Les tables proprement dites,
surtout celles en marbre fin translucide bordées d'une moulure en relief, sont peu épaisses (8 à 20 mm
au fond, 40 à 50 mm au bord en général). Le revers est ou poli ou au moins dégrossi et la tranche
comporte fréquemment une mouluration concave se terminant près des angles par une courbe en forme
de lunule, parfois doublée. Une table de Marusinac (Vll.g. 1) présente une mouluration plus rare et plus
complexe (moulure convexe entre deux filets), qu'on retrouve d'ailleurs sur deux tables inscrites de
Manastirine (mensae VII.a.1 et VII.a.2). Il est particulièrement intéressant de noter qu'elle comporte
une marque "de carrier" au revers en caractères grecs (KA), ce qui attesterait une origine orientale de
ces tables (ou une imitation des pratiques des ateliers impériaux). Une ou deux tranches droites et une
épaisseur supérieure peuvent faire hésiter dans certains cas entre chancel et table.
Dyggve avait dessiné quatre groupes de fragments non inscrits. Nous en proposons beaucoup plus,
soit en distinguant parmi les séries des inventaires anciens, soit en ajoutant les morceaux des réserves
non inventoriés, et surtout les très nombreux morceaux trouvés dans les fouilles récentes de l'église nord
du groupe de Marusinac, qui parfois se raccordent avec des morceaux recueillis au XIXe s. ou au début
du siècle et en confirment la provenance.
Les problèmes de restitution et de destination de ces tables sont insolubles quand il n'existe que des
fragments de rebord et quand on n'a pas d'inscription ou de symbole chrétien. On a recueilli à
Marusinac une multitude de fragments, apparemment complets pour le bord, qui ont permis de
recomposer au lapidaire une table de 1,64 χ 0,82 m, qu'on considère comme la table d'autel de l'église
principale. Mais la forme est celle des tables les plus courantes dans l'Antiquité dont l'usage est
multiple (pour les salles à manger, pour poser des objets, comme tables d'offrande dans les temples).
On sait que les églises elles-mêmes comportaient plusieurs tables dans certaines régions (elles sont
surtout bien localisées en Jordanie, Palestine et au Liban)1, dont quelques-unes sont des autels
secondaires2 (quand ils sont associés par exemple à des reliques dans une abside ou une chapelle
latérale), d'autres, placées à la limite du sanctuaire sont des tables de lecture ou d'offrande.
A Salone, en outre, il est très probable qu'on a utilisé des tables non inscrites (ou inscrites à la
peinture) pour couvrir ou signaler des tombeaux insignes dans les mêmes conditions que les tables
inscrites (la majorité des fragments a été découverte dans l'église nord de Marusinac dans un contexte
funéraire). On n'est même pas sûr que les rebords (dont les moulurations reprennent celles des mensae
inscrites) ne correspondent pas à des fonds inscrits, puisque les fonds, plus fragiles, ont disparu ou n'ont
1 N. Duval, L'organisation liturgique des églises de Jordanie en rapport avec la Palestine (recherches
récentes), Ancient Church (colloque Londres 1991), sous presse (special paper of the Society of the Antiquaries,
1994). Cf. le catalogue d'exposition Mosaïques byzantines de Jordanie, Lyon, 1989 et une thèse en préparation
2(A.Voir
Michel).
les quelques indications sur les tables annexes dans Sodini-Kolokotsas, Aliki II, p. 203-205.
VII. Tables et piscinae 159
pas été identifiés, et nous avons souvent hésité dans le catalogage à regrouper des morceaux de bord des
fragments inscrits ou non. La répartition actuelle reste hypothétique.
Les groupements que nous avons proposés l'ont été après mûr examen - souvent en plusieurs temps,
par les archéologues et les dessinateurs qui n'ont pas toujours abouti aux mêmes conclusions), d'où une
certaine part d'incertitude - en fonction des épaisseurs, de la nature du marbre, des moulures (qui
diffèrent légèrement à travers la typologie dominante). Les raccords sont rares. Les dimensions totales
proposées restent en tout état de cause approximatives.
Un très grand nombre de fragments sont couverts de mortier ou de concrétions calcaires. Ce
phénomène provient soit de remplois (surtout modernes mais déjà bien attestés anciennement à
Manastirine) dans une maçonnerie, soit d'une phénomène naturel de dissolution des mortiers par les
intempéries.
Le revers ne donne aucun indice sur les supports sauf un cas avec trois trous (sur un fond non revu).
Au total, nous ne nous risquons pas à dater ces tables en marbre rectangulaires et à indiquer leur
destination. C'est évidemment la forme et la mouluration classique des autels des IVe-VP s. à travers
toute la Méditerrannée, mais l'usage profane ne peut en aucun cas être exclu.
N. D.
160 SALONA I
vn.g.1
Inv. EA 250a-h (huit fragments d'après l'inventaire, neuf pour Dyggve, huit retrouvés) + E 1251a-b. En réserve
au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. E 1251a-b trouvés en 1993 dans les nouvelles fouilles de l'église nord, inventoriés en 1994
(P. C). Cette provenance précise vaut sans doute également pour les fragments Dyggve.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 46 et pi. Vili, H7. E 1251a-b inédits.
Phot. Ν. D. 1986 n° 10/37, P. C. 1994 n° 1/4 (E 1251a-b). Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc fin.
Dimensions des fragments = EA 250a : 14 χ 13 cm ; EA 250b : 11 χ 12,5 cm ; EA 250c : 11 χ 9 cm ;
EA 250d : 13 χ 10 cm ; EA 250e : 11 χ 7 cm ; EA 250f : 11 χ 8 cm ; EA 250g : 17 χ 8,5 cm ; EA 250h : 10 χ
9 cm ; E 1251a : 15 χ 15,3 cm ; E 1251b : 18,5 χ 11 cm ;. Epaisseur au bord 4,7-5 cm ; dans la plate-bande
périphérique 1,5-2 cm ; au fond 1,3-8 cm. Largeur du rebord 5,5 cm.
Dix fragments dont huit non jointifs de la bordure d'une table rectangulaire dont la tranche présente un
bourrelet convexe entre deux filets et aux angles une lunule gravée. Concrétions sur les nouveaux fragments. A
l'angle, sur le fragment E 1251a, est gravée une marque "de carrier", sans doute les lettres grecques KA
(hauteur 2,2 cm).
COMMENTAIRE
La moulure est analogue à celle des deux tables inscrites de Manastirine (n° VII.a.1-2), mais cette table
était beaucoup moins épaisse. Les légères différences de dimensions ne permettent pas d'assurer que tous les
fragments appartiennent à la même table. On ne peut en restituer les dimensions.
Vn.g.2
Inv. E 840a. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilique cruciforme (indication "Bas. Krté." au crayon), fouilles Dyggve d'après-guerre. Réinventorié
en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 9/68-69. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre sans doute de Proconnèse.
Dimensions : 30 χ 18,5 cm ; épaisseur au bord 9,2 cm ; minimale à l'emplacement de la plate-bande
intermédiaire 4 cm ; largeur du rebord environ 12,5 cm
Fragment d'angle d'une table rectangulaire épaisse à tranche concave moulurée. La moulure a été abattue
sur les deux tiers de la tranche mais le mouvement est reconnaissable (scotie entre deux filets concaves : le filet
inférieur semble légèrement en retrait). A l'avers, moulure habituelle.
VII. Tables et piscinae 161
Vn.g.3
Inv. E 840b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilique cruciforme (indication "Bas. Kriz." au crayon), fouilles Dyggve d'après-guerre. Réinventorié
en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 11/27. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : 15 χ 9,7 cm ; épaisseur au bord 9,2 cm ; minimale à l'emplacement de la plate-bande
intermédiaire 4 cm ; largeur du rebord environ 12,5 cm
Fragment de bord d'une table rectangulaire épaisse à tranche concave moulurée. La moulure a été
abattue faisant disparaître les deux filets concaves qui cernaient la dépression centrale. Moulure habituelle à
l'avers, poli.
Vn.g.4
Inv. E 839. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilique cruciforme (indication "Bas. Kriz." au crayon), fouilles Dyggve d'après-guerre. Réinventorié
en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 11/25. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions maximales : 16 χ 17 cm ; épaisseur au bord 11,7 cm ; minimum au niveau de la plate-bande
interne 8,1 cm ; largeur du rebord 12,2 cm.
Fragment de bord d'une table rectangulaire épaisse à tranche concave moulurée (scotie cernée par deux
filets légèrement obliques en retrait). Moulure habituelle à l'avers, dressé assez finement à la gradine. Travail
identique au revers.
Vn.g.5
Inv. E 841a. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilique cruciforme (indication "Bas. Kriz." au crayon), fouilles Dyggve d'après-guerre. Réinventorié
en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 1/14-16. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 19 χ 15 cm. Epaisseur au bord 5,5 cm ; au fond 1,5 cm ; largeur du rebord
12 cm.
Fragment du bord d'une table rectangulaire, épaisse de 5,5 à 6 cm, à tranche concave entre deux filets.
Revers dressé, avers poli et mouluré (plate-bande, gorge et bourrelet avant un cavet presque vertical).
162 SALONA I
VH.g.6
Sans numéro. Exposée au lapidaire.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Egger-Dyggve, FS III, p. 55 et pi. VIII, H5 ; Orlandos, Basilikè II, fig. 406 (phot.) p. 449, fig. 409/4 p.
450 et p. 451.
Phot. Ν. D. 1976 n° 3/23.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : 1,64 χ 0,82 m (restitution de Dyggve) ; épaisseur au bord 4,8 cm ; épaisseur au fond
1,8 cm ; largeur du rebord 5,65 cm
Bord complet en 16 fragments jointifs d'une table rectangulaire, 47 fragments de fond se raccordant
parfois de façon discutable, mais on ne peut contrôler dans la présentation actuelle (complétée au ciment).
Tranche à moulure concave superficielle se terminant par des lunules. Surfaces polies. Moulure
habituelle à l'avers . Dyggve considérait cette table comme une table d'autel.
VII.g.7
Inv. EA 252b + EA 252ca-cb + E 121 1 + E 1259. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac (trois fragments d'un lot hétérogène numéroté EA 252). E 1211 réinventorié en 1992 (A. L.),
E 1259 trouvé en 1993 dans les nouvelles fouilles, inventorié en 1994 par P. C.
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/53 (lot EA 252), P. C. 1992 n° 1/33-34 (E 1211), 1994 n° 1/13 (E
1259). Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales :
EA 252b : 22,5 χ 9 cm ; épaisseur au bord 6 cm; largeur du rebord 6,8 cm
E A 252ca : 22 χ 9 cm ; épaisseur au bord 5,7 cm; largeur du rebord 7 cm
EA 252cb : 12,5 χ 9 cm ; épaisseur au bord 6 cm; largeur du rebord 6,8 cm
E1211:8x9cm; épaisseur au bord 5,6 cm; largeur du rebord 6,8 cm
E 1259 : 14,8 χ 8,8 cm ; épaisseur au bord 5,4 cm; largeur du rebord 6,8 cm
Cinq fragments du bord d'une table rectangulaire épaisse de 5 cm. Tranche concave ; moulure habituelle
à l'avers. Revers lisses. Quelques dépôts de mortier. Les raccords de E 1211 + EA 252cb et de E 1259 + EA
252b ont été contrôlés en 1994, mais l'épaisseur variant de 5,4 à 6 cm, il n'est pas sûr que les cinq fragments
appartiennent à la même table.
VII.g.8
Inv. EA 252d + E 1253a-c. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac (même lot hétérogène EA 252 que ci-dessus) pour E A 252d ; E 1253a-c trouvés en 1993 et
1994 dans les nouvelles fouilles de l'église nord (E. M.), inventoriés en 1994 par P. C.
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1987 n° 1561 (EA 252d), P. C. 1994 n° 1/5-7 (E 1253a-b). Dessin 1994 (Br. P.).
VII. Tables et piscinae 163
DESCRIPTION
Marbre blanc fin.
Dimensions maximales : 36 χ 12 cm (E 1253a-c), 12,5 χ 8,5 cm(EA 252d) ; épaisseur au bord 4,2-
4,5 cm ; au fond 1,4 cm ; largeur du rebord 7,2-7,4 cm.
Trois fragments jointifs et un isolé du bord d'une table rectangulaire à tranche concave. Surfaces polies,
revers lisse. Concrétions de mortier sur le revers de EA 252d. Moulure habituelle à l'avers.
Vn.g.9
Inv. E 1256b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, trouvé en 1993 dans les nouvelles fouilles de l'église nord, inventorié en 1994 par P. C.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 1/8. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc à patine jaune.
Dimensions maximales : 12,7 χ 12 cm ; épaisseur au bord 5,7 cm ; au fond 1,3 cm ; largeur du rebord
7,5 cm.
Fragment du bord d'une table rectangulaire à tranche concave. Surfaces polies, revers lisse. Moulure
habituelle à l'avers avec plate-bande périphérique légèrement oblique vers l'extérieur.
VII.g.10
Inv. E 844 + E 1254 + E 1260. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. E 844 réinventorié en 1987 (P. C). E 1254 et E 1260 trouvés en 1993 dans les fouilles de la
bassilique nord, inventoriés en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/49 (E 844) et P. C. 1994 n° 1/8-10 (E 1254 et E 1260). Dessin 1994
(B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales :
E 844 (angle) 22 χ 10 cm ; épaisseur au bord 5,5 cm ; à la cassure (surface de la plate-bande
intermédiaire) 1,6 cm ; largeur du rebord 7 cm.
E 1254 : 17,5 χ 12 cm ; épaisseur au bord 5,7 cm ; à la cassure (surface de la plate-bande intermédiaire)
2 cm ; largeur du rebord 7,6 cm.
E 1260 : 14 χ 12 cm ; épaisseur au bord 5,4 cm ; à la cassure (surface de la plate-bande intermédiaire)
2,3 cm ; largeur du rebord 7,5 cm.
Trois fragments non jointifs d'une table rectangulaire épaisse de 5,4 à 5,7 cm, un angle et deux
fragments de bord, avec légères différences de profil. Revers finement travaillé à la gradine. Traces de mortier
sur la tranche et au revers du fragment d'angle (concrétions dues à un remploi). Tranche concave. L'ove d'angle
est en partie conservé.
VII.g.11
Inv. EA 252e + E 847a-b + E 848 a-d. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac (même lot hétérogène EA 252 que ci-dessus). E 847a et b réinventoriés en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 46 et pi. Vili, H6 (EA 252e). Dyggye ajoute sur son dessin un fragment que
nous n'avons pas pu identifier. En revanche, E A 252e peut être réuni à deux autres fragments trouvés dans le
164 SALONA I
matériel conservé à Tusculum jusqu'en 1984 (E 847a et b réinventoriés en 1987 par P. C). E 848a-d
réinventoriés en 1987 (P. C).
Phot. Ν. D. 1987 n° 15/57-59, n° 15/65 (EA 252e + E 847a-b) et 15/69 (E 848a-d). Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc fin.
Dimensions maximales :
EA 252e + E 847a-b : 21 χ 18cm; épaisseur au bord 4,7-4,9 cm; à la cassure (plate-bande
intermédiaire ) 1,5 cm. Largeur du rebord 6,2 cm.
E 848 : 30,2 χ 7,5 cm (E 848a + E 848d) ; 20 χ 8,5 cm (b) ; 15,5 χ 8 cm (c). Epaisseur au bord 4,2 cm ;
à la cassure (plate bande intermédiaire) 1,3-1,5 cm. largeur du rebord 6,2 cm.
Trois fragments jointifs formant un angle d'une table rectangulaire (EA 252e + E 847a-b) épaisse de
4,7 cm. Deux autres fragments jointifs (E 848a + E 848d) d'un autre angle et deux morceaux de bordures ne se
raccordant pas (E 848b-c), de moindre épaisseur (4,2 cm). Lunules aux angles de la tranche concave sur EA
252e, E 847b et E 848a (des deux côtés). Revers finement travaillé, presque poli. Moulure habituelle à l'avers
formée d'une plate-bande, d'un bandeau oblique en retrait et d'un cavet presque vertical. Nombreuses
concrétions de mortier surtout au revers. Les deux groupes d'épaisseurs différentes peuvent appartenir à deux
tables.
Vn.g.12
Inv. EA 251a-c + E 850a + E 851a-f. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. EA 251a-c plus six fragments sans numéro dont un retrouvé en 1931 dans le remblai du
corridor de la tombe A, réinventoriés E 851 en 1987 (P. C), tout comme E 850a.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 48 et pi. VIII, H8 (E 851b-d).
Phot. Ν. D. 1986 n° 10/41-43, 10/61, et 65. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : épaisseur au bord 3,7-4 cm ; au fond 1,7 cm. largeur du rebord 5 cm.
EA251a: 13 χ 7 cm
EA 251b: 21x9 cm
EA251c: 8x7,5 cm
E 850a : 20 χ 9 cm
E 851a-c: 39,5x13 cm
E851d:21xl6cm
E851e-f:28xl2cm
Deux angles (un en trois fragments jointifs) et six fragments de bord, dont deux se raccordant, d'une
table rectangulaire épaisse de 3,7 à 4 cm à tranche concave. Dyggye n'a dessiné que les trois fragments E 851b-
d, plus un morceau de fond non retrouvé, qui était percé de trois trous de 7 mm de diamètre. Il signale des
concrétions de mortier sur toutes les faces. Le revers est dressé assez finement.
Vn.g.13
Inv. E 845 + E 1237. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac ? E 847 réinventorié en 1987 (P. C). E 1237, réinventorié en 1993 (P. C), porte des graffiti
illisibles (fouilles danoises sans doute).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/54 (E 845), Phot. P. C. 1992 n° 1/33-34 (E 1237). Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc gris.
Dimensions maximales :
E 845 : 23 χ 7 cm ; épaisseur au bord 5-5,25 cm; au fond 9 mm à 1,5 cm ; largeur du rebord 6,8-7 cm
VII. Tables et piscinae 165
Vn.g.14
Inv. E 849. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac ? réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/63. Dessin 1994 (J. t.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 12,5 χ 8,5 cm. Epaisseur au bord 3,7 cm ; à la cassure (niveau de la plate-
bande intermédiaire) 7 mm. largeur du rebord 6,1 cm.
Fragment de bord d'une table rectangulaire épaisse de 3,7 cm. Tranche très superficiellement concave.
Revers travaillé très grossièrement (nombreuses concrétions de mortier).
Vn.g.15
Inv. E 841b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilique cruciforme (indication "Bas. Kriz." au crayon), fouilles Dyggve d'après-guerre. Réinventorié
en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/47. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 19 χ 13,5 cm. Epaisseur au bord 6 cm ; à la cassure 1,8 cm ; largeur du rebord
11, cm.
Fragment du bord d'une table rectangulaire, épaisse de 5,5 à 6 cm, à tranche très légèrement concave.
Revers dressé, avers poli avec la moulure habituelle (plate-bande, scotie triangulaire adoucie, bourrelet et cavet
presque vertical).
VH.g.16
Inv. E 843. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 9/37. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 19 χ 7,5 cm ; épaisseur au bord 5,2 cm ; à la cassure 2 cm ; largeur du rebord
5,5 cm.
Fragment de bord de table rectangulaire épaisse de 5,2 cm, à tranche très légèrement concave. Moulure
habituelle à l'avers, poli. Le revers est travaillé à la gradine.
166 SALONA I
Vn.g.17
Inv. E 850b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1985 n° 5/24-28. Dessin 1994 (J. t.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 31 χ 15 cm ; épaisseur au bord 4 cm ; au fond 7 mm. largeur du rebord 5,7 cm.
Trois fragments se raccordant dont un angle, recollés et fixés par des tenons, d'une table rectangulaire à
tranche moulurée (épaisseur 4 cm). Un morceau du fragment central a été cassé récemment. Sur la tranche,
moulure en creux s'arrêtant à l'angle où un ove est suggéré par des incisions en croissant. Le revers est assez
finement poli. Nombreuses traces de mortier.
Tranche verticale
Vn.g.18
Sans numéro. Collection M. Matijevié, Solin.
PROVENANCE
Salone, sans précision. Examiné en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1993 n° 3/21-22. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc légèrement veiné de gris.
Dimensions maximales : 16 χ 17 cm ; épaisseur au bord 6,5 cm ; à la cassure (niveau de la plate-bande
intermédiaire) 4 cm.
Angle d'une table rectangulaire (?) épaisse de 6,5 cm, brisé obliquement. Surfaces polies et revers lisse.
Profil à rebord à deux bandeaux minces, le second en contrebas de 2,5 cm avant les traces d'un bourrelet ou tore
angulaire arraché. Tranche ornées de deux incisions horizontales imitant une moulure concave aux angles
(lunule gravée).
Vn.g.19
Inv. EA 253a-f (1 angle inédit, 5 fragments de bord [9 dans l'inventaire], un fragment de fond [Dyggve en
signale 3]). En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, fouilles de 1896 d'après une inscription au crayon.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FSlïl, p. 47 et pi. Vili, H9. Neuf fragments de rebords d'après l'inventaire, dont Dyggve
n'a dessiné que cinq (mais il met en tireté l'angle qui existe, c'est-à-dire qu'il en a probablement vu six). Un seul
des trois fragments de fond dessinés par Dyggve a été retrouvé.
Phot. Ν. D. 1987 n° 3/3. Dessin de l'angle 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales des quatre fragments jointifs : 50 χ 42 cm ; EA 252 d : 20 χ 11,5 cm ; e : 13,5 χ
11,5 cm. Epaisseur au bord 3,9-4 cm ; au fond 2,6 cm. Largeur du rebord 6,7 cm.
Six fragments d'angle, de bord, dont quatre sont jointifs, et un fragment de fond d'une table à rebord
vertical épaisse de 4 cm. Le dessus est couvert de nombreuses concrétions de mortier. La tranche est polie. Le
revers est finement travaillé à la gradine, presque lisse.
VII. Tables et piscinae 167
Vn.g.2O
Inv. E 837a-e. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriés en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1986 n° 8/60-62. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : a) 35 χ 22 cm ; b) 28 χ 27 cm ; c) 20 χ 12 cm ; d) 18 χ 8 cm ; e) 10 χ 7,5 cm. Pour l'un,
l'appartenance à la même table est incertaine.
Cinq fragments non jointifs d'une table à rebord plat et tranche droite, dont les dimensions complètes ne
peuvent être reconstituées. Le revers, qui est lisse, présente un évidement à 20 cm du bord (épaisseur au centre
2,6 cm). Le rebord se compose d'un simple bandeau arrondi (largeur 4-4,5 cm), d'une tranche verticale
(épaisseur 4,5-5 cm), puis d'une large plate-bande jusqu'à 21 cm du bord (épaisseur à cet endroit 4,2 cm).
COMMENTAIRE
Cette table, dont la mouluration est très sommaire, semble de grandes dimensions. L'evidement au revers
est exeptionnel. Il est possible qu'il corresponde à un piétement rectangulaire central.
Vn.g.21
Inv. E 1204. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (A. L.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/33-34. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions maximales : 10,5 χ 7,5 cm ; épaisseur constante 4 cm.
Fragment de bordure de table rectangulaire, brisé en pointe vers le champ central surcreusé. Avers poli,
revers avec piquetage à peine visible. Tranche lisse. Au revers, bordure marquée par un cavet large de 3 cm
correspondant à la plate-bande périphérique de l'avers. Celle-ci est suivie par une scotie et un tore, puis large
plate-bande en retrait (4,5 cm) et amorce convexe (d'un bourrelet ?) limitant le champ central.
Vn.g.22
Inv. E 1205. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (A. L.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/33-34. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc à patine jaune.
Dimensions maximales : 12,5 χ 14 cm ; épaisseur au bord 3,5 cm ; au fond 2,5 cm.
Fragment de bordure de table rectangulaire, brisé sur trois côtés ; arête inférieure de la tranche lisse
abattue. Avers et tranche polis, revers piqueté. Bordure supérieure moulurée large de 4 cm : plate-bande
périphérique suivie d'un cavet et d'un listel.
168 SALONA I
Vn.g.23
Sans numéro. Collection M. Matijevié, Solin.
PROVENANCE
Basilica occidentalis. Examiné en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1993 n° 3/21-22. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 14 χ 7 cm ; épaisseur au bord 7,2 cm ; à la cassure 2,5 cm.
Fragment de bord d'une table rectangulaire épaisse de 7,2 cm, brisé dans la moulure. Tranche et revers
lisses. Profil inhabituel à mince plate-bande supérieure, puis un tore en retrait, un filet et une doucine avant la
cassure.
VH.g.24
Inv. E 928. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (N. D.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/45. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales : 30 χ 17 cm ; épaisseur au bord 11,2 cm ; au fond (?) 7,4-7,5 cm. Largeur du
bord 10 cm.
Fragment de bord d'une table (?) rectangulaire épaisse de 11,2 cm. Mais s'agit-il d'une table ? Le profil
n'est pas classique (bandeau plat, scotie puis tore) et l'épaisseur est considérable. Ce peut être un panneau de
chancel. La tranche, légèrement convexe vers le fond, est traitée à la gradine assez fine ; le revers est piqueté.
Vn.g.25
Inv. E 1171. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (N. D.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. N. D. 1990 n° 5/21. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales : 20 χ 25,5 cm ; épaisseur au bord 5,2 cm ; au fond 3 cm. Largeur du bord
10,2 cm.
Fragment de bord d'une table rectangulaire épaisse de 5,2 cm. La tranche verticale est polie ; le revers
est traité à la gradine. Bordure moulurée composée de la plate-bande périphérique large de 3,9 cm, d'une gorge
de section triangulaire, d'un tore mince suivi d'un cavet et d'un bandeau plat limitant le champ central
surcreusé.
VII. Tables et piscinae 169
Tranche oblique
Vn.g.26
Inv. E 838a-b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriés en 1987 (Ν. D.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 7/48-53. Dessin (E 838a) 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc veiné de gris (Proconnèse).
Dimensions maximales : angle 26 χ 14 cm (E 838a) ; 20,5 χ 12,5 cm (E 838b). Epaisseur au bord 4 cm ;
à la cassure (niveau de la plate-bande intermédiaire) 1,4 cm. Largeur du rebord 10 cm.
Deux fragments non jointifs, dont un angle, du bord d'une table rectangulaire à tranche oblique (elle
déborde de 1 cm vers l'extérieur à la base). A l'angle, mais sur un seul des côtés, deux incisions en forme de
lunule qui correspondent, l'une à l'ove d'angle, l'autre à l'extrémité d'une moulure concave (alors que la tranche
est rectiligne). Le revers est assez finement travaillé à la gradine mais non poli. Moulure incomplète formée
d'une plate-bande, d'une gorge presque triangulaire et d'un cavet oblique peu marqué.
Vn.g.27
Inv. E 842. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 9/1. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 18,5 χ 12 cm ; épaisseur au bord 3,9 cm ; à la cassure (niveau de la plate-bande
intermédiaire) 1,1 cm. Largeur du rebord 8,7 cm.
Fragment de bord de table à tranche oblique. A l'avers, poli, plate-bande prériphérique, gorge
triangulaire et cavet oblique. Revers travaillé à la gradine.
COMMENTAIRE
Malgré la grande similitude du profil, ne paraît pas appartenir à la table précédente (VII.g.27).
VII.g.28
Inv. E 923. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (N. D. et P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 16/1-2. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin.
Dimensions maximales: 13,5 χ 11,5cm; épaisseur au bord 5cm; à la cassure (plate-bande
intermédiaire) 1,6 cm. Largeur du rebord 10 cm.
Fragment de bord de table rectangulaire à rebord oblique. Tranche polie, revers bien dressé. Concrétions
de mortier au revers. A l'avers, poli, plate-bande périphérique, gorge, tore et cavet oblique.
170 SALONA I
VII.g.29
Inv. E 1 177. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 1/17. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions maximales : 15,5 χ 12 cm ; épaisseur au bord 6,3 cm ; au fond 3,5 cm. Largeur du rebord
3 cm
Fragment de bord d'une table rectangulaire (?) épaisse de 6,3 cm à tranche combinant un bandeau
vertical et un bandeau oblique vers le fond. A l'avers, la moulure est plus classique (plate-bande très étroite
2 cm, gorge puis cavet peu marqué). Le revers est travaillé à la gradine.
Tranche indéterminée
VII.g.30
Inv. E 918. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/57.
DESCRIPTION
Marbre cristallin.
Dimensions maximales : 19 χ 13,5 cm ; épaisseur au bord supérieure à 5 cm ; au fond 3 cm.
Fragment de fond et de bord d'une table rectangulaire (?) de profil inconnu. La moulure, incomplète,
n'est pas classique. Le fond est travaillé à la gradine ; le revers est lisse.
VII.g.31
Inv. E 867. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/59-61. Dessin 1987 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 27 χ 19 cm ; épaisseur au bord 11,8 cm. Largeur du rebord 13,5 cm.
Fragment de bord de table (?) rectangulaire épaisse, retaillé et utilisé comme seuil ou stylobate. Surfaces
originellement polies. Tranche latérale moulurée : en haut, un bandeau concave entre deux filets, une gorge
puis un bandeau lisse. Rebord supérieur également mouluré : plate-bande périphérique large de 7,5 cm, puis
deux tores de largeur dégressive (4,5 puis 3 cm) en saillie de 1 cm au-dessus du champ central surcreusé.
COMMENTAIRE
II ne s'agit pas forcément d'une table : ni la moulure de la tranche, ni celle du rebord ne sont classiques,
mais on ne voit pas d'autre usage (une plaque de chancel est improbable en raison de la tranche). En tous cas la
pierre a été remployée comme seuil avant de devenir moellon. Le revers porte le rebord (7,2 cm) et surtout
l'évidement piqueté destiné à la mise en place des vantaux (largeur 7 cm ; profondeur de 5 à 7 mm)
caractéristiques d'un seuil. Cette face est grossièrement travaillée.
VII. Tables et piscinae 17 1
Vn.g.32
Inv. E 1170. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (N. D.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 1/19. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales : 33 χ 16,5 cm ; épaisseur au bord 6,4 cm ; au fond 4,5 cm.
Fragment de bord d'une table (?) rectangulaire épaisse de 6,4 cm. Mais s'agit-il d'une table ? Le profil à
deux bandeaux plats n'est pas classique. C'est sans doute plutôt un panneau de chancel. Le revers est poli.
Vn.g.33
Inv. E 1263. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, nouvelles fouilles de la basilique nord, inventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. P.C. 1994 n° 1/13.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 17,5 χ 4 cm ; épaisseur max. (piate-bande intermédiaire) 2,5 cm ; au fond
2 cm.
Fragment brisé de tous côtés de fond d'une table rectangulaire (?), polie à l'avers (revers lisse), avec
jonction du fond et de la plate-bande intermédiaire, puis amorce du cavet du rebord mouluré.
Vn.g.34
Inv. E 1264. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, nouvelles fouilles de la basilique nord, inventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 1/13.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 5 χ 6 cm ; épaisseur max. (piate-bande intermédiaire) 1,6 cm ; au fond 1,4 cm.
Fragment brisé de tous côtés de fond d'une table rectangulaire (?), polie à l'avers (revers lisse), avec
jonction du fond et de la plate-bande intermédiaire.
Vn.g.35
Inv. E 1265. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, nouvelles fouilles de la basilique nord, inventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. P.C. 1994 n° 1/13.
172 SALONA I
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 9 χ 8 cm ; épaisseur max. (plate-bande intermédiaire) 1,8 cm ; au fond 1,6 cm.
Fragment brisé de toutes parts du fond d'une table rectangulaire (?), polie à l'avers et lissée au revers,
avec jonction du fond et de la plate-bande intermédiaire.
VILh. Tables rondes (ou semi-circulaires), anepigraphes
Cette catégorie est de loin la plus répandue dans les monuments et les stratigraphies de l'Antiquité
tardive et de haute époque byzantine. Mais, jusqu'à une époque récente, elle avait peu attiré l'attention,
sinon pour des usages particuliers, par exemple à propos des soit-disant mensae olearum des
catacombes romaines1 . En fait, il suffit d'observer les dépôts de fouilles ou les réserves des musées,
parfois les déblais (car on les jetait autrefois comme des "morceaux de moulure" sans intérêt), comme
nous l'avons fait pendant trente ans à travers le monde méditerranéen, pour s'apercevoir de la fréquence
de ce matériel2 .
En général, on ne recueille qu'un ou deux morceaux de bord de la même table : on peut restituer le
diamètre mais non assurer qu'il s'agit bien d'un objet circulaire. Par prudence, nous avons donc
conservé dans le titre la possibilité d'une restitution semi-circulaire, mais en réalité la forme des
éléments complets ou assez bien conservés pour fournir le contour du cercle prouvent qu'il s'agit
presque certainement partout de plateaux circulaires.
Contrairement aux tables rectangulaires, aux tables polylobées et aux tables à rebord décoré, ces
tables circulaires sont généralement de taille moyenne ou modeste (moins d'1 m de diamètre, le plus
souvent autour de 60 cm).
La matière est le plus souvent du marbre, de structure assez variée : contrairement aux tables
polylobées et aux tables rectangulaires en marbre blanc fin, ces tables rondes ont dû être produites dans
toutes les carrières en grande quantité. C'est assuré par exemple à Aliki où on distingue encore les
arrachements dans les carrières3. Mais il existe aussi des exemplaires en calcaire, en particulier en
Dalmatie où la forme a été utilisée, avec du calcaire dur de Braè\ Nous en mentionnons ici plusieurs4 .
E. Chalkia, qui avait justement étudié les mensae "des catacombes", vient de proposer une typologie
de ces tables rondes en distinguant :
- les tables à rebord simple (à profil angulaire ou curviligne),
- les tables à rebord mouluré
- les tables à rebord "en bec de corbin"5 .
Cette classification est plus satisfaisante que celle de Roux qui, au moment où l'on commençait
seulement à s'intéresser à cette catégorie, avait distingué les plateaux "à tores et bandeaux", les plateaux
"à bec de corbin", les plateaux à support annulaire6 . Comme le fait remarquer E. Chalkia, la découverte
par G. Roux de l'annelet au revers sur des fragments parvenus à Paris (au moment où nous identifiions
la même technique à Sirmium) ne permet pas de constituer une autre catégorie : ce travail du revers se
retrouve sur plusieurs types de tables ou plateaux dont l'avers a une forme différente.
1 P. -A. Février, Le culte des morts dans les communautés chrétiennes durant le IIIe s., Actes du IX' CIAC,
Rome, 1975, p. 228 et 238-259 ; Chalkia, Mense, p. 74-75 sans bibliographie détaillée. Un répertoire des
mensae des catacombes avait été commencé par une de mes élèves. Pour un exemple particulier, voir Chalkia.,
2LeLes
mense
répertoires
del Coemeterium
sont forcément
Iordanorum,
incomplets
RAC: tentatives
62, 1986, de
p. mise
169-197.
à jour dans Sodini-Kolokotsas, Aliki II, p. 200-
3202,
J.-P.et de
Sodini,
catalogue
A. Lambraki,
dans Chalkia,
T. Kozelj,
Mense,Aliki
type I,E, Les
p. 205-215.
carrières de marbre à l'époque paléochrétienne, Paris-
4Athènes,
Contrairement
1980 ; cf.aux
unerègles
table assez
énoncées
grossière
en tête,
décrite
nousparavons
les mêmes
mêlé dans
les matériaux
Aliki II, p. (marbre
196-197etet calcaire)
fig. 167. dans le
65 Chalkia,
catalogue
J. Marcadé,
enMense,
privilégiant
G. Roux,
p. 47-53.
Etudes
le profil.delphiques, BCH suppl. 4, 1977, p. 457 sq. L'appellation "tables circulaires à
listel sur le rebord" proposée par J.-P. Sodini {op. cit., p. 201-202), qui signale le bourrelet du revers sur
certains exemplaires, est également ambiguë.
174 SALONA I
La forme la plus courante est celle du rebord mouluré faisant saillie sur le fond du plat. Le fond poli
est plan (mais l'épaisseur peut varier d'un point à l'autre, entre 0,8 et 2 cm) et limité par un tore ou un
listel (à profil angulaire ou aplati) ; un cavet très aplati ou plus nettement marqué réunit ce listel au
rebord horizontal ou légèrement incliné, constitué d'un listel et d'un bandeau séparés par une gorge au
profil dissymétrique. Cette mouluration est classique des tables et se retrouve aussi dans les tables
rectangulaires.
Plus variée est la mouluration (généralement en semi-finition) qui réunit, au revers, le rebord au
fond. La plus fréquente est un cavet renversé plus ou moins bombé se terminant par un listel à la limite
du fond. Mais la moulure peut être convexe ou formée de deux courbes, concave et convexe, contraires.
Plus sommairement, on peut se contenter d'une droite oblique ou d'un pan coupé. Nous avons suivi cet
ordre, du plus classique au plus grossier, pour le catalogue.
Le traitement du fond, simplement dressé ou épannelé en général, peut être simple et le fond peut être
rectiligne. Plus intéressante est une finition très fréquente partout et qui indique bien que la "table" est
en réalité un plateau destiné à être posé : un annelet concentrique, large d' 1 cm en moyenne, en saillie de
5 mm en moyenne, permet au fond de ne pas porter partout sur le support. Pannelet se situe en général à
8 ou 10 cm du bord externe, c'est-à-dire que le diamètre du cercle intérieur est en moyenne de 40 cm
pour un diamètre total de 50 à 60 cm. L'intérieur du cercle est traité à la gradine en sillons rayonnants,
parfois aussi l'extérieur.
Deux exemplaires de Salone sont particuliers de forme et peut-être de fonction. Il existe un unique
bassin en bec de corbin (VII.h.19). Un autre fragment de table ronde, déjà publié par Dyggve, est
beaucoup plus grand que les tables ou les plateaux courants et plus profond (VII.h.17). La gorge
réunisant le rebord au fond est beaucoup plus creuse qu'à l'accoutumée et dessine donc un canal
circulaire autour du fond plat, particularité que nous avons déjà signalée à propos d'une piscina inscrite
en calcaire (VII.d.21) pourvue d'un trou. Il s'agit donc peut être d'un bassin à libations mais le fond
n'est pas assez complet pour qu'on puisse l'assurer. Cet exemplaire se signale par l'existence de petits
plots en saillie destinés à porter le fond.
Enfin, nous classons en dernier quelques cas de plateaux ou tables à caractéristiques originales, aussi
bien très sommaires que très travaillées, dont la fonction n'apparaît pas avec évidence.
E. Dyggve avait catalogué dans FS III (p. 47) trois tables rondes seulement (en dehors des
polylobées), mais en mentionnant à propos de son n° H5 que ce type était très courant partout à Salone
dans et hors les murs, et qu'il faisait donc partie du mobilier des villas comme des cimetières, ce qui
prouve qu'il avait vu plusieurs de nos fragments dès 1938.
Si nous passons à la fonction des "tables" les plus courantes, nous avouons notre embarras. Nous
critiquons le titre même du livre d'E Chalkia, "Mense paleocristiane"7 : ce type de table (comme la
plupart des autres) n'a rien de spécifiquement chrétien ni de réservé à une époque (qu'on entende
paléochrétien comme destiné à un usage liturgique ou comme une indication de périodisation, d'ailleurs
périmée), même si la plupart des exemplaires conservés ont été recueillis, par force, dans des édifices de
la fin de l'Antiquité. Rien ne différencie ces "tables" de celk recueillies dans les villas du Haut Empire
ni de celles figurées, portées sur trois pieds, dans les images de banquets sur les peintures ou les
sculptures, stèles et sarcophages.
Faut-il parler de "tables", de "plateaux", de bassins ? Ce dernier terme vaut pour les plus creux,
notamment pour certaines piscinae. Que les plateaux circulaires puissent reposer sur un support mobile
(généralement tripode), sur un support plein (c'est le cas des mensae des catacombes), ou à terre
(comme on le voit sur les scènes de banquet de chasse), l'iconographie nous l'enseigne suffisamment. Ils
peuvent être en métal, en marbre, en pierre, en céramique. L'usage ne diffère pas, bien que la pierre soit
préférée pour les usages durables ou d'extérieur. Que les mêmes "plateaux", "plats" ou "tables" servent
7 Voir un compte rendu à paraître dans Antiquité Tardive 3. G. Roux et J.-P. Sodini privilégiaient aussi l'usage
profane, surtout pour cette catégorie.
VII. Tables et piscinae 1 75
pour des repas, pour la présentation des offrandes, pour poser des objets (par exemple les lampes peut-
être dans les catacombes, mais aussi des objets liturgiques), les textes comme l'iconographie et
l'archéologie (d'après les lieux de trouvaille) nous l'attestent.
Mais il ne faut pas oublier, en particulier à Salone, l'usage funéraire. Ces "plateaux", scellés sur la
tombe, ont servi, on le sait pour Sirmium, pour la Sardaigne, pour l'Afrique, pour l'Egypte, à porter
une épitaphe et cette forme a été choisie parce qu'elle rappelait la table de repas ou un bassin à libations
(voir plus haut la discussion sur les piscinae). C'est à tort qu'E. Chalkia parle le plus souvent de
"reimpiego come lastra tombale"8. Donc, on ne peut dire si le classement de notre catalogue est
rationnel et si plusieurs des fragments n'appartiennent pas à des piscinae. Cette incertitude même
prouve la polyvalence du type.
N. D.
Vn.h.l
Inv. E 1207 + E 1262. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. E 1207 réinventorié en 1992 (A. L.), E 1262 trouvé en 1993 dans les nouvelles fouilles de
l'église nord (E. M.), inventorié en 1994 par P. C.
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. P. C. 1992 n° 1/33-34 et 1994 n° 1/11-12. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales: 11 χ 11cm (E 1207), 13,5 χ 12 cm (E 1262). Diamètre restitué 1,06 m.
Epaisseur au bord 2,7 cm ; au fond 1,5 cm. Largeur de la bordure de 7,5 cm
Deux fragments non jointifs de bord et de fond d'une table circulaire, tous deux brisés sur trois côtés.
Profil habituel. Avers poli ; revers soigneusement travaillé à la gradine en sillons rayonnants à partir de 2 cm
du bord, sans annelet de pose.
Vn.h.2
Inv. E 1289 + E 1290. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, KapljuC (?), fouille Dyggve. Réinventoriés en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. P. C. 1994 n° 2/20. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin.
Dimensions maximales: 28 χ 12 cm (E 1289), 11,5 χ 14 cm (E 1290). Diamètre restitué 1,31m.
Epaisseur au bord 2,4-2,9 cm ; au fond 1,4-1,7 cm.
Deux fragments non jointifs de rebord d'une table circulaire, brisés de trois côtés. Profil habituel.
Concrétions importantes sur toute la surface. Avers poli ; revers du rebord travaillé à la gradine. Revers
soigneusement travaillé à la pointe en sillons rayonnants à 1-2 cm du ressaut du rebord. Pas de trace d'annelet
de pose sur les 8 cm conservés.
Vn.h.3
Inv. E 672. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, fouilles Dyggve d'après guerre (inscription en danois). Réinventoriés en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1987 n° 7/54-55. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin.
Dimensions maximales : 14 χ 11,6 cm. Diamètre restitué 62 cm. Epaisseur au bord 3,3 cm ; au fond
1 cm.
Fragment de bord et de fond d'une table circulaire, brisé sur trois côtés. Profil habituel. Avers poli ;
revers dressé assez grossièrement à la gradine et couvert de mortier.
VII. Tables et piscinae 177
Vn.h.4
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin.
Dimensions maximales : 14 χ 7 cm. Diamètre restitué 64 cm env. Epaisseur au bord 3,3 cm ; à la
cassure 1,1 cm.
Fragment de bord d'une table circulaire, brisé de trois côtés. Profil habituel. Avers poli ; revers
travaillé à la pointe en sillons rayonnants à partir de l'annelet de pose. Le revers du rebord est soigneusement
dressé au ciseau.
Vn.h.5
Inv. E 679 + E 681. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, basilique d'Ilinac, fouilles Dyggve d'après guerre (marqués BB). Réinventoriés en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1986 n° 9/38-39 (E 679), n° 2/19-20 (E 861). Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 7,5 χ 8 cm (E 679), 16,5 χ 12 cm (E 681). Diamètre restitué 1,05 m. Epaisseur
au bord 3 cm, au fond 1,4 à 1,6 cm..
Deux fragments non jointifs de rebord et de fond d'une table circulaire, E 679 brisé de trois côtés, E 681
de toutes parts. Profil habituel. Avers poli ; revers du rebord travaillé à la gradine, revers travaillé à la gradine
en sillons rayonnants à partir de l'annelet de pose lisse (largeur 1 cm ; épaisseur 2 mm) soit à 9,5 cm du ressaut
du fond.
Vn.h.6
Inv. E 680. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, fouilles Dyggve d'après guerre ? (marqué par lui "villa rustica"). Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 6/9. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions maximales : 8 χ 7 cm. Epaisseur incomplète, environ 5 cm au bord.
Fragment de rebord d'une table circulaire, brisé de trois côtés. Profil habituel mais en calcaire. Travail
de la face et du revers du rebord assez grossier. Le fond n'est pas conservé.
178 SALONA I
VII.h.7
Inv. E 686. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Provient probablement du "quatrième cimetière", car était exposé jusque vers 1970 avec les piscinae en
provenant (cf. Dyggve), mais n'est pas dessiné dans BD 22, 1899, pi. XII-XV. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve, History ofSalonitan Christiany, pi. V, 22 ; Duval, Brèves observations sur l'usage des mensae
funéraires dans l 'Jllyricum, RAC 60, 1984, fig. 10 p. 269 ; Chalkia, Mense, Jug. 5, p. 210.
Phot. Ν. D. 1984 n° 62. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : diamètre interne 50 cm ; diamètre restitué 59 cm. Epaisseur du rebord 3,3 cm ; au fond
environ 1,5 cm.
Table ronde du profil habituel, mais en calcaire, dont le fond est presque complet, avec une partie du
rebord (conservé sur environ 37 cm de longueur). Revers travaillé à la gradine en sillons rayonnants sans
annelet de pose. Le fond est bombé et d'épaisseur irrégulière.
VII.h.8
Inv. E 682. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 7/58-61. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin.
Dimensions maximales: 18 χ 8cm. Diamètre restitué 116cm env. Epaisseur au bord 4,7cm; à la
cassure 1,3 cm.
Fragment de rebord d'une table circulaire, brisé de trois côtés. Profil habituel. Avers poli et bord
supérieur lisse ; revers travaillé à la gradine en sillons rayonnants. Les dimensions conservées ne permettent
pas de savoir s'il existait un annelet de pose.
VII.h.9
Inv. E 683. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac ? Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/4-6. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 31 χ 12 cm. Diamètre restitué 85 cm. Epaisseur au bord 6,8 cm ; à la cassure
1,4 à 1,5 cm.
Fragment de rebord mouluré d'une table ronde creuse, brisé de trois côtés. Profil habituel. Avers poli ;
revers travaillé à la gradine en sillons rayonnants.
VII. Tables et piscinae 179
VILh.lO
Inv. E 1239. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1993 (P. G).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. G 1992 n° 1/33-34. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Calcaire coquillier.
Dimensions maximales : rayon 34 cm ; largeur 15 cm ; épaisseur au fond 5 cm, au bord 11 cm.
Fragment de table circulaire avec bordure saillante, très érodé. Travail grossier du champ. Revers et
rebord dressés finement à la gradine, avec traces de piquetage au revers vers le centre. Bordure à tranche
inférieure concave après un ressaut vertical (largeur 1 1 cm au revers). Moulure du rebord composée d'un
bandeau plat limité par un tore mince, puis cavet rejoignant le champ central surcreusé après un ressaut léger
(largeur totale de la moulure 14 cm).
Vn.h.ll
Inv. E 674. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. G).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 1/5-8 et 17-18. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 9 χ 10 cm. Diamètre restitué 52 cm env. Epaisseur du rebord 2,4 cm ; du fond
0,8 cm.
Fragment de bord d'une table circulaire, brisé de trois côtés. Profil habituel. Avers poli ; revers
soigneusement travaillé à la gradine en sillons rayonnants. Il n'y a pas d'annelet de pose dans la partie
conservée.
VH.h.12
Inv. E 664. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. G)
BIBLIOGRAPHIE
N. Duval, Mensae funéraires, fig. 19 p. 223, et pi. XXVIII, 3-4 ; Chalkia, Mense, Jug. 10, p. 211.
Phot. Ν. D. 1984, cf. ci-dessus (pi. XXVIII, 3-4). Dessin 1984 (I. P.) également publié (fig. 19 p. 223) et
1994. (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 26 χ 23 cm. Diamètre restitué 1,02 m. Epaisseur au bord 2,5 cm ; au fond 1,6-
1,7 cm.
Fragment de bord et de fond d'une table circulaire, brisé sur trois côtés. Profil habituel. Avers poli ;
revers soigneusement travaillé à la gradine en sillons rayonnants et annelet de pose.
180 SALONA I
Vn.h.13
Inv. E 673. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 10/57-59. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 14 χ 14 cm. Diamètre restitué 49 cm ; Epaisseur sur rebord 4,2 cm ; du fond
2,2 cm.
Fragment de bord et de fond d'une table circulaire, brisé de trois côtés. Profil habituel. Avers poli ;
revers traité à la gradine en sillons concentriques. Il n'y a pas d'annelet de pose dans la partie conservée.
VII.h.14
Inv. E 675. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, sans provenance précise. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FSIII, p. 46, pi. VIII, H 13.
Phot. Ν. D. 1986 n° 10/57-58. Dessin 1994 (B. V. et Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire coquillier (et non marbre blanc, Dyggve).
Dimensions maximales : 1 1 χ 7,5 cm. Diamètre restitué 53 cm (Dyggve), 58 cm (Br. P.). Epaisseur du
rebord 3,6 cm.
Fragment de bord d'une table circulaire, brisé de trois côtés. Profil habituel, mais en calcaire. Avers
poli ; revers soigneusement travaillé à la gradine en sillons rayonnants. Il n'y a pas d'annelet de pose dans la
partie conservée.
COMMENTAIRE
Dyggve notait la banalité de ce type de table à Salone, aussi bien dans la ville que dans les nécropoles.
Vn.h.15
Inv. E 676. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1986 n° 10/69-71. Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin.
Dimensions maximales : 15 χ 10,5 cm. Diamètre restitué 56 cm env. Epaisseur au bord 4,2 cm ; au fond
1,8 cm.
Fragment de rebord d'une table circulaire, brisé de trois côtés. Profil de la moulure habituel, mais très
mou. Avers poli ; revers travaillé à la gradine de façon grossière.
VII. Tables et piscinae 181
Vn.h.l6
Inv. E 678. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 9/39. Dessin 1994 (J. t.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 9 χ 5,5 cm. Epaisseur au bord 6,5 cm.
Fragment de bord d'une table circulaire, brisé de trois côtés. Profil de la moulure habituel avec arrière à
pan coupé, mais usé, epidemie assez mou. Revers non conservé.
VII.h.17
Inv. E 687. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1985 n° 3/8. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc à veines grises et gros grain (ressemblant à du marbre de Thasos).
Dimensions maximales : 38 χ 26 cm. Diamètre restitué 68 cm env. Epaisseur au bord 9 cm ; au fond
6,5 cm.
Fragment de fond et de bord d'une table ronde épaisse à rebord mouluré à tranche verticale, brisé de trois
côtés. Avers poli ; tranche verticale simplement dégrossie et garnie de mortier (a pu être scellée) et revers
piqueté grossièrement.
Vn.h.18
Inv. E 684. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 4/16. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 17 χ 7 cm. Diamètre restitué 72,4 cm. Epaisseur au bord 5,9 cm ; au fond
1,2 cm.
Fragment de rebord mouluré épais à tranche verticale d'une table ronde, brisé de trois côtés. Avers poli ;
tranche et revers dressé assez finement à la gradine. Pas de trace évidente de scellement.
VII.h.19
Inv. EA 256 + E 919 + E 1202 + E 1203 + E 1261. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, sans provenance précise. E 919, trouvé en 1931 dans les déblais du tombeau A (espace
nord), réinventorié en 1987 (M. B.-M.). E 1202-1203 réinventoriés en 1992 (A. L.). E 1261 trouvé dans les
182 SALONA I
nouvelles fouilles de l'église nord de Marusinac (E. M.) en 1993, inventorié en 1994 par P. C. (cette
provenance précise doit s'appliquer aux autres morceaux).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 47 et pi. VIII, H 1 1 ; Chalkia, Mense, Jug. I, p. 209.
Phot. Ν. D. 1987 n° 4/6 (EA 256 + E 919), P. C. 1992 n° 1/33-34 (E 1202 + E 1203), 1994 n° 1/11-12
(E 1261). Dessin 1994 (B. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin (E 1202 et E 1203 à patine jaune).
Dimensions maximales : 19 χ 10 cm (EA 256) ; 17 χ 14,5 cm (E 919) ; 12 χ 9,5 cm (E 1202) ; 10 χ
9 cm (E 1203) ; 16 χ 7,5 cm (E 1261). Diamètre restitué 1,35 m (Dyggve), env. 1,19 m (selon notre
estimation). Epaisseur du rebord 9,8 à 10 cm ; au fond de 3 à 3,4 cm (max. au niveau du plot de pose). Largeur
du bord 6,4 cm cons., environ 11 cm est.
Cinq fragments de bord (4) et de fond (1) d'une table ronde de grande taille et de profil original. Celui-ci
réunit en effet la moulure habituelle du rebord et du pourtour du fond à un profil en "bec de corbin" avec gorge
profonde. Revers travaillé vigoureusement à la gradine en sillons rayonnants à partir de 2 cm du bord. Sur le lit
de pose, annelet de 2 cm environ à 18 cm du bord (épaisseur 5 mm). En plus, on observe sur E 919 une
surépaisseur (diamètre 3,5 cm ; ép. 1 cm), qui avec deux ou trois autres servait à poser le plat sur son support.
Ce type de pied est absolument unique dans la série et s'explique donc par le grand diamètre. Il n'est pas
absolument certain que tous les fragments appartiennent à la même table.
COMMENTAIRE
Sur un fragment de fond non retrouvé Dyggve a dessiné un trou oblique : il s'agissait d'une piscina à
libation.
VII.h.20
Inv. E 685a-e. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Duval, Mensae funéraires, p. 324, fig. 20 ; Chalkia, Mense, Jug. 16, p. 212.
Phot. Ν. D. 1984 n° 2/4. Dessin 1984 (I. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales des quatre fragments jointifs : 35 χ 32 cm (a-d) ; cinquième fragment (e) 17 χ
8 cm. Diamètre restitué 88-89 cm. Epaisseur au bord 6,6 cm ; au fond 1,6 à 1,8 cm.
Cinq fragments de fond et de bord (dont quatre se raccordent) d'une table ronde à rebord mouluré en
"bec de corbin", brisés de tous côtés. Revers et avers lisses.
