M002mpacg09 PDF
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1• Promotion
Année académique 2007/2008
Jbime:
PrilenM•;
IIIQDII .- .. direction de:
M,.,_r El llafl,ll Sldl DIOP
Profaseur AuocM., ŒSAG
Expert llscal
Directeur~
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
SIGLES ET ABREVIATIONS
DF : Droit Fixe
ECG : Electro-Cardiogramme
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
ORL: Oto-Rhino-Laryngologie
RM : Risk Managers
SA : Société Anonyme
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Audit de la TVA, del 'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
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FIGURES ET TABLEAUX
Figures
Pages
Figure 1 : Traitement d'une opération taxable effectuée par une entreprise ................. 13
Figure 2 : Rapport d'audit. ............................................................................................. 43
Figure 3 : Elaboration d'une cartographie des risques .................................................. 49
Figure 4 :Modèle d'analyse .......................................................................................... 54
Figure 5 :Démarche générale de l'échantillonnage ...................................................... 59
Figure 6 : Matrice de criticité consolidée Direction Comptabilité et Financière ........... 88
Figure 7: Matrice de criticité simple (nuage de points) de la Clinique Kabala ............ 90
Figure 8 : Matrice de criticité du Département Comptabilité de la Clinique Ka baia .... 91
Figure 9 : Arbres de Causes ......................................................................................... 103
Figure 10: Plan d'actions ............................................................................................ 104
Tableaux
Pages
Tableau 1 : Fonction fiscale .......................................................................................... 38
Tableau 2 : Evaluation du risque fiscal ......................................................................... 51
Tableau 3: Récapitulatif des personnes interrogées (questionnaire et entretien) .......... 56
Tableau 4: Etude de l'échantillon ................................................................................. 58
Tableau 5: Evolution chiffre d'affaires, résultat net et masse salariale ......................... 66
Tableau 6: Effectif de la Clinique de l'année 2006 et 2007 ........................................... 66
Tableau 7: Matrice des interlocuteurs ........................................................................... 84
Tableau 8: Matrice des évaluateurs, leur sélection et détermination de leurs périmètres
respectifs d'évaluation ..................................................................................................... 86
Tableau 9: Evaluation des risques de la Clinique .......................................................... 86
Tableau 10: Base de données des risques ...................................................................... 88
Tableau 11: Rapprochement du CA déclaré au CA comptabilisé (valeurs milliers) .... 96
Tableau 12: Détermination du résultat fiscal de I'IBIC au titre de 2007 ....................... 97
Tableau 13: Détermination de la déclaration de la patente ........................................... 98
Tableau 14: Traitement des irrégularités décelées ...................................................... 100
Tableau 15: Description du dispositif de Contrôle Interne ......................................... 101
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Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
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Audit de la TVA, de l'IBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
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Audit de la TVA. de 1'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
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Dédicace
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Audit de la TVA, del '!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Ka bala
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Audit de la TVA, de l'JBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
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Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Introduction Générale
Et pour WADE et DIEYE (2004 :2) « la fiscalité est l'ensemble des lois et mesures
destinées à financer par l'impôt les dépenses publiques d'un Etat et qui frappent les
activités d'une entité donnée » ; elle est vitale pour l'Etat.
Selon SAMSON BELAIR (2006: 78), une évaluation de l'expérience acquise à l'égard
de l'article 404 de la Loi Sarbanes-Oxley démontre que la plupart des faiblesses
courantes se rapportent à six principaux secteurs du risque fiscal :
l. comptabilisation des impôts sur les bénéfices : le recours par les sociétés à des
structures comptables complexes augmente la probabilité d'erreur dans la
comptabilisation des impôts ;
2. dotation en personnel : les services de fiscalité ne sont pas épargnés par les problèmes
de pénurie de ressources et de personnel. D<.ns certains cas, les services n'ont pas accès
à des spécialistes en comptabilité ou ne collaborent pas suffisamment avec la fonction
des finances. Dans d'autres cas, il est difficile de suivre l'évolution rapide des règles
1
Frédéric Parrat (janvier 2005) ; de l'intérêt d'un cadre conceptuel fiscal, option finance, W819, Page
45.
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fiscales dans un environnement cloisonné. L'entité pourrait aussi avoir des difficultés à
transmettre ses connaissances fiscales à la suite d'une fusion ou d'une acquisition;
3. impôts futurs : en raison de la grande complexité des règles relatives à la
comptabilisation des impôts futurs qui s'ajoute à l'accélération de la mondialisation, les
services de fiscalité ont beaucoup de difficultés à assurer un suivi exact de 1' assiette
fiscale sous-jacente de leurs actifs éloignés et disparates ;
4. rapprochement des comptes: le rapprochement des comptes s'avère souvent
complexe en raison des niveaux multiples de la réglementation fiscale et de la nécessité
de se conformer aux régimes fiscaux, et ceux qui s'appliquent expressément aux
différents secteurs ;
5. filiales étrangères : la mondialisation est aussi source de difficultés pour les fiscalistes
locaux qui doivent assurer l'harmonisation de l'information fiscale en provenance de
territoires étrangers. D'un côté, les spécialistes du siège social ne possèdent pas souvent
une connaissance suffisante des règles fiscales étrangères. De l'autre côté, les fiscalistes
des filiales étrangères ne se conforment peut-être pas aux principes comptables
généralement reconnus ou ne comprennent peut-être pas comment rendre leurs
renseignements conformes ;
6. provisions pour moins-value: après la publication du FIN 48 (Accounting for
Uncertainty in Income Taxes), qui définit les critères que doit remplir une position
fiscale pour qu'il soit possible de constater les économies qui en découlent dans les états
financiers. Toutefois, l'absence de processus structuré donne souvent lieu à des
inexactitudes importantes dans ce domaine. Les PCGR (les Principes Comptables
Généralement Reconnus) du Canada ont une approche différente de celle du FIN 48,
mais le problème est similaire : à quel point la société est-elle certaine que les avantages
fiscaux comptabilisés seront effectivement réalisés et comment cet aspect est-il
consigné par écrit ?
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
éléments, on peut noter: l'impôt, la taxe, la redevance, la parafiscalité. Elle trouve son
fondement dans la constitution ou charte fondamentale de la République.
Problématique
Aujourd'hui, la montée des défis auxquels s'expose l'entreprise du fait des innovations
technologiques et de l'âpreté de la compétition internationale, conduit tout
naturellement le dirigeant à se soucier régulièrement de ses stratégies. Selon BOUGON
(2004 : 17) « 1'audit, tout autant prospectif que curatif, il doit permettre en effet
d'anticiper les évolutions et de prendre la mesure des risques inhérents aux choix de
l'entreprise: c'est tout l'objet de l'audit». Métier en forte mutation, il intègre plus que
jamais tout 1'environnement de 1'entreprise : procédures, systèmes d'informations,
contrôle interne, cotation sur les marchés financiers, contrôle de projets
d'investissement. Associer l'audit à ces disciplines (sciences juridiques, comptables et
fiscales) apparaît donc bien légitime aux yeux des responsables pour disposer d'une
vision globale de leurs affaires et d'une meilleure garantie de succès aux adaptations
indispensables. Au cœur du processus d'aide à la décision, il porte sur les activités et
non sur les acteurs. Ce principe est un gage d'indépendance et d'objectivité, même s'il
est parfois difficile à mettre en pratique.
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Comme le rappellent WADE & DEYE (2004 : 17), « la connaissance des principes
fiscaux revêt un double intérêt. D'abord ellf' permet de maîtriser correctement les coûts
d'une opération donnée (l'ignorance de l'impact fiscal peut fausser les prévisions d'un
opérateur non avisé). Ensuite, la méconnaissance de ses règles d'un pays ne peut être
une excuse)). Attirer l'attention de la clinique de ne pas recourir à l'audit fiscal, car ceci
peut avoir des conséquences financières très importantes et pénalisantes que nous allons
citer ci-dessous :
absence de notification préalable, car elle n'a pas joint à sa déclaration de résultat
les documents annexes exigés, ceci a entraîné la rectification d'office avec
amende et majoration;
sa non souscription de la déclaration des résultats dans les délais
prescrits suivant son revenu global, engendrant un manque à gagner dans la
minimisation de ses charges fiscales ;
inexactitude relevées dans les documents présentés, ces actes lui ont conduit à une
mauvaise application de la loi entraînant le paiement des pénalités ;
absence de qualification du personnel s'occupant des questions fiscales, celle-ci a
entraîné des erreurs dans les opérations traitées.
Une bonne gestion de la fiscalité améliore les relations avec 1'administration fiscale,
préserve la clinique des pénalités diverses qui désorganisent la gestion de sa trésorerie.
Elle doit gérer sa fiscalité comme elle gère sa production et ses finances :
bâtir un planning de gestion fiscale afin d'éviter une gestion à vue;
confier les questions fiscales à un fiscaliste d'entreprise compétent;
avoir un suivi de la situation fiscale par le biais des audits du service s'occupant
des questions fiscales qui feront une analyse critique de ses actions au titre des
aspects fiscaux.
La clinique Kabala devrait donc avoir un suivi de sa situation fiscale par le biais des
audits de la gestion, audits qui feront une analyse critique de ses opérations dans ses
différents aspects. C'est cette dernière solution qui représente à nos yeux la mieux
indiquée pour détecter, réduire ou si possible, éliminer les différents problèmes relevés.
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Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Comment s'assurer qu'elle respecte les obligations fiscales auxquelles elle est soumise
afin de ne pas s'exposer à des risques et qu'elle fasse usage des mesures de faveur que
la loi préconise afin de moduler ses charges fiscales? (C'est-à-dire faire une
optimisation par le biais d'économies d'impôts).
Disséquons cette question générale en des interrogations spécifiques :
- quel est le dispositif de maîtrise des risques fiscaux mis en place en ce qui
concerne la TVA, l'IBIC, la patente?
De quelle façon la clinique intègre le paramètre fiscal dans les décisions de
gestion?
Quelle est sa stratégie en matière d'optimisation fiscale?
Pour une gestion fiscale efficace, un diagnostic s'avère indispensable, d'où l'apparition de
l'audit fiscal qui est le thème central de ce mémoire. Celui-ci est défini par M. MASTOURI
(2003 : 5) comme étant « un travail exhaustif de la situation de 1'entreprise afin d'aboutir à
une gestion fiscale fondée sur des bases saines: , vise l'amélioration de cette dernière, d'où
l'intérêt de l'externaliser. C'est dans l'optique de répondre à ces différentes questions que
s'inscrit le thème du présent mémoire intitulé «audit de la Taxe sur la Valeur Ajoutée
(TVA), de l'Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux (IBIC), et de la Patente
applicable à la Clinique Kabala ».
