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SOMMAIRE

PREMIERE PARTIE : TEXTES DE GESTION ADMINISTRATIVE


LOIS : Pages
Loi n°3/88 du 31 juillet 1990 fixant les conditions générales d’emploi des agents
contractuels de l’Etat…...…………………………………………………………………………...07

Loi n°8/91 du 26 septembre 1991 portant statut général des fonctionnaires….......20


Loi n°20/92 du 8 mars 1993 fixant les statuts particuliers des fonctionnaires du
Secteur Education……..………………………………………………………………......46
Loi n°18/92 du 18 mai 1993 fixant les conditions de constitution et le fonctionnement
des organisations syndicales des agents de l’Etat……………………………………..77
Loi n°12/94 du 16 septembre 1994 portant statut des magistrats……………..........81
Loi n°16/95 du 23 novembre 1995 fixant les statuts particuliers, des fonctionnaires du
secteur communication…………………………………………………………………………......93
Loi n°4/96 du 11 mars 1996 fixant le régime général des pensions de l’Etat………….......100
Loi n°21/2000 du 10 janvier 2001 déterminant les principes fondamentaux de
l’Enseignement Supérieur en République Gabonaise……………………………………........112
Loi n°8/2001 du 12 décembre 2001 portant orientation générale de la Formation
Professionnelle……………………………………………….…………………………………….124
Loi n°10/2001 du 14 décembre 2001 portant statut particulier des fonctionnaires du Secteur
Santé……………………………………………………...…………………………………….......129
Loi n°18/2001 du 14 août 2002 fixant le régime particulier des pensions de retraite des
membres du Senat…………………………………………………………………………….......161
Loi n°1/2005 du 4 février 2005 portant statut général de la Fonction
Publique…………………………………………………………………………………………….165
Loi n°14/2005 du 8 août 2005 portant code de déontologie de la Fonction
Publique…………………………………………………………………………………………….195
Loi n°20/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion
des services de l’Etat…………………..………….………………………………………………204
Loi n°9/2006 du 19 octobre 2006 relative aux archives……………………………………..218
Loi organique n°1/93 du 14 avril 1993 fixant la compétence, l’organisation et le
fonctionnement de la cour suprême……………………………………………………….........223
Loi organique n°2/93 du 14 avril 1993 fixant la composition, l’organisation et le
fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature……………………………………...237

Loi organique n°5/2002 du 27 novembre 2002 fixant l’organisation, la composition, la


compétence et le fonctionnement du Conseil d’Etat…………………………………………...239

Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:


Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

1
ORDONNANCES :

Ordonnance n°007/PR portant modification et suppression de certains dispositions de la loi


n°001/2005 du 4 février 2005 portant statut général de la Fonction
Publique……………………………………………………………………………………………..247

Ordonnance n°7/2010 du 25 février 2010 portant statut particulier des militaires………..249

Ordonnance n°22/2010/PR du 5 août 2010 portant création et organisation de l’Agence


Nationale de l’Informatique………………………………………………………………………..294

Ordonnance n°13/PR/2015 portant modification et suppression de certaines dispositions de


la loi n°001/2005 du 4 février 2005 portant statut général de la fonction
publique…………………………………………………………………………………………......299

Ordonnance n°23/PR/2015 portant modification et suppression de certaines dispositions de


l’ordonnance n°007/PR/2010 du 25 février 2010 portant statut particulier des militaires…..304

Ordonnance n°024/PR/2015 portant modification et suppression de certaines dispositions


de l’ordonnance n°13/PR/2010 du 25 février 2010 portant statut particulier des personnels
des forces de Police Nationale…………………………………………………………………...306

Ordonnance n°025/PR/2015 portant modification de l’article 35 de la loi n°020/2005 du 03


janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de
l’Etat………………………………………………………………………………………………….308

DECRETS :

Décret n°683/PR/MFP/CTA du 30 septembre1968 fixant le régime des congés de la


Fonction Publique………………………………………………………………..........................311

Décret n°1339/PR du 1er décembre 1978 fixant le statut particulier du corps des
fonctionnaires de l’Education Populaire…………………………………………………………321

Décret n°637/PR du 2 juin 1980 relatif à la procédure d’élaboration, de visa, d’adoption et


de contrôle des textes législatifs et réglementaires………………………………….…………330

Décret n°792/PR/MFP du 30 juin 1980 fixant les statuts particuliers du personnel des
Archives Nationales, de la Bibliothèque Nationale et de la Documentation
Gabonaise…………………………………………………………………………………………..331

Décret n°860/PR/MFP du 20 août 1981 fixant les statuts particuliers des fonctionnaires du
Secteur Administration Economique et Financière……………………………………………..342

Décret n°861/PR/MFP du 20 août 1981 fixant les statuts particuliers des fonctionnaires du
Secteur Production…………………………………………………………………………………368

Décret n°862/PR/MFP du 20 août 1981 fixant les statuts particuliers des fonctionnaires du
Secteur Infrastructure et Equipement...................................................................................381

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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

2
Décret n°863/PR/MFP du 20 août 1981 fixant les statuts particuliers des fonctionnaires du
Secteur Administration Générale…………………………………………………………………395

Décret n°864/PR/MFP du 20 août 1981 fixant les statuts particuliers des fonctionnaires du
Secteur Transport………………………………………………………………………………….416

Décret n°866/PR/MES/MFP du 20 août 1981 fixant le statut particulier des personnels


enseignants de l’Enseignement Supérieur..…………………………………...………..……...427

Décret n°867/PR/MFP du 20 août 1981 fixant les statuts particuliers des fonctionnaires du
secteur Sanitaire et Social………….………………………………………………………….....436

Décret n° 000857/PR/MFP/MINECOFIN fixant les normes de présentation des actes de


gestion et définissant les circuits des visas et signatures………………………………….....448
.
Décret n°1379/PR/MFP/MINECOFIN du 29 octobre 1982 portant création de la fonction de
Chargé d’études et fixant les conditions d’accès à cette fonction…………………………....453

Décret n°371/PR/MESRS du 31 mars 1988 abrogeant et remplaçant le décret


n°1864/PR/MESRS du 15 décembre 1987 fixant le statut particulier des personnels de la
Recherche Scientifique et Technologique…………………………………………………........455

Décret n°590/PR du 3 mai 1993 portant création et déterminant les attributions et les règles
d’organisation et de fonctionnement de la grande chancellerie des ordres nationaux……..463

Décret n°698/PR/MFPRA/MFBP du 25 mai 1993 fixant et définissant les normes de


présentation et les circuits des visas et signatures des actes de gestion de certains
personnels civils de l’Etat……………...................................................................................466

Décret n°699/PR/MFPRA/ MFBP du 25 mai 1993 fixant les modalités de délégation des
attributions du Premier Ministre en matière de gestion de certains personnels civils de
l’Etat………………………………………………………………………………………………….473

Décret n°668/PR/MFPRA du 6 mai 1996 fixant les conditions d’octroi de l’honorariat aux
agents publics admis à la retraite……………………………………..…………….……………475

Décret n°806/PR/MFEBP du 17 mai 1996 fixant les modalités d’application de la loi n°4/96
du 11 mars 1996 fixant le régime général des pensions de l’Etat …………..………..……...477

Décret n°807/PR/MFEBP du 17 mai 1996 fixant les modalités d’application de la loi n°5/96
du 11 mars 1996 fixant le régime particulier des pensions de retraite des membres du
Gouvernement et des membres de l’Assemblée Nation……………………………….….......490

Décret n°374/PR/MFPRAME du 26 mai 2000 réglementant la notation des fonctionnaires et


des agents contractuels de l’Etat……………...……………………………………..………......493

Décret n°375/PR/MFPRAME du 26 mai 2000 fixant la composition, l’organisation et le


fonctionnement des conseils de discipline……………………...............................................497

Décret n°376/PR/MFPRAME du 26 mai 2000 portant modification du décret


n°1325/PR/MFPRA du 2 octobre 1991 portant création et attributions de la fonction de
Secrétaire Général de ministère………………………………………………………………….501
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3
Décret n°377/PR/MFPRAME du 26 mai 2000 fixant la composition, l’organisation et le
fonctionnement des commissions administratives paritaires………………………………....503

Décret n°378/PR/MFPRAME du 26 mai 2000 portant création, attributions, organisation et


fonctionnement des Inspections Générales des Services de ministère……………………..507

Décret n°840/PR/MFPRAME du 2 août 2001 fixant la composition, l’organisation et le


fonctionnement du Comité Consultatif de la Fonction Publique……………………..……….510

Décret n°747/PR/MISPD du 3 octobre 2002 portant création et organisation de la Médaille


de Reconnaissance de la Sécurité Pénitentiaire……………………………………………….514

Décret n°751/PR/MISPD du 3 octobre 2002 relatif à la carrière des Inspecteurs de la


Sécurité Pénitentiaire……………………………………………………………………………...517

Décret n°752/PR/MISPD du 3 octobre 2002 portant création et organisation de la Médaille


d’Honneur de la Sécurité Pénitentiaire………………………………………………………….520

Décret n°501/PR/PM du 6 juin 2006 fixant la composition du cabinet de membre du


Gouvernement……………………………………………………………………………………..523

ARRÊTE :

Arrêté n°01332/MFP/MINECOFIN définissant les procédures et les dispositions


particulières relatives aux recrutements des personnels civils de l’Etat……………………..526

Arrêté n°007/P/MFPRA du 18 juin 1993 portant délégation des attributions du Premier


Ministre en matière de gestion de certains personnels civils de l’Etat……………………….530

DEUXIEME PARTIE : TEXTES DE REMUNERATIONS, INDEMNITES


ET AVANTAGES DIVERS

DECRETS :

Décret n°12/PR/MBCPFPRE du 28 janvier 2010 complétant le Décret


n°1500/PR/MFPRA/MFEB du11 décembre 1995 définissant les modalités de prise en charge
par le budget de l’Etat des traitements alloués pour l’exercice d’une fonction publique
élective, d’une fonction gouvernementale, d’un mandat parlementaire, de toute autre fonction
ou mandat d’une institution constitutionnelle……………………………………………………537

Décret n°66/MFP du 30 mars 1960 portant règlementation générale des allocations et


indemnités accordées aux fonctionnaires et agents des Services Publics de la République
Gabonaise envoyés en stage de perfectionnement dans la République Française………..540

Décret n°251/PR/MBCPFP du 19 juin 2012 fixant les modalités d’attribution et de calcul du


capital décès aux ayants droit de l’agent public décédé……………………………………….542

Décret n°0338/PR/MIM du 28 février 2013 portant modification du décret


n°806/PR/MFEBP du 14 mai 1996 fixant les modalités d’application de la loi n°4/96 du 11
mars 1996 relatives au régime général des pensions de l’Etat…..…………………………..544

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4
Décret n°0457/PR/MBCFP du 19 avril 2013 règlementant la démission des agents publics
permanents………………………………………………………………………………………....546

Décret n°0404/PR/MBCP/MFPRA du 20 août 2015 fixant le régime de rémunération des


agents civils de l’Etat et portant reclassement………………………………………….………552

Décret n°0405/PR/MBCP du 20 août 2015 instituant l’avance sur solde pour


investissement……………………………………………………………………………………..569

Décret n°0414/PR/MFPRA/MBCP du 20 août 2015 déterminant la valeur du point d’indice


dans la Fonction Publique………………………………………………………………………..572

Décret n°0416/PR/MFPRA/MBCP du 20 août 2015 fixant le régime de rémunération des


personnels des forces de défense, des forces de sécurité, du corps autonome paramilitaire
de la sécurité pénitentiaire et portant reclassement…………………………..………………574

LEGENDE :

NOUVEAU

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5
LOIS

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6
Loi n°3/88 du 31 juillet 1990 fixant les conditions générales
d’emploi des agents contractuels de l’Etat

L’Assemblée nationale a délibéré et adopté,

Le Président de la République, Chef de l’Etat,

Promulgue la loi dont la teneur suit :

TITRE I- DISPOSITIONS GENERALES

CHAPITRE 1er: OBJET ET CHAMP D’APPLICATION

Article 1er.- La présente loi fixe les conditions générales d’emploi des personnels contractuels de
l’Etat, exerçant dans une administration civile ou militaire.

On entend par agent contractuel, toute personne ayant signé un contrat d’engagement avec
l’Etat ou ayant accepté tacitement un engagement résultant d’une décision du Président de la
République.

Sont exclus du champ d’application de la présente loi, les personnels décisionnaires ou


journaliers, directement recrutés par les ministères utilisateurs.

Article 2.- Les agents contractuels de l’Etat engagés individuellement à titre essentiellement précaire
et révocable. Ils ne peuvent en aucun cas revendiquer la qualité de fonctionnaire. Ils sont, vis-à-vis de
l’Etat dans une situation de droit public et soumis aux règles du contentieux administratif.
Les agents contractuels de l’Etat de nationalité gabonaise peuvent, selon les conditions fixées par le
statut général des fonctionnaires et les statuts particuliers, être intégrés dans les corps des
fonctionnaires par voie de concours professionnels.

Article 3.- Il est interdit à tout agent contractuel de l’Etat, d’avoir, par lui-même ou par personne
interposée, et sous quelque dénomination que ce soit, des intérêts de nature à compromettre son
indépendance.

L’agent contractuel de l’Etat ne peut, sauf agrément exprès de l’Etat, exercer en dehors de
son emploi une activité professionnelle ou lucrative.

Article 4.- L’agent contractuel de l’Etat doit assurer personnellement et de façon permanente le
service dont il a la charge. Il s’engage à rejoindre son poste d’affectation dès son recrutement sous
peine de résiliation de son contrat et à s’acquitter de ses fonctions avec zèle et fidélité. Quelque soit
son rang dans la hiérarchie, l’agent contractuel de l’Etat est responsable de l’exécution des taches qui
lui sont assignées et qu’il est appelé à confier à ses subordonnés.

Tout agent contractuel de l’Etat qui aura abandonné le service sans motif valable sera
considéré comme démissionnaire après un mois d’absence et rayé des effectifs sans consultation des
organes disciplinaires.

Article 5.- Tout agent contractuel de l’Etat est lié par l’obligation de discrétion professionnelle pour
tout ce qui concerne les faits et informations dont il a connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de
l’exercice de ses fonctions.

Article 6.- L’administration est tenue de réparer tout préjudice subi par un agent contractuel de l’Etat
dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

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7
CHAPITRE 2 : DISPOSITIONS ORGANIQUES

Article 7.- Le Premier Ministre procède aux engagements, mises à dispositions, nominations et
licenciement de tout agent contractuel de l’Etat relevant de la présente loi ; sur proposition du ministre
intéressé.

Toutefois, le recrutement, la nomination ou la cessation d’emploi des personnels contractuels


en service à la Présidence de la République relèvent de la compétence du Président de la
République.

Le Premier Ministre peut déléguer au ministre de la Fonction Publique ou à tout autre ministre
intéressé tout ou une partie de ses attributions.

Article 8.- Les agents contractuel de l’Etat sont recrutés pour les besoins spécifiques des
administrations qui les emploient.

Toutefois, en cas de nécessité et après avis du ministre utilisateur, ils peuvent changer de
département par arrêté du ministre de la Fonction Publique.

Le ministre utilisateur procède aux affectations ou aux mutations des agents contractuels de
l’Etat à l’intérieur de son département ministériel. Ces affectations ou mutations doivent être portées,
dans un délai d’un mois à la connaissance des ministères de la Fonction Publique et des Finances.

Le ministre utilisateur peut déléguer ses attributions aux gouverneurs pour les agents
contractuels de l’Etat mis à leur disposition.

Article 9.- Un agent contractuel de l’Etat ne peut être mis à la disposition du ministère de la Fonction
Publique.

Article 10.- Des conseils de disciplines ministériels, provinciaux, diplomatiques et consulaires sont
institués pour donner des avis sur les sanctions à appliquer aux agents contractuels de l’Etat chaque
fois que le ministre utilisateur, le gouverneur ou le chef de mission estime que la faute commise est
une faute lourde.

TITRE II- RECRUTEMENT

CHAPITRE 1er: CLASSIFICATION PROFESSIONNELLE

Article 11.- Les agents contractuels de l’Etat occupent des emplois répartis selon le niveau de
qualification professionnelle en six catégories distinctes dans l’ordre hiérarchique décroissant :

Premier, deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième catégories.

Chacune des six catégories énumérées à l’alinéa premier du présent article comprend seize
échelons. La durée de séjour dans chaque échelon est de deux ans. Un classement hors catégorie
des emplois est également prévu.

Article 12.- Le niveau de qualification correspondant à chaque catégorie définie à l’article 11 ci-
dessus est le suivant :

- Première catégorie : titres et diplômes de l’enseignement supérieur


sanctionnant au minimum quatre années scolaires d’études dans un cycle
déterminé et assortis du baccalauréat de l’enseignement secondaire ou d’un
diplôme équivalent ;

- Deuxième catégorie : Titre et diplômes de l’enseignement supérieur


sanctionnant deux ou trois années scolaires d’études dans un cycle déterminé
et assortis du baccalauréat de l’enseignement secondaire ou d’un diplôme
équivalent ;

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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

8
- Troisième catégorie : diplôme professionnel de fin de second cycle de
l’enseignement secondaire technique correspondant à l’emploi à pourvoir ;
baccalauréat ou diplôme équivalent assorti d’un diplôme de formation
professionnelle correspondant à l’emploi à pourvoir ;

- Quatrième catégorie : C.A.P ou diplôme équivalent correspondant à l’emploi à


pourvoir ; B.E.P.C ou diplôme équivalent, assorti d’un diplôme de formation
professionnelle correspondant à l’emploi à pourvoir ;

- Cinquième catégorie : formation spécialisée justifiée par la possession d’un


titre professionnel délivré par un centre de formation reconnu par l’Etat ;
C.E.P.E ou diplôme équivalent, assorti d’un diplôme de formation
professionnelle correspondant à l’emploi à pourvoir ;

- Sixième catégorie : aucune condition de titre de diplôme, ni de qualification


professionnelle.

Article 13.- Lors de leur recrutement initial, les agents contractuels de l’Etat sont classés
normalement au premier échelon de la catégorie correspondant à leur niveau de qualification. Ils
peuvent toutefois bénéficier d’un reclassement dans la catégorie pour tenir compte du niveau de leur
diplôme ainsi que de leur expérience professionnelle selon les modalités ci-après :

a) Si le candidat possède un diplôme correspondant à l’emploi nécessitant un nombre


d’années d’études supérieures à celui nécessaire à l’obtention du diplôme de la catégorie
correspondante :

- Première catégorie : diplôme BAC+4 ;

- Deuxième catégorie : diplôme BAC+2 ;

- Troisième catégorie : BAC ;

- Quatrième catégorie : BEPC ;

- Cinquième catégorie : CEPE,

il bénéficie alors d’un gain d’échelon par rapport à l’échelon de base, à raison de :

- Deux échelons pour un an d’études ;

- Quatre échelons pour deux ans d’études ;

- Cinq échelons pour trois ans d’études et au-dessus.

b) Si le candidat justifie d’une expérience professionnelle prouvée et postérieure au diplôme,


effectuée dans l’armée, la gendarmerie, les administrations et établissements publics ou
dans les collectivités locales, dans le même emploi ou dans un emploi de même nature, il
bénéficie alors d’un gain d’échelon cumulable avec le précédent en fonction du nombre
d’années d’expériences retenues en appliquant la durée de séjour dans les échelons tel
qu’il résulte de l’article 11 ci-dessus.

Dans le calcul d’ancienneté, seules les années entières et les fractions d’années
supérieures à six mois sont prises en compte.

L’agent doit faire valoir ses droits, avec les documents officiels à l’appui, dans un délai
de trois mois suivant la date de son engagement. Passé ce délai, aucune réclamation ne sera prise en
compte.

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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

9
Article 14.- Indépendamment de la classification des emplois prévus à l’article 11 ci-dessus, les
agents contractuels de l’Etat peuvent être recrutés hors catégorie en raison de la spécificité de leur
formation et de leur expérience professionnelle, sur proposition des ministères utilisateurs.

CHAPITRE 2 : RECRUTEMENT

Article 15.- Nul ne peut être engagé dans les conditions prévues par la présente loi :

1) S’il ne jouit de ses droits civiques ;

2) S’il n’est de bonne moralité ;

3) S’il ne remplit les conditions d’aptitude physique exigées pour l’exercice de


l’emploi et s’il n’est reconnu soit indemne de toute affection incompatible
avec l’exercice d’un emploi public, soit définitivement guéri ;

4) S’il n’est âgé de dix huit ans au moins et de cinquante quatre ans au plus
dans le cas d’un premier contrat ;

5) Si le candidat, de nationalité gabonaise, ne se trouve en position régulière à


l’égard des lois sur le recrutement de l’armée.

Article 16.- Le candidat à un emploi d’agent contractuel de l’Etat doit, en application de l’article 15 ci-
dessus, produire à l’appui de sa demande, les pièces suivantes :

1) Un extrait d’acte de naissance ou une copie de jugement supplétif tenant


lieu ;

2) Un extrait de casier judiciaire datant de moins de six mois délivré, en ce qui


concerne les expatriés, par l’autorité compétente de leur pays d’origine ;

3) Un certificat médical datant de moins de trois mois attestant qu’il est


physiquement apte et indemne de toute affection incompatible avec
l’exercice des fonctions publiques ou qu’il est définitivement guéri ;

4) Eventuellement, un état signalétique des services militaires ;

5) Les titres, diplômes, références professionnelles attestant ses capacités.

Article 17.- L’engagement des agents contractuels de l’Etat n’intervient que dans les cas suivant :

- vacance d’emplois en cas d’impossibilité reconnue par des


fonctionnaires ;

- spécificité de l’emploi à pourvoir, nécessitant de recourir à un agent


dont le profil n’est prévu par aucun statut particulier des corps des
fonctionnaires.

En tout état de cause, l’engagement d’un agent contractuel de l’Etat est


subordonné à l’existence d’un poste budgétaire effectivement disponible.

Article 18.- Les candidats gabonais, pour lesquels le fonctionnariat constitue le statut normal d’agents
de l’Etat, peuvent être recrutés comme agents contractuels, soit pour les raisons évoquées à l’article
17 précédent, soit pour des raisons d’âge. En aucun cas ils ne peuvent être recrutés comme
contractuels dans les emplois soumis à concours par les statuts particuliers des fonctionnaires.

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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

10
Article 19.- L’engagement s’effectue soit localement, soit hors du territoire national :

- le contrat est dit local, lorsqu’il est conclu avec un candidat recruté
au Gabon ;
- il est dit expatrié lorsqu’il est conclu avec un candidat de nationalité
étrangère, recruté hors du territoire national.

Lorsque l’engagement s’effectue hors du territoire national, le cntractuel est réputé


domicilié au lieu de sa résidence habituelle au moment du recrutement

Les contrats dits expatriés ne concernent que les candidats à un emploi de niveau
hors catégorie ou de première, deuxième et troisième catégories.

Article 20.- Certains candidats justifiant d’une qualification technique spécifique peuvent être engagés
et classés hors catégorie sur proposition du ministère utilisateur et après avis conjoint du ministre
chargé des Finances et du ministre de la Fonction Publique.

Article 21.- La durée de l’engagement est fixée à deux ans, sauf dispositions particulières prévues au
contrat. L’engagement prend effet sur les plans administratifs et financier à compter de la date de la
prise effective de service. Toutefois, pour un contrat expatrié, l’engagement prend effet à la date
d’embarquement pour le Gabon.

CHAPITRE 3 : PERIODE D’ESSAI

Article 22.- L’agent contractuel de l’Etat nouvellement recruté est soumis à une période d’essai de
trois mois non renouvelable, à compter de la date de prise effective de service, pendant laquelle le
contrat peut être rompu à l’initiative de l’une ou de l’autre partie sans préavis ni indemnité.

Pendant la période d’essai, l’agent perçoit la pleine rémunération fixée dans le


contrat. La période d’essai est prise en compte dans le calcul de la durée de l’engagement.

À l’expiration de cette période, sauf avis défavorable du ministre utilisateur, le


contractuel est confirmé dans son emploi.

La période d’essai est prise en compte dans le calcul de la durée de l’engagement.

CHAPITRE 4 : RENOUVELLEMENT
ET REVISION DU CONTRAT

Article 23.- Le contrat est renouvelable à son terme, sauf décision de non renouvellement
expressément notifiée par l’une des parties selon les conditions fixées à l’article 69 de la présente loi.

Article 24.- L’administration se réserve le droit de modifier les clauses du contrat chaque fois
qu’intervient un fait nouveau rendant cette modification nécessaire. Une révision des termes du
contrat peut également intervenir lorsqu’un agent produit les pièces établissant la preuve de
l’obtention d’un diplôme lui donnant accès à une catégorie de niveau supérieur selon les dispositions
des articles 12 à 14 ci-avant.

Toutefois, la révision des clauses du contrat pour quelque raison que ce soit
entraînant un changement de catégorie ne peut avoir lieu que s’il existe un poste budgétaire
disponible dans la catégorie considérée.

S’il n’existe pas de poste budgétaire disponible, le reclassement de l’agent est différé
jusqu'à l’exercice budgétaire suivant.

Article 25.- Les agents contractuels engagés hors catégorie peuvent demander à l’occasion du
renouvellement de leur contrat, la revalorisation de leur salaire. Un décret pris en conseil des ministres
fixe les conditions générales de revalorisation des salaires hors catégorie.

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11
TITRE III- NOTATION-AVANCEMENT

CHAPITRE 1er: NOTATION

Article 26.- Il est attribué chaque année à tout agent contractuel de l’Etat en activité une note chiffrée
suivie d’une appréciation générale exprimant sa valeur professionnelle.

Les agents contractuels de l’Etat sont notés successivement par leurs supérieurs
hiérarchiques directs, par les chefs de service et les directeurs, les sous-préfets, les prefets, les
gouverneurs, les chefs de mission diplomatique et consulaire ainsi que par le ministre dont ils
relèvent.

Les notes chiffrées et les appréciations attribuées aux agents contractuels de l’Etat
sont portées à leur connaissance sur leur demande.

CHAPITRE 2 : AVANCEMENT

Article 27.- L’avancement des agents contractuels de l’Etat s’effectue à l’échelon conformément aux
dispositions de l’article11 ci-dessus. Il ne concerne pas les contractuels engagés hors catégorie.

Article 28.- Le passage à l’échelon supérieur est subordonné à l’obtention d’une note moyenne
chiffrée égale ou supérieure à 15/20 au terme normal du contrat.

Article29.- Dans tous les cas de changement de catégorie, l’agent est reclassé à l’échelon
correspondant à l’indice égal ou immédiatement supérieur à celui qu’il détenait dans la catégorie
inférieure.

TITRE IV- REMUNERATION ET AVANTAGES

CHAPITRE 1er: SALAIRES

Article 30.- Le salaire des agents contractuels de l’Etat classés dans les catégories 1 à 6 est constitué
par deux éléments, la solde de base proprement dite et les accessoires de solde.

La solde de base est composée d’une partie fixe, égale pour les agents contractuels
de l’Etat et d’une partie variable calculée en fonction de l’indice afférant à l’échelon et à la catégorie
considérée. La solde et les accessoires de solde sont versés mensuellement.

Article 31.- Des décrets pris en conseil des ministres après avis du comité national des rémunérations
fixent l’échelonnement indiciaire de chaque catégorie, définissent les accessoires de solde et
déterminent la valeur de la partie fixe et du point d’indice.

Ces décrets pourront être complétés en tant que de besoin par arrêtés conjoints des
ministres chargés des Finances et de la Fonction Publique.

Article 32.- Les agents contractuels de l’Etat classés dans les catégories 1 à 3 exerçant des fonctions
de responsabilité peuvent percevoir, en plus de leur salaire tel qu’il est défini à l’article 30 ci avant, des
indemnités dont le montant et les conditions d’attributions sont fixés par décret du Président de la
République sur proposition conjointe du ministre des Finances et du ministre de la Fonction Publique.

Article 33.- Les agents contractuels de l’Etat classés hors catégorie sont rémunérés par une solde
forfaitaire globale, à l’exclusion de tout accessoire de solde et notamment de toute indemnité liée à
l’emploi ou à la fonction. Ils bénéficient toutefois, des indemnités de logement et de transport s’ils ne
sont ni logés, ni véhiculés par l’Etat.

Article 34.- L’agent contractuel de l’Etat nommé à des hautes fonctions peut bénéficier du régime de
rémunération correspondant sans modification du contrat initial, en application de l’ordonnance n°
21/80 du 30 décembre 1980 et de ses décrets d’application, si ce régime lui est favorable.

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CHAPITRE 2 : AVANTAGES SOCIAUX, GARANTIE SOCIALE

Article 35.- Les agents contractuels de l’Etat, soit en service, soit en congé régulier, bénéficient pour
eux même et, s’ils sont chefs de famille, pour leurs enfants mineurs de la prise en charge des soins
médicaux et d’hospitalisation dans les conditions prévues par le code de garantie sociale et les textes
pris pour son application.

Pendant la période des congés passés hors territoire national, la prise en charge des
frais de maladie et d’hospitalisation est subordonnée à l’accord de la représentation diplomatique ou
consulaire gabonaise la plus proche.

Article 36.- Les agents contractuels de l’Etat sont soumis au régime prévu par le code de garantie
sociale et les textes pris pour son application.

CHAPITRE 3 : LOGEMENT

Article 37.- Lorsqu’ils ne sont pas logés par l’Etat, les agents contractuels de l’Etat bénéficient d’une
indemnité de logement conformément à la réglementation en vigueur applicables aux fonctionnaires.

CHAPITRE 4 : CONGE ET PERMISSION

SECTION 1 : Congé normal

Article 38.- Les droits à congé normal des agents contractuels de l’Etat sont, de un mois par an,
après onze mois de services effectifs.

Toutefois, des dispositions spéciales peuvent être prévues pour certaines catégories
d’agents contractuels de l’Etat.

Article 39.- En cas de nécessité et d’accord entre les parties, les congés peuvent être différés d’une
durée n’excédant pas cinq mois.

Pour les mêmes raisons, l’administration peut enjoindre à l’agent contractuel de l’Etat
en congé normal de regagner son poste de travail avant expiration de son congé. Dans ce cas, les
jours de congés non utilisés sont récupérables et le service prend à sa charge les frais occasionnés
par cette décision.

Le refus par l’agent contractuel de l’Etat de se plier à une telle décision est considé
comme une faute lourde, sauf cas de force majeure.

SECTION 2 : Congé de maternité

Article 40.- Les personnels féminins régis par la présente loi bénéficient du régime des congés pour
couches et allaitement prévu par la réglementation en vigueur.

SECTION 3 : Congé de maladie

Article 41.- En cas de maladie ou d’accident, l’agent doit aviser son chef direct dans les quarante-huit
heures et fournir un certificat médical dans un délai maximum de huit jours, sauf cas de force
majeure ; il est tenu de soumettre à une visite médicale devant un médecin de l’administration ou, à
défaut, un médecin agrée par elle.

Article 42.- En cas de maladie ou d’accident imputable au service dûment constaté, l’agent perçoit les
allocations suivantes :

1°) le salaire entier pendant une première période égale à la durée du préavis :

2°) le demi-salaire pendant une deuxième période d’une durée égale à la première.

Article 43.- À l’issue de la deuxième période du congé de maladie, le contrat est résilié d’office sans
préavis si l’agent est inapte à reprendre le service.
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L’Etat doit notifier cette résiliation par lettre recommandée avec accusé de réception
ou par tout autre moyen.

Il fait parvenir à l’agent le montant des sommes et des indemnités auxquelles il a droit
et un certificat de travail.

En cas de rétablissement, l’agent bénéficie de la priorité de réengagement dans un


emploi de même qualification.

Article 44.- En cas de maladie ou d’accident étrangé au service, l’agent contractuel de l’Etat peut
également être mis en congé de maladie. Il doit à cet effet fournir un certificat médical délivré par un
médecin agrée.

La durée de ce congé est de trois mois dont les premiers à salaire entier et le
troisième à demi salaire.

À l’issu du troisième mois, si l’agent est inapte à reprendre le service, ses droits à
émolument cessent, à l’exception des prestations familiales. Le contrat est résilié d’office sans préavis
six mois après la constatation d’inaptitude.

Article 45.- L’agent sous contrat expatrié dans l’impossibilité permanente médicalement reconnue de
reprendre son service bénéficie d’un titre de transport du lieu de l’emploi au lieu de recrutement pour
lui-même et pour sa famille avant l’échéance normale de son contrat.

SECTION 4 : Congé sans solde

Article 46.- L’agent contractuel de l’Etat peut solliciter pour convenances personnelles un congé sans
solde dont la durée ne peut excéder un mois ; dans ce cas, l’autorisation est délivrée par le ministère
utilisateur.

SECTION 5 : Permission d’absence

Article 47.- Les permissions d’absence à l’occasion d’événements familiaux sont accordées à la
demande de l’agent contractuel de l’Etat, sur production des pièces justificatives, dans les conditions
suivantes :

- mariage de l’agent : sept jours;

- décès du conjoint, d’un ascendant direct, des frères et sœurs, des beaux-parents :
sept jours ;

- naissance survenue au foyer, pour le père : trois jours ;

- mariage d’un enfant : trois jours.

Article 48.- La permission d’absence est octroyée par décision du supérieur hiérarchique. Elle doit
être utilisée dans le délai de quinze jours maximum de la date de l’évènement et ne donne lieu à
aucune retenue de salaire. Si l’évènement se produit hors du lieu d’emploi et nécessite le
déplacement de l’agent, la permission d’absence peut être majorée de deux jours au maximum pour
délai de route.

SECTION 6 : Autorisations spéciales d’absence

Article 49.- Pour d’autres motifs que ceux mentionnés à l’article 48 ci avant, une autorisation spéciale
d’absence peut être accordée dans la limite de quatre jours, pour une durée supérieure, la demande
de l’agent relève de la procédure du congé normal ou sans solde.

L’autorisation spéciale d’absence est octroyée par note de service du supérieur hiérarchique
direct de l’intéressé, sous réserve qu’elle n’entraîne aucune perturbation du service ; elle ne donne
lieu à aucune retenue de salaire.

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CHAPITRE 5: VOYAGES ET TRANSPORT

Article 50.- Sauf disposition spéciale prévue au contrat, le voyage n’est dû à un agent contractuel de
l’Etat qu’au terme de la durée normale de son contrat de deux années de services consécutifs.
L’agent contractuel de l’Etat à toutefois la possibilité de prendre annuellement, et d’accord parties, ses
congés.

Dans ce cas, pour le même contrat, le premier voyage est à ses frais.

Article 51.- Les frais de voyages de l’agent sous contrat expatrié ou sous contrat local, de son
conjoint et de ses enfants mineurs légalement à charge, ainsi que les frais de transport de leurs
bagages dans la limite des quotités fixées par arrêté du ministre des finances sont à la charge de
l’Etat. Cette prise en charge intervient:

1) Du lieu de recrutement au lieu d’exercice de l’emploi au moment du recrutement ;

2) Du lieu de l’exercice de l’emploi au lieu du recrutement :

- au terme normal du contrat, si celui-ci n’est pas renouvelé ;

- en cas de rupture de l’engagement en cours ou au terme de la période d’essai ;

- en cas de dénonciation du contrat par l’une des parties ;

- en cas de licenciement.

Les frais de retour afférents au transport de l’agent et à celui de sa famille sont à la charge de
l’Etat au prorata de la durée de service à compter de la date d’effet du contrat en cours.

Article 52.- La prise en charge par l’Etat des frais de voyage et de transport des bagages entre le lieu
de l’emploi et le lieu de recrutement tant à l’aller qu’au retour intervient dès la prise d’effet et à l’issue
du contrat.

TITRE V – DISCIPLINE

Article 53.- Les sanctions disciplinaires ci-après peuvent être prononcées à l’encontre des agents
contractuels de l’Etat :

1) L’avertissement ;

2) Le blâme avec inscription au dossier,

3) La mise à pied dans la limite de vingt jours avec retenue de la moitié de la


rémunération, à l’exception des prestations familiales, dans les cas suivants ;

a) absences et retards répétés et injustifiés ;

b) scandales ou rixe dans le service ;

c) ivresse publique et manifeste dans le lieu de travail ;

4) Licenciement dans les cas suivants :

a) pour faute lourd ;

b) incitation ou participation à la perturbation ou à l’interruption du service ;


c) insubordination et négligence notoires ;

d) injures graves envers les chefs.

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L’avertissement, le blâme et la mise à pied sont prononcés par le ministre responsable, le
gouverneur de province ou le chef de mission diplomatique ou consulaire, et doivent être
communiqués au ministère de la Fonction Publique.

Le licenciement est prononcé par le Premier Ministre ou par l’autorité déléguée par lui à cet
effet.

Le licenciement pour faute lourde ou pour insubordination et négligence notoires ou pour


injures graves envers les chefs est prononcé après avis du conseil de discipline, tel que défini à
l’article 10.

Le licenciement pour incitation ou pour participation à la perturbation ou à l’interruption du


service est immédiatement prononcé par l’autorité compétente sans consultation des organismes
disciplinaires.
Licenciement par mesure disciplinaire est irrévocable.

Article 54.- Entraînent également le licenciement de l’agent contractuel de l’Etat sans consultation
des organismes disciplinaires :

1) Les condamnations de quelque nature que ce soit, prononcées par la cour de


sûreté de l’Etat ou une cour criminelle, à l’exclusion des amendes ;

2) Les condamnations devenues définitives prononcées par les tribunaux


correctionnels et consistants en une peine d’emprisonnement ferme pour les délits
suivants :

- atteinte à l’ordre et à la sécurité publique ;

- atteinte à l’autorité de l’Etat et au crédit de la nation ;

- concussion ;

- corruption ;

- détournement de deniers publics ;

- vol ;

- faux en écriture ;

- escroquerie ;

- extorsion et chantage ;

- abus de confiance et détournement.

3) Les condamnations intervenues deux fois dans l’espace de deux ans à une peine
d’emprisonnement ferme égale ou supérieure à trois mois pour ivresse publique et
manifeste ;

4) Les condamnations autres que celles prévues au paragraphe 2 ci-dessus


prononcées par les tribunaux correctionnels, à une peine d’emprisonnement ferme
égale ou supérieure à six mois ;

5) Les condamnations judiciaires prononçant, l’incapacité d’exercer à jamais une


fonction publique.

Article 55.- En cas de faute grave commise par un agent contractuel de l’Etat, qu’il s’agisse d’un
manquement à ses obligations professionnelles ou d’une infraction de droit commun, et s’il est estimé
que le maintien en service de l’intéressé est inopportun ou peut provoquer des perturbations, celui-ci
peut être immédiatement suspendu de ses fonctions par décision du ministre utilisateur ou du
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gouverneur de province ou du chef de mission diplomatique ou consulaire, en attendant sa comparution
devant un conseil de discipline.

Article 56.- Durant la suspension, l’agent contractuel de l’Etat perd son droit au salaire à l’exclusion des
prestations familiales.

La situation disciplinaire de l’agent suspendu doit être définitivement réglée dans un délai de
quatre mois à compter du jour de la prise d’effet de la suspension et en tout avant le renouvellement de
son contrat. Si, à l’expiration de ce délai, il n’est toujours pas statué sur sa situation, l’intéressé reprend
son service et est intégralement rétabli dans son droit au salaire à partir du jour de sa reprise de
fonction.

Lorsque finalement l’agent contractuel de l’Etat a été frappé d’une sanction autre que la mise
à pied ou le licenciement, il a droit au recouvrement des émoluments qui lui ont été retenus durant la
suspension.

Article 57.- L’agent contractuel de l’Etat poursuivi devant un tribunal et placé sous mandat de dépôt est
suspendu d’office jusqu’à l’aboutissement de l’action judiciaire, même si, entre temps, il est mis en
liberté provisoire

Article 58.- Lorsque l’agent contractuel de l’Etat suspendu se trouve relaxé des fins des poursuites, il
reprend son service et est rétabli dans son droit au traitement à partir du jour de sa reprise effective de
fonctions. La durée de son contrat est augmentée du temps de la suspension.

Article 59.- Le licenciement pour faute lourde, pour les motifs spécifiés à l’article 55 ci-dessus, ne
donne lieu ni à préavis, ni au versement d’indemnités.

Article 60.- La comparution des agents contractuels de l’Etat devant un conseil de discipline suit la
même procédure que celle prévue pour les fonctionnaires.

Article 61.- Les avis du conseil de discipline ainsi que les décisions de sanstions sont versés au
dossier de l’intéressé.

TITRE VI - CESSATION D’ACTIVITE

CHAPITRE 1er: DENONCIATION DU CONTRAT

Article 62.- Toute dénonciation de contrat par l’une ou l’autre des parties doit être notifiée par lettre
recommandée avec accusé de réception, de telle manière qu’il ne puisse y avoir contestation sur la
date de départ du délai de préavis. La notification par l’Etat est assurée par le ministère utilisateur.

Article 63.- En cas de dénonciation du contrat, la durée du préavis est égale à :

- quatre mois pour les agents contractuels de l’Etat engagés hors catégorie et ceux
des première, deuxième et troisième catégories ;

- trois mois pour ceux des quatrième et cinquième catégories ;

- un mois pour ceux de sixième catégorie.

Article 64.- Le préavis court à compter de la date de sa notification à l’autre partie.

L’inobservation du délai de préavis crée l’obligation, pour la partie responsable, de verser à


l’autre partie une indemnité égale à la rémunération et aux avantages de toute nature dont aurait
bénéficié l’agent durant le délai de préavis qui n’aurait pas été effectivement respecté.

Article 65.- La partie qui prend l’initiative de dénoncer le contrat doit être en mesure de prouver que le
préavis a été notifié par lettre, quelque soit le procédé utilisé pour effectuer la cette transmission de
lettre.
Celle-ci doit indiquer les motifs de la dénonciation du contrat et le délai du préavis.

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Article 66.- Pendant la période de préavis, l’agent contractuel de l’Etat dispose d’un jour par semaine,
afin de pouvoir rechercher un autre emploi. Ces absences pour recherche d’emploi en période de
préavis ne donnent pas lieu à réduction de salaire.

Ces jours sont fixés d’un commun accord entre l’Etat et l’agent et peuvent être pris soit
globalement, soit heure par heure.

Article 67.- En cas de dénonciation de contrat par l’Etat, l’agent contractuel qui a trouvé un emploi
durant la période de préavis et qui en donne justification peut quitter immédiatement l’employeur pour
prendre ce nouvel emploi, sous réserve de prévenir celui-ci.

Dans ce cas, il n’est redevable à l’employeur d’aucune indemnité.


Il ne sera versé de salaire que pour les jours de préavis pendant lesquels l’agent aura
accompli ses obligations professionnelles.

Article 68.- Après résiliation de leur contrat, les agents contractuels de l’Etat sous contrat expatrié
sont soumis, en ce qui concerne leur séjour au Gabon, aux dispositions de l’article 43 de la loi n°5/86
du 18 juin 1986 fixant le régime d’admission et de séjour des étrangers au Gabon.

CHAPITRE 2 : NON-RENOUVELLEMENT

Article 69.- Si l’une des parties désire ne pas renouveler le contrat, notification doit en être faite à
l’autre partie au moins trois mois avant la date de départ en congé. Dans ce cas, le contrat prend fin,
sans préavis, à l’expiration de la période de congé.

Si ce délai n’a pas été respecté, le contrat prend également fin à l’expiration de la période de
congé, mais la partie qui a pris l’initiative du non renouvellement du contrat sera dans ce cas astreinte
à verser à l’autre partie une indemnité calculée au prorata du temps de préavis non respecté.

CHAPITRE 3 : INDEMNITE DE SERVICES RENDUS

Article 70.- En cas de résiliation d’office ou de dénonciation du contrat du fait de l’Etat, hors le cas de
la faute lourde, l’agent contractuel de l’Etat a droit, après quatre années de services effectifs continus,
a une indemnité de services rendus.

Cette indemnité est égale à vingt pour cent de la moyenne mensuelle du salaire global des
douze derniers mois, par année de service effectif.

La rémunération à prendre en considération pour le calcul de cette indemnité ne comprend


pas les allocations familiales et sociales, ni les indemnités de transport et de logement éventuellement
attribuées.

Article 71.- Dans tous les cas, la cessation d’activité doit être constatée par un arrêté du ministre de
la Fonction Publique.

CHAPITRE 4 : DECES

Article 72.- En cas de décès de l’agent contractuel de l’Etat, les salaires de présence de congé, ainsi
que les indemnités de toute nature acquises à la date du décès, reviennent de plein droit à ses
héritiers.

Article 73.- Si l’agent contractuel de l’Etat avait été déplacé du fait de l’administration, cette dernière
assure à ses frais le transport du corps du défunt au lieu de résidence habituelle à condition que la
demande soit formulée dans un délai maximum de deux ans après l’expiration du délai réglementaire
pour le transfert des restes mortels.

Il en est de même en cas de décès d’un membre de la famille de l’agent contractuel lorsque le
voyage est normalement pris en charge par l’Etat.

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Le conjoint et les enfants mineurs à charge d’un agent contractuel décédé bénéficient du
rapatriement à leur lieu de résidence habituelle aux frais de L’Etat.

TITRE VII- DISPOSITIONS TRANSITOIRES

Article 74.- Les agents contractuels de l’Etat anciennement dénommés décisionnaires hors
convention seront classés hors catégorie. Les différents accessoires de solde et indemnité liés à
l’emploi ou à la fonction dont ils bénéficiaient sont intégrés dans leur solde globale.

Article75.- Les contrats à durées indéterminée en cours sont transformés en contrat à durée
déterminée dans les conditions de l’article 23 pour compter de la date anniversaire du dernier congé
normal.

TITRE VIII- DISPOSITIONS FINALES

Article 76.- La présente loi abroge toutes dispositions antérieures en la matière. Un décret
d’application fixera les modalités de reclassement de tous les agents contractuels.

Article77.- Le Ministre de la Fonction Publique et le Ministre des Finances sont chargés chacun en ce
qui le concerne de l’exécution de la présente loi qui sera enregistrée, publiée selon la procédure
d’urgence et exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 31 juillet 1990


Par le Président de la République,
Chef de l’Etat ;
El Hadj OMAR BONGO

Le Premier Ministre,
Chef du gouvernement ;

Casimir OYE MBA

Le Ministre de la Fonction Publique


et de la Réforme Administrative ;

Paulette MISSAMBO

Le Ministre des Finances,


du Budget et des Participations ;

Paul TOUNGUI

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Loi n° 8/91 du 26 septembre 1991 portant statut
général des fonctionnaires

L’Assemblée nationale a délibéré et adopté ;

Le Président de la République, Chef de l’Etat,

Promulgue la loi dont la teneur suit :

TITRE 1- DISPOSITIONS GENERALES

CHAPITRE 1er: DISPOSITIONS STATUTAIRES

Article 1er.- Le présent statut s’applique à toutes les personnes qui, intégrées dans un corps de la
hiérarchie administrative et nommées dans un emploi permanent, concourent au fonctionnement d’un
service public de l’Etat.

Article 2.- Ce statut ne s’applique pas aux personnels militaires, aux magistrats, aux personnels de la
sécurité pénitentiaire et aux agents contractuels de l’Etat, sauf pour ce qui est du système de
rémunération.

Article 3.- Les personnes se trouvant dans la situation définie à l’article premier ci-dessus ont la
qualité de fonctionnaire. Le fonctionnaire est, vis-à-vis de l’Etat et de l’administration, dans une
situation statutaire et réglementaire.

Article 4.- Les fonctionnaires ayant vocation aux mêmes emplois, portant la même dénomination,
appartenant à la même hiérarchie d’une même spécialité et d’un même secteur d’activité, et soumis
au même statut particulier, constituent un corps.

Article 5.- Un corps de fonctionnaires peut comporter plusieurs grades, le grade étant subdivisé en un
certain nombre de classes et chaque classe comprenant elle-même un certain nombre d’échelons.

Les corps sont regroupés par spécialités, elles-même regroupées par secteur d’activité.

Article 6.- Des lois fixent les dispositions des statuts particuliers des différents corps de
l’administration conformément aux dispositions générales du présent statut.

Ces lois déterminent pour chaque secteur d’activité, les spécialités qui y sont regroupées et
fixent les dispositions communes et spécifiques constituant les statuts particuliers des corps
de ce secteur.

Les statuts particuliers se rapportent essentiellement aux conditions d’intégration et de


nomination aux emplois et aux fonctions.

Article 7.- Il est interdit à tout fonctionnaire, quelque soit sa position, d’avoir, par lui-même ou par
personne interposée, et sous quelque dénomination que ce soit, des intérêts de nature à
compromettre son indépendance.

Article 8.- Il est interdit à tout fonctionnaire d’exercer une quelconque activité privée lucrative de
nature préjudiciable au service public.

Le fonctionnaire contre lequel il aura établi qu’il se livre à de telles activités sera mis en
demeure de les cesser dans un délai d’un mois à l’expiration duquel il sera mis en disponibilité
d’office, s’il continue à les exercer.

Article 9.- Lorsque le conjoint d’un fonctionnaire exerce une activité privée lucrative, déclaration doit
en être faite par ce fonctionnaire au ministre dont il relève, lequel pourra prendre des mesures
destinées à préserver l’intérêt du service public.
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Article 10.- Lorsque le conjoint d’un fonctionnaire ayant des fonctions d’autorité ou d’inspection est
également fonctionnaire, déclaration doit en être faite par ces fonctionnaires aux ministres dont ils
relèvent, lesquels pourront, conjointement avec le ministre de la Fonction Publique, prendre toute
mesure propre à sauvegarder l’intérêt de l’administration.

Au cas où un des conjoints devrait être placé en position de disponibilité, par application des
mesures visées au paragraphe ci-dessus, l’avis du comité consultatif de la Fonction Publique sera
requis.

Article 11.- Le fonctionnaire doit rejoindre, dès sa nomination, son poste d’affectation et assurer
personnellement de façon permanente son service.

Le fonctionnaire contrevenant aux dispositions ci-dessus s’expose à la privation de son


traitement dans les conditions et selon les modalités précisées par voie réglementaire.

Article 12.- Les fonctionnaires en activité peuvent suivre des stages professionnels à leur demande ou
à l’initiative de l’administration, dans les conditions prévues par le présent statut ainsi que par les statuts
particuliers des différents corps.

Article 13.- Les fonctionnaires en activité peuvent prétendre à trois sortes de stages professionnels :

- le stage de perfectionnement ;

- le stage de spécialisation ;

- le stage de formation verticale.

Un décret pris après avis du comité consultatif de la Fonction Publique en réglemente les
conditions et avantages.

Article 14.- Le fonctionnaire est soumis à l’obligation d’obéissance hiérarchique.

Article 15.- Tout fonctionnaire, quelque soit son rang dans la hiérarchie, est responsable des tâches qui
lui sont confiées ainsi que des tâches qu’il est appelé à confier à ses subordonnés.

Article 16.- Indépendamment des règles instituées dans le code pénal en matière de secret
professionnel, tout fonctionnaire est lié par l’obligation de discrétion professionnelle pour tout ce qui
concerne des faits et informations dont il a connaissance dans l’exercice de ses fonctions.

Tout détournement, toute communication d’informations, de pièces ou documents de


service à des tiers sont formellement interdits.

L’inobservation des dispositions du présent article expose le fonctionnaire à des


sanctions disciplinaires.

Le fonctionnaire ne peut être délié de l’obligation de discrétion professionnelle qu’avec


l’autorisation écrite du ministre dont il relève, sauf s’il est appelé à témoigner en justice.

Article 17.- Toute faute commise par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, ainsi que toute
condamnation judiciaire en matière pénale, l’expose à des sanctions disciplinaires.

Article 18.- Lorsqu’un fonctionnaire a été poursuivi par un tiers pour faute de service et que le conflit
d’attribution n’a pas été levé, l’administration doit, dans la mesure où une faute personnelle
détachable de l’exercice de ses fonctions n’est pas imputable à ce fonctionnaire, le couvrir des
condamnations civiles prononcées contre lui.

Article 19.- L’Etat est tenu de réparer tout préjudice subi par un fonctionnaire dans l’exercice ou à
l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

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L’Etat, tenu dans les conditions prévues à l’alinéa premier ci-dessus, est subrogé aux
droits de la victime pour obtenir des auteurs du préjudice le remboursement des sommes versées. Il
dispose, en outre, d’une action directe qu’il peut exercer par voie de constitution de partie civile devant
la juridiction pénale.

Article 20.- Un dossier individuel est ouvert puis archivé au ministère de la Fonction Publique et au
ministère utilisateur pour chaque fonctionnaire. Le dossier individuel du fonctionnaire doit contenir
toutes les pièces intéressant sa situation administrative ; celles-ci doivent être enregistrées,
numérotées et classées sans discontinuité.

Article 21.- L’exercice des droits syndicaux y compris celui du droit de grève est reconnu aux
fonctionnaires sous réserve :

- du respect strict de la liberté de travail d’autrui ;

- de l’épuisement de toutes les voies légales de négociation ;

- de la garantie d’un service minimum ;

- de la non rémunération du temps de travail perdu sur la base de l’égalité


entre la journée de travail et la journée de grève à l’exception des
prestations familiales et des autres suppléments pour charge de famille et
dans les autres conditions fixées par la loi.

Les procédures de règlement des différents conflits sont la négociation, la conciliation et la


médiation.

Les modalités de ces procédures sont fixées par la loi.

CHAPITRE 2 : DISPOSITIONS ORGANIQUES

Article 22.- Dans le cadre des règles édictées par le présent statut et sous réserve de l’article 29 de la
Constitution, le Premier Ministre :

- procède, sur proposition des ministres intéressés, aux intégrations,


titularisation ou licenciement, changement de spécialité, nomination,
promotion, changement de position et radiation des effectifs ;

- Inflige, sur avis des conseils de discipline compétents, toutes sanctions


disciplinaires majeures visées à l’article 129 ;

- décerne toutes récompenses prévues aux articles 145 et 146.

Il peut déléguer au ministre de la Fonction Publique ou tout autre ministre intéressé, tout
ou partie de ces attributions. Un décret pris en conseil des ministres fixe les modalités de cette
délégation.

Article 23.- En cas de nécessité urgente ou lorsqu’un intérêt supérieur l’exige, le Président de la
République peut à titre exceptionnel et après concertation avec le Premier Ministre et avis du ministre
utilisateur, du ministre de la Fonction Publique et du ministre des finances, déroger aux règles du
présent statut général en ce qui concerne les intégrations et les promotions.

En matière d’intégration, le candidat devra obligatoirement remplir les conditions


suivantes :
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- pour la catégorie A : posséder un diplôme d’enseignement général
supérieur à celui exigé pour l’accès à la hiérarchie considérée tel que fixé
à l’article 31 ci-après. Le fonctionnaire intégré dans ces conditions ne peut
prétendre à un reclassement ;

- pour les catégories B et C : posséder un diplôme de l’enseignement


général pour l’accès à la hiérarchie considérée tel que fixé à l’article 31 ci-
après.

En ce qui concerne la promotion à la hiérarchie supérieure le fonctionnaire devra réunir


quinze ans d’ancienneté au moins dans sa hiérarchie, son corps et sa spécialité ; il sera reclassé à la
hiérarchie immédiatement supérieure à l’indice équivalent ou, à défaut d’équivalence, à l’indice
immédiatement supérieur de cette nouvelle hiérarchie dans la limite des quotas fixés conjointement
par le ministre utilisateur, le ministre des finances et le ministre de la Fonction Publique.

En cas de promotion au grade supérieur, l’intéressé devra réunir une ancienneté de


quinze ans au moins dans sa hiérarchie, son corps et sa spécialité ; il sera reclassé dans tous les cas
au premier échelon du grade supérieur de son corps et de sa spécialité.

Ce pouvoir ne peut être délégué.

Les dispositions du présent article ne peuvent être appliquées à un fonctionnaire qu’une


seule fois au cours de sa carrière.

Article 24.- Le ministre de la Fonction Publique est chargé spécialement de veiller à l’application du
présent statut et de tous les textes concernant les fonctionnaires.

Article 25.- Il est institué un conseil supérieur de la Fonction publique.

Le conseil supérieur de la Fonction Publique examine tous les éléments utiles pour
l’amélioration du fonctionnement du système administratif et donne son avis sur les grandes
orientations de la Fonction Publique.

Le conseil supérieur de la Fonction Publique est présidé par le Premier Ministre, assisté
du ministre de la Fonction Publique, vice-président.

Il comprend:

- des représentants de l’administration ;

- des représentants des organisations syndicales des fonctionnaires ;

- des représentants des fonctionnaires non syndiqués ;

- des représentants de l’Assemblée Nationale.

Le conseil supérieur de la Fonction Publique est convoqué soit par le Premier Ministre,
soit sur proposition du ministre de la Fonction Publique, soit à la demande écrite du tiers de ses
membres. Ses décisions sont prises à la majorité de ses membres.

Article 26.- Il est institué un comité consultatif de la Fonction Publique, présidé par le ministre de la
Fonction Publique.

Le comité consultatif de la Fonction Publique à compétence sur toutes questions


relatives à l’application du présent statut et des textes réglementaires qui s’y rapportent. Il possède

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compétence générale en matière de personnel, d’organisation administrative, de perfectionnement
des méthodes et techniques de travail. Il est obligatoirement saisi avant toute autre instance de tout
projet législatif et réglementaire concernant la Fonction Publique.

Article 27.- Il est institué auprès du Directeur Général de la Fonction Publique qui en assure la
présidence, une commission administrative paritaire pour chacune des hiérarchies définies au titre II
de la présente loi. Les commissions administratives paritaires sont saisies, pour avis, des questions
d’ordres individuelles concenant les fonctionnaires, notamment des titularisations, avancements au
choix, concours professionnels et notations.

Article 28.- Des conseils de disciplines sont institués dans la capitale de la République et dans les
provinces, ambassades et consulats pour donner des avis sur les sanctions majeures à appliquer aux
fonctionnaires chaque fois que le ministre responsable, le gouverneur de province ou le chef de
mission diplomatique ou consulaire estimera que la faute commise doit entraîner une sanction
majeure aux termes de l’article 129 ci-dessous.

Article 29.- Des décrets pris en conseil des ministres fixent la composition, l’organisation et le
fonctionnement du conseil supérieur de la Fonction Publique, du comité consultatif de la Fonction
Publique, des commissions administratives paritaires, ainsi que des conseils de discipline.

TITRE II

DISPOSITION CONCERNANT LES CORPS

CHAPITRE1er: CATEGORIES DE CORPS

Article 30.- Les corps de fonctionnaires sont classés et répartis suivant leur niveau de recrutement en
trois catégories désignées dans l’ordre hiérarchie décroissant par les lettres A, B, C.

Les catégories A et B sont divisées en une hiérarchie supérieure (1) et une hiérarchie
inférieure (2) ; la catégorie C comporte une hiérarchie unique.

Article 31.- Le niveau de recrutement correspondant à chacune des hiérarchies définies à l’article 30
ci-dessus est le suivant :

A1 : titres ou diplômes de l’enseignement supérieur sanctionnant un cycle minimum


de quatre années d’études universitaires et assortis d’un diplôme de spécialisation ouvrant accès à un
corps de fonctionnaires dans les conditions fixées par les statuts particuliers ;

A2 : titres ou diplômes de l’enseignement supérieur sanctionnant un cycle minimum


de deux années d’études universitaires et assortis d’un diplôme de spécialisation ouvrant accès à un
corps de fonctionnaires dans les conditions fixées par les statuts particuliers ;

B1 : baccalauréat de l’enseignement secondaire, capacité en droit, titre ou diplôme


équivalent assorti d’un diplôme de spécialisation dans les conditions fixées par les statuts particuliers.

B2 : brevet d’étude du premier cycle (B.E.P.C), titre ou diplôme équivalent assortis


d’un diplôme de spécialisation dans les conditions fixées par les statuts particuliers ;

C : certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) ou diplôme équivalent dans


les conditions fixées par les statuts particuliers.

Article 32.- Les statuts particuliers de chaque corps préciseront les conditions, les titres ou diplômes
exigés pour le recrutement.

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CHAPITRE 2 : RECRUTEMENT

Article 33.- Nul ne peut être intégré dans un corps de fonctionnaires :

1) s’il n’est de nationalité gabonaise ;

2) s’il ne jouit de ses droits civiques ;

3) s’il n’est de bonne moralité et plus spécialement s’il a été condamné pour les
crimes et délits portés à l’article 128 ci-après ;

4) s’il ne remplit les conditions d’aptitude physique exigées pour l’exercice de la


fonction et s’il n’est reconnu soit indemne de toute affection incompatible avec
l’exercice des fonctions publiques, soit définitivement guéri ;

5) s’il n’est âgé de seize ans au moins et trente cinq ans au plus, cette limite d’âge de
trente cinq ans pouvant être prorogée d’une durée égale à celle du service militaire
éventuellement effectuée, sans cependant que cette mesure ait pour effet de
prolonger l’âge limite au-delà de quarante ans ;

6) s’il ne se trouve en position régulière à l’égard des lois sur le recrutement de


l’armée.
Article 34.- Le candidat à un emploi permanent doit produire les pièces suivantes à l’appui de sa
demande :

- un extrait d’acte de naissance ou de jugement supplétif en tenant lieu ;

- un extrait de casier judiciaire (bulletin n°3) datant de moins de six mois,


l’administration se réservant le droit de demander le bulletin n°2 ;

- un certificat médical d’aptitude datant de moins de trois mois délivré par


un médecin agrée de la fonction publique ;

- éventuellement, un état signalétique et des services militaires ;

- les diplômes ou les titres universitaires, les références professionnelles ou


techniques permettant l’entrée dans le corps conformément aux statuts
particuliers.

Article 35.- Aucune intégration dans un corps de fonctionnaires ne peut-être effectuée au-delà des
emplois budgétaires vacants dans ce corps.

Article 36.- Le recrutement se fait par voie externe lorsqu’il concerne les personnes en dehors de la
Fonction Publique. Il s’effectue par voie interne lorsqu’il concerne des fonctionnaires, sous réserve
que cette modalité soit expressément prévue par les statuts particuliers.

Dans le premier cas, le mode normal de recrutement est le concours direct. Les
candidats doivent satisfaire aux conditions générales fixées par les articles 33 et 34 ci-dessus et aux
conditions particulières fixées par le statut particulier du corps postulé.

Dans le deuxième cas, le mode normal de recrutement est le concours professionnel


ouvert exclusivement aux personnels inscrits sur une liste de droit au concours. Cette liste comprend:

- les fonctionnaires qui ont acquis le diplôme requis par le concours direct
pour l’accession au corps postulé ;

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- les fonctionnaires qui ont atteint au moins le premier échelon de la
première classe dans la hiérarchie immédiatement inférieure et qui ont
obtenu dans les deux dernières années une note chiffrée égale ou
supérieure à 15/20.

L’inscription sur la liste de droit au concours est définitive, sauf en cas de sanction
majeure, ce qui entraîne automatiquement l’exclusion du fonctionnaire en cause de ladite liste.

Article 37.- Dans certains cas définis par les statuts particuliers, le concours direct est remplacé par
le diplôme de sortie d’écoles spécialisées. Hors cette exception, des concours sont organisés afin de
pourvoir directement aux vacances effectives ou en devenir du corps. Sauf dérogation expresse
prévue par le statut particulier, cette organisation est obligatoire lorsque le nombre de poste à pourvoir
est égal ou supérieur à dix.

Dans tous les cas, le nombre de places offertes au concours professionnel lorsque
celui-ci est possible ne peut excéder la moitié des emplois à pourvoir. Cependant, le jury d’un
concours n’est en aucune façon tenu par le nombre d’emplois primitivement fixé ; il peut déclarer
définitivement admis un nombre de candidat inférieur à celui-ci, si le niveau des suivants est
insuffisant (moyenne des notes inférieure à 10/20). Dans cette hypothèse, les places non pourvues
par un concours peuvent être reportées sur le concours suivant par arrêté ministériel augmentant le
contingent primitivement fixé.

Article 38.- Les programmes des concours professionnels doivent porter sur les matières propres à la
spécialité en cause, au niveau requis. Ils doivent en plus, dans tous les cas, comporter une épreuve
écrite ou orale de culture générale.

Un arrêté du Ministre chargé de la Fonction Publique détermine les modalités desdits


concours.

Article 39.- Les vacances d’emplois non pourvues, soit par défaut de concours, soit parce que les
résultats définitifs des concours fournissent un nombre insuffisant de reçus, de même que les
vacances d’emplois inopinées, pourront faire l’objet d’un recrutement sur titre lorsque cette possibilité
est expressément prévue par les statuts particuliers.

Ce recrutement se fera:

- en voie externe, par l’admission sur titres scolaires, universitaires ou


professionnels ;

- en voie interne, par l’admission sur titres professionnels.

Article 40.- L’admission sur titres scolaires, universitaires ou professionnels ne peut être prononcée
que dans le cas où le postulant possède le diplôme ou le niveau de formation requis par les statuts
particuliers ou jugé équivalent par l’autorité compétente pour être directement recruter dans le corps
visé, lorsque cette possibilité est expressément prévue par les statuts particuliers.

Article 41.- L’admission sur titres professionnels ne peut être prononcée qu’en faveur des
fonctionnaires ayant atteint au moins le deuxième échelon de la deuxième classe et ayant acquis le
diplôme requis pour se présenter au concours direct de recrutement dans le corps visé, lorsque cette
possibilité est expressément prévue par les statuts particuliers.

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CHAPITRE 3 : LE STAGE PROBATOIRE

Article 42.- Le stage probatoire est la période de temps pendant laquelle toute personne admise dans
un corps de la hiérarchie administrative doit s’initier à ses fonctions et faire la preuve qu’elle est apte à
les exercer pour être titularisée.

Les personnes provenant du recrutement direct sont admises dans le corps en qualité
de stagiaire. Elles sont classées dans un échelon de leur hiérarchie dit échelon stagiaire.

Article 43.- La durée de stage probatoire est d’un an à compter du jour de la prise effective de service
après la nomination dans le corps.

Le renouvellement de la période de stage probatoire ne peut être prononcé qu’une fois


et pour une durée d’un an.

L’administration utilisatrice du stagiaire est tenue d’adresser au ministre de la Fonction


Publique dans un délai de trois mois un rapport de fin de stage.

Article 44.- À l’expiration de la période de stage probatoire, le stagiaire est soit titularisé, soit licencié,
soit astreint à une nouvelle période de stage.

Le stagiaire pour lequel n’ont été demandés ni la titularisation, ni le licenciement, ni la


reconduction de stage, est, à défaut de la communication au ministre de la Fonction Publique du
rapport de fin de stage prévu à l’article 43 , titularisé d’office à la fin du sixième mois qui suit la fin de la
première année de stage.

Le stagiaire pour lequel le licenciement a été demandé au terme de la période de stage


probatoire est, après avis de la commission administrative paritaire compétente, soit licencié, soit
astreint à une nouvelle période de stage.

Le stagiaire astreint à une nouvelle période de stage est titularisé d’office après deux
ans, sauf si l’administration demande son licenciement. Dans ce cas, le stagiaire est licencié sans
consultation de la commission administrative paritaire.

La titularisation à la demande de l’administration est subordonnée aux appréciations


écrites et aux notes chiffrées égales ou supérieures à 10/20 des supérieurs hiérarchiques du stagiaire,
conformément à l’article 65 du présent statut.

Article 45.- Les fonctionnaires promus à la hiérarchie immédiatement supérieure ne sont pas soumis
au stage probatoire.

Ils sont classés dans le nouveau corps à égalité d’indice, avec l’ancienneté d’échelon
conservée, ou, en cas de non-concordance, à l’indice immédiatement supérieur, l’ancienneté
d’échelon étant dans ce cas annulée ou conservée suivant le gain d’indice, dans les conditions qui
seront précisées par décret.

Article 46.- Toute faute commise par un stagiaire dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses
fonctions, l’expose à l’une des trois sanctions disciplinaires suivante :

- l’avertissement ;

- le blâme ;

- le licenciement.

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L’avertissement et le blâme sont infligés dans les conditions prévues à l’article 133 ci-
dessous, sans préjudice des dispositions des articles 127 et 139 ci-après, le licenciement d’un
stagiaire ne peut être prononcé qu’après avis du conseil de discipline.

Toutefois, pour toute condamnation judiciaire en matière pénale de trois mois au


minimum, le licenciement est prononcé, en cours de stage, sans consultation du conseil de discipline.

Article 47.- Le licenciement peut être également prononcé en cours de stage probatoire en raison de
faits antérieurs à la nomination de l’intéressé dans le corps et qui, s’ils avaient été connus, auraient
mis obstacle à cette nomination.

Si ces faits ne sont connus que dans les vingt-quatre mois suivant la titularisation de
l’intéressé, ils doivent être inscrits dans son dossier et constituer, sur le plan disciplinaire, des
circonstances aggravantes pendant cinq ans à compter de cette inscription.

En revanche, ils ne peuvent plus être pris en considération s’ils sont connus au-delà du
délai de vingt quatre mois sauf pour les cas de faux et d’usage de faux.

Article 48.- Le licenciement d’un stagiaire dans les conditions définies aux articles 46 et 47 ci-dessus
n’est, en aucun cas, susceptible d’entraîner l’attribution d’une indemnité quelconque.

Article 49.- Le fonctionnaire stagiaire ne peut être placé en position de détachement sur demande,
hors-cadres ou de disponibilité, sous réserve toutefois des dispositions définies aux alinéas 3, 4, 5 et 6
de l’article 82 et des articles 96 et 99 du présent statut.

La titularisation dans la Fonction Publique du fonctionnaire stagiaire en position de


détachement intervient toujours conformément aux dispositions de l’article 44 alinéa 5 du présent
statut.

Article 50.- Le détachement ainsi prononcé, comme celui des fonctionnaires déjà titularisés, obéit aux
dispositions définies par les articles 83 à 85 du présent statut.

CHAPITRE 4 : CHANGEMENT DE SPECIALITE

Article 51.- Les fonctionnaires peuvent, dans certains cas et sous certaines conditions, être autorisés
à changer de spécialité. Ces changements ne sont autorisés que pour les corps recrutant au même
niveau.

Article 52.- Les cas dans lesquels le changement de spécialité peut intervenir, sur demande des
intéressés, sont les suivants :

1) inaptitude physique à exercer toute fonction attachée au corps auquel appartient le


fonctionnaire, cette inaptitude devant être constatée par un conseil de santé ;

2) cas d’un fonctionnaire exerçant, après une période de cinq ans au minimum, un emploi du
corps de la spécialité pour lequel le changement est demandé ;

3) possession d’un diplôme ou d’une spécialisation ouvrant l’accès au corps de la spécialité


pour lequel le changement est demandé ;

4) appartenance à un corps en voie d’extinction.

Dans tous les cas, l’avis de l’administration d’origine et celui de l’administration d’accueil
sont obligatoires.

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Article 53.- Le fonctionnaire désirant changer de spécialité doit adresser sa demande dûment motivée
au Ministre de la Fonction Publique.

Article 54.- L’effectif du corps de la spécialité pour lequel le changement est demandé ne doit pas
être au complet. Dans le cas contraire, la demande est gardée en instance jusqu'à ce qu’une vacance
d’emploi se produise.

Si la vacance d’emploi se produit plus d’un an après la réception de la demande de


l’intéressé, ce dernier est invité à la renouveler.

Article 55.- Le changement de spécialité est irrévocable et ne peut être autorisé qu’une seule fois au
cours de la carrière d’un fonctionnaire. Le nombre de changement à autoriser annuellement dans un
corps ne devra pas dépasser cinq pour cent de son effectif. Les demandes formulées au-delà de ce
pourcentage sont renvoyées aux intéressés qui pourront les renouveler l’année suivante.

Article 56.- Le fonctionnaire changeant de spécialité selon les dispositions des articles 51 et 52 ci-
dessus est reclassé dans le nouveau corps au grade, à la classe et à l’échelon correspondant à son
classement hiérarchique et à son indice de solde dans son ancien corps, en conservant l’ancienneté
détenue dans l’échelon.

L’ancienneté de carrière détenue dans l’administration est maintenue.

TITRE III

AFFECTATION-MUTATION-NOMINATION

Article 57.- Les affectations des fonctionnaires qui nécessitent un changement de département
ministériel sont prononcées par le Premier Ministre ou, par délégation, par le ministre de la Fonction
Publique. Cet acte doit être pris après avis des ministres intéressés.

Article 58.- Les affectations et mutations des fonctionnaires sont prononcées selon les nécessités du
service. Dans la mesure compatible avec ces nécessités, l’administration pourra tenir compte des
désirs formulés en la matière par les intéressés et notamment de leur situation sanitaire et familiale.

Article 59.- Les affectations et mutations des fonctionnaires à l’intérieur d’un département ministériel
sont prononcées par le ministre responsable. Néanmoins, elles doivent être portées dans un délai
d’un mois à la connaissance du ministre de la Fonction Publique et du ministre des Finances.

Article 60.- Les gouverneurs procèdent à l’intérieur de leur province, aux affectations et mutations des
fonctionnaires mis à leur disposition, sauf pour ceux dont la mise à disposition est assortie d’une
affectation précise.

Article 61.- L’affectation ou la mutation concernant un fonctionnaire dont le conjoint est lui-même
fonctionnaire, doit être accompagnée d’une affectation ou d’une mutation du conjoint dans le même
lieu, sauf accord formel des conjoints.

Article 62.- Le fonctionnaire bénéficiaire d’un congé doit, à l’issue de celui-ci, rejoindre le même poste
d’affectation, sauf stipulation contraire de la décision de congé ou de toute autre décision éventuelle
intervenant au cours du congé.

Article 63.- Les nominations à certaines hautes fonctions de responsabilité, dont la liste est fixée par
la loi, sont prononcées par décret pris en conseil des ministres sur une liste d’aptitude par spécialité,
conformément à la Constitution et aux statuts particuliers, et sous réserve que l’emploi en cause
existe et qu’il soit effectivement vacant.

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Toutefois, ne peuvent être nommés aux hautes fonctions de responsabilité visées à
l’alinéa précédent, que des fonctionnaires titularisés.

Article 64.- Le fonctionnaire démis de ses fonctions de responsabilité et qui n’est pas nommé à de
nouvelles fonctions, rejoint d’office son corps d’origine.

Toutefois, il continue à percevoir les indemnités attachées à ses fonctions précédentes


pendant quatre mois à compter de la date de cessation de service.

TITRE IV

NOTATION-AVANCEMENT

CHAPITRE 1er: NOTATION

Article 65.- Il est attribué chaque année à tout fonctionnaire en activité ou en position de détachement
une note chiffrée suivie d’une appréciation générale exprimant sa valeur professionnelle.

Les fonctionnaires sont notés successivement par leurs supérieurs hiérarchiques.

Article 66.- Un décret réglemente la notation des fonctionnaires.

Article 67.- Les appréciations et notes chiffrées attribuées aux fonctionnaires sont portées à leur
connaissance sur leur demande. Cette communication est en tout état de cause obligatoire lorsque le
fonctionnaire est traduit devant le conseil de discipline.

CHAPITRE 2 : AVANCEMENT

Article 68.- Les corps des fonctionnaires sont divisés en deux grades : le grade normal et le grade
supérieur.

Le grade normal comprend un échelon stagiaire et trois classes de trois échelons. Le


grade supérieur, à classe unique comprend cinq échelons.

Article 69.- L’avancement des fonctionnaires comprend l’avancement de grade, de classe et


d’échelon.

L’avancement de grade est automatique après une durée réglementaire de quatre ans
dans le dernier échelon du grade normal.

Toutefois, il peut intervenir au choix après un séjour minimum de deux ans dans le
dernier échelon du grade normal.

L’avancement au choix des fonctionnaires au grade supérieur est subordonné à un


quota arrêté chaque année conjointement par le Ministre chargé de la Fonction Publique et le ministre
chargé des finances, sans toutefois dépasser vingt-cinq pour cent du nombre des fonctionnaires
promus à l’ancienneté.

Article 70.- L’avancement de classe a lieu à l’ancienneté au choix ou sur concours.

L’avancement de classe se fait automatiquement à l’ancienneté, après un temps de


service de trois ans dans le troisième échelon de la troisième classe, et quatre ans dans le troisième
échelon de la deuxième et de la première classe.

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L’avancement de classe peut intervenir au choix pour le passage au premier échelon de
la première classe, après un séjour minimum de deux ans dans le troisième échelon de la deuxième
classe.

L’avancement de classe peut intervenir sur concours professionnel pour le passage au


premier échelon de la deuxième classe. La participation à ce concours professionnel est réservée aux
fonctionnaires ayant atteint une ancienneté de quatre ans après la titularisation.

L’avancement de classe au choix est subordonné à un quota arrêté chaque année


conjointement par le ministre de la Fonction Publique et le ministre des finances, sans toutefois
dépasser vingt-cinq pour cent du nombre des fonctionnaires promus à l’ancienneté.

Lorsque le quotient donné par application du pourcentage ainsi fixé ne sera pas un
nombre entier, le nombre de fonctionnaires pouvant être promus au choix sera arrondi au chiffre
immédiatement inférieur. Lorsque le quotient sera inférieur à un, une place sera cependant accordée
à l’avancement au choix. De même, lorsqu’ aucun fonctionnaire ne pourra être promu à l’ancienneté,
un seul candidat à l’avancement au choix, retenu par la commission administrative paritaire, pourra
être promu.

Article 71.- L’avancement d’échelon a lieu exclusivement à l’ancienneté.

La durée de séjour dans les échelons est fixée comme suit :

Au grade normal:

- un an pour l’échelon stagiaire sauf reconduction unique de stage d’un an


supplémentaire ;
- deux ans pour les premier et deuxième échelons de toutes les classes ;
- trois ans pour le troisième échelon de la troisième classe ;
- quatre ans pour le troisième échelon de la première et la deuxième classe.

Au grade supérieur:

- deux ans pour les premier et deuxième échelons ;


- trois ans pour les troisième et quatrième échelons ;
- indéterminée pour le cinquième échelon.

Article 72.- Les services pris en compte pour le calcul de l’ancienneté sont :

- pour leur totalité, les services accomplis en position d’activité ou de


détachement, les congés étant considérés comme période d’activité ;
- dans les conditions fixées par décret, les services militaires et les services
accomplis en qualités d’agents contractuels de l’Etat ou de ses
établissements publics et parapublics.

Article 73.- Les avancements au choix sont subordonnés à l’inscription des intéressés à un tableau
d’avancement. Un tableau est préparé et arrêté chaque année pour chaque corps par le ministre de la
Fonction Publique. Après avoir été arrêté, les tableaux d’avancement sont soumis aux commissions
administratives paritaires remplissant les fonctions de commission d’avancement. Leurs propositions
sont remises pour décision à l’autorité compétente.

Article 74.- Les tableaux d’avancement à raison de deux par an, doivent être arrêté et publiés au plus
tard le 15 juin et le 15 décembre de l’année en cours, les promotions devant prendre effet à partir du
1er juillet de l’année en cours ou du 1er janvier de l’année suivante.

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Les fonctionnaires y sont inscrits par ordre de mérite, établi d’après leurs notes et les
éléments d’appréciation se trouvant dans leurs dossiers, ceux dont le mérite est jugé égal étant
départagés par l’ancienneté de service.

Les tableaux d’avancement cessent d’être valables à l’expiration de la période pour


laquelle ils ont été dressés. Le fonctionnaire inscrit mais non promu bénéficie d’une priorité
d’inscription sur le tableau suivant.

Article 75.- La composition des commissions administratives paritaires est fixée de telle façon qu’un
fonctionnaire appartenant à une hiérarchie donnée ne puisse être appelé à formuler un avis sur le cas
d’un fonctionnaire classé à une hiérarchie supérieure à la sienne.

Les fonctionnaires inscrits à un tableau d’avancement ne peuvent pas faire partie de la


commission devant statuer sur leur cas.

Article 76.- Les réclamations portant sur les inscriptions aux tableaux d’avancement et sur les
promotions faisant suite à ces inscriptions sont soumises pour étude et avis au comité consultatif de la
Fonction Publique qui doit statuer dans un délai d’un mois.

TITRE V

POSITION

Article 77.- Tout fonctionnaire est placé dans une des cinq positions suivantes :

1°) en activité ;

2°) en détachement ;

3°) hors-cadre ;

4°) en disponibilité ;

5°) sous les drapeaux.

CHAPITRE 1er: ACTIVITE

Article 78.- L’activité est la position du fonctionnaire qui exerce effectivement un emploi d’un corps de
la hiérarchie administrative.

Article 79.- Les divers congés auxquels peut prétendre le fonctionnaire n’interrompent pas l’activité.

CHAPITRE 2 : DETACHEMENT

Article 80.- Le détachement est la position du fonctionnaire placé hors de l’administration mais qui
continue à bénéficier dans son corps de ses droits à l’avancement et à la retraite.

Article 81.- Le détachement, essentiellement révocable, est prononcé soit d’office, conformément aux
besoins exprimés par les administrations, organisations, organismes, sociétés ou établissements de
détachement, soit sur demande du fonctionnaire.

Le détachement sur demande ne peut concerner que les fonctionnaires ayant au moins
deux ans d’ancienneté après titularisation.

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Article 82.- Le détachement ne peut avoir lieu que dans les cas suivants :

1) détachement auprès d’un office ou d’un établissement public ou parapublic ;


2) détachement auprès d’une commune ou d’une collectivité publique régionale ;

3) détachement auprès d’une administration d’un autre pays en application des accords de
coopération ;

4) détachement dans un autre pays faisant partie d’un organisme international auquel
appartient également le Gabon ;

5) détachement pour exercer un enseignement ou remplir une mission publique à l’étranger


ou auprès d’organismes internationaux ;

6) détachement pour exercer une fonction publique élective ou de membre du gouvernement,


ou un mandat parlementaire ou syndical lorsque cette fonction ou ce mandat comporte
des obligations empêchant d’assurer normalement l’exercice des fonctions
administratives ;

7) détachement auprès d’une entreprise ou d’un organisme privé pour y effectuer des travaux
nécessités par l’exécution du plan de développement économique et social de la
République.

Article 83.- Les dispositions relatives à la durée du détachement, à son renouvellement et à sa


révocation sont fixées par décret.

Article 84.- Les dispositions relatives à la réintégration du fonctionnaire après détachement sont
également fixées par décret.

Article 85.- Le fonctionnaire détaché est soumis à l’ensemble des règles régissant la fonction qu’il
exerce par l’effet de son détachement, tout en restant soumis aux règles générales du présent statut
et du statut particulier de son corps.

Article 86.- Le fonctionnaire en position de détachement est noté dans les conditions prévues aux
articles 65 et 67 du présent statut ;

Le bulletin de note est transmis directement par les autorités intéressées au ministre de la
Fonction Publique.

Article 87.- Les conditions dans lesquelles le fonctionnaire détaché et l’administration ou l’organisme
auprès duquel il est détaché supportent respectivement la retenue et la contribution pour la pension
de retraite sont fixées par la loi sur les pensions.

CHAPITRE 3 : HORS-CADRES

Article 88.- La position hors-cadres est celle du fonctionnaire placé hors de l’administration, dans un
emploi ne conduisant pas à pension du régime général des retraites, qui cesse de bénéficier dans son
corps de ses droits à la retraite et à l’avancement.

Article 89.- Le fonctionnaire est mis hors-cadres sur demande. Il peut toutefois être placé d’office
dans cette position après un détachement de longue durée dans un emploi ne conduisant pas à
pension du régime général des retraites.

Article 90.- La position hors-cadres ne comporte aucune limitation de durée.


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Article 91.- Le fonctionnaire placé dans la position hors-cadre est entièrement à la charge de
l’organisme qui l’emploi. Il ne peut prétendre à aucun des avantages attachés au grade qu’il avait, au
régime statutaire ou aux règlements régissant son ancien emploi.

Article 92.- Le fonctionnaire hors-cadres peut demander à être replacé dans son administration
d’origine.

Au cas ou cette demande est acceptée, l’intéressé peut prétendre au bénéfice des droits à
pension du régime général des retraites à compter du jour de la reprise de service dans son corps, la
période hors-cadres pouvant être validée pour la retraite sous réserve du versement des sommes
correspondant d’une part, à la retenue règlement sur la solde par l’intéressé, d’autre part, à la
contribution de l’employeur.
Au cas où il ne peut être donné satisfaction à sa demande, l’intéressé est soit mis à la
retraite s’il à droit à une pension, soit licencié dans le cas contraire.

CHAPITRE 4 : DISPONIBILITE

Article 93.- La disponibilité est la position du fonctionnaire placé hors de toute activité dans
l’administration.

Article 94.- La disponibilité est prononcée soit sur demande du fonctionnaire, soit d’office.

Article 95.- En cas de mise en disponibilité sur demande du fonctionnaire, celui-ci perd le bénéfice de
ses droits aux émoluments, aux avantages matériels, à l’avancement et à la retraite attachés au grade
qu’il détient dans son corps.

Toutefois, dans le cas visé au troisième paragraphe de l’article 99 ci-après, le


fonctionnaire placé sur sa demande en position de disponibilité pourra prétendre au versement de la
moitié des émoluments correspondant à son indice en continuant à bénéficier de ses droits à
l’avancement et à la retraite.

Cette disposition s’applique également au conjoint qui demande sa mise en


disponibilité pour élever un enfant atteint d’une infirmité exigeant des soins continus, et ce, pendant
une période n’excédent pas cinq ans.