COMMENTAIRE
C'est le seul exemplaire conservé au Musée de cette forme très classique, mais le revers est lisse et non
travaillé à la gradine comme cela arrive parfois.
VII.h.21
Inv. EA 254. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, fouilles Dyggve.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 47 et pi. Vili, HI 1.
Phot. Ν. D. 1988 n° 3/2.
VII. Tables et piscinae 183
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin.
Dimensions maximales : 18 χ 25 cm. Epaisseur min. 2,5 (dans la moulure) à 3,2-3,4 cm (au fond).
Fragment de fond d'une table circulaire (?), brisé de tous côtés. Profil inconnu. Avers poli avec amorce
de la gorge profonde de la moulure ; revers travaillé à la gradine en sillons grossièrement rayonnants à partir
d'unannelet de pose très marqué large d'au moins 1,5 cm et saillant de 6 mm.
Vn.h.22
Inv. E 695. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue (marqué 88 AV, numéro inexact). Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1986 n° 2/7.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales : 16 χ 14 cm. Epaisseur 1,8 à 1,9 cm.
Fragment de fond d'une table circulaire (?), brisé de tous côtés. Profil inconnu. Avers poli ; revers
travaillé à la gradine en sillons grossièrement rayonnants. C'est cet indice qui fait croire que ce fragment peu
caractéristique provient d'une mensa.
VII.h.23
Inv. E 852. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/67.
DESCRIPTION
Marbre blanc à gros grains.
Dimensions maximales : 15 χ 7 cm. Epaisseur 2 cm ; à l'annelet 2,2 cm.
Fragment de fond d'une table circulaire, brisé de tous côtés. Profil inconnu. Avers poli ; revers travaillé à
la gradine en sillons grossièrement rayonnants de part et d'autre d'un annelet de pose large de 1,6 cm.
VII.h.24
Inv. E 688. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, sans numéro d'inventaire ni lieu de trouvaille précis. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 47 et pi. VIII, H 14.
Phot. N. D. 1986 n° 11/43.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions maximales : 23 χ 17 cm. Diamètre restitué 48 cm. Epaisseur au bord 8 cm ; au fond 7 cm.
Fragment de fond et de bord d'une table ronde épaisse (mensa ou plateau ?) à rebord plat et tranche
verticale, brisé de trois côtés. Rebord plat large de 2,8 cm ; haut de 7 mm. Avers poli ; revers travaillé
vigoureusement à la pointe et à la gradine. Le lit d'attente était évidé sur une épaisseur de 3,2 cm. L'évidement
avait un diamètre de 17 cm environ.
184 SALONA I
COMMENTAIRE
Dyggve avait pensé à un emploi de couvercle de tombe (d'une cimaise ?) ou de reliquaire. Il a restitué au
centre un trou d'après l'exemple de table trouvé à Nin.
Vn.h.25
Inv. E 1208 + E 1209. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriés en 1992 (A. L.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. P. C. 1992 n° 1/33-34.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : E 1208 = 12,5 χ 19 cm ; E 1209 = 11 χ 13 cm ; épaisseur au fond 1,75 cm ; à
l'annelet 2 cm.
Deux fragments non jointifs du fond d'une table circulaire, brisées de tous côtés. Avers poli ; revers
soigneusement travaillé à la gradine en sillons rayonnants, de part et d'autre de portions de l'annelet de pose
angulaire saillant laissé lisse (largeur 2 cm ; épaisseur 0,25 cm).
Vn.h.26
Inv. E 1210. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (A. L.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/33-34.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 6,5 χ 11 cm ; épaisseur au fond 2,5 cm ; à l'annelet 2,75 cm.
Fragment du fond d'une table circulaire, brisé de tous côtés (notamment le long de l'annelet de pose).
Avers poli ; revers soigneusement travaillé à la gradine en sillons rayonnants, avec portion de l'annelet de pose
angulaire saillant laissé lisse (largeur 1 cm ; épaisseur 0,25 cm).
Vili. AMBONS
L'ambon en Dalmatie n'a pas encore fait l'objet d'une étude d'ensemble. Des éléments d'ambon ont été
trouvés :
- à Salone (Manastirine, Kapljuö, Marusinac, plus deux autres églises non identifiées) et aux environs
(Klapavica) : voir infra.
- à Mokropolje-Vagiói près de Knin1 ,
- à Bijaéi (Saint- Jean-Baptiste) près de Trogir2 ,
- à Srima près de Sibenik (un ambon dans chaque église)3 ,
- à Lovreöina (Saint-Laurent, éléments inédits, à paraître en 1994),
- à la cathédrale de Zadar (éléments inédits, renseignement oral de P. Ve2ié).
D'autres morceaux attribués à des chancels peuvent appartenir à des ambons (on les reconnaît soit par une
ornementation oblique s'il s'agit de rampes d'escalier, soit par les angles obtus des plaques de parapet).
L'ambon a fait l'objet d'études dans l'Illyricum, notamment en Grèce avec la thèse de Jakobs4 et un chapitre
de la publication d'Aliki II5, auxquels il faut ajouter l'article de J.-P. Sodini sur l'emplacement de l'ambon en
Illyricum oriental6 et le chapitre de P. Lemerle sur les ambons de Philippes7, et notre chapitre de Cariän Grad
IV à propos de la basilique à transept.
L'ambon le plus courant dans cette région est le grand ambon à cuve surélevée avec escaliers symétriques
situé dans la nef centrale qui est représenté à Caridin Grad (c'est l'exemple le plus septentrional) et en Albanie.
Cet ambon n'était pas attesté en Dalmatie jusqu'à la fouille de Srima. Il existe en Grèce les exemples célèbres
d'ambons à escalier "en éventail" (l'exemple le plus connu est celui de Thessalonique)8, également placés dans
la nef centrale. Ce type n'est pas attesté dans nos régions. La Grèce compte quelques petits ambons
monolithes, sans doute liés au bêma ou sanctuaire Ce type, qu'on retrouve en Asie Mineure, n'a pas laissé non
plus de témoins en Dalmatie. Reste pour notre typologie à tenir compte des ambons composites à cuve
polygonale surélevée qui sont représentés en Grèce en petit nombre, notamment à Philippes où on les voit
coexister avec le grand ambon à escaliers symétriques, du type le plus courant9
.
A Ravenne, dont les liens avec Salone sont bien connus, plusieurs types d'ambons coexistent. Le plus
courant et le plus original est l'ambon très surélevé à parapet décoré de caissons à motifs animaliers, qui se
1 V. Delonga, Prilog arheoloskoj topografi] i Mokrog polj a kod Knina, SHP III/14, Split, 1984, p. 259-283.
2 Dyggve-Egger, FS 111, fig. 45, p. 33.
3 Zl,Gunjaia, KompleL· starokrséanske arhitekture na Srimi kod Sibenika, AV29, Ljubljana, 1978, p. 626-629 ; Id.,
Srima. KompleL· starokrséanske sakralne arhitekture, Catalogue d'exposition, Sibenik, 1985, fig. p. 17 (plaque de
4l'ambon
P.H.F. deJakobs,
l'égliseDie
sud).
frühchristlichen Ambone Griechenlands, Bonn. 1987. Cf. auparavant Orlandos, Basilikè II, p.
56 J.-P.
538-566.
Jakobs,Sodini,
op. cit.L'emplacement
; Sodini-Kolokotsas,^l//A:/
de l'ambon enII,Illyricum
p. 94-120.oriental, BCH 99, 1975, p. 581-588.
7 P. Lemerle, Philippes et la Macédoine orientale à l'époque chrétienne et byzantine, Paris, 1945, p. 358-361.
8 J.-P. Sodini, BCH 100, 1976, p. 493-510 ; N. Firatli et alii, La sculpture byzantine figurée au Musée archéologique
d'Istanbul, Paris, 1990, n° 178.
9 G. Gounaris, Le problème de l'existence de deux ambons dans l'octogone de Philippes, Actes du X CIAC,
Thessalonique 1980, p. 133-140 ; Sodini-Kolokotsas,^//*/ II, p. 92-120.
186 SALONA I
situe d'après la tradition sur le côté sud de la nef centrale10 . Il est représenté par plusieurs fragments aussi à
Poreö et à Grado11.
Le problème posé en Dalmatie est l'absence d'indication sûre concernant l'emplacement de l'ambon.
L'hypothèse de Dyggve concernant Kapljud12 où l'architecte danois le place à l'extrémité nord du chancel à
l'extérieur mais accessible depuis le chancel, reste sans justification matérielle.
Le type d'ambon reconstitué à Kapljuö, et qui paraît être également celui qui convient aux autres fragments
de Salone, est à cuve polygonale ceinturée de plaques hautes d'un peu plus d'un mètre reposant sur des
colonnettes, et accessible par un escalier unique que Dyggve suppose bordé de parapets (sans en avoir la
preuve). La cuve est composée de cinq panneaux à bordures obliques, qui une fois montés donnent un plan
dodécagonal avec six larges faces et six facettes intermédiaires correspondant aux angles de l'hexagone de
base, abattus selon un angle obtus d'environ 135°. Ces facettes sont deux fois moins larges (20 cm environ)
que les faces principales (40 cm environ pour 100-120 cm de hauteur restituable). Des corniches moulurées
séparées apparaissent, au sommet et à la base de la cuve de Kapljuô (VIII. 10), mais l'ensemble peut aussi être
monolithe comme l'atteste le n° VIII. 13 (dont la cuve était en revanche octogonale).
Les découvertes de Srima permettent une approche beaucoup plus précise de la typologie. On possède, en
effet, une base octogonale possédant des encastrements pour colonnettes (de 10 à 12 cm de côté à la base) qui
appartiendrait à l'église sud13 . Il est difficile de distinguer les colonnettes de support des colonnettes d'autel.
Des fragments de parapets analogues à ceux de Salone peuvent appartenir à cet ambon. Mais il existe aussi
des fragments de deux côtés et une face complète d'un ambon plus décoré pourvu d'une corniche moulurée au
sommet et à la base, qui devait être pourvu de deux escaliers symétriques et reposer sur un socle en
maçonnerie. Bien qu'il sorte apparement des carrières de Brac, ce type, connu aussi à la cathédrale de Zadar,
n'est peut-être représenté à Salone que par un seul fragment (VIII. 13 ? ; église inconnue). Les éléments inédits
(mais actuellement sous presse) de Lovreöina comprennent un fragment de base polygonale, comportant des
mortaises sur les deux faces (ce qui implique une modification ou un remploi), des fragments de parapets de la
cuve mais aussi de l'escalier (ou des accès). Les éléments de degrés d'escaliers que nous avons cru identifier à
Salone, notamment à Manastirine (voir la phot.) feraient croire à l'existence d'un ambon à escalier unique de
dimensions assez réduites puisqu'il n'est pas pourvu de parapets latéraux.
Il est frappant de trouver des analogies avec ce type d'ambon qui aurait été accessible du sanctuaire
(suivant l'hypothèse plausible de Dyggve) dans trois régions fort éloignées de la Dalmatie, c'est-à-dire dans la
province d'Arabie (où l'ambon projeté se situe au Sud du chancel)14, dans la Palestine troisième (Negev actuel)
où le même type d'ambon se situe à l'angle sud-ouest du chancel15 et dans la Cyrénaïque où un ambon de
faibles dimensions est accessible depuis le Nord du sanctuaire16. On retrouve en Cyrénaïque des escaliers
d'ambon analogues à ceux supposés de Salone. L'incertitude sur la typologie et l'emplacement rappelle le cas
de la Tripolitaine où l'ambon est certainement une innovation tardive et où les quelques cas connus sont tous
de type différent.
N. D. et P. C.
10 Angiolini Martinelli, Corpus Ravenna I, texte p. 27-30, et fig. 20-26 ; Deichmann, Ravenna II, ρ 90-91, fig. 96-
11106.Pour Porec", voir Terry, Poreö, p. 49 n° 63-64 ; et, dernièrement, P. Chevalier, L'ambon à Poreζ et en Istrie, à
paraître dans les Actes du 1er colloque de Motovun, 1994.
12 Brondsted-Dyggve, RS1, p. 88-89, restitution d'ensemble fig. 80.
13 Zl.
14 Ν. Duval,
GunjaÊa,L'organisation
Cisterna starokrscanske
liturgique des
dvojne
églises
bazilike
de Jordanie
na Srimi, en
Diadora
rapport13,avec
Zadar,
la Palestine
1991, fig. (recherches
5 p. 276. récentes),
Ancient Church (colloque Londres 1991), sous presse (special paper of the Society of the Antiquaries, 1994). Cf. le
15 Voir lesd'exposition
catalogue remarques deMosaïques
N. Duval,byzantines
ibid. et en de
dernier
Jordanie,
lieu Ancient
Lyon, 1989
Churches
et une Revealed,
thèse en préparation
éd. Y. Tsafrir,
(A. Israel
Michel).
Exploration Society, Jerusalem, 1993 (Y. Tsafrir, The Development of Ecclesiastical Architecture in Palestine et J.
16 N. Duval,Christian
Wilkinson, Les monuments
Worship d'époque
in Byzantine
chrétienne
Period).de Cyrénaïque à la lumière des recherches récentes, Actes du XI
CIAC, Lyon 1986, p. 2775.
Vili. Ambons 187
vni.1
Inv. E 1080a-b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine. D'après la photographie ancienne, on ne possédait jusqu'en 1990 qu'un tiers du fragment
supérieur photographié en 1939 (a : 49 χ 52 cm ; ép. 8 cm). Un autre morceau (inférieur) n'a pas été retrouvé. Le
deuxième fragment (b) a été retrouvé dans un sondage de contrôle à Manastirine en 1990. Il correspond à la lacune
entre les deux éléments photographiés autrefois. Réinventoriés en 1988 et 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, fig. 45/1 p. 33 (donne deux fragments, un des nôtres plus complet au sommet et un
inférieur non revu) et note 20 p. 42.
Phot. P. C. 1994 n°3/12. Dessin 1994 (B. V. et Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : voir la fig. Hauteur restituable de la plaque 1,20 m ; largeur conservée 36 cm ; restituée 38,5 cm ;
épaisseur 7-8,5 cm.
Deux fragments jointifs de la partie centrale d'une dalle de parapet de cuve polygonale d'ambon. Brisés de tous
côtés. Travail fin à la gradine sur la face antérieure. Traces de piquetage et ciseau au revers. Les deux bordures
latérales portent l'amorce du biseautage habituel de l'avers (ép. diminuant régulièrement de 8 à 3 cm environ sur 9 cm
de largeur). Il s'agissait donc sans doute d'un ambon hexagonal à facettes intermédiaires de moitié plus étroites,
présentant un angle obtus de 135° environ avec les cinq faces principales (escalier unique dans le sixième pan), cf.
KapljuC, infra, n° VIII.5 à VIII. 10.
Le décor se compose de deux cartouches rectangulaires en retrait encadrés par un simple bandeau plat,
contenant chacun une croix latine pattée gravée avec un carré réservé à l'intersection des branches. Le cliché ancien
montre que des rosaces à cinq et six pétales occupaient les angles supérieurs de la croix du registre supérieur, alors
complète. La facette oblique contigue à droite comportait un panneau unique délimité par un bandeau plat.
COMMENTAIRE
Les dimensions de la dalle restituée correspondent avec quelques variations minimes à celles des deux
exemplaires de dalles de parapet complètes provenant de Saint-Jean-Baptiste de Bijaói (25 km à l'Ouest de Split), et
exposées dans le lapidaire du Musée. Ces dernières sont certes un peu plus épaisses et plus basses que la nôtre (100 χ
37 cm ; ép. 9,5 à 13,5 cm à Bijaói contre 120 χ 38,5 cm rest. ; ép. 7-8,5 cm à Manastirine). On peut proposer une cuve
hexagonale d'environ 1 m de diamètre interne. On a retrouvé en 1990, lors d'un sondage, remployé à l'Est du vestibule
de Manastirine, l'escalier étroit unique et dépourvu de parapetscorrespondant à cet ambon (cf. phot. Ν. D.).
VIII.2
Inv. E 971+ E 972 + E 1294. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, église sud. Trouvés en 1930, remployés dans le dallage tardif du vestibule. E 971 et E 972
réinventoriés en 1988 (P. C), E 1294 en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FSIII, p. 41-42 et pi. VII, F4 (E 1294), F5 (E 971) et F6 (E 972).
Phot. Ν. D. 1988 n° 2/31-32 (E 971, E 972) ; P. C. 1994 n° 3/14 (E 1294).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
E 971 : 21 χ 18 cm ; épaisseur 3-7 cm
E 972 : 28 χ 18 cm ; épaisseur 6-6,5 cm
188 SALONA I
VIH.3
766 B. Exposé au lapidaire.
PROVENANCE
Marusinac, vestibule de l'église sud, 1930, comme le précédent.
BIBLIOGRAPHIE
Buliô, BD 35, p. 38 ; 1LC 1937 A ; Dyggve-Egger, FS III, p. 41-42 et pi. VII, FI
Phot. Ν. D. 1987, n° 5/9.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 35 χ 61 cm cons., plus épaisse (11 cm que la précédente).
Deux fragments jointifs, recollés au ciment blanc, d'une plaque, attribuée par le fouilleur à un parapet de cuve
de l'ambon de l'église sud (?). Retaillés en bas, à gauche et à droite lors de leur insertion tardive dans le pavement du
vestibule. Tranche supérieure et avers traités à la gradine, revers grossièrement piqueté. Tracé préparatoire du décor
visible à gauche.
Décor à deux registres avec une inscription disposée sur six lignes dans le cartouche supérieur, conservé sur 41
χ 32 cm, et amorce du cartouche inférieur, tous deux encadrés par un bandeau plat légèrement oblique, le premier à
9,5 cm du sommet. Pour le texte de l'inscription : + Tua de tuifsj / Ubi d(omi)ne, optfulij / intercesiofnej / beati
JohannfisJ /, memento serbfij / + tui d(omi)ne, se reporter au Corpus des inscriptions chrétiennes de Salone.
VIII.4
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac, 1930, comme le précédent.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 41-42 et pi. VII, F2.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : voir à la fig. ancienne, même épaisseur que le précédent.
Fragment de la même plaque (?) de parapet. Biseautage classique de l'avers. Angle inférieur droit (ou supérieur
gauche d'une autre dalle) avec angle mouluré du cartouche décoré et amorce de la bande latérale oblique.
Vili. Ambons 189
Vffl.5
Sans numéro (S 41 ?). Non retrouvé.
PROVENANCE
KapljuC
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS1, texte p. 88-89, dessin et coupe fig. 39/1, photographie fig. 78, restitution d'ensemble
fig. 80. Dernière fig. reprise par Orlandos, Basi likè II, fig. 513 p. 548.
DESCRIPTION
Calcaire (?).
Dimensions: hauteur conservée 55cm; largeur conservée 15,5cm; épaisseur max. 11,5cm; épaisseur
tranche latérale 9 cm ; hauteur restituée 106 cm ; largeur restituée 63 cm.
Fragment d'angle inférieur droit (ou supérieur gauche) de dalle de parapet de cuve d'ambon polygonal. Brisé à
gauche dans le cadre mouluré et en haut. A gauche, restes d'une des faces principales, formant un angle obtus (135°)
avec la bordure latérale oblique à tranche rectiligne, large de 9,5 cm, qui correspond à une moitié de facette de liaison
intermédiaire. Travail fin à la gradine de l'avers, revers plus grossièrement dressé.
Face principale présentant une ornementation classique de deux cartouches superposés restés lisses d'après la
restitution du fouilleur (hauteur du cadre mouluré inférieur 47 cm ; distance entre les deux panneaux 6 cm). Moulure
raide et plate formée d'un biseau en retrait et d'une gorge de section triangulaire. Facette latérale à panneau
rectangulaire étroit unique, limité par un encadrement identique dont on distingue un angle (largeur 1,7 cm à 4-5 cm
du bord).
COMMENTAIRE
Brondsted restituait un ambon à cuve hexagonale, à cinq faces larges et quatre facettes de liaison (la sixième
face étant occupée par l'escalier d'accès), avec un diamètre intérieur de 1 m. On peut rattacher à cet ensemble les
quatre numéros suivants. Les fragments n° 7-10 de sa fig. 39 appartenaient à son sens à la moulure de la dalle d'appui
de la cuve, cf. ci-dessous n° VIII.6-10.
VIII.6
Sans numéro (S 1 14 ?). Non retrouvé.
PROVENANCE
Kapljuc".
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSl, texte p. 88-89, dessin et coupe fig. 39/2, restitution d'ensemble fig. 80.
DESCRIPTION
Calcaire (?).
Dimensions : hauteur conservée 36 cm ; largeur conservée 16 cm ; épaisseur max. 11,5 cm ; épaisseur tranche
latérale 8 cm ; hauteur restituée 106 cm ; largeur restituée 63 cm.
Fragment central du côté droit (ou gauche) de dalle de parapet de la même cuve d'ambon polygonal. Brisé à
droite dans les moulures d'encadrement, en haut et en bas. A droite, restes du centre d'une des faces principales,
formant un angle obtus (135°) avec la demi-facette latérale de liaison oblique, à tranche rectiligne, large de 9,5 cm (cf.
supra). Travail fin à la gradine, revers plus grossièrement dressé.
Face principale présentant une ornementation classique de deux cartouches superposés (distance entre les deux
panneaux 6 cm). Moulure raide et plate formée d'un biseau en retrait et d'une gorge de section triangulaire. Facette
latérale à panneau rectangulaire étroit unique, limité par un cadre mouluré de même, large 1,7 cm à 3,5 cm de la
tranche. Peut-être s'agit-il de l'autre côté de la dalle précédente (?).
190 SALONA I
VIII.7
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Kapljuè.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSI, texte p. 88-89, dessin et coupe fig. 39/3, restitution fig. 80.
DESCRIPTION
Calcaire (?).
Dimensions : hauteur conservée 34 cm ; largeur conservée 15 cm ; épaisseur max. 11,5 cm ; épaisseur tranche
latérale 8 cm ; hauteur restituée 106 cm ; largeur restituée 63 cm.
Fragment d'angle supérieur gauche de dalle de parapet du même ambon. Brisé à droite dans le cadre mouluré et
en bas. A droite, restes d'une des faces principales, formant un angle obtus (135°) avec la bordure latérale oblique à
tranche rectiligne, large de 9,5 cm. Travail fin à la gradine, revers plus grossièrement dressé. Mortaise d'angle
destinée à une agrafe métallique sur la tranche supérieure à gauche (2 χ 1,7 cm ; pf. 2,3 cm ; avec canal long de 5 cm ;
pf. 1,5 cm).
Face principale présentant une ornementation classique de deux cartouches superposés. Moulure raide et plate
formée d'un biseau en retrait et d'une gorge de section triangulaire (largeur 2,2 cm, à 5 cm de la tranche supérieure).
Facette latérale à panneau rectangulaire étroit unique, limité par un encadrement identique.
vm.8
Sans numéro (S 59 ?). Non retrouvé.
PROVENANCE
KapljuC.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS\, texte p. 88-89, dessin et coupe fig. 39/4, restitution fig. 80.
DESCRIPTION
Calcaire (?).
Dimensions : hauteur conservée 39 cm ; largeur conservée 18 cm ; épaisseur max. 12,5 cm ; épaisseur tranche
latérale 8 cm ; hauteur restituée 106 cm ; largeur restituée 63 cm.
Fragment d'angle (plutôt inférieur : aucune trace de fixation) d'une autre dalle de parapet du même ambon.
Angle abattu en haut, brisé à droite dans le cadre mouluré et en haut. A droite, restes d'une des faces principales,
formant un angle obtus (135°) avec la bordure latérale oblique à tranche rectiligne, large de 10,5 cm. Travail fin à la
gradine, revers plus grossièrement dressé. Traces de mortier dues à un remploi.
Face latérale à panneau rectangulaire étroit unique, limité par un encadrement mouluré raide et plat, formé
d'un biseau en retrait et d'une gorge de section triangulaire (largeur 2,5 cm à 5 cm de la tranche inférieure). Restes
minimes de la moulure d'un des deux cartouches de la face principale.
Vin.9
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Kapljuò.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS I, texte p. 88-89, dessin et coupe fig. 39/5, restitution fig. 80.
Vili. Ambons 191
DESCRIPTION
Calcaire (?).
Dimensions : hauteur conservée 12 cm ; largeur conservée 18 cm ; épaisseur 8 cm ; hauteur restituée 106 cm.
Fragment d'angle supérieur gauche (ou inférieur droit) d'une autre dalle de la cuve du même ambon, attribuée
par le fouilleur à la bordure du départ de l'escalier (pas de biseautage, épaisseur correspondant à la tranche d'une
facette de liaison, même traitement). Angle abattu, et brisé à droite et en bas. Travail fin à la gradine de l'avers et du
revers.
Face antérieure présentant une ornementation à panneau rectangulaire étroit unique, limité par un encadrement
mouluré raide et plat, formé d'un biseau en retrait et d'une gorge de section triangulaire (largeur 2,5 cm, à 4 cm de la
tranche latérale ; 5 cm de la tranche supérieure).
vm.10
Sans numéro (S 87 pour le premier (?) + S 55 pour les quatre autres (?)). Non retrouvés.
PROVENANCE
Kapljuö.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSl, texte p. 88-89, dessin et coupe fig. 39/6-10, restitution fig. 80.
DESCRIPTION
Calcaire (?).
Dimensions : hauteur 14 cm (n° 6 et 7 de la fig. 39 de Brondsted), hauteur conservée 8 cm (ses n° 8-10) ;
largeurs conservées 23 cm (n° 6), 21 cm (n° 7-9), 13 cm (n° 10) ; épaisseurs conservées 6 cm (n° 10), 8 cm (n° 6, 8-
9), 13 cm (n° 7).
Cinq fragments de la mouluration inférieure du même ambon, attribuée par le fouilleur à la plate-forme
hexagonale de la cuve (qui reprendrait le plan à facettes intermédiaire du parapet). Les fragments numérotés par lui 8
et 9 (de sa fig. 39) présentent en effet un angle obtus (135° environ) qui semble confirmer son hypothèse. Travail fin à
la gradine de l'avers et du revers ; traces de mortier dues à un remploi sur tous les fragments numérotés S 55.
Moulure haute de 14 cm (épaisseur de la plate-forme de l'ambon) composée d'un bandeau plat inférieur
(fragment n° S 87, n° 6 de Brondsted), d'un bandeau plat et d'une gorge de section triangulaire bordée par un listel
plat (sur les quatre autres fragments, numérotés S 55), puis d'une scotie peu profonde suivie sans interruption par un
tore, couronné par deux petits listels plats en retrait. Une face au moins de l'hexagone avait donc une moulure plus
simple (n° S 87).
vm.ii
Inv. E 932 et E 932a. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica. Réinventoriés en 1987 (M. B.-M. et P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 30, 1907, p. 106 et pi. XI (la fig. ancienne donne, outre deux plaques presque complètes du parapet
d'une cuve d'ambon polygonal, un fragment d'une troisième face de la cuve, non photographié dans Dyggve-Egger, FS
III, qui, brisé par la suite, correspondrait à nos deux fragments) ; Dyggve-Egger, op.cit., fig. 45/2-3, p. 33 et note 20,
p. 32 (fournissent pour comparaison les deux plaques du même ensemble mentionnées ci-dessus, mais non retrouvées).
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/67. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions totales restituées d'après les photographies anciennes : 90 χ 35 cm (sans la bordure oblique) ;
hauteur max conservée 36 cm ; largeur conservée 25 cm ; épaisseur max. des deux fragments 9,5 cm.
Deux fragments jointifs d'une bordure latérale, biseautée sur l'avers, d'une plaque de parapet d'ambon
polygonal, brisée en haut en bas et vers le champ central. La bordure oblique mesure 9 cm de largeur (angle obtus
192 SALONA I
d'environ 135° avec la face ornée) ; elle se termine par une tranche latérale rectiligne, à angle droit (biseautée par
rapport au revers simplement dressé) ; le champ décoré est conservé sur 16 cm de large.
Décor du champ : cartouche en méplat délimité par un simple bandeau plat contenant une rangée de cercles
moulurés sécants, déterminant des quatrefeuilles et des losanges curvilignes. Le fragment photographié dans le BD de
1903 comptait au moins trois de ces cercles successifs.
COMMENTAIRE
Le motif, semblable aux plaques de chancel en calcaire du même site (cf. n° X.b.4, X.b.6 et X.b.ll), correspond
à un type de décor utilisé en mosaïque de pavement, cf. Répertoire de la mosaïque antique, pi. 239. Les deux autres
plaques de la même cuve d'ambon comportaient un décor à deux cartouches superposés limités eux aussi par un
bandeau plat : pour la première, une croix pattée à deux barres transversales en haut et une grille de carrés traversés
par leurs diagonales en bas, simplement gravées ; pour l'autre, au registre supérieur, une croix latine très pattée en
relief marquée par une rainure centrale, et au registre inférieur, deux cercles sécants, du même type que sur notre
fragment E 932. Elles ne présentent de facette latérale oblique que sur un côté (encadrement de l'escalier d'un ambon
hexagonal
(n° X.C.6 etduX.c.12
type =Manastirine-Kapljuc"
respectivement E 418? : etl'église
E 937)deontKlapavica
égalementestpudeappartenir
taille trèsà la
réduite).
cuve deDeux
ce meuble
autres; fragments
le dernier
porte une mortaise à la tranche supérieure proche de celle de E 1294 (cf. VIII.2 supra).
vm.i2
Inv. E 969 + E 970. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica (?). Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 30, 1903, pi. XI (?).
Phot. Ν. D. 1988 n° 1/33-34.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur max. conservée 44 cm ; largeur cons. 18 cm, épaisseur max. 8 cm.
Deux fragments jointifs de la bordure, biseautée au revers, d'une face de la même cuve d'ambon (?), l'un brisé
en haut, en bas et sur un côté (E 969), l'autre de tous côtés (E 970). Ce type de plaque, sans bordure oblique de ce côté,
était peut-être destiné à se raccorder avec le type précédent à l'amorce du champ décoré (épaisseur diminuant
régulièrement au revers sur 6 cm jusqu'à atteindre 3 cm). Faible relief, traces de gradine au revers.
Bandeau plat délimitant un champ décoré d'une série de cercles à double listel accolés et entrelacés,
déterminant grossièrement des quatrefeuilles et des losanges curvilignes. Mais ces cercles ne sont pas sécants,
contrairement aux autres motifs décrits ci-dessus, et on en avait ici au moins deux dans la largeur de la plaque.
vm.i3
Inv. E 1187. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit.- Phot. P. C. 1992 n° 1/27-28. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 23 cm ; largeur conservée 20 cm ; épaisseur max. 7 cm.
Angle supérieur gauche (plutôt qu'inférieur droit ?) d'une plaque de parapet d'ambon polygonal, brisé à droite et
en bas. La dalle possédait au moins à gauche une bande latérale oblique large de 8 cm correspondant à la moitié de la
facette de liaison étroite entre deux pans de l'hexagone. Travail de la surface à la gradine, tranche gauche et revers
Vili. Ambons 193
lisses et ce dernier légèrement concave ; tranche supérieure piquetée régulièrement avec une mortaise carrée (1,5 χ
1,5 cm, pf. 2,5 cm) poursuivie par un canal (1 χ 9,5 cm) jusqu'à l'angle gauche (agrafe de fixation métallique).
Moulure supérieure (ou inférieure ?) haute de 15 cm, composée d'un bandeau plat, d'une scotie, d'un tore et d'un
bandeau plat limitant le champ légèrement en retrait. Ce dernier comportait un décor classique de grand(s)
cartouche(s) délimité(s) par un simple bandeau. La plaque située à gauche avait, semble-t-il, une ornementation
différente (cf. infra n° VIII. 1, provenant de Manastirine, et n° VIII.5-8, de Kapljuö).
COMMENTAIRE
Ce type de plaque à large moulure saillante marquant la base et au sommet est connu à Srima et Zadar (inédit,
renseignement oral de P. Ve^ié).
VIII.14
Inv. E 1189. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/27.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 26 χ 30 cm cons. ; épaisseur 5 cm.
Fragment de dalle trapézoïdale de parapet d'escalier d'ambon (?), brisé de tous côtés. Revers piqueté, surface
usée.
Moulures plates latérale et supérieure (ou inférieure) partiellement conservées ; l'angle formé est légèrement
aigu. Motif de caissons triangulaires moulurés, remplis par des demi-palmettes déployées en faible relief (trois de ces
triangles partiellement conservés).
vm.15
Inv. E 1215. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Fouilles danoises 1931 (?) : graffïte au crayon noir en danois NYSKAK ? Réinventorié en 1993 (P.
C)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Photo P. C. 1993 n° 2/8. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 10,5 cm ; largeur conservée 11,5 cm ; épaisseur max. conservée 7 cm.
Angle de dalle de parapet d'ambon polygonal, abattu (brisé obliquement à l'arrière, l'épaisseur originale est
impossible à déterminer). Angle obtus d'environ 135° (ambon hexagonal à petites facettes intermédiaires, cf.
Manastirine ou Kapljuc, ou octogonal mais de plus grande taille). Travail fin de l'avers, tranche moins bien lissée.
Diagonale gravée depuis l'angle sur la tranche correspondant au tracé préparatoire.
Ornementation classique en panneau(x) mouluré(s), deux angles en sont conservés. Habituellement, on a à
Salone deux cartouches superposés parfois ornés sur les faces principales et un seul cadre étroit sur les facettes
latérales. La moulure est ici très proche de la tranche (2,5 cm) et de l'arête de l'angle conservé (2,3 cm à gauche ;
2,7 cm à droite). Très plate, elle se compose d'une gorge de section plus ou moins semi-circulaire creusée à la gouge,
et de deux bandeaux convexes de largeurs dégressives séparés par une scotie mince. Le fond du cartouche se trouve à
3 mm en retrait.
194 SALONA I
COMMENTAIRE
C'est le seul fragment d'ambon en marbre pour tout le site de Salone. Sa mouluration à peine suggérée le
rapproche d'un fragment d'angle de parapet en marbre de Proconnèse de Porec (inédit, fouilles d'I. Matejció, 1992, cf.
P. Chevalier, L'anibon à Poreâet en Istrie, à paraître dans les Actes du 1er colloque de Motovun, 1994).
IX. PILIERS DE CHANCEL ET POTEAUX-COLONNETTES DE PERGOLA
Pilier
Le pilier de chancel bas (hauteur moyenne de 1 m à 1,20 m environ) terminé au sommet par amortissement
sphérique ou en pomme de pin, à décor mouluré sur la face principale et rainures d'encastrement sur les côtés,
si fréquent dans le monde paléochrétien, est très peu courant dans le matériel de Salone. Par ailleurs les
éléments répertoriés sont exclusivement en marbre, alors que les plaques de chancel pleines ou ajourées en
calcaire sont très nombreuses.
L'absence de ces poteaux de chancel peut s'expliquer soit par une récupération du marbre à diverses
époques, soit par une transformation du chancel bas en chancel haut avec emploi de poteau-colonnette. Les
exemples salonitains de ces poteaux-colonnettes sont fréquents en effet. On peut remarquer que certains piliers
bas présentent à leur partie supérieure des mortaises de fixation qui ont pu servir à l'ajout d'une colonnette,
superposée au pilier bas dans un deuxième temps (XI.a.22 = E 1217 ; XI.a.22 = sans n° d'Inv. ; XI.a.24 = E
1119).
Poteau-colonnette
Le "poteau-colonnette" correspond à l'usage du "chancel haut" où les poteaux habituels de chancel
supportent une colonnette, en général taillée dans le même bloc, destinée à porter une architrave, parfois une
arcature au-dessus des ouvertures. Ce type de "pergola" est bien représenté en Italie du Nord à partir du
VIe s.1 et subsistera dans la période paléocroate2.
Il est très mal attesté en Méditerranée occidentale : l'Italie et l'Adriatique représentent avec la Cyrénaïque la
frontière de diffusion de ce type dans la période paléochrétienne. Cependant, on en a trouvé dans le naufrage
de Marzamemi et il en existe au moins un exemplaire à Carthage (Bir Knissa)3 .
L'étude très détaillée effectuée par J.-P. Sodini à Aliki montre qu'il s'agit d'une innovation tardive puisqu'on
a substitué successivement deux types de barrières hautes à la barrière basse initiale, à partie du VIe s.4
Le poteau-colonnette monolithe a été produit en série dans les carrières de Proconnèse5 et aussi dans celles
d' Aliki6 Dans l'Adriatique, de nombreux exemplaires complets ont été trouvés, en Albanie, à Ravenne, Grado,
.
Poreö, Novigrad7. Plusieurs exemplaires mutilés de Salone proviennent certainement des carrières de
Proconnèse. On note qu'ils ont été souvent modifiés pour un autre usage, ou mal utilisés.
Les carrières de Braô ont imité soit la production de Proconnèse, soit celle de Thasos, parfois avec une
mouluration pour le poteau en façade, parfois sans, parfois avec un décor original.
Les fouilles de Srima ont permis d'attester, au moins dans les derniers états, l'usage systématique de
poteaux-colonnettes dont l'emplacement peut être même précisé en fonction du plan et des mortaises.
Les chapiteaux y sont de deux types, imités de la production byzantine : avec quatre feuilles lisses mais un
fleuron intermédiaire assez élaboré, et avec des acanthes épineuses dessinant à la rencontre des lobes le
1 Par ex.les articles de P.L. Zovatto et pour les inscriptions Architetture paleocristiane della Venezia in epigrafi
2commemorative,
Cf. par ex. Rapanié,
Pordenone,
Predromaniöko
1958, p. 138-146.
doba, pi. XXVI-XXIX ; ou le Guide du Musée des monuments archéologiques
3croates
Cf. Kapitän,
de SplitMarzamemi,
(édition anglaise,
fig. 13-15
Split,p. 1980).
93-96, 17 p. 99 ; pour Carthage, cf. le compte-rendu de Bir Knissa I par N.
7654Duval
Sodini-Kolokotsas,.4//A7
Cf.
J.-P.
PourKapitän,
(àPoreC,
Sodini,
paraître
cf.A.
loc.Terry,
dans
Lambraki,
cit. Antiquité
Pored,
II,T.p.p.KoSelj,
28-32.
tardive
39-42.Aliki
2, 1994)..
I, Les carrières de marbre à l'époque paléochrétienne, p. 122-123.
196 SALONAI
triangle caractéristique de la production de série tardive. Ces deux types se retrouvent sporadiquement dans les
fragments de Salone, mais le chapiteau à quatre feuilles lisses est moins élaboré. Il est d'ailleurs difficile quand
il s'agit de fragments de distinguer les chapiteaux de poteaux-colonnettes et ceux de ciborium.
Les exemplaires de Salone permettent aussi de constater sur le côté extérieur de certains poteaux l'existence
de deux trous de scellement qui, à Srima, paraissent destinés à permettre le scellement de poteaux annexes qui
bordent les ouvertures. Or on trouve aussi sur certains poteaux-colonnettes de Salone les mêmes trous
pratiqués après coup, parfois sauvagement dans les moulures, et donc un usage comparable peut être supposé.
Mais dans l'église centrale d'Apollonia en Cyrénaïque, deux trous comparables semblent destinés soit à sceller
les gonds des portillons, soit à sceller des chaînettes qui permettent de clore les ouvertures.
Ni à Srima, ni à Salone, on n'a trouvé d'élément indiscutable d'architrave de "pergola". En revanche, des
arcs sont attestés à Lovreëina et à Bijaéi près de Trogir (éléments inédits, actuellement sous presse).
Le chancel haut est bien connu aussi en Bosnie-Herzégovine, mais la pierre et le décor sont en général
différents, bien qu'il y ait aussi des importations de Proconnèse.
C. M. etN.D.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 197
LX.a.l
Inv. E 1102. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, Manastirine ? Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 6/25. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 66,5 cm ; section 18 χ 20 cm.
Partie supérieure d'un pilier de chancel, brisé en biais, endommagé sur le côté gauche. Une mortaise (2 χ 2 cm ;
pf. 1,5 cm) à la partie supérieure à gauche de la sphère, avec canal de coulée, destinée sans doute à une agrafe
métallique.
Décor de moulures très plates : cartouche rectangulaire large de 13 cm dessiné par un bandeau plat en retrait
avec bandeau vertical central en saillie (largeur 3 cm). Sphère (diamètre 11 cm ; hauteur 7,5 cm) au sommet.
COMMENTAIRE
Pilier flanquant un accès à gauche ; même barrière que le numéro suivant (E 1 103).
IX.a.2
Inv. E 1103. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, Manastirine ? Réinventorié en 1988 (P. C. et Fr. B.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 6/14. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 43 cm (+ 2,5 cm) ; section 19,5-20 χ 17 cm.
Pilier de chancel fragmentaire (partie supérieure) avec arrachement de la sphère du sommet encadrée de deux
mortaises destinées à des agrafes métalliques (2 χ 2 cm ; profondeur 2,5 cm). Une rainure latérale à gauche (largeur
4 cm).
Décor mouluré très plat sur la face principale : cartouche rectangulaire large de 13,5 cm dessiné par un
bandeau plat en retrait avec bandeau vertical central en saillie (largeur 3,5 cm). Sphère sommitale arrachée.
COMMENTAIRE
Pilier intermédiaire de la même barrière que le numéro précédent (E 1 102).
IX.a.3
Inv. E 281a. Exposé au lapidaire.
PROVENANCE
Manastirine ?
198 SALONA I
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 5/9. Dessin 1990 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions: hauteur totale cons. 118cm; hauteur restituée du poteau 126,5cm; section 22,2 χ 17cm;
diamètre de la colonnette 17-19 cm ; hauteur cons, des moulures 5,5 cm.
Partie inférieure d'un poteau-colonnette monolithe en 3 fragments et deux éclats jointifs (le bas est manquant
est restitué en ciment) retaillé au-dessus de la mouluration de base de la colonnette, conservée sur 6 cm de hauteur et
de section ovale. Arasement piqueté avec une mortaise centrale circulaire (diamètre 3 cm ; profondeur 4 cm), qui
semble indiquer après une période d'utilisation en poteau simple (ayant nécessité l'ablation de la colonnette originale)
un emploi postérieur dans une pergola.
La face antérieure du montage actuel, arbitraire, avec le chancel à colonnettes reconstitué dans le lapidaire (cf.
n°X.a.l = E 281), présente trois trous de scellement rectangulaires assez grossiers, disposés verticalement sur la
droite de la moulure à environ 5 cm de l'angle : le premier (3,5 χ 3,5 cm ; pf. 7 cm) à 20 cm du sommet du poteau, le
deuxième (4 χ 4 cm ; pf. 5 cm) à 3 1 cm du sommet et le troisième (5 χ 3 cm ; pf. 6 cm) à 80 cm du haut. Le côté
gauche aujourd'hui dissimulé par le chancel à colonnettes présentait au moins une mortaise également décentrée
(5,5 cm de l'angle arrière) à 7 cm du sommet du poteau (largeur visible 5,5 cm ; hauteur visible 2,5 cm).
La mouluration inférieure de la colonnette nettement ovale consistait en un bandeau plat et un tore de section
triangulaire. Poteau orné sur les quatres faces de moulures rectangulaires plates de dimensions identiques par paires
sur les faces opposées (cartouche rectangulaire en tore encadrant un bandeau central convexe large de 6,5 cm,
mesurant 13 χ 78 cm sur les longs côtés ; 12 χ 84 cm sur les deux autres, où le bandeau central plus saillant, large de
3 cm, est angulaire).
COMMENTAIRE
Vraisemblablement, dans un de ses emplois, support septentrional du chancel à colonnette (cf. n° X.a.l), daté
dans le premier tiers du VIe s. (épiscopat d'Honorius II). Si tous les trous de scellements sont contemporains, ils
peuvent indiquer que ce poteau-colonnette importé sans destination précise (mouluration sur 4 côtés), d'abord tronqué
puis doté d'une nouvelle colonnette, a été placé, au moins pour l'une de ses utilisations, dans un angle de clôture (soit
l'angle nord-est du sanctuaire avancé dit "schola cantorum", à la jonction entre la barrière latérale nord de celui-ci et
de la plaque à colonnettes perpendiculaire).
IX.a.4
Inv. E 281b. Exposé au lapidaire.
PROVENANCE
Manastirine ?
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 5/9. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions : hauteur totale cons. 114 cm ; hauteur restituée du poteau 126,5 cm ; section 21,5 χ 17 cm.
Partie inférieure de poteau-colonnette monolithe en quatre fragments jointifs (le bas est comme pour le
précédent manquant et restitué au ciment), arasé au sommet du poteau. Arrachement piqueté en creux de la colonnette
de section ovale (diamètre de la moulure inférieure de la base 16,5-18,5 cm) néanmoins bien visible. Le côté gauche
du poteau (dans le montage actuel) est lisse, donc prévu pour border une ouverture, mais doté après coup de deux trous
de scellement rectangulaires, le premier à 20 cm du sommet du poteau (4 χ 3 cm ; pf. 5 cm), le second à 77 cm du
haut (5 χ 2,5 cm ; pf. 5,5 cm). Le côté droit présente une rainure centrale (hauteur 67,5 cm ; 1. 5 cm ; pf. 2,5 cm) avec
tracé préparatoire visible (trois traits verticaux) depuis le haut du poteau. Une grosse mortaise double apparaît au-
dessus de la rainure à 10 cm du sommet (3 χ 3 cm et 3 χ 2,5 cm ; pf. 5 cm). La face antérieure présente également
deux trous de scellement quadrangulaires à gauche de la moulure à 30 cm du haut (3 χ 2,5 cm ; pf. 5 cm) et, comme
sur la face contigue, à 77 cm du sommet (mêmes dimensions).
Poteau orné de moulures rectangulaires plates sur les deux faces opposées antérieure et postérieure (cartouche
en tore encadrant un bandeau central convexe, cf. ci-dessus).
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 199
COMMENTAIRE
Vraisemblablement, pour une de ses utilisations, support méridional du chancel à colonnette (cf. n° X.a.l), daté
dans le premier tiers du VIe s. (épiscopat d'Honorius II). A son arrivée à Salone ce poteau-colonnette importé ne
possédait que la rainure latérale d'encastrement et vraisemblablement la double mortaise supérieure de la face droite.
La suppression de la colonnette et la multiplication des fixations sur trois faces en plus de la rainure prévue à l'origine
indiquent une série de différents emplois successifs pour cet exemplaire, qui a du appartenir à la même barrière que le
précédent (angle sud-est du sanctuaire avancé dit "schola cantorwn", à la jonction entre la barrière latérale sud de
celui-ci et de la plaque à colonnettes perpendiculaire).
IX.a.5
Inv. E 1224. Manastirine.
PROVENANCE
Groupe episcopal, Basilique cruciforme, nettoyages de 1993. Inventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit, cf. un poteau à moulure identique, restitué sans colonnette, dans Gerber, FS I, fig. 54 p. 37, et p. 33.
Phot. P. C. 1993 n° 2/13. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre blanc cristallin (de Thasos ?).
Dimensions : hauteur conservée 36 cm ; section 23 χ 21 cm ; diamètre moulure 22 cm.
Fragment d'un poteau-colonnette brisé en haut dans la moulure de la colonnette, en bas (un quart du pilier est
conservé), et un côté arraché. Surfaces polies, rainure latérale piquetée au fond avec traces de gradine sur les parois.
Cette rainure (largeur 6,5 cm ; pf. 3 cm) s'arrêtait à 15 cm du haut du poteau. Deux mortaises superposées mais
légèrement décentrées au-dessus, la première barlongue et soignée à 5 cm (3,75 χ 3 cm ; pf. 2,5 cm), la seconde
grossière (circulaire en haut avec extension inférieure et canal) dans l'arête supérieure (diamètre et pf. 3 cm ; plus bas
2 cm). Sur la face contigue arrachée sur quelques centimètres d'épaisseur, fonds de trois mortaises superposées, la
première circulaire à cheval sur l'arête supérieure du poteau (diamètre 3 cm ; prof, conservée 1,5 cm) ; la deuxième
carrée 1,5 cm au-dessous (3,5 cm de côté, pf. cons. 1,25 cm) ; la dernière grossièrement carrée 3 cm au-dessous (3 χ
3 cm ; pf. cons. 0,7 cm).
Décor mouluré en méplat (relief 5-8 mm) sur deux faces contiguës. Cartouche à sommet concave large de
16 cm, limité par une gorge et un tore aplati, et bandeau central arrondi en haut (largeur 3 cm). Moulure inférieure de
la colonnette conservée sur 7 cm, encore composée d'un tore angulaire plat (5 cm), d'un bandeau en retrait et du départ
d'une gorge ou d'une scotie.
COMMENTAIRE
Support du chancel portant les monogrammes d'Honorius II, évêque placé par Bulic entre 527 et 547 (cf.
n°X.b.l). Les rainures et le décor indiquent qu'il s'agissait d'un poteau d'angle de barrière. Cf. les deux notices
suivantes décrivant deux autres supports du même ensemble.
IX.a.6
Inv. E 1225. Manastirine.
PROVENANCE
Groupe episcopal, Basilique cruciforme, nettoyages de 1993. Inventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit, cf. un poteau à moulure identique, restitué sans colonnette, dans Gerber, FS I, fig. 54 p. 37, et p. 33.
Phot. P. C. 1993 n° 1/24. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 44 cm ; section 22 χ 22 cm.
200 SALONA I
Moitié inférieure fragmentaire d'un poteau-colonnette de la même barrière, brisé en haut, sur un côté et en
partie en bas (tous les angles arrachés). Lit de pose piqueté ; surfaces polies mais usées. Profonde mortaise carrée au
centre du lit de pose (4 χ 4 cm ; pf. 7,5 cm). Sur la face arrachée, fond de rainure piquetée large de 5 cm s'arrétant à
14 cm du bas du pilier, et fond d'une mortaise, décentrée vers la face postérieure, 12 cm au dessus (3,5 χ 2,5 cm ; pf.
cons. I cm).
Décor mouluré en méplat (relief 5 mm) sur deux faces symétriques opposées. Cartouche rectangulaire (largeur
15 cm) limité par une gorge et un tore avec bandeau plat central large de 3 cm. Une face est lisse.
COMMENTAIRE
Support du chancel portant les monogrammes d'Honorius II, évêque du deuxième quart du VIe s. (cf. n° X.b.l).
IX.a.7
Inv. E 1226. Manastirine.
PROVENANCE
Groupe episcopal, Basilique cruciforme, nettoyages de 1993. Inventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit, cf. un poteau à moulure identique, restitué sans colonnette, dans Gerber, FS I, fig. 54 p. 37, et p. 33.
Phot. P. C. 1993 n° 1/24-25. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions : hauteur conservée 61 cm ; section 22,5 χ 23,5 cm.
Poteau-colonnette de la même barrière, brisé obliquement en haut et en bas. Rainure sur une face large de 6 cm
et profonde 3 cm traitée à la gradine. Surfaces polies.
Décor mouluré en méplat (relief 5-8 mm) sur deux faces symétriques opposées. Cartouche rectangulaire large
de 15,5-16 cm, limité par une gorge et un tore mince avec bandeau plat large de 4 cm au centre. Une face lisse.
COMMENTAIRE
Support du chancel portant les monogrammes d'Honorius II, évêque du deuxième quart du VIe s. (cf. n° X.b.l).
IX.a.8
Inv. E 865. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 14/7. Dessin 1989 (M. -P. F. -M.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur cons. 16 cm ; largeur cons. 11 cm ; épaisseur cons. 15 cm.
Brisé de tous côtés. Fragment d'un pilier de chancel ou d'un poteau-colonnette (?). Décor mouluré en méplat
(cartouche à sommet concave) sur une face.
IX.a.9
Inv. E 967. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Solin, Suplja crkva. Réinventorié en 1988 (P. C).
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 201
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/14. Dessin 1989 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur cons. 13 cm ; diamètre colonnette restitué 15 cm ; largeur cons. 12 cm.
Fragment de la partie centrale d'un poteau-colonnette monolithe, avec un tiers de la base de la colonnette et un
angle supérieur du poteau, d'ailleurs légèrement mutilé.
Une face, au moins, était décorée d'une mouluration rectangulaire plate, le côté contigu était lisse. La moulure
de base de la colonnette se composait de 2 bandeaux assez plats de diamètres similaires.
IX.a.10
Inv. E 968. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/16.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur max. conservée 13 cm ; diamètre de la colonnette 12-13 cm environ.
Eclat de la partie centrale d'un poteau-colonnette monolithe brisé obliquement en biseau, dont environ un tiers
de la base moulurée de la colonnette est conservé. On distingue le départ d'une face du pilier.
La largeur du poteau était supérieure de 1,5 cm au diamètre du tore inférieur de la base de la colonnette, que
suivait une scotie et un tore plus mince (hauteur conservée de la moulure 7 cm).
IX.a.12
Inv. EA 430. Non retrouvé.
PROVENANCE
Basilica urbana, nef nord (1902).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 26, 1903, p. 38 ; Egger, FS II, p. 55 et fig. 88 p. 55.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 47 cm ; section environ 15 χ 15 cm d'après un cliché ancien.
Fragment de la partie centrale d'un poteau-colonnette monolithe. Poteau avec au moins deux angles conservés
et la moitié de la face principale ornée d'une moulure rectangulaire plate. L'autre face visible sur la photographie
publiée est lisse. L'importante mouluration de base de la colonnette (hauteur env. 15 cm) se composait d'un large
bandeau plat suivi d'un tore très mince, puis d'une scotie et de deux (ou trois ?) bandeaux plats de même diamètre.
IX.a.13
Inv. EA 435. Non retrouvé.
PROVENANCE
Basilica urbana, nef nord (1902).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, ££> 26, 1903, p. 38.
DESCRIPTION
Marbre blanc ? (cf. E A 430, ci-dessus).
Dimensions : hauteur conservée 49 cm ; largeur 14 cm.
Partie centrale d'un poteau-colonnette monolithe fragmentaire, avec moulure de base de la colonnette.
IX.a.14
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, pi. 5 D 12 et p. 35.
DESCRIPTION
Marbre vraisemblablement.
Dimensions : hauteur conservée 57 cm ; section 17 χ 17 cm ; diamètre de la colonnette 16 cm.
Fragment de la partie centrale d'un poteau-colonnette monolithe, avec la moitié du poteau et le départ de la
colonnette ou du tore inférieur de sa base moulurée. Poteau présentant sur la face antérieure une moulure rectangulaire
simple très plate et, à 13 cm du sommet, une mortaise grossièrement circulaire (diamètre env. 5 cm ; pf. 4 cm) sur le
côté droit.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 203
IX.a.15
Sans numéro. Non retrouvé, déjà en 1939.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, fig. 1, p. 1 et p. 35..
DESCRIPTION
Marbre vraisemblablement.
Partie inférieure d'un poteau-colonnette monolithe incomplet, avec le départ de la base moulurée de la
colonnette (au moins un large bandeau plat). Sur le cliché ancien, on distingue deux faces lisses, dont une avec deux
mortaises parallèles au sommet du pilier.