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Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
décisions affectant des fonctions stratégiques, si elle n'est pas le facteur « décisif »,
c'est-à-dire le facteur qui modifiera le sens de la décision, elle interfère sur les budgets
en gérant des coûts structurels et permanents dont le montant est d'autant plus important
qu'il est proportionnel soit aux dépenses engagées, soit au chiffre d'affaires. On ne peut
en ignorer son impact dans la gestion en s'abritant derrière son apparente et relative
neutralité. En matière d'IBIC par le fait que contrairement aux autres impôts, il découle
directement de la situation comptable de la clinique ; il est d'un genre particulier.
Auditer sa gestion, c'est donc faire appel aux connaissances tant fiscales que
comptables. Le caractère presqu'universel du fonctionnement de la TVA et de l'IBIC
rend leur étude intéressante. Dans la mesure où les pratiques restent les mêmes dans
tous les pays de la sous région à quelques différences près. En matière de patente à
laquelle les entreprises ne prêtent généralement pas la même attention qu'aux autres
impôts sur les bénéfices. Et enfin évaluer la cartographie des risques fiscaux qui permet
d'analyser et d'interroger par la mise en place de mesures pour leurs préventions et leurs
gestions en corrigeant les anomalies relevées, afin d'optimiser la gestion de la Clinique.
D'une part, la présente étude contribuera à aider à la prise en compte des questions
fiscales au sein de la Clinique afin de la préparer aux éventuels contrôles. En plus, elle
pourrait lui permettre de mieux maîtriser sa responsabilité. En 1'aidant à faire une
optimisation qui l'amènera à une prise de conscience de l'existence d'une marge de
manœuvre lui permettant en toute légalité, de moduler l'importance de la charge fiscale.
Par ailleurs, elle permettra à la clinique de se doter d'un dispositif, si tel n'est pas déjà le
cas, à même de faire face aux risques, dont 1'>. réalisation peut affecter très lourdement sa
gestion financière. Mettre en place un système de suivi adéquat de la TVA, de l'IBIC et
de la Patente inhérents à son secteur d'activité afin de les maîtriser, enfin elle, lui
donnera l'aptitude à relever le défi de la compétitivité lui permettant de mieux les
cerner.
D'autre part, l'intérêt de cette étude pour la clinique est intrinsèque à son
fonctionnement. En effet, l'information fiscale est d'un apport important dans sa gestion
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
quotidienne dans la mesure où elle contribue à la fois à la maîtrise des risques liés à
celle-ci (risques comptable, et pénaux), et à la réalisation d'économies au niveau de la
production des biens et services, ainsi qu'à travers les opportunités accordées par la
législation. L'autre avantage propre à l'entreprise, relatif à l'information fiscale, est
notamment sa contribution à la présentation de la situation réelle de ses comptes. Celle-
ci ayant une incidence non négligeable en cas de distribution de dividendes. Dans la
mesure où sa non prise en compte peut entraîner une distribution de dividendes indus.
Cette étude sera une réelle occasiOn de jauger le degré de compréhension des
connaissances théoriques reçues au CESAG (Centre Africain d'Etudes Supérieures en
Gestion) à travers une situation concrète d'audit fiscal qui verra l'application de la
démarche classique à 1' aspect particulier de la fiscalité. Elle nous permettra par ailleurs,
de comprendre ses mécanismes en général et ceux de la TV A, de 1'IBIC et la Patente
en particulier, car elle fait appel aux notions comptables, juridiques, économiques et de
gestion.
Ce mémoire, nous l'espérons, contribuera à les éclairer sur la démarche de l'audit fiscal
et constituerait pour eux un tableau de bord qu'ils pourraient consulter chaque fois
qu'ils seraient amenés à faire des recherches sur des questions d'audit en général et
d'intérêt fiscal en particulier.
L'entité est basée au Mali (clinique Kabala) et son étude couvrira un seul exercice,
notamment 1'exercice 2007 et comportera a eux parties : la première partie constitue le
cadre théorique de notre étude. Elle se subdivise en quatre chapitres qui s'articulent
autour des points suivants :
• la connaissance des règles fiscales applicable;
• 1'audit fiscal ;
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Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
La deuxième partie est consacrée au cadre pratique : elle comprend également quatre
chapitres qui concernent les points suivants :
• la présentation de l'entité;
• l'évaluation du contrôle interne fiscal de la Clinique Kabala;
• 1' élaboration de la cartographie des risques fiscaux ;
• 1' audit fiscal de la clinique Kabala.
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PARTIEl:
CADRE THEORIQUE
DE l'ETUDE
Audit de la TVA, de f'JBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
L'objectif principal de cette partie est de nous familiariser avec les notions théoriques
de la gestion et de l'audit fiscal sur la TVA, l'IBIC et la Patente. Celui-ci consistera à la
définition de certains concepts afin de faciliter la compréhension de notre étude,
l'identification des risques et leurs origine~ ainsi que les mesures nécessaires pour les
maîtriser. Nous aborderons les différentes étapes pour l'élaboration de la cartographie
des risques ainsi que leur analyse. Les actionnaires/associés et autres partenaires sont de
plus en plus exigeants sur la qualité du service rendu au client comme gage d'une bonne
performance. Les dirigeants sont appelés à promouvoir et renforcer les processus de
management et les bonnes pratiques pour atteindre les objectifs assignés aux
entreprises. Ces différentes mutations exigent de nouvelles formes de pilotage et de
contrôle.
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Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Au plan fiscal, le code général des impôts classe les assujettis en trois catégories : les
sociétés commerciales, les sociétés civiles et les autres personnes morales. Dans toutes
ces catégories, les sociétés sont appelées à respecter d'innombrables obligations en
fonction de l'impôt qu'elles doivent acquitter. La législation fiscale n'est pas aussi
simple. Pourtant, son non respect expose la société à des redressements et
éventue1lement à des sanctions en cas de contrôle fiscal.
Par le passé, les services de fiscalité s'assuraient de l'exactitude des chiffres inscrits
dans les déclarations de revenus; maintenant, ils doivent aussi, dans bien des cas,
vérifier que ces chiffres sont correctement pris en compte dans les états financiers.
Selon BOUANICHE (1997 : 17), les responsables de la fiscalité doivent maintenant
assumer leur rôle de contrôleur par le biais des écritures effectuées dans les grands
livres à l'appui des renseignements présentés dans les états financiers de l'entité.
1.1. La TVA
La TVA est une création française et appartient à la classe des taxes sur le chiffre
d'affaires dont elle est aujourd'hui la plus importante. Elle apparaît en France après la
première guerre mondiale sous la dénomination de taxe générale sur les affaires. Cette
taxe subira des évolutions sous différentes appellations avant de devenir en 1954 la
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Si la TV A n'est pas supportée par les entreprises comme le soutiennent les fiscalistes.
Elle est cependant plus couramment pratiquée par les entreprises que les autres impôts
et rapporte à elle seule « près de la moitié des recettes fiscales de 1'Etat » selon
COZIAN (2005 : 263), et a aussi un réel impact sur la trésorerie de l'entreprise
(spéculation sur le montant de la TVA collectée avant son versement).
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Audit de la TVA, de l'JBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Achats 40 Ventes
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Avec la reforme d'Avril 1999 par la loi N°99-0 12 du code général des impôts du Mali,
la TV A est devenue le principal impôt sur la consommation. En effet hormis les
activités bancaires et financières, les activités d'assurance, les jeux et les opérations
soumises aux droits d'enregistrement, toutes les livraisons de biens et ou de services
sont imposables à la TV A.
Selon l'article 187 du code général des impôts du Mali (2008: 69) sont soumises à la
Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), les opérations relevant d'une activité économique
que constituent les livraisons de biens et les prestations de services effectuées au Mali, à
titre onéreux, par un assujetti.
Dans l'article 189 sont également soumises à la Taxe sur la Valeur Ajoutée :
les livraisons faites par un assujetti à lui-même de travaux immobiliers, de
biens ou produits extraits ou fabriqués par lui et qu'il utilise, soit pour ses
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
D'après le code général des impôts du Mali (2008 : 70), sont assujetties à la Taxe sur
la Valeur Ajoutée (TVA) les personnes physiques ou morales, y compris celles du
secteur public économique, qui effectuent d'une manière indépendante, à titre habituel
ou occasionnel, des opérations soumises à la TV A, quels que soient leur statut juridique,
leur situation au regard des autres impôts et la forme ou la nature de leur intervention.
Sont assujettis de plein droit à la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), lorsqu'ils réalisent
un chiffre d'affaires hors taxes supérieur à 30 millions :
les personnes qui revendent en l'état des produits qu'elles ont importés ou acquis
sur le marché local ;
les producteurs ;
les fournisseurs d'eau, d'électricité, de gaz et de télécommunication;
les prestataires de services.
Il en est de même des importateurs, quel que soit leur chiffre d'affaires.
1.1.2. Exonérations
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Audit de la TVA, de l'/BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Le code général des impôts du Mali (2008 : 71-72) a prévu diverses exonérations qui
peuvent être résumées en trois cas de figure :
exonérations pour des raisons économiques visant à améliorer la balance
commerciale. C'est ainsi que certaines activités liées au commerce (exportations)
et au transport international par air sont exonérées de TV A ;
exonérations pour des raisons sociales : c'est ainsi que les denrées de première
nécessité, les médicaments et toutes les prestations sanitaires et vétérinaires, les
produits de l'agriculture non transformés, les tranches sociales de consommation
d'eau et d'électricité sont exonérées de TV A;
exonérations pour des raisons d'équité : c'est ainsi que sont exonérées de TV A,
les opérations soumises à un autre impôt équivalent à la TV A (droits
d'enregistrement, taxe d'assurance, taxe sur les activités financières, les
opérations de banque, d'assurance, de vente d'immeubles et de fonds de
commerce).
1.1.4. Territorialité
Selon le code général des impôts du Mali (2008 : 79), « sont soumises à la TV A toutes
les opérations réalisées au Mali ». Cette condition est remplie :
s'il s'agit d'une vente ou de toutes autres opérations ayant pour effet de transférer
à un tiers la propriété d'un bien : lorsque la livraison est faite au Mali ;
s'il s'agit de travaux immobiliers lorsque les travaux sont effectués au Mali;
s'il s'agit de toutes opérations lorsque le service rendu, le droit cédé ou l'objet
loué est utilisé ou exploité.