Article 96.- La mise en disponibilité est prononcée d’office lorsqu’un fonctionnaire se trouve dans
l’incapacité de reprendre ses fonctions après avoir épuisé ses droits à congé de longue durée ou de
maladie dans les conditions fixées par décret.

Dans ce cas, la durée de la disponibilité ne peut excéder un an, renouvelable à deux


reprises pour une durée égale.

À l’expiration de la période de mise en disponibilité d’office, le fonctionnaire est soit


replacé dans son administration d’origine, s’il y est apte, soit, dans le cas contraire, mis à la retraite
ou, s’il n’a pas droit à pension, licencié.

Un capital service rendu sera versé au fonctionnaire invalide qui n’aurait pas réuni
l’ancienneté requise pour être mis à la retraite. Un décret d’application en fixera le montant et les
modalités d’attribution.

Article 97.- La mise en disponibilité sur demande ne peut être accordée que dans les cas suivants :

1) en cas d’accident ou de maladie grave du conjoint ou d’un enfant, la durée de


la disponibilité est égale à trois années dans ce cas et renouvelable à deux
reprises ;

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2) pour effectuer des études ou des recherches présentant un intérêt général, la
règle de durée est semblable à celle du cas précédent ;

3) pour contracter un engagement dans une formation militaire, la durée de la


disponibilité ne peut, dans ce cas, excéder trois ans. Elle est renouvelable
une seule fois pour une période n’excédant pas deux ans ;

4) pour convenances personnelles, la durée de la disponibilité est égale à trois


ans dans ce cas et renouvelable une seule fois.

Article 98.- La disponibilité peut être également accordée à la demande d’un fonctionnaire pour
exercer une activité dans une entreprise ou un organisme privé à condition :

1) que cette mise en disponibilité soit compatible avec les nécessités de


service ;

2) que l’activité privée ait un caractère d’intérêt public, en raison de la fin qu’elle
poursuit ou de l’importance du rôle qu’elle joue dans l’économie du pays ;

3) que l’intéressé n’ait pas eu, de par ses fonctions administratives, soit à
exercer un contrôle sur l’entreprise ou l’organisme, soit à participer à
l’élaboration ou à la passation de marchés les concernant.

La disponibilité dans ce cas, ne peut excéder trois ans. Elle est renouvelable une
seule dois pour une période n’excédant pas trois ans.

Article 99.- La mise en disponibilité est de droit pour le fonctionnaire qui la demande dans les trois
cas suivant :

1) pour élever un enfant âgé de moins de cinq ans ou atteint d’une infirmité
exigeant des soins continus ;

2) pour suivre son conjoint si ce dernier est astreint à établir sa résidence


habituelle, en raison de sa profession, dans un lieu éloigné du lieu d’exercice
de ses fonctions ;

3) dans le cas ou les deux conjoints étant fonctionnaires, l’un d’eux est nommé
à fonction officielle ou à un poste de commandement ou de responsabilité qui
ne permet pas à l’autre d’exercer son emploi sous son autorité.

Article 100.- Le Ministre de la Fonction Publique peut, à tout moment, faire procéder aux enquêtes
nécessaires en vu de s’assurer de la situation du fonctionnaire mis en disponibilité. Il peut, dans tous
les cas et après avis du comité consultatif de la Fonction Publique, révoquer la disponibilité.

Article 101.- Le fonctionnaire mis en disponibilité sur sa demande doit, trois mois avant l’expiration de
la période de disponibilité, solliciter soit le renouvellement de la disponibilité, si cela est possible, soit
sa remise en fonction.

À défaut de cette régularisation, le fonctionnaire peut, après avis du comité


consultatif de la Fonction Publique, être remis en fonction ou mis à la retraite, s’il a droit à une
pension, ou licencié, dans le cas contraire.

Article 102.- Le fonctionnaire mis en disponibilité et qui, lors de sa remise en fonction, refuse le poste
qui lui est assigné, peut, après mise en demeure du Ministre de la Fonction Publique et après avis du

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comité consultatif de la Fonction Publique, être mis à la retraite, s’il a droit à une pension, ou licencié
dans le cas contraire.

CHAPITRE 5 : SOUS LES DRAPEAUX

Article 103.- Le fonctionnaire incorporé dans une formation militaire pour son temps de service légal
est placé dans une position spéciale de détachement dite sous les drapeaux.

Pendant cette période, l’intéressé ne perçoit pas son traitement de fonctionnaire


mais seulement sa solde militaire. Il continue en revanche à bénéficier de son avancement normal; La
durée des services militaires compte pour une durée égale de services civils.

Article 104.- En cas de mobilisation, le fonctionnaire appelé dans une formation militaire est
également placé dans la position spéciale de détachement dite sous les drapeaux, position dans
laquelle il continue à percevoir son traitement de fonctionnaire et à bénéficier de son avancement
normal.

Article 105.- Les fonctionnaires réservistes de l’armée nationale peuvent de nouveau être appelés
sous les drapeaux pour effectuer des périodes d’exercices de courte durée. Ils sont alors mis en
congé avec traitement.

TITRE VI

REMUNERATIONS ET AVANTAGES MATERIELS

CHAPITRE 1er: TRAITEMENT

Article 106.- Le traitement des fonctionnaires est constitué de deux éléments : la solde de base et les
accessoires de solde.

Article 107.- La solde de base est composée d’une partie fixe et d’une partie variable.

La partie fixe est égale pour tous les fonctionnaires.

La partie variable est calculée en fonction :

- de l’indice afférent au grade, à la classe et à l’échelon de la hiérarchie


considérée, et faisant l’objet d’une grille ;
- d’un coefficient de spécialité qui tient compte des contraintes et spécificités
propre à chacune des spécialités. Ce coefficient est uniforme pour tous
les corps d’une même spécialité. Toutefois, le rapport entre le coefficient
de la spécialité ayant la plus forte valeur et le coefficient de la spécialité
ayant la plus faible valeur ne doit en aucun cas être supérieur à deux.

La grille indiciaire est commune à tous les corps de fonctionnaires et aux personnels
mentionnés à l’article 2 du présent statut.

La valeur du point d’indice est la même, quelque soit l’indice.

Article 108.- Les accessoires de solde comprennent les indemnités et les prestations familiales.

Article 109.- Des décrets pris en conseil des ministres sur proposition du ministre de la Fonction
Publique et du ministre chargé des finances et après avis du comité national des rémunérations,
fixent l’échelonnement indiciaire de chaque hiérarchie, les coefficients de spécialité, définissent les
accessoires de solde et déterminent la valeur de la partie fixe et celle du point d’indice.

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Article 110.- Les fonctionnaires exerçant certaines fonctions perçoivent, en plus de leur traitement tel
qu’il est défini à l’article 106 ci-dessus, des indemnités dont le montant et les conditions d’attribution
sont fixés par décret pris en conseil des ministres, sur proposition du ministre de la Fonction Publique
et du ministre des finances après avis du comité national des rémunérations.

Article 111.- Lorsque les conditions de titre posées par un statut particulier pour l’accès à une
hiérarchie déterminée entraînent des études supplémentaires sanctionnées par un diplôme, au-delà
des minima fixés par l’article 31 ci-dessus ou bien correspondent à une formation spécifique, le
fonctionnaire titulaire de ce titre ou diplôme professionnel à droit à une indemnité de spécialité.

Cette indemnité peut varier entre les corps d’une même spécialité. Le rapport entre
l’indemnité la la plus élevée et l’indemnité la moins élevée ne doit en aucun cas être supérieur à deux.

Cette indemnité peut varier également entre différentes spécialités. Dans ce cas, le
rapport entre l’indemnité la plus élevée de la spécialité ayant la plus grande valeur et l’indemnité de la
spécialité ayant la plus faible valeur ne doit pas être supérieur à deux.

Un décret en fixe les montants et les modalités d’attribution.

Article 112.- Toutes les indemnités prévues aux articles 110 et 111 sont versées mensuellement avec
la solde pendant la totalité de la durée en position d’activité dans la fonction ou la situation ouvrant
droit à ces indemnités.

Article 113.- L’Etat doit prendre des mesures d’incitation propre à amélioré de façon significative les
conditions de vie des fonctionnaires exerçant notamment en milieu rural.

CHAPITRE 2 : MISE À LA RETRAITE

Article 114.- La mise à la retraite est prononcée :

1) sur demande pour les fonctionnaires ayant accompli quinze ans de service
minimum ;

2) d’office pour tout fonctionnaire ayant atteint l’âge la limite d’âge fixée à cinquante-
cinq ans.

Toutefois, pour certains corps, en raison de leur caractère technique et des nécessités qui leur
sont propres, les statuts peuvent proroger cette limite d’âge sans quelle n’excède soixante-cinq ans.
Il s’agit:

- des médecins ;

- des pharmaciens et chirurgiens-dentistes ;

- des enseignants du supérieur et des chercheurs ;

- des corps de contrôle et d’inspection.

Article 115.- Lorsqu’un fonctionnaire est atteint d’une maladie physique ou mentale incurable dûment
constatée par un conseil de santé, une rente d’invalidité lui est accordée dans les conditions fixées
par la loi relative aux pensions.

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CHAPITRE 3 : PENSIONS

Article 116.- Le fonctionnaire mis à la retraite à droit à une pension. Les éléments constitutifs du droit
à la pension, la détermination de son montant et les conditions de jouissance sont fixés par la loi.

Article 117.- Aux conjoints survivants et aux orphelins mineurs d’un fonctionnaire décédé, est allouée
une fraction de la pension à laquelle il aurait eu droit au jour de son décès.

Cette pension de réversion est également allouée aux conjoints survivants et aux orphelins
mineurs d’un fonctionnaire retraité décédé.

Cumulativement avec cette pension, il sera alloué aux conjoints survivants et aux orphelins
mineurs d’un fonctionnaire en exercice décédé, un capital-décès dont le montant est fixé par décret
pris en conseil des ministres.

Article 118.- Une pension dite rente d’invalidité peut être attribuée dans certains cas au fonctionnaire
mis dans l’impossibilité de continuer ses fonctions. Cette rente est cumulable avec la pension de
retraite et réversible aux conjoints survivants et aux orphelins mineurs en cas de décès du titulaire.

Les modalités d’attribution et de calcul de cette rente sont fixées par décret pris en application
de la loi relative aux pensions.

CHAPITRE 4 : PERMISSION ET CONGES

Article 119.- Les fonctionnaires acquièrent droit à congé après une certaine durée de service, dans
les conditions fixées par décret pris en conseil des ministres après avis du comité consultatif de la
Fonction Publique.

En cas de nécessité impérative de service, l’administration peut enjoindre au fonctionnaire en


congé de regagner son poste avant l’expiration de ce congé. Dans ce cas, les jours de congé non
utilisés sont récupérable, et les frais occasionnés par cette décision, notamment le transport aller du
lieu de congé au lieu de service, sont imputables au budget de l’Etat.

Article 120.- Le décret visé à l’article 119 ci-dessus prévoit également les dispositions règlementant
toutes autres formes de congé ou de permission, et notamment les congés relatifs aux maladies de
toute nature.

CHAPITRE 5 : AVANTAGES MATERIELS DIVERS

Article 121.- L’Etat garantit à tous les fonctionnaires les prestations familiales et de maternité, les
pensions de vieillesse, d’invalidité et de survivant, les prestations de santé et la couverture des
risques professionnels.

Article 122.- Les fonctionnaires ainsi que ses conjoints et les enfants à charge ont droit aux visites
médicales et soins gratuits dans les dispensaires, centre médicaux et hôpitaux de la santé publique.

Article 123.- En cas d’hospitalisation du fonctionnaire, de ses conjoints ou de ses enfants à charge,
celui-ci a à payer une fraction des tarifs hospitaliers, dans les conditions définies par textes
réglementaires en vigueur en la matière.

Article 124.- En cas de décès d’un fonctionnaire en activité, d’un de ses conjoints ou de ses enfants à
charge l’administration prendra en charge les frais funéraires dans les conditions fixées par décret.

Article 125.- Un décret pris en conseil des ministres réglemente l’attribution de logement avec
ameublement à certains fonctionnaires, compte tenu de la nature des fonctions qu’ils exercent et de
leur situation de famille.
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TITRE VII
DISCIPLINE

Article 126.- Conformément à l’article 17 du présent statut, des sanctions disciplinaires peuvent être
prononcées à l’encontre des fonctionnaires.

Article 127.- La perte de la nationalité gabonaise ou des droits civiques entrainenet la revocation
immédiate du fonctionnaire, sans formalités ni formalités des organismes disciplinaires.

Article 128.- Entraînent également la révocation immédiate du fonctionnaire, sans consultation des
organismes disciplinaires :

1) les condamnations de quelque nature que ce soit, à l’exclusion des amendes,


prononcées par la cours de sûreté de l’Etat ainsi que les condamnations
prononcées par les tribunaux correctionnels et devenues définitives et
consistant en une peine d’emprisonnement ferme pour les délits suivants :

- atteinte à l’ordre et à la sécurité publique, à l’autorité de l’Etat et à


au crédit de la nation ;

- concussion ;

- corruption ;

- détournement de deniers publics ;

- vol ;

- faux en écriture ;

- escroquerie, extorsion et chantage ;

- abus de confiance.

2) les condamnations intervenues deux fois dans un espace de deux ans à une
peine d’emprisonnement ferme égale ou supérieure à trois mois pour ivresse
publique et manifeste ;

3) les condamnations autres que celles prévues au paragraphe premier ci-dessus


prononcées par les tribunaux correctionnels, à une peine d’emprisonnement
ferme égale ou supérieure à six mois ;

4) Les condamnations judiciaires prononçant l’incapacité d’exercer à jamais une


fonction publique.

Article 129.- Les sanctions disciplinaires qui peuvent être infligées à un fonctionnaire sont les
suivants :

Sanctions mineures

1) l’avertissement ;

2) le blâme avec inscription au dossier ;

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39
3) l’exclusion temporaire de fonctions dans les seuls cas
suivants :

- absences et retards répétés et injustifiés ;

- insubordination et négligence notoires ;

- scandale dans le service, rixe ;

- injures dans le service.

Sanctions majeures

1) l’exclusion temporaire de fonctions dans les autres cas que ceux


mentionnés ci-dessus ;
2) l’abaissement d’échelon ;

3) l’abaissement de classe ;

4) l’abaissement de grade ;

5) l’abaissement de hiérarchie ;

6) la révocation sans suspension des droits à pension ;

7) la révocation avec suspension des droits à pension.

Article 130.- L’exclusion temporaire de fonction est privative de toute la rémunération. Toutefois,
durant cette période le fonctionnaire continue à bénéficier des prestations familiales.

Dans le cas des sanctions mineures, l’exclusion temporaire de fonction ne peut être
prononcée que pour une durée de un à deux mois.

Dans le cas des sanctions majeures, elle ne peut être prononcée que pour une durée
detrois à six mois. La période de l’exclusion temporaire de fonction n’est pas prise en compte pour
l’avancement.

Article 131.- En cas de faute grave commise par un fonctionnaire, qu’il s’agisse d’un manquement à
ses obligations professionnelles ou d’une infraction de droit commun, et s’il est estimé que le maintien
en service de l’intéressé est inopportun ou peut provoquer des perturbations, celui-ci, en attendant sa
comparution devant un conseil de discipline, peut être immédiatement suspendu de ses fonctions par
décision du ministre responsable, du gouverneur de province ou du chef de mission diplomatique ou
consulaire.

Durant la suspension, le fonctionnaire perd son droit au traitement à l’exclusion des


prestations familiales.

La situation du fonctionnaire suspendu, doit faire l’objet d’une décision dans un délai
de quatre mois à compter du jour de la prise d’effet de la suspension. À l’expiration de ce délai, le
fonctionnaire est rétabli dans son droit au traitement. Ce fonctionnaire à l’obligation de reprendre son
service et l’administration est tenue de le recevoir.

Le fonctionnaire suspendu, lorsqu’il est poursuivi devant un tribunal et placé sous


mandat de dépôt, reste suspendu jusqu’à l’aboutissement de l’action judiciaire, même s’il est ensuite
mis en liberté provisoire.

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Le fonctionnaire poursuivi par l’administration devant un tribunal et placé sous mandat
de dépôt est d’office suspendu et le reste jusqu’à l’aboutissement de l’action judiciaire, même s’il est
mis ensuite en liberté provisoire.

En aucun cas, le fonctionnaire ne pourra, durant sa suspension, être utilisé par


l’administration.

Le fonctionnaire suspendu qui n’a pas été poursuivi devant un tribunal et qui n’a pas
été traduit devant un conseil de discipline a droit au recouvrement des émoluments qui lui ont été
retenus durant la suspension.

Lorsque finalement, le fonctionnaire suspendu a été frappé d’une sanction


disciplinaire autre que l’exclusion temporaire ou la révocation, il a droit au recouvrement des
émoluments qui lui ont été retenus durant la suspension toutefois, en cas d’exclusion temporaire de
fonctions, l’intéressé ne percevra ses émoluments, s’il y a lieu, que pour la période excédant la durée
d’exclusion prononcée.

Le fonctionnaire suspendu de fonction du fait de poursuites pénales et relaxé des fins


de poursuite bénéficie des mêmes droits.

Article 132.- Le fonctionnaire révoqué avec ou sans suspension des droits à pension peut prétendre
au remboursement des retenues pour pension opérées sur son traitement, sauf dans le cas de
révocation pour détournement de deniers publics, concussion ou corruption.

Les cas de révocation entraînant des droits à pension sont la perte des droits
civiques, l’indignité nationale, la condamnation pour détournement de deniers publics, concussion ou
corruption, la condamnation prononçant l’incapacité d’exercer à jamais une fonction publique.

Article 133.- Les sanctions mineures sont infligées immédiatement par décision du ministre
responsable, sans consultation du conseil de discipline, mais après explication écrites de l’intéressé,
en ce qui concerne les fonctionnaires servant dans les administrations centrales. Ces sanctions sont
infligées respectivement par les gouverneurs et les chefs de mission diplomatique ou consulaire pour
les fonctionnaires placés sous leur autorité. Une ampliation de la décision est transmise au ministre de
la Fonction Publique pour reclassement aux dossiers des intéressés.

Article 134.- Les sanctions majeures ne peuvent être prononcées qu’après consultation d’un conseil
de discipline qui émet un avis sur la sanction à appliquer.

Conformément aux dispositions de l’article 22 du présent statut, elles sont infligées


par le Premier Ministre.

Article 135.- Les décisions rendues en matière disciplinaire peuvent être attaquées par le
fonctionnaire concerné suivant les voies de recours administratif.

Article 136.- Tout fonctionnaire ne peut être traduit devant un conseil de discipline que par décision
du ministre, du gouverneur de province ou du chef de mission diplomatique ou consulaire sous
l’autorité duquel il se trouve en service.

Article 137.- Le conseil de discipline compétent est saisi par le ministre responsable, le gouverneur
de province, le chef de mission diplomatique ou consulaire, et se réunit dans les quarante-cinq jours
au plus tard suivant l’enregistrement de la décision visée à l’article 136. Le dossier de l’affaire qui lui
est remis doit comprendre :

- un rapport détaillé des faits ainsi que toutes pièces s’y rapportant ;

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41
- une fiche portant sur la carrière du fonctionnaire intéressé ;

- le relevé des ses notes et de ses antécédents disciplinaires éventuels ;

- le procès verbal de notification d’avoir à prendre connaissance de son dossier


disciplinaire et de ses notes, et à se présenter devant le conseil de discipline aux lieu,
jour et heure fixés, que l’intéressé doit signer.

Si l’intéressé refuse de signer, il en est fait mention au procès verbal de notification.

La notification envisagée doit être faite à l’intéressé huit jours au moins avant la
réunion du conseil de discipline. Elle peut être effectuée avec le concours de la police, de la
gendarmerie ou de tout autre agent d’exécution, si des difficultés apparaissent pour atteindre le
fonctionnaire.

Si le fonctionnaire reste introuvable, malgré le concours de la police, de la


gendarmerie ou de tout autre agent d’exécution, le procès verbal de notification devra le mentionner.
Dans ce cas, la sanction infligée sera prononcée par défaut.

Article 138.- Le fonctionnaire traduit devant un conseil de discipline a droit à la communication de son
dossier disciplinaire et de toutes les pièces qui y sont annexées. Il comparait en personne et peut se
faire assister d’un défenseur. Il peut présenter devant le conseil des observations écrites ou verbales
et citer des témoins.

Article 139.- Si le conseil de discipline ne s’estime pas suffisamment éclairé sur les faits reprochés
au fonctionnaire, sur sa carrière administrative ou sur les circonstances dans lesquelles ces faits ont
été commis, il peut ordonner une enquête.

Article 140.- Le conseil de discipline émet un avis sur la sanction que lui paraissent devoir entraîner
les faits reprochés au fonctionnaire. Cet avis doit intervenir dans le délai de quinze jours à compter du
jour où le conseil a été saisi, délai porté à un mois lorsqu’il est procédé à un complément d’enquête.
En cas de poursuite devant un tribunal répressif, le conseil de discipline doit surseoir à statuer jusqu’à
l’intervention de la décision du tribunal.

Article 141.- La sanction de révocation prononcée pour détournement de deniers publics.


Concussion ou corruption, faux et usage de faux, a un caractère irrévocable.

Article 142.- La décision infligeant une sanction peut prescrire que cette sanction et ses motifs seront
rendus publics.

Article 143.- Les décisions de sanction sont versées aux dossiers individuels des fonctionnaires
intéressés, ainsi que les avis et recommandations émis par le conseil de discipline.

Article 144.- Le fonctionnaire frappé d’une sanction disciplinaire peut, après cinq ans, s’il s’agit d’une
sanction mineure, et dix ans pour les autres sanctions, introduire auprès de l’autorité dont il relève une
demande tendant à ce qu’aucune trace de cette sanction ne subsiste à son dossier.

Les demandes sont examinées en considération du comportement et de la manière


de service du fonctionnaire intéressé.

S’il s’agit d’une sanction mineure, l’autorité intéressée statue souverainement sur
cette demande. Pour les sanctions majeures, la demande est transmise, avec avis motivé, au ministre
de la Fonction Publique qui ne peut toutefois se prononcer que sur les sanctions visées aux points 1°)

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et 2°) de l’article 129, toute demande relative aux sanctions visées aux points 3°) et 4°) du même
article étant soumise à la décision du Président de la République.

S’il est donné une suite favorable à la demande du fonctionnaire, son dossier doit être
constitué dans ce sens selon les règles fixées à l’article 20 du présent statut.

TITRE VIII

RECOMPENSES

Article 145.- Sur proposition des ministres intéressés, des gouverneurs de province, des chefs de
mission diplomatique ou consulaire, des récompenses peuvent être décernées aux fonctionnaires
dans certain cas, sous forme de documents ou médailles spécifiques.

Indépendamment de ces récompenses, les fonctionnaires ont droit aux médailles


décernées par les ordres nationaux.

Conformément aux dispositions de l’article 22 du présent statut, ces récompenses


sont décernées par le Président de la République ou le Premier Ministre.

Article 146.- Ces récompenses sont les suivantes :

1) l’encouragement récompensant le zèle, la probité et le rendement manifeste dans les


circonstances normales ;

2) le témoignage officiel de satisfaction récompensant un zèle, une probité et un rendement


particulièrement remarquables manifestés dans des circonstances normales, ou des actes de
courage et de dévouement ;

3) la mention honorable récompensant les résultats professionnels obtenus dans des


circonstances anormales et dans des conditions difficiles ou dangereuses, ou les actes au cours
desquels des fonctionnaires ont exposé leur vie pour l’accomplissement de leur fonction et de leur
mission.

Article 147.- Le fonctionnaire cessant d’exercer définitivement ses fonctions par une mise à la retraite
à la limite d’âge peut se voir conférer l’honorariat, soit dans un grade supérieur.

TITRE IX

CESSATION DEFINITIVE DES FONCTIONS

Article 148.- La perte de la qualité de fonctionnaire entraîne la cessation définitive des fonctions et la
radiation des effectifs. Elle resulte:

1) de la perte de la nationalité gabonaise ou des droits civiques ;

2) de la démission régulièrement acceptée ;

3) du licenciement ;

4) de la révocation ;

5) de la mise à la retraite.

Article 149.- La démission ne peut être donnée que par une déclaration écrite de l’intéressé
marquant sa volonté non équivoque de ne plus faire partie de son corps et de quitter l’administration.
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Article 150.- L’offre de démission ne peut avoir d’effet qu’autant qu’elle est acceptée ; la démission
prend effet à compter de la date fixée par l’autorité compétente.

Article 151.- L’acceptation de la démission la rend irrévocable.

Article 152.- Le licenciement peut intervenir :

1) en cours ou en fin de période de stage probatoire, conformément


aux dispositions des articles 44 et 46 du présent statut ;

2) en cas de non-remise en fonction après une période en position


hors-cadres ou de non-acceptation du poste assigné après une
disponibilité, conformément aux dispositions des articles 92,101 et
102 du présent statut ;

3) dans les cas prévus à l’article 96 du présent statut en ce qui


concerne l’invalidité, l’incapacité de reprendre ses fonctions après la
fin de la disponibilité consécutive aux congés de maladie ou de
longue durée ;

4) en cas de non-observation des dispositions des articles 101 et 102


du présent statut ;

5) en cas d’abandon de service sans motif valable pendant trois mois ;


le licenciement intervient dans ce cas sans consultation des
organismes disciplinaires.

Article 153.- Dans les deuxièmes, troisième, quatrième et cinquième cas visés à l’article précédent,
les intéressés sont mis à la retraite s’ils ont droit à une pension.

Article 154.- La révocation est une mesure disciplinaire qui intervient selon les dispositions fixées en
la matière au titre septième du présent statut.

TITRE X

DISPOSITIONS TRANSITOIRES

Article 155.- La mise en œuvre et la gestion de toutes les prestations visées à l’article 121 par une
structure appropriée doivent intervenir dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la date de
promulgation de la présente loi.

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TITRE XI

DISPOSITIONS FINALES

Article 156.- La présente loi abroge toutes dispositions antérieures et notamment la loi n°2/81 du 8
juin 1981 et les lois modificatives subséquentes.

Article 157.- La présente loi sera enregistrée et publiée selon la procédure d’urgence.

Fait à Libreville, le 26 septembre 1991

Par le Président de la République,


Chef de l’Etat;
El Hadj OMAR BONGO

Le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement;

Casimir OYE MBA

Le Ministre de la Fonction Publique et


de la Réforme de l’Administration

Pierre Claver NZENG EBOME

Le Ministre des Finances,


du Budget et des Participations

Paul TOUNGUI

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Loi n°20/92 du 8 mars 1993 fixant les statuts particuliers
des fonctionnaires du Secteur Education

L'Assemblée Nationale a délibéré et adopté,

Le Président de la République, Chef de l'Etat,

Promulgue la loi dont la teneur suit :

CHAPITRE 1er: DISPOSITIONS GENERALES

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions de la loi n°8/91 du 26 septembre
1991 portant statut général des fonctionnaires, fixe les statuts particuliers des fonctionnaires du
secteur éducation. Le secteur éducation comprend les spécialités suivantes:

- enseignement du premier degré;

- encadrement du premier degré;

- enseignement normal;

- enseignement direct du second degré général ;

- encadrement du second degré général ;

- enseignement direct du second degré technique et professionnel ;

- encadrement du second degré technique et professionnel ;

- planification, orientation et sciences de l'éducation ;

- administration scolaire et universitaire;

- encadrement et contrôle de l'administration scolaire et universitaire ;

- enseignement des techniques des activités physiques et sportives ;

- enseignement des techniques socio-éducatives et de jeunesse

- encadrement des activités physiques, sportives, socio-éducatives et de jeunesse.

Article 2.- Tous les fonctionnaires, classés dans l'un des corps tels que définis à l'article 4 du statut
général des fonctionnaires, et dans l'une des spécialités énumérées à l'article premier ci-dessus, sont
soumis, dans le cadre du statut général et de la présente loi, aux dispositions communes à leur
secteur.

Article 3.- L'appartenance au secteur éducation est déterminée par le classement du corps dans l'une
des spécialités visées à l'article premier ci-dessus. Elle correspond à diverses formations générales et
à une même formation spécifique d'éducateur.

Article 4.- Les fonctionnaires appartenant aux différents corps de chaque spécialité ont vocation à
occuper les emplois prévus à ce titre aux différents niveaux de leur compétence. La nomination à une
fonction spécifique n'ouvre droit en aucun cas de son seul fait à l'accès au corps auquel cette fonction
est rattachée.

Les mises à disposition, les détachements et changements de corps concernant des emplois
nouveaux sont appréciés en tenant compte de l'ensemble des fonctionnaires de la spécialité, et dans
la limite d'un quota maximum de 0,5% des effectifs pour tous les corps du secteur.
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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

46
Article 5.- Conformément aux dispositions du statut général des fonctionnaires, chaque corps
comporte un grade normal et un grade supérieur. L'appartenance au grade supérieur est concrétisée
par le titre «principal» ajouté à la désignation du corps.

Article 6.- Les modalités d'avancement, pour tous les corps, sont celles fixées par les dispositions du
statut général des fonctionnaires.

Article 7.- Dans tous les cas, les conditions de recrutement obéissent aux dispositions générales du
statut général des fonctionnaires.

Toutefois, par dérogation aux dispositions du statut général, le recrutement direct


s'effectue sur titre de capacité ou sur concours.

CHAPITRE 2 : DES DISPOSITIONS RELATIVES


AUX SPECIALITES

SECTION 1 : DE L'ENSEIGNEMENT DU PREMIER DEGRE

Article 8.- La spécialité « enseignement du premier degré » correspond à l'acquisition de notions


spécialisées pour la conception, l'organisation, l'encadrement et la mise en œuvre de l'enseignement
direct dans le domaine de l'enseignement du premier degré.

Article 9.- La spécialité « enseignement du premier degré » comprend les corps suivants dont les
conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci-après.

Niveau hiérarchique Corps Conditions d'accès et de recrutement

voie interne uniquement


Avancement à l'ancienneté ou au choix selon
les dispositions du statut général.

voie interne
Instituteurs principaux Concours ouvert aux instituteurs adjoints
B1
(au grade supérieur) (B2) selon les dispositions du statut général,
plus diplôme de spécialisation.

voie externe
Baccalauréat ou titre équivalent, plus diplôme
de spécialisation.

B2 Instituteurs adjoints
C Moniteurs principaux Corps en voie d'extinction

Article 10.- Les profils d'emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux hiérarchiques de
chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci-dessous qui comporte également l'énoncé des
fonctions spéciales susceptibles d'être confiées aux fonctionnaires de ces corps (voir tableau page
suivante).

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47
Corps Profils d'emploi et de Fonctions spéciales
fonctions normales éventuelles

Sous réserve des dispositions des textes organiques du


ministère de l'éducation nationale, et de 5 années de
Instituteurs
pratique professionnelle et de la liste d'aptitude prévue par
principaux
l'article 63 du statut général des fonctionnaires :

Enseignement direct dans les - conseiller principal adjoint d'éducation ou surveillant


établissements général ou conseiller d'éducation
d'enseignement du premier - directeur d'une école d'enseignement du premier degré
Instituteurs
degré de plus de 12 classes pédagogiques ou d'une école
maternelle
Directeur d'une école de premier degré de moins de 12
Instituteurs
Enseignement direct dans les classes pédagogiques
adjoints
établissements d'enseignement
d'enseigneme
du premier degré Surveillant général adjoint
nt
Conseiller d’éducation

SECTION 2 : DE L'ENCADREMENT DU PREMIER DEGRE

Article 11.- La spécialité « encadrement du premier degré » correspond à l'acquisition de notions


spécialisées pour la conception, la mise en œuvre et l'organisation de l'encadrement des
enseignements du premier degré.

Article 12.- La spécialité « encadrement du premier degré » comprend les corps suivants dont les
conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci-après.

Niveau
Corps Conditions d'accès et de recrutement
hiérarchique
voie interne uniquement
Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
Inspecteurs pédagogiques dispositions du statut général
principaux du premier degré (au voie interne uniquement
A1 grade supérieur) Concours ouvert selon les dispositions du statut général
Inspecteurs pédagogiques du aux conseillers pédagogiques du premier degré ayant
premier degré (au grade normal) fait des publications validées par les autorités
académiques compétentes, plus diplôme de
spécialisation

voie interne uniquement


Conseillers pédagogiques
Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
principaux du premier degré (au
dispositions du statut général
A2 grade supérieur)
voie interne uniquement
Conseillers pédagogiques du
Concours ouvert aux instituteurs, plus diplôme de
premier degré (au grade normal)
spécialisation

Article 13.- Les profils d'emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux hiérarchiques
de chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci-dessous qui comporte également l'énoncé
des fonctions spéciales susceptibles d’être confiées aux fonctionnaires de ces corps.

Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:


Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

48
Profils d’emploi et
Fonctions spéciales
Corps fonctions d'emploi
éventuelles
normales

Inspecteur Sous réserve des dispositions des textes


pédagogique Conception et organisation de organiques du ministère de l'éducation
principal du l'enseignement et de l’encadrement du nationale, de 5 années de pratique
premier degré premier degré professionnelle, de la liste d'aptitude prévue
et par l'article 63 du statut général des
Inspecteur Inspection, encadrement et animation fonctionnaires :
pédagogique du des enseignants du premier degré - Inspecteur général du ministère de
premier degré l'éducation nationale,
Animation dans les établissements du - directeur général et directeur des services
premier degré et enseignement direct centraux,
dans les écoles de formation - Inspecteur délégué d'académie,
professionnelle - chef d'inspection du premier degré,
- chef de service dans les services centraux,
Contrôle et aménagement du cadre de - directeur d'établissement d'enseignement
vie scolaire. normal ou de perfectionnement,
- chef de circonscription scolaire.
Conseiller
pédagogique
principal du Animation, encadrement, enseignement
- chefs de services départementaux sous
premier degré et direct dans les établissements
réserve de 3 années de pratique
conseiller d'enseignement du premier degré
professionnelle.
pédagogique du
premier degré

SECTION 3 : DE L’ENSEIGNEMENT NORMAL

Article 14.- La spécialité « enseignement normal » correspond à l'acquisition de notions


spécialisées pour la conception, l'organisation et la mise en œuvre de l'enseignement direct
dans le domaine de l'enseignement normal, à savoir: la formation pédagogique et
professionnelle initiale et continue des enseignants du premier degré.

Article 15.- La spécialité « enseignement normal » comprend les corps suivants dont les
conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci -après.

Niveau Conditions d'accès


Corps
hiérarchique de recrutement

Professeurs principaux de
voie interne uniquement
l'enseignement normal
Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
(au grade supérieur)
A1 dispositions du statut général
voie interne
Professeurs de l'enseignement
Concours ouvert aux conseillers pédagogiques
normal (au grade normal)
du premier degré et aux professeurs adjoints,
selon les dispositions du statut général, plus
diplôme de spécialisation
voie externe
Maîtrise ou titre équivalent, plus diplôme de
spécialisation

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49
Niveau Conditions d'accès
Corps
hiérarchique de recrutement
voie interne uniquement
Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
Professeurs Adjoints principaux
dispositions du statut général
de l'enseignement normal
voie interne
(au grade supérieur).
Concours ouvert aux instituteurs selon les
A2
dispositions du statut général, plus diplôme de
Professeur Adjoints de
spécialisation
l’Enseignement normal
voie externe
(au grade normal)
DUEL, DUES ou titre équivalent, plus diplôme de
spécialisation.

Article 16.- Les profils d'emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux
hiérarchiques de chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci -après qui comporte
également l'énoncé des fonctions spéciales susceptibles d'être c onfiées aux fonctionnaires d'un
de ces corps.

Profils d'emploi et de Fonctions


Corps
fonctions normales éventuelles spéciales

Sous réserve des dispositions des textes organiques


du ministère de l'éducation nationale et de la liste
d'aptitude prévue par l'article 63 du statut général :

- directeur général, directeur des services centraux,


Enseignement direct
Professeurs sous réserve de 5 années de pratique
dans un établissement
principaux de professionnelle,
normal
l'enseignement normal
et professeurs de - chef de service des services centraux du ministère,
l'enseignement normal sous réserve de 3 années de pratique
professionnelle,

- directeur d'un établissement d'enseignement normal


ou d'un centre de perfectionnement pédagogique,
sous réserve de 5 années de pratique
professionnelle,

- directeur des études ou conseiller principal d'un


établissement d'enseignement normal ou d'un centre
de perfectionnement (3 années de pratique
professionnelle).

- chef de service ou chef de bureau dans les services


de l'administration centrale, sous réserve de 3 années
Professeurs adjoints de pratique professionnelle,
principaux de
Enseignement direct
l'enseignement normal - directeur des études ou conseiller principal d'un
dans un établissement
et professeurs adjoints établissement d'enseignement normal ou d'un centre
d'enseignement normal
de l'enseignement de perfectionnement pédagogique, sous réserve de 5
normal années de pratique professionnelle,

- directeur d'école primaire d'application, sous


réserve de 3 années de pratique professionnelle
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SECTION 4 : DE L'ENSEIGNEMENT DIRECT
DU SECOND DEGRE GENERAL

Article 17.- La spécialité « enseignement direct du second degré général » correspond à


l'acquisition de notions spécialisées pour la conception, l'organisation et la mise en œuvre de
l'enseignement direct dans le domaine de l'enseignement du second degré général.

Article 18.- La spécialité « enseignement direct du second degré général » comprend les corps
suivants dont les conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci-après:

Niveau Conditions d'accès


Corps
hiérarchique de recrutement

voie interne uniquement


Avancement à l'ancienneté ou au choix selon
les dispositions du statut général
Professeurs principaux de
l'enseignement du second degré
voie interne
Concours ouvert aux professeurs adjoints de
Professeurs de l'enseignement du
l'enseignement du second degré général dans
second degré général
les conditions définies par le statut général et
A1 (au grade normal)
ayant obtenu une note d'inspection
pédagogique égale ou supérieure à 15/20 au
cours des deux dernières années, plus
formation sanctionnée par le CAPES

voie externe
Maîtrise ou titre équivalent, plus diplôme de
spécialisation
Professeurs adjoints principaux de voie interne uniquement
l'enseignement du second degré Avancement à l'ancienneté ou au choix selon
général (au grade supérieur) les dispositions du statut général

A2 Professeurs adjoints de l'enseignement voie externe uniquement


du second degré général (au grade DUEL ou DUES ou titre équivalent, plus diplôme
normal) de spécialisation

Article 19.- Les profils d’emploi et les fonctions normales correspondant aux niveau x
hiérarchiques de ces corps son définis dans le tableau ci-après qui comporte également
l’énoncé des fonctions spéciales susceptibles d’être confiés aux fonctionnaires d’un de ces
corps.

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Profils d'emploi et de Fonctions spéciales
Corps
fonctions normales éventuelles
Professeurs Sous réserve des dispositions des textes
principaux de organiques du ministère de l'éducation nationale et
l'enseignement du Enseignement direct dans les de la liste d'aptitude prévue par l'article 63 du statut
second degré lycées et collèges général:
général d’enseignement général et - directeur général. directeur des services centraux,
et professeurs de technique sous réserve de 5 années de pratique
l'enseignement du professionnelle,
second du - chef de service dans les services centraux du
second degré ministère, sous réserve de 5 années de pratique
général professionnelle
Profils d'emploi et de Fonctions spéciales
Corps
fonctions normales éventuelles
Professeurs
principaux de
Enseignement direct dans les - proviseur, sous réserve de 5 années de pratique
l'enseignement du
lycées et collèges professionnelle dont 2 années de fonction
second degré
d’enseignement général et d'encadrement.
général
technique - directeur d'un collège, sous réserve de 5 années
et professeurs de
de pratique professionnelle dont deux années de
l'enseignement du
fonction d'encadrement
second du
- directeur des études d'une école normale
second degré
supérieure, sous réserve de 5 années de pratique
général
professionnelle
- censeur d'un lycée. sous réserve de 3 années de
(suite)
pratique professionnelle,
- conseiller principal d'éducation, sous réserve de 3
années de pratique professionnelle.

Professeurs Enseignement direct dans le


principaux adjoints premier cycle de
- chef de services centraux du ministère, sous
de l'enseignement l'enseignement du second degré
réserve de 5 années de pratique professionnelle,
du second degré général, technique et
- directeur d'un CES (principal) sous réserve de 5
général et professionnel
années de pratique professionnelle dont 2 années
professeurs adjoints
de fonction d'encadrement
de l'enseignement
- directeur des études d'un CES, sous réserve de 3
du
années de pratique professionnelle
second degré
- conseiller principal d'éducation d'un lycée, sous
général
réserve de 3 années de pratique professionnelle

SECTION 5 : DE L'ENCADREMENT DU SECOND DEGRE GENERAL

Article 20.- La spécialité « encadrement du second degré général » correspond à l'acquisition de


notions spécialisées pour la conception, la mise en œuvre et l'organisation de l'encadrement des
enseignants du second degré général.

Article 21.- La spécialité « encadrement du second degré général » comprend un corps unique
dont les conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci-dessous :

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52
Niveau Conditions d'accès et
Corps
hiérarchique de recrutement

Voie interne uniquement


Selon les dispositions du statut général:
Inspecteurs pédagogiques de
l'enseignement du second degré
général - être conseiller pédagogique de l’enseignement du
A1 second degré général ;
(au grade supérieur)

- avoir une note administrative égale ou supérieure à


15/20.

Niveau Conditions d'accès et


Corps
hiérarchique de recrutement

Inspecteurs pédagogiques de de plus :


l'enseignement du second degré - avoir fait des publications validées par les autorités
général académiques compétentes,
(au grade supérieur) - avoir suivi une formation sanctionnée par le diplôme
d'inspecteur pédagogique de l’enseignement du
second degré général

Voie interne uniquement


A1 Conseillers pédagogiques Selon les dispositions du statut général:
(SUITE) de l'enseignement du -être professeur de l'enseignement du second degré
général,
second degré général (au grade
normal) - avoir une note administrative supérieure ou égale à
15/20.
de plus :
- avoir obtenu une note pédagogique supérieure ou
égale à 15/20.
- avoir suivi une formation sanctionnée par le diplôme
de conseiller pédagogique de l'enseignement du
second degré général

Article 22.- Les profils d'emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux
hiérarchiques de ce corps sont définis dans le tableau ci-après qui comporte l'énoncé des
fonctions spéciales susceptibles d'être confiées aux fonctionnaires de ce corps.

Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:


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53
Profils d'emploi et Fonctions spéciales
Corps
fonctions normales éventuelles

Inspecteur pédagogique de Conception et organisationSous réserve des dispositions organiques du


l'enseignement du second de l'enseignement et de ministère de l'éducation nationale, de 5 années
degré général l'encadrement du second de pratique professionnelle et de la liste
degré général d'aptitude prévue par l'article 63 du statut
Inspection et encadrement général :
des enseignants du - inspecteur général de l'éducation nationale
second degré du général - directeur général. directeur des services
centraux.
- inspecteur délégué d'académie,
Conseiller pédagogique de Animationn, encadrement, - directeur d'une école normale des
enseignement direct dans instituteurs,
l’enseignement du second
les établissements
degré - chef d'inspection du second degré général,
d'enseignement du second
général degré général - chef de service des services centraux,
- directeur des études d'une école normale
supérieure.

SECTION 6 : DE L'ENSEIGNEMENT DIRECT DU SECOND DEGRE TECHNIQUE ET


PROFESSIONNEL

Article 23.- La spécialité « enseignement direct du second degré technique et professionnel »


correspond à l'acquisition de notions spécialisées pour la conception, l'organisation et la mise en
œuvre de l'enseignement direct dans le domaine de l'enseignement du second degré technique et
professionnel.

Article 24.- La spécialité « enseignement direct du second degré technique et professionnel »


comprend les corps suivants dont les conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci -
après:

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54
Niveau Conditions d'accès et
Corps
hiérarchique de recrutement
Professeurs principaux de
l'enseignement du second voie interne uniquement
degré technique ou Avancement à l'ancienneté ou au choix selon
professionnel les dispositions du statut général
(au grade supérieur)
voie interne
Concours ouvert aux professeurs adjoints de
l'enseignement du second degré technique ou
professionnel dans les conditions définies par
le statut général et ayant obtenu une note
A1 d'inspection pédagogique supérieure ou égale
à 15/20 au cours des deux dernières années,
Professeurs de plus diplôme de professeur de l’enseignement
l’enseignement du second du second degré technique ou professionnel
degré technique ou
voie externe
professionnel
Admission sur titre avec le diplôme de
(au grade normal)
professeur de l'enseignement du second degré
technique ou professionnel délivré par
l’ENSET
ou
diplôme délivré par une école de formation
équivalente

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55
Niveau Conditions d'accès et
Corps
hiérarchique de recrutement
voie interne uniquement
Professeurs adjoints principaux Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
de l'enseignement du second dispositions du statut général
degré technique ou professionnel
voie interne
(au grade supérieur)
Concours ouvert aux instructeurs hors classe de
l'enseignement du second degré technique dans
les conditions définies par le statut général et
Professeurs adjoints de ayant obtenu une note d'inspection pédagogique
l'enseignement du second degré égale ou supérieure à 15/20 au cours des deux
A2
technique ou professionnel dernières années, plus diplôme de professeur
(au grade normal) adjoint de l'enseignement du second degré
technique ou professionnel
voie externe
Professeurs adjoints de
l'enseignement du second degré Formation sanctionnée par le diplôme de second
technique ou professionnel (au degré technique ou professionnel
grade normal) ou
Admission sur titre avec diplôme délivré par
l'ENSET ou une école de formation équivalente
Instructeurs principaux hors
classe de l’enseignement du voie interne uniquement
B1 second degré technique ou
professionnel Avancement à l'ancienneté ou au choix
selon les dispositions du statut général
(au grade supérieur)
voie externe
Instructeurs hors classe de Concours ouvert aux candidats titulaires du
l'enseignement du second degré brevet d'études techniques (BET industriel ou
technique ou professionnel commercial)
Admission sur titre avec baccalauréat de
(au grade normal) technicien ou un diplôme reconnu équivalent

Instructeurs principaux de
voie interne uniquement
l'enseignement du second degré
Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
technique
dispositions du statut général
(au grade supérieur)
B2
voie externe uniquement
Instructeurs de l'enseignement
Concours ou admission sur titre avec un CAP de
second degré technique ou
l'enseignement du second degré technique ou
professionnel
professionnel ou CAP d'arts ménagers
(au grade normal)

Article 25.- Les profils d'emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux hiérarchiques
de chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci-dessous qui comporte également l'énoncé
des fonctions spéciales susceptibles d'être confiées aux fonctionnaires de ces corps.

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56
Profils d'emploi et Fonctions spéciales
Corps
fonctions normales éventuelles
Sous réserve des dispositions des textes
Professeurs principaux de
Enseignement direct dans organiques du ministère de l'éducation nationale
l'enseignement du second
les lycées, collèges et et de la liste d'aptitude prévue par l'article 63 du
degré technique ou
établissements spécialisés statut généra :
Professionnel et professeur
de l'enseignement du - directeur général, directeur des services
de l'enseignement du second
second degré technique et centraux, chefs des services centraux du
degré technique ou
professionnel ministère sous réserve de 5 années de pratique
professionnel
professionnelle
- proviseur d'un lycée technique sous réserve de
5 années de pratique professionnelle dont 2
années de fonction d'encadrement,
- directeur des études d'une école normale
supérieure de l'enseignement technique, sous
réserve de 5 années de pratique professionnelle,
- directeur des études et chef de travaux de
lycée technique, sous réserve de 3 années de
pratique professionnelle,
- conseiller principal d'éducation sous réserve de
3 années de pratique professionnelle
Professeurs adjoints Enseignement direct dans - chef de services centraux du ministère sous
principaux de l'enseignement les collèges techniques et réserve de 5 années de pratique professionnelle,
du second degré technique établissements techniques
- directeur d'un collège technique ou
ou professionnel et spécialisés
d'établissement d'enseignement technique court
Professeurs adjoints de
sous réserve de 5 années de pratique
l'enseignement du second
professionnelle dont 2 années de fonctions
degré technique ou
d'encadrement,
professionnel
- chef de travaux de collège d'enseignement
technique sous réserve de 3 années de pratique
professionnelle,
- directeur des études d'un collège
d'enseignement technique sous réserve de 3
années de pratique professionnelle,
- conseiller principal d'éducation sous réserve de
3 années de pratique professionnelle

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57
Fonctions spéciales
Profils d'emploi et fonctions
Corps
normales
éventuelles

Instructeurs principaux hors classe de Mise en œuvre des travaux


l'enseignement du 2 ème degré technique pratiques
ou professionnel
Néant
et Assistance à l'enseignement dans
Instructeurs hors classe de les établissements d’enseignement
l’enseignement du 2 ème degré technique technique et professionnel
ou professionnel

Instructeurs principaux de l'enseignement Assistance à l'enseignement direct


du 2ème degré technique ou dans les collèges d’enseignement
professionnel technique et professionnel. Néant
et
Instructeurs de l’enseignement du 2 ème
degré technique ou professionnel

SECTION 7 : DE L'ENCADREMENT DU SECOND DEGRE TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL

Article 26.- La spécialité « encadrement du second degré technique et professionnel » correspond


à l'acquisition de notions spécialisées pour la conception, l'organisation de l'encadrement et la mise
en œuvre de l'enseignement technique et professionnel.

Article 27.- La spécialité « encadrement du second degré technique et professionnel » comprend


un corps unique dont les conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci -après:

Niveau Conditions d'accès


Corps
hiérarchique de recrutement
Inspecteurs voie interne uniquement
A1 pédagogiques du 2ème Selon les dispositions du statut général:
degré technique ou Etre conseiller pédagogique de l'enseignement
professionnel du 2ème degré technique ou professionnel ;
(au grade supérieur) Avoir une note administrative égale ou supérieure
à 15/20;
de plus:
Avoir fait des publications validées par les
autorités académiques compétentes ; Avoir suivi
une formation sanctionnée par le diplôme
d'inspecteur pédagogique du second degré
technique.

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58
Corps
Niveau
Conditions d'accès
hiérarchique
de recrutement
Conseillers
pédagogiques du 2ème voie interne uniquement
degré technique Selon les dispositions du statut général:
A1 Etre professeur de l’enseignement du 2ème degré
(au grade normal) technique ou professionnel ;
Avoir une note administrative égale ou
supérieure à 15/20 ;
de plus
Avoir une note d’inspection pédagogique
supérieure ou égale à 15/20 ;

Avoir suivi une formation sanctionnée par le


diplôme de conseiller pédagogique du 2ème
degré technique ou professionnel.

Article 28.- Les profils et les fonctions normales correspondant au niveau hiérarchique de ce corps
sont définis dans le tableau ci-dessous qui comporte également l'énoncé des fonctions susceptibles
d'être confiées aux fonctionnaires de ce corps.

Profils d'emploi et
Corps Fonctions spéciales éventuelles
fonctions normales
Inspecteur Conception et organisation de
Sous réserve des dispositions des textes
pédagogique du 2ème l'enseignement et de l’encadrement organiques du ministère de l'éducation
degré technique ou du second degré technique ou nationale, de 5 années de pratique
professionnel professionnel professionnelle et de la liste d'aptitude
Inspection et encadrement des prévue par l'article 63 du statut général :
enseignants du second degré
-inspecteur général du Ministère de
technique et professionnel l'éducation nationale,
-directeur général,
Animation, encadrement, -directeur des services centraux du
ministère,
enseignement direct dans les -inspecteur délégué d'académie, et sous
établissements d'enseignement du réserve de 5 années de pratique
2ème degré technique ou professionnelle.
professionnel
-chef d'inspection du second degré
Animation, encadrement, technique et professionnel,
Conseiller enseignement direct dans les
pédagogique du -chef de service des services centraux,
établissements d’enseignement du
2ème degré -directeur des études d'une école normale
2ème degré technique ou
technique supérieure de l'enseignement technique
professionnel

SECTION 8 : DE LA PLANIFICATION, ORIENTATION, ET SCIENCES DE L'EDUCATION


Article 29.- La spécialité « planification, orientation et sciences de l'éducation » correspond à
l'acquisition de notions spécialisées pour la conception, l'organisation, la mise en œuvre et les
travaux courants dans les domaines de la planification, de l'orientation et des sciences de
l'éducation, dans les services et établissements scolaires et universitaires.

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59
Article 30.- La spécialité « planification, orientation et sciences de l'éducation » comprend les
corps suivants dont les conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci -après :
Niveau
Corps Conditions d'accès et de recrutement
hiérarchique
Conseillers principaux de voie interne uniquement
planification, orientation et sciences Avancement à l'ancienneté ou au choix selon
de l'éducation les dispositions du statut général.
(au grade supérieur)

voie interne
Conseillers de planification, orientation Concours ouvert aux attachés de
A1 et sciences de l’éducation planification, orientation et sciences de
(au grade normal) l’éducation selon les dispositions du statut
général, plus diplôme de spécialisation.

voie externe
Maîtrise, plus diplôme de spécialisation dans
le domaine de la planification, l’orientation
scolaire et les sciences de l'éducation

Attachés principaux de planification, voie interne uniquement


orientation et sciences de l'éducation Avancement à l'ancienneté ou au choix selon
(au grade supérieur) les dispositions du statut général.

voie interne
Attachés de planification, orientation Concours ouvert aux adjoints de planification,
et sciences de l’éducation orientation et sciences de l'éducation selon les
A2
(au grade normal) dispositions du statut général, plus diplôme de
spécialisation.
voie externe
Admission sur titre avec diplôme
d'enseignement supérieur du premier cycle,
plus diplôme de spécialisation dans les
domaines de la planification, de l'orientation et
des sciences de l'éducation.

Adjoints principaux de planification, voie interne uniquement


orientation et sciences de l'éducation Avancement à l'ancienneté ou au choix
(au grade supérieur) selon les dispositions du statut général

Adjoints de planification, orientation voie interne


et sciences de l’éducation Concours ouvert aux secrétaires de
(au grade normal) planification, d'orientation et de sciences de
B1 l'éducation selon les dispositions du statut
général, plus diplôme de spécialisation.
voie externe
BAC, capacité en droit ou titre équivalent ou
diplôme de I`ENC de Port-Gentil, plus diplôme
de spécialisation de planification, orientation
scolaire ou sciences de l'éducation.

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60
Niveau
Corps Conditions d'accès et de recrutement
hiérarchique

Secrétaires principaux de voie interne uniquement


planification, orientation et sciences Avancement à l'ancienneté ou au choix selon
de l’éducation les dispositions du statut général.
(au grade supérieur)
B2 voie externe uniquement
Admission sur titre avec BET
(option secrétariat)
Secrétaires principaux de
ou
planification, orientation et sciences
Capacité en droit, plus formation spécialisée
de l’éducation
ou
(au grade normal)
BEPC ou 1ère partie de la capacité en droit,
plus diplôme de spécialisation de planification,
orientation et sciences de l'éducation.

Article 31.- Les profils d'emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux
hiérarchiques de chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci-dessous, qui comprend
également l'énoncé des fonctions spéciales susceptibles d'être confiées aux fonctionnaires de ce
corps.

Profils d'emploi et Fonctions spéciales


Corps
fonctions normales éventuelles

Sous réserve des dispositions des textes


Conseillers principaux de Dans les services centraux :
organiques du ministère de l'éducation
planification, orientation et Conception et organisation de la
nationale, de 5 années de pratique
sciences de l’éducation planification et de l’orientation
professionnelle et de la liste d'aptitude
scolaire et universitaire.
prévue par l'article 63 du statut général:
et
-directeur général,
Conseillers de Dans les services extérieurs :
-directeur des services centraux,
planification, orientation et Responsabilité de l'information, de
-directeur adjoint des services centraux,
sciences de l'éducation. l'orientation des élèves.
-chargés d'études,
-conseillers principaux d'éducation.

Dans les services centraux :


Attachés principaux de Sous réserve de 3 années de pratique
Assistance à la conception et à
planification, orientation et professionnelle :
l'organisation de la Planification ou
sciences de l’éducation -chef des services centraux,
de l’orientation scolaire et
et -secrétaire général d'une inspection
universitaire.
Attachés de planification, académique ou provinciale,
Dans les services extérieurs :
orientation et sciences de -secrétaire administratif,
Responsabilité de l’information de
l’éducation. -conseiller principal d'éducation,
l'orientation et de l'encadrement
-surveillant général,
des élèves.
-conseiller d'éducation.

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61
Profils d'emploi et Fonctions spéciales
Corps
fonctions normales éventuelles

Dans les services centraux Conseiller principal d'éducation


et extérieurs:
Adjoints principaux de
Exécution des tâches de
planification, orientation et
planification, d'orientation ou
sciences de l'éducation
d'information scolaire et Conseiller d'éducation
et
universitaire
Adjoints de planification,
orientation et sciences de
l’éducation

Secrétaires principaux de Néant


planification, orientation et
Exécution des tâches
sciences de l’éducation
courantes de planification ou
et
d'information scolaire et
Secrétaires de planification,
universitaire
orientation et sciences de
l'éducation

SECTION 9 : DE L'ADMINISTRATION SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE


Article 32.- La spécialité « administration scolaire et universitaire » correspond à l'acquisition de notions
spécialisées pour la conception, l'organisation, la mise en œuvre et les travaux courants dans le
domaine de l'administration et de la gestion des établissements scolaires et universitaires.

Article 33.- La spécialité « encadrement du second degré technique et professionnel » comprend les
corps suivants dont les conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci-après :

Niveau Conditions d'accès


Corps
hiérarchique et de recrutement

Administrateurs scolaire et voie interne uniquement


universitaire principaux Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
(au grade supérieur). dispositions du statut général.

Administrateurs scolaire et
A1 universitaire voie interne
(au grade normal) Concours ouvert aux attachés d'administration
scolaire et universitaire selon les dispositions du
statut général, plus diplôme de spécialisation
voie externe
Maîtrise ou titre équivalent, plus diplôme de
spécialisation.

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62
Niveau Conditions d'accès
Corps
hiérarchique et de recrutement

Attachés principaux d'administration voie interne uniquement


scolaire et universitaire Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
(au grade supérieur) dispositions du statut général.

Attachés d'administration scolaire et


voie interne
A2 universitaire
Concours ouvert aux adjoints d’admnistration
(au grade normal)
scolaire et universitaire selon les dispositions du
statut général, plus diplôme de spécialisation

voie externe
Diplôme du premier cycle universitaire, plus
diplôme de spécialisation.

Adjoints d'administration scolaire voie interne uniquement


et universitaire principaux Avancement à l’ancienneté ou au choix selon les
B1 (au grade supérieur) dispositions du statut général.

Adjoints d’administration scolaire


voie interne
et universitaire
Concours ouvert aux Secrétaires
(au grade normal)
d’Administration scolaire et universitaire selon
les dispositions du statut général, plus diplôme
de spécialisation
voie externe
Baccalauréat, capacité en droit ou titre
équivalent, plus diplôme de spécialisation

voie interne uniquement


Secrétaires principaux d'administration Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
scolaire et universitaire dispositions du statut général.
(au grade supérieur)

B2 Secrétaires d'administration scolaire et voie externe uniquement


universitaire Brevet d'enseignement technique commercial
(au grade normal) (option secrétariat ou comptabilité).

BEPC ou 1ère partie de la capacité en droit, plus


diplôme de spécialisation

Article 34.- Les profils d'emploi et les fonctions normales correspondant au niveau hiérarchique de
chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci-après, qui comporte également l'énoncé des
fonctions spéciales susceptibles d'être confiées aux fonctionnaires de ces corps.

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63
Profils d'emploi et Fonctions spéciales
Corps
fonctions normales éventuelles
Administrateurs Dans les services centraux : Sous réserve des dispositions des
scolaires et conception, organisation et textes organiques du ministère de
universitaire contrôle des tâches l'éducation nationale, de 5 années de
principaux administratives et financières pratique professionnelle et de la liste
et d'aptitude prévue à l'article 63 du
Administrateurs Dans les services extérieurs : statut général:
scolaires et responsabilité de l'intendance, Inspecteur général d'administration et
Universitaires du contrôle et de toutes les intendance scolaire et universitaire :
questions administratives et - Directeur général, directeur
des services
financières dans les
centraux,
établissements scolaire et - Directeur adjoint des services
universitaires. centraux,
- Secrétaire général d'établissement
scolaire et universitaire ;
- Chef d'inspection de
l'administration
scolaire et universitaire
Attachés principaux Dans les services centraux : Sous réserve de 3 années de pratique
d'administration Assistance à la conception, à professionnelle:
scolaire et l'organisation et au contrôle des - Chefs des services centraux,
universitaire questions administratives et - Secrétaire d'administration d'un
et financières. établissement scolaire et
Attachés Dans les services extérieurs : universitaire ou d'une inspection
d’administration Responsabilité de l'intendance provinciale,
scolaires et et de toutes les questions - Intendant, gestionnaire ou
universitaires administratives et financières économe.
dans les établissements
scolaires et universitaires.
Adjoints principaux
Responsabilité dans
d’administration Secrétaire administratif,
l'exécution des travaux de
scolaire et Chef de bureau.
gestion ou d'intendance dans
universitaire
les services centraux ou dans
et
les établissements scolaires et
adjoints
universitaires
d’administration
scolaire et
universitaire

Secrétaires principaux Exécution courante des tâches Néant


d’administration administratives et d'intendance
scolaire et universitaire dans les services centraux ou
et dans las établissements
Secrétaires scolaires et universitaires.
d’administration
Scolaire et
universitaire

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64
SECTION 10 : DE L'ENCADREMENT ET DU CONTROLE DE L'ADMINISTRATION
SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE

Article 35.- La spécialité « encadrement et contrôle de l'administration scolaire et universitaire »


correspond à des notions spécialisées pour la conception, l'organisation, l'encadrement, l'animation,
le contrôle des structures administratives du système éducatif, la gestion des personnels et des
établissements scolaires et universitaires.

Article 36.- La spécialité « encadrement et contrôle de l'administration scolaire et universitaire »


comprend un corps unique dont les conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci -
après :

Niveau Corps Conditions d'accès et de recrutement


hiérarchique
Inspecteurs d'administration
Voie interne uniquement
scolaire et universitaire
Selon les dispositions du statut général:
(au grade supérieur)
- Etre contrôleur d’administration scolaire et
universitaire;
- Avoir une note administrative égale ou
supérieure à 15/20

de plus :

- Avoir fait des publications validées par une


autorité académique compétente;
- Avoir suivi une formation spécialisée
sanctionnée par le diplôme d'inspecteur
A1 d'administration scolaire et universitaire.

Voie interne uniquement


Contrôleurs d'administration Selon les dispositions du statut général:
scolaire et universitaire - Etre administrateur scolaire et universitaire
depuis au moins 5 ans,
(au grade normal) - Avoir une note administrative supérieure ou
égale à 15/20,
de plus

- Avoir suivi une formation spécialisée


sanctionnée par le diplôme de contrôleur
d’administration scolaire et universitaire

Article 37.- Les profils d'emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux hiérarchiques
de ce corps sont définis dans le tableau ci-après qui comporte l'énoncé des fonctions spéciales
susceptibles d'être confiées aux fonctionnaires de ce corps.

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Profils d'emploi Fonctions spéciales
Corps
et fonctions normales éventuelles

Inspecteurs Sous réserve des dispositions des textes


d'administration organiques du ministère de l'éducation nationale,
scolaire et Conception, organisation des de 5 années de pratique professionnelle et de la
universitaire structures de gestion administrative liste aptitude prévue à l'article 63 du statut général:
et financière du système éducatif - inspecteur général de l'éducation nationale,
- inspecteur général adjoint de l'éducation
Inspection et encadrement des nationale,
personnels chargés de la gestion - chef d'inspection d'administration scolaire et
administrative et financière universitaire
- secrétaire général,
Animation, formation dans les - directeur général des services centraux,
structures et services de gestion - directeur des services centraux,
administrative et financière - inspecteur délégué d'académie

Contrôleurs
d'administration - inspecteur général de l'éducation nationale,
Organisation, animation,
scolaire et - inspecteur général adjoint de l'éducation
encadrement, contrôle des
universitaire nationale,
structures de gestion administrative
- chef d'inspection d'administration et d'intendance
et financière du système éducatif
scolaires et universitaires,
- secrétaire général,
Encadrement et contrôle des
- directeur général des services centraux,
personnels chargés de la gestion
- directeur des services centraux,
administrative et financière.
- inspecteur délégué d'académie.

SECTION 11 : DE L'ENSEIGNEMENT DES TECHNIQUES DES ACTIVITES


PHYSIQUES ET SPORTIVES

Article 38.- La spécialité «enseignement des techniques des activités physiques et portives »
correspond à l'acquisition de notions spécialisées pour la conception, l'organisation et la mise en
œuvre de l'enseignement direct et la pratique des techniques des activités physiques et sportives.

Article 39.- La spécialité «enseignement des techniques des activités physiques et sportives » les
corps suivants dont les conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci-après :

Niveau Conditions d'accès et de


Corps
hiérarchique recrutement
Professeurs principaux d'E.P.S. voie interne uniquement
(au grade supérieur) Avancement à l'ancienneté ou au
choix selon les dispositions du statut
général
A1

Niveau Conditions d'accès et de


Corps
hiérarchique recrutement
Professeurs d’E.P.S. voie interne
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66
(au grade normal) Admission sur titre professionnel
selon les dispositions de l'article 41
du statut général des fonctionnaires
en faveur des professeurs d’E.P.S.
A1 ayant obtenu une note d'inspection
pédagogique supérieure ou égale à
15/20 au cours des deux dernières
années.
voie externe
Admission sur titre avec le certificat
d'aptitude au professorat d’E.P.S.
(CAPEPS) au diplôme équivalent, plus
éventuellement un certificat d'études
supérieures spécialisées (CESS) ou le
diplôme de l'Institut national du sport
et de l'éducation physique (INSEP)

Professeurs adjoints principaux voie interne uniquement


d'E.P.S. Avancement à l'ancienneté ou au
(au grade supérieur) choix selon les dispositions du statut
A2 général des fonctionnaires
voie interne
Concours ouvert aux maîtres d'E.P.S.
selon les dispositions des articles
36.3 et 41 du statut général des
fonctionnaires et ayant obtenu une
note d'inspection pédagogique
supérieure ou égale à 15/20 au cours
Professeurs adjoints d’E.P.S.
des deux dernières années
(au grade normal)
voie externe
Admission sur titre avec licence
d’E.P.S.
(3 ans après le BAC, le DEUG-
STAPS)
(2 ans après le BAC ou un diplôme
équivalent)
Maîtres principaux d'E.P.S. voie interne uniquement
(au grade supérieur) Avancement à l'ancienneté ou au
choix selon les dispositions du statut
général
B1 voie interne
Concours professionnel ouvert aux
Maîtres d'E.P.S. maîtres adjoints d'E.P.S selon les
(au grade normal) dispositions du statut général des
fonctionnaires et ayant obtenu une
note d'inspection pédagogique
supérieure ou égale à 15/20 au cours
des deux dernières années
voie externe
BEPC plus formation sanctionnée par
le CAMEPS (certificat d'aptitude à la
maîtrise d'E.P.S.)

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67
Conditions d'accès et
Niveau hiérarchique Corps
de recrutement
Voie interne uniquement
Maîtres adjoints principaux Avancement à l'ancienneté ou
d’E.P.S. au choix selon les dispositions
(au grade supérieur) du statut général
B2
Voie externe uniquement
Maîtres adjoints d’E.P.S BEPC plus formation
(au grade normal) sanctionnée par la première
partie du CAMEPS

Article 40.- Les profils d'emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux hiérarchiques de
chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci-dessous qui comporte également l'énoncé des
fonctions spéciales susceptibles d'être confiées aux fonctionnaires de ces corps.

Profils d'emploi et Fonctions spéciales


Corps
fonctions normales éventuelles

Professeurs spécialisés
titulaires du diplôme de l'Institut Sous réserve des dispositions des textes organiques
national du sport et de du ministère de la jeunesse et des sports, de 5
l'éducation physique et d'un années de pratique professionnelle et de la liste
certificat d'études supérieures d'aptitude prévue à l'article 63 du statut général des
spécialisées fonctionnaires :
ou - inspecteur général,
Professeurs - directeur général.
principaux d'E.P.S. Professeurs principaux d'E.PS :
- enseignement direct dans un
et établissement d'enseignement
supérieur et de formation.
Professeurs - centre des recherches
d'E.P.S.
Professeurs certifiés :
- enseignement direct dans les - directeur d'administration centrale,
lycées, établissements - directeur d'un établissement spécialisé,
spécialisés, - directeur des études dans les établissements
l'enseignement supérieur, et spécialisés
responsabilité de l’animation
directe au sein de ces
établissements

Professeurs
adjoints principaux
Enseignement direct dans les Sous réserve de 5 années minimum de pratique
d'E.P.S.
collèges, lycées et les autres professionnelle :
établissements,
et
et responsabilité de l'animation - directeur des études,
directe dans ces établissements - chef de service
Professeurs
adjoints d'E.P.S.

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Profils d'emploi et Fonctions spéciales
Corps
fonctions normales éventuelles
Maîtres Enseignement direct dans les
Sous réserve de 5 années minimum de pratique
principaux lycées et collèges et
professionnelle :
d'E.PS. responsabilité de l'animation
des activités physiques et
- surveillant général dans un établissement
et sportives dans les
spécialisé,
établissements, institutions,
- chef de service,
Maîtres d'E.P.S. organismes ou associations
Néant
Enseignement direct dans les
Maîtres adjoints
collèges et centre de
principaux
formation professionnelle,
d'E.P.S.
établissements
d'enseignement primaire, et
et
responsabilité de l'animation
directe des activités
Maîtres adjoints
physiques et sportives

SECTION 12 : DE L'ENSEIGNEMENT DES ACTIVITES


SOCIO-EDUCATIVES ET DE JEUNESSE

Article 41.- La spécialité « enseignements des activités socio-éducatives et de jeunesse »


correspond à l ’acquisition des notions spécialisées pour la conception, l'organisation, l'initiation
et l'animation dans le domaine des activités socio-éducatives et de jeunesse.

Article 42.- La spécialité « enseignements des activités socio-éducatives et de jeunesse »


comprend les corps dont les conditions de recrutement sont indiquées dans le tableau ci-après :

Niveau
Conditions d'accès
Corps
et de recrutement
hiérarchique
Professeurs principaux des
activités socio-éducatives et de voie interne uniquement
jeunesse Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
(au grade supérieur) dispositions du statut général des fonctionnaires

voie interne
Professeur des activités socio- Concours ouverts aux professeurs adjoints des
éducatives et de jeunesse activités socio-éducatives et de jeunesse, selon les
(au grade normal) dispositions du statut général des fonctionnaires, et
A1 ayant obtenu une note d'inspection pédagogique
supérieure ou égale à 15/20 au cours des deux
dernières années
voie externe
Concours ou admission sur titre avec le certificat
d'aptitude au professorat des activités socio-
éducatives et de jeunesse ou diplôme équivalent

Professeurs adjoints principaux


voie interne uniquement
A2 des activités socio-éducatives
Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
et de jeunesse
dispositions du statut général des fonctionnaires
(au grade supérieur)

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Niveau Conditions d'accès
Corps
hiérarchique et de recrutement
Professeurs adjoints des activités voie interne
socio-éducatives et de jeunesse Concours ouvert aux instructeurs de jeunesse selon les
(au grade normal) dispositions du statut général des fonctionnaires et
ayant obtenu une note d'inspection pédagogique
supérieure ou égale à 15/20 au cours des deux
A2
dernières années
voie externe
Concours ou admission sur titre avec la première partie
du certificat d'aptitude au professorat des activités
socio-éducatives et de jeunesse ou un diplôme
équivalent
Instructeurs principaux de voie interne uniquement
jeunesse Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
(au grade supérieur) dispositions du statut général
voie interne
Concours ouvert aux instructeurs adjoints de jeunesse
B1 selon les dispositions du statut général des
fonctionnaires et ayant obtenu une note d’Inspection
Instructeurs de jeunesse pédagogique supérieure ou égale à 15/20 au cours des
(au grade normal) deux dernières années
voie externe
Concours ou admission sur titre avec le certificat
d'aptitude à la maîtrise des activités socio-éducatives et
de jeunesse ou un diplôme équivalent
voie externe uniquement
Instructeurs adjoints de jeunesse Concours ou admission sur titre avec la première partie
B2
(au grade normal) du certificat d'aptitude à la maîtrise des activités socio-
éducatives et de jeunesse

Article 43.- Les profils d'emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux
hiérarchiques de chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci-après qui comporte
également l'énoncé des fonctions spéciales susceptibles d'être confiées aux fonctionnaires d'un
de ces corps.

Profils d'emploi et
Corps Fonctions spéciales éventuelles
fonctions normales
Professeurs Enseignement direct dans Sous réserve des dispositions des textes
principaux des les établissements organiques du ministère de la jeunesse et des
activités socio- spécialisés et sports, 5 années minimum de pratique
éducatives et de l'enseignement supérieur professionnelle et de la liste d'aptitude prévue par
Jeunesse l'article 63 du statut général des fonctionnaires :
et Responsabilité de - inspecteur général,
Professeurs des l’animation directe dans - directeur général,
activités socio- ces établissements - directeur d'administration centrale,
éducatives et de - directeur dans les établissements spécialisés,
jeunesse - directeur des études,
- chef de service.

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70
Profils d'emploi et
Corps fonctions normales Fonctions spéciales éventuelles

Professeurs adjoints Sous réserve de 5 années minimum de pratique


Enseignement direct dans les
normales
principaux des activités professionnelle :
établissements spécialisés
socio-éducatives et de - directeur des études,
jeunesse - chef de service
Responsabilité de l’animation
et
directe dans les
Professeurs adjoints des
établissements
activités socio-éducatives

Responsabilité de l’animation
Instructeurs principaux de Sous réserve de 5 années minimum de pratique
dans les associations,
jeunesse professionnelle :
organismes ou institutions
et - surveillant général.
mettant en œuvre des
Instructeurs de jeunesse - chef de service.
activités socio-éducatives et
de jeunesse

Instructeurs adjoints de Assistance aux emplois


Néant
jeunesse précédents

SECTION 13 : DE L'ENCADREMENT DES ACTIVITES PHYSIQUES,


SPORTIVES, SOCIO-EDUCATIVES ET DE JEUNESSE

Article 44.- La spécialité « encadrement des activités physiques, sportives, socio-éducatives et de


jeunesse » correspond à l'acquisition d'une pratique professionnelle suffisante de l'enseignement
dans ces différents domaines, assortie de notions spécialisées en matière pédagogique et
administrative pour l'encadrement de ces activités.

Article 45.- La spécialité « encadrement des activités physiques, sportives, socio-éducatives et de


jeunesse » comprend les corps suivants dont les conditions de recrutement sont indiquées dans les
tableaux ci-après :

Niveau Conditions d'accès


Corps
hiérarchique et de recrutement
Inspecteurs principaux de la voie interne uniquement
jeunesse et des sports Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les
(grade supérieur) dispositions du statut général des fonctionnaires.
Inspecteurs de la jeunesse et voie interne
A1 des sports - Admission sur titre professionnel selon les
(grade normal) dispositions de l'article 41 du statut général des
fonctionnaires en faveur des professeurs d’E.P.S.,
des professeurs des activités socio-éducatives et
de jeunesse, ayant 10 années minimum de
pratique professionnelle plus formation
sanctionnée par le CAIJS

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Niveau Conditions d'accès
Corps
hiérarchique et de recrutement

- Admission sur titre professionnel selon les dispositions de l’article


41 du statut général des fonctionnaires en faveur des professeurs
adjoints des activités socio-éducatives et de jeunesse, des
conseillers de jeunesse, des conseillers sportifs et des conseillers
A1 des APS ayant obtenu une note d’inspection pédagogique
Inspecteurs de la jeunesse et supérieure ou égale à 15/20 au cours des deux dernières années,
des sports avoir 10 années minimum de pratique professionnelle et 35 ans
(grade normal) d’âge, plus formation sanctionnée par le CAIJS
voie externe
Concours ouvert aux étudiants titulaires d'une licence ou d’une
maîtrise de faculté, plus certificat d’aptitude aux fonctions
d’inspecteur de la jeunesse et des sports

Conseillers principaux des voie interne uniquement


APS Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les dispositions du
(au grade supérieur) statut général

voie interne uniquement


A2 Admission sur titre professionnel selon les dispositions de l'article
41 du statut général des fonctionnaires en faveur des maîtres
Conseillers des APS
d’E.P.S. et ayant obtenu une note d'inspection pédagogique
(au grade normal)
supérieure ou égale à I5/20 au cours des deux dernières années,
avoir 5 années de pratique professionnelle, plus formation
sanctionnée par le diplôme de conseiller

Educateurs sportifs voie interne uniquement


principaux Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les dispositions du
(au grade supérieur) statut général
B1
voie interne
Educateurs sportifs
Concours professionnel ouvert aux éducateurs sportifs adjoints
(au grade normal)
selon les dispositions de l'article 36 du statut général des
fonctionnaires, ayant obtenu une note d'inspection pédagogique
supérieure ou égale à 15/20 au cours des deux dernières années
voie externe
Concours ouvert aux anciens sportifs titulaires d’un BEPC et d'un
diplôme fédéral d'entraîneur 3ème degré plus formation
sanctionnée par le diplôme d'éducateur sportif

Educateurs sportifs Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les dispositions du


principaux statut général des fonctionnaires
(au grade supérieur)
B2 voie externe uniquement
Educateurs sportifs
Concours ouvert aux anciens sportifs Titulaires d’un BEPC et d'un
(au grade normal)
diplôme fédéral d'entraîneur deuxième degré, plus formation
sanctionnée par le diplôme d'éducateur sportif adjoint.

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Niveau
Corps Conditions d’accès et de recrutement
hiérarchique
Conseillers principaux de voie interne uniquement
jeunesse Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les dispositions du
(au grade supérieur) statut général des fonctionnaires
voie interne uniquement
A2 Admission sur titre professionnel selon les dispositions de l'article
41 du statut général des fonctionnaires en faveur des instructeurs
Conseillers de jeunesse
de jeunesse ayant obtenu une note pédagogique supérieure ou
(au grade normal)
égale à 15/20 au cours des deux dernières années avoir 5 années
de pratique professionnelle plus formation sanctionnée par le
diplôme de conseiller
Animateurs principaux des
activités socio-éducatives et voie interne uniquement
de jeunesse Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les dispositions du
(au grade supérieur) statut général des fonctionnaires

B1 voie interne uniquement


Animateurs des activités Concours professionnel ouvert aux animateurs adjoints des
socio-éducatives et de activités socio-éducatives et de jeunesse, selon les dispositions de
jeunesse l'article 36 du statut général des fonctionnaires. ayant obtenu une
(au grade normal) note d'inspection pédagogique supérieure ou égale à 15/20 au
cours des deux dernières années.
Animateurs adjoints
principaux des activités voie interne uniquement
socio-éducatives et de Avancement à l'ancienneté ou au choix selon les dispositions du
jeunesse statut général des fonctionnaires
(au grade supérieur)
B2
voie externe uniquement
Animateurs adjoints des Concours ouverts aux encadrements des mouvements de
activités socio-éducatives jeunesse titulaires d'un BEPC et d’un diplôme fédéral reconnu par
et de jeunesse le ministère de la jeunesse et des sports, plus formation
(au grade normal) sanctionnée par le diplôme d’animateur adjoint des activités socio-
éducatives et de jeunesse

Article 46.- Les profils d'emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux hiérarchiques de
chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci-après qui comporte également l'énoncé des
fonctions spéciales susceptibles d'être confiées aux fonctionnaires de ces corps.

Profils d'emploi et Fonctions spéciales


Corps
fonctions normales éventuelles
Inspecteurs principaux de la Inspection pédagogique et Sous réserve des dispositions
jeunesse et des sports administrative du personnel des textes organiques du
et enseignant ministère de la jeunesse et
Inspecteurs de la jeunesse et des sports, de 5 années de
des sports Inspection des associations, pratique professionnelle et de
organismes ou institutions la liste d'aptitude prévue à
mettant en oeuvre des l'article 63 du statut général
activités sportives, socio- des fonctionnaires:
éducatives et de jeunesse - inspecteur général,
- directeur général,

Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:


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73
Profils d'emploi et Fonctions spéciales
Corps
fonctions normales éventuelles
Inspecteurs Responsabilités provinciales dans - directeur des services centraux,
principaux de la l'encadrement des activités socio- - directeur dans les établissements de
jeunesse et des sports éducatives et sportives formation,
et - directeur des études,
Inspecteurs de la - chef de service dans les services centraux
jeunesse et des sports et extérieurs.

Conseillers sportifs Encadrement des activités Sous réserve de 5 années de pratique


principaux physiques, sportives, socio- Professionnelle :
et éducatives et de jeunesse
Conseillers principaux - directeur technique auprès des fédérations
de jeunesse Assistance aux emplois sportives,
d'organisation dans les services - chef de service dans les services centraux
Conseillers sportifs centraux ou extérieurs et extérieurs,
et - directeur des études dans les
Conseillers de Responsabilité dans la formation établissements de formation
jeunesse des cadres
Formation des cadres sportifs et de Sous réserve de 5 années de pratique
Educateurs sportifs
jeunesse auprès des ligues et professionnelle:
et
associations de jeunesse - conseillers provinciaux ou départementaux
animateurs de
Animation auprès des associations auprès des ligues et des associations de
jeunesse
sportives et de jeunesse jeunesse
Educateurs sportifs
Sous réserve de 3 années de pratique
adjoints
Animation auprès des associations professionnelle :
et
sportives et de jeunesse - surveillant général dans les établissements
animateurs adjoints de
spécialisés
jeunesse

CHAPITRE 3 : DES AVANTAGES, DES DROITS


ET DES PREROGATIVES

Article 47.- Conformément aux articles 12 et 13 du statut général et sous réserve des dispositions
réglementaires, les fonctionnaires du secteur éducation peuvent prétendre au bénéfice :

- de l'année sabbatique pour le personnel enseignant du second degré titulaire au moins du


D.E.A. ou d'un diplôme équivalent et justifiant de 4 années de service continu ;

- du stage professionnel de perfectionnement, de spécialisation ou de formation verticale visant


en particulier les soutenances de thèse, les formations des inspecteurs et des conseillers
pédagogiques, le passage du profil de professeur adjoint à celui du professeur, de maître
d'E.P.S. à professeur adjoint d'E.P.S., la formation continue et le recyclage des instituteurs, la
formation continue et le recyclage des maîtres d'E.P.S. et des instructeurs de jeunesse.

Article 48.- Conformément à l'article 114 du statut général, les personnels de contrôle et d'inspection
suivants bénéficient de la mise à la retraite à soixante ans sans préjudice des dispositions prévues à
l'article 115 du même statut :

- les inspecteurs pédagogiques de l'éducation nationale ;

- les inspecteurs de la jeunesse et des sports ;

- les inspecteurs d'administration scolaire et universitaire.

Article 49.- Pour l'amélioration des conditions de vie et de travail, l'incitation à la fonction enseignante
et l'optimisation du rendement, les fonctionnaires du secteur éducation exerçant dans les zones

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74
déshéritées bénéficient d'une prime d'éloignement dont le montant et les conditions d'attribution sont
fixées par voie réglementaire.

Article 50.- Conformément aux articles 121, 122 et 123 du statut général des fonctionnaires, les
fonctionnaires du secteur éducation bénéficient des :

- prestations familiales et de maternité ;

- pensions vieillesse, d'invalidité et de survivant ;

- prestations de santé et la couverture des risques professionnels.

Ils bénéficient, par ailleurs, ainsi que leurs conjoints et enfants à charge, des visites médicales et
soins gratuits dans les dispensaires, centres médicaux et hôpitaux de la santé publique.

En cas d'hospitalisation, ils ont à payer une fraction des tarifs hospitaliers dans les conditions
définies par les textes réglementaires en vigueur.

En cas de décès du fonctionnaire en activité, d'un de ses conjoints ou de ses enfants à charge,
l'administration prend en charge les frais funéraires dans les conditions fixées par décret.

Article 51.- Le logement étant un outil de travail pour l'enseignant, les fonctionnaires du secteur
éducation doivent être logés en priorité par les commissions nationales, provinciales et
départementales du logement.

Ceux non logés bénéficient d'une prime de logement.

CHAPITRE 4 : DES DEVOIRS, OBLIGATIONS


ET DISCIPLINE

Article 52.- Les fonctionnaires du secteur éducation sont passibles des sanctions disciplinaires
prévues aux articles 126 à 144 du statut général des fonctionnaires.

Article 53.- Compte tenu du caractère spécifique de la mission qui leur est dévolue, les fonctionnaires
du secteur éducation s'exposent aux sanctions majeures prévues à l'article 129 du statut général des
fonctionnaires en cas de :

- absences ou retards répétés et injustifiés ;

- état d'ébriété notoire ;

- concussion et corruption ;

- détournement de mineurs ;

- détournement de fonds destinés aux œuvres péri-scolaires ou du matériel didactique ;

- rixe ;

- insubordination ;

- toxicomanie, trafic et complicité dans la distribution de drogue.

Article 54.- Le refus d'affectation et l'abandon de poste sans justification exposent les fonctionnaires
du secteur éducation aux sanctions prévues à l'article 11 du statut général des fonctionnaires.