IX.a.16
Inv. E 1200. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/31. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur max. conservée 20,5 cm ; diamètre de la base de la colonnette 17 cm ; largeur estimée du
poteau 18 cm.
Fragment, brisé de tous côtés et en épaisseur, de la partie centrale d'un poteau-colonnette monolithe sans décor
apparent. Un angle supérieur du poteau est conservé sur 8 cm de hauteur, ainsi qu'une moitié de la mouluration
inférieure de la colonnette, brisée obliquement. Traces de gradine dans la gorge, surfaces lissées.
Moulure haute de 10,5 cm, composée d'un bandeau plat (5 cm), d'une gorge (1,5 cm) et de deux tores égaux
superposés, le second très légèrement en retrait (2 cm chacun).
IX.a.17
Inv. E 758. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/1. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 41 cm ; diamètre inférieur 17,5 cm ; supérieur 14 cm.
Fragment de colonnette de pergola avec mouluration inférieure incomplète ; fût conservé sur 35 cm de hauteur.
Brisé en haut et dans la moulure (poteau-colonnette monolithe ou colonnette rapportée ?). Travail très fin à la gradine.
Moulure encore haute de 6 cm composée de trois bandeaux plats larges de 2 cm (bandeau central en saillie et
bandeau inférieur en retrait). Croix latine gravée s'appuyant sur la moulure (hauteur 12 cm).
204 SALONA I
IX.a.18
Inv. E 1236. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. P. C. 1993 n° 2/15-16. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions : hauteur conservée 26,5 cm ; largeur conservée 9 cm ; épaisseur conservée 10 cm.
Fragment d'arête latérale de poteau de chancel. Brisé en haut et en bas. Surfaces polies. Rainure latérale
piquetée conservée en partie (pf. 3,5 cm ; largeur cons. 1,5 cm à 8,5 cm de l'angle). Ces mesures permettent de
restituer une épaisseur de 22 cm environ pour ce poteau (avec une rainure large de 5 cm).
Mouluration sur la face contigue : bandeau plat (largeur 4,5 cm), scotie (1 cm), tore (1 cm), scotie (1 cm), tore
central ? avant la cassure.
IX.a.19
Inv. E 1091. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 3/24-25.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 16 cm ; largeur conservée 15 cm ; épaisseur conservée 12 cm.
Fragment de face antérieure de poteau de chancel. Brisé de tous côtés. Surfaces polies. Retaillé, une partie des
moulures abattue, mais une arête latérale conservée en partie.
Mouluration sur une face : bandeau plat (arraché, largeur 2 cm), tore (3 cm), scotie (3 cm) bordée de listels
plats, tore angulaire (central ? 3,5 cm), et dernier listel plat en retrait avant la cassure.
IX.a.20
Sans numéro. Non retrouvé en 1989.
PROVENANCE
Groupe episcopal ? Observé dans les grands thermes en 1988 (C. M).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. C. M. 1988 n° 2/25-26.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 17 cm ; largeur 22,5 cm ; épaisseur 17 cm.
Fragment de pilier ou de poteau-colonnette de chancel. Brisé en haut et en bas. Surfaces polies. Rainures
latérales sur deux faces symétriques (largeur 6 cm et 5 cm), remaniée (élargie) sur l'une d'elles.
Mouluration plate sur une face : extrémité d'un cartouche rectangulaire dessiné par un bandeau plat. Face
opposée sans décor. Il s'agissait d'un pilier intermédiaire de la barrière.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 205
IX.a.21
Inv. E 1216. Marusinac, déposé entre les deux églises.
PROVENANCE
Marusinac. Réinventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1993 n° 1/9. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 68 cm ; section 17 χ 17 cm ; diamètre min. moulure 15-16 cm.
Poteau-colonnette, brisé aux deux tiers du poteau en bas avec départ de la moulure inférieure très endommagée
de la colonnette. Dressé à la gradine plus ou moins soigneusement, avec une des faces (sans doute postérieure)
finement piquetée. Rainure latérale à gauche remaniée postérieurement ; largeur originale de 3,5-4 cm à 8 cm de la
face antérieure jusqu'à 20 cm du sommet. Mortaise rectangulaire (4 χ 2 cm ; pf. 3,5 cm) creusée par la suite au dessus,
à cheval sur le bandeau sommital (tracé préparatoire visible), avec élargissement et extension vers le haut de la rainure
(largeur 8,5 cm, pf. 0,5 cm). Sur la face symétrique mortaise tardive très grossière à cheval sur le bandeau sommital
(diamètre 8-9 cm ; pf. max. 4,5 cm).
Bandeau plat en très léger retrait (5 mm), haut de 7 cm, autour du sommet du poteau. Moulure inférieure de la
colonnette partiellement préservée : tore angulaire haut de 5 cm et départ d'une scotie arrachée.
COMMENTAIRE
Transformation tardive de cet exemplaire en support intermédiaire, alors qu'il devait au départ border un accès.
IX.a.22
Inv. E 1217. Marusinac, déposé entre les deux églises.
PROVENANCE
Marusinac. Réinventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1993 n° 1/9. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 59 cm ; section 17 χ 17 cm.
Poteau de chancel (transformé ultérieurement en poteau-colonnette ?), brisé en bas aux deux tiers de sa hauteur.
Dressé à la gradine. Mortaise grossière carrée au fond (4 cm de côté ; diamètre en surface 10-11 cm ; pf. 4 cm) au
sommet, pour la fixation d'une colonnette ou d'une sphère sommitale. Rainures symétriques sur deux faces opposées
(largeur 4,5 cm ; pf. 1-2 cm) à 20-22 cm du sommet. Tracé préparatoire vertical au centre au-dessus des rainures sur
deux faces, et horizontal à 2 cm du sommet des deux faces lisses.
IX.a.23
Sans numéro. Marusinac, emmurés dans l'église nord. Premier fragment à la base du pilastre oriental de la colonnade
nord ; deuxième dans le mur de l'abside ; troisième dans le mur du "transept" nord.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1993 n° 1/11.
206 SALONA I
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : Premier fragment : hauteur conservée 66 cm ; section 23 χ 19 cm. Deuxième fragment : hauteur
94 cm ; largeur 18 cm. Troisième fragment : hauteur conservée 33 cm ; section 16 χ 17 cm.
Trois fragments de poteaux de chancel (le premier transformé ultérieurement en poteau-colonnette ?), brisés en
bas pour le premier, en bas et en haut pour le troisième. Dressés à la gradine.
Sur le premier fragment, mortaise grossièrement circulaire (diamètre en surface 13-14 cm ; pf. 1,5 cm) au
sommet, pour la fixation d'une colonnette ou arrachement d'une sphère sommitale. Rainures symétriques sur deux
faces opposées (largeur 7,5 cm ; pf. 2 cm). Il s'agissait donc d'un poteau intermédiaire de la barrière. Sur le deuxième
et le troisième fragments, rainure sur la face visible (largeur 3-3,5 cm ; pf. 1,5 cm).
IX.a.24
Inv. E 1119. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine. Réinventorié en 1989 (M-.P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1989 n° 3/8. Dessin 1989 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 88 cm ; section 24 χ 21 cm.
Poteau de chancel (transformé ultérieurement en poteau-colonnette ?), dont la partie inférieure et les angles
sont légèrement endommagés. Mortaise carrée (4 cm de côté) décentrée au sommet, pour la fixation d'une sphère
sommitale ou d'une colonnette, et en haut du côté droit (à 4 cm du sommet et 7,5 cm de la face antérieure, diamètre
3,5 cm).
Décor mouluré en méplat sur la face principale (cartouche 15 χ 68 cm ; bandeau central 8x61 cm).
COMMENTAIRE
Ce support correspondait vraisemblablement à la barrière de la "schola cantorum" et aux plaques pleines en
calcaire n° X.c.50-54.
IX.a.25
Sans numéro. Manastirine.
PROVENANCE
KapljuC.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSl, p. 77, fig. 37/12, phot. fig. 57/5 p. 78 ; Orlandos, Basilikè II, fig. 479 n° 1, p. 518.
Phot. C. M. 1993 n° 2/16.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 87 cm ; section 25 χ 22 cm cons. (26 cm restitué).
Partie inférieure fragmentaire d'un poteau-colonnette monolithe (haut du pilier) décoré en méplat, retaillé
longitudinalement sur la face antérieure lors d'un remploi. Large rainure latérale (12 cm) sur les 87 cm de hauteur
conservée. Mortaise au lit de pose large de 7 cm ; lit d'attente ne mesurant plus que 14 χ 14 cm après retaille avec
mortaise profonde de 4 cm. Pierre dressée soigneusement à la gradine„tres érodée, face arrière piquetée.
Décor conservé sur une moitié de la largeur mais sans doute symétrique : cartouche mouluré large de 14 cm
dont l'encadrement est constitué par un bandeau portant un rinceau sinusoïdal d'hederae ; une croix latine (non pattée)
en relief, soulignée par une rainure axiale, avec cercle au croisement des bras.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 207
IX.a.26
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Kapljuö.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS I, p. 78-79, fig. 37/14, phot. fig. 57/4 p. 78, restitution fig. 62 p. 80.
DESCRIPTION
Calcaire ?
Dimensions : hauteur 40 cm ; section 20 χ 21 cm ; diamètre de la colonnette 19 cm.
Fragment de la partie centrale d'un poteau-colonnette monolithe sans décor avec la moitié du pilier et le
bandeau plat inférieur de la base moulurée de la colonnette (hauteur 5 cm). Deux mortaises sont disposées au centre de
deux côtés contigus au sommet du pilier sous la moulure. L'une est trapézoïdale (3-4x3 cm) et contenait encore des
restes de plomb et de fer (chaînette de fermeture d'un accès ?). L'autre est carrée (4 χ 4 cm ; pf. 3 cm).
COMMENTAIRE
Brondsted le rapprochait d'un chapiteau très incomplet à quatre feuilles lisses (Brondsted-Dyggve, RS I, fig.
36/27, phot. fig. 42 p. 72, restitution fig. 44 p. 74), dont un seul fragment a été retrouvé (cf. n° IX.d.3 = E 825), pour
former un support d'angle de pergola (ibid., fig. 62 p. 80). Impossible à vérifier.
DC.a.27
Inv. 504 B. Annexes nord du groupe episcopal.
PROVENANCE
Basilica urbana, trouvé en 1905 au Nord de l'église.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 39, 1906, p. 246-256, pi. XII (phot.) ; Gerber, FS I, p. 102 et fig. 186 (phot, médiocre lors de la
découverte) ; Sasel, ILJug, n° 2276.
Phot. P. C. 1994 n° 2/16. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur cons. 101 cm (hauteur au moment de la découverte 108 cm) ; largeur 31 cm ; épaisseur
35 cm.
Poteau(-colonnette ?) endommagé à la partie supérieure du pilier vers l'arrière ; sur les côtés rainures
d'encastrement bien conservées et dressées à la gradine au fond (hauteur 76 cm, largeur 6 cm, pf. 2 cm) ; mortaise
carrée au sommet de la face latérale gauche, décalée vers l'avant (3x3 cm, pf. 3,5 cm) et au dessus de la rainure de la
face de droite (mêmes dimensions). Face principale lisse. Mortaise quadrangulaire au centre du lit de pose.
Sur la face antérieure, petit bandeau sommital en léger retrait avec l'inscription en petites lettres de faible
hauteur (3-4 cm) précédée d'une croix latine pattée : + S(an)c(tu)s Vincentius. Aujourd'hui le bandeau est très abimé et
on ne distingue plus que le bas des lettres centrales (SVINCE). Au-dessous une grande croix latine pattée, dont les
bras sont largement recreusés avec un carré central réservé (hauteur 64,5 cm ; largeur 23 cm ; carré réservé large de
2,5 cm).
COMMENTAIRE
Le culte du martyr de Saragosse est très répandu. Il est attesté dans la région par le bréviaire de l'Eglise de Split
au Moyen Age. Il est normal que des reliques de saint Vincent soient parvenues jusqu'à Split aux Ve- VIe s., ce qui
semble être la date de ce poteau de chancel, peut-être surmonté d'une colonnette (bandeau sommital en retrait
caractéristique), dans le cadre d'une pergola. L'appartenance d'un sanctuaire (ou d'un autel) de saint Vincent au groupe
episcopal apparaît probable d'après ce document.
208 SALONA I
IX.a.28
Inv. E 1 1 14. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilica urbana ? Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. C. M. 1988 n° 2/1-2. Dessin 1989 (M.-P. F.-M).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 34,5 cm ; largeur 16 cm ; épaisseur conservée 13 cm.
Poteau fragmentaire (partie inférieure) dressé à la gradine. Un tracé préparatoire axial sur le côté gauche. Une
rainure (largeur 3,5 cm) du côté droit. Mortaise carrée (2,5 χ 9,5 cm) en dessous.
Décor de moulures plates sur la face principale.
IX.a.29
Inv. E 1172. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 5/9.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 24 cm ; largeur 22 cm ; épaisseur conservée 12 cm.
Pilier ou poteau-colonnette de chancel brisé en haut en bas. Revers arraché. Face lissée comme usée. Sur le côté
gauche une rainure d'encastrement large de 2,5 cm.
Sur la face principale un décor de moulures verticales plates de part et d'autre d'un bandeau central large de
8,5 cm. Traces de moulures sur le côté droit : il s'agissait d'un poteau d'angle gauche de la barrière, ou éventuellement
du montant de gauche d'un portillon.
IX.a.30
Inv. E 753. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/72.
DESCRIPTION
Calcaire coquillier.
Dimensions : hauteur 20 cm ; section inférieure conservée 15 χ 15 cm ; diamètre supérieur 15-16 cm.
Fragment central de poteau-colonnette de pergola avec la base de la colonnette (fût cons, sur 9 cm de hauteur) ;
cassure sous la jonction avec le poteau. Pierre en très mauvais état (trous, usure profonde). Travail à la gradine encore
visible par endroits.
Au-dessus du poteau conservé sur 7 cm, moulure raide composée d'un bandeau plat (3 cm) et d'un bandeau
oblique (1 cm).
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 209
IX.a.31
Inv. E 1282. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 1/16.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 16,5 cm ; section 18,5 χ 15 cm ; diamètre de l'arrachement supérieur
ΠΙ 5 cm.
Fragment central de poteau-colonnette de pergola avec arrachement de la base de la colonnette, poteau brisé en
bas. Pierre usée. Travail à la gradine encore visible par endroits. Mortaise (2,5 χ 2 cm ; pf. 1,5 cm) dans l'arrachement
de la colonnette ovale d'ailleurs décalée vers la gauche (support encadrant un accès à gauche ?). Peut-être a-t-on
tardivement modifié cet exemplaire, et remplacé la colonnette.
Poteau mouluré sur une face : cartouche rectangulaire large de 9,5 cm, composé d'un bandeau oblique (1 cm)
encadrant un bandeau central convexe (5-5,5 cm de largeur).
IX.a.32
Inv. E 769. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/27-29. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 48 cm ; diamètre inférieur 17 cm ; supérieur 16 cm.
Fragment de colonnette de pergola avec mouluration inférieure incomplète ; fût conservé sur 42 cm de hauteur.
Brisé en haut et dans la moulure. Il est impossible de déterminer s'il s'agissait d'un poteau-colonnette monolithe ou
d'un support à colonnette rapportée. Travail fin de la surface à la gradine.
Moulure encore haute de 6 cm comportant deux bandeaux plats larges et un tore (1,5 cm). Croix latine en relief
s'appuyant sur la moulure (hauteur 20 cm ; largeur 14 cm ; épaisseur bras 2 cm).
IX.a.33
Inv. E 1193. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/31.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 10 cm ; diamètre max. 16 cm ; inférieur 14,5 cm.
210 SALONAI
Fragment de colonnette de pergola (poteau-colonnette monolithe ou support à colonnette rapportée ?), brisé en
haut et en bas dans la moulure, avec gros éclat sur un côté. Pierre usée avec quelques traces du travail à la gradine.
Ciment dénotant un remploi moderne.
Au-dessus d'une gorge ou scotie, encore un tore saillant (3 cm) suivi par deux bandeaux obliques convexes
(2,5 cm chacun).
IX.a.34
Inv. E 781. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/61. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 42 cm ; diamètre inférieur cassure 12,5 cm ; supérieur 16 cm.
Fragment de colonnette de pergola brisé dans la moulure inférieure ; fût conservé sur 34,5 cm de hauteur. Il est
impossible de dire s'il s'agissait d'un poteau-colonnette monolithe ou d'un support à colonnette rapportée. Pierre très
abîmée.
Moulure comportant encore un large tore (6 cm), un listel et une mince scotie peu marquée.
IX.b.2
Inv. E 21. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, 1880.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 211
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 5/21.
DESCRIPTION
Marbre veiné de rouge.
Dimensions : hauteur conservée 40 cm ; diamètre 15-16 cm.
Fragment de colonnette monolithe (poteau-colonnette en deux blocs). Fût lissé, abimé par endroits,
particulièrement usé à la base. Lit de pose soigneusement dressé, traces régulières de ciseau. Mortaise carrée
irrégulière au centre (diamètre 6 cm ; pf. 4 cm).
Légère moulure en tore amorti marquant la base.
IX.b.3
Inv. E 954. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/11.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 38 cm ; diamètre supérieur 15 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec moulure inférieure ; fut (à tambours multiples dans un second état ?)
conservé sur 35,5 cm de hauteur. Travail assez fin de la surface à la gradine. Lit de pose piqueté avec mortaise
quadrangulaire centrale (3 χ 3 cm ; pf. 4,8 cm). En haut, sommet lisse et plat avec mortaise circulaire (diamètre
1,5 cm ; pf. 3,5 cm), issu d'une retaille lors d'un remploi ?
Un simple tore haut de 2,5 cm marque ici la base de la colonnette.
IX.b.4
Inv. E 960. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/11-13.
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions : hauteur conservée 38 cm ; diamètre 15 cm.
Fragment inférieur de colonnette monolithe brisée en haut et à la base, mais on conserve le fond de la mortaise
circulaire du lit de pose (diamètre 2 cm ; pf. 6 cm), légèrement décentrée. Travail fin de la surface à la gradine.
IX.b.5
Inv. E 901. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
212 SALONAI
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 η° 15/37.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur conservée 49 cm ; diamètre 16,2 cm.
Fragment inférieur de colonnette octogonale (chaque pan mesure 7 cm de largeur), avec petite mortaise
circulaire et canal de coulée oblique sur le lit de pose. Travail très fin de la surface, avec quelques petits éclats.
COMMENTAIRE
La forme même de cet élément semble indiquer une datation tardive.
IX.b.6
Inv. E 742. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/74. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 45 ; lit de pose (?) 21 χ 21 cm ; diamètre supérieur (?) 15 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base (ou son chapiteau ?). Le fût est conservé sur 25,5 cm de
hauteur. Pierre très usée avec éclats. Travail à la gradine peu soigné, lit de pose (ou lit d'attente) dressé sans
scellement.
Base (ou chapiteau) haute de 19,5 cm, composée d'une plinthe rectangulaire (hauteur 6 cm) puis d'un large
bandeau se rétrécissant légèrement en oblique (10 cm).
IX.b.7
Inv. E 743. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/74. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 28 cm ; lit de pose conservé 18 χ 14 cm ; diamètre supérieur 15 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base (ou peut-être son chapiteau) ; le fût est conservé sur 12 cm de
hauteur. La base est brisée en deux, deux angles de la plinthe subsistent ; le fût est brisé en biais. Travail assez fin à la
gradine. Lit de pose lisse, pas de scellement.
Base maladroite haute de 16 cm, composée d'une plinthe rectangulaire (hauteur 6,5 cm), d'un bandeau plat
(5 cm), d'une scotie très raide (3 cm) et d'un tore mince anguleux (2 cm).
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 213
IX.b.8
Inv. E 744. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/70.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 44 cm ; lit de pose 16,5 χ 16,5 cm ; diamètre supérieur 15 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base (plutôt que son chapiteau) ; le tût est conservé sur 30 cm de
hauteur. Travail fin à la gradine. Lit de pose piqueté sans scellement.
Base haute de 15 cm, composée d'une plinthe rectangulaire mince (hauteur 3,5 cm), d'un petit bandeau plat
(2 cm), d'une large scotie peu marquée (6 cm) et de deux tores minces (1,5 cm chacun) séparés par une gorge.
IX.b.9
Inv. E 745. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/72. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 36 cm ; lit de pose 20 χ 20 cm ; diamètre supérieur 13,5 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base ; le fut est conservé sur 15 cm de hauteur. Travail fin à la
gradine. Lit de pose piqueté. Support intermédiaire de la barrière : deux rainures (largeur 6 cm ; pf. 2 cm) creusent la
plinthe sur deux côtés vis à vis. Traces d'un remploi récent (ciment).
Base haute de 21 cm, composée d'une plinthe rectangulaire (hauteur 7 cm), d'un bandeau plat (7 cm), d'une
large scotie peu marquée (6,5 cm) et de deux tores minces (2,5 puis 1,5 cm).
IX.b.10
Inv. E 746. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/74. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 24 cm ; lit de pose estimé 17 χ 17 cm ; diamètre supérieur 13,5 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base ; le fût est conservé sur 10 cm de hauteur. Pierre extrêmement
usée, avec trous et éclats. Quelques traces de gradine. Lit de pose piqueté.
Moulure peu identifiable à cause de l'état du fragment. Base haute de 14 cm : au dessus d'une plinthe
rectangulaire (hauteur 5 cm), un bandeau plat (3,5 cm), une scotie (3 cm) et un tore (2,5 cm) - soit une base attique
très simplifiée.
214 SALONAI
IX.b.12
Inv. E 748. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/66-68. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 35 cm ; lit de pose estimé 17 χ 17 cm ; diamètre supérieur 15,5-16 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base ; le fut est conservé sur 15 cm de hauteur. Plinthe brisée pour
une moitié et troisième angle abattu. Travail assez fin à la gradine. Lit de pose grossièrement dressé. Mortaise carrée
centrale (3,5 χ 3,5 cm ; pf. 4,5 cm).
Base haute de 20 cm, composée d'une large plinthe rectangulaire (hauteur 6,5 cm), d'un bandeau plat (4,5 cm),
d'une scotie peu marquée (6 cm) et de deux tores minces (1,75 puis 1,5 cm) séparés par une gorge.
DCb.13
Inv. E 749. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/72. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 47 cm ; lit de pose estimé 18 χ 18 cm ; diamètre supérieur 15 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base ; le fût est conservé sur 32 cm de hauteur. Plinthe brisée de tous
côtés, pas d'angle conservé. Travail fin à la gradine. Lit de pose simplement dressé.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 215
Base haute de 15 cm, composée d'une plinthe rectangulaire (hauteur 3,5 cm), d'un bandeau plat (3 cm), d'une
large scotie peu marquée (8 cm) et d'un bandeau en retrait (1,5 cm).
IX.b.14
Inv. E 750. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/70. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 23 cm ; lit de pose 14 χ 14 cm ; diamètre supérieur 15 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base ; le fût est conservé sur 10 cm de hauteur. Deux angles de la
plinthe abattus, un troisième usé ; cassure émoussée en haut. Travail assez fin à la gradine. Lit de pose assez lisse avec
traces de ciseaux parallèles. Petit trou au centre issu du tracé préparatoire.
Base haute de 13 cm, composée d'une plinthe rectangulaire (hauteur 4 cm), d'une gorge soulignant le départ
d'un tore (2,5 cm), d'une scotie plate (3 cm) et de deux tores minces (1 cm) séparés par une gorge de même dimension.
IX.b.15
Inv. E 751. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/1. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 20 cm ; lit de pose 20 χ 20 cm ; diamètre supérieur 15,5 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base ; amorce du fut conservée sur 5 cm de hauteur. Plinthe brisée ou
usée aux angles, pierre en mauvais état. Travail fin à la gradine visible. Lit de pose piqueté.
Base haute de 15 cm, composée d'une plinthe rectangulaire (hauteur 5 cm), d'un tore marqué (3 cm), d'une
scotie (4 cm) et de deux tores minces, le second en retrait.
IX.b.16
Inv. E 752. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, basilique dite d'Ilinac, fouilles Dyggve inédites (BB). Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/70. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 30 cm ; lit de pose 24 χ 24 cm au moins ; diamètre supérieur 15 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base ; fût conservé sur 10 cm de hauteur. Base brisée en deux
obliquement, un seul angle de la plinthe préservé. Travail fin à la gradine. Lit de pose piqueté.
216 SALONA I
Base haute de 20 cm, composée d'une plinthe rectangulaire (hauteur 5,5 cm), d'un quart de rond (2 cm), d'une
scotie classique cernée par deux listels plats (7,5 cm) et de deux tores aplatis soulignés par des incisions profondes
(2 cm chacun).
DC.b.17
Inv. E 755. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/36.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 32 cm ; diamètre supérieur 16 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base ; fût conservé sur 17 cm de hauteur. Plinthe presque
entièrement brisée. Travail assez fin de la surface à la gradine. Lit de pose piqueté.
Base haute de 15 cm, comportant une plinthe rectangulaire (hauteur 5 cm), un bandeau plat (2 cm), un tore
mince, une scotie peu marquée (4 cm) et deux tores successifs.
IX.b.18
Inv. E 756. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/1.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 27 cm ; diamètre supérieur 15 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base ; fût conservé sur une hauteur de 13,5 cm . Plinthe brisée aux
quatre angles et obliquement. Travail fin de la surface et du lit de pose à la gradine.
Base attique stylisée, haute de 12,5 cm, comportant une plinthe rectangulaire (hauteur 5 cm), un bandeau plat
(2 cm), deux tores minces saillants (1,5 cm) encadrant une scotie (2 cm) et un tore sommital plus mince légèrement en
saillie.
IX.b.19
Inv. E 757. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/72. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 28 cm ; lit de pose 17 χ 17 cm ; diamètre supérieur 17 cm.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 217
Fragment de colonnette monolithe avec sa base ; fût conservé en biais sur 10 cm de hauteur. Un angle de la
plinthe abattu, un éclat profond en vis-à-vis. Travail assez fin de la surface et du lit de pose à la gradine.
Base raide haute de 18 cm, comportant une plinthe rectangulaire (hauteur 5,5 cm), un bandeau plat en retrait
(6 cm) et une large scotie (6,5 cm) sans tore sommital.
DCb.20
Inv. E 770. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/31. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 37 cm ; lit de pose 16 χ 16 cm ; diamètre supérieur 16 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa base ; fût conservé sur 31 cm de hauteur. Travail assez fin de la
surface à la gradine. Lit de pose piqueté. Une simple plinthe rectangulaire (hauteur 6 cm) marque la base de la
colonnette.
IX.b.21
Inv. E 897. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/29.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 39,5 cm ; lit de pose 20 χ 20 cm ; diamètre supérieur 18 cm.
Fragment de colonnette monolithe de pergola (?) avec sa base (?) ; pierre très abimée et travail déjà grossier à
l'origine. Base marquée par un simple bandeau plat en saillie, haut de 9 cm.
IX.b.22
Inv. E 909. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/23.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 42,5 cm ; diamètre supérieur 15 cm.
Fragment de colonnette monolithe avec sa mouluration inférieure ; fût conservé sur 40 cm de hauteur. Travail
assez fin de la surface à la gradine. Trois tores minces superposés (hauteur 3 cm) marquent la base de la colonnette.
218 SALONAI
IX.b.23
Inv. E 958. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/13.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 35,5 cm ; diamètre 14,5-15 cm.
Fragment de tambour de fût de colonnette ; travail très fin de la surface à la gradine. Mortaises circulaires
centrées à la base et au sommet (diamètres 2,5 cm ; pf. 5 cm en bas, en haut 4,5 cm. S'agit-il de tambours dûs à une
réparation dès l'Antiquité ? ou de traces d'un remploi ?
IX.C.1
Inv. E A 222. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Jelió, BD 20, 1897, p74 et pi. III-IV n° 4 ; Dyggve-Egger, FS III, p. 33-34 et note 5 p. 34, pi. IV B8.
Phot. Ν. D. 1987 n° 2/69-71. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 64 cm ; diamètre inférieur 16 cm ; au lit d'attente 17 cm.
Fragment supérieur de colonnette torse, brisé en bas, avec un éclat au sommet. Surfaces et lit d'attente
soigneusement lissés. Mortaise carrée irrégulière encore pleine de plomb au centre du lit d'attente (diamètre 5 cm ; pf.
4 cm) avec canal de coulée oblique.
Cannelures, à fines arêtes plates, élégantes et moyennement profondes, larges de 2-2,5 cm, dont les extrémités
arrondies se situent à 3,5 cm sous le bandeau plat qui marque le sommet de la colonnette (hauteur 4,2 cm).
IX.C.2
Inv. EA 120. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine, trouvé à gauche de la basilique en 1892.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 15, 1892, p. 49 (cite le fragment sans dimensions).
Phot. Ν. D. 1988 n° 1/12-14.
DESCRIPTION
Granit rose.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 219
IX.C.3
Inv. EA 179 (?). En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac (?).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34 et pi. IV, Bll (?).
Phot. Ν. D. 1988 n° 1/12-14.
DESCRIPTION
Marbre rose veiné de violet.
Dimensions : hauteur conservée 27 cm ; diamètre 15 cm.
Tronçon de fut de colonnette, brisé en haut et en bas. Surface lisse.
IX.C.4
Inv. EA 180 et EA 290a-b. Non retrouvés.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34 et pi. IV, B9 (EA 180) ; EA 290a-b inédits.
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : EA 180 : hauteur conservée 38 cm ; diamètre 17 cm. EA 290a-b : hauteur conservée 16 cm ;
diamètre 17 cm.
Trois fragments de fût de colonnettes torses, brisés en haut et en bas (les deux numérotés E A 290a et b sont
jointifs). Surface lisse. Cannelures à arêtes vives larges de 2,5 cm.
IX.C.5
Inv. EA 226. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34 et pi. IV, B23.
DESCRIPTION
Marbre (?).
Dimensions : hauteur conservée 16 cm ; diamètre 15 cm.
Tronçon de fût de colonnette, brisé en haut et en bas.
220 SALONA I
IX.C.6
Inv. E 297b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, au Sud de l'église sud, en 1895.
BIBLIOGRAPHIE
Jelió, BD 20, 1895, p. 68, 77 et pi. III-IV n° 3 ; cité à titre de comparaison dans Dyggve-Egger, FS III, p. 32.
Phot. Ν. D. 1987, n° 2/73-75. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Marbre blanc à veines jaunes.
Dimensions : hauteur conservée 44 cm ; diamètre 15-16 cm.
Tronçon de fut de colonnette vignitée, brisé en haut et en bas. Lissage soigneux des surfaces sculptées en relief
assez prononcé. Sur un côté, superposition de deux mortaises rectangulaires (5 χ 3 cm ; pf. 2,5 cm pour la plus haute ;
4 χ 2 cm ; pf. 2 cm pour l'autre, décalée légèrement vers la gauche sous la précédente). Ni l'un ni l'autre ne respectent
le décor sculpté.
Emergeant peut-être d'une couronne inférieure de quatre feuilles d'acanthe (cf. exemplaires EA 223 et EA 224,
également de Marusinac, voir nos n° V.b.8 et V.b.9), deux rinceaux s'enroulent souplement en spirale autour du fût ;
le premier est un rinceau de vigne (feuilles et grappes), le second de lierre (hederae et fleurs) Le travail est soigné et
assez réaliste.
IX.C.7
Inv. E 780. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/61.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur conservée 60,7 cm ; diamètre 14 cm.
Tronçon de fut de colonnette, brisé en haut et retaillé en bas sur une hauteur de 20,2 cm (piquetage grossier et
obtention d'une section carrée de 12 cm de côté, avec rainure transversale arrondie large de 4,5 cm plus ou moins
centrée sur le lit de pose obtenu. Surface originale lisse.
IX.C.8
Inv. E 899. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/21. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 31 cm ; diamètre 17 cm.
Tronçon de fût de colonnette torse, brisé en haut avec un éclat latéral, et en bas. Surface dressée finement à la
gradine ; cannelures larges de 2 cm à arêtes aujourd'hui abîmées.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 221
IX.C.9
Inv. E 1196. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/31. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 21 cm ; diamètre cons. 13,5 cm ; restitué 15 cm.
Tronçon de fut de colonnette, brisé en haut et en bas. Arraché à l'arrière sur un tiers. Surface dressée
grossièrement à la gradine et abîmée.
Décor d'une haute croix latine pattée gravée dont on possède le bras transversal (largeur 6 cm) et dont la
hauteur était supérieure à celle du fragment conservé.
COMMENTAIRE
On peut rapprocher cet exemplaire des n° IX.a.17 (E 758) et IX.a.29 (E 769 avec croix en relief) ci-dessus. La
croix s'appuie dans ces deux cas sur la moulure inférieure.
IX.clO
Inv. E 894, E 898, E 903, E 904, E 906, E 952, E 959 et E 964. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriés en 1987 (M. B.-M.) pour les cinq fragments E 894 à E 906, et en 1988 (P. C.) pour les
trois suivants.
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1987 n° 3/21 (E 894) ; n° 15/19 (E 898) ; n° 15/43 (E 906) ; n° 15/45 (E 903) ; n° 16/2
(E 904) ; 1988 n° 1/11-13 (E 952) ; n° 1/12-14 (E 964) ; n° 1/17-19 (E 959).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions :
E 894 : hauteur conservée 21 cm ; diamètre 16 cm.
E 898 : hauteur conservée 23 cm ; diamètre 14,5 cm.
E 903 : hauteur conservée 53 cm ; diamètre 14-16 cm.
E 904 : hauteur conservée 27 cm ; diamètre 15 cm.
E 906 : hauteur conservée 38 cm ; diamètre 17 cm.
E 952 : hauteur conservée 53,5 cm ; diamètre 15-15,5 cm.
E 959 : hauteur conservée 22 cm ; diamètre 13,5-14 cm.
E 964 : hauteur conservée 20 cm ; diamètre 13,5-14 cm.
Huit tronçons de fût de différentes colonnettes, brisés en haut et en bas. Surface dressée grossièrement à la
gradine et abimée.
222 SALONA I
IX.d.2
Inv. E 873. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 14/31. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : hauteur 16 cm ; largeur lit d'attente 22 cm ; diamètre du lit de pose 16 cm.
Chapiteau de poteau-colonnette partiellement endommagé, notamment aux angles supérieurs, et peut-être
retaillé à sa base. Lit de pose légèrement piqueté portant au centre un trou de scellement (3 χ 3 cm ; profondeur 1 cm).
Lit d'attente finement taillé à la gradine.
Le décor se compose d'une corbeille de quatre feuilles d'acanthe traitées au trépan et se détachant en assez haut
relief du fond. Les feuilles, profondément rainurées, se rejoignent par leurs pointes épineuses. Au registre supérieur,
un petit fleuron assez saillant orne chacune des faces, juste sous l'emplacement du dé de l'abaque. Celui-ci, très
détérioré, présentait des faces légèrement échancrées chacune ornée d'un dé assez saillant dont la forme n'est plus
discernable aujourd'hui.
IX.d.3
Inv. E 825. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Kapljuc. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS I, p. 71, fig. 36 n° 27, fig. 43 et 44.
Phot. Ν. D. 1990 n° 7/3. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 15,5 cm ; largeur max. conservée 16 cm ; épaisseur conservée 8 cm.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 223
Fragment de chapiteau de poteau-colonnette brisé de tous côtés. Cavité quadrangulaire incomplète (prof.
2,5 cm) aménagée sur le lit d'attente sans doute lors d'un remploi.
Le fragment conservé présente une grande feuille lisse dont le contour est dessiné par deux lignes gravées. Il
s'agissait d'un chapiteau du type à quatre feuilles d'angle très stylisées séparées par des traits gravés formant des motifs
purement géométriques. L'abaque et l'astragale n'ont pas été conservés.
COMMENTAIRE
Le même type de chapiteau est attesté à Marusinac (cf n° IX.d.9) et ailleurs à Salone (cf. n° IX.d.23 = E 826 +
E 827 + E 835). Dyggve avait rapproché cet exemplaire du poteau n° IX.a.26.
IX.d.4
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Kapljuc".
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RS1, p. 72, fig. 36 n° 31, et fig. 35.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 15 cm ; lit d'attente 18 χ 21,5 cm ; diamètre à la base 16 cm ; mortaise 3 χ 3 cm ;
profondeur mortaise 3,5 cm.
Chapiteau de poteau-colonnette simplement épannelé. Abaque rectangulaire. Mortaise de scellement centrale
au lit de pose.
IX.d.5
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
KapljuC.
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSl, p. 74, fig. 36 n° 39, et fig. 50.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 21 cm ; lit d'attente conservé 13 χ 14 cm ; lit d'attente restitué 14 χ 14 cm ; diamètre au
départ du fût 13,5 cm ; mortaise 3,5 χ 4 cm ; profondeur mortaise 6 cm.
Chapiteau de poteau-colonnette simplement épannelé surmontant une colonne ronde taillée dans le même bloc.
Cassures au niveau de l'abaque et de l'astragale. Lit d'attente portant une mortaise de scellement centrale. Traces de
mortier (remploi).
Moulures en haut (bandeau plat) et en bas (bandeau plat, gorge de section triangulaire et bandeau plat) du
chapiteau.
IX.d.6
Inv. E 871. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. Réinventorié en 1987 (P. C).
224 SALONA I
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34, pi. IV n° B22.
Phot. Ν. D. 1987 η° 14/35. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée du chapiteau 12,5 cm ; diamètre maximum 15 cm ; diamètre au lit de pose
14,5 cm.
Chapiteau de poteau-colonnette incomplet, brisé dans sa partie supérieure. Il surmontait un fût de colonne
ronde, taillé dans le même bloc, brisé à 3 cm de la base du chapiteau. Surface très finement taillée à la gradine. Décor
exécuté en assez faible relief.
L'ornementation se compose de quatre feuilles d'acanthes stylisées et rigides assez fortement adhérentes au
calathos de forme cylindrique. La base du chapiteau est marquée par un astragale en forme de tore (hauteur 3 cm).
IX.d.7
Inv. E 830. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 29 et 34, fig. 38, pi. IV n° B17.
Phot. Ν. D. 1987 n° 11/12. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 22 cm ; lit d'attente conservé 20 χ 13 cm ; lit d'attente estimé 27 χ 27 cm ;
diamètre estimé au lit de pose 17 cm.
Chapiteau de poteau-colonnette incomplet, brisé de tous côtés. Lit d'attente assez grossièrement dressé. Nettes
traces de taille à la gradine sur l'abaque et la corbeille.
Ce chapiteau était du type à quatre feuilles d'angle stylisées. Les deux feuilles conservées se recourbent au
contact de l'abaque en laissant retomber un appendice saillant sur le champ lisse de la feuille. Entre les deux feuilles,
la corbeille présente des lignes sculptées peu profondément en "V" incurvés et imbriqués. L'abaque, non orné, était
carré (hauteur 4,5 cm).
IX.d.8
E 338. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, 1900.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34, pi. IV n° B24.
Phot. P. C. 1992 n° 1/19. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale 3 1 cm ; hauteur du chapiteau 20 cm ; lit d'attente 14 χ 14 cm ; diamètre à la base
13,8 cm.
Petit chapiteau massif de poteau-colonnette surmontant une colonne ronde taillée dans le même bloc, conservée
sur 8 cm de hauteur. Brisé en bas et un angle de l'abaque abattu. Travail fin à la gradine.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 225
Décor à quatre feuilles d'angle stylisées lisses et pointues se recourbant à peine au contact de l'abaque ; entre les
feuilles, fond lisse en retrait ; ruban non rectiligne rappelant un dé sous l'abaque carré non orné (hauteur 6 cm).
Astragale constitué de deux tores minces.
IX.d.9
Sans numéro. Non retrouvé.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 34, pi. IV n° Β 18.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 9,5 cm ; largeur conservée 9 cm ; épaisseur conservée 5 cm ; hauteur restituée
19 cm ; lit d'attente restitué 22 χ 22 cm ; diamètre à la base restitué 17 cm.
Petit fragment de la partie supérieure d'un chapiteau de poteau-colonnette du type à quatre feuilles d'angles
stylisées lisses aux contours dessinés par de simples incisions.
COMMENTAIRE
Le même type est attesté à KapljuC (cf. n° IX.d.3 = E 825) et à Salone en général (cf. n° IX.d.23 = E 826 + E
827 + E 835).
IX.d.lO
Inv. E 105. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/35-37. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur max. 33 cm ; hauteur du chapiteau 20,5 cm ; hauteur abaque 5 cm ; largeur lit d'attente
16 cm ; diamètre lit de pose 14 cm. Mortaise : diamètre 2,5 cm ; profondeur 3,5 cm.
Chapiteau de poteau-colonnette fragmentaire, brisé dans la partie supérieure au niveau de deux des angles de
l'abaque. Il surmonte le départ partiel du fut taillé dans le même bloc. La pierre taillée finement à la gradine (bien
visible sur le lit d'attente) est bien lissée. Mortaise de scellement de section circulaire au niveau du lit de pose.
Le décor se compose de quatre feuilles d'acanthe stylisées assez souples et à large rainure centrale se recourbant
faiblement contre les angles de l'abaque. Entre chaque acanthe, un élément végétal haut et étroit se recourbe en
formant un triangle contre l'abaque. La base du chapiteau est marquée par un bandeau plat de 3 cm de haut. L'abaque
carré présente sur ses faces une simple incision continue.
DC.d.11
Inv. E 872. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 14/45-47. Dessin 1993 (Br. P.).
226 SALONA I
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 22 cm ; hauteur abaque 3 cm ; largeur lit d'attente 18 cm ; diamètre lit de pose 15,5 cm.
Chapiteau composite de poteau-colonnette dont l'un des angles supérieurs est brisé. Le lit d'attente présente une
surface légèrement piquetée, alors que le lit de pose porte des traces de gradine. Aucun scellement n'apparaît.
Le décor se compose d'une corbeille de quatre feuilles d'acanthe stylisées, bien découpées, et faiblement
recourbées, dont les folioles latérales se rejoignent au centre de chaque face. Le registre supérieur offre quatre volutes
peu détachées du chapiteau s'enroulant sous les quatre angles de l'abaque. Un petit bouton carré timbre les quatre
écoinçons que délimitent les volutes sur chaque face. La base du chapiteau est marquée par un astragale mouluré
composé de deux tores de 1,5 et 2,5 cm de haut.
IX.d.12
Inv. E 335. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/11-13. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 21 cm ; largeur lit d'attente 23 cm ; cavité centrale du lit d'attente 10 χ 10 cm ;
profondeur cavité 4 cm ; trous de scellement (?) 2 χ 2 cm ; profondeurs trous 2 et 3 cm.
Chapiteau (de poteau-colonnette ?) brisé dans sa partie inférieure, sur deux faces (sur toute la hauteur) et aux
angles supérieurs. Le lit d'attente a été retaillé, il présente une cavité quadrangulaire centrée et deux trous de
scellement (?) latéraux. Le lit d'attente porte les traces de la taille à la gradine.
Le décor, taillé en méplat, se compose de quatre feuilles d'acanthe stylisées, aux nervures bien marquées, qui
devraient se recourber légèrement contre les quatre angles de l'abaque très fin. Sur chaque face du chapiteau, les
pointes des feuilles se rejoignent en se découpant sur le fond lisse. Juste au-dessus débutent des tiges s'évasant en
direction des angles, elles peuvent correspondre à la naissance de petites volutes d'angle.
IX.d.13
Inv. E 767. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/15-17. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur max. 58 cm ; hauteur du chapiteau 16 cm ; largeur restituée au lit d'attente 18,5 cm ;
diamètre au départ du fût 13 cm. Trou de scellement : diamètre 2,5 cm ; profondeur 3 cm.
Chapiteau de poteau-colonette fragmentaire, brisé dans la moitié supérieure au niveau de deux angles de
l'abaque, surmontant un fut de colonne ronde taillé dans la même bloc, conservé sur 42 cm de hauteur. Le lit d'attente
porte les traces d'un travail fin à la gradine et les lignes du tracé préparatoire. Il comporte un trou de scellement avec
plomb, au centre, et une rainure de coulage (1 cm de largeur, 0,5 cm de profondeur) entre les trous et un dé de
l'abaque.
Le décor se compose de quatre grandes feuilles stylisées, non jointives, disposées sous les quatre angles de
l'abaque contre lesquels elles se recourbent légèrement. Les rainures sont profondes et les lobes nettement découpés.
Chaque face de l'abaque, légèrement échancrée, comportait en son centre un dé en quart de sphère. La base du
chapiteau est marquée par un astragale mouluré superposant deux tores irréguliers.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 227
DCd.14
Inv. E 875. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 14/39. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 14 cm ; largeur lit d'attente 18 cm ; diamètre restitué lit de pose 14 cm.
Chapiteau de poteau-colonnette fragmentaire, brisé à la base, dont ne subsiste qu'une face complète décorée. Lit
d'attente lisse et plan.
La partie de corbeille conservée présente deux larges feuilles stylisées aux lobes nervures profondément, se
rejoignant au centre de la face en dessinant des triangles. Le lobe supérieur de chaque feuille butte en se recourbant
contre les deux angles de l'abaque. Celui-ci devait se présenter sous forme d'une tablette carrée de 3,5 cm de haut,
surmontant un petit bandeau oblique en retrait.
IX.d.15
Inv. E 822. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 11/3. Dessin 1993 (B. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 19 cm ; hauteur chapiteau 16 cm ; lit d'attente conservé 14 χ 12 cm ; estimé 14
χ 14 cm ; diamètre base du chapiteau 13,5 cm.
Petit chapiteau de poteau-colonnette brisé sur une face de l'abaque et à sa base. Il surmontait une colonnette
taillée dans le même bloc (cassée à 3 cm au maximum du bas du chapiteau). Lit d'attente dressé assez grossièrement.
L'ornementation, sculptée en très faible relief, est composée de quatre feuilles d'angle stylisées pointues à
unique nervure médiane, très légèrement recourbées au contact de l'abaque. Entre chacune d'elles, est sculptée une
fleur à quatre pétales posée sur un ruban en calice. L'abaque présente une forme de tablette carrée non ornée (hauteur
5 cm). La base du chapiteau est marquée par une moulure fine en tore (hauteur 1,5 cm).
IX.d.16
Inv. E 141. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Trouvé à Salone, sans autre précision, en 1884.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/53. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 17,5 cm ; lit d'attente conservé 10,5 χ 8,5 cm ; estimé 11,5 χ 11,5 cm ;
dimaètre à la base 13 cm.
228 SALONA I
DC.d.17
Inv. E 823. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1987 n° 11/4-6. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 18 cm ; lit d'attente 13 χ 13 cm ; diamètre à la base environ 13 cm.
Chapiteau (de poteau-colonnette ?) très érodé, brisé à sa base. Lit d'attente bien dressé, comportant un petit
point peu profond au centre provenant du tracé préparatoire. Traces de gradine encore visibles sur la corbeille sculptée
en faible relief.
L'ornementation comprend quatre grandes feuilles d'angles stylisées pointues. Sous la pointe, légèrement
recourbée au contact de l'abaque, un appendice saillant retombe sur le champ lisse de la feuille. Les écoinçons sont
ornés de fleurons ou grappes (?) très effacés. L'abaque, de forme carrée, mesure 4,5 cm de haut.
DC.d.18
Inv. E 315. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/25. Dessin 1993 (B. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 34 cm ; hauteur chapiteau 17 cm ; lit d'attente 14 χ 14 cm ; diamètre à la
base 13,5 cm.
Chapiteau de poteau-colonnette bien conservé, surmontant une colonne ronde taillée dans le même bloc
(conservée sur une hauteur de 17 cm). Lit d'attente bien dressé à la gradine, comportant au centre un petit point
provenant du tracé préparatoire. Nettes traces de gradine sur les faces de l'abaque. Corbeille sculptée en faible reliefet
bien lissée.
Le décor se compose de quatre feuilles d'angle stylisées dont la pointe se recourbe en laissant pendre un
appendice assez long et saillant sur la feuille lisse. Entre chaque feuille, l'écoinçon porte de simples lignes gravées en
forme de V incurvé. L'abaque, non orné, est carré (hauteur 4,5 cm). La base du chapiteau est marquée par un astragale
haut (3 cm) composé de deux bandeaux plats.
COMMENTAIRE
Certains chapiteaux de colonnettes doubles de fenêtres ou de support d'ambon de Salone (cf. n° III.a.3 et III.a.4
= E 740 et E 738) se rapprochent de celui-ci mais les feuilles lisses n'ont pas d'appendice retombant.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 229
IX.d.19
Inv. E 777. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/49. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 22 cm ; hauteur chapiteau 18 cm ; lit d'attente conservé 13 χ 14,5 cm ;
estimé 14,5 χ 14,5 cm ; diamètre à la base du chapiteau 13 cm.
Chapiteau (de poteau-colonnette ?) brisé sur plusieurs faces, au niveau de l'abaque. Il surmonte une colonne
ronde taillée dans le même bloc (conservée sur une hauteur de 4 cm). Lit d'attente finement dressé à la gradine,
comportant un petit trou central appartenant au tracé préparatoire.
La corbeille, sculptée en faible relief et bien lissée, présente quatre feuilles d'angle stylisées dont la pointe se
recourbe en laissant pendre un appendice sur le champ lisse de la feuille. Entre chaque feuille, les écoinçons sont
remplis de lignes sculptées en forme de V incurvés. L'abaque carré (hauteur 4,5 cm) était lisse. Un bandeau plat
marquait la base du chapiteau.
COMMENTAIRE
Certains chapiteaux de colonnettes doubles de fenêtres ou de support d'ambon de Salone (cf. n° III.a.3 et III.a.4
= E 740 et E 738) se rapprochent de celui-ci mais les feuilles lisses n'ont pas d'appendice retombant.
IX.d.20
Inv. E 776. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/49. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 23,5 cm ; hauteur chapiteau 16,5 cm ; lit d'attente conservé 14 χ
12,5 cm ; estimé 14 χ 14 cm ; diamètre à la base 13,5 cm.
Petit chapiteau de poteau-colonnette, légèrement endommagé sur une face, surmontant une colonne ronde
taillée dans le même bloc (conservée sur une hauteur de 7 cm). Lit d'attente taillé assez finement à la gradine,
comportant un point peu profond centré. Traitement à la gradine bien visible sur l'abaque, l'astragale et le fût.
Corbeille sculptée en faible relief bien lissée.
Le décor se compose de quatre feuilles d'angle stylisées lisses dont la pointe se recourbe légèrement au contact
de l'abaque carré (hauteur 3,5 cm). Entre chaque feuille, l'écoinçon est timbré d'un petit bouton carré saillant. Un
astragale assez haut (3 cm) en forme de bandeau plat marque le passage entre le chapiteau et le fût.
COMMENTAIRE
Un autre chapiteau trouvé à Salone (cf. n° VI.d.20 = E 147, colonnette d'autel) est assez proche de celui-ci,
mais les feuilles ont un appendice retombant.
230 SALONA I
IX.d.21
Inv. E 824. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 11/7-8. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 16 cm ; largeur max. conservée 18 cm ; diamètre à la base 16 cm.
Chapiteau de poteau-colonnette incomplet, très érodé, brisé dans ses parties supérieure et inférieure et retaillé
sur le tiers de la corbeille environ. Départ d'une rainure d'encastrement (ou trou de scellement ? ; largeur 2 cm ;
profondeur 2,5 cm) au niveau de l'astragale, sans doute aménagée lors du remploi.
La corbeille était constituée de quatre feuilles d'angle stylisées lisses dont la pointe se recourbe légèrement sous
les angles de l'abaque. Entre chaque feuille se développe un fleuron trifide. A la base du chapiteau, astragale dont la
hauteur est aujourd'hui incomplète.
IX.d.22
Inv. E 782. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/63-65. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 26 cm ; hauteur chapiteau conservée 14,5 cm ; largeur au sommet
13 cm ; diamètre à la base 14 cm.
Chapiteau de poteau-eolonnette incomplet et très érodé. L'abaque et une partie de la corbeille manquent. Il
surmonte une colonne ronde taillée dans le même bloc (conservée sur une hauteur de 1 1,5 cm).
La corbeille au très faible relief se composait de quatre feuilles d'angle stylisées lisses dont la pointe se
recourbait légèrement. Entre chaque feuille, de longues tiges pouvaient appartenir à des représentations de fleurons
stylisés. La base du chapiteau est marquée par un astragale simple en tore (hauteur 1,5 cm).
IX.d.23
Inv. E 826 + E 827 + E 835. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriés en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 11/2, 11/10-11. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 15 cm ; diamètre max. conservé partie supérieure 22 cm ; diamètre au niveau
de l'astragale 15 cm.
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 23 1
Trois fragments d'un chapiteau de poteau-colonnette incomplet dans sa partie supérieure et sur une face.
Retaille pour un remploi visible au sommet (cadre quadrangulaire recreusé et piqueté) et à la base (astragale tronqué,
mortaise centrale incomplète).
La corbeille se compose de quatre grandes feuilles d'angle lisses très stylisées (incomplètes actuellement). Leur
contour est simplement suggéré par une ligne gravée. Les écoinçons aménagés entre chaque pointe supérieure de
feuille portent une ornementation gravée géométrique et sommaire en V incurvé. A la base de la corbeille, astragale
légèrement saillant (hauteur conservée 2,5 cm).
COMMENTAIRE
Le même type de chapiteau est attesté à Kapljuc* (cf. n° IX.d.3 = E 825) et à Marusinac (cf. n° IX.d.9, sans n°
d'Inv.).
IX.d.24
Inv. E 764. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/7. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 87 cm ; hauteur chapiteau 23,5 cm ; lit d'attente 18 χ 17,5 cm ; diamètre
à la base du chapiteau 14 cm.
Chapiteau de poteau-colonnette légèrement endommagé au niveau de l'abaque, surmontant un fût de colonne
ronde taillé dans le même bloc (conservé sur une hauteur de 63,5 cm). Lit d'attente assez grossièrement piqueté avec
cadre extérieur mieux dressé. Nettes traces de gradine sur les faces de l'abaque.
Chapiteau simplement épannelé et lissé. Moulure inférieure en forme de tore de section triangulaire à angle
abattu (hauteur 2,5 cm), et moulure supérieure formant un bandeau plat circulaire (hauteur 4 cm) sous-jacent à
l'abaque carré haut de 7 cm.
IX.d.25
Inv. E 766. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 7/9.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur totale conservée 23,5 cm ; hauteur chapiteau 16 cm ; lit d'attente conservé 13,5 χ
13,5 cm ; diamètre à la base 14 cm.
Chapiteau de poteau-colonnette très érodé et partiellement brisé surmontant un fût de colonne ronde taillée
dans le même bloc (conservée sur une hauteur de 7,5 cm). Lit d'attente et surfaces du chapiteau endommagées.
