Géologie et Métallogénie des Massifs Mcid
Géologie et Métallogénie des Massifs Mcid
N° d’ordre :
Série :
Thème de recherche
Soutenu le 31 / 12 /2015
Djebel Mcid aicha et kef sema sont des plis orientés sensiblement E-W.
the massif Mcid Aicha and belong kef Sema last numidique,cette chain
between two field paléogéographique area.they are made of limestone
liassic age.the last age is the main carrier of minéralization. the Mcid
Aicha and kef sema massif are oriented substantially E-W folds.the lead-
zinc minéralization and ferrifere charactérizes chanion Mcid Aicha and
ferruginous oolites kef sema.
ﺗﺘﻜﻮن ھﺬه اﻟﺠﺒﺎل ﻣﻦ اﻟﺤﺠﺮ اﻟﻜﻠﺴﻲ اﻟﺬي ﯾﻌﻮد ﺗﺎرﯾﺨﮫ اﻟﻰ اﻟﻌﺼﺮ اﻟﯿﯿﺎﺳﻲ.
ﺟﺒﻞ ﻣﺴﯿﺪ ﻋﯿﺸﺔ وﻛﺎف ﺳﻤﺎ ﯾﻌﺘﺒﺮان ﻣﺜﻞ طﯿﺎت اﺗﺠﺎھﮭﺎ )ﺷﺮق –ﻏﺮب(.
اﻟﺨﺎم اﻟﺮﺻﺎﺻﻲ وﻣﻌﺪن اﻟﺰﻧﻚ واﻟﺤﺪﯾﺪ ﯾﺨﺼﻮن ﺟﺒﻞ ﻣﺴﯿﺪ ﻋﯿﺸﺔ واﻟﺤﺪﯾﺪ اﻻاوﻟﯿﺘﻲ ﯾﺨﺺ ﺟﺒﻞ
ﻛﺎف ﺳﻤﺎ.
اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﺪاﻟﺔ
ﻣﺴﯿﺪ ﻋﯿﺸﺔ – ﻛﺎف ﺳﻤﺎ -اﻟﺴﻠﺴﻠﺔ اﻟﻨﻮﻣﯿﺪﯾﺔ – اﻻاوﻟﯿﺘﻲ اﻟﺤﺪﯾﺪي -.
Remerciements
Louange à ALLAH qui nous a guidé à ceci, nous n'aurions pas été guidés, si ALLAH
ne nous avait pas guidé.
Tous mes remerciements s’adressent tous d’abord à tout puissant ALLAH, d’avoir
guidé mes pas vers le chemin de savoir.
Ce travail est le fruit de deux années de recherche et n’aurait pu voir le jour sans
l’intervention de nombreuses personnes à qui je tiens à exprimer toute ma
reconnaissance.
Un grand merci spécial à Monsieur Benzid.Y pour son aide et sa patience avec moi,
pour tout le temps qu’il m’a consacré ainsi que ses encouragements, ses conseils, ses
corrections et ses propositions pour avoir des résultats fiables.
Je n’oublie pas de remercier toutes les personnes avec lesquelles j’ai eu des
discussions scientifiques fructueuses ;
En fin je remercie ceux qui m’ont toujours soutenu et qui m’ont supporté dans les
moments difficiles, ceux à qui je dédie ce mémoire, mes chers parents, mes sœurs,
mes deux frères.
SOMMAIRE
INTRODUCTION…………………………………………………………………………………………………01
CHAPITRE I : généralité
INTRODUCTION.................................................................................................03
I-4-2 orographie…………………………………………………………………………………………………05
I-4-3 hydrographie……………………………………………………………………………………………..05
III-2- lithostratigraphie………………………………………………………………………………………..20
III-2-1 le permien………………………………………………………………………………………………..20
III-2-2 le trias………………………………………………………………………………………………………22
III-2-3 le lias………………………………………………………………………………………………………..24
III-2-4 le crétacé………………………………………………………………………………………………….26
III-2-5 éocène……………………………………………………………………………………………………..28
III-2-6 quaternaire………………………………………………………………………………………………28
III-3 tectonique……………………………………………………………………………………………………29
III-5 conclusion…………………………………………………………………………………………………….42
IV-4 conclusion……………………………………………………………………………………………………50
Chapitre V : gitologie
V-INTRODUCTION……………………………………………………………………………………………….51
Conclusion générale…………………………………………………………………………………………….77
Références bibliographique…………………………………………………………………………………78
ANNEXE
Généralité
I-1 : Introduction :
Le contexte géologique de l’Algérie est favorable à une activité minière très variée,
particulièrement, le Nord qu’est caractérisé par une richesse des gisements et indices
métallifères, les minéralisations de zinc, cuivre, plomb, et fer sont les plus abondants.
Les deux gisements de M’cid Aicha et Kef Sema contiennent des minéralisations
ferrifère et polymétallique (plomb, zinc, et cuivre).
On a déterminé les principaux critères de sélection des zones favorables pour les
recherches du minerai et les indices de leur mise en évidence.
Structural :
Position des gisements à proximité des structures diapiriques, ainsi que l’ampleur et
l’intensité du diapirisme triasique plus répandu à proximité du bord sud du massif
cristallin.
Stratigraphique :
Formation des minerais au sein des dépôts Liasiques et l’extension de ces dépôts.
Lithologique :
Localisation des minerais au sein des calcaires oolitiques, des dolomies, des calcaires
dolomitiques et les brèches calcaires du Lias.
Géochimique :
Géomorphologique :
Association aux massif montagneux où leurs versants, assez élevés par rapport au
niveau d’eaux souterraines permettre la remontée des fluides minéralisatrices.
3
Généralité
- L’examen des lames minces au microscope polarisant pour déterminer les différents
faciès pétrographiques existant dans la région de M’cid Aicha et de Kef Sema.
- l’examen des sections polis par un microscope à lumière réfléchie pour déterminer
la minéralisation ( les minéraux opaques).
Les massifs de M’cid Aicha et de Kef Sema sont situés dans le Nord-Est de
l’Algérie, sur le territoire du village Hamala à 15 km au Nord de Grarem Gouga, et
à45 km vers le Sud- Est de Sidi Maarouf par la Route Nationale .Forment une
véritable muraille d’une longueur de 15 km, sur 2 Km .de largeur à peine, aux
altitudes respectives de 1462m, et 1345m. (fig II-1-01)
4
Généralité
I.4.2. Orographie :
Sur le plan orographique, on distingue les reliefs rocheux qui sont caractérisés par des
pentes abruptes parfois inaccessibles et des altitudes relativement élevées tel que :
- Djebel Mcid Aicha dont les altitudes varient de 800 à 1462 m, et kef sema
dont l’altitude 1345m. (figI.2).
