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Methode Surprises

Ce document définit trois groupes de niveaux de compétence pour les membres d'un club de voile. Il décrit les rôles et responsabilités des membres d'un équipage de voile ainsi que les procédures standard pour la préparation, le réglage et le rangement d'un bateau.

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Methode Surprises

Ce document définit trois groupes de niveaux de compétence pour les membres d'un club de voile. Il décrit les rôles et responsabilités des membres d'un équipage de voile ainsi que les procédures standard pour la préparation, le réglage et le rangement d'un bateau.

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DEFINITION DES GROUPES

Les membres du CER peuvent se situer dans un des 3 groupes ci dessous en


fonction de leurs niveau de connaissances. Ils peuvent aussi être placés dans un
autre groupe par rapport à leurs motivation.

GROUPE 3: Groupe débutant. Entraînement 3

Apprend:

La préparation du bateau du bateau.


Les rôles à bord. (Manœuvres).
Les manœuvres de port.
Le réglage des voiles aux différentes allures.
Hisser et affaler le spi.
La navigation sous spi.
Le rangement du bateau.

GROUPE 2: Groupe d’entraînement. Entraînement 2

Doit avoir les connaissances du groupe 3, et apprend:

Le comportement d’équipe à l’entraînement.


Les rôles à bord. (Manœuvres et tactique).
Sortir et régler son bateau.
La technique (handling).
La technique de barre.
L’adaptation des réglages
Les manœuvres.
Le départ.
Les passages de bouées.
Les règles de course.

GROUPE 1: Groupe de compétition. Entraînement 1

Doit avoir les connaissances et exerce les points du groupe 2 et 3, et apprend:

La maîtrise du bateau.
Les lay lines au près et au vent arrière.
Les réglages du gréement.
Les tests de vitesse.
Les manœuvres avec le tangon sur le pont.
Le timing.

C.E.R. JMM 99 1
L'EQUIPAGE

NOMBRE ET POIDS

Le nombre et le poids de l’équipage est important pour la performance. En Surprise,


un équipage de 4 personnes est nécessaire pour bien manœuvrer, mais le poids
optimum pour être performant se situe entre 320 Kg. et 370 Kg. Il est alors important
de bien composer l’équipage de 4 ou 5 personnes en fonction des compétences et
du poids de chacun.

REPARTITION DES ROLES

L’équipage est composé de la manière suivante:

Le numéro 1 (No1)
L’embraque au vent (EW)
L’embraque sous le vent (EL)
le barreur (B)
le tacticien (T) est la 5ème personne dans le cas d’un équipage à 5.

Chaque membre de l’équipage a un rôle de MANOEUVRE, et un rôle TACTIQUE.

Le numéro 1 est la personne la plus en avant sur le bateau.

MANOEUVRE: S’occupe des manœuvres sur le pont, ainsi que du wang et de la


bordure.

TACTIQUE: Observe et informe sur se qui se passe à distance. Par exemple:


Recherche les bouées, regarde les angles des bateaux au loin,
les nuages, les fumées à terre, etc. Il donne des informations qui
concerne la stratégie. Lors de la phase de départ, il indiquera la
distance a la ligne.

L’embraque au vent est la deuxième personne depuis l’avant.


C’est aussi le « piano ».

MANOEUVRE: S’occupe de préparer la contre écoute de génois, règle le hale


haut et le hale bas de tangon, le bras de spi, le barber au vent et
le cunningham. Il affale le spi lors de l’affalage dans la cabine.

TACTIQUE: Observe et informe sur la vitesse du bateau par rapport aux


concurrents proches, annonce les changements de force du
vent, communique la position des bateaux au vent dans la phase
départ.

C.E.R. JMM 99 2
L’embraque sous le vent est la troisième personne depuis l’avant.
C’est le régleur!

MANOEUVRE: Embraque et règle le génois (écoute, drisse, roller) tout en


communiquant avec le barreur, fait sortir le spi lors de l’envoi
depuis la cabine, règle l’écoute de spi et le barber sous le vent.

TACTIQUE: Collabore avec l’embraque au vent, mais s’occupe surtout de la


force du vent afin d’adapter les réglages. Communique ce qu’il
voit sous le vent, surtout dans la phase départ.

Le barreur est le conducteur du bateau.

MANOEUVRE: Assure la conduite du bateau dans sa trajectoire, règle l’écoute


de grande voile, le chariot d’écoute, le pataras, et dirige
l’équipage avec un maximum d’anticipation.

TACTIQUE: Informe de ce qui se passe sous le vent, de ce qu’il sent au


niveau de la force et de la direction du vent, puis prend les
décisions finales.

Le tacticien est le placeur du bateau.

MANOEUVRE: Il peut aider le barreur pour l’écoute, le chariot ou le pataras.

TACTIQUE: Il récolte toutes les informations, fait la lecture du compas, donne


toutes ses observations et dirige le bateau sur le plan d’eau.

RESPONSABILITES

Chaque membre de l’équipage a une responsabilité plus ou moins prédéfinie.

Le skipper porte l’entière responsabilité pour tout l’équipage. Le barreur est souvent
le skipper, mais un autre membre de l’équipage peut aussi être le skipper. (par
exemple le propriétaire). C’est lui qui prendra les décisions finales en cas de
désaccord.

Le barreur est responsable de la conduite du bateau. Il doit annoncer ces intentions


et diriger les manœuvres avec anticipation.

La responsabilité des autres membres de l’équipage est personnelle. Chacun est


responsable de ce qu’il fait et du matériel qu’il utilise.

C.E.R. JMM 99 3
PREPARATION DU BATEAU
Avant de larguer les amarres, il est préférable de préparer le bateau de la manière
suivante pour être prêt à naviguer dès la sortie du port.

Passer les écoutes de foc et de spi, et s’assurer que tout est correct

Mettre la grande voile sur la bôme, prérégler la bordure, puis engager la têtière
dans la gorge du mat, et crocher la drisse en s’assurant que tout est correct.

Amurer le foc ou le génois, crocher les écoutes, les mousquetons et la drisse, puis
s’assurer que tout est correct.

Préparer le spi en contrôlant qu’il soit bien ferlé, et crocher les écoutes mais pas la
drisse (sauf pour l’envoi depuis la cabine), vérifier que la drisse soit clair, et du bon
côté.

Préparer le tangon avec hale haut et hale bas crochés.(sur la bôme ou sur le pont)

RANGEMENT DU BATEAU
Le rangement du bateau fait partie de l’entretien et du confort d’utilisation. Les détails
suivant sont à respecter.

Bien amarrer le bateau, et bien régler les pare battages.

Démêler et ranger les drisses et les bouts.

Ne rien déposer de mouillé sur les coussins (Mettre les coussins sur le champ s’ils
sont mouillés)

Suspendre les écoutes, ou les déposer à un endroit qui résiste à l’eau.

Ranger soigneusement les voiles afin qu’elles puissent sécher au mieux

Signaler ou réparer les dégâts éventuels.

Vider entièrement le bateau de vos affaires.

C.E.R. JMM 99 4
SORTIE ET REGLAGES

A chaque sortie, il faut régler son bateau au près comme au portant en suivant les 8
points ci dessous.

1. Partir au près en pré règlant le bateau dès la sortie du port.

2. Affiner le réglage en commençant par la voile la plus en avant: Guindant, puis


roller, écoute. Ensuite la GV : Guindant, bordure, hale bas (wang), écoute, chariot,
et pataras.

3. Prendre des repères de réglages (étalonnage), puis virer de bord, et régler de la


même manière sur le nouveau bord.

4. Faire quelques virements, mesurer les angles (lay lines), et le temps de relance.

5. Préparer puis envoyer le spi

6. Pré règler puis régler les voiles depuis l’avant : Hauteur du tangon, bras puis
écoute, (écoute de foc ou génois s’il reste hissé), puis la GV : Guindant, bordure,
hale bas (wang), et l’écoute.

7. Etalonner, empanner, et retrouver les réglages sur l’autre bord qui nous ramène
sur le lieu du début de l’exercice.

8. Affaler le spi (manœuvre complète suivie d’un virement de bord), puis s’arrêter et
mettre de l’ordre sur le bateau. Nous sommes maintenant prêt à naviguer.