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Article 55.- Les carences professionnelles suivantes :

- absence ou mauvaise tenue des cahiers de texte, de préparations ou d'évaluation ;

- refus de participation aux surveillance et corrections d'examens ;

- divulgation de sujets d'examen et complicité de fraude ;

- non-respect des horaires et programmes ;

- refus d'animation des activités sportives et socio-éducatives ;

- refus de participer aux conseils de classe, d'établissement, d'enseignement et aux activités


pédagogiques,

- exposent leurs auteurs aux sanctions prévues à l'article 129 du statut général des
fonctionnaires.

CHAPITRE 5: DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES

Article 56.- Les fonctionnaires du secteur éducation de la catégorie C ainsi que ceux de la catégorie
B hiérarchie B2 continuent à bénéficier des concours professionnels et autres modes d'avancement
prévus par le statut général des fonctionnaires.

CHAPITRE 6: DES DISPOSITIONS FINALES

Article 57.- La présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et notamment le
décret n°865/PR/MFP du 20 août 1981 sera enregistrée, publiée selon la procédure d'urgence et
exécutée comme loi de l'Etat.

Fait à Libreville, le 8 mars 1993


Par le Président de la République,
Chef de d'Etat ;
El Hadj OMAR BONGO

Le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement

Casimir OYE MBA

Le Ministre de l’Education Nationale ;

Paulette MOUSSAVOU MISSAMBO

Le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Condition Féminine ;

Yolande BIKE

Le Ministre de la Fonction Publique


et de la Réforme Administrative ;

Pierre-Claver ZENG EBOME

Le Ministre des Finances, du Budget et des Participations ;

Paul TOUNGUI

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Loi n° 18/92 du 18 mai 1993 fixant les conditions de constitution et le fonctionnement
des organisations syndicales des agents de l’Etat

L’Assemblée Nationale a délibéré et adopté ;


Le Président de la République, Chef de l’Etat,
Promulgue la loi dont la teneur suit :

TITRE I
DISPOSITIONS GENERALES

CHAPITRE 1er: DE L’OBJET

Article 1er.- La présente loi fixe les conditions de constitution et le fonctionnement des organisations
syndicales des agents de l’Etat.

Article 2.- On entend par agent de l’Etat toute personne exerçant une fonction publique et rémunérée
par le budget de l’Etat, des collectivités publiques ou des établissements publics.

Article 3.- La présente loi ne s’applique pas aux forces de sécurité et de défense.

CHAPITRE 2 : DES SYNDICATS

Article 4.- Les syndicats des agents de l’Etat sont des groupements professionnels formés par des
agents de l’Etat pour la défense des intérêts communs.

Article 5.- Les agents de l’Etat ont le droit de constituer toute organisation syndicale de leur
choix, ainsi que celui de s’affilier à toute organisation syndicale existante.

Article 6.- Tout agent de l’Etat peut adhérer librement au syndicat de son choix dans le cadre de sa
profession.

Article 7.- Les syndicats des agents de l’Etat ne concernent que les agents de l’Etat.

Article 8.- Les agents de l’Etat bénéficient des droits indispensables à l’exercice normal du droit
syndical, sous la seule réserve des obligations tenant à leur statut et aux dispositions de la présente
loi.

Article 9.- Des facilités sont accordées aux organisations syndicales des agents de l’Etat pour
permettre à leurs délégués de remplir leurs activités syndicales sans que le fonctionnement normal du
service puisse en être entravé.

TITRE II
LA CONSTITUTION ET LE FONCTIONNEMENT DES ORGANISATIONS SYNDICALES

CHAPITRE 1er: DE LA CONSTITUTION DES


ORGANISATIONS SYNDICALES

Article 10.- Les syndicats des agents de l’Etat se forment et se dissolvent librement, conformément
aux dispositions de leur statut.

Article 11.- Les fondateurs de tout syndicat professionnel doivent déposer les statuts et les noms de
ceux qui, à un titre quelconque, sont chargés de son administration ou de sa direction.

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Ce dépôt a lieu à la mairie ou au siège de la circonscription près de laquelle le syndicat est
établi, et copie est adressée pour information au parquet du tribunal de première instance du ressort,
au ministère du travail, au ministère de l’administration du territoire et au ministère de la Fonction
Publique.
Article 12.- Le dépôt du dossier mentionné à l’article 11 ci-dessus donne lieu à la délivrance d’un
récépissé.

Article 13.- Les modifications apportées aux statuts et les changements survenus dans la composition
de la direction ou de l’administration du syndicat doivent être portés, dans les mêmes conditions, à la
connaissance des mêmes autorités.

CHAPITRE 2 : DU FONCTIONNEMENT DES


ORGANISATIONS SYNDICALES

Article 14.- Les organisations syndicales peuvent acquérir à titre onéreux, posséder et administrer :

- les cotisations de leurs membres ;

- les locaux destinés à leur administration ou aux réunions des membres ;

- les immeubles nécessaires à l’accomplissement de leurs activités.

TITRE III
LE FINANCEMENT DES ORGANISATIONS SYNDICALES

Article 15.- Les ressources des organisations syndicales des agents de l’Etat sont constituées entre
autres par :

- les cotisations de leurs membres ;

- les dons et legs ;

- les revenus liés à leurs activités.

Article 16.- Le montant des cotisations des membres et les modalités de leur versement sont
librement fixés par les statuts de chaque organisation syndicale des agents de l’Etat.

TITRE IV
LE REGLEMENT DES DIFFERENDS COLLECTIFS

Article 17.- Le règlement des différends collectifs se fait par voie de négociation ou par toute autre
procédure présentant des garanties d’indépendance et d’impartialité jugées suffisantes par les parties,
notamment la conciliation et la médiation. Ces voies de règlement doivent précéder tout recours à
l’exercice du droit de grève.

TITRE V
L’EXERCICE DU DROIT DE GREVE

Article 18.- Est qualifié de grève, tout arrêt collectif et concerté de travail, tout comportement collectif
de nature à perturber le fonctionnement normal d’un service, décidés pour défendre une revendication
professionnelle.

Article 19.- Tout usage du droit de grève doit être précédé d’un préavis émanant d’une ou de
plusieurs organisations syndicales.

Article 20.- Le préavis doit être remis huit jours au moins avant le déclenchement de la grève à
l’autorité administrative. Il fait état des revendications qui sont la cause du mouvement de grève
projeté, fixe sa durée et désigne les agents délégués par leurs collègues pour les représenter dans les
négociations à entreprendre. L’autorité administrative les convoque dans les quarante-huit heures qui
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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

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suivent le dépôt en vue de trouver une solution au conflit. Pendant toute la période du préavis, les
agents concernés continuent à assurer normalement le fonctionnement de leur service.

Article 21.- En cas de non conciliation dans les huit jours, un procès-verbal est dressé séance tenante
et transmis au Premier Ministre, Chef du gouvernement, qui désigne en accord avec les parties un
médiateur.

Article 22.- Lorsqu’une grève est déclenchée, un service minimum doit être mis en place par le ou les
syndicats des agents de l’Etat concernés.

Article 23.- Toute grève déclenchée en violation des dispositions de la présente loi, est illégale.

Article 24.- Les agents en grève doivent respecter le principe de la liberté du travail. Ils ne doivent en
aucun cas empêcher l’accès aux lieux de travail des personnels non grévistes et de ceux chargés
d’assurer le service minimum.

Article 25.- Les journées de grève ne sont pas rémunérées. Seuls sont versés aux agents en grève
les prestations familiales, les suppléments pour charge de famille et l’aide au logement.

Le service minimum est rémunéré dans les conditions normales.

Article 26.- La responsabilité de l’organisation ou des organisations syndicales, des membres des
bureaux des syndicats ainsi que des grévistes est engagée en cas de débordement du mouvement.

Ils répondent du ou des dommages causés aux personnes ou aux biens.

TITRE VI
LES SANCTIONS

Article 27.- L’inobservation des dispositions de la présente loi entraîne l’application des sanctions
prévues par les lois et règlement régissant la carrière des agents concernés.

TITRE VII
DISPOSITIONS PARTICULIERES

Article 28.- Sous réserve des dispositions de l’article 27 ci-dessus, les conflits nés de l’application de
la présente loi sont portés devant les juridictions compétentes.

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TITRE VIII
DISPOSITIONS FINALES

Article 29.- Des décrets pris en conseil des ministres déterminent en tant que de besoin les modalités
d’application de la présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires.

Article 30.- La présente loi sera enregistrée, publiée au Journal Officiel et exécutée comme loi de
l’Etat.

Fait à Libreville, le 18 mai 1993


Par le Président de la République,
Chef de l’Etat ;

El Hadj OMAR BONGO

Le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement ;

Casimir OYE MBA

Le Ministre de la Fonction Publique


et de la Réforme Administrative ;

Pierre-Claver ZENG EBOME

Le Ministre de l’Administration du Territoire,


des Collectivités Locales et de la Décentralisation ;

Antoine MBOUMBOU MIYAKOU

Le Ministre des Finances, du Budget


et des Participations ;

Paul TOUNGUI

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;

Serge MBA BEKALE

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Loi n°12/94 du 16 septembre 1994 portant statut des magistrats

L’Assemblée nationale a délibéré et adopté,

Le président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la loi dont la teneur suit :

CHAPITRE 1er: DISPOSITIONS GENERALES

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions de l’article 47 de la Constitution, fixe
le statut des magistrats.

Article 2.- Le présent statut s’applique aux magistrats des Cours judiciaire, administrative et des
comptes, des cours d’appel et des tribunaux.

Il ne s’applique pas aux magistrats de la Cour constitutionnelle, sous réserve des


dispositions du chapitre dixième relatif aux positions.

Article 3.- La justice est une autorité indépendante du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif.

Les juges ne sont soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi.

Article 4.- Le conseil supérieur de la magistrature veille à la bonne administration de la justice, et


statue de ce fait sur les nominations, les affectations, les avancements et la discipline des magistrats.

Article 5.- Le corps des magistrats comprend trois ordres : judiciaire, administratif et financier.

Article 6.- L’ordre judiciaire comprend les magistrats de la Cour judiciaire, des cours d’appel et des
tribunaux de première instance compétents en matière civile, commerciale, sociale et pénale.

Article 7.- L’ordre administratif comprend les magistrats de la Cour administrative, des cours d’appel
et des tribunaux compétents en matière administrative.

Article 8.- L’ordre financier comprend les magistrats de la Cour des comptes et des tribunaux des
comptes.

Article 9.- Les magistrats des juridictions exercent leurs fonctions soit au siège, soit au parquet.

Les magistrats du siège sont inamovibles. Ils peuvent cependant recevoir, lorsque les
nécessités du service l’exigent, des affectations sur décision du conseil supérieur de la magistrature.

Les magistrats du parquet sont placés sous la direction et le contrôle de leurs chefs
hiérarchiques et sous l’autorité du ministre chargé de la justice. À l’audience, leur parole est libre.

Article 10.- Les magistrats de l’administration centrale du ministère de la justice sont placés sous la
direction et le contrôle de leurs chefs hiérarchiques.

Ils appartiennent à l’un des trois ordres du corps des magistrats visés à l’article 5 ci-dessus.

Article 11.- Après son intégration et avant d’entrer en fonction, le magistrat prête le serment suivant
devant la plus haute juridiction de son ordre :

« Je jure de remplir consciencieusement mes fonctions, de respecter scrupuleusement la loi,


de garder religieusement le secret des délibérations et de me conduire en tout comme un digne et
loyal magistrat ».

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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

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En cas de nécessité, ce serment peut être prêté par écrit.

Le magistrat ne peut en aucun cas être relevé du serment. L’ancien magistrat prête à nouveau
serment lorsqu’il est réintégré.

Article 12.- Les magistrats sont installés dans leurs fonctions en audience solennelle de la juridiction
à laquelle ils sont nommés ou rattachés.

Article 13.- L’exercice des fonctions de magistrat est incompatible avec l’exercice de toute fonction
publique et de toute autre activité professionnelle ou salariée.

Des dérogations individuelles peuvent toutefois être accordées aux magistrats, par décision
du ministre chargé de la justice, après avis des chefs de cour, pour donner des avis ressortissant de
leur compétence ou pour exercer des fonctions ou activités qui ne seraient pas de nature à porter
atteinte à la dignité du magistrat ou à son indépendance.

L’exercice des fonctions de magistrat est également incompatible avec l’exercice de tout
mandat public électif.

Les magistrats peuvent, sans autorisation préalable, se livrer à des travaux scientifiques,
littéraires ou artistiques, ainsi qu’à des actions culturelles et sportives, non lucratives.

Article 14.- Aucun magistrat ne peut siéger dans la même cause que son conjoint, ses parents ou
alliés jusqu’à un degré d’oncle ou de neveu exerçant, dans ladite cause, les fonctions de magistrat,
greffier, huissier, commissaire-priseur, expert, syndic de faillite ou liquidateur judiciaire.

Tout magistrat dont un parent ou allié jusqu’au degré mentionné à l’alinéa précédent est
l’avocat d’une partie en cause ne peut, à peine de nullité de l’arrêt ou du jugement, être appelé à
composer la cour ou le tribunal.

Article 15.- Toute manifestation de nature politique, incompatible avec la réserve que leur imposent
leurs fonctions, est interdite aux magistrats, conformément aux dispositions du statut général de la
fonction publique.

Est également interdite toute action de nature à arrêter le fonctionnement des juridictions.

Article 16.- L’exercice du droit syndical par les magistrats est soumis aux dispositions de la loi
n°18/92 du 18 mai 1993 fixant les conditions de constitution et de fonctionnement des organisations
syndicales des agents de l’Etat, et aux règles définies à l’article 15 ci-dessus.

Article 17.- Les dispositions du code pénal relatives aux outrages et aux violences envers les
dépositaires de l’autorité et de la force publique et toutes celles prévues par des textes spéciaux sont
applicables aux magistrats dans l’exercice de leurs fonctions.

Article 18.- Lorsqu’un magistrat a été poursuivi par un tiers pour faute de service et qu’un conflit
d’attribution n’a pas été élevé, l’Etat doit, dans la mesure où une faute personnelle détachable de
l’exercice de ses fonctions n’est pas imputable à ce magistrat, couvrir celui-ci de toutes
condamnations civiles prononcées contre lui.

De même, indépendamment des règles fixées par le code pénal et les lois spéciales, les
magistrats sont protégés contre les menaces, attaques de quelque nature que ce soit, dont ils peuvent
être l’objet dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.

L’Etat, tenu dans les conditions prévues à l’alinéa précédent, est subrogé aux droits du
magistrat victime pour réclamer aux auteurs du préjudice le remboursement des sommes par lui
versées. Il dispose en outre d’une action directe qu’il peut exercer par voie de constitution de partie
civile devant la juridiction compétente.
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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

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Article 19.- En dehors de leurs fonctions, les magistrats ne peuvent être requis que pour le service
militaire.

Toute autre disposition réglementaire, prescrivant leur participation aux travaux d’organismes
ou de commissions extrajudiciaires, doit être soumise à l’avis préalable et au contreseing du ministre
chargé de la justice.

Article 20.- Le magistrat est astreint à résider au siège de la juridiction à laquelle il est affecté. Des
dérogations exceptionnelles à caractère individuel et provisoire peuvent être accordées par le ministre
chargé de la justice, après avis des chefs de cour.

Article 21.- Il est attribué aux magistrats une carte professionnelle dont les modalités de délivrance
sont déterminées par décret pris en conseil des ministres.

CHAPITRE 2 : DU RECRUMENT

Article 22.- Sont intégrés dans le corps des magistrats, en qualité de magistrats stagiaires pour servir
dans l’ordre judiciaire, les élèves magistrats titulaires de la maîtrise en droit et diplômés de l’Ecole
nationale de la magistrature ou de tout autre établissement spécialisé équivalent agréé par l’Etat.

Sont intégrés dans le corps des magistrats, en qualité de magistrats stagiaires pour servir
dans l’ordre administratif, les élèves magistrats titulaires de la maîtrise en droit et diplômés de l’Ecole
nationale de la magistrature ou de tout autre établissement spécialisé équivalent agréé par l’Etat.

Sont intégrés dans le corps des magistrats, en qualité de magistrats stagiaires pour servir
dans l’ordre financier, les élèves magistrats titulaires soit de la maîtrise en droit, soit de la maîtrise en
économie, soit de la maîtrise en gestion, et diplômés de l’Ecole nationale de la magistrature ou de tout
autre établissement spécialisé équivalent agréé par l’Etat.

Article 23.- Dès leur intégration, les magistrats stagiaires ayant accompli des années d’études
supplémentaires sanctionnées par un diplôme supérieur au minima prévus à l’article 22 susvisé et à
l’article 31 du statut général des fonctionnaires, bénéficient d’une indemnité de spécialité.

La même indemnité est attribuée aux magistrats en activité qui obtiennent un titre ou un
diplôme de même valeur qu’à l’alinéa précédent, postérieurement à la promulgation de la présente loi.

Article 24.- Peuvent être intégrés directement dans le corps des magistrats et nommés aux diverses
fonctions de ce corps :
- les avocats titulaires de la maîtrise en droit et ayant au moins dix ans d’exercice de leur
profession ;
- les greffiers titulaires de la maîtrise en droit et ayant au moins dix ans d’exercice de leur
profession.

Le nombre des magistrats nommés au titre du présent article ne peut dépasser le cinquième
des vacances constatées.

Les nominations au titre du présent article ne peuvent intervenir que sur décision du conseil
supérieur de la magistrature qui détermine le grade, la classe, l’échelon et les fonctions auxquels les
candidats peuvent être nommés.

Les dispositions du statut général des fonctionnaires sur le changement de spécialité ne


s’appliquent pas au corps des magistrats.

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CHAPITRE 3: DU STAGE

Article 25.- Le stage est la période de temps probatoire pendant laquelle le magistrat stagiaire doit
s’initier à ses futures fonctions et faire la preuve qu’il est apte à les exercer avant d’être titularisé.

Article 26.- Les agents visés à l’article 24 ci-dessus ne sont pas soumis au stage.

Toutefois, le décret de leur nomination, pris en conseil supérieur de la magistrature, fixe la


durée et les modalités de la formation spécifique qui leur est obligatoirement dispensée par l’Ecole
nationale de la magistrature.

Article 27.- La durée du stage est de douze mois. Elle ne peut être renouvelée qu’une fois.

Article 28.- À l’expiration de la période probatoire définie à l’article 25 ci-dessus, sur proposition du
ministre chargé de la justice et après avis du conseil supérieur de la magistrature, le magistrat
stagiaire est soit titularisé, soit licencié, soit astreint à une nouvelle période de stage à l’issue de
laquelle il sera obligatoirement soit titularisé, soit licencié.

Le magistrat stagiaire pour lequel n’a été demandée ni la titularisation, ni la révocation, ni une
nouvelle période de stage, est titularisé d’office à la fin du sixième mois qui suit la fin de la première
période de stage.

Article 29.- Le magistrat stagiaire ne peut être placé en position de détachement ou de disponibilité.

Article 30.- Les dispositions du chapitre huitième relatif à la discipline sont applicables aux magistrats
stagiaires.

Toutefois, seules les sanctions suivantes leur sont applicables :

- l’avertissement ;

- le blâme ;

- le licenciement.

CHAPITRE 4 : DE LA HIERARCHIE

Section 1 – Hiérarchie des grades

Article 31.- La hiérarchie des grades du corps des magistrats comprend trois grades : le deuxième
grade, le premier grade et le grade hors hiérarchie.

Le deuxième et le premier grade comprennent chacun deux classes. À l’intérieur de chaque


classe, sont établis des échelons d’ancienneté. Le grade hors hiérarchie ne comprend ni classe, ni
échelon.

Article 32.- La première classe du deuxième grade comprend trois échelons. La deuxième classe du
deuxième grade comprend trois échelons. La durée d’ancienneté dans chaque échelon est de deux
ans.

La première classe du premier grade comprend trois échelons. La durée d’ancienneté dans
chaque échelon est de trois ans.

La deuxième classe du premier grade comprend trois échelons. La durée d’ancienneté dans
chaque échelon est de trois ans.

Article 33.- Les magistrats du deuxième grade sont appelés à exercer dans les tribunaux.

Les magistrats du premier grade sont appelés à exercer dans les cours d’appel.
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Les magistrats du grade hors hiérarchie sont appelés à exercer dans les Cours judiciaire,
administrative et des comptes ou en qualité de conseiller au ministère de la justice.

En raison de la spécificité de l’ordre financier, les auditeurs, les auditeurs supérieurs et les
conseillers référendaires peuvent être appelés à exercer à la Cour des comptes.

Les magistrats de l’administration centrale du ministère de la justice appartiennent à l’un des


grades visés à l’article 31 ci-dessus, sans préjudice de la hiérarchie des grades et des fonctions.

Section 2 – Hiérarchie des fonctions

Article 34.- Les fonctions exercées par les magistrats dans les juridictions et l’administration centrale
du ministère de la justice, sont classées en sept groupes ainsi définis :
- groupe I : juge d’instruction, juge, substitut, fonctions administratives inférieures à chef de
service au ministère de la justice ;

- groupe II : vice-président de tribunal, premier juge d’instruction, auditeur, procureur de la


République adjoint, commissaire à la loi adjoint, chef de service au ministère de la justice ;

- groupe III : premier vice président du tribunal de Libreville, premier juge d’instruction du tribunal
de Libreville, président de tribunal, auditeur supérieur, conseiller de cour d’appel, procureur de la
République adjoint du tribunal de Libreville, procureur de la République, commissaire à la loi,
commissaire du gouvernement adjoint, substitut général de cour d’appel, directeur des études à
l’Ecole nationale de la magistrature, secrétaire général de l’Ecole nationale de la magistrature,
directeur d’administration centrale du ministère de la justice ;

- groupe IV : président du tribunal de Libreville, conseiller référendaire, président de chambre de


cour d’appel, procureur de la République du tribunal de Libreville, commissaire du gouvernement,
avocat général de cour d’appel, commissaire général adjoint de cours d’appel ;

- groupe V : président de cour d’appel, conseiller-maître, conseiller de Cour (judiciaire et


administrative), procureur général de cour d’appel, commissaire général à la loi de cour d’appel,
avocat général de Cour (judiciaire et des comptes), commissaire à la cour administrative ;

- groupe VI : président de chambre de Cour (judiciaire, administrative et des comptes), procureur


général adjoint de Cour (judiciaire et des comptes), commissaire général adjoint à la Cour
administrative, secrétaire général de Cour (judiciaire, administrative et des comptes), directeur de
l’Ecole nationale de la magistrature, inspecteur des services judiciaires, conseiller au ministère de la
justice ;
- groupe VII : président de Cour (judiciaire, administrative et des comptes), procureur général de
Cour (judiciaire et des comptes), commissaire général près la Cour administrative, inspecteur général
des services judiciaires, secrétaire général de la chancellerie.

Section 3 - Rapports grade-fonction

Article 35.- Pour les nécessités de service, et sur décision du conseil supérieur de la magistrature, un
magistrat d’un grade supérieur peut être appelé à exercer des fonctions d’un niveau inférieur.

Dans ce cas, l’intéressé conserve les avantages attachés à son grade.

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CHAPITRE 5 : DES NOMINATIONS, AVANCEMENTS ET NOTAIONS

Article 36.- Pour chaque nomination, affectation ou promotion de magistrat, le ministre chargé de la
justice soumet au conseil supérieur de la magistrature, qui statue, les propositions des chefs des
cours et de l’administration centrale du ministère de la justice.

Les propositions de nomination, affectation, mutation ou promotion des chefs des Cours
judiciaire, administrative et des comptes, ainsi que celles de l’inspecteur général des services
judiciaires et du secrétaire général de la chancellerie du ministère de la justice, sont soumises au
conseil supérieur de la magistrature par le ministre chargé de la justice, conformément aux listes
d’aptitude établies à cet effet.

Nul magistrat ne peut être nommé à une fonction dans les Cours judiciaire, administrative et
des comptes s’il n’est magistrat de grade hors hiérarchie.

Article 37.- L’avancement normal et automatique est l’avancement d’un échelon à un autre dans un
grade.

L’avancement au choix des magistrats en grade et en classe ne peut intervenir qu’après


inscription sur le tableau d’avancement.

Le tableau d’avancement est établi annuellement, sur proposition du ministre chargé de la


justice par décision du conseil supérieur de la magistrature.

Article 38.- Nul magistrat ne peut être inscrit au tableau d’avancement pour le grade hors hiérarchie
s’il ne compte au moins huit années d’ancienneté dans le premier grade.

Nul magistrat ne peut être inscrit au tableau d’avancement pour le premier grade, s’il ne
compte au moins six années d’ancienneté dans le deuxième grade.

Article 39.- Nul magistrat ne peut être promu au choix en deuxième classe du premier grade s’il ne
compte au moins cinq années d’ancienneté dans la première classe.

Le magistrat en détachement continue à bénéficier de l’avancement d’échelon.

Article 40.- Les fonctions exercées par les magistrats de chaque grade sont définies par le décret de
nomination.

Les décrets portant promotion de grade ou nomination aux fonctions sont pris, sur proposition
du ministre chargé de la justice, à la suite des décisions du conseil supérieur de la magistrature.

Article 41.- Les dispositions relatives à l’avancement ne s’appliquent pas aux nominations des
magistrats de grade hors hiérarchie.

Article 42.- Il est attribué, chaque année, à tout magistrat en activité ou en position de détachement,
une note chiffrée suivie d’une appréciation générale exprimant sa valeur professionnelle.

Les magistrats sont notés, successivement, par leurs supérieurs hiérarchiques directs, ainsi
que par le ministre chargé de la justice, en ce qui concerne les magistrats du parquet et de
l’administration centrale. L’ensemble des notes annuelles des magistrats du siège et du parquet,
centralisé au ministère de la justice est communiqué au conseil supérieur de la magistrature.

Les appréciations et notes chiffrées attribuées aux magistrats peuvent leur être
communiquées sur leur demande.

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CHAPITRE 6: DU PERFECTIONNEMENT ET DE
LA FORMATION CONTINUE

Article 43.- Le perfectionnement et la formation continue des magistrats sont assurés au moyen des
séminaires et des stages professionnels à la charge de l’Etat ou de tout autre organisme national ou
international.

Article 44.- Les annonces de séminaires et les possibilités de stages professionnels font l’objet de la
plus grande diffusion chaque année au sein de toutes les juridictions et de l’administration centrale.

Article 45.- La désignation d’un magistrat à prendre part à un stage est subordonnée à la note
chiffrée qui lui est attribuée chaque année.

CHAPITRE 7: DE LA REMUNERATION
ET DES AVANTAGES MATERIELS

Article 46.- Le magistrat perçoit une rémunération qui comprend le traitement et ses accessoires. La
rémunération des magistrats est fixée par voie réglementaire, conformément aux textes en vigueur.

Article 47.- Le magistrat mis à la retraite est autorisé à faire valoir ses droits à pension. Les droits à
pension sont fixés conformément à la législation en vigueur au moment de l’admission à la retraite.

Article 48.- Le conjoint survivant et les orphelins mineurs du magistrat décédé en exercice ou en
retraite bénéficient d’une pension de réversion. Cumulativement avec cette pension, il est alloué au
conjoint survivant et aux orphelins mineurs du magistrat décédé en exercice un capital-décès dont le
montant est fixé par décret.

Article 49.- Une pension d’invalidité cumulable avec la pension de retraite et réversable au conjoint
survivant et aux orphelins mineurs en cas de décès du titulaire, peut être attribuée au magistrat placé
dans l’impossibilité de continuer ses fonctions.

Si le magistrat en service contracte une maladie ou est atteint d’une infirmité entrainant une
invalidité partielle, il bénéficie, lorsqu’il est maintenu en fonctions, d’une rente temporaire d’invalidité et
d’un pécule cumulables avec sa solde d’activité. Cette disposition est applicable aux magistrats dans
les conditions définies par la loi relative au régime général des pensions de l’Etat.

Article 50.- Tout magistrat a droit à la gratuité du costume d’audience. Il bénéficie en outre du
logement d’astreinte quelle que soit sa situation de famille.

Article 51.- Le magistrat, son conjoint et les enfants en charge ont droit aux visites et aux soins
médicaux gratuits dans les établissements sanitaires de l’Etat. En cas d’hospitalisation, ils ont à payer
une fraction des tarifs hospitaliers dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

Article 52.- En cas de décès d’un magistrat en activité, d’un de ses conjoints ou de ses enfants à
charge, les frais funéraires et de transfert de la dépouille mortelle du lieu de décès à son domicile sont
à la charge de l’Etat, dans les conditions fixées par décret.

Article 53.- Le produit résultant de l’accomplissement de tous actes de procédure, notamment les
frais d’enregistrement, les amendes, les redevances diverses, est reversé par l’agent judiciaire du
trésor au budget de l’Etat, aux juridictions et aux services centraux du ministère de la justice, selon les
modalités fixées par voie réglementaire.

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CHAPITRE 8: DE LA DISCIPLINE

Article 54.- Tout manquement par un magistrat aux convenances de son état, à l’honneur, à la
délicatesse ou à la dignité, constitue une faute disciplinaire.

Cette faute s’apprécie en outre, pour les magistrats du parquet et de l’administration centrale
du ministère de la justice, compte tenu des obligations qui découlent de leur subordination
hiérarchique.

Article 55.- Les chefs de juridiction et les responsables de l’administration centrale du ministère de la
justice ont le pouvoir de donner des avertissements aux magistrats placés sous leur autorité. Ils
adressent immédiatement un rapport sur les faits commis par le magistrat fautif à leurs supérieurs
hiérarchiques.

Article 56.- Les sanctions disciplinaires à l’encontre des magistrats sont prononcées par le conseil
supérieur de la magistrature siégeant en conseil de discipline.

Article 57.- Les sanctions disciplinaires sont :


- le blâme;

- le blâme avec inscription au dossier ;

- le retrait de certaines fonctions ;

- la radiation du tableau d’avancement ;

- l’abaissement d’échelon;

- la rétrogradation;

- l’exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximum de six mois ;

- la mise à la retraite d’office ou l’admission à cesser ses fonctions lorsque le magistrat n’a pas
droit à une pension de retraite ;

- la révocation avec ou sans suspension des droits à pension.

Article 58.- Le ministre chargé de la justice, informé des faits de nature à entrainer des poursuites
disciplinaires contre un magistrat, les dénonce au conseil supérieur de la magistrature siégeant en
conseil de discipline.

Lorsque les faits visés à l’alinéa précédent sont d’une gravité exceptionnelle, les chefs de
juridiction et les responsables de l’administration centrale du ministère de la justice peuvent interdire
au magistrat fautif l’exercice de ses fonctions, pendant une période qui ne peut excéder trois mois.
Dans ce cas, l’avis des chefs de cour de l’ordre dont relève l’intéressé est obligatoirement joint à la
mesure d’interdiction. L’ensemble du dossier est transmis, sans délai, au ministre chargé de la justice
qui se prononce sur le maintien ou non de l’interdiction, en attendant la comparution de l’intéressé
devant le conseil de discipline.

L’interdiction temporaire entraine, en ce qui concerne le traitement, les effets prévus par le
statut général des fonctionnaires.

Article 59.- Le conseil de discipline, réuni sur la convocation de son président, désigne parmi ses
membres un rapporteur. Il le charge, s’il y a lieu, de procéder à une enquête.

Article 60 .- Au cours de l’enquête, le rapporteur entend ou fait entendre l’intéressé par un magistrat
d’un rang au moins égal à celui de ce dernier et, s’il y a lieu, le plaignant et les témoins. Il accomplit
tous actes d’investigations utiles.

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Article 61.- Lorsqu’une enquête n’a pas été jugée nécessaire ou lorsque l’enquête est complète, le
magistrat est cité à comparaître devant le conseil de discipline.

Article 62.- Le magistrat est tenu de comparaître en personne. Il peut se faire assister d’un de ses
pairs. En cas de maladie ou d’empêchement justifiés, la procédure est envoyée à une date ultérieure.

Article 63.- Le magistrat a droit à la communication de son dossier, de toutes les pièces de l’enquête
et du rapport établi par le rapporteur. Son représentant a droit à la communication des mêmes
documents.

Article 64.- Au jour fixé par la citation et après lecture du rapport, le magistrat déféré est invité à
fournir ses explications et moyens de défense sur les faits qui lui sont reprochés.

Article 65.- Le conseil de discipline statue à huis clos. La décision, qui doit être motivée, est
susceptible de recours devant la Cour administrative.

Si le Magistrat cité, hors le cas de force majeure, ne comparaît pas, il peut néanmoins être
statué et la décision est déclarée contradictoire.
Article 66.- La décision rendue est notifiée à l’intéressé en la forme administrative. Elle prend effet à
compter du jour de cette notification.

Article 67.- Tout fait de nature à entraîner des poursuites répressives à l’encontre d’un magistrat doit
faire l’objet d’une enquête immédiate de son chef hiérarchique, assisté, en cas d’infraction flagrante,
des agents des forces de sécurité. Dans le cas contraire, l’enquête est confiée à l’inspecteur général
des services judiciaires sur instruction du ministre chargé de la Justice.

Article 68.- Le ministre chargé de la Justice saisit les présidents des Cours judiciaire, administrative et
des comptes sur les faits reprochés à un magistrat desdites cours ou de même rang.

En cas d’empêchement, les présidents desdites cours peuvent déléguer leurs pouvoirs à un
magistrat de grade au moins équivalent à celui du magistrat poursuivi.

Article 69.- S’il agit d’un magistrat de la cour d’appel ou de même rang, l’information sera requise par
le procureur général près la Cour judiciaire sur instruction du ministre chargé de la justice. Le
président de la Cour judiciaire remplira les fonctions de juge d’instruction.

En ce qui concerne les magistrats des tribunaux ou de même rang, l’information sera assurée
par le président de la cour d’appel sur réquisitoire du procureur général près ladite cour.

Article 70.- Après clôture du dossier, le magistrat prévenu ou accusé est jugé en audience publique
par la Cour judiciaire. Si la prévention ou l’accusation frappe un président de Cour judiciaire,
administrative ou des comptes ou les procureurs généraux près lesdites cours ou tout magistrat de
rang équivalent, la cour sera formée de magistrats de même rang.

Article 71.- Toute mesure d’arrestation ou de détention à l’encontre d’un magistrat ne peut intervenir
que sur décision du Président de la République après avis du conseil supérieur de la magistrature,
sauf cas de flagrant délit.

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CHAPITRE 10 : DES POSITIONS

Article 72.- Le magistrat est placé dans l’une des positions suivantes :

- en activité ;

- en détachement ;

- en disponibilité ;
- sous les drapeaux.

Article 73.- Les dispositions du statut général des fonctionnaires concernant les positions ci-dessus
énumérées s’appliquent aux magistrats, dans la mesure où elles ne sont pas contraires au présent
statut et sous réserve des dérogations ci-après.

Article 74.- À l’expiration de la période de disponibilité, et après avoir été reconnu apte à reprendre
son service, le magistrat est réintégré dans son grade et dans une fonction, aux mêmes niveaux que
ceux qu’il occupait auparavant. S’il n’est pas reconnu apte, il est admis à cesser ses fonctions et, s’il y
a lieu, à faire valoir ses droits à la retraite.

Article 75.- La mise en position de détachement, de disponibilité ou sous les drapeaux est prononcée,
selon le cas, dans les formes prévues pour les nominations de magistrat.

La réintégration des magistrats est prononcée conformément aux dispositions de l’article 22


ci-dessus.

CHAPITRE 11: DE LA CESSATION DE FONCTIONS ET DE L’HONORIARIAT

Article 76.- La cessation définitive des fonctions entraine la radiation des cadres. Elle est prononcée
par décret du Président de la République après avis du ministre chargé de la justice et résulte :

- de la démission régulièrement acceptée ;

- de la mise à la retraite ou de l’admission à cesser ses fonctions lorsque le magistrat n’a pas
droit à la pension ;

- de la révocation.

Article 77.- La démission ne peut résulter que d’une demande expresse et écrite du magistrat
intéressé. Elle ne vaut qu’autant qu’elle est acceptée par l’autorité investie du pouvoir de nomination
et prend effet à la date fixée par cette autorité.

Article 78.- L’acceptation de la démission la rend irrévocable. Elle ne fait pas obstacle, le cas
échéant, à l’exercice de l’action disciplinaire ou pénale en raison de faits qui n’auraient été révélés
qu’après cette démission.

Article 79.- Sous réserve des prorogations pouvant résulter des textes applicables à l’ensemble des
agents de l’Etat, la limite d’âge est fixée à soixante-cinq ans pour les magistrats hors hiérarchie et à
soixante ans pour les autres magistrats.

Article 80.- Le magistrat admis à la retraite peut se voir conférer par le conseil supérieur de la
magistrature l’honorariat, dans les fonctions qu’il a occupées.

Article 81.- Les magistrats honoraires demeurent attachés en cette qualité à la juridiction de leur
résidence. Ils continuent à jouir des honneurs et privilèges attachés à leur état, et peuvent assister en
costume d’audience aux cérémonies solennelles de leur juridiction.

Ils prennent rang à la suite des magistrats de leur grade.


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Article 82.- Les magistrats honoraires sont tenus à la réserve qu’impose leur condition.

CHAPITRE 12 : DISPOSITIONS DIVERSES

Article 83.- Lorsque le nombre de magistrats en fonction dans une cour d’appel ou dans un tribunal
est insuffisant pour assurer la continuité du service, le président de la cour d’appel peut, par
ordonnance prise sur réquisitions du procureur général, déléguer provisoirement un magistrat titulaire
d’une autre fonction. Les intérims intervenus pour une durée supérieure à trois mois sont constatés
par arrêté du ministre chargé de la justice.

Article 84.- Les dispositions du statut général de la fonction publique sont applicables aux magistrats
régis par le présent statut dans la mesure où elles ne sont pas contraires à la présente loi, sous
réserve des dispositions concernant le changement de spécialité.

Article 85.- Les magistrats régis par le présent statut sont administrés par le ministre chargé de la
justice et le conseil supérieur de la magistrature.

CHIPTRE 13 : DISPOSITIONS TRANSITOIRES FINALES

Article 86.- Les élèves magistrats du cycle B en formation à l’Ecole nationale de la magistrature, au
moment de la promulgation de la présente loi, seront intégré dans la magistrature en qualité de
magistrat stagiaire, jusqu’à complet épuisement des promotions restantes.

Article 87.- Pour les nécessités du service, les magistrats exerçant, au moment de la promulgation du
présent statut, des fonctions d’un rang supérieur à celles auxquelles ils peuvent prétendre en raison
de leur grade, pourront être maintenus à leur poste.

Pendant une période de deux ans, et pour compter de la promulgation de la présente loi, les
magistrats comptant au moins six années d’ancienneté dans le premier grade peuvent être inscrits au
tableau d’avancement.

Article 88.- Les magistrats en activité peuvent, sur leur demande, appartenir définitivement à l’ordre
dont relève la juridiction au sein de laquelle ils exercent au moment de la promulgation de la présente
loi, sous réserve de la décision du conseil supérieur de la magistrature.

Les magistrats de l’administration centrale du ministère de la justice appartiennent à l’ordre


dont relevait la dernière juridiction au sein de laquelle ils exerçaient avant leur affectation au ministère
de la justice, sous réserve de la décision du conseil supérieur de la magistrature.

Les magistrats exerçant à la présidence de la Cour suprême appartiennent à l’ordre dont


relevait la dernière juridiction au sein de laquelle ils exerçaient avant leur affectation à la Cour
suprême, sous réserve de la décision du conseil supérieur de la magistrature.

Les magistrats en position de détachement, de disponibilité ou sous les drapeaux


appartiennent à l’ordre dont relevait la juridiction au sein de laquelle ils exerçaient avant leur
changement de position, sous réserve de la décision du conseil supérieur de la magistrature.

Article 89.- Des actes réglementaires déterminent, en tant que de besoin, les dispositions de toute
nature nécessaires à l’application de la présente loi.

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Article 90.- La présente loi, qui abroge toutes dispositions antérieures notamment la loi n° 11/74 du
21 janvier 1975, sera enregistrée, publié selon la procédure d’urgence et exécutée comme loi de
l’Etat.

Fait à Libreville, le 16 septembre 1994

Par le Président de la République, Chef de l’Etat ;

El Hadj OMAR BONGO

Pour le Premier Ministre, Chef du Gouvernement


p.o., le ministre d’Etat, ministre de la communication
et des postes et télécommunications

Jacques ADIHENOT

Le ministre de la justice, garde des sceaux

Dr. Serge MBA BEKALE

Le ministre de la fonction publique


et de la réforme administrative

Pierre-Claver ZENG EBOME

Pour le ministre des finances,


du budget et des participations
P.O., le ministre délégué

Faustin BOUKOUMBI

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Loi n°16/95 du 23 novembre 1995 fixant les statuts particuliers
des fonctionnaires du Secteur Communication

L’Assemblée Nationale a délibéré et adopté ;

Le Président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la loi dont la teneur suit :

CHAPITRE 1er: DES DISPOSITIONS COMMUNES

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions des articles 5 du statut général de la
fonction publique et 6 de la loi n°8/91 du 26 septembre 1991 portant statut général des fonctionnaires,
fixe les statuts particuliers des fonctionnaires du secteur communication.

Article 2.- Le secteur communication comprend les spécialités suivantes :

- journalisme ;

- production ;

- technique.

Article 3.- Les fonctionnairesn, classés dans l’une des spécialités énumérées à l’article 2 ci-dessus,
sont soumis, dans le cadre du statut général des fonctionnaires et de la présente loi, aux dispositions
communes à leur secteur.

Article 4.- Les fonctionnaires appartenant aux différents corps de chaque spécialité ont vocation à
occuper les emplois prévus à ce titre aux différents niveaux de leur compétence.

La nomination à une fonction spécifique n’ouvre, en aucun cas, automatiquement droit à


l’accès au corps et au grade auquel cette fonction est rattachée.

Les mises à disposition, les détachements et changements de spécialités sont appréciés en


tenant compte de l’ensemble du fonctionnement normal du service et dans le cadre des lois et
règlements.

Article 5.- Les modalités d’avancement pour tous les corps sont celles fixées par les dispositions
générales de la loi n°8/91 du 26 septembre 1991 portant statut général des fonctionnaires.

Article 6.- Dans tous les cas, les conditions de recrutement obéissent aux dispositions du statut
général des fonctionnaires ainsi qu’à celles des présents statuts.

Article 7.- Conformément aux dispositions de l’article 68 du statut général des fonctionnaires, chaque
corps comporte un grade normal et un grade supérieur, tels que définis dans les tableaux
correspondants ci-dessous.

CHAPITRE 2 : DES DISPOSITIONS PARTICULIERES

SECTION 1 : DE LA SPECIALITE JOURNALISME

Article 8.- La spécialité journalisme correspond à une formation spécialisée pour la recherche, la
collecte, le traitement et la diffusion de l’information dans une ou plusieurs entreprises de
communication écrite ou audiovisuelle ainsi que la conception, l’organisation et la mise en œuvre des
travaux courants dans ce domaine.

Article 9.- La spécialité journalisme comprend les corps suivants dont les conditions d’accès et de
recrutement sont indiquées dans le tableau ci-après.

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Niveau
hiérarchique Corps Conditions d’accès et de recrutement

voie interne uniquement


Journaliste en chef Avancement à l’ancienneté ou au choix selon les
(grade supérieur) dispositions du statut général des fonctionnaires
voie externe
Concours ou admission sur titre avec maîtrise,
Journalistes DEA, doctorat en communication, + spécialisation
A1 principaux dans un établissement agréé par l’Etat
(grade normal) voie interne
Concours professionnel ou admission sur titre
professionnel selon les dispositions du statut
général des fonctionnaires

voie interne uniquement


Journalistes Avancement à l’ancienneté ou au choix selon les
(grade supérieur) dispositions du statut général des fonctionnaires
voie externe
Concours admission sur titre avec DEUG, licence
ou diplôme équivalent, + spécialisation dans un
A2 Journalistes établissement agréé par l’Etat
adjoints voie interne
(grade normal) Concours professionnel ou admission sur titre
professionnel selon les dispositions du statut
général des fonctionnaires
Assistants voie interne uniquement
journalistes Avancement à l’ancienneté ou au choix selon les
principaux dispositions du statut général des fonctionnaires
(grade supérieur)
voie externe
Concours ou admission sur titre avec BAC ou
Assistants capacité en droit ou diplôme équivalent, +
B1 journalistes spécialisation dans un établissement agréé par
(grade normal) l’Etat
voie interne
Concours professionnel ou admission sur titre
professionnel selon les dispositions du statut
général des fonctionnaires

Rédacteurs voie interne uniquement


principaux Avancement à l’ancienneté selon les dispositions
B2 (grade supérieur) du statut général des fonctionnaires
voie externe
Rédacteurs Concours avec BEPC ou premier certificat de
(grade normal) capacité en droit ou diplôme équivalent d’un
établissement agréé par l’Etat.

Article 10.- Les profils d’emploi et les fonctions normales correspondant au niveau hiérarchique de
chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci-dessous qui comporte également l’énoncé des
fonctions de responsabilité susceptibles d’être confiées aux fonctionnaires de ces corps.

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Corps Profils d’emploi Fonctions de responsabilité
et fonctions normales

Journalistes en chef, Conception et organisation des Directeur général, conseiller,


Journalistes principaux prestations de presse inspecteur général,
directeur, chef de service

Journalistes, Assistance à la conception et à


Journalistes adjoints l’organisation des prestations de Attaché de presse,
presse chef de service

Assistants journalistes Organisation


principaux, et gestion des travaux
Assistants journalistes déterminés

Rédacteurs Assistance à l’organisation


principaux et à la gestion
des travaux déterminés

SECTION 2 : DE LA SPECIALITE PRODUCTION


Article 11.- La spécialité production correspond à une formation spécialisée pour la création, la
conception, l’organisation, la recherche et la mise en œuvre de la production et l’animation,
audiovisuelles et cinématographiques.

Article 12.- La spécialité production comprend les corps suivants dont les conditions d’accès et de
recrutement sont indiquées dans le tableau ci-après.

Niveau Corps Conditions d’accès et de recrutement


hiérarchique
Inspecteurs en chef de voie interne uniquement
production Avancement à l’ancienneté selon les dispositions du
(grade normal) statut général des fonctionnaires
A1 voie externe
Inspecteurs principaux de Concours ou admission sur titre avec maîtrise, DEA ou
production (grade normal) doctorat en communication, + spécialisation dans un
établissement agréé par l’Etat
voie interne
Concours professionnels ou admission sur titre
professionnel, selon les dispositions du statut général
des fonctionnaires
Inspecteurs de production voie interne uniquement
(grade supérieur) Avancement à l’ancienneté selon les dispositions du
statut général des fonctionnaires
A2 Inspecteurs adjoints de voie externe
production Concours ou admission sur titre avec DUEL, DEUG,
(grade normal) licence ou diplôme équivalent + spécialisation dans un
établissement agréé par l’Etat
voie interne
Concours professionnels ou admission sur titre
professionnel selon les dispositions du statut général
des fonctionnaires

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Niveau Corps Conditions d’accès et de recrutement
hiérarchique
Contrôleurs principaux de voie interne uniquement
production Avancement à l’ancienneté selon les dispositions du
B1 (grade supérieur) statut général des fonctionnaires

voie externe
Contrôleurs de production Concours ou admission sur titre avec BAC, capacité en
(grade normal) droit ou diplôme équivalent, + spécialisation dans un
établissement agréé par l’Etat
voie interne
Concours professionnels ou admission sur titre
professionnel selon les dispositions du statut général
Agents principaux voie interne uniquement
de production Avancement à l’ancienneté selon les dispositions du
(grade supérieur) statut général des fonctionnaires
B2 Agents de production voie externe
(grade normal) Concours avec BEPC ou diplôme équivalent d’un
établissement agréé par l’Etat

Article 13.- Les profils d’emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux hiérarchiques de
chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci-dessous qui comporte également l’énoncé des
fonctions de responsabilité susceptibles d’être confiées aux fonctionnaires de ces corps.

Corps Profils d’emploi et Fonctions de responsabilité


fonctions normales
Inspecteurs en chef de Conception et organisation Directeur général,
production, générale des réalisations de conseiller, inspecteur général,
Inspecteurs principaux programme directeur,
de production chef de service
Inspecteurs de Assistance à la conception Chef de service
production, et à l’organisation générale des
Inspecteurs adjoints réalisations de programme,
de production réalisation spécifique de
programme déterminé
Contrôleurs principaux Organisation et gestion de
de production, travaux requis pour l’animation
contrôleurs de production de programme
Agents principaux Assistance à l’organisation et à la
de production gestion des travaux requis pour
Agents de production l’animation de programme

SECTION 3 : DE LA SPECIALITE TECHNIQUE

Article 14.- La spécialité technique correspond à une formation spécialisée pour la conception,
l’ingénierie et l’exploitation des équipements dans le domaine de la communication audiovisuelle et
des télécommunications.

Article 15.- La spécialité technique comprend les corps suivants dont les conditions d’accès et de
recrutement sont indiquées dans le tableau ci-après.

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Niveau Corps Conditions d’accès
hiérarchique et de recrutement
Ingénieurs en chef voie interne uniquement
radio-télévision Avancement à l’ancienneté selon les dispositions
(grade supérieur) du statut général des fonctionnaires
voie externe
Ingénieurs Concours ou admission sur titre avec diplôme
radio-télévision d’ingénieur, diplôme d’études supérieures
(grade normal) scientifiques ou techniques dans le domaine de
A1 l’électronique, des télécommunications ou de
l’électromécanique, docteur ingénieur,
spécialisation dans un établissement agréé par
l’Etat
voie interne
Admission sur titre professionnel selon les
dispositions du statut général
voie interne uniquement
Techniciens supérieurs Avancement à l’ancienneté suivant les
principaux radio-T.V. dispositions du statut général des fonctionnaires
(grade supérieur)
A2 voie externe
Techniciens supérieurs Concours ou admission sur titre avec BTS ou
(grade normal) DUT dans une spécialité technique +
spécialisation dans un établissement agréé par
l’Etat
voie interne
Techniciens supérieurs Admission sur titre professionnel selon les
(grade normal) dispositions du statut général des fonctionnaires
voie interne uniquement
Techniciens principaux radio-télévision Avancement à l’ancienneté selon les dispositions
(grade supérieur) du statut général des fonctionnaires
voie externe
B1 Techniciens radio-télévision Concours ou admission sur titre avec BAC
(grade normal) technique + spécialisation dans un établissement
agréé par l’Etat
voie interne
Concours professionnels selon les dispositions
du statut général des fonctionnaires
voie interne uniquement
Agents techniques principaux Avancement à l’ancienneté selon les dispositions
radio-T.V. du statut général des fonctionnaires
B2 (grade supérieur)
Agents techniques voie externe
radio-télévision Concours avec BET, CAP ou BEPC, +
(grade normal) spécialisation dans un établissement agréé par
l’Etat
voie interne
Concours professionnels selon les dispositions
du statut général des fonctionnaires
C Assistants d’exploitation Corps en voie d’extinction
radio-télévision

Article 16.- Les profils d’emploi et les fonctions normales correspondant aux niveaux hiérarchiques
de chacun de ces corps sont définis dans le tableau ci-dessous qui comporte également l’énoncé des
fonctions de responsabilité susceptibles d’être confiées aux fonctionnaires de ces corps.

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Corps Profils d’emploi et Fonctions de responsabilité
fonctions normales
Ingénieurs en chef Etude, conception et organisation Directeur général,
radio-T.V., générale dans le domaine conseiller, inspecteur général,
Ingénieurs radio-T.V. technique de la radio-télévision directeur, chef de service
Techniciens supérieurs Assistance à l’étude et à Chef de service
principaux radio-T.V., l’organisation générale dans le
Techniciens supérieurs domaine technique
radio-T.V. de la radio-télévision
Techniciens principaux Organisation, gestion,
radio-T.V., Techniciens responsabilité particulière
radio-T.V. de l’exploitation des équipements
techniques déterminés
Agents techniques Assistance aux emplois
principaux radio-T.V., précédents comportant
Agents techniques l’animation effective de travaux à
radio-T.V. exécuter

CHAPITRE 3: DES AVANTAGES, DROITS ET DEVOIRS

Article 17.- Les fonctionnaires du secteur communication, compte tenu de la spécificité et des
contraintes de leur profession, ont droit à des indemnités conformément à l’article 110 du statut
général des fonctionnaires.

Article 18.- Sans préjudice des dispositions du statut général de la Fonction Publique et du statut
général des fonctionnaires, les fonctionnaires du secteur de communication jouissent de la liberté
d’expression dans l’exercice de leurs fonctions, sous réserve du respect des droits fondamentaux de
la personne humaine et de l’ordre public.

Article 19.- Les fonctionnaires du secteur communication sont tenus, dans l’exercice de leurs droits
syndicaux, de respecter les obligations prévues à l’article 21 du statut général des fonctionnaires,
notamment en ce qui concerne la garantie d’un service minimum.

Article 20.- Sous réserve des prorogations pouvant résulter des textes applicables à l’ensemble des
agents de l’Etat, l’âge limite de la retraite est fixé à soixante ans pour les fonctionnaires de la catégorie
A hiérarchie A1 grade supérieur du secteur communication.

CHAPITRE 4: DE LA DISCIPLINE

Article 21.- Les dispositions du statut général des fonctionnaires régissant la matière disciplinaire sont
applicables aux fonctionnaires du secteur communication.

Article 22.- Compte tenu des devoirs spécifiques édictés par la charte des droits et devoirs des
journalistes au Gabon, les fonctionnaires de la spécialité journalisme s’exposent aux sanctions
majeures prévues à l’article 129 du statut général des fonctionnaires.

Article 23.- Les atteintes à la personnalité, à l’honorabilité et à la vie privée des personnes effectuées
par voie de presse exposent leurs auteurs fonctionnaires du secteur communication aux sanctions
disciplinaires suivantes :

- suspension temporaire d’antenne ou mesure équivalente dans la presse écrite ;

- exclusion temporaire avec suspension du traitement à l’exception des allocations familiales.

L’utilisation des locaux et du matériel des organes de presse à des fins autres que celles
tenant à l’exécution normale de leurs tâches par les fonctionnaires du secteur communication
exposent leurs auteurs aux sanctions suivantes :
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- exclusion temporaire avec suspension de traitement à l’exception des allocations familiales ;
- abaissement d’échelon.

CHAPITRE 5: DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES

Article 24.- Le corps des fonctionnaires de la catégorie C est mis en voie d’extinction.

CHAPITRE 6: DES DISPOSITIONS FINALES

Article 25.- Des décrets pris en conseil des ministres détermineront, en tant que de besoin, les
mesures de toutes natures nécessaires à l’application de la présente loi.

Article 26.- La présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires notamment le décret
n°859/PR/MFP du 20 août 1981 sera enregistrée, publiée selon la procédure d’urgence et exécutée
comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 23 novembre 1995


Par le Président de la République,
Chef de l’Etat ;
El Hadj OMAR BONGO

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Dr Paulin OBAME NGUEMA

Pour le Ministre de la Communication, de la


Culture, des Arts, de l’Education Populaire,
chargé des Droits de l’Homme
p.o., Le Ministre Délégué ;

Général Albert NDJAVE-NDOYE

Le Ministre de la Fonction Publique


et de la Réforme Administrative ;

Max MEBALE OBAME

Le Ministre des Finances, de l’Economie,


du Budget et des Participations ;

Marcel DOUPAMBY MATOKA

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Loi n°4/96 du 11 mars 1996 fixant le régime
général des pensions de l’Etat

L’Assemblée Nationale a délibéré et adopté ;

Le Président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions de l’article 63 de la loi n°18/93 du 13
mars 1993 portant statut général de la fonction publique, fixe le régime général des pensions de l’Etat.

DISPOSITIONS GENERALES

Article 2.- La pension est une allocation pécuniaire, personnelle et viagère, accordée aux
bénéficiaires cités à l’article 3 ci-dessous, en rémunération des services qu’ils ont accomplis jusqu’à la
cessation régulière de leurs fonctions.

Le montant de la pension tient compte de la durée et de la nature des services accomplis. Il


contribue à assurer à son bénéficiaire des conditions matérielles d’existence en rapport avec la dignité
de sa fonction.

Article 3.- Sont bénéficiaires du régime des pensions institué par la présente loi, les agents de l’Etat
suivants :

- les fonctionnaires ;

- les magistrats ;

- les greffiers ;

- les personnels de la sécurité pénitentiaire ;

- les personnels relevant d’un statut de militaires.

Article 4.- Les personnes assumant, ou ayant assumé des fonctions électives, nationales,
gouvernementales, ou régies par d’autres textes spéciaux, relèvent du présent régime sauf en ce qui
concerne les dispositions dérogatoires fixées par la loi.

Article 5.- Bénéficient également des dispositions de la présente loi, les conjoints survivants et les
orphelins des agents ci-dessus désignés.

CHAPITRE 1er : DE LA RETENUE POUR PENSION

Article 6.- En vue de la constitution de ses droits à pension, tout bénéficiaire du présent régime subit
une retenue réglementaire sur la fonction de la solde de base correspondant à sa situation
hiérarchique civile ou à son grade militaire, composée de la partie fixe et de la partie afférente à son
échelon indiciaire.

Aucune indemnité n’est soumise à retenue.

Article 7.- La retenue prévue à l’article 6 ci-dessus est effectuée même si les services rémunérés ne
sont pas susceptibles d’être pris en compte pour la constitution du droit à pension.

Article 8.- Les retenues pour pension fixées à l’article 6 ne peuvent être remboursées que dans les
cas suivants :

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- lorsqu’elles ont été irrégulièrement prélevées ;

- lorsqu’elles ont été prélevées à des agents qui, à la date de radiation de leur corps ou de leur
cadre, n’ont pas acquis le droit à pension. Toutefois, cette disposition ne s’applique pas aux
agents déchus de leur droit à pension.
Ces retenues sont remboursables, sans intérêt, dans un délai de quatre ans à compter du
premier jour de l’année suivant celle au cours de laquelle elles ont été irrégulièrement prélevées ou au
cours de laquelle l’agent a été radié.

CHAPITRE 2: DE L’OUVERTURE ET DE LA
CONSTITUTION DU DROIT À PENSION

SECTION 1 : DE L’OUVERTURE DU DROIT A PENSION

Article 9.- Les agents de l’Etat, visés à l’article 3 de la présente loi, mis à la retraite soit sur leur
demande, soit d’office, peuvent prétendre au bénéfice de la pension conformément aux dispositions
statutaires qui les régissent.

Article 10.- Le droit à pension est acquis :

- après quinze ans de services effectifs ;

- sans condition de durée de services, pour tout agent mis à la retraite pour invalidité,
imputable ou non au service.

SECTION 2 : DE LA CONSTITUTION DU DROIT A PENSION

Article 11.- Sont automatiquement validés et pris en compte pour la constitution du droit à pension :

- les services accomplis à partir de l’âge de dix huit ans dans les corps de l’Etat en qualité de
stagiaire ou de titulaire ;

- les services militaires accomplis à partir de l’âge de seize ans, y compris ceux effectués,
avant engagement, dans les écoles de formation aux carrières militaires ;

- sous réserve de réciprocité, les services accomplis jusqu’au 31 décembre 1960 dans les
cadres locaux permanents des administrations, des départements, collectivités et
établissements publics d’outre-mer, pays étrangers ou organisations internationales ;

- les services accomplis en position de détachement dans les conditions fixées à l’article 14 ci-
dessous ;

- les services accomplis à partir de l’âge de dix huit ans en qualité de journalier, d’auxiliaire ou
de contractuel dans les services de l’Etat, collectivités locales et établissements publics
nationaux dans les conditions prévues à l’article 15 ci-dessous.

Article 12.- Le temps passé en position hors cadre ou en position de disponibilité n’est pas pris en
compte pour la constitution du droit à pension, sous réserve des dispositions de l’article 95, alinéas 2
et 3, de la loi n°8/91 du 26 septembre 1991 et de l’article 95, alinéa 2, de la loi n°9/85 du 29 janvier
1986.

Article 13.- Les services accomplis postérieurement à la limite d’âge ne sont pas pris en compte pour
la constitution du droit à pension sous réserve du changement de statut.

Article 14.- La prise en compte des services effectués en position de détachement est subordonnée
au versement :

- de la retenue prévue à l’article 6, assise sur la base afférente à l’indice correspondant à la


situation hiérarchique de l’agent à la date du versement ;
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- d’une contribution de l’organisation de détachement, dont le taux est fixé par décret.

Article 15.- La validation des services visés à l’article 11, cinquième tiret, ci-dessus est subordonnée
à la reconnaissance, par acte administratif, des périodes effectuées.

La prise en compte de ces services est subordonnée au versement de la retenue, prévue à


l’article 6 ci-dessus, assise sur la solde de base afférente à l’indice correspondant à la situation
hiérarchique de l’agent à la date du versement. Les retenues déjà effectuées au titre de l’assurance
vieillesse seront déduites de la retenue à verser.

Article 16.- L’agent civil ou militaire qui, ayant obtenu le remboursement de ses retenues pour
pension en application des dispositions de l’article 8 deuxième tiret ci-dessus, est remis en activité
dans un corps civil ou un cadre militaire de l’Etat peut, sur sa demande, faire procéder à une nouvelle
validation des services pour lesquels il a obtenu ce remboursement, dans les conditions fixées au
deuxième alinéa de l’article 15 ci-dessus.

CHAPITRE 3: DE LA LIQUIDATION DE LA PENSION

SECTION 1 : DES BONIFICATIONS

Article 17.- Les bonifications sont des temps de services fictifs qui s’ajoutent au décompte des
services effectifs, dans les conditions déterminées par décret.

Ces bonifications sont de trois types :

- bonification pour invalidité ;

- bonifications pour enfants ;

- bonifications pour services militaires pendant les campagnes de guerre sur et hors du
territoire national. Ces bonifications sont décomptées selon les règles en vigueur au
moment ou s’est ouvert le droit à ces avantages en faveur des bénéficiaires.

Les bonifications ne sont pas assimilables à des services effectifs.

Article 18.- La bonification pour enfants de l’article 17 ci-dessus est accordée au titulaire de pension
ayant élevé au moins un enfant.

Ouvrent droit à cette bonification à partir de l’âge de seize ans :

- l’enfant légitime, naturel reconnu ou adoptif du titulaire de la pension ;

- l’enfant du conjoint ou d’un ex-conjoint issu d’un mariage précédent, naturel reconnu ou
adoptif ;

- l’enfant ayant fait l’objet d’une délégation judiciaire des droits de l’autorité parentale en
faveur du titulaire de la pension ou de son conjoint.

Les enfants existant au moment de la mise à la retraite sont seuls pris en compte. En outre,
l’enfant légitime doit avoir été à la charge du titulaire depuis sa naissance ; l’enfant autre que légitime
doit avoir été à sa charge pendant au moins neuf ans avant l’âge de seize ans.

Article 19.- Dans le cas d’une pension déjà concédée, le bénéfice de la bonification est accordé au
moment où l’enfant atteint l’âge de seize ans.

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SECTION 2 : DE LA DETERMINATION DU MONTANT DE LA PENSION

Article 20.- Le montant de la pension est proportionnel au nombre d’annuités reconnues à l’agent.
Chaque annuité est rémunérée à raison de 2% de la base liquidable.

Sous-section 1 : De la détermination des annuités

Article 21.- La durée des services définis à l’article 11 ci-dessus s’exprime en annuités à raison d’une
annuité par année de service.
Les bonifications définies à l’article 17 ci-dessus s’expriment également en annuités dans
les conditions fixées par décret.

Article 22.- Le nombre maximum des annuités dans la détermination de la pension civile ou militaire
est fixé à trente-sept et demie.

Toutefois, ce maximum peut être porté à quarante annuités, du chef des bonifications
prévues à l’article 17 ci-dessus.

Le plafond des bonifications pour enfants est de cinq annuités.

En outre, le montant des annuités est automatiquement élevé à quarante pour tout agent
décédé ou mis à la retraite par suite d’une incapacité totale dans son emploi, du fait d’actes de guerre,
de violences subies à l’occasion de ses fonctions, d’un attentat, d’un acte de dévouement accompli
dans un intérêt public, d’un accident survenu en service, même si l’invalidité n’est que partielle.

Est considéré comme accident survenu en service, tout accident imputable à l’exercice des
fonctions de l’agent.

Sous-section 2 : De la détermination de la base liquidable

Article 23.- La base liquidable est égale à la fraction de la solde de base sur laquelle est assise la
retenue définie à l’article 6 ci-dessus.

Elle correspond :

- pour les agents civils, à la hiérarchie, au grade, à la classe et à l’échelon occupés à la date de
radiation des cadres ;

- pour les agents militaires, au grade occupé et à l’échelon de rémunération à la date de


radiation des cadres.

Article 24.- Toutefois, lorsque cette solde de base excède un seuil fixé par décret, le montant
dépassant cette limite n’est compté qu’à 50% pour la détermination de la base liquidable.

Sous-section 3 : Du minimum garanti

Article 25.- Le montant de la pension ne peut être inférieur :

- à 100% du traitement de base afférent à l’indice minimum, fixé par le régime de la


solde, lorsque la pension rémunère vingt-cinq années au moins de services effectifs ;

- à 65% du traitement de base afférent à cet indice minimum, lorsque la pension


rémunère quinze années au moins de services effectifs.

Sous-section 4 : Des prestations familiales et sociales

Article 26.- Le titulaire d’une pension a droit au bénéfice des prestations familiales et sociales, dans
les conditions fixées par la loi.

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CHAPITRE 4 : DE LA JOUISSANCE DE LA PENSION

Article 27.- Pour l’agent qui a acquis un droit à pension, la jouissance est immédiate dans les cas
suivants :
- lorsqu’il a atteint la limite d’âge qui lui est applicable ;
- lorsque, à la cessation de l’activité, il a effectué trente ans de services effectifs s’il est civil,
- vingt-cinq ans de services effectifs s’il est officier ou sous-officier de carrière, quinze ans de
services effectifs s’il est militaire national servant sous contrat ;
- lorsqu’il est mis à la retraite pour invalidité.

Article 28.- La jouissance de la pension est différée, dans tous les cas autres que ceux visés à
l’article précédent, jusqu’à la date où l’agent, ayant acquis un droit à pension, atteint la limite d’âge de
son emploi.

Cette disposition s’applique notamment à l’agent civil ou militaire révoqué, ou reformé par
mesure disciplinaire, sans perte de son droit à pension et n’ayant pas atteint la limite d’âge de son
emploi.

Article 29.- La jouissance de la pension de retraite ne peut être antérieure à la date de mise à la
retraite du titulaire.

CHAPITRE 5 : DE L’INVALIDITE ET DE L’INCAPACITE

Article 30.- tout agent de l’Etat atteint d’infirmités résultant de blessures ou de maladies survenues ou
aggravées pendant la période des retenues pour pension et susceptibles d’entraîner une incapacité
totale ou partielle fait l’objet d’un dossier médical. Ce dossier est établi d’office dans le premier cas, à
la demande de l’administration ou de l’intéressé, dans le second cas.

Article 31.- Ce dossier est soumis à une commission de réforme qui statue sur :

- la réalité des infirmités invoquées ;

- l’imputabilité au service ;
- le taux d’invalidité applicable d’après un barème fixé par décret ;
- l’incapacité totale à occuper un quelconque emploi, par suite d’invalidité totale ; il est alors fait
application des dispositions de la section première du présent chapitre ;
- l’incapacité totale ou partielle de l’agent à occuper son emploi, par suite d’invalidité partielle ;

il est alors fait application des dispositions de la section 2 du présent chapitre.

Article 32.- La commission émet en outre, le cas échéant, toutes recommandations quant aux
emplois à réserver à l’agent concerné.

Article 33.- L’agent civil ou militaire en position de détachement normal ou sous les drapeaux
bénéficie des dispositions des articles 36, 39 et 40 ci-dessous.

Article 34.- L’agent dont la mise à la retraite d’office a été prononcée par application de l’article 35 ci-
dessous, et qui est reconnu, par la commission de réforme, apte à reprendre l’exercice de ses
fonctions peut être, à sa demande, réintégré dans son corps ou son cadre d’origine à la première
vacance. Sa pension de retraite est annulée.

SECTION 1 : DE L’INCAPACITE TOTALE DUE À UNE INVALIDITE TOTALE

Article 35.- Tout agent déclaré totalement incapable d’occuper un quelconque emploi à l’issue des
divers congés de maladie auxquels il peut prétendre est mis à la retraite d’office pour invalidité, radié
de son corps ou des cadres et autorisé à faire valoir ses droits à pension.

Toutefois, la mise à la retraite d’office est prononcée sans délai si l’incapacité totale résulte
d’une maladie ou infirmité définitive, stabilisée et non susceptible de traitement.
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Article 36.- Lorsque l’incapacité totale résulte de blessures ou de maladies imputables au service,
l’agent bénéficie des bonifications pour invalidité, dans les conditions fixées aux articles 17, 21 et 22
ci-dessus.

Article 37.- Lorsque l’incapacité totale résulte de blessures ou de maladies non imputables au
service, l’agent fait valoir ses droits à pension en application de l’article 10 deuxième tiret, sans
bonification pour invalidité.

SECTION 2 : DE L’INCAPACITE TOTALE OU PARTIELLE DUE À UNE INVALIDITE PARTIELLE

Article 38.- Tout agent déclaré totalement ou partiellement incapable d’occuper son emploi est :

- mis à la retraite d’office, si l’incapacité est totale et qu’il n’est pas possible de l’affecter dans
un nouvel emploi ;
- mis à la retraite sur sa demande, lorsque le taux d’invalidité dépasse 25%, que l’incapacité
soit totale ou partielle ;
- maintenu dans son emploi ou affecté dans un nouvel emploi dans tous les autres cas.

Article 39.- Lorsque l’incapacité résulte de blessures ou de maladies imputables au service :

- l’agent mis à la retraite bénéficie des bonifications pour invalidité dans les conditions fixées
aux articles 17, 21 et 22 ci-dessus ;

- l’agent maintenu en activité bénéficie, dans des conditions fixées par décret, d’une rente
d’invalidité à jouissance immédiate, cumulable avec la rémunération d’activité, ou d’un pécule
d’invalidité. Lorsque l’agent est ultérieurement mis à la retraite, sa rente est annulée et il
bénéficie des bonifications pour invalidité.

Article 40.- Lorsque l’incapacité résulte de blessures ou de maladies non imputables au service,
l’agent mis à la retraite fait valoir ses droits à pension en application de l’article 10 deuxième tiret ci-
dessus, sans bonification pour invalidité.

CHAPITRE 6 : DE LA PENSION DES AYANTS CAUSE

Article 41.- Les ayants cause de l’agent décédé peuvent prétendre à une pension dans les conditions
prévues à la présente loi.

SECTION 1 : DE LA PENSION DU CONJOINT SURVIVANT

Article 42.- Une pension de réversion est accordée au conjoint survivant d’un agent civil ou militaire
décédé :

- lorsque celui-ci a acquis un droit à pension au titre des dispositions de l’article 10 premier tiret
ci-dessus, s’il a accompli, postérieurement à son mariage, deux années de services validables
pour la retraite ;

- lorsque celui-ci a acquis un droit à pension au titre des dispositions de l’article 10 deuxième
tiret ci-dessus.

Article 43.- Les conditions d’antériorité prévues à l’article 42 ci-dessus ne sont pas exigées dans l’un
des cas suivants :

- un enfant est issu du mariage ;

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- l’agent décédé a été mis à la retraite d’office du fait de l’abaissement de la limite d’âge et si
son mariage, antérieur à la mise à la retraite, a duré deux ans avant que ne soit atteinte la
limite d’âge en vigueur à la date du mariage.

Article 44.- La pension de conjoint survivant est égale à 60% de celle que l’agent, au jour de son
décès, détenait ou aurait pu obtenir.

Elle se rapporte à tous les éléments de la pension concédée, ou qui aurait pu l’être, y compris
la bonification pour enfant attribuée en application des articles 18 et 19 ci-dessus.

Sa jouissance est immédiate.

Article 45.- Peuvent se prévaloir, au décès de l’agent, de la qualité de conjoint survivant :

- le conjoint légitime du mariage monogamique légal ;


- l’époux et les épouses légitimes du mariage polygamique légal ;
- le conjoint séparé de corps.

Article 46.- En cas de pluralité de conjoints survivants, la pension de réversion est repartie, à parts
égales, entre les conjoints survivants.

La disparition d’un conjoint survivant ne donne pas lieu à une nouvelle répartition.

Article 47.- Si un conjoint est ou devient inhabile à obtenir une pension de réversion :

- parce qu’il est décédé ;

- ou qu’il est séparé de corps à ses torts exclusifs ou aux torts partagés ;

- ou qu’il a vécu en état de concubinage notoire antérieurement ou postérieurement au décès


de l’agent, ou qu’il s’est remarié, ses droits sont définitivement transférés, à parts égales, aux
enfants du lit.

En cas de mariage légal dissout, une part de la pension de réversion, établie dans les
conditions de l’article 46, est directement attribuée aux enfants du lit concerné.

En l’absence de tout conjoint, les droits sont transférés à parts égales à l’ensemble des
enfants.

La part due à chaque orphelin cesse d’être servie lorsqu’il disparaît ou qu’il atteint l’âge de
vingt et un ans, sans nouvelle répartition entre les orphelins restants. Elle se cumule avec la pension
d’orphelin.

SECTION 2 : DE L’ASCENDANT SURVIVANT

Article 48.- En l’absence de conjoint survivant et d’enfant, une pension de réversion établie selon les
dispositions de l’article 44 de la loi est accordée à l’ascendant direct survivant.

SECTION 3 : DE LA PENSION D’ORPHELIN

Article 49.- Une pension d’orphelin est accordée aux enfants des agents décédés ayant acquis un
droit à pension ou dont le décès est imputable au service.

Bénéficient de cette pension d’orphelin :

- les enfants légitimes, naturels ou adultérins reconnus de l’agent, quelle que soit la date de
leur naissance ;

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- les enfants adoptifs de l’agent, sous réserve que l’acte d’adoption soit antérieur à la radiation
des cadres de l’agent.

Article 50.- La pension d’orphelin est égale, par enfant, à 10% de celle que l’agent, au jour de son
décès, détenait ou aurait pu obtenir. Elle se rapporte à tous les éléments de la pension concédée, ou
qui aurait pu l’être, y compris la bonification pour enfant attribuée en application des articles 18 et 19
ci-dessus.

Sa jouissance est immédiate.

Elle cesse d’être servie dès l’âge de vingt et un ans. Toutefois, l’orphelin atteint, avant cet âge,
d’une infirmité permanente continue de la percevoir tant qu’il est dans l’impossibilité de gagner sa vie.
Il en est de même pour celui qui poursuit des études régulières jusqu’à l’âge de trente ans.

Article 51.- Le total des pensions d’orphelin ne peut excéder 40% du montant de la pension que
l’agent, au jour de son décès, détenait ou aurait pu obtenir. Il est procédé, en tant que de besoin, à la
réduction uniforme de la pension de chaque orphelin.

Une répartition nouvelle est effectuée chaque fois qu’un orphelin réunit les conditions fixées à
l’article 49 ci-dessus.

Il n’est pas fait nouvelle répartition entre les orphelins restants lorsqu’un orphelin disparaît ou
atteint l’âge de vingt et un ans.

CHAPITRE 7 : DE LA CONCESSION, DE LA REVISION, DE LA REVALORISATION, DE LA


DECHEANCE ET DE LA SUSPENSION

SECTION 1: DE LA CONCESSION DE PENSION

Article 52.- La pension de retraite et la rente d’invalidité sont concédées par arrêté du ministre chargé
des finances.

Elles sont inscrites au grand-livre de la dette viagère.

Sous réserve des dispositions de l’article 4 ci-dessus, aucune pension ou rente d’invalidité ne
peut être inscrite ni payée en dehors des dispositions de la présente loi.

SECTION 2 : DE LA REVISION DE PENSION

Article 53.- La pension et la rente d’invalidité sont révisées à l’initiative du bénéficiaire ou de


l’administration :

- lors de tout changement de situation modifiant les droits de l’agent ;


- dès la constatation d’une omission ou d’une erreur matérielle.

SECTION 3 : DE LA REVALORISATION

Article 54.- Les pensions concédées sont périodiquement revalorisées en fonction de l’évolution de
l’indice des prix en République gabonaise, établi par les services compétents de l’Etat.

Toutefois, la revalorisation ne peut avoir pour effet de porter ces pensions à un niveau
supérieur à celui de pensions rémunérant les mêmes services qui seraient liquidées à la date de la
revalorisation

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SECTION 4 : DE LA DECHEANCE DES DROITS À PENSION

Article 55.- Le droit à l’obtention ou à la jouissance d’une pension ou d’une rente d’invalidité est
frappé de déchéance définitive :

- par la condamnation pénale entraînant la radiation ou prononçant l’incapacité d’exercer à


jamais une fonction publique ;

- par la participation à un acte d’hostilité contre le Gabon d’un agent servant ou ayant servi
dans une armée étrangère.

SECTION 5 : DE LA SUSPENSION DES DROITS À PENSION

Article 56.- Le droit à l’obtention ou à la jouissance d’une pension ou rente d’invalidité est suspendu
par la condamnation de l’agent à une peine afflictive ou infamante, pendant la durée de celle-ci.

Une allocation, égale à 60% de la pension dont l’agent bénéficiait ou aurait bénéficié, est
attribuée au conjoint pendant la suspension.

Toutefois, si celui-ci se trouve dans une situation prévue aux articles 47 et 57 de la


présente loi, le droit est transféré dans les conditions de l’article 47 ci-dessus.

Article 57.- Le droit à l’obtention ou à la jouissance d’une pension de réversion par le conjoint
survivant est suspendu :

- par la condamnation à une peine afflictive ou infamante pendant la durée de celle-ci ;

- par la déchéance totale ou partielle de l’autorité parentale.

Pendant la durée de la condamnation ou de la déchéance, le droit est transféré dans les


conditions de l’article 47 ci-dessus.

CHAPITRE 8: DU CUMUL

SECTION 1 : DU CUMUL D’UNE PENSION ET REMUNERATION D’ACTIVITE

Article 58.- Le cumul de la pension de retraite et d’une rémunération d’activité est de droit, sous
réserve des dispositions des articles 59 à 61 ci-après.

Le cumul de la pension de conjoint survivant ou de la pension d’orphelin et d’une


rémunération d’activité est de droit.

Article 59.- L’agent déjà titulaire d’une pension de l’Etat, remis en activité avant la limite d’âge fixée
par son nouveau statut, perd le bénéfice de sa pension et acquiert au titre de ses nouveaux services
des droits supplémentaires à pension, sous réserve des dispositions de l’article 13 ci-dessus.

La pension dont il bénéficie est annulée. Une pension unique au titre de la totalité de la
carrière est concédée à la cessation définitive de l’activité.

Article 60.- L’agent de l’Etat, déjà titulaire d’une pension de l’Etat et remis en activité après la limite
d’âge dans un emploi civil ou militaire de l’Etat, voit le paiement de sa pension suspendu jusqu’à
cessation définitive de l’activité.

Article 61.- L’agent de l’Etat, déjà titulaire d’une pension de l’Etat et exerçant une activité rémunérée :

- dans un emploi d’une collectivité locale ;

- dans un emploi d’un établissement public national ;

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- dans un emploi d’un organisme public ou privé, auquel participe l’Etat ou dont le budget est
alimenté par des subventions, des taxes parafiscales ou des prélèvements obligatoires, voit le
paiement da sa pension suspendu jusqu’à cessation définitive de l’activité.

SECTION 2 : DU CUMUL DE PLUSIEURS PENSIONS

Article 62.- Les périodes prises en compte au titre d’un autre régime de pension ne peuvent être
retenues au titre du présent régime.
Le cumul des pensions relevant de régimes différents, acquises au titre de périodes
différentes, est de droit.

Article 63.- Le cumul d’une pension de réversion avec la pension obtenue de son propre chef est de
droit.

Article 64.- Le cumul de plusieurs pensions de réversion obtenues du chef d’agents différents est
interdit au conjoint survivant.

Le cumul par un orphelin de pensions de réversion obtenues du chef de son père, légitime ou
adoptif, et de sa mère, légitime ou adoptive, est de droit.

CHAPITRE 9 : DU PAIEMENT DES PENSIONS

SECTION 1 : DES MODALITES DE PAIEMENT DES PENSIONS

Article 65.- Les pensions et les rentes d’invalidité sont liquidées et payées mensuellement par les
comptables du trésor à terme échu, sans ordonnancement préalable et sans visa du contrôle
financier, dans des conditions fixées par décret.

La première mise en paiement, portant rappel des arrérages du jour de l’entrée en jouissance,
est obligatoirement effectuée à la fin du premier trimestre suivant la notification de l’arrêté de
concession.

Article 66.- Les arrérages restant dus au décès du titulaire d’une pension sont valablement payés
entre les mains du conjoint survivant non séparé de corps, sauf opposition de la part des héritiers,
légataires ou créanciers.

Le conjoint survivant répond, vis à vis des héritiers ou légataires éventuels, des sommes ainsi
perçues, au même titre que de toutes autres valeurs dépendant de la succession ou de la
communauté.

SECTION 2 : DES INCIDENTS DE PAIEMENT DES PENSIONS

Article 67.- Lorsque, du fait personnel du bénéficiaire, la demande de liquidation ou de révision


intervient postérieurement à l’expiration de la troisième année qui suit celle de l’entrée en jouissance
normale de la pension, le bénéficiaire peut seulement prétendre au rappel des arrérages afférents à
l’année de la demande.

Article 68.- Sont prescrits, au profit de l’Etat, tous arrérages de pension ou de rente d’invalidité qui
n’ont pas été payés dans un délai de quatre ans à partir du jour de l’année suivant celle au titre de
laquelle ils auraient dû l’être.

Toutefois, ces dispositions ne s’appliquent pas aux arrérages dont la liquidation et le paiement
n’ont pu être effectués dans les délais ci-dessus par le fait de l’administration ou par suite d’action en
justice.
Article 69.- Les pensions et rentes d’invalidité sont rayées du grand-livre de la dette viagère après dix
années consécutives de non réclamation à compter du jour d’échéance des premiers arrérages à
percevoir ou des derniers arrérages perçus.

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Article 70.- La pension et la rente d’invalidité sont cessibles et saisissables dans les conditions fixées
aux articles 729 et suivants du code de procédure civile.

SECTION 3 : DES AVANCES SUR PENSION

Article 71.- Lorsque la notification de l’arrêté de concession n’est pas intervenue dans un délai de
trois mois à compter de la mise à la retraite, l’agent civil ou militaire dont les droits à entrer en
jouissance
du mois suivant la date d’effet de ses droits, une allocation provisoire d’attente dont les conditions
d’attribution et le montant sont fixés par décret.

Le conjoint survivant et l’orphelin dont les droits ont été justifiés peuvent prétendre à la même
allocation à compter du premier jour du mois qui suit le décès de l’agent, dans les proportions fixées
aux articles 44, 50 et 51 ci-dessus.

Hors ce cas, toute avance, sous quelque forme que ce soit, sur une pension servie au titre de
la présente loi est interdite.

CHAPITRE 10 : DES SANCTIONS

Article 72.- Sont nulles de plein droit et de nul effet les obligations contractées envers les
intermédiaires qui se chargeraient, moyennant stipulation d’émoluments, d’assurer aux pensionnés de
l’Etat le bénéfice de la présente loi.

Article 73.- Tout pensionné du présent régime qui, de quelque manière que ce soit, aura illégalement
cumulé plusieurs pensions, ou un traitement avec une pension, sera poursuivi en restitution des
sommes indûment perçues.

S’il est en outre de mauvaise foi, il sera rayé du grand-livre de la dette viagère.

Article 74.- Quiconque aura perçu ou tenté de percevoir les arrérages d’une pension ou d’une rente
d’invalidité dont il n’est pas titulaire ou pour l’encaissement desquels il n’a pas une procuration du
titulaire ou mandat légal, quiconque aura fait une fausse déclaration pour obtenir la concession ou le
paiement d’une pension ou d’une rente d’invalidité, sera puni d’un emprisonnement de deux ans au
moins et de cinq ans au plus et d’une amende qui ne pourra excéder le montant des arrérages d’une
année ni être inférieure au montant du traitement de base mensuel minimum de la fonction publique.
Ces peines s’appliquent sans préjudice du remboursement des arrérages indûment perçus et de
l’action civile des intéressés, et sans préjudice soit des peines plus graves en cas de faux ou d’autres
crimes prévus et punis par les lois en vigueur, soit de la perte de la pension en cas de fausse
déclaration relative au cumul.

Quiconque aura consenti une avance sur pension en violation des dispositions de l’article 71
ci-dessus et moyennant stipulation d’intérêts sera puni d’un emprisonnement d’un à trois mois et d’une
amende égale au moins à la moitié des sommes prêtées. Les tribunaux pourront ordonner, aux frais
du condamné, l’affichage et la publication de la décision.

Tout intermédiaire convaincu d’avoir offert les services spécifiés à l’article 72 ci-dessus est
passible d’une amende dont le montant ne pourra excéder cinq fois les émoluments perçus ou
stipulés, ni être inférieur à deux fois ces émoluments ; il devra en outre rembourser le pensionné.

