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Géologie et Métallogénie des Massifs Mcid

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Des Frères Mentouri constantine 01


Faculté des Sciences de la Terre, de la Géographie et de l’Aménagement du Territoire Département
des Sciences Géologiques

These présenté pour l’obtention d’un diplôme de Magister en ressources minérales et


énergétiques

Option : substances minérales et géomatériaux

N° d’ordre :

Série :

Thème de recherche

Géologie et Métallogénie des massifs Mcid


Aicha et Kef Sema (NE Algérien)

Soutenu le 31 / 12 /2015

Devant le jury d’examen :

Pr. Benabbas Chaouki Université Constantine 03 Président


Pr. Bourefis Ahcene Université Constantine 01 Rapporteur

Pr. Boufatouha Youcef Université de jijel Examinateur

Dr. CHADI Mohammed Université Constantine 3 Examinateur


Résumé
Les massifs Mcid –aicha et kef sema appartiennent à la chaine
numidique.cette derniére sépare deux domaines paléogégraphiques : les
internides et les externides ils sont constituésde calcaire d’àge liasique .ce
dernier représente le principal porteur de la minéralisation.

Djebel Mcid aicha et kef sema sont des plis orientés sensiblement E-W.

La minéralisation plombo-zincifére et férrifère caractérise le


chainonMcid Aicha et les oolithes ferrugineuse kef sema.

Mot clé :Mcid aicha,kef sema ,chaine numidique ,oolithe ferrugineuse.


ABSTRACT

the massif Mcid Aicha and belong kef Sema last numidique,cette chain
between two field paléogéographique area.they are made of limestone
liassic age.the last age is the main carrier of minéralization. the Mcid
Aicha and kef sema massif are oriented substantially E-W folds.the lead-
zinc minéralization and ferrifere charactérizes chanion Mcid Aicha and
ferruginous oolites kef sema.

Key words :McidAicha,kef sema,numidique ,oolite ferruginous.


‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫ﺗﻨﺘﻤﻲ ﺟﺒﺎل ﻣﺴﯿﺪ ﻋﯿﺸﺔ و ﻛﺎف ﺳﻤﺎ اﻟﻰ اﻟﺴﻠﺴﻠﺔ اﻟﺠﺒﻠﯿﺔ اﻟﻨﻮﻣﯿﺪﯾﺔ ھﺬه اﻻﺧﯿﺮة ﺗﻔﺼﻞ ﻣﺎ ﺑﯿﻦ‬
‫ﻣﺠﺎﻟﯿﻦ ﺟﻐﺮاﻓﯿﯿﻦ) اﻟﺪاﺧﻠﯿﺔ واﻟﺨﺎرﺟﯿﺔ (‪.‬‬

‫ﺗﺘﻜﻮن ھﺬه اﻟﺠﺒﺎل ﻣﻦ اﻟﺤﺠﺮ اﻟﻜﻠﺴﻲ اﻟﺬي ﯾﻌﻮد ﺗﺎرﯾﺨﮫ اﻟﻰ اﻟﻌﺼﺮ اﻟﯿﯿﺎﺳﻲ‪.‬‬

‫ھﺬا اﻻﺧﯿﺮ ﯾﻌﺘﺒﺮ اﻟﺤﺎﺿﻦ اﻻﺳﺎﺳﻲ ﻟﻮﺟﻮد ﺧﺎم ﻣﻌﺪﻧﻲ‪.‬‬

‫ﺟﺒﻞ ﻣﺴﯿﺪ ﻋﯿﺸﺔ وﻛﺎف ﺳﻤﺎ ﯾﻌﺘﺒﺮان ﻣﺜﻞ طﯿﺎت اﺗﺠﺎھﮭﺎ )ﺷﺮق –ﻏﺮب(‪.‬‬

‫اﻟﺨﺎم اﻟﺮﺻﺎﺻﻲ وﻣﻌﺪن اﻟﺰﻧﻚ واﻟﺤﺪﯾﺪ ﯾﺨﺼﻮن ﺟﺒﻞ ﻣﺴﯿﺪ ﻋﯿﺸﺔ واﻟﺤﺪﯾﺪ اﻻاوﻟﯿﺘﻲ ﯾﺨﺺ ﺟﺒﻞ‬
‫ﻛﺎف ﺳﻤﺎ‪.‬‬

‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﺪاﻟﺔ‬
‫ﻣﺴﯿﺪ ﻋﯿﺸﺔ – ﻛﺎف ﺳﻤﺎ‪ -‬اﻟﺴﻠﺴﻠﺔ اﻟﻨﻮﻣﯿﺪﯾﺔ – اﻻاوﻟﯿﺘﻲ اﻟﺤﺪﯾﺪي ‪-.‬‬
Remerciements
Louange à ALLAH qui nous a guidé à ceci, nous n'aurions pas été guidés, si ALLAH
ne nous avait pas guidé.

Tous mes remerciements s’adressent tous d’abord à tout puissant ALLAH, d’avoir
guidé mes pas vers le chemin de savoir.

Ce travail est le fruit de deux années de recherche et n’aurait pu voir le jour sans
l’intervention de nombreuses personnes à qui je tiens à exprimer toute ma
reconnaissance.

Je suis tout d’abord reconnaissante au directeur du mémoire, Mr Professeur


Bourefis.A, enseignant à l’université de frére mentouri constantine 01, d’avoir dirigé
ce travail et d’avoir veillé avec dévouement à son bon déroulement. Je vous dis merci
pour votre disponibilité, vos remarques pertinentes, et surtout pour votre soutien
moral.

Je remercie Mr Professeur Marmi.R. , Mr Professeur Boufetouha.y. Mr Docteur Chadi


.M, qui a accepté de faire partie de mon jury.

Je tiens à formuler mon gratitude et ma profonde reconnaissance à l’égard de ,


Monsieur Professeur Benabbas .C, je tiens également à le remercier pour tout le temps
qu’il m’a consacré malgré ces préoccupations, pour son dévouement, son aide
précieuse et ses conseils.

Un grand merci spécial à Monsieur Benzid.Y pour son aide et sa patience avec moi,
pour tout le temps qu’il m’a consacré ainsi que ses encouragements, ses conseils, ses
corrections et ses propositions pour avoir des résultats fiables.

Je remercie également tout les enseignants de la faculté des sciences de la terre Mr


kahel, Mr Belhanachi, Mr Hamadou, Mr Chattah, Mr Bourezg, Me Ait abd el
oauahab, Me Belhanachi ,MrBennacef,Me Boukhezer ,Mr Bouedja,

Je remercie également tous les étudiants en particulier : Namouchi.A et Boudabe.h,


Kaouadra .R.

Je n’oublie pas de remercier toutes les personnes avec lesquelles j’ai eu des
discussions scientifiques fructueuses ;

En fin je remercie ceux qui m’ont toujours soutenu et qui m’ont supporté dans les
moments difficiles, ceux à qui je dédie ce mémoire, mes chers parents, mes sœurs,
mes deux frères.
SOMMAIRE
INTRODUCTION…………………………………………………………………………………………………01

CHAPITRE I : généralité
INTRODUCTION.................................................................................................03

I-2 critère de choix du terrain…………………………………………………………………………….03

I-3 méthodologie de la recherche……………………………………………………………………..03

I-4 aperçu physico géographique……………………………………………………………………….04

I-4-1 situation géographique …………………………………………………………………………….04

I-4-2 orographie…………………………………………………………………………………………………05

I-4-3 hydrographie……………………………………………………………………………………………..05

1-4-4 climat et végétation………………………………………………………………………………….06

I-5 historique des travaux sur la région………………………………………………………………06

CHAPITRE II: cadre géologique régional


II-1 cadre géologique et structurel des maghrébides…………………………………………08

II-1-1 domaine interne……………………………………………………………………………………….09

II-1-2 domaine médian ou domaine des flysch…………………………………………………..10

II-1-3 domaine externe……………………………………………………………………………………….11

II-1-3-1 les série telliennes………………………………………………………………………………….11

II-1-3-2 les séries de l’avant pays………………………………………………………………………..11

II-1-3-3 les séries de l’avant pays autochtone……………………………………………………..12

II-1-4 les roches magmatique………………………………………………………………………………13

II-2 histoire orogénique……………………………………………………………………………………….13

II-2-1 tectonique mésozoïque………………………………………………………………………………14

II-2-2 tectonique paléogène…………………………………………………………………………………16

II-2-3 tectonique néogène……………………………………………………………………………………16


II-2-4 tectonique récente……………………………………………………………………………………..16

Chapitre III : cadre géologique local


III-1 introduction…………………………………………………………………………………………………18

III-2- lithostratigraphie………………………………………………………………………………………..20

III-2-1 le permien………………………………………………………………………………………………..20

III-2-2 le trias………………………………………………………………………………………………………22

III-2-3 le lias………………………………………………………………………………………………………..24

III-2-4 le crétacé………………………………………………………………………………………………….26

III-2-5 éocène……………………………………………………………………………………………………..28

III-2-6 quaternaire………………………………………………………………………………………………28

III-3 tectonique……………………………………………………………………………………………………29

III-4 particularité morphogéologique…………………………………………………………………..30

III-4-1 les coupes morpho géologiqu…………………………………………………………………….30

III-4-2 la carte hypsométrique……………………………………………………………………………..33

III-4-3 linéament et hydrographie………………………………………………………………………..36

III-4-3-1 analyse statistique des anomalies de drainages……………………………………..37

III-5 conclusion…………………………………………………………………………………………………….42

CHAPITRE IV : étude pétrographique


IV-1 INTRODUCTION……………………………………………………………………………………………43

IV-2 classification de roche carbonaté…………………………………………………………………43

IV-3 description de faciès…………………………………………………………………………………….45

IV-4 conclusion……………………………………………………………………………………………………50

Chapitre V : gitologie
V-INTRODUCTION……………………………………………………………………………………………….51

V-2 classification de fer……………………………………………………………………………………….51


V-2-1 les gisements de fer de l’Algérie et leur répartition géographique…………….53

V-3 localisation des structures minéralisé……………………………………………………………57

V-4 étude de minérale……………………………………………………………………………………….59

V-4-1 morphologie des corps minéralisée………………………………………………………….59

V-4-2 relation minerai-encaissant……………………………………………………………………..59

V-4-3 texture de la minéralisation ferrifère et polymétallique……………………………60

V-5 paragenèse sommaire………………………………………………………………………………….69

V-6 comparaison entre le gisement de sidi marouf et m’cid aicha………………………69

Chapitre VI : modèle de gisement


VI-1 introduction…………………………………………………………………………………………………71

VI-2 minéralisation péridiapérique………………………………………………………………………71

VI-2-1 caractéristique descriptives……………………………………………………………………….71

VI-2-2 morphologie des corps minéralisé…………………………………………………………….72

VI-3 mécanisme de précipitation…………………………………………………………………………74

Conclusion générale…………………………………………………………………………………………….77

Références bibliographique…………………………………………………………………………………78

ANNEXE
Généralité

I-1 : Introduction :

Le contexte géologique de l’Algérie est favorable à une activité minière très variée,
particulièrement, le Nord qu’est caractérisé par une richesse des gisements et indices
métallifères, les minéralisations de zinc, cuivre, plomb, et fer sont les plus abondants.

Les deux gisements de M’cid Aicha et Kef Sema contiennent des minéralisations
ferrifère et polymétallique (plomb, zinc, et cuivre).

I-2 : Critère du choix du terrain :

On a déterminé les principaux critères de sélection des zones favorables pour les
recherches du minerai et les indices de leur mise en évidence.

 Structural :

Position des gisements à proximité des structures diapiriques, ainsi que l’ampleur et
l’intensité du diapirisme triasique plus répandu à proximité du bord sud du massif
cristallin.

 Stratigraphique :

Formation des minerais au sein des dépôts Liasiques et l’extension de ces dépôts.

 Lithologique :

Localisation des minerais au sein des calcaires oolitiques, des dolomies, des calcaires
dolomitiques et les brèches calcaires du Lias.