C.E.R. JMM 99 5
TECHNIQUE

La technique qu'on appelle aussi le "handling", est la manière de mener le bateau de


façon synchronisée et coordonnée. La vitesse est souvent liée à la qualité de cette
coordination. Par exemple, le pumping est une technique.

Pour cela, il faut que chacun connaisse parfaitement la position et les déplacements
des autres équipiers. Il est possible de traiter ce sujet en fonction des deux
paramètres suivants.

1. Le positionnement
La première règle de positionnement est de se regrouper un maximum pour centrer
les poids. (principalement dans le sens longitudinal)
La deuxième règle est d'abaisser un maximum les poids.

2. Les mouvements
Pour se déplacer de manière coordonnée, il faut connaître sa place et son espace de
mouvement. Chacun a une place et un ordre chronologique de mouvement.

Pour le Numéro1 : (No1)

Positionnement : (pour un Surprise)

Il (elle) est la personne la plus avancée sur le bateau, elle occupe les places
suivantes :

Au près Au largue Au vent arrière


Petit temps A l'intérieur sous le Sous le vent Sous le vent
0 – 6 Kts. vent ou au vent sur le
milieu d'une couchette
Médium Au vent au rappel Au vent au rappel avec Au vent ou sous le
6 – 15 Kts. le wang dans la main vent selon l'équilibre
du bateau
Brise Au vent au rappel Au vent au rappel avec Au vent ou sous le
15 et plus le wang dans la main vent selon l'équilibre
du bateau

C.E.R. JMM 99 6
Mouvements :

Le No 1 se déplace peu en dehors des manœuvres. Son rôle dynamique est :

Au près, lorsqu'il est à l'extérieur, il prend sa place au vent et ne se déplace que


si il est nécessaire de passer à l'intérieur.
Lorsqu'il est à l'intérieur, il doit suivre le mouvement latéral du bateau, et se
déplacer dans le but d'empêcher toute modification de l'angle de gite.
Au portant, lorsqu'il est au vent, il tient le bras de spi en direct, et aide
l'embraqueur au vent a chaque fois qu'il doit brasser.
Au portant, lorsqu'il est sous le vent, il s'occupe de soutenir le barber de spi si
c'est nécessaire.
Au portant s'il y a des vagues, il s'occupe de l'équilibre longitudinal du bateau.
Dans les virements de bords et les empannages, il doit faire basculer le bateau.

Pour l'embraqueur au vent : (EW)

Positionnement : (pour un Surprise)

C'est la 2ème personne depuis l'avant du bateau, elle occupe les places suivantes :

Au près Au largue Au vent arrière


Petit temps A l'avant du cockpit, Au vent au rappel Sous le vent dans le
0 – 6 Kts. au vent ou sous le cockpit avec le bras de
vent selon la gite. spi dans la main
Médium Au vent au rappel Au vent au rappel Sous le vent dans le
6 – 15 Kts. cockpit avec le bras de
spi dans la main
Brise Au vent au rappel Au vent au rappel ou Au vent face au winch
15 et plus les pieds à l'intérieur avec le bras de spi
pour aider l'embraque dans la main
sous le vent

Mouvements :

L' "EW" est très disponible, c'est la personne qui se déplace le plus à bord. Son rôle
dynamique est :

Au près, il s'occupe de l'équilibre latéral du bateau. Son but est d'empêcher toute
modification de l'angle de gite.
Au portant, il s'occupe du bras de spi. Il sera moins disponible, mais c'est tout de
même lui qui se déplacera pour équilibrer le bateau.

C.E.R. JMM 99 7
Pour l'embraqueur sous le vent : (EL)

Positionnement : (pour un surprise)

C'est la 3ème personne depuis l'avant du bateau, elle occupe les places suivantes :

Au près Au largue Au vent arrière


Petit temps Sous le vent avec Au vent avec l'écoute Au vent avec l'écoute
0 – 6 Kts. l'écoute de génois de spi dans la main de spi dans la main
dans la main
Médium Au vent avec l'écoute Au vent avec l'écoute Au vent avec l'écoute
6 – 15 Kts. de génois dans la de spi dans la main de spi dans la main
main
Brise Au vent au rappel avec Au vent avec l'écoute Au vent avec l'écoute
15 et plus l'écoute de génois de spi dans la main de spi dans la main
dans la main

Mouvements :

L' "EL" est très préoccupé par le réglage de la voile d'avant. Son rôle dynamique est :

Au près, il se déplace que rapidement pour adapter ses réglages, puis reprend
sa place.
Au portant, Il a la priorité sur le choix de sa place afin de pouvoir bien suivre le spi
et les autres équipiers doivent s'adapter pour conserver l'équilibre.

Note : Malgré sa priorité, l'embraque sous le vent doit faire son possible pour
travailler en coordination avec l'équipage.

C.E.R. JMM 99 8
Pour le barreur : (B)

Positionnement : (pour la plus part des bateaux)

C'est la 4ème ou la 5ème personne depuis l'avant du bateau. Le tacticien se placera en


avant ou en arrière du barreur en fonction de la force du vent.

Au près Au largue Au vent arrière


Petit temps Sous le vent lorsque le Sous le vent lorsque le Au vent ou sous le
0 – 6 Kts. vent est presque nul vent est presque nul vent selon l'équilibre
ou au vent avec ou au vent avec avec l'écoute de GV
l'écoute de GV dans la l'écoute de GV dans la dans la 2ème main
2ème main 2ème main
Médium Au vent avec l'écoute Au vent avec l'écoute
Au vent ou sous le
6 – 15 Kts. de GV dans la 2ème de GV dans la 2èmevent selon l'équilibre
main main avec l'écoute de GV
dans la 2ème main
Brise Au vent avec l'écoute Au vent avec l'écoute Au vent ou sous le
15 et plus de GV dans la 2ème de GV dans la 2ème vent selon l'équilibre
main main

Mouvements :

Le barreur n'est pas très mobile, il se place évidemment en face de la barre et choisit
sa place (au vent ou sous le vent) en fonction de ses sensations, mais aussi par
rapport à l'équilibre du bateau. Son rôle dynamique est :

Aider le balancement du bateau lors des virements de bord et des empannages.

C.E.R. JMM 99 9
Pour le tacticien : (T)

Positionnement : (pour un surprise)

C'est la 4ème ou la 5ème personne depuis l'avant du bateau. Il se placera en avant ou


en arrière du barreur en fonction de la force du vent.

Au près Au largue Au vent arrière


Petit temps Dans la descente ou Dans la descente ou Dans la descente ou
0 – 6 Kts. dans le cockpit en dans le cockpit en dans le cockpit en
avant de la barre avant de la barre avant de la barre
d'écoute d'écoute d'écoute
Médium Au vent en arrière du Au vent en arrière du Dans le cockpit en
6 – 15 Kts. barreur barreur avant de la barre
d'écoute
Brise Au vent en arrière du Au vent en arrière du Au vent ou sous le
15 et plus barreur barreur vent en arrière du
barreur.

Mouvements :

Le tacticien est très mobile. Mais comme sa préoccupation est à l'extérieur du


bateau, il ne doit pas être pris en compte pour l'équilibre. Son rôle dynamique est :

Au près et au portant, il doit aider l'équipage dans ses mouvements.

Note : En annonçant les changements de vent, le tacticien aide l'équipage pour


anticiper ses déplacements.

C.E.R. JMM 99 10
ADAPTATION DES REGLAGES

Pour faire avancer vite le bateau, il est très important d’adapter continuellement les
réglages qui sont disponibles.

Lorsque le bateau est bien réglé, le barreur ajuste ou fait ajuster la grand-
voile en permanence pour suivre les petits changements de vent et de trajectoire.
(Relance).

Les embraqueurs doivent suivre les plus importants de ces changements avec la
voile d’avant, en accord avec la paire « barre-GV ».
Si le vent se renforce ou diminue, il faut immédiatement revoir les réglages de base,
soit commencer par la voile d’avant en se posant les questions suivantes:

Est ce que - Le guindant est bien réglé?


- L’angle d’écoute est juste?
- La tension de chute est correcte?

Les embraqueurs doivent toujours se demander: - Que faire si le vent se renforce?


- Que faire si le vent diminue?

Ensuite, on peut réajuster la GV pour retrouver l’équilibre initial en contrôlant les


paramètres suivants: - Guindant, - bordure, - hale bas (wang), - écoute, -chariot,
- pataras.