La base d'imposition est constituée par la valeur des transactions. D'après le code
général des impôts du Mali (2008 : 80), sont à inclure dans la base d'imposition (article
199 du CGI):
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Selon toujours le même code général des impôts sont à exclure de la base d'imposition
(article 200 du CGI) : les escomptes de caisse, remises, rabais, ristournes, les
emballages, consignes, les dommages et intérêts, les débours, les primes et les
subventions d'équipement.
Le fait générateur se définit d'après le code général des impôts du Mali (2008 : 81) à
l'article 2004, comme étant l'évènement qui donne naissance à la créance de l'Etat.
Tandis que l'exigibilité est la qualité acquise à un moment donné par cette même
créance de pouvoir être recouvrée, sans délai par toutes voies de droit.
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Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Ka bala
[Link]. L'exigibilité
La taxe sur la valeur ajoutée est exigible selon le code général des impôts du Mali
(2008 :82)
[Link]. Principes
Selon le code général des impôts du Mali (2008 : 82), la Taxe sur la Valeur Ajoutée qui
a grevé les éléments du prix d'une opération imposable, est déductible de la Taxe sur la
Valeur Ajoutée applicable à cette opération.
D'après le code général des impôts (2008 : 83), n'est pas déductible, la TV A ayant
grevé les biens ou services utilisés par des tiers, des dirigeants ou le personnel de
1'entreprise.
Pour le code général des impôts du Mali (2008 : 84), les assujettis qui ne réalisent pas
exclusivement des opérations ouvrant droit à déduction, sont autorisées à déduire la
Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) qui a grevé les biens et services qu'ils acquièrent par
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
La déduction de la taxe est opérée par impu~ation sur la taxe due par 1' entreprise au titre
du mois, pendant lequel le droit à déduction a pris naissance. En cas d'omission, elle
doit être opérée au plus tard le 15 mai de l'année suivante (d'après l'article 321 du livre
de procédures fiscales du Mali (2008 : 130).
Pour des raisons de simplification et de transparence, un taux unique est retenu depuis la
reforme de 1999 et il est fixé à 18%.
Pour les assujettis : ils doivent se déclarer au Centre des impôts dont ils relèvent dans
les dix jours suivant le commencement de leurs opérations imposables d'après l'article
110 du livre de procédures fiscales du Mali (2008 : 159). Tenir une comptabilité ;
déclarer dans les quinze premiers jours de chaque mois les affaires réalisées au cours du
mois précédent et s'acquitter de l'impôt correspondant auprès du Centre des Impôts
dont ils relèvent. Lorsqu 'ils traitent avec un autre assujetti, ils doivent lui délivrer une
facture mentionnant expressément le montant de la TV A exigible sur 1' opération.
Il y a deux types de sanctions selon le code général des impôts du Mali (2008 : 160),
celle concernant 1'Assiette :
insuffisance de déclaration : 50% de pénalité en cas de bonne foi,
100% en cas de mauvaise foi ;
défaut de déclaration: taxation d'office +50% de pénalités ;
retard dans les déclarations : 25% si le retard est supérieur à un mois,
5% si le retard est inférieur ou égal à un mois ;
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Audit de la TVA, de l'JBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
recouvrement : déclaré non payé 2% par mois de retard. Quelque soit le mois de
retard les intérêts sont plafonnés à 20%.
1.2. L'IBIC
L'article 140 du code général des impôts du Mali (2008 : 20), «sont imposés dans la
catégorie des bénéfices industriels et commerciaux les bénéfices des professions
commerciales, industrielles, artisanales, libérales, des charges et offices ».
L'impôt est dû à raison des bénéfices réalisés au Mali par les personnes physiques ou
morales y exerçant une activité, quels que soient leur statut juridique et quelles que
soient la validité des opérations réalisées au regard de la législation autre que fiscale.
1.2.1. Exemptions
Sont affranchis de l'impôt selon le code général des impôts du Mali (2008 : 21) :
o les sociétés coopératives de consommation qui se bornent à grouper des
commandes de leurs adhérents et à distribuer dans leurs magasins de dépôt les
denrées, produits ou marchandises qui ont fait l'objet de ces commandes ;
o les offices publics d'habitation économique ;
o les sociétés de prévoyance, de production rurale, de développement rural et tous
organismes coopératifs ne fonctionnant pas en sociétés et ne distribuant pas de
réserves à des particuliers ;
o l'institut d'émission ;
o les banques primaires nationales, en ce qut concerne les produits de leurs
placements auprès de la Banque de l'Habitat
Selon 1'article 48 du code général des impôts du Mali (2008 : 21 ), Pimpôt est établi
chaque année sur les bénéfices obtenus pendant l'année précédente ou dans la période de
douze mois, dont les résultats ont servi à l'établissement du dernier bilan lorsque, cette
période ne coïncide pas avec l'année civile.
Selon le code général des impôts du Mali, article 70 (2008 : 27), il existe deux régimes
d'imposition à l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux :
le régime de l'impôt synthétique applicable aux exploitants individuels
d'entreprise, réalisant au plus 30 millions de Chiffre d'affaires annuel hors taxe;
le régime du bénéfice réel applicable :
• à toutes les personnes morales ;
• aux titulaires de charges et offi-::es, aux comptables et experts-comptables;
• aux contribuables réalisant un chiffre d'affaires annuelles supérieures à 30
millions hors taxe ;
• aux contribuables qui, n'atteignant pas le seuil ci-dessus, demandent
expressément à être imposés suivant le régime du bénéfice réel ;
• à toute personne ne relevant pas de l'impôt synthétique.
Dans l'article 71 du code général des impôts du Mali (2008 : 27), l'impôt synthétique
est dû par les exploitants individuels d'entreprises réalisant, au plus, trente millions (30)
de chiffre d'affaires annuel.
Les personnes exerçant d'autres activités ou disposant d'autres revenus que ceux au
titre desquels elles sont passibles de l'impôt synthétique sont soumises, pour ces
activités ou revenus, au régime de droit commun.
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Audit de la TVA, de l'JBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
L'impôt synthétique est annuel. Selon livre de procédures fiscales (LPF) du Mali
(2008 : 144 ), la période d'imposition s'étend du 1er janvier au 31 décembre de la même
année.
Il doit être acquitté au plus tard le 31 mars de chaque année ou dès le premier jour du
début d'exercice de 1' activité taxable, si cette date se situe après le 31 mars. Le
paiement de l'impôt est constaté au moyen de la délivrance d'une vignette mobile
constituée d'un reçu et d'un timbre adhésif.
Le défaut de paiement de l'impôt dans les délais, selon le livre des procédures fiscales
du Mali (2008: 144) est sanctionné par une amende de 25% du montant de l'impôt par
la fermeture de 1' établissement et éventue:lement la saisie des outils de travail. Les
mêmes sanctions sont applicables en cas de fraude tendant à minorer le montant de
1'impôt normalement dû.
Le régime réel d'imposition est applicable aux entreprises exclues du réel de l'impôt
synthétique et aux entreprises qui, bien que relevant normalement de ce dernier régime,
ont exercé l'option pour le régime réel d'imposition.
Le régime réel d'imposition comporte deux modes d'imposition d'après le livre des
procédures fiscales du Mali (2008 : 145), à savoir : le mode réel simplifié ; le mode réel
normal.
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
La loi N°05-048 du 18 Août 2005 du code général des impôts du Mali à institué, entre
autres, un régime simplifié d'imposition en matière d'impôt sur les bénéfices industriels
et commerciaux. Les développements qui suivent ont pour objet d'en préciser les
contours et les mécanismes.
D'après le livre des procédures fiscales du Mali (2008 : 146), les contribuables qui ne
remplissent pas les conditions requises pour bénéficier soient du régime de l'impôt
synthétique, soient du mode du bénéfice réel simplifié. Sont soumis à l'impôt suivant le
mode du bénéfice normal.
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Est fixé à selon le code général des impôts du Mali (2008 : 146) :
15% pour les particuliers, les associés en nom collectif et les membres des
sociétés de caution mutuelle de commerçants dont tous les membres sont connus
de l'Administration;
35% pour les sociétés autres que les sociétés en nom collectif et les sociétés de
caution mutuelle.
Selon la loi N°02-005 du 18 Janvier 2002 du code général des impôts du Mali : le
montant de l'impôt dû par les contribuables imposés suivant le régime du bénéfice réel
ne peut être inférieur à 0,75% de leur chiffre d'affaires arrondi au millier de francs
inférieurs. Ce minimum forfaitaire est dû même en cas de déficit et quelle que soit
l'importance de ce déficit.
Toutefois, le bénéfice effectivement réalisé est seul retenu pour la détermination de la
base d'imposition à l'impôt général sur le revenu.
Selon le livre des procédures fiscales du Mali (2008 : 40) « les versements ont lieu dans
les quinze (15) derniers jours des mois de mars, juillet et novembre ».
Chaque versement est accompagné d'un bordereau - avis rédigé en triple (3)
exemplaires, unique par exercice, daté et signé de la partie versante et indiquant la
nature du versement, l'échéance à laquelle il se rapporte, les bases de calcul, ainsi que la
désignation et l'adresse du principal établissement de l'entreprise.
Chaque acompte est égal au quart (114) de la dernière imposition établie au titre de
l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, selon l'article 276 du livre de
procédures fiscales du Mali (2008 : 146). En ce qui concerne les sociétés nouvelles,
chaque acompte est égal au quart (1/4) de l'impôt calculé sur le produit évalué à 5% du
capital social.
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Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Le contribuable soumis à la déclaration de son bénéfice réel qui n'a pas produit cette
déclaration dans le délai prescrit est imposé d'office et sa cotisation est majorée de 25%
d'après le code général des impôts du Mali ('2008: 147).
Selon la loi N°05-048 du 18 août 2005 du code général des impôts du Mali, la même
pénalité est applicable au contribuable qui n'a pas fourni à l'appui de sa déclaration les
documents dont la production est exigée.
Lorsque le bénéfice ou le chiffre d'affaires déclaré par le contribuable est inférieur au
bénéfice ou au chiffre d'affaires effectivement taxable, une pénalité de 25% est
appliquée aux droits correspondant au bénéfice ou au chiffre d'affaires non déclaré. Le
taux de cette pénalité est porté à 50% lorsque, compte tenu de la nature de l'infraction
commise, la bonne foi ne peut être admise.
1.3. La patente
Les droits de patente sont des prélèvements obligatoires dus en raison de l'exercice d'un
commerce, d'une industrie, d'une profession. De façon générale en raison de toute
activité lucrative non salariée et ne se rattachant pas à la gestion d'un patrimoine
(location d'immeuble par exemple). Au Mali, d'après le code général des impôts
(2008 :53), la contribution de patente est un impôt local. Cela signifie que son produit
alimente le budget de la commune sur le territoire de laquelle la profession est exercée.