 Géochimique :

L’ampleur et l’intensité des processus de dolomitisation dans les formations


calcaires porteurs de minéralisations ainsi que dans les zones de passage entre les
étages.

 Géomorphologique :

Association aux massif montagneux où leurs versants, assez élevés par rapport au
niveau d’eaux souterraines permettre la remontée des fluides minéralisatrices.

I-3 : méthode de travail ou plan de travail :

Pour la réalisation de ce travail on a suivi les étapes suivantes :

 une synthèse bibliographique : consultation des thèses et des mémoires sur la


géologie du Nord de l’Algérie, ainsi que sur le secteur étudié, et rapports sur
la minéralisation de M’cid Aicha et le Kef Sema.
 Travaux de terrains : récolte d’échantillons et préparation des lames minces et
des sections polis.
 Travaux de laboratoire consistant en :

3
Généralité

- L’examen des lames minces au microscope polarisant pour déterminer les différents
faciès pétrographiques existant dans la région de M’cid Aicha et de Kef Sema.

- l’examen des sections polis par un microscope à lumière réfléchie pour déterminer
la minéralisation ( les minéraux opaques).

I-4 : Aperçu physico géographique :

I-4-1 :Situation géographique :

Les massifs de M’cid Aicha et de Kef Sema sont situés dans le Nord-Est de
l’Algérie, sur le territoire du village Hamala à 15 km au Nord de Grarem Gouga, et
à45 km vers le Sud- Est de Sidi Maarouf par la Route Nationale .Forment une
véritable muraille d’une longueur de 15 km, sur 2 Km .de largeur à peine, aux
altitudes respectives de 1462m, et 1345m. (fig II-1-01)

Figure I-1 : situation géographique du gisement Mcid –Aicha et kef sema

4
Généralité

I.4.2. Orographie :

Sur le plan orographique, on distingue les reliefs rocheux qui sont caractérisés par des
pentes abruptes parfois inaccessibles et des altitudes relativement élevées tel que :

- Djebel Sidi Maârouf dont les altitudes varient de 300 à 1278 m.

- Djebel Moul ed Demamene dont les altitudes varient de 100 à 900 m.

- Djebel Mcid Aicha dont les altitudes varient de 800 à 1462 m, et kef sema
dont l’altitude 1345m. (figI.2).

FigureI.02 : Orographie de la zone d’étude

I.4.3. Hydrographie :

La région d’étude est drainée par un réseau hydrographique très développé dans
lequel s’écoulent d’importants cours d’eau (Fig.I.03). L’oued El Kébir d’El Milia de
direction N-S est le drain principal de la région. Les plus importants Oueds connus au
voisinage du gisement sont Oued Daouri, Oued Dib, Oued El Hdjer, Oued Akhal.

D’abondantes sources entourent le gisement, on cite Ain N’chem, Ain el H’Mam,


AinKristiane, Ain el Ousaf. La plus importante source est la source thermale de Beni
Haroun au Nord de M’cid Aicha.

5
Généralité

Figure. I-02 : Carte hydrographique de la région (extrait de la carte


topographique de Grarem Gouga 2, 2006, échelle : 1 /50000).

I-4-4 : Climat et végétation :

La région étudiée est caractérisée par un climat semi-aride, avec deux saisons bien
définies. La première froide et humide débutant au de mois Décembre et allant
jusqu’au mois de Mai. La deuxième saison chaude et sèche, commence dès la fin du
mois de Mai jusqu’à la fin de Novembre, La pluviométrie moyenne annuelle est de
500 mm

La couverture végétale est pauvre et dépend de nature du sol, elle consiste des oliviers
et arbustes spirales.

I-5- Historique des travaux sur la région :

 E. Ficheur donna la première étude du M’cid Aicha et de Kef Sema. Il


reconnut le Lias du M’cid Aicha et du Kalaat et Touma, mais il attribua au
Néocomien les grés rouge du Kef Sema et du M’cid Aicha.
 M .L . Joleaud reconnait également le Lias et le Trias du Kalaat et Touma, le
Lias du M’cid Aicha.Il attribue au Lias supérieur les « marno-calcaires
schisteux à tronçons de Bélemnites du Mkamene ». Cet auteur, ainsi que

6
Généralité

Ficheur l’avait fait, considère d’abord comme néocomiens les schistes et les
grès rouges du Kef Sema ; puis il les range dans Lias inferieur, par
comparaison à des formations analogues mais fossilifère de l’oued el Kébir
(région du moul ed Demaméne).
 En1920, M. M. Dalloni constate que les grès et les schistes rouges du Kef
Sema, et du M’cid Aicha forment le substratum général de la calcaire liasique
et en déduit que ces dépôts clastiques, rouges, de faciès identique aux couches
rouges permiennes du Djurdjura, relèvent du Permien et que le Lias du M’cid
Aicha et de Kef Sema est plissé en un « synclinal typique ».
 Deleau. P (1938) : traite surtout l’analyse faciale et paléogéographique de la
chaine Numidique.
 Durand Delga.M. (1955) : a établi une analyse faciostructurale de la partie
occidental de la chaine numidique.
 En 1973-1974, C. Popescu (SO.NA.R.E.M) dans son rapport sur l’activité de
prospection pour le minerai de fer dans le secteur Sidi Marouf et extensions a
donné une image de la minéralisation (Mcid Aicha).
 Benabbas .C(2006) : dans son étude de l’évolution plio-quaternaire des bassins
continentaux de l’Algérie Nord orientale a réalisé une analyse
morphostructurale de la région de constantine,il est arrivé à ressortir quelque
particularité de la structuration du Massif Mcid Aicha et Kef Sema.
 Bouedja.F (2010) :met en relief l’aspect géomorphologique du Mcid Aicha et
Kef Sema.

7
Pour mieux comprendre le contexte géologique de la région, il est indispensable de la
situer dans le cadre de l’Atlas Tellien qui fait partie du domaine externe de la chaine
Alpine d’Afrique du Nord.

II-1-cadre géologique et structurale des maghrébides :

L’évolution géodynamique de la marge nord-africaine est étroitement liée aux stades


d’évolution du bassin océanique septentrional. Ce bassin est passé par plusieurs stades
d’évolution qui sont successivement la Périthétys, la Thétys-Ligure, la Mésogée et
enfin la Méditerranée. La phase de l’évolution de la Mésogée en Méditerranée a
connu la mise en place des orogénes nord-africains (Chaînes Atlasiques).

La chaîne atlasique fait partie de l’orogène alpin péri-méditerranéen (Durand-Delga,


1969) d’âge Tertiaire qui s’étend de l’ouest à l’est sur plus de 2 000 km depuis
l’Espagne du sud jusqu'à l’arc calabro-péloritain. La chaîne atlasique est constituée
par quatre unités structurales majeures dans sa partie occidentale (au Maroc) : l’Anti-
Atlas, le Haut Atlas, le Moyen Atlas et le Rif. En Algérie Occidentale, elle est
constituée par deux unités géographiques importantes : l’Atlas Tellien et l’Atlas
Saharien séparés par les Haut Plateaux (FigII.01). Vers l’est de l’Algérie, les Hauts
Plateaux disparaissent et l’Atlas Saharien s’élargit pour former l’Atlas oriental
constitué par les Aurès et l’Atlas tunisien. Vers l’est, la chaîne des Aurès diminue
d’altitude. Elle est séparée de l’Atlas tunisien par un ensemble de rampes obliques
NO-SE permettant au front sud-atlasique tunisien de se propager plus au sud.

Figure II.01: Principales unités structurales de l’Atlas.

8
FigureII.02: L’orogène alpin péri méditerranéen (d’après Durand Delga,
1969) ,(rapport inédit SONATRACH ;1993) .

En Algérie, la chaîne Atlasique comporte trois domaines structuraux qui sont du nord
au sud:

II.1.1. Domaine interne :

Il regroupe des formations antécambriennes et paléozoïques ainsi que leurs


sédimentaires mésozoïques à tertiaire. (Vila J.M ; 1980) ; Les zones internes
n’apparaissent que dans la Kabylie, elles sont formées par un matériel continental
d’origine interne, elles sont représentées par deux formations :

 Le socle Kabyle

C’est un ensemble de terrains plissés métamorphosés et souvent granitisés. Le


substratum primaire est en effet directement surmonté par des formations micacées
d’âge Oligo-Miocène (Bouillin J P ; 1974 et Raoult J F ; 1977).

9
 La dorsale Kabyle ou chaine calcaire

C’est une zone étroite et discontinue. Elle est caractérisée par des faciès carbonatés et
par un style tectonique en écailles qui sont chevauchées par le socle Kabyle (Durand
Delga M ; 1969, Raoult J F ; 1974 et Vila J M ; 1980).

II.1.2. : Domaine médian ou domaine des flyschs

C’est un domaine constitué de formations sédimentaires détritiques terrigènes,


composées d’un empilement de turbidités (J.P Bouillin, 1986). Ces formations
flyschoïdes sont donc déposés dans un bassin de nature au moins partiellement
océanique, le bassin maghrébin, qui se reliait vraisemblablement au bassin ligure de la
Téthys (Fig.II.03).

On distingue du Nord au Sud deux grands groupes de flyschs, les flyschs


Maurétaniens et les flyschs Massyliens auxquels s’ajoutent un troisième groupe de
flyschs plus récent, les flyschs Numidiens d’âge Oligocène supérieur-Burdigalien
inférieur.

Figure.II.03: Position des nappes de flyschs par rapport aux unités de la chaîne
des Maghrébides (d’après Durand-Delga, 1969).

 flyschs maurétaniens

Sont relativement épais et occupent une position proximale dans le domaine des
flyschs. Ils sont composés d’alternances de bancs argileux, calcaires et gréseux. La
série débute pas des radiolarites rouges du Dogger-Malm et se termine par des
niveaux conglomératiques du Paléocène (Gélard J P ; 1969).

 flyschs massyliens

10
Occupent une position distale ,dans le domaine des flyschs, et comportent une série
pélitoquartzitique, d’âge Crétacé inférieur surmontée par une série pélito-micro-
bréchique d’âge Crétacé supérieur (J F Raoult ; 1969).

 flyschs numidiens

Constitués de niveaux gréseux d’âge Oligocène terminal–Aquitanien, épais de


plusieurs centaines de mètres, qui reposent sur des argilites versicolores oligocènes.
Ces flyschs reposent anormalement à la fois sur les zones internes et, sur les zones
externes (J F Raoult ; 1969).

II.1. 3. Domaine externe :

Le domaine externe représenté dans le Nord Est de l’Algérie par les séries telliennes,
les séries de l’avant pays allochtone et séries de l’avant pays atlasique autochtone
(Chadi M .2004).

II. 1.3.1. Les séries telliennes

En Algérie orientale et aux confins algéro-tunisiens, les séries telliennes ont été
découpées par les phases tectoniques tertiaires en trois grandes entités, dont les limites
suivent à peu prés les lignes paléogéographiques, du Crétacé, du Paléocène et, de
l’Eocène. Ce sont du Nord vers le Sud (Wildi W., 1983 ; Vila J.M., 1980) :

 Les Unités Ultra-telliennes, dont les formations typiques du Crétacé inférieur


sont constituées par des marno-calcaires clairs ;
 Les Unités telliennes sensu-stricto, avec un Crétacé inférieur plus ou moins
riche en dépôts terrigènes et ou les enchevêtrements de faciès néritiques
restent modérées du Crétacé supérieur à l’Eocène ;
 Les unités péni-telliennes et les unités méridionales à nummulites, à faciès
néritique prépondérant du Crétacé supérieur à l’Eocène.

II.1.3. 2. Les séries de l’Avant pays

On peut considérer, successivement d’Est en Ouest les unités et domaines suivants :

 Unité néritique Constantinoise

Les séries néritiques Constantinoises forment des massifs isolés, de tailles variables ;
elles sont caractérisées principalement par des formations carbonatées, du
Mésozoïque. cette unité fut considérée pendant longtemps comme autochtone
(Durand Delga M., 1969) ; elle est allochtone et chevauche pour Vila J.M., (1980), les
écailles de Sellaoua et les unités Sud Sétifiennes. L’autochtone de cette unité est
reprise par (Chadi M., 1991) et (Coiffait P.E., 1992). Une certitude cependant, durant
les phases tectoniques alpines, cette unité s’est comportée de façon rigide.