Chapiteau simplement épannelé se composant d'une moulure saillante inférieure (hauteur 2,5 cm) et d'une
moulure supérieure formant un petit bandeau plat (hauteur 2 cm) circulaire sous l'abaque carré (hauteur 6 cm).
232 SALONA I
IX.d.26
Inv. E 1064. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/13-15.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 21 cm ; largeur max. supérieure conservée 22 cm ; diamètre lit de pose 15 cm.
Mortaise : 2,5 χ 2,5 cm ; profondeur 3 cm.
Chapiteau fragmentaire, simplement épannelé, qui ne semble pas avoir été terminé. Lit d'attente assez
grossièrement piqueté. Lit de pose endommagé, comportant une mortaise de scellement quadrangulaire centrale.
Surface du chapiteau portant des traces de taille à la gradine et des restes de ciment attestant un remploi tardif.
IX.d.27
Inv. E 887. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/21.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 10 cm ; hauteur conservée du chapiteau 7 cm ; diamètre au sommet 13,5 cm ;
diamètre à la base 13 cm.
Fragment inférieur d'un chapiteau (?) surmontant une colonne ronde taillées dans le même bloc (conservée sur
une hauteur de 3 cm). Quelques traces de ciseau sur la surface conservée.
Au-dessus d'une gorge de section triangulaire et d'un bandeau plat (hauteur 2 cm), départ du décor sculpté
présentant une alternance régulière de motifs verticaux de largeurs inégales : un motif large à rainure centrale (base de
feuille d'angle stylisée ?) et un motif étroit. Au niveau de la cassure, le calathos prend une forme octogonale à côtés
dissymétriques.
IX.d.28
Inv. E 1194. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/30. Dessin 1993 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 26 cm, lit d'attente 16,5 χ 16,5 cm ; diamètre inférieur de la colonette 15 cm.
Fragment supérieur de colonnette de pergola monolithe avec son chapiteau ; fut conservé sur 6,5 cm de hauteur.
Brisé en bas et trois angles de l'abaque abattus, éclats sur le quatrième. Travail très fin à la gradine, surface des feuilles
bien lissée ; traces plus nettes sur astragale, abaque et lit d'attente. Mortaise circulaire décentrée sur ce dernier
(diamètre 3,5 cm ; pf. 2,5 cm).
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes de pergola 233
Chapiteau haut de 20 cm. Corbeille à quatre feuilles d'angle lisses stylisées se recourbant légèrement au contact
de l'abaque carré mince (3 cm). Feuilles limitées par une incision dessinant sur les petits côtés quatre fleurons bifides
évasés à haut pied légèrement patte et arrondi à la base (0,5-1 cm au-dessus de l'astragale), complétés dans les
écoinçons par un remplissage en V incurvés gravés superposés. Astragale matérialisé par un tore un peu raide, haut de
2,5 cm.
IX.d.29
Inv. E 1195. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/30.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 15 cm ; lit d'attente restitué 16 χ 16 cm ; diamètre inférieur conservé 15 cm.
Partie supérieure fragmentaire d'un chapiteau de pergola, brisé sur un côté, en bas et en haut (quelques
centimètres de l'abaque préservés sur un petit côté). Travail fin à la gradine, sauf abaque et lit d'attente dressés plus
grossièrement. Fond d'une mortaise circulaire en bas, originalement centrée dans le lit de pose (diamètre 3,5 cm, pf.
conservée 0,5 cm).
Sous un abaque carré haute de 5 cm, corbeille à quatre feuilles lisses stylisées recourbées au sommet, limitées
par une incision dessinant un V incurvé. Entre les feuilles, deux autres incisions superposées en V incurvé et, dans
l'écoinçon restant, petit motif en amande incisé verticalement.
IX.d.30
Inv. E 1280. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/16.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 30,5 cm ; hauteur du chapiteau 26 cm ; lit d'attente 20 χ 18 cm cons. ;
diamètre inférieur restitué 16 cm.
Chapiteau de pergola, brisé en bas sous l'astragale avec éclats. Travail fin à la gradine, sauf le lit d'attente
piqueté plus grossièrement. Petite mortaise circulaire en bas dans la cassure (réparation antique ?). Mortaise
originalement carrée dans le lit d'attente (4 χ 4 cm ; profondeur 6 cm), remaniée par la suite : élargie en haut et dotée
d'une rainure large de 3 cm, longue de 6 cm et profonde de 3,5 cm rejoignant un des côtés.
Sous un abaque mouluré à dés centraux saillants, corbeille de quatre feuilles lisses et pointues, comportant une
nervure verticale et recourbées au sommet, limitées par une incision rejoignant l'astragale en bandeau saillant. Les
feuilles se recourbent sous des paires de petites volutes en méplat, issues des dés de l'abaque. Entre elles, trois incisions
superposées en V incurvé forment des fleurons, bifides sur trois côtés, trifide sur la face opposée à la rainure au lit
d'attente ; l'écoinçon subsistant est en léger retrait.
234 SALONA I
IX.d.31
Inv. E 1302. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 1/34. Dessin 1994 (J. B.).
DESCRIPTION
Calcaire coquillier.
Dimensions : hauteur conservée 67 cm ; hauteur du chapiteau 20 cm ; lit d'attente 23 χ 23 cm ; diamètre de la
colonette 18 cm.
Quinze fragments jointifs recollés de la partie supérieure d'une colonnette monolithe de pergola avec son
chapiteau, brisée en bas avec de multiples éclats. Travail à la gradine, y compris sur le lit d'attente.
Sous un abaque lisse haut de 5 cm, corbeille de quatre feuilles lisses et pointues, recourbées au sommet, limitées
par une incision rejoignant l'astragale en tore peu saillant, haut de 3 cm. Entre elles, cinq incisions superposées en V
incurvé suggèrent des fleurons stylisés.
IX.d.32
Sans numéro. Collection d'I. Marovié, Split.
PROVENANCE
Solin, Mravince.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 1/16. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 24 cm ; largeur max. du chapiteau 16 cm ; diamètre de la colonette 15 cm.
Fragments de la jonction d'une colonnette monolithe de pergola avec son chapiteau, brisée en haut à mi-hauteur
du chapiteau environ, et en bas (hauteur de fut conservée 15 cm). Travail à la gradine assez fin.
Corbeille de quatre feuilles d'acanthe raides et stylisées, qui dessinent sur les faces à la jonction des lobes
inférieur des triangles en retrait superposés. Les feuilles sont marquées de trois profondes nervures verticales.
Astragale en bandeau angulaire saillant sous une gorge, puis petit tore.
X. PLAQUES DE CHANCEL
Le matériel sculpté en marbre provenant des différentes églises de Salone est malheureusement très peu et
très mal conservé. La présence d'éléments architecturaux, colonnes et chapiteaux en marbre blanc ou en
marbre veiné de Proconnèse est bien attestée ; l'abondance des tables, qui nous sont parvenues entières ou en
très nombreux fragments, prouvent bien l'importation dans la région salonitaine de matériel sculpté comme
dans tous le bassin méditerranéen au cours du VIe s. On ne peut donc que regretter l'état des pièces retrouvées.
On notera aussi les nombreux restes de placages muraux en marbre dont nous n'avons pas tenu compte dans le
catalogue.
Les barrières de chancel appartiennent autant que l'on puisse en juger en raison du petit nombre de plaques
entières retrouvées (deux sans provenance précise), aux types en usage entre le VIe et le début du VIIe s.
Certaines plaques sont assurément à deux compartiments (n° X.b.16 et X.b.2). Le décor le plus courant
semble être une grande croix dans un cercle en relief mouluré ou non. Le cercle est parfois accompagné de
lemnisques (n° X.b.6). Les angles des plaques sont souvent garnis de fleurons de types variés, simplement
trifîdes (n° X.b.17 et X.b.22), ou plus développés. Sur le fragment n° X.b.4, l'acanthe présente deux points se
rejoignant au centre en un "oeillet" ovale, tandis que les feuilles latérales se déploient largement. Les
comparaisons sont assez abondantes pour ce motif précis : une plaque à deux compartiments de Soloi1 , un
chancel fragmentaire de Bénévent2 ou encore de Siponto3 . Ces différents exemplaires sont datés du milieu du
VIe s. Les grandes croix isolées sans couronne se retrouvent sur les exemplaires n° X.b.13 et X.b.18. Un décor
très banal d'écaillés imbriquées dessinées par un gros tore en relief apparaît sur le n° X.b.20. Un petit fragment
de plaque porte un décor végétal traité en champlevé (n°X.b.l5). Le décor figuré semble faire entièrement
défaut à Salone.
Enfin, un certain nombre de fragments très mutilés provenant de la basilique cruciforme (n° X.b.l) et dont
certains ont depuis longtemps suscité l'intérêt des épigraphistes en raison des monogrammes avec le nom
d'Honorius qu'ils portent, sont en réalité des vestiges d'un important chancel décoré sur les deux faces suivant
un modèle constantinopolitain bien connu. C'est en raison de ces similitudes avec le matériel de l'époque
justinienne existant dans la capitale ou exporté (notamment à Rome) qu'il faut sans doute préférer pour la
datation l'épiscopat d'Honorius II, que Bulió place entre 527 et 547.
Les barrières de chancel les plus spectaculaires et les plus originales sont sans conteste les éléments à
colonnettes (en marbre de Proconnèse) qui entouraient les choeurs de l'église de Manastirine et celui de la
Basilica urbana. Il semble que la majorité des fragments conservés, base du chancel, colonnettes et bordure
supérieure avec arcs en plein cintre garnis de coquilles, appartiennent au chancel de Manastirine (infra n°
X.a.l) dont une partie est reconstituée dans le lapidaire, et de très nombreux fragments conservés dans les
réserves. Cependant les premières publications4 font état d'une barrière de même type découverte dans la
Basilica urbana. Des photographies anciennes montrent un certain nombre de fragments portant le n° EA 551
à 557 non retrouvés actuellement. Enfin, l'examen attentif des fragments conservés en réserve atteste qu'un
certain nombre d'entre eux ne correspondent pas aux fragments de Manastirine et proviennent donc de la
Basilica urbana. A l'inverse des autres fragments cités plus haut, ce type de barrière ne semble pas fréquent et
le seul exemple de comparaison que nous avons trouvé est un fragment de rebord supérieur lisse sans arcs
mais avec chapiteaux et départ de colonnettes en marbre blanc du Musée de Silifke (Turquie)5 .
CM.
25431 IActes
Ibid.,
Gerber,
Signalé
Bizantini
duFSI,
n° par
68
Vili
inG.
p.p.Italia,
CIAC,
254,
Dagron
56, fig.
fig.
Rome
Barcelone
et134.
91.D.1982,
Feissel,
1969
n° 69
Inscriptions
(1972),
p. 254,p. fig.
584
de132.
etCilicie,
pi. CCLVII,
monographies
8. 4, Paris 1978, p. 243, pi. LX, 2.
236 SALONA I
X.a.l
Inv. E 281, en 98 fragments, 55 exposés au lapidaire + 43 fragments numérotés E 281/1-42 en réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine, découverts entre 1878 et 1892, entrés au Musée en 1894.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 15, 1892, p. 176 (mention) ; Gerber, FS I, p. 56 fig. 92, 94-95 ; Egger, FS II, p. 20-21, fig. 17-18 ;
phot, reproduite dans DACL, s.v. Manastirine, fig. 7565. Les 42 fragments de la réserve sont inédits.
Phot. Ν. D. 1987 n° 10/6-32. Dessins 1994 (Br. P.). NB : les fragments sans numéros sur les dessins
correspondent aux éléments exposés au lapidaire.
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions :
plaque A = hauteur 110 cm; longueur 214 cm; épaisseur max. de la bordure 85-9 cm ; diamètre des
colonnettes 7,5-8 cm ; rayon des arcs supérieurs 15 cm.
plaque Β = hauteur 110 cm; longueur 221cm; épaisseur max. de la bordure 8,5-9 cm ; diamètre des
colonnettes 7,7-8,1 cm ; rayon des arcs supérieurs 17 cm.
A l'origine, deux plaques ajourées à neuf colonnettes, pour la plaque A, et dix, pour la plaque B. Les très
nombreux fragments recueillis ont permis de présenter rapidement un essai de restitution d'une partie de cette barrière
ajourée. Cinquante-cinq des quatre-vingt-dix-huit fragments conservés ont été remontés arbitrairement en une seule
plaque avec des compléments en ciment : sur une longueur de 2,26 m, une hauteur de 1,06 m et une épaisseur de 9 cm
max. avec 10 colonnettes (cf. Egger, FS II, fig. 18). Elle est aujourd'hui exposée avec deux poteaux-colonnettes en
marbre et un support en ciment, de façon à suggérer la barrière de chancel originale. Cependant un examen attentif et
systématique de tous les fragments nous permet maintenant de proposer la restitution graphique de deux plaques de
longueur différente, l'une de 2,14 m avec 9 colonnettes et l'autre de 2,21 m avec 10 colonnettes, en incluant ainsi tous
les fragments dont nous disposons, pour une hauteur de 1,07 m, placées dans l'église entre les colonnes de l'arc
triomphal du "transept". Les surfaces sont très soigneusement polies, avec quelques traces de rape et de gradine dans
les scoties et gorges des moulures (bases des colonnettes par ex.) ; tranche finement dressées ; les colonnettes sont
irrégulières et de section légèrement ovale ; les pilastres des extrémités ne forment pas un rectangle parfait mais sont
légèrement obliques.
L'ensemble donne donc deux grandes plaques ajourées double face avec bordure lisse à la base et sur les côtés.
Certains éléments des extrémités présentent le départ de la languette d'encastrement. On a deux pilastres
d'encadrement, une série de colonnettes sur des bases carrées moulurées (hauteur moyenne 15 cm), fut lisse et
chapiteaux à quatre feuilles lisses recourbées sous les angles de l'abaque marqué par un dé central au-dessus du
pédoncule médian séparant les feuilles. Ces chapiteaux soutiennent des arcs en plein cintre garnis de coquilles ; le
nombre des nervures des coquilles varie entre sept, huit ou neuf et jusqu'à onze sur une des faces. Ces nervures sont
par ailleurs traitées un peu différemment d'un côté ou de l'autre, plus recreusées d'un côté un peu comme des pétales.
Dans les écoinçons supérieurs apparaissent, dans une alternance qui n'est pas toujours régulière, trois petits motifs de
remplissage : une sorte de panier ou de coupe garnie de petits fruits rond, un fleurons à trois pétales vu d'en haut et un
fleuron à trois pointes vu de profil. La bordure supérieure est étroite : il n'est pas impossible qu'une main courante"
moulurée s'emboite au sommet. L'ensemble de ce décor un peu irrégulier donne une impression de légèreté et
d'élégante simplicité, mais il faut sans doute penser que, là encore, la sculpture était rehaussée de peinture.
COMMENTAIRE
Cette reconstitution, que nous devons à l'attention de Br. Pender aussi bien pour les éléments conservés que
pour l'emplacement éventuel à Manastirine, permet de trancher un problème de localisation et de chronologie relative
qui n'avait pas été totalement résolu par R. Egger lors de la première publication (cf. Egger, FS II, p. 20 et fig. 17,
phot, partielle, et p. 18, reconstitution d'un côté ; R. Egger optait cependant pour deux plaques encadrant le passage
central large d'1,60 m), ni par nous dans les premières études en vue de la republication (cf. le dessin de M. Jeremié
qui attribue ces barrières aux côtés du choeur, la "schola cantorum" de Bulié, publié notamment par Duval,
Manastirine, fig. 15 p. 452). On est sûr maintenant que les deux plaques monolithes étaient situées entre les bases des
colonnes de l'"arc triomphal" à l'entrée du transept et un accès (qui pouvait être fermé par une porte ou une chaîne
d'après les restes de scellement sur le poteau conservé) faisait communiquer le choeur avancé (ce que Bulié appelait
schola cantorum). Elles ont une longueur inégale parce que le passage n'est pas situé exactement dans l'axe (il est plus
X. Plaques de chancels 237
proche du bas-côté nord d'une dizaine de centimètres). Le passage, si on compte 7,70 m entre le nu des colonnes, est
plus grand que celui dessiné par Egger : de l'ordre de 2,85 m puisque les chancels occupent 2,35 m et les poteaux
environ 50 cm. Cela était dû au fait que, d'après son plan et son texte, Egger supposait un poteau à chaque extrémité,
alors qu'en réalité la dalle s'appuyait sur le nu des colonnes (où il devait exister un scellement).
D'autre part, le niveau des chancels est supérieur au niveau primitif des stylobates de l'église et de l'arc
triomphal : les encoches creusées dans les bases le sont jusqu'au niveau des plinthes qui étaient dissimulées. En effet,
le niveau de la "schola cantorum" est supérieur d'une vingtaine de centimètres à celui des stylobates des colonnes et il
faut conclure que ce niveau était prolongé par de éléments de "stylobate de chancel" entre les colonnes de Γ "arc
triomphal". D'ailleurs plusieurs pierres récupérées et comprises dans la maçonnerie tardive qui a clos cet
entrecolonnement en dehors d'une porte centrale et qui n'ont été revu que récemment (en 1993-1994) à l'occasion
d'une restauration de cette maçonnerie, sont tout à fait analogues aux éléments conservés in situ autour de la schola
cantorum. La hauteur convient, la largeur est voisine de celle de la base des chancels et on voit en surface des trous de
scellement qui seraient à comparer à ceux du lit de pose des chancels (que nous ne pouvons pas observer pour la
plaque remontée au Musée). Il faut en déduire que, comme Egger l'avait supposé, le sanctuaire avancé date bien d'un
remaniement. Nous disposons d'un terminus post quern qui est une tombe placée dessous (Egger n° 170) et datée de
431, mais il est probable que cette date est plutôt un terminus post quern pour l'érection de la basilique dans laquelle on
n'a sans doute plus enterré (en tout cas avec des sarcophages visibles). Nous pensons que le chancel est contemporain
de l'érection du sanctuaire avancé et qu'il date probablement du VIe s. (époque justinienne d'après le style). Donc il y
aurait eu à partir du premier tiers du VIe s. une phase accrue de restauration ou de réaménagement ou de
reconstruction des basiliques de Salone {basilica urbana, basilique cruciforme, Manastirine). D'après la date probable
des chancels à monogrammes de l'évêque Honorius II (cf. n° X.b.l, infra), il faudrait attribuer ce travail à cet évêque
dont l'épiscopat avait été fort long d'après Bulié, travail continué par ses successeurs et notamment Petrus.
Il est probable que l'ouverture ait été coiffée d'un couronnement quelconque puisque les poteaux qui la bordent
portent des colonnettes, mais la portée est excessive pour un arc de faible épaisseur et il faudrait admettre une
architrave. Il est possible qu'au contraire, s'il existait des encastrements dans les colonnes, ces poteaux aient supporté
un entablement latéral : c'est la période où l'on commence à voir utiliser des "chancels hauts". On notera que les
poteaux actuellement exposés posent beaucoup de problèmes d'interprétation (cf. n° IX.a.3 et IX.a.4). Sur une face
parallèle aux chancels, ils présentent des trous de scellements creusés après coup dans la moulure à la hauteur
qu'Egger a considéré semble-t-il comme destinée aux scellements d'une porte à deux battants. En fait il s'agissait des
scellements destinés aux barrières latérales du sanctuaire avancé. En outre, la face de l'un d'entre eux, qui devait être
tournée vers l'autre est lisse et non décorée et celle correspondante de l'autre poteau, moulurée elle, présente deux
scellements creusés dans la moulure qui n'ont pas de répondant de l'autre côté de la porte. Ils datent probablement d'un
emploi ultérieur. Il n'est pas du tout certain que ces poteaux colonnettes classiques (dans un cas la base de la
colonnette a été abattue) appartiennent bien à cet ensemble, quoiqu'ils aient été apparemment trouvés à Manastirine et
soient aussi en Proconnèse. En tout cas, il ne s'agirait pas de matériel neuf et adapté à l'emplacement retenu.
La différence de longueur et donc d'emplacement des colonnettes entre les deux barrières qui s'adaptent à
l'espace à limiter dans l'église, prouve clairement que ces deux chancels ont été exécutés sur place, à la demande. Il ne
peut donc s'agir d'éléments importés. Le type même choisi, ajouré et fragile, interdit par ailleurs un transport long et
forcément délicat de ces morceaux très lourds. On doit donc imaginer un atelier local travaillant à Salone sur du
matériau d'importation, contemporain de la fabrication ou de remploi. Reste le problème du type de ces barrières à
colonnettes, qui étaient manifestement apprécié à Salone puisque des éléments d'un chancel analogue ont été retrouvé
dans la Basilica urbana (cf. n° X.a.2 infra). Le modèle semble très rare dans l'état actuel de nos connaissances ou du
moins très peu conservé peut-être en raison de sa fragilité. Il devait cependant exister ailleurs dans le bassin
méditerranéen au VIe s. puisqu'un exemple très éloigné de Salone a été signalé en Cilicie, actuellement au Musée de
Silifke (cf. G. Dagron, D. Feissel, Inscriptions de Cilicie, Monographies 4, Paris, 1978, p. 243, p. LX/2). Il s'agit
d'une barrière en marbre blanc avec chapiteaux et départ de colonnettes. Le modèle, dépourvu d'arcs garnis de
coquilles, semble toutefois plus simple que ceux de Salone.
X.a.2
Inv. EA 464 (= E 893) + E 892. En réserve au Musée (+ EA 547 + EA 713 + EA 836, non identifiés).
PROVENANCE
Basilica urbana. Réinventoriés en 1987 (C. M.), avant l'identification de E A 464 dans l'inventaire.
BIBLIOGRAPHIE
E A 464 (?) : Gerber, FS I, fig. 91 p. 56 et un fragment de la base du panneau non identifié fig. 93.
Phot. Ν. D. 1987 n° 9/36. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
238 SALONA I
Dimensions :
EA 464 : hauteur cons. 23 cm ; largeur cons. 20 cm , épaisseur max. 1 1 cm
E 892 : hauteur cons. 18 cm ; largeur cons. 18 cm , épaisseur max. 11,5 cm
Deux fragments de bordure supérieure d'un chancel brisés de trois côtés ; les revers sont arrachés sur E 892 ou
très abimé pour EA 464 (mais sans doute décor double face). Surfaces soigneusement polies, avec quelques traces de
rape.
Bordure mince lisse surmontant des arcs en plein cintre remplis d'une coquille et départ de petits chapiteaux à
quatre feuilles lisses. Dans les écoinçons, un fleuron trifïde vu de profil.
COMMENTAIRE
Des mentions dans l'inventaire EA (EA 547, EA 713, EA 836), des indications rapides de Bulié dans BD 26,
1903, p. 57, ou BD 27, 1904, p. 130, 148, des photos anciennes et la publication de Gerber, FS I, p. 56, fig. 91-93 et p.
57 fig. 96-97 avec restitution, signalaient la présence dans la Basilica urbana d'un chancel ajouré à colonnettes du
type de celui de Manastirine. Les deux fragments décrits ici, dont les dimensions (épaisseur plus importante) ne
correspondent pas exactement aux morceaux de Manastirine, les ont fait écarter de la restitution n°X.a.l. Nous
aurions donc là deux vestiges du chancel de la grande église de Salone.
X.b.l
Inv. 769 B, 770 Β + E A 797, 771 Β, exposés au lapidaire ; 772 B, 773 B, 774 B, 775 B, 776 B, 778 B, EA 778, en
réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilique cruciforme du groupe episcopal, fouilles de 1907-1909.
BIBLIOGRAPHIE
Pour les fragments exposés : Bulié, BD 35, 1912, p. 20-21, pi. II ; Gerber, FS I, p. 54 fig. 87 ; Egger, FS II, p.
91 ; Bulié-Bervaldi, Kronotaksa, p. 46 et pi. XVII ; Dyggve, Salonitan Christianity, p. 26 ; D. Rendié Mioòevió,
Disputationes Salonitanae II (= VAHD 77), 1984, p. 186 ; SaSel, ILJug n° 2258d ; Guidobaldi-Barsanti-Guiglia, San
Clemente, p. 154-155, fig. 240. Les autres fragments étaient inédits. Pour les monogrammes, on se référera au Corpus
des inscriptions chrétiennes de Salone.
Phot. Ν. D. 1988 n° 1/12. Dessins 1994 (J.Z.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions :
769 B : 35 χ 29 cm cons. ; épaisseur max. 7-8 cm, fond 4 cm
770 B + E A 797 : 33 χ 26 cm cons. ; épaisseur max. 7-8 cm, fond 4 cm
771 B : 45 χ 56 cm cons. ; épaisseur bord 7-8 cm, fond 4 cm
772 B : 20 χ 20 cm cons. ; épaisseur max. 7,5 cm
773 B : 18 χ 17 cm cons. ; épaisseur 6 cm
774 B : 13 χ 12 cm cons. ; épaisseur 6,5 cm
775 B : 14,5 χ 11 cm cons. ; épaisseur 6 cm
776 B : 22 χ 13 cm cons. ; épaisseur 5,5 cm
777 B : 13 χ 13 cm cons. ; épaisseur 5 cm
778 B : 28 χ 17 cm cons. ; épaisseur 6 cm
EA 778 : 21 χ 13,5 cm cons. ; épaisseur 6 cm
Douze fragments non jointifs (sauf 770 B + EA 797) brisés de tous côtés et présentant des traces d'usure ou
d'arrachements. Faces soigneusement polies.
Douze fragments de plusieurs plaques décorées sur les deux faces, portant d'un côté un cercle mouluré (double
listel séparé par un sillon, largeur 7,5 cm, d'où s'échappent des lemnisques terminés par des hederae sur un des
fragments) renfermant un monogramme haut de 18 cm de l'évêque Honorius II (voir plus bas le commentaire) et de
X. Plaques de chancels 239
l'autre une croix latine légèrement pattée en relief se détachant sur un disque en faible saillie dont le diamètre
restituable est de 42 à 45 cm.
COMMENTAIRE
L'ensemble de ces morceaux devait appartenir, avec les poteaux-colonnettes n° IX.a.3 et IX.a.4, à une barrière
de chancel double face d'un type bien connu au VIe s. Les motifs décoratifs sont variés : couronnes, croix, carrés sur la
pointe, fleurons, etc. ; et l'association des motifs sur l'un et l'autre côté de la plaque est également variable. Le
monogramme dans une couronne ou un cercle mouluré occupe en général le centre de la plaque. Pour la face avec le
monogramme d'Honorius, on peut trouver un bon point de comparaison à San Clemente de Rome avec un
monogramme du Pape Jean II (533-535) dans une couronne lisse d'où s'échappent de longs lemnisques terminés par
des hederae supportant des grandes croix latines placées symétriquement de part et d'autre du motif central (cf.
Guidobaldi-Barsanti-Guiglia, San Clemente, p. 93-94, fig. 78, 122, plaque XXI). Cette face correspond au côté externe
visible, du chancel. A Salone, on peut imaginer un schéma semblable pour nos fragments. Cependant, certains
morceaux en réserve (772 Β et EA 778) présentent sur les deux faces des traces d'une bordure moulurée incomplète
(largeur conservée 11 cm pour 772 Β ; 4,5 cm pour EA 778). On aurait alors un système de panneaux carrés ou
rectangulaires divisant la plaque. L'autre côté des plaques, la face interne, porte un décor extrêmement courant sur ce
type de chancel à deux compartiments moulurés garnis de grandes croix latines se détachant sur des disques en faible
relief. Ici, les bras de croix sont larges de 2 cm, les extrémités pattées s'élargissent jusqu'à 5,5 cm (778 B). On
trouvcera encore dans le chancel de San Clemente de Rome des exemples tout à fait analogues aux fragments de
Salone (ibid., p. 91-92, fig. 109, 111, plaques XIV et XV). Les plaques de la basilique cruciforme font donc partie
d'une série de modèles créés à Constantinople et très répandus au VIe s. en Italie, mais aussi en Grèce et en Asie
Mineure (ibid., en particulier fig. 279, Istanbul, Sainte-Irène et fig. 280, Istanbul, Musée archéologique ; voir
également Sodini-Kolokotsas^/ZA/ II, p. 70-71). En raison de ces similitudes, on choisira plutôt l'époque de Justinien
et on optera donc pour l'évêque Honohus II. En outre, on notera, à Salone même, le fragment n° X.b.18 (= E 949) de
Marusinac et le fragment n° X.b.21 (= E 1235) de la Basilica occidentalis, en marbre très voisin, qui présentent une
face lisse et l'autre avec une croix du même type que celles des exemplaires décrits ci-dessus.
X.b.2
Inv. D 234a-b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone. Entré au Musée en 1847.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/63. Dessin 1989 (M. -P. F. -M.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales : 58 χ 28 cm (a) ; 47 χ 29 cm (b). Epaisseur 9 cm.
Deux fragments non jointifs brisés de trois côtés. Tranche supérieure soigneusement polie sur les deux
morceaux, avers poli et revers lisse. Les conditions de conservation ont donné une couleur gris foncé au plus petit des
deux morceaux.
Eléments d'un grand chancel à deux compartiments à rebord mouluré. On peut restituer pour chacun une croix
grecque pattée dans un cercle (épaisseur 5,5 cm). La longueur totale du chancel correspondait à peu de chose près au
n°X.b.l6(=E226,;/7/ra).
X.b.3
Inv. E 162a-b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, sans précision.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/55. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
240 SALONA I
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions maximales : 19 χ 35 cm (a) ; 17 χ 30 cm (b). Epaisseur 11,5 cm
Deux fragments jointifs de la même plaque brisés de tous côtés. Surface polie avec décor en léger relief. Revers
lisse.
Elément d'angle avec fleuron à cinq pétales et départ d'un couronne en bandeau lisse et segment de la même
couronne lisse contenant les restes d'une rosace à quatre pétales ovales.
X.b.4
Inv. E 856. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/51. Dessin 1989 (M. -P. F. -M.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 35 χ 27 cm ; épaisseur 9,5 cm.
Tranche piquetée, surface polie, revers lisse.
Fragment de bordure d'une plaque moulurée (bord large de 13,5 cm à trois bandeaux lisses successifs) avec
dans un angle un motif végétal qui semble être une feuille d'acanthe.
COMMENTAIRE
Cf. un fragment perdu avec motif très proche, Gerber, FS I, p. 54, fig. 87, de la Basilica urbana.
X.b.5
Inv. E 857. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/39. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions maximales : 20 χ 19 cm ; épaisseur 8-9 cm.
Fragment de rebord mouluré à tranche lisse. Avers soigneusement poli. Revers piqueté.
Bordure à deux bandeaux large de 7 cm. Segment de couronne à trois feuilles (largeur 3,5 cm) en relief.
X.b.6
Inv. E 859. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1987 n° 13/53. Dessin 1989 (M. -P. F.-M.).
X. Plaques de chancels 241
DESCRIPTION
Marbre à gros cristaux.
Dimensions maximales : 35 χ 30 cm ; épaisseur 12 cm.
Brisé sur trois côtés. Avers poli. Revers soigneusement traité à la gradine comme les deux tranches.
Angle inférieur droit d'une plaque avec bordures moulurées (trois bandeaux plats, largeur 10 cm). Une
couronne lisse en relief (épaisseur 4 cm) d'où s'échappaient des lemnisques renfermait une large croix grecque pattée
soulignée par des rainures latérales.
X.b.7
Inv. E 860. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1987 n° 13/47. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales : 12 χ 23 cm ; épaisseur 8 cm.
Fragment de bordure moulurée de plaque de chancel. Surface polie. Tranche et revers lisses.
X.b.8
Inv. E 861. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/65. Dessin 1994 (Z. P.).
DESCRIPTION
Marbre à gros cristaux.
Dimensions maximales : 40 χ 20 cm ; épaisseur 1 1 cm.
Fragment brisé de tous côtés. Revers lisse. Surface polie.
A droite segment de couronne lisse en relief (épaisseur 7 cm) avec extrémité d'une croix (grecque ?) pattée ; à
gauche un bandeau marqué d'un cercle mouluré. Il s'agit peut-être d'une plaque à deux compartiments.
X.b.9
Inv. E 862. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/67. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions : 18 χ 15 cm cons. ; épaisseur 11,5 cm.
242 SALONA I
Brisé de tous côtés. Revers lisse. Surface polie avec décor en léger relief.
Fragment d'angle de plaque avec départ d'un fleuron à cinq pointes. Bordure en large bandeau peu saillant.
X.b.10
Inv. E 863a-b (= EA 332 ?). En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilica urbana ? E 863a réinventorié en 1987 (C. M.), E 863b en 1990 (M.-P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Fragments retrouvés inédits. Un troisième angle non identifié à rapprocher, cf. Gerber, FS I, p. 54 fig. 87.
Phot. Ν. D. 1987 n° 15/69 et 1990 n° 4/9. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.)
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales : 25 χ 20 cm (a) ; 33 χ 30 cm (b). Epaisseur 9-10 cm.
Deux angles non jointifs brisés sur deux côtés. Une tranche lisse, une autre piquetée. Revers lisse. Surface polie
avec décor en léger relief.
Angle inférieur gauche d'une plaque de chancel à bordures non moulurées et large fleuron à cinq pointes
émergeant d'un petit pédoncule carré (a). Un autre angle portant le même fleuron (b). Un troisième angle avec le
même motif (E A 332), non retrouvé mais reproduit dans les FS I, semble correspondre au même ensemble.
X.b.l2
Inv. E 866. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/35-37. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales : 19 χ 16 cm ; épaisseur 6 cm.
Fragment de bordure brisé de tous côtés. Surface polie, revers lisse.
Décor de moulures sur les deux faces.
X.b.13
Inv. E 868. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/57. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions maximales : 33 χ 17 cm ; épaisseur 9 cm.
Fragment de plaque avec rebord mouluré. Tranche et revers sont dressés à la gradine. La surface est polie.
Bras d'une croix en léger relief, large de 6,5 cm, appartenant au type de la croix grecque pattée.
X.b.14
Inv. E 890. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 13/73. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions maximales : 30 χ 25 cm ; épaisseur 8 cm.
Fragment de plaque brisé de tous côtés. Revers lisse. Surface polie avec décor en méplat.
Elément de bordure moulurée à deux bandeaux plats et, sur le champ, arc de cercle lisse en relief (épaisseur
8 cm) : couronne (enfermant une croix ?).
244 SALONA I
X.b.15
Inv. E 808. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 14/9. Dessin 1988 (M. -P. F. -M.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : 25 χ 23 cm ; épaisseur 5,2 cm.
Fragment brisé de tous côtés. Revers lisse.
Vestiges d'une bordure en deux bandeaux lisses au moins sur un côté. Décor en champlevé (rinceau de feuilles
de lierre avec petites grappes à trois boules et extrémité d'une acanthe) réservé sur un fond piqueté qui devait être
garni d'une pâte colorée.
X.b.16
Inv. E 226. Exposé au lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Salone, sans précision.
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FS I, p. 55, fig. 90 ; Rapanié, Predromaniäco doba, pi. I, fig. 3.
Phot. N. D. 1988 n° 4/11. Dessin 1989 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions restituées : 171,5 χ 97,5 cm ; épaisseur 8-9 cm.
En plusieurs fragments, jointifs pour certains (cinq en partie droite, cinq en partie gauche). L'ensemble est
complété au ciment (1/4 de l'ensemble env.) et encadré de deux poteaux également en ciment. Tranches inférieure et
latérale gauche invisibles actuellement (tranche latérale droite manquante). La tranche supérieure, partiellement
conservée, est piquetée. Le revers comme la face principale sont soigneusement polis.
Chancel à deux compartiments ; la plate-bande périphérique est lisse : 3 cm en haut et sur les côtés, 10 cm en
bas. Deux cadres carrés identiques, à mince moulure simple (bandeau oblique en légère retrait), mesurant 87 cm de
côté, renferment chacun une grande croix grecque à larges branches pattées (59 χ 58 cm) inscrite dans une couronne
lisse en relief (largeur du bandeau 4,5 cm). Dans les écoinçons sont placés des fleurons à cinq folioles pointues
nervurées et pédoncule charnu.
COMMENTAIRE
Le travail de piquetage du sommet du chancel peut laisser supposer la présence d'une main courante
aujourd'hui disparue.
X.b.17
Inv. E 624. Exposé au lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Salone, basilique de la Porta Caesarea. Entré au Musée en 1952.
BIBLIOGRAPHIE
L. Katié, Novi nalaz starokrsóanskog pluteja u Solimi, VAHD 64, 1952, p. 143-145 et fig. 1 ; Rapanié,
Predromaniäco doba, pi. II, fig. 2.
X. Plaques de chancels 245
X.b.18
Inv. E 949. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. Réinventorié en 1988 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 41-42 et pi. VII, F7.
Phot. Ν. D. 1988 n° 2/31-32.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions : hauteur 10 cm ; largeur 12 cm ; épaisseur 3,4-4,4 cm.
Fragment de plaque mince brisé de tous côtés. Avers et revers absolument lisses. Epaisseur légèrement variable,
supérieure à gauche.
Pied ou extrémité d'un bras de croix pattée.
COMMENTAIRE
Même type de croix apparaissant au revers des plaques portant le monogramme d'Honorius, provenant du
groupe episcopal (deuxième tiers du VIe s.), cf. X.b.l supra. En raison de la très faible épaisseur, il s'agit plutôt d'un
placage, que d'un fragment de chancel comme le voulait Dyggve, quoique le fond des plaques de la basilique
cruciforme n'ait pas excédé 4 cm.
X.b.19
Inv. E 561. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, sans précision.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1993 n° 2/19. Dessin 1994 (J. t.).
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions conservées : 50 χ 36 cm ; largeur restituable 58 cm ; épaisseur 6-7,5 cm.
Plaque de chancel à décor en méplat biface, brisée de deux côtés. Surfaces polies, tranches dressées finement à
la gradine. Eclats sur la bordure des deux côtés.
Face 1. A l'intérieur d'une plate-bande périphérique large de 10-11 cm en haut et 6-7 cm sur le côté conservé,
motif géométrique de grand cercle contenant douze fuseaux en relief s'arrondissant au contact du cercle. Ils sont
délimités par treize filets saillants entre deux gorges (largeur totale 1,5 cm), et dont les extrémités pattées sont
soulignées par un triangle creusé. Le cercle est dessiné par un filet identique (diamètre externe 20 cm) qui rejoint la
246 SALONA I
bordure plate par l'intermédiaire de petits noeuds circulaires simples au centre des côtés, alors que les écoinçons
contiennent des noeuds plus larges (11 cm) timbrés d'un cercle central en relief (4 cm).
Face 2. La bordure se compose d'un bandeau plat large de 6-6,5 cm et d'une gorge de section triangulaire de
1,5 cm. Le champ contient une rangée de cercles sécants de 15 cm de diamètre, déterminant un rang de quatrefeuilles.
Le motif est dessiné par un filet, les fuseaux des quatrefeuilles sont en relief, les carrés ou demi-carrés concaves sur la
pointe apparaissent en retrait. Au centre de ce cadre de quatrefeuilles, une petite croix en relief, à branches en fuseaux
arrondis aux extrémités, sans doute latine, car sa branche transversale n'est pas centrée par rapport aux cercles sécants
(largeur restituée 14 cm ; hauteur conservée 10-11 cm).
X.b.20
Inv. E 1191. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/29. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre blanc brulé en surface.
Dimensions conservées : 50 χ 36 cm ; largeur restituable 58 cm ; épaisseur 7,5-8 cm.
Deux fragments jointifs du champ d'une plaque de chancel à décor en méplat, brisée de tous côtés. Surfaces
polies, brûlées, avec traces de peinture moderne et de mortier.
Ecailles, larges, de 21 cm dessinées par un tore saillant épais de 3,5 à 4 cm.
X.b.21
Inv. E 1235. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Basilica occidentalis. Réinventorié en 1992 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1993 n° 2/11. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre veiné de gris.
Dimensions conservées : 24,5 χ 23,5 cm ; épaisseur 5-5,5 cm.
Fragment du champ d'une plaque de chancel à décor en méplat, brisée de tous côtés. Surfaces polies, revers
lisse.
Décor en méplat de croix pattée en partie conservée. Largeur des bras de la croix 2 cm.
COMMENTAIRE
La croix est très proche de celle décorant le revers des plaques avec monogramme d'Honorius II (X.b.l),
provenant de la basilique cruciforme (deuxième tiers du VIe s.) et d'une plaque de Marusinac (X.b. 17 = E 949). La
cassure empêche de préciser si elle se détachait sur un disque en faible relief.
X.b.22
Inv. E 1301. Exposée au lapidaire.
PROVENANCE
Salone, basilique "de la Porta Caesarea". Inventoriée en 1994 (C. M.).
X. Plaques de chancels 247
BIBLIOGRAPHIE
E. Marin, VAHD 80, 1987, p. 60, pi. XIII, 1 ; id., La topographie chrétienne de Salone, Actes du XI CIAC,
Lyon, 1986, p. 1122 et n. 21, fig. 3 p. 1123.
Phot. C. M. 1993 n° 2/11. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Marbre blanc-gris cristallin.
Dimensions conservées : hauteur 73 cm ; largeur 1,18 m ; épaisseur 15 cm.
Planne presque
Plaque nresmie entière en deux fragments
frapments jointifs
inintifs recollés (angle
fanpie supérieur
snnérieiir gauche refait au ciment). Retaillé en
ι
partie basse sur une longueur de 92 cm, sur une hauteur de 5,5 cm. Retaillé aussi dans l'épaisseur à la tranche
supérieure qui présente une sorte de feuillure de 7 cm de large en dépression de 2,5 cm par rapport au rebord de la
plaque.
Grande plaque avec bandeau mouluré (large bandeau lisse et mince bandeau oblique en retrait, largeur 12 cm).
Une grande couronne (diamètre extérieur 58,5 cm), de feuilles de laurier (triple) avec des gemmes rectangulaires aux
jonctions en haut et en bas, enferme une croix latine en relief, lisse et pattée (hauteur 49,5 cm ; largeur 20 cm). Les
angles sont occupés par des fleurons trifides, dont la feuille centrale est plus large, les feuilles latérales et les
pédoncules sont marqués d'un sillon.
COMMENTAIRE
Cette plaque épaisse dont le parti décoratif appartient au répertoire courant à Salone a manifestement été
remaniée et sa fonction n'est pas facile à préciser.
X.b.23
Inv. E 855. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 11/15. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions : 30,5 χ 34,5 cm ; épaisseur 10 cm.
Fragment d'angle inférieur gauche, brisé obliquement à droite et en haut. Revers dressé à la gradine.
Bordure en deux bandeaux lisses. Extrémité gauche d'un pied de grande croix pattée en relief et dans l'angle
fleuron à trois pointes émergeant d'un petit pédoncule carré.
X.c. Plaques de chancel en calcaire
Matériau de construction par excellence, le calcaire extrait des carrières de l'île de Braö est aussi
extrêmement abondant dans le décor et le mobilier liturgique des églises de Salone. Les plaques de chancels
sont particulièrement nombreuses. Rarement entières, elles semblent cependant présenter des types divers. On
trouve ainsi des plaques en forme de rectangle allongé comme les n° X.c.9 ou X.c.38 à deux compartiments.
Des plaques plus étroites (60 cm, n° X.c.69 ; 76 cm, n° X.c.70 ; 80 cm, n° X.c. 16) sont aussi fréquentes.
L'épaisseur moyenne de la bordure est de 9 à 10 cm. Des traces de languettes latérales et des mortaises à la
partie supérieure sont souvent visibles. Quelques exemplaires sont assurément des chancels à double face (n°
X.C.19- X.C.21, X.C.25, X.c.72 et X.c.77).
De facture très inégale, le décor est relativement varié, mais les motifs figurés sont rares (inexistant pour
les barrières en marbre). On trouve des agneaux associés à une croix (n° X.c.l), à un arbre (n° X.c.68), un
paon ? (n° X.c.26). Des dauphins stylisés encadrent un vase sur une grande plaque à deux compartiments (n°
X.c.38). L'autre moitié de cette barrière au décor original est occupé par une grande croix. Les croix occupent
naturellement une place de choix dans le répertoire de ces chancels. On peut distinguer de grandes croix
grecques pattées, dont les bras sont gravés d'une rainure axiale, enfermées dans une couronne ou un cercle en
relief (n° X.c.8 et X.c. 34), des croix de même types latines ou grecques isolées dans un cercle (n° X.c.9,
X.c. 17 et X.c. 33). On voit souvent apparaître, comme sur les meneaux, un carré réservé plein au croisement
des bras de la croix (n° X.c.69- X.c.70). On note un exemple de croix sur pédoncule (n° X.c.24), type que l'on
retrouve sur les parois de sarcophages ou sur des meneaux comme un exemplaire de Marusinac (meneaux n°
III.b.4). Le petit fragment X.c. 12 porte vraisemblablement les traces d'un chrisme ou d'une croix à plusieurs
branches placée dans un cercle, motif que l'on retrouve sur le n° X.c. 37.
Les décors géométriques présentent toutes sortes de schémas possibles du simple croisillon (n° X.c. 28-30,
X.C.44, X.C.48, X.C.60 et X.c.77-78) aux compositions complexes d'entrecroisements variés, de grecques ou
de "svastikas" disposées soit orthogonalement soit en oblique par rapport au bord de la plaque. Le motif de
"svastikas" ou de vannerie déterminant des rectangles étroits et longs associés à de petits carrés creusés très
profondément semble courant à Salone. Plusieurs éléments de plaques plus ou moins complets proviennent de
Manastirine (n° X.c.50, X.c. 52-53, X.c.56-58). On a pu se poser la question de savoir si les creux ainsi
déterminés étaient ou non emplis d'une pâte colorée dont on n'a par ailleurs retrouvé aucune trace. Un fragment
(n° X.C.48) à décor de croisillons en méplat porte des traces de peinture rouge.
Certaines trames géométriques intègrent des motifs floraux comme le n° X.c.3 1 à rosettes dans une grille de
losanges. On trouve aussi des modèles plus élaborés où de petits rectangles avec rosette en relief se combinent
avec des grecques profondément creusées (n° X.c. 45). Cette opposition des pleins et des creux peut suggérer le
désir de copier en calcaire des plaques en marbre ajourées avec quelques motifs pleins réservés (croix,
fleurons), comme certains chancels ravennates. On peut aussi rapprocher ces fragments des très nombreux
éléments de plaques ajourées découvertes sur le site de Salone (n° XI.8-12). Toujours à base de motifs
géométriques sont les plaques à décor de cercles sécants tracés au compas déterminant des quatre-feuilles
ovales et des losanges concaves. Le motif est le plus souvent gravé d'une nervure (n° X.c.5, X.c. 14, X.c.75),
mais il peut aussi être en relief comme sur les fragments de plaque double face n° X.c.25 ou sur les n° X.c.4,
X.C.6, X.c. 11 et X.C.40. Comme pour les plaques de marbre, le décor d'écaillés imbriquées est très courant.
Ces écailles peuvent être simplement gravées (n° X.c. 23, très usé et X.c.72) ou délimitées par un tore en relief
lisse (n° X.C.22, X.c.72-74) ou lui-même marqué d'une nervure (n° X.c.2, X.c.47). Là encore, il faut
rapprocher les parapets pleins des plaques ajourées portant le motif d'écaillés découpées si fréquent (n° XI.20-
22).
(n° L'abondance
X.c. 69-70) s'explique
des plaques
sansdedoute
barrières
par lesdont
nombreux
certainesremaniements
témoignent d'une
effectuées
réutilisation
sur les barrières
en dalle de
de chancel
pavementà
Salone du début du Ve à la fin du VIe s.
CM.
X. Plaques de chancel 249
X.C.1
Inv. D 188. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone. Entré au Musée en 1895.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 10/13. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 42 χ 29 cm max. cons. ; épaisseur 10 cm.
Fragment de plaque non terminée. Brisé de tous côtés. Traces d'outil (gradine) très visibles cernant le contour
de la croix. Revers piqueté.
Une grande croix latine pattée en relief fragmentaire (largeur restituable 34 cm, épaisseur des bras 4 cm) avec
un avant-train de mouton à droite (de profil, tête tournée vers la croix). On peut restituer une composition symétrique
classique d'agneaux affrontés à une croix centrale.
X.C.2
Inv. E 277. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Split. Entré au Musée en 1895.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 4/14 et 4/17. Dessin 1989 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 75 χ 75 cm cons. ; épaisseur 8,5-12,5 cm.
Angle supérieur gauche d'une plaque en six fragments jointifs. Rebords endommagés. Revers lisse avec six
petits trous d'encastrement ovales qui laissent supposer un remploi comme base et expliqueraient la retaille en carré
plus ou moins régulier.
Décor d'écaillés imbriquées en léger relief et marquées d'une nervure (hauteur 21 cm). Dans les écoinçons
supérieurs de la plaque, petits fleurons à trois pointes.
X.C.3
Inv. E 319 (?). En réserve au Musée.
PROVENANCE
Split. Entré au Musée en 1895.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 6/4. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 40 χ 20 cm max. cons. ; épaisseur 8,2 cm.
Bordure supérieure (?) d'une plaque, brisée sur trois côtés. Revers soigneusement dressé.
250 SALONA I
Sous un bandeau lisse (hauteur 10 cm), rangée de rosaces à quatre pétales dans un cercle. Dans les écoinçons
un petit fleuron à trois pointes.
COMMENTAIRE
Imite le chancel à colonnettes de Manastirine, cf. supra n° X.a.l (chancels en marbre).
X.C.4
Inv. E 361 + E 93 1. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica. Entrés au Musée en 1904 ; E 931 réinventorié en 1987.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, Sterro di una chiesa antica cristiana del VI sec. nella località detto Crikvina a Klapavice, BD 30, 1907,
p. 102, pi. XI.
Phot. N. D. 1987 n° 14/59. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 50 χ 33 cm cons. ; épaisseur 5,5-9,5 cm.
Deux fragments jointifs de la bordure inférieure d'une plaque, avec angle restituable à droite (tranche arrachée,
partiellement conservée). Revers dressé soigneusement.
Bandeau mouluré (encadrement raide déterminé par un bandeau plat en retrait, largeur 12 cm) et décor de
cercles moulurés (rayon 10 cm) sécants, déterminant des quatre-feuilles pleins et des carrés concaves évidés.
COMMENTAIRE
Le motif, semblable aux n° X.c.6, X.c.ll et X.c.40 infra, correspond à un type de décor utilisé en mosaïque de
pavement, cf. Répertoire de la mosaïque antique, pi. 239. Voir aussi l'ambon du même site (n° VIII. 11).
X.C.5
Inv. E 412. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica. Entré au Musée en 1905.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 30, 1907, pi. XI.
Phot. Ν. D. 1987 n° 15/5. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 19,5 χ 33 cm max. cons. ; épaisseur 6 cm.
Fragment du champ d'une plaque. Brisé de tous côtés ; surface très érodée ; revers piqueté.
Décor géométrique de carrés encadrés par deux triangles, inscrits dans les fuseaux déterminés par une
composition de grands cercles moulurés sécants, en double filet, cf. n° X.c.14 et X.c.75 infra.
X.c.6
Inv. E 418. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica. Entré au Musée en 1906.
X. Plaques de chancel 25 1
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 14/63. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 14 χ 25 cm max. cons. ; épaisseur 8,5 cm
Fragment de bordure de plaque brisé sur trois côtés. Revers dressé à la gradine.
Angles de deux compartiments à bordure moulurée raide en bandeaux plats (vestiges du second) et traces d'un
décor de cercles moulurés sécants, déterminant quatre-feuilles évidés et losanges curvilignes pleins.
COMMENTAIRE
Le motif, semblable aux n° X.c.4, X.c. 1 1 et X.c.40, correspond à un type de décor utilisé en mosaïque de
pavement, cf. Répertoire de la mosaïque antique, pi. 239. Voir aussi l'ambon du même site (n° VIII. 11), duquel ce
petit fragment peut d'ailleurs provenir.
X.C.7
Inv. E 464. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Vranjic. Entré au Musée en 1908.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/33-35. Dessin 1989 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 3 1 χ 29 cm max. cons. ; épaisseur 8 cm
Actuellement brisé de tous côtés. L'état de la pierre ne correspond plus à celui du moment de la découverte
(quatre fragments et hauteur de 45 cm). Revers piqueté.
Composition orthogonale de cercles sécants (en bandeau lisse) déterminant des fleurons cruciformes allongés et
des carrés curvilignes.
COMMENTAIRE
Ce motif peut se rapprocher du répertoire des mosaïques de pavement, cf. Répertoire de la mosaïque antique,
pi. 241 d et f.
X.C.8
Inv. E 626. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, basilique de la Porta Caesarea. Entré au Musée en 1952.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 3/15. Dessin 1989 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 54 χ 44 cm max. cons. ; épaisseur 10 cm.
En quatre fragments plus ou moins jointifs (manques dans la pierre) très endommagés. Revers piqueté. Tranche
supérieure très érodée.
252 SALONA I
Croix latine en relief à branches évasées et marquées de rainures axiales (hauteur 33 cm ; largeur 24 cm ;
largeur des bras 5 cm). Le centre de la croix est lisse, la croix est enfermée dans un cercle mouluré (diamètre extérieur
42 cm).
X.C.9
Inv. E 627. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, basilique de la Porta Caesarea. Entré au Musée en 1952.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 3/16. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 35 χ 78 cm max. cons. ; épaisseur 10 cm..
Deux fragments jointifs brisés de tous côtés. Surface érodée. Revers piqueté.
Croix incomplète en relief, sans doute grecque. Branches s'évasant marquées d'une rainure axiale. Centre lisse :
même type que le n° X.c.8 (= E 626).
X.C.10
Inv. E 630. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone. Environ du cimetière Saint-Nicolas. Entré au Musée en 1954.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 3/17-18. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 59 χ 35 cm max. cons. ; épaisseur 10 cm.
Deux fragments jointifs d'une plaque double face. Le revers est très érodé. Restes d'une languette latérale (?) sur
le côté droit.
Bordure moulurée en bandeaux plats et extrémités d'une grande croix latine pattée en relief sur chacune des
faces.
X.C.11
Inv. E 933 + E 934 + E 935. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica. Fouilles de 1906. Réinventoriés en 1987 (M. B.-M. et P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 30, 1907, pi. XI.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/61. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : E 933 + E 934 = 51 χ 24 cm cons. E 935 = 20 χ 27 cm cons. ; épaisseur 7-9 cm.
X. Plaques de chancel 253
Deux fragments jointifs plus un isolé. Tranche de la bordure dressé à la gradine ; revers également. Angle
inférieur gauche, avec languette latérale conservée en partie, et angle supérieur droit d'une plaque de chancel.
Au-dessus du bandeau mouluré large de 7 cm, une composition en relief de cercles sécants à rainure axiale
faisant apparaître des quatre-feuilles et déterminant des carrés concaves. Motifs tous évidés (à la différence des n°
X.C.4 et X.c.6, du même site).