Article 75.- Sauf dans le cas de fraude, d’omission, de déclaration inexacte ou de mauvaise foi de la
part du bénéficiaire, la restitution des sommes payées indûment au titre d’une pension ou d’une rente
d’invalidité, ne peut être exigée que pour le trop-perçu des douze mois antérieurs à la constatation
Cette restitution est poursuivie par le trésor comme en matière de contributions directes.
Article 76.- Les modalités d’application de la présente loi seront fixées par décrets pris en conseil des
ministres.

Article 77.- La présente loi et ses textes d’application constituent le code des pensions civiles et
militaires de l’Etat.
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110
Ce code s’applique au 1er janvier 1995.

Article 78.- La présente loi abroge toutes les dispositions antérieures, notamment les lois n°7/60 du 7
mai 1960 et n°14/94 du 23décembre 1994.

Elle abroge la loi n°15/78 du 7 décembre 1978, sauf pour les agents dont la pension est
déjà concédée et sauf pour ceux dont la limite d’âge est antérieure au 1 er janvier 1995 en ce qui
concerne la constitution de leur droit et la liquidation de leur pension, les autres dispositions de la
présente loi leur étant applicables.

Elle sera enregistrée, publiée selon la procédure d’urgence et exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 11 mars 1996

Par le Président de la République,


Chef de l’Etat ;
El Hadj OMAR BONGO

Le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement ;

Dr Paulin OBAME NGUEMA

Le Ministre de la Fonction Publique


et de la Réforme Administrative ;

Simon OYONO ABA’A

Le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice,


Garde des Sceaux ;

Max REMONDO

Le Ministre de la Défense Nationale,


de la Sécurité et de l’Immigration ;

Général Idriss NGARI

Le Ministre des Finances, de l’Economie,


du Budget et des Participations ;
Marcel DOUPAMBY MATOKA

Le Ministre de l’Intérieur,
de la Décentralisation et de
la Sécurité Mobile ;

Louis -Gaston MAYILA

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111
Loi n°21/2000 du 10 janvier 2001 déterminant les principes fondamentaux de
l’Enseignement Supérieur en République Gabonaise

L'Assemblée Nationale et le Sénat ont délibéré et adopté,

Le Président de la République, Chef de l'Etat, promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions de l'article 47 de la Constitution,
détermine les principes fondamentaux régissant l'Enseignement Supérieur en République Gabonaise.

TITRE I : DES MISSIONS ET DE L'ORGANISATION

CHAPITRE 1er: DES MISSIONS

Article 2.- L'Enseignement Supérieur s'entend de l'ensemble des formations éducatives postérieures
au Baccalauréat de l'Enseignement du Second Degré.

Article 3.- L’Enseignement Supérieur a pour missions :

- l'élaboration et la transmission des connaissances, en se conformant à l'évolution de la


science et des technologies, ainsi que des méthodes pédagogiques ;
- la formation de l'Homme et le développement de la Recherche ;
- la promotion au plus haut niveau et au meilleur rythme de progrès de la science et des
technologies ;
- la réponse aux besoins en cadres et techniciens supérieurs dans tous les domaines, en
garantissant à la fois la vocation à la performance des universités et le droit d'accès de tous à
la formation sur la base du mérite, de l'excellence et des nécessités du développement socio-
économique de la nation ;
- la promotion de la formation des formateurs.

L'Enseignement Supérieur, en outre, contribue à :

- la formation de l'esprit en cultivant le sens de l'effort, des responsabilités, de la participation,


du respect du bien public et du civisme ;
- la promotion de l'unité et de la solidarité nationale ;
- la promotion du patrimoine culturel national, tout en favorisant par la coopération
internationale une large ouverture sur le monde.

Article 4.- L'Enseignement Supérieur est public ou privé.

L'Enseignement Supérieur public est laïc.

L'Enseignement Supérieur est de la responsabilité principale de l'Etat.

CHAPITRE 2: DES UNIVERSITES ET DES ETABLISSEMENTS


D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Article 5.- Les universités regroupent divers établissements d'Enseignement Supérieur.

Les Facultés, grandes écoles et instituts constituent les établissements d'Enseignement


Supérieur.

Article 6.- Les modalités de création, d'exercice de la tutelle de l'Etat et de reconnaissance d'utilité
publique d'une université ou d'un établissement privé d'Enseignement Supérieur sont fixées par décret
pris en conseil des ministres, sur proposition du Ministre chargé de l'Enseignement Supérieur.

Article 7.- Chaque établissement d'Enseignement Supérieur est doté de structures académiques et
de structures administratives.

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Les structures académiques comprennent :

- les départements ;
- les laboratoires ;
- les centres de recherche et de documentation.

Les structures administratives comprennent:

- le conseil d'établissement ;
- le chef d'établissement ;
- le conseil de département ;
- l'assemblée des enseignants.

L'organisation et le fonctionnement des structures visées au présent article sont déterminés


par les statuts de chaque université.

CHAPITRE 3 : DES TYPES DE FORMATION ET


DES CONDITIONS D’ACCES

Article 8.- Les universités et établissements d'Enseignement Supérieur offrent trois types de
formation :

- formation initiale ;
- formation continue ;
- formation des formateurs.

Article 9.- Au titre de la formation initiale, l'accès à l'Enseignement Supérieur est réservé aux titulaires
du Baccalauréat de l'enseignement du second degré ou d'un titre admis en équivalence.

Toutefois, l'accès à certaines formations dans les universités ou établissements


d'Enseignement Supérieur peut être subordonné à une sélection sur dossier ou un concours d'entrée,
ou à ces deux procédures cumulativement.

Article 10.- La formation initiale dans l'Enseignement Supérieur est ouverte, sans discrimination, à
toutes les personnes qui remplissent les conditions d'accès.

Article 11.- Au titre de la formation continue, l'Enseignement Supérieur est ouvert à toute personne
engagée ou non dans la vie active.

Les modalités d'organisation de la formation continue sont fixées par voie réglementaire,
après avis du conseil d'université.

Article 12.- Au titre de la formation des formateurs, l'Enseignement Supérieur dispose de cycles de
formation ou de perfectionnement pédagogique et scientifique pour les enseignants et enseignants-
chercheurs.

Ce niveau de formation concerne le personnel académique de grade inférieur à celui de


professeur de rang A. Il est également ouvert aux enseignants des lycées.

Les modalités d'organisation et de fonctionnement de la formation des formateurs sont fixées


par arrêté du Ministre de l'Enseignement Supérieur, sur proposition du conseil d'université.

Article 13.- L'admission aux universités ou établissements d'Enseignement Supérieur est


subordonnée au versement de droits universitaires constitués de frais d'inscription et d'écolage dont le
taux est fixé par les textes particuliers de chaque université ou établissement, après approbation du
Ministre chargé de l'Enseignement Supérieur.

Les conditions d'admission des étudiants étrangers sont fixées par voie réglementaire.
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113
CHAPITRE 4 : DES ENSEIGNEMENTS

SECTION 1 : DES FILIERES DE FORMATION ET DES CYCLES D'ETUDES

Article 14.- Les enseignements supérieurs sont organisés en filières de formation et cycles d'études
définissant les objectifs et programmes officiels, les modalités et critères d'évaluation.

Les programmes officiels sont fixés tous les quatre ans par le Ministre chargé de
l'Enseignement Supérieur, sur proposition du conseil d'université.

Le nombre, la nature et la durée des cycles d'études varient en fonction des filières de
formation.

Article 15.- Les programmes officiels définissent, pour chaque filière de formation et cycle d'études, le
contenu des enseignements et leur volume horaire.

L'organisation des filières de formation et des cycles d'études dans les établissements
d'Enseignement Supérieur, dans les grandes écoles et les instituts sont fixées par décret pris en
conseil des ministres, sur proposition du Ministre chargé de l'Enseignement Supérieur, après avis du
conseil d'université.

Article 16.- Le premier cycle est destiné à développer chez l'étudiant les qualités intellectuelles et les
méthodes fondamentales de travail.

Article 17.- Le deuxième cycle regroupe les formations permettant aux étudiants d'approfondir leurs
connaissances et de s'initier à la recherche, en vue de leur préparation à une profession ou à la
poursuite de leurs études.

Il est ouvert aux titulaires d'un diplôme de fin de premier cycle dans la même discipline ou d'un
diplôme admis en équivalence.

Article 18.- Le troisième cycle est un cycle de spécialisation et de formation à la recherche


comportant la réalisation et la soutenance d'un travail scientifique original.

Article 19.- La fin de chaque cycle d'études est sanctionnée par la délivrance d'un diplôme
universitaire, à l'exception des spécialités dont la formation est sanctionnée par un diplôme unique.

Article 20.- La qualité de l'encadrement pédagogique, le respect des programmes et des volumes
horaires conditionnent la validité des diplômes.

Article 21.- Les établissements d'enseignement supérieur coopèrent entre eux ainsi qu'avec les
institutions nationales de recherche dans la conduite en commun des programmes de recherche et
d'enseignement.

Article 22.- Les enseignements supérieurs sont organisés en liaison avec les milieux professionnels.

Les représentants des milieux professionnels participent à la définition des programmes au


sein des structures compétentes.

Les praticiens sont associés aux enseignements.

Des stages sont aménagés dans l'administration et dans les entreprises publiques ou privées.

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SECTION 2 : DE LA COLLATION DES TITRES ET DES DIPLÔMES

Article 23.- L'Etat a le monopole de la collation des titres et des diplômes universitaires dont la liste
est fixée par décret pris en conseil des ministres, sur proposition du Ministre chargé de
l'Enseignement Supérieur.
Les titres et les diplômes ne peuvent être délivrés que par les établissements
d'Enseignement Supérieur habilités.

Un diplôme national confère les mêmes droits à tous ses titulaires, quel que soit
l'établissement d'enseignement supérieur qui l'a délivré.

Article 24.- L'assiduité aux cours, séminaires, travaux dirigés et travaux pratiques est obligatoire. Elle
conditionne la participation des étudiants aux examens.

Les modalités d'application de l'alinéa ci-dessus sont fixées par voie réglementaire.

Le règlement intérieur de chaque université ou établissement peut prévoir, selon ses


spécificités, un régime particulier pour les étudiants salariés.

CHAPITRE 5 : DE LA TUTELLE

Article 25.- Le Ministre chargé de l'Enseignement Supérieur assure la tutelle de l'Etat sur les
universités et établissements d'Enseignement Supérieur.

À ce titre :

- il veille à l'harmonisation des formations universitaires et de la politique de la recherche


avec les exigences du développement économique, social et culturel ;

- il assure le contrôle des formations dispensées par les institutions universitaires publiques
et privées, par des missions d'information et d'évaluation et, le cas échéant, ordonne ou
suscite des missions de contrôle ;

- il prend, en qualité d'ordonnateur principal du budget de l'Enseignement Supérieur, tous


les actes de gestion des crédits d'investissement alloués pour les grands travaux de
construction et de réfection ;

- il prend les actes de gestion relevant de sa compétence pour l'ensemble des personnels
fonctionnaires et assimilés ;

- il arrête les programmes d'enseignement, le régime des études et des examens ;

- il signe, avec les chefs des institutions universitaires, les diplômes délivrés par celles-ci au
vu des procès-verbaux de réussite établis conformément aux usages universitaires;

- il saisit les conseils d'administration et d'université ;

- il peut faire des communications aux conseils d'administration et d'université ;

- il approuve et rend exécutoires les délibérations des conseils d'administration et


d'université dans un délai de vingt jours pour compter de la date de leur réception ; son
silence après ce délai vaut acceptation et les actes visés sont exécutoires de plein droit ;
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115
- il est le garant des franchises universitaires ;

- il prend, en cas de crise grave entraînant une défaillance des autorités universitaires, les
mesures conservatoires qu'exige la situation.

Article 26.- Les établissements publics d'Enseignement Supérieur peuvent relever de la tutelle
d'autres ministres, outre celle du Ministre chargé de l'Enseignement Supérieur.

CHAPITRE 6: DES ORGANES DE COORDINATION UNIVERSITAIRE

Article 27.- Les organes de coordination de la politique universitaire sont :

- le Conseil National de l'Enseignement Supérieur ;

- le Centre Universitaire de Formation des Formateurs.

SECTION 1 : DU CONSEIL NATIONAL DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Article 28.- Le Conseil National de l'Enseignement Supérieur assiste le Gouvernement dans la


politique de promotion des universités et des établissements d'Enseignement Supérieur.

Il est obligatoirement consulté, en particulier sur :

- la politique d'orientation et les moyens de maîtrise des flux des étudiants en vue d'une
meilleure planification des ressources humaines ;
- les projets de texte à caractère législatifs relatifs aux universités et établissements
d'Enseignement Supérieur, ainsi que ceux fixant les statuts des enseignants, des
enseignants-chercheurs ou d'autres catégories de personnels ;
- les projets et création d'universités et d'établissements d'Enseignement Supérieur ;
- les plans d'investissement intéressant l'Enseignement Supérieur.

Article 29.- Le Conseil National de l'Enseignement Supérieur comprend :

- Président : le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;


- Vice-Président : le Ministre chargé de l'Enseignement Supérieur ;

- Membres:
- le Ministre chargé de la Recherche Scientifique ;
- le Ministre chargé de l'Education Nationale ;
- le Ministre chargé de la Formation Professionnelle ;
- le Ministre chargé de la Santé Publique et de la Population ;
- le Ministre chargé des Finances ;
- le Ministre chargé de la Planification ;
- le Ministre chargé des Eaux et Forêts ;
- le Ministre chargé de la Justice, Garde des Sceaux ;
- le Ministre chargé de la Fonction Publique ;
- le Ministre chargé de la Culture ;
- le Ministre chargé des Mines ;
- le Ministre chargé de l'Agriculture et de l'Elevage ;
- le Ministre chargé des Affaires Etrangères ;
- deux députés ;
- deux sénateurs ;
- un représentant du Conseil Economique et Social ;
- les recteurs des universités ;
- le Commissaire Général du CENAREST ;
- le Commissaire Général au Plan ;
- le Conseiller du Président de la République chargé de l'Enseignement Supérieur ;
- le Conseiller du Premier Ministre chargé de l'Enseignement Supérieur ;
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116
- les directeurs des Grandes Ecoles ;
- les chefs d'Etablissements d'Enseignement Supérieur ;
- un représentant de la Chambre de Commerce ;
- un représentant du Patronat.

Le Secrétariat est assuré par le Secrétaire Général du Ministère de l'Enseignement Supérieur.

Le Président du Conseil National de l'Enseignement Supérieur peut convier aux réunions


toute autre personne en fonction de l'ordre du jour.

Article 30.- Le Conseil National de l'Enseignement Supérieur se réunit en session ordinaire sur
convocation de son Président au moins une fois par an.

Un arrêté du Premier Ministre fixe les règles d'organisation et de fonctionnement du Conseil


National de l'Enseignement Supérieur.

SECTION 2 : DU CENTRE UNIVERSITAIRE DE FORMATION DES FORMATEURS

Article 31.- Le Centre Universitaire de Formation des Formateurs est chargé de la formation et du
perfectionnement pédagogique et scientifique des enseignants-chercheurs.

Les modalités d'organisation et de fonctionnement du Centre Universitaire de Formation des


Formateurs sont fixées par voie réglementaire.

CHAPITRE 7 : DES ORGANES DE GESTION UNIVERSITAIRE

SECTION 1 : DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

Article 32.- Le conseil d'cdministration délibère sur les questions administratives et financières de
l'université.

À ce titre :

- il examine et adopte le rapport d'activité de l'université ;


- il arrête le projet de budget et de répartition des crédits de l'université ;
- il se prononce sur l'exécution du budget de l'université et arrête les comptes ;
- il approuve, avant transmission au ministre chargé de l'Enseignement Supérieur, les
demandes de création ou suppression de postes de travail formulées par les
établissements et le rectorat ;
- il approuve l'acceptation des libéralités, la souscription d'emprunts et toute acquisition ou
aliénation du patrimoine mobilier et immobilier de l'université et des établissements qui la
composent ;
- il examine toutes les questions relatives à la vie et aux intérêts de l'université qui lui sont
soumises par le Ministre chargé de l'Enseignement Supérieur.

Article 33.- Le conseil d'administration comprend :

- Président : le Ministre chargé de l'Enseignement Supérieur ;


- Vice-Président : le Ministre chargé des Finances.
- Membres :

- le Recteur ;
- les Chefs d'établissements ;
- deux représentants des enseignants-chercheurs, des enseignants et des
chercheurs des établissements ;
- cinq représentants des personnels administratifs, techniques, ouvriers et de
service ;
- un représentant par collectivité locale concernée ;
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117
- quatre représentants des milieux socio-professionnels, dont deux pour le patronat
et deux pour les travailleurs.

Le conseil comprend en outre :

- un représentant du Ministère de l'Enseignement Supérieur ;


- un représentant du Ministère des Finances ;
- un représentant du Ministère de la Planification ;
- un représentant du Ministère de la Fonction Publique ;
- le Gouverneur de la province concernée.

Le Président du Conseil peut inviter aux séances, avec voix consultative, toute autre
personnalité en fonction de ses compétences.

Article 34.- Le conseil d'administration se réunit en session ordinaire au moins une fois l'an, sur
convocation de son Président.

Article 35.- Le Recteur assure la préparation et le secrétariat du Conseil d'Administration.

SECTION 2 : DU CONSEIL D'UNIVERSITE

Article 36.- Le conseil d'université délibère sur les questions académiques et scientifiques de
l'université.

À ce titre :

- il approuve les statuts et le règlement intérieur de l'université ainsi que de ses


établissements et unités de recherche ;
- il fixe les modalités d'organisation des divers cycles de formation et de sélection des
étudiants ;
- il coordonne l'organisation générale des activités pédagogiques et de recherche et en fixe
les grandes orientations et les priorités ;
- il approuve, avant transmission au ministre chargé de l'Enseignement Supérieur, les
projets de création, de révision ou de suppression des cycles et des filières de formation,
leurs programmes et volumes horaires, les modalités de leur professionnalisation, les
règles d'organisation des études et de contrôle des connaissances ou des aptitudes ;
- il approuve les projets d'habilitation des titres et diplômes ;
- il joue le rôle d'instance d'appel pour les conseils de discipline d'établissements et de
l'université. Le pouvoir de cassation relève de la Cour administrative ;
- il examine les rapports d'activités des chefs d'établissement ainsi que les nouveaux
projets de recherche universitaire ;
- il arrête la répartition du budget alloué à la recherche universitaire ;
- il valide les programmes de recherche au sein des établissements dans le cadre de la
formation des formateurs ;
- il propose les statuts des personnels enseignants de l'Université ;
- il examine toutes les questions qui lui sont soumises par l'autorité de tutelle ou le
Recteur ;
- il approuve les accords et conventions signés par le Recteur avec d'autres universités des
organismes nationaux ou étrangers.

Article 37.- Le Conseil d’université comprend :

- le Recteur, Président ;
- le ou les vices-recteurs dont l’un assure les fonctions de vice-président ;
- le Secrétaire Général de l’université, rapporteur.
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- Membres avec voix délibérative :

- le Commissaire Général du CANAREST ;


- les Chefs d’Etablissement ;
- le Directeur Général de l’Enseignement Supérieur ;
- le Directeur Général de la Recherche Scientifique ;
- le Directeur Général des bourses et stages ;
- le Directeur du Centre National des Œuvres Universitaires ;
- le Directeur de la Bibliothèque Universitaire ;
- le Directeur du Service Central de la Scolarité ;
- cinq représentants des enseignants et enseignants-chercheurs par
établissement ;
- trois représentants des étudiants par établissement ;

- deux représentants des personnels administratifs, techniques et de


services ;
- un représentant par syndicat des enseignants et des enseignants-
chercheurs ;
- un représentant du patronat.

- Membres avec voix consultative :

- un représentant de la Présidence de la République ;


- un représentant de la Primature ;
- un représentant du Ministère de la Santé Publique ;
- l’agent comptable de l’université

Le Président du conseil peut inviter aux séances, avec voix consultative, toute autre
personnalité, en raison de ses compétences.

Le Conseil d’université siégeant en matière disciplinaire comprend :

- un recteur ;
- deux doyens ou deux directeurs d’établissement ;
- deux enseignants ;
- deux membres du personnel ;
- deux étudiants choisis par leurs organisations syndicales les plus représentatives.

Article 38.- Le Conseil d’université se réunit en session ordinaire au moins une fois l’an sur
convocation de son président.

Toutefois, le Conseil d’université peut se réunir en session extraordinaire à la demande du


ministre chargé de l’Enseignement Supérieur ou de la moitié des chefs d’établissements relevant de
l’Université.

SECTION 3: DU RECTEUR

Article 39.- Le Recteur dirige l’université et veille au fonctionnement régulier des établissements qui la
composent.

Ses compétences sont d’ordre administratif et financier, d’une part, et d’ordre académique,
d’autre part.

Article 40.- Sur le plan administratif et financier, le Recteur :

- préside le conseil d’université et veille à l’exécution de ses résolutions ;


- est chargé de l’exécution des lois et règlements ainsi que des résolutions du conseil
d’administration ;
- reçoit les procès-verbaux des conseils et des assemblées des différents établissements ;
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- recrute le personnel non enseignant et non fonctionnaire conformément aux dispositions
du code de travail ;
- décide des missions à l’intérieur et à l’extérieur du personnel relevant de l’université et
signe les ordres de missions ;
- veille à la bonne administration des établissements de l’université ;
- fixe les calendriers d’élection des chefs d’établissement et leurs adjoints ;
- dispose du pouvoir disciplinaire au sein de l’université, conformément à la réglementation
en vigueur ;
- prend, en cas d’urgence, les mesures utiles au rétablissement de l’ordre et s’en réfère
sans délai au Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur ;
- est le gardien du sceau de l’université,
- este en justice au nom de l’université ;
- représente l’université en toute circonstance ;

- est l’ordonnateur et l’administrateur des crédits de l’université.

Article 41.- Sur le plan académique, le Recteur :

- préside le conseil d’université et veille à l’exécution de ses résolutions ;


- assure la collation des grades et titres universitaires et signe, avec le Ministre chargé de
l’Enseignement Supérieur, les diplômes délivrés par l’Université ;
- suit l’élaboration et l’exécution des programmes d’enseignement et de recherche de
l’université ;
- assure le suivi de la carrière des enseignants ;
- veille à la formation des formateurs ;
- assure la promotion et le développement de la coopération universitaire.

Article 42.- Le recteur dirige l’université assisté d’un ou plusieurs vice-recteurs, en collaboration avec
les doyens, assesseurs, directeurs et directeurs des études des établissements d’enseignement
supérieur, rattachés aux universités.

Il dispose des services administratifs et financiers de l’université, ayant à leur tête un


secrétaire général.

L’intérim du recteur, pour l’ensemble de ses prérogatives, est assuré par l’un des vice-
recteurs.

Le Recteur peut déléguer certaines de ses attributions.

Les domaines et les modalités de délégation sont fixés par les statuts de chaque université.

Article 43.- Les recteurs et vice-recteurs des universités publiques sont nommés par décret pris en
conseil des ministres, sur proposition du Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur, parmi les
enseignants de rang magistral.

Les vice-recteurs des universités publiques sont nommés par décret pris en conseil des
ministres, sur proposition du Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur, parmi les enseignants de
l’Enseignement Supérieur.

Les doyens et assesseurs, les directeurs et directeurs des études des établissements
rattachés aux universités sont désignés conformément aux textes en vigueur.

Les secrétaires généraux des universités publiques sont nommés par décret pris en conseil
des ministres, sur proposition du Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur.

Article 44.- En vue de favoriser la concertation et la coopération entre responsables des universités,
une conférence des recteurs et autorités académiques se tient au moins une fois l’an, rotativement
dans l’une des universités publiques ou privées.

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La conférence des recteurs et autorités académiques est présidée par le Recteur de
l’université d’accueil dont le mandat, d’une durée d’un an, prend fin lors de la session ordinaire
suivante de la conférence.

CHAPITRE 8: DE L’AUTONOMIE ET DU FINANCEMENT DES UNIVERSITES

SECTION 1 : DE L’AUTONOMIE DES UNIVERSITES

Article 45.- Les universités et établissements d’enseignement supérieur à caractère scientifique,


culturel et professionnel appartenant à l’Etat jouissent de la personnalité juridique et de l’autonomie
administrative et financière.

Les universités et établissements d’enseignement supérieur, dans l’accomplissement de leurs


missions, définissent leur politique de formation, de recherche, de documentation, de coopération
avec d’autres organismes, conformément aux textes en vigueur.

Les universités et établissements d’enseignement supérieur sont gérés avec le concours de


l’ensemble des personnels, des étudiants et des personnalités extérieures, représentés au sein
d’organes institués à cet effet.

Article 46.- Le budget de chaque université regroupe les budgets de ses différentes composantes.

Chaque composante de l’université assure l’exécution de son budget.

Le budget de chaque université doit être en équilibre et faire apparaître les recettes provenant
des ressources propres.

Article 47.- Chaque université adresse annuellement au Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur
un rapport sur :

- son fonctionnement général ;


- l’état d’exécution de ses programmes d’enseignement et de recherche ;
- sa situation financière.

Article 48.- Le contrôle financier des Universités et établissements d’enseignement supérieur s’exerce
conformément à la réglementation en vigueur.

Les comptes des universités et établissements publics d’enseignement supérieur sont soumis
au contrôle juridictionnel de la Cour des Comptes.

L’agent comptable en service dans chaque université publique exerce ses fonctions
conformément aux règles de la comptabilité publique.

SECTION 2 : DU FINANCEMENT DES UNIVERSITES

Article 49.- Les ressources dont disposent les universités publiques dans le cadre de l’autonomie sont
constituées :

- des dotations de l’Etat et des subventions des collectivités locales ;


- des fonds propres provenant de prestations de service à titre onéreux, notamment les
contrats de recherche et de formation continue, l’exploitation de brevets et licences, les
frais d’inscription et d’écolage acquittés par les étudiants, l’hébergement et la restauration
au sein du campus ;
- les dons et legs.

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CHAPITRE 9: DES PERSONNELS DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Article 50.- Les personnels de l’Enseignement Supérieur se répartissent en :

- personnels scientifiques : enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs ;


- personnels administratifs ;
- personnels techniques, ouvriers et de service.

Chacune de ces catégories de personnels est régie par les dispositions de son statut
particulier, conformément aux dispositions du statut général de la fonction publique ou du code du
travail.

TITRE II : DES FRANCHISES UNIVERSITAIRES

Article 51.- Les universités et établissements d’enseignement supérieur bénéficient des libertés et
privilèges dénommés « franchises universitaires ».

Les franchises universitaires s’entendent :

- de l’autonomie pédagogique, scientifique et de gestion administrative et financière des


institutions universitaires ;
- des libertés d’opinion et d’expression reconnues aux membres de la communauté
universitaire ;
- de l’immunité de juridiction aménagée au profit des membres de la communauté
universitaire en ce qui concerne les paroles et les écrits émanant d’eux dans l’exercice de
leurs fonctions, tant au Gabon qu’à l’étranger ;
- de l’inviolabilité et de l’insaisissabilité qui protègent, où qu’ils se trouvent, les biens
meubles et immeubles des institutions universitaires ;
- de l’interdiction de censurer leur correspondance officielle.
- du bénéfice de mesures privilégiées de tarification en matière d’accès aux réseaux de
télécommunications ;
- du bénéficie d’exemptions exceptionnelles en matière d’importations de caractère
éducatif, scientifique ou culturel, conformément à la réglementation douanière.

Article 52.- Les universités et établissements d’enseignement supérieur sont des lieux apolitiques.

Article 53.- Nul ne doit porter atteinte ni au fonctionnement des activités universitaires, ni à la sécurité
des personnes et des biens au sein des institutions universitaires.

Article 54.- La police générale au sein des universités et établissements d’enseignement supérieur
garantit le déroulement normal des activités de formation et de recherche dans le respect des lois et
règlements.

La police générale est assurée par le chef de l’institution universitaire.

Article 55.- Les conditions d’affichage et d’utilisation des locaux sont fixés par les règlements
intérieurs des institutions universitaires.

Article 56.- Les campus des universités et établissements d’enseignement supérieur sont délimités et
font l’objet de titres fonciers.

Sauf cas de flagrant délit ou de secours demandé par les autorités universitaires, aucun
membre des forces de l’ordre ou de justice ne peut, dans l’exercice de ses fonctions, y pénétrer pour
constater un délit ou exécuter un mandat de justice s’il ne présente au Recteur ou au chef
d’établissement une autorisation en bonne et due forme signée du Procureur de la République.

En cas de troubles graves, il peut être dérogé au principe de l’inviolabilité des campus par le
Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur.
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122
TITRE III : DISPOSITIONS FINALES

Article 58.- Les textes réglementaires déterminent, en tant que de besoin, les dispositions de toutes
natures nécessaires à l’application de la présente loi.

Article 59.- La présente loi, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, sera enregistrée,
publiée selon la procédure d’urgence, et exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 10 janvier 2001


Par le Président de la République,
Chef de l’Etat ;

El Hadj OMAR BONGO

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Jean-Françoise NTOUTOUME EMANE

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur,


de la Recherche et de l’Innovation
Technologique, chargé des Relations avec les
Institutions Constitutionnelles ;

André Dieudonné BERRE

Le Ministre de l’Education Nationale,


Porte-Parole du Gouvernement ;

André MBA OBAME

Le Ministre de la Fonction Publique,


de la Réforme Administrative et de
la Modernisation de l’Etat ;

Patrice NZIENGUI

Le Ministre d’Etat, Ministre de la Planification,


de la Programmation du Développement et de
l’Aménagement du Territoire ;

Casimir OYE MBA

Le Ministre d’Etat, chargé du Travail, de


l’Emploi et de la Formation Professionnelle ;

Paulette MISSAMBO

Le Ministre de l’Economie, des Finances,


du Budget et de la Privatisation ;

Emile DOUMBA

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123
Loi n°8/2001 du 12 décembre 2001 portant orientation
générale de la Formation Professionnelle

L’Assemblée Nationale et le Sénat ont délibéré et adopté ;

La Cour Constitutionnelle ayant statué ;

Le Président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions de l’article 47 de la Constitution,
porte Orientation Générale de la Formation Professionnelle.

CHAPITRE 1er: DISPOSITIONS GENERALES

Article 2.- La Formation Professionnelle est l’une des composantes du dispositif national d’éducation,
de qualification et d’emploi.

Elle a pour but de donner des capacités et connaissances professionnelles pratiques en vue
de l’exercice d’un métier ou d’une profession et de faciliter l’accès à des formations ultérieures.

Article 3.- La Formation Professionnelle est un devoir pour l’Etat et une obligation pour les
entreprises.

À ce titre, l’Etat :

- crée et organise le cadre institutionnel des services d’information, d’orientation, de


concentration et de coordination de la Formation Professionnelle afin de faciliter le choix
d’un métier ou d’une voie de formation ;
- veille, par des mesures incitatives et en collaboration avec les entreprises, les particuliers,
les organisations professionnelles des travailleurs et des employeurs, à la promotion de la
Formation Professionnelle dans le respect de l’adéquation formation-emploi ;
- détermine les conditions de participation des parents aux charges financières des
établissements d’enseignement professionnel.

Article 4.- La Formation Professionnelle assure :

- l’acquisition des connaissances théoriques, des capacités et savoir-faire pratiques que


nécessite l’exercice d’un métier ou d’une profession ;
- l’adaptation de ces connaissances et savoir-faire aux mutations technologiques et à
l’évolution des spécificités de l’emploi.

Article 5.- La Formation Professionnelle contribue au développement des ressources humaines, à la


promotion professionnelle et sociale des travailleurs et à la croissance économique.

À ce titre, elle assure :

- la diffusion des connaissances techniques en vue d’une meilleure maîtrise de la


technologie ;
- la satisfaction des besoins immédiats en main-d’œuvre, à tous les niveaux de qualification
professionnelle ;
- l’amélioration des qualifications professionnelles de la main-d’œuvre et de sa productivité.

Article 6.- Le choix des filières de formation, le contenu des programmes et l’organisation de la
formation sont définis par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du Ministre chargé de la
Formation Professionnelle.

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124
CHAPITRE 2: DE LA CONCERTATION ET DE LA COORDINATION EN
MATIERE DE FORMATION PROFESSIONNELLE

Article 7.- La concertation et la coordination en matière de formation professionnelle et technique sont


assurées par la Commission Nationale de l’Enseignement, de la Formation et de l’Emploi, en abrégé :
CNEFE.

CHAPITRE 3: DES MODES DE FORMATION PROFESSIONNELLE

SECTION 1 : DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE INITIALE

Article 8.- La Formation Professionnelle initiale est dispensée dans les établissements de formation
professionnelle publics ou privés autorisés, conformément aux textes en vigueur.

Article 9.- Les établissements assurant une formation à plein temps sont tenus d’organiser, à
l’intention de leurs stagiaires, des stages pratiques en milieu professionnel.

SECTION 2 : DE LA FORMATION EN ALTERNANCE

Article 10.- La formation en alternance a pour but d’assurer aux stagiaires un niveau de qualification
reconnu dans la spécialité choisie.

Elle combine les enseignements généraux, professionnels et technologiques dispensés


dans les établissements de formation et l’acquisition d’un savoir-faire pratique en milieu réel de travail.

Article 11.- La formation en alternance fait l’objet de conventions conclues entre les établissements
de formation et les entreprises ou les artisans.

Article 12.- Les conditions et les modalités de la formation en alternance sont fixées par arrêté du
Ministre chargé de la Formation Professionnelle.

SECTION 3 : DE L’APPRENTISSAGE

Article 13.- Conformément aux dispositions du code du travail, l’apprentissage se fait :

- pour sa phase théorique, dans un centre de formation professionnelle ou dans toute autre
structure autorisée ;
- pour sa phase pratique, en entreprise ou auprès d’un maître artisan.

Article 14.- La durée d’apprentissage varie en fonction de la spécificité du métier.

Toutefois, sous réserve de textes particuliers, cette durée ne peut excéder deux ans.

Article 15.- L’apprentissage fait l’objet d’un contrat écrit entre l’employeur, pris en qualité de maître
d’apprentissage, et l’apprenti ou son représentant légal, s’il est mineur.

Ce contrat doit être conforme à un modèle dont les conditions d’établissement sont fixées par
voie réglementaire.

Article 16.- Le contrat d’apprentissage est un contrat par lequel le maître d’apprentissage s’oblige à
donner à l’apprenti ou à lui faire donner, sous sa responsabilité, une formation en relation avec la
qualification recherchée et conforme à une progression préétablie.

L’apprenti s’oblige, en vue de sa formation, à se conformer aux instructions données par le


maître d’apprentissage et à suivre la formation dispensée en entreprise et dans un établissement.

Article 17.- Il est institué un livret d’apprentissage permettant le suivi et l’évaluation périodique de la
formation de l’apprenti.

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125
Un arrêté du Ministre chargé de la Formation Professionnelle définit les conditions de tenue
de ce livret.

Article 18.- L’apprenti ne peut être âgé de moins de quatorze ans.

Article 19.- Tout employeur est tenu de participer à la promotion de la formation professionnelle,
notamment par le biais de l’apprentissage.

Article 20.- Les allocations familiales sont maintenues aux parents dont les enfants sont en
apprentissage jusqu’à l’âge de dix-huit ans.

Article 21.- Le Maître d’apprentissage doit garantir l’apprenti contre les risques d’accidents de travail
et de maladies professionnelles, conformément aux textes en vigueur.

SECTION 4 : DE LA FORMATION CONTINUE ET DE LA RECONVERSION

Article 22.- La formation continue a pour objet de consolider et perfectionner les connaissances
générales et professionnelles acquises, de les développer et de les adapter à l’évolution de la
technologie et des conditions de travail.

Elle vise également à conférer d’autres compétences et qualifications en vue de progresser


dans l’activité professionnelle.

Article 23.- La reconversion professionnelle permet d’acquérir d’autres qualifications en vue de


l’exercice de nouvelles activités professionnelles.

Article 24.- L’organisation et l’évolution de la formation continue et de la reconversion, sont fixées par
décret pris sur proposition conjointe des Ministres chargés de la Formation Professionnelle, de
l’Education Nationale et l’Enseignement Supérieur.

CHAPITRE 4: DES ETABLISSEMENTS DE FORMATION PROFESSIONNELLE

Article 25.- Le service public de la Formation Professionnelle comprend :

- les établissements publics créés par l’Etat ou les collectivités locales ;


- les établissements intégrés, créés par une entreprise ou un groupe d’entreprises ;
- les établissements privés reconnus d’utilité publique, créés par un particulier ou une
association privée.

Article 26.- Les modalités de création et de fonctionnement des établissements de Formation


Professionnelle sont fixées par décret pris en conseil des ministres, sur proposition conjointe des
Ministres chargés de la Formation Professionnelle, de l’Education Nationale et/ou de l’Enseignement
Supérieur, ou de tout autre Ministre concerné par l’activité visée.

Article 27.- Les établissements publics de formation professionnelle ne peuvent être créés qu’après
avis conforme de la Commission Nationale de l’Enseignement, de la Formation et de l’Emploi.

Article 28.- La coordination de la gestion des établissements publics de formation professionnelle est
assurée au moyen d’organismes créés à cet effet par l’Etat.

Les modalités d’organisation et de fonctionnement de ces organismes sont fixées par voie
réglementaire.

Article 29.- L’autorisation d’ouverture d’un établissement privé de formation professionnelle est
accordée par décret pris en conseil des ministres, sur proposition conjointe des Ministres chargés de
la Formation Professionnelle, de l’Education Nationale et/ou de l’Enseignement Supérieur, ou de tout
autre Ministre concerné par l’activité visée.

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126
Cette autorisation est obligatoirement présentée au Ministère du Commerce pour l’obtention
de l’agrément.

Article 30.- Les entreprises publiques, parapubliques et privées sont tenues d’organiser la formation
continue de leurs personnels en fonction des spécialités de chaque établissement ou groupe
d’établissements.

Article 31.- Des entreprises peuvent se regrouper par branche d’activités en vue d’une formation
continue inter-entreprises.

Article 32.- Les enseignements dans les établissements de formation professionnelle sont assurés
par des formateurs recrutés conformément aux textes en vigueur et, le cas échéant, par les
personnels qualifiés du secteur public ou du secteur privé.

Article 33.- L’âge d’admission dans un établissement de formation professionnelle est de quatorze
ans au moins.

Article 34.- Les établissements privés agrées de formation professionnelle sont tenus de souscrire
une assurance contre les accidents de toute nature pouvant survenir à leurs stagiaires sur les lieux de
formation.

CHAPITRE 5: DE L’EVALUATION ET DU CONTRÔLE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Article 35.- La formation professionnelle est sanctionnée par un certificat ou un diplôme dont les
conditions de délivrance sont fixées par voie réglementaire.

Article 36.- Un arrêté conjoint des Ministres chargés de la Formation Professionnelle, de l’Education
Nationale et de l’Enseignement Supérieur fixe les homologations et les équivalences entre les
certificats ou les diplômes délivrés par les établissements relevant de leurs départements respectifs.

Article 37.- Le contrôle technique et pédagogique des établissements de formation professionnelle


privés agréés ainsi que le contrôle des stages en entreprise sont assurés par les services techniques
des Ministères compétents.

CHAPITRE 6: DES RESSOURCES DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Article 38.- Les ressources des établissements publics de formation professionnelle sont constituées
essentiellement par :

- la dotation budgétaire de l’Etat ;


- la taxe de formation professionnelle ;
- les frais de scolarité ;
- le produit des prestations fournies ;
- les concours financiers obtenus des organismes nationaux ou internationaux ;
- les recettes diverses ;
- les dons et legs.

Article 39.- Les ressources des établissements privés agréés de la formation professionnelle sont
constituées essentiellement par :

- les ressources propres ;


- les dotations des entreprises ;
- les frais de scolarité ;
- le produit des prestations fournies ;
- les concours financiers obtenus des organismes nationaux ou internationaux ;
- les recettes diverses ;
- les dons et legs.

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Article 40.- Les frais de scolarité dans les établissements de formation professionnelle sont fixés
conformément aux textes en vigueur.

CHAPITRE 7: DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES

Article 41.- Les promoteurs des structures privées de formation professionnelle sont tenus, dans un
delai d’un an à compter de la publication de la présente loi, de se conformer aux textes en vigueur.

Article 42.- Les entreprises publiques, parapubliques et privées doivent, à compter de la date de la
publication de la présente loi, présenter au Ministère chargé de la Formation Professionnelle un projet
d’organisation de leurs services de formation professionnelle continue.

CHAPITRE 8: DES DISPOSITIONS FINALES

Article 43.- Des textes réglementaires déterminent, en tant que de besoin, les dispositions de toute
nature nécessaires à l’application de la présente loi.

Article 44.- La présente loi, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, notamment celles
du décret n°159/PR/MT du 5 Mai 1966, portant organisation de la Formation Professionnelle rapide au
Gabon, sera enregistrée, publiée selon la procédure d’urgence et exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 12 décembre 2001

Par le Président de la République, Chef de l’Etat

El Hadj OMAR BONGO ONDIMBA

Le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement ;

Jean-François NTOUTOUME EMANE

Le Ministre d’Etat, chargé du Travail, de l’Emploi et


de la Formation Professionnelle ;

Paulette MISSAMBO

Le Ministre d’Etat, Ministre de la Planification,


de la Programmation du Développement et de
l’Aménagement du Territoire ;

Casimir OYE MBA

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur


de la Recherche et de l’Innovation Technologique ;

André Dieudonné BERRE

Le Ministre de l’Education Nationale,


Porte-parole du Gouvernement ;

André MBA OBAME

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128
Le Ministre de la Fonction Publique,
de la Réforme Administrative et de
la Modernisation de l’Etat ;

Patrice NZIENGUI

Le Ministre de l’Economie, des Finances


du Budget et de la Privatisation ;

Emile DOUMBA

Loi n°10/2001 du 14 décembre 2001 portant statut particulier


des fonctionnaires du Secteur Santé

L’Assemblée Nationale et le Sénat ont adopté,

Le Président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions de l’article 47 de la Constitution et de
l’article 6 de la loi n°8/91 du 26 septembre 1991 portant statut des fonctionnaires, porte statut
particulier des fonctionnaires du secteur Santé.

TITRE 1
DES DISPOSITIONS GENERALES ET COMMUNES

CHAPITRE 1er: DES DISPOSITIONS GENERALES

Article 2.- Le présent statut s’applique à tous les fonctionnaires relevant des diverses spécialités du
secteur Santé.

Article 3.- Le secteur Santé comprend les spécialités ci-après :


- Médecine ;
- Chirurgie dentaire ;
- Pharmacie;
- Biologie médicale ;
- Sage femme ;
- Soins infirmiers ;
- Radiologie et Imagerie médicale ;
- Kinésithérapie ;
- Nutrition ;
- Diététique ;
- Orthophonie ;
- Orthoptie ;
- Prothèse dentaire ;
- Psychologie médicale ;
- Génie biomédical ;
- Epidémiologie ;
- Statistiques sanitaires ;
- Génie sanitaire ;
- Administration sanitaire et hospitalière.

Article 4.- Les fonctionnaires du Secteur Santé exerçant dans les formations sanitaires publiques sont
chargés d’assurer la protection sanitaire et les soins de santé aux populations.

Article 5.- Les personnels du secteur de Santé acquièrent les connaissances spécialisées pour la
conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des actes et techniques
propres à chacune des spécialités.
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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

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Article 6.- La responsabilité médicale relève de la compétence des Médecins, Médecins Biologistes,
Chirurgiens Dentistes, Pharmaciens et Pharmaciens Biologistes.
Les autres catégories de personnels peuvent poser par délégation des actes relevant des
techniques médicales.

Article 7.- Les personnels du Secteur Santé sont répartis dans les unités organisées au sein des
services.
Les services qui concourent à l’encadrement des enseignements et de la recherche font partie
du centre Hospitalo-Universitaire, là où existe une Faculté de Médecine.

Le plateau technique disponible dans ces services, ainsi que tous les personnels qui y sont
affectés doivent répondre à cet objectif.
Article 8.- Les médecins, dans le respect des règles déontologiques, assurent l’information des
patients.
Les personnels paramédicaux participent à l’information dans leur domaine de compétence et
dans le respect de leurs propres règles professionnelles.

Article 9.- Les personnels de santé ont vocation à occuper les emplois prévus aux différents niveaux
de leurs compétences conformément aux spécificités professionnelles régissant les profils de carrière
de leurs corps respectifs.

Article 10.- Les plans de carrière dans chaque spécialité sont définis au titre II de la présente loi.

Article 11.- Les conditions d’accès et de recrutement dans chaque corps sont fixées par la présente
loi.

Article 12.- un décret fixe la grille de rémunération applicable aux personnels du Secteur Santé.
Les personnels Hospitalo-Universitaires jouissent de la double appartenance et, sans
préjudice du traitement lié à la fonction d’enseignant, bénéficient d’une indemnité de fonction
hospitalière fixée par décret.

Article 13.- Chaque corps comporte un grade normal et un grade supérieur conformément aux
dispositions du statut général des fonctionnaires.

L’appartenance au grade supérieur est indiqué par :

- le titre « en Chef» ajouté à la désignation du corps pour les fonctionnaires qui sont recrutés
directement dans la catégorie A hiérarchie A1 ;
- le titre « Principal » ajouté à la désignation du corps pour les fonctionnaires qui sont recrutés
directement dans les autres catégories et hiérarchies.

Article 14.- Les grades des corps Hospitalo-Universitaires sont définis dans le titre II de la présente
loi.

Article 15.- Sous réserve des modifications pouvant résulter des textes applicables à l’ensemble des
agents de l’Etat, l’âge limite de mise à la retraite des fonctionnaires du Secteur Santé est fixé comme
suit :

- soixante cinq ans pour les corps des Médecins, Pharmaciens, Chirurgiens Dentistes ;
- cinquante cinq ans pour les autres corps.

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CHAPITRE 2 : DES DISPOSITIONS COMMUNES

SECTION I : DES OBLIGATIONS, DES DEVOIRS ET DE LA DISCIPLINE

Article 16.- Les personnels du Secteur Santé sont tenus aux obligations et devoirs ci-après :
- respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité ;
- respect des droits des malades ;
- assistance à personne en danger ;
- respect du secret médical et professionnel ;
- présence effective et disponibilité sur le lieu du travail ;
- respect des principes de moralité, de probité et de dévouement ;
- garantie aux malades, sans discrimination, de la qualité des diagnostics et des
prestations dispensées ;
- information des populations sur les nouvelles méthodes de diagnostic et de traitement
ainsi que sur le niveau sanitaire du pays.

Article 17.- L’exercice des droits syndicaux est reconnu aux personnels du Secteur Santé.

En cas de grève, un service minimum dans l’ensemble des services est obligatoire,
conformément aux textes en vigueur.
Article 18.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, tout manquement
par un fonctionnaire du Secteur Santé aux convenances de son état, à l’honneur ou aux devoirs et
obligations inhérents à sa profession constitue une faute disciplinaire sanctionnée par un
avertissement, un blâme, une suspension ou une révocation.

Article 19.- L’exercice de l’action disciplinaire des différents ordres professionnels contre tout
fonctionnaire du Secteur Santé n’est pas incompatible avec les actions publiques ou civiles pouvant
être intentées respectivement par le Ministère Public ou des particuliers.

SECTION 2 : DES DROITS, PREROGATIVES


ET DES AVANTAGES

Article 20.- Au terme de la présente loi, sont considérées comme fautes disciplinaires :
- les absences répétées et injustifiées ;
- l’état d’ébriété avéré sur les lieux du travail ;
- la concussion et la séduction des patients en vue d’obtenir des faveurs de quelque nature
que ce soit ;
- la malversation et les détournements des fonds, des produits, des médicaments et du
matériel destinés à la structure sanitaire ou aux malades ;
- l’usage des stupéfiants et le trafic des substances psychotropes ;
- le marchandage des prestations médicales en contrepartie d’un avantage quelconque ;
- le refus de rejoindre son poste d’affectation ;
- l’abandon du poste de travail ;
- les injures et les rixes sur les lieux de travail.

Article 21.- Compte tenu des risques liés à la profession, les fonctionnaires du Secteur Santé
bénéficient dans les conditions fixées par voie réglementaire, d’une couverture vaccinale spécifique et
d’un bilan annuel orienté en fonction des risques encourus.

Article 22.- Le fonctionnaire du Secteur Santé, son ou ses conjoint(s) légaux, ainsi que ses enfants à
charge bénéficient, selon des modalités spécifiques fixées par voie réglementaire, de la gratuité des
soins dans les formations sanitaires publiques et de la prise en charge des soins administrés dans les
formations sanitaires parapubliques ou privées, lorsque la spécialité sollicitée n’existe pas dans les
structures sanitaires publiques.

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Article 23.- Toute maladie contractée par un fonctionnaire du Secteur Santé dans l’exercice de ses
fonctions et dûment constatée par une commission agréée est considérée comme maladie
professionnelle.

En cas de maladie professionnelle, infectieuse et/ou contagieuse, les conjoints et les


personnes à charge contaminés bénéficient d’une prise en charge.

La composition et le fonctionnement de la commission ci-dessus visé sont fixés par voie


réglementaire.

Article 24.- Compte tenu des contraintes, risques et servitudes liés à l’exercice de leurs professions,
les fonctionnaires du Secteur Santé bénéficient des indemnités, des primes et des avantages
particuliers, notamment le logement, le transport et l’éloignement, dont les modalités d’attribution sont
fixées par voie réglementaire.

Article 25.- Le fonctionnaire du Secteur Santé bénéficie de récompenses et distinctions spécifiques,


indépendamment des récompenses décernées en application des dispositions du statut général des
fonctionnaires.

CHAPITRE 3: DE LA FORMATION CONTINUE


ET DU PERFECTIONNEMENT

Article 26.- Les modalités d’organisation de la formation continue des personnels du Secteur Santé
sont fixées par voie réglementaire pour chaque corps.

La formation de réadaptation à l’emploi est obligatoire pour le personnel du Secteur Santé qui
réintègre l’exercice professionnel après une période d’interruption d’activité.

TITRE 2
DES SPECIALITES

CHAPITRE 1er: DE LA SPECIALITE MEDECINE

Article 27.- La spécialité Médecine correspond à l’acquisition de connaissances spécialisées pour la


conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des tâches courantes dans
toutes les disciplines médicales.

Article 28.- La spécialité Médecine comprend :

- le corps des médecins généralistes ;


- le corps des médecins spécialistes ;
- le corps des médecins hospitalo-universitaires.

Article 29.- Est médecin généraliste, toute personne titulaire d’un Doctorat d’état en médecine délivré
ou reconnu par l’Etat.

Article 30.- Est médecin spécialiste, tout médecin généraliste titulaire d’un diplôme de spécialisation.

La durée normale d’une spécialisation doit être supérieure ou égale à trois années d’études
régulières sanctionnées par un diplôme délivré ou reconnu par l’Etat.

Article 31.- Est médecin hospitalo-universitaire, tout médecin qui se consacre à l’enseignement, à la
recherche, et dont le recrutement et la carrière sont subordonnés à l’admission aux concours
spécifiques, notamment :

- le concours d’internat des hôpitaux ;


- le concours d’assistanat des hôpitaux ;
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- le concours d’agrégation du Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur, en
abrégé CAMES ou tout autre reconnu par l’Etat.

Article 32.- La carrière des médecins hospitalo-universitaire en fonction à la date de promulgation de


la présente loi est régie par les textes en vigueur.

Article 33.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité médecine sont fixées conformément au tableau ci-après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERARCHIQUE RECRUTEMENT
Médecin Généraliste Admission sur concours ou sur titre des
A1 - grade supérieur titulaires du :
Médecin Généraliste en Chef -Doctorat d’Etat en Médecine délivré ou
reconnu par l’Etat.
- grade normal

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERARCHIQUE RECRUTEMENT
Médecin Spécialiste -Doctorat d’Etat en Médecine plus
A1 - grade supérieur Diplôme de Spécialisation sanctionnant 3
années d’études au moins délivrés ou
Médecin Spécialiste en Chef
reconnus par l’Etat.
- grade normal
Médecin Généraliste
NIVEAU CORPS DES MEDECINS CONDITIONS D’ACCES
HIERARCHIQUE HOSPITALO - ET DE RECRUTEMENT
UNIVERSITAIRE
A1 Assistant Admission sur titre sur des :
Chef de Clinique - Anciens Internes des Hôpitaux
titulaires du Doctorat d’Etat en
Médecine délivré ou reconnu par
l’Etat ;
- Anciens Assistants des Hôpitaux
des Armées, titulaires du Doctorat
d’Etat en Médecine plus Diplôme
de Spécialisation sanctionnant 3
années d’études au moins délivrés
ou reconnus par l’Etat ;
Maître Assistant Admission sur concours des titulaires du :
- Doctorat d’Etat en Médecine plus
Diplôme de Spécialisation
Professeur Agrégé sanctionnant 3 années d’études au
Maître de Conférence Agrégé
moins délivré ou reconnu par
l’Etat.
Professeur des Universités
Admission sur concours ou sur titre des :
-Anciens assistants Chefs de Clinique
plus inscription sur la Liste d’Aptitude du
CAMES ou toute autre reconnu par l’Etat.
Admission sur concours d’Agrégation du
CAMES ou tout autre reconnue par l’Etat
Admission sur la Liste d’Aptitude du
CAMES ou tout autre reconnue par l’Etat

Article 34.- Les profils de fonctions de la spécialité Médecine sont définis conformément au tableau
ci-après :
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CORPS PROFILS DE FONCTIONS
MEDECINS GENERALISTES - Chef de Service
- Chef de Service Adjoint
- Chef de Centre Médical
- Chef de Centre de Santé
MEDECINS SPECIALISTES
- Directeur Régional de Santé
- Chef de Département
- Chef de Département Adjoint
- Chef de Service
- Chef de Service Adjoint

CORPS PROFILS DE FONCTIONS


- Chef de Département
MEDECINS HOSPITALO-UNIVERSITAIRES - Chef de Département Adjoint
- Chef de Service
- Chef de Service Adjoint
Article 35.- L’exercice rémunéré de la clientèle privée par les Médecins soumis au présent statut est
interdit dans les formations sanitaires privées, sur toute l’étendue du territoire national.
Toutefois, au sein des formations sanitaires publiques et hospitalo-universitaires, les chefs de
département et les chefs de service peuvent exercer une activité hospitalière privée dans les
conditions fixées par voie réglementaire.

CHAPITRE 2: DE LA SPECIALITE
CHIRURGIE DENTAIRE

Article 36.- La spécialité chirurgie dentaire correspond à l’acquisition de connaissances spécialisées


pour la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des techniques et
des tâches courantes dans toutes les disciplines de la chirurgie dentaire.

Article 37.- La spécialité chirurgie dentaire comprend :

- le corps des chirurgiens dentistes généralistes ;


- le corps des chirurgiens dentistes spécialistes ;
- et le corps des chirurgiens dentistes hospitalo-universitaires.

Article 38.- Est chirurgien dentiste généraliste, toute personne titulaire d’un doctorat d'Etat en
chirurgie dentaire délivré ou reconnu par l'Etat.

Article 39.- Est chirurgien dentiste spécialiste, tout chirurgien dentiste généraliste titulaire d’un ou
plusieurs certificats ou diplômes d’études spécialisées délivrés ou reconnus par l’Etat.

La durée normale d’une spécialisation doit être supérieure ou égale à trois années d’études
régulières sanctionnées par un diplôme reconnu par l’Etat.

Article 40.- Est chirurgien dentiste hospitalo-universitaire, tout chirurgien dentiste qui se consacre à
l’enseignement, à la recherche, et dont le recrutement et la carrière sont subordonnés à l’admission à
des concours spécifiques, notamment :

- le concours d’internat des hôpitaux ;


- le concours d’assistanat des hôpitaux ;
- le concours d’agrégation du Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur, en
abrégé CAMES ou tout autre concours reconnu par l’Etat.

Article 41.- La carrière des chirurgiens dentistes hospitalo-universitaires en fonction à la date de


promulgation de la présente loi est régie par les textes en vigueur.

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Article 42.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité chirurgie dentaire sont fixées conformément au tableau
ci-après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET


HIERACHIQUE DE RECRUTEMENT
Chirurgien dentiste Généraliste voie externe exclusivement
- grade supérieur Admission sur concours ou sur
A1 Chirurgien Dentiste Généraliste en titre des titulaires du :
Chef - Doctorat d’Etat en
- grade normal Chirurgie Dentaire
délivré ou reconnu par
l’Etat ;

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET


HIERACHIQUE DE RECRUTEMENT
Chirurgien Dentiste - Doctorat d’Etat en
Chirurgien Dentiste Spécialiste Chirurgie Dentaire plus
- grade supérieur Diplôme de
Spécialisation
A1 Chirurgien Dentiste Spécialiste en Chef sanctionnant 3 années
- grade normal d’études au moins
délivré ou reconnu par
Chirurgien Dentiste Spécialiste l’Etat.

NIVEAU CORPS DES PHARMACIENS CONDITIONS D’ACCES ET


HIERACHIQUE HOSPITALO-UNIVERSITAIRES DE RECRUTEMENT
Admission sur titre des :
- Anciens Internes des
Hôpitaux, titulaires du
Doctorat d’Etat en
Assistant Chirurgie Dentaire
Chef de Clinique délivré ou reconnu par
l’Etat ;
- Anciens assistants des
hôpitaux des Armées
A1 titulaires du Doctorat
d’Etat en Chirurgie
Dentaire plus Diplôme
de Spécialisation
sanctionnant 3 années
d’études au moins,
délivrés ou reconnus
par l’Etat.
Admission sur concours
des titulaires du :
- Doctorat d’Etat en
Chirurgie Dentaire plus
Diplôme de
Spécialisation
sanctionnant 3 années
d’études au moins,
délivrés ou reconnus
par l’Etat.
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Maître Assistant Admission sur concours ou
sur titre des :
- Anciens Assistants
Chefs de Clinique plus
Inscription sur la Liste
d’Aptitude du CAMES
ou toute autre reconnue
par l’Etat.
Admission sur concours
Maître de Conférence Agrégé d’agrégation du CAMES ou
Professeur Agrégé toute autre reconnue par
l’Etat.
Admission sur Liste
Professeur des Universités d’Aptitude du CAMES ou
toute autre reconnue par
l’Etat.

Article 43.- Les profils de fonctions dans la spécialité Chirurgie Dentaire sont définis conformément au
tableau ci-après :

CORPS PROFILS DE FONCTIONS


- Chef de Service Adjoint
CHIRURGIEN DENTISTE GENERALISTE - Chef d’unité
- Chef de Département
- Chef de Département Adjoint
- Chef de Service
CHIRURGIEN DENTISTE SPECIALISTE - Chef de Service adjoint
- Chef de Département
- Chef de Département Adjoint
CHIRURGIEN DENTISTE - Chef de Service
HOSPITALO-UNIVERSITAIRE - Chef de Service djoint

Article 44.- L’exercice rémunéré de la clientèle privée par les chirurgiens dentistes soumis au présent
statut, est interdit sur toute l’étendue du territoire national.

Toutefois, au sein des formations sanitaires publiques et hospitalo-universitaires, les


Chirurgiens Dentistes Chef de Département ou Chefs de service peuvent exercer une activité
hospitalière privée, dans les conditions fixées par voie réglementaire.

CHAPITRE 3 : DE LA SPECIALITE PHARMACIE

Article 45.- La spécialité Pharmacie correspond à l’acquisition de connaissances spécialisées pour la


conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des techniques
phramacologiques et des tâches courantes dans toutes les disciplines pharmacologiques.

Article 46.- La spécialité Pharmacie comprend :

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- le corps des pharmaciens généralistes ;
- le corps des pharmaciens spécialistes ;
- le corps des pharmaciens hospitalo-universiatires.

Article 47.- Est pharmacien généraliste, toute personne titulaire d’un Doctorat d’Etat en pharmacie
délivré ou reconnu par l’Etat.

Article 48.- Est pharmacien spécialiste, tout pharmacien généraliste titulaire d’un ou plusieurs
certificat ou diplômes d’études spécialisées, délivrés ou reconnus par l’Etat.

La durée normale d’une spécialisation doit être supérieure ou égale à trois années d’études
régulières sanctionnées par un diplôme délivré ou reconnu par l’Etat.

Article 49.- Est pharmacien hospitalo-universitaire tout pharmacien qui se consacre à l’enseignement
et à la recherche et dont le recrutement et la carrière sont subordonnés à l’admission aux concours
spécifiques suivants :

- le concours d’internat en pharmacie ;


- le concours d’assistanat des hôpitaux ;
- le concours d’agrégation du CAMES ou tout autre reconnu par l’Etat.

Article 50.- La carrière des pharmaciens hospitalo-universitaires en fonction à la date de promulgation


de la présente loi est régie par les textes en vigueur.

Article 51.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité pharmacie sont fixées conformément au tableau ci-
après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERARCHIQUE RECRUTEMENT

Pharmacien Généraliste Admission sur concours ou sur titre des


- grade supérieur : titulaires du :
Pharmacien Généraliste en Chef - Doctorat d’Etat en Pharmacie
A1 délivré ou reconnu par l’Etat ;

Pharmacien Spécialiste - Doctorat d’Etat en Pharmacie plus


- grade supérieur : Diplôme de Spécialisation
Pharmacien Spécialiste en Chef sanctionnant 3 années d’études au
- grade normal moins délivré ou reconnu par l’Etat.
Pharmacien Spécialiste

NIVEAU CORPS DES PHARMACIENS CONDITIONS D’ACCES


HIERARCHIQUE HOSPITALO-UNIVERSITAIRES ET DE RECRUTEMENT

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Admission sur titre des :
- Anciens Internes en pharmacie
titulaire du Doctorat d’Etat en
Pharmacie délivré ou reconnu par
l’Etat ;

Assistant Chef de Clinique - Anciens Assistants en pharmacie


des hôpitaux des Armées titulaires
du Doctorat d’Etat en Pharmacie
plus Diplôme de Spécialisation
sanctionnant 3 années d’études au
Maître Assistant moins délivrés ou reconnus par
l’Etat.

Admission sur concours des titulaires du :


- Doctorat d’Etat en Pharmacie plus
A1 Diplôme de Spécialisation
sanctionnant 3 années d’études au
moins délivré ou reconnu par l’Etat.

Admission sur concours ou sur titre des :

Professeur Agrégé - Anciens assistants Chefs de


Maître de Conférence Agrégé Clinique plus inscription sur la Liste
d’Aptitude du CAMES ou toute
autre reconnu par l’Etat.
Professeurs des Universités
- Admission sur concours
d'agrégation du CAMES ou tout
autre reconnue par l’Etat.

Admission sur la Liste d’Aptitude du


CAMES ou tout autre reconnue par l’Etat.

Article 52.- Les profils de fonctions dans la spécialité Pharmacie sont définis conformément au
tableau ci-après :

CORPS PROFILS DE FONCTIONS


- Chef de Service
- Chef de Service Adjoint
PHARMACIENS GENERALISTES - Chef d’unité
- Chef de Département
- Chef de Département Adjoint
- Chef de Service
PHARMACIENS SPECIALISTES - Chef de Service Adjoint
- Chef de Département
- Chef de Département Adjoint
- Chef de Service
PHAMACIENS HOSPITALO-UNIVERSIAIRES - Chef de Service Adjoint

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Article 53.- L’exercice rémunéré de la clientèle privée par les pharmaciens soumis au présent statut
est interdit sur toute l’étendue du territoire.

Article 54.- Les avantages spécifiques octroyés aux pharmaciens soumis au présent statut sont fixés
par voie réglementaire.

CHAPITRE 4 : DE LA SPECIALITE
BIOLOGIE MEDICALE

Article 55.- La spécialité Biologie Médicale correspond à l’acquisition des connaissances spécialisées
pour la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des techniques
biologie médicales et des tâches courantes dans toutes les disciplines de biologie médicale.

Article 56.- La spécialité Biologie Médicale comprend :

- le corps des Médecins et Pharmaciens Biologistes ;


- le corps des Biologistes ;
- le corps des Techniciens Supérieurs de Biologie Médicale ;
- le corps de Techniciens de Biologie Médicale.

Article 57.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité Biologie Médicale sont fixées conformément au tableau
ci-après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET


HIERACHIQUE DE RECRUTEMENT
Médecin et Pharmacien Biologiste voie externe exclusivement
A1 - grade supérieur : Admission sur concours ou sur
Médecin et Pharmacien Biologiste titre des titulaires du :
en Chef - Doctorat d’Etat en Médecine
- grade normal ou en Pharmacie plus quatre
Médecin et Pharmacien Biologiste Certificats d’Etudes
Spécialisées en abrégé CES,
en bactério-virologie, biochimie,
immunologie-hématologie,
parasitologie-mycologie ou un
diplôme Inter-universitaire
spécialisé en Biologie Médicale
délivré ou reconnu par l’Etat ;

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NIVEAU CONDITIONS D’ACCES ET DE
HIERARCHIQUE CORPS RECRUTEMENT
voie externe
Admission sur concours ou sur titre du :
- Doctorat es Sciences en Biologie plus quatre
CES parmi les Certificats d’Etudes
Biologiste spécialisées en bactério-virologie, biochimie,
- grade supérieur : immunologie-hématologie et parasitoloie-
Biologiste en Chef mycologie délivrés ou reconnus par l’Etat.
A1 - grade normal
Biologiste voie interne
Admission sur titre des titulaires du :
- Diplôme d’Etat de Technicien Supérieur de
Biologie Médicale plus une Maîtrise de
Sciences dans les Spécialités de Biologie
Médicale.

Technicien Supérieur de voie externe


Biologie Médicale Admission sur concours ou sur titre
des titulaires du :
- grade Supérieur:
Technicien Supérieur - Baccalauréat plus diplôme d’Etat de
de Biologie Médicale Technicien Supérieur de Biologie
A2 Principal Médicale délivrés ou reconnu par
- grade normal l’Etat.
Technicien Supérieur de voie interne
Biologie Médicale Concours professionnel selon les dispositions
du statut général des fonctionnaires réservé
aux Techniciens de Biologie médicale.

Technicien de Biologie
Médicale voie externe exclusivement
- grade Supérieur Admission sur concours ou sur titre
Technicien de Biologie des titulaires du:
B1 Médicale Principal -Baccalauréat plus diplôme d'Etat de
- grade normal Technicien de Biologie Médicale, délivrés ou
Technicien de Biologie reconnus par l'Etat.
Médicale

Article 58.- les profils de fonction dans la spécialité Biologie Médicale sont fixés conformément au
tableau ci-après :

CORPS PROFILS DE FONCTIONS


- Chef de Laboratoire
- Chef de Laboratoire Adjoint
- Chef de Département
MEDECIN ET PHARMACIEN BIOLOGISTE - Chef de Département Adjoint
- Chef de Service
- Chef de Service Adjoint
- Chef de Laboratoire Adjoint
- Chef de Département Adjoint
BIOLOGISTE MEDICAL - Chef de Service
- Chef de Service Adjoint
TECHNICIEN SUPERIEUR DE BIOLOGIE
MEDICALE - Chef d’unité
TECHNICIEN DE BIOLOGIE MEDICALE

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Article 59.- Il est interdit à tout fonctionnaire de la spécialité biologie médicale soumis au présent
statut d’exercer une quelconque activité privée lucrative au sein des formations sanitaires publiques
ou privées.
Article 60.- Les avantages spécifiques octroyés aux médecins et pharmaciens biologistes et aux
biologistes soumis au présent statut sont fixés par voie réglementaire.

CHAPITRE 5: DE LA SPECIALITE
SAGE-FEMME

Article 61.- La spécialité Sage-femme correspond à l’acquisition des connaissances spécialisées pour
la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des techniques
obstétricales et des tâches courantes dans toutes les disciplines obstétricales.

Articles 62.- La spécialité Sage-femme comprend :

- le corps des Sages-femmes Cadres ;


- le corps des Sages-femmes «nouveau régime (A2)» ;
- le corps des Sages-femmes «ancien régime (B1)».

Article 63.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité Sage-Femme sont fixées conformément au tableau ci-
après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERARCHIQUE RECRUTEMENT
voie interne exclusivement
Admission sur concours ou sur titre
Sage-Femme Cadre des titulaires du :
A1 - grade supérieur : - Baccalauréat plus Diplôme
Sage-Femme cadre en d’Etat de Sage-Femme
Chef délivrés ou reconnus par
l’Etat plus quinze ans
d’ancienneté plus Ecole des
Cadres.
voie externe
Sage-Femme « nouveau régime » Admission sur concours ou sur titre
des titulaires du :
- grade supérieur : - Baccalauréat plus Diplôme
A2 Sage-Femme Principale d’Etat de Sage-Femme
- grade Normal : délivrés ou reconnus par
Sage-Femme l’Etat.
voie interne
Concours professionnel selon les
dispositions du statut général des
fonctionnaires réservé au Corps des
Sages-Femmes « ancien régime
(B1) »
Sage-Femme « ancien régime »
- grade supérieur :
B1 Sage-Femme Principale
- grade normal :
Sage-Femme

Article 64.- Les profils de fonction de la spécialité Sage-Femme sont définis conformément au
tableau ci-après :

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CORPS PROFILS DE FONCTIONS
- Monitrice
SAGE-FEMME CADRE - Major Surveillante Chef
- Major Surveillante d’unité
- Conseillère Sociale
- Surveillante Chef
SAGE-FEMME - Surveillante d’unité

Article 65.- Il est interdit aux Sages-Femmes soumises au présent statut d’exercer une quelconque
activité privée lucrative au sein des formations sanitaires publiques et privées.

Article 66.- Les avantages spécifiques octroyés aux Sage-Femmes Cadres soumises au présent
statut sont fixés par voie réglementaire.

CHAPITRE 6 : DE LA SPECIALITE
SOINS INFIRMIERS

Article 67.- La spécialité Soins Infirmiers correspond à l’acquisition des connaissances spécialisées
pour la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des techniques de
Soins Infirmiers et des tâches courantes dans toutes les disciplines de Soins Infirmiers.

Article 68.- La spécialité Soins Infirmiers comprend :


- le corps des Infirmiers Cadres ;
- le corps des Infirmiers diplômés d’Etat « nouveau régime (A2) » ;
- le corps des Infirmiers diplômés d’Etat « ancien régime (B1) » ;
- le corps des Infirmiers ;
- le corps des Aides soignants.

Article 69.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité soins Infirmiers sont fixées conformément au tableau ci-
après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERARCHIQUE RECRUTEMENT
Infirmier Cadre voie interne exclusivement
- grade supérieur: Admission sur concours ou sur titre des
Infirmier Cadre en Chef titulaires du :
A1 - Baccalauréat plus Diplôme d’Infirmier
- grade normal: d’Etat « nouveau régime (A2) » délivrés
Infirmier Cadre ou reconnus par l’Etat plus de vingt ans
d’ancienneté plus Ecoles des Cadres
Infirmier diplômé d’Etat « nouveau voie externe
régime » Admission sur concours ou sur titre des
titulaires du :
- grade supérieur : - Baccalauréat plus Diplôme d’Infirmier
Infirmier diplômé d’Etat d’Etat « nouveau régime (A2) » délivrés
A2 Principal ou reconnus par l’Etat.
voie interne
- grade normal: Concours professionnel selon les
Infirmier dispositions du statut général des
fonctionnaires réservé aux Infirmiers
diplômés d’Etat « ancien régime (B1) ».

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NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE
HIERARCHIQUE RECRUTEMENT

Infirmier diplômé d’Etat « ancien voie interne exclusivement


B1 régime »
- grade supérieur : Concours professionnel selon les
Infirmier diplômé d’Etat dispositions du statut général des
Principal fonctionnaires réservé aux Infirmiers
- grade normal :
Infirmier diplômé d’Etat
voie externe
Admission sur concours ou sur titre des
Infirmier titulaires du :
- grade supérieur - BEPC plus Diplôme d’Infirmier
B2 Infirmier Principal délivré ou reconnu par l’Etat.

- grade normal : voie interne


infirmier Concours professionnel selon les
dispositions du statut général des
fonctionnaires réservé aux Aides
soignants
Aide soignant voie externe exclusivement
- grade supérieur : Admission sur concours ou sur titre des
C Aide Soignant principal titulaires du :
-CEPE plus Diplôme d’aide soignant
- grade normal : délivrés ou reconnue par l’Etat
Aide soignant

Article 70.- Les profils de fonction dans la spécialité Soins Infirmiers sont définis conformément au
tableau ci-après :
CORPS PROFILS DE FONCTIONS
- Moniteur
INFIRMIER CADRE - Major Surveillant Chef
- Major Surveillant d’unité
INFIRMIER DIPLOME D’ETAT - Surveillant Général
« NOUVEAU REGIME (A2) » - Surveillant d’unité
INFIRMIER DIPLOME D’ETAT - Surveillant Adjoint
« ANCIEN REGIME (B1) » - Surveillant d’unité
INFIRMIER - Chef de dispensaire
AIDE SOIGNANT

Article 71.- Il est interdit au personnel infirmier soumis au présent statut d’exercer une quelconque
activité privée lucrative au sein des formations sanitaires publiques et privées.

Article 72.- Les avantages spécifiques octroyés aux Infirmiers cadre soumis au présent statut sont
fixés par voie réglementaire.

CHAPITRE 7 : DE LA SPECIALITE RADIOLOGIE


ET IMAGERIE MEDICALE

Article 73.- La spécialité Radiologie et Imagerie Médicale correspond à l’acquisition de connaissances


spécialisées pour la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des
techniques de Radiologie et d’Imagerie Médicale et des tâches courantes dans toutes les disciplines
de Radiologie et d’Imagerie Médicale.

Article 74.- La Spécialité de Radiologie et d’Imagerie Médicale comprend :


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143
- le corps des Médecins Radiologistes ;
- le corps des Techniciens Supérieurs de Radiologie et l’Imagerie Médicale ;
- le corps des Techniciens de Radiologie et d’Imagerie Médicale.

Article 75.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité Radiologie et d’Imagerie Médicale sont fixées
conformément au tableau ci-après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERARCHIQUE RECRUTEMENT
Médecin Radiologiste voie externe exclusivement
- grade Supérieur : Admission sur concours ou sur titre
Médecin Radiologiste en Chef des titulaires du :
- Doctorat d’Etat en Médecine plus
A1 - grade normal : Diplôme de spécialisation en
Médecin Radiologiste Radiologie et Imagerie Médicale,
sanctionnant 3 années d’études au
moins délivrés ou reconnus par
l’Etat.
Technicien Supérieur de Radiologie et voie externe
d’Imagerie Médicale Admission sur concours ou sur titre
- grade supérieur : des titulaires du :
Technicien Supérieur de - Baccalauréat plus Diplôme d’Etat
Radiologie et d’Imagerie de Technicien Supérieur de
Médicale Principal Radiologie et d’Imagerie Médicale
A2 délivrés ou reconnus par l’Etat.
- grade normal : voie interne
Technicien Supérieur de Concours Professionnel selon les
Radiologie et d’Imagerie dispositions du statut général des
Médicale fonctionnaires réservé aux
Techniciens de Radiologie et
d’Imagerie Médicale.
Technicien de Radiologie et d’imagerie voie externe exclusivement
Médicale Admission sur concours ou sur titre
- grade supérieur : des titulaires du :
Technicien de Radiologie et Baccalauréat plus Diplôme d’Etat de
B1 d’Imagerie Médicale Principal Technicien de Radiologie et
d’Imagerie Médicale délivrés ou
- grade normal : reconnus par l’Etat.
Technicien de Radiologie

Article 76.- Les profils de fonction dans la spécialité Radiologie et Imagerie Médicale sont fixés
conformément au tableau ci-après :
CORPS PROFILS DE FONCTION
- Chef de Département
MEDECIN RADIOLOLGISTE - Chef de Département Adjoint
- Chef de Service
- Chef de Service Adjoint
TECHNICIEN SUPERIEUR DE RADIOLOGIE - Chef de Service Adjoint
ET D’IMAGERIE MEDICALE - Chef d’Unité
TECHNICIEN DE RADIOLOGIE ET - Chef d’unité
D’IMAGERIE MEDICALE

Article 77.- Il est interdit aux personnels de la spécialité Radiologie et Imagerie Médicale d’exercer
une quelconque activité privée lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou privées.

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Article 78.- Les avantages spécifiques octroyés aux médecins radiologistes soumis au présent statut
sont fixées par voie réglementaire.

CHAPITRE 8 : DE LA SPECIALITE
KINESITHERAPIE

Article 79.- La spécialité kinésithérapie correspond à l’acquisition des connaissances spécialisées, la


mise en œuvre et l’exécution des techniques et des tâches courantes dans la spécialité kinésithérapie.

Article 80.- La Spécialité Kinésithérapie comprend :

- le Corps des Techniciens Supérieurs de Kinésithérapie.

Article 81.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité Kinésithérapie sont fixées conformément au tableau ci-
après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET


HIERARCHIQUE DE RECRUTEMENT
Technicien Supérieur de Kinésithérapie voie externe exclusivement
- grade supérieur : Admission sur concours ou sur
A2 Technicien Supérieur de titre des titulaires du :
Kinésithérapie principal
- Baccalauréat plus Diplôme
- grade normal : d’Etat de Kinésithérapie
Technicien Supérieur de délivrés ou reconnus par l’Etat.
Kinésithérapie

Article 82.- Les profils des fonctions dans la spécialité Kinésithérapie sont définis conformément au
tableau ci-après :
CORPS PROFILS DE FONCTIONS
TECHNICIEN SUPERIEUR DE - Chef de Service Adjoint
KINESITHERAPIE - Chef d’unité

Article 83.- Il est interdit à tout Kinésithérapeute soumis au présent statut d’exercer une activité privée
lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou privées.

CHAPITRE 9: DE LA SPECIALITE
NUTRITION

Article 84.- La spécialité nutrition correspond à l’acquisition de connaissances spécialisées pour la


conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des techniques de nutrition
et des tâches courantes dans toutes les disciplines de nutrition.

Article 85.- La spécialité Nutrition comprend :

- le corps des médecins nutritionnistes ;


- le corps des nutritionnistes;
- le corps des Techniciens Supérieurs de nutrition.

Article 86.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité nutrition sont fixées conformément au tableau ci-après :

Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:


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145
NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE
HIERARCHIQUE RECRUTEMENT
Médecin nutritionniste voie externe exclusivement
- grade supérieur : Admission sur concours ou sur titre des
Nutritionniste en Chef titulaires du :
- grade normal : - Doctorat d’Etat en Médecine plus
Technicien Supérieur de Nutrition. diplôme de spécialisation
sanctionnant trois années
d’études au moins délivrés ou
reconnus par l’Etat.

voie externe
Admission sur concours ou sur titre des
A1 Nutritionniste titulaires de :
- Maîtrise, DEA, DESS, Doctorat
- grade supérieur : de Nutrition délivré ou reconnus
Nutritionniste en Chef par l’Etat.

- grade normal : voie interne


Nutritionniste Admission sur concours ou sur titre des
titulaires du :
- Baccalauréat plus diplôme d’Etat de
Technicien Supérieur de Nutrition
délivrés ou reconnus par l’Etat.
Technicien Supérieur de Nutrition
voie externe exclusivement
- grade supérieur : Admission sur concours ou sur titre des
A2 Technicien Supérieur de Nutrition titulaires du :
Principal - Baccalauréat plus diplôme d’Etat de
Technicien Supérieur de Nutrition
- grade normal : délivrés ou reconnus par l’Etat.
Technicien Supérieur de Nutrition

Article 87.- Les profils de fonction dans la Spécialité Nutrition sont définis conformément au tableau
ci-après :

CORPS PROFILS DE FONCTIONS


MEDECIN NUTRITIONNISTE - Chef de Service
- Chef de Service Adjoint

NUTRITIONNISTE - Chef de Service Adjoint


- Chef d’unité

TECHNICIEN SUPERIEUR DE - Chef d’unité


NUTRITION

Article 88.- Il est interdit aux Médecins Nutritionnistes, aux Nutritionnistes, aux Techniciens
Supérieurs de Nutrition soumis au présent statut d’exercer une quelconque activité privée lucrative au
sein des formations sanitaires publiques ou privées.

Article 89.- les avantages spécifiques octroyés aux médecins nutritionnistes et aux nutritionnistes
soumis au présent statut sont fixés par voie réglementaire.

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CHAPITRE 10: DE LA SPECIALITE
DIETETIQUE

Article 90.- La spécialité Diététique correspond à l’acquisition des connaissances spécialisées pour la
conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des techniques diététiques
et des tâches courantes dans toutes les disciplines de diététique.

Article 91.- La spécialité Diététique comprend le Corps des Diététiciens.

Article 92.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité Diététique sont fixées conformément au tableau ci-après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET


HIERARCHIQUE DE RECRUTEMENT
voie externe exclusivement
Diététicien
- grade supérieur : Admission sur concours ou sur
Diététicien Principal titre des titulaires de :
A2
- grade normal : - BTS en Diététique ;
Diététicien
- DUT en Biologie
appliquée (option
Diététique).

Article 93.- Les profils de fonction dans la Spécialité Diététique sont définis conformément au tableau
ci-après :

CORPS PROFILS DE FONCTIONS

DIETETICIEN Chef d’unité

Article 94.- Il est interdit à tout Diététicien soumis au présent statut d’exercer une activité privée
lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou privées.

CHAPITRE 11 : DE LA SPECIALITE
ORTHOPHONIE

Article 95.- La spécialité Orthophonie correspond à l’acquisition des connaissances spécialisées pour
la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des techniques
orthophoniques et des tâches courantes dans toutes les disciplines d’orthophonie.

Article 96.- La Spécialité Diététique comprend le Corps d’Orthophonistes.

Article 97.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité Orthophonie sont fixées conformément au tableau ci-
après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERARCHIQUE RECRUTEMENT
Orthophoniste voie externe exclusivement
- grade supérieur : Admission sur concours ou sur titre
A2 Orthophoniste Principal des titulaires du :
- grade normal : - Baccalauréat plus diplôme d’Etat
Orthophoniste d’Orthophoniste délivrés ou reconnus
par l’Etat.

Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:


Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

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Article 98.- Les profils de fonction dans la spécialité Orthophonie sont définis conformément au
tableau ci-après :

CORPS PROFILS DE FONCTIONS


- Chef de Service
ORTHOPHONISTE - Chef de Service Adjoint

Article 99.- Il est interdit à tout Orthophoniste soumis au présent statut d’exercer une activité privée
lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou privées.

CHAPITRE 12: DE LA SPECIALITE


ORTHOPTIE
Article 100.- La spécialité Orthoptie correspond à l’acquisition des connaissances spécialisées pour la
conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des techniques
Orthoptiques et des tâches courantes dans toutes les disciplines d’Orthoptie.

Article 101.- La Spécialité Orthoptie comprend le Corps des orthoptistes.

Article 102.- Sans préjudice des dispositions du Statut Général des Fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la Spécialité Orthoptie sont fixées conformément au tableau ci-après :

C CONDITIONS D’ACCES ET
NIVEAU HIERACHIQUE CORPS DE RECRUTEMENT
Orthoptiste Voie externe exclusivement
Admission sur concours ou sur
A2 - grade supérieur : titre des titulaires du :
Orthoptiste Principal
- Baccalauréat plus un diplôme
- grade normal : d’Orthoptie délivrés ou
Orthoptiste reconnus par l’Etat.

Article 103.- Les profils de fonction dans la spécialité Orthoptie sont définis conformément au tableau
ci-après :

CORPS PROFILS DE FONCTIONS


ORTHOPTISTE - Chef d’unité

Article 104.- Il est interdit à tout Orthoptiste soumis au présent statut d’exercer une quelconque
activité privée lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou privées.

CHAPITRE 13 : DE LA SPECIALITE
PROTHESE DENTAIRE

Article 105.- La spécialité prothèse Dentaire correspond à l’acquisition des connaissances


spécialisées pour la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des
techniques et des tâches courantes en matière de prothèse dentaire.

Article 106.- La spécialité Prothèse Dentaire comprend le Corps des Prothésistes Dentaires.

Article 107.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la Spécialité Prothèse Dentaire sont fixées conformément au tableau
ci-après :

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NIVEAU HIERECHIQUE CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE
RECRUTEMENT
Prothésiste Dentaire voie externe exclusivement
- grade supérieur : Admission sur concours ou sur titre
A2 Prothésiste Dentaire Principal des titulaires du :
- grade Normal : - Baccalauréat plus un Diplôme
Prothésiste Dentaire délivrés ou
Prothésiste
reconnus par l’Etat.

Article 108.- Les profils de fonction dans la spécialité Prothèse dentaire sont définis conformément au
tableau ci-après :

CORPS PROFILS DE FONCTIONS

PROTHESISTE DENTAIRE Chef de Service Technique

Article 109.- Il est interdit à tout Prothésiste Dentaire soumis au présent statut d’exercer une activité
privée lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou privées.

CHAPITRE 14 : DE LA SPECIALITE
PSYCHOLOGIE MEDICALE

Article 110.- La spécialité Psychologie Médicale correspond à l’acquisition des connaissances


spécialisées pour la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des
techniques et des tâches courantes relatives aux soins psychologiques.

Article 111.- La spécialité Psychologie Médicale comprend le corps des Psychologues Médicaux.