 Unités Sud sétifiennes

11
Ces unités considérées par Savornin J., (1920) comme « bâti pré saharien », ont été
décrites par Vila J.M., (1980) sous l’appellation «ensemble allochtone sud-sétifien ».

Elles sont caractérisées par des séries mésozoïques de plates formes admettent les
intercalations pélagiques.

 Unités des Sellaoua

Elles affleurent au Sud-est des massifs composant l’unité néritique constantinoise et


comprennent essentiellement des terrains marno-calcaires crétacés avec un léger
apport détritiques dans le Crétacé supérieur ; Le Paléocène et le Lutétien supérieur
sont marneux, par contre l’Yprésien est carbonaté et riche en Nummulites ;
L’Oligocène est signalé par Vila J.M. (1980) et par Coiffait P.E (1992) ; L’écaillage
de ces séries est attribué à des raccourcissements considérables ayant provoqué des
chevauchements de grandes ampleurs.

II.1. 3 .3. Les séries de l’avant pays autochtone

Elles sont caractérisées par les séries sédimentaires mésozoïques épaisses, très
plissées, localisées au niveau de l’Atlas tunisien, l’Atlas saharien, les monts du
Hodna, les monts de Batna et les monts des Aurès (R Guiraud ; 1973).

12
II-1-4-les roches magmatiques :

Le littoral Nord- Algérien a été le siège d’une intense activité magmatique depuis
l’oligocène jusqu’au quaternaire ou durant le miocène la conséquence d’une
surrection de la chaine alpine en Algérie du Nord. Cette activité s’est traduite par la
mise en place de granitoïde intimement liée à un volcanisme essentiellement
andésitique.

La nature du granitoïde miocène est variée et représenté par une série de roches allant
de diorites aux granites en passant par les quartz-monzonites, diorites quartziques,
granodiorites, microgranites (Semroud, et al 1992) :

- À l’Est

C'est-à-dire en Algérie Nord-orientale (Bejaïa-Amizour, Cap El Aouana, Kabylie de


Collo, Filfila et Cap de fer), il ya une nette prédominance des roches plutoniques
(granitoïdes et diorites) sur les roches volcaniques (andésites, dacites et rhyolites).

-Au Cap Djinet à l’Est d’Alger (D.Raymond, 1976 in. Ouabadi1994), se mettent en
place des basaltes tholeϊ tiques, des andésites, et des dacitoϊdes, ainsi que des
intrusions plutoniques représentées par des microgranites et granodiorites à biotite
±amphibole (O. Belanteur, 1989 in A.Ouabadi, 1994).

-Dans l’Ouest Algérois, à Ténès et Hadjout (J.Hernandez et C.Lepvrier, 1979 ; Aït


Hammou, 1987 in A.Ouabadi, 1994) les laves sont essentiellement des andésites,
dacites et rhyolites d’affinité calco-alcaline.

-Plus à l’ouest, les laves miocène de l’Oranais (Mégartsi, 1985 in A.Ouabadi)


correspondent des rhyolites, andésites basaltiques, andésites et dacites, toutes à
tendance calco-alcaline, elles sont associées à des basaltes alcalins plio –quaternaires.

Selon les données géochronologiques disponibles, l’ensemble de ce magmatisme


calco-alcalin semble être le résultat de deux périodes d’activité, l’une aux environs de
22 Ma.et l’autre entre 16 et 13 Ma. (H.Bellon 1976 in A.Ouabadi, 1994)

-les roches effusives calco-alcalines et alcalines sont très développées dans l’Ouest
Algérien, tandisque dans la partie orientale et plus particulièrement dans le Nord- Est
Constantinois (petite Kabylie et Filfila), Les granitoïdes (granites et micro granites)
dominent largement.

Le magmatisme acide est par endroits (Thénia, Amizour, Cap Bougaroun et Cap de
fer) accompagné par un plutonisme intermédiaire ou basique (diorites et gabbros).

II.2. Histoire orogénique

13
Si la période pré tectogénique à commencer dès le Trias, la chaine alpine d’Algérie
s’est surtout structurée au cours des phases tectoniques Tertiaires. Cette structuration
est rattachée à la fermeture du sillon des flyschs dont le contenu a été expulsé et
largement charrié au dessus des zones externes (Fig.08et 09) ; Ceux ci, enregistrent
des déformations influencées par l’héritage structural anté Tertiaire (N. Kazi-Tani,
1986).

Figure.05: Rapports structuraux entre les différentes unités de la chaîne des


Maghrébides (Durand-Delga, 1969).

II .2.1. Tectonique Mésozoïque :

Pendant le Trias, le Jurassique et le Crétacé inférieur, la tectonique était gouvernée


par l’ouverture de la Téthys et de l’Atlantique central. Des failles normales de
direction N-S et NO-SE associé au rifting atlantique se développent. En même temps
des failles E-O sont associées à l’ouverture de la Téthys (Dercourt et al. 1986 ; Philip
et al. 1986 ; Soyer and Tricart, 1987 ; Ben Ayed, 1986 ; Dewey et al. 1986 ; Martinez
et al. 1991 ; Piqué et al. 1998) ;

Durant le Crétacé supérieur la phase a été compressive (elle est aussi appelée la phase
anté sénonienne), Cette phase correspond à une phase de compression associée à des
plis E-O (M.Durand-Dalga, 1955 ; P.Deleau, 1938). Les structures issues de cette
phase, sont souvent déversées vers le Sud et sont liées à des discordances, à des
lacunes et à des intercalations détritiques.

14
Figure.06: Scénario d'évolution de la Méditerranée Occidentale sur un transect
NNO/SSE allant des Baléares à la plate-forme saharienne (Frizon de Lamotte et
al, 2000).

15
II.2.2. Tectonique Paléogène :

Au Paléocène, l’Afrique du Nord se situe en position intermédiaire entre un domaine


marin pélagique au nord et un domaine à faciès côtier au sud (Dercourt et al. 1985).
Pendant le Paléocène supérieur-Yprésien, la compression se manifeste par de vastes
plis en Tunisie et la surrection de l’Atlas saharien d’Algérie (Guiraud, 1977). Ce
régime compressif semble constituer le facteur essentiel ayant contrôlé la
diversification des dépôts et leur distribution sur la marge Nord-Africaine, avec la
surrection et l’émersion généralisée englobant les hauts plateaux algériens et les
mesetas marocaines (Michard, 1976 ; Winnock, 1980), tandis que les domaines
marins persistent dans le sillon tellien d’Algérie, en Tunisie et au Maroc (Winnock,
1980).

La phase fini Lutétienne ou Atlasique :

Une phase assez générale se place vers la fin du Lutétien, c’est la phase atlasique
(R.Guiraud.1973) Fini-lutetienne (M.Durand-Delga ,1969 ; J.F.Raoult, 1974)
Priabonienne (J.M.Vila ,1980). Cette phase a donné naissance à des structures
particulièrement plissées, bien développées dans l’avant pays atlasique avec une
direction NE-SO dominante.

II.2.3. Tectonique Néogène :

Caractérisée par une direction de raccourcissement Nord-Sud, elle aurait débute plus
tôt dans les zones septentrionales (Burdigalien moyen) que dans les contrées
méridionales (Langhien inferieur) (J.M.Vila, 1977 ; M.D.Courme-Raoult, 1985). Pour
J.M.Vila (1980), c’est la phase Tortonienne à vergence Sud qui est responsable de la
genèse de la « Nappe néritique Constantinoise », des «unités allochtones des Sallaoua
», de « l’ensemble Sud-Sétifien », et des « unités méridionales à Nummulites ».

II.2.4. Tectonique récente :

Dans les zones externes de la chaine Alpine d’Algérie orientale, la tectonique post
nappe (Fig.10) n’a pas fais l’objet d’études détaillées.

Dans le constantinois J.M.Vila (1980) et P.E.Coiffait (1992), considèrent que les


déformations de la tectonique récente sont représentées par des failles normales, de
directions variables, en bordure des massifs calcaires Jurassico-Crétacés. R.Guiraud
(1973) considère que les déformations postérieures a la tectonique compressive
Miocène dans l’avant pays, sont attribuées a une phase de distension marquée par une
subsidence qui a débutée dés la fin du Burdigalien et qui s’est accentuée au Pliocène.

16
Figure.07 : Représentation schématique des principaux effets de la néotectonique
(Daprés J.M.Vila ; 1980).

17
III-1- INTRODUCTION :

Le chainon M’cid Aicha et le Kef Sema sont des montagnes formées de calcaires
liasique, entre elle apparait leur substratum du Permien (P.Deleau, 1938), ils font
partie du domaine péni tellien. Consiste en l’interprétation comme une vaste klippe
sédimentaire de la banche de Lias inferieur dolomitique du bas Oued Guitoun au N du
village de Sidi Marouf (Bouillin, 1977). Les niveaux les plus récents, du Sénonien
supérieur et de l’Eocène inferieur à dominante marneuse déterminent des reliefs plus
mous armés par la barre de calcaire du Suessonien (Bouillin, 1977). (figIII.01et02)

18
Figure. III-01: Carte géologiques des alentours de M’cid Aicha et Kef Sema
(extrait de la carte géologique de l'Ouest de la chaîne Numidique et des régions
voisines (Durand. Delga, 1954).

19
Fig. III-02 : carte géologique de secteur d’étude d’après P. Deleau, 1938.échelle
1/25000

III-2- LITHOSTRATIGRAPHIE :

Les formations géologiques qui affleurent dans la région de M’cid Aicha et le Kef
Sema sont principalement représentées par :

III-2-1-le Permien :

Le principal affleurement de permien est comprise entre M’cid Aicha et Kef Sema,
d’une part et les Mtat de Ain Beida et Zerarga, d’autre part,(photo01)

20
Photo 01 : facies de grés permien

Des grés micacés, psammitiques généralement rouges, alternant avec des schistes
rouges et verts. Les grés sont essentiellement quartzeux, le diamètre des grains de
quartez varie entre 0,25 mm et 2 mm. La forme des grains de quartz et leur calibrage
montrent que ce sont des dépôts marins essentiellement néritiques. Les schistes de
teinte rouge ou verte sont très riches en mica détritique.(in Deleau.P,1938). Ce grés
micacés se caractérise par des fissures remplies d’oxydes et calcite et des structures
zonées.(photo02et 03et 04)

Photo02 :grés oxydé photo 03 :figure sédimentaire dans les


grés permien

21
Photo 04 : fissure remplie par la calcite

III-2-2 Le Trias :

D’après Durand.Delga (1955), le Trias repose sur le permien et supporte les dolomies
du Lias inferieur, il est caractérise par un gros amas de gypse(figIII.03). Il est
constitué de bas en haut:

- Grés grisâtres en bancs séparé par des lits d’argilites schisteuses noires
(imprégnation de barytine).

- Grés compacts blanc grisâtres de 50m d’épaisseur.

- Schistes et grés psamitiques essentiellement rouges par fois a passées


verdâtres, deux affleurement existent l’un à E du chainon de M’cid Aicha et l’autre à
l’Ouest.

- Marnes noires faisant le passage aux calcaires plus ou moins dolomitiques du


Lias.

