0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
552 vues11 pages

Exercices sur la réduction d'endomorphismes

Transféré par

euzefra
Copyright
© Attribution Non-Commercial (BY-NC)
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Thèmes abordés

  • propriétés des endomorphismes …,
  • théorème de décomposition de D…,
  • crochet de Lie,
  • théorème de la diagonalisation,
  • polynôme minimal,
  • théorème de la cyclisation,
  • théorème de la dimension,
  • théorème de la somme directe,
  • matrices semblables,
  • théorème de Jordan
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
552 vues11 pages

Exercices sur la réduction d'endomorphismes

Transféré par

euzefra
Copyright
© Attribution Non-Commercial (BY-NC)
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Thèmes abordés

  • propriétés des endomorphismes …,
  • théorème de décomposition de D…,
  • crochet de Lie,
  • théorème de la diagonalisation,
  • polynôme minimal,
  • théorème de la cyclisation,
  • théorème de la dimension,
  • théorème de la somme directe,
  • matrices semblables,
  • théorème de Jordan

Mamouni, CPGE Rabat Feuille d’exercices [Link]@gmail.

com
MP-Maths Réduction d’endomorphismes [Link]



CPGE My Youssef, Rabat



Õæ k QË @

áÔ
g
QË @ é<Ë @

Õ æ„
.



 

« Q «
ð éËñƒP ð ÕºÊ Ô é<Ë @ ø ‚¯ @ñÊÔ @ ɯ ð




à ñJÓ ñÜÏ @


 


Õæ ¢ªË @ é<Ë @ † Y“

Feuille d’exercices: Réduction d’endomorphismes


6 octobre 2009

Blague du jour
Un enfant demande au juge de lui autoriser à quitter son domicile pour vivre avec son
équipe nationale de foot.
- Le juge : Qui te pousse à quitter tes parents ?
- L’enfant : Car ma mère me bat quand mon père se dispute avec elle.
- Le juge : Et ton père
- L’enfant : Lui aussi me bat, quand il ne se dispute pas avec ma mère.
- Le juge : Et pourquoi exactement avec l’équipe de foot ?
- L’enfant : J’ai entendu dire qu’elle ne bat plus personne.

Personnalité du jour Cayley


Arthur Cayley (1821-1895) était un avocat-mathématicien britannique.
Il fait partie des fondateurs de l’école britannique moderne de
mathématiques pures. Il est le premier à introduire la multiplication des
matrices, le premier à donner définition de groupe qui s’approche de la
notion moderne. On lui doit aussi la découverte des octanions. Il a reçu le
prix Smith, la Royal Medal et la Médaille Copley.

Remerciements : Pour Hafid Basso (casa), My Hassan Ratbi (Rabat), Michel Quercia (Paris)
pour les fichiers sources en latex.

Exercice 1 . Soit f un endomorphisme diagonalisable d’un espace vectoriel E de di-


mension finie, λ une valeur propre de f et pλ le projecteur sur le sous-espace propre
associé parallèlement à la somme des autres sous-espaces propres. Soit P un po-
lynôme tel que P (λ) = 1 et P (µ) = 0 pour toutes les autres valeurs propres, µ, de f .
Alors pλ = P (f ).

Exercice 2 . Soit A ∈ Mn (C) telle que Am = In .


1) Justifier pourquoi A est diagonalisable.
2) On suppose dans cette question que (I, A, . . . , Am−1 ) est libre.
Donner πA , tr(A), det(A).
3) On suppose que dans cett question que sp(A) ⊂ R, montrer que A est la matrice
d’une symétrie.

Page 1 / 11
Mamouni, CPGE Rabat Feuille d’exercices [Link]@[Link]
MP-Maths Réduction d’endomorphismes [Link]

Exercice 3 . Soient E un ev de dimension finie sur C et u un endomorphisme de E.


On suppose que u3 = u2 , u 6= idE , u2 6= 0, u2 6= u.
1) Montrer qu’une valeur propre de u ne peut être que 0 ou 1.
2) Montrer que 1 et 0 sont effectivement valeurs propres de u.
3) Montrer que u n’est diagonalisable.
4) Montrer que E = Im(u2 ) ⊕ Ker(u2 ).
5) Monter que u|F = idF avec F = Im(u2 ).

Exercice 4 . Soit A ∈ Mn (C) nilpotente.


Montrons que A et 2A sont semblables.