I.4.3. Hydrographie :
La région d’étude est drainée par un réseau hydrographique très développé dans
lequel s’écoulent d’importants cours d’eau (Fig.I.03). L’oued El Kébir d’El Milia de
direction N-S est le drain principal de la région. Les plus importants Oueds connus au
voisinage du gisement sont Oued Daouri, Oued Dib, Oued El Hdjer, Oued Akhal.
5
Généralité
La région étudiée est caractérisée par un climat semi-aride, avec deux saisons bien
définies. La première froide et humide débutant au de mois Décembre et allant
jusqu’au mois de Mai. La deuxième saison chaude et sèche, commence dès la fin du
mois de Mai jusqu’à la fin de Novembre, La pluviométrie moyenne annuelle est de
500 mm
La couverture végétale est pauvre et dépend de nature du sol, elle consiste des oliviers
et arbustes spirales.
6
Généralité
Ficheur l’avait fait, considère d’abord comme néocomiens les schistes et les
grès rouges du Kef Sema ; puis il les range dans Lias inferieur, par
comparaison à des formations analogues mais fossilifère de l’oued el Kébir
(région du moul ed Demaméne).
En1920, M. M. Dalloni constate que les grès et les schistes rouges du Kef
Sema, et du M’cid Aicha forment le substratum général de la calcaire liasique
et en déduit que ces dépôts clastiques, rouges, de faciès identique aux couches
rouges permiennes du Djurdjura, relèvent du Permien et que le Lias du M’cid
Aicha et de Kef Sema est plissé en un « synclinal typique ».
Deleau. P (1938) : traite surtout l’analyse faciale et paléogéographique de la
chaine Numidique.
Durand Delga.M. (1955) : a établi une analyse faciostructurale de la partie
occidental de la chaine numidique.
En 1973-1974, C. Popescu (SO.NA.R.E.M) dans son rapport sur l’activité de
prospection pour le minerai de fer dans le secteur Sidi Marouf et extensions a
donné une image de la minéralisation (Mcid Aicha).
Benabbas .C(2006) : dans son étude de l’évolution plio-quaternaire des bassins
continentaux de l’Algérie Nord orientale a réalisé une analyse
morphostructurale de la région de constantine,il est arrivé à ressortir quelque
particularité de la structuration du Massif Mcid Aicha et Kef Sema.
Bouedja.F (2010) :met en relief l’aspect géomorphologique du Mcid Aicha et
Kef Sema.
7
Pour mieux comprendre le contexte géologique de la région, il est indispensable de la
situer dans le cadre de l’Atlas Tellien qui fait partie du domaine externe de la chaine
Alpine d’Afrique du Nord.
8
FigureII.02: L’orogène alpin péri méditerranéen (d’après Durand Delga,
1969) ,(rapport inédit SONATRACH ;1993) .
En Algérie, la chaîne Atlasique comporte trois domaines structuraux qui sont du nord
au sud:
Le socle Kabyle
9
La dorsale Kabyle ou chaine calcaire
C’est une zone étroite et discontinue. Elle est caractérisée par des faciès carbonatés et
par un style tectonique en écailles qui sont chevauchées par le socle Kabyle (Durand
Delga M ; 1969, Raoult J F ; 1974 et Vila J M ; 1980).
Figure.II.03: Position des nappes de flyschs par rapport aux unités de la chaîne
des Maghrébides (d’après Durand-Delga, 1969).
flyschs maurétaniens
Sont relativement épais et occupent une position proximale dans le domaine des
flyschs. Ils sont composés d’alternances de bancs argileux, calcaires et gréseux. La
série débute pas des radiolarites rouges du Dogger-Malm et se termine par des
niveaux conglomératiques du Paléocène (Gélard J P ; 1969).
flyschs massyliens
10
Occupent une position distale ,dans le domaine des flyschs, et comportent une série
pélitoquartzitique, d’âge Crétacé inférieur surmontée par une série pélito-micro-
bréchique d’âge Crétacé supérieur (J F Raoult ; 1969).
flyschs numidiens
Le domaine externe représenté dans le Nord Est de l’Algérie par les séries telliennes,
les séries de l’avant pays allochtone et séries de l’avant pays atlasique autochtone
(Chadi M .2004).
En Algérie orientale et aux confins algéro-tunisiens, les séries telliennes ont été
découpées par les phases tectoniques tertiaires en trois grandes entités, dont les limites
suivent à peu prés les lignes paléogéographiques, du Crétacé, du Paléocène et, de
l’Eocène. Ce sont du Nord vers le Sud (Wildi W., 1983 ; Vila J.M., 1980) :
Les séries néritiques Constantinoises forment des massifs isolés, de tailles variables ;
elles sont caractérisées principalement par des formations carbonatées, du
Mésozoïque. cette unité fut considérée pendant longtemps comme autochtone
(Durand Delga M., 1969) ; elle est allochtone et chevauche pour Vila J.M., (1980), les
écailles de Sellaoua et les unités Sud Sétifiennes. L’autochtone de cette unité est
reprise par (Chadi M., 1991) et (Coiffait P.E., 1992). Une certitude cependant, durant
les phases tectoniques alpines, cette unité s’est comportée de façon rigide.
11
Ces unités considérées par Savornin J., (1920) comme « bâti pré saharien », ont été
décrites par Vila J.M., (1980) sous l’appellation «ensemble allochtone sud-sétifien ».
Elles sont caractérisées par des séries mésozoïques de plates formes admettent les
intercalations pélagiques.
Elles sont caractérisées par les séries sédimentaires mésozoïques épaisses, très
plissées, localisées au niveau de l’Atlas tunisien, l’Atlas saharien, les monts du
Hodna, les monts de Batna et les monts des Aurès (R Guiraud ; 1973).
12
II-1-4-les roches magmatiques :
Le littoral Nord- Algérien a été le siège d’une intense activité magmatique depuis
l’oligocène jusqu’au quaternaire ou durant le miocène la conséquence d’une
surrection de la chaine alpine en Algérie du Nord. Cette activité s’est traduite par la
mise en place de granitoïde intimement liée à un volcanisme essentiellement
andésitique.
La nature du granitoïde miocène est variée et représenté par une série de roches allant
de diorites aux granites en passant par les quartz-monzonites, diorites quartziques,
granodiorites, microgranites (Semroud, et al 1992) :
- À l’Est
-Au Cap Djinet à l’Est d’Alger (D.Raymond, 1976 in. Ouabadi1994), se mettent en
place des basaltes tholeϊ tiques, des andésites, et des dacitoϊdes, ainsi que des
intrusions plutoniques représentées par des microgranites et granodiorites à biotite
±amphibole (O. Belanteur, 1989 in A.Ouabadi, 1994).