Article 112.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la Spécialité Psychologie Médicale sont fixées conformément au
tableau ci-après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERARCHIQUE RECRUTEMENT
Psychologue Médical voie externe exclusivement
- grade supérieur : Admission sur concours ou sur titre des titulaires
A1 Psychologue en Chef d’un : DEA, DESS ou Doctorat de Psychologie
- grade normal : Clinique et pathologique ou DESS de psycho
gérontologie délivrés ou reconnus par l’Etat.
Psychologue Médical

Article 113.- Les profils de fonction dans la spécialité Psychologie Médicale sont définis
conformément au tableau ci-après :

CORPS PROFILS DE FONCTIONS

- Chef de Service
PSYCHOLOGUE MEDICAL
- Chef de Service Adjoint

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Article 114.- Il est interdit à tout Psychologue Médical soumis au présent statut d’exercer une
quelconque activité privée lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou privées.
Toutefois, le Psychologue Médicale chef de service peut exercer en partie une activité privée
lucrative dans les formations sanitaires publiques, dans les conditions fixées par voie réglementaire.

CHAPITRE 15 : DE LE SPECIALITE
GENIE BIO-MEDICAL

Article 115.- La spécialité Génie Biologique Médical correspond à l’acquisition des connaissances
spécialisées pour la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des
techniques et des tâches courantes dans toutes les disciplines du Génie Biologique et Médical.

Article 116.- La spécialité Génie Bio-Médical comprend :

- le corps des Ingénieurs en Génie Bio-Médical ;


- le corps des Techniciens Supérieurs en Génie Bio-Médical ;
- le corps des Techniciens de Génie Bio-Médical.

Article 117.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité Génie Biologique Médical sont fixées conformément au
tableau ci-après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERERCHIQUE RECRUTEMENT
Ingénieur en Génie Bio-Médical
- grade supérieur : voie externe
A1 Ingénieur en Génie Bio-Médical en Admission sur concours ou sur titre des
Chef titulaires du :
- grade normal : - Diplôme d’Ingénieur de Génie Bio-Médical
Ingénieur en Génie Bio-Médical délivré ou reconnu par l’Etat
voie externe
Admission sur concours ou sur titre des
Technicien Supérieur de Génie Bio- titulaires du :
Médical
- grade supérieur : - Baccalauréat plus diplôme d’Etat de
A2 Technicien Supérieur de Génie Technicien Supérieur de Génie Bio-
Bio-Médical Principal Médical délivrés ou reconnus par
l’Etat.
- grade normal : Technicien voie interne
Supérieur de Génie Bio-Médical - Concours professionnel selon les
dispositions du statut général des
fonctionnaires réservé aux
Techniciens de Génie BIO-Médical.

Technicien de Génie Bio-Médical voie externe exclusivement


B1 Admission sur concours ou sur titre des
- grade supérieur : titulaires du :
Technicien de Génie Bio-Médical
Principal Baccalauréat plus Diplôme de Technicien de
Génie Bio-Médical délivrés ou reconnus par
- grade normal : l’Etat.
Technicien de Génie Bio-Médical

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Article 118.- Les profils de fonction dans la spécialité Génie Bio-Médical sont définis conformément
au tableau ci-après :
CORPS PROFILS DE FONCTIONS
- Chef de Travaux
- Chef de Division
INGENIEUR EN GENIE BIO-MEDICAL - Chef de Département
- Chef de Service Technique
TECHNICIEN SUPERIEUR DE GENIE BIO- - Chef d’Atelier
MEDICAL - Chef d’unité
- Chef de Service Technique Adjoint
TECHNICIEN DE GENIE BIO-MEDICAL - Contremaître

Article 119.- Il est interdit au personnel de la spécialité Génie Bio-Médical soumis au présent statut
d’exercer une activité privée lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou privées.

Article 120.- Les avantages spécifiques octroyés aux ingénieurs en génie bio-médical soumis au
présent statut sont fixés par voie réglementaire.

CHAPITRE 16 : DE LA SPECIALITE
EPIDEMIOLOGIE

Article 121.- La spécialité Epidémiologie correspond à l’acquisition des connaissances spécialisées


pour la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des techniques et
des tâches courantes en matière Epidémiologie.

Article 122.- La spécialité Epidémiologie comprend :

- le corps des Médecins Epidémiologistes ;


- le corps des Epidémiologistes ;
- le corps des Techniciens Supérieurs d’Epidémiologie ;
- le corps des Techniciens d’Epidémiologie.

Article 123.- Sans préjudice des dispositions du Statut Général des Fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité Epidémiologie sont fixées conformément au tableau ci-
après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERARCHIQUE RECRUTEMENT
voie externe exclusivement
Médecin Epidémiologiste Admission sur concours ou sur titre des
titulaires du :
A1 - grade supérieur :
Médecin Epidémiologiste en - Doctorat d’Etat en Médecine plus Diplôme
Chef de Spécialisation en Epidémiologie
sanctionnant trois années d’études au moins,
- grade normal : délivrés ou reconnus par l’Etat.
Médecin Epidémiologiste
Technicien Supérieur d’Epidémiologie voie externe
Admission sur concours ou sur titre des
- grade supérieur : titulaires du :
Technicien Supérieur - Baccalauréat plus Diplôme d’Etat de
d’Epidémiologie Principal Technicien Supérieur d’Epidémiologie
délivrés ou reconnus par l’Etat.
- grade normal : Technicien voie interne
A2 Supérieur d’Epidémiologie Concours professionnel selon les dispositions
du statut général des fonctionnaires réservé
au Technicien d’Epidémiologie.
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NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE
HIERARCHIQUE RECRUTEMENT
Technicien d’Epidémiologie voie externe exclusivement
Admission sur concours ou sur titre des
B1 - grade supérieur : titulaires du :
technicien d’Epidémiologie
Principal - Baccalauréat plus Diplôme de Technicien
d’Epidémiologie délivrés ou reconnus par ‘Etat.
- grade normal :
Technicien d’Epidémiologie

Article 124.- Les profils de fonction dans la spécialité Epidémiologie sont définis conformément au
tableau ci-après :
CORPS PROFILS DE FONCTIONS
MEDECIN EPIDEMIOLOGISTE - Chef de Service
- Chef de Service Adjoint
TECHNICIEN SUPERIEUR D’EPIDEMIOLOGIE - Chef d’unité
TECHNICICIEN D'EPIDEMIOLOGIE

Article 125.- Il est interdit aux personnels de la spécialité Epidémiologie soumis au présent statut
d’exercer une activité privée lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou privées.

Article 126.- Les avantages spécifiques octroyés aux médecins Epidémiologistes et aux
Epidémiologistes soumis au présent statut sont fixés par voie réglementaire.

CHAPITRE 17 : DE LA SPECIALITE
STATISTIQUES SANITAIRES

Article 127.- La spécialité Statistique Sanitaire correspond à l’acquisition des connaissances


spécialisées pour la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et l’exécution des
techniques et des tâches courantes en matière de statistiques sanitaires.

Article128.- La spécialité statistique sanitaire comprend :

- le corps des Ingénieurs des Statistiques Sanitaires ;


- le corps des Techniciens Supérieurs des Statistiques Sanitaires ;
- le corps des Techniciens des Statistiques Sanitaires.

Article129.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité Statistiques Sanitaires sont fixées conformément au
tableau ci-après :

NIVEAU CORPS CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERARCHIQUE RECRUTEMENT
Ingénieur des Statistiques voie externe exclusivement
Sanitaires Admission sur concours ou sur titre des titulaires
A1 - grade supérieur : du :

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NIVEAU CONDITIONS D’ACCES ET DE
HIERARCHIQUE CORPS RECRUTEMENT
Ingénieur des Statistiques - Diplôme d’Ingénieur statisticien plus
Sanitaires en Chef Diplôme de spécialisation en statistiques
- grade normal : Sanitaires délivrés ou reconnus par
A1 Ingénieur des Statistiques l’Etat.
Sanitaires
-DESS ou Doctorat en Statistiques plus
Diplôme de spécialisation en statistiques
Sanitaires délivrés ou reconnus par
l’Etat.
Technicien Supérieur des voie externe
Statistiques Sanitaires Admission sur concours ou sur titre des titulaires
du :
- grade supérieur : - Baccalauréat plus Diplôme d’Ingénieur
Technicien Supérieur des Techniques Statistiques plus deux
des Statistiques options médicales au moins délivrés ou
A2 Sanitaires Principal reconnus par l’Etat.

- grade normal : voie interne


Technicien Supérieur des Concours professionnel selon les dispositions du
Statistiques Sanitaires statut général des fonctionnaires réservé aux
Techniciens des Statistiques Sanitaires.
Technicien Supérieur des voie externe exclusivement
Statistiques Sanitaires Admission sur concours ou sur titre des
titulaires :
- grade supérieur :
Technicien Supérieur - Baccalauréat plus Diplôme de Technicien des
B1 des Statistiques Statistiques Sanitaires délivrés ou reconnus par
Sanitaires Principal l’Etat.

- grade normal :
Technicien supérieur
des Statistiques
Sanitaires

Article 130.- Les profils de fonction dans la spécialité Statistiques Sanitaires sont définis
conformément au tableau ci-après :
CORPS PROFILS DE FONCTIONS
- Chef de Service
INGENIEUR DES STATITSIQUES SANTAIRES - Chef de Service Adjoint

TECHNICIEN SUPERIEUR DES STATISTIQUES


- Chef d’unité
SANITAIRES
TECHNICIEN DES STATISTIQUES SANITAIRES

Article131.- Il est interdit aux personnels de la spécialité Statistiques Sanitaires soumis au présent
statut d’exercer une activité privée lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou privées.

Article132.- Les avantages spécifiques octroyés aux Ingénieurs des Statistiques Sanitaires soumis au
présent statut sont fixés par voie réglementaire.

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CHAPITRE 18: DE LA SPECIALITE
GENIE SANITAIRE

Article133.- La spécialité Génie Sanitaire correspond à l’acquisition des connaissances spécialisées


pour la conception et la réalisation des ouvrages d’assainissement, ainsi que la mise en œuvre et
l’évaluation des mesures garantissant l’hygiène publique.

Article134.- La spécialité Génie Sanitaire comprend :

- le corps des Ingénieurs en Génie Sanitaire ;


- le corps des Techniciens Supérieurs d’Assainissement et d’Hygiène Publique ;
- le corps des Techniciens d’Assainissement et d’Hygiène Publique ;
- le corps des Agents Techniques d’Assainissement et d’Hygiène.

Article135.- Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité Génie Sanitaire sont fixées conformément au tableau ci-
après :

NIVEAU CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERARCHIQUE CORPS RECRUTEMENT
Ingénieur en Génie Sanitaire voie externe exclusivement
- grade supérieur : Admission sur concours ou sur titre des
A1 Ingénieur en Génie Sanitaire en titulaires du :
Chef
- diplôme d’Ingénieur en Génie Sanitaire
- grade normal : délivré ou reconnu par l’Etat.
Ingénieur en Génie Sanitaire
voie externe
Technicien Supérieur d’Assainissement et Admission sur concours ou sur titre des
d’hygiène Publique titulaires du :

- grade supérieur : - Baccalauréat plus Diplôme d’Etat de


Technicien Supérieur Technicien Supérieur
d’Assainissement et d’Hygiène d’Assainissement et d’Hygiène
A2 Publique Principal Publique délivrés ou reconnus par
l’Etat.
- grade normal : voie interne
Technicien d’Assainissement et Concours professionnel selon les
d’Hygiène Publique dispositions du Statut Général des
Fonctionnaires réservé aux Techniciens
d’Assainissement et d’Hygiène Publique.
voie externe
Admission sur concours ou sur titre des
titulaires du :
Technicien d’Assainissement et d’Hygiène
Publique
- Baccalauréat plus Diplôme de
Technicien d’Assainissement et
- Grade supérieur :
d’Hygiène Publique délivrés ou
Technicien d’Assainissement et d’Hygiène
B1 reconnus par l’Etat.
Publique Principal
voie interne
- Grade Normal :
Concours professionnel selon les
Technicien d’Assainissement et d’Hygiène
dispositions du Statut Général des
Publique
Fonctionnaires réservé aux Agents
Techniques d’Assainissement et d’Hygiène
publique.

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NIVEAU CONDITIONS D’ACCES ET DE
HIERARCHIQUE CORPS RECRUTEMENT

Agent Technique d’Assainissement et voie externe exclusivement


d’Hygiène Publique Admission sur concours ou sur titre des
B2 titulaires du :
- grade supérieur :
Agent Technique d’Assainissement - BEPC plus Diplôme d’Agent Technique
et d’Hygiène Publique Principal d’Assainissement et d’hygiène Publique
délivrés ou reconnus par l’Etat.
- grade normal :
Agent Technique d’Assainissement
et d’Hygiène publique

Article136.- Les profils de fonction dans la spécialité Génie Sanitaire sont définis conformément au
tableau ci-après :

CORPS PROFILS DE FONCTIONS


- Chef de Service Technique
INGENIEUR EN GENIE SANITAIRE - Chef de Service Technique Adjoint
TECHNICIEN SUPERIEUR - Chef de Service Technique Adjoint
D’ASSAINISSEMENT ET D’HYGIENE - Chef d’unité
PUBLIQUE
TECHNICIEN D’ASSAINISSEMENT ET - Chef d’unité
D’HYGIENE PUBLIQUE
AGENT TECHNIQUE D’ASSAINISSEMENT ET
D’HYGIENE PUBLIQUE

Article 137.- Il est interdit aux personnels de la spécialité Génie Sanitaire soumis au présent statut
d’exercer une activité privée lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou privées.

Article 138.- Les avantages spécifiques octroyés aux ingénieurs en Génie Sanitaire soumis au
présent statut sont fixés par voie réglementaire.

CHAPITRE 19: DE LE SPECIALITE


ADMINISTRATION SANITAIRE ET HOSPITALIERE

Article 139.- La spécialité Administration Sanitaire et Hospitalière correspond à l’acquisition des


connaissances spécialisées pour la conception, l’organisation, l’encadrement, la mise en œuvre et
l’exécution des tâches courantes en matière d’administration et de gestion des établissements de
santé.

Article 140.- La spécialité Administration Sanitaire et Hospitalière comprend :

- le corps des Administrateurs de santé ;


- le corps des Attachés d’Administration Sanitaire et Hospitalière ;
- le corps des Secrétaires Médicaux ;
- le corps des Adjoints d’Administration Sanitaire et Hospitalière ;
- le corps des Secrétaires de Santé.

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155
Article 141.-Sans préjudice des dispositions du statut général des fonctionnaires, les modalités
d’accès et de recrutement dans la spécialité Administration Sanitaire et Hospitalière sont fixées
conformément au tableau ci-après :

NIVEAU CONDITIONS D’ACCES ET DE


HIERACHIQUE CORPS RECRUTEMENT
Administrateur de Santé voie externe
Admission sur concours ou sur titre des
- grade supérieur : titulaires de :
Administrateur de Santé en Chef
-Maîtrise, DEA, Doctorat plus Diplôme
- grade normal : d’Administrateur de Santé, délivrés ou
A1 Administrateur de Santé reconnus par l’Etat.
voie interne
Concours professionnel selon les
dispositions du statut général des
fonctionnaires réservé aux Attachés
d’Administration Sanitaire et
Hospitalière, ainsi qu’aux
Secrétaires Médicaux.
voie externe
Attaché d’Administration Sanitaire et Admission sur concours ou sur titre des
Hospitalière titulaires de :
-Licence d’Attaché d’Administration
- grade supérieur : Sanitaire délivrée ou reconnue par
Attaché d’Administration Sanitaire et l’Etat.
Hospitalière Principal DEUG plus Diplôme d’Attaché
d’Administration Sanitaire et
- grade normal : hospitalière délivré par l’Ecole de
Attaché d’Administration Sanitaire et Préparation aux Carrières
Hospitalière Administratives du Gabon.
A2 voie interne
Concours professionnel selon les
dispositions du statut général des
fonctionnaires réservé aux Adjoints
d’Administration Sanitaire et
Hospitalière.
voie externe
Secrétaire Médicale Admission sur concours ou sur titre des
titulaires de :
- grade supérieur : - Baccalauréat plus Diplôme
Secrétaire Médicale Principale Secrétaire Médical délivrés ou
reconnus par l’Etat
- grade normal :
Secrétaire Médicale voie interne
Concours professionnel selon les
dispositions du statut général des
fonctionnaires reservé aux Adjoints
d’Admininstration Sanitaires et
Hospitalière

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156
NIVEAU CONDITIONS D’ACCES ET DE
HIERACHIQUE CORPS RECRUTEMENT
Adjoint d’Administration Sanitaire et voie externe
hospitalière Admission sur concours ou sur titre des
- grade supérieur : titulaires de :
Adjoint d’Administration Sanitaire et - Baccalauréat ou Capacité en
Hospitalière principal Droit plus Diplôme d’Adjoint
B1 - grade normal : d’Administration Sanitaire et
Adjoint d’Administration sanitaire et Hospitalière délivrés ou
hospitalière reconnus par l’Etat.
voie interne
Concours professionnel selon les
dispositions du statut général des
fonctionnaires réservé aux secrétaires
de Santé.
Secrétaire de Santé voie externe exclusivement
Admission sur concours ou sur titre des
B2 - Grade supérieur : titulaires du :
Secrétaire de Santé Principal
BEPC plus Diplôme de Secrétaire de
- Grade Normal : Santé délivré ou reconnus par l’Etat.
Secrétaire de Santé

Article 142.- Les profils de fonction dans la spécialité Administration Sanitaire et Hospitalière sont
définis conformément au tableau ci-après :
CORPS PROFILS DE FONCTIONS
- Directeur Régional de Santé
- Directeur d’hôpital
ADMINISTRATEUR DE SANTE
- Directeur d’hôpital adjoint
- Chef de service administratif
- Gestionnaire
- Directeur d’hôpital adjoint
ATTACHE D’ADMINISTRATION
- Directeur de centre médical
SANITAIRE ET HOSPITALIERE
- Gestionnaire

SECRETAIRE MEDICAL Secrétaire de Direction

ADJOINT D’ADMINISTRATION - Chef de Bureau Gestionnaire


SANITAIRE ET HOSPITALIERE - Dépensier

SECRETAIRE DE SANTE - Chef de Bureau adjoint

Article 143.- Il est interdit au personnel de la spécialité Administration Sanitaire et Hospitalière soumis
au présent statut d’exercer une activité lucrative au sein des formations sanitaires publiques ou
privées.

Article 144.- Les avantages spécifiques octroyés aux administrations de santé soumis au présent
statut sont fixés par voie réglementaire.

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157
TITRE 3
DES DISPOSITIONS DIVERSES ET TRANSITOIRES
Article 145.- Tous les Techniciens Supérieurs de Santé sont reclassés dans leurs spécialités et leurs
corps spécifiques.
Article 146.- Au sens de la présente loi, on entend par corps en voie d’extinction, les corps dont le
recrutement est supprimé.

Article 147.- Les corps suivants du Secteur Santé sont en voie d’extinction :
- Sages-Femmes de la catégorie B, hiérarchie B1 ;
- Assistants médicaux ;
- Adjoints techniques en pharmacie ;
- Adjoints techniques de santé ;
- Adjoints techniques dentaires, de puériculture, de Radiologie et de Laboratoire, d’Informatique
et les Secrétaires dactylographe.

Toutefois, pendant la période transitoire les agents appartenant à ces corps sont maintenus
dans leurs catégories respectives et reversés dans les spécialités correspondant à leurs missions.

Article 148.- Les Assistants Médicaux en fonction à la date de promulgation de la présente loi sont
reclassés comme Techniciens Supérieurs de Santé conformément aux dispositions de l’Article 145 ci-
dessus.
TITRE 4
DES DISPOSITIONS FINALES

Article 149.- Pour les matières autres que celles relevant de la présente loi, les fonctionnaires du
Secteur Santé sont soumis aux dispositions du statut général des fonctionnaires.

Article 150.- Des textes réglementaires déterminent en tant que de besoin, les mesures de toute
nature nécessaires à l’application de la présente loi.

Article 151.- La présente loi, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, notamment celles
du décret n°867/PR/MFP du 20 août 1981 fixant les statuts particuliers du secteur médico-sanitaire,
sera enregistrée, publiée selon la procédure d’urgence et exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 14 décembre 2001


Par le Président de la République,
Chef de l’Etat ;
El Hadj OMAR BONGO
Le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement

Jean François NTOUTOUME EMANE

Le Ministre de la Santé publique


et de la Population

Faustin BOUKOUBI

Le Ministre de la Fonction Publique,


de la Réforme Administrative et de
la Modernisation de l’Etat ;

Pascal Désiré MISSONGO

Le Ministre d’Etat, Ministre de


l’Economie, des Finances,
du Budget et de la Privatisation ;

Paul TOUNGUI
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158
ANNEXE 1
PROPOSITION DE GRILLE INDICIAIRE APPLICABLE AUX FONCTIONNAIRES DU SECTEUR
SANTE DE CATEGORIE A

HIERARCHIE A1

Grade Classe Echelon Durée (ans) Indice


5è 3 1465

Supérieur Unique
4è 3 1465

3è 3 1065

2è 3 980

1è 3 ans 915

3è 2 855

1ère
2è 2 795

1è 2 735

2è 3è 2 680

Normal

2è 2 680

1è 2 580

3è 2 ans 530

Stage

Stagiaire 1 440
Probatoire

Compte tenu de la durée de leurs études universitaires, les fonctionnaires de Santé, après un stage
probatoire d’un an, sont titularisés au grade normal 3è classe 3è échelon indice 530.

ANNEXE 2
PROPOSITION DE GRILLE INDICIAIRE APPLICABLE AUX FONCTIONNAIRES DE LA SANTE
(CORPS DES HOSPITALO-UNIVERSITAIRES)

Grade Classe Echelon Durée (ans) Indice


5è 3 1465

Supérieur Unique
4è 3 1245

3è 3 1065

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159
2è 3 980

1è 3 915

3è 2 855

Normal 1ère

2è 2 795

1è 2 735

2è 3è 2 ans 680

Compte tenu de leurs spécialités, les fonctionnaires de Santé du corps Hospitalo-Universitaires sont
intégrés, dès leur recrutement au grade normal 2è classe 3è échelon indice 680.

ANNEXE 3
PROPOSITION DE GRILLE INDICIAIRE APPLICABLE
AUX FONCTIONNAIRES DE LA SANTE

Fonctionnaire A1 A2 B1 B2 C

Grade Classe Echelon Durée (ans)


Supérieur Unique 5ème 3 ans 1455 862 522 335 190

4ème 3 ans 1245 760 465 310 180

3ème 3 ans 1065 660 410 285 170

2ème 3 ans 980 620 405 265 165


1ère 1ère 2 ans 915 580 380 255 155

Normal 3ème 2 ans 855 540 355 235 145

2ème 2 ans 795 500 330 220 135

1ère 2 ans 735 460 305 205 125

2ème 3ème 2 ans 680 430 285 190 115

2ème 2 ans 630 400 265 175 105

1ère 2 ans 580 370 245 160 95

3ème 3 2 ans 530 345 225 145 85

Stage Stagiaire 1 an 440 270 180 115 65


Probatoire

Compte tenu de la spécificité de leur fonction, les fonctionnaires du secteur Santé, après un stage
probatoire d’un an, sont intégrés au grade normal 3è classe 3è échelon et suivent leur carrière
conformément au tableau ci-dessus.

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160
Loi n°18/2001 du 14 août 2002 fixant le régime particulier
des pensions de retraite des membres du Sénat

L’Assemblée Nationale et le Sénat ont délibéré et adopté ;

Le Président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions légales régissant le régime général
des pensions de l’Etat, fixe le régime particulier des pensions de retraite des membres du Sénat.

Article 2.- Le conjoint survivant et l’orphelin de l’ayant droit décédé bénéficient respectivement d’une
pension de réversion et d’une pension d’orphelin dans les conditions de la loi portant régime général
des pensions de l’Etat.

CHAPITRE 1er: DE LA CONSTITUTION ET DE L’OUVERTURE DU DROIT DE PENSION

Article 3.- La pension, objet de la présente loi, est une allocation pécuniaire, personnelle et viagère
accordée aux membres du Sénat en rémunération des services accomplis jusqu’à la cessation de
leurs fonctions, conformément aux dispositions de l’article 5 ci-après.

Article 4.- Le droit à pension s’acquiert sans limitation d’âge.

Article 53.- Le droit à pension est acquis à tout membre du Sénat ayant trente-six mois de fonctions
dans une ou plusieurs législatures.

Article 6.- La durée des fonctions s’exprime en annuités :

- les trente six premiers mois sont bonifiés et sont comptés pour quinze annuités ;
- toute période complémentaire complète de six mois ou d’une session parlementaire est
bonifiée et comptée pour une annuité ;
- à partir de six années de fonctions, la durée des fonctions est bonifiée au maximum de
trente annuités.

Article 7.- Les périodes passées au Gouvernement par un membre du Sénat, au cours d’une même
législature, sont validables sur demande de l’intéressé pour l’obtention du droit à pension de membre
du Sénat dans les conditions de l’article 6 ci-avant.

Article 8.- Le membre du Sénat qui, postérieurement à l’acquisition de son droit à pension, devient
membre du Gouvernement ou membre de l’Assemblée Nationale obtient validation automatique, au
titre du régime de retraite de membre du Sénat, des périodes en fonctions au Gouvernement ou à
l’Assemblée Nationale lorsqu‘elles n’ont pas une durée de trente mois.

Dans le cas contraire, il lui est fait application des dispositions de l’article 10 ci-après.

Article 9.- Le membre du Gouvernement ou le membre de l’Assemblée Nationale qui,


postérieurement à l’acquisition de son droit à pension devient membre du Sénat, obtient validation
automatique, au titre du régime de retraite de membre du Gouvernement ou de membre de
l’Assemblée Nationale, des périodes en fonctions au Sénat lorsqu’elles ne couvrent pas trente – six
mois d’une même législature.

Dans le cas contraire, il lui est fait application des dispositions de l’article 10 ci-après.

Article 10.- Lorsqu’un droit multiple à pension est acquis par un intéressé au titre de membre du
Gouvernement, de député ou de sénateur, l’intéressé choisit le régime qui lui sera appliqué.

Ce choix est irrévocable.

Les périodes effectuées au titre du régime non choisi sont automatiquement validées au titre
du régime choisi, à condition qu’elles soient antérieures à l’acquisition du droit à ce dernier régime.
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Les modalités de la validation sont précisées par décret.

Article 11.- Tout membre du Sénat qui cesse d’exercer ses fonctions sans avoir acquis un droit à
pension est reversé dans le régime des pensions auquel il était assujetti avant son entrée en fonctions
ou auquel il est assujetti dans son nouvel emploi.

Les années d’exercice des fonctions sont alors de plein droit validées dans ce régime, sans
rachat par le bénéficiaire, sans bonification et sans reversement à l’intéressé des retenues perçues en
application des dispositions de l’article 12 ci-après.

En cas d’impossibilité de rattachement à un autre régime, l’intéressé peut prétendre au


remboursement des retenues effectuées en application des dispositions de l’article 12 ci-après.

Article 12.- En vue de la constitution de ses droits à pension, tout membre du Sénat subit une retenue
de 10% sur sa rémunération.

Les modalités de cette retenue sont fixées par voie réglementaire.

CHAPITRE 2 : DE LA LIQUIDATION DE LA PENSION

Article 13.- La base liquidable de la pension est constituée de la rémunération la plus élevée perçue
pendant la durée des fonctions.

Article 14.- Les pensions sont concédées par arrêté du ministre chargé des finances et versées
mensuellement à terme échu.

Article 15.- La jouissance de la pension est différée jusqu’à l’âge de cinquante ans révolus.

Article 16.- Le membre du Sénat qui a acquis un droit à pension perçoit une allocation d’attente
mensuelle si la date d’entrée en jouissance de sa pension n’est pas atteinte.

Cette allocation d’attente, imputée au présent régime des pensions, s’élève à trois fois la
rémunération afférente à l’indice minimum de la catégorie A hiérarchie A1, de la fonction publique.

Elle est portée à cinq fois cette rémunération si l’intéressé justifie de dix ans effectifs de
fonctions constitutives de droit.

Elle est versée pendant six mois et dans les limites des dispositions de l’article 17 ci-après.

Article 17.- Le paiement de l’allocation d’attente est suspendu si le bénéficiaire exerce une activité
rémunérée. Toutefois, si cette rémunération est inférieure au montant de l’allocation, celle-ci est
versée pour la différence.

Article 18.- Les pensions concédées sont périodiquement revalorisées en fonction de l’évolution de
l’indice des prix en République Gabonaise établi par les services compétents de l’Etat.

Toutefois, la revalorisation ne peut avoir pour effet de porter ces pensions à un niveau
supérieur à celui des pensions rémunérant les mêmes services qui seraient liquidées à la date de la
revalorisation.

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CHAPITRE 3: DISPOSITIONS DIVERSES

Article 19.- La pension obtenue au titre du présent régime n’est pas cumulable avec une
rémunération d’activité publique.

Si cette rémunération est inférieure au montant de la pension, celle-ci est versée par la
différence par le régime des pensions.

Article 20.- La pension obtenue au titre du présent régime n’est pas cumulable avec toute autre
pension servie par le régime obligatoire de protection sociale.

Article 21.- Tout membre du Sénat atteint d’infirmités résultant de blessures ou de maladies
contractées dans l’exercice de ses fonctions ou de son mandat bénéficie d’une rente d’invalidité
lorsque ces blessures ou ces maladies lui ont occasionné une incapacité permanente.

La jouissance de cette rente est différée jusqu’à la cessation effective des fonctions de
l’intéressé. Elle est interrompue s’il exerce à nouveau des fonctions de membre du Sénat.

Article 22.- Si l’incapacité est totale, la rente est égale au montant maximum de la pension que
l’intéressé pouvait obtenir à la date de l’incapacité. Lorsque l’intéressé ne dispose pas encore d’un
droit à pension, la rente correspond à la rémunération de quinze annuités.

Si l’incapacité n’est que partielle, la rente s’établit au prorata de la pension de l’alinéa


précédent.

Elle est au moins égale à l’allocation d’attente à laquelle elle se substitue.

Article 23.- A l’âge de cinquante ans, la pension de retraite se substitue à la rente d’invalidité. Elle ne
peut être inférieure au montant de celle-ci.

Article 24.- En cas de décès dans l’exercice de ses fonctions, une pension à jouissance immédiate
est attribuée aux ayants cause dans les conditions fixées par les textes régissant le régime général
des pensions de l’Etat sur la base de la rente d’invalidité ou de la pension dont l’intéressé aurait pu
jouir.

Article 25.- Les pensions de retraite des membres du Sénat sont retracées en ressources et en
charges dans un compte spécial du trésor public. La situation de ce compte sera communiquée
chaque année au Gouvernement et au Parlement, lors de la préparation de la loi de finances.

Article 26.- Les textes régissant le régime général des pensions de l’Etat s’appliquent aux
bénéficiaires de la présente loi sauf en ce qui concerne les dispositions dérogatoires.

CHAPITRE 4 : DES PRESTATIONS SOCIALES

Article 27.- Le membre du Sénat admis à la retraite bénéficie des allocations familiales conformément
à la réglementation en vigueur.

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CHAPITRE 5 : DISPOSITIONS FINALES

Article 28.- Les modalités d’application de la présente loi seront fixées par décret pris en conseil des
ministres, dans un délai de deux mois à compter de la date de promulgation.

Article 29.- La présente loi qui prend effet à compter du 1 er mars 1997 sera enregistrée, publiée selon
la procédure d’urgence et exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 14 août 2002


Par le Président de la République,
Chef de l’Etat ;

El Hadj OMAR BONGO ONDIMBA

Le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement ;

Jean François NTOUTOUME EMANE

Le Ministre de la Fonction Publique,


de la Réforme Administrative et de
la Modernisation de l’Etat ;

Pascal Désiré MISSONGO

Le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité


Publique et de la Décentralisation ;

Idriss NGARI

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie,


des Finances, du Budget et de la Privatisation ;

Paul TOUNGUI

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Loi n°1/2005 du 4 février 2005 portant statut
général de la Fonction Publique

L’Assemblée Nationale et le Sénat ont délibéré et adopté,

Le Président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la Loi dont la teneur suit :

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions de l’article 47 de la Constitution, fixe
le statut général de la fonction publique.

TITRE 1
DISPOSITIONS GENERALES

CHAPITRE 1er: DE LA DEFINITION ET DE LA MISSION DE FONCTION PUBLIQUE

Article 2.- La fonction publique est l’ensemble des activités d’intérêt général exercées par des agents
publics qui, soumis à un régime de droit public, sauf en ce qui concerne les agents de certains
organismes publics personnalisés et les agents occupant certains emplois, concourent au
fonctionnement des services publics.

Elle a pour mission, dans le respect de l’intérêt général et de l’égalité des personnes
auxquelles elle s’adresse ou s’applique, de fournir au public, d’une façon régulière et continue, les
services d’intérêt général conformément aux politiques publiques arrêtées.

Article 3.- Les activités d’intérêt général exercées par les agents publics sont regroupées en emplois.
Les emplois sont créés et gérés conformément aux textes en vigueur. Ils sont identifiés par référence
à la catégorie, au corps et, le cas échéant, au grade minimum requis pour y accéder.

Un emploi peut comporter un ou plusieurs postes de travail.

Un poste de travail regroupe une ou plusieurs tâches ou activités.

Pour être pourvu, le poste de travail doit préalablement faire l’objet d’une autorisation
budgétaire.

Article 4.- Les emplois se repartissent en emplois permanents et en emplois non permanents.

Les emplois permanents sont des emplois indispensables à l’accomplissement de la mission


de service public.

Les emplois non permanents sont des emplois appoint à l’accomplissement de la mission de
service public.

Article 5.- Les emplois de la fonction publique, permanents ou non permanents, ont vocation à être
occupés par les seuls agents permanents. Il en est de même en cas de remplacement des agents,
lorsque ce remplacement correspond à un besoin prévisible et constant.

Toutefois, par dérogation au principe énoncé à l’alinéa ci-dessus, les services publics peuvent
faire appel à des agents non permanents dans les conditions fixées par la présente loi.

CHAPITRE 2 : DE L’AGENT PUBLIC

Article 6.- Nul ne peut être agent public s’il ne remplit les conditions générales prévues par la
présente loi.

Article 7.- Ont qualité d’agent public, les personnes recrutées pour exercer une ou plusieurs activités
d’intérêt général, conformément à l’article 2 ci-dessus.
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Article 8.- Les emplois exercés par l’agent public relèvent de la fonction administrative. La fonction
administrative est distincte, par ses buts, ses moyens et ses personnels, de la fonction
gouvernementale.

Article 9.- Les agents publics sont regroupés en deux catégories :

- les agents publics permanents,


- les agents publics non permanents.

Article 10.- Ont la qualité d’agent public permanent, les personnes nommées à un emploi permanent
d’un service public et titularisées dans un corps de la hiérarchie statutaire, pour assurer à titre
permanent et à temps complet ou partiel, directement et personnellement, une tâche relevant d’une
mission de service public, conformément au statut dont elles relèvent.

Article 11.- L’agent public permanent est dans une situation statutaire. Il ne peut être mis fin à cette
situation que dans les conditions prévues par le statut qui lui est applicable.

Article 12.- Ont la qualité d’agent public non permanent, les personnes recrutées en vertu d’un
contrat, à temps complet ou à temps partiel, aux fins exclusives:

- de répondre à des besoins exceptionnels et temporaires en personnel pour la mise en


œuvre d’actions limitées dans le temps;
- de remplacer un agent public permanent momentanément indisponible;
- d’occuper un emploi vacant qui n’a pu être pourvu par manque soit d’agent permanent
disponible, soit de corps de fonctionnaires susceptibles d’assurer les fonctions
correspondant à cet emploi ;
- d’accomplir des tâches spécifiques à certains emplois ou catégories d’emplois dont la liste
est fixée par décret pris en conseil des ministres.

Les agents publics non permanents sont dits vacataires lorsqu’ils sont recrutés pour des emplois
saisonniers ou occasionnels.

Article 13.- Les agents publics non permanents peuvent également être recrutés pour les emplois du
niveau de la première et deuxième catégorie.

Pour les emplois de niveau autre que la première et la deuxième catégorie, ils ne peuvent être
recrutés que dans les services publics situés hors du territoire national et lorsque la nature des
fonctions ou les besoins du service le justifient.

Article 14.- La durée maximale du contrat est de trois ans renouvelable. Le contrat ne peut être
renouvelé que par reconduction expresse notifiée trois mois avant son terme.

Article 15.- Sont agents publics:

- les fonctionnaires civils de l’Etat, de la fonction publique parlementaire, de la fonction


publique hospitalière, de la fonction publique de l’éducation et de la fonction publique locale,
- les magistrats,
- les greffiers,
- les militaires des forces de défense,
- les agents des forces de sécurité, les agents de l’administration pénitentiaire
- les agents des services publics en concession occupant certains emplois définis par les
contrats de concession,
- les agents permanents des établissements publics personnalisés,
- les contractuels de l’Etat, de la fonction publique parlementaire, de la fonction publique
hospitalière, de la fonction publique de l’éducation et de la fonction publique locale,
- les contractuels des forces de défense,
- les contractuels des forces de sécurité,
- les contractuels de l’administration pénitentiaire,
- les contractuels des organismes publics personnalisés.
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Article 16.- Les dispositions de la présente loi ne s’appliquent pas aux agents occupant les fonctions
ci-après :

- Président de la République,
- Vice-Président de la République,
- membres du Parlement,
- membres du gouvernement,
- élus locaux,
- membres des cabinets politiques et particuliers,
- agents des services publics en concession autres que ceux visés à l’article 15 ci-dessus.

Des textes particuliers déterminent les statuts qui leur sont applicables.

Les dispositions du titre III de la présente loi s’appliquent à tous les agents des services publics
en concession, à l’exception des dispositions relatives à la rémunération.

Article 17.- Les agents occupant certains emplois permanents de l’Etat et des collectivités locales ne
sont pas soumis aux règles énoncées par la présente loi en matière de rémunération et d’âge limite à
la retraite. Il s’agit des emplois ci-après :

- les emplois supérieurs de l’Etat ;

- les emplois ou catégories d’emplois de certains organismes publics personnalisés, en raison


du caractère particulier de leurs missions, figurant sur une liste établie par décret, sur
proposition du ministre chargé de la fonction publique après avis de la commission nationale
du service public créée par l’article 29 ci-dessous ;

- les emplois ou catégories d’emplois de certaines institutions juridictionnelles ou


administratives de l’Etat dotées, de par la loi, d’un statut spécifique garantissant le libre
exercice de leurs missions ; la liste de ces institutions et catégories emplois concernées est
fixée par décret, après avis de l’organe consultatif compétent et de la commission nationale
du service public, sur saisine du ministre chargé de la fonction publique ;

- les emplois des centres hospitaliers, des centres universitaires et des centres de recherche
occupés par des personnels médicaux et scientifiques dont la liste est fixée par décret après
avis de l’organe consultatif compétent et de la commission nationale du service public, sur
saisine du ministre chargé de la fonction publique.

Des textes particuliers déterminent les statuts applicables aux emplois permanents visés ci-
dessus.

CHAPITRE 3: DES COMPOSANTES DE LA FONCTION PUBLIQUE

Article 18.- La fonction publique est composée de :

- la fonction publique d’Etat,


- la fonction publique parlementaire,
- la fonction publique hospitalière,
- la fonction publique de l’éducation,
- la fonction publique locale ;

Article 19.- La fonction publique d’Etat comprend :

- les fonctionnaires civiles de l’Etat,


- les magistrats,
- les greffiers,
- les militaires de force de défense,
- les agents des forces de sécurité,
- les agents de l’administration pénitentiaire,
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- les contractuels de l’Etat,
- les contractuels des forces de défense,
- les contractuels des forces de sécurité,
- les agents des organismes publics personnalisés.

Article 20.- La fonction publique parlementaire comprend les fonctionnaires civils et les agents
contractuels du parlement.

Article 21.- La fonction publique locale comprend les agents civils, les agents des forces de police
des collectivités locales, les sapeurs-pompiers des collectivités locales, les fonctionnaires ou
contractuels des collectivités locales.

Article 22.- La fonction publique hospitalière comprend les fonctionnaires civils et les agents
contractuels des hôpitaux publics, des centres de santé, des centres de protection maternelle et
infantile et des dispensaires du secteur public.

Article 23.- La fonction publique de l’éducation comprend les fonctionnaires civils et les agents
contractuels des établissements d’enseignement pré-primaire, primaire, secondaire général, technique
et professionnel, du supérieur et de la formation des adultes du secteur public.

Article 24.- À l’exception de la fonction publique de l’Etat, chacune des composantes de fonction
publique visées à l’article 18 ci-dessus fait l’objet d’un statut particulier.

Les différents groupes d’agents publics de la fonction publique d’Etat visés à l’article 19 ci-
dessus font l’objet chacun d’un statut particulier.

Les statuts particuliers visés ci-dessus comportent obligatoirement des dispositions relatives
aux agents permanents et des dispositions applicables aux agents contractuels.

Les dispositions relatives aux agents des organismes publics personnalisés sont soumises
aux dispositions de la présente loi et contenues dans les règlements intérieurs respectifs de ces
organismes.

CHAPITRE 4 : DE LA MOBILITE DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Article 25.- La mobilité dans la fonction publique est garantie aux agents publiques permanents et
s’effectue par:

- le détachement par équivalence pouvant aboutir, le cas échéant, à une intégration aux
conditions du statut particulier d’accueil;
- le concours interne pour l’accès à un grade ou à une catégorie supérieur dans une autre
composante de la fonction publique.

TITRE II
DES ORGANES DE LA FONCTION PUBLIQUE

Article 26.- Les organes de fonction publique se répartissent en trois groupes:

- les organes de décision,


- les organes consultatifs,
- les organes de gestion.

Le texte de création, d’organisation ou de réorganisation et de fonctionnement d’un organe de la


fonction publique détermine le groupe auquel il appartient.

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CHAPITRE 1er: DES ORGANES DE DECISION

Article 27.- Les organes de décision de la fonction publique désignent les instances ou les autorités
investies d’un pouvoir général, selon le cas, d’organisation, de gestion des structures et des emplois,
des activités, des agents et des autres moyens et de la qualité du service dans les services publics.

Ils sont également chargés de veiller au respect de la déontologie et de la qualité du service


dans les services publics.

Ces organes sont régis par des textes particuliers.

CHAPITRE 2 : DES ORGANES CONSULTATIFS

Article 28.- Les organes consultatifs de la fonction publique désignent les instances ou les autorités
ayant compétence d’avis sur toute question soumise aux organes de décision. Ils sont composés, à
parité, de représentants de l’administration, d’une part, et de représentants des agents syndiqués et
des agents non syndiqués, d’autre part.

Article 29.- Les organes consultatifs de la fonction publique sont:

- la commission nationale du service public,


- les organes consultatifs de chaque composante de fonction publique.

Les attributions, l’organisation ou la réorganisation et le fonctionnement des organes consultatifs


font l’objet de textes particuliers.

Article 30.- La commission nationale du service public est un organe non permanent dont la mission
générale est de donner des avis sur toute question d’ordre général concernant la fonction publique
dont elle est saisie par le premier ministre, à son initiative ou sur proposition du ministre chargé de la
fonction publique.

Article 31.- La commission nationale du service public comprend:

- un organe délibérant : l’assemblée plénière,


- un organe exécutif : le secrétariat technique,

Le secrétariat technique est assuré par le ministère chargé de la fonction publique.

Un décret pris en conseil des ministres fixe les attributions, l’organisation et le fonctionnement
de la commission nationale du service public.

CHAPITRE 3: DES ORGANES DE GESTION

Article 32.- Les organes de gestion de la fonction publique désignent les instances ou autorités
chargées de préparer les décisions, d’en assurer la mise en œuvre, le suivi, le contrôle et l’évaluation.
Ils peuvent être des organes de niveau national, de niveau central ou de niveau délégué et jouir de la
personnalité juridique.

Les décisions visées ci-dessus sont celles relatives aux normes, aux actes d’administration et
aux actes de gestion.

Les attributions, l’organisation ou la réorganisation et le fonctionnement des organes de


gestion font l’objet de textes particuliers.
Article 33.- Les organes de gestion de la fonction publique sont:

- le ministère chargé de la fonction publique pour la coordination et l’harmonisation des


normes de gestion entre les différentes composantes de fonction publique,
- les organes centraux de gestion pour la gestion des actes d’administration,
- les organes délégués de gestion pour les actes de gestion.
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SECTION 1 : DU MINISTERE CHARGE DE LA FONCTION PUBLIQUE

Article 34.- Le ministère chargé de la fonction publique oriente, prépare, coordonne et met en œuvre
la politique du gouvernement en matière de fonction publique, en liaison avec les différentes
composantes de fonction publique.

Un texte organique précise les attributions du ministère chargé de la fonction publique.

SECTION 2 : DES ORGANES CENTRAUX DE GESTION

Article 35.- Les organes centraux de gestion sont des organes qui, dans la fonction publique
concernée, assurent la gestion des actes d’administration, en liaison avec le ministère chargé de la
fonction publique.

A ce titre, ils sont notamment chargés:

- des projets de réglementation et des normes en matière de déontologie, de gestion des


personnels et des activités des services ;

- des projets d’harmonisation et d’adaptation de la réglementation et des normes, notamment


en ce qui concerne la gestion des corps;

- des projets de création et de suppression des structures et des emplois ;

- Ils sont entre outre chargés de la mise en œuvre, du suivi, du contrôle et de l’évaluation des
normes et de la réglementation;

- de la centralisation des projets de services ainsi que des données produites par les centres
délégués de gestion relatives à la gestion des structures et des emplois, des personnels et
de la déontologie;

- du contrôle des centres délégués de gestion;

- de la validation des dérogations dans le cadre de la mise en place des centres de


responsabilité;

- de la préparation des éléments de politique de formation et de perfectionnement, d’une part,


et des éléments de politique et du système de rémunération applicable aux agents publics,
d’autre part;

- de l’établissement et de la mise à jour du répertoire général des services publics et du


répertoire général des emplois publics;

- de la détermination du nombre, de la qualité et de la répartition sectorielle des emplois


susceptibles de faire l’objet d’une autorisation budgétaire;

- de l’élaboration des projets de répartition des autres moyens d’action des services;

- du rapport annuel d’activités des services.

Article 36.- L’organe central de gestion de la fonction publique d’Etat est chargé de donner des
orientations sur la préparation du programme annuel de réglementation en matière de fonction
publique.

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Article 37.- Les organes centraux de gestion se repartissent en:

 directions générales pour:


- les agents civils de l’Etat,
- les magistrats,
- les greffiers,
- les militaires des forces de défense,
- les agents des forces de sécurité,
- les agents de l’administration pénitentiaire,

 offices pour les agents des fonctions politiques,


- parlementaire,
- hospitalière,
- de l’éducation,
- locale.

Les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes cités ci- dessus font l’objet de
textes particuliers.

SECTION 3 : DES ORGANES DELEGUES DE GESTION

Article 38.- Les organes délégués de gestion sont des organes qui, sous l’autorité et pour le compte
des organes centraux de gestion, assurent la gestion des structures et des emplois pratiques
opérationnelles, des ressources humaines, des activités et de la déontologie des agents dans les
services publics.

Les organes délégués de gestion de la fonction publique d’Etat:

- assurent la gestion des corps de la fonction publique;


- assistent l’organe central de gestion de la fonction publique d’Etat dans la préparation du
programme annuel de réglementation en matière de fonction publique.

Les corps de la fonction publique font l’objet chacun d’un statut préparé par l’organe délégué de
gestion concerné. Leur liste est établie par la commission nationale du service publique et adoptée
par décret pris en conseil des ministres sur proposition du Ministre chargé de la fonction publique.

Article 39.- La création et le niveau hiérarchique des organes délégués de gestion sont fonction de la
nature, du volume de travail à accomplir ainsi que des normes et ratios d’encadrement.

Dans les services territoriaux de l’Etat et les services situés en dehors du territoire national,
les organes délégués de gestion sont placés sous l’autorité du représentant de l’Etat à l’exception des
cas expressément prévus par la loi.

TITRE III
DES DISPOSITIONSCOMMUNES AUX AGENTS PUBLICS

Article 40.- L’agent public est au service de l’intérêt général. À ce titre, il est tenu en toutes
circonstances au respect:

- du principe de changement ou de mutabilité par lequel les pouvoirs publics peuvent modifier
à tout moment les règles d’organisation et de fonctionnement des services publics, les
conditions dans lesquelles les prestations sont fournies au public, afin d’adapter les services
publics au progrès et à l’évolution des besoins à satisfaire;

- du principe de régularité ou de continuité qui oblige les services publics à fournir leurs
prestations quotidiennement, de façon régulière et continue;

- du principe d’égalité des usagers ou clients du service public qui exige que toute personne
se trouvant dans les conditions fixées par la loi ou le règlement du service puisse bénéficier
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171
des avantages ou des prestations de ce service et en supporter les charges sans
discrimination.

CHAPITRE 1er: DES SERVITUDES DE L’AGENT PUBLIC

Article 41.- Dans le but de servir l’intérêt général, il est interdit à l’agent public de:

- passer des contrats d’approvisionnement, d’exécution des travaux ou de prestation de


services en dehors des procédures prévues par les textes en vigueur en matière de marchés
publics;

- procéder, dans l’exercice de ses fonctions, à des arbitrages ou à des transactions,


notamment avec les usagers ou clients du service public, en dehors des dispositions légales
et réglementaires prévues à cet effet;

- renoncer à accomplir un acte de sa fonction, de le déléguer ou de l’exercer en dehors des


cas prévus par la loi ou autrement que dans le but de servir l’intérêt général.

CHAPITRE 2 : DES OBLIGATIONS DE L’AGENT PUBLIC

Article 42.- L’agent public est tenu:

- d’occuper l’emploi auquel il est nommé et le poste d’affectation correspondant, sous peine
de sanctions disciplinaires pour abandon de poste;

- de respecter les horaires de travail, sous réserve de nécessités de service l’obligeant à


travailler au-delà des horaires réglementaires;

- de remplir personnellement les charges de son emploi, sans préjudice des délégations
consenties conformément à la réglementation en vigueur;

- de veiller à l’exécution des tâches de ses subordonnés et de s’assurer de la désignation de


leur remplaçant en cas d’absence;

- de s’informer sur les réglementations, les techniques, l’évolution et les recherches relatives à
sa fonction;

- de se soumettre aux règles d’éthique, de déontologie de l’administration et de sa profession,


notamment les principes d’honnêteté et d’intégrité.

Article 43.- Dans l’exercice de ses fonctions, l’agent public est également soumis à :

- l’obligation de loyauté;

- l’obligation d’obéissance aux ordres hiérarchiques, qu’il s’agisse des prescriptions générales
ou des ordres individuels écrits, sauf s’ils sont contraires à la loi, à l’éthique ou à la
déontologie;

- l’obligation de neutralité et d’impartialité en se gardant notamment de manifester ses


opinions politiques, religieuses ou philosophiques;

- l’obligation de réserve en se gardant notamment de donner à l’expression de ses opinions


une forme excessive ou insultante à l’égard des collègues, des chefs hiérarchiques ou des
pouvoirs publics;

- l’obligation de probité et de désintéressement;

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- l’obligation de dignité dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée, y compris l’agent
retraité ayant acquis l’honorariat;

- l’obligation de déclarer à l’administration ses biens ainsi que ceux de son ou ses conjoints,
lorsque celui-ci exerce une activité privée lucrative.
Article 44.- Il est interdit à tout agent public:

- de solliciter ou de recevoir, directement ou par personne interposée, en raison de ses


fonctions, des dons, promesses, gratifications ou avantages quelconques afin d’accomplir ou
de s’abstenir d’accomplir un acte de sa fonction;

- d’avoir des activités de nature à compromettre son indépendance ou à réduire son


rendement professionnel;

- de tenir des propos, de se livrer à des actes ou comportements contraire à l’éthique ou de


nature à perturber le fonctionnement du service.

Article 45.- Sans préjudice des dispositions régissant le secret professionnel, tout agent public a
l’obligation de discrétion professionnelle pour tout ce qui concerne les documents, faits et informations
dont il a ou a eu connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions. Il s’agit
de documents, de faits ou d’informations dont la divulgation ne tombe pas sous le coup d’une
interdiction particulière ou qui n’affectent pas le fonctionnement ou la crédibilité du service.

Toute communication non autorisée d’objets, d’informations sur support électronique ou de


documents de service est expressément interdite.

Article 46.- En dehors des cas expressément prévus par les textes en vigueur, l’agent public ne peut
être délié de l’obligation de secret professionnel que par une décision formelle de l’autorité dont il
relève. La décision est prise soit à la demande de l’agent pour assurer sa défense en cas de poursuite
devant une juridiction quelconque ou un conseil de discipline, soit d’office pour des nécessités de
service.

Même délié de cette obligation, l’agent public demeure responsable de ses actes.

L’obligation visé au présent article vaut également pour l’agent public dont les fonctions ont
pris fin pour quelque motif que ce soit.

Article 47.- En raison de la nature de l’emploi, l’agent public peut être astreint, selon le cas, à résider
au lieu d’exercice de ses fonctions, au port d’uniforme et d’insigne ou à l’utilisation d’un véhicule.

Des textes réglementaires déterminent, dans ces cas, les conditions d’octroi et d’utilisation
ainsi que la liste des emplois concernés.

Article 48.- Sans préjudice des dispositions disciplinaires ou pénales, l’autorité hiérarchique est tenue
de mettre en demeure l’agent public défaillant de cesser immédiatement les activités contraires aux
dispositions du présent titre.

CHAPITRE 3: DES DROITS ET DES GARANTIES

Article 49.- L’accès aux emplois de la fonction publique est un droit garanti à tous les citoyens, selon
leurs capacités et sans autre distinction que celle de leur moraliraté et de leurs aptitudes.

L’agent public permanent à droit à une carrière dans les conditions prévues par la présente
loi, par le statut particulier qui le régit et par le statut du corps auquel il appartient.

L’agent public contractuel est recruté pour occuper un emploi déterminé conformément aux
dispositions de la présente loi et du statut particulier régissant les agents de sa composante de
fonction publique ou le statut du corps des agents de son secteur d’activité selon le cas.

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173
Article 50.- Dans les conditions fixées par les lois réglementaires, l’agent public a droit à la protection
sociale et sanitaire pour lui-même, pour son ou ses conjoints ainsi que ses enfants à charge.

En cas d’accident intervenu dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions,


l’agent public a droit à l’application des dispositions relatives à la protection sociale et sanitaire.
Article 51.- L’Etat, les collectivités locales et les organismes publics personnalisés ont l’obligation
d’assurer, sur les lieux de travail, les conditions d’hygiène et de sécurité, de nature à préserver la
santé physique et mentale des agents publics.

Des textes particuliers organisent, dans les departements ministériels, des collectivités locales
et les organismes publics personnalisés, des comités d’hygiène et de securité, fixent les attributions,
l’organisation, le fonctionnement et les modalités de désignation de leurs membres.

Article 52.- Dans le cadre de la préservation de la santé, l’Etat, les collectivités locales et les
organismes publics personnalisés sont tenus d’assurer les visites médicales périodiques aux agents
publics exposés aux risques des maladies liées à l’activité exercée.

Les soins occasionnés par ces maladies sont pris en charge en totalité par l’employeur
conformément aux textes en vigueur.

La liste des maladies professionnelles est fixée par voie réglementaire et révisable
périodiquement.

Article 53.- Tout agent public est libre de ses opinions politiques, philosophiques ou religieuses.
Aucune mention de ses opinons ne peut figurer dans son dossier personnel.

Article 54.- L’agent public ne peut, en aucun cas, faire l’objet de mesures discriminatoires ou être
démis de ses fonctions pour avoir dénoncé à l’autorité supérieure des pratiques contraires aux lois,
aux règlements ou aux normes et standards d’intégrité et d’honnêteté du service public dont il fait
partie.
Toutefois, il demeure responsable de ses actes.

Article 55.- L’agent public ne peut être sanctionné, ni déplacé pour ses opinions ou prises de position
dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, sous réserve des dispositions du
quatrième tiret de l’article 43 ci-dessus.

Article 56.- Tout agent public a droit, selon l’administration dont il relève, à la protection de l’Etat, de
la collectivité locale ou de l’organisme public personnalisé contre les menaces, les agressions, les
outrages, les injures ou diffamations dont il est l’objet dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de
ses fonctions.

À ce titre, la collectivité locale ou l’organisme public personnalisé concerné est tenu à


réparation du préjudice qui pourrait résulter de ces menaces, agressions physiques, outrages, injures
ou diffamations. Dans ce cas, l’Etat, la collectivité locale ou l’organisme public personnalisé concerné
est subrogé dans les droits de l’agent.

De même, l’Etat, la collectivité locale ou l’organisme public personnalisé concerné sont


civilement responsables des conséquences dommageables des actes commis par leur agent dans
l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, sous réserve d’une action récursoire en cas
de faute personnelle.

Article 57.- L’agent public a droit à la communication de ses notes et appréciations d’évaluation,
conformément aux dispositions du statut ou cadre juridique qui régit.

Article 58.- Il est tenu pour tout agent public un dossier individuel qui doit contenir tous les documents
relatifs à la gestion de sa situation administrative, numérotés et classés chronologiquement et sans
discontinuité.

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174
Aucune mention, ni document étranger à sa situation administrative ne peut figurer dans ce
dossier.

Les décisions et autres actes de procédures disciplinaires sont également versés au dossier,
dans une partie réservée à cet effet.
Article 59.- L’agent public a le droit de prendre connaissance de son dossier et d’en recevoir copie à
ses frais.

Il est obligatoirement informé des données qui le concerne et qui sont enregistrées dans les
bases de données électriques.

Article 60.- Un texte réglementaire fixe la liste limitative des rubriques, des documents qui doivent
figurer dans le dossier personnel de l’agent et les éléments pouvant faire l’objet d’un enregistrement
dans les bases de données.

Article 61.- L’agent public a droit à un congé annuel dans les conditions fixées par le statut ou cadre
juridique qui le régit.

Article 62.- Sous réserve des dispositions de l’article 43 ci-dessus, l’agent public ne peut être ni
sanctionné ni déplacé pour ses opinions ou prises de position dans l’exercice ou à l’occasion de
l’exercice de ses fonctions.

Article 63.- L’agent public bénéficie également des voies de recours prévues et organisées par les
textes en vigueur.

CHAPITRE 4 : DES INCOMPATIBILITES

Article 64.- L’exercice d’un emploi de la fonction publique est incompatible avec:

- le mandat de Président de la République ;


- le mandat de parlementaire ;
- les fonctions de Vice-Président de la République, de membre de gouvernement, de membre
de corps constitué autre que le Conseil Economique et Social, et de membre de bureau d’un
conseil d’une collectivité locale;

- les fonctions de :

 membre de cabinet politique ou particulier,


 membre permanent du bureau directeur ou exécutif d’un parti politique, d’un
syndicat ou d’une fédération sportive,
 membre de conseil d’administration d’un organisme public personnalisé ou de
membre élu d’une collectivité locale lorsque ledit organisme ou ladite collectivité
est ou a été, directement ou indirectement, sous le contrôle, la supervision ou la
tutelle de l’agent concerné.

Article 65.- L’agent public, candidat à l’une des fonctions électives visées à l’article 64 ci-dessus, doit
préalablement y être autorisé, dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

En cas de contestation de la décision par l’agent, le recours doit être examiné sans délais par
la commission paritaire compétente et une décision rendue dans les quinze jours à compter de la
date de dépôt du recours.

Le défaut de décision, dans les conditions et les délais fixés ci-dessus, vaut autorisation
d’absence pour l’agent concerné.

En cas de nomination ou d’élection, l’agent public concerné est placé d’office:

- en position de détachement, s’il occupe un emploi permanent;


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- en congé sans solde pendant la durée des vacations, s’il s’agit d’un emploi permanent.

Article 66.- Il est interdit à l’agent public:

- d’avoir, par lui même ou par personne interposée, des intérêts ou d’être employé dans des
opérations ou entreprises dans lesquelles il a assuré une intervention ou un contrôle, pendant
une période de cinq ans ;

- d’avoir une participation directe ou indirecte dans un organisme sous contrôle de l’Etat ou
ayant des relations commerciales avec celui-ci, ou qui peut engendrer un conflit d’intérêt entre
l’intérêt personnel de l’agent public et les devoirs de ses fonctions.

Dans tous les cas l’agent public est tenu d’informer sa hiérarchie de tout fait pouvant le placer
ou le plaçant dans une situation de conflit d’intérêt. Sous réserve de poursuites pénales,
l’inobservation des dispositions du présent article expose l’agent public défaillant à des sanctions
disciplinaires.

Article 67.- L’agent public ne peut cumuler ni plusieurs emplois publics ni un emploi public avec un
emploi privé. Celui-ci peut toute fois, donner dans les services publics des consultations, des
expertises et enseigner des matières relevant de sa compétence, sous réserve de l’autorisation de
l’administration dont il relève.

L’agent public peut également, en dehors des heures de service et sans que cela nuise à la
préparation quotidienne de ses tâches ou au respect par lui des autres obligations qui lui incombent,
conformément à la présente loi et aux textes en vigueur:

- participer à des activités culturelles ou sportives ;


- produire des œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques.

CHAPITRE 5 : DES DROITS SYNDICAUX ET DES ORGANES CONSULTATIFS PARITAIRES

Article 68.- Dans les limites fixées par les textes en vigueur, l’exercice des droits syndicaux,
notamment du droit de grève, est reconnu aux agents publics à l’exclusion des agents occupant des
emplois hiérarchiques, des militaires des forces de défense, des agents des forces de sécurité et des
agents de l’administration pénitentiaire.

Toutefois, les agents occupant des emplois hiérarchiques, les militaires des forces de la
défense, les agents des forces de sécurité et les agents de l’administration pénitentiaire disposent
chacun d’un comité consultatif chargé de veiller à leurs intérêts catégoriels.

Les conditions de désignation des membres des comités consultatifs visés ci-dessus, ainsi
que leurs attributions, leur organisation et leur fonctionnement, sont fixés par voie réglementaire.

Article 69.- En vue de garantir l’intérêt général, la grève doit être précédée d’un préavis et de la mise
en place d’un service minimum.

Toute entrave à l’organisation ou au fonctionnement du service minimum constitue une


violation du principe de continuité du service public et de la liberté de travail exposant son ou ses
auteurs à des sanctions disciplinaires.

Article 70.- Le service minimum est organisé par les autorités de la ligne hiérarchique.

À cet effet, les représentants des agents syndiqués et non syndiqués sont tenus de mettre à
leur disposition les agents nécessaires pour y procéder.

Article 71.- Sans préjudice des prestations familiales ou suppléments pour charges de famille, les
journées de grève ne sont pas rémunérées sauf lorsque la grève résulte du non paiement de la
rémunération due.
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Article 72.- Il est institué, dans chaque corps de la fonction publique, une commission administrative
paritaire consultée pour avis sur toute question relative aux actes de gestion des agents relevant du
corps concerné.

Article 73.- Les commissions administratives paritaires sont composées à parité de représentants de
l’administration, d’une part, et de représentants des personnels syndiqués et non syndiqués, d’autre
part.

Les attributions, l’organisation et le fonctionnement des commissions administratives paritaires


sont fixés par voie réglementaire.

Article 74.- Il est institué, pour chaque corps de la fonction publique, un conseil de discipline soumis
aux dispositions du chapitre neuvième du présent titre.

Article 75.- Les conseils de discipline sont composés à parité de représentants des personnels
syndiqués et non syndiqués, d’autre part.

CHAPITRE 6: DE L’EVALUATION DES PERFORMANCES

Article 76.- Il est procédé périodiquement à l’évaluation des performances de l’agent public sur une
fiche individuelle d’évaluation, conformément aux textes en vigueur.

L’évaluation consiste en l’attribution à l’agent par les supérieurs hiérarchiques d’une note
assortie d’une appréciation générale motivée.

Elle est fondée obligatoirement sur le descriptif de l’emploi, le manuel de procédures, les
critères de performances attendues de l’agent au cours de l’année de référence et les dispositions en
matière de déontologie qui lui sont applicables.

Article 77.- L’évaluation permet aux autorités de gestion de conduire une politique d’amélioration des
prestations des services publics par l’identification des agents aux meilleures prestations.

Elle a pour but:

- de mesurer les performances de l’agent et de le responsabiliser par rapport à la mission de


service public dont il fait partie;
- d’établir le lien entre les objectifs du service et les performances de l’agent de manière à
accroître sa satisfaction professionnelle.

CHAPITRE 7: DE LA REMUNERATION

Article 78.- L’agent public a droit, après service fait, à une juste rémunération.

La rémunération comprend:

- la solde indiciaire, les indemnités et les primes pour l’agent public permanent;

- le salaire de base, les indemnités et les primes pour l’agent public contractuel;
- les honoraires pour le vacataire.

Article 79.- Les primes sont des suppléments de la solde indiciaire ou du salaire de base. Elles
relèvent obligatoirement de l’une des catégories suivantes:

- prime de responsabilité, destinée à rétribuer les responsabilités attachées à certaines


fonctions d’encadrement;
- prime de rendement, attachée à la manière de servir et à la productivité de l’agent ou du
service ;
- prime de risque ou de contrepartie de certaines conditions de travail dangereuses;
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- prime de fonction, destinée à valoriser certains emplois en raison de leur importance, de leur
difficulté ou de leur localisation.

La prime de fonction est exclusive de la prime de responsabilité.

Article 80.- Le total des primes dont peut bénéficier un agent ne peut excéder le tiers de la solde
indiciaire moyenne de la catégorie à laquelle il appartient ou du salaire de base de l’emploi.

Article 81.- Les indemnités ont pour objet de compenser les droits non couverts, les astreintes, les
charges ou aléas professionnels, de rembourser des frais exposés ou susceptibles d’être exposés du
fait des fonctions exercées. Elles ne sont pas imposables.

Article 82.- Les primes et indemnités sont exclusivement attachées à l’emploi occupé et non à un
grade, à un corps ou à une catégorie statutaire d’agents.

La liste des primes et indemnités, ainsi que les conditions et les limites de leur octroi, sont
fixées par décret.

CHAPITRE 8 : DES AVANTAGES, DES RECOMPENSES ET DES SERVICES RENDUS

SECTION 1 : DES AVANTAGES

Article 83.- Des avantages en nature peuvent être accordés à l’agent public en fonction de l’emploi
qu’il occupe.

Des textes réglementaires fixent la liste des emplois ouvrant droit à ces avantages et en
déterminent les conditions d’octroi et d’utilisation.

Article 84.- Dans les conditions fixées par les textes en vigueur, l’agent public à droit à des
prestations familiales et sociales et à des congés payés.

En outre, les frais funéraires de l’agent, de son ou ses conjoints, des enfants mineurs à
charge décédés sont pris en charge par l’Etat, la collectivité locale ou l’organisme public personnalisé
concerné. Il en est de même des frais de transport du corps jusqu’au lieu d’inhumation.

Le ou les conjoints survivants et les enfants mineurs à charge de l’agent public décédé
bénéficient du rapatriement à leur lieu de résidence habituelle aux frais de l’Etat, de la collectivité
locale ou de l’organisme public personnalisé concerné.

SECTION 2 : DES RECOMPENSES

Article 85.- Le dévouement à la chose publique, la probité, la disponibilité, la loyauté et les résultats
professionnels obtenus dans des circonstance normales ou exceptionnelles par l’agent peuvent faire
l’objet de récompenses, de distinctions honorifiques ou de décorations conformément aux textes en
vigueur.

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178
SECTION 3 : DE L’INDEMNITE DE SERVICES RENDUS

Article 86.- En cas de cessation définitive d’activité, à l’exception de la révocation ou du licenciement,


tout agent public a droit à une indemnité de services rendus.

Les modalités de versement de cette indemnité sont fixées par voie réglementaire.

CHAPITRE 9: DE LA DISCIPLINE

Article 87.- Tout manquement aux prescriptions de la présente loi constitue une faute passible d’une
sanction disciplinaire.

Les différents statuts particuliers des agents publics fixent la liste des sanctions et
réglementent leur application.

Article 88.- Sous réserve des délégations aménagées par les textes en vigueur, le pouvoir de
sanction disciplinaire appartient à l’organe de décision.

L’organe de décision est assisté d’un organe consultatif appelé conseil de discipline chargé,
après instruction du dossier, de proposer, s’il y a lieu, une sanction.

Article 89.- Lorsque les faits reprochés à l’agent requièrent une enquête, le dossier est transmis au
conseil de discipline qui désigne en son sein un rapporteur chargé de l’instruction. Dans ce cas,
l’agent bénéficie des garanties des droits de la défense, notamment :

- une procédure contradictoire;


- la communication de son dossier dans les délais requis ;
- l’assistance d’un conseil de son choix.

Article 90.- La proposition de sanction du conseil de discipline et la sanction de l’organe de décision


doivent expressément mentionner l’obligation violée, les faits et les circonstances dans lesquelles ils
ont été commis ainsi que les voies de recours, s’il y a lieu.

En cas de faute du service, l’agent est dégagé de toute responsabilité.

Article 91.- Les sanctions disciplinaires, y compris les mesures conservatoires prononcées contre un
agent sans que la saisine du conseil de discipline ait été nécessaire, sont susceptibles de recours
devant ledit conseil.

Article 92.- Les attributions, l’organisation et le fonctionnement des conseils de discipline sont fixés
par voie réglementaire.

CHAPITRE 10: DES PERSONNES RESSOURCES

Article 93.- Certains agents publics atteints par la limite d’âge de mise à la retraite peuvent être
maintenus en activité en raison de leur compétence ou de leur expertise par un contrat de service
lorsque l’intérêt supérieur de l’Etat ou les nécessités de service l’exigent, après accord du Président
de la République sur proposition du ministre chargé de la fonction publique.

Article 94.- Le contrat de service est conclu pour une période de deux ans renouvelable une fois.

Article 95.- Les prestations des personnes ressources doivent être autorisées par la loi de finances
ou par le budget de la collectivité locale ou de l’organisme public personnalisé, conformément au
projet de service du service public concerné.

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CHAPITRE 11: DE LA PENSION DE RETRAITE

Article 96.- L’agent public mis à la retraite a droit à une pension de retraite dans les conditions fixées
par la loi.

Article 97.- Aux conjoints survivants et aux orphelins mineurs d’un agent public décédé, il est alloué
une fraction de la pension à laquelle il aurait eu droit au jour de son décès.

Cette pension de réversion est également allouée aux conjoints survivants et aux orphelins
mineurs d’un agent public retraité décédé.

Cumulativement avec cette pension, il est alloué aux conjoints et aux orphelins mineurs d’un
agent en exercice décédé, un capital- décès.

Les modalités d’attribution et de calcul du capital décès sont déterminées par les textes en
vigueur.

Article 98.- Une pension dite rente d’invalidité peut être attribuée dans certains cas à l’agent public
mis dans l’impossibilité de continuer ses fonctions. Cette rente est cumulable avec la pension de
retraite et réversible aux conjoints survivants et aux orphelins mineurs en cas de décès du titulaire.

Les modalités d’attribution et de calcul de cette rente sont fixées par un décret pris en
application de la loi relative aux pensions.

Article 99.- Sans préjudice des mutuelles ni des souscriptions à des plans de retraite complémentaire
auxquelles peuvent participer les agents publics, il est prévu un fonds de pension des agents publics.

La création, les attributions, l’organisation, le fonctionnement et les modalités de gestion du


fonds de pension des agents publics font l’objet de textes particuliers.

CHAPITRE 12: DE LA CAISSE D’ASSURANCE MALADIE

Article 100.- Sans préjudice des mutuelles ni des souscriptions à des assurances-maladie
complémentaires auxquelles peuvent souscrire les agents publics, il est institué une caisse
d’assurance maladie.

Des textes particuliers déterminent les attributions, l’organisation, le fonctionnement et les


modalités de financement et de gestion de la caisse d’assurance maladie.

TITRE IV
DES DISPOSITIONS SPECIFIQUES APPLICABLES AUX AGENTS PERMANENTS

CHAPITRE 1 : DES STATUTS PARTICULIERS

Article 101.- Les statuts particuliers visés à l’article 24 ci-dessus sont fixés par une loi et déterminent:

- le cadre institutionnel de gestion, les organes et les principes de la gestion des ressources
humaines;
- le système de classification et les structures statutaires des agents publics, les principes
régissant le recrutement, la période probatoire et la titularisation;
- les garanties fondamentales accordées aux agents publics du secteur considéré, les droits
et obligations respectifs de l’agent et de l’autorité publics, les régimes disciplinaires ;
- les positions statutaires;
- les modalités d’application du régime des rémunérations et des avantages salariaux divers ;
- les principes régissant l’évaluation des performances et la prise en compte des résultats ;
- les modalités régissant la progression salariale et le système de promotion ;
- les modes et conditions de cessation définitive d’activités ;
- les mesures de protection sanitaire et sociale ;

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- les dispositions relatives au contrat d’engagement, à la cessation des fonctions et aux
dispositions diverses.

Article 102.- Les statuts particuliers déterminent en outre :

- les modalités de gestion des structures et des emplois, des pratiques opérationnelles et des
activités des services, de la déontologie et des agents de ces services ;
- la liste et les catégories d’emplois, les conditions d’accès et les modalités de nomination.

Article 103.- Les agents permanents sont regroupés en corps.

On entend par corps l’ensemble des agents permanents ayant vocation aux mêmes emplois,
portant la même dénomination, appartenant à la même hiérarchie d’une même spécialité et d’un
même secteur d’activité.

Aucun corps ne peut être créé ni maintenu s’il n’existe un besoin et un effectif minimum.

Un décret fixe les conditions de création des corps et en établit la liste.

Article 104.- L’affectation ou la nomination à un poste ou à un emploi d’un service ne confère pas à
l’agent concerné la qualité du membre du corps ayant vocation à occuper cet emploi ou ce poste.
Le changement de corps est subordonné à la présentation des diplômes requis pour l’accès à
ce corps et à la réussite au concours de recrutement.

Article 105.- En fonction de l’acquisition des connaissances sanctionnées par un diplôme reconnu par
l’Etat, les corps sont regroupés en quatre catégories :

- la première catégorie correspondant à une formation sanctionnée au moins par un diplôme


de fin de second cycle d’études secondaires d’enseignement général ou professionnel et
d’un diplôme d’études supérieures d’au moins quatre années ;
- la deuxième catégorie correspondant à une formation sanctionnée par au moins un diplôme
de fin de second cycle d’études secondaires d’enseignement général ou professionnel et par
un diplôme d’études supérieures de courte durée d’au moins deux années, ou par un
diplôme d’études universitaires générales ou d’un cycle professionnel équivalent ;
- la troisième catégorie correspondant à une formation sanctionnée au moins par un diplôme
de fin de second cycle d’études secondaires d’enseignement général ou professionnel ;
- la quatrième catégorie correspondant à une formation sanctionnée au moins par un diplôme
de fin de premier cycle d’études secondaires d’enseignement général ou professionnel.

Article 106.- Les catégories sont subdivisées en trois grades : le grade normal, le grade intermédiaire,
le grade supérieur.

Chaque grade comprend, de manière uniforme, douze échelons groupés en quatre classes
hiérarchiques dénommées : quatrième classe, troisième classe, deuxième classe et première classe.

Chaque classe comprend uniformément trois échelons. A chaque échelon correspond un


indice de la grille salariale.

CHAPITRE 2 : DE L’ACCES À LA CARRIERE

Article 107.- Au sens de la présente loi, la carrière est l’ensemble des grades auxquels peut
prétendre l’agent public et des garanties lui assurant la permanence de l’emploi.

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SECTION 1 : DU RECRUTEMENT

Article 108.- Le recrutement des agents publics permanents se fait sur concours ou
exceptionnellement sur titre, conformément aux dispositions prévues par les différents statuts
particuliers.

Toutefois, les fonctionnaires internationaux et les cadres du secteur privé exerçant des
fonctions équivalentes à celles confiées aux agents permanents des différentes catégories de la
fonction publique peuvent être recrutés, d’office ou à leur demande, dans un corps de la catégorie
concernée, après avis du ministre chargé de la fonction publique.

Des textes particuliers fixent une proportion de postes susceptibles d’être proposés aux
agents visés à l’alinéa ci-dessus ainsi que les modalités de recrutement.

Article 109.- Nul ne peut être recruté dans un emploi public en qualité d’agent permanent s’il ne réunit
les conditions ci-après :

- être de nationalité gabonaise ;


- jouir de ses droits civiques et civils et avoir un casier judiciaire dont les mentions sont
compatibles avec l’exercice d’une fonction publique ;
- posséder les diplômes requis et remplir, s’il y a lieu, les conditions particulières d’accès au
corps concerné ;
- remplir les conditions d’aptitude physique exigées pour l’exercice d’une fonction publique
dûment constatées par un médecin agréé par l’administration ;
- jouir d’une bonne moralité dûment constatée par les autorités compétentes ;
- remplir la condition d’âge exigée par le statut qui régit le corps.

Toutefois, les personnes n’étant pas titulaires d’un diplôme peuvent, dans les conditions fixées
par la loi, être autorisées à se présenter à un concours spécial, suivi d’une formation dans une école
professionnelle.

La liste des emplois auxquels ce concours ouvre droit est fixée par décret pris en conseil des
ministres, sur proposition du ministre chargé de la composante de fonction publique concernée, et
validée par le ministre chargé de la fonction publique. Dans tous les cas, les agents ainsi recrutés ne
peuvent appartenir qu’à la troisième ou à la quatrième catégorie.

Article 110.- Par dérogation au principe énoncé à l’alinéa premier de l’article 109 ci-dessus, les
personnes reconnues travailleurs handicapés peuvent être recrutées sur titre en qualité d’agents
contractuels dans les emplois de première, deuxième, troisième et quatrième catégories pendant une
période d’un an renouvelable une fois.

À l’issue de cette période, les intéressés sont titularisés dans un corps de la hiérarchie
statutaire, sous réserve qu’ils remplissent les conditions d’aptitude pour l’exercice de l’emploi ou de la
catégorie d’emplois concernés.

Un décret pris en conseil des ministres sur proposition du ministre chargé de la fonction
publique fixe les modalités d’application du présent article, notamment :

- les conditions minimales de diplôme exigées pour le recrutement en qualité d’agent


contractuel de premier et deuxième catégories ;
- les modalités de vérification de l’aptitude préalable au recrutement en troisième et quatrième
catégories ;
- les conditions de renouvellement éventuel du contrat ;
- les modalités d’appréciation de l’aptitude à exercer les fonctions avant titularisation.

Article 111.- Les limites d’âge supérieures fixées pour l’accès aux grades et emplois publics et la
condition d’aptitude physique prévues à l’article 109 ci –dessus ne sont pas opposables aux
personnes reconnues travailleurs handicapés et dont l’handicap a été déclaré compatible avec
l’emploi postulé.
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Les candidats n’ayant plus la qualité de travailleur handicapé peuvent bénéficier d’un recul
des limites d’âge susvisées égal à la durée des traitements et soins qu’ils ont eu à subir en cette
qualité. Cette durée ne peut excéder cinq ans.

Article 112.- Le recrutement s’effectue d’une part en fonction des emplois déclarés vacants parmi les
emplois inscrits au budget de l’Etat ou de la collectivité locale ou de l’organisme public personnalisé
et, d’autre part, conformément au plan de recrutement approuvé, selon le cas, par les pouvoirs
publics, le conseil de la collectivité locale ou le conseil d’administration de l’organisme public
personnalisé.

Le plan de recrutement indique obligatoirement le nombre et le profil des agents à recruter soit
à titre définitif, soit à titre temporaire, ainsi que le coût induit du recrutement au cours de l’année
budgétaire concernée.

Article 113.- La liste des emplois vacants, les conditions de candidature aux concours de recrutement
ainsi que l’avis d’appel aux candidats doivent être affichés et publiés au journal officiel ou dans un
journal d’annonces légales.

Article 114.- Le plan de recrutement peut autoriser la constitution d’un portefeuille de candidatures
pour des recrutements éventuels ou pour pourvoir à des remplacements inopinés au cours de l’année.

Article 115.- La liste des candidats déclarés admis au concours de recrutement dans une
composante de fonction publique ou dans un organisme public personnalisé est publiée par voie
d’affichage, par voie de presse ou d’annonce au journal officiel. En outre, le candidat déclaré admis
est informé par courrier.

Article 116.- Après la publication des résultats, les candidats admis aux concours de recrutement
entrent en fonction et sont soumis à une période probatoire en vertu d’une attestation de prise de
service délivrée par l’autorité compétente, sous réserve de se soumettre préalablement à
l’identification et à l’enregistrement biométriques.

Article 117.- La prise de service est l’acte par lequel l’agent public prend et exerce effectivement ses
fonctions. Elle ouvre droit à la rémunération et aux avantages attachés à l’emploi concerné. Elle ne
peut être antérieure à l’obtention du poste budgétaire.

SECTION 2 : DE LA PERIODE PROBATOIRE

Article 118.- La période probatoire est la période d’évaluation pendant laquelle le candidat au statut
d’agent public permanent doit faire la preuve de son aptitude à servir dans la fonction publique.

Elle est réglementée par les différents statuts particuliers.

SECTION 3 : DE LA TITULARISATION, DE LA NOMINATION À UN EMPLOI, DE L’AFFECTATION,


DE LA MUTATION ET DE LA MISE À DISPOSITION

Article 119.- À l’issue de la période probatoire, l’agent public est soit titularisé, soit astreint à une
nouvelle période probatoire, soit licencié.

La titularisation est l’acte par lequel l’agent public, au terme de sa période probatoire, reçoit la
qualité d’agent public permanent et obtient un grade dans la hiérarchie statutaire. Elle intervient dans
les conditions fixées par les statuts particuliers.

La titularisation, le renouvellement de la période probatoire ou le licenciement sont prononcés


à la demande du supérieur hiérarchique, après avis de l’organe consultatif compétent, conformément
aux textes en vigueur.

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Article 120.- Après sa titularisation, l’agent public est tenu, le cas échéant, de prêter serment.

Article 121.- La nomination à un emploi d’un agent public est l’acte qui lui confère le droit d’exercer
les charges de son emploi.

Article 122.- L’affectation est la décision par laquelle l’autorité compétente confère à l’agent un emploi
dans un service public, conformément aux dispositions du cadre organique.

Article 123.- La mutation est la décision par laquelle l’autorité compétente confère à l’agent un nouvel
emploi de même niveau, dans le même service public, conformément aux dispositions du cadre
organique.

Article 124.- La mise à disposition est l’acte par lequel un agent public est placé en position d’activité
dans un service public à l’intérieur de la même composante de fonction publique, mais ne relevant pas
de son administration d’origine.

SECTION 4 : DE LA NOMINATION À FONCTION

Article 125.- La nomination à fonction est l’acte par lequel l’autorité compétente confère à l’agent
public un emploi comportant des responsabilités hiérarchiques ou fonctionnelles, conformément aux
textes en vigueur.

Les emplois hiérarchiques et fonctionnels sont ceux qui comportent un rôle d’encadrement des
agents affectés dans un service donné. Cet encadrement s’effectue pour :

- les emplois hiérarchiques, par la supervision directe ;


- les emplois fonctionnels, par la normalisation et la rationalisation du travail.

CHAPITRE 3: ETAPES DE LA CARRIERE SECTION 1 : DE L’AVANCEMENT

Article 126.- L’avancement est le passage à l’échelon, à la classe ou au grade immédiatement


supérieur au sein de la même catégorie statutaire.

Les avancements sont prononcés le premier janvier et le premier juin de chaque année,
conformément aux dispositions de la présente loi et des statuts particuliers des agents concernés,
dans la limite des emplois disponibles et autorisés aux budgets de l’Etat, de la collectivité locale ou de
l’organisme public personnalisé, en fonction du plan d’avancement approuvé, selon le cas, par les
pouvoirs publics, le conseil de la collectivité locale ou le conseil d’administration de l’organisme public
personnalisé.

Article 127.- L’avancement d’échelon est l’accession, au sein de la même classe, à l’échelon
immédiatement supérieur. Il est basé sur l’ancienneté.

La durée de séjour dans un échelon de la quatrième classe est de un an. Elle est de deux ans
pour les autres classes.

Article 128.- L’avancement de classe est subordonné à l’obtention d’une note supérieure à la
moyenne et à une durée de séjour minimum de un an au dernier échelon de la quatrième classe et de
deux ans au dernier échelon pour les autres classes.

L’obtention de notes inférieures à la moyenne pendant trois années consécutives entraîne le


licenciement pour insuffisance professionnelle, sans préjudice des voies de recours prévues en la
matière.

Article 129.- L’avancement de grade est l’accession, à l’intérieur d’une même catégorie, au grade
immédiatement supérieur. Il donne à son bénéficiaire vocation à occuper les emplois correspondant
au nouveau grade.

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L’avancement dans le nouveau grade s’effectue toujours à l’échelon dont l’indice
correspondant est immédiatement supérieur au dernier indice atteint.

L’avancement de grade est subordonné à l’évaluation et à l’inscription en ordre utile au


tableau d’avancement ainsi qu’au nombre d’emplois déclarés vacants.

Article 130.- Nul ne peut bénéficier de l’avancement de grade ni de classe s’il n’est en activité.