Entre le col Zerarga-Ain Beida et la source de la MtatHabacha les grés fins


psamitiques du Trias de couleur rouge, à lits schistes verdâtres, surmontés par les
calcaires dolomitiques,

22
Fig. II-3 : Répartition géographique des affleurements de Trias (d’après
Durand.Delga, 1955).

Trias gypsifère apparait sous formes, en diapir au N et S de M’cid Aicha


(essentiellement à l’E de Mtat Hamala),le long d’une fracture qui sépare les marnes
de crétacé supérieur-éocène de Oued Dib, une bande au long du flanc Nord de
chainon de M’cid Aicha et Kef Sema injecte les marnes du Sénonien.(photo 04)

Photo 05 : Trias gypsifère en contact avec les formations liasiques et de crétacés

23
III-2-3 Le Lias :

La série liasique de cette montagne débute par des calcaires dolomitiques (épaisseur
variable), Elle est constituée par :(d’après Durand.Delga, 1955 et P.Deleau,1938)
:(figIII.04 et 05)

 Pliensbachien (Lias inferieur):

Il est représenté par des calcaires à patine blanche et compacts bien lités rarement
oolitique, au-dessus des formations dolomitiques on trouve des calcaires oolitiques
très fréquents, des calcaires à algue.(photo 06 et 07)

 Domérien :

Calcaires bien lités souvent gréseux ou marneux à silex noire plus ou moins fréquent
(quelques dizaines de mètres).

 Toarcien:

Il est représenté par des Calcaires plus ou moins marneux à patine jaunâtre
comportant des lits plus marneux (trentaine de mètres), il s’agit plusieurs couches
fossilifères.

Des calcaires grumeleux gris-brunâtre à grain assez fin, en lame mince montre de
quartz, des plagioclases, de la muscovite, et de la phlogopite détritique(in Durand
Delga (1955) . Deux lambeaux Liasiques formés de calcaires gris peu dolomitiques
très minéralisés affleurent entre Kef Sema et la Mtat de Ouled-Alouane.

Photo06 : les grés permiens forment le substratum de la série liasique de djebel Mcid
Aicha

24
Photo07 : permien forme le substratum de la série liasique de massif Mcid -Aicha

Figure. III-04: Répartition géographique des affleurements de jurassique


(Durand. Delga, 1955).

25
Figure. III- 05: Coupe géologique de Kef Sema (d’après P. Deleau, 1938).

III-2-4- Le Crétacé :

 Crétacé inferieur :

Il s’agit d’alternances de marno-calcaires en plaquettes, de marnes bleuâtres et des


calcaires blancs en bancs de moins de 20 cm d’épaisseur (au S du M’cid Aicha entre
MtatKamra et Hamala) (Durand.Delga, 1955).

Un affleurement revêt l’aspect de marnes grises en plaquettes, admettant de minces


bancs calcaires (SW de la forêt de Mouias ).

 Le Barrémien :

Il est représenté par des marnes schisteuses grises légèrement jaunâtres et des
affleurements des bancs de calcaires marneux plus ou moins jaunâtres. Des gites
fossilifères apparaissent au N de M’cid Aicha et à l’E de la Mta Casseras, au pied

26
même de la falaise d’effondrement, et sur le versant S (à700m à l’E de Hamala, et
entre Hamala et l’Ain Tounsi).

Aptien :

Au cours de la description des micros faciés nous avons déterminer les micro fossiles
suivantes :paléodictyconus algérianus ,Dabarina hahounerensis qui se caractérise
l’Aptien de kef sema (photo08)

Photo 08 : les fossiles caractéristiques de l’Aptien (Kef sema)

d’après Boulaouidat .Let Chadi .M (2015)

 ALBIEN :

D’après Deleau (1938), le Sénonien surmonte des schistes grisâtres ou les lamelles de
calcite sont abondantes, il s’y intercale des bancs de calcaires marneux bourrés de
foraminifères et des plaquettes détritiques pétries de spicules d’éponges. A la M tat
Zrarga, ce sont des marnes bleues généralement peu schisteuses, attribuables au
sommet du crétacé inferieur, Albien et peut être même, déjà, au cénomanien, elles
sont comprises entre le sénonien fossilifère et le Barrémien–Aptien à Ammonites
pyriteuses.

 Crétacé inferieur et moyen remanié dans le Sénonien :

27
Des blocs de calcaires marneux empruntés probablement à des assises du Crétacé
inferieur (des conglomérats ou les couches à galets d’âge Sénonien entre Texenna et
Sidi Dris). Il existe quelque fois des galets de calcaires compacts à lamellibranches «
Cénomanien ».

Au Nord du Kef Sema, des galets de calcaires à Exogyres, des spicules d’Eponges, et
des grains de quartz anguleux, dispersés dans la roche. Des gros blocs de calcaires à «
Alectryonies » et à « lamellibranches » au cœur de Kef Sema.

 Crétacé supérieur :

D’après Durand.Delga, 1955, la série est globalement Sénonienne. Cette série est à
pendage faible et repose sur un substratum barrémien constitué par :

1-Des marnes grises à micro brèches (100 à 150m).

2-Calcaires d’aspect noduleux à patine blanche à cassure gris claire, avec des lits
marneux gris ou blancs (50 à 80m).

3-Marnes grises à micro brèches (épaisseur variable).

4-Marnes intercalées avec des calcaires blancs comparables à ceux du niveau 2.

5-Marnes noires à nodules jaunes.

III-2-5- Eocène :

L’éocène forme de très grands affleurements dans cette région. Les calcaires
Suessoniens séparés du Sénonien par les habituelles marnes noires est constitué
essentiellement par des:

1-Marnes noires à nodules allongés de calcaires à patines jaune.

2-Marnes très calcaires, grises, esquilleuses, passant progressivement au terme 3.

3-Calcaires en gros bancs.

4-Marnes esquilleuses, avec lits de calcaires à patine jaune.

5-Calcaires gris à patine blanche, sans silex.

III-2-6- Quaternaire :

D’après. Deleau.p ,1938 qui y attribue des éboulis anciens et récents :

Les éboulis anciens sont cimentes par de la calcite se présentant sous forme de
brèches calcaires très dure ;

Les éboulis récents particulièrement abondants sur le versant, au S de la côte 123.


Des quartiers de la montagne se décollent de la masse principale pour former
d’énormes entassements.(photo 09).

28
Photo 09 : montre d’ amas de blocs (versant sud Mcid Aicha)

Autres formations quaternaires cités d’après. Delga1955, celles de la vallée de l’Oued


El Kébir, elles comprennent les alluvions récents, limons et cailloux roulés du fond
des vallées.

III-3- TECTONIQUE :

Quatre phases tectoniques affectent la région de M’cid Aicha et de Kef Sema

-La phase anté-néocomienne, elle est caractérisée par la présence éventuelle du


Crétacé moyen en discordance sur le Lias, ceci laisse croire que la phase orogénique
anté-Senonienne a pu être précédé de mouvement d’âge Crétacé inférieur.(d’après
durand Delga,1955)

-La phase anté- Senonienne, est bien marquée dans les chaînons de Kef Sema et
M’cid Aicha, la mise en place des klippes sédimentaires et par la sédimentation des
conglomérats sénoniens. (photo10)

-La phase anté-néogénese s’est manifestée par le rejeux de très grandes cassures,
par la formation de monoclinaux et de lames calcaires.

-La phase anté Numilitique : Cette phase est caractérisée par la présence des
contacts anormaux ,le meilleur exemple est celle l’anticlinal du Mcid Aicha. ( Photo
11)

29
Photo10 : montre une klippe tectonique photo11 : montre un redressement
des formations Jurassique par la remontée du Trias

III-04- particularité morpho géologique du secteur d’étude :

III-04 -1 : les coupes morpho géologique :

Les coupes morpho-géologiques élaborées à partir de la méthode de Nathalia


Petrovna Kostenko aident à mieux comprendre la mise en place et l’évolution d’un
relief actif en pays orogénique, Kostenko N. P., (1971,72). (In Benabbas .C, 2006).

A partir des cartes topographiques au 1/50 000, nous avons élaborés des coupes
longitudinales sur un fond géologique sont élaborées le long des principales structures
de la région d’étude ainsi que d’autres transversales à celles-ci.

Les coupes morpho-géologiques permettent d’une part de dégager des enseignements


intéressant et d’une part de dégager les relations entre la morphologie et la tectonique
tel que :

 Définir et identification d’un système de blocs et de méga blocs, souvent


limités par un système d’accidents.
 La localisation des zones actives ainsi que le déchiffrement des ensembles de
failles actives.
 Mettre en évidence le rôle des failles dans le démembrement de certains
massifs.
 Faire apparaitre les replats structuraux résultant des surrections des reliefs. Ces
replats constituent un bon indice morphologique renseignant sur la nature de
l’évolution du relief.
 Préciser le rôle tectonique des linéaments.
 Enfin mettre en évidence le degré d’encaissement et de surcreusement de
certains oueds.

La coupe longitudinale A-A‾ :

30
Elle met en évidence un méga bloc constitué par le massif Mcid –Aicha et Kef sema
et le micro bloc qui est représenté par le chainon d’Al kalaa .les deux masses
montagneuses Mcid –Aicha et Kef Sema sont formés essentiellement par des calcaires
et dolomies d’âge Jurassiques inférieur, le chainon d’Al kalaa est composé par des
formations clastiques (grés numidien).

Cette morpho structure subdivise en trois blocs et délimité par un couloir tectonique
de direction N-S.

Entre Mcid Aicha et Kef sema présente un couloir effondré (un graben) liée à la
montée du Trias.

Etablie par : Boulaouidat.L (2015)

La coupe transversale 1-1 :

Elle montre plusieurs micros blocs délimité par un couloir tectonique de direction E-
W, empreinte par de nombreuse structure tectonique tel qu’Oued Ed Dib.

31
Etablie par : Boulaouidat.L (2015)

La coupe transversale 2-2 :

On relève un surcreusement net au niveau Oued Ed Dib. Par ailleurs, on note la


présence d’une grande paléo coulée à bloc sur le versant Nord du Kef Sema

Etablie par : Boulaouidat.L (2015)

32
III-04-2- la carte hypsométrique :

La carte hypsométrique représente un relief hiérarchisé en classe d’altitudes.


L’approche à la fois simple et particulière consiste en fait en une analyse plane du
relief. L’étude de cette représentation hypsométrique se fait sur un fond géologique
(Benabbas.C ; 2006 )

Elle permet d’identifier les principales morpho structures ainsi qu’une particularité
morphologique et tectonique affectant la région, de comparer et de conforter ces
particularités et anomalies aux données géologiques disponibles.

Djebel Mcid Aicha :

Ce massif est limité par un escarpement orienté Est –Ouest où se développement des
coulées à blocs le long de ses versants.il culmine jusqu’à 1460m, il est constitué de
calcaires liasiques, ces deux versant présentent une asymétrie avec l’ennoyage du
versant Nord. Ces escarpements à l’ouest dominent de 1000 à 1200m la vallée du
Kbir-Rhumel.il est limité au Sud par Oued Ed Dib. (Fig. III.06)

Les calcaires sont très fracturés et se développent plusieurs coulées à blocs. Ces
versants sont couverts par des dépôts détritiques comme les argiles et les marnes du
bassin continental .ce Djebel est entourée par plusieurs Kef calcaires à silex qui sont
enracinés dans des marnes et des argiles noires, au Nord on y trouve Kef Si
BenNissane (845m) et Kef Berra (723m) et aussi Djebel El Mraї qui culmine jusqu’ à
1000m d’altitude, ce dernier est un élément structural important car sa ligne de crête
est nettement déformée et forme un angle de presque 90°( il est orienté NW-SE puis il
devient NE-SE),ces deux versants sont étroits et d’une linéarité parfaite( linéarité de
chaâbet Oum Zibane) qui suit une direction NW-SE.

33
Figure III.06 : carte hypsométrique de la région d’étude

Etablie par : Boulaouidat.L et Benzid .Y (2015)

Légende

34
Kef Sema :

Il se situe entre Djebel Mcid Aicha et Djebel Sidi Driss, il culmine jusqu’à 1365m, il
est constitué par des bancs de calcaires alternant avec des marno-calcaires, il est
orienté Est –Ouest, son versant sud est étroit et linéaire et fait partie de segment de la
faille Mcid Aicha –Djebel Debar.

Djebels Sidi Driss :

Djebel Sidi Driss est situé à l’est de Djebel Mcid Aicha ;il a une forme étroite et bien
allongé ,son point culminant atteigne 1270 ,il est formé par une puissante série de
calcaires massifs liasiques, il occupe une superficie importante, il est orienté ENE-
WSW.

