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Introduction à la Géomatique et ses Référentiels

Ce document présente un travail pratique sur la notion de géomatique et ses référentiels. Il décrit les principes de modélisation d'un réseau de concepts et le formalisme utilisé. Il présente ensuite cinq sous-réseaux décrivant des concepts clés de la géomatique : la topométrie, la géodésie, la photogrammétrie, les SIG/cartographie et la télédétection.

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Georges Marvin
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Introduction à la Géomatique et ses Référentiels

Ce document présente un travail pratique sur la notion de géomatique et ses référentiels. Il décrit les principes de modélisation d'un réseau de concepts et le formalisme utilisé. Il présente ensuite cinq sous-réseaux décrivant des concepts clés de la géomatique : la topométrie, la géodésie, la photogrammétrie, les SIG/cartographie et la télédétection.

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Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics

(ENSTP)
Département de Topographie-Cadastre

TP : LA GEOMATIQUE ET SES REFERENTIELS

NOMS DES PARTICIPANTS

 NANG Georges Marvin

 OBAM OYONO Segond Junior

 MINKA MI SOL Nicolas


INTRODUCTION

Le sujet qui fait l’objet de notre étude est un travail pratique portant
sur la notion de géomatique et ses référentiels. Notre travail a pour
objet l’établissement d’un réseau de concepts constituant la géomatique,
pour ainsi permettre à l’étudiant de MENG III TOPO de se familiariser
avec le domaine de la géomatique.
En effet, la géomatique est une discipline ayant pour objet la
gestion des données à référence spatiale, et faisant appel aux sciences et
technologies reliées à leur acquisition, leur stockage, leur traitement et
leur définition. Elle est constituée de nombreuses sous-disciplines telles
que : la topométrie, la géodésie, la photogrammétrie, la télédétection,
SIG et cartographie et le foncier, en interaction les unes avec les autres
de façon complexe de prime à bord. Pour mieux appréhender cette
interaction, il convient de mettre sur pieds une réseau concepts, qui est
en fait une représentation visuelle des concepts et leurs liens. Son
utilisation permet de mieux évaluer la compréhension d’une
connaissance, en l’occurrence la géomatique. Son établissement fera
l’objet de notre travail.

I- PRINCIPE DE MODELISATION D’UN RESEAU


DE CONCEPTS DANS CMAP TOOLS ET
FORMALISME UTILISE

1- Principe de modélisation
La réalisation d’un réseau de concepts s’effectue suivant les étapes
ci-après :
 Elaborer une question à laquelle le réseau de concepts tentera de
répondre (concept central) ;
 Recenser les concepts clefs les plus généraux (en surface) associés à
la question de départ. Ensuite, établir la liste de concepts plus
spécifiques (en profondeur) ;
 Regrouper et hiérarchiser les concepts selon l’organisation naturelle
de ceux-ci ;
 Relier les concepts entre eux pour forme des propositions (liens
proches et éloignés). Au besoin, numéroter les concepts et/ou les liens
qui les unissent afin de proposer un ordre de lecture ;
 Ajouter au besoin des ressources (URL, vidéos, images, textes, etc.)
ou des exemples ;
 Effectuer la mise en forme du réseau (couleur, police) dans l’onglet
« style » du logiciel.

2- Formalisme de création et de visualisation d’un réseau de


concepts

La propriété d’une carte conceptuelle est d’organiser la sémantique


des liens pour former des propositions. Une carte conceptuelle peut
contenir les caractéristiques suivantes :
ELEMENT REPRESENTATION
Propositions

 Concepts  Forme graphique (exemple :


rectangle).
 Des libellés de concepts
sous forme de texte
(exemple : un nom).
 Liens
 Forme graphique (exemple :
tracé des lignes)
 Des directions de liens
  (exemple : tête de flèche)
 Des qualificatifs de relation
(mots de liaisons). Texte
Exemples
disposé sur les liens
(exemple : des verbes)
Ressources : hyperliens/
documents électroniques 
 Forme graphique (exemple :
rectangle avec des attributs
Des outils de collaboration
spécifiques)

 Icônes ou symbole (liens


vers des documents
électroniques ou des sites
Internet qui permettent
d’enrichir la compréhension
des concepts).