-les roches effusives calco-alcalines et alcalines sont très développées dans l’Ouest
Algérien, tandisque dans la partie orientale et plus particulièrement dans le Nord- Est
Constantinois (petite Kabylie et Filfila), Les granitoïdes (granites et micro granites)
dominent largement.
Le magmatisme acide est par endroits (Thénia, Amizour, Cap Bougaroun et Cap de
fer) accompagné par un plutonisme intermédiaire ou basique (diorites et gabbros).
13
Si la période pré tectogénique à commencer dès le Trias, la chaine alpine d’Algérie
s’est surtout structurée au cours des phases tectoniques Tertiaires. Cette structuration
est rattachée à la fermeture du sillon des flyschs dont le contenu a été expulsé et
largement charrié au dessus des zones externes (Fig.08et 09) ; Ceux ci, enregistrent
des déformations influencées par l’héritage structural anté Tertiaire (N. Kazi-Tani,
1986).
Durant le Crétacé supérieur la phase a été compressive (elle est aussi appelée la phase
anté sénonienne), Cette phase correspond à une phase de compression associée à des
plis E-O (M.Durand-Dalga, 1955 ; P.Deleau, 1938). Les structures issues de cette
phase, sont souvent déversées vers le Sud et sont liées à des discordances, à des
lacunes et à des intercalations détritiques.
14
Figure.06: Scénario d'évolution de la Méditerranée Occidentale sur un transect
NNO/SSE allant des Baléares à la plate-forme saharienne (Frizon de Lamotte et
al, 2000).
15
II.2.2. Tectonique Paléogène :
Une phase assez générale se place vers la fin du Lutétien, c’est la phase atlasique
(R.Guiraud.1973) Fini-lutetienne (M.Durand-Delga ,1969 ; J.F.Raoult, 1974)
Priabonienne (J.M.Vila ,1980). Cette phase a donné naissance à des structures
particulièrement plissées, bien développées dans l’avant pays atlasique avec une
direction NE-SO dominante.
Caractérisée par une direction de raccourcissement Nord-Sud, elle aurait débute plus
tôt dans les zones septentrionales (Burdigalien moyen) que dans les contrées
méridionales (Langhien inferieur) (J.M.Vila, 1977 ; M.D.Courme-Raoult, 1985). Pour
J.M.Vila (1980), c’est la phase Tortonienne à vergence Sud qui est responsable de la
genèse de la « Nappe néritique Constantinoise », des «unités allochtones des Sallaoua
», de « l’ensemble Sud-Sétifien », et des « unités méridionales à Nummulites ».
Dans les zones externes de la chaine Alpine d’Algérie orientale, la tectonique post
nappe (Fig.10) n’a pas fais l’objet d’études détaillées.
16
Figure.07 : Représentation schématique des principaux effets de la néotectonique
(Daprés J.M.Vila ; 1980).
17
III-1- INTRODUCTION :
Le chainon M’cid Aicha et le Kef Sema sont des montagnes formées de calcaires
liasique, entre elle apparait leur substratum du Permien (P.Deleau, 1938), ils font
partie du domaine péni tellien. Consiste en l’interprétation comme une vaste klippe
sédimentaire de la banche de Lias inferieur dolomitique du bas Oued Guitoun au N du
village de Sidi Marouf (Bouillin, 1977). Les niveaux les plus récents, du Sénonien
supérieur et de l’Eocène inferieur à dominante marneuse déterminent des reliefs plus
mous armés par la barre de calcaire du Suessonien (Bouillin, 1977). (figIII.01et02)
18
Figure. III-01: Carte géologiques des alentours de M’cid Aicha et Kef Sema
(extrait de la carte géologique de l'Ouest de la chaîne Numidique et des régions
voisines (Durand. Delga, 1954).
19
Fig. III-02 : carte géologique de secteur d’étude d’après P. Deleau, 1938.échelle
1/25000
III-2- LITHOSTRATIGRAPHIE :
Les formations géologiques qui affleurent dans la région de M’cid Aicha et le Kef
Sema sont principalement représentées par :
III-2-1-le Permien :
Le principal affleurement de permien est comprise entre M’cid Aicha et Kef Sema,
d’une part et les Mtat de Ain Beida et Zerarga, d’autre part,(photo01)
20
Photo 01 : facies de grés permien
Des grés micacés, psammitiques généralement rouges, alternant avec des schistes
rouges et verts. Les grés sont essentiellement quartzeux, le diamètre des grains de
quartez varie entre 0,25 mm et 2 mm. La forme des grains de quartz et leur calibrage
montrent que ce sont des dépôts marins essentiellement néritiques. Les schistes de
teinte rouge ou verte sont très riches en mica détritique.(in Deleau.P,1938). Ce grés
micacés se caractérise par des fissures remplies d’oxydes et calcite et des structures
zonées.(photo02et 03et 04)
21
Photo 04 : fissure remplie par la calcite
III-2-2 Le Trias :
D’après Durand.Delga (1955), le Trias repose sur le permien et supporte les dolomies
du Lias inferieur, il est caractérise par un gros amas de gypse(figIII.03). Il est
constitué de bas en haut:
- Grés grisâtres en bancs séparé par des lits d’argilites schisteuses noires
(imprégnation de barytine).
22
Fig. II-3 : Répartition géographique des affleurements de Trias (d’après
Durand.Delga, 1955).
23
III-2-3 Le Lias :
La série liasique de cette montagne débute par des calcaires dolomitiques (épaisseur
variable), Elle est constituée par :(d’après Durand.Delga, 1955 et P.Deleau,1938)
:(figIII.04 et 05)
Il est représenté par des calcaires à patine blanche et compacts bien lités rarement
oolitique, au-dessus des formations dolomitiques on trouve des calcaires oolitiques
très fréquents, des calcaires à algue.(photo 06 et 07)
Domérien :
Calcaires bien lités souvent gréseux ou marneux à silex noire plus ou moins fréquent
(quelques dizaines de mètres).
Toarcien:
Il est représenté par des Calcaires plus ou moins marneux à patine jaunâtre
comportant des lits plus marneux (trentaine de mètres), il s’agit plusieurs couches
fossilifères.
Des calcaires grumeleux gris-brunâtre à grain assez fin, en lame mince montre de
quartz, des plagioclases, de la muscovite, et de la phlogopite détritique(in Durand
Delga (1955) . Deux lambeaux Liasiques formés de calcaires gris peu dolomitiques
très minéralisés affleurent entre Kef Sema et la Mtat de Ouled-Alouane.