Son versant Nord présente plusieurs éléments structuraux, représentés par des reliefs
calcaires, Kef El Guerne(1023), Kef Es Souatre (1005m), Koudiet Es Serdj (995m).

La ligne de partage des eaux est décalée, limitant aussi plusieurs entités ou structures
orographique, Kef Sidi Driss (1200m), Sera Beni Telilen (1240m).

Les limites entre ces méga blocs correspondent à des zones de grandes érosions et
surcreusements continus et alignés.

Les coulissages da la ligne de partage des eaux sont souvent accompagnés de


déformation sous forme de virgation du relief et pourraient être le résultat des
mouvements décrochantes.

La terminaison occidentale de Djebel Sidi Driss semble être tronquée par un


linéament tectonique de direction généralement Nord –Sud, ce qui donne un décalage
vers le sud par rapport à l’ensemble Djebel Mcid Aicha –Kef Sema.

Au Nord, il est limité par Djebel Korn Bou Takouk formé par les grés numidiens
entourés par des argiles noires ,ce dernier culmine jusqu’à 1190m d’altitudes, orienté
Est-Ouest, son versant sud est étroit et linéaire marqué par les surcreusement de oued
El Malleka et Oued Ain Dabby.il parait qu’il est limité par un linéament tectonique
qui se prolonge jusqu’à Kef Bou El Kebir (738m d’altitude) plus à l’Est ,ce dernier
présente une linéarité parfaite au niveau de son versant Sud.

Le chainon de Zouahra est un puissant massif qui culmine à 1354m. Cette antiforme
allongée selon une direction E-W, présente un dénivelé de plus de 50 m. Il est
composé par des grès numidiens entouré par des formations telliennes (nappe
tellienne SS) dont le contacte entre eux se fait par un charriage. Sa terminaison
orientale montre une virgation vers le nord avec une pente rapide et très raide. On
observe des décalages nets de la ligne de crête de la chaine de Zouahra ; ces décalages
seraient associés à une série d’accidents de directions N-S. En fait, cette série

35
d’accidents de cette discontinuité pourrait être du à des structures N-S exploité par
l’érosion. (In Bouedja. F ,2012).

Entre la chaine de Zouahra et Mcid Aicha passe un puissant oued c’est oued el Kebir
qui exploite une grande structure (faisceau de faille) de direction N-S que d’autres
structures. (In Bouedja.F, 2012).

III-04-3-linéament et hydrographie :

Dans la région d’étude, l’organisation du réseau hydrographique semble être


étroitement liée et contrôlée par le contexte structural. Le cas de la vallée d’El kébir
orientée N-S et celui d’Oued Ed Dib E-W, sont de bons indicateurs de l'activité
tectonique récente de la région d’étude. La méthode de Rasskatov utilise des indices
géomorphologiques et géologiques, pour définir les structures tectoniques (Benabbas
C., 2006). Cette technique permet donc de distinguer les éléments de drain d’origine
purement gravitaire de ceux qui seraient plutôt conditionnés par des phénomènes
néotectoniques et structuraux constituant des linéaments hydrographiques (Fig
III.07et 08) Cette méthode nécessite beaucoup de manipulation de données, elle
permet de définir des drains anomaliques où le réseau est influencé par
l’environnement géologique.

36
Figure III.08 : analyse linéamentaire du réseau hydrographique

Etablie par Boulaouidat.L (2015)

III-04- 3-1 : Analyse statistique des anomalies de drainage :

Cette analyse consiste à représenter et reporter sur une rosace, les différentes
directions de drains anomaliques d’un ordre donné. Cette méthode a été réalisée à
partir du logiciel ((stereonet-windaws)) ; Puissant logiciel qui permet un énorme gain
de temps en calculant automatiquement le nombre, et la direction de plusieurs
centaines voire des milliers de linéaments que peuvent inclure les cartes, en l’espace
de quelques secondes.

37
Rosace de fracturation Sidi Driss. Rosace de fracturation Sidi Marouane

Rosace de fracturation Aine kechera rosace de fracturation El -Milia

D’après Boulaouidat. L (2015)

L’analyse statistique montre deux familles principales de directions ;

-la famille Est-Ouest.

-la famille Nord-Sud.

L’information géo cartographique reste très pauvre et lacunaire, les méthodes utilisées
(carte hypsométrique, carte linéamentaire, et les coupes morpho géologique)
permettent d’avoir de nouvelles données sur les accidents tectonique et l’allure des
différentes morphostructures.la cartographie des accidents et fractures nous incite à
dire que le cadre structural (mal connue) pourrait expliquer la répartition de certains
indices minier. Le reghmatisme joue un rôle important dans la mise en place et

38
évolution des indices minéralisés.la tectonique miocène ,elle sont responsable de la
structuration géologique actuelle du massif du petite kabylie, cette derniére s’est
manifesté par des plissement, des charriages, à une reprise des rejeux de failles qui ont
surtout rejouées sous un aspect en failles décrochantes. Ces rejeux de failles semblent
avoir joué un rôle important dans la mise en place des roches magmatique miocène (le
microgranite d’El Milia) et dans la remontée diapirique du Trias.

Les données géomorphologiques au dessus met en évidence des réjeux récent


d’accident tectonique soulignée et contrôlée par la perturbation dans le réseau de
drainage.

Cepandant La série incomplète du Lias (l’hettangien- pliensbachien) perce la


Couverture du crétacé sur une longueur de 15 km environ, probablement le long d’un
système de faille longitudinales profondes, orientées E-W (SONA.R.E.M 1974).

De la façon par laquelle le crétacé couvre le Lias, on peut dire aussi que le Lias a
élevé le Crétacé et dans cette situation la structure de horst est bien évidente.

Rosace de fracturation : Mcid Aicha et Kef Sema

D’après Boulaouidat .L

39
Des failles transversales ont été mises en évidence et ont quelques rapports avec la
minéralisation. Une importante faille transversale dans la zone des mines de zinc
supérieure et inférieure, avec la position E-W et est accompagnée par une intense
bréchification des calcaires par les nids et les filonnets de calcite, par la silice,
barytine et la minéralisation des sulfures. Des failles N140-165/55°-85°.également
minéralisées existent aussi ((SONA.R.E.M 1974).

Photo 12 : contact anormal (E-W) séparant les formations jurassiques et crétacé


(versant sud Djebel Mcid Aicha).

Photo 13 : un pli –faille au niveau du kef sema

40
Photo 14 : escarpement de ligne de faille de direction E-W

Photo 15 : contact anormal entre le Trias diapir et les séries jurassiques inférieurs

Un pli-faille affecte le M’cid Aicha au N de la cote 984, il limite le flanc Nord de


l’anticlinal de Kef Sema, il est visible au Fedj Mkamene suit approximativement vers
l’E de l’axe du pli synclinal. Ce pli-faille est le responsable de la minéralisation au
Fedj Mkamene. (figIII.09)

41
Figure. III-09: Les grands directions de failles aux alentours de massif du Moul-
ed-Demamène (d'après P .Bouillin, 1977)

Légende :

• A : Failles et flexures N-S : A1-limite orientale du bassin d'El Milia et couloir


de Bordj Ali (avec petits massifs de microgranite), A2-accident délimitant au S la
bordure occidentale du Moul-ed-Demamène et marqué au N, par de petits horsts de
socle (au N d'El Milia).

• B : Accidents NE-SW : B1-système accidents de Tamalous-Bordj Ali ; jalonné


de Trias, B2- petit accident découpant l'unité des Achaiches, B3-accident
hypothétique marquant la bordure du socle kabyle au SW du Moul-ed-Demamène,
B4-failles et flexures de la bordure NW du bassin d'El Milia.

• C : Accident NW-SE : C1-grande faille les informations telliennes (passant à


l'extrémité occidentale du chaînon de Flyschs d'El Karn), C2-limite NE du massif du
Moul-ed- Demamène (faille inverse chevauchant vers le NE), C3-faille découpant les
écailles

Inférieures du Moul-ed-Demamène et se prolongeant cartographiquement par la


bande de

Trias de Taskif-Adder (au NW), C4-limite SW du synclinal des Ouled Yaya.

• D : Grandes failles E-W passant au N et au S des Dj. Sidi Marouf, Mcid Aïcha
et Sidi Driss ; ces accidents se prolongeant sur près d'une centaine de Km à l'E.

42
III- 5- CONCLUSION :

Le Massif de M’cid Aicha el le Kef Sema sont formés par un faciès d’âge mésozoïque
sous forme d’anticlinaux, la série sensu stricto est constitué par des formations
dolomitiques du Lias et par des calcaires à silex éocène. (D’après Deleau.P).

Les deux massifs sont affectés par une tectonique importante et poly phasée, marquée
essentiellement par la direction E-W. cette tectonique est responsable de la
minéralisation de secteur.

43
IV-1 Introduction :

Une vue sur la carte géologique de l’Ouest de la chaine numidique montre que le plus grand
affleurement de Lias de la région se trouve dans la région de M’cid Aicha et Kef Sema. Le
Lias constitue l’encaissant de la minéralisation et il est représenté par des roches carbonatées
à l’instar des massifs de toute la chaine des Babors (Bouillin, 1977).

Figure. IV-1 : Coupe géologique de la région de Kef Sema.(D’après P.Deleau 1938)

Figure. IV- 2 : Coupe géologique de M’cid Aicha (d’après P. Deleau, 1938).

IV-2) Classification de roches carbonatées :

L’analyse d’une roche carbonatée révèle une grande diversité, liée à leurs compositions,
origines ou natures.

Diverses classifications (FOLK, DUNHAM, MONY, LEIGHTON et PENDEXTER…) sont


utilisées pour classer les carbonates.

43
Notre étude de l’encaissant de M’cid Aicha et Kef Sema est basée sur la classification
de DUNHAM. Cette classification est basée sur trois critères essentiels : la présence ou
l’absence de boue carbonatée, la proportion de grains présents dans la roche et la disposition
de ces grains .

La colonne stratigraphique ci-dessous (Fig. IV-3) représente les différents facies que
nous obtenons pendant l’étude. La plupart des roches sont des calcaires riches en oolithes,
foraminifères et débris de lamellibranches.

Lithologie Epaisseur Description lithologique

10-15 m Calcaires massifs gris bleuâtres,


cristallins.

15-20 m Calcaires gris à oolithes,


foraminifères et rares débris de
lamellibranches, quelques
veinules d’oxyde de fer.

30-50m Calcaires schisteux(calschiste), gris


bleuâtres.

80-100m Calcaires lités, gris

60-70m Calcaires bréchiques , gris, à


remplissage des vides et des karsts
par l’oxyde de fer.

65-80 m Dolomies grises, blanchâtres.

20 m Grés rouges, micacés à psammites.

Marnes rouges jaunâtres, parfois


verdâtres,

44
Figure. IV-3 : Colonne litostratigraphique de Kef Sema.

D’après Boulaouidat .L,Namouchi .A ,Boudabe.H (2014)

IV-3- Description des faciès :

L’étude pétrographique des facies basée sur l’observation macroscopique, et la description


d’une quinzaine de lames minces réalisée au niveau de laboratoire de lames minces de
l’université d’Annaba. L’étude microscopique a été faite au laboratoire de Géologie minière
du département des Sciences géologiques(université Constantine1) à l’aide d’un microscope
polarisant. Cette étude nous a permis d’identifier les faciès suivants :

• Calcaires compacts :

Ce sont des faciès de couleur grisâtre à grains fins. Ils se présentent en gros bancs d'épaisseur
décimétriques à métrique. Ils renferment des cavités de dissolution, des vides karstiques, des
filonnets remplis de la calcite et des surfaces de base de bancs montrant des figures de hard-
ground (surface durcie), qui traduisent des surfaces d’émersions.

Au microscope se sont des calcaires Grainstone. Ils renferment des foraminifères, des
bioclastes, des fragments de lamellibranches et des oolites qui se manifestent par des
agglomérations de micrite qui trempe dans un ciment sparitique. Ces microfaciès présentent
des micro-fracturations remplis par de la calcite et par des oxydes de fer.