 Icône ou symbole

II- DESCRITION ET SYNTHESE DES CONCEPTS ET


LIENS DE CHAQUE SOUS-RESEAU

1- La Topométrie
La topométrie est la discipline de la géomatique qui regroupe
l’ensemble des techniques de mesures des angles et des distances afin de
représenter la forme et la dimension des objets ou des terrains sans tenir
compte de la courbure de la Terre.
Elle est divisée en plusieurs sous-disciplines telles que : la
topométrie routière, forestière, de construction, hydrographique et
souterraine. Elle permet d’effectuer des mesures altimétriques et
planimétriques, qui permettent respectivement de mesurer l’altitude
d’une part, les angles et distances d’autre part. La mesure de l’altitude
s’effectue en procédant par nivellement, qui peut être direct au moyen
d’un niveau, ou indirecte au moyen d’un théodolite. La mesure des
angles et distances s’effectue par un canevas, suivi d’un levé
topographique au moyen d’un tachéomètre, en procédant respectivement
par triangulation, trilatation ou polygonation pour le canevas, et par un
cheminement par antenne ou encadré pour le levé.
2- La géodésie

La géodésie est la science qui a pour objet la mesure des dimensions


de la Terre, déterminer la forme et les dimensions précises de la Terre.
Elle est constituée de :
 L’astrogéodésie qui es la mesure des astres à partir des points de la
Terre
 La géodésie terrestre qui est la mesure des points sur la Terre
Par ailleurs, elle est mise en œuvre premièrement par des paramètres
essentiels que sont : le système géodésique de référence, le réseau
géodésique de points ; deuxièmement par les surfaces de références que
sont le : le géoïde et l’ellipsoïde ; troisièmement par les systèmes de
coordonnées que sont : les coordonnées géographiques ( la latitude, la
longitude, la hauteur ellipsoïdale) , les coordonnées cartésiennes et les
coordonnées planes dont la projection s’effectue sur : une surface
azimutale ( projection stéréographique), une surface cylindrique
( projection de Mercator) ou une surface conique ( projection de
Lambert).
3- La photogrammétrie
La photogrammétrie est la science qui permet d’obtenir des
informations quantitatives et qualitatives au moyen des photos.
La photogrammétrie utilise des photos numériques à travers deux
méthodes à savoir : la photogrammétrie métrique et la photogrammétrie
interprétative. Celles-ci comprennent respectivement d’une part les
photogrammétries aérienne, terrestre et subaquatique, et d’autre part la
photogrammétrie numérique. En effet, la photogrammétrie métrique
permet la prise de mesures sur des photos aériennes ou terrestres, tandis
que la photogrammétrie numérique permet la déduction de certains
renseignements par l’examen d’images.
Elles pour buts respectifs l’obtention d’une part des mesures
précises à partir des photos au moyen des caméras métriques et drones,
et d’autre part l’obtention des emplacements relatifs des traits, surfaces
et volumes au moyen de capteurs optiques ou non optiques.
Par ailleurs, la photogrammétrie intervient dans divers domaines
d’activité tels que la topographie pour la représentation des terrains, la
foresterie pour le dimensionnement des forêts exploitables, la géologie
pour la représentation du relief et en santé publique pour la
représentation des cartes épidémiques.

4- SIG et Cartographie

Ce domaine comprend d’une part le SIG (Système d’Information


Géographique), qui est un ensemble structuré de ressources pour la
gestion du territoire, permettant d’acquérir les données à référence
spatiale, de les conserver, de les traiter et d’en diffuser les résultats. Il
comprend aussi la Cartographie, qui est l’ensemble des études et
opérations, artistiques et techniques, intervenant à partir des résultats des
opérations directes ou de l’exploitation d’une documentation, en vue de
l’élaboration et de l’établissement de cartes, plans et autres modes
d’expression, ainsi que leur utilisation.
Le SIG permet tout d’abord de rassembler les informations
localisées géographiquement à partir de ses composantes qui sont entre
autre les données, les ressources humaines, les méthodes de travail, les
équipements et les procédures organisationnelles. Il permet aussi de
structurer les informations collectées en bases de données
géographiques. Il intervient dans de nombreux domaines à savoir :
l’hydrologie, la géologie, les télécommunications, la planification
urbaine et la protection civile.
La cartographie quant à elle utilise des projections qui peuvent être
cylindriques (projection de Mercator), cylindriques (projection de Bone)
ou azimutales (projection stéréographique). Elle intervient dans les
dessins topographiques à travers l’établissement des plans graphiques,
numériques ou numérisés. Elle intervient aussi dans l’exploitation des
données de références (données topographiques, images satellites,
cadastre).