Dans le cas de courtes risées, il est préférable de trouver un réglage moyen, et de


n’utiliser que les écoutes et le pataras.

Il faut exercer ce travail d’équipe en dialoguant a bord, et en appliquant la théorie


avec pour but de sentir les réactions du bateau en adaptant les réglages.

C.E.R. JMM 99 11
TECHNIQUE DE BARRE

La technique de barre s’exerce de différentes manières:

La conduite du bateau en « ligne droite »


Les trajectoires dans les manœuvres
Les trajectoires de relance
les astuces de la régate

La conduite en « ligne droite » est un exercice qui comprend des longs bords, ou le
barreur est concentré sur la trajectoire par rapport au vent, ainsi que sur le passage
des vagues. Il doit communiquer avec l’équipage pour l’adaptation des réglages et
de l’équilibre du bateau.
Le but est de trouver le rythme, et le bon angle par rapport au vent.

Les trajectoires dans les manœuvres s’exercent en dialoguant avec l’équipage. Le


barreur doit faire la trajectoire qu’il aura préparé, tout en suivant l’équipage afin de lui
faciliter la tâche.
Le but est de trouver l’équilibre entre la précision et la vitesse de la trajectoire, et la
rapidité de l’équipage.
(Les trajectoires sont définies dans le chapitre « MANOEUVRES »).

Les trajectoires de relance sont les angles qu’il faut prendre pour faire accélérer le
bateau au départ ou à la suite d’une manœuvre. On s’exerce en coordination avec
l’équipage. Il faut mesurer le temps de relance, ce qui indique la profondeur de la
trajectoire de relance.
Le but est d’estimer le temps de relance afin d’engager une trajectoire avec le bon
angle par rapport au vent.

Les astuces de la régate sont des modifications de trajectoire lors des croisements,
ou à l’approche et à la suite d’un passage de bouée. Il faut les apprendre en théorie,
puis les exercer en situation de régate.

C.E.R. JMM 99 12
TESTS DE VITESSE
Les tests de vitesse sont utiles pour optimiser les réglages, mais parfois ennuyeux
pour l’équipage. Ils demandent beaucoup de discipline et de concentration. Surtout
lorsque les conditions de vent sont instables.

Les conditions les plus favorables pour des tests de vitesse sont lorsque le vent est
stable en force et en direction. Si le vent est changeant, il est important de bien
mesurer ses variations, puis de les estimer en gain ou en perte afin de pouvoir
apporter une indication objective sur la vitesse réelle.

Avant de commencer, il faut définir les rôles. Les bateaux ne peuvent ni changer
leurs réglages en même temps, ni plusieurs réglages simultanément. Il faut alors
procéder de la manière suivante:

Se placer pour les réglages de près:

1. Chaque équipage règle son bateau individuellement.


2. Dès qu’ils sont prêts, ils se regroupent soit sur « rendez-vous », soit par le chemin
le plus court.
3. Le bateau le plus en arrière ne s’arrête pas.
4. Les autres bateaux viennent s’aligner sur le dernier soit par environ deux
longueurs au vent et légèrement en arrière de sa perpendiculaire, soit par environ
deux longueurs sous le vent et légèrement en avant de sa perpendiculaire.
5. Si un bateau n’est pas bien aligné et qu’il gêne un autre, il doit se replacer d’une
manière franche et rapide.

Pendant l’essai de vitesse:

1. Tester Les positions suivantes:


Au vent tribord amures
Au vent bâbord amures
Sous le vent tribord amures
Sous le vent bâbord amures
2. Définir le bateau le plus rapide.
3. Le bateau le plus rapide du moment est la référence. Il ne doit pas changer de
réglage et doit se replacer franchement lorsqu’il gêne un autre. Par exemple, s’il
se trouve sous le vent et suffisamment en avant, il peut virer afin de se replacer au
vent en virant une deuxième fois.
4. Les bateaux les plus lents doivent chercher une meilleure vitesse par:
De nouveaux réglages
Une répartition des poids différente
Une autre manière de barrer

C.E.R. JMM 99 13
MAITRISE DU BATEAU
On peut apprendre à maîtriser un bateau en faisant des exercices sur une ligne de
départ d’entraînement ou face à une bouée.
Le but est de maîtriser le bateau dans toutes les situations. Par exemple:

S’arrêter à un endroit choisi


Ne pas dériver une fois arrêté
Reculer
Cesser de reculer
Redémarrer en tribord ou en bâbord amures.
Les manœuvres de port à la voile sont aussi des exercices de maîtrise du
bateau.

C’est un jeu d’équipage ou chacun a un rôle comme lors d’une manœuvre.


Le travail doit toujours être bien synchronisé entre les mouvements de barre, les
écoutes, et l’équilibre latéral du bateau.
Le barreur doit diriger la manœuvre et exprimer clairement ce qu’il veut faire.
L’équipage doit être très vigilant et si possible anticiper sur les actions du barreur.

Les principes de base sont les suivants.

Pour abattre:

Mettre la barre du côté au vent


Choquer la grande voile en grand
Surborder le foc ou le génois, ou le mettre à contre si nécessaire
Faire contregîter le bateau (mettre tout le poids de l’équipage au vent)

Pour lofer:

Mettre la barre du côté sous le vent


Border la grande voile en grand
Peu ou pas border le foc ou le génois
Faire gîter le bateau (il ne sera pas toujours nécessaire de mettre tout le poids de
l’équipage sous le vent)

Pour s’arrêter:

Lofer brutalement
Choquer les voiles
Pousser la voile à contre du côté sous le vent (si nécessaire)
Garder le bateau à plat.

C.E.R. JMM 99 14
Pour démarrer:
Mettre le bateau à environ 60° du vent en le faisant pivoter comme pour abattre
Ajuster les voiles sans les surborder pour ne pas dériver
Faire légèrement gîter le bateau au moment du démarrage
Redresser le bateau pour le faire accélérer
Continuer le réglage des voiles en surbordant très légèrement une fois que le
bateau a pris de la vitesse.

Pour prendre un départ, il est conseillé de démarrer avec un angle de 45°à 50° du
vent en procédant de la manière suivante.

Mettre le bateau à environ 20° du vent de façon à pouvoir border les voiles à plat
en faisant attention de garder un minimum de vitesse pour pouvoir abattre ou ne
pas se faire prendre à contre
Au moment de lancer le bateau, il faut abattre sur un angle entre 45° et 50° du
vent en mettant tout le poids de l’équipage au vent, en gardant le foc ou le génois
bordé a plat, et en choquant la grande voile
Dès que le bateau est sur le bon angle, il faut le faire gîter légèrement si
nécessaire, ouvrir le foc ou le génois et border la grande voile comme pour une
relance de sortie de virement.
Ensuite, il ne reste plus qu’a border les voiles pendant que le bateau accélère.

C.E.R. JMM 99 15
LES MANOEUVRES

Lors de la manœuvre, chaque membre de l’équipage a une tâche bien définie.


Un exemple de la répartition des tâches pour un équipage de 4 personnes sur un
Surprise est détaillé pour les manœuvres suivantes:

Le virement de bord = Changer d’amure en passant face au vent.


L’empannage = Changer d’amure en passant par le vent arrière.

L’envoi de spi (bare away) = Abattre et envoyer le spi sur le même bord.
Le tack set = Virer, et abattre en envoyant le spi.
Le gybe set = Abattre, et empanner en envoyant le spi.
L’italienne = Virer, abattre et empanner en envoyant le spi.

L’affalage au vent = Affaler le spi au vent, et lofer jusqu’au près.


L’affalage sous le vent = Affaler le spi sous le vent, et lofer jusqu’au près.
La fameuse = Empanner, affaler le spi à l’intérieur du virage, et
lofer jusqu’au près.

Les rôles sont: (Dans l’ordre d’avant en arrière).

1 = No1 (No1)
EL = embraque sous le vent (No2)
EW = embraque au vent (No3)
B = barreur. (No4)

Le virement de bord est la plus importante manœuvre qu’il faut exercer à


chaque sortie.

La trajectoire du virement de bord est lente en entrée, puis s’accélère régulièrement


jusqu’à ce que les voiles se gonflent sur la nouvelle amure, puis s’arrête franchement
sur l’angle de relance. (L’angle de relance est un angle ou le bateau est bien
appuyé).