Photo06 : les grés permiens forment le substratum de la série liasique de djebel Mcid
Aicha
24
Photo07 : permien forme le substratum de la série liasique de massif Mcid -Aicha
25
Figure. III- 05: Coupe géologique de Kef Sema (d’après P. Deleau, 1938).
III-2-4- Le Crétacé :
Crétacé inferieur :
Le Barrémien :
Il est représenté par des marnes schisteuses grises légèrement jaunâtres et des
affleurements des bancs de calcaires marneux plus ou moins jaunâtres. Des gites
fossilifères apparaissent au N de M’cid Aicha et à l’E de la Mta Casseras, au pied
26
même de la falaise d’effondrement, et sur le versant S (à700m à l’E de Hamala, et
entre Hamala et l’Ain Tounsi).
Aptien :
Au cours de la description des micros faciés nous avons déterminer les micro fossiles
suivantes :paléodictyconus algérianus ,Dabarina hahounerensis qui se caractérise
l’Aptien de kef sema (photo08)
ALBIEN :
D’après Deleau (1938), le Sénonien surmonte des schistes grisâtres ou les lamelles de
calcite sont abondantes, il s’y intercale des bancs de calcaires marneux bourrés de
foraminifères et des plaquettes détritiques pétries de spicules d’éponges. A la M tat
Zrarga, ce sont des marnes bleues généralement peu schisteuses, attribuables au
sommet du crétacé inferieur, Albien et peut être même, déjà, au cénomanien, elles
sont comprises entre le sénonien fossilifère et le Barrémien–Aptien à Ammonites
pyriteuses.
27
Des blocs de calcaires marneux empruntés probablement à des assises du Crétacé
inferieur (des conglomérats ou les couches à galets d’âge Sénonien entre Texenna et
Sidi Dris). Il existe quelque fois des galets de calcaires compacts à lamellibranches «
Cénomanien ».
Au Nord du Kef Sema, des galets de calcaires à Exogyres, des spicules d’Eponges, et
des grains de quartz anguleux, dispersés dans la roche. Des gros blocs de calcaires à «
Alectryonies » et à « lamellibranches » au cœur de Kef Sema.
Crétacé supérieur :
D’après Durand.Delga, 1955, la série est globalement Sénonienne. Cette série est à
pendage faible et repose sur un substratum barrémien constitué par :
2-Calcaires d’aspect noduleux à patine blanche à cassure gris claire, avec des lits
marneux gris ou blancs (50 à 80m).
III-2-5- Eocène :
L’éocène forme de très grands affleurements dans cette région. Les calcaires
Suessoniens séparés du Sénonien par les habituelles marnes noires est constitué
essentiellement par des:
III-2-6- Quaternaire :
Les éboulis anciens sont cimentes par de la calcite se présentant sous forme de
brèches calcaires très dure ;
28
Photo 09 : montre d’ amas de blocs (versant sud Mcid Aicha)
III-3- TECTONIQUE :
-La phase anté- Senonienne, est bien marquée dans les chaînons de Kef Sema et
M’cid Aicha, la mise en place des klippes sédimentaires et par la sédimentation des
conglomérats sénoniens. (photo10)
-La phase anté-néogénese s’est manifestée par le rejeux de très grandes cassures,
par la formation de monoclinaux et de lames calcaires.
-La phase anté Numilitique : Cette phase est caractérisée par la présence des
contacts anormaux ,le meilleur exemple est celle l’anticlinal du Mcid Aicha. ( Photo
11)
29
Photo10 : montre une klippe tectonique photo11 : montre un redressement
des formations Jurassique par la remontée du Trias
A partir des cartes topographiques au 1/50 000, nous avons élaborés des coupes
longitudinales sur un fond géologique sont élaborées le long des principales structures
de la région d’étude ainsi que d’autres transversales à celles-ci.
30
Elle met en évidence un méga bloc constitué par le massif Mcid –Aicha et Kef sema
et le micro bloc qui est représenté par le chainon d’Al kalaa .les deux masses
montagneuses Mcid –Aicha et Kef Sema sont formés essentiellement par des calcaires
et dolomies d’âge Jurassiques inférieur, le chainon d’Al kalaa est composé par des
formations clastiques (grés numidien).
Cette morpho structure subdivise en trois blocs et délimité par un couloir tectonique
de direction N-S.
Entre Mcid Aicha et Kef sema présente un couloir effondré (un graben) liée à la
montée du Trias.
Elle montre plusieurs micros blocs délimité par un couloir tectonique de direction E-
W, empreinte par de nombreuse structure tectonique tel qu’Oued Ed Dib.
31
Etablie par : Boulaouidat.L (2015)
32
III-04-2- la carte hypsométrique :
Elle permet d’identifier les principales morpho structures ainsi qu’une particularité
morphologique et tectonique affectant la région, de comparer et de conforter ces
particularités et anomalies aux données géologiques disponibles.
Ce massif est limité par un escarpement orienté Est –Ouest où se développement des
coulées à blocs le long de ses versants.il culmine jusqu’à 1460m, il est constitué de
calcaires liasiques, ces deux versant présentent une asymétrie avec l’ennoyage du
versant Nord. Ces escarpements à l’ouest dominent de 1000 à 1200m la vallée du
Kbir-Rhumel.il est limité au Sud par Oued Ed Dib. (Fig. III.06)
Les calcaires sont très fracturés et se développent plusieurs coulées à blocs. Ces
versants sont couverts par des dépôts détritiques comme les argiles et les marnes du
bassin continental .ce Djebel est entourée par plusieurs Kef calcaires à silex qui sont
enracinés dans des marnes et des argiles noires, au Nord on y trouve Kef Si
BenNissane (845m) et Kef Berra (723m) et aussi Djebel El Mraї qui culmine jusqu’ à
1000m d’altitude, ce dernier est un élément structural important car sa ligne de crête
est nettement déformée et forme un angle de presque 90°( il est orienté NW-SE puis il
devient NE-SE),ces deux versants sont étroits et d’une linéarité parfaite( linéarité de
chaâbet Oum Zibane) qui suit une direction NW-SE.
33
Figure III.06 : carte hypsométrique de la région d’étude
Légende
34
Kef Sema :
Il se situe entre Djebel Mcid Aicha et Djebel Sidi Driss, il culmine jusqu’à 1365m, il
est constitué par des bancs de calcaires alternant avec des marno-calcaires, il est
orienté Est –Ouest, son versant sud est étroit et linéaire et fait partie de segment de la
faille Mcid Aicha –Djebel Debar.
Djebel Sidi Driss est situé à l’est de Djebel Mcid Aicha ;il a une forme étroite et bien
allongé ,son point culminant atteigne 1270 ,il est formé par une puissante série de
calcaires massifs liasiques, il occupe une superficie importante, il est orienté ENE-
WSW.