Selon le code général des impôts (2008 : 46), toute personne malienne ou étrangère qui
exerce au Mali un commerce, une industrie, une profession non explicitement compris
dans les exemptions déterminées à l'article 131, est assujettie à la contribution des
patentes.
Les patentes sont annuelles et personnelles, et ne peuvent servir qu'à ceux à qui elles
sont délivrées. Le fait habituel d'une profession comporte seul, l'imposition aux droits
de patente.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Aud:t & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 24
Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
1.3.2. Exemptions
Ne sont pas imposables à la patente d'après le code général des impôts (2008 : 46) :
• l'Etat, les collectivités territoriales, et les organismes publics pour les services
publics d'intérêt général;
• les personnes morales bénéficiant de l'exonération de l'impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux en vertu de 1'article 4 7 du présent code ;
• les assujettis à l'impôt synthétique, au titre des activités pour lesquelles ils sont
soumis à cet impôt ;
• les associés des sociétés en nom collectif, à responsabilité limitée, en commandite
ou anonymes ;
• les personnes physiques diplômées âgées de moins de 40 ans ;
• les personnes morales et groupement constitués uniquement de ces personnes
morales qui entreprennent une profession qui les rend passibles de la contribution
des patentes bénéficient, en ce qui concerne la patente, d'une exonération de :
~ 100% pour leur première année civile d'activité ;
• 50% pour leur deuxième année civile d'activité ;
~ 25% pour leur troisième année civile d'activité.
NB : les commerces, industries et autres professions non compris dans les exemptions et
non dénommés dans le tarif des patentes, sont assujettis à la patente d'après l'analogie
des opérations, suivant décision du Chef du Service des Impôts.
Selon l'article 134 du code général des impôts (2008: 47), «la contribution des
patentes se compose des éléments suivants : un droit fixe ; un droit proportionnel sur la
valeur locative des locaux professionnels ». Ces droits sont réglés conformément aux
tableaux A, B, Cet D (voir annexe 3).
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Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Le droit proportionnel est établi sur la valeur locative des bureaux, magasins, boutiques,
usines, ateliers, hangars, remises, chantiers, terrains de dépôts, outillage fixe, et autres
locaux et emplacements servant à l'exercice de la profession y compris les installations
de toute nature passibles de l'impôt foncier, à l'exception des locaux d'habitation.
Ceux qui entreprennent une profession assujettie à la patente sont tenus d'en faire la
déclaration par écrit au fonctionnaire chargé d'établir les rôles de leur résidence, dans
les dix ( 10) jours de l'opération. Le défaut de déclaration dans le délai susvisé à 1'article
84 du livre de procédures fiscales (LPF) (2008 : 148) est sanctionné par une amende
égale au montant des droits de patente dus.
Les patentés qui dans le cours de l'année entreprennent une profession comportant un
droit fixe plus élevé, que celui qui était afférent à la profession qu'ils exerçaient tout
d'abord, doivent en faire la déclaration dans les mêmes conditions et dans les mêmes
délais.
La contribution des patentes est exigible en un seul terme dès la mise en recouvrement
des rôles.
Sont imposables par voie de rôles supplémentaires dans le code général des impôts
(2008: 49):
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la PateY/te applicable à la Clinique Kabala
• ceux qui entreprennent dans le cours de l'année une profession sujette à patente,
mais ils ne doivent l'impôt qu'à partir du mois dans lequel ils ont commencé à
exercer;
• les patentés qui, dans le cours de l'année, entreprennent une profession
comportant un droit fixe plus élevé, que celui qui était afférent à la profession
qu'ils exerçaient d'abord.
Selon le code général des impôts (2008 : 49), la contribution des patentes est due
jusqu'au 31 décembre de l'année de l'imposition.
Toutefois, en cas de cession de fonds de commerce comportant la jouissance des locaux,
la vente du matériel ou celle des marchandises. La patente sera, sur la demande établie
d'un commun accord par le cédant et le cessionnaire, transférée à ce dernier.
En cas de fermeture des établissements, magasins, boutiques, ateliers par suite de décès,
de liquidation judiciaire, de faillite déclarée, d'expropriation ou d'expulsion : les droits
ne seront dus que pour le passé et le trimestre en cours.
Les droits fixes de patente et les taxes variables sont fixés par le tarif des patentes. Le
droit proportionnel est fixé à 10% de la valeur locative déterminée conformément à
l'article 251 du code général des impôts (2008 : 50).
En aucun cas, le droit proportionnel ne peut être inférieur au quart du droit fixe.
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 27
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Lorsque les infractions sont établies, les agents de l'administration fiscale peuvent
immédiatement procéder à la fermeture des locaux professionnels, à la saisie ou au
séquestre au frais des contrevenants, des marchandises ainsi que des instruments
servants à l'exercice de leur profession. Les pénalités sont de: 100% (si vous-mêmes
vous déclarez mais en retard) et 200% si l'administration découvre que vous n'avez pas
payé. La non tenue de la comptabilité, par les contribuables entraîne une pénalité égale
au droit fixe (DF).
Conclusion
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Audit de la TVA, de l'JBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 29
Audit de la TVA, de l'JBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
D'après The Institute of Internai Auditors (liA, 2004: 63), l'audit interne est une «
activité indépendante et objective qui dolll'e à une organisation une assurance sur le
degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer et
contribue à créer de la valeur ajoutée».
L'ATH (2003 : 20), présente l'audit fiscal comme une variété de l'audit opérationnel et
donne la définition suivante « l'audit fiscal consiste à se prononcer sur 1'ensemble des
structures fiscales d'une entité et de leur fonctionnement. C'est la fiscalité dans l'entité,
sous toutes ses formes, qui est objet d'audit ». Au regard de cette définition, on peut
assimiler l'audit fiscal à un diagnostic que le médecin fait à un malade.
L'audit fiscal est une discipline qui relève autant de l'art que de la technique, suscite des
réactions pas toujours rationnelles, et dont on attend des propositions complémentaires
et parfois contradictoires les unes par rapport aux autres, et n'a d'autorité que morale.
Auditer, c'est participer au processus de décision. L'auditeur ne juge pas mais apporte à
la hiérarchie des éléments factuels qui doivent être mis en regard d'autres
considérations, l'histoire, l'environnement, les contraintes, les résultats obtenus, pour
permettre d'émettre une opinion. L'audit est par nature une fonction régalienne, il
s'impose.
Selon DAVERAT (2003 : 12),l'efficacité de l'audit repose aussi sur la diversité des
talents et des compétences réunis en son sein, ainsi que sur la flexibilité avec laquelle le
service est en mesure d'intervenir. Il conv1ent également de ménager des ressources
suffisantes et organisées de manière adéquate pour assurer la veille des risques ainsi que
le suivi de la mise en œuvre des préconisations. D'après PARRAT (1999: 7), une des
finalités fondamentales de l'audit est de constituer un dispositif d'assistance à la
maîtrise des organisations. Il met en évidence et mesure les principaux problèmes de
l'entreprise ou de l'organisation à évaluer. Il en évalue l'importance sous forme de
coûts financiers ou d'écarts par rapport à des normes. En apprécie les risques qui en
découlent, diagnostique les causes, exprime des recommandations acceptables en termes
de coûts et de faisabilité pour améliorer leur fonctionnement. Permet de réaliser le
diagnostic des obligations fiscales de l'entreprise, de faire le point sur sa stratégie et
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
proposer le cas échéant des solutions de nature à rendre cette dernière plus performante
en diminuant sa charge fiscale.
Aujourd'hui, chaque information, chaque fonction devient un objet potentiel d'audit car
il touche l'ensemble des secteurs de l'entreprise dont le plus ancien et le plus courant est
l'audit comptable et financier. C'est ainsi qu'on parle par exemple d'audit des
approvisionnements, d'audit social, d'audit de management, d'audit informatique.
Devant cette évolution de la notion d'audit, il n'était pas surprenant que le domaine
fiscal fasse l'objet d'audit, eu égard à l'importance que revêt la fiscalité dans la vie
d'une entité. L'extension de 1'audit au domaine fiscal a été traduite sous la formule
«d'audit fiscal». Cela se comprend à travers les propos de JORAS, (1999 :21) pour qui
le mot audit est compris selon le contexte et la finalité de son usage,
Ainsi, l'audit fiscal apparaît comme étant la formule qui répond au mieux aux
préoccupations de l'entreprise et ce pour div~.,rses raisons :
0 l'intensité des liens que la fiscalité entretient avec la comptabilité ;
0 l'importance et la complexité de la matière fiscale;
0 le risque financier attaché au non respect de la règle fiscale.
L'audit fiscal qui peut intervenir à la clôture de l'exercice ou à tout moment de l'année,
permet aux responsables de l'entreprise de savoir si les dispositions fiscales ont été
respectées au cours de la période sous audit et de rassurer que 1'entreprise ne court
aucun risque de redressement fiscal. Ainsi dans cette perspective, CHADEF AUX
(2003 : 83 ), distingue deux objectifs que poursuit 1' audit fiscal : le contrôle de la
régularité qui consiste à s'assurer que l'entreprise, au cours de l'exercice a respecté les
dispositions auxquelles elle est soumise dans le fonds et dans la forme notamment, en
matière de délai, de taux et d'exonération. Et le contrôle de l'efficacité qui consiste à
mesurer l'aptitude de l'entreprise à mobiliser les ressources du droit fiscal dans le cadre
de sa gestion, afin de concourir à la réalisation des objectifs de politique générale
qu'elle s'est assignée. L'audit fiscal vise dans ce cas, un examen critique de la situation
fiscale d'une entreprise en vue de formuler une appréciation. L'objectif est de savoir si
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
les dispositions fiscales ont été respectées au cours de la période sous audit et de
s'assurer que 1'entreprise ne court aucun risque de redressement fiscal.
D'après CHADEFAUX, (2003 : 83), «l'audit fiscal peut être demandé par différentes
personnes qui s'intéressent à la vie de l'entreprise». On distingue trois catégories de
personnes qui peuvent demander un audit fiscal :
Y le client ou l'entité :
dans cette catégorie, nous faisons référence aux dirigeants de l'entreprise et aux futurs
associés et partenaires financiers. Pour mieux cerner le passif de l'entreprise et les
risques éventuels en vue d'améliorer la gestion financière prévisionnelle, les
responsables de l'entreprise peuvent demander un audit fiscal. L'ignorance d'un passif
fiscal latent peut exposer l'entreprise à d'énormes pénalités et amendes. Les futurs
associés et partenaires financiers, dans le souci d'une meilleure connaissance de la
situation financière et de la rentabilité de 1'entreprise, dont ils veulent acquérir des
actions. Peuvent demander un audit fiscal afin de mieux déterminer le risque auquel ils
s'exposent, la valeur de l'entreprise et par conséquent le prix des actions.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion JSCBF- CESAG 32
Audit de la TVA, de l'JBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
qui détermine les termes de référence. Ces termes de références décrivent les objectifs et
les conditions d'exécution de la mission.