SECTION 2 : DE LA PROMOTION

Article 131.- La promotion est le passage à la catégorie statutaire immédiatement supérieure. Elle
s’effectue exclusivement par voie de concours, en fonction du niveau de formation et des places
disponibles.

La promotion est prononcée conformément aux dispositions de la présente loi et des statuts
particuliers des agents concernés, dans la limite des emplois disponibles et autorisés aux budgets de
l’Etat, de la collectivité locale ou de l’organisme public personnalisé, en fonction du plan de promotion
approuvé, selon le cas, par les pouvoirs publics, le conseil de la collectivité locale ou le conseil
d’administration de l’organisme public personnalisé.

Article 132.- Tout agent public permanent admis à un concours professionnel ne peut être promu à la
catégorie supérieure s’il n’a subi avec succès la formation spécifique à laquelle ce concours ouvre
droit.

Article 133.- En cas de nécessité ou lorsqu’un intérêt supérieur l’exige, le président de la République
peut, à titre exceptionnel et après concertation avec le premier ministre et avis du ministre utilisateur
et du ministre chargé de la fonction publique, déroger aux dispositions du présent statut en matière de
recrutement et de promotion des agents publics civils permanents.
Les différents statuts particuliers précisent les conditions de cette dérogation.

SECTION 3 : DE LA SOLDE INDICIAIRE

Article 134.- La solde indiciaire est déterminée par le grade et l’échelon atteints dans la catégorie.
Elle est calculée par application de la valeur du point d’indice correspondant de la grille indiciaire.

L’échelonnement indiciaire de la grille correspond, pour chaque catégorie, à la hiérarchie


statutaire des grades et des échelons. Il est applicable à tous les corps de cette catégorie sans
exception.

Article 135.- La grille indiciaire est unique, commune à toutes les composantes de fonction publique
et applicable à tous les agents publics permanents. Elle est annexée au présent statut.

Article 136.- Sous réserve des dispositions de l’article 137 ci-dessous, la valeur du point d’indice est
unique pour chaque composante de la fonction publique et pour tous les indices de la grille.

Elle est fixée par voie réglementaire et révisable périodiquement en fonction de l’évolution de
la situation économique et financière du pays.

Article 137.- Chaque organisme public personnalisé fixe la valeur du point d’indice applicable à la
qualité de ses agents permanents.

La valeur de ce point d’indice est unique pour tous les indices de la grille.

La valeur du point d’indice est fixée et révisable périodiquement par le conseil


d’administration, en fonction de l’évolution de la situation économique financière du pays, d’une part,
et du secteur concerné d’autre part.

La grille est obligatoirement celle visée à l’article 134 cité ci-dessus.


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SECTION 4 : DES DISPOSITIONS

Article 138.- L’agent permanent est placé dans l’une des positions prévues par le statut particulier qui
le régit.

Article 139.- L’activité est la position du fonctionnaire qui exerce effectivement un emploi d’un corps
de la hiérarchie administrative.

Article 140.- Sous réserve des dispositions des premiers et deuxièmes alinéas de l’article 65 ci-
dessus, l’agent public permanent candidat à une fonction élective, politique ou professionnelle est
placé d’office dans une position de congé spécial rémunéré pendant la durée de la campagne.

Article 141.- Le détachement est la position de l’agent public permanent autorisé temporairement,
d’office ou à la demande du service d’accueil, avec l’accord de l’agent concerné, après avis de sa
hiérarchie et du ministre chargé de la fonction publique, à exercer ses fonctions dans :

- une composante de fonction publique autre que celle à laquelle il appartient,


- un organisme public personnalisé autre que le service d’origine de l’agent,
- un service public en concession autre que le service d’origine de l’agent,
- une organisation internationale intergouvernementale,
- un syndicat, une association ou une institution privée reconnue d’utilité publique,
- les emplois visés à l’article 16 ci-dessus.

Le texte de mise en détachement doit en préciser la durée. Le renouvellement ou la


prorogation de la période de détachement doit être expressément autorisé par l’organe de décision
compétent, après avis du ministre chargé de la fonction publique. Pendant la durée du détachement,
la rémunération de l’agent, y compris les avantages en nature, sont pris en charge par le service
d’accueil, sauf dispositions contraires prévues par les textes en vigueur.
Dans tous les cas, cette rémunération ne peut être inférieure à celle versée à l’agent par son
administration d’origine. À la fin du détachement, l’agent public qui réintègre sa fonction publique
d’origine perçoit une rémunération égale à celle servie aux agents de même niveau occupant des
fonctions équivalentes.

Les modalités de reconnaissance d’utilité publique prévues au cinquième tiret du premier


alinéa ainsi que les avantages liés à cette reconnaissance sont définis par la loi.

Article 142.- La disponibilité est la position de l’agent public permanent n’occupant aucun emploi dans
une composante de la fonction publique.

La disponibilité est limitée dans le temps.

Article 143.- Le départ en préretraite se fait soit d’office, soit à la demande de l’agent public. Il
intervient au plus tôt trois ans avant l’âge limite de mise à la retraite du corps concerné, dans les
conditions fixées par la loi.

Pendant cette période, l’agent public perçoit une rémunération fixée conformément aux textes
en vigueur.

SECTION 5 : DE LA FORMATION ET DU PERFECTIONNEMENT

Article 144.- La formation et le perfectionnement sont un droit et un devoir pour l’agent public
permanent.

Article 145.- La formation et le perfectionnement, au sens de la présente loi, contribuent à


l’amélioration des connaissances, aptitudes et attitudes de l’agent, en vue de réaliser les objectifs du
service public auquel il appartient et d’assurer de manière efficace et efficiente les prestations servies
aux clients ou usagers.
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Article 146.- Le stage de formation ou de perfectionnement ne peut être accordé que par l’autorité
compétente, après avis de l’organe consultatif compétent.

L’organe consultatif s’assure que le stage correspond à un besoin réel du service et au plan
de carrière de l’agent public.

Toutefois, tout agent public qui sollicite pour des raisons personnelles et obtient une formation
ne cadrant ni avec un besoin réel du service, ni avec son plan de carrière est mis en congé de
formation.

Le congé de formation est privatif de la rémunération.

Les modalités d’application des dispositions du présent article sont définies par des textes
particuliers.

Article 147.- Sans préjudice des mutuelles et des assurances-formation auxquelles les agents publics
peuvent souscrire ainsi que des ressources propres des services, il est prévu, pour chaque
composante de fonction publique, un fonds de formation destiné à financer les stages de formation,
de perfectionnement ou de recyclage de l’agent public, dans les conditions prévues par les textes en
vigueur.

La création, les attributions, l’organisation, le fonctionnement et les modalités de financement


et de gestion du fonds de formation font l’objet d’un texte particulier.

SECTION 6 : DE LA CESSATION DEFINITIVE D’ACTIVITE

Article 148.- La cessation définitive d’activité résulte :

- de la démission acceptée,
- de la révocation,
- du départ négocié,
- de la suppression d’emplois ou catégories d’emplois consécutive à la mise en œuvre de
programmes de restructuration ou de programmes de privatisation ou de reconversion,
- du départ en préretraite,
- de la mise à la retraite,
- du décès.

Article 149.- Sous réserve des dispositions prévues par les différents statuts particuliers, l’âge limite
de mise à la retraite est fixé à soixante ans pour les agents civils de l’Etat.

Article 150.- La cessation d’activité entraîne la radiation et la perte de la qualité d’agent public.

Article 151.- L’admission à la retraite ouvre droit à une pension de retraite.

Le versement de la pension ou le remboursement des cotisations de retraite doit intervenir


sans délai dès la mise à la retraite.

TITRE V
DES DISPOSITIONS SPECIFIQUES AUX AGENTS CONTRACTUELS

Article 152.- Les dispositions spécifiques aux agents contractuels déterminent :

- le cadre institutionnel de la gestion ;


- les principes régissant le recrutement, la période d’essai et la confirmation ;
- les modalités d’application du régime des rémunérations et des avantages divers ;
- les principes régissant l’évaluation des performances et la prise en compte des résultats;
- les modalités régissant la progression salariale ;
- les modes et conditions de cessation définitive de fonctions ;
- les mesures de protection sanitaire et sociale.
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CHAPITRE 1er: DU CONTRAT D’ENGAGEMENT

Article 153.- L’agent public non permanent ne bénéficie pas de la garantie de carrière. Il est lié à
l’administration par un contrat d’engagement conformément à la présente loi.

Article 154.- Le contrat d’engagement est soit local, soit expatrié.

Le contrat local s’applique au Gabonais sans exclusive ou à l’expatrié recruté au Gabon ou


sur le lieu d’affectation.

Le contrat expatrié s’applique à l’étranger recruté à l’extérieur du Gabon pour servir dans un
poste de travail situé, selon le cas, dans :

- les services centraux ou territoriaux ;


- les collectivités locales;
- le territoire gabonais, pour les organismes publics personnalisés.

Le contrat expatrié s’applique également au Gabonais recruté au Gabon pour servir dans un
poste de travail situé à l’étranger.

Des avantages en nature et une indemnité d’expatriation sont accordés aux contractuels
expatriés dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

SECTION 1 : DES CONDITIONS D’ENGAGEMENT

Article 155.- Nul ne peut être engagé agent public contractuel s’il ne remplit les conditions ci-après :

- réussir à un examen professionnel d’engagement dont les modalités sont définies par des
textes particuliers ;
- jouir de ses droits civiques et civils et avoir un casier judiciaire dont les mentions sont
compatibles avec l’exercice d’une fonction publique;
- posséder les diplômes requis et justifier, outre l’expérience professionnelle, du profil exigé
pour exercer l’emploi concerné ;
- remplir les conditions d’aptitude physique exigéespour l’exercice de l’emploi dûment
constatées par un médecin agrée par l’administration ;
- jouir d’une bonne moralité dûment constatée par les autorités compétentes.

La condition de nationalité n’est pas obligatoire pour les agents publics non permanents, sauf si
l’emploi à pouvoir implique des prérogatives de puissance publique.

La condition d’expérience ne s’applique pas pour les emplois des troisième, quatrième,
cinquième et sixième groupes.

Article 156.- Le recrutement s’effectue en fonction des emplois déclarés temporairement vacants
parmi les emplois disponibles et autorisés aux budgets de l’Etat, de la collectivité locale ou de
l’organisme public personnalisé d’une part, et conformément aux dispositions du cadre organique du
service concerné d’autre part.

Article 157.- Le recrutement est prononcé par l’organe de décision compétent après avis d’une
commission ou d’un jury de recrutement formé à parité de représentants de l’administration et de
représentants des agents publics syndiqués et non syndiqués. Les représentants de l’administration
sont constitués de façon équilibrée d’hommes et de femmes.

Article 158.- Le jury ou la commission de recrutement établit une liste classant par ordre de mérite les
candidats déclarés aptes à occuper l’emploi concerné.

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Article 159.- Sous réserve des procédures de délégation aménagées par les textes en vigueur, le
recrutement prend effet dès la signature du contrat d’engagement par l’organe de décision et par le
candidat retenu.

Article 160.- Le contrat d’engagement précise obligatoirement :

- la nature du contrat ;
- l’administration utilisatrice;
- la structure de rattachement;
- le lieu d’affectation;
- l’intitulé du poste;
- le descriptif de l’emploi;
- les critères d’évaluation des performances ;
- la durée du contrat;
- la période d’essai;
- les conditions de renouvellement du contrat, s’il y a lieu ;
- le classement de l’emploi et la rémunération afférente ;
- les avantages attachés à l’emploi ;
- les droits sociaux applicables à l’agent concerné

SECTION 2 : DE LA PERIODE D’ESSAI ET DE LA CONFIRMATION

Article 161.- La période d’essai est la période au cours de laquelle l’agent recruté doit faire la preuve
de sa capacité à occuper le poste de travail pour lequel il a été recruté.

Cette période est réglementée par des textes particuliers. Elle est fonction de la durée du
contrat.

Article 162.- À l’issue de la période d’essai, l’agent recruté est soit confirmé, soit licencié.

En cas de confirmation, l’agent reçoit la qualité d’agent public non permanent. Il est maintenu
à son poste de travail après prestation de serment, le cas échéant.

Article 163.- Sous réserve des procédures de délégation aménagées par les textes en vigueur, la
confirmation ou le licenciement est prononcé par l’organe de décision, à la demande du supérieur
hiérarchique immédiat de l’agent.

SECTION 3 : DU RENOUVELLEMENT DU CONTRAT

Article 164.- Le renouvellement du contrat est prononcé par l’organe de décision à la demande du
supérieur hiérarchique de l’agent concerné, sous réserve des délégations aménagées par les textes
en vigueur.

Article 165.- En vue du renouvellement de son contrat, l’agent public concerné doit avoir fait l’objet
d’évaluations favorables pendant toute la durée de son contrat conformément aux dispositions des
articles 76 et 77 de la présente loi.

Article 166.- Le renouvellement doit intervenir au plus tard trois mois avant le terme du contrat en
cours. Il est matérialisé par un nouveau contrat dans les conditions fixées par la présente loi.

SECTION 4 : DU SALAIRE DE BASE

Article 167.- Le salaire de base est fonction du groupe auquel l’emploi appartient. En vue de la
fixation du salaire de base, les emplois sont classés en six groupes.

Le premier groupe est constitué des emplois de prestations intellectuelles de haut niveau et
de mise en œuvre de techniques complexes. Il requiert une formation sanctionnée par au moins un
diplôme de fin de second cycle de l’enseignement supérieur et une expérience professionnelle
avérée dans les emplois de ce niveau.
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Le deuxième groupe est constitué par des emplois de direction, de coordination, de
supervision et de contrôle, de conception, de recherche, d’études et de conseil. Il requiert une
formation sanctionnée par au moins un diplôme du premier cycle de l’enseignement supérieur et une
expérience professionnelle minimale de cinq ans.

Le troisième groupe est constitué des emplois principaux d’assistance aux tâches de direction
et des emplois de collaboration ou d’application technique spécialisée supérieure. Il requiert une
formation sanctionnée par au moins un diplôme du second cycle de l’enseignement secondaire.
Le quatrième groupe est constitué des emplois d’appui de cadres de direction et de
collaboration dans la réalisation pratique de leurs tâches ainsi que des emplois d’application des
règlements ou de mise en œuvre des techniques professionnelles. Il requiert une formation
sanctionnée par au moins un diplôme de fin du premier cycle de l’enseignement secondaire.

Le cinquième groupe est constitué des emplois d’exécution spécialisée, exigeant à la fois
certaines connaissances générales et des connaissances techniques ou des aptitudes particulières. Il
requiert une formation sanctionnée par au moins un diplôme de fin d’études primaires.

Le sixième groupe est constitué des emplois d’exécution courante ne nécessitant aucune
formation particulière.

Un texte réglementaire détermine pour chaque composante de fonction publique la liste des
emplois par niveau, les salaires de base correspondants, les primes et indemnités pouvant être
servies aux agents contractuels.
Ces éléments de rémunération sont révisables périodiquement en fonction de la situation
économique et financière du pays et du secteur concerné.

Article 168.- Les agents contractuels occupant des emplois dont la nomination est laissée à la
décision du président de la République, conformément à l’article 20 de la Constitution, sont rémunérés
par une solde forfaitaire globale, à l’exclusion de toute prime. Ils bénéficient, cependant, des
indemnités conformément aux dispositions de la présente loi.

Article 169.- La rémunération, les avantages divers et les droits sociaux prévus par la présente loi
courent à partir de la prise de service.

Article 170.- L’agent contractuel ne peut bénéficier d’augmentation de salaire que dans les conditions
prévues par les textes en vigueur.

CHAPITRE 2 : DE LA CESSATION DES FONCTIONS

Article 171.- La cessation définitive des fonctions de l’agent contractuel résulte du décès, du non
renouvellement, de la dénonciation ou de la résiliation du contrat.

Sans préjudice des procédures de délégation aménagées par les textes en vigueur, la
cessation définitive des fonctions, dans tous les cas, doit être constatée par l’organe de décision
compétent sur proposition du supérieur hiérarchique.

Article 172.- La cessation définitive des fonctions entraîne la perte de la qualité d’agent public et la
radiation.

À la cessation définitive des fonctions, l’agent public contractuel a droit, conformément à la


réglementation en vigueur, à une indemnité de services rendus, sauf en cas de résiliation du contrat.

Article 173.- L’agent contractuel atteint par la limite d’âge bénéficie des dispositions prévues en
matière de droits à pension.

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SECTION 1 : DU DECES

Article 174.- En cas de décès de l’agent contractuel, les salaires de présence et de congé, ainsi que
les indemnités de toute nature acquises à la date du décès, reviennent de plein droit à ses héritiers.

SECTION 2 : DU NON- RENOUVELLEMENT DU CONTRAT

Article 175.- Le contrat ne peut être renouvelé lorsque :

- l’agent a obtenu des notes inférieures à la moyenne pendant toute la durée de son contrat ;
- l’agent a atteint la limite d’âge prévue à l’article 149 de la présente loi ;
- le poste de travail est supprimé.

Article 176.- Si l’une des parties désire ne pas renouveler le contrat, notification doit en être faite à
l’autre partie au moins trois mois avant la date de départ en congé. Dans ce cas, le contrat prend fin,
sans préavis, à l’expiration de la période de congé.

Si ce délai n’a pas été respecté, le contrat prend également fin à l’expiration de la période de
congé, mais la partie qui a pris l’initiative du non-renouvellement du contrat est, dans ce cas, tenue de
verser à l’autre partie une compensation égale au double de la rémunération que l’agent aurait perçue
pendant le temps de préavis.

SECTION 3 : DE LA DENONCIATION DU CONTRAT

Article 177.- Toute dénonciation de contrat par l’une ou l’autre partie doit être notifiée par lettre
recommandée avec accusé de réception ou de telle manière qu’il ne puisse y avoir contestation sur la
date de départ du délai de préavis. Cette lettre doit mentionner les motifs de la dénonciation du
contrat et le délai du préavis.

La durée du délai de préavis est fixée conformément aux dispositions du code du travail.
La dénonciation du contrat par l’employeur est notifiée à l’agent par l’organe de
décision, sous réserve des délégations aménagées par les textes en vigueur.
Article 178.- Le préavis court à compter de la date de sa notification.

L’inobservation du délai de préavis crée l’obligation, pour la partie responsable, de verser


à l’autre partie une indemnité égale au double de la rémunération et aux avantages de toute nature
dont aurait bénéficié l’agent durant le délai de préavis.

Article 179.- Dans tous les cas de contestation relative au délai de préavis, l’administration de la
preuve incombe à la partie qui a pris l’initiative de la dénonciation.

Article 180.- Pendant la période de préavis, l’agent dispose d’un jour par semaine, afin de pouvoir
rechercher un autre emploi. Ces absences pour recherche d’emploi en période de préavis ne donnent
pas lieu à réduction de salaire.

Ces jours sont fixés d’un commun accord entre l’employeur et l’agent et peuvent être pris soit
globalement, soit heure par heure.

Les jours accordés pour recherche d’emploi en période de préavis peuvent, à la demande de
l’agent, être bloqués à la fin de la période de préavis.

Article 181.- En cas de dénonciation de contrat par l’employeur, l’agent ayant trouvé un emploi durant
la période de préavis et qui en donne justification peut immédiatement prendre ce nouvel emploi, sous
réserve de prévenir l’ancien employeur et d’effectuer, le cas échéant, la passation de service.

Dans ce cas, il n’est redevable à l’ancien employeur d’aucun dédommagement. Il ne sera


versé de rémunération que les jours de préavis pendant lesquels l’agent aura accompli ses obligations
professionnelles.

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SECTION 4 : DE LA RESILIATION DU CONTRAT

Article 182.- L’employeur peut, en cas de faute lourde de l’agent, résilier le contrat. La résiliation est
privative de toute indemnité conformément au code du travail.

La résiliation du contrat est prononcée par l’organe de décision, sous réserve des délégations
aménagées par les en vigueur, à la demande du supérieur hiérarchique de l’agent concerné après
avis du conseil de discipline.

CHAPITRE 3: DES DISPOSITIONS DIVERSES

SECTION 1 : DES CONGES ET PERMISSIONS

Article 183.- Les droits à congé normal des agents contractuels sont d’un mois par an, après onze
mois de services effectifs.

Toutefois, des dispositions spéciales peuvent être prévues pour certaines catégories
d’emplois.

Article 184.- En cas de nécessité et d’accord entre les parties, les congés peuvent être différés d’une
durée n’excédant pas cinq mois.

Pour les mêmes raisons, l’employeur peut enjoindre à l’agent contractuel en congé normal de
regagner son poste de travail avant l’expiration de son congé. Dans ce cas, les jours de congé non
utilisés sont récupérables et le service prend à sa charge les frais occasionnés par cette décision.
Le refus par l’agent contractuel de se plier à une telle décision est considéré comme un
abandon de poste, sauf cas de force majeure.
Article 185.- Les agents de sexe féminin régis par la présence loi bénéficient du régime de congé
pour couches et allaitement prévu par la réglementation en vigueur.

Article 186.- En cas de maladie ou d’accident, l’agent doit aviser son chef direct dans les quarante-
huit heures et fournir un certificat médical dans un délai maximum de huit jours, sauf cas de force
majeure. Il est tenu de se soumettre à une visite médicale devant un médecin de l’employeur ou, à
défaut, un médecin agrée par lui.

Article 187.- En cas de maladie ou d’accident dûment constaté, imputable au service, l’agent perçoit
la totalité de sa rémunération pendant la période de son immobilisation dans la limite de la durée
restant à courir de son contrat.

Au-delà de la durée du contrat, si la maladie ou les effets de l’accident se prolongent, l’agent


est soumis à la législation en vigueur en matière de protection sociale.

Article 188.- En cas de maladie ou d’accident étrangers au service, l’agent peut également être mis
en congé de maladie. Il doit, à cet effet, fournir un certificat médical délivré par un médecin agréé.

La durée de ce congé est d’un mois renouvelable dans les conditions prévues par les textes
en vigueur.

Pendant les trois premiers mois, l’agent contractuel perçoit la rémunération due au titre de son
contrat. À l’issue du troisième mois, si l’agent est inapte à reprendre le service, ses droits à
émoluments cessent et le contrat est dénoncé.

L’agent perçoit alors l’équivalent de trois mois de rémunération correspondant au délai de


préavis. Il perçoit, en outre, une indemnité de services rendus, s’il y a lieu.

Article 189.- L’agent sous contrat expatrié, dans l’impossibilité permanente médicalement reconnue
de reprendre son service, bénéficie, avant l’échéance normale de son contrat, d’un titre de transport
pour lui-même et pour sa famille, du lieu de l’emploi au lieu de recrutement.
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Article 190.- Les permissions d’absence à l’occasion d’événements familiaux sont accordées à la
demande de l’agent contractuel, sur production de pièces justificatives, dans les cas suivants :

- mariage de l’agent;
- mariage d’un descendant direct;
- naissance survenue au foyer, pour le père ;
- décès du conjoint;
- décès d’un ascendant ou d’un descendant direct.

Des textes d’application déterminent les conditions applicables pour chacun des cas visés ci-
dessus.

Article 191.- La permission d’absence est octroyée par décision du supérieur hiérarchique. Elle ne
donne lieu à aucune retenue de salaire.

SECTION 2 : DES VOYAGES ET DU TRANSPORT

Article 192.- Pour permettre de joindre son poste de travail et de rejoindre son lieu de recrutement à
l’échéance de son contrat, les frais de voyage de l’agent sous contrat expatrié, de son conjoint et de
ses enfants mineurs légalement à charge, ainsi que les frais de transport de leurs bagages dans la
limite des quotités fixées par les textes particuliers sont à la charge de l’employeur.

TITRE V
DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 193.- En vue de l’application de la présente loi :

- les agents contractuels sous statut de nationalité gabonaise sont reversés dans les corps
des agents publics permanents correspondant à leur situation administrative à la date de
promulgation de la présente loi ;
- les contrats des agents sous statut de nationalité étrangère et des agents hors statut en
cours de validité à la date de promulgation de la présente loi peuvent être reconduits, selon
les cas, pour une période qui n’excède pas quatre ans non renouvelable.

À l’expiration de ce délai, ces contrats, sauf dénonciation ou résiliation, sont automatiquement


transformés et soumis aux dispositions de la présente loi.

Article 194.- Par l’effet des dispositions de la présente loi, tous les agents publics engagés ou
intégrés avant la promulgation de la présente loi sont reversés dans la composante de fonction
publique à laquelle appartient le service dans lequel ils exercent leur emploi ou leurs activités.

Article 195.- Des textes réglementaires déterminent, en tant que de besoin, les dispositions de toute
nature nécessaires à l’application de la présente loi.

Article 196.- La présente loi, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, sera enregistrée,
publiée au journal officiel de la République et exécutée comme loi de l’Etat.

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193
Fait à Libreville, le 4 février 2005
Par le Président de la République,
Chef de l’Etat ;
El Hadj OMAR BONGO ONDIMBA

Le Premier Ministre,
Chef du gouvernement ;

Jean-François NTOUTOUM-EMANE

Le Ministre de la Fonction Publique,


de la Réforme Administrative et de
et de la Modernisation de l’Etat ;

Egide BOUNDONO SIMANGOYE

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie,


des Finances, du Budget et de la Privatisation ;

Paul TOUNGUI

Le Ministre d’Etat, Ministre de la Santé Publique ;

Paulette MISSAMBO

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation ;

Clotaire Christian IVALA

Le Ministre de l’Education Nationale ;

François ENGONGAH OWONO

Le Ministre de la Défense Nationale ;

Ali BONGO ONDIMBA

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;

Honorine DOSSOU NAKI

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur, et de


l’Innovation Technologique.

Vincent MOULENGUI BOUKOSSOU

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Loi n°14/2005 du 8 août 2005 portant code de
déontologie de la Fonction Publique

L’Assemblée Nationale et le Sénat ont adopté,

Le Président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions de l’article 47 de la Constitution,
porte code de déontologie de la fonction publique.

CHAPITRE 1er: DISPOSITIONS GENERALES

Article 2.- Au sens de la présente loi, on entend par code de déontologie de la fonction publique
l’ensemble des règles et de conduite professionnelles au sein de la fonction publique.
Ce code vise notamment:

- à fixer les principes et les règles de conduite du service public et des agents publics ;
- à rationaliser les prestations rendues aux citoyens et à permettre l’utilisation efficiente des
ressources allouées aux services publics ;
- à créer les conditions favorables au bon fonctionnement de l’administration et à l’amélioration
de la qualité de ses services ;
- à restaurer et à renforcer l’image, la crédibilité et la légitimité de la fonction publique.

Article 3.- La présente loi s’applique aux agents et services publics visés aux articles 2 et 4 du statut
général de la fonction publique, sans préjudice des dispositions édictées par les différents statuts
particuliers.

Article 4.- Tout manquement aux obligations et devoirs résultant des dispositions du présent code
engage la responsabilité de l’administration et expose l’agent public à des sanctions disciplinaires,
sans préjudice, le cas échéant, des sanctions pénales encourues.

CHAPITRE 2 : DES PRINCIPES FONDAMENTAUX


REGISSANT L’ADMINISTRATION

Article 5.- Constituent les principes fondamentaux auxquels est soumise l’administration :

- le principe de légalité;
- le principe d’égalité;
- le principe de la continuité ;
- le principe de la neutralité ;
- le principe de la mutabilité ou d’adaptabilité ;
- le principe de la gratuité ;
- le principe de la responsabilité.

SECTION 1 : DU PRINCIPE DE LA LEGALITE ET DU PRINCIPE D’EGALITE

Article 6.- En application de ces principes :

- le service public doit être assuré dans le strict respect des lois et règlements, notamment les
décisions administratives doivent être conformes aux textes en vigueur ;
- toutes les administrations, tous les services et tous les établissements publics doivent
observer, à tous les niveaux, l’égalité de traitement de tous les usagers, notamment les
personnes se trouvant dans une situation semblable doivent faire l’objet d’un même
traitement, sans distinction d’aucune sorte.

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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

195
SECTION 2 : DU PRINCIPE DE LA CONTINUITE

Article 7.- Le service public doit être assuré en permanence et dans toutes ses composantes selon
les règles régissant son fonctionnement.

Le responsable du service ou l’autorité investie du pouvoir hiérarchique est tenu de prendre


en toutes circonstances, les mesures permettant de garantir cette continuité.

À ce titre, le droit de grève ne doit pas, dans son exercice, provoquer une interruption totale
ou complète du service public ou mettre en danger la vie, la santé ou la sécurité personnelle de tout
ou partie de la population.

Article 8.- Le non-respect du principe de continuité est susceptible d’engager la responsabilité de


l’administration envers tout intéressé ayant subi un préjudice de ce fait.

SECTION 3 : DU PRINCIPE DE NEUTRALITE ET DU PRINCIPE DE MUTABILITE OU


D’ADAPTABILITE

Article 9.- L’administration est neutre. Elle ne doit exercer sur ses agents aucun traitement
discriminatoire en raison de considérations subjectives.

Article 10.- L’administration est tenue d’apporter les adaptations nécessaires aux conditions
d’organisation et de fonctionnement de ses services pour répondre en permanence à l’évolution des
besoins et aux exigences de l’intérêt général.

SECTION 4 : DU PRINCIPE DE LA GRATUITE ET DU PRINCIPE DE LA RESPONSABILITE

Article 11.- Sauf dispositions législatives et réglementaires contraires, les prestations fournies par
l’administration sont gratuites.

Article 12.- L’administration répond des dommages résultant de la mise en œuvre de son action.

CHAPITRE 3 : DES REGLES REGISSANT LES RAPPORTS DE L’ADMINISTRATION AVEC LES


USAGERS

Article 13.- L’usager ne saurait souffrir des turpitudes de l’administration.

Article 14.- L’administration doit servir les usagers en respectant :

- le libre accès et la proximité ;


- la qualité, l’efficience, la célérité et les délais de réponse ;
la transparence et les informations ;
- la fiabilité et la confidentialité des informations concernant les citoyens ;
- la participation, la consultation et la méditation ;
- la conduite des usagers devant le service public.

SECTION 1 : DU LIBRE ACCES ET DE LA PROXIMITE

Article 15.- L’accès au service public est libre à tout usager sous réserve des nécessaires restrictions
liées au maintien de l’ordre public et au bon fonctionnement du service public.

Article 16.- L’administration doit faire l’objet d’une organisation fonctionnelle et territoriale propre à
assurer les conditions d’une gestion publique de proximité susceptible d’offrir aux populations des
services de base adaptés et accessibles.

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SECTION 2 : DE LA QUALITE, DE L’EFFICIENCE, DE LA CELERITE ET DES DELAIS DE
REPONSE

Article 17.- L’administration doit veiller à fournir des prestations au meilleur rapport qualité/coût, en
utilisant de façon optimale les ressources dont elle dispose.

Elle doit produire les résultats attendus. À ce titre, elle a l’obligation de fournir ses prestations
suivant la mission d’intérêt général qui est assignée au service public.

Article 18.- L’administration doit fixer et respecter les délais d’exécution de ses actes et prestations.

Sauf dispositions législatives et réglementaires contraires, le silence de l’administration à


l’expiration du délai qui lui est imparti par les textes en vigueur vaut rejet.

En tout état de cause, et en l’absence de délais fixes, l’observation de délais anormalement


longs est susceptible d’engager la responsabilité de l’administration.

SECTION 3 : DE LA TRANSPARENCE ET DE L’INFORMATION

Article 19.- Sauf en ce qui concerne ceux soumis à l’obligation de discrétion et du secret
professionnel, les actes de l’administration doivent être pris selon des procédures transparentes,
simples et compréhensibles.

Ces actes doivent faire l’objet d’une publicité régulière.

Article 20.- Sous la réserve édictée à l’article 19 ci-dessus, toute administration doit rendre
disponibles toutes les informations sur les actes relevant du domaine de sa gestion.

Article 21.- L’administration est tenue de motiver et de notifier toute décision individuelle.

Elle doit, le cas échéant, indiquer les voies de recours dont disposent les intéressés.

Article 22.- L’administration est tenue de créer ou de renforcer les services d’accueil et d’information
des usagers.

SECTION 4 : DE LA FIABILITE ET DE LA CONFIDENTIALITE DES


INFORMATIONS CONCERNANT LES CITOYENS

Article 23.- Les informations nominatives ou celles permettant d’identifier, sous quelque forme que ce
soit, directement ou indirectement, les personnes auxquelles elles s’appliquent ne peuvent faire l’objet
de traitements, notamment de traitements autorisés, de nature à porter atteinte à la vie privée, aux
libertés individuelles ou aux droits de l’homme.

Article 24.- Toute personne justifiant de son identité a le droit de connaître, de contester et, au
besoin, de faire rectifier les informations nominatives la concernant, ainsi que l’exploitation qui en est
faite, notamment dans les traitements automatisés.

Article 25.- À l’exception de certaines administrations, notamment la police et la justice et dans les
conditions fixées par les textes en vigueur, aucun fichier informatisé ne doit contenir des informations
sur la vie privée, les opinions, l’état de santé, l’ethnie ou toute autre information de nature à porter
atteinte à l’intimité de la personne concernée.

SECTION 5 : DES MANUELS DES PROCEDURES ET EVALUATIONS DES SERVICES

Article 26.- Tout service public doit établir un manuel des procédures, un manuel d’organisation des
services et des brochures de renseignements.

Article 27.- Des mécanismes doivent être mis en place par l’administration en vue de l’évaluation
périodique des prestations et services offerts au public.
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Les résultats de ces évaluations doivent être diffusés, notamment à l’occasion de la
publication des rapports annuels d’activités.

SECTION 6 : DE LA PARTICIPATION, DE LA CONSULTATION ET DE LA MEDIATION

Article 28.- L’administration doit veiller à ce que les mécanismes de participation et de consultation
impliquant la société civile ou d’autres acteurs soient effectivement mis en œuvre à travers les
structures consultatives.

Article 29.- Lorsque la consultation est obligatoire, l’administration ne peut insérer dans ses actes
définitifs des dispositions n’ayant pas été soumises préalablement à l’avis de l’organe consultatif
concerné.

Toute personne physique ayant un intérêt privé direct ou indirect ne peut être membre d’un
organe consultatif lié à l’objet de la consultation.

Article 30.- L’administration doit mettre en place des systèmes de médiation favorisant autant que
possible des règlements amiables des litiges.

Article 31.- L’usager a l’obligation de se soumettre aux règles d’utilisation du service et au respect
des tarifs en vigueur.

Article 32.- L’usager ne peut exiger la création d’un service public si son existence n’est prévue par la
loi.

Lorsque le principe de création d’un service public est prévu par la loi, l’usager potentiel ou
virtuel peut engager la responsabilité de l’administration pour négligence ou retard excessif apporté à
la matérialisation de cette création.

L’usager ne peut exiger le maintien d’un service public supprimé par une loi.

CHAPITRE 4: DES REGLES REGISSANT LES RAPPORTS


DE L’ADMINISTRATION AVEC LES AGENTS PUBLICS

Article 33.- Les rapports de l’administration avec ses agents doivent reposer sur le mérite
professionnel et le respect des droits humains.

Le déroulement de la carrière des agents publics doit favoriser le développement global et


individuel des personnels.

SECTION 1 : DU RECRUTEMENT, DES NOMINATIONS ET DES PROMOTIONS

Article 34.- Tous les candidats à un emploi public se trouvant dans la même situation doivent faire
l’objet d’un même traitement.

Il en est de même pour les nominations et les promotions d’agents publics.

Ces recrutements, nominations et promotions des agents publics doivent obéir à des critères
liés à leur compétence et à leurs aptitudes professionnelles et suivre des procédures transparentes et
objectives assurant l’égalité des chances entre les citoyens.

SECTION 2 : DE LA MOBILITE ET DU REDEPLOIEMENT

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Article 35.- L’administration ne doit pas maintenir un agent public trop longtemps dans un même
poste de responsabilité ou de commandement. Dans tous les cas, cette durée ne peut excéder dix
ans.

Les affectations et les redéploiements de personnels doivent tenir compte des nécessités de
service et, dans la mesure du possible, répondre aux aspirations de l’agent public en vue de favoriser
l’évolution de sa carrière.

SECTION 3 : DE LA FORMATION ET DU PERFECTIONNEMENT

Article 36.- La formation continue et le perfectionnement constituent un droit et un devoir pour l’agent
public.

L’administration doit assurer les conditions et les moyens nécessaires à l’amélioration et à


l’adaptation permanente aux besoins nouveaux du service public et aux aptitudes de l’agent public,
notamment à travers la spécialisation et la polyvalence.

SECTION 4 : DE LA MOTIVATION ET DU DEVOUEMENT

Article 37.- L’organisation et le fonctionnement de l’administration, ainsi que le style et la qualité de


management des responsables, doivent répondre aux besoins de réalisation personnelle des agents
et développer chez eux le sens du leadership, de la responsabilité et de l’initiative.

Article 38.- L’agent public a l’obligation de respecter les horaires de service, d’observer les devoirs
liés à sa fonction et d’avoir un grand intérêt pour le service public.

Sauf dans les cas et conditions prévus par les textes en vigueur, l’agent public ne doit pas
vaquer à ses occupations personnelles pendant les heures de service.

SECTION 5 : DE L’INITIATIVE ET DE L’EFFICACITE

Article 39.- L’initiative est un devoir de l’agent public. Toutefois, il est tenu d’en informer la hiérarchie.

Sauf dans certains cas et pour certains emplois, l’agent public ne doit pas attendre de recevoir
une instruction pour agir.

L’agent public ne doit pas craindre l’erreur au point de s’abstenir d’accomplir ses actes.

Article 40.- L’obligation d’efficacité s’impose au service public et à l’agent public.

À ce titre, l’agent public doit :

- avoir de la perspective, en ayant toujours à l’esprit les finalités de son service. À cette fin, il
doit planifier et organiser l’évaluation des résultats ;
- faire preuve d’anticipation et de perspicacité ;
- faire preuve de persévérance, notamment dans le suivie et l’exécution des projets ;
- résister aux pressions ou tensions en évitant de se prononcer ou d’agir avant tout examen
au fond.

SECTION 6 : DU COMMANDEMENT OU DU POUVOIR HIERARCHIQUE

Article 41.- Le responsable du service est l’autorité investie du pouvoir hiérarchique. Il exerce les
fonctions de commandement. A ce titre, il prend les décisions ou donne des ordres et instructions et
veille à leur application.

Il répond des conséquences de ses actes.

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Article 42.- Lorsqu’il charge un de ses subordonnés d’agir en ses lieu et place, sa responsabilité
demeure entière et s’étend aux actes que le subordonné accomplit dans le cadre de ses fonctions et
des ordres reçus.

Article 43.- Le subordonné doit exécuter loyalement les ordres ou instructions qui lui sont donnés par
le responsable du service. Il est responsable, à son niveau, de leur exécution ou des conséquences
de leur inexécution.

Article 44.- Le responsable du service transmet ses ordres ou instructions par la voie hiérarchique. En
cas d’urgence, les échelons intermédiaires en sont informés sans délai.
Aucun ordre ou instruction ne peut être donné à un agent public qui ne relève pas de l’autorité
fonctionnelle de son auteur.

Article 45.- Sous peine d’engager sa responsabilité, l’agent public est soumis à l’obligation
d’obéissance hiérarchique.

Il ne peut être délié de cette obligation que dans le cas où l’ordre ou l’instruction apparaît
manifestement illégale ou susceptible de porter atteinte au fonctionnement normal du service public
ou compromettre gravement un intérêt public. Dans ce dernier cas, l’agent public a le devoir de faire
part de ses objections à l’autorité qui l’a donné, en indiquant expressément la cause de l’illégalité dont
il se prévaut.

Si l’ordre ou l’instruction est maintenu et si, malgré les explications ou l’interprétation qui lui en
ont été données, le subordonné persiste dans sa contestation, il en réfère à la première autorité
supérieure qu’il a la possibilité de joindre. Il doit être pris acte de son opposition.

Article 46.- Tout agent public a le devoir de rendre compte à l’autorité responsable du service
de l’exécution des ordres et instructions reçus ou, le cas échéant, des raisons de leur inexécution.

SECTION 7 : DES GARANTIES ET DES PROTECTIONS

Article 47.- L’administration doit garanties et protection à l’agent public dans l’exercice de ses
fonctions.

À ce titre, l’agent public a droit notamment :

- au poste de travail;
- à la rémunération après service fait ;
- à l’exercice des droits syndicaux ;
- à la liberté de pensée et opinion ;
- à la protection sociale et sanitaire pour lui même, son conjoint ou ses descendants mineurs ;
- à la protection dans l’exercice de ses fonctions ou dans l’exécution de la mission de service
public.

Article 48.- Ne peuvent donner lieu à aucune action disciplinaire contre l’agent public :

- le fait de dénoncer ou critiquer une turpitude de son service ;


- le refus d’obéir à des ordres ou instructions manifestement illégaux ;
- l’exercice d’un recours fondé contre l’administration.

SECTION 8 : DE L’EVALUATION, DE LA NOTATION ET DU CONTRÔLE

Article 49.- L’agent public est soumis périodiquement, sans complaisance ni favoritisme, à une
évaluation de ses performances professionnelles.

Article 50.- L’agent public et l’autorité investie du pouvoir hiérarchique sont soumis au contrôle
hiérarchique, au contrôle des inspections de services et au contrôle d’Etat, conformément aux textes
en vigueur.

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SECTION 9 : DE LA RESPONSABILITE PENALE ET DES SANCTIONS DISCIPLINAIRES

Article 51.- L’agent public est pénalement responsable des infractions commises dans l’exercice ou à
l’occasion de l’exercice de ses fonctions, dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

Article 52.- Tout manquement à ses obligations professionnelles ou à sa déontologie expose l’agent
public aux sanctions disciplinaires.

Le régime disciplinaire est prévu par le statut dont relève l’agent.

CHAPITRE 5: DES REGLES DE CONDUITE DE L’AGENT PUBLIC

SECTION 1 : DE LA LOYAUTE ET DU RESPECT DE L’USAGER

Article 53.- L’agent public doit être loyal envers les institutions républicaines. Il doit être intègre,
impartial et digne.

Engagé au service public, il doit se comporter envers celui-ci d’une manière exemplaire.

Article 54.- L’agent public doit avoir le respect absolu des usagers quels que soient leur sexe, leur
nationalité ou leur origine, leur condition sociale ou leurs convictions politiques, religieuses ou
philosophiques, leur réputation ou leurs sentiments qu’il ne peut éprouver à leur égard.

SECTION 2 : DU PROFESSIONNALISME

Article 55.- L’agent public doit faire preuve de professionnalisme par son comportement au travail et
par l’effort constant à se perfectionner, à approfondir et actualiser ses connaissances, à affiner les
aptitudes nécessaires à l’accomplissement de ses tâches et à améliorer son rendement et sa
productivité.

Article 56.- L’agent public doit veiller au respect des règles de droit et à l’exécution des décisions de
justice.

Article 57.- L’agent public est tenu de s’acquitter correctement et efficacement de ses obligations et
de faire preuve de rigueur, de responsabilité, d’équité, de civisme et de courtoisie dans
l’accomplissement de ses fonctions, notamment dans ses relations aussi bien avec ses supérieurs,
ses collègues et ses subordonnés qu’avec le public.

Article 58.- L’agent public doit, à tout moment, s’assurer que les biens publics dont il a la charge sont
gérés conformément aux textes en vigueur, de façon la plus utile et la plus efficace.

Article 59.- L’agent public ne doit en aucun cas utiliser les biens publics ou requérir les services d’un
subordonné pour des activités autres que celles relevant de ses fonctions ou mandat.

SECTION 3 : DE L’INTEGRITE ET DE LA PROBITE MORALE

Article 60.- L’agent public doit s’abstenir de tous comportements contraires à l’éthique et à la moralité,
notamment ceux constitutifs de :

- détournement de deniers ou de biens publics ;


- favoritisme;
- népotisme;
- discrimination;
- trafic d’influence;
- indiscrétion administrative;
- enrichissement illicite;
- harcèlement sexuel.
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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

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La définition et les mécanismes de répression de ces manquements sont prévus par les textes en
vigueur.

Article 61.- L’agent public ne doit solliciter, accepter, réclamer ou recevoir, directement ou
indirectement, aucun paiement, dons, cadeaux ou autres avantages en nature, pour s’acquitter ou
s’abstenir de s’acquitter de ses fonctions ou obligations.

Article 62.- Il est interdit à un agent d’offrir un cadeau ou tout autre avantage susceptible d’avoir en sa
faveur ou en faveur des membres de sa famille ou de ses amis ou d’un protégé, une influence sur
l’acte de son interlocuteur.
SECTION 4 : DE LA DIGNITE

Article 63.- L’agent public doit éviter, dans ses écrits ou dans ses propos, toute atteinte à l’honneur et
à la dignité de son corps statutaire ou de ses collègues.

Il doit également s’abstenir de fournir, même indirectement, tous renseignements susceptibles


d’être utilisés aux fins ci-dessus spécifiées.

SECTION 5 : DES CONFLITS D’INTERETS ET DE LA DECLARATION DES BIENS

Article 64.- L’agent public ne doit assumer aucune fonction ou position, se livrer à aucune transaction
ou avoir aucun intérêt financier, commercial ou matériel qui soit incompatible avec ses fonctions,
charges ou devoirs.

Article 65.- Sans préjudice des incompatibilités consacrées par les textes en vigueur, l’agent public
doit, en considération de ses fonctions, déclarer ses intérêts financiers, commerciaux ou les activités
entreprises à des fins lucratives par lui-même ou par des membres de sa famille ou d’un protégé, si
cela est de nature à donner lieu à conflit d’intérêts.

Dans tous les cas, l’agent public est tenu de mettre fin aux activités susceptibles de donner
lieu à un conflit d’intérêts.

Article 66.- L’agent public a un poste de responsabilité et de confiance ne doit pas, après avoir quitté
son poste, tirer profit des fonctions précédemment occupés en se livrant à certaines activités
lucratives ou en acceptant un emploi rémunéré en rapport avec ses précédentes fonctions avant
l’expiration du délai fixé par les textes en vigueur.

Article 67.- Les agents publics occupant certains emplois de responsabilité déterminés par la loi
doivent, au moment de leur entrée en fonctions et à la fin de celles-ci, déclarer leurs biens ainsi que
ceux de leurs conjoints et de leurs descendants mineurs.

SECTION 6 : DE LA NEUTRALITE POLITIQUE ET DU DEVOIR DE RESERVE

Article 68.- Sous réserve des restrictions relevant de son statut, l’agent public s’exprime librement.

Article 69.- L’agent public est tenu de respecter la confidentialité des informations dont il a
connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

Sauf dispositions législatives contraires ou dispense expresse, cette obligation subsiste après
la cessation des fonctions.

Article 70.- L’agent public ne doit pas user de son poste, de sa fonction ou de sa responsabilité à des
fins politiques ou partisanes susceptibles de nuire à l’intérêt du service public.

Article 71.- L’agent public ne doit pas, pour cause de son appartenance politique ou de ses
croyances idéologiques, influencer ou détourner l’action administrative.

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CHAPITRE 6 : DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES

Article 72.- Des textes législatifs et réglementaires déterminent en tant que de besoin, les dispositions
de toute nature nécessaires à l’application de la présente loi.

Article 73.- La présente loi sera enregistrée, publiée selon la procédure d’urgence et exécutée
comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 8 août 2005

Par le Président de la République,


Chef de l’Etat ;

El Hadj OMAR BONGO ONDIMBA

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Jean-François NTOUTOUME EMANE

Le Ministre de la Fonction Publique


de la Réforme Administrative
et de la Modernisation de l’Etat ;

Egide BOUNDONO SIMANGOYE

Pour le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice,


par intérim, le Ministre de la Sécurité Publique
et de l’Immigration ;

Pascal Désiré MISSONGO

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Loi n° 20/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création,
d’organisation et de gestion des services de l’Etat

L’Assemblée Nationale et le Sénat ont délibéré et adopté ;


Le Président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions de l’article 47 de la Constitution, fixe
les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’Etat.

TITRE I
DISPOSITIONS GENERALES

Article 2.- Au sens de la présente loi, on entend par services de l’Etat, les services publics, d’une part,
les cabinets politiques et particuliers, d’autre part.

Article 3.- La présente loi, sauf en ce qui concerne la mise en place et la gestion des cadres
organiques et des descriptifs des emplois prévus au titre III ci-dessous, ne s’applique pas :

- aux services propres du pouvoir judiciaire ;


- aux services propres du parlement ;
- aux services du Conseil National de la Communication, du Conseil Economique et Social et
du Médiateur de la République ;
- aux services propres des Collectivités Locales ;
- aux services propres des forces de Défense et de Sécurité ;
- aux cabinets politiques et particuliers.

Article 4.- On entend par service public de l’Etat tout organe ou organisme créé par les pouvoirs
publics en vue de satisfaire un besoin d’intérêt général ou essentiel, par la livraison d’un service ou
d’un bien de façon régulière et continue, dans le respect des intérêts et de l’égalité des citoyens.

Article 5.- Un service public peut être érigé en centre de responsabilité dans les conditions fixées par
décret.

Le centre de responsabilité désigne un service public qui, ayant signé un contrat d’objectifs
avec sa hiérarchie d’une part, et les services assurant la gestion des moyens financiers et humains de
l’administration, d’autre part, bénéficie de facilités administratives et financières dérogeant au droit
commun.

Article 6.- Le contrat d’objectifs visé à l’article 5 ci-dessus fait l’objet d’évaluation périodique.

Il doit faire obligatoirement ressortir :

- les motifs de la demande d’érection en centre de responsabilité ;


- le programme des activités du service public établi pour une période n’excédant pas trois
ans ;
- le type de prestations à livrer par le service et la définition de ces prestations en quantité et en
qualité ;
- la « clientèle-cible » et les points de livraison de ces prestations ;
- les facilités administratives et financières dont doit bénéficier le service concerné ;
- les critères de performance et de réalisation du contrat retenus pour les évaluations en cours
et à la fin de la période visée ;
- la périodicité des évaluations ;
- les autorités d’évaluation.

Chaque évaluation donne lieu à un rapport adressé à l’autorité hiérarchique et au Premier


Ministre, Chef du Gouvernement.

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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

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Article 7.- Le cabinet politique et le cabinet particulier désignent chacun un service regroupant
l’ensemble des collaborateurs personnels civils et militaires d’une autorité de l’Etat.

TITRE II
DE LA CREATION ET DE L’ORGANISATION DES SERVICES DE L’ETAT

CHAPITRE 1er: DES SERVICES PUBLICS

Article 8.- Selon la nature de leur mission, les objectifs poursuivis et l’étendue de leur compétence,
les services publics de l’Etat sont regroupés exclusivement dans les huit catégories suivantes :

- les services centraux ;


- les services déconcentrés ;
- les services chargés d’une mission temporaire ;
- les services personnalisés ;
- les services de la Présidence de la République ;
- les services ministériels ;
- les autorités administratives indépendantes ;
- les services publics en concession.

Le texte portant création, organisation ou réorganisation d’un service public indique


obligatoirement la catégorie et le régime juridique du service concerné.

SECTION 1 : DES SERVICES CENTRAUX

Article 9.- Les services centraux sont des organes à compétence nationale unique, constitués en
directions générales sauf dispositions contraires du texte de création ou de réorganisation notamment
en ce qui concerne les services publics à vocation pédagogique, scientifique, logistique, socio-
sanitaire ou d’études et de recherches.

Selon la nature et les objectifs de leurs missions respectives, les services centraux peuvent
être rattachés au Président de la République, au Premier Ministre ou à un autre membre du
gouvernement.

Le service central assure la tutelle de tout organisme personnalisé chargé d’une mission de
service public dans son domaine de compétence.

Article 10.- La direction générale a pour mission exclusive, dans le domaine de sa compétence
fonctionnelle spécifique, de livrer ou de faire livrer un service public, dans le cadre des lois et
règlements. À ce titre, la direction générale, en vue de la satisfaction des besoins essentiels de la
population :

- recense ces besoins et propose les objectifs, les moyens et les programmes d’actions pour
les atteindre ainsi que les éléments en vue de préparer les textes et décisions subséquents de
l’autorité de tutelle ;
- veille à la préparation et à la mise en œuvre des textes et décisions visés ci-dessus ;
- assure le suivi de leur application et l’évaluation de leurs résultats.

Article 11.- L’organisation de la direction générale comporte :

- dans la ligne hiérarchique, un maximum de trois niveaux dont la dénomination et le rôle


fonctionnel doivent être les mêmes dans tous les cas, à savoir, le sommet stratégique, le
niveau intermédiaire et le centre opérationnel ;
- dans la ligne fonctionnelle, des unités d’appui ou de soutien logistique et des unités de
contrôle.
-

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SOUS-SECTION 1 : DES UNITES DE LA LIGNE HIERARCHIQUE

Article 12.- Le sommet stratégique, placé sous l’autorité du directeur général, lequel peut être assisté
d’un ou plusieurs adjoints dans les conditions fixées par décret, constitue le niveau supérieur de la
direction générale.

Le sommet stratégique supervise le travail des unités de la direction générale. À ce titre, il est
chargé des tâches de conception, de coordination, d’impulsion, de suivi et de contrôle, en liaison
directe avec l’autorité de tutelle.

Article 13.- Le niveau intermédiaire, formé de trois directions au moins et de six directions au plus,
placées chacune sous l’autorité d’un directeur nommé dans les conditions fixées par décret, constitue
le niveau technique intermédiaire de la direction générale.

Le niveau intermédiaire supervise le travail des unités du centre opérationnel. À ce titre, il est
notamment chargé de :

- coordonner et assurer le relais entre le niveau stratégique et le centre opérationnel ;


- coordonner, suivre et contrôler les travaux du centre opérationnel, en gérer le calendrier,
réaliser les enquêtes et les études courantes, préparer les éléments nécessaires aux tâches
de conception, procéder aux analyses et synthèses nécessaires aux travaux de la direction
générale et assister le centre opérationnel dans la mise en œuvre des décisions des autorités
supérieures.

Article 14.- Le centre opérationnel, constitué de neuf (9) services au moins et de dix huit (18) au plus,
placés sous l’autorité d’un chef de service nommé dans les conditions fixées par décret, constitue le
niveau de base de la direction générale.

Le centre opérationnel réalise le travail de la direction générale. À ce titre, il est chargé des
travaux techniques de rédaction, de vérification, de mise en œuvre et d’application courante de la
réglementation et des décisions.

Toutefois, pour une bonne gestion du service public, l’unité dénommée service peut être
organisée en unités de travail dénommées bureaux, dans les conditions fixées par décret du Premier
Ministre.

Le bureau ne constitue pas un niveau hiérarchique.

SOUS-SECTION 2 : DES UNITES DE LA LIGNE FONCTIONNELLE

Article 15.- Chaque direction générale peut comporter, sur la ligne fonctionnelle, une ou plusieurs
unités de niveau « direction » ou « service » selon l’importance de la mission à assurer et
conformément aux normes définies aux articles 13 et 14 ci-dessus, regroupant les emplois chargés
des questions d’administration générale, de personnel, d’appui logistique au sommet stratégique ou
au niveau intermédiaire.

Article 16.- Lorsque la mission de service public qui lui est confié le justifie, la direction générale peut
comporter une ou plusieurs unités de niveau « direction », chargées de travaux documentaires,
d’études, de recherche, de planification ou de prospective.

La création doit être justifiée par l’identification de la mission à accomplir. Le nombre


d’emplois doit être justifié par le volume et la qualité des travaux à réaliser et les ratios et normes
fixés par décret du Premier Ministre.

Article 17.- La direction visée à l’article 16 ci-dessus peut être créée sans comporter d’unités
subordonnées de niveau service. Elle doit, dans ce cas être constituée d’au moins quatre emplois

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budgétairement autorisés à pourvoir par des fonctionnaires de la première et deuxième catégorie
pouvant justifier d’une qualification professionnelle du niveau de l’enseignement supérieur.

Article 18.- Chaque direction générale peut comporter une unité de contrôle lorsque la mission, la
taille ou le volume de travail de la direction générale le justifient.

Le niveau de la composition de l’unité de contrôle sont alors précisés par le texte de création
ou de réorganisation de la direction générale, dans le respect des normes définies ci-dessus en ce qui
concerne les niveaux direction générale, direction et service.

SOUS-SECTION 3 : DES NORMES COMMUNES

Article 19.- La création, l’organisation ou la réorganisation d’une direction générale sont


subordonnées à l’ensemble des conditions ci-après :

- être chargée d’une mission propre, individualisée et exclusive de l’Etat ;


- être justifiée par le volume des travaux à accomplir ;
- respecter les ratios et normes fixés par voie réglementaire ;
- refléter, dans sa structuration en directions et services, les normes énoncées à l’article 20 ci-
dessous ;
- respecter les dispositions de l’article 11 ci-dessus.

Article 20.- La création, l’organisation ou la réorganisation d’une direction sont subordonnées à


l’ensemble des conditions ci-après :

- comporter à l’échelon de chacun de ses unités de niveau service au minimum six emplois
budgétairement autorisés, dont au minimum un emploi à pourvoir par un fonctionnaire de la
première ou deuxième catégorie et au moins deux emplois à pouvoir par des fonctionnaires
de la troisième et quatrième catégorie ;
- avoir un nombre d’emplois justifié par le volume et la qualité des travaux à accomplir ;
- respecter les ratios et normes fixés par voie réglementaire.

Article 21.- Les directions générales, les directions, les services sont créés par décret pris en conseil
des ministres conformément aux dispositions de la présente loi.

SECTION 2 : DES SERVICES DECONCENTRES

Article 22.- Les services déconcentrés sont :

- les services territoriaux ;


- les services situés en dehors du territoire national ;
- les services à autonomie technique ou de gestion.

SOUS-SECTION 1 : DES SERVICES TERRITORIAUX DE L’ETAT

Article 23.- On entend par services territoriaux, les services provinciaux et départementaux de l’Etat,
placés sous l’autorité administrative du représentant de l’autorité de l’Etat compétente.

Ils sont, dans leur circonscription respective, le prolongement de missions des centres
opérationnels d’une ou plusieurs directions générales dont ils relèvent sur le plan technique.

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Article 24.- Un décret pris en conseil de ministres détermine :

- les services territoriaux qui, en raison de la nature de leur mission, relèvent directement de
l’autorité du pouvoir central, sans préjudice des attributions des autorités territoriales relatives
au suivi et au bon fonctionnement des services publics ;

- les modalités et procédures de liaison entre l’administration centrale et l’administration


territoriale, notamment en matière de correspondances, d’instructions et de directives.

Article 25.- Les services territoriaux de l’Etat sont créés et organisés par décret pris en conseil des
ministres.

Les services provinciaux ont le niveau hiérarchique de direction de l’administration centrale.

Les services départementaux ont le niveau hiérarchique de service de l’administration


centrale.

SOUS-SECTION 2 : DES SERVICES SITUES EN DEHORS DU TERRITOIRE NATIONAL

Article 26.- On entend par services situés en dehors du territoire national, les services implantés sur
le territoire d’un autre Etat.

Ils comprennent les services propres des missions diplomatiques, des postes consulaires et
les représentants de certains services centraux.

Article 27.- Les services situés en dehors du territoire national relèvent, sur le plan administratif, du
chef de la mission diplomatique ou du poste consulaire du ressort territorial où ils sont implantés, sauf
dispositions légales et réglementaires contraires du texte de création, d’organisation ou de
réorganisation.

Article 28.- Les services situés en dehors du territoire national sont créés par décret pris en Conseil
des Ministres. Celui-ci indique le niveau structurel du service concerné et la direction générale de
l’administration centrale dont il relève sur le plan technique.

SOUS-SECTION 3 : DES SERVICES À AUTONOMIE DE GESTION

Article 29.- On entend par service public de l’Etat à autonomie de gestion, des services assurant les
fonctions de production , de transformation de bien ou des prestations de services dans un secteur
spécialisé, et rattachés hiérarchiquement à un service public principal mais individualisé sur le plan
technique et budgétaire.

La liste des services publics à autonomie de gestion est déterminée par décret du Premier
Ministre.

Article 30.- Les services à autonomie de gestion sont créés par décret. Celui-ci indique le niveau
structurel du service concerné et la direction générale ou le service territorial de rattachement.

Ils sont soumis aux règles administratives et financières applicables au service de


rattachement, sauf dispositions contraires du texte de création, d’organisation et de réorganisation.

SECTION 3 : DES SERVICES PUBLICS CHARGES D’UNE MISSION TEMPORAIRE

Article 31.- Le service de l’administration aentrale de l’Etat, assurant une mission temporaire en vue
de la réalisation d’une tâche spéciale d’intérêt public, ayant un caractère intersectoriel ou
interministériel, et ayant fait l’objet d’un programme adopté par le gouvernement peut être constitué
par décret, pour la durée de la mission et des financements disponibles, notamment :

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- en haut commissariat, s‘il relève de l’autorité du Chef de l’Etat ;
- en commissariat général, s’il relève de l’autorité du Premier Ministre ;
- en commissariat, s’il relève directement de l’autorité d’un membre du gouvernement ;
- en projet public, s’il relève d’une direction générale ;
- en délégation interservices, s’il relève d’une autorité territoriale déconcentrée.
Article 32.- L’administration de mission a pour vocation d’assurer des fonctions d’études et de
recherche, d’élaborer des prévisions, de préparer des projets de programme ou plan d’action, de
veiller à l’exécution de ces programmes, de suivre et de coordonner leur exécution et d’en évaluer les
résultats.

Article 33.- L’administration de mission temporaire est dotée de l’autonomie technique nécessaire
pour l’accomplissement de sa mission. Un décret pris en conseil des ministres détermine la portée de
l’autonomie technique, ses règles de gestion, ses moyens d’action ainsi que la durée de sa mission.

Article 34.- Le nombre et le niveau des emplois d’une administration de mission doivent être justifiés
par le programme à réaliser et les ratios et normes fixés par voie réglementaire.

L’administration de mission est soumise aux dispositions de la présente loi relative aux
services publics d’études et de recherche.

SECTION 4 : DES SERVICES PUBLICS PERSONNALISES

SOUS-SECTION 1 : DES NORMES DE CREATION DES SERVICES PUBLICS


PERSONNALISES DE L’ETAT

Article 35.- Les services publics personnalisés de l’Etat sont des services assurant une mission de
service public et jouissant de par la loi d’une personnalité juridique distincte de celle de l’Etat.

Ils sont placés sous la tutelle d’un service central.


À ce titre, chaque service public personnalisé :

- dispose d’un patrimoine et de règles de gestion propre ;


- exerce des activités limitées à l’objet de sa mission ;
- est dirigé par un président, des administrateurs, un directeur général, un agent comptable
nommés dans les conditions fixées par la loi de création du service personnalisé concerné.

Article 36.- L’Etat veille à la bonne administration, à la bonne direction et au respect de l’équilibre
budgétaire et financier des services publics personnalisés.

Les personnels des services publics personnalisés ont la qualité d’agents publics. Ils font
l’objet d’un statut spécifique au service public personnalisé concerné.

Le recrutement et l’accès à un groupe d’emplois correspondant à une catégorie donnée du


personnel dans un service public personnalisé se font sur concours ou exceptionnellement sur titre
conformément aux dispositions prévues par les différents statuts particuliers.

Article 37.- Les services publics personnalisés de l’Etat appartiennent à l’une des catégories de
gestion ci-après :

- les établissements publics à caractère administratif ;


- les établissements publics à caractère professionnel ;
- les établissements publics à caractère industriel et commercial ;
- les établissements publics à caractère culturel, scientifique, technologique et
environnemental ;
- les sociétés d’Etat ;
- les groupements d’intérêt public.
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Article 38.- Les services publics personnalisés de l’Etat sont créés par la loi. Chaque catégorie de
service public personnalisé fait l’objet d’un statut-type défini par la loi et déterminant les principes et
règles communes de gestion, de contrôle et de tutelle applicables aux services publics de cette
catégorie.

SOUS-SECTION 2 : DES ETABLISSEMENTS PUBLICS À CARACTERE ADMINISTRATIF

Article 39.- Les établissements publics à caractère administratif sont des services publics
personnalisés chargés de la gestion d’un service public dont la mission est analogue à celle des
services publics administratifs non personnalisés.

Ils sont soumis au droit public et aux règles de gestion administrative et financière et de
compatibilité publique de l’Etat, sauf exceptions expressément prévues par la loi.

Ils tirent principalement leurs ressources de dotations du budget de l’Etat, de la cession de


services et des contributions de personnes physiques ou morales autorisées par la loi.

Article 40.- Un établissement public à caractère administratif peut être créé lorsque la réalisation de la
mission de service public rend nécessaire la mise en œuvre d’une ou plusieurs des mesures stipulées
ci-après :

- l’affectation de certaines catégories de ressources à certaines catégories des dépenses ;


- la mise en place d’une comptabilité analytique et d’un système permanent de calcul des coûts
et des prix de revient ;
- l’instauration d’une gestion dont le degré d’autonomie est incompatible avec les règles de droit
commun en vigueur au niveau de l’Etat ;
- l’association à la gestion du service de représentants des bénéficiaires du service public en
question.

SOUS-SECTION 3 : DES ETABLISSEMENTS PUBLICS À CARACTERE PROFESSIONNEL

Article 41.- Les établissements publics à caractère professionnel sont des services publics
personnalisés chargés d’organiser la représentation d’une profession ou d’un groupe de professions.
Ils bénéficient à cet effet de certaines prérogatives de puissance publique.

Dans le cadre des lois et règlements en vigueur, ils prononcent l’admission à l’exercice de la
profession, établissent les règles de déontologie, veillent à leur respect et prononcent des sanctions
disciplinaires à l’égard des membres de la profession.

SOUS-SECTION 4 : DES ETABLISSEMENTS PUBLICS À CARACTERE


INDUSTRIEL ET COMMERCIAL

Article 42.- Les établissements publics à caractère industriel et commercial sont des services publics
personnalisés chargés d’une mission d’intérêt général spécifique et pour ce faire, ils sont chargés de
réaliser des opérations industrielles et commerciales de production, de transformation ou d’échange.

Sauf dérogation de la loi, ils sont soumis au régime de droit privé et peuvent bénéficier de
certaines prérogatives de puissance publique.

L’Etat supporte, le cas échéant, les aléas financiers dus aux charges et contraintes qu’il
impose unilatéralement pour faire assurer le service public aux conditions qu’il détermine.

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SOUS-SECTION 5 : LES ETABLISSEMENTS PUBLICS À CARACTERE CULTUREL,
SCIENTIFIQUE, TECHNOLOGIQUE ET ENVIRONNEMENTAL

Article 43.- Les établissements publics à caractère culturel, scientifique, technologique et


environnemental sont des établissements publics administratifs de nature particulière. Ils existent aux
côtés des établissements publics administratifs, qui correspondent aux administrations dotées d’une
autonomie de gestion, et des établissements publics à caractère industriel et commercial, qui
correspondent au secteur concurrentiel.

Sauf dispositions contraires de la loi, lesdits établissements peuvent être régis aussi bien par
les règles de droit public, que par les règles de droit privé, tant en matière de gestion financière qu’en
matière de gestion du personnel.

Les établissements publics à caractère culturel scientifique, technologique et environnemental


sont chargés, chacun en ce qui le concerne, d’une mission d’intérêt général selon l’objet de leur
activité et les nécessités de leur gestion.

SOUS-SECTION 6 : DES SOCIETES D’ETAT

Article 44.- Les sociétés d’Etat sont des sociétés créées par l’Etat dont le capital est intégralement
souscrit par l’Etat ou l’Etat et les collectivités locales ou les services publics personnalisés.

Elles sont chargées de gérer des activités à but lucratif et soumises aux règles de droit privé,
notamment les normes de gestion régissant les sociétés privées exerçant les activités de même
nature.

SOUS-SECTION 7 : DES GROUPEMENTS D’INTERET PUBLIC

Article 45.- Les groupements d’intérêt public sont des services publics dotés de la personnalité
juridique et de l’autonomie financière qui associent, pour une durée déterminée, des personnes
morales de droit public ou, le cas échéant, des personnes morales de droit public et des personnes
morales de droit privé en vue d’exercer en commun des activités contribuant à l’élaboration, à la mise
en œuvre et à l’évaluation de missions et programmes d’action dans le cadre des politiques publiques,
ou de gérer des équipements ou des services d’intérêts général.

Les groupements d’intérêt public sont à but non lucratif.

Ils sont créés par décret pris en conseil des ministres.

Article 46.- Les statuts de chaque groupement d’intérêt public résultent d’une convention consultative
établie entre les membres du groupement et de règles de fonctionnement approuvées par arrêté du
Premier Ministre conformément aux dispositions de la présente loi.

La convention mentionne obligatoirement:

- la dénomination et l’objet du groupement ;


- l’identité des membres du groupement ;
- le siège social du groupement ;
- la durée de la convention ;
- la délimitation de la zone géographique couverte par le groupement s’il y a lieu.

Les groupements d’intérêt public sont régis par les règles de comptabilité de droit privé.
Toutefois, ils sont astreints à présenter leur budget sous la forme d’un budget de programme.

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SECTION 5 : DES SERVICES DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Article 47.- Les Services de la Présidence de la République autres que ceux relevant de la Défense
et de la Sécurité Nationale sont regroupés au sein du Secrétariat Général de la Présidence et
s’articulent comme suit :

- les services de la ligne hiérarchique chargés des missions d’appui à la fonction présidentielle ;
- les services de la ligne fonctionnelle chargés du fonctionnement de l’ensemble des services
de la Présidence de la République ;
- les administrations chargées de missions temporaires ;
- les services et organismes sous tutelle.

Article 48.- Sans préjudice des dispositions de l’article 47 ci-dessus, les services de la Présidence de
la République sont soumis aux principes d’organisation et aux règles applicables aux services
centraux de nature et de niveau équivalents. Cette équivalence doit être indiquée dans le texte de
création.

SECTION 6 : DES SERVICES MINISTERIELS

SOUS-SECTION 1 : DES SERVICES DU PREMIER MINISTRE

Article 49.- Les services du Premier Ministre autres que ceux relevant de la Défense et de la Sécurité
Nationale sont regroupés au sein du Secrétariat Général du Gouvernement et s’articulent comme
suit :

- les services de la ligne hiérarchique chargés des missions d’appui à la fonction de Chef du
Gouvernement ;
- les services de la ligne fonctionnelle, chargés des missions d’appui aux services de la ligne
hiérarchique ;
- les administrations chargées des missions temporaires ;
- les administrations de contrôle interne et d’évaluation ;
- les services et organismes sous tutelle.

Article 50.- Les services du Premier Ministre sont soumis aux principes d’organisation et aux règles
applicables aux services centraux de nature et de niveau hiérarchique équivalents. Cette équivalence
doit être indiquée dans le texte de création.

SOUS-SECTION 2 : DES DEPARTEMENTS MINISTERIELS

Article 51.- Les départements ministériels comportant au moins quatre directions générales sont
dotés d’un secrétariat général. Cette disposition s’applique également aux départements ministériels
ne comportant qu’une direction générale exerçant des attributions de tutelle à l’égard d’au moins trois
services publics personnalisés.

La dénomination, l’organisation et le fonctionnement du Secrétariat Général sont harmonisés


pour l’ensemble des départements ministériels.

Article 52.- Chaque secrétariat général comporte hors de la ligne hiérarchique une ou plusieurs unités
spécialisées de niveau direction ou service, selon l’importance de la mission. Ces unités sont
chargées des questions d’études, d’administration générale, de gestion de personnel, d’appui
logistique et de gestion de moyens d’action communs aux services centraux du département
concerné.

Article 53.- Le secrétariat général est dirigé par un secrétaire général nommé par décret pris en
conseil de ministres, sur proposition du ministre en charge du département conformément aux
conditions requises par le cadre organique du secrétariat général concerné.

Article 54.- Les départements ministériels sont dotés d’une Inspection Générale des Services de
ministère.
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L’Inspection Générale des Services de ministère est chargée de proposer, d’assurer le suivi et
l’évaluation des procédures et des normes de travail au sein de services centraux du département
ministériel concerné.

L’Inspection Générale concernée est située hors de la ligne hiérarchique du département


ministériel et est placée sous l’autorité d’un Inspecteur Général ayant rang de Secrétaire Général de
ministère, nommé par décret pris en conseil de ministres, conformément aux conditions requises par
le cadre organique de l’Inspection Générale.

La dénomination Inspection Générale des services de ministère est harmonisée pour


l’ensemble des départements ministériels.

Article 55.- Les attributions, l’organisation et le fonctionnement de l’inspection générale des services
de ministère sont fixés par décret.

SOUS-SECTION 3 : DES CABINETS TECHNIQUES

Article 56.- Chaque ministère et chaque secrétariat d’Etat autonome comporte un service d’appui
technique, d’études et de conseils, appelé cabinet technique. Il relève directement du membre du
gouvernement.

Le cabinet technique assiste, par ses avis, l’autorité dont il relève dans le choix des options
techniques de sa mission et communique avec les services de l’administration par le secrétariat
général interposé.

En l’absence de secrétariat général, le cabinet technique assure la coordination des directions


générales.

Il est situé en dehors de la ligne hiérarchique et soumis aux dispositions de la présente loi
relatives aux services publics d’études et de recherche, notamment en ce qui concerne la composition
des services et les critères de définition du volume et du profil des emplois.

Article 57.- Les membres du cabinet technique ne peuvent être que des fonctionnaires ou des agents
contractuels de l’Etat.

Ils sont nommés conformément aux conditions fixées par le cadre organique du cabinet
technique concerné et portent le titre de conseillers techniques ou de chargés d’études.

Le cabinet technique comprend en outre un personnel d’appui chargé d’assister les


conseillers techniques ou de chargés d’études.

SECTION 7 : DES AUTORITES ADMINISTRATIVES INDEPENDANTES

Article 58.- Les autorités administratives indépendantes sont des organismes administratifs qui
agissent au nom de l’Etat sans pour autant relever de l’autorité d’un membre du gouvernement.

Les autorités administratives indépendantes sont investies d’une ou de plusieurs missions de


service public parmi lesquelles :

- la médiation ;
- la protection des libertés ;
- l’évaluation pluridisciplinaire et d’expertise ;
- le garant de l’impartialité de la puissance publique ;
- la régulation.

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Article 59.- En vue d’assurer les missions prévues à l’article 58 ci-dessus, les autorités
administratives indépendantes disposent de certains ou de la totalité des pouvoirs ci-après :

- le pouvoir d’enquêter et de formuler des propositions ou des recommandations ;


- le pouvoir de prononcer des injonctions ;
- le pouvoir de prendre des décisions individuelles ;
- le pouvoir de réglementer, d’investiguer et de contrôler ;
- le pouvoir de sanctionner.

Article 60.- Les autorités administratives indépendantes sont dotées de l’autonomie technique,
administrative et budgétaire nécessaire à l’accomplissement de leur mission.

Les attributions, l’organisation, le fonctionnement, et notamment le statut des membres des


autorités administratives indépendantes, sont fixés par la loi.

SECTION 8 : DES SERVICES PUBLICS EN CONCESSION

Article 61.- Les pouvoirs publics peuvent, pour une durée déterminée, confier à un organisme de droit
privé la gestion d’une activité érigée en service public et rémunérée entièrement ou partiellement par
les clients.

La concession visée ci-dessus doit faire l’objet :

- d’un contrat ou convention de concession indiquant notamment les obligations du


concessionnaire et de l’autorité concédante, le régime des biens, les ressources financières
ainsi que la durée de la concession ;
- d’un cahier des charges ou cahier des charges-type pour la catégorie de concession
concernée, approuvé par décret pris en conseil des ministres.

CHAPITRE 2: DES CABINETS POLITQUES ET DES CABINETS PARTICULIERS

Article 62.- Au sens de la présente loi, le cabinet politique et le cabinet particulier désignent un
service regroupant les collaborateurs, personnels civils ou militaires, de l’autorité auprès de laquelle il
est créé.

Le cabinet politique et le cabinet particulier sont situés hors de ligne hiérarchique.

Article 63.- Le Président de la République, le Vice-Président de la République, les Présidents de


chambre du Parlement, le Premier Ministre et les autres membres du gouvernement disposent d’un
cabinet politique.

Toutefois, un décret pris en conseil des ministres peut créer un cabinet politique auprès d’une
autorité autre que celles visées ci-dessus.

Article 64.- Les présidents de la Cour Constitutionnelle, de la Cour de Cassation, du Conseil d’Etat,
de la Cour des Comptes, du Conseil National de la Communication et du Conseil Economique et
Social disposent chacun d’un cabinet particulier.

Toutefois, un décret pris en Conseil des Ministres peut créer un cabinet particulier auprès
d’une autorité autre que celle visées ci-dessus.

Article 65.- Un décret pris en conseil de ministres fixe la composition des cabinets politiques du
Président de la République, du Vice-président de la République, du Premier Ministre, des autres
membres du gouvernement et de toute autre autorité politique admise, par décret du Président de la
République, à bénéficier d’un cabinet politique.

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Un décret pris en conseil des ministres fixe la composition des cabinets particuliers des
présidents du Conseil National de la Communication, du Conseil Economique et Social et de toute
autre autorité administrative bénéficiant d’un cabinet particulier.

Les décrets de composition des cabinets politiques ou particuliers visés aux alinéas ci-dessus
déterminent, en outre, les dispositions applicables aux membres desdits cabinets ainsi que leur
nombre y compris les personnels de maison s’il y a lieu.

Article 66.- Les cabinets politiques des présidents de chambre du Parlement sont organisés dans la
loi organique portant règlement intérieur de la chambre du Parlement concernée.

Les cabinets particuliers des chefs des hautes juridictions du pouvoir judiciaire et du Président
de la Cour Constitutionnelle sont organisés par les lois portant autonomie administrative et financière
de ces hautes juridictions et de la Cour Constitutionnelle.

Dans tous les cas, les avantages, les traitements, les prérogatives et le nombre des membres
des cabinets politiques ou particuliers visés aux alinéas ci-dessus sont déterminés par la loi de
finances.
Article 67.- Nul ne peut être membre d’un cabinet politique ou d’un cabinet particulier s’il ne jouit de
ses droits civils et politiques.

Article 68.- Les membres des cabinets politiques et des cabinets particuliers, à l’exception des
directeurs de cabinet, des conseillers et des chargés d’études, sont nommés par décision de l’autorité
dont ils relèvent. Leur nombre ne peut excéder celui fixé par décret pris en conseil des ministres,
conformément aux dispositions de la loi de finances.

Les fonctions, les avantages, les traitements et les prérogatives des membres des cabinets
politiques et des cabinets particuliers prennent fin en même temps que les fonctions de l’autorité visée
ci-dessus.

TITRE III
DE LA GESTION DES STRUCTURES ET DES EMPLOIS

CHAPITRE 1er: DES DISPOSITIONS COMMUNES

Article 69.- Les structures et les emplois des services publics sont placés sous l’autorité directe :

- du Premier Ministre en ce qui concerne le niveau stratégique ;


- du Ministre chargé de la composante de fonction publique concernée en ce qui concerne le
niveau intermédiaire ;
- du membre de gouvernement auquel est rattaché le service public concerné en ce qui
concerne le niveau opérationnel.

La gestion des structures et des emplois des services publics est assurée conformément aux
textes en vigueur:

- au niveau stratégique par le ministère chargé de la fonction publique en liaison avec le


ministère chargé de la composante de fonction publique concernée ;
- au niveau intermédiaire par le centre principal de gestion de la composante de fonction
publique concerné ;
- au niveau opérationnel par le centre délégué de gestion du département ministériel concerné.

Les attributions des autorités de décision et les attributions, l’organisation et le fonctionnement


des organes de gestion visés aux alinéas ci-dessus sont fixés par décret pris en conseil des ministres.

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CHAPITRE 2 : DE LA GESTION DES STRUCTURES

Article 70.- La gestion des structures comprend l’ensemble des opérations nécessaires à la
préparation, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation d’une politique publique des structures.

Article 71.- La gestion centralisée des structures implique les opérations d’immatriculation de la
structure et l’enregistrement dans un répertoire général des services publics.

Le répertoire général ou liste des services publics fait l’objet d’une actualisation permanente et
d’une édition périodique.

Article 72.- La liste des services publics de l’Etat fait l’objet d’une nomenclature générale. Elle doit
servir de référence pour:

- les opérations de gestion des structures, de gestion administrative et financière du personnel


des services de l’Etat ;
- l’élaboration des documents budgétaires et la programmation des dépenses publiques ;
- l’établissement et la gestion des tableaux des emplois portant cadres organiques.

Article 73.- Un décret du Président de la République répartit les services publics centraux entre le
Président de la République, le Premier Ministre et les membres du gouvernement.
Article 74.- Toute création, organisation ou réorganisation d’un service de l’Etat doit être justifiée par
une mission spécifique, la nature du service et les prestations à fournir.

Le nombre d’emplois du service concerné doit être justifié par le volume et la qualité des
travaux à accomplir, par les ratios et les normes d’encadrement et, le cas échéant, par la conformité
de ces ratios et normes aux plans de modernisation des services de l’Etat.

Article 75.- Toute création ou réorganisation des services de l’Etat fait l’objet d’un examen technique
réalisé par le ministère chargé de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative en
collaboration avec le Ministère compétent.

Cet examen porte notamment sur :

- l’application des dispositions législatives et réglementaires en matière d’organisation de


l’administration publique ;
- l’existence vérifiée des moyens budgétaires nécessaires ;
- la mission assignée à la structure, appréciée par rapport aux missions des structures
existantes ;
- la nature de la mission, appréciée par rapport à la typologie du service ou au rôle fonctionnel
de son niveau hiérarchique et par rapport au régime juridique qui lui est applicable ;
- les missions des subdivisions internes, appréciées par rapport à la mission générale du
service ;
- le mode de gestion du service, apprécié par rapport à sa nature et à celle de sa mission ;
- l’organisation interne appréciée par rapport à la mission générale du service et aux missions
des subdivisions internes ;
- les emplois définis, en quantité et en qualité, par rapport au volume de travail et aux missions
des subdivisions internes ;
- les produits et les prestations attendus par rapport à la mission de service public concerné et
aux besoins des clients ou usagers.

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CHAPITRE 3: DE LA GESTION DES EMPLOIS

Article 76.- Toute création ou réorganisation d’un service de l’Etat comporte en annexe :

- un projet de cadre organique identifiant les emplois, les postes nécessaires à


l’accomplissement de sa mission ;
- une évaluation de l’indice budgétaire correspondante.

Article 77.- Le cadre organique d’un service de l’Etat est le tableau récapitulatif qui constitue
l’inventaire quantitatif et qualitatif des emplois nécessaires à la réalisation de sa mission.

Il est établi sur la base de l’organigramme du service concerné et indique les emplois
administratifs permanents et, le cas échéant, les emplois temporaires et les emplois mis en extinction.

Le cadre organique d’un service de l’Etat est fixé par décret du Premier Ministre.

Article 78.- L’inventaire quantitatif vise la gestion et l’actualisation permanente du volume de l’emploi
public par niveau de formation.

Il sert de base à l’inventaire qualitatif au niveau duquel le profil des emplois est défini et
caractérisé par référence aux qualifications spécifiques et aux conditions requises pour y accéder.

Article 79.- Pour toute création, organisation ou réorganisation d’un service de l’Etat, le nombre de
postes de chaque type d’emploi est arrêté en considération des charges de travail pour la réalisation
des missions et des ratios et normes d’encadrement et, le cas échéant, de la conformité de ces ratios
et normes au plan de modernisation des services de l’Etat.

Article 80.- L’inventaire quantitatif des emplois, administrativement fixé par le cadre organique, sert
de référence à la loi de finances pour l’autorisation budgétaire du nombre d’emplois et des postes à
pourvoir.

L’inventaire qualitatif des emplois et des postes sert de référence pour :

- les décisions de gestion du personnel ;


- les priorités et critères de choix à opérer parmi les postes faisant l’objet d’une autorisation
budgétaire, dans les limites du volume arrêté sur le plan quantitatif.

Article 81.- Les emplois ou emplois-types font l’objet d’un descriptif servant notamment de référence
à la définition des critères de performances et aux opérations d’évaluation aussi bien du personnel
que de la structure concernés.

Article 82.- La gestion centralisée des cadres organiques implique les opérations d’immatriculation
des emplois et des postes, l’enregistrement dans un répertoire général, l’actualisation permanente et
l’édition périodique de la liste des emplois et des postes servant de référence aux opérations de
gestion du personnel, notamment à la détermination des emplois et des postes vacants.

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TITRE IV
DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 83.- Des textes réglementaires déterminent, en tant que de besoin, les dispositions de toute
nature nécessaires à l’application de la présente loi.

Article 84.- La présente loi, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, sera enregistrée,
publiée au Journal Officiel et exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 3 Janvier 2006

Par le Président de la République,


Chef de l’Etat ;

El Hadj OMAR BONGO ONDIMBA

Le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement ;

Jean-François NTOUTOUME EMANE

Le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme


Administrative et de la Modernisation de l’Etat ;

Egide BOUNDONO SIMANGOYE

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie,


des Finances, du Budget et de la Privatisation.

Paul NTOUNGUI

Loi n°9/2006 du 19 octobre 2006 relative aux archives

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,

Le Président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la loi dont la teneur suit:

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions de l’article 47 de la Constitution, est
relative aux archives.

À cet titre, elle organise les archives, les protège et en réglemente l’accès.