Marche à suivre:

B annonce le virement en disant « paré à virer » ou autre chose du même sens.


EL répond si il est prêt ou non, s’il n’est pas prêt, il se prépare et annonce «paré».
B annonce le déclenchement du virement, et envoie en réglant la GV.
EL choque au moment exact ou le génois prend à contre, et fait filer la contre
écoute, puis prend sa place pour l’équilibre du bateau.
EW embraque aussi vite que possible jusqu’au réglage de relance, et fini de
border en même temps que le bateau accélère. Puis il annonce lorsque le
génois est bien réglé, en indiquant la tension de chute. Dans la brise, il est
préférable d’embraquer rapidement jusqu’au réglage final, puis se mettre

C.E.R. JMM 99 16
immédiatement au rappel, même si il faut retourner ensuite pour ajuster
l’écoute.
1 Traverse en se préoccupant de l’équilibre du bateau, et du passage du génois.
B Ajuste la GV et annonce son angle de relance, puis reprend sa trajectoire.

Dans le petit temps, il faut balancer le bateau en lui donnant de la gite au moment
d’engager le virement, puis le ramener énergiquement a l’instant ou le lof est franc,
et rester sous le vent jusqu’à ce que la nouvelle amure soit bien établie avant de
remettre le bateau à plat.

Remarque: Il est important de privilégier le travail des voiles à celui de l’équilibre.

L’empannage est une manœuvre délicate qui demande beaucoup de


coordination.

La trajectoire varie de 20° à 90° en fonction de la force du vent ou du type


d’empannage. (Largue - largue ou vent arrière - vent arrière). Elle ressemble à celle
du virement, mais avec moins d’amplitude. L’angle de barre augmente
régulièrement, puis revient franchement dans l’axe pour stopper la trajectoire sur
l’angle de sortie qui est aussi l’angle de relance, c’est à dire un peu plus haut que la
route normale.
Attention! Si le vent est fort, l’angle de sortie sera celui qui est le plus facile pour
crocher le tangon, soit pas de relance.

Marche à suivre:

B annonce l’empannage, attend le OK de l’équipage, et envoie.


EL donne du mou au hale bas de tangon, et prend le barber sous le vent.
EW fait 2 tours au winch sous le vent, choque l’écoute de spi jusqu’à sa position
de sortie d’empannage, (le point d’écoute dans l’étai au max), et brasse en grand
pour faire tourner le spi autour du bateau.
1 décroche le tangon du mat dès qu’il est brassé, libère le bras de la mâchoire,
engage le nouveau bras dans l’autre mâchoire, et recroche le tangon au mat
en le poussant sur l’avant, puis annonce dès que le tangon est croché.
B fait passer la bôme et ajuste sa trajectoire par rapport au spi en le regardant.
EL choque le barber nouvellement sous le vent dès que la bôme a passé, et
reprend le hale bas de tangon.
EW règle le spi avec l’aide de EL ou du No1 si nécessaire.
B reprend sa route normale.

L’envoi de spi (bare away) demande une bonne préparation. Le spi est à
bâbord pour un parcours bâbord ou inversement.

La trajectoire du bare away est plus dirigée par les voiles que par la barre. Il est alors
très important de bien choquer la GV ainsi que le wang, et de garder beaucoup de
pression dans le génois pour faire abattre. Le barreur conduit tout de même le
bateau, et indique l’angle de sortie avant le début de la manœuvre en disant par
exemple: « barre haut » ou « barre bas ».

C.E.R. JMM 99 17
Marche à suivre:
Avec le spi dans le trou avant et le tangon sur la bôme.

1 croche la drisse de spi avant le dernier virement de bord, et la garde avec lui
pour le virement afin qu’elle ne se croche pas dans le génois ni dans la barre
de flèche. Après le dernier virement, il reprend le mou de la drisse.
B demande au No1 de mettre le tangon.
1 prend le bras de spi d’une main, et le tangon de l’autre, met le bras dans la
mâchoire, sort le tangon, et le croche au mat.
EL Libère le hale bas, porte le tangon avec le hale haut et pré règle sa hauteur,
puis tend le hale bas sans changer de place dans le bateau.
EW fait filer le bras, puis le retend avec 2 tours sur le winch dès que le tangon est
en place. Il s’assure ensuite que le barber de spi au vent soit croché, et que
celui sous le vent soit décroché.
1 revient a sa place avec la drisse de spi dans la main.
EL choque le cunningham de GV et pré règle le wang pour l’abattée.
B annonce la distance a la marque, le début de l’abattée, choque la GV, abat, et
ordonne l’envoi du spi. Le spi ne doit pas monter avant l’ordre du barreur,
mais il est possible de hisser lentement les premiers mètres avant l’abattée,
puis rapidement dès l’ordre du barreur.
1 hisse le spi et regarde s’il s’établit normalement.
EW brasse avec 2 tours au winch, ajuste l’amure du spi, puis prend l’écoute et
règle le spi.
EL choque le génois, le recroche, lâche la drisse dès que possible, libère le
winch d’écoute, réajuste le wang, le cuni, et la hauteur du tangon, puis range
les drisses et autres bouts.
1 affale le génois après avoir vérifié que le spi soit bien établi, puis aide à
brasser en direct si nécessaire, s’occupe de la bordure et du barber sous le
vent dans le petit temps.
B règle la GV a l’écoute, choque le pataras, et cherche le bon angle par rapport
au vent en dialoguant avec EW qui tient le spi.

Le bare away.
Avec le spi dans la cabine, et le tangon sur la bôme.

B demande au No1 de mettre le tangon.


1 prend le bras de spi d’une main, et le tangon de l’autre, met le bras dans la
mâchoire, sort le tangon, et le croche au mat.
EL Libère le hale bas, porte le tangon avec le hale haut et pré règle sa hauteur,
puis tend le hale bas sans changer de place dans le bateau.
EW fait filer le bras, puis le retend avec 2 tours sur le winch dès que le tangon est
en place. Il s’assure ensuite que le barber de spi au vent soit croché, et que
celui sous le vent soit décroché.
1 revient a sa place avec la drisse de spi dans la main.
EL choque le cunningham de GV et pré règle le wang pour l’abattée.
B annonce la distance a la marque, le début de l’abattée, choque la GV, abat, et
ordonne l’envoi du spi. Le spi ne doit pas monter avant l’ordre du barreur.
1 hisse le spi et regarde s’il s’établit normalement.

C.E.R. JMM 99 18
EL fait sortir le spi de la cabine de façon à ce qu’il ne se prenne pas entre la voile
et la barre de flèche.
EW choque le génois de 30cm, le recroche, brasse avec 2 tours au winch, ajuste
l’amure du spi, puis prend l’écoute et règle le spi.
EL lâche la drisse de génois dès que possible, libère le winch d’écoute, réajuste
le wang, le cuni, et la hauteur du tangon, puis range les drisses et autres bouts.
1 affale le génois après avoir vérifié que le spi soit bien établi, puis aide à
brasser en direct si nécessaire, s’occupe de la bordure et du barber sous le
vent dans le petit temps.
B règle la GV a l’écoute, choque le pataras, et cherche le bon angle par rapport
au vent en dialoguant avec EW qui tient le spi.

Le tack set est un bare away à la suite d’un virement. La préparation est
importante, et deux solutions sont possibles: Hisser le spi avec le tangon, ou sans le
tangon. Le spi est à bâbord pour un parcours bâbord ou inversement.

La trajectoire commence comme celle du virement de bord, mais elle ne s’arrête pas
avant d’avoir pris l’angle de route que le barreur aura choisi et annoncer à l’équipage
avant le début de la manœuvre. Comme pour le bare away, il faut bien conduire le
bateau à la barre, mais aussi avec les voiles.

Le tack set avec tangon.


Marche à suivre:
Avec le spi dans le trou avant et le tangon sur la bôme.