Dans le livre des procédures fiscales du Mali (2008 : 700), la procédure de vérification
intervient lorsque l'administration des impôts constate: une insuffisance, une
inexactitude, une omission ou une dissimulation dans les éléments servant de base de
calcul des impôts, droits, taxes, redevances ou sommes quelconques dues en vertu des
dispositions du CGI. Pour procéder à cette vérification, l'administration des impôts
envoie au contribuable un avis de vérification comportant sous peine de nullité de toute
la procédure les mentions obligatoires suivantes : nom, prénoms, adresse ou raison
sociale du contribuable ; nom, prénoms, signature, date et heure de passage des
vérificateurs; la nature du contrôle (partiel ou général); les exercices ou périodes
soumis au contrôle ; enfin le droit pour le contribuable de se faire assister par un conseil
de son choix.
Selon HAMZAOUI MOHAMED, (2005 : 42) «l'audit fiscal n'est pas un remède sans
faille aux insuffisances fiscales dont souffre l'entreprise, et ne se présente pas comme
le moyen d'éliminer le risque ou d'optimiser la gestion». Il est certainement le moyen
privilégié mais il comporte des limites qui doivent être reconnues par le prescripteur de
la mission. En matière de contrôle de la régularité, les limites naissent tout d'abord du
déroulement à proprement dit de la mission; compte tenu du nombre d'opérations
traitées dans une entreprise, il n'est pas possible de procéder à une vérification détaillée
de ses aspects fiscaux. L'audit fiscal, mission ponctuelle, est tenu, en particulier pour les
opérations répétitives, de procéder par sondages. Cette limite, si elle doit être connue du
prescripteur, ne doit pas pour autant autoriser l'auditeur à être négligent dans sa
mission. En matière de contrôle de l'efficacité, les limites résident dans l'évaluation de
certains choix fiscaux. En effet, si 1' Administration accepte, et encourage à 1'occasion,
son utilisation et la recherche de la meilleure solution, elle n'accepte pas en revanche un
excès d'habileté qu'elle sanctionne par la procédure de répression des abus de droit. Ces
quelques illustrations des limites et obstacles qui entourent la mission ne doivent
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 33
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
toutefois pas occulter l'intérêt majeur qui permet à l'entreprise d'accéder d'une part à la
paix fiscale en maîtrisant le risque. Et d'autre part à l'efficacité en vérifiant la correcte
intégration du paramètre dans les décisions de gestion.
2.2. Clarification des objectifs poursuivis par rapport aux termes de référence
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Selon SONIGO & al (2003 : 28) «la démarche d'audit fiscal emprunte largement celle
que l'on trouve dans une mission d'audit comptable et financier mais, elle conserve ses
propres spécificités ». Elle peut donc avoir deux sens : 1'un offensif pour éviter une
surimposition, 1'autre défensif pour détecter et anticiper les risques fiscaux découlant
d'une gestion insuffisante. Ainsi, l'audi~eur devra s'atteler au préalable à une
connaissance de 1'entreprise et de son organisation afin de mieux définir la
méthodologie à mettre en œuvre pour mener de façon efficiente sa mission
(voir annexe4).
Les différentes étapes à observer sont les suivantes :
la signature d'un contrat d'audit;
la prise de connaissance de 1'activité de 1' entreprise et de la fonction fiscale;
appréciation par l'auditeur des systèmes d'organisation et de contrôle interne;
contrôle des comptes fiscaux et des comptes auxquels ils se rattachent,
Travaux d'audit:
• le contrôle de la régularité fiscal~ ;
• contrôle de l'efficacité fiscale;
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Audit de la TVA, de l'IBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Le contrat est un accord de volonté des parties en vertu duquel l'une d'entre elles
s'engage à accomplir une prestation et l'autre à la payer. En audit fiscal, un tel contrat
permet de déterminer l'objet de la mission; par exemple savoir si l'audit, porte sur tous
les impôts auxquels 1'entreprise est tenue par loi de payer ou seulement sur une
catégorie. La période considérée pour les contrôles, autrement dit, il s'agit de
déterminer l'espace et le temps de la mission. Par ailleurs, le contrat d'audit est un cadre
de fixation des obligations respectives des parties. En effet, l'auditeur n'estimera sa
mission complètement achevée que sur la base des objectifs consignés dans le contrat.
Quant au prescripteur, il a l'obligation de mettre lui mettre dans les conditions de
procéder aux contrôles nécessaires qui lui permettront d'émettre une opinion fiable et
l'obligation de payer le travail accompli par ce dernier. C'est ainsi que MOUSSERON
(1997 : 55) affirmait : la rédaction d'un document contractuel apparaît dès lors utile,
pour sceller les engagements juridiques des cocontractants et définir les objectifs et les
obligations mis à la charge d'entre eux.
Selon DUHEM & al, (1996: 223), deux types de travaux préliminaires sont nécessaires
lors d'un audit fiscal :
une première approche globale sur le régime et les obligations fiscales de l'entreprise.
Elle se déroule généralement sur cinq phases selon le même auteur :
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
L'accent mis sur ces domaines de responsabilité est sans aucun doute nouveau, mais les
objectifs de la fonction fiscale n'ont pas changé. Il s'agit de maîtriser les risques fiscaux
et la charge globale d'impôt. Ce qui a changé, c'est l'environnement de l'entreprise en
raison de la mondialisation, des attentes de la direction financière vis-à-vis de la
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Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Cette fonction a naturellement plus de difficultés à identifier les risques qui naissent à
l'étranger et quand elle les identifie, elle les gère difficilement. Car elle n'a pas les
mêmes connaissances pratiques des réglementations étrangères et des rouages
administratifs. En effet, le fait fiscal n'est plus alors seulement l'affaire de techniciens
de la fiscalité mais devient celui de toutes les parties prenantes pour que la culture de
l'entreprise l'intègre. Résumons l'importance de La fonction fiscale dans un tableau
Ses Objectifs Identifier les Gérer les Optimiser la charge Optimiser le partage des
risques fiscaux risques d'imposition de connaissances
fiscaux l'entreprise
S\'s Stra tt:·gil•s Hiérarchiser les risques ldentitïer toutes les .ton es d'écouomies dïmpt1t'
E\aluer ll's risques sélectionner les idées en fonction du retour sur
investissement et de leur facilité de mise en pla~:e
Moyens Cartographie des risques Tableau de bord pour Je suivi du TEl (taux
Tableau de bord de suivi des effectif d'imposition de l'entrcpri~c)
L'article 5 des statuts de 1'IF ACI (2005 : 100), définit le contrôle interne comme « un
processus mis en œuvre par les dirigeants et le personnel d'une organisation, à quelque
niveau que ce soit, destiné à leur donner en permanence une assurance raisonnable que
les opérations sont réalisées, sécurisées, optimisées et permettent à 1' organisation
d'atteindre ses objectifs de base, de performance, de rentabilité et de protection du
patrimoine ». Les informations financières sont fiables, les lois, les réglementations et
directives de 1' organisation sont respectées.
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Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
L'appréciation du contrôle interne est primordiale pour la réussite d'une mission d'audit
fiscal. Cette appréciation, à elle seule, témoigne de la nécessité pour un auditeur
d'effectuer une analyse exhaustive des procédures. Permet d'identifier dans le système
les zones où il y a des risques d'erreurs dommageables à l'entreprise, de voir également
les points forts du système sur lesquels, il souhaite s'appuyer avant de s'attaquer à
l'examen des comptes permettant de mieux les appréhender .En évitant de se lancer
dans un contrôle sans objectif précis. Une mission d'audit sans l'appréciation du
contrôle interne court vers un échec. Cette notion de contrôle requiert une attention
particulière (voir annexe 6).
2.3.4. Contrôle des comptes fiscaux et des comptes auxquels ils se rattachent
Le contrôle des comptes est l'une des étapes de la démarche de l'auditeur avant la
rédaction du rapport. Il doit permettre de conforter son opinion sur les forces et les
faiblesses relevées lors de l'appréciation du contrôle interne. La taille du programme de
contrôle tient donc compte de l'idée qu'il ses fait du contrôle interne et des opérations
exceptionnelles rencontrées. En matière fiscale tout comme en matière financière, ce
programme doit selon la CNCC Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes
(CNCC, 2000: 116), doit lui permettre de réunir des éléments probants suffisants pour
s'assurer que les dispositions légales et réglementaires auxquelles est soumise
1' entreprise sont bien respectées.
D'après MIKOL (2000 : 47), «ces travaux vont se dérouler suivant le planning indiqué
avec une répartition des tâches entre les auditeurs et dans les différents secteurs
choisis». A la fin de sa mission, il devra vérifier que rien n'a été oublié :
que le prescripteur a bien donné tous les éléments nécessaires à la réalisation de
l'audit;
que la lecture des différents rapports, procès-verbaux, les informations des cadres
juridiques, du personnel, des cadres financiers et comptables sur les événements
importants ont bien été exploités.
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Pour permettre cette vérification, un questionnaire de fin de mission peut être établi
contrôlant le respect des règles, les schémas de contrôle suivis et les diligences prévues
et effectuées. L'auditeur peut alors procéder à la synthèse et à la rédaction du rapport
(voir annexe 7).
Selon le même auteur CHADEAFAUX (2002: 16), dans le cas d'un contrôle spécifique
de l'efficacité, ceux-ci sont constitués de l'évaluation des choix fiscaux opérés ou
simplement envisagés par l'entreprise. Particulièrement détaillée dans le cadre des choix
stratégiques, et reposant sur une comparaison des avantages et des contraintes liés à ces
choix, cette évaluation est nécessairement plus systématique dans le cadre des choix
tactiques compte tenu de leur moindre portée. On notera toutefois une particularité qui a
trait au contrôle des mesures d'incitation ou de faveur. L'audit fiscal doit en effet
vérifier que l'entreprise utilise de manière effective toutes les mesures d'incitation dont
elle peut bénéficier. Cela suppose que l'auditeur fiscal se constitue en observatoire des
aides fiscales de façon à s'assurer que l'entreprise fait une utilisation optimale de ces
dispositions.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF CESAG 40
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Selon Nguyên Hông Thai (1999: 145), «ce qu'il faut pour réduire les risques, c'est
fixer des normes. C'est un travail sur le fond qui requiert des connaissances sur le
métier. Si ces normes sont correctement déterminées, les procédures ne seront que des
réponses à la question : qui fait quoi, quanè, comment et pourquoi, pour les mettre en
œuvre ». Le risque est inhérent à la conduite de toutes activités de 1'entreprise et
provient de plusieurs sources.