COMMENTAIRE
Le motif, très semblable aux n° X.c.4 (= E 361 + E 931), ainsi qu'aux n° X.c.6 (= E 418), X.c.40 (= E 985) et
VIII. 11 (ambon), correspond à un type de décor utilisé en mosaïque de pavement, cf. Répertoire de la mosaïque
antique, pi. 239.
X.C.12
Inv. E 936. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica. Fouilles de 1906. Réinventorié en 1987 (M. B.-M. et P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 30, 1907, pi. XI.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/63. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 21,5 χ 20 cm max. cons. ; épaisseur 8 cm.
Fragment de bordure de plaque avec restes de languette latérale (épaisseur 3 cm ; saillie cons. 1,25 cm), brisé
sur trois côtés. Revers dressé.
Moulure en bandeaux plats large de 7,5 cm. Décor de croix à huit rayons pattes et moulurés dans un cercle
rainure. Peut-être traces d'un fleuron d'angle.
X.C.13
Inv. E 937. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica. Fouilles de 1906. Réinventorié en 1987.
BIBLIOGRAPHIE
Bulie,J3D30, 1907, pi. XI.
Phot. Ν. D. 1987 n° 15/3. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 28 χ 31,5 cm max. cons. ; épaisseur 8-9 cm.
Fragment d'angle supérieur droit d'une plaque. Arrachement sur le côté gauche. Revers dressé. Assez érodé.
Rainure (12 χ 3 cm ; pf. 1 cm) et trou de scellement (5 χ 3,5 cm ; pf. 2 cm) sur la tranche supérieure, destinés à une
agrafe métallique.
Bordure moulurée en bandeaux plats large de 7 cm à droite, inexistante en haut. Décor : croix latine fortement
pattée en léger relief (largeur 16 cm) incomplète en bas.
COMMENTAIRE
La largeur de la plaque peut être estimée à 32 cm (avec un bandeau complémentaire oblique à gauche ?). Ce
fragment de plaque étroite, ressemblant, tant par sa morphologie que son décor, au n° VIII. 2 (E 970 + E 971 + E
1294) peut en effet avoir appartenu à une des faces du parapet de l'ambon de Klapavica.
254 SALONA I
X.C.14
Inv. E 938. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica. Fouilles de 1906. Réinventorié en 1987 (M. B.-M. et P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 30, 1907, pi. XI.
Phot. Ν. D. 1987 n° 15/7. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 24 χ 17 cm max. cons. ; épaisseur 9 cm.
Fragment de rebord de plaque. Revers dressé.
Moulure en bandeaux plats haute de 15,5 cm. Décor en relief : composition de grands cercles sécants, en double
filet, déterminant des fuseaux emplis de deux triangles et d'un carré curvilignes. Cf. n° X.c.5 (= E 412) ci-dessus, et
X.C.75 infra.
X.C.15
Inv. E 939. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica. Fouilles de 1906. Réinventorié en 1987 (M.-P. F. -M.).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 30, 1907, pi. XI.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/75. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 54 χ 3 1 cm max. cons. ; épaisseur 9 cm.
Deux fragments jointifs, brisés de tous côtés. Revers piqueté. Surface travaillée à la gradine.
Décor d'une croix vraisemblablement latine pattée en léger relief, les bras latéraux sont seuls conservés (34 cm
de large).
X.C.16
Inv. E 940. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica. Fouilles de 1906 (?). Réinventorié en 1987 (M.-P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 30, 1907, pi. XII.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/73. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 94 cm largeur 84 cm ; épaisseur max. 10 cm.
Plaque incomplète en quatre fragments dont trois sont jointifs. Travail à la gradine sur la face antérieure, revers
piqueté. Languette partiellement conservée sur le côté droit. Rainure et mortaise sur la tranche supérieure à droite
(destinées à une agrafe métallique).
X. Plaques de chancel 255
Dans un cadre mouluré en bandeaux plats, une grande croix latine légèrement pattée, en relief (largeur 42 cm).
X.C.17
Inv. E 941. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica (?). Réinventorié en 1987 (M. -P. F.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/1. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 49,5 χ 27 cm cons. ; épaisseur max. 12 cm.
Fragment de plaque (bord inférieur ?). Revers piqueté ; surface érodée.
Moulure en bandeau plat sur les deux faces (très saillant au revers). Départ d'une croix rainurée et pattée en
relief.
X.C.18
Inv. E 942. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Klapavica. Fouilles de 1906. Réinventorié en 1987.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 30, 1907, pi. XII.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/71. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 34 χ 53 cm cons. ; épaisseur max. 1 1 cm.
Deux fragments jointifs avec une lacune en partie basse. Revers piqueté. Travail à gradine sur la face
antérieure. Un des deux fragments porte des traces de languette latérale à gauche.
Une grande croix latine pattée en relief, cf. n° X.c. 16 (= E 940).
X.C.19
Inv. E 974. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1988 n° 1/21-22.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 15 χ 14 cm max. cons. ; épaisseur 8 cm.
Fragment brisé sur trois côtés, très érodé.
Vestige de bandeau de la moulure inférieure et décor d'écaillé délimitée par un bourrelet saillant sur les deux
faces.
256 SALONA I
X.C.20
Inv. E 977. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1988 n° 1/21-22.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 14 χ 18 cm max. cons. ; épaisseur 8 cm.
Fragment de bordure de chancel moulurée sur les deux cotés. Une face est lisse, le revers dressé à la gradine.
Mortaise circulaire dans la tranche (largeur 3,5 cm ; profondeur 2 cm).
X.C.21
Inv. E 978. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/21-22.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 23 cm ; largeur conservée 19,5 cm ; épaisseur 9,5 cm.
Angle inférieur gauche d'une plaque biface avec départ de la languette latérale. Tranche inférieure avec
mortaise (6,5 χ 2 cm ; profondeur 5 cm). Travail à la gradine sur les deux faces.
Décor d'écaillés imbriquées, dessinées par un filet en relief, sur les deux faces.
X.C.22
Inv. E 980. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/27-28. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 33 χ 30 cm max. cons. ; épaisseur 10 cm.
Fragment brisé sur trois côtés. Dressé à la gradine d'un côté et piquetage fin sur l'autre. Sur la tranche
inférieure, à la cassure gauche, une mortaise (5 χ 2 cm ; pf. 4 cm).
Partie inférieure d'une plaque de chancel avec bordure moulurée (bandeau lisse, gorge et deux tores superposés)
et décor d'écaillés imbriquées en léger relief (hauteur écaille 8 cm).
X. Plaques de chancel 257
X.C.23
Inv. E 981. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/27.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 42 cm χ 26 cm max. cons. ; épaisseur 8 cm.
Fragment brisé sur trois côtés, retaillé en bas (?). Face travaillée à la gradine. Revers piqueté.
Décor d'écaillés imbriquées légèrement gravées.
X.C.24
Inv. E 982. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/35-36. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 34 χ 19 cm max. cons. ; épaisseur 8 cm.
Fragment avec bordure inférieure d'une plaque très érodée. Revers dressé et érodé ; tranche piquetée.
Extrémité d'une croix latine pattée posée sur un pédoncule rejoignant la moulure en bandeaux plats.
X.C.25
Inv. E 983 a-e. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/31-32. Dessin 1990 (M.-P F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : épaisseur 4-7 cm. (a) 6 xl6,5 cm ; (b) 18,5 χ 22,5 cm ; (c) 16,5 χ 9,5 cm; (d) 16,5 χ 16 cm ; (e)
16,5 χ 16 cm
Cinq fragments de plaque de chancel décorés sur les deux faces. Les fragments ne sont pas jointifs. Le n° E
983 d est un fragment d'angle.
Le décor de fleurons à quatre lobes en relief sur un fond surcreusé a pu faire croire à l'appartenance à une seule
plaque de tous ces fragments. Mais les grands différences d'épaisseur amènent à exclure cette hypothèse. On remarque
sur le fragment d plusieurs traces préparatoires dont le sculpteur n'a finalement pas tenu compte.
258 SALONA I
X.C.26
Inv. E 984. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/29-30. Dessin 1989 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 27 χ 2 1 cm max. cons, épaisseur 6 cm.
Brisé de tous côtés. Une rainure sépare la partie décorée d'une partie non ornée (bordure ?) ; le revers est dressé
à la gradine.
Sont conservés le cou et la tête d'un paon tourné vers la gauche. On peut penser à une composition à deux
oiseaux symétriques se détournant d'un motif central, canthare, croix (?), selon un schéma classique pour les chancels
de marbre.
X.C.27
Inv. E 993. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/28. Dessin 1989 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 24 χ 14 cm max. cons. ; épaisseur 7 cm.
Fragment brisé de tous côtés. Revers piqueté.
Dans un cercle, rosace à six pétales allongés en relief. Pastilles en relief entre les pétales. Bordure lisse.
X.C.28
Inv. E 994. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. Ν. D. 1988 n° 1/33-34.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 20 χ 18 cm max. cons. ; épaisseur 11 cm.
Fragment d'angle de plaque avec mortaise à l'extrémité droite (12 χ 3 cm). Dressé à la gradine.
Moulure sur les deux faces. Seul reste de décor : un bandeau oblique dans l'angle d'une face (croisillons ?).
X. Plaques de chancel 259
X.C.29
Inv. E 1066. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/31-32.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 8 χ 9 cm max. cons. ; épaisseur 9,5 cm.
Fragment d'angle de plaque avec départ de la languette latérale de fixation en saillie de 1 cm.
Une face était décorée : bandeau oblique (largeur 1,5 cm) en relief dans l'angle (croisillons ?).
X.C.30
Inv. E 1081. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/31-32.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 12,5 χ 12 cm max. cons. ; épaisseur 6 cm.
Brisé de tous côtés. Revers dressé à la gradine.
Angle de plaque à décor géométrique de croisillons moulurés en relief.
X.C.31
Inv. E 1082. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/33-34. Dessin 1989 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 19 χ 26,5 cm max. cons. ; épaisseur 8,4 cm.
Fragment brisé de tous les côtés. Revers dressé à la gradine.
Le décor en méplat est formé d'un quadrillage d'étroites bandes nervurées déterminant des carrés posés sur la
pointe et garnis de fleurs à six pétales arrondis, selon un système qui rappelle certains décors de mosaïque de
pavement.
260 SALONA I
X.C.32
Inv. E 1083. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/33-34. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 26 χ 27 cm max. cons. ; épaisseur 5,5-6 cm.
Brisé de tous côtés ; surface érodée ; revers piqueté.
Est conservée la partie supérieure d'un canthare avec anses d'où émerge une seule bande végétale. Le vase est
proche du bord de la plaque, d'origine ou retaillé (?). On attendrait normalement deux tiges végétales, départs de
rinceaux symétriques.
X.C.33
Inv. E 1086. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 3/13. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 24 χ 68 cm max. cons. ; épaisseur 10 cm.
Brisé de tous côtés ; revers piqueté.
Relief très usé : une croix incomplète presque effacée de même type que sur les n° X.c.8 et X.c.9, supra (= E
626 et E 627).
X.C.34
Inv. E 1090. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
2. Rapanié, Dva srednjovjekovna sarkofaga iz Splita, Arheoloski radovi i rasprave 8-9, Zagreb, 1982, pi. II fig.
3.
Phot. Ν. D. 1988 n° 3/29. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 43 χ 105 cm max. cons. ; épaisseur 9 cm.
En deux fragments jointifs brisés de tous côtés rapprochés avec des tenons métalliques. L'ensemble est complété
au ciment. Surface très érodée non polie, revers piqueté.
Une croix latine incomplète (largeur 28,5 cm) dans un cercle (diamètre interne 38 cm) donnant la hauteur de la
croix (diamètre externe 45 cm). Les bras de la croix sont marqués d'une rainure axiale. Le centre est laissé lisse :
même type que sur les n° X.c.8, X.c.9 et X.c.33 (= E 626, E 627 et E 1096).
X. Plaques de chancel 261
COMMENTAIRE
Pour Ζ. Rapanié, il s'agit d'une paroi antérieure de sarcophage au décor caractéristique de la production de l'île
de BraC, mais on a sur une plaque de chancel de l'église nord de Srima une croix de ce type dans une double couronne
d'où s'échappe des lemnisques.
X.C.35
Inv. E 1097. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine ? Réinventorié en 1988 (Fr. B.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 6/20. Dessin 1988 (M.-P. F.-M).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 45 χ 36 cm max. cons. ; épaisseur 10,5 cm.
Brisé de tous côtés ; surface érodée.
Sur les deux faces, une croix fragmentaire pattée vraisemblablement latine, en léger relief (longueur d'un bras
25 cm).
X.C.36
Inv. E 1099. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine ? Réinventorié en 1988 (Fr. B.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 6/26. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 26 χ 25,5 cm max. cons. ; épaisseur 10 cm.
Brisé sur trois côtés ; revers dressé à la gradine.
Bordure de plaque avec moulure en bandeaux plats.
X.C.37
E 1278. Exposé au lapidaire du Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Rapanié, Predromaniöko dob a, pi. II, fig. 1.
Phot. Ν. D. 1988. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 98 cm ; largeur 69 cm ; épaisseur 8 cm.
262 SALONA I
En huit fragments jointifs. Nombreuses épaufrures. La bordure latérale droite est presque entièrement refaite en
ciment. La tranche supérieure, traitée à la gradine, présente deux mortaises rectangulaires aux angles. Une autre
mortaise ronde est creusée dans le rebord gauche à 48 cm du bas. le revers est grossièrement traité.
Le décor est disposé en deux zones superposées ; en haut un grand cadre mouluré (diamètre externe 54 cm)
renferme une croix à huit branches moulurées et pattées. L'intersection est marquée d'un cercle. En dessous de ce
motif, un décor de croisillons moulurés disposés obliquement occupe tout l'espace jusqu'à la bordure inférieure. Les
écoinçons supérieurs sont laissés vides.
X.C.38
Inv. E 1094. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone. Découvert en 1979 au cours de la fouille des "Quatre bases". Inventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Cité par Fr. Oreb, Archaeological excavations..., VAHD 77, 1984, p. 33.
Phot. Ν. D. 1988 n° 3/29-32. Dessin 1979 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 95 cm ; longueur totale 1,75 m ; épaisseur 7 cm.
Grande plaque de chancel, incomplète, en six fragments jointifs. La plaque n'est manifestement pas terminée.
Toute la surface est traitée à la rape, les parties à recreuser sont préparées mais non encore exécutées. On remarque
plusieurs tracés préparatoires dans les bras de la croix de gauche. Le revers est dressé sommairement. Les tranches
latérales et inférieure sont piquetées. La tranche supérieure est dressée.
Le chancel comporte une bordure lisse large de 15,5 cm en bas, en haut et sur le côté gauche, et seulement de
12,5 cm sur le côté droit. Il est divisé en deux panneaux par une grande croix pattée gravée du type de celles qui
ornent les poteaux de meneaux (cf. n° III.b.8 à III.b.35). A gauche est indiquée une grande croix à huit branches
(largeur 7 cm) à l'intersection desquelles se surimpose un cercle (diamètre 16 cm) orné d'une croix grecque pattée en
relief. La partie droite comporte un grand vase à panse ronde (diamètre 35 cm) sur pied tronconique et dont la partie
supérieure manque. Il est encadré de deux dauphins placés verticalement, têtes en bas.
X.C.39
Inv. EA 161. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine, "Schola cantorum".
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, Scavi nell'antico cemetero cristiano di Manastirine a Salona, BD 23, 1900, p. 215, pi. VI ; Egger, FS II,
p.24,fig.2O.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/49. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : longueur conservée 52 cm ; largeur conservée 58 cm ; épaisseur 8,4 cm.
L'état actuel ne correspond plus à celui des premières publications. La pierre était alors en cinq fragments
assemblés, à une date indéterminée, par des agrafes métalliques (d'où les deux trous visibles dans le fragment
conservé.
Ce fragment constitue la partie centrale d'une plaque de chancel avec la bordure inférieure moulurée et un
dessin géométrique en faible relief. Dans un carré, deux cercles concentriques largement espacés renferment une croix
à huit branches. Les quatre branches disposées en diagonale viennent rejoindre les angles du carré. Huit demi-cercles
sont placés entre les branches de la croix, à l'intérieur du grand cercle. Ces différents motifs sont tous soulignés par
une rainure axiale. Ce carré central était encadré à droite et à gauche d'un panneau vertical constitué de quatre petits
X. Plaques de chancel 263
carrés renfermant des croisillons nervures. Seule une petite partie du carré inférieur du panneau de droite est
actuellement conservée.
COMMENTAIRE
Se pose le problème de la provenance : "schola cantorum"... Un exemplaire fragmentaire très semblable, trouvé
à LovreCina, est exposé au Musée de §krip (île de BraC). On peut aussi comparer notre exemplaire au revers d'une
plaque de S. Agata Maggiore de Ravenne (Angiolini Martinelli, "Corpus" Ravenna I, p. 55 et fig. 71 à droite). Cf.
également la plaque ajourée en marbre n° XI. 24 (= E 227).
X.C.40
Inv. E 985. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue (Klapavica ?). Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/29-30.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 14 χ 37 cm max. cons. ; épaisseur 9 cm.
Brisé de tous côtés ; revers dressé à la gradine.
Fragment de plaque de chancel avec bordure moulurée et un décor de cercles sécants marqués d'un fleuron (?),
ou plutôt déterminant quatrefeuilles évidés et losanges curvilignes pleins.
COMMENTAIRE
Motif exactement semblable sur le n° X.c.6 ci-dessus ; similaire mais avec quatre-feuilles pleins et losanges
évidés (n° X.c.4), ou les deux motifs évidés (n° X.c.ll ; voir aussi l'ambon de Klapavica, n° VIII. 11). Type de décor
utilisé en mosaïque de pavement, cf. Répertoire de la mosaïque antique, pi. 239.
X.C.41
Inv. E 991. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/33.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 28 χ 13 cm max. cons. ; épaisseur 6-6,5 cm.
Brisé de tous côtés. Revers dressé à la gradine.
Fragment de plaque de chancel (?). Décor de croisillons en relief.
X.C.42
Inv. E 1084. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (C. M.).
264 SALONA I
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 3/22.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 14 χ 10 cm max. cons. ; épaisseur 10 cm.
Brisé de tous côtés, revers dressé à la gradine.
Décor sur une face d'un système de carrés moulurés profondément creusés.
COMMENTAIRE
A comparer par exemple aux exemplaires ajourés plus complets à motif de vannerie de Kapljuc" E 1150-1151,
notre n° XI. 9.
X.C.43
Inv. E 902a-b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 14/57. Dessin 1988 (M. -P. F. -M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 22,5 χ 22 cm (E 902a), 17,5 χ 18,5 cm (E 902b) ; épaisseur 4-7 cm.
Deux fragments d'une plaque de chancel non jointifs, dont un élément de bordure moulurée plus épaisse.
Revers traité à la gradine.
Bordure composée d'un bandeau plat, d'un tore et d'un bandeau en retrait. Décor d'entrelacs moulurés se
détachant sur un fond piqueté au trépan. Des fleurons en léger relief mais également piquetés apparaissent sur le fond.
X.C.44
Inv. E 990a-b. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriés E 990a en 1988 (C. M.) et E 990b en 1990 (M. -P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/10. Dessin 1989-1990 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 32,5 χ 20 cm ; épaisseur 5-6,5 cm.
Fragment de plaque de chancel avec bordure, brisé sur trois côtés. Revers soigneusement dressé. Traces de
gradine sur l'avers.
Moulure large de 12,5 cm, composée d'un bandeau plat, d'une scotie bordée de ressauts et d'un tore aplati.
Décor de grille de losanges dont les angles sont marqués d'un cercle gravé, avec croix inscrites, dans un encadrement
dessiné par au moins deux bandeaux plats.
X. Plaques de chancel 265
X.C.45
Inv. E 1088a-e. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriés en 1988 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 3/19-20. Dessin 1989 (M. -P. F. -M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : (a) 40,5 χ 18 cm ; (b + e) 30 χ 19,5 cm ; (c) 11,5 χ 8,5 cm ; 20 xl6 cm ; épaisseur 5-9,5 cm.
En cinq fragments dont deux jointifs. Bordure et parties en relief traitées à la gradine. Revers brut.
L'ensemble permet de restituer une composition de méandres profondément creusés de svastikas à retour
simple, déterminant des carrés pleins garnis de rosettes à sept pétales et coeur protubérant. Le creux profond des
méandres présente des traces de piquetage et était peut-être rempli d'une pâte colorée.
COMMENTAIRE
Cette composition est très certainement empruntée au décor des mosaïques de pavement. On la rapprochera en
particulier des planches 190e et 191c du Répertoire de la mosaïque antique. En raison de la bordure moulurée
conservée, on peut penser que ces fragments appartiennent à une plaque de chancel et non à un placage mural. Le
revers brut visible du côté du sanctuaire était peut-être enduit de stuc.
X.C.46
Inv. E 979. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/33. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 26,5 χ 25,5 cm max. cons. ; épaisseur 8 cm.
Fragment d'une barrière de chancel ? Brisé de tous côtés, traité à la gradine sur la face décorée. Revers piqueté.
Un motif de croix ou de croisillon de grille en méplat.
X.C.47
Inv. E 1168. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/1 1. Dessin 1990 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 28 χ 19 cm max. cons. ; épaisseur 8 cm.
Fragment brisé de tous côtés. Traces de gradine sur la face décorée. Revers lisse (réutilisation ?)
Décor d'imbrication d'écaillés moulurées en léger relief (hauteur de l'écaillé 14,5 cm).
266 SALONA I
COMMENTAIRE
Le motif est très semblable au n° X.c.2 (= E 277), mais ni l'épaisseur ni surtout les dimensions des écailles ne
permettent de rapprocher les deux fragments.
X.C.48
Inv. E 1175. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine. Trouvé en août 1990 dans une tombe du "narthex" au cours d'un sondage de contrôle. Inventorié
(M. -P. F.-M).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 4/36. Dessin 1990 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 28,5 χ 17 cm max. cons. ; épaisseur 7-9 cm.
Angle de plaque de chancel. Un des côtés a été retaillé en biseau. Revers dressé à la gradine.
Dans une bordure moulurée en bandeaux plats large de 8 cm, un décor de croisillons en méplat avec filet gravé.
Le fond de la plaque porte des traces de peinture rouge.
X.C.49
Inv. E 1160. En réserve au Musée.
PROVENANCE
KapljuC. Réinventorié en 1990 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSl, p. 81, fig. 38 1-4 et fig. 65-66.
Phot. Ν. D. 1990 n° 4/37.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 19 cm ; largeur conservée 24,5 cm ; épaisseur 6 cm.
Fragment brisé de tous côtés ; traces de gradine sur la face décorée. Revers piqueté.
Un seul fragment a été retrouvé en 1990 sur les quatre publiés en 1928. Il porte un décor d'arcs superposés,
séparés par un petit bandeau horizontal. Dans les écoinçons sont figurés de petits cercles en relief.
X.C.50
Inv. E A 162a-e. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine, abside.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, BD 23, 1900, p. 215, pi. VI ; Egger, FS II, p. 24, fig. 21.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/51-55 (a-d) et 1990 n° 3/17 (a-e). Dessin 1988-1990 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : largeur 86 cm, hauteur cons. 82,5 cm. Cette plaque est relativement mince (6-7,5 cm).
X. Plaques de chancel 267
Actuellement en cinq fragments (trois jointifs à la partie supérieure de la plaque, et deux jointifs également sur
le côté droit). Revers traité à la gradine et fond du motif piqueté. Plusieurs traces d'agrafes métalliques modernes.
La bordure supérieure conservée, quoiqu'en mauvais état, est constituée d'une guirlande de feuilles de lauriers et
se termine à l'angle de droite par une sorte de petite couronne plus étroite (la partie supérieure manque). Les deux
bordures latérales incomplètes présentent une moulure classique. Le décor de la plaque est une composition
géométrique de bandeaux moulurés se croisant à angle droit, disposés obliquement par rapport aux bordures et
déterminant des rectangles allongés et des petits carrés légèrement recreusés.
COMMENTAIRE
Ce motif rappelle les techniques de tissage ou de vannerie et certains décors de mosaïque de pavement, cf.
Répertoire de la mosaïque antique, p. 140 d et e. On le retrouve à plusieurs reprises à Salone sur des plaques pleines
(cf. infra) ou ajourées (cf. n° XI.9).
X.C.51
Inv. EA 164. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine. Retiré en 1900 du mur du "septum" de la basilique (mur de séparation nef-"transept").
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 6/21-22. Dessin 1988 (M.-P. F.-M).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 39 χ 37,5 cm max. cons. ; épaisseur 5-8,5 cm.
Angle de plaque de chancel. Traitement à la gradine sur les deux faces. Perforation du décor dans l'angle. Fond
du motif piqueté.
Bordure moulurée et bandeau lisse. Décor semblable au n° X.c.50 (= EA 162) : croisement de bandeaux
moulurés déterminant des rectangles profondément creusés.
X.C.52
Inv. EA 62a-b et d-e. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine, nef centrale.
BIBLIOGRAPHIE
Egger,FSII,p. 24.
Phot. Ν. D. 1987 n° 15/9. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
EA 62a : 8 χ 12 cm ; épaisseur 5,5 cm
EA 62b : 23 χ 13 cm ; épaisseur 5,5 cm
EA 62d : 13 χ 22 cm ; épaisseur 6 cm
EA 62e : 23 χ 20 cm ; épaisseur 5,5-7 cm
En quatre fragments brisés de tous côtés : un élément de bordure moulurée et trois éléments isolés. Revers
dressé à la gradine. Fond du motif piqueté finement.
Le décor est une composition géométrique de bandeaux moulurés se croisant à angle droit, disposés
obliquement par rapport à la bordure et déterminant des rectangles allongés légèrement recreusés.
268 SALONA I
COMMENTAIRE
Ce motif rappelle les techniques de tissage ou de vannerie. On le retrouve à plusieurs reprises à Salone sur des
plaques pleines (cf. infra) ou ajourées (cf. n° XI.8).
X.C.53
Inv. EA 62c. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine.
BIBLIOGRAPHIE
Egger,FSII,p. 24.
Phot. Ν. D. 1987 n° 15/9. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 20 χ 25 cm max. cons. ; épaisseur 6 cm.
Fragment brisé de tous côtés. Revers soigneusement dressé. Fond du motif dressé à la gradine.
Ce fragment porte le même numéro que le groupe précédent et a été considéré comme venant de la même
plaque, mais le décor est en réalité une composition de bandeaux moulurés déterminant des rectangles et des petits
carrés du type de la plaque n° X.c.50 (= EA 162).
X.C.54
Inv. E A 65. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine.
BIBLIOGRAPHIE
Egger,FSII,p. 24.
Phot. Ν. D. 1988 n° 2/35-36. Dessin 1988 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 21 χ 24 cm max. cons. ; épaisseur 5 cm.
Brisé de tous côtés ; revers et fond du motif dressés à la gradine.
Fragment d'une plaque à décor de bandeaux moulurés croisés et rectangles profondément creusés comme le
n°X.c.51(=EA164).
X.C.55
Inv. E 1 176. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Manastirine ? Réinventorié en 1990 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 5/1. Dessin 1990 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 28 χ 20 cm cons. ; épaisseur 7,5-8,25 cm.
X. Plaques de chancel 269
X.C.56
Inv. E 926. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 ((M. B.-M. et P. G).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/9. Dessin 1988 (P. G).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 16,5 χ 12 cm max. cons. ; épaisseur 8 cm.
Brisé de tous côtés ; revers et fond du motif dressés à la gradine.
Décor de vannerie du type X.c.50 (= EA 162). Départ de bordure en bandeau lisse d'un côté, indiquant que le
motif était disposé orthogonalement par rapport à elle.
X.C.57
Inv. E 364. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone. Enregistré en 1904.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/9. Dessin 1988 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 22,5 χ 23 cm ; épaisseur 6 cm.
Fragment brisé de tous côtés d'une plaque de chancel. Revers travaillé à la gradine.
Décor de vannerie du type X.c.52 (= EA 62a-b/d-e) et X.c.56 (= E 926).
X.C.58
Inv. E 924. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. B.-M. et P. G).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/9. Dessin 1988 (P. G).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 24 χ 26,5 cm ; épaisseur 4,5 cm.
Fragment brisé de tous côtés. Revers dressé à la gradine. Travail du décor assez peu soigné, inachevé par
endroits. Fond piqueté. Traces de remploi (mortier)
Composition de bandeaux entrecroisés déterminant des rectangles et des petits carrés recreusés, cf. X.c.50 (=
EA 162), X.C.53 (= EA 62c), etc.
270 SALONA I
X.C.59
Inv. E 925. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. -P. F.-M).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/9. Dessin 1988 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 14,5 χ 20 cm ; épaisseur 7 cm.
Fragment brisé de tous côtés. Revers travaillé à la gradine.
Décor de bandeaux moulurés se croisant et rectangles allongés du type X.c.52 (= E A 62a-b/d-e) disposé en
oblique par rapport à la bordure en bandeau plat.
X.C.60
Inv. E 927. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (M. -P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 15/9. Dessin 1988 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 1 1 χ 1 1 cm ; épaisseur 6 cm.
Brisé de tous côtés, revers et fond du motif dressé.
Décor de vannerie du type précédent (X.c.52 = EA 62a-b/d-e).
X.C.61
Inv. EA 105 (numéro erroné). En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/18. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 35,5 χ 35 cm max. cons. ; épaisseur 7-12 cm.
Fragment de plaque de chancel avec bordure latérale gauche moulurée. Revers simplement dressé. A gauche
sur la tranche, traces d'arrachement de la languette latérale d'insertion dans la rainure du poteau correspondant.
Bordure haute de 16,5 cm sur les deux faces : plate-bande périphérique, tore aplati et bandeau plat. Décor de
grandes écailles larges de 20 cm, dessinées par un bourrelet large de 2,5 cm sur une face.
X. Plaques de chancel 271
X.C.62
Inv. EA 240. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac.
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, fig. 43 p. 32 et pi. VI, 78.
Phot. P. C. 1992 n° 1/29.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 15 χ 20 cm max. cons. ; épaisseur max. 11 cm.
Fragment de bordure latérale de plaque de chancel moulurée. Revers sommairement dressé. Sur la tranche,
languette latérale d'insertion pour la rainure du poteau correspondant.
X.C.63
Inv. E 1188. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. Réinventorié en 1992 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, fig. 43 p. 32 et pi. VI, 74.
Phot. P. C. 1992 n° 1/27.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 32 χ 28 cm max. cons. ; épaisseur rebord 12 cm ; champ 5,5 à 6,5 cm.
Fragment de plaque de chancel avec bordure moulurée. Face et revers soigneusement dressés à la gradine.
Décor en deux panneaux séparés par un bandeau lisse d'écaillés et de croisillons (?) en relief.
X.C.64
Inv. E 1 162. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 3/17.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 20 χ 13 cm max. cons. ; épaisseur 10 cm.
Très petit fragment de plaque de chancel. Brisé de tous côtés. Surfaces soigneusement dressées.
Bordure moulurée sur les deux faces. Décor d'écaillés imbriquées sur une seule face.
272 SALONA I
X.C.65
Inv. E 1164. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (C. M.)
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 3/19.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 9 χ 18 cm max. cons. ; épaisseur 7,5 cm.
Fragment très érodé d'un angle de plaque de chancel. Trace de mortaise (?) sur un côté.
X.C.66
Inv. E 1190. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1992 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1992 n° 1/29. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 30 χ 15,5 cm max. cons. ; épaisseur max. cons. 7 cm.
Fragment d'angle de plaque de chancel. Tranche latérale piquetée, avers dressé à la gradine, revers arraché.
Mortaise (diamètre 2 cm ; pf. 1,75 cm) en haut de la tranche.
Moulure large de 13 cm sur le côté, de 11 cm en haut (bandeau plat, gorge, bandeau, scotie, deux petits
bandeaux plats). Peut-être aussi éclat de la face antérieure d'un pilier de chancel très large (26 cm).
X.C.67
Inv. E 1169. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 3/21.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 18 χ 27 cm max. cons. ; épaisseur 12 cm.
Fragment de plaque de chancel (?). Brisé de tous côtés, très érodé. revers piqueté.
Décor en relief : quadrillage ?
X.C.68
Inv. D 436. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone.
X. Plaques de chancel 273
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1987 n° 10/14.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 22,5 χ 27 cm max. cons. ; épaisseur 8 cm.
Fragment d'angle de plaque de chancel (?). Travail à la gradine sur la bordure et au revers. Traces de moulure
arrachée au revers.
Ce fragment présente de droite à gauche une bordure moulurée large de 12 cm puis l'angle d'un cadre lisse
(largeur 3-3,5 cm) entourant un motif figuré avec le départ d'un tronc d'arbre et l'arrière-train d'un quadrupède, qui
était attaché à l'arbre comme le suggère la corde passée autour du tronc.
COMMENTAIRE
II s'agit peut-être d'un chancel à décor de compartiments ou d'un élément d'ambon (?) à compartiments de type
ravennate, cf. certains fragments de Porec.
X.C.69
Inv. E 1229a-b + E 1230. En réserve à Tusculum.
PROVENANCE
Salone, groupe episcopal. Découvert dans le pavement de la "prothesis" (annexe nord-est) de la Basilique
cruciforme. Réinventorié en 1993 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FSl, p. 33, fig. 51 à gauche.
Phot. P. C. 1993 n° 2/13. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 96 cm ; largeur 60 cm ; épaisseur 9-10 cm.
Plaque de chancel légèrement fragmentaire. E 1229a en représente la plus grande partie, et recolle avec l'angle
supérieur droit E 1230 (avec un manque triangulaire en bas de celui-ci) ; angle inférieur gauche E 1229b jointif.
Traitement à la gradine sur la face principale. Tranches piquetées, revers très lisse, avec, sur E 1230, les traces d'une
inscription martellée sur deux lignes (dalle de remploi). Mortaises pour agrafe métallique en haut vers les angles, à
droite et à gauche.
Cadre mouluré large de 7 cm. Décor d'une grande croix latine pattée gravée (hauteur 74 cm ; largeur 3 1 cm),
les bras sont marqués d'une rainure centrale (largeur bras 4 cm). Un carré réservé au croisement des bras.
COMMENTAIRE
Le revers très lisse montre des traces de réutilisation en pavement et pose le problème de l'utilisation première
de cette plaque. Elle pourrait avoir appartenu au mobilier liturgique de l'église sud du Ve s. et avoir été remployée dans
l'annexe de l'église cruciforme, qui s'est implantée sur cette basilique au VIe s. Cf. D. Rendic Miocevic, Question de la
chronologie du développement des basiliques doubles de Salone, VAHD 77 = Disputationes Salonitanae II, 1984, p.
175-186, et fig. 1.
X.C.70
Inv. E 1228a-b. En réserve à Tusculum.
PROVENANCE
Salone, groupe episcopal. Découvert dans le pavement de la "prothesis" (annexe nord-est) de la Basilique
cruciforme. Réinventorié en 1993 (C. M.).
274 SALONAI
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FS I, p. 33, fig. 51 à droite.
Phot. P. C. 1993 n° 2/11. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 54 cm ; largeur 76 cm ; épaisseur 10 cm.
Deux fragments jointifs de la partie supérieure d'une plaque de chancel. Deux mortaises pour agrafes
métalliques aux extrémités de la tranche supérieure. Travail à la gradine ; revers très lisse.
Cadre mouluré et grande croix latine pattée gravée (largeur bras 4,5 cm) de même type que le numéro
précédent (E 1229).
COMMENTAIRE
Pour la datation et la réutilisation, voir le commentaire du n° X.c.69 = E 1229 + E 1230, ci-dessus.
X.C.71
Inv. E 1227. En réserve à Tusculum.
PROVENANCE
Salone, groupe episcopal. Découvert dans le pavement de la "prothesis" (annexe nord-est) de la Basilique
cruciforme. Réinventorié en 1993 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Gerber, FSl, p. 33, fig. 51 en haut.
Phot. P. C. 1993 n° 2/11. Dessin 1993 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 26 cm ; largeur conservée 52 cm ; épaisseur 9 cm.
Angle supérieur droit d'une plaque de chancel. Traitement à la gradine sur la face principale. Tranche droite
travaillée soigneusement. Revers lisse. Mortaise pour agrafe métallique en haut à droite.
Cadre plat et bras droit d'une croix pattée lisse en léger relief (largeur bras (4,5 cm).
COMMENTAIRE
Cf. pour la datation et le remploi au VIe s. le n° X.c.69 = E 1229 + E 1230 supra.
X.C.72
Inv. E 1246. En réserve.
PROVENANCE
Rizinice ? Réinventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1993 n° 2/17. Dessin 1994 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 18 χ 8 cm ; épaisseur 6,5-8 cm.
Fragment brisé de tous côtés avec amorce de la bordure latérale droite. Décor biface, en méplat d'un côté, gravé
de l'autre. Pierre érodée avec traces de gradine.
X. Plaques de chancel 275
Face 1. Motif d'écaillés imbriquées dessinées par un bourrelet saillant large de 2 cm. Face 2. Restes d'une
écaille gravée large de 13 cm.
X.C.73
Inv. E 1276. En réserve.
PROVENANCE
Marusinac, église nord, fouilles E. Marin 1992. Inventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 2/19. Dessin 1994 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 20 χ 21 cm ; épaisseur 9,8-12,6 cm.
Fragment brisé de tous côtés avec amorce de la bordure latérale gauche, en au moins trois bandeaux (largeur
cons. 11 cm). Traces de gradine au revers, face plus soignée.
Motif d'écaillés imbriquées dessinées par un bandeau saillant large de 2,5 cm.
X.C.74
Inv. E 1277. En réserve.
PROVENANCE
Marusinac, église nord, fouilles E. Marin 1992. Inventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 2/19. Dessin 1994 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 18 χ 12 cm ; épaisseur 6,5-11 cm.
Fragment de plaque brisé de trois côtés avec bordure latérale droite (bandeau plat et bandeau oblique en retrait),
présentant une languette d'insertion épaisse de 5 cm et saillante de 2,5-3 cm. Dressé à la gradine.
Motif d'écaillés imbriquées dessinées par un bandeau en méplat large de 3,5 cm.
X.C.75
Inv. E 1284. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Peut-être Klapavica (?). Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Bulic, BD 30, 1907, pi. XI (?).
Phot. P.C. 1994 n° 2/21.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 19 χ 18 cm max. cons. ; épaisseur 7 cm.
Fragment du champ d'une plaque. Brisé de tous côtés ; surface dressée à la gradine ; revers piqueté.
Composition de grands cercles moulurés sécants en double filet, formant des quatre-feuilles et des losanges
concaves, et dessinant un triangle et deux carrés convexes dans chaque fuseau.
276 SALONA I
COMMENTAIRE
Cf. les exemplaires n° X.c.5 (= E 412) et X.c.14 (= E 938) supra.
X.C.76
Inv. E 1285. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 2/23.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 21 χ 22 cm max. cons. ; épaisseur 8-11 cm.
Fragment de la bordure et du champ d'une plaque. Brisé de tous côtés, la tranche n'est pas conservée ; surface
dressée à la gradine ; revers soigneusement piqueté.
Bordure large de 11 à 12 cm au moins, en deux bandeaux plats. Champ décoré d'un motif géométrique en
méplat : on distingue trois bandeaux liés entre eux, un oblique, un courbe et un droit.
X.C.77
Inv. E 1287. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue (Suplja crkva ?). Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Phot. P. C. 1994 n° 2/25.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 18,5 χ 20,5 cm max. cons. ; épaisseur 5-7,5 cm.
Fragment du champ et de la bordure latérale (?) d'une plaque biface. Brisé de trois côtés. Tranche piquetée ;
surfaces dressées à la gradine. Tracés préparatoires du motif sur une des faces (centre d'un croisillon, croisement, etc.).
Face 1. Bordure lisse large de 5 cm. Champ décoré de croisillons lisses lâches, déterminant des carrés sur la
pointe larges de 9,5 cm et des triangles le long de la bordure (bandeaux larges de 2,5 à 3 cm).
Face 2. Bordure lisse large de 3 cm. Champ profond de 1,5 cm décoré de croisillons lisses serrés déterminant
des carrés sur la pointe, larges de 4 cm et des triangles le long de la bordure (largeur des bandeaux saillants 3 cm).
X.C.78
Inv. E 1223. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1993 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1993 n° 1/15.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 30 χ 25 cm max. cons. ; épaisseur 6-11 cm.
X. Plaques de chancel 277
Fragment du champ et de la bordure d'une plaque. Brisé de trois côtés. Tranche piquetée finement ; surfaces
dressées à la gradine, moins soigneusement sur la bordure.
Au revers bordure lisse large de 10 cm en forte saillie (2 cm). Sur la face décorée, bordure large de 10 cm en
deux bandeaux lisses, le premier large de 8 cm. Champ décoré de croisillons lisses lâches, déterminant des carrés sur
la pointe larges de 8 cm au moins et des pentagones le long de la bordure (bandeaux larges de 4 cm).
X.C.79
E 1306. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. 1994 P. C. n° 2/1. Dessin 1994 (P. C).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 23 χ 26 cm ; épaisseur 8-9 cm.
Fragment brisé de tous côtés d'une plaque dressée assez sommairement sur les deux faces à la gradine, avec
tracé préparatoire du décor en relief.
Extrémité d'une croix pattée en relief, assez raide (largeur de la branche 3 cm, de la patte 10 cm).
X.C.80
E 1312. Basilica urbana.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. 1994 P. C. n° 2/33.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 33 χ 22 cm ; épaisseur 7-8 cm.
Fragment brisé de trois côtés de l'angle supérieur droit d'une plaque dressée assez sommairement sur les deux
faces à la gradine. Mortaise pour agrafe à la tranche sommitale (3 χ 3 cm ; pf. 4 cm ; rainure longue de 13 cm ;
largeur 2 cm ; pf. 1,5 cm).
Bordure moulurée composée d'un bandeau plat large de 8 cm et d'un bandeau oblique en retrait large de 2,5 cm.
Rien ne subsiste du décor central.
X.C.81
Sans numéro d'Inv. Non retrouvé.
PROVENANCE
Muré dans une maison de Vranjic dans les années 1880.
BIBLIOGRAPHIE
R. Schneider, Bericht über eine Reise nach Dalmatien. Über bildlichen Denkmäler, Archäologische-
epigraphische Mitteilungen 9, 1885, p. 62 ; J.-P. Kirsch, Le "Bon Pasteur" sur les monuments de Salone, Eph. Sal., p.
33-36 ; DACL XIII, 2, s.v. Bon Pasteur, col. 2374, fig. 9936 ; Cambi, Krist i njegova simbolika, p. 64-65, fig. 1 et p.
100-101 n. 5.
278 SALONA I
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 95 cm ; largeur 90 cm.
Fragment du champ et de la bordure d'une plaque.
Entre des bordures moulurées, un grand chrisme dans une couronne à lemnisques terminés par des hederae. Le
centre du chrisme est marqué par un médaillon avec buste du Christ vraisemblablement. Dans la partie gauche de la
plaque, un panneau rectangulaire avec en relief l'image d'un berger tenant Içpedum ; à ses pieds deux brebis.
COMMENTAIRE
Disparu depuis de nombreuses années, ce relief a été très souvent cité dans les répertoires d'images du Bon
Pasteur et a parfois donné lieu à des restitutions incertaines. Le schéma du chrisme à branches pattées dans la
couronne moulurée est d'un type tout à fait courant, le médaillon central l'est moins. Le plus étonnant est ce panneau
de gauche, dont on a pu se demander s'il n'avait pas été rajouté par la suite en raison de sa curieuse mise en page.
L'état de la documentation graphique ancienne ne permet pas de trancher.
X.C.82
E 889. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1987 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. 1987 Ν. D. n° 2/31. Dessin 1988 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 25 χ 19 cm ; épaisseur 8,5 cm.
Fragment brisé de trois côtés de bordure et de champ d'une plaque dressée assez sommairement sur les deux
faces à la gradine, avec décor en relief.
Extrémité d'une croix pattée en relief, (largeur de la branche 2 cm).
XI. PLAQUES AJOUREES
Toute une série de fragments, souvent de petite taille, sont regroupés ici sous l'intitulé "plaques ajourées"
car il est souvent difficile de déterminer s'ils appartenaient à des fenêtres (cf. le chapitre III pour les
transennes assurés) ou à des barrières de chancel. En effet, il s'agit de plaques quadrangulaires à champ
découpé et bordure plus épaisse, lisse ou parfois moulurée sur la face visible. L'épaisseur de la bordure
varie de 6,5 à 13 cm, celle du champ de 2,2 à 12 cm. On notera essentiellement trois types d'épaisseur : 2,5-
7,5 cm environ; 5-9 cm environ; et 7-11 cm environ. Ces dernières mesures correspondraient
vraisemblablement à des plaques de fenêtres. Nous avons donc placé arbitrairement ces fragments très épais
dans le chapitre III, cf. partie Ill.d. Les angles des plaques, de même que la partie du champ proche des
bords, présentent parfois des motifs non évidés. Comme pour les chancels pleins, certaines plaques ajourées
étaient doubles (n° XI. 6, EA 249h ; décor de croisillons rainures, partie centrale moulurée).
Ces plaques ajourées étant mal conservées, sans doute en raison de la fragilité du champ découpé, nous
avons jugé hors d'intérêt de fournir une description et un dessin pour chaque fragment. En revanche, nous
avons regroupé les plaques par grandes catégories à partir de leur décor ; cf. infra la liste des numéros
d'inventaire de tous les exemplaires recensés pour chaque catégorie définie (avec leurs dimensions
conservées, et les éléments spécifiques éventuels).
Les compositions du champ central sont en général d'un type courant. Elles offrent des trames
géométriques rectilignes : grille simple lisse (de carrés ou de rectangles ?), perpendiculaire aux bords ;
croisillons (lisses ou rainures ou à cercles ou losanges aux croisements), imbriqués ou non dans une grille ;
motifs de vannerie (à base de rectangles ou de rectangles et carrés) ; réseau à base d'hexagones, de triangles
et de losanges ; réseau à base de carrés et de grecques interrompues. D'autres trames sont à base de cercles
ou d'arcs de cercles : cercles se coupant formant des quatre-feuilles (lisses ou rainures), imbriqués ou non
dans une grille lisse ou rainurée ; cercles sécants entrelacés rainures ; cercles juxtaposés timbrés d'une
croix, séparés par des motifs végétaux ; cercles rainures timbrés d'une étoile avec petit carré timbré d'une
croix à l'intersection ; tresses rainurées ; écailles imbriquées - lisses (avec des exemplaires en marbre), ou
rainurées, ou à contours incisés - ; motifs rayonnant (roue composée de cercles concentriques, de rayons,
d'une croix centrale et de petits carrés) en marbre et en calcaire. Quelques trames enfin sont ornées de
motifs végétaux : fleurons dans un réseau géométrique. Enfin, une catégorie "divers" regroupe des
fragments dont le champ est trop abimé pour qu' il puisse être classé. On notera deux plaques fragmentaires
qui présentent une bordure décorée : perles et pirouettes (n° XI.31), et frise de feuilles soulignées au trépan
((n° XI.32).
Plusieurs de ces compositions décoratives se retrouvent sur les plaques de chancel pleines de Salone : les
écailles imbriquées (n° X.c.2 ou X.c.47, par ex.), les motifs de vannerie à base de rectangles (n° X.c.54 ou
X.C.57, par ex.), et bases de rectangles et de carrés (n° X.c.50 ou X.c.58, par ex.), les cercles se coupant
formant quatre-feuilles (n° X.c.4, par ex.), ou encore, les cercles juxtaposés timbrés d'une croix et séparés
par des motifs végétaux (n° X.c.3).
Des plaques ajourées en calcaire de Dalmatie offrent des trames comparables : écailles lisses ou
rainurées (Lovreèina, Mali MoSunj, etc.), croisillons lisses (Biograci, avec croix aux intersections) ou
rainures (Lovreôina), cercles sécants dans une grille (Biograd na Moru), cercles dans une grille (Salone,
"Suplja crkva", six fragments inédits), motif rayonnant (Kastei Gomilica), etc. (se reporter au chapitre sur
le contexte dalmate, infra). On peut rapprocher certaines plaques ajourées d'exemplaires trouvés en Italie,
280 SALONA I
en Afrique du Nord ou encore en Grèce ou en Asie Mineure. Pour ne citer que quelques exemples, notons
des schémas courants en Grèce : des écailles lisses à Thasos (cf. n° XI. 20-21), des croisillons rainures avec
cercles aux intersections à Milet, et des cercles sécants à Dion (cf. n° XI. 13)1 . Nous mentionnerons une
plaque de chancel pleine de San Lorenzo de Milan2 ornée d'une composition rayonnante avec chrisme
central proche de celle de notre n° XI. 26 de Salone. Des fragments de plaques ajourées de Tebessa3
présentent de motifs de cercles sécants rainures formant des quatre-feuilles dans une grille, qu'on retrouve
notamment sur les fragments du n° XI. 14 de Salone, mais aussi des motifs à fleurons dans un réseau
géométrique semblables au n° XI. 29 de Salone. Ce même décor de fleurons est attesté sur des plaques
d'Aizanoi4 . Enfin, on soulignera l'existence à San Clemente de Rome5 d'une plaque ajourée dont le champ
central se compose d'un décor de vannerie très réaliste, que l'on retrouve traité différement, plus rigide et
stylisé, sur des plaques de Salone (n° XI. 10). On rapprochera en outre les deux fragments de plaques en
marbre au motif d'écaillés lisses si courantes en calcaire de plusieurs plaques du sanctuaire de la basilique
nord d'Aliki6
.
M.-P. F.-M. et P. C.
654321 ISodini-Kolokotsas,^l//Â7
J.Orlandos,
R.
Guidobaldi-Barsanti-Guiglia,
Bizantini
Christern,
Naumann,Basilikè
inDas
Italia,
Aizanoi.
frühchristliche
II,Roma,
fig.
1983II,475
1982,
p.und
San
p.155,1984,
Pilgerheiligtum
514fig.
Clemente,
fig.(n°
37b.
Archäologischer
1301 Thasos,
etfig.pl. 118.
von
56c.
n°Tebessa,
2 Anzeiger,
Milet, Wiesbaden,
n° 31987,
Dion).2, p.1976,
325-332.
pl. 63.
XI. Plaques ajourées 281
Grille lisse
XI.1
Inv. E 998, E 1013, E 1018, E 1165. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. E 998, E 1013, E 1018 réinventoriés en 1988 (M.-P F.-M.) ; E 1165 réinventorié en 1990 (M.-P
F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/27-28 (E 998, E 1013, E 1018), Ν. D. 1990 n° 4/29 (E 1165).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
E 998 : 15,5 χ 7 cm ; épaisseur 6 cm
E 1013 1 1 χ 9,4 cm ; épaisseur 5 cm
E 1018 13 χ 11,5 cm ; épaisseur 5 cm
E 1165 1 1 χ 1 1 cm ; épaisseur 5 cm
Fragments du champ de grilles brisés de tous côtés. Face visible soigneusement dressée, revers plus grossier.
Croisillons
XI.2
Inv. E 870a-b, E 988. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. E 870a-b réinventoriés en 1987, E 988 en 1988 (C. M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits.- Phot. Ν. D. 1987 n° 13/71 (E 870) ; 1988 n° 1/23-24 (E 988). E 870a-b : dessin 1989 (M.-P. F.-
M.).
DESCRIPTION
Marbre.
Dimensions conservées :
E 870a-b : 39 χ 35,5 cm ; épaisseur 5-6,5 cm ; bandeau des croisillons 5 cm ; largeur de la bordure 16,5 cm
E 988 : 30 χ 19 cm ; épaisseur 6-8,5 cm ; bandeau des croisillons 3 cm min. ; largeur de la bordure 13 cm
Deux angles de deux plaques ajourées (E 870a-b en deux morceaux jointifs recollés) avec rebord mouluré
identique sur les deux faces (deux bandeaux lisses, le second plus étroit en retrait). Mortaise ovale (4 χ 2 cm ;
profondeur 2 cm) dans une des tranches de E 870a-b ; trace d'une mortaise dans la tranche de E 988. Tranches
soigneusement dressées. Dans l'angle interne traces d'arrachement du motif ajouré, également 14 cm plus loin sur E
870b. E 988 très érodé.
Motif de croisillons lisses (largeur max. de l'évidement 14 cm pour E 870a-b).
XI.3
Inv. E 1010, E 1271. En réserve au Musée.
PROVENANCE
E 1271 : Marusinac, église nord, fouilles E. Marin 1992, inventorié en 1994 (P. C). E 1010 : inconnue,
réinventorié en 1988 (M.-P. F.-M.) revu 1992 (A. L.).
282 SALONA I
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/25-26 (E 1010) ; P. C. 1994 n° 2/18 (E 1271).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
E 1010 : 11 χ 10,5 cm ; épaisseur 4,2 cm
E 1271 : 12 χ 7,8 cm ; épaisseur 6,5 cm ; bandeau 2,5-2,8 cm
Fragments de champ de deux plaques ajourées brisés de tous côtés, plus grossièrement dressé au revers, avec
traces de gradine. Sans doute liaison non ajourée avec une bordure sur un côté de E 1010.
Motif de croisillons lisses.
XI.4
Inv. E 799. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, pi. VI, 19, et p. 36.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/27.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 14 χ 14 cm ; épaisseur 4 cm ; largeur des branches 4-4,5 cm.
Fragment brisé de tous côtés, plus grossièrement dressé au revers, avec traces de gradine sur les tranches.
Motif de croisillons lisses, dont l'intersection est soulignée par un losange en léger relief. Les parties évidées
mesuraient 8-9 cm de côté.
XI.5
Inv. EA 237c, EA 246j-k, EA 248d, E 787, E 788, E 800, E 987, E 989, E 1032, E 1035, E 1053, E 1054, E 1056,
E 1068, E 1166, E 1221, E 1222, E 1269, E 1270, E 1275a-f. En réserve au Musée.
PROVENANCE
EA 237c, EA 246j-k, EA 247, EA 248d, EA 249, E 787, E 788, E 800 : Marusinac, réinventoriés : E 787-
788 et E 800, 1987 (M. B.-M.), revus 1992 (A. L.) ; E 987, E 989 : inconnue, réinventoriés en 1988 (C. M.) ; E
1032, E 1035, E 1053, E 1054, E 1056, E 1068, E 1166 : inconnue, réinventoriés en 1988 (M.-P. F.-M.) sauf E
1166 en 1990. E 1221 (inconnue) et E 1222 (Marusinac ?) réinventoriés en 1993 (P. C). E 1269, E 1270, E 1275a-
f : Marusinac, église nord, fouilles E. Marin 1992. Inventoriés en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
EA 237c : Dyggve-Egger, FS III, pi. VI, 62-63 et p. 38 ; EA 246j-k, ibid., pi. VI, 13 et 17, et p. 36 ; EA
248d, ibid., pi. VI, 18 ; E 787, ibid., pi. VI, 14 (?), et p. 36 ; E 788, ibid., pi. VI, 16, et p. 36 ; E 800, ibid., pi. VI,
15, et p. 36. E 987, E 989, E 1030, E 1032, E 1035, E 1050, E 1053, E 1054, E 1056, E 1068, E 1073, E 1166, E
1221, E 1222, E 1269, E 1270, E 1275a-f, inédits.