1 croche la drisse de spi avant le virement de bord, et la garde avec lui comme
pour le bare away. Après le dernier virement, il reprend le mou de la drisse.
EW libère le barber qui sera sous le vent et vérifie que l’autre soit croché, puis
libère également le hale haut de tangon.
EL choque le cunningham de GV et pré règle le wang pour l’abattée.
B annonce le virement qui débute la manœuvre, et envoie.
EL choque le génois et devient EW.
EW embraque le génois sans manivelle, et devient EL
1 prend le bras de spi d’une main, et le tangon de l’autre, met le bras dans la
mâchoire, sort le tangon, et le croche au mat.
EL porte le tangon avec le hale haut et pré règle sa hauteur, puis tend le hale bas.
EW fait filer le bras, puis le retend avec 2 tours sur le winch dès que le tangon est
en place.
B enroule la bouée, choque la GV, abat, et ordonne l’envoi du spi. Le spi ne doit
pas monter avant l’ordre du barreur, et le barreur ne doit pas ordonner l’envoi
du spi avant que l’équipage soit prêt.
1 hisse le spi et regarde s’il s’établit normalement.
EW brasse avec 2 tours au winch, ajuste l’amure du spi, puis prend l’écoute et
règle le spi.
EL lâche la drisse de génois dès que possible, libère le winch d’écoute, réajuste
le wang, le cuni, et la hauteur du tangon, puis range les drisses et autres
bouts.

C.E.R. JMM 99 19
1 affale le génois après avoir vérifié que le spi soit bien établi, puis aide à
brasser en direct si nécessaire, s’occupe de la bordure et du barber sous le
vent dans le petit temps.
B règle la GV a l’écoute, choque le pataras, et cherche le bon angle par rapport
au vent en dialoguant avec EW qui tient le spi.

Remarque: Il est aussi possible d’envoyer le spi sans tangon, puis le mettre dès que
le spi porte. cette solution est valable dans le vent médium.

Le tack set avec tangon.


Avec le spi dans la cabine, et le tangon sur la bôme.

EW libère le barber qui sera sous le vent et vérifie que l’autre soit croché, puis
libère également le hale haut de tangon.
EL choque le cunningham de GV et pré règle le wang pour l’abattée.
B annonce le virement qui débute la manœuvre, et envoie.
EL choque le génois et devient EW.
EW embraque le génois sans manivelle, et devient EL
1 prend le bras de spi d’une main, et le tangon de l’autre, met le bras dans la
mâchoire, sort le tangon, et le croche au mat.
EL porte le tangon avec le hale haut et pré règle sa hauteur, puis tend le hale bas.
EW fait filer le bras, puis le retend avec 2 tours sur le winch dès que le tangon est
en place.
B enroule la bouée, choque la GV, abat, et ordonne l’envoi du spi. Le spi ne doit
pas monter avant l’ordre du barreur, et le barreur ne doit pas ordonner l’envoi
du spi avant que l’équipage soit prêt.
1 hisse le spi et regarde s’il s’établit normalement.
EL fait sortir le spi de la cabine de façon à ce qu’il ne se prenne pas entre la voile
et la barre de flèche.
EW brasse avec 2 tours au winch, ajuste l’amure du spi, puis prend l’écoute et
règle le spi.
EL lâche la drisse de génois dès que possible, libère le winch d’écoute, réajuste
le wang, le cuni, et la hauteur du tangon, puis range les drisses et autres
bouts.
1 affale le génois après avoir vérifié que le spi soit bien établi, puis aide à
brasser en direct si nécessaire, s’occupe de la bordure et du barber sous le
vent dans le petit temps.
B règle la GV a l’écoute, choque le pataras, et cherche le bon angle par rapport
au vent en dialoguant avec EW qui tient le spi.

Le tack set sans tangon.


Marche à suivre:
Avec le spi dans le trou avant et le tangon sur la bôme.

1 croche la drisse de spi avant le virement de bord, et la garde avec lui comme
pour le bare away. Après le dernier virement, il reprend le mou de la drisse.
EW libère le barber qui sera sous le vent et vérifie que l’autre soit croché, puis
libère également le hale haut de tangon.

C.E.R. JMM 99 20
EL choque le cunningham de GV et pré règle le wang pour l’abattée.
B annonce le virement qui débute la manœuvre, et envoie.
EL choque le génois et devient EW.
EW embraque le génois sans manivelle, et devient EL
B enroule la bouée, choque la GV, abat, et ordonne l’envoi du spi.
1 hisse le spi et va l’établir en tenant le bras à la main. (Il fait tangon).
EW brasse avec 2 tours au winch, ajuste l’amure du spi, puis prend l’écoute et
règle le spi.
1 établi le spi en prenant le bras à la main, et met le tangon à poste dès que le
spi est stable.
EL suit avec le hale haut, puis tend le hale bas, lâche la drisse de génois dès que
possible, libère le winch d’écoute, réajuste le wang, le cuni, et la hauteur du
tangon, puis range les drisses et autres bouts.
1 affale le génois, puis aide à brasser en direct si nécessaire, s’occupe de la
bordure et du barber sous le vent dans le petit temps.
B règle la GV a l’écoute, choque le pataras, et cherche le bon angle par rapport
au vent en dialoguant avec EW qui tient le spi.

Le tack set sans tangon.


Avec le spi dans la cabine, et le tangon sur la bôme.

EW libère le barber qui sera sous le vent et vérifie que l’autre soit croché, puis
libère également le hale haut de tangon.
EL choque le cunningham de GV et pré règle le wang pour l’abattée.
B annonce le virement qui débute la manœuvre, et envoie.
EL choque le génois et devient EW.
EW embraque le génois sans manivelle, et devient EL
B enroule la bouée, choque la GV, abat, et ordonne l’envoi du spi.
1 hisse le spi et va l’établir en tenant le bras à la main. (Il fait tangon).
EL fait sortir le spi de la cabine de façon à ce qu’il ne se prenne pas entre la voile
et la barre de flèche.
EW brasse avec 2 tours au winch, ajuste l’amure du spi, puis prend l’écoute et
règle le spi.
1 établi le spi en prenant le bras à la main, et met le tangon à poste dès que le
spi est stable.
EL suit avec le hale haut, puis tend le hale bas, lâche la drisse de génois dès que
possible, libère le winch d’écoute, réajuste le wang, le cuni, et la hauteur du
tangon, puis range les drisses et autres bouts.
1 affale le génois après avoir vérifié que le spi soit bien établi, puis aide à
brasser en direct si nécessaire, s’occupe de la bordure et du barber sous le
vent dans le petit temps.
B règle la GV a l’écoute, choque le pataras, et cherche le bon angle par rapport
au vent en dialoguant avec EW qui tient le spi.

Le gybe set est une très belle manœuvre souvent utilisée pour prendre une
position ou un avantage par rapport aux concurrents à la direction du vent. Le spi est
à bâbord pour un parcours bâbord ou inversement.

C.E.R. JMM 99 21
La trajectoire est comme pour un bare away suivi d’un empannage. C’est une courbe
très régulière qui s’arrête franchement quelques degrés plus haut que la route
normale de la nouvelle amure. (Relance).

Marche à suivre:
Avec le spi dans le trou avant et le tangon sur la bôme.

1 croche la drisse de spi avant le dernier virement de bord, et la garde avec lui
pour le virement afin qu’elle ne se croche pas dans le génois ni dans la barre
de flèche. Après le dernier virement, il reprend le mou de la drisse.
B demande au No1 de mettre le tangon.
1 prend le bras de spi d’une main, et le tangon de l’autre, met le bras dans la
mâchoire, sort le tangon, et le croche au mat.
EL sans changer de place dans le bateau, libère le hale bas, porte le tangon avec
le hale haut et pré règle sa hauteur, puis prend le hale bas en laissant environ
10cm. de mou afin de pouvoir brasser et empanner.
EW fait filer le bras, puis le retend avec 2 tours sur le winch dès que le tangon est
en place. Il s’assure ensuite que le barber de spi sous le vent soit croché, et
que celui au vent soit décroché. (L’inverse du bare away).
1 revient a sa place avec la drisse de spi dans la main.
EL choque le cunningham de GV et pré règle le wang pour l’abattée.
B annonce la distance a la marque, le début de l’abattée, choque la GV, abat, et
ordonne l’envoi du spi. Le spi ne doit pas monter avant l’ordre du barreur,
mais il est possible de hisser lentement les premiers mètres avant l’abattée,
puis rapidement dès l’ordre du barreur.
1 hisse le spi et passe le tangon comme dans un empannage normal.
EW brasse à deux mains, fait tourner le spi comme pour l’empannage, puis prend
l’écoute qui devient bras, et règle le spi comme en sortie d’empannage.
EL choque le génois de façon à ce que le No 1 puisse passer entre le génois et le
mat, le recroche et lâche immédiatement la drisse afin que le génois qui s’est
gonflé à contre après l’empannage, puisse tomber sur le pont. Libère ensuite
le winch d’écoute, réajuste le wang, le cuni, et la hauteur du tangon, puis
range les drisses et autres bouts.
1 fini d’affaler le génois après avoir vérifié que le spi soit bien établi, puis aide à
brasser en direct si nécessaire, s’occupe de la bordure et du barber sous le
vent dans le petit temps.
B règle la GV a l’écoute, choque le pataras, et cherche le bon angle par rapport
au vent en dialoguant avec EW qui tient le spi.