Et pour Chevalier & Hirsh (2000: 20), essayer de maîtriser les risques n'est pas une
nouvelle préoccupation, mais elle est devenue plus aiguë face à la poursuite d'un
développement tous Azimuts. Sans être timoré par rapport à la prise de risque, il est
désormais encore plus vital de réfléchir et de prendre conscience de ses conséquences,
afin de posséder un tant soit peu plus de maîtrise sur les évènements.
En conclusion la réalisation de l'audit fiscal permet, avec d'autres audits d'attirer et de
conforter la confiance des tiers vis-à-vis de l'entreprise, d'améliorer la sécurité des
dirigeants par rapport à la réglementation et des documents qui leur servent de support.
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 41
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
L'achèvement de la mission d'audit est constaté par la rédaction d'un rapport qui est le
résultat de la synthèse des travaux de l'auditeur, d'après BURNER & al (1995 :23).
Comme tout audit fiscal le rapport est conçu et rédigé en fonction des objectifs
consignés dans le contrat. Lorsque des irrégularités susceptibles d'alimenter le risque
fiscal a été constaté, l'auditeur mentionne dans le rapport une série de recommandations
en vue d'apporter une solution aux différents problèmes auxquels l'entreprise se
confronte.
Selon CHADEFAUX et. ROSSIGNOLJ-L (2002: 201), «ce rapport d'audit souligne
les manquements aux règles et suggère les améliorations à apporter dans 1' exécution des
tâches. Il propose éventuellement des modifications des règles lorsque celles-ci sont
inadaptées ou inefficaces, doit également aider à la conception de projets, à la
comparaison des différents choix possibles de solutions et à la préparation des
décisions». Les suggestions qu'il contient, doivent être pleines de réalisme et montrer
la capacité d'innover de l'auditeur, la force de ses propositions. Ces qualités, se
manifestent par la présentation de plans d'actions précis et réalistes, adaptés aux besoins
de 1'entreprise, dans le domaine fiscal.
Dans son rapport, l'auditeur doit tenir comptes des normes qui lui ont permis de porter
un jugement sur les documents fiscaux ayant fait l'objet de son examen pour indiquer
leur conformité et leur exactitude. Il doit préciser les textes, les règles, les documents
et les usages sur lesquels il s'est appuyé. Ce rapport comportera un bref exposé fiscal
présentant l'entreprise avec un compte rendu du contrôle et des vérifications avec les
observations. Le relevé des inexactitudes ou des irrégularités et enfin, un avis et des
recommandations de l'auditeur. S'il doit émettre des réserves ou des critiques,
l'auditeur exprimera les raisons l'ayant amené à formuler de telles opinions. Et il
indiquera les conséquences ou les incidences, des anomalies ou des irrégularités ou
enfin des lacunes relevées. L'auditeur doit également faire preuve de créativité, aider au
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 42
Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Entretien et accord
1 SIGNATURE DU CONTRAT
1 D'AUDIT
Auditeur- Audité i
- QPC
- Interview
PRISE DE CONNAISSANCE 1
- Analyse Documentaire
GENERALE - Note d'orientation générale
1
EVALUATION DU CONTROLE
INTERNE DE LA FONCTION
1 ~ â~Jle d'analyse ~
1 - Feuille de révélation des risques
FISCALE
r-------'--l-~
CONTROLE DE CONTROLE
-
Questionnaire d'audit fiscal
Examen des pièces justificatives
(sondages)
REGULARITE FISCALE .1 D'EFFICACITE "' . - Rapprochement
FISCALE 1 - Piste d'audit
Conclusion
L'impôt apparaît comme un facteur d'insécurité pour la société lorsqu'il est mal géré
par elle. En effet, la performance d'une société en fiscalité repose sur un certain nombre
de préalables incontournables : connaissance et respect des obligations ; exploitation des
mesures fiscales favorables. Conscientes de ce que le respect des règles édictées par le
code général des impôts est assuré par le pouvoir de contrôle attribué à l'administration,
qui du reste est assorti d'une sanction. Certaines entreprises commanditent des audits
fiscaux afin d'examiner leur situation.
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 43
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Pour 1' audit fiscal, 1' importance des textes tm pose une information et une
documentation juridique élargies pour le chef d'entreprise. D'autant que ceux-ct
viennent élargir considérablement les droits de contrôle accordés aux associés,
actionnaires, commissaires aux comptes, représentants du personnel, et autorités
judiciaires. En définitive, 1'audit doit être un révélateur pour le chef d'entreprise, en
améliorant ses résultats, assurer la bonne marche et 1'équilibre de ses structures et enfin,
permettre la gestion de ses risques.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 44
Audit de la TVA, de l '!BIC et de la Pate..te applicable à la Clinique Kabala
D'après l'expansion management review (2003 : 63), la cartographie des risques est
une technique aujourd'hui relativement classique permettant d'identifier ceux à traiter
en priorité. La véritable difficulté est en général d'orienter ces cartographies vers
l'action. La cartographie est ainsi vécue comme un résultat en soi, alors qu'il ne s'agit
que du début de la démarche. Le véritable résultat devant être une appropriation par les
équipes, des plans d'actions suivis et des résultats concrets en termes de réduction de
l'exposition au risque.
Pour INGRAN (2004: 1), la cartographie des risques est à la fois un outil de gestion,
d'allocation optimale des ressources et de communication, permettant d'identifier,
d'évaluer, de comparer et de maîtriser les risques d'une organisation.
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 45
Audit de la TVA. de l'JBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
2
Méthode de recherche d'information consistant à aller chercher sur le terrain, par observation ou en
contact direct avec la population étudiée
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF CESAG 46
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
& TOWHILL (2006 : 60), dénombrent huit pnnc1paux facteurs pour réussir une
cartographie des risques, à savoir :
1) l'implication des dirigeants : une architecture de gestion globale des risques a
notamment pour objet de permettre l'intégration de sa dimension dans les valeurs, la
culture et les processus de gestion fondamentaux de l'entreprise. Toute évolution, tout
changement touchant à ces éléments du fonctionnement de l'entreprise ne peut aboutir
sans l'accord, l'engagement et la participation des dirigeants ;
2) un langage commun: pour que se développe une approche globale de la gestion des
risques au sein de 1' entreprise, il est nécessaire de faire communiquer ces spécialistes
avec le management et plus largement avec l'ensemble du personnel. Il est donc
important de disposer de principes et d'un langage commun sur les risques et leur
gestion;
3) des ressources dédiées: outre le fait que l'organisation retenue soit adaptée à celle de
1' entreprise, elle impliquera tous ces acteurs, chacun ayant un rôle et des responsabilités
propres. En particulier, la structure de management restera maître et responsable des
actions relatives à la gestion des risques et en rendra compte . aux dirigeants de
l'entreprise. La mise en place d'une architecture de gestion globale des risques. Comme
tout projet impliquant des changements au sein de l'entreprise, nécessitera le plus
souvent la constitution d'une équipe dédiée, responsable de la conduite du projet, sous
la supervision d'un comité de pilotage ;
4) une démarche solide: une telle démarche repose également sur la mise en œuvre
systématique de processus communs à l'ensemble de l'entreprise, établir
l'identification, l'analyse, l'évaluation et le traitement des risques;
5) la communication : une approche globale et 1'intégration de la gestion des risques
dans le fonctionnement de l'entreprise impliquant une circulation des informations
relatives aux risques. Il convient notamment que la politique et les objectifs de
l'entreprise en matière de gestion des risques soient communiqués aux mangers et à
l'ensemble du personnel. Il est également important que soit établi un reporting
permettant de prendre connaissance des risques, de leur évaluation et des réponses qui y
sont apportées, ainsi que des résultats de leur mise en œuvre ;
6) des outils et des techniques : un cadre informatisé et sécurisé, à la portée de tous les
acteurs intervenant dans le processus d'identification des risques, est souhaitable ;
7) la formation et les mesures incitatives : la formation est un élément essentiel pour
l'acceptation et l'efficacité d'une démarcne globale de gestion des risques. Cette
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 47
Audit de la TVA, de 1'JBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
démarche doit aussi s'accompagner de la mise en place de mesures incitatives. Il est par
exemple souhaitable que l'importance accordée par les dirigeants à la gestion des
risques se traduise dans l'appréciation et l'évaluation des performances des managers et
du personnel et qu'elle leur soit rappelée dans la communication interne de l'entreprise
ou dans les relations de travail au quotidien ;
8) le pilotage : les dirigeants et managers doivent être en mesure d'évaluer le caractère
effectif du dispositif de gestion globale des risques dans leur sphère de responsabilités,
via par exemple l'autoévaluation, le reporting, le contrôle direct ou 1'évaluation pour
l'audit interne. En tant que gardien du temple, l'audit interne à un rôle important à jouer
dans l'évaluation de la pertinence et du fonctionnement global de ce dispositif.
Pendant longtemps, la gestion du risque n'a pas fait l'objet d'une grande attention de la
part du monde de 1' entreprise (dirigeants, managers, consultants, enseignants
chercheurs). Exprimée autrement, la gestion des risques dans l'entreprise dans une
perspective globale et complexe a été longtemps traitée marginalement, voire ignorée.
Autrement dit, le succès de la m1se en place d'un tel système nécessite de bien
structurer le référentiel des risques de 1' entreprise, tout en l'adaptant à ses modèles
organisationnels. Une cartographie pertinente et claire des risques est essentielle pour
bien maîtriser et diffuser une culture du risque, d'après MOREAU (2002: 78).
Retenons que tout se déroule en cinq étapes successives :
Première étape : élaboration d'une nomenclature de risques. On liste toute nature de
risques susceptibles d'être rencontrés dans l'organisation.
Seconde étape : Identification de chaque processus 1 fonction 1 activité devant faire
l'objet d'une estimation. Cette liste doit couvrir toutes les activités de l'organisation;
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF CESAG 48
Audit de la TVA, de l'IB/C et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
elle sera plus ou moins détaillée selon les objectifs. Le bon sens commande que chaque
rubrique soit dimensionnée de telle façon qu'elle puisse faire l'objet d'une mission
d'audit.
Troisième étape : estimation de chaque risque pour chacune des fonctions 1 activités.