Son versant Nord présente plusieurs éléments structuraux, représentés par des reliefs
calcaires, Kef El Guerne(1023), Kef Es Souatre (1005m), Koudiet Es Serdj (995m).
La ligne de partage des eaux est décalée, limitant aussi plusieurs entités ou structures
orographique, Kef Sidi Driss (1200m), Sera Beni Telilen (1240m).
Les limites entre ces méga blocs correspondent à des zones de grandes érosions et
surcreusements continus et alignés.
Au Nord, il est limité par Djebel Korn Bou Takouk formé par les grés numidiens
entourés par des argiles noires ,ce dernier culmine jusqu’à 1190m d’altitudes, orienté
Est-Ouest, son versant sud est étroit et linéaire marqué par les surcreusement de oued
El Malleka et Oued Ain Dabby.il parait qu’il est limité par un linéament tectonique
qui se prolonge jusqu’à Kef Bou El Kebir (738m d’altitude) plus à l’Est ,ce dernier
présente une linéarité parfaite au niveau de son versant Sud.
Le chainon de Zouahra est un puissant massif qui culmine à 1354m. Cette antiforme
allongée selon une direction E-W, présente un dénivelé de plus de 50 m. Il est
composé par des grès numidiens entouré par des formations telliennes (nappe
tellienne SS) dont le contacte entre eux se fait par un charriage. Sa terminaison
orientale montre une virgation vers le nord avec une pente rapide et très raide. On
observe des décalages nets de la ligne de crête de la chaine de Zouahra ; ces décalages
seraient associés à une série d’accidents de directions N-S. En fait, cette série
35
d’accidents de cette discontinuité pourrait être du à des structures N-S exploité par
l’érosion. (In Bouedja. F ,2012).
Entre la chaine de Zouahra et Mcid Aicha passe un puissant oued c’est oued el Kebir
qui exploite une grande structure (faisceau de faille) de direction N-S que d’autres
structures. (In Bouedja.F, 2012).
III-04-3-linéament et hydrographie :
36
Figure III.08 : analyse linéamentaire du réseau hydrographique
Cette analyse consiste à représenter et reporter sur une rosace, les différentes
directions de drains anomaliques d’un ordre donné. Cette méthode a été réalisée à
partir du logiciel ((stereonet-windaws)) ; Puissant logiciel qui permet un énorme gain
de temps en calculant automatiquement le nombre, et la direction de plusieurs
centaines voire des milliers de linéaments que peuvent inclure les cartes, en l’espace
de quelques secondes.
37
Rosace de fracturation Sidi Driss. Rosace de fracturation Sidi Marouane
L’information géo cartographique reste très pauvre et lacunaire, les méthodes utilisées
(carte hypsométrique, carte linéamentaire, et les coupes morpho géologique)
permettent d’avoir de nouvelles données sur les accidents tectonique et l’allure des
différentes morphostructures.la cartographie des accidents et fractures nous incite à
dire que le cadre structural (mal connue) pourrait expliquer la répartition de certains
indices minier. Le reghmatisme joue un rôle important dans la mise en place et
38
évolution des indices minéralisés.la tectonique miocène ,elle sont responsable de la
structuration géologique actuelle du massif du petite kabylie, cette derniére s’est
manifesté par des plissement, des charriages, à une reprise des rejeux de failles qui ont
surtout rejouées sous un aspect en failles décrochantes. Ces rejeux de failles semblent
avoir joué un rôle important dans la mise en place des roches magmatique miocène (le
microgranite d’El Milia) et dans la remontée diapirique du Trias.
De la façon par laquelle le crétacé couvre le Lias, on peut dire aussi que le Lias a
élevé le Crétacé et dans cette situation la structure de horst est bien évidente.
D’après Boulaouidat .L
39
Des failles transversales ont été mises en évidence et ont quelques rapports avec la
minéralisation. Une importante faille transversale dans la zone des mines de zinc
supérieure et inférieure, avec la position E-W et est accompagnée par une intense
bréchification des calcaires par les nids et les filonnets de calcite, par la silice,
barytine et la minéralisation des sulfures. Des failles N140-165/55°-85°.également
minéralisées existent aussi ((SONA.R.E.M 1974).
40
Photo 14 : escarpement de ligne de faille de direction E-W
Photo 15 : contact anormal entre le Trias diapir et les séries jurassiques inférieurs
41
Figure. III-09: Les grands directions de failles aux alentours de massif du Moul-
ed-Demamène (d'après P .Bouillin, 1977)
Légende :
• D : Grandes failles E-W passant au N et au S des Dj. Sidi Marouf, Mcid Aïcha
et Sidi Driss ; ces accidents se prolongeant sur près d'une centaine de Km à l'E.
42
III- 5- CONCLUSION :
Le Massif de M’cid Aicha el le Kef Sema sont formés par un faciès d’âge mésozoïque
sous forme d’anticlinaux, la série sensu stricto est constitué par des formations
dolomitiques du Lias et par des calcaires à silex éocène. (D’après Deleau.P).
Les deux massifs sont affectés par une tectonique importante et poly phasée, marquée
essentiellement par la direction E-W. cette tectonique est responsable de la
minéralisation de secteur.
43
IV-1 Introduction :
Une vue sur la carte géologique de l’Ouest de la chaine numidique montre que le plus grand
affleurement de Lias de la région se trouve dans la région de M’cid Aicha et Kef Sema. Le
Lias constitue l’encaissant de la minéralisation et il est représenté par des roches carbonatées
à l’instar des massifs de toute la chaine des Babors (Bouillin, 1977).
L’analyse d’une roche carbonatée révèle une grande diversité, liée à leurs compositions,
origines ou natures.
43
Notre étude de l’encaissant de M’cid Aicha et Kef Sema est basée sur la classification
de DUNHAM. Cette classification est basée sur trois critères essentiels : la présence ou
l’absence de boue carbonatée, la proportion de grains présents dans la roche et la disposition
de ces grains .
La colonne stratigraphique ci-dessous (Fig. IV-3) représente les différents facies que
nous obtenons pendant l’étude. La plupart des roches sont des calcaires riches en oolithes,
foraminifères et débris de lamellibranches.
44
Figure. IV-3 : Colonne litostratigraphique de Kef Sema.
• Calcaires compacts :
Ce sont des faciès de couleur grisâtre à grains fins. Ils se présentent en gros bancs d'épaisseur
décimétriques à métrique. Ils renferment des cavités de dissolution, des vides karstiques, des
filonnets remplis de la calcite et des surfaces de base de bancs montrant des figures de hard-
ground (surface durcie), qui traduisent des surfaces d’émersions.