Pour cela on considère f un endomorphisme d’un espace vectoriel E ayant A pour


matrice. On doit trouver g ∈ GL(E) tel que f ◦ g = 2g ◦ f . Construction de g par
récurrence sur n = dim E.
1) Vérifier le résultat pour n = 0.
2) On suppose que le résultat est vrai sur tout espace vectoriel de dimension p ≤
n − 1.
a) Montrer dim f|Im (f ) ≤ n − 1.
b) Soit g1 ∈ GL(Im (f )) tel que f (g1 (x)) = 2g1 (f (x)) pour tout x ∈ Im (f ).
i. Montrer que E = H ⊕ I ⊕ K ⊕ L où H = Im (f ) ∩ ker(f ), H ⊕ I = Im (f ) et
H ⊕ K = ker(f ).
ii. Montrer que la restriction de f à I⊕L induit un isomorphisme sur Im (f ),
on note ϕ l’isomorphisme réciproque.
iii. Soit g ∈ L(E) définie par :

g(h + i + k + `) = g1 (h + i) + k + 2ϕ(g1 (f (`))).

Vérifier que f ◦ g = 2g ◦ f .
iv. Montre enfin que g est injective, puis conclure.

Exercice 5 . Matrices de rang 1.


1) Soit X, Y ∈ Mn,1 (R), on pose A = X t Y .
a) Calculer les coéfficients de A
b) Montrer que rgA = 1.
2) Inversement, soit A ∈ Mn,1 (R) tel que rgA = 1.
a) Montrer que ∃X, Y ∈ Mn,1 (R) tel que A = X t Y .
b) Donner une base de ker A.
c) Dire pourquoi tr(A) 6= 0, puis montrer que tr(A) est une valeur propre de A.
d) Donner toutes les valeurs propres de A, ainsi que la dimension de leurs
sous-espaces propres.
e) En déduire χA .
3) En déduire que une matrice A de rang 1, est diagonalisable
si et seulement si tr(A) = 0.
4) Application : Soit E un ev de dimension finie et u ∈ L(E) tel que rg(u) = 1.
Montrer que :

u2 = 0 ⇐⇒ Im u ⊂ ker u ⇐⇒ u n’est pas diagonalisable.

Page 2 / 11
Mamouni, CPGE Rabat Feuille d’exercices [Link]@[Link]
MP-Maths Réduction d’endomorphismes [Link]

Exercice 6 . Matrices tridiagonales.


Ce sont les matrices de la forme :
 
a b (0)
 b a b 
 
An = 
 .. .. ..  ∈ Mn (R)

 . . . 
 b a b 
(0) b a

1) Rappeler la forme générale des suites réelles vérifiant une relation de type

aun+1 + bun + cun−1 = 0 où a ∈ R∗ , (b, c) ∈ R2 .

2) Calculer ∆n = det An (chercher une relation de récurrence).


3) Applications :
a) Déterminer les valeurs propres de la matrice
 
1 −1 (0)
−1 2 −1 
 
Bn = 
 .. .. ..  ∈ Mn (R).

 . . . 
 −1 2 −1
(0) −1 1

Indication : On pourra chercher une relation de récurrence entre les χAn et


χBn .
b) Polynômes de Chebychev. Soit

0 1 (0)
 
 .. .. 
1 . . 
Tn =   ∈ Mn (R).
 .. .. 
 . . 1
(0) 1 0

c) Calculer Dn (θ) = det(Tn + (2 cos θ)In ) par récurrence.


d) En déduire les valeurs propres de Tn .
e) Soit λ ∈ Sp(Tn ), déterminer ses vecteur propres associés, X = (xk )1≤k≤n .
On pourra Résoudre l’équation (Tn − λIn )X = 0, on pourra prendre x0 =
xn+1 = 0.
f ) Justifier pourquoi Tn est diagonalisable, puis la diagonaliser.

Exercice 7 . Éléments propres d’une matrice de type (3,3).


Soit A = (aij ) ∈ M3 (R).
1) Vérifier que
 
a a12 a11 a13 a22 a23
χA (λ) = −λ3 + (trA)λ2 − 11 + + λ + det(A).
a21 a22 a31 a33 a32 a33

2) Soit λ une valeur propre de A et L1 , L2 deux lignes non proportionnelles de A−λI


(s’il en existe).
a) Calculer L = L1 ∧ L2 (produit vectoriel) et X = t L.
b) Montrer que X est vecteur propre de A pour la valeur propre λ.