Cette estimation, présentée sous la forme d'un tableau à double entrée, va porter sur
deux points : l'appréciation de l'impact du risque (gravité) et sa vulnérabilité estimée
(fréquence). A partir de cette double évaluation, l'auditeur interne se contente en
général d'une échelle à trois questions : faible, moyen et élevé.
Quatrième étape : appréciation globale de chaque risque dans chaque activité. Elle sera
le résultat du produit des deux appréciations spécifiques. Ainsi on dira par exemple pour
le risque informatique de la trésorerie, gravité : 3 ; - vulnérabilité : 1. D'où le risque
informatique de la trésorerie : 3x 1=3.
Cinquième étape: calcul du risque spécifique de chaque activité 1 fonction.
L'appréciation sera égale au cumul de tous les coefficients identifiés pour chaque risque
et concernant cette activité.
Toute démarche de cartographie doit pouvoir s'ancrer dans l'histoire, le présent, la
culture et l'environnement de l'organisation pour laquelle elle est constituée.
interview la démarche
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 49
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Le risque peut se définir comme la menace qu'un évènement, une action ou une inaction
affecte la capacité de l'entreprise à atteindre ses objectifs stratégiques et compromette la
création de valeur, d'après le même auteur MOREAU (2002 : 3).
Chaque entreprise, selon le secteur dans lequel elle opère, sa structure et son
organisation, possède des caractéristiques ~,_ui lui sont propres et qui rendent plus ou
moins probables la concrétisation des risques potentiels. Les risques potentiels sont
ceux qui sont théoriquement susceptibles de se produire si aucun contrôle n'est exercé
pour les empêcher ou détecter et corriger les erreurs qui pourraient en résulter. Ces
risques sont communs à toute entreprise.
3
Eric Dautriat, 2003: la gestion des risques principes et pratiques, édition Lavoisier P.l3.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 50
Audit de la TVA, de l'JBJC et de la Pate·'te applicable à la Clinique Kabala
Conclusion
La cartographie n'est qu'un des produits (essentiel) du processus global de gestion des
risques, qui doit s'appuyer sur une organisation permettant de mettre à jour
régulièrement et efficacement celle-ci en fonction de l'évolution du contexte et des
activités de l'entreprise et d'appliquer les actions de transformation du profil de risques
qui s'imposent (couverture, acceptation, augmentation du risque). Elle essaie
notamment d'appréhender les différents impacts (financier, réputation, part de marché)
des risques et leur probabilité d'occurrence , selon AON France ( 2006 : 34) et peut être
perçue comme un outil de gestion. Car elle oriente l'entreprise vers l'amélioration des
contrôles internes existants et la mise en œuvre de nouveaux contrôles et de plans
d'actions susceptibles de lui permettre une maîtrise des risques inhérents à ses activités.
Elle est de ce fait un appui à la gestion des activités et du fonctionnement de
l'organisation. La cartographie des nsques permet donc d'éviter le gaspillage de
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 51
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
ressources par une répartition optimale de~· ressources en fonction de la priorité des
activités et de leur profil de risques, d'après BELLUZ (2006 : 6) ; et aussi un outil de
communication car elle est à la fois un moyen de coordination et d'information des
responsables et de la direction Générale, selon RENARD (2004: 148). En effet, les
responsables y adaptent le management de leurs activités. Elle permet de plus à la
Direction Générale, avec l'aide des Risk Managers (RM), l'élaboration d'une politique
de risque s'imposant à toute organisation.
L'environnement de l'entreprise qu'il soit interne ou externe est parsemé de risques
qu'il faut savoir éviter, réduire ou gérer. Cela montre d'une part que les risques
auxquels est soumise caractérisent ses relations avec le monde extérieur, et d'autre part
que leur identification nécessite la mise en œuvre de ses méthodes d'évaluation et de
techniques de mesures spécifiques.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 52
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Les sociétés ne sauraient être insensibles aux questions d'ordre fiscal dans le cadre de
l'exercice de leurs activités professionnelles car, l'influence exercée par la fiscalité dans
la vie des affaires est permanente. Les responsables des sociétés doivent donc recourir à
1' audit fiscal. En effet, contrairement aux contrôles de l'administration qui aboutissent
souvent à des redressements et des majorations d'impôt, affectant la situation financière
de la société. L'audit fiscal les aide à améliorer leur situation et à être à l'abri des
risques éventuels. Les recommandations que les auditeurs fiscaux formulent peuvent
amener le management à optimiser la gestion. C'est donc à juste titre que BARBIER
(1999 : 40), déclarait : « Auditer, c'est participer au processus de prise de décision » 4
Dans 1' audit fiscal, les techniques et outib ne présentent pas de différences notables
avec ceux utilisés dans d'autres audits. Bien évidemment, dans l'audit fiscal, les
supports concernent surtout la réglementation en droit fiscal, en droit des affaires, et en
tenant compte des impératifs du droit des sociétés et de certaines règles du Droit
comptable.
Pour la collecte des informations relatives à notre étude, nous avons utilisé les outils ci-
après : entretien, analyse documentaire, questionnaire, observation et écoute et
échantillonnage.
4
Cozian Maurice (février 2000), gestion fiscale de l'entreprise, Revue de jurisprudence Fiscale, n°5,
p.202-206.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 53
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Contrôle de
régularité et
Identification et évaluation des
risques
-FRAP
L...--__.-
>
d'efficacité - Analyse documentaire
-Sondage
Evaluation de 1'impact des risques
- Examen analytique
-Entretien
Recommandations
Contrôle de régularité et - Réalisation de tests
et perspectives de
d'efficacité (Examen des pièces
mise en œuvre
j ustîficatives, test
Recommandations
informatique)
-Examen analytique
Planning de mise en application
Source : nous-mêmes
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion JSCBF- CESAG 54
Audit de la TVA, de l'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Pour avoir le maximum d'informations, nous réaliserons la collecte des données auprès
de personnes ressources à l'aide de plusieurs supports. Cette démarche nous permettra
d'évaluer correctement le contrôle interne fiscal de la clinique. Les outils utilisés seront
ceux que nous avons mentionnés supra.
4.2.1. Entretiens
4.2.2. Questionnaire
Selon le même auteur LEMANT (1995: l95), « c'est une grille d'analyse dont la
finalité est de permettre à l'auditeur d'apprécier le niveau et porter un diagnostic sur le
dispositif de contrôle interne de 1'entité ou de la fonction auditée. Il sert à recenser les
moyens mis en place pour atteindre les objectifs du contrôle interne ».
En dehors de l'examen des documents fiscaux et comptables, l'auditeur utilise le
système des questionnaires pour bien cerner l'ensemble des problèmes à traiter, obtenir
des réponses précises et confronter ces réponses avec les pièces communiquées.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 55
Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
radiographie 2 3 100%
échographie l 2 100%
Source: nous-mêmes
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF CESAG 56
Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patedte applicable à la Clinique Kabala
4.2.3. Observation
4.2.4. Echantillonnage
D'après JORAS MICHEL (1996: 99), l'auditeur choisit en général la taille d'un
échantillon, il effectue une sélection et une étude. Ce qui lui permet, éventuellement,
d'extrapoler les constations et de porter un avis sur les sondages effectués.
La taille des différents échantillons se justifie d'abord par l'accessibilité de nos cibles
d'une part, et d'autre part par le fait que nous avons d'abord effectué une recherche
exploratoire pour disposer de certains outils et informations nécessaires.
o Définition de l'objectif: notre objectif est de savoir si le chiffre d'affaires déclaré
correspond au chiffre d'affaires réel;
o définition de la population: l'objectif d'audit fixé est de s'assurer que toutes les
factures comptabilisées respectent les règles de déduction et de réintégration
fiscale, concernant la TV A, l'IBIC et la Patente.
Donc la population concernée sera toutes les factures : fournisseurs et les prestations
offertes par la Clinique.
o Choix de la technique : la technique utilisée est la méthode d'échantillon aléatoire,
qui nous permettra d'avoir l'assurance que tous les individus de notre
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 57
Audit de la TVA, de 1'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Conclusion
D'après les résultats qui montrent que 15% des factures ne sont pas correctement
comptabilisées, selon le principe de déduction et de réintégration fiscale. La Clinique
doit les revoir dans les plus brefs délais pour apporter des corrections idoines. Sinon,
elle courra un risque de redressement, car le chiffre d'affaires déclaré sera erroné.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 58
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Définition de la population
Choix de la Techniaue
Sélection de l'échantillon
Etude de l'échantillon
Détermination de la Taille de
1' échantillon
Conclusion
Source : nous-mêmes
Cette analyse consistera à analyser les différentes déclarations et les reçus de paiement
pour vérifier si ses déclarations étaient produites et payées à temps ; parcourir les
recommandations du cabinet de conseiL Faire l'examen des comptes qui portera sur la
consultation d'un nombre de documents d'origine interne ou externe. Procéder à une
vérification à partir des pièces comptables pour voir leur transcription dans les journaux
et dans les comptes, puis à partir ceux-ci pour retrouver la pièce qui a servi à l'écriture.
En vue de voir comment les éléments fiscaux qui apparaissent dans les états financiers
ont été obtenus, ce qui nous amènera à apprécier le respect des règles de réintégration et
de déduction et des produits. Par exemple à travers les comptes ci-après jetons de
présence, dons et œuvres sociales, primes d'assurances, charges provisionnées
d'exploitation sur créances, congés payés, dotations aux provisions d'exploitation pour
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 59
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
risques et charges, ainsi qu'aux amortissements. Les revenus de participation outre leur
examen consiste à contrôler les déclarations des résultats de l'exercice 2007 et les
déclarations des sommes versées à des tiers ainsi que les paiements d'impôts sur les
sociétés et les reversements des sommes retenues sur les tiers. Consulter les différents
rapports, des délibérations des conseils d'administration et de l'assemblée générale.
Revoir l'organigramme de la société, des différentes missions assignées au service
s'occupant des questions fiscales et tout autre document susceptible de donner une
information en la matière.
Nous avons procédé à une comparaison entre le cadre théorique de notre étude et les
données recueillies auprès de la Clinique Kabala. Pour ce faire, les éléments
d'appréciation contenus dans le tableau des variables indépendantes de notre modèle
d'analyse ont servi de critères de comparaison de cette confrontation; nous dégagerons
les écarts, exposerons les risques encourus, formulerons les recommandations et les
perspectives de leur mise en œuvre ; essayer de « remonter des symptômes aux
causes». Pour ce faire, les voies et moyens dont dispose l'entreprise, ainsi que les
procédures de traitement de 1'information fiscale seront revues.