TITRE I
DISPOSITIONS COMMUNES

Article 2.- Au sens de la présente loi, les archives sont l’ensemble des documents publics ou privés,
quels que soient leur date, leur forme, leur support matériel, produits, reçus ou détenus par toute
personne physique ou morale, publique ou privée, dans l’exercice de ses activités.

Article 3.- La constitution, la conservation et la gestion des fonds d’archives sont assurées dans
l’intérêt public, pour les besoin de service, de recherche scientifique, de justification des droits des
personnes et pour la sauvegarde du patrimoine national.
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Les modalités de constitution, de conservation et de gestion des fonds d’archives sont
déterminées par voie réglementaire.

Article 4.- Les personnes impliquées dans l’une au moins des opérations prévues aux articles 2 et 3
ci-dessus sont responsables des archives dont elles ont, de ce fait la charge.

Dans ce cas elles sont également tenues au secret professionnel.

Article 5.- Dans les limites fixées par des textes en vigueur, les archives peuvent être communiqués
au public.

Le refus de communication doit être motivé.

Les personnes chargées de les communiquer sont tenues d’afficher, dans les locaux ouverts
au public à cet effet, les dispositions des articles 15, 23, 26, 27, 29 et 31 de la présente loi.

Article 6.- Sous réserve du droit de propriété littéraire ou artistique, la reproduction et l’authentification
des archives sont effectuées selon les modalités fixées par voie réglementaire.

Cette reproduction et cette authentification sont subordonnées au paiement par le tiers


demandeur:

- du droit d’expédition ou d’extrait authentique des pièces conservées dans les dépôts
d’archives de l’Etat et des collectivités locales;

- du droit de visa pour certifier authentiques les copies des plans de même échelle que les
originaux exécutées aux frais du demandeur;

- du droit de visa pour certifier authentiques les photocopies et toutes reproductions


photographiques des documents sollicités.

Un décret pris sur proposition conjointe du ministre de tutelle et du ministre chargé des
finances fixe le taux et les modalités de recouvrement des droits prévus au paragraphe précédent.

TITRE II
DES ARCHIVES PUBLIQUES

Article 7.- Les archives publiques sont l’ensemble des documents produits, reçus ou détenus par les
administrations, les établissements et les entreprises publics.

Il en est de même pour les documents produits, reçus ou détenus, dans le cadre de l’exercice
de leur activité, par les organismes de droit privé chargés de la gestion d’un service public ou d’une
mission de service public, les officiers publics, les officiers publics ou ministériels.

Article 8.- Les archives publiques font partie du domaine public. Elles sont inaliénables et
imprescriptibles.

À ce titre, les personnes visées à l’article 7 ci-dessus sont tenues de verser à l’administration
des archives ou à son préposé, périodiquement selon un calendrier de conservation établi par voie
réglementaire, ou lors de la cessation de leurs activités, tout ou partie des documents qu’elles
détiennent.

Article 9.- La gestion des archives est l’ensemble des procédures et opérations applicables aux
documents visés aux articles 2 et 7 ci-dessus depuis leur création jusqu’à leur conservation définitive
ou leur élimination.

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Ces procédures et opérations sont effectuées conformément au programme de gestion et au
calendrier de conservation des archives fixés par voie réglementaire.

Article10.- Les archives publiques sont classées en trois catégories:

- les archives publiques courantes;

- les archives publiques intermédiaires;

- les archives publiques définitives.

Article11.- Sont considérés comme archives publiques courantes, les documents de travail
d’utilisation permanente.

Article 12.- Sont considérés comme archives publiques intermédiaires, les documents de travail
d’utilisation occasionnelle.

Leur traitement et leur conservation doivent être effectués dans des locaux appropriés.

Article 13.- Le traitement aux fins d’élimination et de conservation des archives publiques courantes
et des archives publiques intermédiaires est effectué conformément au programme de gestion et au
calendrier de conservation des archives prévus à l’article 9 ci-dessus.

Article 14.- Sont considérés comme archives publiques définitives, les documents destinés à une
conservation illimitée leur conférant un caractère historique.

L’administration des archives assure la conservation, la préservation et la diffusion des


archives publiques définitives.

À ce titre, les détenteurs d’archives publiques définitives sont tenus de les verser à ladite
administration.

Toutefois, pour des raisons de service ou de sécurité, des dérogations à cette obligation
peuvent être aménagées par voie réglementaire.

TITRE III
DE LA COMMUNICATION DES ARCHIVES PUBLIQUES

Article 15.- Les archives publiques ne peuvent être communiquées au public qu’après trente ans à
compter de leur création.

Ce délai est porté à:

- cinquante ans pour les documents contenant des informations mettant en cause
la vie privée des particuliers, la défense nationale ou la sûreté nationale et pour
ceux relevant d’une procédure judiciaire. Dans ce dernier cas, le délai court à
compter de la décision définitive ;

- cent ans pour les documents à caractère médical ou relevant d’un dossier
professionnel, les minutes et répertoires des notaires et huissiers, les registres de
l’état civil et de l’enregistrement.

Article 16.- Avant l’expiration des délais prévus à l’article 15 ci-dessus, l’administration des archives
peut, à des fins de recherche scientifique et après l’avis de l’administration d’origine, autoriser la
consultation des documents d’archives publiques.

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Article 17.- Les documents communiqués au public, sauf dérogation spéciale, sont consultés sur
place, sans que cette consultation porte atteinte à la vie privée des personnes, à la défense nationale
ou à la sécurité publique.

Les conditions d’octroi de la dérogation spéciale visée au paragraphe précédent sont fixées
par voie réglementaire.

TITRE IV
DES ARCHIVES PRIVÉES

Article 18.- Les archives privées sont l’ensemble des documents autres que ceux visés à l’article 7 ci-
dessus.

Le traitement pour élimination ou pour conservation des archives privées est soumis aux
mêmes dispositions que les archives publiques, prévues à l’article 13 ci-dessus.

Article 19.- Sans préjudice du droit de propriété, les archives privées nécessitant une conservation
illimitée sont classées par voie réglementaire comme archives historiques.

Article 20.- Les archives privées classées sont imprescriptibles au sens de l’article 8 de la présente
loi.

Elles ne peuvent être vendues ou cédées que dans les conditions prévues par la
réglementation en vigueur.

Article 21.- La conservation des archives privées classées est à la diligence des propriétaires et des
détenteurs.

Toutefois, pour des raisons de sécurité, des dérogations à cette mission de conservation
peuvent être accordée par voie réglementaire.

Article 22.- Les propriétaires et les détenteurs d’archives classées sont tenus de les conserver en bon
ordre, d’en assurer la restauration soit directement, soit par l’administration des archives.

Article 23.- Sous réserve des dispositions de l’article 17 ci-dessus, la communication des archives
privées classées est organisée par le propriétaire lorsque celui-ci en est lui-même détenteur, par
contrat de dépôt lorsque le détenteur est un tiers.

Article 24.- Le classement d’une archive privée en archive historique donne lieu à une indemnité en
réparation du préjudice pouvant résulter pour le propriétaire de la servitude de classement.

Article 25.- Le paiement de l’indemnité prévue à l’article 24 ci-dessus se fait d’office en cas de
transfert du document au domaine public.

Le taux et les modalités de recouvrement de cette indemnité sont fixés par voie
réglementaire.

Article 26.- Toute sortie définitive ou temporaire d’archives privées classées du territoire national doit
faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de l’administration des archives. Celle-ci dispose
d’un délai de trente jours pour y répondre.

Dans tous les cas, cette sortie donne droit à des frais au profit de l’Etat.

Article 27.- Le propriétaire ou le détenteur exportateur ou vendeur d’archives est tenu préalablement
de les faire reproduire par l’administration des archives.

Article 28.- Outre les dons, legs, et cessions, l’administration des archives peut recevoir des archives
privées à titre de dépôt révocable ou de dation.

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Les modalités de ces dépôts et les conditions de communication des archives les
constituants sont arrêtées d’accord parties.

TITRE V
DES DISPOSITIONS PÉNALES

Article 29.- Toute personne qui, à la cessation de ses fonctions, aura détourné, détruit ou soustrait
des archives publiques et privées dont elle est dépositaire en raison de ses fonctions est passible
d’une peine prévue en la matière par le code pénal.

Article 30.- Les contrevenants aux dispositions des articles 8, 20,26 et 27 de la présente loi sont
passibles d’une amende de 1.000.000 à 2.000.000 de francs CFA.

Cette amende est portée au double de la valeur des archives concernées lorsque celle-ci est
supérieure à 1.000.000 de francs CFA.

Article 31.- Toute violation des dispositions de l’article 3 ci-dessus est punie des peines prévues en la
matière par le code pénal.

TITREVI
DES DISPOSITIONS FINALES

Article 32.- Des textes réglementaires déterminent, en tant que besoin, les dispositions de toute
nature nécessaires à l’application de la présente loi.

Article 33.- La présente loi, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, sera enregistrée,
publiée selon la procédure d’urgence et exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 19 octobre 2006

Par le Président de la République, Chef de l’État

El Hadj OMAR BONGO ONDIMBA

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement;

Jean EYEGHE NDONG

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux;

Honorine DOSSOU NAKI

Pour le Ministre d’État, Ministre de l’Economie,


des Finances, du Budget et de la Privatisation,
le Ministre Délégué;

Alexandre BARRO CHAMBRIER

Le Ministre de la Fonction Publique,


de la Réforme Administrative et
de la Modernisation de l’État;

Jean-Boniface ASSELE

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Loi organique n°1/93 du 14 avril 1993 fixant la compétence,
l’organisation et le fonctionnement de la cour suprême

L’Assemblée nationale a délibéré et adopté,

La Cour constitutionnelle a déclaré conforme à la constitution,

Le Président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la loi dont la teneur suit :

TITRE I- DISPOSITIONS GENERALES

Article 1er.- La présente loi prise en application de l’article 77 de la Constitution, fixe l’organisation, la
composition, la compétence et le fonctionnement de la Cour suprême.

Article 2.-La Cour suprême a compétence sur toute l’étendue du territoire de la République.

Elle a son siège à Libreville.

Toutefois, ce siège peut être transféré par un texte législatif en toute autre localité lorsque les
circonstances l’exigent.

Article 3.- La Cour suprême comprend trois chambres :

- la Chambre judiciaire ;

- la Chambre administrative ;

- la Chambre des comptes.

Chaque chambre fonctionne et délibère séparément selon son chef de compétence.

Une formation spéciale de la Cour suprême constitue la juridiction des conflits.

La Cour suprême se réunit également en assemblée plénière.

Article 4.- Les décisions de la Cour suprême sont revêtues de l’autorité absolue de la chose jugée.
Elles ne sont susceptibles d’aucun recours, si ce n’est par la voie de la rétraction ou de la rectification
pour erreur matérielle, conformément à la loi.

Article 5.- La Cour suprême est présidée par un magistrat professionnel nommé par le Président de la
République sur une liste d’aptitude établie par le corps judiciaire.

Les magistrats figurant sur la liste d’aptitude doivent avoir au moins quinze ans d’expérience
professionnelle, être âgés d’au moins quarante ans et faire preuve d’une compétence reconnue,
conformément aux dispositions de l’article 75 de la Constitution.

L’expérience professionnelle s’entend par l’exercice pendant quinze ans au moins de fonctions
dans les juridictions ou les services centraux du ministère de la justice.

Article 6.- La liste d’aptitude est établie chaque année selon la procédure suivante.

Le Secrétaire Général de la chancellerie établit la liste nominative de l’ensemble des


magistrats remplissant les conditions d’âge et d’expérience professionnelle visées à l’article 5 ci-
dessus.

Cette liste, rendue publique et affichée dans toutes les juridictions, est ensuite soumise au
conseil supérieur de la magistrature qui désigne les magistrats devant figurer sur la liste d’aptitude,
conformément aux dispositions de l’article 5 ci-dessus.

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Article 7.- Avant d’entrer en fonction, le Président de la Cour suprême est installé par le doyen de
cette juridiction au cours d’une cérémonie solennelle, en présence du Président de la République, du
Président de l’Assemblée nationale et du ministère de la justice, entouré de l’ensemble des membres
de la cour.

Article 8.- Le président de la Cour suprême préside :

- le conseil supérieur de la magistrature siégeant en matière disciplinaire ;

- le conseil supérieur de la magistrature siégeant en toute autre matière, sur délégation expresse
du Président de la République ;

- l’assemblée plénière ;

- la juridiction des conflits ;

- toute autre formation de cette cour, prévue par la loi.

Le président de la Cour suprême rend des ordonnances qui ne sont susceptibles d’aucun
recours.

Article 9.- Le président de la Cour suprême est assisté d’un vice-président nommé dans les mêmes
formes et conditions prévues par les articles 5 et 6 ci-dessus.

Avant d’entrer en fonction, le vice-président est installé, au cours d’une cérémonie solennelle,
par le Président de la Cour suprême entouré des membres de la Cour.

Le vice-président assure l’intérim de la présidence en cas de vacance, d’absence ou


d’empêchement du président dûment constatés par le président du conseil supérieur de la
magistrature.

Article 10.- Les fonctions du ministère public près la Cour suprême sont exercées par le chef du
ministère public de chambre de Cour suprême le plus ancien.

Lorsqu’il exerce ces attributions, ce dernier prend le titre de procureur général près la Cour
suprême.

Article 11.- Les autres magistrats de la Cour suprême sont nommés en conseil supérieur de la
magistrature, sur proposition conjointe du président de la Cour suprême et du ministre de la justice.
Un décret du Président de la République matérialise la décision du conseil supérieur de la
magistrature.

Article 12.- Un secrétaire général assiste le président dans le fonctionnement et l’administration de


la Cour suprême. Il est choisi parmi les magistrats de cette Cour et nommé en conseil supérieur de la
magistrature dans les formes visées à l’article 11 ci-dessus. L’organisation et le fonctionnement du
secrétariat général sont fixés par décret.

Article 13.- Le greffe de la Cour suprême est dirigé par un greffier en chef de cour, assisté d’un ou de
plusieurs greffiers.

Article 14.- Le président de la Cour suprême présente chaque année un rapport d’activités au
Président de la République et au Président de l’Assemblée Nationale.

Il peut, à cette occasion, appeler l’attention des pouvoirs publics sur les réformes d’ordre
législatif ou règlementaire qui lui paraissent conformes à l’intérêt général.

Article 15.- La cour suprême publie tous les ans un recueil de l’ensemble de ses arrêts et avis.

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Article 16.- Le Président de la République, le Président de l’Assemblée Nationale et les membres du
gouvernement ou toute autre institution, peuvent solliciter l’avis de la Cour suprême sur
l’interprétation de tout texte législatif ou réglementaire.

La Cour suprême statut en assemblée plénière dans un délai de quinze jours à compter de sa
saisine.

Article 17.- Les crédits nécessaires au fonctionnement de la Cour suprême sont inscrits au budget
général de l’Etat.

Le président de la Cour est ordonnateur des dépenses.

Les crédits sont soumis aux règles de la comptabilité publique.

TITRE II
LA CHAMBRE JUDICIAIRE

CHAPITRE 1er: DE LA COMPETENCE

Article 18.- La Chambre judiciaire statue sur les pourvois en cassation formés contre les arrêts et
jugements en dernier ressort rendus par les cours d’appel, les tribunaux de première instance ainsi
que par les juridictions d’exception, sauf dispositions légales contraires.

Le pourvoi en cassation est ouvert dans les mêmes conditions contre les décisions rendues
par les juridictions statuant en référé. Le code de procédure civile détermine la procédure applicable
en la matière.

La Chambre judiciaire ne connaît pas du fond des affaires sauf lorsque la loi le prévoit
expressément.

Article 19.- La procédure devant la Chambre judiciaire est fixée par les textes en vigueur.

CHAPITRE 2 : DE L’ORGANISATION

Article 20.- La Chambre judiciaire comprend un siège et un parquet général.

Article 21.- Le siège est composé d’un président, de présidents de section et de conseillers.

Le parquet général est assuré par un procureur général assisté d’un premier avocat général et
d’avocats généraux.

Article 22.- La Chambre judiciaire est organisée en quatre sections :

- civile ;

- commerciale ;

- sociale ;

- et pénale.

Chaque section comprend un président de section et des conseillers.

La formation de jugement d’une section comprend, outre le président, deux conseillers, un


avocat général et un greffier.

Article 23.- Le greffe de la Chambre judiciaire est tenu par un greffier en chef, assisté d’un greffier en
chef adjoint et de greffiers de chambre.

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Article 24.- Le secrétariat du parquet général de la Chambre judiciaire est dirigé par un secrétaire en
chef assisté d’un secrétaire en chef adjoint et de secrétaires de parquet général de chambre.

CHAPITRE 3: DU FONCTIONNEMENT

Article 25.- Les arrêts de la Chambre judiciaire sont rendus soit par l’une des sections, soit par
l’assemblée plénière.

L’assemblée plénière est constituée par la réunion des sections complétée par un magistrat
du ministère public.

Chaque section peut se constituer en chambre du conseil.

En outre, les sections de Chambre judiciaire se réunissent en assemblée générale,


regroupant l’ensemble des magistrats du siège et du parquet, dans les cas prévus par les lois et
règlements.

Article 26.- Le président de la Chambre judiciaire préside l’assemblée plénière et l’assemblée


générale. En cas d’empêchement de celui-ci, l’assemblée plénière et l’assemblée générale sont
présidées par le président de section le plus ancien ou, à défaut, par le conseiller le plus ancien.

Article 27.- Le président peut présider l’une des sections de la Chambre judiciaire quand il l’estime
nécessaire.

Chaque section, à défaut de son président, est présidée par le plus ancien de ses conseillers.

Article 28.- Les conseillers peuvent êtres appelés, suivant les besoins, à siéger dans les autres
sections.

Article 29.- Lorsqu’elle pose une question de principe ou lorsque sa solution serait susceptible de
causer une contrariété de décision, une affaire peut être renvoyée à la demande d’un président de
section ou d’un avocat général devant l’assemblée plénière qui siège en audience solennelle.

Article 30.- Lorsque, après cassation d’un premier arrêt ou jugement rendu en dernier ressort, le
deuxième arrêt ou jugement rendu dans la même affaire entre les mêmes parties est attaqué pour les
mêmes moyens, le président saisit l’assemblée plénière par ordonnance de renvoi et désigne un
conseiller rapporteur n’appartenant pas à la section qui a statué sur le premier pourvoi.

Article 31.- Si le deuxième arrêt ou jugement rendu encourt la cassation pour les mêmes motifs que
le premier, l’assemblée plénière peut, si les éléments du dossier le permettent, statuer sans renvoi,
sauf s’il s’agit de se prononcer sur l’action publique.

Lorsque le renvoi est ordonné, la juridiction saisie doit se conformer à la décision de


l’assemblée plénière sur les points de droit jugés par cette formation.

Article 32.- L’assemblée générale de la Chambre judiciaire fixe le nombre et le jour des audiences.

Il est dressé procès-verbal des assemblées générales.

Article 33.- Au début de chaque année judiciaire, le président procède par ordonnance à la répartition
des présidents de section et des conseillers ainsi que des greffiers dans les différentes sections.

Article 34.- Le plus ancien des présidents de section porte le titre de doyen de la Chambre judiciaire.
Les présidents de section prennent rang dans les différentes formations de la cour et dans les
cérémonies publiques suivant l’ancienneté ou l’ordre de nomination.

Article 35.- Il est fait rapport annuel au président de la Cour suprême de la marche des procédures et
de leurs délais d’exécution.

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Copie de ce rapport est adressé au ministre de la justice.

Un état complet des affaires non jugées, avec l’indication pour chacune de la date de renvoi
et de la section saisie, est joint à chaque rapport annuel.

Article 36.- Le président et le procureur général peuvent appeler l’attention du président de la Cour
suprême sur les constatations faites par la Chambre judiciaire à l’occasion de l’examen des pourvois,
et lui faire des propositions de nature à remédier aux difficultés constatées.

CHAPITRE 4 : DU MINISTERE PUBLIC

Article 37.- Le procureur général porte la parole aux audiences de l’assemblée plénière ainsi que
dans les assemblées générales de la Chambre judiciaire.

Il dépose des conclusions écrites aux audiences des sections.

Article 38.- En cas d’empêchement du procureur général, celui-ci est remplacé pour les actes de ses
fonctions par le premier avocat général.

Article 39.- Le premier avocat général et les avocats généraux déposent les conclusions écrites et
portent la parole au nom du procureur général devant les sections de la Chambre judiciaire.

Dans les causes importantes, les conclusions du premier avocat général ou des avocats
généraux sont communiquées au procureur général. Si le procureur général n’approuve pas ces
conclusions et que le premier avocat général ou les avocats généraux persistent, le procureur général
porte lui-même la parole à l’audience.

CHAPITRE 5 : DU SERVICE DE DOCUMENTATION ET D’ETUDES

Article 40.- Le service de documentation et d’études de la Chambre judiciaire est placé sous l’autorité
du président.

Il est chargé de rassembler les éléments d’information utiles aux travaux de la chambre et de
procéder aux recherches nécessaires.

Il assure le classement méthodique de tous les pourvois dès le dépôt du mémoire ampliatif.

Article 41.- Le service tient un fichier central contenant, sous une série unique de rubriques, d’une
part, les sommaires de toutes les décisions rendues par la Chambre judiciaire, d’autre part, les
sommaires des décisions les plus importantes rendues par les autres juridictions.

À cet effet, les décisions judiciaires présentant un intérêt particulier sont communiquées au
service de documentation et d’études par les présidents des cours d’appel ou, directement, par les
présidents des diverses juridictions du premier degré.

Article 42.- La documentation du service est mise à la disposition des juridictions, des services
relevant du ministère de la justice, des avocats et des enseignants du droit qui en font la demande.

Les décisions de justice peuvent faires l’objet, de la part des juristes, de publication, avec ou
sans commentaire, dans des revues spécialisées ou des recueils de jurisprudence, à condition de
respecter l’anonymat des parties.

Article 43.- Le service de documentation et d’études établit un bulletin des arrêts rendus en toutes
matières, dont la publication peut être intégrée dans le recueil de la Cour suprême. Le service établit
des tables périodiques.

Article 44.- Le service de documentation et d’études est dirigé par un magistrat, nommé par
ordonnance du président de la Chambre judicaire. Il est assisté d’un secrétariat.

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Ce service peut être intégré à la bibliothèque de la Cour suprême.

Article 45.- Les dépenses d’équipement et de fonctionnement du service font l’objet d’un chapitre au
budget de la Chambre judiciaire.

TITRE III
DE LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE

CHAPITRE 1er: DE LA COMPETENCE

Article 46.- Les attributions de la Chambre administrative de la Cour suprême sont, d’une part,
administratives et consultatives et, d’autre part, contentieuses.

Section 1
Des attributions administratives et consultatives

Article 47 - Conformément aux dispositions de l’article 30 de la Constitution, la Chambre


administrative, saisie par le gouvernement, donne son avis sur les projets de lois, d’ordonnances et
décrets réglementaires. Elle peut proposer les modifications de forme et de fond qu’elle juge
nécessaires.

La Chambre administrative donne également son avis sur toutes les questions pour lesquelles
son intervention est prévue par les dispositions légales.

Article 48.- Dans le cadre de ses attributions administratives et consultatives ci-dessus énoncées, la
Chambre administrative délibère en section ou en assemblée générale.

En assemblée générale, la Chambre administrative ne peut valablement délibérer que si plus


de la moitié de ses membres sont présents. En cas de partage de voix, celle du président est
prépondérante.

Article 49.- Les membres du gouvernement ou leurs représentations sont invités, à l’initiative du
président, à prendre part aux séances de la Chambre administrative, avec voix consultative.

Section 2 - Des attributions contentieuses

Article 50.- En matière contentieuse, la Chambre administrative connaît, en premier et deuxième


ressort :

- des recours pour excès de pouvoir formés contre les décrets et arrêtés à caractère
réglementaire ou individuel ;

- des recours dirigés contre les actes administratifs unilatéraux individuels ou réglementaires dont
le champ d’application s’étend au-delà du ressort d’une section administrative ;

- des recours en annulation dirigés contre les décisions administratives prises par les organismes
collégiaux à compétence nationale des ordres professionnels;

- des recours en matière d’élections autres que des élections politiques relevant de la
compétence de la Cours constitutionnelle, conformément à l’article 66 de la loi organique n°9/91
du 26 septembre 1991.

Elle connaît en dernier ressort, pour toutes les autres matières administratives, des appels
formés contre les décisions rendues par les sections administratives des tribunaux de première
instance.

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CHAPITRE 2 : DE L’ORGANISATION ET DU FONCTIONNEMENT

Article 51.- La Chambre administrative comprend un siège et un parquet. Le siège est composé d’un
président, de présidents de section et de conseillers. En cas d’empêchement, le président est
remplacé de plein droit par le président de section le plus ancien ou, à défaut, par le conseiller le plus
ancien.

Article 52.- La Chambre administration est organisée en trois sections :

- consultative législative ;

- consultative réglementaire ;

- et du contentieux.

Les attributions des sections sont fixées par ordonnance de son président.

Le président de la Chambre administrative préside l’assemblée générale.

Il préside également les sections quand il l’estime nécessaire.

Chaque section comprend un président de section et des conseillers.

En toutes matières, les arrêts contentieux de la Chambre administrative sont rendus en


audience publique par les trois magistrats, en présence du commissaire à la loi ou d’un commissaire à
la loi adjoint.

Article 53.- Les fonctions du ministère public sont exercées par un commissaire à la loi assisté d’un
premier commissaire à la loi adjoint et d’un ou de plusieurs commissaires à la loi adjoints.

Le principe de l’indivisibilité du ministère public s’applique à la juridiction administrative.

Article 54.- Le greffe de la Chambre administrative est tenu par un greffier en chef assisté d’un
greffier en chef adjoint et de greffiers de chambre.

Article 55.- Le secrétariat du commissaire à la loi est dirigé par un secrétaire en chef assisté d’un
secrétaire en chef adjoint et de secrétaires de parquet général de chambre.

Article 56.- L’assemblée générale de la Chambre administrative fixe le nombre et le jour des
audiences. Il est dressé procès-verbal des assemblées générales.

Article 57.- Au début de chaque année judiciaire, le président procède, par ordonnance, à la
répartition des présidents de section et de conseillers ainsi que des greffiers dans les différentes
sections.

Article 58.- Le plus ancien des présidents de section porte le titre de doyen de la Chambre
administrative. Les présidents de section prennent rang dans les différentes formations de la cour et
dans les cérémonies publiques suivant l’ancienneté ou l’ordre de nomination.

Les conseillers prennent rang entre eux suivant le même ordre.

Article 59.- Il est fait rapport annuel au président de la Cour suprême de la marche des procédures et
de leurs délais d’exécution.

Copie de ce rapport est adressée au ministre de la justice.

Un état complet des affaires non jugées, avec l’indication pour chacune de la date de renvoi et
de la section saisie, est joint à chaque rapport annuel.

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229
Article 60.- Le président et le commissaire à la loi peuvent appeler l’attention du président de la Cour
suprême sur les constatations faites par la Chambre administrative à l’occasion de l’examen de
certaines affaires et faire part des propositions de nature à remédier aux difficultés constatées.

Article 61.- La procédure devant la Chambre administrative est essentiellement écrite. Elle est fixée
par la loi.

TITRE IV
DE LA CHAMBRE DES COMPTES

CHAPITRE 1er: DE LA COMPETENCE

Article 62.- La Chambre des comptes est chargée du contrôle des finances publiques. À cet effet:

- elle juge les comptes des comptables publics ;

- elle déclare et apure les gestions de fait ;

- elle sanctionne les fautes de gestion commise à l’égard de l’Etat, des collectivités locales et des
organismes soumis à son contrôle ;

- elle assure le contrôle de l’exécution des lois de finances et en informe l’Assemblée nationale et
le gouvernement ;

- elle vérifie la régularité des recettes et des dépenses décrites dans les comptabilités publiques
et s’assure, à partir de ces dernières, du bon emploi des crédits, fonds et valeurs gérés par les
services de l’Etat ou par les autres personnes morales des droit public ;

- elle assure la vérification des comptes de la gestion des entreprises publics et des organismes
à participation financière publique ;

- elle contrôle les institutions de prévoyance ou de sécurité sociale, y compris les organismes de
droit privé qui gèrent en tout ou en partie un régime de prévoyance ou de sécurité sociale
légalement obligatoire ;

- elle exerce un contrôle sur tout organisme qui bénéficie d’un concours financier de l’Etat ou
d’une autre personne morale de droit public, ainsi que tout organisme bénéficiant du concours
financier des entreprises publiques et de leurs filiales.

La Chambre des comptes exerce de plein droit toutes les compétences énumérées dans la
présente loi.

CHAPITRE 2 : DE L’ORGANISATION ET DU FONCTIONNEMENT

Article 63.- La Chambre des comptes comprend un siège, un parquet et un secrétariat général.

Le siège est composé du président, des présidents de section, des conseillers et des
auditeurs.

Les fonctions du ministère public sont exercées par un commissaire à la loi assisté d’un
premier commissaire à la loi adjoint et d’un ou de plusieurs commissaires à la loi adjoints.

Le secrétariat général est dirigé par un secrétaire général.

Article 64.- Le président de la Chambre des comptes et le commissaire à la loi près ladite chambre
sont choisis parmi les magistrats professionnels du grade le plus élevé.

Article 65.- La Chambre des comptes est composée de trois sections :


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230
- section du contrôle des collectivités locales, des missions diplomatiques et consulaires, des
entreprises et des établissements publics ;

- section du contrôle budgétaire de l’Etat ;

- section du contrôle du compte de gestion du trésorier-payeur général.

Les attributions des sections sont fixées par ordonnance de son président.

Les présidents de sections, le commissaire à la loi adjoint et le secrétaire général sont choisis
parmi les conseillers.

Article 66.- La Chambre des comptes a recours aux services de fonctionnaires qui participent aux
travaux de vérification des comptes et de contrôle des pièces sous la direction et la responsabilité des
magistrats-rapporteurs. Ces fonctionnaires sont placés durant leur mission sous l’autorité hiérarchique
du président de la Chambre des comptes. Ils sont soumis au statut de leur corps d’origine.

Article 67.- À la demande de la Chambre des comptes, des hauts fonctionnaires peuvent être mis à
sa disposition, pour une durée déterminée, en qualité de conseillers en service extraordinaire.

Ils perçoivent pendant la durée de leur mission des indemnités attachées à la fonction qu’ils
exercent.

Article 68.- La Chambre des comptes peut recourir, pour des requêtes à caractère technique, à
l’assistance d’experts désignés par ordonnance du président.

Les experts sont assujettis au serment prévu par la loi.

La mission des experts est définie par l’ordonnance de désignation.

Les experts reçoivent, en rémunération de leurs services des indemnités fixées conformément
à la réglementation en vigueur.

Article 69.- Les experts et fonctionnaires visés aux articles 66 à 68 sont assujettis à l’obligation du
secret professionnel.

Article 70.- Le greffe de la Chambre des comptes est tenu par un greffier en chef assisté d’un greffier
en chef adjoint et de greffiers de chambre.

Le secrétariat du commissaire à la loi de la Chambre des comptes est dirigé par un secrétaire
en chef de parquet général assisté d’un secrétaire en chef adjoint et de secrétaires de parquet
général.

Article 71.- La Chambre des comptes se réunit en formation de jugement, chambre du conseil et en
conseil de direction.

Article 72.- La formation de jugement comprend le président de la Chambre des comptes et deux
présidents de section.

En cas d’empêchement du président, celui-ci est remplacé par le président de section le plus
ancien.

Si le quorum n’est pas atteint, il est fait appel au conseiller le plus ancien.

Un magistrat rapporteur y participe avec voix consultative.

La formation de jugement statue sur les rapports des magistrats-rapporteurs.

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231
Le ministère public y est exercé par le commissaire à la loi ou, en cas d’empêchement de
celui-ci, par un commissaire à la loi adjoint.

Un greffier tient la plume à l’audience.

Article 73.- La chambre du conseil est composée du président de la Chambre des comptes, des
présidents de section, des conseillers, d’un représentant du ministère public et d’un ou de plusieurs
autres magistrats désignés par le président.

La chambre du conseil formule des avis sur les questions de jurisprudence ou de procédure.

Elle juge les affaires qui lui sont déférées par le président, soit de son propre chef, soit sur
réquisition du commissaire à la loi.

Elle adopte le rapport général sur l’exécution de la loi de finances et la déclaration général de
conformité.

Elle délibère sur les recours en révision.

Article 74.- Le conseil de direction est composé du président de la Chambre, du commissaire à la loi,
des présidents de section et du secrétaire général.

Le conseil de direction veille à l’application du statut des magistrats et des statuts particuliers
des autres agents mis à la disposition de la Chambre des comptes.

Il formule des avis sur toute question relative à l’organisation et au fonctionnement des
services de la Chambre des comptes.

Le conseil de direction est par ailleurs chargé à l’élaboration et de l’approbation du rapport


annuel, et des rapports spécifiques établis sur toute question relevant de la compétence de la
Chambre des comptes.

Article 75.- Le président de la Chambre des comptes assure la direction générale, l’organisation des
travaux et l’administration de la juridiction.

Article 76.- Le président de la Chambre des comptes peut faire procéder à toute enquête préliminaire
dans les matières soumises au contrôle de sa juridiction.

Il peut convoquer tout fonctionnaire ou agent d’un organisme public ou toute autre personne
susceptible de fournir des informations nécessaires à l’action de la chambre.

Il exerce des prérogatives qui lui sont dévolues par la présente loi par ordonnances,
ordonnances prise en chambre du conseil, référés et notes du président.

Article 77.- Le commissaire de la loi exerce son ministère par voie de réquisitions ou de conclusions
écrites.

Par voie de réquisitions, le commissaire à la loi :

- requiert une peine d’amende contre les comptables défaillants ou retardataires dans la
production des comptes ;

- dénonce à la chambre les agissements constitutifs de gestion de fait ;

- transmet à la chambre des requêtes en révision dont il est saisi ;

- requiert l’installation des magistrats nommés à la Chambre des comptes ainsi que le serment
des comptables publics ;

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- défère aux juridictions compétentes les agissements constitutifs de crimes et délits.

Par voie de conclusions, le commissaire à la loi veille à l’application de la législation et de la


réglementation en vigueur.

À cet effet, il reçoit avec pièces justificatives à l’appui, communication des rapports.

Il conclut par écrit sur toutes les affaires soumises à la Chambre des comptes.

Il rend compte au Président de la République, avec ampliation au Premier Ministre, de


l’absence de réponse par les ministres aux référés de la chambre.

Article 78.- Le secrétaire général assiste le président de la Chambre des comptes dans le
fonctionnement des services administratifs et dans l’organisation matérielle des audiences.

Il veille à la production des comptes dans les delais réglementaires et avise le commissaire à
la loi des cas de retard.

Article 79.- La Chambre des comptes est habilitée à prendre des mesures conservatoires lorsque de
graves irrégularités sont constatées. Ces mesures sont notamment:

- la proposition de suspension de fonctions ;

- le blocage des comptes bancaires ;

- l’interdiction de sortir du territoire national et l’obligation de se tenir la disposition de la Chambre


des comptes jusqu’à la clôture du dossier ;

- la proposition de nomination d’un conseil de gestion provisoire ;

- la proposition de nomination d’un conseil de gestion provisoire.


Article 80.- Après la clôture du dossier, la Chambre des comptes peut proposer aux autorités
compétentes la révocation, la mutation ou l’interdiction d’occuper des fonctions analogues à l’avenir.

Article 81.- Une brigade spéciale des forces de sécurité assure la protection des locaux de la
Chambre des comptes et des magistrats dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que la sauvegarde
des bâtiments et des archives.

Article 82.- L’obligation du secret professionnel n’est pas opposable aux magistrats de la Chambre
des comptes dans l’exercice de leurs fonctions.

Les magistrats ont tous pouvoirs d’investigation pour l’instruction des comptes ou affaires qui
les sont confiés. L’instruction comporte, en tant que de besoin, toutes demandes de renseignements,
auditions, enquêtes ou expertises sur place.

À la demande des magistrats de la Chambre des comptes, les ordonnateurs, les comptables,
les autorités de tutelle ou tout autre responsable sont tenus, sous peine d’amende, de leur
communiquer tous documents et de leur fournir tous renseignements relatifs à la gestion des services
et organismes soumis au contrôle de la chambre.

Les services ordonnateurs et comptables doivent prendre toutes dispositions pour permettre
aux magistrats de prendre connaissance des écritures et documents tenus, en particulier les pièces
préparant et justifiant le recouvrement des recettes, l’engagement, la liquidation et paiement des
dépenses.

Les magistrats peuvent se faire délivrer copie de pièces nécessaires à leur contrôle. Ils ont
accès à tous immeubles, locaux et propriétés compris dans le patrimoine de l’Etat ou de toute autre

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233
personne physique ou morale soumise au contrôle de la juridiction. Ils peuvent procéder à la
vérification des fournitures, matériels, travaux et constructions ainsi que toute comptabilité-matière.

Article 83.- À la demande du président, la Chambre des comptes a le pouvoir d’entendre tout
directeur ou représentant des services et des organismes soumis à son contrôle, tout gestionnaire de
fonds publics, tout dirigeant d’entreprise publique ou privée, tout membre d’une institution ou corps de
contrôle.

Elle peut se faire communiquer tout rapport d’inspection, de vérification ou de contrôle.

Lorsque les communications et auditions portent sur des sujets à caractère secret concernant
la défense nationale, les affaires étrangères, la sécurité intérieure de l’Etat ou sur les éléments
confidentiels de la gestion industrielle, commerciale ou financière des entreprises publiques, la
Chambre des comptes prend toutes dispositions pour garantir strictement le secret de ses
investigations et de ses observations.

Article 84.- Les établissements et entreprises privés sont tenus, sur demande des magistrats de la
Chambre des comptes, de fournir tous renseignements et documents se rapportant aux fournitures,
services et travaux effectués soit par l’entreprise au profit d’un service ou organisme soumis au
contrôle de la chambre, soit par lesdits services ou organismes au profit de l’entreprise.

Les agents des services financiers sont déliés du secret professionnel à l’égard des
magistrats de la chambre des comptes.

Article 85.- La production, à la demande de la Chambre des comptes, des documents et pièces
justificatives prévus aux articles ci-dessus est gratuite.

Article 86.- Les amendes et débets fixés par la chambre des comptes sont attribués par l’agent
judiciaire du trésor à la collectivité ou à l’organisme intéressé et à la Chambre des comptes, selon les
modalités fixées par un texte spécifique.

Lorsque le reversement intervient en cours de procédure, cette répartition est effectuée par le
responsable de l’organisme concerné dans les mêmes conditions prévues ci-dessus.

Article 87.- La Chambre des comptes établie annuellement un rapport sur l’exécution des lois de
finances accompagnant la déclaration générale de conformité.

Ce rapport est déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale en même temps que le projet
de loi de règlement, dans les délais prévus par la Constitution.

Article 88.- Chaque année, la Chambre des comptes examine les observations faites à l’occasion des
diverses vérifications effectuées pendant l’année précédente et forme, avec celles qu’elle retient, un
rapport qui est solennellement remis au Président de la République au cours de la deuxième
quinzaine du mois de juillet ou, au plus tard, au début de l’année judiciaire.

Article 89.- La Chambre des comptes établit des rapports particuliers sur toutes questions d’ordre
financier et comptable relevant de sa compétence dont elle est saisie par le chef de l’Etat, le
gouvernement ou l’Assemblée nationale.

Article 90.- Les règles de procédure devant la Chambre des comptes sont fixées par la loi.

TITRE V
DE LA JURIDICTION DES CONFLITS

Article 91.- La juridiction des conflits est une formation spéciale de la Cours suprême chargée de
trancher les conflits de compétence entre les juridictions judiciaires et les juridictions administratives.

Article 92.- La juridiction des conflits est présidée par le président de la Cours suprême, assisté des
six conseillers suivants, membres de droit :
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- le président de la Chambre judiciaire ;

- le président de la Chambre administrative ;

- les deux présidents de section les plus anciens de la Chambre judiciaire ;

- les deux présidents de section les plus anciens de la Chambre administrative.

Article 93.- Quatre conseillers suppléants sont nommés parmi les présidents de section ou, à défaut,
parmi les conseillers les plus anciens des deux chambres, par ordonnance du président de la Cour
suprême. Ils sont appelés à siéger par ordonnance du président, en cas d’empêchement des titulaires.

Article 94.- Un conseiller-rapporteur est nommé pour chaque affaire par ordonnance du président de
la Cour suprême.

Article 95.- Les fonctions du ministère public auprès de la juridiction des conflits sont assurées par le
chef de parquet général de chambre le plus ancien.

Article 96.- Le greffe de la juridiction des conflits est assuré par le greffier en chef de la Cour
suprême.

Article 97.- La juridiction des conflits statue à la majorité de ses membres. En cas de partage des
voix, celle du président est prépondérante.

Les arrêts de la juridiction des conflits sont rendus en audience publique.

Ils sont motivés et signés du président et du greffier.

Article 98.- Le conflit peut être élevé par le parquet de toute juridiction ou par toute partie à une
instance.

Article 99.- L’action est introduite par simple requête adressée au greffe de la juridiction des conflits.

Article 100.- Le greffier de la juridiction des conflits prépare, dans les quarante-huit heures de la
réception de la requête, une ordonnance de fixation à la signature du président de la Cour suprême.

Cette ordonnance fixe, deux mois à l’avance, la date de l’audience en impartissant au


demandeur un délai de quinze jours pour déposer ses conclusions écrites en trois exemplaires. Une
copie de cette ordonnance est adressée par le greffier à chacune des parties à l’instance. Un
exemplaire des conclusions déposées par le demandeur est communiqué par les soins du greffier au
défendeur qui dispose également d’un délai de quinze jours pour répliquer. Une copie de la lettre de
communication du greffier est laissée au dossier.

Article 101.- Après réplique du défendeur, le dossier est considéré en état et remis au président de la
Cour suprême par le greffier. Si, dans un délai de quinze jours, le défendeur n’a pas conclu, le dossier
est néanmoins remis au président de la Cour suprême. La décision rendue est réputée contradictoire.

Article 102.- À l’audience, les plaidoiries interviennent après lecture du rapport. Aucune des parties
n’est recevable à plaider si elle n’a pas déposé des conclusions écrites.

Article 103.- L’arrêt de règlement du conflit est rendu dans le délai d’un mois après les débats et lu
entièrement par le président à l’audience. Il est notifié aux parties et dûment enregistré dans le délai
d’un mois.

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TITRE VI
DE L’ASSEMBLEE PLENIERE

Article 104.- L’assemblée plénière de la Cour suprême est présidée par le président de la Cour
suprême.

Elle est composée de tous les membres titulaires des trois chambres de la cour, y compris
ceux du ministère public qui y siègent au même titre.

L’assemblée délibère valablement lorsque la moitié au moins de ses membres sont présents.

En cas de partage des voix, celle du président est prépondérante.

Article 105.- Un conseiller-rapporteur est nommé, pour chaque affaire, par ordonnance du président.

Article 106.- L’assemblée plénière de la Cour suprême se réunit sur convocation de son président.

Ses débats se déroulent à huis clos.

Article 107.- L’assemblée plénière de la Cour suprême adopte son règlement intérieur. Celui-ci est
rendu exécutoire par ordonnance du président.

Article 108.- L’assemblée plénière connaît des demandes d’avis adressée à la cour, en application de
l’article 16 de la présente loi.

Les avis de l’assemblée plénière sont motivés et publiés au Journal officiel ou dans un
journal d’annonces légales.

Ils sont signés du président et du greffier.

Article 109.- Des décrets déterminent, en tant que de besoin, les dispositions de toute nature
nécessaires à l’application de la présente loi.

Article 110.- La présente loi organique, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires sera
enregistrée, publiée selon la procédure d’urgence et exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 14 avril 1993

Par le président de la République,


Chef de l’Etat ;

El Hadj OMAR BONGO

Le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement ;

Casimir OYE MBA

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;

Serge MBA BEKALE

Le Ministre des Finances,


du Budget et des Participations ;

Paul TOUNGUI
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236
Loi organique n°2/93 du 14 avril 1993 fixant la composition, l’organisation et
le fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature

L’Assemblée nationale a délibéré et adopté,

La Cour constitutionnelle a déclaré conforme à la Constitution,

Le Président de la République, Chef de l’Etat, promulgue la loi dont la teneur suit:

Article 1er.- La présente loi, prise en application de l’article 72 de la Constitution, fixe la composition,
l’organisation et le fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature.

Article 2.- Le conseil supérieur de la magistrature veille à la bonne administration de la justice.

Il statue de ce fait sur les intégrations, les nominations, les affectations, les avancements et la
discipline des magistrats.

CHAPITRE 1er: COMPOSITION ET ORGANISATION

Article 3.- Le conseil supérieur de la magistrature est présidé par le Président de la République,
assisté du président de la Cour suprême, vice-président. Ce dernier peut suppléer le Président de la
République sur délégation expresse de celui-ci.

Le conseil supérieur de la magistrature comprend en outre:

- le ministre chargé de la justice, garde des sceaux ;

- le vice-président de la Cour suprême ;

- le secrétaire général de la chancellerie du ministère de la justice ;

- l’inspecteur général des services judiciaires ;

- les présidents des Chambres judiciaires, administratives et des comptes de la Cour suprême ;

- le procureur général près la Chambre judiciaire et les commissaires à la loi près la Chambre
administrative et la Chambre des comptes ;

- les présidents et procureurs généraux des cours d’appel ;

- un président de tribunal et un procureur de la République, désignés par le conseil supérieur de


la magistrature pour une année judiciaire ;

- cinq députés choisis par le Président de l’Assemblée nationale dans les conditions prévues à
l’article 71 de la Constitution.

Le secrétariat du conseil supérieur de la magistrature est assuré par le secrétaire général de la


chancellerie du ministère de la justice et, en cas d’empêchement, par l’inspecteur général des
services judiciaires.

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237
Le secrétaire général de la chancellerie conduit les travaux préparatoires du conseil.

Il notifie les décisions prises par le conseil supérieur de la magistrature et en suit l’exécution.

Article 4.- Les personnes non magistrats exerçant des professions juridiques ou judiciaires ne
peuvent siéger au conseil supérieur de la magistrature.

Article 5.- Les membres du conseil supérieur de la magistrature sont tenus par le secret des
délibérations.

CHAPITRE 2: FONCTIONNEMENT

Article 6.- Le conseil supérieur de la magistrature se réunit sur convocation de son président ou, le
cas échéant, de son vice-président.

Article 7.- Les décisions du conseil supérieur de la magistrature sont prises à la majorité absolue des
voix au premier tour et à la majorité simple au second tour.

Hormis le Président de la République et le ministre de la justice, les membres non magistrats


du conseil supérieur de la magistrature ont voix consultative.

Article 8.- Pour délibérer valablement, le conseil supérieur de la magistrature doit comprendre, outre
son président ou, le cas échéant, son vice-président, la moitié au moins de ses membres.

Article 9.- Pour chaque nomination, affectation ou promotion de magistrat, le président de la Cour
suprême et le ministre de la justice soumettent des propositions conjointes au conseil supérieur de la
magistrature qui statue. Ces propositions sont présentées au conseil par le secrétaire général de la
chancellerie du ministère de la justice.

Les décisions du conseil supérieur de la magistrature relatives aux intégrations, nominations,


affectations, promotions, avancements, réintégrations, mises en disponibilité ou en détachement des
magistrats sont matérialisées par décret du Président de la République.

Article 10.- Le tableau d’avancement est établit annuellement par le conseil supérieur de la
magistrature, sur proposition conjointe du président de la Cour suprême et du ministre de la justice.

Article 11.- Le conseil supérieur de la magistrature tient lieu également de conseil de discipline des
magistrats.

Lorsqu’il statue comme conseil de discipline, le conseil supérieur de la magistrature se réunit


sous la présidence du président de la Cour suprême. Dans ce cas, seuls les membres magistrats
participent aux délibérations à l’exclusion du président de la Chambre administrative et du
commissaire à la loi près ladite chambre.

Article 12.- La procédure disciplinaire et les sanctions applicables sont déterminées par le statut de la
magistrature.

Article 13.- Le conseil supérieur de la magistrature peut être consulté par le Président de la
République sur toute question concernant l’indépendance de la magistrature et sur tout projet de
réforme relatif au statut des magistrats ou à l’organisation de la justice.

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238
Tout magistrat du siège peut adresser au conseil supérieur de la magistrature des
observations relatives aux conditions dans lesquelles est assurée son indépendance.

Le conseil supérieur de la magistrature peut charger un ou plusieurs de ses membres de


missions d’information auprès des chambres de la Cour suprême, des cours d’appel, des tribunaux ou
auprès de l’Ecole nationale de la magistrature.

Article 14.- La présente loi organique, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, sera
enregistrée, publiée et exécutée comme de loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 14 avril 1993

Par le Président de la République, Chef de l’Etat;

El Hadj OMAR BONGO

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement;

Casimir OYE MBA

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux;

Dr Serge MBA BEKALE

Le Ministre des Finances,


du Budget et des Participations;

Paul TOUNGUI

Loi organique n°5/2002 du 27 novembre 2002 fixant l’organisation,


la composition, la compétence et le fonctionnement du Conseil d’Etat

L’Assemblée Nationale et le Sénat ont délibéré et adopté ;

La Cour constitutionnelle ayant statué ;

Le Président de la République, Chef de l’Etat promulgue la loi dont la teneur suit :

DISPOSITIONS GENERALES

Article 1er.- La présente loi, prise en application des dispositions de l’article 75b de la Constitution,
fixe l’organisation, la composition, la compétence et le fonctionnement du Conseil d’Etat.

Article 2.- Le Conseil d’Etat est la plus haute juridiction en matière administrative. Il a compétence sur
toute l’étendue du territoire de la République.

Il a son siège à Libreville. Ce siège est inviolable.

Toutefois, celui-ci peut être transféré par voie législative en toute autre localité, lorsque les
circonstances l’exigent.

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Article 3.- Les magistrats du Conseil d’Etat sont nommés conformément aux dispositions de l’article 3
de la loi organique n°8/94 portant modification de la loi organique n°2/93 du 14 avril 1993 fixant la
composition, l’organisation et le fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature.

Article 4.- Les traitements, avantages et indemnités des magistrats du Conseil d’Etat, la composition
des cabinets techniques du Premier Président, du Commissaire Général à la loi, des présidents de
Chambre et des Commissaires Généraux Adjoints sont fixés par voie réglementaire.

Article 5.- Dans tous les actes, lois et règlements en vigueur, l’appellation de « Cour Administrative »
sera désormais remplacée par celle de « Conseil d’Etat ».

Article 6.- Les arrêts du Conseil d’Etat sont revêtus de l’autorité absolue de la chose jugée. Ils ne sont
susceptibles d’aucun recours, si ce n’est par voie de la rétraction, de la révision ou de la rectification
pour erreur matérielle conformément à la loi.

Article 7.- L’année judiciaire commence le 1er octobre et se termine le 30 septembre de l’année civile
suivante.

Sous réserve de la permanence et de la continuité du service public, les vacances judiciaires


commencent le 1er juillet et se terminent le 30 septembre de chaque année.

Les audiences solennelles de rentrée sont fixées au premier lundi du mois d’octobre.

Article 8.- Aux audiences contentieuses ou solennelles, les magistrats du Conseil d’Etat sont astreints
au port du costume prévu par la réglementation en vigueur.

Article 9.- La procédure applicable en matière administrative est fixée par la loi.

CHAPITRE 1er: DE L’ORGANISATION

Article 10.- Le Conseil d’Etat comprend le siège, le Ministère Public, le Secrétaire Général, le Service
de la Documentation et des Etudes et la Commission de suivi de l’exécution des décisions
juridictionnelles.

Section 1 : Du Siège

Article 11.- Le siège est organisé en chambres consultatives et contentieuse.

Chaque chambre peut-être divisée en sections et comprend un Président de chambre et des


Conseillers.

La section comprend un Président et des Conseillers désignés par ordonnance du Président


du Conseil d’Etat.

Les présidents de section sont choisis parmi les Conseillers les plus anciens.

Article 12.- Le Greffe du Conseil d’Etat est dirigé par un Greffier en Chef, assisté d’un Greffier en
Chef Adjoint et de Greffiers nommés par arrêté du Ministre chargé de la Justice.

Les Greffiers sont nommés dans les mêmes formes permis les Greffiers Principaux et les
Greffiers.

Section 2 : Du Ministère Public

Article 13.- Le Ministère Public est organisé en un service unique placé sous la direction d’un
Commissaire Général à la loi.

Les principes de l’unicité et de l’indivisibilité du Ministère Public s’appliquent à celui du Conseil


d’Etat.
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240
Article 14.- Le Secrétaire du Ministère Public est dirigé par un Secrétaire en Chef, assisté d’un
Secrétaire en Chef Adjoint et de Secrétaires nommés par arrêté du Ministre chargé de la Justice.

Section 3 : Du Secrétaire Général

Article 15.- Le Secrétariat Général est dirigé par un Secrétaire Général nommé en Conseil Supérieur
de la Magistrature parmi les magistrats du Conseil d’Etat ou de l’administration centrale du Ministère
de la Justice de grade équivalent.

Le Secrétaire Général assiste le Président du Conseil d’Etat dans l’administration et le


fonctionnement de la juridiction.

Article 16.- L’organisation et le fonctionnement du Secrétariat Général sont fixés par décret.

Section 4 : Du Service de la Documentation et des Etudes

Article 17.- Le Service de la Documentation et des Etudes du Conseil d’Etat est chargé de rassembler
les éléments d’information utiles aux travaux du Conseil d’Etat et de procéder aux recherches
nécessaires.

Il assure le classement méthodique de tous les arrêts et avis, ainsi que des conclusions du
Commissaires général à la loi.

Il est placé sous l’autorité du Président du Conseil d’Etat.

Article 18.- Le Service de la Documentation et des Etudes tient un fichier central contenant, sous une
série unique de rubriques d’une part, les sommaires de toutes les décisions rendues par le Conseil
d’Etat, d’autre part, les sommaires de décisions les plus importantes rendues par les autres
juridictions.

À cet effet, les décisions administratives présentant un intérêt particulier sont communiquées
au Service de la Documentation et des Etudes par les présidents des Cours d’Appel ou directement
par les présidents des diverses juridictions du premier degré.
Article 19.- La documentation du service est mise à la disposition des juridictions, des services
relevant du Ministère de la Justice, des avocats, des enseignants et chercheurs ou toute personne qui
en fait la demande.

Les décisions des juridictions administratives peuvent faire l’objet, de la part des juristes, de
publication, avec ou sans commentaire, dans des revues spécialisées ou recueils de jurisprudence.

Article 20.- Le Service de la Documentation et des Etudes établit un bulletin des arrêts rendus en
toutes matières ainsi que des conclusions du Ministère Public et des tables périodiques.

Il prépare le rapport annuel du Conseil d’Etat et mène des études à caractère général.

Article 21.- Le Service de la Documentation et des Etudes est dirigé par un Président de chambre du
Conseil d’Etat désigné par ordonnance du Président du Conseil d’Etat. Il est assisté de Conseillers.

Le Président de Chambre chargé du Service de la Documentation et des Etudes dispose d’un


Secrétariat.

Article 22.- L’organisation et le fonctionnement du Service de la Documentation et des Etudes sont


fixés par décret.

Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:


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241
Section 5 : De la Commission de suivi de l’Exécution
des Décisions juridictionnelles

Article 23.- Il est créé au Conseil d’Etat une Commission de suivi de l’exécution des décisions
rendues en matière administrative, tant par les tribunaux et les Cours d’Appel que par le Conseil
d’Etat.

Cette Commission, placée sous l’autorité du Président du Conseil d’Etat, est présidée par un
Président de chambre et comprend les membres suivants :

- un Commissaire Général Adjoint à la loi ;

- un Président de chambre du Contentieux ;

- un représentant du Premier Ministre ;

- l’agent judiciaire du Trésor.

La Commission peut être saisie de tous les problèmes intéressant l’exécution des décisions
juridictionnelles passées en force de chose jugée.

Article 24.- Lorsqu’une juridiction administrative a prononcé l’annulation d’un acte administratif ou,
dans un litige de plein contentieux, a rejeté tout ou partie des conclusions présentées en défense par
l’Etat, une collectivité ou un établissement public, les autorités intéressées ont la faculté de demander
à la Commission de les éclairer sur les modalités d’exécution de la décision intervenue.

Ces demandes donnent lieu à la désignation d’un membre de la Commission dont la mission
auprès de l’administration intéressée s’exerce sous l’autorité de son Président.

Article 25.- Toute difficulté d’exécution d’une décision juridictionnelle passée en force de chose jugée
peut, après expiration d’un délai de six (6) mois à compter de la date de son prononcé, être déférée à
la Commission qui procède comme prévu à l’article précédent.

Toutefois, en ce qui concerne les décisions ordonnant une mesure d’urgence, notamment un
sursis à exécution, la Commission peut être saisie sans délai.

Article 26.- Lorsqu’une décision juridictionnelle passée en force de chose jugée a prononcé la
condamnation de l’Etat, d’une collectivité locale ou d’un établissement public, au paiement d’une
somme d’argent dont le montant est fixé par la décision elle-même, cette somme doit être mandatée
dans les quatre mois suivant la notification de ladite décision à l’agent judiciaire du Trésor.

L’agent judiciaire du Trésor est tenu de saisir le ministère intéressé dans l’affaire ainsi que le
Ministère chargé de la tutelle de la collectivité ou de l’établissement public condamné en vue du
règlement.

Article 27.- Sont passibles d’une astreinte dans les conditions fixées par les textes en vigueur, toutes
les personnes morales de droit public ou de droit privé chargées de la gestion d’un service public, qui
n’exécutent pas une décision rendue par une juridiction administrative.

CHAPITRE 2 : DE LA COMPOSITION

Article 28.- Le siège est composé du Président du Conseil d’Etat appelé Premier Président, de
présidents de chambre et de Conseillers.

Article 29.- Le Ministère Public du Conseil d’Etat est composé d’un Commissaire Général à la loi, de
Commissaires Généraux Adjoints et de Commissaires à la loi.

Article 30.- Le Premier Président du Conseil d’Etat et le Commissaire Général à la loi sont choisis
parmi les magistrats de l’ordre administratif du grade hors hiérarchie, exerçant ou ayant exercé
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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

242
effectivement les fonctions de Président de Chambre, de Commissaire Général Adjoint, de Secrétaire
Général au Conseil d’Etat, de Secrétaire Général de la Chancellerie ou d’Inspecteur Général des
Services Judiciaires.

Les présidents de Chambre, les Commissaires Généraux Adjoints et le Secrétaire Général


sont choisis parmi les Conseillers d’Etat exerçant ou ayant exercé effectivement lesdites fonctions au
conseil d’Etat.

Les Conseillers et les Commissaires à la loi sont choisis parmi les magistrats hors hiérarchie
des Cours d’Appel Administratives.

Article 31.- Les Conseillers et les Commissaires à la loi peuvent également être choisis parmi les
fonctionnaires titulaires d’au moins une maîtrise ou d’un diplôme équivalent, âgé au moins de 40 ans
et totalisant au moins quinze ans d’exercice effectif de leur profession.

Le nombre de Conseillers et de Commissaires à la loi issus de l’Administration ne peut


dépasser le dixième du nombre total des Conseillers et Commissaires.

Article 32.- Les nominations au titre des articles 30 et 31 ci-dessus sont prononcées par le Conseil
Supérieur de la Magistrature.

Article 33.- Onze Conseillers d’Etat en service extraordinaire, choisis à raison de leur expérience et
de leur compétence, sont nommés par décret du Président de la République pour une durée de cinq
ans non renouvelable.

Les Conseillers d’Etat en service extraordinaire ne doivent pas être atteints par la limite d’âge
dans leur profession respective au moment de leur nomination. Ils ne siègent que dans les formations
consultatives.

Article 34.- Le plus ancien des présidents de Chambre porte le titre de Doyen du Conseil d’Etat.

Le plus ancien des Conseillers d’une Chambre porte le titre de Doyen de ladite Chambre.

Article 35.- Avant d’entrer en fonction, les Conseillers d’Etat et les Commissaires à la loi nommés au
tour extérieur et les Conseillers en service extraordinaire prêtent serment conformément aux
dispositions de l’article 11 de la loi n°12/94 du 16 septembre 1994 portant statuts des Magistrats.

CHAPITRE 3 : DE LA COMPETENCE

Article 36.- Les compétences du Conseil d’Etat sont, d’une part, consultatives et, d’autre part,
contentieuses.

Section 1: Des compétences consultatives

Article 37.- Conformément aux dispositions de l’article 30 de la Constitution, le Conseil d’Etat saisi par
le Gouvernement, donne son avis sur tous les projets de loi, d’ordonnance et décret réglementaire.

À cet effet, il propose les modifications de forme et de fond qu’il juge nécessaires.

Le Conseil d’Etat donne également son avis sur toutes les questions pour lesquelles son
intervention est prévue par les textes en vigueur.

Section 2: Des compétences contentieuses

Article 38.- En matière contentieuse, le Conseil d’Etat connaît, en premier et en dernier ressort :

- des recours pour excès de pouvoirs formés contre les actes individuels des autorités
administratives à compétence nationale ;
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243
- des recours contre les actes administratifs unilatéraux et individuels dont le champ
d’application s’étend au-delà du ressort d’une cour d’Appel Administrative ;

- des recours en annulation dirigés contre les décisions administratives et disciplinaires prises
par les organismes collégiaux à compétence nationale et les ordres professionnels,
conformément aux textes en vigueur ;

- des actions en responsabilité dirigées contre l’Etat ou ses établissements publics,


conformément aux textes en vigueur ;

- des recours en matière d’élections autres que les élections politiques et les opérations de
référendum ;

- des recours en matière fiscale conformément aux lois et règlements régissant cette matière ;

Le Conseil d’Etat connaît en cassation des pourvois formés contre les décisions des Cours
d’Appel statuant en matière administrative et des autres matières pour lesquelles la loi lui attribue
cette compétence.

CHAPITRE 4: DU FONCTIONNEMENT

Article 39.- Au début de chaque année, le Président du Conseil d’Etat convoque l’assemblée
générale des Magistrats aux fins d’établir le calendrier des audiences.

À cette occasion, il fait part à l’assemblée générale de l’organisation et du fonctionnement des


services du conseil d’Etat.

Le Président du Conseil d’Etat procède par la suite par ordonnance à la répartition des
Présidents de Chambres, des Présidents de section, des Conseillers ainsi qu’à la désignation des
doyens et des greffiers dans les différents services du siège.

Article 40.- Dans le cadre de ses compétences consultatives, le Conseil d’Etat délibère soit en action,
soit en chambre, soit en assemblée générale ordinaire, soit en assemblée générale plénière.

Article 41.- L’assemblée générale plénière est la plus haute formation consultative du Conseil d’Etat.

L’assemblée générale plénière groupe autour du Président du Conseil d’Etat, tous les
présidents de Chambre, le Secrétaire Général, l’ensemble des Conseillers ainsi que tous les
Magistrats du Ministère public.

L’assemblée générale ordinaire comprend outre le Président du Conseil d’Etat, les présidents
de Chambre, la moitié des Conseillers et des Magistrats du Ministère public.

Article 42.- Les projets de textes ou les demandes d’avis sont renvoyés soit à l’assemblée générale
plénière, soit à l’assemblée générale ordinaire selon leur importance sur décision du Président du
Conseil d’Etat prise à son initiative, ou à la demande du Commissaire Général à la loi.

Article 43.- Lorsque le Conseil d’Etat siège en matière consultative, tous les Magistrats ont voix
délibérative.

En cas de voix, celle du Président est prépondérante.

Article 44.- Les assemblées du Conseil d’Etat ne peuvent valablement siéger que si plus de la moitié
de leurs membres sont présents.

Les membres du Gouvernement ou leurs représentants peuvent être invités, à l’initiative du


Président, à prendre part aux audiences du Conseil d’Etat, avec voix consultative.
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244
Article 45.- Les assemblées générales sont présidées par le Président du Conseil d’Etat.

En cas d’empêchement, celui-ci est remplacé par le Président de Chambre le plus ancien.

Article 46.- Dans le cadre de ses compétences contentieuses, le Conseil d’Etat délibère soit en
section, soit en chambre, soit en assemblée du contentieux.

Article 47.- Les chambres et les sections siègent en formation de jugement sous la présidence de leur
Président.

Le nombre de magistrats par formation ne peut être inférieur à trois ou supérieur à cinq, non
compris le représentant du Ministère Public.

Article 48.- Le Président du Conseil d’Etat assure la direction générale et l’administration du Conseil.

Le Président du Conseil d’Etat préside les chambres quand il l’estime nécessaire.

Article 49.- Le Commissaire Général à la loi exerce ses fonctions par voie de conclusions ou de
réquisitions écrites.

Par voie de conclusions, le Commissaire Général à la loi veille à l’application de la législation


et de la réglementation en vigueur.

À ce titre, il conclut par écrit dans toutes les affaires contentieuses soumises au Conseil
d’Etat.

Il reçoit ampliation ou communication de tout dossier ou rapport.

Par voie de réquisitions, le Commissaire Général à la loi :

- requiert l’installation des magistrats nommés au Conseil d’Etat ainsi que le serment à toutes
les audiences de prestation de serment ;

- requiert une peine d’amende contre les recours abusifs.

Le Commissaire Général porte la parole lors des audiences solennelles de rentrée judiciaire.

Article 50.- Les Commissaires Généraux Adjoints et les Commissaires déposent les conclusions
écrites et portent la parole au nom du Commissaire Général à la loi devant les formations du Conseil
d’Etat.

Article 51.- L’Assemblée du contentieux est la plus haute formation de jugement du Conseil d’Etat.

Elle est présidée par le Président du Conseil d’Etat ou en cas d’empêchement par le Doyen et
comprend tous les présidents des Chambres et cinq Conseillers désignés par ordonnance du
Président du Conseil d’Etat.

Le Ministère Public est représenté au moins par deux magistrats.

Article 52.- L’assemblée du contentieux examine les dossiers qui conduisent à une étape décisive de
la jurisprudence.

Elle est appelée à vérifier et, le cas échéant, à rectifier la jurisprudence.

Article 53.- L’assemblée du contentieux juge les affaires qui lui sont déférées par le Président du
Conseil d’Etat soit de son propre chef, soit sur réquisitions du Commissaire Général à la loi.

Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:


Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

245
Elle connaît également des recours en rétractation, des recours en révision, de la récusation,
des pourvois en cassation ainsi des recours dirigés contre les décisions des organismes collégiaux ou
professionnels à compétence nationale.

Article 54.- Dans le cadre des activités liées à ses compétences consultatives et contentieuses, le
Conseil d’Etat peut faire appel à toute personne qualifiée.

Article 55.- Les crédits nécessaires au fonctionnement du Conseil d’Etat sont inscrits au budget de
l’Etat et sont soumis aux règles de la comptabilité publique.

Le Président du Conseil d’Etat est ordonnateur des dépenses.

Article 56.- Le Conseil d’Etat adresse, chaque année un rapport d’activité au Président de la
République, au Premier Ministre, Chef du gouvernement et aux président des Chambres du
Parlement.

DISPOSITIONS FINALES

Article 57.- Des textes réglementaires déterminent, en tant que de besoin, les dispositions de toute
nature nécessaire à l’application de la présente loi organique.

Article 58.- La présente loi organique qui abroge toutes dispositions antérieures, sera enregistrée,
publiée selon la procédure d’urgence et exécutée comme loi d’Etat.

Fait à Libreville, le 27 novembre 2002

Par le Président de la République,


Chef de l’Etat ;

El Hadj OMAR BONGO

Le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement ;

Jean François NTOUTOUME EMANE

Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice ;

Honorine DOSSOU NAKI

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie,


des Finances, du Budget et de la Privatisation.

Paul TOUNGUI

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Ordonnance n°007/PR/2014 portant modification et suppression de certaines dispositions de la
Loi N°001/2005 du 4 février 2005 portant Statut Général de la Fonction Publique

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
CHEF DE L’ETAT ;

Vu la Constitution ;

Vu la Loi n° 001/2005 du 4 février 2005 portant statut général de la Fonction Publique, ensemble des
textes modificatifs subséquents ;

Vu la Loi n° 012/2014 du 1er août 2014 autorisant le Président de République à légiférer par
ordonnances pendant l’intersession parlementaire ;

Vu la Loi n° 8/91 du 26 septembre 1991 portant statut général des fonctionnaires, ensemble des
textes modificatifs subséquents ;

Vu la Loi n° 3/88 du 31 juillet 1990 fixant les conditions générales d’emploi des Agents Contractuels
de l’Etat ;

Vu la Loi n° 14/2005 du 8 août 2005 portant Code de déontologie de la Fonction Publique ;

Vu le Décret n° 0033/PR du 24 janvier 2014 portant nomination de Premier Ministre, Chef du


Gouvernement ;

Vu le Décret n°0040/PR du 28 janvier 2014 portant nomination des Membres du Gouvernement de la


République ;

Le Conseil des Ministres consulté ;

Le Conseil des Ministres entendu ;

ORDONNE:

ARTICLE 1er : Le Chapitre VIII du Titre III et les articles 172 et 188 de la Loi n° 001/2005 du 4 février
2005 susvisée sont modifiés et se lisent désormais comme suit :

« Chapitre VIII du Titre III nouveau : Des avantages et récompenses ».

« Article 172 nouveau » : La cessation définitive des fonctions entraine la perte de la qualité d’Agent
public et la radiation. »

« Article 188 nouveau : En cas de maladie ou d’accident étranger au service, l’Agent public peut
également être mis en congé de maladie. Il doit, à cet effet, fournir un certificat médical délivré par un
médecin agréé.

La durée de ce congé est d’un mois renouvelable dans les conditions prévues
par les textes en vigueur.

Pendant les trois premiers mois, l’Agent contractuel perçoit la rémunération due
au titre de son contrat.

Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:


Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

247
A l’issue du troisième mois, si l’Agent public est inapte à reprendre le service,
ses droits à émoluments cessent et le contrat est dénoncé.

L’Agent public perçoit alors l’équivalent de trois mois de rémunération


correspondant au délai de préavis.

ARTICLE 2 : L’article 86 de la Loi n° 001/2005 du 4 février 2005 susvisée est supprimé.

ARTICLE 3 : Des textes réglementaires, pris sur proposition conjointe des Ministres chargés de
Budget et de la Fonction Publique, fixent les modalités d’apurement ou de règlement des situations
constitutives de droits acquis des Agents éligibles à l’indemnité de services rendus avant l’entrée en
vigueur de la présente ordonnance.

ARTICLE 4 : La présente ordonnance, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires,


notamment celles de la Loi n°001/2005 du 4 février 2005 susvisée, sera enregistrée, publiée selon la
procédure d’urgence et exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Libreville, le 20 août 2014

Par le Président de la République,


Chef de l’Etat
Ali BONGO ONDIMBA

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement


Pr. Daniel ONA ONDO

Le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme


Administrative et de la Modernisation des Cadres
Juridiques et Institutionnels
Serge Maurice MABIALA

Le Ministre des Relations avec les Institutions Constitutionnelles


Denise MEKAM’NE EDZIDZIE

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux


Séraphin MOUNDOUNGA

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248
Ordonnance n°7/2010 du 25 février 2010 portant
statut particulier des militaires

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
CHEF DE L’ETAT;

Vu la Constitution,

Vu le décret n°804/PR du 19 octobre 2009 fixant la composition du gouvernement de la République;

Vu la loi n°8/2010 du 15 février 2010 autorisant le Président de la République à légiférer par


ordonnances pendant l’intersession parlementaire;

Vu la loi n°1/2005 du 4 février 2005 portant statut général de la fonction publique;

Vu la loi n°9/85 du 29 janvier 1986 portant statut général des militaires, ensemble les textes
modificatifs subséquents;

Vu la loi n°4/98 du 20 février 1998 portant organisation générale de la défense nationale et de la


sécurité publique;

Après avis de la commission consultative permanente de la défense nationale;

Le Conseil d’Etat consulté;

Le conseil des ministres entendu;

ORDONNE:

Article 1er.- La présente ordonnance, prise en application des dispositions de la loi n°8/2010 du 15
février 2010 et de l’article 24 de la loi n°1/2005 du 4 février 2005 susvisées, porte statut particulier
des militaires.

TITRE I
DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Article 2.- Est militaire toute personne incorporée dans l’une des composantes des forces de défense
prévue par le présent statut, nommée et promue à un grade de la hiérarchie militaire en vue d’
occuper un emploi permanent ou non permanent.

Le présent statut concerne:

- les militaires de carrière;

- les militaires engagés qui servent en vertu d’un contrat,

- les militaires appelés qui accomplissent le service national dans l’une des
composantes des forces de défense conformément aux textes en vigueur,

- les militaires réservistes.

Article 3.- Le militaire a vocation à accomplir des missions dévolues aux forces de défense.

Article 4.- Les forces de défense ont pour mission de:

- garantir l’intégrité du territoire national ;

- défendre les intérêts supérieurs de la nation ;


- protéger les institutions garantes de la démocratie et des droits de l’homme ;
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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

249
- sauvegarder la vie des populations et de l’environnement ;

- assurer le maintien et le rétablissement de l’ordre public ;

- concourir au respect des engagements extérieurs du Gabon.

Les forces de défense sont placées pour emploi sous l’autorité du Président de République,
chef suprême des forces de défense et de sécurité, conformément à la Constitution. Elles sont
placées sous la tutelle du ministre chargé de la défense nationale et dirigées conformément aux
dispositions de la présente ordonnance et des autres lois en vigueur.

Les forces de défense disposent de l’autonomie administrative et financière. La gestion


financière des fonds mis à la disposition des forces de défense est assurée et coordonnée par une
trésorerie spéciale des armées conformément aux textes en vigueur.

Article 5.- Les activités des forces de défense sont regroupées en emplois. Les emplois sont
regroupés en services en fonction du format et de la doctrine d’utilisation des forces. Les services et
les emplois sont créés et gérés conformément aux textes en vigueur. Les emplois sont identifiés par
référence à la catégorie ou au corps et, le cas échéant, au grade minimum requis pour y accéder.

Les services et les emplois peuvent faire l’objet d’un reclassement.

Article 6.- Un emploi peut comporter un ou plusieurs postes de travail. Le poste de travail regroupe
une ou plusieurs tâches ou activités liées à l’emploi correspondant. Pour être pourvu, le poste de
travail doit préalablement faire l’objet d’une autorisation budgétaire sous la forme d’un poste
budgétaire.

Les postes de travail font l’objet d’une immatriculation administrative lorsqu’ils sont approuvés
par un acte administratif de l’autorité habilitée.

Le cadre organique du service indique obligatoirement pour chaque poste de travail son
immatriculation administrative.

Les postes de travail font ensuite l’objet d’une immatriculation financière et comptable sous la
forme d’un poste budgétaire, lorsqu’ils sont autorisés dans le budget du service concerné et la loi de
finances de l’année conformément aux dispositions de la présente ordonnance.

La combinaison de l’immatriculation administrative du poste de travail, du poste budgétaire et


du matricule militaire constitue le matricule solde du militaire occupant le poste de travail concerné
dans une structure donnée des forces de défense. Le matricule solde d’un militaire change pour ce
militaire lorsqu’il change de poste de travail.

Le militaire en attente d’affectation fait l’objet d’une décision de mise en attente d’affectation
par l’organe de décision compétent.

La décision de mise en attente d’affectation mentionne obligatoirement le matricule solde du


militaire mis en attente d’affectation.

L’immatriculation administrative et le poste budgétaire utilisé pour constituer le matricule solde


du militaire mis en attente d’affectation correspondent à un poste financier et comptable. Ce poste est
mis à la disposition de la direction générale chargée des ressources humaines par une autorisation de
l’autorité habilitée. Celui-ci est prévu par la loi de finances.

Le nombre de postes budgétaires en attente d’affectation ne peut excéder 0,1% des effectifs
globaux des forces de défense pour l’année concernée.

Le militaire placé en attente d’affectation perçoit une rémunération correspondant à son


classement indiciaire dans les conditions fixées par le texte déterminant les conditions applicables aux
militaires de la spécialité à laquelle il appartient.
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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

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Le nombre de militaires placés en attente d’affectation intervient comme élément négatif dans
l’évaluation du directeur général chargé des ressources humaines des forces de défense.

Article 7.- Les emplois se répartissent en emplois permanents et non permanents.

Les emplois permanents sont des emplois indispensables à l’accomplissement de la mission


du service auquel l’emploi appartient. Ces emplois sont reconduits automatiquement au budget du
service de l’année sauf en cas de reclassement ou de suppression du service concerné.

Les emplois non permanents sont des emplois d’appoint à l’accomplissement de la mission du
service auquel ils appartiennent. Ils ne peuvent être reconduits au budget du service concerné
qu’après évaluation et lorsque la nécessité de leur maintien s’impose. Dans tous les cas, leur création,
leur suppression ou de leur maintien font l’objet d’une décision expresse de l’autorité compétente et
d’une inscription dans la loi de finances pour le service concerné.

Article 8.- Les emplois permanents et non permanents des forces de défense ont vocation à être
occupés par les seuls militaires. Ces emplois relèvent de la fonction militaire. La fonction militaire est
distincte des autres fonctions de l’Etat par ses buts, ses moyens et ses personnels.

Toutefois, lorsqu’un service n’appartient plus aux forces de défense, les militaires peuvent
continuer à y servir en qualité de militaire en service détaché conformément aux dispositions de la
présente ordonnance.

Article 9.- Le présent statut ne s’applique pas en matière de rémunération aux militaires occupant les
emplois supérieurs de l’Etat et les emplois ou catégories d’emplois de certaines institutions militaires
et administratives de l’ Etat dotées, de par la loi, d’un statut spécifique garantissant le libre exercice de
leurs missions. La liste de ces institutions et catégories d’emplois concernés est fixée par décret après
avis de l’organe consultatif compétent.

Article 10.- L’état militaire exige en toute circonstance discipline, disponibilité, loyalisme, neutralité et
esprit de sacrifice pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême. Les devoirs qu’il comporte et les sujétions
qu’il implique méritent le respect des citoyens et la considération de la nation.

Article 11.- Le présent statut assure à ceux qui ont choisi cet état les garanties répondant aux
obligations particulières imposées par la présente ordonnance. Il prévoit des compensations aux
contraintes et exigences de la vie dans les forces de défense. II offre à ceux qui quittent l’état militaire
les moyens d’un retour à une activité professionnelle dans la vie civile et assure aux retraités
militaires le maintien d’un lien avec l’institution.

La perte de l’état militaire ne peut subvenir que pour l’une des causes prévues par la présente
ordonnance.

Article 12.- Les forces de défense sont constituées des composantes ci-après:

- la gendarmerie nationale;

- les forces armées: l’armée de terre, l’armée de l’air, la marine nationale, l’unité de sapeurs-
pompiers, l’aviation légère des armées;

- la garde républicaine;

- le service de santé militaire;

- le génie militaire.

Toutefois, pour des nécessités de service, il peut être créé par voie réglementaire des
nouvelles unités des forces de défense.

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251
TITRE II
DES DISPOSITIONS ORGANIQUES

CHAPITRE 1er: DE LA HIERARCHIE MILITAIRE

Article 13.- La hiérarchie militaire générale comprend les six catégories ci- après, en fonction du
niveau minimum de formation requis pour accéder à chacune de ces catégories:

- militaires du rang;

- sous-officiers subalternes ou officiers mariniers subalternes;

- sous-officiers supérieurs ou officiers mariniers supérieurs;

- officiers subalternes;

- officiers supérieurs;

- officiers généraux.

Les militaires du rang ont vocation à occuper les emplois d’application courante.

Les sous-officiers subalternes ou officiers mariniers subalternes ont vocation à occuper les
emplois spécialisés.

Les sous-officiers supérieurs ou officiers mariniers supérieurs ont vocation à occuper les
emplois de maîtrise.

Les officiers subalternes ont vocation à occuper les emplois de commandement et


d’encadrement.

Les officiers supérieurs ont vocation à occuper les emplois de conception et de direction.

Les officiers généraux ont vocation à occuper les emplois de haute conception et de haute
direction.

Article 14.- Dans la hiérarchie militaire générale:

1) les grades des militaires du rang sont :

- soldat, garde ou matelot;

- caporal ou quartier maître de deuxième clase;

- caporal-chef ou quartier maître de première clase;

2) les grades des sous-officiers ou des officiers mariniers sont :

2.1) sous-officiers subalternes ou officiers mariniers subalternes:

- sergent, maréchal des logis ou second-maître;

- sergent-chef, maréchal des logis-chef ou maître;

- sergent-chef major, maréchal des logis-chef major ou maître major;

2.2) sous-officiers supérieurs ou officiers mariniers supérieurs:

- adjudant ou premier maître;


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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

252
- adjudant-chef ou maître principal;

- adjudant-chef major ou maître principal major;

3) les grades des officiers sont :

3.1) officiers subalternes:

- sous-lieutenant ou enseigne de vaisseau de deuxième clase;


- lieutenant ou enseigne de vaisseau de première clase;
- capitaine ou lieutenant de vaisseau;

3.2) officiers supérieurs:

- commandant ou capitaine de corvette;

- lieutenant-colonel ou capitaine de frégate;

- colonel ou capitaine de vaisseau,

3.3) officiers généraux:

- général de brigade, général de brigade aérienne ou contre-amiral;

- général de division, général de division aérienne, vice-amiral ou général inspecteur.

Les généraux de division, les généraux de division aérienne, les vice-amiraux et les généraux
inspecteurs peuvent respectivement recevoir rang et appellation de général de corps d’armée, de
général de corps d’armée aérienne, de vice-amiral d’escadre et de général d’armée, de général
d’armée aérienne ou d’amiral.

Article 15.- La hiérarchie particulière du corps des militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux du
service de santé militaire est fixée par décret.

Article 16.- Les militaires sont répartis dans les corps, branches, spécialités, services ou groupes de
spécialités fixés par décret.

Article 17.- Le grade de général de corps d’armée demeure le plus élevé de la hiérarchie du corps
des officiers médecins du service de santé militaire, des officiers non navigants de l’armée de l’air, de
l’aviation légère des armées, et des officiers des services.

Article 18.- Le grade de général de division demeure le plus élevé de la hiérarchie du corps des
officiers pharmaciens, chirurgiens dentistes et vétérinaires et du corps technique et administratif du
service de santé militaire.

Article 19.- La hiérarchie du corps des militaires musiciens, infirmiers et techniciens des hôpitaux est
limitée au grade de lieutenant-colonel.

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253
CHAPITRE 2: DE LA MOBILITE

Article 20.- Le militaire de carrière peut, pour les besoins du service public, être admis sur sa
demande ou affecté d’office dans une composante des forces de défense autre que sa composante
d’origine.
Cette admission s’effectue par détachement par équivalence de catégorie de grade pouvant
aboutir, le cas échéant, à une intégration aux conditions des dispositions particulières du corps
d’accueil.

CHAPITRE 3: DES ORGANES DE DIRECTION ET DE SUIVI DES MILITAIRES

Article 21.- Les organes de direction et de suivi sont:

- les organes de decisión;

- les organes consultatifs;

- les organes de gestion.

Section 1: Des organes de décision

Article 22.- Les organes de décision sont:

- au niveau stratégique, le Président de la République, chef suprême des forces de


défense et de sécurité, et, par délégation, le Premier Ministre, chef du
gouvernement;

- au niveau opérationnel, le ministre chargé de la défense nationale et, par


délégation, les commandants en chef et assimilés.

Les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes de décision font l’objet de


textes particuliers.

Article 23.- Le Président de la République oriente la politique de défense et signe les actes
d’administration concernant la défense nationale.

Il signe les actes de gestion concernant les agents occupant les emplois supérieurs civils et
militaires de l’Etat, les officiers supérieurs et généraux des forces de défense.

Il prononce les sanctions statutaires visées dans la présente ordonnance.

Les actes d’administration pris par le président de la République portent notamment sur les
règles:

- relatives à la création, à l’organisation ou à la réorganisation et à la gestion des


services des forces de défense;

- relatives aux structures, aux infrastructures et aux autres moyens des forces de
défense;

- relatives aux ressources humaines;

- relatives au budget et à la gestion financière des forces de défense;


- relatives aux approvisionnements et cessions d’actifs des forces de défense;

- relatives à l’information et à la communication des services des forces de défense;

Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:


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254
- relatives à la déontologie et aux pratiques opérationnelles dans les services des
forces de défense.

Il autorise le mariage d’un officier supérieur ou général ainsi que le mariage de tout militaire
avec un étranger ou une étrangère.

Il peut déléguer certaines de ses attributions au premier ministre conformément au texte en


vigueur.

Article 24.- En cas de nécessité urgente pendant les conflits et les crises, ou lorsqu’un intérêt
supérieur l’exige, le Président de la République peut, à titre exceptionnel, après avis du ministre
chargé de la défense nationale, et sans que cela porte atteinte à la hiérarchie militaire et aux
dispositions de la présente ordonnance, déroger aux dispositions du présent statut en matière de
recrutement et de promotion.

Ce pouvoir ne peut être délégué.

Il est prononcé une seule mesure à titre exceptionnel dans la carrière du militaire.

Article 25.- Le président de la République, en concertation avec le gouvernement, détermine la


politique de la défense nationale.