Page 3 / 11
Mamouni, CPGE Rabat Feuille d’exercices [Link]@[Link]
MP-Maths Réduction d’endomorphismes [Link]

Exercice 8 . Oral CCP.


Soit E un espace vectoriel de dimension n et p ∈ L(E) tel que p2 est un projecteur.
1) Quelles sont les valeurs propres éventuelles de p ?
2) Montrer que p est diagonalisable si et seulement si p3 = p.

Exercice 9 . Réduction d’une matrice à valeurs propres simples.


Soit A ∈ Mn (K) et λ ∈ K une valeur propre de A telle que dim Eλ = 1
1) Justifier que rg(A − λIn ) = n − 1.
2) Montrer que rg(t com(A − λI)) = 1.
Indication : On pourra utiliser la relation B.t (comB) = (det B)In pour toute
matrice B ∈ Mn (R).
3) Montrer que les colonnes de t com(A − λI) engendrent Eλ .
 
0 1 2
4) Application : Diagonaliser A = 1 1 1 .
1 0 −1

Exercice 10 . Centrale MP 2000.


On considère la matrice de Mn (()C) :

c a ... a
 
 .. .. .. 
b . . .
A=
.

 .. .. .. 
. . a
b ... b c

On pose
P (x) = det(U + xIn )
1) Montrer que P est un polynôme de degré 1, de la forme αx + β.
Indication : Faire des opérations sur les lignes ou colonnes.
2) On suppose que a 6= b.
a) Calculer P (−a) et P (−b), en déduire α et β
(−1)n
b) En déduire que χA (X) = (a(X + b − c)n − b(X + a − c)n ).
a−b
c) Montrer qu’en général les valeurs propres de A sont sur un cercle.
3) Donner le polynôme caractéristique de A quand a = b.

Page 4 / 11
Mamouni, CPGE Rabat Feuille d’exercices [Link]@[Link]
MP-Maths Réduction d’endomorphismes [Link]

Exercice 11 . Matrice compagnon.


Soit P (X) = a0 + a1 X + · · · + an−1 X n−1 − X n ∈ Kn [X], sa matrice compagnon est

0 (0) a0
 
 .. 
1 . a1 
M = 
 .. .. 
 . 0 . 
(0) 1 an−1

Soit E un K-ev de dimension n, B = (~e1 , . . . , ~en ) une base de E et ϕ l’endomorphisme


de E de matrice M dans B.
1) Montrer que χM = P .
2) Calculer ϕk (~e1 ) pour 0 ≤ k ≤ n.
3) En déduire que P (M ) = 0, sans utiliser le théorème de Hamilton-Cayley.
4) Application :
5) a) Montrer qu’une matrice compagnon est semblable à sa transposée.
b) En déduire que pour toute M ∈ Mn (K) les matrices M et t M sont semblables.

Exercice 12 . Matrices à spectres disjoints.


1) Soient A, B ∈ Mn (C). Montrer l’équivalence entre :
(a) : ∀ C ∈ Mn (C), il existe un unique X ∈ Mn (C) tel que AX − XB = C.
(b) : ∀ X ∈ Mn (C) on a AX = XB =⇒ X = 0.
(c) : χB (A) est inversible.
(d) : A et B n’ont pas de valeur propre en commun.
2) Application : Soient A, B, P trois matrices carrées complexes avec P 6= 0 telles
que AP = P B. Montrer que A et B ont une valeur popre commune.

Exercice 13 . Endomorphismes anticomutant (Centrale MP 2003).


Soit E un C-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ et u1 , . . . , up (p ≥ 2) des endomor-
phismes de E vérifiant :

∀k, u2k = −idE , ∀ k 6= `, uk ◦ u` = −u` ◦ uk .

1) Montrer que les uk sont des automorphismes et qu’ils sont diagonalisables.


2) Montrer que n est pair.
3) Donner le spectre de chaque uk .
4) Donner les ordres de multiplicité des valeurs propres des uk .
5) Calculer det(uk ).

Exercice 14 . X 2004.
Trouver tous les polynômes P vérifiant :

∀ A ∈ Mn (C), P (A) = 0 =⇒ tr(A) ∈ Z.

Exercice 15 . Décomposition de Dunford.