Au microscope se sont des calcaires Grainstone. Ils renferment des foraminifères, des
bioclastes, des fragments de lamellibranches et des oolites qui se manifestent par des
agglomérations de micrite qui trempe dans un ciment sparitique. Ces microfaciès présentent
des micro-fracturations remplis par de la calcite et par des oxydes de fer.
Les calcaire béchiques de couleur marron grisâtre, la taille des éléments varie de 0,5 à 2 cm
de taille, Ils sont poreux, caverneux, fracturé et remplis de calcite. Ils présentent une incursion
partielle ou totale des vide entre les éléments de brèche par les oxydes de fer.
Au microscope ils montrent une texture Grainstone et comprennent des pellets. Des oxydes de
fer remplissent les vides entre les éléments.
Les calcaires dolomitiques sont abondants, ces calcaires sont compacts, de couleur grisâtre à
brunâtre avec des grains fins à moyens, souvent oxydés et fracturés.
Ce sont des faciès en bancs, d’épaisseur décimétrique à métrique, de couleur gris clair,
alternant souvent avec des marnes jaunes, grisâtres.
45
Planche I
46
1- Calcaires grises compacts, à oolithes.
2- Calcaires dolomitiques, à fissures remplis par l’oxyde de
fer.
3- Calcaires bréchiques, à invasion des karsts et des vides par
une combinaison d’oxyde de fer et la calcite.
4- Calcaires gris clairs, à pellets
5- Surface de banc de calcaires montrant des cavités
karstique(phénomène de dissolution).
6- Alternance des bancs de calcaire schisteux (calschiste)
avec des marnes jaunes.
47
Planche II
48
1- pachstone à endoclaste.
4- grainstone , à foraminifères.
49
Interprétation :
Massif de Mcid Aicha et Kef Sema présentent des faciès de plate forme interne de
milieu peu profond comme l’indique de microfaciès à pellets et oolithes qui indiquent
la proximité d’une barrière.
L’ensemble de ces faciès ont été dolomitisé et bréchifié donnant naissance aux
différentes brèches observées. La subsidence déjà amorcée dès le Jurassique est
accentuée durant le Crétacé pour favoriser l’installation des schistes crétacés sur un
milieu profond ouvert surmonté par des conglomérats indiquant cette instabilité.
IV-4- CONCLUSION :
50
V-1- INTRODUCTION :
• Minéralisation de fer, qui par les anciennes recherches ont été remarquées
dans deux endroits (versant Sud de M’cid Aicha et versant Nord de Fedj el
Mkamane).
A.ZITZMANN et Ch. NEUMANN (1977) ont proposé une dizaine de types de gîtes
de fer. Permis ces types qui sont à dénomination géographique sont distingués
classiquement : le type Erzberg et le type Bilbao qui se distinguent par la nature de
l’encaissant, la composition chimique du minerai… . Ces gîtes se développent
essentiellement dans des calcaires ou des dolomies. Les corps minéralisés, le plus
souvent oxydés en hématite dans la zone d’altération supergène, présentent des
morphologies très variées : stratiforme, en amas plus ou moins lenticulaires,
discordants sur les strates, en filons ou corps bréchiques. Les problèmes posés par leur
genèse rappellent à bien des égards ceux encore imparfaitement résolus des
concentrations de Pb, Zn, Ba, Cu des couvertures sédimentaires.
En Europe : le type Erzberg est représenté par les gisements d’Erzberg et de Radmer
du district d’Eisenerz en Autriche. La minéralisation, essentiellement constituée de
sidérite et d’ankérite dans des proportions variables avec accessoirement des sulfures,
présentent une morphologie stratiforme ou en amas irréguliers. Elle est encaissée par
des calcaires du Dévonien recouvrent un porphyre de quartz kératophyre du Silurien
et sont surmontés par une série transgressive du Permo-mésozoïque (Holzer et Pirkel,
1977).
Le type Bilbao est représenté par les gîtes de la région de Bilbao en Espagne. Les
corps minéralisés sont généralement stratiformes ou sous forme de lentilles, rangés
suivant une direction NW-SE dans une série sédimentaire du Crétacé. Ils sont portés
par des calcaires à faciès urgonien d’âge Albo-aptien riches en rudistes, polypiers.
(Madre, 1969 ; Gil, 1991). Le minerai composé essentiellement de sidérite et
d’ankérite se développe surtout dans les volumes rocheux fracturés. Il contient aussi
de la calcite, du quartz et des traces de sulfures, marcacite, chalcopyrite, galène,
blende (Gil, 1991).
51
Figure. IV-1 : Distribution des gisements de fer hydrothermaux en Europe et les
Légende:
Gross G.A. (1980) a donné une classification des gisements de fer selon les critères
suivantes : minéralogique, texture, les caractères physiques, composition chimique,
type d’association de roche, l’altération des roches en 5 groupes :
A. Lit
B. Massif
C. Résiduel
D. Par produit
52
V-2-1- les gisements de fer de l’Algérie et leur répartition géographique :
Les gisements de fer de l’Algérie sont divisés en fonction d’une classification simple
et rationnelle valable pour la presque totalité des gites de fer en Algérie.
Les gisements sont distribués dans les principaux domaines tectoniques suivants :
53
Figure IV 02 : Répartition des différents gites en Algérie
54
Une relation spatiale existe entre ces gisements et les zones de magmatisme
tertiaire.la superposition de plusieurs phases de minéralisation est caractéristique
surtout pour les filons.
Environ 240 gites et indice de fer sont connus actuellement en Algérie, ils sont
localisés presque entièrement en Algérie du Nord.
55
Figure. IV-1 : Place du gisement de fer de M’cid Aicha dans la
répartition spatiale des gîtes et indices ferrifères du Nord Est algérien (extrait de la
carte métallogénique de l'Algérie, J.Glaçon 1960).
56
V-3- Localisation des structures minéralisées :
L’affleurement n°1 :
57
Il est situé à l’extrémité Nord- Ouest de la structure ; il est constitué par des
calcaires limonitisés sur une longueur de 50m et une largeur de 10m, il est contrôlé
par une faille transversale de direction N230° (N45°)et un pendage de 60°. La roches
encaissante est le calcaires du lotharingien.
L’affleurement n°2 :
L’affleurement n°3 :
Aux alentours vers l’Est, dans trois petits affleurements, des hydroxydes de
fer sont parsemés des nids et de filonnets de calcite et de barytine.
L’affleurement n°4:
L’affleurement n°5:
Il est peut-être plus significatif pour l’accumulation de fer. Cet affleurement est
signalé dans les anciennes cartes géologiques, il s’agit d’un chapeau de fer de 50 m de
longueur environ et 10m de largeur.
L’affleurement n°6 :
L’affleurement n°7 :
L’extrémité Est de la structure est constitué par des calcaires limonitisés avec
des nids de limonite sur une longueur de 50m et une largeur de 15m.