Le gybe set.
Avec le spi dans la cabine, et le tangon sur la bôme.

B demande au No1 de mettre le tangon.


1 prend le bras de spi d’une main, et le tangon de l’autre, met le bras dans la
mâchoire, sort le tangon, et le croche au mat.
EL sans changer de place dans le bateau, libère le hale bas, porte le tangon avec
le hale haut et pré règle sa hauteur, puis prend le hale bas en laissant environ
10cm. de mou afin de pouvoir brasser et empanner.

C.E.R. JMM 99 22
EW fait filer le bras, puis le retend avec 2 tours sur le winch dès que le tangon est
en place. Il s’assure ensuite que le barber de spi sous le vent soit croché, et
que celui au vent soit décroché. (L’inverse du bare away).
1 revient a sa place avec la drisse de spi dans la main.
EL choque le cunningham de GV et pré règle le wang pour l’abattée.
B annonce la distance a la marque, le début de l’abattée, choque la GV, abat, et
ordonne l’envoi du spi. Le spi ne doit pas monter avant l’ordre du barreur.
1 hisse le spi et passe le tangon comme dans un empannage normal.
EL fait sortir le spi de la cabine de façon à ce qu’il ne se prenne pas entre la voile
et la barre de flèche, et lâche immédiatement la drisse afin que le génois qui
s’est gonflé à contre après l’empannage puisse tomber sur le pont.
EW choque le génois de façon à ce que le No1 puisse passer entre le génois et le
mât, le recroche, brasse à deux mains, fait tourner le spi comme pour
l’empannage, puis prend l’écoute qui devient bras, et règle le spi comme en
sortie d’empannage.
EL libère le winch d’écoute, réajuste le wang, le cuni, et la hauteur du tangon,
puis range les drisses et autres bouts.
1 fini d’affaler le génois après avoir vérifié que le spi soit bien établi, puis aide à
brasser en direct si nécessaire, s’occupe de la bordure et du barber sous le
vent dans le petit temps.
B règle la GV a l’écoute, choque le pataras, et cherche le bon angle par rapport
au vent en dialoguant avec EW qui tient le spi.

L’italienne est une manœuvre spectaculaire mais pas souvent utilisée. Elle ne
s’applique pas dans le petit temps parce que la trajectoire ralenti trop le bateau, et
elle ne s’applique pas non plus dans la brise parce que le génois ou le foc à contre
dans le virement empêche la maîtrise de la trajectoire. Le spi est à tribord pour un
parcours bâbord, ou inversement. (Du « mauvais côté »).

La trajectoire commence par un virement dans lequel le génois est choqué de 20 à


30cm. seulement, puis remis au taquet jusqu’à la fin de la manœuvre. Le bateau
pivote alors sur lui-même, se qui demande beaucoup d’attention pour le conduire
autour de la bouée. La trajectoire se termine comme pour le gybe set, en prenant
une route quelques degrés plus haute que la route normale.

Marche à suivre:
Avec le spi dans le trou avant et le tangon sur la bôme.

1 croche la drisse avant le virement précédant l’approche de la bouée, et la


garde avec lui. Après le virement, il reprend le mou de la drisse.
B demande au No1 de mettre le tangon.
1 prend le bras de spi d’une main, et le tangon de l’autre, met le bras dans la
mâchoire, sort le tangon, et le croche au mat.
EL Libère le hale bas, porte le tangon avec le hale haut et pré règle sa hauteur,
puis tend le hale bas sans changer de place dans le bateau.
EW fait filer le bras, puis le retend avec 2 tours sur le winch dès que le tangon est
en place. Il s’assure ensuite que le barber de spi au vent soit croché, et que
celui sous le vent soit décroché.
1 revient a sa place avec la drisse de spi dans la main.

C.E.R. JMM 99 23
EL choque le cunningham de GV et pré règle le wang pour la manœuvre.
B annonce le début de la manœuvre, envoie, choque la GV en grand dès la
sortie du virement, et ordonne l’envoi du spi dès que le bateau à passé l’axe
du vent.
1 hisse le spi d’abord lentement à l’intérieur du génois à contre, puis rapidement
dès que le bateau devient vent arrière, et regarde s’il s’établit normalement.
EW brasse avec 2 tours au winch, ajuste l’amure du spi, puis prend l’écoute et
règle le spi.
EL choque le génois de 20 à 30cm. aussi tôt qu’il prend a contre, le recroche,
lâche la drisse dès que possible, libère le winch d’écoute, réajuste le wang, le
cuni, et la hauteur du tangon, puis range les drisses et autres bouts.
1 affale le génois après avoir vérifié que le spi soit bien établi, puis aide à
brasser en direct si nécessaire, s’occupe de la bordure et du barber sous le
vent dans le petit temps.
B règle la GV a l’écoute, choque le pataras, et cherche le bon angle par rapport
au vent en dialoguant avec EW qui tient le spi.

L’italienne.
Avec le spi dans la cabine et le tangon sur la bôme.

B demande au No1 de mettre le tangon.


1 prend le bras de spi d’une main, et le tangon de l’autre, met le bras dans la
mâchoire, sort le tangon, et le croche au mat.
EL Libère le hale bas, porte le tangon avec le hale haut et pré règle sa hauteur,
puis tend le hale bas sans changer de place dans le bateau.
EW fait filer le bras, puis le retend avec 2 tours sur le winch dès que le tangon est
en place. Il s’assure ensuite que le barber de spi au vent soit croché, et que
celui sous le vent soit décroché.
1 revient a sa place avec la drisse de spi dans la main.
EL choque le cunningham de GV et pré règle le wang pour la manœuvre.
B annonce le début de la manœuvre, envoie, choque la GV en grand dès la
sortie du virement, et ordonne l’envoi du spi dès que le bateau à passé l’axe
du vent.
1 hisse le spi d’abord lentement, puis rapidement dès que le bateau devient vent
arrière, et regarde s’il s’établit normalement.
EL choque le génois de 20 à 30cm. aussi tôt qu’il prend a contre, le recroche, et
fait sortir le spi de la cabine.
EW brasse avec 2 tours au winch, ajuste l’amure du spi, puis prend l’écoute et
règle le spi.
EL lâche la drisse dès que possible, libère le winch d’écoute, réajuste le wang, le
cuni, et la hauteur du tangon, puis range les drisses et autres bouts.
1 affale le génois après avoir vérifié que le spi soit bien établi, puis aide à
brasser en direct si nécessaire, s’occupe de la bordure et du barber sous le
vent dans le petit temps.
B règle la GV a l’écoute, choque le pataras, et cherche le bon angle par rapport
au vent en dialoguant avec EW qui tient le spi.

C.E.R. JMM 99 24
L’affalage au vent est très souvent pratiqué au vent arrière pour garder le spi du
« bon côté », et aussi pour que le spi ne gène pas le génois dans la manœuvre.

La trajectoire au vent arrière commence par l’approche de la bouée. IL faut viser ½


longueur sous le vent de la marque. Au moment de l’affalage du spi, il faut abattre
pour faire venir le spi au vent, ce qui place le bateau à 1 longueur d’écart sous le
vent pour enrouler franchement et sortir au près très serré en rasant la bouée, et
ensuite prendre sa route normale. (Fermer la porte). Le barreur peut prendre les
haubans comme repère d’axe de pivotement du bateau. (Viser la bouée avec les
haubans).

Remarque: Dans le petit temps, il faut viser directement 1 longueur sous le vent de la
bouée, et ne pas abattre avant d’enrouler, pour ne pas perdre de la vitesse.

Marche à suivre:
Avec le spi dans le trou avant et le tangon sur la bôme.

B ordonne la préparation du génois.