Phot. N. D. 1987 n° 14/19 (EA 246j-k, EA 248d, E 788), n° 14/25 (E 800) ; 1988 n° 2/3-4 (E 1068), n°
2/11-12 (E 1030, E 1050, E 1056, E 1073), n° 2/17-18 (E 1032), n° 2/15-16 (E 1035, E 1053, E 1054), n° 2/29-30
(E 987, E 989) ; 1990 n° 4/29 (E 1166) ; P. C. 1992 n° 1/11 (EA 247), n° 1/13 (EA 237c) ; 1993 n° 1/5 (E 1221, E
1222) ; 1994 n° 2/19 (E 1269, E 1270, E 1275a-f). Dessin 1994 (P. C.) (E 1222).
DESCRIPTION
Calcaire.
XI. Plaques ajourées 283
Dimensions conservées: EA 237c: 15,5 χ 15cm; épaisseur 3-8 cm; largeur de la bordure 11,5cm;
bandeau rainure 5 cm
EA 246j : 13 χ 10 cm ; épaisseur 4,7 cm ; bandeau rainure 3,5 cm
EA 246k : 13 χ 14 cm ; épaisseur 3,6 cm ; bandeau rainure 3,3 cm
EA 247 : 23 χ 22 cm ; épaisseur 6-12 cm ; bordure 15 cm ; bandeau rainure 3,5 cm
EA 248d : 37 χ 17 cm ; épaisseur 5,5-9 cm ; bordure 10 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 787 13 χ 16 cm ; épaisseur 5,5 cm ; bandeau rainure 4 cm
E 788 18 χ 12,5 cm ; épaisseur 5,4 cm ; bandeau rainure 3,5 cm
E 800 16 χ 14 cm ; épaisseur 4,7-8,5 cm ; bordure 10 cm ; bandeau rainure 3,5 cm
E 987 20 χ 19,5 cm ; épaisseur 5-6,5 cm ; bordure 7,5 cm
E 989 19 χ 17 cm ; épaisseur 4-8 cm ; bordure 1 1 cm ; bandeau rainure 4 cm
E 1030 : 17 χ 10,2 ; épaisseur 4-7 cm ; bordure 6 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1032 : 9,5 χ 8 cm ; épaisseur 4,5 cm ; bandeau rainure 2,5-3,5 cm
E 1035 : 16,3 χ 10 cm ; épaisseur 4,8 cm ; bandeau rainure 4 cm
E 1050 : 13,5 χ 8,3 cm ; épaisseur 5,5-7,5 cm ; bordure cons. 6,5 cm ; bandeau rainure 3,8 cm
E 1053 : 13,5 χ 13 cm ; épaisseur 4,2 cm ; bandeau rainure 5,5 cm
E 1054 : 12,8 χ 10,2 cm ; épaisseur 4,2 cm ; bandeau rainure 5,7 cm
E 1056 : 14,2 χ 13 cm ; épaisseur 4-8 cm ; bordure 3,7-4,4 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1068 : 20,5 χ 16,5 cm ; épaisseur 5-10,5 cm ; bordure 11 cm ; bandeau rainure 4 cm
E 1073 : 15 χ 14 cm ; épaisseur 4-7 cm ; bordure 7 cm ; bandeau rainure 4 cm
E 1166 : 15,5 χ 17,5 cm ; épaisseur 4,5 cm ; bandeau rainure 5,5 cm
E 1221 : 30 χ 14 cm ; épaisseur 5-8,5 cm ; bordure 1 1 cm ; bandeau rainure 4 cm
E 1222 : 27,5 χ 37 cm ; épaisseur 3-8 cm ; bordure 10,5-13,5 cm ; bandeau rainure 5 cm
E 1269 : 14,5 χ 12 cm ; épaisseur 4,8 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1270 : 22 χ 15 cm ; épaisseur 5-5,5 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1275a-b : 60 χ 13 cm ; épaisseur 3-7,5 cm ; bordure 11 cm ; bandeau rainure 4 cm
E 1275c-d : 23 χ 24 cm ; épaisseur 3-7,5 cm ; bordure 11 cm ; bandeau rainure 4 cm
E 1275e : 16 χ 10 cm ; épaisseur 3 cm ; bandeau rainure 4 cm
E 1275f : 16,5 χ 8 cm ; épaisseur 3 cm ; bandeau rainure 4 cm
Angle avec large bordure moulurée (bandeau plat, gorge, filet et bandeau oblique concave) et départ du
champ (EA 247). Angle avec bordure lisse et écoinçon plein (E 987) ; angle avec bordure similaire plus saillante et
départ d'un croisillon oblique (E 1056). Fragments avec bordure en deux bandeaux lisses et triangle plein au contact
du champ (EA 248d, E 989, angle E 1222, E 1275a-b et E 1275c-d, ce dernier s'avérant être un angle avec une des
bordures non cons.) ; même caractéristique avec bordure lisse (E 1073). Bordure en deux bandeaux lisses et départ
de champ (E 1030, E 1068, E 1221). Bordure moulurée sur une face (bandeau plat, gorge, filet et bandeau oblique
concave) et départ du champ (EA 237c, EA 247). Fragments de champ ajouré brisés de tous côtés (EA 246j-k, E
787, E 788, E 1032, E 1035, E 1053, E 1054, E 1166, E 1269, E 1270). Face visible soigneusement travaillée,
traces de gradine sur les tranches ajourées, revers grossier en général, tranche des bordures légèrement piquetées (E
1275c). Mortaise carrée (3 χ 3 cm ; profondeur 3,5 cm) sur la tranche de E 989 ; deux mortaises circulaires
(diamètre 3 cm ; profondeur 2-3 cm) dans une des tranches de EA 247. Mortaise mal conservée dans la tranche de
E 1275a. Tracé préparatoire de la moulure à gauche sur E 1222.
Motif simple de croisillons rainures, obliques par rapport aux bordures (moulurées ou lisses) ; les parties
ajourées losangées semblent mesurer entre 7-8 cm et 11-12 cm de côté, voire davantage pour certaines plaques,
d'après les fragments conservés. Dix fragments présentent des triangles ou écoinçons non évidés délimités par une
rainure en bordure du champ (E 987, E A 248d, E 989, E 1073, E 1222, E 1275a-f).
COMMENTAIRE
E 1053 et E 1054 appartiennent à la même plaque, ainsi que E 1032, E 800 et EA 246j. A rapprocher aussi
très vraisemblablement : EA 248d, E 989, E 1222 et les six nouveaux fragments E 1275a-f de Marusinac (champ
particulièrement mince : 3 à 4 cm, avec une bordure épaisse de 7,5-8 cm et des parties ajourées de 12 cm de côtés
environ).
XI.6
Inv. EA 249h, E 1052. En réserve au Musée.
PROVENANCE
EA 249h, Marusinac. E 1052, inconnue, réinventorié en 1988 (M.-P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
EA 249h, Dyggve-Egger, FSIU, pi. VI, 25, et p. 37 ; E 1052 inédit.
284 SALONA I
XI.7
Inv. E 1293. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, fouille Dyggve. Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 1/9.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 15 χ 12 cm ; épaisseur 5,4 cm ; bandeau rainure 3-3,2 cm.
Fragment de champ de plaque ajourée, brisé de tous côtés. Faces lissées et tranches des parties évidées
dressées soigneusement à la gradine.
Motif de croisillons, rainures sur les deux faces.
Vannerie
XI.8
Inv. EA 236a-c, EA 237d, EA 246a-i, EA 247k, E 1041, E 1045, E 1046, E 1159. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac : EA 236a-c, EA 237d, EA 246a-i, EA 247k ; KapljuC : E 1159, réinventorié en 1990 (C. M.). E
1041, E 1045, E 1046 inconnue. Réinventoriés en 1988 (M. -P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
EA 236a, Dyggve-Egger, FS III, pi. VI, 9 ; EA 236b-c, ibid., pi. VI, 6 ; EA 237d ibid., pi. VI, 1 et p. 36 ;
EA 246a, ibid., pi. VI, 39 et p. 37 ; EA 246b ibid., pi. VI, 2 ; EA 246c, ibid., pi. VI, 3 ; EA 246d, ibid., pi. VI, 4 ;
EA 246e, ibid., pi. VI, 5 ; EA 246f, ibid., pi. VI, 8 ; EA 246g, ibid., pi. VI, 10 ; EA 246h, ibid., pi. VI, 11 ; EA
246i, ibid., pi. VI, 12 ; EA 247k, ibid., pi. VI, 7. E 1159, Brondsted-Dyggve, RSl, p. 83 et fig. 38 n° 21. E 1041, E
1045, E 1046 inédits.
Phot. Ν. D. 1987 η° 14/13 (EA 246b-i), n° 14/25 (EA 236a-c, EA 237d, EA 247k) ; 1988 n° 2/13-14 (E
1041, E 1045, E 1046) ; P. C. 1992 n° 1/12 (EA 246a).
XI. Plaques ajourées 285
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
EA 236a : 18 χ 16 cm ; épaisseur 5,2-10 cm ; bordure 12 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
EA 236b : 17 χ 17 cm ; épaisseur 5-9 cm ; bordure 13 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
EA 236c : 30 χ 17 cm ; épaisseur 6,5-9 cm ; bordure 13 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
EA 237d : 18 χ 14 cm ; épaisseur 4-8 cm ; bordure 12 cm ; bandeau rainure 3 cm
EA 246a : 30 χ 17 cm ; épaisseur 6-9 cm ; bordures 9-13 cm ; bandeau rainure 3,5 cm
EA 246b : 13,5 χ 17,5 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau rainure 3,2 cm
EA 246c : 9,5 χ 10 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau rainure 3-3,5 cm
EA 246d : 8 χ 7 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau rainure 3-3,2 cm
EA 246e : 25 χ 13 cm ; épaisseur 5,5 cm ; bandeau rainure 2,5-3 cm
EA 246f : 12,2 χ 6,5 cm ; épaisseur 5,2 cm ; bandeau rainure 2-2,5 cm
EA 246g : 15 χ 8,5 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau rainure 3-3,4 cm
EA 246h : 13 χ 10 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau rainure 3-3,5 cm
EA 246i : 8,5 χ 8 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau rainure 3-3,5 cm
EA 247k : 7,5 χ 13 cm ; épaisseur 5,4 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
E 1041 : 7,1 χ 6,9 cm ; épaisseur 4,2 cm ; bandeau rainure 3,2-3,8 cm
E 1045 : 8,8 χ 6,5 cm ; épaisseur 4 cm ; bandeau rainure 3,1-3,2 cm
E 1046 : 10,7 χ 7,3 cm ; épaisseur 5,2 cm ; bandeau rainure 2,8-3 cm
E 1159 : 24 χ 16 cm ; épaisseur 5,5-9,5 cm ; bordures 12 cm ; bandeau rainure 3 cm
Six fragments de bordure avec départ de champ de cinq plaques différentes (EA 236a-angle, EA 236b-c, EA
237d et EA 246a, E 1159). Bandeau plat pour E 1159, mais pour les quatre autres bordure moulurée sur les deux
faces, la face visible étant plus soignée : bandeau plat, rainure, listel et bandeau oblique concave (au revers deux
bandeaux, le second plus ou moins oblique). Deux mortaises dans la tranche de EA 236a déjà dotée d'une rainure
large de 5 cm et profonde de 2 cm (3 χ 3 cm ; pf. 5 cm). Une mortaise circulaire dans la tranche inférieure de EA
246a (diamètre 2,5 cm ; pf. 4 cm) et vestige d'une autre vers l'angle (diamètre 1,5 cm). Tranche de E 1159 piquetée.
Douze fragments du champ ajouré de plusieurs plaques, brisés de tous côtés. Face apparente traitée soigneusement,
revers plus grossier avec traces de gradine également sur les tranches des motifs évidés.
Motif de vannerie à base de rectangles imbriqués orthogonalement, dont les bandeaux sont soulignés par une
rainure s'interrompant aux intersections. Le motif est ici perpendiculaire aux bordures. Les rectangles évidés ont la
même largeur que les bandeaux pleins (soit entre 2,5 et 3,5 cm) et trois fois leur longueur (7,5 à 10 cm suivant les
cas).
XI.9
Inv. E 228. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 1/27-28.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 33 χ 9 cm ; épaisseur 5,5-10 cm ; bordure 7 cm ; bandeaux rainures 2 cm.
Fragment de bordure latérale (bandeau plat puis bandeau oblique concave) et départ du champ ajouré. Brisé
de trois côtés. Revers dressé grossièrement sans moulure. Face plus soignée. Tranche traitée à la gradine avec
arrachement d'une languette d'insertion.
Même motif de vannerie à base de rectangles imbriqués, aux bandeaux soulignés par une rainure
s'interrompant aux intersections. Le motif est cette fois implanté obliquement par rapport aux bordures.
COMMENTAIRE
Certains fragments de champ, brisés de tous côtés, classés dans la rubrique précédente peuvent évidemment
avoir correspondu à ce schéma.
286 SALONAI
XI.10
Inv. E 821, E 1039, E 1042, E 1043, E 1047, E 1150, E 1151. En réserve au Musée.
PROVENANCE
KapljuC : E 821, E 1150, E 1151. Marusinac, église nord, fouilles E. Marin 1992 : E 1267, inventorié en
1994 (P. C). Inconnue : E 1039, E 1042, E 1043, E 1047. Réinventoriés : E 821 en 1987 (M. B.-M.) ; E 1039, E
1042, E 1043, E 1047 en 1988 (M.-P. F.-M.) ; E 1150-1151 en 1990 (M.-P. F.-M).
BIBLIOGRAPHIE
E 821 : Brendsted-Dyggve, RSI, fig. 38 n° 8 ; E 1150, ibid., fig. 38, 6 ; E 1151, ibid., fig. 38, n° 11. E 1039,
E 1042, E 1043, E 1047, E 1267 inédits.
Phot. N. D. 1988 n° 2/15-16 (E 821, E 1039, E 1042, E 1043, E 1047) ; 1990 n° 5/13 (E 1150-1151) ; P. C.
1994 n° 1/3 (E 1267).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
E 821 : 9,8 χ 16 cm ; épaisseur 7 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
E 1039 : 11 χ 8,8 cm ; épaisseur 5,5 cm ; bandeau rainure 2,7 cm
E 1042 : 12 χ 9 cm ; épaisseur 3,5 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1043 : 10 χ 7,2 cm ; épaisseur 5,5 cm ; bandeau rainure 2,7-2,8 cm
E 1047 : 13,8 χ 9,7 cm ; épaisseur 5,3 cm ; bandeau rainure 2,6-2,7 cm
E 1150 : 43 χ 20,5 cm ; épaisseur 7-11 cm ; bordure 13,5 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
E 1151 : 24 χ 18 cm ; épaisseur 7-11,5 cm ; bordure 13,5 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
E 1267 : 18,2 χ 10 cm ; épaisseur 4-8,5 cm ; bordure 7 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
Fragment de bordure latérale (?) en bandeau, filet puis bandeau oblique, avec départ du champ et moulure
plus simple à l'arrière : deux bandeaux plats, pierre très usée (E 1267). Deux fragments (E 1150-1151) de deux
bordures à moulure en deux bandeaux plats à peine marquée (également au revers) et départ du champ ajouré d'une
même plaque épaisse, brisés en haut et des deux côtés. Fragment du champ de la même plaque (E 821), brisé de
toutes parts. Quatre fragments brisés de tous côtés du champ de deux autres plaques (E 1042 d'une part ; E 1039, E
1043 et E 1047 de l'autre). Face visible dressée soigneusement à la gradine, revers plus grossier. Tranche des
bordures traitées à la gradine.
Motif de vannerie à base de rectangles et de carrés, souligné par une rainure centrale. Les motifs évidés
reprennent la largeur des bandeaux rainures (environ 2,5-3 cm), les rectangles mesurant 3 fois cette dimension en
longueur. Le réseau est perpendiculaire aux bords et la liaison avec la bordure s'effectue au moyen de série de trois
carrés juxtaposés (en fait un carré et deux fois un tiers du rectangle adjacent), sur les deux fragments de KapljuS (E
1150-1151).
Réseaux géométriques
XI.11
Inv. EA 247a-k, E 790, E 1048. En réserve au Musée.
PROVENANCE
EA 247a-j et E 790, Marusinac. E 1044, E 1048, inconnue. Réinventoriés E 790 en 1987 (M. B.-M.) ; E
1048 en 1988 (M.-P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
EA 247a, Dyggve-Egger, FS III, pi. VI, 39 et p. 37 ; EA 247b, ibid., pi. VI, 27 ; EA 247c, ibid., pi. VI, 28 ;
EA 247d, ibid., pi. VI, 29 ; EA 247e, ibid., pi. VI, 31 ; EA 247f, ibid., pi. VI, 32 ; EA 247g, ibid., pi. VI, 33 ; EA
247h, ibid., pi. VI, 34 ; EA 247h, ibid., pi. VI, 35 ; EA 247i, ibid., pi. VI, 36 ; E 790, ibid., pi. VI, 30 ; E 1048
inédits.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/11 (EA 247a-j, E 790) ; 1988 n° 2/15-16 (E 1048).
DESCRIPTION
Calcaire.
XI. Plaques ajourées 287
Dimensions conservées :
EA 247a : 15,5 χ 18,5 cm ; épaisseur 6,4-10,5 cm, bordure 11 cm ; bandeau rainure 4 cm
EA 247b : 16 χ 21 cm ; épaisseur 6 cm ; bandeau rainure 3,3 cm
EA 247c : 14,5 χ 8 cm ; épaisseur 6 cm ; bandeau rainure 3 cm
EA 247d : 14 χ 8 cm ; épaisseur 6,5 cm ; bandeau rainure 3,2 cm
EA 247e : 19 χ 9 cm ; épaisseur 6,5 cm ; bandeau rainure 2,8 cm
EA 247f : 13 χ 12 cm ; épaisseur 6 cm ; bandeau rainure 3,2 cm
EA 247g : 17 χ 15,5 cm ; épaisseur 6 cm ; bandeau rainure 3,2 cm
EA 247h : 18 χ 14 cm ; épaisseur 6 cm ; bandeau rainure 3,2 cm
EA 247i : 11 χ 14 cm ; épaisseur 6,5 cm ; bandeau rainure 2,9 cm
EA 247j : 7 χ 1 1,5 cm ; épaisseur 5,8 cm ; bandeau rainure 3,5 cm
E 790 : 10 χ 13 cm ; épaisseur 6,4 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1048 : 9,5 χ 12,5 cm ; épaisseur 5,8 cm ; bandeau rainure 3,1 cm
Fragment de bordure moulurée (bandeau plat, rainure, bandeau oblique concave) avec départ du champ
ajouré, brisé de trois côtés (EA 247a). Dyggve dessinait un fragment jointif non retrouvé. Onze fragments brisés de
tous côtés du champ ajouré d'au moins trois plaques différentes. Face visible soigneusement traitée, revers dressé à
la grandine plus grossier.
Réseau à base d'hexagones, de triangles et de losanges. Le motif est souligné par une rainure au centre des
bandeaux, interrompue aux intersections.
XI.12
Inv. E 1038, E 1040, E 1247, E 1248. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, fouilles Dyggve non identifiées (numéro C.IV.f.7 sur E 1038, C.IV.f.12 sur E 1040, graffiti "Kirken"
sur E 1248) ; Rtéinice ? pour E 1247. E 1038, E 1040 réinventoriés en 1988 (M. -P. F.-M.) ; E 1247-1248 en 1993
(P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/13-14 (E 1040), n° 6/6-7 (E 1038) ; P. C. 1993 n° 3/11 (E 1247-1248).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
E 1038 : 15,6 χ 15 cm ; épaisseur 5,1 cm ; bandeau rainure 4,8 cm
E 1040 : 10 χ 5,5 cm ; épaisseur 5,2 cm ; bandeau rainure 4,8-5 cm
E 1247 : 12 χ 7 cm ; épaisseur 4-7 cm ; bordure 4 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
E 1248 : 13,5 χ 14,5 cm ; épaisseur 3,8 cm ; bandeau rainure 4,8 cm
Fragment de bordure lisse avec amorce du champ découpé, brisé de trois côtés (E 1247). Trois fragments
brisés de tous côtés du champ de deux plaques différentes (E 1038 et E 1040 appartiennent à la même). Face visible
soigneusement travaillée à la gradine, revers dressé plus grossièrement. Tranche de E 1247 piquetée.
Réseau à base de carrés et de grecques interrompues, souligné par une rainure au centre des bandeaux. Sur E
1038 et E 1040 les carrés évidés mesurent 4,3 à 4,5 cm de côté, le long côté des grecques affrontées ajourées qui les
enserrent est de 9 cm environ.
XI.13
Inv. E 1061, E 1154, E 1213, E 1272, E 1273, E 1274, E 1283. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac, église nord, fouilles E. Marin 1992 : E 1272, E 1273, E 1274. Inventoriés en 1994 (P. C).
Inconnue pour les autres. Réinventoriés : E 1061 en 1988 (M. -P. F.-M.) ; E 1154 en 1990 (C. M.) ; E 1213 en 1992
(A. L. et M. B.-M.), E 1283 en 1994 (P. C).
288 SALONA I
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/1-2 (E 1061) ; 1990 n° 4/37 (E 1154) ; P. C. 1992 n° 1/32 (E 1213) ; 1994
n° 1/9 (E 1272, E 1273, E 1274), n° 1/13 (E 1283). E 1154, dessin 1990 (M. -P. F.-M.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
E 1061 3 1 χ 29 cm ; épaisseur 6,5-1 1 cm ; bordure 7 cm ; bandeau 2-3 cm
E 1154 32 χ 31 cm ; épaisseur 5-9 cm ; bordure 13 cm ; bandeau 3 cm
E 1213 17 χ 19 cm ; épaisseur 4-5,5 cm ; bordure 9,5 cm ; bandeau 4-4,5 cm.
E 1272 11,5 χ 12 cm ; épaisseur 5,5-5,8 cm ; bandeau 2,8-3 cm
E 1273 15,5 χ 10,5 cm ; épaisseur 6 cm ; bandeau 2,5-3 cm
E 1274 15,5 χ 13,4 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau 2,5-2,8 cm
E 1283 : 19 χ 34,5 cm ; épaisseur 5,5-9 cm ; bordure 10-1 1 cm ; bandeau 2,5-3 cm
Quatre angles de plaques ajourés différentes brisés de deux côtés ; E 1061 et E 1283 avec bordure simple très
saillante sur les deux faces ; E 1 154 avec deux bandeaux plats, le second plus étroit en retrait, sur la face visible ; E
1213 passe presque sans différence de la bordure lisse au champ. Trois fragments du champ d'une ou plusieurs
plaques brisés de tous côtés (E 1272-1264). Traitement plus soigné de la face visible, revers dressé à la gradine
grossièrement. Mortaise pour agrafe métallique à droite sur la tranche supérieure de E 1283 (3 χ 2 cm ; profondeur
2,5 cm ; rainure longue de 7,5 cm).
Décor de cercles se coupant dessinant des quatre-feuilles. Les parties pleines sont lisses.
XI.14
Inv. E 791, E 1007, E 1008, E 1012, E 1014, E 1019, E 1026, E 1029, E 1033, E 1058, E 1062, E 1063, E 1074, E
1152. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac : E 791 ; Salone, fouille Dyggve non identifiée : E 1019 (numéro C.IV.f.12). Inconnue : E 1007-
1008, E 1012, E 1014, E 1026, E 1029, E 1033, E 1058, E 1062-1063, E 1074, E 1152. E 791 réinventorié en 1987
(M. B.-M.) ; E 1007-1008, E 1012, E 1014, E 1019, E 1026, E 1029, E 1033, E 1058, E 1062-1063 en 1988 (M.-P.
F.-M.) ; E 1074 en 1988 (C. M.) ; E 1152 en 1990 (M.-P. F.-M.)
BIBLIOGRAPHIE
E 791 : Dyggve-Egger, FS III, pi. VI, 40 et p. 37. Les autres sont inédits.
Phot. Ν. D. 1988 η° 2/3-4 (E 1058, E 1062, E 1063) ; n° 2/7-8 (E 1074) n° 2/19-20 (E 1007, E 1008, E
1012, E 1014, E 1019, E 1026, E 1029, E 1033) ; 1989 n° 14-17 (E 791) ; 1990 nc 5/4 (E 1152).
,
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
E 791 : 13 χ 10 cm ; épaisseur 5,2 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1007 : 14,3 χ 4,5 cm ; épaisseur 4 cm ; bandeau rainure 2 cm
E 1008 : 15 χ 12,5 cm ; épaisseur 4 cm ; bandeau rainure 2 cm
E 1012 : 12,7 χ 11,5 cm ; épaisseur 4,1 cm ; bandeau rainure 2 cm
E 1014 : 17 χ 8 cm ; épaisseur 4,3 cm ; bandeau rainure 2-2,5 cm
E 1019 : 14,3 χ 10 cm ; épaisseur 5,3 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1026 : 18,5 χ 8 cm ; épaisseur 4,5 cm ; bandeau rainure 3,6 cm
E 1029 : 12,8 χ 9,8 cm ; épaisseur 4,5 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1033 : 14,2 χ 7,3 cm ; épaisseur 4,5 cm ; bandeau rainure 4 cm
E 1058 : 24,3 χ 16,8 cm ; épaisseur 4-8 cm ; bordure 13,3 cm ; bandeau rainure 2,4 cm
E 1062 : 21 χ 16,2 cm ; épaisseur 4-8 cm ; bordure cons. 12,5 cm ; bandeau rainure 3,5 cm
E 1063 : 27 χ 22 cm ; épaisseur 4-8 cm ; bordure 8,5-10 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1074 : 27 χ 9 cm ; épaisseur 4-8 cm ; bordure avec languette 9 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1152 : 51 χ 22 cm ; épaisseur 4-9 cm ; bordure 10 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
Cinq fragments de bordure (une sûrement latérale avec languette d'insertion large de 5,5 cm : E 1074) de
plusieurs plaques avec départ du champ ajouré en retrait. Brisés de trois côtés (deux pour l'angle E 1063). Moulure
sur la face visible en deux bandeaux, le second plus mince oblique en retrait, sur E 1058 et E 1062 (même plaque ?)
et l'angle E 1063 ; bordure simple sur les deux autres fragment. Neuf fragments brisés de tous côtés du champ de
XI. Plaques ajourées 289
plaques ajourées (E 1007 + E 1008 ainsi que E 1012 + 1014, vraisemblablement). Face visible travaillée
soigneusement, revers simplement dressé à la gradine plus grossier. Ecoinçon non évidé dans l'angle E 1063.
Décor de cercles se coupant dessinant des quatre-feuilles. Les parties pleines sont soulignées par une rainure
centrale.
XI.15
Inv. E 332, E 814, E 815, E 816, E 817, E 1071, E 1 163, E 1297. En réserve au Musée.
PROVENANCE
KapljuC : E 814-817 et E 1071 ; Salone : E 332. Inconnue : E 1163. E 814-817 réinventoriés en 1987 (M.
B.-M.) ; E 1071 en 1988 (M. -P. F.-M.) ; E 1163 en 1990 (M. -P. F.-M.) ; E 1297 en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
E 814 : Brondsted-Dyggve, RS I, fig. 38/23 ; E 815 : ibid., fig. 38/25 ; E 816 : ibid., fig. 38/26 ; E 817 :
ibid., fig. 38/33 ; E 1071 : ibid., fig. 38/46. E 332 et E 1163 inédits.
Phot. N. D. 1987 n° 1/27-28 (E 332, E 814, E 815, E 816, E 817) ; 1988 n° 2/9-10 (E 1071) ; 1990 n° 4/29
(E 1163) ; P. C. 1994 n° 2/3 (E 1297).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
E 332 35,5 χ 20 cm ; épaisseur 6-9,5 cm ; bordure 10 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 814 27,3 χ 33,5 cm ; épaisseur 7-1 1 cm ; bordure 14 cm ; bandeau rainure 3,5 cm
E 815 13 χ 20,5 cm ;épaisseur 7 cm ; bandeau rainure 3,1 cm
E 816 19 χ 16 cm ; épaisseur 6,3 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
E 817 15,5 χ 10,2 cm ; épaisseur 4,9 cm ; bandeau rainure 2,7 cm
E 1071 19 χ 18 cm ; épaisseur 4,5-9 cm ; bordure cons. 9 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1163 12 χ 12 cm ; épaisseur 5,5 cm ; bandeau rainure 3 cm
E 1297 14 χ 9,7 cm ; épaisseur 4,3 cm ; bandeau rainure 2,5 cm
Trois fragments de bordures de plaques différents avec amorces du décor ajouré, brisés de trois côtés.
Moulure en deux bandeaux plats sur E 332, E 814 et E 1071 (bifaces). Quatre fragments de champ brisés de tous
côtés. Face visible soigneusement travaillée, revers plus grossièrement dressé à la gradine, comme la tranche de E
332. E 814 et son fragment jointif non retrouvé présentent des parties non évidées mais surcreusées au contact de la
bordure (triangles à côtés courbes).
Décor de cercles entrelacés, se coupant et dessinant des quatre-feuilles. Les bandeaux pleins sont soulignés
par une rainure centrale interrompue dans les entrelacs.
XI.16
Inv. E 999. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (M. -P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/25-26.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 13,5 χ 1 1,5 cm ; épaisseur 4,4 cm ; bandeau 2,5 cm
Fragment du champ d'une plaque ajourée, brisé de tous côtés. Dressé à la gradine sur les deux faces.
Motif en bandeaux lisses de cercles sécants formant des quatre-feuilles, intégré dans un quadrillage. Les
diamètres des cercles et la largeur des compartiments de la grille sont égaux ; les cercles, chevauchant la grille, sont
tracés à partir des milieux des côtés de chaque compartiment.
290 SALONA I
XI.17
Inv. EA 248c, E 818, E 819, E 1055, E 1158, E 1298. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Kapljuò : EA 248c, E 818, E 819, E 1158. Inconnue : E 1055, E 1298. E 818, E 819, réinventoriés en 1988
(M. B.-M.) ; E 1055 en 1988 (M.-P. F.-M.), E 1158 en 1990 (ead.), E 1298 en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Brondsted-Dyggve, RSI, fig. 38 n° 41 (EA 248c), n° 47 (E 818), n° 48 (E 1158), n° 50 (E 819). E 1055 et E
1298 inédits. - Phot. Ν. D. 1987 η° 14/19 (EA 248c) ; 1988 n° 2/11-12 (E 818, E 819, E 1055) ; 1990 n° 4/29 (E
1158) ; P. C. 1994 n° 3/13 (E 1298).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
EA 248c : 19,5 χ 18,5 cm ; épaisseur 4,6 cm ; bandeau 2,5 cm
E 818 : 29 χ 19 cm ; épaisseur 5-9,5 cm ; bordure 1 1 cm ; bandeau 2,5 cm
E 819 : 15 χ 14 cm ; épaisseur 4,6 cm ; bandeau 2,5 cm
E 1055 12 χ 11,2 cm ; épaisseur 4,7-9,5 cm ; bordure conservée 5,7 cm ; bandeau 2,7 cm
E 1158 12,5 χ 11 cm ; épaisseur 5,5 cm ; bandeau 2,5 cm
E 1298 13,5 χ 16 cm ; épaisseur 4,7 cm ; bandeau 2,5 cm
Deux fragments de bordure lisse saillante de deux plaques (?) avec départ du champ ajouré (E 818 brisé de
trois côtés, E 1055 de toutes parts, bordure incomplète). Quatre fragments du champ de plusieurs plaques ajourées,
brisés de tous côtés. Dressés à la gradine sur les deux faces, mais plus grossier au revers. E 1298 très érodé, mais
sans doute aussi de Kapljuc (d'ailleurs même plaque, vraisemblablement, que tous les autres, sauf E 1158, du même
site).
Motif de cercles sécants formant des quatre-feuilles, intégré dans une grille, cf. ci-dessus. Les bandeaux
pleins sont ici rainures.
Cercles juxtaposés
XI.18
Inv. E 792. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone. Réinventorié en 1987 (M. B.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, pi. VI, 43 et p. 37.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/27.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 18 χ 14 cm ; épaisseur 5 cm
Fragment du champ d'une plaque ajourée, brisé de tous côtés. Dressé à la gradine sur les deux faces, très
finement à l'avers, plus grossier au revers.
Décor de cercles juxtaposés timbrés d'une croix, séparés par des motifs végétaux.
XI. Plaques ajourées 291
Ecailles
XI.20
XI.21
Inv. E 973, E 986, E 997, E 1000, E 1001, E 1002, E 1004, E 1005, E 1006, E 1015, E 1016, E 1017, E 1028, E
1057, E 1069, E 1070, E 1120, E 1157, E 1161. En réserve au Musée.
PROVENANCE
E 1157, Kapljuc. Inconnue pour tous les autres. E 973 et E 986 réinventoriés en 1988 (C. M.) ; E 997, E
1000-1002, E 1004-1006, E 1015-1017, E 1028, E 1057, E 1069-1070 en 1988 (M. -P. F.-M.) ; E 1120 en 1989 (C.
M.) ; E 1157, E 1161 en 1990 (M.-P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
E 1157 : Brondsted-Dyggve, RSI, fig. 38 et p. 60. Tous les autres, inédits.
Phot. Ν. D. 1988 η° 1/21-22 (E 973), 1/25-26 (E 986, E 997, E 1000, E 1001, E 1002, E 1004, E 1005, E
1006, E 1015, E 1016), 1/23-24 (E 1017, E 1028), 2/1-2 (E 1069, E 1070), 2/11-12 (E 1057) ; C. M. 1989 1/6 (E
1120) ; N. D. 1990 4/28 (E 1161), 4/29 (E 1157). Dessin 1989 (M.-P. F.-M.) : E 1120.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées :
E 973 : 23 χ 18 cm ; épaisseur 5 cm ; largeur des bandeaux dessinant les écailles 3 cm ; largeur de la
bordure 4 cm
E 986 : 25,5 χ 20 cm ; épaisseur 6,5 cm
E 997 : 10,5 χ 6 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau des écailles 3,5 cm
E 1000 : 13 χ 12 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau des écailles 3 cm
E 1001 : 10 χ 7,5 cm ; épaisseur 5,2 cm ; bandeau des écailles 3 cm
E 1002 : 15,7 χ 14 cm ; épaisseur 4,4 cm ; bandeau des écailles 4 cm
E 1004 : 10,5 χ 8,4 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau des écailles 2,5 cm
E 1005 : 12,5 χ 5,5 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau des écailles 3 cm
E 1006 : 11 χ 7,2 cm ; épaisseur 5,1 cm ; bandeau des écailles 3 cm
E 1015 : 15 χ 14 cm ; épaisseur 4,2 cm ; bandeau des écailles 3,5 cm
E 1016 : 12,3 χ 8,5 cm ; épaisseur 4,5 cm ; bandeau des écailles 2,5 cm
E 1017 : 1 1,5 χ 8 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau des écailles 3 cm
E 1028 : 12,2 χ 9,5 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau des écailles 2,3 cm
E 1057 : 12,2 χ 10,7 cm ; épaisseur 5-8,5 cm ; largeur de la bordure 7,5 cm ; bandeau des écailles 2,5 cm
E 1069 : 14,5 χ 11 cm ; épaisseur 5-9 cm ; largeur de la bordure 7-7,5 cm ; bandeau des écailles 3 cm
E 1070 : 16 χ 12,5 cm ; épaisseur 5,5-9 cm ; largeur des bordures 7,5 cm ; bandeau des écailles 2,5 cm
E 1120 : 31 χ 20 cm ; épaisseur 4-8 cm ; largeur des bordures 7 cm ; bandeau des écailles 3 cm
E 1157 : 13,5 χ 12,5 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau des écailles 4 cm
E 1161 : 12 χ 11 cm ; épaisseur 5,5-9,5 cm ; largeur de la bordure 7 cm ; bandeau des écailles 3 cm
Angles supérieurs gauches de deux plaques, brisés en bas et à droite (E 986, E 1 120) et inférieur droit d'une
autre, brisé en haut et à gauche (E 1069). Fragments brisés de trois côtés des bordures simples, inférieure (E 1070),
supérieure (E 1161), latérale droite (E 973, E 1057), de différentes plaques ajourées. Tous les autres sont des
fragments brisés de tous côtés du champ de plaque de même type. Les deux faces sont traitées à la gradine, plus
finement sur la face visible, souvent grossièrement au revers. Les tranches des motifs évidées sont dressées
également à la gradine, celles des bordures sont soit piquetées (E 1120) soit dressées comme le revers. On a des
tracés préparatoires du motif ajouré sur E 986, E 1004 et E 1057.
Décor d'écaillés ajourées, dessinées par des bandeaux lisses. Trois fragments (deux angles et une bordure)
présentent des écailles ou des portions d'écaillés pleines dans les écoinçons et/ou sur les bords du champ. Celle de E
973 est délimitée par une incision profonde, celles de E 986 et E 1120 sont légèrement surcreusées.
XI.22
Inv. E 794, E 795, E 796, E 797, E 820, E 975, E 976, E 1009, E 1011, E 1020, E 1022, E 1024, E 1034, E 1049, E
1059, E 1060, E 1153, E 1156, E 1201, E 1281, E 1291, E 1292. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac : E 794-797 (fouilles Dyggve) et E 1268 (fouilles E. Marin 1992) ; Kapljuc : E 820, E 1024, E
1153 ; Salone, fouilles Dyggve (peut-être Kapljuc) : E 1291, E 1292 ; Salone, fouilles Dyggve non identifiées (n°
XI. Plaques ajourées 293
C.IV.f.l2) : E 1022, E 1034 et E 1281 ; inconnue pour tous les autres. E 794-797 et E 820 réinventoriés en 1987
(M. B.-M.) ; E 975-976 en 1988 (C. M.) ; E 1009, E 1011, E 1020, E 1022, E 1024, E 1034, E 1049, E 1059-1060
en 1988 (M. -P. F.-M.) ; E 1153 et E 1156 en 1990 (C. M.) ; E 1201 en 1992 (P. C.) ; E 1281, E 1291, E 1292 en
1994 (P. C). E 1268 inventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
E 794 : Dyggve-Egger, FS III, pi. VI, 53 et p. 38 ; E 795 : ibid., pi. VI, 52 et p. 38 ; E 796 : ibid., pi. VI, 54
et p. 38 ; E 797 : ibid., pi. VI, 56 et p. 38 ; E 820 : Brondsted-Dyggve, RS I, fig. 38 n° 52 = S 1 ; E 1024 : ibid., fig.
38 n° 55 ; E 1120 : ibid., fig. 38 n° 53. Tous les autres sont inédits.
Phot. Ν. D. 1988 n° 1/19-20 (E 975, E 976) ; n° 2/7-8 (E 1059, E 1060) ; n° 2/11-12 (E 1049) ; n° 2/19-20
(E 1011, E 1022, E 1034) ; n° 2/21-22 (E 1009, E 1020, E 1024) ; 1989 n° 14/17 (E 794, E 795, E 796, E 797, E
n°
820)3/19
; 1990
(E 1281,
n° 4/13-14
E 1291,(EE1156)
1292).; n° 4/32-33 (E 1153) ; P. C. 1992 n° 1/32 (E 1201) ; P. C. 1994 n° 3/15 (E 1268),
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions :
E 794 : 8,5 χ 12,5 cm ; épaisseur 4 cm ; largeur du bandeau des écailles 2,5 cm
E 795 : 12 χ 12 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau des écailles 2,5 cm
E 796 : 15,5 χ 17 cm ; épaisseur 4,5 cm ; bandeau des écailles 2 cm
E 797 : 8 χ 7 cm ; épaisseur 4 cm ; bandeau des écailles 2,5 cm
E 820 : 12 χ 11,5 cm ; épaisseur 4 cm ; bandeau des écailles 3-3,7 cm
E 975 : 19 χ 16 cm ; épaisseur 4-7 cm ; bandeau des écailles 4 cm ; largeur de la bordure 5 cm
E 976 : 20 χ 18 cm ; épaisseur 4-7 cm ; bandeau des écailles 4 cm ; largeur de la bordure 5 cm
E 1009 : 16,5 χ 10,5 cm ; épaisseur 3,6 cm ; bandeau des écailles 3 cm
E 1011 : 11,5 χ 8,8 cm ; épaisseur 4,8 cm ; bandeau des écailles 2 cm
E 1020 : 18 χ 14 cm ; épaisseur 4,8 cm ; bandeau des écailles 3,5 cm
E 1022 : 16 χ 9,5 cm ; épaisseur 4,2 cm ; bandeau des écailles 3,5 cm
E 1024 : 11,5 χ 8,5 cm ; épaisseur 3,8 cm ; bandeau des écailles 4 cm
E 1034 : 16,3 χ 10 cm ; épaisseur 5,3 cm ; bandeau des écailles 3 cm
E 1049 : 12,3 χ 12 cm ; épaisseur 5,8-8,5 cm ; bandeau des écailles 2,5 cm ; largeur de la bordure 8 cm
E 1059 : 27,5 χ 15,5 cm ; épaisseur 5-6,5 cm ; bandeau des écailles 3 cm ; largeur de la bordure 5 cm
E 1060 : 31 χ 18,5 cm ; épaisseur 4-6,5 cm ; bandeau des écailles 4 cm ; largeur de la bordure 5,5 cm
E 1153 : 22 χ 35,8 cm ; épaisseur 5-9,5 cm ; bandeau des écailles 3 cm ; largeur de la bordure 7 cm
E 1156 : 26 χ 50 cm ; épaisseur 4,5-9,5 cm ; bandeau des écailles 3 cm ; largeur de la bordure 15 cm
El 201: 13, 5x13 cm; épaisseur 5,5-6 cm ; bandeau des écailles 3 cm ; largeur de la bordure 5,5 cm
E 1268 : 10,5 χ 10 cm ; épaisseur 5,2 cm ; bandeau des écailles 2,4-2,7 cm
E 1281 : 13 χ 11 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau des écailles 3,5 cm
E 1291 : 11 χ 13 cm ; épaisseur 6,4 cm ; bandeau des écailles 2,5-2,7 cm
E 1292 : 9 χ 11 cm ; épaisseur 5,8 cm ; bandeau des écailles 2,5 cm
Angles supérieurs droit (E 976) et gauche (E 975), et inférieur droit (E 1060) de la même plaque ajourée,
brisés en bas ou en haut et sur un côté ; angle inférieur gauche d'une autre, brisé en haut et à droite (E 1059) ; angle
supérieur gauche d'une troisième avec mortaise carrée à la partie supérieure (4x4 cm) et trace d'agrafe métallique
longue de 9 cm ; angle supérieur droit d'une quatrième plaque avec arrachement d'une languette d'encastrement sur
la tranche latérale. Fragment brisé de trois côtés d'une bordure supérieure ou latérale avec une incision suggérant
une moulure (E 1049). Tous les autres sont des fragments brisés de tous côtés du champ de plaques de même type.
Les deux faces sont traitées à la gradine, plus finement sur la face visible, souvent grossièrement au revers, parfois
même piqueté (revers de la bordure de E 975-976 + E 1060). Les tranches des motifs évidés sont dressées
également à la gradine, celles des bordures sont soit piquetées (E 1201) soit dressées comme le revers. Les bordures
sont simples (E 975-976 + E 1060, E 1201), dotées d'une incision (E 1049), ou à deux bandeaux plats successifs, le
second plus étroit et en léger retrait (E 1060, E 1 153, E 1 156).
Décor d'écaillés ajourées, dessinées par des bandeaux rainures. Les rainures se rejoignent à la jonction des
écailles sauf sur le fragment E 1292. Quatre fragments d'angles supérieurs présentent des écoinçons non évidés (E
975, E 975, E 1156 et E 1201). Ils sont délimités par une incision profonde.
294 SALONA I
Tresses
XI.23
Inv. E 1027, E 1031, E 1044. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriés en 1989 (M. -P. F.-M).
BIBLIOGRAPHIE
Inédits. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/15-16 (E 1044) ; 2/17-18 (E 1027, E 1031).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions :
E 1027 16,5 χ 9 cm ; épaisseur 4,8 cm ; bandeau 3 cm
E 1031 10 χ 4 cm ; épaisseur 4,5 cm ; bandeau 2,5 cm
E 1044 11,2 χ 5,9 cm ; épaisseur 3,5 cm ; bandeau 1,7-2,2 cm
Fragments brisés de tous côtés du champ de plaques ajourées. Les deux faces sont traitées à la gradine, plus
finement sur la face visible, grossièrement au revers.
Motif de tresses rainurées, arrondies sur E 1027 et E 1031, angulaire, formant des losanges, sur E 1044.
Motifs rayonnant
XI.24
Inv. E 227b + E 227d + E 227f-i. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Salone, sans précision.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. -Photo N. D. 1987 n° 14/3. Dessin 1989 (M.-P. F.-M.).
DESCRIPTION
Marbre blanc à grain fin.
Dimensions : 81,5 χ 89 cm (rest.). Epaisseur du champ 4-4,5 cm ; de la bordure 5-6,5 cm.
Dix-neuf fragments portent le même numéro d'inventaire (a à i). Cependant, les différences notables
d'épaisseur pour trois d'entre eux (a, c et e) excluent leur appartenance à un même élément, cf. numéro suivant. Sur
les seize fragments restants, plusieurs sont jointifs, en particulier les éléments de bordure. Les deux bordures
supérieure et inférieure de même largeur (16 cm) comportent une moulure (bandeau plat de 11,5-12 cm), la
troisième sur un côté, plus large (19,5 cm) n'en comporte pas. Une tranche est piquetée (bas de la plaque), une
tranche est lisse (haut de la plaque) ; la bordure latérale présente une tranche dressée mais non lisse. L'épaisseur
moyenne des éléments ajourés varie entre 4,2 et 4,5 cm.
La restitution graphique donne un motif avec grande croix à huit branches rayonnant à partir d'un point
central bien marqué par un cercle gravé. La croix est elle-même inscrite dans un cercle lisse. Les branches
disposées en diagonale rejoignent les angles de la plaque et des arcs de cercles sont disposés entre les bras de la
croix à l'intérieur du cercle.
COMMENTAIRE
Ce décor rappelle celui de la plaque en calcaire n° X.c.39, pour laquelle le motif est en léger relief sur un
fond et également une plaque fragmentaire provenant de la Basilica urbana, connue seulement par une ancienne
photographie conservée au Musée. Les dimensions restituées donnent une hauteur de 81,5 cm, un peu faible pour
une plaque de chancel.
XI. Plaques ajourées 295
XI.25
Inv. E 227a, E 227c, E 227e. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Photo N. D. 1987 n° 14/5.
DESCRIPTION
Marbre blanc.
Dimensions :
E 227a : 10 χ 5 cm ; épaisseur 3,7 cm
E 227c : 21 χ 11 cm ; épaisseur 4,6 cm
E 227e : 8 χ 5 cm ; épaisseur du rebord 5,6 cm
Fragments brisés aux extrémités du champ et du rebord en bandeau lisse saillant (E 227e) d'autre(s ?)
plaque(s ?) ajourée(s ?). Surface visible polie, avers et tranche de E 227e dressés.
Décor ajouré qui n'est pas celui que l'on peut restituer en XII.24, ci-dessus : les épaisseurs ne sont pas
identiques. On a néanmoins un motif vraisemblablement rayonnant de croix avec diagonales (dans un carré ?), et
des arcs de cercles inscrits comme précédemment.
XI.26
Inv. EA 2461-n + E 793 + E 801a-c + E 1036 + E 13 12a-f. En réserve au Musée, sauf un fragment resté en place à
Marusinac.
PROVENANCE
Marusinac, église nord, trouvé en deux temps : la moitié supérieure par Dyggve, l'autre moitié lors des
dernières fouilles du site, remployée retournée dans le mur nord de l'aile septentrionale du "transept" de l'église.
Fouilles Dyggve pour EA 2461-n + E 793 + E 801a-c + E 1036. E 793 réinventorié en 1987 (M. B.-M.), E 801a-c
en 1988 (M. B.-M.) et E 1036 en 1988 (M. -P. F.-M.). Fouilles E. Marin 1991-1993 pour les autres fragments
inventoriés en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
EA 2461-n + E 796 + E 801a-c = Dyggve-Egger, FS III, p. 37-38, restitution pi. VI n° 44, 45, 47, 48. Les
autres fragments sont inédits.
Phot. Ν. D. 1988 n° 6/1-5 (E 801a-c) ; n° 2/17-18 (E 1036) ; n° 2/14-15 (EA 2461-n) ; P. C. 1994 n° 3/19-21
(ensemble). Dessin 1994 (J. t. et Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : largeur 75 cm ; hauteur restituée 73,5 cm environ ; épaisseur de la bordure 9,5 cm ; du champ
4 à 4,5 cm.
Seize fragments des bordures et du champ d'une petite plaque ajourée carrée dont certains sont jointifs (E
801a-c, E 1312a-f). La face visible est finement lissée comme la tranche supérieure, le revers du champ est dressé
comme les trois autres tranches, celui de la bordure est plus grossier. La tranche supérieure comporte trois
mortaises (diamètre 3-5 cm ; profondeur 4-5 cm), une vers le centre, cylindrique, qui a généré la cassure entre E
801a et E 801c, les deux autres vers les angles, grossièrement quadrangulaires, doivent correspondre à des agrafes
métalliques (celle de gauche contient encore du plomb).
Motif rayonnant de cercles concentriques contenant une croix monogrammatique légèrement oblique dans
un encadrement carré. Bordure composée d'un bandeau périphérique (large de 8,5 cm en haut et en bas, de 1 cm à
droite, et 2 cm à gauche), d'un mince bandeau oblique en retrait et d'un bandeau oblique concave limitant un champ
ajouré encore en léger retrait. Au centre une croix monogrammatique pattée incomplète, soulignée par un sillon
central, est inscrite dans un premier cercle, relié au cercle suivant (il y en trois complets et deux discontinus) par
des ensembles courbes de trois carrés contigus couronnant un rectangle ; leur taille va en augmentant depuis le
centre. Des rectangles évidés disposés de façon rayonnante entre deux des cercles principaux, viennent interrompre
les deux cercles intermédiaires apparaissant entre petits carrés et rectangles. La grille ainsi dessinée est soulignée
296 SALONA I
de rainures centrales interrompues aux intersections. Les écoinçons des angles sont occupés par des fleurons trifides
rainures dont la pointe centrale est dégagée.
COMMENTAIRE
Cette plaque semble trop basse pour un chancel. Le remplissage du champ entre les cercles est une version
courbe du motif de vannerie rainure décrit en XI. 10 ci-dessus, qui combine triples carrés et rectangles.
XI.27
Inv. EA 248a, EA 248b, E 1037. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac (EA 248a et b) ; inconnue pour E 1037, réinventorié en 1988 (M. -P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, p. 38 et p. VII n° 49-50. E 1037 inédit.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/15 (EA 248a et b) ; 1988 n° 2/17-18 (E 1037).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions :
EA 248a : 12 χ 10 cm ; épaisseur 3,7 cm ; bandeau rainure 2,5-3 cm
EA 248b : 13 χ 8,5 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau rainure 1,5-3 cm
E 1037 : 12,5 χ 10,5 cm ; épaisseur 5,5 cm ; bandeau rainure 2,5-2,7 cm
Trois fragments du champ d'autres plaques ajourées, brisés de tous côtés. Travail plus grossier (avers dressé,
revers brut).
Même motif : croix centrale dans une série de cercles concentriques reliés par un motif de vannerie alternant
triples carrés et rectangles courbes et rectangles obliques rayonnants.
XI.28
Inv. E 1051, E 1295. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriés : E 1051 en 1988 (M. -P. F.-M.) ; E 1295 en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/17-18 (E 1051) ; P. C. 1994 n° 2/17 (E 1295).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions :
E 1051 : 14 χ 12,5 cm ; épaisseur 4,3 cm ; bandeau rainure 3,2-4,8 cm.
E 1295 : 11 χ 5 cm ; épaisseur 5 cm ; bandeau rainure 3 cm.
Fragments de champ de deux plaques ajourés, brisés de toutes parts. Avers dressé soigneusement, revers plus
grossier.
Croix pattées dans une couronne, peut-être encadrée par une composition rayonnante (?) : E 1051 conserve
l'extrémité d'une branche avec un décor de cercle gravé, une portion du cercle rainure formant la première couronne
et un fragment rainure de la suite de la composition. E 1295 présente un motif de croix grecque (?) avec cercle
central (ne subsiste qu'un quart de celui-ci et une branche de la croix), peut-être inscrite comme précédemment dans
une couronne.
XI. Plaques ajourées 297
XI.30
Inv. E 1244. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Rizinice (?). Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. P. C. 1994 n° 3/23.
DESCRIPTION
Marbre de Proconnèse.
Dimensions : 7,5 χ 3,5 cm ; épaisseur 3 cm.
Branche lisse de grille ajourée, brisée de tous côtés ; surfaces soigneusement polies.
298 SALONA I
XI.31
Inv. E 1075. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1988 (M.-P. F.-M).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1988 n° 2/9-10.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 26 χ 16 cm ; épaisseur 4-11 cm.
Fragment de bordure d'une plaque ajourée, soigneusement dressé à la gradine et brisé de trois côtés. Au
revers deux bandeaux plats saillants formant une moulure simplifiée ; sur la face visible bordure haute de 12 cm
composée d'un bandeau plat, d'une frise de perles et pirouettes haute de 2 cm, entre deux sillons, d'un filet plat et
d'un bandeau oblique concave. Le champ ajouré est encore en retrait de 1 cm. Trois arrachement carrés
perpendiculaires au bord subsistent encore de la grille (?) centrale qui était soulignée de rainures.
XI.32
Inv. E 1 149. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventorié en 1990 (M.-P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. - Phot. Ν. D. 1990 n° 5/2.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : 21,5 χ 13,5 cm ; épaisseur 4,5-10 cm.
Fragment de bordure d'une plaque ajourée, soigneusement dressé à la gradine et brisé de tous côtés (tranche
arrachée). Au revers, moulure simplifiée peu marquée; sur la face visible bordure encore haute de 11,5cm
composée d'un bandeau plat portant une frise de feuilles à nervure centrale et cinq ou six lobes arrondis soulignés
de quatre petits trous au trépan (hauteur conservée 7,5 cm), puis bandeau oblique concave de 4 cm. Un arrachement
large de 10 cm de la grille centrale perpendiculaire au bord.