Soit A ∈ Mn (C). Montrer qu’il existe deux matrices uniques D, N telles que A = D +N ,
D est diagonalisable, N est nilpotente, DN = N D.
Indications
Y : Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L tel que πu (X) =
(X − λ)nλ . Posons Fλ = ker(u − λidE )nλ et uλ = u|Fλ .
λ∈u
Montrer que uλ = dλ + vλ où dλ homothétie et vλ nilpotent.

Page 5 / 11
Mamouni, CPGE Rabat Feuille d’exercices [Link]@[Link]
MP-Maths Réduction d’endomorphismes [Link]

Exercice 16 . Centrale MP 2003.


Soit E un espace vectoriel de dimension finie et u ∈ LE. On considère l’application

Φu : L(E) −→ L(E)
v 7−→ v ◦ u

1) Montrer que Φu ∈ L (L(E)).


2) On se propose de montrer l’équivalence suivante : (u est diagonalisable) ⇐⇒ Φu
est diagonalisable)
a) 1ère méthode :
i. Montrer que pour tout P ∈ K[X], v ∈ L(E), on a

P (Φu )(v) = v ◦ P (u)

ii. En déduire que u et Φu ont mêmes polynômes annulateurs, puis conclure.


b) 2ème méthode :
i. Montrer que λ ∈( Φu ) ⇐⇒ u − λidE n’est pas surjectif.
ii. En déduire que ( Φu ) =( u).
iii. Soit λ ∈( u) et v ∈ L(E) tel que (Φu (v) = λv). Montrer que :
A. Im (u − λidE ) ⊂ ker v).
B. ker(Φu − λidLE ) est isomorphe à LH, E où H est un supplémentaire
de Im (u − λidE ).
C. dim(ker(Φu − λidL(E) )) = dim(E) dim(ker(u − λidE )
iv. Conclure.

Exercice 17 . Crochet de Lie.


Dans un K-espace vectoriel non nul, E, on pose pour tous endomorphismes u et v :

[u, v] = u ◦ v − v ◦ u Crochet de Lie.

1) Montrer que (L(E), +, ., [, ]) est une K-algèbre.


2) Montrer que l’application : Φ : L(E)2 −→ L(E) est bilinéaire symétrique.
(u, v) 7−→ [u, v]
3) Montrer que ∀u, v, w ∈ L(E), on a :

[u, [v, w]] + [v, [w, u]] + [w, [u, v]] = 0. identité de Jacobi.

4) Soient u, v deux endomorphisme de E tels que [u, v] = idE . Montrer que :


a) [uk , v] = kuk−1 pour k ∈ N.
b) [P (u), v] = P 0 (u) pour P ∈ K[X].
c) u et v n’ont pas de polynômes minimaux.
5) Oral CCP 99.
On suppose dans cette question que E un espace vectoriel réel de dimension
finie et que f, g ∈ L(E), α ∈ R∗ tels que [f, g] = αf .
a) Montrer pour tout entier naturel n : [f n , g] = αnf n .
b) Montrer qu’il existe n ∈ N tel que f n = 0 (raisonner par l’absurde et
considérer l’application Φ : L(E) −→ L(E) .
h 7−→ [h, g]

Page 6 / 11
Mamouni, CPGE Rabat Feuille d’exercices [Link]@[Link]
MP-Maths Réduction d’endomorphismes [Link]

Exercice 18 . Crochet de Lie (suite).


1) Oral X 2001
On suppose dans cette question que E est de dimension finie sur K et que f un
endomorphisme de E tel que χf soit irréductible. On se propose de montrer que
pour tout endomorphisme g, le crochet de Lie rg[f, g] 6= 1. Supposons qu’il existe
g ∈ L(E) tel que rg[f, g] = 1.
a) Montrer qu’il existe ϕ ∈ E ∗ et a ∈ E tous deux non nuls tels que :

∀ x ∈ E, on a :f (g(x)) − g(f (x)) = ϕ(x)a.

b) En déduire par récurrence sur k que :

∀ x ∈ E, f k (g(x)) − g(f k (x)) = ϕ(x)f k−1 (a) + ϕ(f (x))f k−2 (a) + · · · + ϕ(f k−1 (x))a.