À ce titre, il oriente, coordonne et appuie les activités du ministre chargé de la défense


nationale, des organismes publics personnalisés et du secteur de la défense.

Article 26.- Le ministre chargé de la défense nationale est l’organe de décision au niveau
opérationnel.

Il est responsable des actes de gestion des agents autres que ceux occupant les emplois
supérieurs, civils et militaires de l’Etat, ainsi que les officiers supérieurs et généraux des forces de
défense.

À ce titre:

- il signe les actes de gestion des officiers subalternes des forces de défense ;

- il veille à la régularité des actes de gestion concernant les sous-officiers et les


militaires du rang ;

- il peut retirer les actes de gestion irréguliers dans un délai de six mois, sans
préjudice de voies de recours ;

- il peut déléguer la supervision des actes de gestion concernant les sous-officiers et


militaires du rang ;

- il s’assure que les orientations, les priorités et les règles fixées par le Président de
la République, dans le cadre des lois et règlements, sont prises en compte de façon
transparente, judicieuse, opportune, pertinente, précise et efficace par un effectif
professionnel, compétent et capable d’accomplir les missions de service public des
unités placées sous son autorité ou sa supervision ;

- il rend compte au Président de la République de l’application des orientations,


priorités et règles édictées par celui-ci au travers des lois et règlements ;
- il présente au Président de la République l’état des ressources nécessaires à
l’exécution des programmes d’activités et la liste des options des opérations des
forces de défense ;

Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:


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255
- il veille à ce que les moyens reçus par les forces de défense soient utilisés en
totalité, conformément aux programmes d’activités approuvés dans le respect des
lois et règlement en vigueur ;

- il veille à l’exécution des ordres d’emploi et au respect des règles de procédure et


de déontologie dans les forces de défense.

Section 2: Des organes consultatifs

Article 27.- Les organes consultatifs des forces de défense désignent les instances ou les autorités
ayant compétence d’avis sur toute question soumise aux organes de décision.

Les organes consultatifs des forces de défense sont:


- au niveau stratégique, la commission nationale du service public et le conseil
supérieur de la défense nationale;

- au niveau opérationnel, la commission consultative permanente de la défense


nationale et le conseil de la fonction militaire, le conseil spécial, le conseil
d’enquête, le conseil de discipline, le comité technique, les commissions
particulières, les conseils de santé militaire, la commission de réforme, les
commissions d’avancement et d’affectation.

La commission consultative permanente possède une compétence générale en matière


d’organisation administrative et du personnel militaire relevant du présent statut.

Le conseil spécial du ministère chargé de la défense nationale est un cadre de concertation


interne. Il est consulté sur les sujets d’ordre général intéressant les forces de défense. Ce conseil est
également consulté avant application à un officier général des sanctions statutaires et décisions
prévues par le présent statut.

Des conseils de discipline et conseils d’enquête sont consultés pour donner des avis avant
toute sanction statutaire.

Des commissions particulières donnent des avis sur les sanctions professionnelles des
militaires.

Des conseils de santé militaire sont consultés pour les congés de longue durée pour maladie.

Une commission de réforme est appelée à statuer sur les affaires ayant trait à l’invalidité et à
l’incapacité des militaires.

Le conseil de la fonction militaire est le cadre institutionnel dans lequel sont examinés les
problèmes liés à la fonction militaire. Les membres de ce conseil sont désignés au sort à partir d’une
liste des personnels proposés conformément à des textes particuliers.

Les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes visés ci-dessus sont fixés par
décret.

Section 3 - Des organes de gestion

Article 28.- Les organes de gestion des forces de défense désignent les instances ou autorités
chargées de préparer les décisions, d’en assurer la mise en œuvre, le suivi, le contrôle et l’évaluation.
Ils peuvent être des organes de niveau stratégique ou de niveau opérationnel.
Les attributions, l’organisation ou la réorganisation et le fonctionnement des organes de
gestion font l’objet de textes particuliers.

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256
Article 29.- Les organes de gestion des forces de défense sont:

- au niveau stratégique, le ministre chargé de la défense nationale;

- au niveau opérationnel, le secrétariat général du ministère de la défense nationale,


le commandement en chef de la gendarmerie nationale, l’état-major général des
forces armées, le commandement en chef de la garde républicaine, la direction
générale du service de santé militaire et la direction générale du génie militaire.

Sous-section 1
De l’organe de gestion au niveau stratégique

Article 30.- L’organe de gestion du service public prépare, veille à l’exécution, suit, contrôle et évalue
les politiques en matière d’administration et de service public en général.

Il assure la gestion des agents civils et militaires au niveau supérieur de l’Etat.


Article 31.- Le secrétaire général du ministère de la défense nationale prépare, coordonne, exécute,
évalue et contrôle l’application de la politique publique en matière d’organisation et de gestion des
ressources humaines des forces de défense.

Il prépare et assure l’application des actes d’administration des services et de gestion des
ressources humaines des agents supérieurs civils et militaires des forces de défense.

Sous-section 2
De l’organe de gestion au niveau opérationnel

Article 32.- Les directions centrales sont des organes de gestion au niveau opérationnel qui, sous le
contrôle et pour le compte de la direction générale, assurent dans les différentes composantes des
forces de défense la préparation, l’application et le contrôle des actes d’administration et de gestion
des services et ressources humaines autres que les agents civils et militaires du niveau supérieur des
forces de défense.

Article 33.- Les directions sont des organes de gestion au niveau opérationnel qui, sous le contrôle et
pour le compte de la direction centrale, assurent dans chaque armée ou assimilée la préparation,
l’application et le contrôle des actes d’administration et de gestion des services et des ressources
humaines autres que les agents civils et militaires du niveau supérieur des forces de défense.

TITRE III
DES DISPOSITIONS COMMUNES AUX MILITAIRES

CHAPITRE 1er: DES SERVITUDES DU MILITAIRE

Article 34.- Les militaires jouissent de tous les droits et libertés reconnus aux citoyens. Toutefois,
l’exercice de certains d’entre eux est soit interdit, soit restreint, dans les conditions fixées par la
présente ordonnance.

Article 35.- Dans le but de servir l’intérêt général, il est interdit au militaire de:

- procéder, dans l’intérêt de ses fonctions, à des arbitrages ou à des transactions,


notamment avec des usagers ou clients du service public;
- renoncer à accomplir un acte de sa fonction, de le déléguer ou de l’exercer en
dehors des cas prévus par la loi ou autrement que dans le but de servir l’intérêt
général;

- passer des contrats d’approvisionnement, d’exécution des travaux ou des


prestations de services en dehors des procédures prévues par les textes en vigueur
en matière de marchés publics.

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257
Article 36.- Les opinions ou croyances philosophiques, religieuses ou politiques sont libres. Toutefois,
les opinions politiques ne peuvent êtres exprimées en dehors du service qu’avec la réserve exigée par
l’état militaire et dans le respect de l’ordre public. L’exercice du culte dans les enceintes militaires, à
bord des bâtiments de la flotte et des aéronefs est soumis à l’autorisation préalable du ministre chargé
de la défense nationale.

Les militaires en activités doivent obtenir par voie hiérarchique l’autorisation du président de la
République lorsqu’ils désirent évoquer publiquement des questions politiques ou mettant en cause
une puissance étrangère ou une organisation internationale lors des conférences, séminaires,
colloques et stages. Ces dispositions s’appliquent à tous les moyens d’expression.

Article 37.- L’introduction ou l’exploitation dans les enceintes et établissements militaires ainsi qu’à
bord des bâtiments de la flotte et des aéronefs de toute publication ou production à caractère
politique, quelle que soit sa forme, pouvant nuire à l’état militaire, au moral ou à la discipline, est
interdite.

L’autorité militaire est responsable du moral et de la discipline des personnels placés sous ses
ordres.

Article 38.- L’existence de groupements professionnels militaires à caractère syndical ainsi que
l’adhésion des militaires en activité à des groupements professionnels sont interdites.

Les supérieurs hiérarchiques sont tenus, à tous les échelons, de veiller aux intérêts de leurs
subordonnés et de rendre compte de tout problème à caractère général qui parviendrait à leur
connaissance.

Il appartient au conseil de la fonction militaire prévu à l’article 27 de la présente ordonnance


de veiller aux intérêts catégoriels des militaires.

Les militaires peuvent adhérer sur demande aux groupements non visés par l’alinéa premier
du présent article. Toutefois, s’ils sont en activité, ils doivent rendre compte à l’autorité militaire des
fonctions de responsabilité qu’ils y exercent. Le ministre chargé de la défense nationale peut leur
imposer d’abandonner lesdites fonctions et, le cas échéant, de démissionner du groupement.

Les militaires nouvellement engagés, appelés ou rappelés, membres de groupements


politiques ou syndicaux avant leur incorporation ou leur rappel à l’activité, doivent démissionner
desdits groupements politiques ou syndicaux dès leur incorporation ou rappel sous les drapeaux.

Article 39.- L’exercice du droit de grève est interdit aux militaires.

Article 40.- Les militaires sont astreints au mariage monogamique et ne peuvent contracter mariage
sans autorisation de l’autorité habilitée.

En cas de mariage entre militaires, l’accord du chef suprême des armées est requis lorsque
les futurs époux ne sont pas de la même catégorie hiérarchique militaire.

Les militaires ne sont pas autorisés à contracter mariage pendant le temps de la durée légale
de dix-huit mois du service militaire pour les appelés, pendant la durée de deux ans pour les engagés,
pendant la durée de leur scolarité pour les élèves en formation initiale et pour les personnels des
forces spéciales.

Article 41.- Il est interdit à tout militaire de solliciter ou de recevoir, directement ou par personne
interposée, même en dehors de ses fonctions, même en raison de celles-ci, des dons, gratifications
ou avantages quelconques afin d’accomplir ou de s’abstenir d’accomplir un acte de sa fonction.

Article 42.- Le militaire en activité ne peut être candidat à une fonction publique élective.

Les fonctions à caractère politique sont interdites au militaire.

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258
CHAPITRE 2: DES OBLIGATIONS DU MILITAIRE

Article 43.- Le militaire est astreint à loger, aux frais de l’Etat, en caserne, dans les camps militaires
ou dans les logements d’astreinte ou de fonction par nécessité absolue de service. Il est tenu
d’occuper personnellement ce logement et bénéficie à cet effet de la gratuité pour l’eau, de l’électricité
et d’un moyen de communication.

Lorsque l’Etat n’est pas en mesure de les loger, les officiers et les sous-officiers non logés
bénéficient d’une indemnité de logement ainsi que d’une indemnité de l’eau et de l’électricité
conformément aux textes en vigueur.

Article 44.- Le militaire est astreint au port de l’uniforme pendant le service, sauf pour raison de
service ou médicale constatée par l’autorité compétente. L’uniforme est défini par les textes en
vigueur.

Les tenues et équipements nécessaires à l’exécution de ses missions lui sont fournis
gratuitement par l’Etat dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

Il est tenu de les restituer lors de la cessation définitive d’activité.

Le personnel féminin est dispensé, dans l’exercice de ses fonctions, de l’obligation du port de
l’uniforme à partir du quatrième mois de grossesse.

Article 45.- Le militaire est appelé à servir en tout temps et en tout lieu dans le cadre des lois et
règlements.

Article 46.- Le militaire doit obéissance aux ordres de ses supérieurs. Il est responsable de
l’exécution des missions qui lui sont confiées.

Toutefois, il ne peut lui être ordonné et il ne peut accomplir des actes qui sont contraires aux
lois et règlements, aux droits de la guerre et aux conventions internationales.

Le supérieur hiérarchique est responsable de l’exécution de ses ordres par ses subordonnés.

La responsabilité propre des subordonnés ne dégage les supérieurs d’aucune de leurs


responsabilités.

Les harcèlements de toute nature et les actes qui constituent des crimes ou des délits,
notamment contre la dignité et l’intégrité de la personne humaine, contre la sûreté de l’Etat et
l’intégrité du territoire lui sont interdits.

Article 47.- La responsabilité pécuniaire et disciplinaire des militaires est notamment engagée:

- lorsqu’ils assurent la gestion de fonds, de matériels ou de denrées ;

- lorsqu’en dehors de l’exécution du service, ils ont occasionné la destruction, la perte


ou la mise hors service des effets d’habillement ou d’équipement qui leur ont été
remis et des matériels qui leur ont été confiés.

Article 48.- Sans préjudice des dispositions du code pénal relatives à la violation du secret de la
défense nationale ou du secret professionnel, les militaires sont liés par l’obligation de discrétion ou
de réserve pour tout ce qui concerne les faits et les informations dont ils ont connaissance dans
l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.

En dehors des cas d’expressément prévus par les textes en vigueur, le militaire ne peut d’être
délié de ces obligations et relevé de l’interdiction édictée à l’alinéa précédent qu’avec l’autorisation du
ministre chargé de la défense nationale.

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259
Cette obligation subsiste après la cessation définitive de l’Etat militaire. La décision de lever
l’une des ces obligations est prise soit à la demande du militaire pour assurer sa défense en cas de
poursuite devant une juridiction quelconque ou un conseil de discipline ou d’enquête, soit d’office pour
des nécessités de service. Même délié de l’une de ces obligations, le militaire demeure responsable
de ses actes.

Tout détournement et toute communication contraire aux règlements de pièces ou documents


de service à tiers sont interdits.

Article 49.- Le militaire est tenu d’occuper l’emploi auquel il est nommé et affecté.

Le refus de rejoindre le poste d’affectation constitue une faute disciplinaire assimilée à un


abandon de poste.

Article 50.- Tout militaire a le devoir de se tenir au courant des réglementations, de l’évolution des
techniques dans les métiers qui concernent l’accomplissement de sa fonction. Il est tenu de suivre la
formation professionnelle continue dispensée dans son corps.

Article 51.- Dans l’accomplissement de ses fonctions, tout militaire est tenu au respect de la loi. Il doit
par ailleurs respecter les principes d’honnêteté, d’intégrité et est tenu à l’impartialité et à l’obligation de
probité et de désintéressement sous peine de sanctions prévues par les lois et règlements.

Article 52.- Le militaire est tenu de prêté le serment de fidélité et le serment de loyauté envers les
institutions de la République et le serment judiciaire dans les conditions fixées par les textes
particuliers.

Article 53.- Le militaire en activité ne peut avoir des activités de nature à compromettre son
indépendance ou réduire son rendement professionnel.

Il ne peut tenir des propos ou se livrer à des actes ou comportements contraires à l’éthique ou
de nature à perturber le fonctionnement du service.

Le militaire ne peut avoir un intérêt dans une décision, un contrat ou un projet du service
auquel il appartient.

Lorsque son conjoint exerce une activité professionnelle, déclaration doit en être faite à
l’autorité militaire qui prend, s’il y a lieu, les mesures propres à sauvegarder les intérêts du service.

Article 54.- La grossesse détectée et attestée par un certificat médical au cours de la période de
formation initiale prévue par les règlements en vigueur ne donne pas droit à un congé de maternité
mais entraîne l’exclusion immédiate et définitive du stage et la résiliation du contrat.

CHAPITRE 3: DES DROITS ET DES GARANTIES DU MILITAIRE

Article 55.- L’accès aux emplois des forces de défense est un droit garanti à tous les citoyens, selon
leur capacité et sans autre distinction que celle de leur force morale et de leurs aptitudes.

Le militaire de carrière a droit à une carrière dans les conditions prévues par la présente
ordonnance.

Le militaire engagé et le militaire réserviste sont recrutés pour occuper chacun un emploi
déterminé conformément aux dispositions de la présente ordonnance.

Article 56.- Dans les conditions fixées par les lois et règlements, le militaire a droit à la protection
sociale et sanitaire pour lui-même, pour son conjoint, ainsi que pour ses enfants à charge.

En cas d’accident intervenu dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, le


militaire a droit à l’application des dispositions relatives à la protection sociale et sanitaire.

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Article 57.- L’Etat a l’obligation d’assurer, sur les lieux de travail, les conditions d’hygiène et de
sécurité de nature à préserver la santé physique et mentale du militaire.

Article 58.- Le militaire a droit, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur, aux visites
médicales, hospitalisations et soins gratuits dans les dispensaires, centres médicaux et hôpitaux
relevant de la défense nationale ainsi que dans les établissements de la santé publique. Il reçoit en
outre l’aide et l’assistance du service social de la défense nationale.

Avant le trentième jour suivant son retour sur son lieu d’affectation, le militaire ayant participé
à une mission opérationnelle à l’intérieur comme à l’extérieur du territoire national bénéficie
obligatoirement, et à la charge de l’Etat, d’un dépistage médical portant sur les risques sanitaires
spécifiques auxquels il est susceptible d’avoir été exposé ainsi que d’un entretien psychologique.

Article 59.- L’Etat a l’obligation de nourrir le militaire dans les conditions fixées par les textes en
vigueur.

Article 60.- Dans le cadre de la préservation de la santé, l’Etat est tenu d’assurer, à sa charge, des
visites médicales périodiques aux militaires.

Les militaires exposés aux risques de maladies liées à l’activité exercée venant d’une
opération extérieure bénéficient de visites médicales systématiques.

Les soins occasionnés par ces maladies sont pris en totalité en charge par l’Etat.

La liste des maladies professionnelles est fixée par voie réglementaire et révisable
périodiquement.

Article 61.- Le militaire ne peut, en aucun cas, faire l’objet de mesures discriminatoires ou être démis
de ses fonctions pour avoir dénoncé à l’autorité supérieure des pratiques contraires aux lois, aux
règlements ou aux normes et standards d’intégrité et d’honnêteté de service dont il fait partie.

Article 62.- Tous les militaires ont droit, conformément aux dispositions fixées par le code pénal et les
textes en vigueur, à une protection contre les menaces, violences, outrages, injures ou diffamations
dont ils peuvent être l’objet dans l’exercice de leurs fonctions ou à l’occasion de l’exercice de celles-
ci.

L’Etat est tenu de leur assurer effectivement cette protection contre les menaces et attaques
dont ils peuvent être l’objet à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions et de réparer, le cas échéant,
le préjudice qui en est résulté. Il est subrogé aux droits de la victime pour obtenir des auteurs des
menaces ou des attaques la restitution des sommes versées aux victimes.

L’Etat dispose en outre, aux mêmes fins, d’une action directe qu’il peut exercer, au besoin, par
voie de constitution de partie civile devant la juridiction pénale.

Article 63.- En cas de poursuites exercées par un tiers contre les militaires pour faute de service sans
que le conflit d’attribution ait été relevé, l’Etat doit, dans la mesure où aucune faute personnelle
détachable de l’exercice des fonctions n’a été commise, les couvrir des condamnations civiles
prononcées contre eux.

Article 64.- Les droits à permission du militaire sont de quarante-cinq jours par an. Des textes
réglementaires fixent les modalités d’application de cette disposition.

Article 65.- Le militaire a droit, après chaque évaluation, à la communication de ses notes et
appréciations d’évaluation. Cette communication se traduit par l’émargement de la feuille d’évaluation.
En cas de contestation, un recours est introduit par le militaire ou peut être introduit par le militaire
auprès d’une commission commise à cet effet.
Article 66.- Le militaire a droit à un dossier individuel comprenant obligatoirement:

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261
- les pièces concernant la situation administrative ;

- les pièces et documents annexes relatifs aux décisions et avis à caractère statutaire ou
disciplinaire ;

- les notes.

Dans chaque partie du dossier, les pièces doivent être enregistrées, numérotées et classées
chronologiquement et sans discontinuité.

En outre, le militaire a droit à l’établissement d’une carte d’identité militaire délivrée par
l’autorité habilité conformément aux dispositions réglementaires.

Article 67.- Le militaire a le droit de prendre connaissance de son dossier et d’en recevoir copie à ses
frais.

Il est obligatoirement informé des données qui le concernent et qui sont enregistrées dans les
bases des données électroniques.

Article 68.- Un texte réglementaire fixe la liste limitative des rubriques, des documents qui doivent
figurer dans le dossier personnel du militaire et les éléments pouvant faire l’objet d’un enregistrement
dans les bases de données électroniques.

Article 69.- Le militaire bénéficie également des voies de recours prévues et organisées par les textes
en vigueur.

Article 70.- Le militaire admis à faire valoir ses droits à la retraite peut bénéficier à sa demande ou à
la demande du service d’un stage de réinsertion ou de reconversion pour prétendre à un emploi
réservé dans l’administration publique, dans une société publique ou privée ou pour pouvoir s’installer
à son propre compte.

Article 71.- Peuvent être considérés comme emplois réservés et pourvus à 50% par les militaires
retraités:

- agents de surveillance, protection et gardiennage;

- contrôleurs et conducteurs dans les services de transport;

- écoguides, écogardes;

- plantons, vaguemestres dans l’administration centrale.

Les militaires retraités peuvent également être recrutés ou employés dans les organismes
publics personnalisés et les services publics en concession, en fonction de leurs spécialités ou pour
les missions de sécurité.

Une commission interministérielle comprenant les ministères chargés de la défense nationale,


de la sécurité publique et du travail est chargée du suivi des dispositions du présent article.

Article 72.- Pour l’accès aux emplois de l’Etat, des collectivités locales, des établissements publics et
des entreprises publiques dont le personnel est soumis à un statut réglementaire, l’engagé visé à
l’article précédent bénéficie, dans les conditions fixées par décret, des dispositions suivantes:

- la limite d’âge pour l’accès à ces emplois est reculée, dans la limite de dix années, d’un
temps égal à celui qui a été passé effectivement sous les drapeaux ;

- pour l’accès aux dits emplois, les diplômes et qualifications militaires pourront être
assimilés aux titres et diplômes exigés par les textes particuliers.

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262
CHAPITRE 4: DES INCOMPATIBILITES

Article 73.- L’exercice d’un emploi dans les forces de défense est incompatible avec:

- le mandat de Président de la République;

- le mandat de parlementaire;

- les fonctions de :

 vice-président de la République,
 membre de corps constitué,
 membre du gouvernement,
 membre du cabinet politique,
 membre du bureau directeur ou exécutif d’un parti politique ou d’un syndicat,
 membre d’un conseil d’administration d’un organisme public personnalisé ou membre élu
d’une collectivité locale lorsque ledit organisme ou ladite collectivité est ou a été,
directement ou indirectement, sous le contrôle, la supervision ou la tutelle du militaire
concerné.

Article 74.- Le militaire candidat ou nommé à l’une des fonctions visées à l’article 73 ci-dessus
perd automatiquement son statut de militaire et est radié des cadres .

Article 75.- Il est interdit au militaire en activité d’adhérer à des groupements ou associations à
caractère politique.

Article 76.- Le militaire en activité ne peut exercer une activité privée lucrative de quelque nature
que ce soit.

Conformément aux dispositions de l’article 148 du code pénal, le militaire en activité ne peut
avoir, par lui-même ou par personne interposée, une participation sous quelque forme que ce soit
dans les entreprises soumises à sa surveillance ou à son contrôle, tant qu’ il est en activité et pendant
un délai de cinq ans à compter de la cessation des fonctions.

Article 77.- Il est interdit au militaire d’avoir une participation directe ou indirecte dans un organisme
sous contrôle de l’Etat ou ayant des relations commerciales avec celui-ci, ou qui peut engendrer un
conflit d’intérêt entre l’intérêt personnel du militaire et les devoirs de ses fonctions.

Le militaire est tenu d’informer sa hiérarchie de tout fait pouvant le placer ou le plaçant dans
une situation de conflit d’intérêt. Sous réserve de poursuites pénales, l’inobservation des dispositions
du présent article expose le militaire défaillant à des sanctions, conformément aux textes en vigueur.

Article 78.- Le militaire ne peut cumuler ni plusieurs emplois publics, ni un emploi public avec un
emploi privé. Celui-ci peut, toutefois, donner dans les services publics des consultations, des
expertises et enseigner des matières relevant de sa compétence, sous réserve de l’autorisation du
ministère chargé de la défense nationale.

Le militaire peut également, avec l’autorisation du ministère chargé de la défense nationale,


en dehors des heures de service et sans que cela nuise à la préparation quotidienne de ses tâches ou
au respect par lui des autres obligations qui lui incombent conformément à la présente ordonnance et
aux textes en vigueur:

- participer à des activités culturelles, sportives ou scientifiques ;

- produire des œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques.

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263
CHAPITRE 5: DE L’EVALUATION DES
PERFORMANCES DU MILITAIRE

Article 79.- Le militaire fait l’objet d’une évaluation de ses performances au moins une fois par an sur
fiche individuelle d’évaluation conformément aux textes en vigueur.

L’évaluation consiste en l’attribution au militaire par son supérieur hiérarchique d’une note
assortie d’une appréciation générale motivée.

Elle est fondée obligatoirement sur le descriptif de l’emploi, le manuel des procédures, les
critères de performances attendues du militaire au cours de l’année de référence et les dispositions en
matière de déontologie qui lui sont applicables.

Article 80.- L’évaluation permet aux autorités de gestion de conduire une politique d’amélioration des
prestations des services publics par l’identification des militaires aux meilleures prestations.

Elle a pour but:

- de mesurer des performances du militaire et de le responsabiliser par rapport à sa


mission ;

- d’établir le lien entre les objectifs du service et les performances du militaire de manière à
accroître sa satisfaction personnelle.

Article 81.- Les notes et appréciations sont obligatoirement communiquées chaque année aux
intéressés qui émargent leurs feuilles de notes.

À l’occasion de la notation, le chef fait connaître à chacun de ses subordonnés directs son
appréciation sur sa manière de servir.

CHAPITRE 6: DE LA REMUNERATION DU MILITAIRE

Article 82.- Le militaire a droit à une rémunération. Elle est payable mensuellement.

La rémunération du militaire comprend:

- la solde indiciaire, les charges militaires, les primes et indemnités pour le militaire de
carrière et le militaire engagé;

- le salaire de base, les primes et les indemnités pour le militaire contractuel;

- le pécule pour le militaire réserviste et l’appelé.

La solde indiciaire est déterminée par le grade et l’échelon atteints dans la catégorie. Elle est
calculée par application de la valeur du point d’indice à l’indice correspondant de la grille indiciaire.

La grille indiciaire applicable au militaire est celle fixée par les textes particuliers.

La valeur du point d’indice est celle applicable aux agents de la fonction publique d’Etat.

Article 83.- La rémunération des officiers généraux comprend le traitement et les suppléments de
traitement.

Le traitement est fixé conformément à la grille salariale déterminée par décret.

Article 84.- L’officier général perçoit, conformément aux dispositions de la présente ordonnance, un
intéressement.

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264
L’intéressement est la possibilité donnée aux cadres dirigeants des forces de défense de
participer aux résultats ou aux performances exceptionnels de l’année de l’unité dont ils ont la charge
ou des forces de défense.

Cette possibilité doit être inscrite dans la loi de finances et dans le budget de l’unité structurelle
concernée de l’année suivant immédiatement l’année au cours de laquelle les résultats ou les
performances exceptionnelles ont été obtenus.

Le versement de la prime d’intéressement est exceptionnel et subordonné à des résultats ou à


des performances exceptionnelles de l’unité ou des forces de défense.

Le total des primes d’intéressement versé à l’ensemble des bénéficiaires ne peut excéder 20%
du salaire brut versé aux cadres dirigeants de l’unité structurelle concernée au titre de l’année
précédant les résultats ou performances exceptionnels obtenus.

Le montant par agent concerné est plafonné et fixé par une décision formelle, selon le cas, du
chef de corps de l’unité concernée ou du ministre chargé de la défense nationale.

La prime d’intéressement ne peut se substituer à un élément quelconque de la rémunération et


son allocation ne peut être à l’origine de la suppression ou de la réduction d’éléments de
rémunération.

La prime d’intéressement n’est ni imposable ni assujettie aux cotisations sociales.

Elle est versée en une fois au cours du premier semestre de l’année budgétaire suivant
immédiatement l’année où les résultats ou les performances exceptionnels ont été obtenus.

Sur le bulletin de solde du militaire concerné, sa rémunération doit être distinguée de


l’intéressement qui lui est versé.

Article 85.- Les primes sont des suppléments de la solde indiciaire ou du salaire de base. Elles
relèvent obligatoirement de l’une des catégories suivantes:

- une prime de responsabilité destinée à rétribuer les responsabilités attachées à certaines


fonctions d’encadrement ;

- une prime de risque ou contrepartie de certaines conditions de travail dangereuses ;

- une prime de fonction destinée à valoriser certains emplois en raison de leur importance,
de leur difficulté ou de leur localisation.

La prime de fonction est exclusive de la prime de responsabilité.

Article 86.- Les indemnités ont pour objet de compenser les droits non couverts, les astreintes, les
charges ou aléas professionnels, de rembourser des frais exposés ou susceptibles d’être exposés du
fait des fonctions exercées. Elles ne sont pas imposables.

Elles comprennent:

- les indemnités pour charges militaires;

- l’indemnité de logement;

- l’indemnité d’éloignement;

- l’indemnité de transport;

- l’indemnité de l’eau et de l’électricité;


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265
- l’indemnité de solde à l’air ou indemnité d’embarquement ou indemnité de feu;

- l’indemnité de sujétion spécifique;

- l’indemnité spéciale de lutte anti-criminalité ou de lutte anti-terrorisme;

- l’indemnité de champagne;

- l’indemnité des forces spéciales.

Article 87.- Les primes et les indemnités sont exclusivement attachées à l’emploi occupé et non à un
grade ou à un corps.

Les conditions et les limites de leur octroi sont fixées par décret.

Article 88.- À la solde des militaires s’ajoutent les suppléments pour charges de famille.

Article 89.- Toute mesure de portée générale affectant la rémunération des fonctionnaires civils de
l’Etat est, sous réserve des mesures d’adaptation nécessaires, appliquée avec effet simultané aux
militaires.

CHAPITRE 7: DES AVANTAGES, DES RECOMPENSES


ET DES SERVICES RENDUS DU MILITAIRE

Article 90.- Des avantages en nature peuvent être accordés au militaire en fonction de l’emploi qu’il
occupe.

Des avantages en nature peuvent également être accordés à l’officier général en deuxième
section, conformément aux textes en vigueur.

Des textes réglementaires fixent la liste des avantages et des emplois y ouvrant droit et en
déterminent les conditions d’octroi et d’utilisation.

Article 91.- Le militaire en activité a droit à la prise en charge par l’Etat de ses frais funéraires. Il en
est de même des frais de transport de la dépouille jusqu’au lieu de recrutement.

Les frais funéraires concernant son conjoint et enfants mineurs à charge sont pris en charge par
l’Etat. Il en est de même des frais de la dépouille jusqu’au lieu de recrutement du parent militaire.

Article 92.- Les conditions dans lesquelles les familles des militaires en activité, ainsi que les
militaires retraités et leurs familles, peuvent bénéficier des soins du service de santé militaire et de
l’aide du service social de la défense nationale sont fixées par voie réglementaire.

Article 93.- Les contraintes de l’état militaire, le dévouement à la chose publique, la probité, la
disponibilité, la loyauté et les résultats professionnels obtenus dans des circonstances normales ou
exceptionnelles par le militaire peuvent faire l’objet de récompenses, de distinctions honorifiques
conformément aux textes en vigueur.

Article 94.- En cas de cessation définitive d’activité, à l’exception du décès, de la révocation ou de la


radiation, tout militaire a droit à une indemnité de services rendus dans les conditions fixées par voie
réglementaire.

Les modalités de versement de cette indemnité sont fixées par voix réglementaire.

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266
CHAPITRE 8: DE LA DISCIPLINE DU MILITAIRE

Article 95.- Le militaire est soumis à la loi pénale du droit commun ainsi qu’aux dispositions du code
de justice militaire, du droit de la guerre et de la présente ordonnance.

Tout manquement aux prescriptions de ces textes constitue une faute passible d’une sanction.

Sans préjudices des sanctions pénales qu’elles peuvent entraîner, les fautes commises par les
militaires les exposent à:

- des punitions disciplinaires;

- des sanctions professionnelles ;

- des sanctions statutaires.

Article 96.- Les punitions disciplinaires sont prononcées par les supérieurs hiérarchiques des
militaires dans les conditions fixées par le règlement de discipline générale des forces de défense.

Les sanctions professionnelles et statutaires sont prononcées après avis des organes
consultatifs par:

- le Président de la République, pour les officiers supérieurs et généraux ;

- le ministre chargé de la défense nationale, pour les officiers subalternes, sous-officiers et


militaires du rang.

Le pouvoir de sanction visé à l’alinéa ci-dessus peut faire l’objet de délégation conformément
aux textes en vigueur.

Article 97.- La perte des droits civiques ou toute condamnation définitive, même assortie du sursis,
prononcée contre un militaire pour crime entraîne la radiation d’office sans consultation du conseil de
discipline ou d’enquête.

Il en est de même pour toute condamnation prononcée pour tous les délits lorsque les peines
prononcées sont supérieures à trois mois d’emprisonnement ferme ou à six mois d’emprisonnement
avec sursis.

Article 98.- Les conditions de défense des militaires traduits devant les juridictions répressives
militaires sont déterminées par le code de justice militaire.

Article 99.- Les punitions disciplinaires applicables aux militaires sont:

1) pour les militaires de rang :

- la consigne ;
- la salle de police ;
- la prison ou la cellule ;
- la mutation disciplinaire.

2) pour les sous-officiers :

- l’avertissement ;
- l’arrêt simple ;
- le blâme avec inscription au dossier ;
- l’arrêt de rigueur ;
- la mutation disciplinaire.

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267
3) pour les officiers :

- l’avertissement ;
- l’arrêt simple ;
- la réprimande ;
- le blâme avec inscription au dossier ;
- l’arrêt de rigueur ;
- la mutation disciplinaire ;
- l’arrêt de forteresse.

Article 100.- La sanction professionnelle applicable au militaire est la mise en disponibilité par retrait
d’emploi.

Article 101.- Les sanctions statutaires applicables aux officiers et sous-officiers de carrière sont les
suivantes:

1) Officiers de carrière :

- la radiation du tableau d’avancement ;

- l’exclusion temporaire sans solde pour une période maximum de six mois ;

- la mise en disponibilité par retrait d’emploi dans les conditions prévues à l’article 103 du
présent statut ;

- la révocation par mesure disciplinaire, qui entraîne la radiation des cadres sans perte des
droits à pension de retraite ;

- la révocation entraînant la radiation des cadres avec perte des droits à pension de retraite,
qui ne peut être prononcée qu’en cas de perte des droits civiques, de mesure d’indignité
nationale, de condamnation prononçant l’incapacité d’exercer à jamais une fonction
publique, ou de destitution prononcée par jugement ;

2) Sous-officiers de carrière :

- la radiation du tableau d’avancement ;

- la rétrogradation ;

- l’exclusion temporaire sans solde pour une période maximum de six mois ;

- la révocation entraînant la radiation des cadres sans perte des droits à pension ;

- la révocation entraînant la radiation des cadres avec perte des droits à pension, qui ne
peut être prononcée qu’en cas de perte des droits civiques, de mesure d’indignité
nationale, de condamnation prononçant l’incapacité d’exercer à jamais une fonction
publique, ou de destitution prononcée par jugement.

3) dispositions communes
3.1. En cas de faute grave commise par un militaire, celui-ci peut être immédiatement suspendu
par l’autorité ayant pouvoir disciplinaire.

Durant la suspension, le militaire perd son droit au traitement, à l’exclusion des suppléments
pour charges de famille.

La situation du militaire suspendu doit être définitivement réglée dans un délai de quatre mois
à compter du jour où la décision de suspension a pris effet. Lorsqu’ aucune décision n’est intervenue
à l’expiration de ce délai, l’intéressé reçoit à nouveau l’intégralité de sa rémunération, sauf s’il est
l’objet de poursuites pénales.
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268
Si le militaire suspendu n’a subi aucune sanction statutaire ou si, à l’expiration du délai prévu à
l’alinéa précédent, aucune décision n’a pu être prise à son égard, il a droit au rétablissement de sa
rémunération, à compter du jour où la décision de suspension a pris effet.

Toutefois, en cas de poursuites pénales et après la décision rendue par la juridiction saisie, la
situation du militaire est réglée conformément aux dispositions du code de justice militaire.

3.2. Le temps passé par un officier en disponibilité par retrait d’emploi, et par un officier ou un
sous-officier en situation d’exclusion temporaire, ne compte ni pour l’avancement, ni pour la retraite.
Cependant, le militaire conserve la totalité des suppléments pour charges de famille.

Les procédures disciplinaires et statutaires sont dissociées des poursuites pénales.

Article 102.- Lorsque les faits reprochés au militaire requièrent une enquête, le dossier est transmis
au conseil de discipline ou d’enquête qui désigne en son sein un rapporteur chargé de l’instruction.
Dans ce cas, le militaire bénéficie des garanties des droits de la défense, notamment:

- une procédure contradictoire ;

- la communication de son dossier dans les délais requis ;

- l’assistance d’un défenseur militaire de son choix.

Article 103.- La mise en disponibilité par retrait d’emploi est une sanction statutaire pour faute
professionnelle grave qui entraîne l’interdiction d’exercer une activité dans sa qualification.

La mise en disponibilité par retrait d’emploi est la position de l’officier de carrière frappé de la
sanction prévue au paragraphe 1) de l’article 101 de la présente ordonnance. Dans cette position, le
militaire ne peut faire l’objet d’une affectation.

Cette mesure n’est applicable qu’aux officiers qui n’ont pas acquis de droits à pension de
retraite à jouissance immédiate.

La mise en disponibilité par retrait d’emploi ne peut être prononcée que pour une durée
maximale de trois ans, pendant laquelle l’intéressé perçoit une solde réduite des deux tiers et ne
bénéficie plus des droits à l’avancement. Le temps passé dans cette position n’est pas pris en compte
pour la constitution des droits à pension retraite.

L’intéressé conserve toutefois le bénéfice des suppléments pour charges de famille.


Pendant toute la durée de la disponibilité par retrait d’emploi, le militaire ne peut bénéficier ni de
l’ouverture ni de la liquidation des droits à pension de retraite. Il peut néanmoins exercer une activité
rémunérée.

Il peut être rappelé à l’activité à tout moment lorsque les circonstances l’exigent.

CHAPITRE 9: DE LA PENSION DE RETRAITE

Article 104.- Le militaire mis à la retraite a droit à une pension de retraite dans les conditions fixées
par les textes en vigueur.

Le montant de cette pension retraite ne doit pas être inférieur à 80% de sa dernière solde de
base, dans les conditions fixées par le régime particulier des pensions des militaires et agents des
forces de sécurité.

En vue de la constitution de ses droits à pension, outre les contributions de l’Etat et de


l’employeur, le militaire subit une retenue réglementaire sur une partie de sa rémunération
conformément aux textes en vigueur.

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Sans préjudice des mutuelles et des souscriptions à des plans de retraite complémentaires aux-
quelles peuvent participer les militaires, il est institué un fonds de pension des militaires dont la
création, les attributions, l’organisation, le fonctionnement et les modalités de gestion font l’objet de
textes particuliers.

Article 105.- L’officier général mis à la retraite perçoit la solde de base de son grade comme pension
de retraite.

CHAPITRE 10: DE LA MUTUELLE DES FORCES DE


DEFENSE ET DE SECURITE

Article 106.- Le militaire est affilié pour la couverture des risques et la protection-maladie à la
mutuelle des forces de défense et de sécurité alimentée par certaines indemnités et par une
contribution de l’Etat et de l’employeur dans les conditions fixés par des textes particuliers.

Ces contributions sont incessibles et insaisissables.

Des textes particuliers déterminent les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la


mutuelle des forces de défense et de sécurité.

TITRE IV
DES DISPOSITIONS SPECIFIQUES APPLICABLES AU MILITAIRE DE CARRIERE

CHAPITRE 1er: DE LA DEFINITION DU MILITAIRE DE CARRIERE

Article 107.- Est militaire de carrière l’officier ou le sous-officier qui est admis à titre permanent dans
un corps de la hiérarchie militaire. Il est, de ce fait, nommé à un grade de cette hiérarchie en vue
d’occuper un emploi permanent ou non permanent dans un service des forces de défense.

CHAPITRE 2: DE L’ACCES À LA CARRIERE

Article 108.- Au sens de la présente ordonnance, la carrière est l’ensemble des grades auxquels
peut prétendre le militaire de carrière et des garanties lui assurant la permanence de l’emploi.

Section 1
Du recrutement

Article 109.- En application du principe de l’égalité à l’accès des citoyens aux emplois publics, le
recrutement du militaire de carrière s’effectue exclusivement par voie de concours.

Le concours est la mise en compétition des candidats des deux sexes de même niveau de
formation minimum, auxquels l’organe de recrutement habilité fait subir les épreuves de sélection en
vue de pourvoir à des emplois déclarés vacants dans les forces de défense.

La sélection des candidats des deux sexes s’effectue sur certaines ou sur la totalité des
modalités ci-après:

- l’épreuve écrite;

- l’épreuve orale,
- les tests psychotechniques.

Article 110.- Les candidats des deux sexes admis au concours de recrutement des militaires de
carrière reçoivent obligatoirement une formation en fonction du corps choisi.
Ils reçoivent chacun un numéro d’identification appelé matricule militaire dont les modalités
sont fixées par les textes particuliers. Ce numéro leur est attaché. Le militaire concerné et ses chefs
hiérarchiques devront toujours en faire référence dans sa gestion administrative.

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Article 111.- Nul ne peut être recruté en qualité de militaire de carrière s’il ne remplit les conditions ci-
après:
- être de nationalité gabonaise;

- jouir de ses droits civils et civiques;

- présenter les aptitudes exigées pour l’exercice de la fonction;

- être de bonne moralité dûment constatée par les autorités competentes;

- remplir les conditions pour occuper les emplois de sa hiérarchie;

- être reconnu indemne ou complètement guéri de toute affection incompatible avec l’exercice
de la fonction.

Sous-section 1
Des officiers de carrière

Article 112.- Outre les conditions fixées à l’article 111 ci-dessus, les candidats des deux sexes au
concours de recrutement des officiers de carrières par voie externe doivent réunir les conditions ci-
après:

• pour le corps des médecins, pharmaciens, chirurgiens dentistes et vétérinaires, pour le corps
des militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux et pour la branche technique du génie militaire et
du service de santé militaire:

- être âgé de dix huit ans au moins et de vingt-deux ans au plus;

- être titulaire du baccalauréat;

• pour les commissaires militaires:

- être âgé de dix huit ans au moins et de vingt-huit ans au plus;

- être titulaire du baccalauréat et au moins d’une maîtrise,

• pour les autres corps:

- être âgé de dix huit ans au moins et de vingt-six ans au plus;

- être titulaire du baccalauréat et au moins d’un diplôme d’études universitaires générales ou


diplôme équivalent.

Article 113.- À l’issue de leur scolarité, les élèves officiers qui ont obtenu leur diplôme de fin de cycle
sont admis dans le corps d’officiers de carrière au grade de:

- capitaine pour élèves officiers médecins, pharmaciens, chirurgiens dentistes et vétérinaires


titulaires du doctorat d’Etat;

- lieutenant pour les élèves officiers de la branche technique du service de santé militaire et
de la branche technique du génie militaire, titulaires du diplôme d’ingénieur ou d’un diplôme
d’études supérieures spécialisées ou équivalent;

- lieutenant pour les élèves commissaires militaires;


- lieutenant pour les élèves officiers issus des écoles de formation dont la durée est de
quatre ans au moins;

- sous-lieutenant pour les élèves officiers infirmiers et techniciens des hôpitaux et pour les
élèves officiers de la branche technique du service de santé militaire et du génie militaire
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titulaires du diplôme de technicien supérieur ou d’ingénieur des techniques ou diplôme
équivalent et pour les autres élèves officiers issus des écoles de formation dont la durée
est de deux et trois ans.

Ils sont tenus de prêter serment dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

Les élèves officiers commissaires militaires et les élèves officiers ingénieurs de conception ou
équivalent bénéficient d’une bonification d’échelon au moment de leur nomination dans le corps
d’officiers de carrière.

Article 114.- Les élèves officiers qui ne satisfont pas aux conditions de scolarité prévues par les
règlements des écoles de formation voient leur contrat résilié.

Article 115.- Peuvent être admis sur concours par voie interne dans le corps des officiers de carrière,
les sous-officiers de carrière des deux sexes réunissant les conditions suivantes:

- être titulaire d’un baccalauréat ou d’un diplôme équivalent;

- compter au moins deux ans d’ancienneté dans le grade d’adjudant;

- être noté au moins « excellent » pendant les deux dernières années;


- ne pas avoir été frappé au cours des deux dernières années d’une sanction statutaire;

- être âgé de trente-cinq ans au moins et de quarante-cinq ans au plus.

À l’issue de leur scolarité avec succès, les élèves officiers sont admis dans le corps des officiers
de carrière avec le grade de sous-lieutenant. Ils sont tenus de prêter serment dans les conditions
fixées par les textes en vigueur.

Les élèves officiers qui n’ont pas obtenus leur diplôme de fin de cycle conservent le grade qu’ils
détenaient avant leur admission à l’école.

Article 116.- Sur proposition du directeur général du service de santé militaire ou du directeur général
du génie militaire, le ministre chargé de la défense nationale peut, exceptionnellement, décider de
l’organisation d’un concours latéral en vue du recrutement de médecins, pharmaciens, chirurgiens
dentistes, vétérinaires, ingénieurs, techniciens supérieurs du service de santé militaire ou du génie
militaire, en qualité d’officiers de carrière ou d’officiers servant sous contrat, parmi les titulaires d’un
doctorat d’Etat, d’un diplôme d’ingénieur ou d’un diplôme reconnu dans la spécialité concernée et
âgés de trente-trois ans au plus, qui remplissent les conditions fixées à l’article 111 de la présente
ordonnance.

Les candidats reçus à ce concours sont admis dans les corps concernés conformément aux
dispositions de l’article 113 de la présente ordonnance après une formation militaire prévue par les
textes particuliers.

Article 117.- Peuvent être admis au choix dans le corps des officiers de carrière au grade de sous-
lieutenant, les sous-officiers des deux sexes qui réunissent les conditions suivantes:

- compter au moins deux ans d’ancienneté dans le grade d’adjudant-chef;

- être noté au moins « excellent » pendant les deux dernières années;

- ne pas avoir été frappé d’une sanction statutaire au cours des deux dernières années;

- être âgé de quarante-cinq au moins et de quarante-huit ans au plus.

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Sous-section 2
Des sous-officiers de carrière

Article 118.- Outre les conditions fixées à l’article 111 ci-dessus, les candidats des deux sexes admis
au concours de recrutement des sous-officiers de carrière par voie externe doivent réunir les
conditions ci-après:

- être âgé de dix-huit ans au moins et de vingt- cinq ans au plus à la date de proclamation
des résultats du concours;

- être titulaire du baccalauréat ou du BEPC ou d’un diplôme équivalent.

À l’issue de leur formation, les élèves sous-officiers qui ont obtenu leur diplôme de sortie
d’école sont nommés au grade de:

- sergent-chef ou maréchal des logis chef pour les titulaires du baccalauréat ou équivalent;
- sergent ou maréchal de logis sous contrat pour les titulaires du BEPC ou équivalent.

Les sous-officiers sont tenus de prêter serment avant leur prise de service dans les conditions
fixées par les textes en vigueur.

Article 119.- Les élèves sous-officiers qui ne satisfont pas aux conditions de formation prévues par
les règlements des écoles de formation voient leur contrat résilié et leur recrutement annulé.

Section 2
De la nomination à un emploi, de l’affectation,
de la mutation et de la mise à disposition

Article 120.- Après la prestation de serment, le militaire est nommé à un emploi des forces de
défense.

La nomination à un emploi est l’acte qui confère au militaire le droit d’exercer les charges de
cet emploi.

La décision de nomination dans un emploi des forces de défense mentionne le numéro


d’identification du militaire concerné et le matricule solde du militaire conformément au poste de travail
auquel il est nommé.

L’affectation est la décision par laquelle l’autorité compétente confère à un militaire un emploi
dans un service des forces de défense, conformément aux dispositions du cadre organique de ce
service.

La décision d’affectation mentionne le poste de travail que le militaire concerné doit occuper
au sein de la structure concernée et son matricule solde défini conformément au poste de travail
d’affectation.

La mutation est la décision par laquelle l’autorité compétente confère au militaire un nouvel
emploi de même niveau dans le même service conformément aux dispositions du cadre organique de
ce service.

La décision de mutation mentionne le poste de travail que le militaire concerné doit occuper
et son matricule solde défini conformément au poste de travail auquel il est muté.

La mise à disposition est l’acte par lequel un militaire est placé en position d’activité dans un
service des forces de défense autre que sa force d’origine.

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273
Section 3
De la nomination à fonction

Article 121.- La nomination à fonction est l’acte par lequel l’autorité compétente confère au militaire
un emploi comportant des responsabilités hiérarchiques ou fonctionnelles conformément aux textes
en vigueur.

La décision de nomination à fonction mentionne la fonction que le militaire concerné doit


occuper et son matricule solde défini conformément au poste de travail auquel il est nommé.

Article 122.- Les emplois hiérarchiques et fonctionnels sont ceux qui comportent un rôle
d’encadrement des militaires affectés dans un service donné. Cet encadrement s’effectue pour:

- les emplois hiérarchiques par la supervision directe ;

- les emplois fonctionnels par la normalisation et la rationalisation du travail.

CHAPITRE 3 : DES ETAPES DE LA CARRIRE

Section 1 : De l’avancement et de la promotion

Article 123.- L’avancement et la promotion ont lieu selon les modalités définies dans le tableau ci-
après:

 sous-officiers

Proposition au grade de ou correspondant à: sergent ou second maître:

- proposition normale : cinq ans de service au 31 décembre de l’année en cours dont deux
ans au moins au grade de caporal-chef, quartier maître de première classe ou
correspondant; être titulaire du CM1 ou BE ou CT1 ou BAT; noté B ; ne pas avoir été noté
au niveau AB pendant les deux dernières années ;

- proposition à l’ancienneté : sept ans de service dont trois ans au grade de caporal-chef ou
correspondant au 31 décembre de l’année en cours ; être titulaire du BMPE ou du brevet
d’équipage ; noté B ; ne pas avoir été noté au niveau AB pendant les deux dernières
années.

Proposition au grade de ou correspondant à: maréchal des logi:

- proposition normale : cinq ans de service au moins dont quatre ans au grade de maréchal
des logis sous contrat au 31 décembre de l’année en cours; avoir été reconnu apte à
exercer un commandement de ce grade.

Proposition au grade de ou correspondant à: sergent-chef, maître ou maréchal des logis chef :

- proposition normale : quatre ans de grade de sergent ou correspondant au 31 décembre


de l’année en cours; être noté B minimum; ne pas avoir été noté au niveau AB pendant
les deux dernières années; être titulaire du BMP1 ou de l’un des diplômes suivants :
diplôme d’officier de police judiciaire, brevet d’arme du premier degré(BA1), brevet
élémentaire du deuxième degré, certificat d’aptitude aux fonctions de chef d’agrès
(CAFCA), brevet d’aptitude technique (BAT);

- proposition à l’ancienneté : six ans de grade de sergent au 31 décembre de l’année en


cours; noté au moins B; ne pas avoir été noté au niveau AB pendant les deux dernières
années; être titulaire du CT1 ou CM1 ou APJ ou BT1.

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274
Proposition au grade de ou correspondant à: sergent-chef major, maître-major ou maréchal
des logis-chef major:

- proposition normale : trois ans de grade de sergent-chef ou correspondant au 31


décembre de l’année en cours; être noté B minimum; ne pas avoir été noté au niveau AB
pendant les deux dernières années; être titulaire du BMP1 ou de l’un des diplômes
suivants : diplôme d’officier de police judiciaire, brevet d’arme du premier degré (BA1),
brevet élémentaire du deuxième degré, certificat d’aptitude aux fonctions de chef d’agrès
(CAFCA), brevet d’aptitude technique (BAT);

- proposition à l’ancienneté : cinq ans de grade de sergent-chef au 31 décembre de l’année


en cours; noté au moins B; ne pas avoir été noté au niveau AB pendant les deux
dernières années; être titulaire du CT1 ou CM1 ou APJ ou BT1.

Proposition au grade de ou correspondant à: adjudant ou premier maître:

- proposition normale : cinq ans de grade de sergent-chef major ou correspondant au 31


décembre de l’année en cours; être noté B minimum; ne pas avoir été noté au niveau AB pendant les
années A-2 et A-3; être titulaire du BMP1 + CM2 ou CT2 ou posséder l’un des diplômes suivants :
diplôme d’officier de police judiciaire, brevet d’arme du deuxième degré (BA2), brevet d’aptitude
technique, brevet supérieur, certificat de chef de garde d’incendie, APJ + CT2 ;

- proposition à l’ancienneté: sept ans de grade de sergent-chef major ou correspondant au 31


décembre de l’année en cours; être titulaire du brevet technique du deuxième degré (BT2) ou BMP1
ou BE2 ou APJ + CT1 ou CAFCA; noté TB minimum; ne pas avoir été noté au niveau AB pendant les
années A-2 et A-3.

Proposition au grade de ou correspondant à: adjudant-chef major ou maître principal major:


- proposition normale: trois ans de grade d’adjudant-chef ou correspondant au 31 décembre
de l’année en cours; être noté B minimum; ne pas avoir été noté au niveau AB pendant
les deux dernières années; être titulaire du BMP2 ou de l’un des diplômes suivants:
diplôme d’officier de police judiciaire, brevet d’arme du deuxième degré (BA2), brevet
supérieur, brevet supérieur technique (BST), certificat de chef de garde d’incendie.

 officiers
Proposition au grade de ou correspondant à: sous-lieutenant:

- avancement au choix : diplôme de sortie d’école;

- avancement à l’ancienneté: être âgé de 45 à 48 ans, être adjudant-chef.

Proposition au grade de ou correspondant à: lieutenant:

- avancement au choix : diplôme de sortie d’école;

- avancement à l’ancienneté: deux ans de grade de sous-lieutenant pour les


officiers issus des écoles dont la durée de la formation est fixée à deux ans; un an
pour les officiers issus des écoles dont la durée de la formation est fixée à trois
ans; trois ans pour les autres au 31 décembre de l’année en cours; avancement
automatique en cas d’indiscipline.

Proposition au grade de ou correspondant à: capitaine:

- avancement au choix : cinq ans au moins de grade de lieutenant au 31 décembre


de l’année en cours et avoir la pratique d’une langue étrangère; être titulaire du
CPOS ou équivalent; être noté au moins B;

- avancement à l’ancienneté: néant.

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Proposition au grade de ou correspondant à: commandant:

- avancement au choix : cinq ans au moins de grade de capitaine au 31 décembre


de l’année en cours pour les capitaines titulaires du diplôme d’enseignement
militaire supérieur du premier degré ou diplôme équivalent et avoir la pratique
d’une langue étrangère; être noté au moins TB;

- avancement à l’ancienneté: huit ans de grade de capitaine au 31 décembre de


l’année en cours; être noté B pendant les deux dernières années.

Proposition au grade de ou correspondant à: lieutenant-colonel:

- avancement au choix: cinq ans au moins de grade de commandant au 31 décembre


de l’année en cours; être titulaire du brevet d’enseignement militaire supérieur du
premier degré ou équivalent; être noté au moins B;

- avancement à l’ancienneté: néant.

Proposition au grade de ou correspondant à: colonel:


- avancement au choix: quatre ans au moins de grade de lieutenant-colonel au 31
décembre de l’année en cours; être noté au moins B;

- avancement à l’ancienneté: néant.

Proposition au grade de ou correspondant à: général de brigade:

- avancement au choix: être de bonne conduite; avoir le brevet d’enseignement


militaire supérieur du deuxième degré ou un diplôme équivalent; avoir exercé un
commandement effectif prévu par les textes en vigueur ou avoir occupé l’un des
emplois supérieurs au sein du ministère de la défense nationale; avoir un emploi
disponible pour cette catégorie; justifier d’au moins quatre années de grade de
colonel au 31 décembre de l’année en cours; être noté au moins TB.

Proposition au grade de ou correspondant à: général de division:

- avancement au choix: justifier d’au moins quatre années de grade de général de


brigade au 31 décembre de l’année en cours; avoir un emploi disponible pour
cette catégorie; être noté au moins TB.

Article 124.- L’avancement est le passage à l’échelon, à la classe ou au grade, immédiatement


supérieur au sein de la même catégorie statutaire.

Les avancements sont prononcés le premier janvier et le premier juillet de chaque année,
conformément aux dispositions de la présente ordonnance, dans la limite des emplois disponibles et
inscrits au budget des forces de défense, en fonction d’un plan d’avancement approuvé selon les
dispositions des textes en vigueur.

Article 125.- L’avancement d’échelon est l’accession, au sein de la même classe, à l’échelon
immédiatement supérieur. Il est basé sur l’ancienneté.

La durée de séjour dans un échelon de la quatrième classe est de un an. Elle est de deux ans
pour les autres classes.

Article 126.- L’avancement de classe est subordonné à l’obtention d’une note supérieure à la
moyenne et à une durée de séjour minimum de un an au dernier échelon à la quatrième classe et de
deux ans au dernier échelon pour les autres classes.

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276
L’obtention de notes inférieures à la moyenne pendant trois années consécutives entraîne la
traduction devant un conseil d’enquête ou de discipline sans préjudice des voies de recours prévues
en la matière.

Article 127.- L’avancement de grade est l’accession, à l’intérieur d’une même catégorie, au grade
immédiatement supérieur. Il donne à son bénéficiaire vocation à occuper les emplois correspondants
au nouveau grade.

À égalité de notes, le rang est déterminé dans les conditions fixées par les textes particuliers,
applicables dans chaque corps.

L’avancement dans le nouveau grade s’effectue toujours à l’échelon dont l’indice


correspondant est immédiatement supérieur au dernier indice atteint.

L’avancement de grade est subordonné à l’évaluation, à la détention du diplôme professionnel


requis à l’inscription en ordre utile au tableau d’avancement ainsi qu’au nombre d’emplois déclarés
vacants. Il est conforme au plan d’avancement approuvé et prévu à l’article 123 ci-dessus.

Article 128.- Nul ne peut bénéficier de l’avancement de grade ni de classe s’il n’est en activité.

Article 129.- Nul ne peut être admis dans le corps d’officiers généraux s’il n’est âgé de cinquante ans
au moins.

Article 130.- L’avancement au grade de général de brigade ou de division a lieu exclusivement au


choix sur proposition du ministre chargé de la défense nationale sur la base d’une liste d’aptitude
selon les modalités définies dans le tableau prévu à l’article 123 ci-dessus.

Article131.- L’avancement des officiers généraux de division pour prendre rang et appellation de
général de corps d’armée ou de général d’armée est prononcée par le président de la République, sur
proposition du ministre chargé de la défense nationale, selon la disponibilité des hautes fonctions
civiles ou militaires à occuper par l’officier général proposé, conformément à la présente ordonnance
et aux textes en vigueur.

Article 132.- L’admission dans le corps des sous-officiers de carrière est automatique dès l’accès au
grade de sergent, second maître, maréchal des logis ou correspondant.

Article 133.- L’ancienneté des sous-officiers de carrière dans leur grade est déterminée par le temps
passé en activité et dans chaque cas, par celui pris en compte pour l’avancement au titre des autres
positions prévues par la présente ordonnance.

À égalité de notes, le rang est déterminé dans les conditions fixées par les textes particuliers
applicables dans chaque corps.

Article 134.- L’avancement de grade pour les sous-officiers a lieu au choix et à l’ancienneté, selon les
modalités définies dans le tableau prévu à l’article 123 ci-dessus.

Article 135.- Les sous-officiers retenus sont inscrits sur un tableau d’avancement établi et arrêté
chaque année selon les dispositions réglementaires.

Article 136.- Nul ne peut faire l’objet d’un avancement s’il n’est inscrit sur un tableau d’avancement
établi, au moins une fois par an, par corps ou par force.

Les avancements ont lieu dans l’ordre d’inscription au tableau d’avancement.

Article 137.- La promotion est le passage dans la catégorie statutaire immédiatement supérieur.

La promotion est prononcée par l’organe de décision compétent conformément aux


dispositions de la présente ordonnance, dans la limite des emplois disponibles et autorisés dans les

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277
forces de défense en fonction du plan de promotion approuvé par le ministre chargé de la défense
nationale.

Article 138.- Tout militaire admis à un concours professionnel ne peut être promu à la catégorie
supérieure s’il n’a subi avec succès la formation spécifique à laquelle ce concours ouvre droit.

Article 139.- Les candidatures au concours d’entrée dans une école spéciale de formation aux
diplômes prévus par la présente ordonnance doivent être autorisées par le ministre chargé de la
défense nationale sans préjudice des délégations consenties et conformément aux textes en vigueur.

Article 140.- Les promotions ont lieu de façon continue de grade à grade, à l’exception de la
nomination des sous-officiers supérieurs ou des officiers mariniers supérieurs dans les corps
d’officiers. Il n’est pas prononcé de nomination à titre honoraire.

Article 141.- Les promotions au grade de lieutenant sont automatiques, les autres avancements de
grade ont lieu au choix et à l’ancienneté, selon les modalités définies dans le tableau prévu à l’article
123 ci-dessus.

Les officiers retenus sont inscrits sur un tableau d’avancement établi par le commandant en
chef ou assimilé, après avis de la commission des avancements, et arrêté chaque année par le
président de la République, chef suprême des armées, après avis du ministre chargé de la défense
nationale.

Article 142.- Les nominations et les promotions sont prononcées à titre définitif par décret, dans la
limite des postes budgétaires disponibles.

Les promotions ont lieu dans l’ordre d’inscription au tableau d’avancement.

Section 2: De la solde indiciaire

Article 143.- La solde indiciaire est déterminée par le grade et l’échelon atteints dans la catégorie.
Elle est calculée par application de la valeur du point d’indice à l’indice correspondant de la grille
indiciaire.

L’échelonnement indiciaire de la grille correspond pour chaque catégorie à la hiérarchie


statutaire des grades et des échelons. Il est applicable à tous les corps de cette catégorie sans
échelons.

La grille indiciaire est unique à toutes les forces de défense et applicable à tous les militaires
conformément aux textes en vigueur.

Section 3 - Des positions

Article 144.- Tout militaire de carrière est placé dans l’une des positions suivantes:

- en activité ;

- en détachement ;

- en disponibilité ;

- en cessation définitive d’activité.

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278
Sous-section 1 : De l’activité

Article 145.- L’activité est la position du militaire de carrière qui exerce effectivement un emploi dans
un corps de la hiérarchie militaire.

Reste dans cette position militaire de carrière qui bénéficie:

- de permissions ;

- de congés de maladie de courte durée ;

- de congés de maternité ;

- de congés de fin de campagne.

Le temps passé en position d’activité compte pour l’avancement et la constitution des droits à
pension de retraite.

Tout militaire en activité doit être porteur dune carte d’identité militaire justifiant cette qualité.
En cas de perte, il doit immédiatement en rendre compte par écrit à son commandant d’unité. Cette
carte est personnelle et non cessible.

La carte d’identité militaire doit être retirée à la cessation définitive d’activité du militaire.

Paragraphe 1: Des permissions

Article 146.- Les militaires ont droit à des permissions dans les conditions prévues par voie
réglementaire.

Paragraphe 2: Du congé de maladie de courte durée

Article 147.- Lorsque le militaire, malade ou accidenté, ne peut reprendre son service au terme de
trois mois consécutifs d’absence pour raison de santé, il est placé en congé de maladie de courte
durée.

Article 148.- Les congés de maladie de courte durée, avec solde, sont accordés pour une durée
fractionnable de trois mois maximum, non renouvelable, sur une période de douze mois consécutifs.

Article 149.- Si la maladie ou l’accident est imputable au service ou résulte soit d’un acte de
dévouement dans un intérêt public, soit d’un acte de courage exceptionnel, le congé de maladie de
courte durée est accordé pour une période fractionnable de six mois maximum avec le maintien de la
solde, sur une période de douze mois.

Article 150.- Les congés de maladie de courte durée sont accordés par les commandants en chef ou
assimilés et les directeurs généraux des services communs sur prescription ou avis médical émanant
obligatoirement d’un médecin militaire.

Article 151.- À l’expiration des droits à congés de maladie de courte durée, ou après neuf mois
d’absence non consécutifs pendant une période de deux ans pour raison de santé, l’intéressé est
présenté devant le conseil de santé militaire.

S’il est jugé inapte à reprendre son service, il est présenté devant la commission de réforme.

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279
Paragraphe 3 - Du congé de maternité

Article 152.- Les congés de maternité sont institués dans le but de protection maternelle et infantile.
Ils sont attribués dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

La future mère est tenue, au plus tard avant la fin du septième mois de sa grossesse, de
fournir au bureau du personnel un certificat médical précisant la date présumée de son accouchement
aux fins de fixation de la date de son départ en congé.

L’intéressé doit obligatoirement cesser toute activité professionnelle six semaines avant
l’accouchement.

Article 153.- Les congés de maternité sont accordés par les commandants en chef ou assimilés sur
prescription ou avis médical émanant obligatoirement d’un médecin militaire.

Paragraphe 4 - Du congé de fin de campagne

Article 154.- Les congés de fin de campagne est accordé au militaire ayant participé à des opérations
militaires. Son octroi et sa durée sont fixés après chaque campagne par décret du président de la
République, sur proposition du ministre chargé de la défense nationale.

Le militaire en congé de fin de campagne perd automatiquement sa solde de campagne ou


son indemnité de campagne.

Sous-section 2 - Du détachement

Article 155.- La position de détachement est celle du militaire de carrière autorisé temporairement,
d’office ou à la demande du service d’accueil, à exercer ses fonctions dans :

- une composante de fonction publique autre que celle à laquelle il appartient;


- un organisme public personnalisé autre que le service d’origine du militaire;

- un service public en concession autre que le service d’origine du militaire;

- une organisation intergouvernementale ou internationale;


- une institution ou entreprise privée reconnue d’utilité publique.

Dans cette position, le militaire cesse de percevoir sa solde. Sa rémunération est prise en
charge par l’organisme de détachement. Toutefois, il continue à bénéficier des droits à l’avancement
et à la retraite.

Le détachement n’est autorisé que pour une durée n’excédant pas deux ans renouvelables
une seule fois. Il est prononcé conformément aux dispositions de la présente ordonnance.

La position de détachement est révocable à tout moment.

Le militaire en détachement est remplacé dans son emploi.

Le militaire en détachement est réintégré à l’expiration de son détachement.

En cas de refus, l’intéressé est automatiquement radié.

Le texte de mise en détachement doit en préciser la durée. Le renouvellement ou la


prorogation de la période de détachement doit être expressément autorisé par l’organe de décision
compétent. Pendant la durée du détachement, la rémunération du militaire et les avantages en nature
sont pris en charge par le service d’accueil, sauf dispositions contraires prévues par les textes en
vigueur.

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280
Dans tous les cas, cette rémunération ne peut être inférieure à celle versée au militaire par
son administration d’origine. À la fin du détachement, le militaire qui réintègre sa composante des
forces de défense d’origine perçoit une rémunération égale à celle servie aux militaires de même
niveau occupant des fonctions équivalentes.

Article 156.- Sous réserve des dérogations fixées par décret, l’organisme auprès duquel un militaire
de carrière est en détachement est redevable envers le trésor public d’une contribution pour la
constitution des droits à pension de retraite de l’intéressé, dans les conditions fixées par le code des
pensions civiles et militaires de l’Etat.

Article 157.- Le militaire en service détaché est soumis à l’ensemble des règles régissant la fonction
qu’il exerce par l’effet de son détachement.

Il ne peut cependant être affilié au régime de retraite dont relève la fonction ni acquérir, à ce
titre, des droits quelconques à pension ou à allocation, sauf dans le cas où la mise en service détaché
à été prononcée pour exercer certaines fonctions ou emplois relevant du régime des pensions
spéciales.

Sous-section 3: De la disponibilité

Paragraphe 1: De la disponibilité

Article 158.- La disponibilité est la position temporaire de l’officier de carrière à l’exception de l’officier
général placé hors de toute activité. Dans cette position, il cesse de percevoir sa solde militaire, ne
participe plus à l’avancement, et le temps passé en disponibilité ne compte pas pour la constitution
des droits à pension de retraite.

Article 159.- L’officier de carrière ayant accompli plus de quinze ans de service, dont six au moins en
qualité d’officier, peut être admis sur sa demande à cesser temporairement de service dans les forces
de défense.
Il est alors placé en disponibilité pour une durée de un à deux ans non renouvelable, pendant
laquelle il ne perçoit aucun traitement mais conserve ses droits aux suppléments pour charges de
famille.

L’officier de carrière en disponibilité est remplacé dans les cadres. Il peut être rappelé à
l’activité à tout moment, soit sur sa demande en fonction de la disponibilité d’emploi, soit d’office
lorsque les circonstances l’exigent. La disponibilité ne peut être accordée qu’une seule fois dans la
carrière.

Paragraphe 2: Du congé exceptionnel sans solde


pour convenances personnelles

Article 160.- Le congé exceptionnel sans solde pour convenances personnelles est d’une durée
n’excédant pas un an. Il est renouvelable une seule fois et ne peut être accordée qu’une seule fois
dans la carrière d’un militaire.

Le temps passé dans cette position ne compte ni pour l’avancement ni pour les droits à
pension de retraite.

Le militaire intéressé perd ses droits à la solde, mais conserve ses droits aux suppléments
pour charges de famille.

Le militaire en congé exceptionnel sans solde pour convenances personnelles peut être
rappelé à l’activité lorsque les circonstances l’exigent.

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281
Paragraphe 3
Du congé de longue durée pour maladie

Article 161.- Le militaire atteint d’une affection dûment constatée le mettant dans l’impossibilité
d’exercer ses fonctions, laquelle affection rend nécessaire un traitement prolongé et qui figure sur une
liste établie par décret et révisée périodiquement, est mis en congé de longue durée pour maladie par
le ministère chargé de la défense nationale, après avis du conseil de santé militaire.

Ce congé ne peut être accordé que par période d’une durée maximum de six mois,
renouvelable.

La durée du congé de longue durée pour maladie est de cinq ans maximum avec solde
entière.

Si la maladie a été contractée en service, la durée du congé de longue durée pour maladie
peut être de huit ans au maximum dont cinq ans avec solde et trois ans avec demi-solde, sans
préjudice des dispositions du code des pensions militaires.

Le militaire placé en congé de longue durée pour maladie est remplacé dans son emploi.
Toutefois, il participe à l’avancement à l’ancienneté.

Le temps passé en congé de longue durée pour maladie est pris en compte pour la
constitution des droits à pension de retraite.

Sous-section 4: De la cessation définitive d’activité

Article 162.- Toute mesure générale de nature à provoquer d’office la radiation anticipée des cadres
des militaires en activité ne peut être décidée que par la loi.

Article 163.- La cessation définitive de l’état militaire intervient d’office dans les cas suivants:

- dès l’atteinte de la limite d’âge de mise à la retraite dans les conditions définies par l’article 173
de la présente ordonnance ;

- à la perte du grade, dans les conditions prévues par le code de justice militaire ou à la suite de
la perte de nationalité gabonaise ;

- par mesure disciplinaire dans le cas où elle entraîne la radiation des effectifs ou la résiliation
du contrat ;

- pour la réforme définitive, après avis d’une commission de réforme dont les modalités
d’organisation et de fonctionnement sont fixées par des textes particuliers ;

- pour résultats insuffisants en cours de scolarité, pour les élèves des écoles militaires ;

- par la démission régulièrement acceptée ;

- lors du départ négocié ;

- lors de l’intégration dans une fonction publique civile ;

- en cas de candidature à une fonction publique élective ;

- en cas de suspension d’emploi ou catégorie d’emploi consécutif à des programmes de


restructuration ou de convention ;

- en cas de nomination à l’une des fonctions prévues à l’article 73 ci-dessus ;

- en cas de décès.
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Le militaire radié par démission, par révocation ou par résiliation de contrat ne peut être
réintégré dans les forces de défense et de sécurité.

Article 164.- Le militaire qui n’est pas parvenu au terme de l’engagement exigé pour l’entrée dans les
écoles militaires ou qui, ayant reçu une formation spécialisée, n’a pas atteint le terme du délai pour
lequel il s’est engagé à rester en activité, ne peut voir sa démission acceptée, sauf pour des motifs
exceptionnels, conformément aux textes en vigueur.

Paragraphe 1: Du départ négocié

Article 165.- Le départ négocié est la cessation définitive d’activité du militaire de carrière dans le
cadre d’un programme spécial annuel prévu dans la loi des finances de l’année.

Le départ négocié peut être accordé au militaire remplissant les conditions suivantes:

- présenter une demande par voie hiérarchique ;

- avoir acquis des droits à pension de retraite ;

- se trouver à moins de cinq ans de la limite d’âge de son grade.

Article 166.- Le militaire autorisé au départ négocié est radié des effectifs et remplacé dans les
cadres.

Il bénéficie d’un pécule d’incitation au départ négocié en plus du produit de son solde de tout
compte, lequel intègre l’indemnité pour services rendus, déterminés par des textes particuliers.

Le militaire bénéficiant d’un départ négocié ne peut occuper d’emploi rémunéré dans la
fonction publique, y compris dans les organismes publics personnalisés et dans les services publics
en concession.

Paragraphe 2 - De la mise à la retraite

Article 167.- La retraite est la situation définitive du militaire rendu à la vie civile et admis au bénéfice
des dispositions du code des pensions militaires de l’Etat.

Article 168.- Le lien entre le militaire retraité et les forces de défense prévu à l’article 10 de la
présente ordonnance est assuré conformément aux dispositions réglementaires prévues par des
textes particuliers.

Article 169. Le militaire de carrière est mis en retraite:

- d’office, lorsqu’il est rayé des cadres du fait de la limite d’âge, par réforme ou par mesure
disciplinaire ;

- sur sa demande, dès qu’il a acquis des droits à pension de retraite à jouissance immédiate, à
moins que le temps pendant lequel il s’est engagé à rester en activité, après une formation
spécialisée ne soit pas expiré;

- dès qu’il a acquis des droits à pension de retraite à jouissance différée, sur demande agréée, à
moins que le temps pendant lequel il s’est engagé à rester en activité après une formation
spécialisée ne soit pas expiré.

Toutefois, dans la limite d’un contingent annuel fixé par corps dans les conditions prévues par
les textes particuliers, les demandes sont satisfaites dans l’ordre décroissant des âges.

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283
Article 170.- Le militaire de carrière ayant acquis des droits à pension de retraite à jouissance
immédiate peut être mis à la retraite pour inaptitude au service, sur avis du conseil d’enquête ou de
discipline prévu à l’article 27 de la présente ordonnance.

Article 171.- Pour permettre au militaire retraité de rejoindre son lieu de jouissance sur le territoire
national, les frais de voyage de son conjoint et de ses enfants mineurs légalement à charge, ainsi que
les frais de transport de leurs bagages, sont à la charge du budget de l’Etat.

Article 172.- Le militaire mis à la retraite est tenu de libérer le logement d’astreinte dans un délai
maximum de trois mois.

Il restitue son paquetage et le matériel. Une carte d’identité de militaire retraité lui est délivrée.

Sous-paragraphe 1: Des limites d’âge des


sous-officiers et des officiers

Article 173.- Pour les sous-officiers et les officiers, il est prévu une limite d’âge unique définie dans les
tableaux ci-après.

Limite d’âge des sous-officiers


- grade de ou correspondant à adjudant-chef major :

 forces armées, garde républicaine, gendarmerie nationale, génie militaire, santé militaire : 55
ans

- grade de ou correspondant à adjudant-chef et adjudant :

 forces armées, garde républicaine, gendarmerie nationale, génie militaire, santé militaire : 53
ans

- grade de ou correspondant à sergent-chef major, maréchal des logis chef major, sergent-chef,
maréchal des logis chef :

 forces armées, garde républicaine : 50 ans


 gendarmerie nationale, génie militaire, santé militaire : 52 ans

- grade de ou correspondant à maréchal des logis et sergent:

 forces armées, garde républicaine : 47 ans


 gendarmerie nationale, génie militaire, santé militaire : 51 ans

Limite d’âge des officiers


- grade ou correspondant à colonel :
 forces armées, garde républicaine, génie militaire, gendarmerie nationale, corps technique et
administratif des infirmiers et techniciens du service de santé militaire : 58 ans
 corps des officiers médecins, pharmaciens, dentistes et vétérinaires : 60 ans

- grade de ou correspondant à lieutenant-colonel:

 forces armées, garde républicaine, génie militaire, gendarmerie nationale, corps technique et
administratif des infirmiers et techniciens du service de santé militaire : 57 ans
 corps des officiers médecins, pharmaciens, dentistes et vétérinaires : 59 ans

-grade de ou correspondant à commandant:

 forces armées, garde républicaine, génie militaire, gendarmerie nationale, corps technique et
administratif des infirmiers et techniciens du service de santé militaire : 56 ans
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 corps des officiers médecins, pharmaciens, dentistes et vétérinaires : 58 ans

- grade de ou correspondant à capitaine, lieutenant ou sous-lieutenant:

 forces armées, garde républicaine, génie militaire, gendarmerie nationale, corps technique et
administratif des infirmiers et techniciens du service de santé militaire : 54 ans
 corps des officiers médecins, pharmaciens, dentistes et vétérinaires : 56 ans

Sous-paragraphe 2
Des limites d’âge des officiers généraux

Article 174.- Pour les officiers généraux, il est prévu une limite d’âge d’accession à la deuxième
section et une limite d’âge d’admission à la retraite, selon le tableau ci-après.

Limite d’âge des officiers généraux


- grade de ou correspondant à général d’armée :

 forces armées, gendarmerie nationale, garde républicaine, génie militaire, corps technique et
administratif du service de santé militaire :
deuxième section: 62 ans
retraite: 66 ans
 corps des officiers médecins, pharmaciens, dentistes et vétérinaires :
deuxième section: néant
retraite: néant

- grade de ou correspondant à général de corps d’armée :

forces armées, gendarmerie nationale, garde républicaine, génie militaire, corps technique et
administratif du service de santé militaire :
deuxième section: 61 ans
retraite: 65 ans
 corps des officiers médecins, pharmaciens, dentistes et vétérinaires :
deuxième section: 63 ans
retraite: 67 ans
- grade de ou correspondant à général de division :

 forces armées, gendarmerie nationale, garde républicaine, génie militaire, corps technique et
administratif du service de santé militaire :
deuxième section: 60 ans
retraite: 64 ans

 corps des officiers médecins, pharmaciens, dentistes et vétérinaires:


deuxième section: 62 ans
retraite: 66 ans
- grade de ou correspondant à général de brigade :

 forces armées, gendarmerie nationale, garde républicaine, génie militaire, corps technique et
administratif du service de santé militaire :
deuxième section: 59 ans
retraite: 63 ans

 corps des officiers médecins, pharmaciens, dentistes et vétérinaires :


deuxième section: 61 ans
retraite: 65 ans.

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Sous-section 4: Des dispositions particulières
applicables aux officiers généraux

Article 175.- Les officiers généraux sont répartis en deux sections: la première section et la deuxième
section.
La première section comprend les officiers généraux en activité ou en position de
détachement.

L’officier général en première section bénéficie des avantages attachés à son grade et à son
emploi, conformément aux textes en vigueur.

La deuxième section comprend les officiers généraux qui ne sont plus en première section.
Les officiers généraux de la deuxième section sont mis à la disposition du ministre chargé de la
défense nationale, lequel recourt à leur expertise exclusivement dans le cadre de la haute conception
et en fonction des nécessités de l’encadrement, notamment en temps de guerre.

L’officier général en deuxième section bénéficie des avantages attachés à son grade et à sa
nouvelle situation, conformément aux textes en vigueur.

L’acte d’admission d’un officier général en deuxième section le relève de ses fonctions et
déclare l’emploi qu’il occupe vacant.

Article 176.- Pendant la durée de la deuxième section, l’officier général ne participe plus à
l’avancement. Il perçoit le traitement afférent à son grade et une indemnité spéciale d’officier général
de deuxième section prévue par les textes particuliers.

La durée de la deuxième section est au maximum de quatre ans.

Au terme de la deuxième section, l’officier général est automatiquement et obligatoirement mis


à la retraite.

Un officier général ne peut en aucun cas être maintenu en première ou en deuxième section
au-delà de l’âge de mise à la retraite de son grade.

Toutefois, l’officier général qui a commandé en chef en temps de guerre peut être maintenu
par décret dans la première section sans limite d’âge. Dans ce cas, l’officier général est admis à la
retraite à la limite d’âge de son grade. Le temps de maintien en deuxième section est diminué de la
durée du maintien en première section.

Article 177.- Les officiers généraux de la première section sont admis dans la deuxième section dans
les cas suivants:

- par limite d’âge ;

- par anticipation soit pour des raisons de santé constatées par le conseil de santé militaire,
soit sur demande de l’intéressé.

Lorsque l’admission à la deuxième section est acquise pour raisons de santé, l’officier général
peut être réintégré dans la première section, après avis du conseil de santé militaire s’il n’a pas atteint
la limite d’âge de son grade.

À l’expiration de la deuxième section, l’officier général est admis à faire valoir ses droits à la
retraite. Il peut l’être également soit par mesure disciplinaire, soit pour inaptitude.

Article 178.- Les dispositions des premier et deuxième tirets de l’article 101 de la présente
ordonnance ne sont pas applicables aux officiers généraux. En cas d’application à un officier général
des dispositions des articles 95 et 101 alinéa premier, le conseil d’enquête est remplacé par le conseil

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Recueil de textes législatifs et réglementaires en matière de Fonction Publique, Année 2016

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spécial du ministère chargé de la défense nationale et la décision entraîne, en cas de mise à la
retraite, la radiation de la première ou de la deuxième section des officiers généraux.

Section 5
De la formation et du perfectionnement

Article 179.- La formation recouvre les activités qui contribuent à l’acquisition par le militaire des
connaissances, aptitudes et attitudes lui permettant d’accéder à une nouvelle catégorie, à un nouveau
grade, à une nouvelle spécialité en vue de réaliser les objectifs du service et d’assurer de manière
efficace et efficiente les prestations de service public du service concerné des forces de défense.

La formation concerne les activités de l’enseignement général, technique ou professionnel.

Le perfectionnement concerne toute activité qui vise l’amélioration des savoir-faire et savoir-
être du militaire à l’intérieur du même grade, en vue de réaliser les objectifs des services et d’assurer
de manière efficace et efficiente les prestations de service public du service concerné des forces de
défense.

Le perfectionnement concerne les activités de l’enseignement professionnel.

La formation et le perfectionnement sont un droit et un devoir pour tout militaire en activité.

Le commandement à l’obligation d’assurer la formation, le perfectionnement et le recyclage


des militaires, selon les conditions et modalités prévues par les textes en vigueur.

Le militaire bénéficie de plein droit, et aux frais du service concerné des forces de défense,
d’une formation avant ou à l’occasion de chaque emploi occupé pour lequel il est pressenti.

Les formations sont planifiées et organisées, le cas échéant, par l’organe central de gestion
des militaires.

Les envois en formation se font conformément au plan de carrière du militaire par le


commandement après avis de l’organe consultatif compétent.

Des indemnités sont octroyées aux militaires en formation, perfectionnement et recyclage


dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

Les frais de scolarité sont à la charge du budget du fonds de formation conformément aux
textes en vigueur.

Article 180.- Sans préjudice des mutuelles et des assurances auxquelles les militaires peuvent
souscrire ainsi que des ressources propres des services des forces de défense, il est créé un fonds de
formation destiné à financer de manière pérenne la formation, le perfectionnement et le recyclage des
militaires. Les modalités de gestion de ce fonds sont fixées par voie réglementaire.

Les élèves officiers issus du concours externe souscrivent un contrat pour la durée de leur
formation. Durant leur scolarité, ils bénéficient de la rémunération des élèves officiers. Les élèves
officiers issus du concours interne bénéficient de la rémunération de leur grade.

Les élèves sous-officiers issus du concours externe souscrivent un contrat pour la durée de
leur formation. Durant celle-ci, ils bénéficient de la rémunération d’élèves sous-officiers.

Article 181.- En vue de favoriser le perfectionnement et l’obtention du diplôme par le militaire, il est
mis en place au sein de la direction générale chargée des ressources humaines, en collaboration
avec les universités et les autres centres de formation, une commission chargée de la validation des
acquis professionnels.

La validation des acquis professionnels permet au formateur, après un bilan des


compétences, de positionner le militaire par rapport au programme et aux modules de formation en
Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative:
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vue de l’obtention du diplôme concerné. Un jury évalue le profil professionnel des candidats titulaires
du diplôme ou du titre visé. Le cas échéant, le titre ou le diplôme visé est alors partiellement ou
totalement attribué au militaire concerné.
Les attributions, l’organisation et le fonctionnement de cette commission sont fixés par voie
réglementaire.

TITRE V
DES DISPOSITIONS SPECIFIQUES AUX AGENTS NON PERMANENTS

CHAPITRE 1er: DES DISPOSITIONS APPLICABLES AUX MILITAIRES ENGAGES

Section 1 - De la définition

Article 182.- L’engagé est celui qui est admis par contrat d’engagement dans les forces de défense
pour servir volontairement dans les grades de militaire du rang pendant:

- un temps supérieur à la durée légale du service militaire actif conformément aux textes
particuliers ;

- une durée déterminée, s’il a déjà été appelé à satisfaire aux obligations du service actif ou
s’il a souscrit un engagement ant