XI.33
Inv. EA 238, EA 243, E 1067, E 1 155, E 1 174. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Marusinac pour EA 238, EA 243. Inconnue pour les autres, réinventoriés en 1988 (E 1067) et 1990 (E 1155,
E 1174) (M.-P. F.-M.).
BIBLIOGRAPHIE
Dyggve-Egger, FS III, pi. VI, 42 (EA 243). Les autres sont inédits.
Phot. Ν. D. 1987 n° 14/25 (EA 238) ; 1988 n° 2/1-2 (E 1067) ; 1990 n° 4/28 (E 1174) ; n° 5/2 (E 1155) ; P.
C. 1992 n° 1/15 (EA 243).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions :
EA 238 : 16 χ 10,5 cm ; épaisseur 3-9 cm
EA 243 : 20 χ 10 cm ; épaisseur 5,5-7 cm
E 1067 : 31,5 χ 26 cm ; épaisseur 6,5-10 cm
XI. Plaques ajourées 299
XI.34
Inv. E 1305. Exposé au lapidaire.
PROVENANCE
Salone (?). Réinventorié en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit (?). - Phot. P. C. 1994 n° 3/25. Dessin 1994 (D. V.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions conservées : 78 χ 17 cm ; épaisseur 2-8 cm ; largeur des bandeaux 2,5 cm.
Fragment de bordure d'une petite plaque ajourée rectangulaire, brisé verticalement à gauche et obliquement
en haut. Une face bien dressée avec décor en léger relief ; tranche et revers un peu plus grossiers. Petits éclats sur
les arêtes de la tranche.
Arrachements du champ ajouré central dont le motif (une simple grille orthogonale) était souligné d'ocelles
gravées aux intersections. Bordure large de 13 cm surplombant de 4 cm le champ ajouré, portant une série
d'animaux stylisés : un quadrupède incomplet dans l'angle supérieur droit (mouton ?) ; trois oiseaux différents à
droite (tous dirigés vers le centre, celui du bas a les ailes déployées) ; et un poisson orienté vers la droite sur lequel
repose le troisième oiseau. Les yeux sont de simples petits cercles gravés et les détails des corps (poil, plumes,
écailles) sont suggérés par des traits courts et rapprochés.
COMMENTAIRE
Cette plaque semble assez tardive, de par son décor figuré et son rendu stylisé.
ΧΠ. DIVERS (Ρ C. et C. M )
ΧΠ.1
Inv. 507 EA. Salone, "prothesis" de la basilica urbana.
PROVENANCE
Salone, découverte en 1902 dans la "prothesis" de la basilica urbana.
BIBLIOGRAPHIE
Bulié, Scavi della basilica episcopalis urbana a Salona durante l'a. 1902, BD 26, 1903, p. 43 et 47, pi. IX
(phot).
Phot. C. M. 1988 n° 2/10. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 92 cm ; lit de pose 45 χ 45 cm ; lit d'attente 45,5 χ 45 cm ; hauteur du chapiteau 31 cm ;
diamètre 42 cm.
Colonne monolithe, épaisse et courte, presque entièrement conservée (trois angles de la plinthe sont brisés).
Dressée à la gradine, lit d'attente lisse.
Base haute de 15,5 cm (plinthe non saillante et bandeau angulaire). Chapiteau simplement épannelé sous un
abaque lisse non diférencié haut de 3,5 cm, astragale en tore haut de 2,5 cm.
COMMENTAIRE
Seul exemplaire de ce type connu à Salone, on peut penser, en raison de son lieu de découverte à un support de
table secondaire, éventuellement pour les offrandes. L'inventaire 508 EA donne un fragment de table en calcaire
(longueur 68 cm ; épaisseur 13 cm), qui aurait surmonté cette colonne, cf BD 26, op. cit., p. 47 pi. IX (très peu lisible).
ΧΠ.2
Inv. E 1309. Marusinac, annexe nord-est de l'église nord.
PROVENANCE
Marusinac, annexe nord-est de l'église nord. Fouilles 1993 (E. Marin).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. Phot. P. C. 1993 n° 3/4-8 et 1994 1/2-3. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 1,95 m ; section 30 χ 20 cm.
Haut "pilastre" presque entièrement conservé. Brisé en haut et en deux fragments jointifs. Dressé à la gradine,
sauf en bas ou les faces latérales sont simplement dégrossies. Au sommet subsiste une cavité rectangulaire (20 χ
10 cm) profonde de 2 cm, tandis que les angles se poursuivent vers le haut par des appendices de section
grossièrement carrée (4 cm de côté). Ces éléments présentent en outre une feuillure de quelques millimètres sur les
deux faces externes contiguës, qui indiquent la possibilité d'une fermeture très fine. Ils devaient soutenir un
couronnement dont la forme n'est pas restituable.
Le décor consiste en deux moulures verticales larges de 5 cm (bandeau plat, cavet et bandeau oblique en retrait)
en saillie de 3 cm, autour d'un champ qui comporte une croix latine pattée gravée, haute de 1,04 m et large de 19 cm.
COMMENTAIRE
Cet élément énigmatique présente le type de croix latine gravée le plus fréquent à Salone (notamment sur les
poteaux de meneaux) ; la mouluration verticale est en revanche unique sur le site. Sa fonction primitive ne peut être
302 SALONA I
définie avec précision. On peut toutefois supposer que la partie sommitale recevait un objet précieux, situé ainsi hors
de portée à 1,90 m de hauteur, et par là même mis en valeur (un reliquaire ne surprendrait pas dans ce site de
pèlerinage).
ΧΠ.3
Sans numéro. Remployé comme cuve baptismale dans l'église paroissiale de Solin (Gospa od Otokä).
PROVENANCE
Salone. Utilisé au XIXe s. comme réceptacle à huile, puis recueilli par le curé de Solin dans la cour de la
maison de don Lovre Katié à Solin.
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. Phot. P. C. 1994 n° 3/8-10. Dessin 1994 (Br. P.).
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur 35 cm ; largeur 39 cm environ ; longueur 52 cm.
Clef d'arc (?) creusée en bac à huile au siècle dernier (ou cuve rectangulaire de reliquaire). Un fragment jointif
recollé à l'arrière. Dressé à la gradine assez sommairement. Lit de pose non observé. Epaisseur moyenne des parois
5 cm. Au fond, cercle en retrait, dû au remploi ; sur la tranche supérieure multiples petites mortaises modernes,
circulaires de 5 mm de diamètre. Angles antérieurs et arête inférieure gauche brisés. Fond d'une mortaise en haut à
droite de la face antérieure le long de la bordure, avec éclats anciens autour (diamètre 3 cm ; pf. 4 cm) ; et mortaise
rectangulaire (4x2 cm, pf. 3 cm) sur la face postérieure, correspondant peut-être à la fermeture du reliquaire.
Croix latine pattée gravée profondément, large de 14 cm et haute de 30 cm, sur un des petits côtés.
COMMENTAIRE
S'il s'agit bien ici d'un reliquaire, on peut le comparer par ex. avec l'exemplaire en marbre de Lovre&na,
également conservé au Musée (Inv. E 449, cf. Bulié, BD 32, 1909, pi V).
ΧΠ.4
E 1286. En réserve au Musée.
PROVENANCE
Inconnue. Réinventoriée en 1994 (P. C).
BIBLIOGRAPHIE
Inédit. Phot. P. C. 1994 n° 3/25.
DESCRIPTION
Calcaire.
Dimensions : hauteur conservée 25,5 cm ; largeur 30 cm environ ; épaisseur 4 cm.
Plaque carrée brisée dans son tiers supérieur. Pierre usée, présentant sur l'avers une croix monogrammatique
dans une couronne en léger relief (diamètre externe 26 cm.
. LE CONTEXTE DALMATE
La sculpture de Salone est caractéristique d'une production assez largement dispersée dans la province
romaine de Dalmatie (caf. carte)1 . On la retrouve depuis la région de Sibenik au Nord, avec quelques
exemples à Zadar, jusqu'à Dubrovnik au Sud, et sur toutes les îles du littoral correspondant. A l'intérieur
des terres, ce type de sculpture apparaît en assez grand nombre jusqu'à Imotski et dans la vallée de la
Neretva, à la limite de la Bosnie, puis plus sporadiquement en Herzégovine et en Bosnie méridionale, où
s'est développée parallèlement une sculpture régionale plus figurative - en cela très différente des exemples
salonitains essentiellement non figurés. Nous avons donc recherché des éléments de comparaisons pour la
plupart de nos grandes catégories. Nous avons constaté que la production est pratiquement toujours en
calcaire (sauf pour les tables) et correspond pratiquement à l'aire de diffusion du matériel des carrières de
l'île de Braô. On retrouve partout une proportion par type d'éléments tout à fait comparable à celle recensée
à Salone. Par exemple, les éléments de fenêtre, si nombreux dans les églises de Salone, sont une constante
de l'architecture régionale dalmate. De même les éléments de mobilier les plus rares à Salone n'apparaissent
que sur quelques autres sites, comme l'ambon attesté à partir du VIe s. sur quatre sites seulement en sus de
ceux du catalogue.
Nous donnons donc, en suivant l'ordre du catalogue, des listes comparatives, évidemment non
exhaustives, qui permettront de replacer Salone dans son contexte local. Dans la mesure où cette sculpture
est peu ou mal publiée, nos références bibliographiques (en croate pour la plupart) sont limitées aux seules
photographies ou dessins d'éléments publiés.
I. Linteaux
On a à KaStel Sucurac un linteau avec inscription, une croix grecque pattée gravée dans une couronne et
deux croix latines pattées également gravées2. A Novigrad, un exemplaire remployé présente un décor
gravé de trois croix latines pattées dans des cercles reliés par deux paires de quatre-feuilles3 . L'ancien
linteau de l'église de Sipan-Biskupija possédait deux croix latines pattées gravées4 . Le linteau de Povlja
présente une croix latine classique (pattée et en relief) au centre, flanquée sous la traverse de deux
rinceaux stylisés dans un cadre gravé.
III. Eléments de fenêtre
Meneaux à double colonnette : ce type semble avoir été prisé notamment dans les absides (deux
exemplaires in situ (un remplacé par une copie) à Povlja sur l'île de Brac5 ), alors qu'à Zadar, les églises
Saint-Etienne6 et Saint-Thomas7 comportaient à l'origine douze paires de meneaux à double colonnette dans
les bifores de leurs façades latérales ; quelques-uns sont restés en place (façades sud). On connaît deux
1 La plupart des sites énumérés ci-dessous font partie du corpus de P. Chevalier (thèse de doctorat, Paris IV, 1991,
sur L'architecture paléochrétienne de la province de Dalmatie, en dehors de Salone) qui paraîtra en tant que
32deuxième
D.Br.Keòkemet,
Migotti,
volumeKaStel
Dekorativna
de notre
Suéurac,
sérieranokrséanska
Salona.
Split, 1978, pi.plastika
II, 6 p. jaderskog
41 (phot. : ex.
i saloni
remployé).
tanskog podruçja. Temeljne osobine i
4 I. Fiskovié,razlike,
medusobne Biljesfce
Diadora
ο starokrséanskim
13, Zadar, 1991,
i ranosrednjovjekovnim
pi. IVfig. 3 (phot.). spomenicima na otoku âpanu, PPUD 18, 1970,
fig. p. 19 (phot.).
I. Ostojié, Starokrséanska bazilika s krstionicom i rimskim spomenicima u Povljima na Braài, PPUD 12, 1960,
fig. p. 17 (phot, au moment de la découverte du meneau de gauche, ensemble et détail) ; id., Nasta\>ak istraävanja
starokrsóanske bazilike i krstionice u Povljima, PPUD 13, 1961, fig. p. 17 (vue extérieure après restauration) ; I.
Fiskovié, Ο ranokrséanskoj arhitekturi na otocima Bracu i Solti, Arheoloski radovi i rasprave 8-9, Zagreb, 1982,
pi. II fig. 4 (vue intérieure).
Voir par ex. le catalogue de l'exposition Sjaj zadarskih riznica/The splendour of the Zadar Treasuries, Zagreb,
1990, fig. p. 108 (vue extérieure) et en haut p. 109 (intérieur). Un autre fragment a été publié par I. Petricioli,
Fragment!
7 Catalogueskulpture
Sjaj zadarskih
od VI. riznica/The
do VIII. stoljeâa
splendour
iz ladra,
of the
Diadora
Zadar 1,Treasuries,
Zadar, 1959,
Zagreb,
fig. 181990,
p. 187
fig.(phot.).
p. 109 (phot, du bas)
et p. 115 (détail d'un chapiteau, oiseau). Pour deux autres meneaux de la même église, voir I. Petricioli, op. cit., fig.
14-17 p. 186 (phot.).
304 SALONA I
Fig. 1. Carte de la province romaine de Dalmatie avec les principaux sites mentionnés (Br. P.).
autres exemplaires avec une croix latine pattée en relief sur l'île de Lopud8 , et un à Majsan (colonnette d'un
côté, croix latine pattée gravée de l'autre)9 . Citons encore une base d'exemplaire non monolithe à Split10, le
meneau remployé comme base d'autel dans l'église haut-médiévale de Vid nad Dolom (île de Braô)11 , ou le
petit meneau pris à tort pour une colonnette d'autel de Borasi près de LjubuSki12 .
Les meneaux de section rectangulaire, souvent publiés à tort comme piliers de chancel, sont comme à
Salone de loin les plus nombreux, avec le plus souvent une croix latine pattée gravée sur une face (Banjevci,
un ex. à moulure sommitale développée13, Bicina-Polaöa, deux ex.14 ; Bijaéi, deux ex. remaniés au haut
Moyen Age15 ; Biograd na moni, deux ex. dont un à bandeaux moulurés16 ; Caska17 ; Danilo-Rider, trois
ex. ; Dubrovnik18 ; Fumija ; Kasié19 ; Galovac20 ; Gornji Vakuf21 ; Lovreöina (croix à carré central
réservé), Mokro22 , Mokropolje-Suòevici ; Novalja, deux ex.23 ; Potoci, deux ex.24 ; Pridraga, quatre ex. en
place et d'autres25 ; ReSetarica26 ; Split27 ; Srima, nombreux ex.28 ; Trogir29 ; Vranjevo selo30 ; Vrba31 ;
11 J. Belamarié, "Capsella reliquiarum" (1160.) iz Sv. Kuzme i Damjana u KaStel Gomilici, PPUD 31, 1991, fig. p.
55 (phot.).
13 Voir
Br. Migotti,
par ex. Basler,
Dekorativna
Architektur,
ranokrséanska
fig. 35 pi. 14
plastika
: sa hauteur
jaderskog
(60 cm)
i salonitanskog
est trop faible pour
podruçja.
un support
Temeljne
d'autel.osobine i
medusobne razlike, Dì adora 13, Zadar, 1991, pi. IV fig. 2 (phot. : ex. muré à moulure en bandeau cordé, scotie puis
astragale
14 B. Ilakovac,
de perles
Vranska
et pirouettes).
regija u rimsko doba, Rad Institute* JAZU Zadar 18, 1971, fig. 35a-b (phot., croix latine
largement creusée à carré central réservé sur les deux ex. ; alpha et omega sous la traverse de l'ex, complet à
gauche).
M.-P. Flèche Mourgues, P. Chevalier, A. Pitesa, Catalogue des sculptures du haut Moyen Age du Musée
archéologique de Split, I, Disputationes Salonitanae IV {VAHD 85), Split, 1994, sous presse (deux exemples, l'un
remanié
16 Fr. BuSkariol,
en meneauIstraêivanja
de bifore octogonal,
Don Luke Jl'autre
eli 6a uretaillé
Biogradu
en console).
na moru na poloêaju Glavica - Biogradski spomenici I,
PPUD
17 A. Sonje,
27, 1988,
Kasnoanticki
fig. 17 p. spomenici
34 et fig. 22na p.otoku
36 (phot,
Pagu,anciennes).
Peristil 24, Zagreb, 1981, fig. 7 p. 21 (dessin, croix largement
I. Zile, Spolia i ostali nalazi skulpture i plastike u Dubrovniku do pojave romanike, Colloque "Arheoloska
■
22 istraÉivanja
large
19 V. aux
Delonga,
contours
u Dubrovniku
Starohrvatska
gravés). i dubrovaékom
crk\>a na "Mastirinama"
podruqu" Dubrovnik
u Kasicu 1984,
kod Zadra,
Zagreb,SHP
1988,III/18,
fig. 131988,
p. 180
pi. III,
(phot.
1 (phot.
: croix:
patte non évidée).
J. Belosevié, Ishod pete, zavrsne kampanje istrazivanja lokal ite ta "Crkvina" u se lu Galovcu kod Zadra, Radovi
Filozofskogfakulteta
21 J. Petrovié, Novi arheoloski
31, Zadar, nalazi
1991-1992,
iz doline
pi. IV,
gornjeg
1 (phot.).
Vrbasa, GZM ns 15, 196-1961, pi. II, 1-3 (dessin, croix
largement
22
23 Basler,
A. Sonje,
Architektur,
gravée
Kasnoanticki
avec fig.
carréspomenici
69réservé
p. 124à(dessin
nal'intersection
otokurestitué,
Pagu,desPeristil
croix
branches).
monogrammatique
24, Zagreb, 1981,à fig.
contour
10 p.gravé).
15 (phot.) ; et J. Kunkera,
Novaljska biskupija na otoku Pagu od 4. do 7. vijeka, Novalja, 1977, pi. X (phot, peu lisible avec d'autres
24 N. Miletic", Izvestaj ο za sût nom iskopavanju u Potocima kod Mostara, GZM ns 17, 1962, pi. II, 1, 3 (phot., croix
fragments).
à25 contour
Cataloguegravé).
de l'exposition Sjaj zadarskih riznica/The splendour of the Zadar Treasuries, Zagreb, 1990, fig. p. 110
(vue extérieure) et p. 1 1 1 (à gauche).
B.M. Vrdoljak, Starokrséanska bazilika i ranosrednjovjekovna nekropola na Resetarici kod Livna, SHP III/18,
1988, pi. IX, 3 (dessin, croix monogrammatique sur pédoncule à carré réservé à l'intersection des branches), pi.
XII,I. 3 Mimik,
27 (phot, duRoman
même meneau),
architectural
4 (phot,
fragments,
de la baseDiocletian's
d'un autre ex.Palace
du même
- American-Yugoslav
type). joint excavations 6,
Minneapolis, 1989, pi. VIII fig. 66 (dessin). Fragment remanié en pilastre inscrit au haut Moyen Age, provenant de
S. Maria de Taurello, cf. M.-P. Flèche Mourgues, P. Chevalier, A. Pitesa, Catalogue des sculptures du haut Moyen
Age
2 ZI.duGunjaCa,
Musée archéologique
Srima. Konipleks
de Split,
kasnoanticke
I, Disputationes
sakralneSalonitanae
arhitekture,IVcatalogue
(VAHD 85),
d'exposition,
Split, 1994,
Sibenik,
sous presse.
1985, phot. p.
6 à gauche d'un meneau avec son imposte. Les meneaux portent ici une marque de pose (gamma, phi, omega),
permettant d'identifier l'imposte correspondante, d'un type qui imite les pratiques des carrières impériales ; les
croix sont dotées ou non d'un carré central réservé, une est monogrammatique ; les moulures de la base et du
sommet
29 I. Babié,
sont Starokrséanski
bien marquées avec
ulomciparfois
u Trogiru,
un astragale
PPUDen25,haut.
1985, fig. p. 37 (phot., base sur pédoncule), 39 (phot.,
croix
30 V. PaSkvalin,
à carré central
CrkvinaWranjevo
réservé et pattesselo,
nonrimsko
évidées)
naselje
et 41 (bilingue
(phot., ex.anglais),
entier enAP
deux
1985,
fragments).
Ljubljana, 1986, notice 87, fig.
231 (phot.,
I. Bojanovski,
croix monogrammatique
Kasnoanticka bazilika
avec Ru latin).
Vrbi na Giamo ckom polju, GZM ns 35-36, Sarajevo, 1980-1981, fig. 5 p.
203 (phot. : deux fragments, moulure sommitale à astragale), et pi. I, 2 (dessin, deux autres fragments).
306 SALONA I
Zablaée32 ; groupe episcopal de Zadar, un dans le dépôt du musée archéologique, deux dans le trifore de la
Majsan34 ,Sainte-Barbara,
chapelle Punta Luna35 ), ouetc.),
parfois
plus sans
rarement
décor une
maiscroix
souventlatine
avecpattée
les moulurations
en relief (Grabovac,
habituelles de
deux
la base
ex.33,
et
du sommet des faces (Kastei Sucurac, deux ex.36 ; Majsan, deux ex.37 ; Mogorjelo, deux ex.38 ; Narona ;
Novalja, etc.).
Les impostes de meneau correspondent aux grands types trouvés à Salone : avec croix latine pattée(s)
gravée(s)
Pridraga43 (Begovaca39
; Resetarica,; deux
Humilisani,
ex.44 ; Split,
deux deux
ex. ; ex.45
Kastei; Srima,
Suéurac40
plusieurs
; Novalja-Gaj41
ex.46 ; Siprage47
; Potoci,
; Vrba48
deux; groupe
ex.42 ;
episcopal de Zadar, un dans le dépôt du musée archéologique, remanié au Moyen Age et deux remployés à
Saint-Donat, etc.), croix latine pattée en relief (Dubrovnik, deux ex.49 ; Gradac50 ; Lopud51 ; Majsan, deux
ex.52
; Novalja; Trsteno53, etc.), croix grecque pattée seule (Cim54) ou dans une couronne (Lopud55 ;
colonnette
35
3736 D.
A.
Cv.Keckemet,
Sonje,
Fiskovié,
engagée
Kasnoanticki
Kastei
Ranokrsâanska
sur l'autre
Sucurac,
spomenici
face).
Split,
memorija
na 1978,
otokui groblje
pi.
Pagu,
II, 2Peristi!
p. 40Majsanu,
na (phot,
24, Zagreb,
d'un
SHPdes1981,
III/13,
deuxfig.
ex.
1983,
13remployé).
p.fig.
21 12
(phot.).
(phot, d'un ex. avec
l'imposte
38
39 E.
V. Dyggve,
Delonga,
lisse H.
correspondant).
Kameni
Vetters,spomenici
Mogorjelo.
s "Begovace"
Ein spätantiker
u Biljanima
Herrensitz
Donjim
in Dalmatien,
kodZadra,Vienne,
SHP III/20,
1966, Split
pi. Vili,
19904 (phot.).
(1992), pi.
Ili,D.
4140
42 A.2 Sonje,
Ν. (phot,
KeCkemet,
Miletié,d'un
Kasnoanticki
lzveStaj
fragment).
Kasselο Suéurac,
zastitnom
spomenici
Split,
iskopavanju
na 1978,
otoku pi.
Pagu,
u II,
Potocima
2Peristi]
p. 40 kod
(phot.
24,Mostara,
Zagreb,
: ex. remployé).
1981,
GZAI fig.
ns 17,
2 p.1962,
8 (phot.).
pi. II, 1,3 (phot., croix
à contour
43 Catalogue
gravé).
de l'exposition Sjaj zadarskih riznica/The splendour of the Zadar Treasuries, Zagreb, 1990, fig. p. 110
(vue
4 B.M.
extérieure)
Vrdoljak,et p.Starokrsâanska
1 1 1 (à droite).bazilika i ranosrednjovjekovna nekropola na Resetarici kod Livna, SHP III/18,
1988, pi. IX, 4 (dessin), pi. XII, la-b (phot, du même, croix sur une face à carré réservé à l'intersection des
branches,
45 I. Mirnik,
rosetteRoman
sur l'autre),
architectural
2 (phot, fragments,
de la base d'un
Diocletian's
autre ex.). Palace - American-Yugoslav joint excavations 6,
46 ZI. GunjaCa,1989,
Minneapolis, Srima.
pi. Kompleks
VIII fig. 61-62
kasnoanticke
(dessins).sakralne arhitekture, catalogue d'exposition, Sibenik, 1985, phot. p.
6 à gauche d'un ex. avec son meneau. Les impostes du site portent une marque de pose (lettres grecques), qui
permettait d'identifier le meneau correspondant, imitant les pratiques des carrières impériales ; certaines croix
présentent un carré central réservé, une est monogrammatique ; les bandeaux du sommet sont moulurés avec
*7 Ó. Truhelka,
parfois un astragale.
Starokrsâanska arheologija, Zagreb, 1931, fig. 39 p. 118 ; Basler, Architektur, fig. 87 pi. 30
(dessins, croix sur une face, rosace au compas sur l'autre).
I. Bojanovski, Kasnoantiâka bazilika u Vrbi na Glamockom polju, GZA/ ns 35-36, Sarajevo, 1980-1981, pi. I, 1
(dessin,
9 Cv. Fiskovié,
deux fragments).
Starokrsâanski ulomci iz Dubrovnika, Starinar 9-10, Belgrade, 1959, fig. 7-8 p. 56 (phot. : croix
sur les deux faces). Un autre exemplaire vient de Saint-Etienne : é. Truhelka, Starokrsâanska arheologija, Zagreb,
501931,
P. OreC,
fig. 25Ranokrsâanska
p. 90 (dessin). dvojna crkva u Gracu kod Posusja, GZM ns 37, Sarajevo, 1982, pi. II, 1 (phot. : croix
51regravée
I. Fiskovié,
au centre).
Ο ranokrsâanskim spomenicima naronitanskog podruçja, Colloque "Dolina rijeke Neretve od
prethistorije do ranog srednjeg vijeka"
2 Cv. Fiskovié, Ranokrsâanska memorija
Metkovié
i groblje
1977, na
Split,
Majsanu,
1980, fig.
SHP36a-b
III/13,
p. 244
1983,
(phot.).
fig. 10-11 (phot. : un ex.
53 I. Fiskovié,
complet avec deux
Ο croix
ranokrsâanskim
et un à moitié
spomenicima
conservé). naronitanskog podruqa, Colloque "Dolina rijeke Neretve od
prethistorije do ranog srednjeg vijeka" Metkoviâ 1977, Split, 1980, fig. 42 p. 247 (phot. : croix sur les deux faces,
l'une
54
55 T.
I. avec
Andelic,
Fiskovié,
deuxKasnoantiâka
hederae
Ο ranokrsâanskim
à la base).
bazilikaspomenicima
u Cimu kod Mostara,
naronitanskog
GZM nspodruqa,
29, Sarajevo,
Colloque
1974 (1976),
"Dolinapi.rijeke
VII, 2Neretve
(phot.). od
prethistorije do ranog srednjeg vijeka" Metkoviâ 1977, Split, 1980, fig. 36a-b p. 244 (phot.), fig. 37 p. 245 (phot. :
exemplaire avec deux colombes affrontées).
Le contexte dalmate 307
lisse
59 E. correspondant).
Dyggve, H. Vetters, Mogorjelo. Ein spätantiker Herrensitz in Dalmatien, Vienne, 1966, pi. Vili, 4 (phot. : ex.
61 I.V.
de
60 gauche).
Ostojié,
Delonga,Starokrséanska
Prilog arheoloskoj
bazilika
topografici
s krstionicom
Mokrogi rimskim
polj a kod
spomenicima
Knina, SHPuIII/14,
Povljìma
Split,na 1984,
Bracu,pi. PPUD
I, 3 (phot.).
12, 1960,
fig. p. 17 (phot, au moment de la découverte de l'imposte de gauche, ensemble et détail) ; id., Nastavak istraêivanja
starokrSéanske
62 Zl. Gunjaëa, bazilike
Krstionica
i krstionice
starokrséanske
u Povljima,
dvojne
PPUD
bazilike
13, 1961,
na Srimi,
fig. p. Lyhnid
17 (vue7,extérieure
Ohrid, 1989,
après fig.
restauration).
8-9 (phot., une
63 D. Domancic,
colonnette complète
Krsni
et un
zdenac
chapiteau
ranokrscanske
à feuilles d'acanthes)
crk\>e u Lovrecini
et 10 (restitution
na Bracu, PPUD
d'ensemble).
23, 1983, fig. p. 43 (cuve avec les
quatre bases remises en place), p. 44 (phot. : chapiteau à feuilles lisses et volutes), p. 45 (phot, architrave avec croix
latine
64 Zl. pattée
GunjaCa,
en relief),
Srima. p.Kompleks
46 (restitution
kasnoanticke
d'ensemble).
sakralne arhitekture, catalogue d'exposition, Sibenik, 1985, phot. p.
lia gauche d'un chapiteau à feuilles d'acanthes de l'église nord ; phot. p. 13 à droite d'un chapiteau de l'église
nord,
65 I. Bojanovski,
à qautre feuilles
Kasnoanticka
lobées profondément
bazilika u Vrbi
nervurées
na Giamo
et volutes
ckom polju,
d'angles
GZMsousnsun35-36,
abaqueSarajevo,
mouluré.1980-1981, pi. I, 4
(dessin, six fragments, dont trois de chapiteaux à feuilles d'acanthe ; on a aussi in situ deux des encastrements des
supports).
I. Zile, Spolia i ostali nalazi skulpture i plastike u Dubrovniku do pojave romanike, Colloque "Arheoloska
istrazivanja u Dubrovniku i dubrovackom podruçju" Dubronik 1984, Zagreb, 1988, fig. 22 p. 183 (phot. : chapiteau
à feuilles
67 D. Basler,
d'acanthes).
Architektur, fig. 50 pi. 19 (dessin, chapiteau à feuilles lisses charnues et volutes), un fût convenant au
68 D. Marasovié,
chapiteau (hauteurM.1,88Sumic,
m ; diamètre
Sv. Kuzma
inf. i33Damjan
cm) a aussi
u Kastei
été trouvé.
Gomilici, Obnova bastine 1, Split, 1993, fig. 1 p. 2
(phot. : chapiteau à feuilles plates lobées et abaque mouluré).
I. Mirnik, Roman architectural fragments, Diocletian's Palace - American-Yugoslav joint excavations 6,
Minneapolis, 1989, pi. XV fig. 63 (phot. : chapiteau à feuilles d'acanthe très plates) et fig. 64 (phot. : chapiteau à
feuilles
70 Ó. Truhelka,
lisses et Starokrséanska
fleuron trifide dans
arheologija,
chaque écoinçon).
Zagreb, 1931, fig. 23 p. 87 (dessin) ; M. Suie et alii, Nin, problems of
71 T. Andelie, excavations,
archaeological KasnoantickaZadar,
bazilika
1968,
u Cimu
pi. XLI,
kod1-3Mostara,
(phot.). GZM ns 29, Sarajevo, 1974 (1976), fig. 7p. 192
(restitution de la table) et pi. IV, 3a-b (phot. : 2 chapiteaux à feuilles d'acanthes et 2 bases).
73 J.Ibid.,
74 Ibid.,
JeliCic,
fig.fig.Ranokrséanski
9 p.p. 196
17 (restitution
(reconstruction
oltar de
u Gatima,
la table)
idéalePPUD
et depi. l'autel
VII,
31, 1991,
3a-d
en (phot.
fig.
marbre
2 4p.chapiteaux
8de(phot.),
type ravennate
chapiteau
juste épannelés).
àavec
feuilles
éléments
d'acanthe.
existants
photographiés).
5 J. Petrovié, Novi arheoloski nalazi iz doline gornjeg Vrbasa, GZM ns 15, 196-1961, pi. II, 1-3 (dessin, chapiteau
à76 feuilles
P. OreC,d'acanthe,
Ranokrséanska
fragmentdvojna
de fûtcrk\>a
et base).
u Gracu kod Posusja, GZM ns 37, Sarajevo, 1982, pi. I, 1-6 (phot. : trois
chapiteaux à feuilles lisses et V superposés dans les écoinçons, et fragments de fûts).
308 SALONA I
Majdan78, Mali Mosunj79, Muline, Povlja, Resetarica, Srima (un autel dans l'église nord et deux tables
successives au Sud)80, Stari Grad81, Sumpetar82, Sipan83, Tuöepi84, Turbe-Varosluk85 , Ubli86, Zadar87,
etc.
VII. Tables et piscinae
Le nombre de plateaux de tables identifiés est en revanche très réduit par rapport au matériel de Salone.
Les tables secondaires ne semblent en effet pas très répandues dans ces églises petites et moyennes de la
Dalmatie, qui possédaient néanmoins un autel dont le plateau rectangulaire est pratiquement toujours en
marbre : Cim (premier autel en marbre88, deuxième en marne89), Gâta90 (tranche moulurée et lunules),
Gornji Vakuf91 , Lepenica, Lopud92 , Lovre&na (tranche lisse), Jabuka, Mokro (en marne)93 , Novalja,
Povlja (presque complète), Punta Luna, Resetarica (deux plateaux, un en marbre à rebord arrondi, un en
calcaire)94 , Stari Grad95 (cathédrale double, deux plateaux, dont l'un à tranche moulurée et lunules), S rima
(un plateau en marbre pour chaque église, au Sud avec tranche moulurée, puis deuxième plateau en
calcaire), Sutivan96, Sipan-Biskupija97 , Skrip98, Tuôepi (en calcaire), Turbe-Varosluk99 , Vinjani (en
77 J. Jeliòié, Ranokrséanski oliar u Gatinta, PPUD 31, 1991, fig. 3-4 p. 8 (phot. : colonnette entière et chapiteau à
feuilles
78 Basler,
79 I. KujundZié,
pointues
Architektur,
Najnovije
nervurées,
fig. rimske
60en pi.
calcaire)
21iskopine
(dessin,u colonnette
Mosunju, GZM
presque
2%,complète,
1916, fig.chapiteau
12-14 p. à486
feuilles
(phot.lisses).
: deux chapiteaux à
feuilles
80 ZI. Gunjaca,
lisses et Srima.
V superposés
KompleL·
danskasnoantiéke
les écoinçonssakralne
et une base).
arhitekture, catalogue d'exposition, Sibenik, 1985, phot. p.
lia droite d'une colonnette complète de l'église nord, chapiteau à feuilles lisse et V superposés dans les écoinçons
(on a des fragments des trois autres). La table en marbre de l'église sud possédait des supports à chapiteau du même
type, les colonnettes de la seconde phase sont nettement plus massives.
J. JeliCié, Ranokrséanski oltar u Gatima, PPUD 31, 1991, fig. p. 9 (phot. : trois bases en marbre avec départ du
8283 I.Ibid.,
fut surFiskovié,
celle
fig. de
p. Biljeske
gauche).
10 (phot.ο : starokrséanskim
deux bases en marbre,
i ranosredjnovjekovnim
fût torse à gauche).spomenicima na otoku Sipanu, PPUD 18, 1970,
fig. de droite p. 13 (phot., chapiteau "corbeille" byzantin traité au trépan).
N. Boîanic-BQÎié, Arheolo&i nalaz na groblju u Tuâepima, PPUD 14, 1962, fig. p. 20 en haut (phot. : chapiteau
et fragment
85 6. Truhelka,
de fûtIskopine
en marbre).
u dolini Lasve, GZM 5, 1893, fig. 24 p. 698 (dessin, colonnette complète, chapiteau à
feuilles
86 P. Marconi,
lisses et Antichità
V superposés
di Lagosta,
dans les écoinçons).
Bulletino dalla Commissione archeologica Com. 62, Rome, 1934, fig. 23
(dessin d'un chapiteau en marbre simplement épanellé).
I. Petricioli, Fragment! skulpture
ture od VI. do Vili, stoìjeóa iz ladra, Diadora 1, Zadar, 1959, fig. 2 p. 176 (phot. :
chapiteau
88 T. Andelic,
à feuilles
Kasnoantiéka
lobées et nervurées).
bazilika u Cimu kod Mostara, GZM ns 29, Sarajevo, 1974 (1976), fig. 7 p. 192
(restitution
89
90 J.Ibid.,
JeliCié,
fig.de9Ranokrséanski
p.la table)
196 (restitution
et pi. oltar
IV, de
2 u(phot,
la
Gatima,
table)
tranche
etPPUD
pi.moulurée).
VII,
31,1 1991,
(phot, fig.
tranche
p. 6 lisse).
(phot.), fig. p. 17 (reconstruction idéale de
91l'autel
J. Petrovié,
de type ravennate
Novi arheoloski
avec éléments
nalazi izexistants
doline gornjeg
photographiés).
Vrbasa, GZM ns 15, 196-1961, pi. II, 6 (dessin, tranche
1988,
95
9796 J. Fiskovié,
I.Ibid.,
JeliÊié,
pi.fig.
XV,p.Ranokrséanski
3Biljeske
7(phot,
(phot.),duο 29
starokrséanskim
deuxième,
oltar
fragments
u Gatima,
calcaire
exposés
i ranosrednjovjekovnim
PPUD
deau
BraC
Musée
31,d'après
1991,
de Srip
le fouilleur).
fig. p. spomenicima
(Brac).
7 (phot.) et restitution
na otoku de
Éipanu,
la tablePPUD
p. 12.18, 1970,
fig.
9 R.duBuzancic,
haut p. 20Dvije
(phot.,crkve
très épaisse,
na Bra eutranche
obnovljne
lisse).u ranom srednjem vijeku, PPUD 31, 1991, plan p. 23 {mensa
99remployée
C. Truhelka,
dans Iskopine
le pavement
u dolini
médiéval
Lasva,
au GZM
Sud de5, l'autel).
1893, fig. 23 p. 697 (dessin, plateau complet à tranche lisse) ; id.,
StarokrSéanska arheologija, Zagreb, 1931, fig. 25 p. 90 (dessin, coupe).
Le contexte dalmate 309
calcaire épais), Vrba (en marne)100, etc. On connaît également des petits plateaux circulaires à moulure
habituelle à Sinj101 et Narona. Citons encore les deux piscinae de Zadar et Vrnik102 .
VIII. Ambons
Les cinq ambons recensés hors de Salone et Klapavica présentent des types et des décors très semblables
aux différents exemples salonitains : Bijaci (croix latine pattée en relief)103 ; Lovrecina (éléments inédits,
sous presse), Mokropolje-Vagiéi (cercles sécants dessinant des quatre-feuilles et vannerie)104 ; cathédrale de
Zadar (inédit, croix et cercles sécants) ; églises nord (type salonitain classique, décor à deux cartouches) et
sud de Srima (id. avec moulures saillantes en haut et en bas)105 .
IX. Supports de barrières
Les piliers bas à amortissement sommital sphérique ne sont assurément représentés qu'en deux
exemplaires à Srima, où ils sont censés avoir bordé l'accès central (ils sont exposés au Musée de Sibenik) et
à Reletarica (le fouilleur les attribue à une cathèdre). En revanche, les poteaux-colonnettes sont très
répandus en Dalmatie tant sur la côte qu'à l'intérieur des terres et leur décor ne présente pas d'originalité par
rapport à la production de Salone (la sculpture dite "bosniaque" étant exclue de ces comparaisons). On
dispose donc d'installations de chancels le plus souvent des VIe et VIIe s. à Bijaéi (poteau à croix latine
gravée), Blagaj-Japra106, Bol, Dikovaèa107, Grohote108, Kijevo109, Kosljun110, Lopud111, Lovrecina112,
Luènjak, Majdan113, Mirje114, Mogorjelo115, Mokropolje, Otok, Pakljeno116, Postire117, Potoci118,
100 I. Bojanovski, Kasnoanticka bazUika u Vrbi na Giamo ckom polju, GZA/ ns 35-36, Sarajevo, 1980-1981, pi. I, 3
(dessin,
101
102 N.
Cambi,
Duval,
tranche
Piscinae,
Piscinae
lisse). fig.
et mensae
3a p. 234
funéraires
(dessin de la
Salone
mensaà Aquilée,
de Vrnik),
AAAd
fig. 26,
4 p.1985,
235 (dessin
p. 437 fig.
de 5.celle de Zadar), et pi.
XXXV,
103 V.
104 Dyggve-Egger,
Delonga,
1 (Vrnik,Prilog
phot.)
FS III,
arheoloSkoj
et fig.
2 (Zadar,
45 p. topografiji
33phot.)
(phot, à Mokrog
droite). polja kod Knina, SHP III/14, Split, 1984, pi. IV, 1 (phot. :
vannerie
105 ZI. Gunjaca,
obliqueSrima.
en filetsKompleks
plats saillants),
kasnoanticke
et IV, sakralne
2 (phot. : arhitekture,
fuseaux en relief).
catalogue d'exposition, Sibenik, 1985, phot. p.
15 d'une face du parapet (dans le cartouche supérieur losange timbré d'une grande fleur à huit pétales pointus
portant au coeur une fleurette à quatre pétales cordiformes, cercles frappés de fleurettes dans les écoinçons ; dans le
cartouche
106 D. Basier,
inférieur
Metalurski
cercles sécants
pogon ientrelacés
naselje uendolini
doubleJapre,
filet). GZM ns 30-31, Sarajevo, 1977, pi. XIV, 2 (dessin,
107 N. Cambi,
chapiteau à feuilles
Nuovelisses
scoperte
et V superposés),
di archeologia
et fig.cristiana
9p. 150in (restitution
Dalmazia, deActes
la pergola).
du XI* CIAC Lyon 1986, Rome, 1989,
fig. 32 p. 2429 (phot., chapiteau à quatre feuilles lisses).
Fr. Oreb, Starokrséanska bazilika u Grohotama na Sol ti, Peristi! 26, Zagreb, 1983, fig. (phot.) en haut p. 11
(chapiteau et pilier mouluré), p. 14 en haut (poteau-colonnette lisse reconstitué au sol) et en bas à gauche (trois
sommets
109 J. JeliCié,
de colonnettes,
Tragovi ranokrséanske
chapiteaux à feuilles
arhitekture
lisses),
od dessins
izvora dop. usèa
12 (restitutions
rijeke Cetine,
des deux
Colloque
phases"Cetinska
de la pergola).
krajina od
prethistorije do dolaska Turaka" Sinj 1980, Split, 1984, fig. 2a, p. 173 (phot. : chapiteau à feuilles lisses et V
gravés dans les écoinçons).
Ó. Truhelka, Starokrséanska arheologija, Zagreb, 1931, fig. 104 p. 183 (dessin, chapiteau corbeille byzantins à
monogramme).
111 I. Fiskovié, Ο ranokrséanskim spomenicima naronitanskog podruqa, Colloque "Dolina rijeke Neretve od
prethistorije do ranog srednjeg vijeka" Metkoviâ 1977, Split, 1980, fig. 34a-b p. 242 (phot. : deux piliers décorés
de
112 croix
Fr. Bulié,
latinesRitrovamenti
pattées en relief).
antichi cristiani a Lovresâna di Postire sull'isola Bra ä (Br azza), BD 32, 1909, pi. V
(phot., colonnette complète de pergola conservée au Musée archéologique de Split, Inv. E 439, chapiteau à feuilles
d'acanthes).
113 Basler,
114 E. Marin,
Architektur,
Starokrséanski
fig. 60pluteji
pi. 21 s(dessin,
Mirja kod
chapiteau
Postiraànafeuilles
Bracu,lisses,
PPUD pilier
32 (Mélanges
mouluré). Prijatelj), 1993, vol. 1, fig.
p. 119 (phot. : pilier mouluré).
E. Dyggve, H. Vetters, Mogorjelo. Ein spätantiker Herrensitz in Dalmatien, Vienne, 1966, pi. IX, 3 (phot. :
pilier mouluré sur la face antérieure)
I. Fiskovié, Biljeske ο starokrsâanski m i ranosrednjovjekovnim spomenicima na otoku Sipanu, PPUD 18, 1910,
11fig. E.
de Marin,
gauche p.Postire
24 (phot.,
- starokrséanski
pilier en marbre
kapitel,
mouluré).
AP 19, Belgrade, 1977, pi. LXXVII (phot. : chapiteau à feuilles
d'acanthes) ; V. Kovacié, Postira na o. Bracu. Ranokrséanska crkva (bilingue anglais), AP 1988, Ljubljana 1990,
fig. en bas (phot. : sommet de pilier mouluré avec base de la colonnette).
310 SALONAI
Potravlje119, Prisqje, dans les deux églises de Srima120, à Tucepi121 , Zadar122, etc. Comme pour les ciboria,
les chapiteaux reprennent les types fréquents à Salone (quatre feuilles lisses avec fleurons trifides ou rainures
en V superposés dans les écoinçons, quatre feuilles d'acanthe, etc.), qui n'ont d'ailleurs rien d'original.
X. Plaques de chancels en calcaire
Hors de Salone, les chancels en marbre semblent peu attestés. C'est surtout en Istrie (Pula, Porec,
Novigrad) qu'il faut chercher les comparaisons les plus proches géographiquement et stylistiquement. En
revanche, les chancels en calcaire sont extrêmement abondants ; leurs décors reprennent les différents
schémas attestés à Salone. On trouve des croix latines pattées gravées à Begovaca123, Dikovaôa (flanquée
de 2 colombes), Mirje124, Novalja (monogrammatique), Stobrec (biface)125 ; des croix latines pattées en
relief (comme sur les sarcophages également produits en série dans les carrières de Brac) : Begovaßa,
Blagaj-Japra126, Tkon-Óokovac (fragment avec omega)127 , Novalja128, Omis (biface)129, Srima (église sud),
Stobreö (biface)130, à la cathédrale de Zadar (plaque double) ; des croix grecques pattées dans une couronne
(également présentes sur les sarcophages) : à Grohote131 , Tuöepi132 ; des croix latines pattées dans une
couronne (même remarque que supra) : quatre plaques de l'église nord de Srima (schéma classique avec
lemnisques terminées par des hederae)u* et vraisemblablement une composition similaire à Mirje
(lemnisque avec hedera)n4 ; des croix à huit branches inscrites dans une couronne à Lovreòina, Galovac
(trois fragments)135, Mirje136, à la cathédrale de Zadar, à £ivogosée137 ; des cercles sécants formant quatre-
118 N. Miletié, Izvestaj ο zastitnom iskopavanju u Potocima kod Mostara, GZKI ns 17, 1962, pi. Ili, ì
chapiteau
119 J. Jelicié,
à feuilles
Tragovi
d'acanthes).
ranokrséanske arhitekture od ìzvora do usca rijeke Ceti ne, Colloque "Cetinska krajina od
prethistorije do dolaska Turaka" Sinj 1980, Split, 1984, fig. 3a-b, p. 173 (phot. : deux chapiteaux à feuilles
d'acanthes).
120 Zl. GunjaCa, Srima. Kompleks kasnoanticke sakralne arhitekture, catalogue d'exposition, Sibenik, 1985, phot. p.
13 à gauche d'un chapiteau de l'église sud, à feuilles lisses et grands fleurons trifides dans les écoinçons, voir aussi
le dessin restituant la barrière en couverture du catalogue. Les poteaux-colonnettes de l'église nord possédaient des
chapiteaux
121 N. Bozanié-Bezic,
à feuilles d'acanthes
Arheoloski
du nalaz
type denaceux
groblju
du ciborium,
u Tucepima,
cf. note
PPUD
58 supra.
14, 1962, fig. p. 15 et p. 16 (phot. : un
122 I. Petricioli,
chapiteau à feuilles
Fragment!
d'acanthesskulpture
en calcaire,
od VI. undochapiteau
Vili, stoljeéa
en marbre
iz Zadra,
à feuilles
Diadora lisses).
1, Zadar, 1959, fig. 1 p. 176 (phot. :
pilier décoré d'une croix latine pattée avec alpha et omega, cadre de perles et pirouettes), fig. 4 p. 178 (chapiteau en
marbre
123 V. Delonga,
avec feuilles
Kameni
lissesspomenici
en amande).
s "Begovace" u Biljanima Donjim kod Zadra, SHP III/20, Split 1990 (1992), pi.
III,
124 E.
1 (phot.
Marin,: croix
Starokrséanski
à contourspluteji
gravés)sMirja
et pi. III,
kod5 Posti
(phot,ra d'une
na Bracu,
extrémité
PPUDpattée).
32 (Mélanges Prijatelj), 1993, vol. 1, fig.
p.25 Ill
Voir(dessin,
par ex.croix
N. Cambi,
avec patène
Krizna centrale).
zapadnim vratima Dioklecijanove palace, Kulturna bastino 11-12, Split, 1981,
fie. de gauche p. 9 (phot.).
D. Basier, Metalurski pogon i naselje u dolini Japre, GZAIns 30-31, Sarajevo, 1977, pi. XIII, 1 (dessin), et fig.
9 p. Br.
12 150 Migotti,
(restitution
Dekorativna
de la barrière).
ranokrséanska plastika jaderskog i saloni tanskog podruëja. Temeljne osobine i
meâusobne
128 J. Kunkera,
razlike,
Novaljska
Diadorabiskupija
13, Zadar,
na otoku
1991, pi.
PaguIll od
fig. 4.2 do
(phot.).
7. vijeka, Novalja, 1977, pi. X (phot, peu lisible avec
d'autres
129 J. JeliCié,
fragments).
Tragovi ranokrSéanske arhitekture od izvora do uséa rijeke Ce tine, Colloque "Cetinska krajina od
prethistorije do dolaska Turaka"
30 N. Cambi, Krizna zapadnim vratima
Sinj 1980,Dioklecijanove
Split, 1984, fig.
palace,
lie, p.Kulturna
175 (phot.).
bastino 11-12, Split, 1981, fig. de droite
p. 9 (phot.).
Fr. Oreb, Starokrséanska bazilika u Grohotama na Solti, Peristil 26, Zagreb, 1983, fig. en haut et en bas p. 12
(restitutions
"2
133 N. Bozanic-Bezié,
Zl. GunjaCa,
de laSrima.
barrière).
Arheoloski
Kompleks nalaz
kasnoanticke
na groblju
sakralne
u Tucepima,
arhitekture,
PPUDcatalogue
14, 1962,d'exposition,
fig. p. 20, enSibenik,
bas. 1985, phot. p.
12 (la
134 E. Marin,
croix estStarokrséanski
soulignée par pluteji
un sillon
s Mirja
central,
kodlaPostira
couronne
na est
Bracu,
triple).
PPUD 32 (Mélanges Prijatelj), 1993, vol. 1, fig.
613 p. J.125Belosevié,
(dessin). Ο rezultatima istrazivanja lokaliteta "Crkvina" u selu Galovac kod Zadra, Radovi Filozofskog
fakulteta
136
"Crkvina"
E. Marin,
30,
u selu
Starokrséanski
Zadar,
Galovcu
1990-1991,
kodpluteji
Zadra,
pi.s Radovi
Mirja
IX, 2 kod
(phot.)
Filozofskog
Postira
; id.,
na
fakulteta
Ishod pete,
Bracu, 31, Zadar,
PPUD zavrsne
32 (Mélanges
1991-1992,
kampanje
Prijatelj),
pi. istrazivanja
V, 1-21993,
(phot.).
vol.
lokaliteta
1, fig.
4 p. 123 (dessin).
Le contexte dalmate 311
ËaXviC140
feuilles à Bilice
; des écailles
(deux ex)138,
à Bi&na-PolacV41
Galovac, Grohote139, Lovreòina, Mokropolje-Suceviói, Srima (église sud),
, Galovac (six fragments)142, Kijevo143, Lovreòina, Luönjak144,
Mirje (deux ex.)145, Mokropolje-Sucevici146, Novalja (biface, en marbre, astragale en bordure), Posedarje
(biface)147, Pridraga, Srima (église sud), Ston (Saint-Pierre)148 ; des grilles ou croisillons à Grohote149,
Lovrecina, Mirje150, Mokropolje-Vagici151 , Novalja152, Omis (biface)153, Srima (église sud)154, 2azvié155, à
la cathédrale de Zadar ; des cercles dans une grille à Split156 ; des vases d'où sortent des rinceaux de vigne à
Dikovaôa, Gâta (au trépan)157, Öerin, Kastei Suéurac (peuplé d'oiseaux)158, Lopud (avec vigneron)159,
Novalja, Posedarje (biface)160, Potoci161 ; et très rarement des animaux à Galovac (oiseau ou dauphin)162,
Mirje (agneau, lion, ours)163 ou à Cim (agneau)164 . Curieusement, manque ou n'a pas été repéré jusqu'à
137 I. Fiskovié, Ο ranokrséanskim spomenicima naronitanskog podruéja, Colloque "Dolina rijeke Neretve od
prethistorije do ranog srednjeg vijeka" Metkoviâ 1977, Split, 1980, fig. 5b p. 219.
Ó. Ivekovié, Die Entwicklung der mittelalterlichen Baukunst in Dalmatien, Vienne, 1910, fig. 4 p. 16 (dessin,
une plaque presque complète, cercles imbriqués et bordure avec deux croix latines pattées et deux monogrammes-
blocs).
139 Fr. Oreb, Starokrséanska bazilika u Grohotama na Solti, Peristi l 26, Zagreb, 1983, fig. p. 10 en bas et p. 15 en
hautΒ.
140
141
142 T.J.(phot.
Burié,: les
Ilakovac,
Belosevié,
Kameni
quatre-feuilles
Vranska
Ο rezu
namjestaj
Itati
regija
masont
ubazilike
istrazivanja
rimsko
ici recoupés
udoba,
Zahnéu,
lokal
Rad
pariteta
SHP
Instituta
des "Crkvina"
cercles
III/15,
JAZU
supplémentaires),
1985,
uZadar
sepi.luII,18,
Galovac
5 1971,
(phot.).
p. kod
fig.
12 (restitutions
17
Zadra,
p. 134Radovi
(dessin).
de laFilozofskog
barrière).
p. 120
146
147 V. Vefcié,
P. Delonga,
(dessin).Ulomak
Prilogstarokrséanskog
arheoh&oj topografici
pluteja Mokrog
iz Posedarja
poljanedaleko
kod Knina,
od SHP
Zadra,
III/14,
Diadora
Split, 14,
1984,
Zadar,
pi. II,1992,
1 (phot.).
fig. 2 p.
229 I.(dessin),
148 Fiskovié,
fig. Ο4 p.ranokrséanskim
230 (restitutionspomenicima
de la plaque), naronitanskog
fig. lb p. 239 (phot.).
podruâja, Colloque "Dolina rijeke Neretve od
prethistorije
9 Fr. Oreb, do
Starokrséanska
ranog srednjegbazilika
vijeka"u Metkovié
Grohotama1977,
na Sol
Split,
ti, Peristi
1980, fig.
l 26,27b
Zagreb,
p. 235.1983, fig. en haut et en bas p. 12
(restitutions de la barrière).
E. Marin, Starokrséanski pluteji s Mirja kod Postira na Bracu, PPUD 32 (Mélanges Prijatelj), 1993, vol. 1, fig.
p. 128 (dessin, croisillons), fig. p. 129 (dessin, grille).
V. Delonga, Prilog arheolo&oj topografiji Mokrog polja kod Knina, SHP III/14, Split, 1984, pi. Ili (phot. :
croisillons
152 J. Kunkera,
dans Novaljska
une grille).biskupija na otoku Pagu od 4. do 7. vijeka, Novalja, 1977, pi. X (phot, peu lisible avec
d'autres
53 J. JeliSic,
fragments).