c) En déduire que : (a, f (a), . . . , f n−1 (a)) est une base de E avec n = dim E et
que ∃P ∈ Kn−1 [X] tel que f n (a) = P (f ).
d) En déduire que µf (X) = X n − P (X).
e) En déduire que `(x) = 0 pour tout x ∈ E.
f ) En déduire une contradiction.
2) Oral Ens Cachan 2003.
Soit Φ : Mn (C) −→ Mn (C) un automorphisme d’espace vectoriel tel que :

∀ A, B ∈ Mn (C), Φ([A, B]) = [Φ(A), Φ(B)]

On se propose de montrer : ∀ D ∈ Mn (C), D est diagonalisable ssi Φ(D) est


diagonalisable. Pour cela considérons l’application : φD : X −→ [D, X] et montrons
que (D est diagonalisable) ⇐⇒ (φD est diagonalisable).
a) On suppose que D est diagonalisable. Montrer alors que les applications
X −→ DX et X −→ XD le sont aussi (annulateur scindé à racines simples)
et elles commutent, donc elles sont simmultanément diagonalisables et leur
différence, φD , est aussi diagonalisable.
b) Réciproquement, on suppose que φD est diagonalisable.
i. Montrer que si P est un polynôme quelconque de degré m, alors :
m m
X P (k) (D) X P (k) (D)
∀ X ∈ Mn (C), P (φD )(X) = (−1)k Dk X = (−1)k XDk .
k! k!
k=0 k=0

ii. Prenons P annulateur scindé à racines simples de φD , X = U t V où U est


un vecteur propre de D associé à une certaine valeur propre λ et V un
vecteur arbitraire. Montrer que U t V P (D − λI, puis que t V P (D − λI) = 0.
iii. En déduire que P (D − λI) = 0, puis conclure.
3) Soient A et B deux matrices de Mn (()R) telles que [A, B] = A,
montrer que A est nilpotente. Pour cela on considère l’application :
ψ : Mn (()R) −→ Mn (()R)
M 7−→ M B − BM
a) Montrer que ψ est linéaire de E dans E.
b) Montrer par récurrence que : ∀k ∈ N ψ(Ak ) = kAk .
c) On suppose que ∀k ∈ N, Ak 6= 0. Montrer que ψ a une infinité de valeurs
propres.
d) Conclure.

Page 7 / 11
Mamouni, CPGE Rabat Feuille d’exercices [Link]@[Link]
MP-Maths Réduction d’endomorphismes [Link]

Exercice 19 . Usage de la réduction.


1) Résolution
 d’un système
 différentiel.
−1 2 1
Soit A =  2 −1 −1.
−4 4 3
a) Calculer An , pour tout n ∈ N.
 
−2
b) Soit U0 =  4  et (Un ) défini par la relation : Un+1 = AUn . Calculer Un en
1
fonction de 
n. 
x(t)
c) Soit X(t) = y(t). Résoudre X 0 (t) = AX(t).
z(t)
2) Calcul des puissances de A.
Soit A ∈ M3 (R) ayant pour valeurs propres 1, −2, 2 et n ∈ N.
a) Montrer que An peut s’écrire sous la forme : An = αn A2 + βn A + γn I3 avec
αn , βn , γn ∈ R.
b) On considère le polynôme P (X) = αn X 2 + βn X + γn . Montrer que : P (1) = 1,
P (2) = 2n , P (−2) = (−2)n .
c) En déduire les coefficients αn , βn , γn .
3) Suites récurrentes linéaires.
Soit (un ) une suite réelle vérifiant l’équation de récurrence : un+3 = 6un+2 −
11un+1 + 6un .
 
un
a) On pose Xn = un+1 . Montrer qu’il existe une matrice A ∈ M3 (R) telle
un+2
que Xn+1 = AXn .
b) Diagonaliser A. En déduire un en fonction de u0 , u1 , u2 et n.
4) Soient (xn )n∈N , (yn )n∈N et (zn )n∈N trois suites de nombres réels satisfaisant aux
relations de récurrence :

xn+1 = yn − xn + zn
yn+1 = xn − yn + zn
zn+1 = xn + yn − zn

Calculer les valeurs de xn , yn et zn en fonction de x0 , y0 et z0 .