Cet affleurement est aussi mentionné sur les anciennes cartes. Il a une direction
générale N350°(N-S).
58
V-4- Etude de minerai :
Les gisements M’cid Aicha et de Kef Sema ,ils sont encaissés au roches
sédimentaires liasiques, ils renferment deux types de minéralisations, ferrifère et
polymétallique. Une étude minéralogique et pétrographique sur l’ensemble des
échantillons prélevés des galeries et de surface nous a permis de confirmer la
constitution des minéralisations :
Amas : Ce sont des corps des dimensions de 5à 15m, on les trouve près de la
mine de M’cid Aicha , ils contiennent de la goethite et de la limonite
Les différents contacts entre le corps de minerai et les calcaires encaissants dans le
secteur d'étude, ainsi que la description microscopique des échantillons prélevés laisse
59
apparaître une invasion de la roche encaissante par des carbonates de fer,
partiellement ou totalement oxydés. Nous constatons deux types de contacts :
Brèchifié. Au niveau des fissures, le calcaire est envahi par la minéralisation ferrifère
A B
C D
60
La minéralisation ferrifère et polymétallique de M’cid Aicha est caractérisée par
plusieurs textures. Selon la taille, la forme, et l’arrangement des éléments cristallins,
on peut classer les diverses textures suivantes :
1) Texture massif :
2) Texture mamelonnée :
3) Texture géodique :
Des masses creuses de quelques centimètres à parois tapissées par des cristaux de
goethite et de calcite :
61
4-Texture collomorphe :
62
Observation microscopique :
Les oxyde et hydroxyde :
L’hématite (Fe2O3) :
Elle a une couleur à blanc gris, un pouvoir réflecteur moyen, une anisotropie nette
dans les teintes gris verdâtre et présente des réflexion internes rouges fréquentes.
L'hématite est souvent accompagnée de goethite.
La goethite(FeOOH) :
Elle est de couleur bleu-gris avec une anisotropie nette dans les tons bleuàtre.la
structure est collomorphe et fibreuse avec un zonage net.
63
Les sulfures :
La pyrite est jaune très clair à blanc jaunatre, elle a un pouvoir réflecteur élevé.il
existe plusieur variétés : la pyrite cubique,disséminéé , remplissage d’une fracture,et
la pyrite collomorphe(Melnicovite) :
&-Cuivre gris :
64
Le cuivre gris est un minéral très rare et souvent altéré en malachite. Il est de couleur gris à
noir, à éclat métallique. Au microscope, le cuivre gris se présente sous forme de plages sub-
automorphes à xénomorphes de couleur blanc-grisâtre à pouvoir réflecteur moyen .
La Galène(PbS) :
C’est le sulfure la plus abondant au M’cid Aïcha, C’est un minéral de couleur gris, d’un
éclat métallique , à densité très élevée Au microscope il apparait blanc avec des
arrachements triangulaires, son pouvoir réflecteur élevé, elle est isotrope et présente des
clivage qui sont remplis par la cérusite il est généralement associée à la baryte et la blende
La Blende(Zns) :
C’est le principal minerai de Zn, elle est de couleur blanc grisâtre ; elle se présente sous
forme de grandes plages xénomorphes et parfois sous forme de cristaux automorphes, elle a
une couleur grise foncé et un pouvoir réflecteur faible. Elle se trouve en association avec la
galène, la blende, et la baryte.
&-la covellite (CuS) :elle se présente sous de petite plages, d’une couleur bleu très franche
avec un pléochroisme fort ;elle est faiblement anisotrope,et présente des réflexions interne
rouges. Elle se trouve aux alentours de la galène et cuivre gris.
65
Les sulfates :
Elle est de couleur blanc jaune, à cristaux tabulaires, en gerbe ; elle se présente
sous forme xénomorphe, elle est de couleur gris claire. Elle se trouve en association
avec la galène et la blende.
L’Azurite [(Cu3(Co3)2(OH)2 ] :
Minéraux de gangue :
Elle représente le minéral de gangue le plus abondant. Elle montre une forme
rubané
66
Observation macroscopique de la minéralisation de Kef Sema :
Le minerai se présente en petit amas d’aspect très irrégulier avec des renflements et
des étranglements décimétriques à métriques, l’étendue des corps est faible quelques
dizaines de mètres. Se sont des remplissages de fractures de directions sensiblement
Est-Ouest. L’amas est caractérisé par une minéralisation contenue dans une brèche. La
brèche se serait formée dans une faille.
67
Photo19 : front irrégulier de la métasomatose du calcaire bréchique (galerie Kef
Sema)
V-5-Paragenèse sommaire :
68
Minéraux
Phase I :phase Phase Phase de Phase
de d’altération et dépots tardif sulfurée
minéralisation d’oxydation tardive
primaire
Azurite
Barytine I
Blende
CalciteI
Dolomite I
pyriteI
Cuivre gris
Galène
Goethite
Hématite
Quartz
Limonite
Malachite
Covellite
Cérusite
Calcite II
QuartzII
BarytineII
Pyrite II
Tableau 01 Succession para génétique sommaire de la minéralisation de Mcid
Aicha de la région.
Le gisement de Sidi Marouf est situé dans la Wilaya de Jijel sur la route nationale №
27, 45 Km au Sud du gisement de M’cid Aicha. Il est constitué des formations
appartenant aux séries telliennes.
69
Gisement Sidi Marouf M’cid Aicha
caractéristiques
Morphologie des corps La plupart des corps Des filons, des amas, et des
minéralogique minéralisés sont des filons, lentilles.
amas ou poches
70
V-1 Introduction :
Ces gisements ont montré une grande similitude tant par leurs structures et la nature
des roches encaissantes que par leurs paragenèses et le type morphologique des
minéralisations. Néanmoins, il existe beaucoup d’autres concentrations similaires qui
se manifestent tout le long de l’atlas saharien depuis la Tunisie (Charef,1986 ; Charef
et al.,1986 ; Smati,1986 ; Charef et sheppard,1987 ; Perthuisot et al.,1987 ;
Amouri,1989,Sheppard et al.,1996. In Zedam.R., 2012) jusqu’au Maroc (Dupuy et
Touray,1986 ; Bouabdellah,1993 ; Bouabdellah et al.,1999 ; Makhoukhi et al., 2000.