Tragovi ranokrséanske arhitekture od izvora do uséa rijeke Cetine, Colloque "Cetinska krajina od
prethistorije do dolaska Turaka" Sinj 1980, Split, 1984, fig. lib, p. 175 (phot.).
ZI. GunjaCa, Srima. Komplekskasnoanticke sakralne arhitekture, catalogue d'exposition, Sibenik, 1985, phot. p.
14 à droite d'une plaque complète combinant des croisillons et un motif cruciforme central, voir aussi le dessin
restituant
155
156 T.I. Burié,
Mirnik,
la barrière
Kameni
Romanen
namjestaj
couverture
architectural
bazilike
du fragments,
catalogue.
uZazviéu,Diocletian's
SHP III/15, Palace
1985, pi.- II,
American-Yugoslav
2-3 (phot.). joint excavations 6,
Minneapolis,
157
158
159 J.I. JeliSié,
D. KeCkemet,
Fiskovié,
Pluteji
1989,
ΟKastei
pi.
ranokrséanskim
ranokrséanske
VIII
Suéurac,
fig. 68 Split,
(dessin).
crkve
spomenicima
1978,
u Gatima
pi. II,naronitanskog
kod
7-8 Orni
p. 41-42
sa, PPUD
(phot.
podruâja,
29,: fragments
1990,
Colloque
fig. remployés).
p. 7."Dolina rijeke Neretve od
prethistorije
60 P. Vefcic", doUlomak
ranog starokrséanskog
srednjeg vijeka" pluteja
Metkoviéiz Posedarja
1977, Split,nedaleko
1980, fig.od38a-b
Zadra,
p. Diadora
245 et 39 14,
p. 246.
Zadar, 1992, fig. 1 p.
229 Ν.(dessin),
161 Miletié,fig.Izvestaj
3 p. 230
ο zastitnom
(restitutioniskopavanju
de la plaque),
u Potocima
fig. la p. kod
239 Mostara,
(phot.). GZA/ns 17, 1962, pi. III, 2 (phot, d'un
162 J. Belosevié, Ο rezu Itati ma istrazivanja lokalite ta "Crkvina" u selu Galovac kod Zadra, Radovi Filozofskog
fragment).
fakulteta
63 E. Marin,
32, Zadar,
Starokrséanski
1992-1993,
pluteji
pi. IX,s Mirja
1 (phot.).
kod Postira na Bracu, PPUD 32 (Mélanges Prijatelj), 1993, vol. 1,
agneau fig. p. 124 (phot.) et fig. 7 p. 125 (dessin) ; lion fig. p. 128 (phot.) et fig. 8 p. 125 (dessin) ; ours fig. p. 129
(phot.) et fig. 9 p. 125 (dessin).
T. Andelic, Kasnoantiâka bazilika u Cimu kod Mostara, GZA/ns 29, Sarajevo, 1974 (1976), pi. X, 1 (phot.).
312 SALONAI
présent un schéma décoratif très présent à Salone au Ve s. : les deux motifs de vanneries à imbrications de
carrés et rectangles ou de rectangles seuls.
XI. Plaques ajourées ou transennes
Là encore, ces éléments rarement publiés reprennent les compositions les plus couramment recensées à
Salone (sauf les motifs de vannerie). On trouve des écailles à Begovaöa165, Biograd na moru166, Cecela,
Sali167, Split168, Mali Mo§unj169, Povlja, Pridraga, Potravlje170, Povljana, Lovre&na, à la cathédrale de
Zadar171
Galovac173; des
; descroisillons
cercles sécants
à Biograci
dans une
(avec
grille
croix
à Biograd
aux intersections),
na moru174 etBiograd
Mali MoSunj
na moru172,
; des croix
Lovreöina
à six ou
et
huit branches dans une couronne à Galovac175 ; une roue avec une croix à huit branches dans une couronne
entourée de croisillons rainures à Kastei Gomilica176 .
P. C. et C. M.
165 V. Delonga, Kameni spomenici s "Begovace" u Biljanima Donjim kod ladra, SHP III/20, Split 1990 (1992), pi.
m, 3-4 (phot.).
167 Br.
A. Uglesié,
Juraga, Srednjovjekovni
Tragom ranokrséanskih
kameni ispomenici
predromaniSkih
na podruöju
spomenika
Biograda,
na Dugom
Di adora
otoku,
9, Zadar,
Radovi1980,
Filozofskog
pi. Ill fig.
fakulteta
11.
32, Basler,
168
169
170 Fr.
J.Zadar,
JeliCió,
BuSkariol,
Architektur,
1992-1993,
Tragovi
De ecclesiis
ranokrSóanske
pi.
fig.VII,
61 pictis,
pi.
1 (phot.).
22. SHP
arhitekture
HI/20, Split,
od izvora
1990 do
(1992),
usâa fig.
rijeke
Id Ce
(dessin).
ti ne, Colloque "Cetinska krajina od
prethistorije do dolaska Turaka" Sinj 1980, Split, 1984, fig. 3c, p. 174 (phot, ancienne de fragments disparus ; on
distingue
171 I. Petricioli,
des fleurons
Fragment!
dans skulpture
les écoinçons
od VI.
de ladobordure
VIII. stoljeôa
supérieure).
iz ladra, Diadora 1, Zadar, 1959, fig. 11-12 p. 185
(phot. : ces fragments proviennent du bifore absidal de la chapelle Sainte-Barbara, les jonctions des écailles sont
recouvertes
172
173 Br.
J. Belosevié,
Juraga,
parSrednjovjekovni
deΟpetites
rezu Itati
feuilles
ma kameni
istralvanja
pointues).
spomenici
lokalite
natapodruöju
"Crkvina"
Biograda,
u selu Diadora
Galovac 9,kod
Zadar,
ladra,
1980,
Radovi
pi. IllFilozofskog
fig. 12.
fakulteta
175
74 Br.
J. BeloSevié,
Juraga,
32, Zadar,
Srednjovjekovni
Ο rezultatima
1992-1993, kameni
pi.
istrazivanja
XII, spomenici
2 (phot.).
lokalna
itetapodruçju
"Crkvina"
Biograda,
u selu Diadora
Galovac 9,kod
Zadar,
ladra,
1980,
Radovi
pi. IllFilozofskog
fig. 9-10.
fakulteta 32, Zadar, 1992-1993, pi. XII, 1 (phot., croix à six branches) et pi. XII, 3 (phot., croix à huit branches
176 D.cercles
avec Marasovié,
évidé au
M.centre).
Sumié, Sv. Kuzma i Damjan u KaStel Gomilici, Obnova basii ne 1, Split, 1993, fig. 2 p. 2
(phot.).
Appendice 1
par Ν. Duval
Le linteau mutile Inv. A 5256, décrit ci-dessus n° I.a.7, a été découvert en 1924 dans le déblaiement
d'une parcelle cadastrale appartenant à l'Etat à 44 m à l'Ouest de la cd. Porta Caesarea, qui s'ouvre dans
une enceinte ancienne, antérieure à l'extension à l'Est de la ville. Bulié avait repéré dans la même parcelle un
seuil qu'il considérait in situ, long de 2,10 m, se rapportant à un édifice de grande taille dont on avait déjà
trouvé des pierres auparavant, mais qui se situait dans une parcelle voisine, de propriété privée. Par la suite,
E. Dyggve a fait des sondages dans ce secteur et il a repéré une basilique à trois nefs (parfois distinguée
d'une autre hypothétique dans le voisinage) à laquelle E. Marin rapporte du matériel longtemps inédit
recueilli en 1924 par Bulié ou par Dyggve qui s'était contenté d'inscrire dessus BS (voir chancels n° X.b.17,
X.b.22, X.C.8 et X.c.9, table n° VII.f.3 et VII.f.4). Nous renvoyons à des travaux précédents d'E. Marin et à
son introduction topographique pour l'examen détaillé de ce problème de localisation et la bibliographie.
Dès la découverte, Bulió a consacré un assez long mémoire au linteau en proposant un déchiffrement et
une interprétation historique1 . Il partait de la constatation que les rares monogrammes salonitains
découverts sur des éléments d'architecture se rapportaient à des évêques (Honorius, mais il y en a deux dans
la première moitié du VIe s. ; Bulié propose 481-505 et 528-547 : voir chancels n° X.b.l ; Petrus IV vers le
milieu du VIe s., voir supra le linteau n° I.a.ll), qui ont effectivement l'habitude partout de signer ainsi
leurs constructions comme le font les rois, les empereurs et les papes. On connaît surtout le monogramme de
Théodoric à Ravenne, ceux de Justinien - avec ou sans Theodora - dans leurs nombreuses constructions à
Constantinople, Ravenne, Salonique, etc., ceux des papes à Rome. Bulió a donc admis d'emblée
l'appartenance à des évêques : quatre au total, dont trois devaient être identifiés dans les monogrammes
conservés. Il ne s'est pas dit que la cosignature (parfois attestée dans des inscriptions où sont nommés le
fondateur et le consécrateur, comme c'est le cas pour la basilica urbana à Salone)2 était peu vraisemblable
sous cette forme : le monogramme est plutôt un signe de propriété, qui devait être facilement déchiffrable
par les contemporains. Si ceux-ci connaissaient le nom de l'évêque en fonction et celui du prédécesseur, il
n'est guère concevable qu'ils connaissaient la liste episcopale au point de déchiffrer des noms datant de deux
ou trois générations antérieures et en tirent la conclusion que la construction s'était étendue sur un laps de
temps aussi long. C'est pourtant ce que les commentateurs ont admis, même dans les travaux les plus
récents3 . Seul E. Marin, dans sa thèse de Zagreb (devant être publiée cette année), s'était posé des questions
sur la nature des monogrammes et même sur leur distribution : il en voyait "cinq plutôt que quatre non
contemporains" pour rendre compte de la disposition avec intervalles inégaux et de la légère différence de
largeur des monogrammes-blocs.
321 Bulié,
important"
Caillet,BD
VAHD41-4S,
CRAI,
; 26,
id., 1903,
Evêques
p. 456p.1924-1925,
:69-77
bâtisseurs,
"cette; prolongation
Gerber,
p. p.63-68.
86FS\,
: "lades
p.poursuite
88-89.
travauxCf.des
sous
Caillct,
travaux
troisEvêques
épiscopats
sous quatre
bâtisseurs,
suggère
évêquesp.qu'il
successifs
83-88.
s'agissait
suggère
d'un édifice
... une
entreprise considérable".
314 SALONAI
Tous les monogrammes sont des "monogrammes carrés" ou "monogrammes-blocs", d'usage traditionnel
jusqu'au milieu du VIe s. où ils sont remplacés, à Constantinople, par des monogrammes cruciformes, mais
ils subsistent encore parfois plus tard en province. Plus que sur les éléments d'architecture, où ils sont
généralement faciles à déchiffrer, on les trouve en grand nombre sur les anneaux sigillaires, les plombs de
scellement de documents ou d'envois, les poinçons d'argenterie, etc. Ce sont ces trois catégories qui ont
fourni des séries suffisantes pour qu'on puisse dessiner des tableaux de monogrammes avec leur
déchiffrement probable. Si le nom écrit de cette manière est généralement à cette époque un nom unique
(l'ancien cognomen), le déchiffrement se complique quand plusieurs noms peuvent être lus dans la même
combinaison de lettres, ou qu'il faut tenir compte aussi d'un titre ou d'une fonction, qui peut être compris
dans le même monogramme ou indiqué dans un autre jumeau. Dans le cas du linteau de Salone, la lecture
est assez simple et il n'y a guère de contestation possible sur les déchiffrements de Bulié, sauf sur un point :
à gauche. HONORIVS
au centre : ANTONIVS
à droite : IANVARIV[S] (il n'y a pas de S)
Bulié mettait Honorius en rapport avec Honorius (I ou II), évêque au VIe s., à qui on attribue avec
vraisemblance les chancels de la basilique cruciforme (voir n° X.b.l), mais il remarquait lui-même que le
monogramme n'était pas le même (or pour ces personnages il était stéréotypé comme un blason) ; d'autre
part, il restait le problème de distinguer les deux Honorius4 et de choisir l'un des deux. Pour les besoins de
sa thèse, Bulic optait ici pour Honorius I (c. 481- c. 505). Il y avait bien un évêque Ianuarius dans la liste
episcopale de Salone, contemporain de Theodoric (placé en 505/515)5 et Bulic admettait que le lapicide peu
soigneux avait oublié le S en laissant vide la place de la lettre. Pour Antonius, la tâche était autrement ardue
car XAntonius des listes épiscopales anciennes "navigue" entre le IIIe s. (!) et le VIIe s.6 Il fallait invoquer le
désordre épouvantable de ces listes pour le placer ici entre Honorius et Ianuarius, et supposer que le
quatrième monogramme se rapportait sans doute à Stephanus, prédécesseur d'Honorius II7 .
Mais, si les monogrammes sont bien probablement de la première moitié du VIe s., il n'y a aucune raison
d'y lire les noms d'évêques de Salone, sinon à cause des préjugés de Bulic qui se heurte à un obstacle de
taille : le monogramme de droite donne toutes les lettres de lanuaria et non Ianuarius, et, s'il s'agit d'une
femme, ce ne peut être un évêque. Puisque par ailleurs Antonius - nom courant - pose problème à cette date
et que Honorius n'est sans doute pas le même que celui des chancels, autant conclure que nous avons là des
mécènes. Sont-ce les donateurs de l'église voisine ? Il me paraît bien difficile de l'affirmer avec certitude.
654 Ibid.,
Bulió-Bervaldi,
p.p. 41-42.
97, app.Kronotaksa,
A (n° 13, Antonius
p. 39-41 etmartyr
46-52.en 239) ; p. 101, app. D (n° 27, après Maximus attesté vers 600).
7 Ibid.,n'en
Bulió p. 42-46,
avait pas
avectenu
unecompte
difficulté
danscarsaleliste
textede principal
la p. 68. qui l'atteste lui donne le titre d'archiepiscopus, qui étonne
à cette date.
Appendice 2
par E. Marin
Lorsque nous avons parlé de l'implantation monumentale chrétienne à Salone, on a pu se rendre compte que
c'est aux cimetières seuls que l'on doit une connaissance un peu plus précise des rapports entre païens et
chrétiens dans la ville. En dehors de ce que l'on sait de la persécution à l'époque de Dioclétien, dont la mémoire
deviendra une constante dans l'histoire de Salone, on ignore les rapports existant entre les deux communautés
pour la période précédant et suivant la persécution. A ma connaissance, il n'y a pas eu jusqu'à présent de
tentative d'approfondissement de ce sujet : Mgr Bulié n'a jamais voulu reconnaître un contact direct entre les
deux communautés ; or on l'a constaté au moins à propos du cimetière dit de YHortus Metrodori. E. Dyggve
croyait, quant à lui, à un conflit constant entre païens et chrétiens de Salone, qui aurait culminé par une
revanche de ces derniers, après leur victoire.
Essayons de poser quelques jalons pour mieux comprendre ce qui s'est passé. On retrouvera à Salone,
quelques siècles plus tard, la possibilité de mesurer un autre rapport entre les chrétiens et les païens nouveaux
venus, lors de l'arrivée des Slaves.
Je considère d'abord qu'une trouvaille à l'Est de Manastirine mériterait plus d'attention. Il s'agit d'un
mausolée dans lequel ont été fouillées plusieurs tombes1 . Au milieu de cet ensemble de tombes tardives, celle
diAurelius Aurelianus avait été couverte d'un pavement de mosaïque. Cette mosaïque est aujourd'hui bien
connue2, mais on s'est peu intéressé à l'ensemble du mausolée. Pourtant, puisque la mosaïque funéraire
païenne et chrétienne est peu représentée à Salone, on a une raison supplémentaire d'être attentif aux raisons de
son emploi ici et à l'influence de ce contexte sur la suite de la pratique funéraire3 . Il semble, en effet, que deux
adultes et trois enfants avaient été inhumés dans ce même petit mausolée. La tombe recouverte d'une mosaïque
païenne a été suivie d'une autre (donc grosso modo contemporaine de la susdite mosaïque, c'est-à-dire de la fin
de l'époque païenne à Salone). Cette autre tombe a été recouverte d'une dalle dotée de cavités, interprétées
comme ayant servi à des pratiques païennes, cette même dalle étant en tout cas importante pour la
compréhension du culte des morts, développé ultérieurement chez les chrétiens4 . La troisième tombe a été
recouverte d'une dalle dotée d'une inscription métrique : c'est la tombe de Mucianus5 ; il s'agit d'une de ces
dalles épaisses en calcaire local fragile qu'on trouve sur les tombes salonitaines, comme nous allons le
découvrir, dans le milieu païen aussi bien que dans le milieu chrétien au IIIe s. Si l'on considère l'ensemble du
mausolée, on s'aperçoit que l'aspect de ces tombes païennes n'est pas différent de celui qui sera propre aux
tombes qui vont accueillir les premières inhumations chrétiennes. Ce mausolée, qui nous apparaît comme une
micronécropole par rapport à la macronécropole occidentale de Salone, dite de VHortus Metrodori, témoigne
de l'évolution survenue dans ces nécropoles païennes au moment de la victoire du christianisme.
Une très nette majorité des nouvelles inscriptions - plus de 100 - de la nécropole dite de YHortus Metrodori,
à l'Ouest de la ville de Salone, est en langue latine; seules quelques-unes sont grecques. De même, presque
toutes sont païennes : deux seulement sont chrétiennes ; l'une des deux, gravée sur le couvercle d'un
sarcophage, est grecque. La grande majorité des inscriptions est de caractère funéraire : urnes, stèles,
sarcophages entiers ou brisés. Quatre autels païens offerts à Mithra, à Silvanus (deux) et à une divinité
incertaine ont été trouvés dans un contexte obscur ; il en est de même pour une inscription votive pro salute
qui témoigne qu'un dédicant aedem fecit. Extrêmement rares sont les inscriptions ornées d'un motif figuré. La
plupart des supports des inscriptions sont en calcaire, un petit nombre en marbre. Une proportion importante
d'inscriptions ont été trouvées in situ.
Une des inscriptions trouvée in situ dans cette nécropole est gravée sur une dalle ; une pierre presque brute
recouvrant un tombeau construit en dalles et en maçonnerie6 . L'inscription est actuellement conservée au
Musée archéologique de Split. (n° d'inventaire A 5838, longueur de la dalle 2,20 m, largeur 1,20 m,
épaisseur 26 cm ; hauteur du champ épigraphique 60 cm, largeur 94 cm ; hauteur des lettres 11 cm - lignes 1-3 -
et 7-9 cm - ligne 4 -. Le champ épigraphique est délimité par un cadre gravé. Ont été gravées en haut de la
pierre, à droite du champ épigraphique une ascia, à la fin de la dernière ligne une hedera.
Aurelius Lupus sib-
bi et coiugi suae
Iuliae Maxim(a)e
piscinam fecit.
La dalle atteste donc l'appartenance de la tombe, appelée piscina, à Aurelius Lupus et Iulia Maxima (étant
donné le contenu de la nouvelle inscription, de son écriture et de l'onomastique7 , je la daterai du IIIe s.). Elle
ressemble beaucoup à la dalle de la tombe mentionnée de Mucianus, ou à la dalle à cavités découverte à
Kapljuc8 et à plusieurs autres dalles de ce type, que je daterais aussi du IIIe s.
La nouvelle inscription a, me semble-t-il, résolu le problème de la signification du mot piscina. Pour la
première fois, on a en effet trouvé in situ une pierre avec la mention piscina : on voit clairement que l'usage du
terme était connu dans la Salone païenne au IIIe s., et que c'est cette même signification qui s'était maintenue
pendant l'époque chrétienne pour les tombes en maçonnerie, en forme de bassin. La dalle de Kapljuö, de forme
très irrégulière, présente il est vrai à la surface quatre cupules circulaires et une cavité rectangulaire ; c'est une
installation de type païen, qu'on a conservée dans l'église cimétériale, lors de la construction de celle-ci. Mais
la nouvelle dalle ne présente aucun aménagement pour des libations ou offrandes alimentaires. Une autre dalle
inscrite, aussi de Kapljuö, recouvrait une tombe semblable à celle qui se trouvait abritée par la nouvelle dalle9 .
Une dalle du cimetière de Manastirine porte une ligne en sigma gravée, évoquant soit le lit de repas funéraire
(stibadium), soit une mensa semi-circulaire10 . Toujours à Manastirine, un fragment d'une dalle semblable
(mais on n'a pas la certitude que cette dalle provienne vraiment de Manastirine) conserve non seulement la
lettre D du sigle DM, mais aussi le portrait du défunt11 . Dans le cimetière méridional, sur un fragment de dalle
semblable est conservée une partie de l'inscription, avec notamment la mention de piscin(a)12 . Plusieurs dalles
inscrites de même type trouvées autrefois dans le même cimetière occidental, dit de YHortus Metrodori, ou
6 Kirigin et alii, Salona 86/87, p. 41 sq, fig. 1 ; E. Marin, Les inscriptions de la nécropole dite "Hortus Metrodori" de
Salone - Nouvelles fouilles : une piscina, païens et chrétiens, Actes du IXe Congrès international d'épigraphie
grecque et latine, Sofia, 1987 (sous presse) ; id., Ch'i tas, p. 124 sq.
' Cf. G. Alfbldy, Die Personennamen in der römischen Provinz Dalmatia, Heidelberg, 1969, s. ν.
8 Brondsted-Dyggve, RSI, p. 138 sqq, fig. 135.
9 Ibid., p. 143, 156, fig. 152, p. 166, n° 34, fig. 186, inscr. inv. A 4984.
10 Dyggve, Salonitan Christianity, p. 107, 1 12, fig. V, 34.
12 Fr.
11 Marin,
Bulic,
CMCemetero
tas, p. 125.antico cristiano nelle vicinanze dell'antica Salona, BD, 22, 1899, p. 221, l'inscription inv. A
2688 = CIL III 14901.
Appendices 317
dans ses environs immédiats, couvraient des tombes, également du même type13 . Toutes ces dalles
appartiennent, je pense, au même siècle14 . Ces trouvailles nous apportent des arguments nouveaux pour une
révision profonde de la conception proposée par Dyggve sur le conflit entre païens et chrétiens à Salone.
Une longue disputatio sur la signification du mot piscina - qui se trouve, à une ou deux exceptions,
uniquement sur une série d'inscriptions tardives de Salone - a opposé les chercheurs de plusieurs générations.
Les uns ont voulu comprendre ce mot comme terminus technicus pour la dalle, souvent ronde, effectivement
une mensa circulaire, posée sur la tombe ; les autres ont interprété ce mot comme un nom local pour la tombe
même. Ceci dit, les uns ont parlé as piscinae et mensae funéraires à Salone15 , les autres de mensae funéraires
circulaires et rectangulaires16 .
*à*' J
D
C/IMGIVS'IVSTÏ^NVSj
FECIT PISCINA! INHOR
TO ÄU/l LIC il
COIVGI INC VO/ )vPy%A
BIL I \* Έ I'S IBI|*
13 Cf. les inscriptions du Musée archéologique de Split, inv. A 3023, BD, 24, 1901, p. 168; A 3071, ibid., p. 169
(couvrait
14 Cf.
15 Pourleslaune
travaux
disputatio
tombedevoûtée)
sur
N. laDuval
signification
; A qui
4342,se BD,
situent
du 33,
motdans
1910,
piscina,
lap. ligne
40;
cf. Marin,
A de1489,
la Civitas,
thèse
BD, de
12,p.R.
1889,
125Egger
sq.
p. 1 et
15,E.n° Dyggve
96-98 = :CIL
Duval,
III 9000.
Mensae
funéraires ; id., Piscinae et mensae funéraires de Salone à Aquilée, AAAd 26, 1985, p. 437 sqq ; id., Brèves
observations sur l'usage des mensae funéraires dans l'Illyricum, RAC LX, 1984, p. 259 sqq.
16 Cf. la recherche de N. Cambi qui se situe à la suite de pensée de F. Lanza, G. B. de Rossi, Fr. Radié, Fr. Bulié et Fr.
Dölger : Cambi, Piscinae.
17 Cf. Duval, Mensae funéraires, p. 218 sqq, n° 1.
18 Ibid., p. 225.
318 SALONAI
nouvelle inscription vient de nous confirmer, il faut dire que l'on ne peut les comprendre exclusivement comme
tombes voûtées19 , mais également comme tombes simples en forme de bassin.
Etant donné que la nouvelle fouille fait suite à d'anciennes découvertes du début du siècle, qui avaient déjà
mis au jour une partie importante de la même nécropole occidentale de Salone, sur la route vers Tragurium, la
possibilité nous est offerte maintenant de considérer dans leur ensemble les résultats de plusieurs étapes de la
recherche. Ici aussi, deux hypothèses ont été émises sur le caractère de ce cimetière. La première (Fr. Bulié)
voulait n'y reconnaître que des tombes païennes, donc lui maintenir son caractère païen jusqu'à la fin de son
utilisation ; l'autre (E. Dyggve) croyait qu'on allait trouver aussi une basilique cimétériale, comme on l'avait
fait dans les autres cimetières de Salone. Lors du XIe Congrès international d'archéologie chrétienne tenu à
Lyon, je me suis permis d'aller au-delà de ces deux hypothèses et la fouille qui a suivi, tout-à-fait par hasard,
m'a donné raison, du moins pour l'instant. D'abord, on a trouvé dans ce cimetière d'autres tombes, dont
certaines sont chrétiennes d'après les inscriptions ; on peut donc considérer que des chrétiens du IVe s. ont été
inhumés à côté de leurs concitoyens païens. D'autre part, alors que l'on a maintenant fouillé la partie centrale
de la nécropole, on n'a pas trouvé de basilique cimétériale. Aucun culte de martyr ne s'y étant été développé, on
n'avait pas de raison d'édifier là une basilique comme dans les autres cimetières de Salone.
Pour terminer, pour ma part, le débat sur la signification du mot piscina et pour écarter la possibilité de la
concevoir comme une dalle robuste (dalles du IIIe s.), je propose de reconsidérer l'inscription CIL III 2279,
présente dans la littérature savante depuis toujours par la notion fecit piscinam in horto Aeliae Liciniae20 . Il
faut dire que l'on ignorait le véritable caractère de l'inscription, son support et le lieu de sa découverte. Du fait
que personne ne l'avait revue, depuis l'époque de Bulic, lui y compris21 , on la considérait comme douteuse. On
connaissait le texte copié par Fr. Lanza, puis par le CIL, avec le commentaire fourni par Fr. Lanza qui
affirmait la signification de piscina = tombe et précisait le support: "si trova tuttora in Salona, scolpita sopra
un grandioso masso di roccia calcarea, pieno di cavernoshà, su cui vedesi inferiormente incisa l'ascia"22 . Or,
dans le manuscrit inédit de C. Lanza, père de Fr. Lanza, conservé dans les archives du Musée archéologique
de Split23 , et qui a une valeur scientifique indiscutable, reconnue déjà par E. Dyggve24 , on peut trouver des
précisions concernant les questions soulevées et un dessin de l'épitaphe25 . Il en résulte clairement que
l'inscription, trouvée lors de la fouille menée par C. Lanza, était inscrite sur un rocher, sur le site de la
nécropole occidentale de la ville de Salone, dite de XHortus Metrodori, à l'intérieur de l'enceinte de la ville
occidentalis, construite, d'après Dyggve, dans les années 17026. Le relevé de C. Lanza27 m'a permis
d'identifier l'emplacement de la roche sur place, ce qui m'a assuré l'exactitude de sa description et de la
crédibilité de son rapport, bien que l'épitaphe ne soit plus visible ; elle est vraissemblablement détruite ou
enterrée, voire sous la route qui traverse cette partie de Salone en direction de Trogir, c'est-à-dire vers l'Ouest.
Ces données nous amènent à conclure que l'épitaphe aurait pu être inscrite dès les années 160-17028 , dans une
nécropole où d'autres piscinae étaient connues, y compris la nouvelle dalle découverte en 1987 ; cette
inscription nous assure donc la présence de la notion as piscina peut-être dès le IIe s. Comme cette épitaphe ne
se trouve pas sur une dalle mais inscrite sur un rocher en saillie, elle écarte toute possiblité de comprendre le
moi piscina comme une appellation pour la dalle : elle manifeste clairement la signification piscina = tombe29 .
Par conséquent, la nécropole occidentale de Salone avait vu la première, dans ses horti (hortus Metrodori,
hortus Aeliae Liciniae etc.), des tombQS-piscinae, qui vont par leur appellation spécifique marquer l'Antiquité
tardive à Salone
En outre, je signale que nous avons trouvé une mensa funéraire ronde, vraisemblablement pour la première
fois in situ, dans la memoria nord de la grande basilique de Marusinac, découverte que j'avais présentée à
Bonn en 199 130 et dont l'interprétation sera complétée à la lumière des travaux récents par mon rapport au
XIIIe Congrès international d'archéologie chrétienne.
28 Cf. Alföldy, Personennamen, op. cit., s. v. "Spätprinzipatzeit", à partir de l'année 160 ; Egger, FS II, p. 60 situe
l'épitaphe de Lanza "in klassischer Zeit", tandis que Cambi, Piscinae, p. 237 la date au milieu du IIIe s. en s'appuyant
sur la formule onomastique.
29 F. Lanza, loc. cit. : "la voce piscina presa per dinotare un sepolcro"; F. Bulic, dans BD 35, p. 47: "Dal contesto
delle iscrizioni, nelle quali ricorre il termine piscina, è chiaro, che esso indica sepolcro" ; p. 48 : "Con questo termine
piscina non viena ad essere denotata né la placca sepolcrale in generale, né la placca di questa forma, ma bensì
metaforicamente il sepolcro".
30 E. Marin, Nouvelles recherches sur Marusinac à Salone, dans^ctes duXIIe CIAC, sous presse.
Fig. 2-3. Plan et photographie
de la piscina en place
(Arheoloski Muzej Split)
Fig. 5. Détail du plan dressé en 1986-1987 avec l'emplacement de la piscina (Nord en haut) d'après Kirigin et alii.
Généralités
On a employé suivant les cas le terme vitine ou vignité pour désigner un décor en relief de ceps de vignes (p. 3, 69,
70, 77, 78, 103, 220). On lira de préférence vitine.
On a employé souvent le terme pergola suivant l'habitude italienne (et ensuite croate pour les chancels des églises du
Haut Moyen Âge) pour désigner des "chancels hauts". Cette appellation est ambiguë puisque, nulle part, on ne sait si
ces chancels hauts comportaient une ouverture centrale couverte d'un arc ou d'un fronton comme les exemplaires d'Italie
du Nord ou de Dalmatie paléocroate. Quand ce terme est employé, on comprendra qu'il s'agit de poteaux-colonnettes de
chancels hauts. Dans certains cas, les dimensions ne permettent pas, pour les plus petits, de choisir entre des poteaux-
colonnettes et des colonnettes de tables, pour les plus grands entre des têtes de poteaux-colonnettes et des hauts de
colonnettes de ciborium.
On a gardé parfois par erreur le terme prothesis pour désigner, suivant la tradition locale, une des pièces voisines de
l'abside. On voudra bien ajouter des guillemets dans ce cas (par exemple p. 18).
On a parfois orthographié par erreur le motif de "quatre-feuilles" sans s final, qu'on voudra bien ajouter, ou
"quatrefeuilles", en particulier p. 192, 242, 246, 263.
Corrections ponctuelles
Avertissement : nous ne signalons pas de minimes erreurs de ponctuation
sans conséquence pour la compréhension et l'absence de majuscule en début de phrase.
P. XV, 2e §, ligne 4 : lire attribuaient et non atribuaient.
P. XXII, 3e §, ligne 12 : lire attribuée au lieu de attribué.
P. XXIV, 3e §, ligne 1 : supprimer la virgule après médiévale.
P. XXIX, Répertoire des mosaïques : lire linéaires au lieu de linéiares.
P. 2 : par suite d'une modification de numérotation après la rédaction de cette introduction, la plupart des références au
catalogue sont à rectifier. On lira (3e §) I.a.4 au lieu de I. 2 ; (4e §) La. 10 et La. 13 au lieu de 1.10 et 1.13 ; (7e §)
I.a.5 et I.a.12 au lieu de 1.5 et 1.12 ; (8e §) I.b.l au lieu de II. 1.
Ρ 38 et 39 : lire Gospa od Otoka pour l'église de l'île à Solin au lieu de otoka.
P. 55, III.C.47, description, 3e § : lire trois angles du lit d'attente arrachés.
P. 57, III.C.53, provenance : lire mur en pierres sèches et non en pierre sèche.
P. 78, V.b.9, description, 3e § : lire ne prennent pas au lieu de ne prenenl pas
P. 82, V.C.7, description, 4e § : lire les sommets au lieu de sommet.
P. 91, 2e §, ligne 4 : lire ce qui d'ailleurs est prouvé au lieu de ce. qui d' ailleurs prouvé- - ligne 5 : lire en lettres
grecques au lieu de en lettre grecque.
P. 94, VI.b.4, commentaire lire la référence à l'inventaire EA 231 a-b, d au lieu de a-d.
:
P. 102, VI.b.28, description, 3e § : lire un seul angle conservé au lieu de une seul.
P. 104, VI.C.2, bibliographie : lire VI.b.4 au lieu de VI.c.4.
P. 107, VI.c.lO, description, 2e § : lire surfaces... finement piquetées au lieu (te, piquetés
P. 114, VI.d.16, description, ligne 1 : lire cristallin au lieu de crialallin. - Le dernier paragraphe (Dm décor... etc) est
à supprimer : à la suite d'une erreur informatique est reproduite ici la description du numéro suivant.
324 ERRATUM
P. 115, X.d.18, description : lire deux tiers inférieurs au lieu de inférieur - Commentaire : lire VI.d.19 et non
VI.d.18.
P. 122, 3e §, ligne 2 : lire un côté court au lieu de une côté.
P. 123, 2e §, ligne 11 : lire ... Ilonorius ; que ce soit ...
P. 129, VII.a.10, description, 3e § : lire deux fois au lieu de deux foix.
P. 133, 4e §, ligne 4 : lire les seuls témoignages et non témoignage.
P. 135, VII.C.3, bibliographie : lire inscription au lieu de insciption.
P. 136, VII.C.5, description, 3e § : lire un plat au lieu de un plats
P. 137, VII.C.8, description, 3e §, ligne 3 : lire ne permet pas de dire
P. 142, VII.d.9, description, 2e § : lire diamètre au lieu de dimaètre.
P. 152, VII.e.3, description, 3e §, ligne 2 : lire polis par endroits au lieu de poli.
P. 154, Ie § , ligne 1 : lire être faites au lieu de être faite - 2e § , ligne 7 : lire si elle est bien circulaire au lieu de si
elle bien circulaire .
P. 159, 2e § , ligne 1 : lire mûr examen - ligne 2 : lire les dessinateurs (qui n'ont ... etc
P. 169, VII.g.27, description, 3e § : lire périphérique au lieu de prériphérique. - commentaire :
lire VII.g.26 au lieu de 27.
P. 174, 7e §, ligne 6 : lire de celles recueillies au lieu de de celle.
P. 178, VII.h.9, description : le diamètre restitue avoisine 1,25 m et non 85 cm.
P. 226, IX.d.12, description, 3e §, ligne 2 : lire devaient au lieu de devraient.
P. 227, IX.d.16, description : lire diamètre au lieu de dimaètre
P. 233, IX.d.29, description, 4e § : lire abaque carré hauten lieu de haute.
P. 236, X.a.l, description, 4e §, ligne 9 : lire petits fruits ronds, un fleuron au lieu de fleurons.
P. 237, 4e §, ligne 6 : lire appréciées et des éléments ... retrouvés.
P. 239, X.b.l, commentaire, ligne 10 : lire présentent au lieu at présentent. - ligne 15 : lire trouvera au lieu de
trou.vc.era.
P. 252, X.c.K), provenance : lire Environs au lieu de Environ.
P. 261, X.C.34, commentaire, ligne 3 : lire d'où s échappent des lemnisques et non s'échappe.
P. 275, X.c. 73 et 74, provenance : fouilles Marin 1993 et non 1992.
P. 281, XI.3, provenance : fouilles Marin 1991 et non 1992.
P. 282, XI, 5 et p. 286, XI, 10, provenance : fouilles Marin 1993 et non 1992.
P. 301, XII. 1, description, 4e § : lire différencié au lieu de diférencié.
P. 303, ligne 2 : lire cf. carte au lieu de caf. carte.
P. 305, note 15 et note 27 : lire VAIID 85, Split, 1993 [1994] et non 1994.
P. 305 et p. 312 : lire Biograd na Moru et non na moru.
P. 308, note 77 : lire chapiteau à feuilles au lieu de a - note 99 : lire La$ve et non LaSva.
P. 309, note 117 : lire Postira et non Postire.
P. 310, ligne 2 : lire types fréquents au lieu de types fréquent.
P. 314, ligne 11 : lire assez au lieu de asez.
P. 317, note 15 : lire mensae funéraires au lieu de funéraire.
TABLES
Table de concordance
(inventaires » / catalogue)
=
E 227f-i = XI.24 E 670 = VI.c.lO E 726 = III.b.23 E 786 = V.c. 16
=
E 228 = XI.9 E 671 = VI.C.8 E 727 = III.b.25 E 788 = XI.5
;
E 251= V.c. 17 E 672 = VII.h.3 E 728 = III.b.26 E 789 = III.d.5
;
E 277 = X.C.2 E 673 = VII.h.13 E 729 = III.b.34 E790 = XI.ll
=
E281(l-78) = X.a.l E 674 = VII.h.11 E 730 III.b.18 E 791= XI. 14
III.b.36
== =
E281a = IX.a.3 E 675 = VII.h.14 E 731 E 792 = XI. 18
E 281b = IX.a.4 E 676 = VII.h.15 E 732
= = III.b.37 E 793 = XI.26
E 297b = IX.C.6 E 677 = VII.h.4 E 733 = III.b.38 E 794 = XI.22
=
;
E841a = VII.g.5 E898 = IX.c.lO E 961 = VI.b.24 E 1021 = : III.d.7
E841b = VII.g.l5 E 899 = IX.C.8 E 962 = VI.C.9 E 1022 = XI.22
■
E 842 = VII.g.27 E 900 = V.a.7 E 964 = IX.c.lO E 1023 = = III.d.7
E843 = VII.g.l6 E 902 a-b = X.c.43 E 966 = VI.c.lO E 1024 = = XI.22
E844 = VII.g.lO E9O3=IX.c.lO E 967 = IX.a.9 E 1025 = = III.d.7
E845 = VII.g.l3 E9O4 = IX.c.lO E 968 = IX.a.10 E 1026 = XI. 14
E846 = VII.a.lO E 905 = VI.C.6 E 969 = Vili. 12 E 1027 = = XI.23
E847a-b = VII.g.ll E9O6 = IX.c.lO E 970 = Vili. 12 E 1028 = = XI.21
E848a-d = VII.g.ll E907 = V.b.ll E 971 = VIII.2 E 1029 = = XI.14
E849 = VII.g.l4 E908 = VI.b.l7 E 972 = VIII.2 E 1031= = XI.23
E850a = VII.g.l2 E 909 = IX.b.22 E 973 = XI. 21 E 1032 = = XI.5
E850b = VII.g.l7 E910 = V.a.8 E 974 = X.c. 19 E 1033 = = XI.14
E851a-f=VII.g.l2 E911=VI.c.lO E 975 = XI.22 E 1034 = = XI.22
E 852 = VII.h.23 E912 = VI.c.lO E 976 = XI.22 E 1035 = = XI.5
E 853 =11.1 E913 = VI.c.l0 E 977 = X.C.20 E 1036 = = XI.26
E 854 = VI.d.2 E914 = V.a.l5 E 978 = X.C.21 E 1037 = = XI.27
E 855 = X.b.23 E 915 = VI.C.6 E 979 = X.C.46 E 1038 = XI.12
;
E 856 = X.b.4 E 916 = VI.C.6 E 980 = X.C.22 E 1039 = XI.1O
=
E 1045 = XI.8
*
Avertissement
Pour les fragments, les dimensions portées sur les dessins varient parfois par rapport
à celles indiquées dans le catalogue : ces divergences proviennnent du fait que les mesures
ont été prises à la fois par le dessinateur et l'archéologue, suivant des axes qui peuvent différer.
Page
Preface IX
Avant-propos XII
Le contexte archéologique du décor architectural de Salone :
les églises et les cimetières, par E. Marin XIV
Abréviations bibliographiques XXVII
CATALOGUE
Introduction 1
V. ClBORIUM
Introduction (N. D.) 69
V.a. Bases (avec ou sans reste de fût) (P. C.) 70
V.b. Fragments de fûts (P. C.) 75
334 SALONAI
VIII. Ambons
Introduction (N. D. et P. C.) 185
Catalogue (P. C.) 187
Appendices
Note sur un linteau mystérieux (I.a.7), par N. Duval 313
Le sens de piscina = tombe et les mensae funéraires circulaires et rectangulaires, par E. Marin 315
Erratum 323
Planches 337
PLANCHES
Historique des collections Pli
Fig. 4. Tri des éléments de meneaux dans le jardin du Musée en 1986 (N. D.).
pi. II Historique des collections
Fig. 1. Façade de Tusculum avec des éléments d'architecture et des inscriptions intégrés au décor (N. D.)
Fig. 2. Tri des supports dans la cour du Musée en 1986 (N. D.)
Historique des collections pi. III
ID.
m- A >.Ti
f ι ι jL l-sr-i
ν.
USNCI (
La.l - Marusinac (Dyggve)
I.a.2
Ia.3
<ο
I.a.14
I.a.4
I. Linteaux pi. V
Ο. fi» ή. Ο. 21
I.a.8
Marusinac
,.-^rr-/- .. ι
I.a.5
pi. VI I - II. Linteaux et clefs d'arc
2ο 3ο cm
if P RO Π I
l/PY Β LI C A L Ο Μ A Ν A h
I.a.9
Y d EV S S H OS τ C Κ ^ ) f Ρ RO I M 1 ' \\'S E J Τ 0
E L / Β u c A E^H =^R 0 M A Ν A E r > A
II
LΛ
I.a.10
22,5
I. Linteaux et encadrement de porte pi. VII
La. 12
I.b.1
La. 11
I.a.6
I.a.7
pi. Vili Ill.a. Meneaux à double colonnette
III. a. 13
(muré à l'angle de Tusculum)
Ill.b. Meneaux rectangulaires pi. IX
III.b.17
11.5
III.b.14
pi. X Ill.b. Meneaux rectangulaires
III.b.36 III.b.47
Ill.b. Meneaux rectangulaires pi. XI
III.b.30
pi. XII Ill.b. Meneaux rectangulaires
M— σ. so —Ν |4 — O.ie —M
O.15
O4
-135
HI.b.31
III.b.3
III.b.2
Kl·- QZ3 —» M— Q 25 —d)
III.b.4
III.b.6
16 ^III.b.7
J. ···.
:
Ill.b-c. Meneaux et impostes pi. XIII
pi. XIV III.c. Impostes
III.C.4
III.C.1
III.C.64
III.C.51
W— 0. 2 6 S —Ο
-7Γ-
....
ΟΠ hJ4s ι
Ο y*
III.C.3
III.C.47
III.c. Impostes pi. XV
III.C.42 HI.C.26
III.C.40 HI.C.27
III.C.39
pi. XVI III.c. Impostes
225
III.C.5 III.C.62 .
III.C.50
20 28
,
III.C.58
III.C.61
III.C.60
III.C.54
in.d.1
20
V.a.ll
1o 2o cm
V.a.2
Va-b. Bases et colonnes de ciborium pi. XIX
24-
47
V.a.14
I Jt-Q23 \
V.b.9
pi. XX V.c. Chapiteaux de ciborium
O 1o 2ocm
V. c. -Vl.b. Chapiteaux de ciborium et bases de supports de tables pi. XXI
ϊ\ϋ 7Γ j
Vl.b. 13
VI.b.6 Vl.b. 10 VI.b.28 VI.b.18 1o 2o cm
pi. XXII Vl.a-d. Supports de tables
0- QiOS—tt «-0 86 -f r~
29 27,5
VI.b.15
VI.b.9
VI.b.22 10
19
VI.b.24
VI.b.7
VI.b.19 ai5
·.»**..
ΓΤ^χ
O.
Vl.b.l
VI.C.2
(EA 231 e)
t
^ '
EA 232 d EA 232 e EA 232 e-f
VI.C.3
VI.C.9
VI.d.8 +
VI.C.2 (EA 231 a-b) VI.C.13
+ VI.b.4 EA 232 g-h E 647
Vl.d. Chapiteaux de supports de tables pi. XXIII
175
L Vl.d.l
—11.5
VI.d.10 VI.d.22
16
23,5
■ne
VI.d.19
-11,5-
VI.d.18
VI.d.2
22
^
10
365 235
VI.d.l6 —Ipfl
VI.d.13 VI.d.30
VI.d.3'1
—ne— - .
VI.d.26
J
13
VI.d.11 VI.d.21 VI.d.20 VI.d.28
1o 2o cm
pi. XXIV Vl.d. - Vll.b, g. Chapiteaux de supports de tables et plateaux de tables
Vl.d. 14
VI.d.15
VI.d.29 1o 2o cm
VI.d.27
VII.b.1
0 1 2 3 4c
Vn.a.2 ° ÎP_ 40 cm
pi. XXVI Vll.a. Tables rectangulaires inscrites
/WE
■
■
Mat·
20 cm
Vll.a. Tables rectangulaires inscrites pi. XXVII
0 10 20 30 40cm
pi. XXVIII Vll.a. Tables rectangulaires inscrites
Ο 10 40cm
I .
C33e
HA. 8cm
/T
EA249
VII.a.9 0 10 40cm
Vll.a. Tables rectangulaires inscrites pi. XXIX
01 S... 20cm
I
E 1260 E 1255
E 1250
EA252a
E 846
A 5535
VII.a.10 _. ι
ι
■
,
pi. XXX Vll.a. Tables rectangulaires inscrites
VII.C.1
0 IO 20 30 40
I/ ιI| iίίf
ιΙ
>\
!
VILcJ
itution possible
VII.C.4
UAESCWGÖ
NSEH
VILc.6
pi. XXXVI VII. e. Piscinae inscrites
VILc.5
VII.C.9
t♦ '· H
Vn.c.8
Piscina de Vrnik
Dessin I. P., cliché N. D.
VILd.3
VII.d.2 . | »*■"
Vll.d. Piscinae non inscrites pi. XXXIX
ÏM0ï$
VII.d.5
VILd.4
pi. XL Vll.d. Piscinae non inscrites
VII.d.9
VII.d.7
.'·"-■ . ■·
■
■■'"■■■'"'M
•ï,-• -!■»VI
^lj*j
.
·
VIL d. 11 VII.d.l2
(cf. pi. XXXEX)
Vll.d. Piscinae non inscrites pi. XLI
··"·./ .;**■'■· .\" ..' -^vV- ···■." '-. ""-*'■.".*.' Χ-:'-' ■·"*->■"
'
·
VII. d. 15 VII. d. 13
VILd.14
VII. d. 17
pi. XLII VII.d-e. Piscinae non inscrites et tables à rebord décoré
-U-
Vn.d.19
/^ίν^: ■v,V^:;;::;V./V:\\^;V/-:'î;v;:::.;V,:;v-.>^;Î1
",ΛV. ι,'S:·
•
.,■
O 2 8cm
Vn.e.2
VII.e.3
Vili. Table polylobée pi. XLIII
0 5 10 IS 20 cm
0 10 20 3o 40 en
VILf.2
c.1.25 0 I 2 3 4.
■ν.
0 10
Fragment du Kunsthistorisches
Museum, Wien
7
0 5 10 is 20 cm
0 10 20 30 40 en
0 1 2 3 4 cm
vn.f.1
Vll.f. Tables polylobées pi. XLVII
0 5 10 15 20 cm
0 IO 20 30 40 cm
0 1 2 3 4 cm
VII.f.6
pi. XLVIII Vll.f. Tables polylobées
0 5 10 15 20 cm
0 10 20 30 40 cm
0 1 2 3 4 cm
VILf.3
0 I 2 3 4c
0 5 10 15 20 cm
VIIf.5
0 Î0 20 30 40 cm
Vll.f-g. Tables polylobées et tables rectangulaires anépigraphes pi. XLIX
JO 20cm
VILg.3
pl.L Vll.g. Tables rectangulaires anépigraphes
VHg.l
VII. g. Tables rectangulaires anepigraphes pi. LI
O 2 4 6 8c
VII.g.2
li ce
l E 3
VII.g.8
VII.g.10
VII.g.12
VII.g.14
pi. LIV VII. g. Tables rectangulaires anépigraphes
1 I
VII.g.7 γ !..
• s_
VII.g.l7
Fragment d'angle
VII.g.l8
Vll.g. Tables rectangulaires anépigraphes pl.LV
VII.g.26 0 2 4 β 8ε
VII.g.24
0 2 4 β Sen
pl.LVI VII. g. Tables rectangulaires anépigraphes
VILg.20 o s io 20cm
VII.g.25
VII.g.19 0 2 4 β 8cm
fragment d'angle
Vll.g. 32
Vn.g.29
Ο 2 4 β 8cm
pi. LVIII VII. h. Tables circulaires anépigraphes
VII.h.1
0 5 10 15 20c
0 10 20 30 40c
VII.h.3
VII.h.5 0 1 2 3 4c
Vll.h. Tables circulaires anepigraphes pi. LIX
O S IO IS 20c
Ο IO 20 30 40
VII.h.7 2 3 4c
VILh.6
0 2 8 cm
0 1 2
VII.h.4
pl.LX Vll.h. Tables circulaires anépigraphes
VII.h.l2 ι :° ?
y"* "
VII.h.13
Γ,
0 12 4c
VII.h.14
2 3 4[
'':;';>^
Vll.h. Tables circulaires anépigraphes pi. LXI
"/„ VII.h.19
\ dessin Dyggve
VII.h.10
VII.h.16 0 1 4cm
Vll.h. Tables circulaires anépigraphes pi. LXIII
? s >0 '5 20 e
° «> 20 30 40 ca
VII.h.9
VH.h.17
Fragments de deux
tables de Narona
(ci. Arheoloski
muzej Split)
pi. LXIV Vll.h. Tables circulaires anépigraphes
VILd.21
0QC2ÔO
«aΟ r»Ο
Vili. Ambons pi. LXV
vmi
Vili. 11
Kapljuè
::X~7
Ί.
Ζ
I
7 19
CÔTÉ FAÇADE
VIII.5
VIII.5-10
VIII. 15
Vin.2
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TiBiaNE-oPT
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HTERCFSio,
W>StP E,
■fTVIGNE t'
Vin.3
νΠΙ.4
Vili. 13
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes
IX.a.5
IX.a.2 IX.a.ll IX.a.9
IX. a. 18
IX.a.3 IX.a.4
IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes pi. LXIX
< 14
41
\ Etat ancien (cl. Arh. Muzej)
\
IX.a.27
IX.a.25
4 > 0.19
pl.LXX IX. Piliers de chancel et poteaux-colonnettes
IX.b.14 IX.b.15
IX.b.lO IX. b. 9
IX.b.ll
IX.b.20
n- 0.16 — W
IX.C.8
IX.a.34
IX.C.4 IX.d.27
IX.c.l
Chapiteaux de colonnettes
lX.d.13
IX.d.4
IX.d.2O
pi. LXXII X.a. - Le chancel en marbre à colonnettes de Manastirine
31
Chancel du
Musée de Silifke
(Feissel-Dagron)
X.b. - Chancel en marbre d'Honorius (VIe s.) pi. LXXVII
X.b.1
10 20·
X.b.l - revers
X.b. Plaques de chancel en marbre pi. LXXIX
X.b. 22
X.b.17
pi. LXXX X.b. Plaques de chancel en marbre
X.b.16
X.b.3
X.b.13
X.b.3
X.b.9
-7,5 -î
X.b.4
X.b. Plaques de chancel en marbre pi. LXXXI
X.b.2
X.b.6
X.b.14
-24,5- X.b.8
X.b.12
r
J~
X.b.5
X.b.7
pi. LXXXII X.b-c. Plaques de chancel en marbre et en calcaire
X.b.15
X.c. Plaques de chancel en calcaire pi. LXXXIII
Croix
X.C.13
^ J.
X.C.10 c
X.C.71
pi. LXXXIV X.C. Plaques de chancel en calcaire
Croix
X.C.18
X.C.69
L X.C.17
X.C.35
X.c. Plaques de chancel en calcaire pl.LXXXV
Croix
Ί
s
J
Deux caractéristiques
relief
(dessins
fragments
M.-P.F.-M.)
de sarcophages
de la production
avec croix
de Braò
en
75,5
X.C.70
X.c. 34
Croix et divers
X.C.9
X.C.78 0 1o 2o cm
X.C.33
X.C.48
X.C.74
X.c. 36
X.C.66
X.C.43
X.c. Plaques de chancel en calcaire pi. LXXXVII
X.c. 5
X.c. 44
X.C.68
X.c. 32
y-
X.C.49
pi. LXXXVIII X.c. Plaques de chancel en calcaire
~l
LJ
X.C.6 _î
L
X.C.11
/J
Τt ΛΚ —]t
X.C.25
■!ι
X.C.7
X.c. Plaques de chancel en calcaire pi. LXXXIX
Vannerie, rosaces
X.C.14
X.C.3
37.5
uJ
X.C.55 Γ
M
X.C.59
pl.XC X.c. Plaques de chancel en calcaire
u
X.C.53
X.C.56
i.c.57 J
V L
X.C.37
X.c. Plaques de chancel en calcaire pi. XCI
X.C.39
X.C.12
X.C.2
331»-
X.C.22
pi. XCII X.C.-XI. Plaques de chancel en calcaire et plaques ajourées
X.C.73
X.C.47
X.C.61 35,5
«0059 10,5
v ,··--
X.C.64
s» X.C.23
X.C.63
XI.24
i i.
X.b.20
XI.20 (E 869)
XI. Plaques ajourées pi. XCIII
XI.34
XI. 26
JE.
XI.21
(EA1120)
XI.19
XI. 5
pi. XCIV XI. Plaques ajourées
Π D D
D D D
D D D
XI, 1 XI.2 et 3 XI. 4 XI 5 et 7
U L
1
1
1
1
Z3 D m
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0
ι
ι
XI. 29
XI. 22
XI. Plaques ajourées pi. XCV
Restitutions de Dyggve
XII.3
XII.1
pi. XCVIII Comparaisons dalmates
Tête de poteau-colonnette
Chapiteau de colonnette de l'église sud de Srima
du ciborium de la cuve baptismale (cl. Musée de Sibenik)
(Lovreèlna au Musée de Braö
àSkrip,cl.N.D.)
Pilier de poteau-colonnette
Bijaci (Musée de Split)
Sarcophage de Lovreèina en calcaire (d'après Bulié) et autre sarcophage de Brae" (cl. N. D.)