Exercice 20 . Commutant d’une matrice


Pour tout A ∈ Mn (C), on note C(A) le commutant de A.
1) Pour n = 2, montrer que C(A) est de dimension 2 ou 4, en donner une base.
2) Pour n ∈ N∗ et A diagonalisable, montrer que C(A) est de dimension ≥ n
3) Cas d’une matrice à valeurs propres distinctes.
a) Soit D = diag(λ1 , . . . , λn ) une matrice diagonale à valeurs propres distinctes.
b) Montrer qu’une matrice M commute avec D si et seulement si M est dia-
gonale.
c) Montrer que pour toute matrice M diagonale, il existe un polynôme P ∈
Kn−1 [X] unique tel que M = P (D).
d) Soit A ∈ Mn (K) une matrice à valeurs propres distinctes. Montrer que les
matrices M commutant avec A sont les polynômes en A.

Page 8 / 11
Mamouni, CPGE Rabat Feuille d’exercices [Link]@[Link]
MP-Maths Réduction d’endomorphismes [Link]

Exercice 21 . Sous espaces stables.


1) Droites et hyperplans stables.
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E).
a) Montrer qu’il existe une droite vectorielle stable par u.
b) Montrer qu’il existe un hyperplan stable par u
Indication : considérer Im (u − λidE ) où λ est une valeur propre de u.
c) Donner un exemple où ces propriétés sont en défaut pour un R-
espace vectoriel .
2) Plan stable pour une valeur propre non réelle.
Soit M ∈ Mn (R) et λ = a + ib une valeur propre non réelle de M (a ∈ R, b ∈ R∗ ).
On note X un vecteur propre complexe de M .
a) Montrer que X est aussi vecteur propre de M .
b) Montrer que (X, X) est libre dans Cn .
1 1
c) Soient U = (X + X), V = (X − X).
2 2i
Montrer que (U, V ) est libre dans Rn .
d) Soit F = vect(U, V ). Montrer que F est stable par ϕ (endomorphisme de Rn
associé à M ) et donner la matrice de ϕ|F dans la base (U, V ).
3) Plans stables.
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L(E).
a) Soit F un plan vectoriel. Montrer que si F est stable par f alors il existe
P ∈ K2 [x] non nul tel que F ⊂ ker P (f ).
b) Réciproquement, si P ∈ K2 [x] est non nul, montrer que ker P (f ) contient un
plan stable par f .
c) Si K = R montrer que f admet toujours une droite ou un plan stable.

Exercice 22 . Endomorphismes semi-simples.


Un endomorphisme f est dit semi-simple si tout sous-espace stable par f admet un
supplémentaire stable par f .
Montrer qu’un endomorphisme d’un C-ev de dimension finie est semi-simple si et
seulement s’il est diagonalisable.

Exercice 23 . Endomorphisme cyclique.


Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie ègale à n. Un endomorphisme f ∈ L(E)
est dit cyclique si ∃a ∈ E tel que la famille (f k (a))k∈N soit une famille génératrice de
E.
1) Montrer que ∀k ≥ n, on a : f k (a) ∈ Vect (f k (a))0≤k≤n .


2) Soit P ∈ K[X] un polynôme annulateur de f , non nul. Montrer que deg(P ) ≥ n


(raisonner par l’absurde).
3) En déduire que le polynôme minimal de f est (au signe près) le polynôme
caractéristique de f .

Exercice 24. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie, u ∈ L(E) et P ∈ K[X],


montrer que P (u) est un automorphisme ⇐⇒ P ∧ πu = 1.

Exercice 25 . Soit A ∈ Mn (K) inversible. Exprimer χA−1 en fonction de χA .

Page 9 / 11
Mamouni, CPGE Rabat Feuille d’exercices [Link]@[Link]
MP-Maths Réduction d’endomorphismes [Link]

Exercice 26 . Polynôme minimal d’une vecteur.


Soit u un endomorphisme de E, espace vectoriel de dimension n sur le corps K.
1) Soit x ∈ E, montrer que l’ensemble {P ∈ K[X] tel que P (u)(x) = 0E } est un idéal
de K[X] engendré par un unique polynôme unitaire, noté πx,u et appelé polynôme
minimal de x en u.
2) Montrer que πx,u divise πu .
3) Donner πx,u quand x ∈ ker u.
4) Exemple : On suppose que u est un projecteur non nul, différent de l’identité.
Rappeler son polynôme minimal, ainsi que celui de x quand x ∈ Im u.
5) Application : On se propose de montrer l’équivalence suivante : {0} et E
sont les seuls sous-espace vectoriel de E stables par u si et seulement si
χu est irréductible sur K. Pour cela pour tout x ∈ E, on pose Ku [x] =
{P (u)(x) tel que P ∈ K[X]}, appelé sous-espace cyclique engendré par x
a) On suppose que χu est irréductible.
i. Si x 6= 0, montrer que χu = πu = πx,u .
ii. En déduire que Ku [x] = E, puis conclure.
b) Réciproquement.
i. Soit x 6= 0, montrer que Ku [X] = E.
ii. Supposons qu’il existe P un diviseur non trivial de χu et soit y = P (u)(x).
Montrer que πy,u = χu /P , puis en déduire une contradiction.