• Les calcaires bréchiques :

Les calcaire béchiques de couleur marron grisâtre, la taille des éléments varie de 0,5 à 2 cm
de taille, Ils sont poreux, caverneux, fracturé et remplis de calcite. Ils présentent une incursion
partielle ou totale des vide entre les éléments de brèche par les oxydes de fer.

Au microscope ils montrent une texture Grainstone et comprennent des pellets. Des oxydes de
fer remplissent les vides entre les éléments.

• Les calcaires dolomitiques

Les calcaires dolomitiques sont abondants, ces calcaires sont compacts, de couleur grisâtre à
brunâtre avec des grains fins à moyens, souvent oxydés et fracturés.

Au microscope, ils montrent des cristaux de dolomite rhomboédrique, de couleur grise à


blanchâtre, avec une abondance des microfractures remplis par l’oxyde de fer.

• Calcaires schisteux (calshiste):

Ce sont des faciès en bancs, d’épaisseur décimétrique à métrique, de couleur gris clair,
alternant souvent avec des marnes jaunes, grisâtres.

45
Planche I

46
1- Calcaires grises compacts, à oolithes.
2- Calcaires dolomitiques, à fissures remplis par l’oxyde de
fer.
3- Calcaires bréchiques, à invasion des karsts et des vides par
une combinaison d’oxyde de fer et la calcite.
4- Calcaires gris clairs, à pellets
5- Surface de banc de calcaires montrant des cavités
karstique(phénomène de dissolution).
6- Alternance des bancs de calcaire schisteux (calschiste)
avec des marnes jaunes.

47
Planche II

48
1- pachstone à endoclaste.

2- dolomie moyennement grenue.

3- grainstone, à débris de coquilles d’organisme.

4- grainstone , à foraminifères.

5- grainstone à oolithes (Agg : Agglomération des Oolithes).

6- Dolomie moyennement grenue, à remplissage des fissures par


l’oxyde de fer.

49
Interprétation :

Les calcaires et calcaires dolomitiques du Jurassique observés dans cette partie de

Massif de Mcid Aicha et Kef Sema présentent des faciès de plate forme interne de
milieu peu profond comme l’indique de microfaciès à pellets et oolithes qui indiquent
la proximité d’une barrière.

L’ensemble de ces faciès ont été dolomitisé et bréchifié donnant naissance aux
différentes brèches observées. La subsidence déjà amorcée dès le Jurassique est
accentuée durant le Crétacé pour favoriser l’installation des schistes crétacés sur un
milieu profond ouvert surmonté par des conglomérats indiquant cette instabilité.

IV-4- CONCLUSION :

Le Jurassique essentiellement calcaro-dolomitique montre des paléoenvironnements


lagunaires restreints. Le crétacé inférieur essentiellement schisteux et
conglomératiques indique l’installation d’un régime profond interrompu par des
instabilités du fond marin.

50
V-1- INTRODUCTION :

Dans le horst de M’cid Aicha on a des accumulations de minerai de fer, mais


aussi une minéralisation de type polymétallique, et aussi au Kef Sema on y trouve
les deux types de minéralisations.

Deux types de minéralisations sont connus :

• Minéralisation de fer, qui par les anciennes recherches ont été remarquées
dans deux endroits (versant Sud de M’cid Aicha et versant Nord de Fedj el
Mkamane).

• Minéralisation de Zn, Pb, Cu, qui ont constitué l’objet d’anciennes


exploitations.

V-2- Classification des gisements de fer :

A.ZITZMANN et Ch. NEUMANN (1977) ont proposé une dizaine de types de gîtes
de fer. Permis ces types qui sont à dénomination géographique sont distingués
classiquement : le type Erzberg et le type Bilbao qui se distinguent par la nature de
l’encaissant, la composition chimique du minerai… . Ces gîtes se développent
essentiellement dans des calcaires ou des dolomies. Les corps minéralisés, le plus
souvent oxydés en hématite dans la zone d’altération supergène, présentent des
morphologies très variées : stratiforme, en amas plus ou moins lenticulaires,
discordants sur les strates, en filons ou corps bréchiques. Les problèmes posés par leur
genèse rappellent à bien des égards ceux encore imparfaitement résolus des
concentrations de Pb, Zn, Ba, Cu des couvertures sédimentaires.

En Europe : le type Erzberg est représenté par les gisements d’Erzberg et de Radmer
du district d’Eisenerz en Autriche. La minéralisation, essentiellement constituée de
sidérite et d’ankérite dans des proportions variables avec accessoirement des sulfures,
présentent une morphologie stratiforme ou en amas irréguliers. Elle est encaissée par
des calcaires du Dévonien recouvrent un porphyre de quartz kératophyre du Silurien
et sont surmontés par une série transgressive du Permo-mésozoïque (Holzer et Pirkel,
1977).

Le type Bilbao est représenté par les gîtes de la région de Bilbao en Espagne. Les
corps minéralisés sont généralement stratiformes ou sous forme de lentilles, rangés
suivant une direction NW-SE dans une série sédimentaire du Crétacé. Ils sont portés
par des calcaires à faciès urgonien d’âge Albo-aptien riches en rudistes, polypiers.
(Madre, 1969 ; Gil, 1991). Le minerai composé essentiellement de sidérite et
d’ankérite se développe surtout dans les volumes rocheux fracturés. Il contient aussi
de la calcite, du quartz et des traces de sulfures, marcacite, chalcopyrite, galène,
blende (Gil, 1991).

51
Figure. IV-1 : Distribution des gisements de fer hydrothermaux en Europe et les

régions voisines (Zitzmann, 1977).

Légende:

En Afrique du Nord et particulièrement au Nord Est algérien, on peut distinguer là


encore différents types de gisements de fer qui sont semblables à la classification de
ceux de A.Zitzmann et Ch.Neumann (1977) suivant la nature de l’encaissant, la
composition chimique du minerai… ; dans le district Ouenza-Boukhadra par exemple
c’est le type Bilbao qui prédomine (Bouzenoune, 1993).

Gross G.A. (1980) a donné une classification des gisements de fer selon les critères
suivantes : minéralogique, texture, les caractères physiques, composition chimique,
type d’association de roche, l’altération des roches en 5 groupes :

A. Lit

B. Massif

C. Résiduel

D. Par produit

E. Autre type(ou non classifié)

52
V-2-1- les gisements de fer de l’Algérie et leur répartition géographique :

Les gisements de fer de l’Algérie sont divisés en fonction d’une classification simple
et rationnelle valable pour la presque totalité des gites de fer en Algérie.

Popov (1976) a pu donner une classification aux gisements de fer de l’Algérie, en


mettant en évidence le type génétique et surtout le domaine tectonique auquel ils
appartiennent. Il distingue ainsi six (06) types de gisements :

A- Gisements de ségrégation associés aux roches volcaniques acides.

B- Gisements du type skarn à magnétite dans des terrains métamorphiques.

C- Gisements hydrothermaux filoniens (type filons à sidérite).

D- Gisements de substitution dans des roches carbonatées.

E- Gisements sédimentaires oolithiques.

F- Gisements de remaniement, résiduels, ou dus aux eaux d’infiltration non


thermales.

Les gisements sont distribués dans les principaux domaines tectoniques suivants :

1. la plateforme saharienne, définitivement consolidée à l’époque hercynienne,


composée par le bouclier anté- cambrien de Reguibat et une couverture paléozoïque
légèrement plissée dans sa partie occidental, se caractérise par des gisements
sédimentaires oolithiques.

2. La région plissée par l’orogenèse Alpine qui couvre la bordure septentrionale


de la plateforme. Elle se subdivise en trois domaines importants :

53
Figure IV 02 : Répartition des différents gites en Algérie

- Domaine présaharien : C’est la plateforme épicontinentale, tabulaire (Mole


Oranais, Mole Constantinois) ou plissée (Atlas Saharien ) lors des phases alpines (fin
crétacé- tertiaire). Une avant fosse en partie cachée par l’allochtone tellien couvre la
partie septentrionale de ce domaine. La plateforme épicontinentale renferme de
gisements stratiformes de substitution inclus dans de calcaires récifaux.

- Domaine tellien : Ce domaine couvre le sillon miogéosynclinal tellien et une


partie de la plateforme épicontinentale.il se caractérise par une tectonique complexe et
par l’importance des masses allochtones mise en place au cours du Miocène inférieur.
la zone tellienne présente une forte concentration de gisements de fer du type amas
de substitution dans de calcaires (télé thermaux) et de filons irréguliers (épithermaux).

54
Une relation spatiale existe entre ces gisements et les zones de magmatisme
tertiaire.la superposition de plusieurs phases de minéralisation est caractéristique
surtout pour les filons.

Domaine des massifs Kabylie : les massifs kabyles se caractérisent par un


métamorphisme régional d’âge anté – silurien, par l’ampleur de la tectonique alpine,
et par un magmatisme au

Miocène(en petite Kabylie).ce domaine renferme de gites de type skarn à magnétite


accompagné de silicates de Ca-Mg-Fe.

Les gisements de fer se caractérisent par l’uniformité de type morphologique et


génétique et par des paragénèses très proches, les principaux sont :

-la zone du littoral Oranais gites de substitution

- la zone du littoral algérois gites de substitution et filons

- la zone sous kabyle (Babors) gite de substitution

-la zone d’Ouenza- Boukhadra gite de substitution

- la zone d’Annaba skarn dans de calcaire métamorphique

Environ 240 gites et indice de fer sont connus actuellement en Algérie, ils sont
localisés presque entièrement en Algérie du Nord.

55
Figure. IV-1 : Place du gisement de fer de M’cid Aicha dans la
répartition spatiale des gîtes et indices ferrifères du Nord Est algérien (extrait de la
carte métallogénique de l'Algérie, J.Glaçon 1960).

Liste des gisements :

56
V-3- Localisation des structures minéralisées :

Les structures de localisation des accumulations du minerai de fer n’ont pu


être établies. Mais les plus importants affleurements indiquent que des accumulations
de fer plus profondes se trouvent vers le bord Nord de la structure.(d’après
SO.NA.R.E.M)

 L’affleurement n°1 :

57
Il est situé à l’extrémité Nord- Ouest de la structure ; il est constitué par des
calcaires limonitisés sur une longueur de 50m et une largeur de 10m, il est contrôlé
par une faille transversale de direction N230° (N45°)et un pendage de 60°. La roches
encaissante est le calcaires du lotharingien.

 L’affleurement n°2 :

Également contrôlé par une faille transversale N 280°(N90°)/70°, il est


constitué par des calcaires caverneux limonitisés sur une longueur de 10m et une
largeur de quelques mètres.

 L’affleurement n°3 :

Contrôlé par une autre faille de direction N 270°(N90°)/85°, il a une longueur


de 50m et une largeur de 3m.

Aux alentours vers l’Est, dans trois petits affleurements, des hydroxydes de
fer sont parsemés des nids et de filonnets de calcite et de barytine.

 L’affleurement n°4:

Il est représenté par une zone de calcaires limonitisés, il a une longueur de


150m et une largeur de 100m avec lune direction E-W.

Des nids d’hydroxydes de fer et de barytine sont parsemés un peu partout. La


zone est contrôlée par les systèmes de failles N270°(N90°)/85°.

 L’affleurement n°5:

Il est peut-être plus significatif pour l’accumulation de fer. Cet affleurement est
signalé dans les anciennes cartes géologiques, il s’agit d’un chapeau de fer de 50 m de
longueur environ et 10m de largeur.

Il est constitué par la limonite, la goethite, des nids de barytine et de calcite.


La direction générale semble avoir N75°.

 L’affleurement n°6 :

Situé vers la partie Est de la structure dans la zone de passage entre


l’Hettangien-Sinémurien et Lothariengien, il est formé par des calcaires caverneux
limonitisés étendus sur une longueur de 100m et une largeur de 5m.

 L’affleurement n°7 :

L’extrémité Est de la structure est constitué par des calcaires limonitisés avec
des nids de limonite sur une longueur de 50m et une largeur de 15m.