5- La Télédétection
La Télédétection est l’ensemble des connaissances et techniques
utilisées pour déterminer les caractéristiques physiques et biologiques
des objets par des mesures effectuées à distance, sans contact matériel
avec ceux-ci.
Elle s’effectue en trois étapes : premièrement de la source au
capteur, à travers le rayonnement électromagnétique émis par le soleil et
parvenant à un capteur passif. Ce rayonnement se caractérise par sa
résolution spatiale (fonction du pixel de l’image), sa résolution spectrale
(utilisant les longueurs d’ondes) et sa résolution temporelle (en relation
avec le temps mos par un satellite pour faire un cycle orbital).
Deuxièmement, elle s’effectue du capteur à l’image, à travers le
rayonnement électromagnétique entrant dans les capteurs. Ceux-ci
affichent l’enregistrement (l’image). Troisièmement, elle s’effectue de
l’image à l’application, à travers le traitement des pixels de l’image, des
dimensions spatiales de l’image, grâce aux corrections radiométriques et
géométriques.
La télédétection intervient dans :
 L’étude de l’atmosphère (météorologique/climatique) qui permet une
couverture globale de la Terre à travers les satellites en orbite
géostationnaire ;
 L’océanographie, qui permet la vision synoptique des vastes régions à
travers les satellites météorologiques ;
 La photographie aérienne, qui permet la correction géométrique de
l’image grâce au radiomètre optique et au radar imageur ;
6- Le Foncier
Le terme Foncier dérive du terme gallo-romain « fundu », du latin
« fundus, -i » qui désigne le fond de quelque chose, la limite, ou
encore la partie essentielle de quelque chose. Plus clairement, il est
défini comme l’entité qui regroupe les activités liées à l’occupation
du sol et à la propriété immobilière.
Il intervient notamment dans l’économie et la fiscalité à travers
l’impôt foncier, la redevance des ressources naturelles et le crédit
foncier. Il intervient par ailleurs dans le domaine de l’urbanisme à
travers les projets d’aménagement du territoire, mis en œuvre par
les communautés urbaines d’une part, à travers la construction des
logements sociaux et voiries par exemple, et d’autre part il est mis
en œuvre par les communautés rurales à travers la délimitation de
l’espace naturel et du domaine d’exploitation forestière et minière.
Il intervient enfin dans le domaine du cadastre, à travers la régie
foncière, qui s’occupe de la délivrance des titres fonciers et permis
de bâtir, la topographie par la réalisation des plans cadastraux et
topographiques, mais aussi à travers les techniques de cartographie.
III- DESCRIPTION DE LA STRATEGIE
D’INTEGRATION DANS LES SOUS-RESEAUX

L’analyse des différentes disciplines de la géomatique montre des


points de convergence entre celles-ci. Elles entretiennent des
relations de complémentarité et font appel à des techniques
identiques et parfois solidaires les unes des autres. Il est donc
logique d’établir des liens étroits entre les différents concepts ou
notions de ces disciplines. La stratégie utilisée pour établir les liens
entre les sous-concepts repose sur la hiérarchisation des idées par
secteur d’action, l’analyse sémantique et fonctionnelle.

La hiérarchisation perme d’organiser les idées en sous-secteurs


d’actions sur le plan technique. Par la suite, l’analyse fonctionnelle
et sémantique nous permet de saisir effectivement le sens des idées
développées, d’être à mesure de pouvoir formuler des définitions.
Cette analyse permet de mettre en exergue les fonctionnalités, le
rôle et le champ d’utilisation des sous-concepts. Dans notre réseau
conceptuel, les liens créent des relations de partage, de
complémentarité, de dépendance et même d’illustration (à travers
les exemples) entre les concepts. Cette configuration permet
d’améliorer les connaissances de la géomatique, et de cerner tout
aisément le niveau d’action des différents sous-concepts.

Pour une meilleure lecture de la carte conceptuelle, l’aspect


fonctionnel
voir didactique requiert l’utilisation d’un code couleurs bien
adapté. Les sous-réseaux conceptuels sont stratifiés selon leur
nature et leur fonction dans celui-ci. En effet, leurs couleurs ont été
choisies allant du bleu turquoise pour les sous-disciplines de la
géomatique au violet pour les exemples, en passant par l’orange, le
rouge, le vert foncé, le vert clair, le jaune, le mauve et le gris
caractérisant les phénomènes, les objectifs, les sous-concepts des
sous-disciplines, les procédures, les méthodes, et les appareils
d’usage respectivement.

Cet agencement structuré et codifié des connaissances permet au


lecteur du réseau conceptuel de comprendre avec aisance celui-ci,
mais aussi de compléter ses connaissances dans le domaine de la
géomatique.
ANNEXE

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