1 le détache, et s’occupe de la bordure.
EL fait 2 tours au winch avec l’écoute de génois, et le pré règle.
B ordonne de hisser le génois.
EL hisse lentement, et ajuste précisément la drisse.
B ordonne de ranger le tangon.
1 décroche le tangon du mat, puis libère le bras de la mâchoire sans brusquer le
spi, et range le tangon sur la bôme.
EL suit avec le hale haut et le hale bas.
EW brasse au moment ou le No1 a décroché le tangon du mat, et règle toujours le
spi.
B ordonne l’affalage du spi, et pré règle le pataras si nécessaire.
1 attrape le spi par le bras, et l’affale au vent dans le trou. décroche la drisse, la
recroche au pied du mat, puis reprend sa place.
EW choque et fait filer l’écoute en grand.
B enroule la bouée, et embraque la GV.
EL borde et règle le génois, puis prend sa place.
EW range les écoutes de spi et les barbers depuis sa place.
B affine les réglages avec EL.

L’affalage au vent.
Avec le spi dans la cabine et le tangon sur la bôme.

B ordonne la préparation du génois.


1 le détache, et s’occupe de la bordure.
EL fait 2 tours au winch avec l’écoute de génois, et le pré règle.
B ordonne de hisser le génois.
EL hisse lentement, et ajuste précisément la drisse.
B ordonne de ranger le tangon.
1 décroche le tangon du mat, puis libère le bras de la mâchoire sans brusquer le
spi, et range le tangon sur la bôme.
EL décroche le hale haut et le hale bas, et monte sur le pont pour tenir le bras.

C.E.R. JMM 99 25
EW brasse au moment ou le No1 a décroché le tangon du mat, et règle toujours le
spi.
B ordonne l’affalage du spi, et pré règle le pataras si nécessaire.
EL revient dans la descente avec le bras, et affale le spi dans la cabine.
1 choque et fait filer la drisse de spi, et se tient contre le hauban au vent pour
que le spi frotte contre son dos et non contre le hauban.
EW choque et fait filer l’écoute en grand.
B enroule la bouée, et embraque la GV.
EW borde et règle le génois, prend sa place et range les écoutes de spi et les
barbers.
EL reprend son poste de régleur dès qu’il a terminé d’affaler le spi.
B affine les réglages avec EL.

L’affalage sous le vent est utilisé lorsque l’approche de la bouée se fait au


largue.

La trajectoire est très simple. Il faut viser 1 longueur sous le vent de la marque, puis
enrouler normalement de façon à sortir au près très serré en rasant la bouée, et
ensuite reprendre sa route normale. (Fermer la porte). Le barreur peut prendre les
haubans comme repère d’axe de pivotement du bateau. (Viser la bouée avec les
haubans).

Marche à suivre:
Avec le spi dans le trou avant et le tangon sur la bôme.

B ordonne la préparation du génois.


1 le détache, et s’occupe de la bordure.
EL fait 2 tours au winch avec l’écoute de génois, et le pré règle.
B ordonne de hisser le génois.
EL hisse lentement, et ajuste précisément la drisse.
B ordonne de ranger le tangon.
1 décroche le tangon du mat, puis libère le bras de la mâchoire sans brusquer le
spi, et range le tangon sur la bôme.
EL suit avec le hale haut et le hale bas.
EW brasse au moment ou le No1 a décroché le tangon du mat, et règle toujours le
spi.
B ordonne l’affalage du spi, et pré règle le pataras si nécessaire.
1 attrape le spi par le barber sous le vent puis par l’écoute, et l’affale sous le
vent dans le trou, décroche la drisse, la recroche au pied du mat, puis reprend
sa place.
EW choque et fait filer le bras après que la drisse ait été larguée.
B enroule la bouée, et embraque la GV.
EL borde et règle le génois, puis prend sa place.
EW range les écoutes de spi et les barbers depuis sa place.
B affine les réglages avec EL.

C.E.R. JMM 99 26
L’affalage sous le vent.
Avec le spi dans la cabine et le tangon sur la bôme.

B ordonne la préparation du génois.


1 le détache, et s’occupe de la bordure.
EL fait 2 tours au winch avec l’écoute de génois, et le pré règle.
B ordonne de hisser le génois.
EL hisse lentement, et ajuste précisément la drisse.
B ordonne de ranger le tangon.
1 décroche le tangon du mat, puis libère le bras de la mâchoire sans brusquer le
spi, et range le tangon sur la bôme.
EL décroche le hale haut et le hale bas, et monte sur le pont pour tenir le bras de
spi
EW brasse au moment ou le No1 a décroché le tangon du mat, et règle toujours le
spi.
B ordonne l’affalage du spi, et pré règle le pataras si nécessaire.
EL traverse le bateau, va chercher l’écoute de spi sous le vent, et affale le spi
dans la cabine.
1 choque et fait filer la drisse de spi.
EW choque et fait filer le bras en grand après que la drisse soit libérée.
B enroule la bouée, et embraque la GV.
EW borde et règle le génois, prend sa place et range les écoutes de spi et les
barbers.
EL reprend son poste de règleur dès qu’il a terminé d’affaler le spi.
B affine les réglages avec EL.

Remarque: Lorsque le vent est très fort, il est préférable d’affaler sous le vent en
laissant le tangon à poste, et de l’enlever ensuite.

La fameuse est très souvent pratiquée pour prendre l’intérieur au passage de la


bouée sous le vent.

La trajectoire commence par viser 1½ longueur au vent de la marque, puis empanner


et enrouler normalement de façon à sortir au près très serré en rasant la bouée, et
ensuite reprendre sa route normale. (Fermer la porte).

Marche à suivre:
Avec le spi dans le trou avant et le tangon sur la bôme.

B ordonne la préparation du génois.


1 le détache, et s’occupe de la bordure.
EL fait 2 tours au winch avec l’écoute de génois, et le pré règle.
B ordonne de hisser le génois.
EL hisse lentement, et ajuste précisément la drisse.
B ordonne de ranger le tangon.
1 décroche le tangon du mat, puis libère le bras de la mâchoire sans brusquer le
spi, et range le tangon sur la bôme.
EL suit avec le hale haut et le hale bas.

C.E.R. JMM 99 27
EW brasse au moment ou le No1 a décroché le tangon du mat, et règle toujours le
spi.
B annonce l’empannage, lance la manœuvre, puis ordonne l’affalage du spi, et
pré règle le pataras si nécessaire.
EL fait passer le génois.
1 attrape le spi par le nouveau bras, et l’affale au vent dans le trou. décroche la
drisse, la recroche au pied du mat, puis reprend sa place.
EW choque et fait filer l’écoute en grand.
B enroule la bouée, et embraque la GV.
EL borde et règle le génois, puis prend sa place.
EW range les écoutes de spi et les barbers depuis sa place.
B affine les réglages avec EL.

Remarque: Si l’approche de la bouée se fait au largue, il faut commencer l’affalage


du spi sous le vent avant l’empannage, et le terminer pendant l’enroulement.

La fameuse.
Avec le spi dans la cabine et le tangon sur la bôme.

B ordonne la préparation du génois.


1 le détache, et s’occupe de la bordure.
EL fait 2 tours au winch avec l’écoute de génois, et le pré règle.
B ordonne de hisser le génois.
EL hisse lentement, et ajuste précisément la drisse.
B ordonne de ranger le tangon.
1 décroche le tangon du mat, puis libère le bras de la mâchoire sans brusquer le
spi, et range le tangon sur la bôme.
EL décroche le hale haut et le hale bas, et monte sur le pont pour tenir le bras de
spi.
EW brasse au moment ou le No1 a décroché le tangon du mat, et règle toujours le
spi.
B annonce l’empannage, lance la manœuvre, puis ordonne l’affalage du spi, et
pré règle le pataras si nécessaire.
EL traverse le bateau dans l’empannage, va chercher le nouveau bras, et affale le
spi dans la cabine.
1 choque et fait filer la drisse de spi.
EW choque et fait filer l’écoute en grand.
B enroule la bouée, et embraque la GV.
EW borde et règle le génois, prend sa place et range les écoutes de spi et les
barbers.
EL reprend son poste de régleur dès qu’il a terminé d’affaler le spi.
B affine les réglages avec EL.

C.E.R. JMM 99 28
DEPARTS ET TIMING
Le départ se décompose en deux phases:

Le choix de sa position sur la ligne de départ.


L’approche et le timing.