In Zedam.R., 2012) en passant par la « zone des diapirs » des monts de
Mellègue(Thibiéroz et Madre 1976 ; Othmanine,1987 ; Bouzenoune,1993 ; Salmi-
Laouar, 1998 ; Salmi-Laouar et al.,2004, Sami,2004.In Zedam.R.,2012), les Aurès
(Jarikov et Chadrin,1968 ;Zedam,1998 ; Zedam et al., 2007 ; Haddouche et
al.,2010.In Zedam.R., 2012) et les monts du Hodna et le district d’El –Abed
(Glaçon,1967 ; Popov, 1968 ; Vidryne,1972 ; Touahri,1987 ;1991 ; Boutaleb,2001.In
Zedam.R., 2012). Cette province se poursuit sur l’autre rive de la Méditerranée
occidentale en Espagne (Bustillo et al. 1992 ; Velasco et al., 1994.In Zedam.R., 2012)
et au Sud de la France (Rouvier et al., 1985.(In Zedam.R., 2012).
V-2-Minéralisations péridiapiriques :
D’après les études faites sur les minéralisations liées aux formations diapiriques en
Afrique du Nord, au Nord de l’Espagne et au sud de France (Rouvier et al, 1985,
Smati, 1986. Charef et al. 1986 ; Charef et sheppard, 1991, sheppard et al, 1996,
71
Salmi-Laouar et al, 2007.In Zedam.R., 2012), nous pouvons tirer les principales
caractéristiques définissant globalement les gisements péridiapiriques :
-les concentrations minérales sont réduites en volume, mais à des teneurs assez
élevées en Pb-Zn
-le modèle classique admis pour ces gisements peut être résumé comme suit :
Pae ailleurs, en raison de la grande similitude existante entre caractères descriptifs des
gisements péridiapiriques et ceux des gisements de type MVT, il serait alors logique
d’admettre le modèle génétique péridiapirique comme étant une variante du type
Mississipi vallée (Rouvier et al, 1985. (In Zedam.R., 2012).
72
moins trois types morphologiques de minéralisations bien distincts (Jarikov et
Chadrin, 1968 ; Othmanine, 1987 ; Bouzenoune, 1993 ; Zedam,1998 ; Salmi-
Laouar,2004 ; Zedam et al.,2007 ;Haddouche et al., 2010.In Zedam.R., 2012) :
Au gisement d’El Ouenza, ce type de minéralisation est moins abondant, il est lié aux
cavités de dissolution des calcaires récifaux aptiens. Au Boujaber, la minéralisation de
dissolution s’installe après le remplissage des abondants vides karstiques et des
colonnes dans les calcaires récifaux. A Hameimat Nord, cette minéralisation peut être
décelée au niveau du contact Albien-Aptien et aussi à la discordance vraconienne
dans un corps stratoîde de direction NW-SE. A Hameimat Sud, la minéralisation
73
interstratifiée est repérable dans les calcaires bréchique Albo-Aptiens et aussi près du
contacte Trias- couverture sous forme de petits filets de galène dans les dolomies et en
fines mouches dans les diaclases des calcaires (Othmanine, 1987 ;In Zedam.R., 2012).
Selon les études faites par plusieurs auteurs, certaines hypothèses ont été avancées
pour la justification et la mise en évidence des mécanismes de mise en place des
minéralisations liées aux formations triasiques diapiriques (Julien,1974 ;Murowchick
et Barnes,1986 ;Sverjenski,1989 ; light et al.,1987 ; Leach et Sangster,1993 ;Kyle et
Sanders,1996 ; Marcoux et Barthélemy, 2004 ; Leach et al.,2005 ;Perez Nino,2009. In
Zedam.R., 2012). Ces mécanismes restent comparables a ceux des gisements de type
MVT, A cet effet, plusieurs modèles de précipitation peuvent être proposés pour
expliquer l’origine chimique, le transport et le dépôt des minéralisations :
Le modèle de mélange propose le transport des métaux dans des fluides de faible
teneur en soufre. Le mélange des saumures riches en métaux et les liquides contenant
les sulfures d’hydrogène provoque la précipitation des sulfures dans l’endroit où les
deux fluides se mélangent. (In Zedam.R., 2012).
b) Le modèle de réduction du soufre stipule que dans un état réduit, les métaux et
le soufre sont transportés dans la même solution. Les précipitations se produisent soit
par refroidissement de la solution minéralisante, soit par le mélange des fluides dilués
ou encore par des changements de pH et des pertes de matières volatiles.
c) Un autre modèle consiste à ce que les métaux soient transportés par des
complexes organiques dans des solutions neutres ou alcalines dont la précipitation
serait une conséquence directe de la baisse du pH ou d’une oxydation de la solution.
Enfin, l’un des modèles les plus conceptuels adopté également pour expliquer
l’origine des solutions minéralisantes est celui basé sur l’insertion des eaux
météoritiques qui en s’infiltrant en profondeur évoluent au fur et à mesure tout en
interagissant avec les matériaux de différentes compositions, pour se convertir peu à
peu en solutions minéralisantes. Le mouvement de ces eaux météoritique serait
essentiellement provoqué par les variations dans les niveaux piézométriques du
bassin. Le même mouvement pourrait être dû aussi aux changements de densité du
74
fluide minéralisateur provoqué par le chauffage des eaux considéré comme
conséquence d’une pente géothermique anomale. (In Zedam.R., 2012).
Pour Kef sema, dépôt des oolithes ferrugineuses se produit au sommet de séquence de
plus en plus grossière et de moins en moins profonde qui reflète une régression
(Teyssen, 1989). Les oxydes de fer sont transformés en sidérite, berthiérine et un peu
de pyrite au cours de la diagenèse (Siehl et Thein, 1989). Deux modèles de genèse ont
été proposés: (1) la reprise sédimentaire en milieu marin d'altération ferrugineuse
pédologique telle des latérites au Jurassique, avec des colloïdes de matière organique
(2) la formation des ooïdes dans un milieu marin, soit dans des lagons ou sur le littoral
(Young, 1989), avec un apport de fer remonté d’un milieu euxinique profondLa
fixation du fer sous forme de limonite a lieu dans les oolithes: la teneur en fer dépend
de la teneur en oolithes, puis d'effets diagénétiques et organiques (Duhig et al., 1992).
75
La formation de ces gisements serait associée par une rupture dans l'apport détritique, un
apport continu de fer et une remobilisation. Les oxydes, hydroxydes et silicates de fer sont à
grain fin. (In jébrak.M)
76
Conclusion générale
Le massif Mcid Aicha et kef Sema appartient à la chaine numidique, qui font partie de
l’Algérie du nord orientale.il est constitué par des formations liasique qui recèlent des
minéralisations poly métallique et férrifére. Sur le plan tectonique, cette série est
plisséé selon une direction E-W.l’étude gitologique, nous a permis de mettre en
évidence une minéralisation primaire et une minéralisation secondaire.l’hypothése
hydrothermale est la mieux appropriée pour expliquer la mise en place.
77
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