Cet affleurement est aussi mentionné sur les anciennes cartes. Il a une direction
générale N350°(N-S).

58
V-4- Etude de minerai :

Les gisements M’cid Aicha et de Kef Sema ,ils sont encaissés au roches
sédimentaires liasiques, ils renferment deux types de minéralisations, ferrifère et
polymétallique. Une étude minéralogique et pétrographique sur l’ensemble des
échantillons prélevés des galeries et de surface nous a permis de confirmer la
constitution des minéralisations :

V-4-1-Morphologie des corps minéralisée:

Les plus importants affleurements visibles en surface indiquent que les


accumulations de fer plus profondes se trouvent vers le bord Nord de la structure. La
minéralisation des gites de M’cid Aicha et Kef Sema se présente sous quatre formes
morphologiques différentes :

 Filons : d’une longueur comprise entre 75 à 100 m, et de 0,5 à 15 m de


largeur, ils sont généralement formés de goethite (photo16)

 Lentilles : constituées souvent de limonite, elles sont de divers dimensions


entre 0,5 à 1,5 m2 .On les trouve surtout dans la partie ouest et sur le flanc Sud de
M’cid Aicha

 Amas : Ce sont des corps des dimensions de 5à 15m, on les trouve près de la
mine de M’cid Aicha , ils contiennent de la goethite et de la limonite

Photo 16 : Corps de minerai de type filonien.

V-4-2) Relation minerai-encaissant :

Les différents contacts entre le corps de minerai et les calcaires encaissants dans le
secteur d'étude, ainsi que la description microscopique des échantillons prélevés laisse

59
apparaître une invasion de la roche encaissante par des carbonates de fer,
partiellement ou totalement oxydés. Nous constatons deux types de contacts :

 Un contact normal ou le passage de l'encaissant au minerai se produit


d'une façon brutale. Il s’agit de calcaires compacts, oolithiques, ou des
calcaires dolomitisés qui passent vers un minerai noirâtre à rougeâtre.(

 Un contact par remplissage des fissures. L'encaissant carbonaté est très


fissurés et

Brèchifié. Au niveau des fissures, le calcaire est envahi par la minéralisation ferrifère

A B

C D

Aet C :front irrégulier de la métasomatose du calcaire

B et D : type de contact indiquant un remplissage de cavité

V-4-3- Texture de la minéralisation ferrifére et polymétallique:

60
La minéralisation ferrifère et polymétallique de M’cid Aicha est caractérisée par
plusieurs textures. Selon la taille, la forme, et l’arrangement des éléments cristallins,
on peut classer les diverses textures suivantes :

1) Texture massif :

C’est la texture la plus abondante, elle est représentée essentiellement l’hématite

2) Texture mamelonnée :

une texture très abondante, caractérisée habituellement par de la goethite et de la


calcite :

3) Texture géodique :

Des masses creuses de quelques centimètres à parois tapissées par des cristaux de
goethite et de calcite :

61
4-Texture collomorphe :

Cette texture présente des petites couches concentriques d’épaisseur centimétrique,


ces couches sont formées par la goethite

Les textures de minéralisation polymétallique se présentent sous divers aspect : massif


remplissage karstique, rubané :

62
 Observation microscopique :
 Les oxyde et hydroxyde :
 L’hématite (Fe2O3) :

Elle a une couleur à blanc gris, un pouvoir réflecteur moyen, une anisotropie nette
dans les teintes gris verdâtre et présente des réflexion internes rouges fréquentes.
L'hématite est souvent accompagnée de goethite.

 La goethite(FeOOH) :

Elle est de couleur bleu-gris avec une anisotropie nette dans les tons bleuàtre.la
structure est collomorphe et fibreuse avec un zonage net.

63
 Les sulfures :

&-la pyrite (Fe S2) :

La pyrite est jaune très clair à blanc jaunatre, elle a un pouvoir réflecteur élevé.il
existe plusieur variétés : la pyrite cubique,disséminéé , remplissage d’une fracture,et
la pyrite collomorphe(Melnicovite) :

&-Cuivre gris :

64
Le cuivre gris est un minéral très rare et souvent altéré en malachite. Il est de couleur gris à
noir, à éclat métallique. Au microscope, le cuivre gris se présente sous forme de plages sub-
automorphes à xénomorphes de couleur blanc-grisâtre à pouvoir réflecteur moyen .

Les sulfures de Zn, Pb sont représentée par la galène et la blende.

 La Galène(PbS) :

C’est le sulfure la plus abondant au M’cid Aïcha, C’est un minéral de couleur gris, d’un
éclat métallique , à densité très élevée Au microscope il apparait blanc avec des
arrachements triangulaires, son pouvoir réflecteur élevé, elle est isotrope et présente des
clivage qui sont remplis par la cérusite il est généralement associée à la baryte et la blende

 La Blende(Zns) :

C’est le principal minerai de Zn, elle est de couleur blanc grisâtre ; elle se présente sous
forme de grandes plages xénomorphes et parfois sous forme de cristaux automorphes, elle a
une couleur grise foncé et un pouvoir réflecteur faible. Elle se trouve en association avec la
galène, la blende, et la baryte.

&-la covellite (CuS) :elle se présente sous de petite plages, d’une couleur bleu très franche
avec un pléochroisme fort ;elle est faiblement anisotrope,et présente des réflexions interne
rouges. Elle se trouve aux alentours de la galène et cuivre gris.

65
Les sulfates :

La barytine (Ba So4) :

Elle est de couleur blanc jaune, à cristaux tabulaires, en gerbe ; elle se présente
sous forme xénomorphe, elle est de couleur gris claire. Elle se trouve en association
avec la galène et la blende.

Minéraux d’altération secondaire :

 La Malachite [(Cu2(Co3) (OH)2] :

Un carbonate hydraté, en masse mamelonnée vert émeraude, à éclate soyeux,


associée à l’azurite Au microscope elle est de couleur grise son pouvoir réflecteur
faible, anisotropie fort avec des réflexions interne vertes.

 L’Azurite [(Cu3(Co3)2(OH)2 ] :

Minéral de couleur bleu foncé, habituellement associée à la malachite ; Elle se


caractérise par une couleur grise avec un pouvoir réflecteur faible et anisotropie fort
avec des reflexions interne bleu.

Minéraux de gangue :

 calcite de recristallisation (CaCO3):

Elle représente le minéral de gangue le plus abondant. Elle montre une forme
rubané

66
 Observation macroscopique de la minéralisation de Kef Sema :

Le minerai se présente en petit amas d’aspect très irrégulier avec des renflements et
des étranglements décimétriques à métriques, l’étendue des corps est faible quelques
dizaines de mètres. Se sont des remplissages de fractures de directions sensiblement
Est-Ouest. L’amas est caractérisé par une minéralisation contenue dans une brèche. La
brèche se serait formée dans une faille.

Les brèches minéralisées contiennent des fragments subanguleux à


subarrondis. Les fragments subarrondis montrent des bordures qui semblent avoir été
dissoutes par le passage de fluides. Les fragments sont cimentées par de l'hématite, du
quartz souvent drusique.

Photo 17 :amas irrégulier photo18 :brèche mécanique minéralisé

67
Photo19 : front irrégulier de la métasomatose du calcaire bréchique (galerie Kef
Sema)

Au kef sema la vue microscopique montre l’existance des encolithes ferruginisées


de taille millémitriques et forme ovoïde qui conservent leur structure interne
partiellement ou totalement.

D’après Boulaouidat.l (2015)

V-5-Paragenèse sommaire :

L’étude microscopique et macroscopique ont permis de déterminer deux phases de


mise en place de la minéralisation de M’cid Aicha

 La première phase est caractérisée par le dépôt de Galène, la Blende, la pyrite,


la Baryte, le Cuivre gris, et le Quartz ,la calcite ,la dolomite.

 La deuxième phase est caractérisée par le dépôt de Quartz secondaire, Calcite,


Hématite, Goethite, Limonite, Azurite et Malachite.la covellite la cérusite.

68
Minéraux
Phase I :phase Phase Phase de Phase
de d’altération et dépots tardif sulfurée
minéralisation d’oxydation tardive
primaire
Azurite
Barytine I
Blende
CalciteI
Dolomite I
pyriteI
Cuivre gris
Galène
Goethite
Hématite
Quartz
Limonite
Malachite
Covellite
Cérusite
Calcite II
QuartzII
BarytineII
Pyrite II
Tableau 01 Succession para génétique sommaire de la minéralisation de Mcid
Aicha de la région.

V-6- Comparaison entre le gisement de Sidi Marouf et M’cid Aicha :

Le gisement de Sidi Marouf est situé dans la Wilaya de Jijel sur la route nationale №
27, 45 Km au Sud du gisement de M’cid Aicha. Il est constitué des formations
appartenant aux séries telliennes.

La minéralisation de ces gisements de fer est représentée essentiellement par le


cuivre gris, l’hématite, la goethite, et la limonite.

69
Gisement Sidi Marouf M’cid Aicha
caractéristiques

Situation géographique 75Km au E de wilaya de jijel 120Km au E de jijel

Contexte géologique Des formations géologiques Dépendant au domaine de


appartenant aux « séries
telliennes ». «Séries telliennes»

Type de gisement Gisement métasomatique et Gisement métasomatique et


hydrothermal. hydrothermal

encaissant calcaires et calcaires Calcaires et calcaires dolomitiques


dolomitiques de Lias de Lias lotharingien
lotharingien

minéralisation l’hématite, la goethite et la Les minéraux de fer les plus


limonite constituent les abondants c’est l’Hématite, la
principaux minéraux du goethite, et la limonite
minerai.

Morphologie des corps La plupart des corps Des filons, des amas, et des
minéralogique minéralisés sont des filons, lentilles.
amas ou poches

70
V-1 Introduction :

En Afrique du nord, la présence des concentrations à Zn-Pb-F-Sr-Fe est étroitement


liée aux formations évaporitiques triasiques. Plusieurs gîtes de type plombo-
zincifères, barytiques, fluorés et ferrifères, abrités par des roches carbonatées d’âge
crétacé, à l’aplomb des masses triasiques sont considérés comme l’une des plus
importantes sources en métaux (Rouvier et al. 1985. In Zedam.R., 2012).

Ces gisements ont montré une grande similitude tant par leurs structures et la nature
des roches encaissantes que par leurs paragenèses et le type morphologique des
minéralisations. Néanmoins, il existe beaucoup d’autres concentrations similaires qui
se manifestent tout le long de l’atlas saharien depuis la Tunisie (Charef,1986 ; Charef
et al.,1986 ; Smati,1986 ; Charef et sheppard,1987 ; Perthuisot et al.,1987 ;
Amouri,1989,Sheppard et al.,1996. In Zedam.R., 2012) jusqu’au Maroc (Dupuy et
Touray,1986 ; Bouabdellah,1993 ; Bouabdellah et al.,1999 ; Makhoukhi et al., 2000.
In Zedam.R., 2012) en passant par la « zone des diapirs » des monts de
Mellègue(Thibiéroz et Madre 1976 ; Othmanine,1987 ; Bouzenoune,1993 ; Salmi-
Laouar, 1998 ; Salmi-Laouar et al.,2004, Sami,2004.In Zedam.R.,2012), les Aurès
(Jarikov et Chadrin,1968 ;Zedam,1998 ; Zedam et al., 2007 ; Haddouche et
al.,2010.In Zedam.R., 2012) et les monts du Hodna et le district d’El –Abed
(Glaçon,1967 ; Popov, 1968 ; Vidryne,1972 ; Touahri,1987 ;1991 ; Boutaleb,2001.In
Zedam.R., 2012). Cette province se poursuit sur l’autre rive de la Méditerranée
occidentale en Espagne (Bustillo et al. 1992 ; Velasco et al., 1994.In Zedam.R., 2012)
et au Sud de la France (Rouvier et al., 1985.(In Zedam.R., 2012).