Le choix de sa position sur la ligne de départ.

L’endroit ou l’on prend son départ détermine souvent sa place à la bouée au vent.
On choisira alors sa position sur la ligne de départ en fonction des paramètres
suivants:

L’orientation et la longueur de la ligne de départ


Le côté et le secteur choisi (voir le chapitre « Stratégie de régate »)
La différence de conditions (vent, courant et vagues) d’un côté à l’autre de la
ligne de départ

L’orientation et la longueur de la ligne de départ, est le seul paramètre qui peut se


mesurer réellement, mais il n’influence que sur l’instant du départ, et non sur
l’évolution après le départ.

Le côté et le secteur choisi détermine l’évolution durant le bord de près.

La différence de conditions détermine l’évolution directement après le départ

La synthèse de ces trois paramètres, définira la position à prendre sur la ligne de


départ. Cette position tiendra compte des deux paramètres suivant:

La position réelle sur la ligne de départ. (milieu, extrémité, etc.).


Le nombre de bateaux laissés à sa droite et à sa gauche.

L’approche et le timing.

L’approche est différente selon les barreurs, mais le timing est le même pour tous.
La distance qui nous sépare de la ligne de départ sera en fonction du temps restant
jusqu’au signal de départ, et de la position des autres bateaux. En effet, si les autres
bateaux se trouvent très proche de la ligne par rapport au temps qu’il reste, (ce qui
est souvent le cas) il faudra s’aligner au niveau des bateaux qui nous entourent afin
de prendre la place qu’on avait choisie. Le No1 indiquera alors la distance qu’il reste
jusqu’à la ligne, ainsi que la vitesse qu’il faut pour l’atteindre au moment du signal de
départ.
Des exercices de timing individuels sont indispensables afin de visualiser la distance
dans le temps, ainsi que les lay lines.

C.E.R. JMM 99 29
PASSAGES DE BOUEES
Bien contourner une bouée commence par l’approche de celle ci. Beaucoup
d’anticipation est nécessaire pour être sûr d’arriver sur la bouée avec un maximum
de vitesse. Il faut aussi envisager la présence des autres voiliers qui vont influencer
la trajectoire pour des raisons de dévent ou de priorités.

La bouée au vent ( pour un parcours bâbord )

La bouée au vent s’approche par une des deux lay lines ( tribord ou bâbord ).
Chacune présente des avantages et des inconvénients.

Lay line tribord  prioritaire


    pas de croisement avec les voiliers sous spi
    surchargée, oblige souvent de sortir du cadre

lay line bâbord  non prioritaire


    attention au voiliers sous spi
    plus libre, permet de faire moins de chemin
Il est alors important de bien mesurer les oscillations du vent et de bien estimer la
position des autres bateaux pour faire le choix suffisamment tôt.
Une fois sur la lay line choisie, le barreur ou le tacticien doit annoncer son projet. Par
exemple: Bare away ( haut ou bas ) ou gybe set.

La bouée sous le vent

La bouée sous le vent s’approche également par l’une des deux lay lines. Mais le
point d’intersection des lay lines se trouve 1 à 2 longueurs à l’extérieur de la marque,
ce qui donne l’espace nécessaire pour l’enrouler. Il est conseillé d’approcher ce point
avec un angle bien serré par rapport au vent, afin d’arriver sur la bouée avec un
maximum de vitesse. L’enroulement se fera de façon à raser la bouée lorsque le
bateau est au près serré.

C.E.R. JMM 99 30
LES LAY LINES

On parle de lay lines lorsqu’on ne rejoint pas directement le but. C’est à dire dans un
bord de louvoyage ou dans un bord de vent arrière.
Il faut toujours connaître le cap compas ou l’angle qu’il faut faire pour naviguer sur le
bord opposé, mais les lay lines sont variables et elles évoluent en fonction des
paramètres suivants:

La force du vent
La direction du vent
La force du courant
La direction du courant

Chacun de ces paramètres va modifier le cap sur le bord opposé. Il faudra alors
évaluer ou si possible calculer le gain ou la perte d’angle.

Par exemple:
Sur le bord opposé, le vent va forcir (gain) en refusant (perte au près,
gain au portant), et le courant va nous épauler par 90° sous le vent (gain au près, et
aussi au portant) en faiblissant (diminution du gain dû au courant)
Dans ce cas, la lay line sera plus proche que par un vent stable et un
courant inexistant.

Pour calculer précisément une lay line, il faut bien connaître les performances du
bateau, ainsi que les données du vent et du courant. Il est souvent plus simple et
plus rapide d’estimer une lay line, mais certainement plus aléatoire.

Il est important d’exercer des lay lines a chaque occasion. C’est un paramètre de la
régate qui est très important et aussi très difficile à maîtriser.

Attention! Lorsqu’on approche une marque sur une lay line, la densité de bateau
augmente et crée parfois d’énormes perturbations. Il faut alors ajouter ce paramètre
supplémentaire afin de ne pas être piégé dans les dévents.

C.E.R. JMM 99 31
STRATEGIE DE REGATE

Méthode pour définir le côté favorable dans un bord de près.

Commençons par départager les facteurs de décision en 5 parties:

Le VENT: Estimer son évolution en force et en direction.


Le COURANT: Estimer son évolution en force et en direction.
Les VAGUES: Estimer de quel côté elles seront favorables.
La COTE: Ya t’il un effet de côte favorable ou non?
Le PARCOURS: Est il décalé de l’axe du vent?

Puis:
Noter de 1 à 5 dans le schéma ci dessous chaque facteur de décision en fonction
de leur importance.

G AU C H E D R O ITE

VEN T

VAG U ES

C O TE

P AR C O U R S

To tau x

Secteu rs 3 2 1 1 2 3

Comparer les notes puis les rectifier


Additionner chaque colonne.
Le chiffre ou le nombre dominant déterminera le côté favorable, alors que le
rapport déterminera le secteur avantageux (1,2 ou 3) selon une appréciation.

Nous pouvons ensuite appliquer la tactique par secteur.

C.E.R. JMM 99 32
Tactique par secteur.

3 2 1 2 3

Le secteur 1.

Est utilisé dans les cas extrêmes ou le vent est stable dans sa moyenne, et que les
autres éléments sont neutres ou incompris, ou alors lorsque les conditions sont
incertaines.
Il faut absolument prendre le départ du côté favorable de la ligne de départ, puis se
diriger le plus vite possible dans le secteur 1 avec pour but de marquer l’avantage
avec un maximum de précision. Dès qu’un côté se dessine, il ne faut pas hésiter à
s’engager, avec pour principe de marquer chaque gain.
Attention! Lorsqu’on s’engage sur un côté, on va probablement entrer dans un
secteur 2 ou même 3. Il faudra alors adapter sa manière de naviguer en fonction du
secteur utilisé.

Les secteurs 2:

Sont utilisés en fonction du rapport entre l’évolution et les oscillations du vent.


(le courant peut remplacer ou modifier le vent évolutif).
Ce rapport est déterminé pendant les essais de vitesse et pendant la définition du
vent.
Après le départ, il faut confirmer ou rectifier son choix. Les oscillations sont visibles
au compas, ou avec les croisements des bateaux proches,
alors que l’évolution est donnée un peu plus tard par les bateaux de tête.
Si les bateaux de tête ne sont pas dans le secteur calculé, il faut analyser les
causes, (départ, force du vent, nuages etc...) afin de pouvoir entrer dans le bon
secteur sans erreurs de placement par rapport aux adversaires proches.

C.E.R. JMM 99 33
Les secteurs 3

Sont des secteurs utilisés en fonction d’un choix sûr.


Après le départ, on se tiendra sous le vent de la flotte, sans tenir compte des
bateaux qui partent sur le bord opposés.
En cas de gain, il faut continuer dans le secteur 3, puis chercher à marquer
l’avantage tout en restant dans le secteur. (peu de virements afin de bien rester à
l’extérieur). Attention au cadre!
En cas de perte, c’est à dire en cas d’adonnante, il faut impérativement surveiller le
compas, analyser le ciel, et supposer du courant.
Si la perte est constante, il ne faut pas hésiter à traverser le parcours, puis refaire
une nouvelle course en fonction des constatations prises sur quelques bateaux
repères.
Il faudra alors s’adapter au nouveau secteur utilisé.

C.E.R. JMM 99 34

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