Exercice 27 . Diagonalisation et trigonalisation simultanée.


Soient A, B ∈ Mn (C).
1) Montrer que si A et B sont diagonalisables avec AB = BA, alors elles sont
simultanément diagonalisables (i.e, dans une même base.)
2) Montrer que si AB = 0, alors A et B sont simultanément trigonalisables.

Exercice 28 . sp(u ◦ v) = sp(v ◦ u).


Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie et u, v ∈ L(E).
1) Montrer que si λ est valeur propre de u ◦ v alors λ est valeur propre de v ◦ u (on
distinguera les cas λ = 0 et λ 6= 0).
2) En déduire que ( u ◦ v) =( v ◦ u).

Exercice 29 . Diagonalisation simultanée.


Soient u et v deux endomorphismes diagonalisables de E, qui commutent, c’est à dire
tels que u ◦ v = v ◦ u. On note λ1 , . . . , λp (resp. µ1 , . . . , µq ) les valeurs propres de u (resp.
de v), et F1 , . . . , Fp les espaces propres associés (resp. G1 , . . . , Gq ).
1) Montrer que chaque Gj (resp. Fi ) est stable par u (resp. v) (c’est à dire que
u(Gj ) ⊂ Gj ).
2) On pose Hij = Fi ∩ Gj . Soit i ∈ {1, . . . , p}. Montrer que Fi est la somme directe
des espaces (Hij )1≤j≤q .
3) En déduire l’énoncé suivant :
Lorsque deux endomorphismes diagonalisables u et v commutent, il existe une
base formée de vecteurs propres communs à u et à v (en d’autres termes, u et
v sont diagonalisables simultanément dans la même base).
4) On suppose que v admet n valeurs propres distinctes. Montrer qu’il existe P ∈
K[X] tel que u = P (v).

Page 10 / 11
Mamouni, CPGE Rabat Feuille d’exercices [Link]@[Link]
MP-Maths Réduction d’endomorphismes [Link]

Exercice 30 . Autour du noyau et de l’image.


1) Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E) diagonalisable. Pour
λ ∈( u), on note Eλ = ker(u − λidE ) et Fλ = Im (u − λidE ). Montrer que

Eλ ⊕ Fλ = E.

2) Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L(E). On suppose qu’il


existe P ∈ K[X] tel que P (f ) = 0 et P 0 (0) 6= 0.
Montrer que ker f 2 = ker f puis que ker f ⊕ Im f = E.
Indication : Distinguez les cas P (0) 6= 0 et P (0) = 0.
3) Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L(E). Montrer que f est
diagonalisable si et seulement si pour tout λ ∈ C on a rg(f − λidE ) = rg(f − λidE )2 .
4) Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E). On se propose de
ontrer que les ensembles K = {ker(P (u)), P ∈ K[X]} et I = {Im (P (u)), P ∈ K[X]}
sont finis et ont même cardinal. Pour cela on note µ le polynôme minimal de u
et D l’ensemble des diviseurs unitaires de µ.
a) Pour tout P ∈ K[X], on pose d = P ∧ µ.
Montrer que ker(P (u)) = ker(d(u)) et Im (P (u)) = Im (d(u)).
b) En déduire que K et I sont finis.
c) Soit d ∈ D.
i. Montrer que le polynôme minimal de u|Im (d(u)) est µ/d.
ii. En déduire que l’application d 7→ Im (d(u)) est injective sur D et que
card(I) = card(D).
iii. Montrer que d le polynôme minimal de u| ker(d(u)) ainsi que u|Im ( µd (u)) .
iv. En déduire que l’application d 7→ ker(d(u)) est injective sur D puis que
card(K) = card(D).

Fin
à la prochaine

Page 11 / 11

Vous aimerez peut-être aussi