En Afrique du Nord, plusieurs auteurs admettent d’une part, l’appartenance des


concentrations situées au voisinage des masses diapiriques au type « péridiapirique »,
variante du « type Mississipi vallée » (Rouvier et al., 1985 ; Charef,1986, Hatira,1988
; Aoudjehane et al.1992 ; Sheppard et al.,1996. In Zedam.R., 2012) et d’autre part
l’origine hydrothermale des minéralisations polymétalliques et ferrifères (Charef et
al.,1986 ;Smati,1986 ; Touahri,1987 ; Paraire-Akrour,1991 ; Orgeval,1995 ; Salmi-
Laouar et al.,2004 ;Salmi-Laouar et al.,2007. In Zedam.R., 2012).

En Algérie, les roches carbonatées restent l’encaissant principal des minéralisations à


Pb-Zn-F-Ba-Sr-(Fe). Ces gîtes liés aux masses triasiques ont fait l’objet de plusieurs
études (Dubourdieu,1956 ;Glaçon,1967 ; Popov,1968 ; Vidryne,1972 ; Touahri,1987
;1991. In Zedam.R., 2012).

V-2-Minéralisations péridiapiriques :

V 2.1 Caractéristiques descriptives :

D’après les études faites sur les minéralisations liées aux formations diapiriques en
Afrique du Nord, au Nord de l’Espagne et au sud de France (Rouvier et al, 1985,
Smati, 1986. Charef et al. 1986 ; Charef et sheppard, 1991, sheppard et al, 1996,

71
Salmi-Laouar et al, 2007.In Zedam.R., 2012), nous pouvons tirer les principales
caractéristiques définissant globalement les gisements péridiapiriques :

-les minéralisations n’ont aucun rapport avec l’activité magmatique.

-les minéralisations se situent au voisinage immédiat des masses évaporitiques

-les concentrations minérales sont réduites en volume, mais à des teneurs assez
élevées en Pb-Zn

-les minéralisations sont encaissées généralement dans des roches carbonatées


souvent d’âge Crétacé

-Les minéralisations se trouvent à des profondeurs faibles à moyennes, dans


des formations portant des critères de tendance à l’émersion

-Les minéralisations sont de type épigénétique et synsédimentaire.

-l’association minérale de ces gisements est généralement simple. Elle contient


: sphalérite, galène, pyrite, barytine, marcassite, dolomite, calcite et quartz.

-le modèle classique admis pour ces gisements peut être résumé comme suit :

Pendant l’activité halocinétique, les fluides minéralisateurs peuvent provenir soit de la


couverture post-triasique, soit de la masse triasique elle-même. Cependant, la
mobilisation des métaux est un processus instigué par les eaux de formations (eaux
connées) et/ou météoriques (Rouvier et al, 1985, Charef et al.,1986 ; Smati,1986 ;
Charef et sheppard,1991, Touahri, 1987 ,Paraire-Akrour,1991 ;Aoudjehane et al.,1992
; Orgeval,1995 ; sheppard et al,1996.In Zedam.R., 2012).

Cette mobilisation nécessite des conditions de température et de pression assez


élevée. Ces conditions ne peuvent être atteintes qu’à la base des séries sédimentaires
post triasiques, très épaisses (plus de 5000m). Au contact des zones relativement
froides, les fluides assez chauds déposent leur contenu sous forme de sulfures et de
sulfates.

Pae ailleurs, en raison de la grande similitude existante entre caractères descriptifs des
gisements péridiapiriques et ceux des gisements de type MVT, il serait alors logique
d’admettre le modèle génétique péridiapirique comme étant une variante du type
Mississipi vallée (Rouvier et al, 1985. (In Zedam.R., 2012).

V .2.2 Morphologie des corps minéralisés

Les minéralisations péridiapiriques de l’Afrique du Nord peuvent exister sous


plusieurs formes et aspects. En effet, les types morphologiques de ces minéralisations
sont multiples et divers. Nous jugeons qu’il est important d’exposer quelques cas de
ces types liés aux formations triasiques diapiriques. Si nous nous limitons, à titre
d’exemple, sur les monts de Mellegue et les Aurès, nous constatons qu’il existe au

72
moins trois types morphologiques de minéralisations bien distincts (Jarikov et
Chadrin, 1968 ; Othmanine, 1987 ; Bouzenoune, 1993 ; Zedam,1998 ; Salmi-
Laouar,2004 ; Zedam et al.,2007 ;Haddouche et al., 2010.In Zedam.R., 2012) :

a) Une minéralisation au contact des masses diapiriques :

Ce type morphologique n’est repérable qu’au massif de Hameimat Nord. Il s’agit


d’une minéralisation astreinte au contact direct des formations triasiques avec les grés
silicifiés et bréchifiés Apto-albien. La minéralisation se présente en lentilles ou en
filons de célestine nettement antérieurs aux veinules de barytine et de fluorine (Salmi-
Laouar,2004 . In Zedam.R., 2012).

b) Une minéralisation veinulée et filonienne :

Dans le quartier « Douamis » du gisement d’El Ouenza, la minéralisation


essentiellement à « cuivre gris », fluorine et carbonates de fer, suit un système de
fractures orientées NE-SW, dans les calcaires Aptiens. Au quartier Hallatif, la fluorine
devient associée à la barytine et la quantité de cuivre gris diminue. Cette
minéralisation est liée à la faille N50-55°E affectant les calcaires à polypiers de
l’Aptien basal (In Zedam.R., 2012).

Dans l’anticlinal d’Essouabaa, la minéralisation à galène, sphalérite, pyrite,marcassite


et célestine, est liée uniquement aux failles de direction NW-SE qui affectent les
calcaires et les calcaires marneux de la partie sommitale du Turonien inférieur. A
Mesloula, la minéralisation est variable. Elle est de type cuprifère au Sud du massif,
arséno-antimonifère à son centre et zincifère plus au Nord, dans le Boujaber,
l’association barytine, fluorine et sulfures de Pb-Cu-Sb-Fe ; prédomine la
minéralisation liée aux calcaires récifaux albiens souvent silicifiès et parfois
dolomitisés. A Hameimat Nord, la galène, la barytine la fluorine et les oxydes de fer
sont les phases minérales les plus reconnues. Par contre à Hameimat Sud, la
minéralisation à remplissage calcitique et barytique associée à de faibles quantités de
galène, suit un accident de direction NNW-SSW affectant les formations gréseuses(In
Zedam.R., 2012).

A Ain Mimoun (Anticlinal de Khenchela), la minéralisation est filonienne, cantonnée


dans les formations carbonatées d’age Apto-albien. Elle est principalement Barytique,
associée aux sulfures, aux sulfo-sels et à autres produits d’oxydation (In Zedam.R.,
2012).

c) Une minéralisation massive :

Au gisement d’El Ouenza, ce type de minéralisation est moins abondant, il est lié aux
cavités de dissolution des calcaires récifaux aptiens. Au Boujaber, la minéralisation de
dissolution s’installe après le remplissage des abondants vides karstiques et des
colonnes dans les calcaires récifaux. A Hameimat Nord, cette minéralisation peut être
décelée au niveau du contact Albien-Aptien et aussi à la discordance vraconienne
dans un corps stratoîde de direction NW-SE. A Hameimat Sud, la minéralisation
73
interstratifiée est repérable dans les calcaires bréchique Albo-Aptiens et aussi près du
contacte Trias- couverture sous forme de petits filets de galène dans les dolomies et en
fines mouches dans les diaclases des calcaires (Othmanine, 1987 ;In Zedam.R., 2012).

A l’Chmoul (Djebel Lazreg, Aurès), la minéralisation est à Ba-Pb-Cu-Zn de forme


massive lenticulaire, encaissées dans les formations carbonatées d’âge crétacé
inferieur (In Zedam.R., 2012).

V.3.2 Mécanismes de précipitation :

Selon les études faites par plusieurs auteurs, certaines hypothèses ont été avancées
pour la justification et la mise en évidence des mécanismes de mise en place des
minéralisations liées aux formations triasiques diapiriques (Julien,1974 ;Murowchick
et Barnes,1986 ;Sverjenski,1989 ; light et al.,1987 ; Leach et Sangster,1993 ;Kyle et
Sanders,1996 ; Marcoux et Barthélemy, 2004 ; Leach et al.,2005 ;Perez Nino,2009. In
Zedam.R., 2012). Ces mécanismes restent comparables a ceux des gisements de type
MVT, A cet effet, plusieurs modèles de précipitation peuvent être proposés pour
expliquer l’origine chimique, le transport et le dépôt des minéralisations :

Le modèle de mélange propose le transport des métaux dans des fluides de faible
teneur en soufre. Le mélange des saumures riches en métaux et les liquides contenant
les sulfures d’hydrogène provoque la précipitation des sulfures dans l’endroit où les
deux fluides se mélangent. (In Zedam.R., 2012).

a) Le modèle de réduction des sulfates implique le transport des métaux de base


et les sulfates dans la même solution. La précipitation dans les sites de dépôt se
produit par la réduction du sulfate lorsque la solution minéralisante réagit avec une
matière organique quelconque, du méthane ou tout autre agent réducteur.

b) Le modèle de réduction du soufre stipule que dans un état réduit, les métaux et
le soufre sont transportés dans la même solution. Les précipitations se produisent soit
par refroidissement de la solution minéralisante, soit par le mélange des fluides dilués
ou encore par des changements de pH et des pertes de matières volatiles.

c) Un autre modèle consiste à ce que les métaux soient transportés par des
complexes organiques dans des solutions neutres ou alcalines dont la précipitation
serait une conséquence directe de la baisse du pH ou d’une oxydation de la solution.

Enfin, l’un des modèles les plus conceptuels adopté également pour expliquer
l’origine des solutions minéralisantes est celui basé sur l’insertion des eaux
météoritiques qui en s’infiltrant en profondeur évoluent au fur et à mesure tout en
interagissant avec les matériaux de différentes compositions, pour se convertir peu à
peu en solutions minéralisantes. Le mouvement de ces eaux météoritique serait
essentiellement provoqué par les variations dans les niveaux piézométriques du
bassin. Le même mouvement pourrait être dû aussi aux changements de densité du

74
fluide minéralisateur provoqué par le chauffage des eaux considéré comme
conséquence d’une pente géothermique anomale. (In Zedam.R., 2012).

Le gite de Djebel Mcid –Aicha appartient de cette catégorie, la minéralisation est de


types filonienne et remplissage karstique, le réserve possibles pour les fluides
minéralisateurs est les évaporite du Trias, l’existence des brèches hydrothermales .

Pour Kef sema, dépôt des oolithes ferrugineuses se produit au sommet de séquence de
plus en plus grossière et de moins en moins profonde qui reflète une régression
(Teyssen, 1989). Les oxydes de fer sont transformés en sidérite, berthiérine et un peu
de pyrite au cours de la diagenèse (Siehl et Thein, 1989). Deux modèles de genèse ont
été proposés: (1) la reprise sédimentaire en milieu marin d'altération ferrugineuse
pédologique telle des latérites au Jurassique, avec des colloïdes de matière organique
(2) la formation des ooïdes dans un milieu marin, soit dans des lagons ou sur le littoral
(Young, 1989), avec un apport de fer remonté d’un milieu euxinique profondLa
fixation du fer sous forme de limonite a lieu dans les oolithes: la teneur en fer dépend
de la teneur en oolithes, puis d'effets diagénétiques et organiques (Duhig et al., 1992).

75
La formation de ces gisements serait associée par une rupture dans l'apport détritique, un
apport continu de fer et une remobilisation. Les oxydes, hydroxydes et silicates de fer sont à
grain fin. (In jébrak.M)

76
Conclusion générale
Le massif Mcid Aicha et kef Sema appartient à la chaine numidique, qui font partie de
l’Algérie du nord orientale.il est constitué par des formations liasique qui recèlent des
minéralisations poly métallique et férrifére. Sur le plan tectonique, cette série est
plisséé selon une direction E-W.l’étude gitologique, nous a permis de mettre en
évidence une minéralisation primaire et une minéralisation secondaire.l’hypothése
hydrothermale est la mieux appropriée pour expliquer la mise en place.

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