Il s'agira d'élaborer un schéma de procédures qui va consister à décomposer le
traitement en opérations élémentaires, manuelles et informatiques, représenter le
diagramme de procédures. Ce traitement doit être analysé pour faire ressortir les
insuffisances apparentes. Ainsi que les contrôles adéquats appelés respectivement
« points forts et points faibles » devront être vérifiés sur le terrain. Car une force peut
n'être qu'apparente et qu'une faiblesse, peut être compensée par une force située
ailleurs.
De prendre une information (une facture) et de la suivre tout le long de son mode
opératoire et de vérifier si les traitements fiscaux prévus ont été exécutés ou non. Un
autre contrôle consistera à selon LAURENT & TCHERKAWSKY (1995 : 55),
introduire une anomalie ou une erreur dans une information fiscale et d'observer si les
opérateurs la détecteront. Les insuffisances constatées et confirmées ainsi que les forces
qui ne sont qu'apparentes et non réelles, seront retenues comme les causes des
dysfonctionnements dans les traitements et donc des problèmes indiqués.
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 60
Audit de la TVA, del '!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Conclusion
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 61
PARTIE Il:
CADRE PRATIQUE DE
L'ETUDE
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Cette partie élucidera comment la complexité des situations de gestion fiscale expose
la Clinique à des risques nécessitant une vigilance permanente. Qui consistera à :
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 63
Audit de la TVA, de l'IBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
La clinique Kabala est une entreprise individuelle qui a été créée sur fonds propres en
octobre 1993 par le Dr Djédi Kaba DIAKITE, spécialiste en gynécologie obstétrique, en
microchirurgie des stérilités et en échographie gynéco-obstétricale. Elle a fait appel au
cabinet de conseil après un redressement effectué par l'administration fiscale en 2006
suite à la non tenue d'une comptabilité régulière et sincère reflétant l'image fidèle. Par
conséquent l'entité a déclaré un chiffre d'affaires minoré.
5.1. Localisation
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 64
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
cardiologie ;
urologie;
pédiatrie;
chirurgie générale ;
accouchement PMA (Procréation Médicale Assisté) ;
analyse de sang et d'urine (biomédical) ;
échographie ;
électrocardiogramme spécialisé ;
colposcopie et cystoscopie
accouchement, insémination et fécondation in vitro;
dermatologie ;
diabétologie ;
vénérologie ;
ECG (électro-cardiogramme) ;
consultation prénatale ;
ORL (Oto-rhino-Laryngologie).
La Clinique Kabala joue activement à la formation des agents socio sanitaires. Elle
participe chaque année au mois de solidarité avec les personnes âgées, handicapées et
démunies en organisant des journées de consultation gratuite avec distribution de
médicaments. Depuis Mars 2005, elle, avec trois autres cliniques de Bamako, a signé un
accord avec la maison des aînés pour pérenniser ces consultations gratuites pour
toujours au moins une fois par semaine.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 65
Audit de la TVA, de I'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 66
Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
l'importance que revêt la relation entre ces deux acteurs est très capitale. Ainsi elle,
joue deux rôles en recherchant une concordance fiscale et les revenus de la Clinique, et
aussi être 1' intermédiaire entre 1'Etat et 1'entité audité. Pour la Clinique, la connaissance
de la fiscalité ou de ses principes permet de maîtriser le coût d'une opération par
exemple ou de ne pas tomber sous le coup de 1' adage qui dit que « nul n'est censé
ignorer la loi )).
Le règlement intérieur, dont la teneur suit, fixe la conduite à suivre dans 1'enceinte de la
clinique aussi bien par le personnel que les malades et les visiteurs. L'application de ce
règlement vise des objectifs spécifiques et fondamentaux. En ce qui concerne l'objectifs
spécifiques et fondamentaux à atteindre , il s'agit de faire de la clinique Kabala , grâce à
la qualité des soins qu'elle offre , une structure sanitaire de référence conformément à
son credo qui est la satisfaction entière et diligente des patients .
Les objectifs fondamentaux sont les suivants:
établir un diagnostic conséquent basé sur des investigations et analyses
sérieuses;
offrir à la clientèle des prestations de bonne qualité en vue d'un prompt et
meilleur rétablissement ;
faire de Kabala, une clinique où le calme, la propreté et la conscience
professionnelle sont une réalité permanente.
Quant au médecin chef et au Major : ils sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de
veiller à 1'application correcte non seulement des instructions du Directeur, mais aussi
des directives et recommandations des Docteurs vacataires et permanents concernant les
malades (Hospitalisés ou externes), il leur est conseillé de :
faciliter les investigations et les soins en faisant preuve de patience et de
tolérance;
observer les règles de bonne conduite édictées applicables aux malades qui sont
priés dès leur arrivée, de s'adresser à la caisse 1 réception ;
Quant à la caissière : elle tient un reçu pré numéroté et qui sera remts au chef
Comptable lors de l'arrêté de caisse en fin c:.~ journée.
Quant au service Informatique : il est tenu de vérifier si le comptable génère
automatiquement tous les reçus pré numérotés et l'application correcte du système
d'enregistrement des différentes factures.
Quant au service courrier: traitement manuel de tous les courriers d'arrivée et de départ
avec l'aval du Directeur.
Quant au service Comptabilité: il tient une comptabilité journalière et faire l'état des
lieux au Directeur de chaque sortie et d'entrée de caisse à la fin de la journée.
A propos des visiteurs, il est porté à leur connaissance de s'inspirer constamment des
slogans affichés sur les murs ; se conformer strictement aux heures de visite (voir
annexe 9).
La clinique KABALA est liée à un cabinet de conseil juridique et fiscal auquel elle
soumet, au besoin, des questions orales ou écrites en la matière. Il l'informe
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 68
Audit de la TVA, de I'IBIC et de la Pate•te applicable à la Clinique Kabala
De façon générale, la Clinique Kabala a pris des dispositions pour que la circulation
des informations quelles qu'elles soient, au sein de son cabinet de conseil fiscal, se fasse
par intranet. Lorsqu'une reforme entraîne un changement au niveau du traitement d'une
opération, elle fait non seulement l'objet d'une diffusion, mais une lettre est aussi
adressée au service courrier qui procède à l'affichage.
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - !SCBF- CESAG 69
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
L'audit devient l'un des outils les plus sollicités pour ces missions de vérification et de
contrôle du respect des règles. Nous exprserons dans cette deuxième partie un cas
pratique d'une mission d'audit de la TVA, de l'IBIC, et de la Patente.
Compte tenu de ce qui précède, nous avons noté que la Clinique Kabala est exonérée de
TVA en tant que collecteur mais supporte la TV A en tant que consommateur de biens
et de services. Et cette TVA supportée n'est pas déductible, car c'est une charge.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 70
Audit de la TVA, de l'IBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
L'entreprise qui fait l'objet de la présente mission d'audit est exploitée sous la forme
individuelle, aussi dans le présent rapport nous désignerons l'impôt sur les sociétés par
l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.
Il résulte de 1' examen des documents juridiques et administratifs de la clinique Kabala,
qu'elle ne peut prétendre à aucun des éléments du régime dérogatoire. Son statut au
regard de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux est donc celui du droit
commun c'est-à-dire celui de l'imposition au régime du bénéfice.
Notre code général des impôts a retenu l'appellation de Patente en lieu et place de la
Taxe professionnelle. La clinique est soumise au régime de droit commun en matière de
patente.
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF CESAG 71
Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Conclusion
En effet, avec le changement de politique économique des pays africains qui consiste à
léguer dans le domaine du privé les investissements publics nationaux, les entreprises
comme les cliniques dans le domaine de la santé, sont de plus en plus sollicitées à
rendre compte de leur gestion fiscale au fisc. Du coup, les habitudes de gestion ont
changé, les avantages ont disparu et les risques de redressement sont de plus en plus
grands. Dans cette étude, nous n'avions pas la prétention de mettre à nu et de façon
quantifiée, les risques fiscaux latents existants dans cette structure. Mais notre objectif
est de faire signaler les quelques dysfonctionnements qui font courir des redressements
à la clinique, et aussi de montrer du doigt l~s zones à hauts risques dans la gestion de
cette entreprise.
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 72
Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Dans ce chapitre, nous décrirons, dans un premter temps, les différentes étapes
permettant d'aboutir à la déclaration fiscale. Dans un deuxième temps, nous ferons une
analyse de 1'état des lieux afin de faire ressortir les forces et les faiblesses ainsi que les
risques liés à ce diagnostic.
Ces étapes sont utilisées par deux services de la clinique, notamment la caisse et la
comptabilité.
Nous allons d'abord définir les missions assignées à ces services et ensuite décrire les
procédures existantes.
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 73
Audit de la TVA, de !'/BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
L'exécution des mtsstons décrites par ces services nécessite la mise en œuvre de
procédures spécifiques.
Les procédures existantes dans ce service concernent la tenue d'une caisse journalière.
En encaissant les frais de consultation, d'analyse, d'écographie , radiographie et
d'hospitalisation et en les renseignant sur des reçus pré numérotés. Après transmission
à la comptabilité à chaque fin de journée.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - /SCBF- CESAG 74
Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
La clinque s'est engagé dans une démarche qualité, qui lui a exigé d'énormes efforts
sur les plans organisationnel et managérial. Et celle-ci lui à permis d'avoir le Trophée
Internationale au prestige à la qualité et à la tradition 2004, remis au Directeur de la
clinique Kabala le 08 Mai 2004 à vienne u Autriche. Car elle évoluent et s'adaptent
aux exigences et changements dans son domaine d'activités, elle a la maîtrise de sa
stratégie qualité prix sur le marché et la rigueur dans sa gestion. Le Système de
management de qualité constitue un point fort parce qu'il a permis à la clinique d'être
plus performante par rapport à ses concurrents, ayant ainsi une fidélisation de ses
patients et avec une forte notoriété.
Sur le plan interne: il y a une grande ouverture du management dans la mise en œuvre
des bonnes pratiques (conseil et, audit fiscal). Cette ouverture aide et facilite la mise en
place de dispositifs adéquats pour une bonne gestion de sa fiscalité.
Sur le plan externe, la clinique est appuyée, par le ministère de la santé pour sa
politique de promotion de l'allaitement maternel exclusif. En 2008 elle a été retenue
parmi les structures sanitaires privées pilotes pour la prise en charge des personnes
vivant avec le VIH/SIDA.
Depuis juin 1999, elle est en contrat de prise en charge médicale des parents du
personnel national et local de l'Ambassade des USA et de l'US-AID du Mali
Nous avons également noté que l'environnement externe est encadré par un dispositif
législatif et réglementaire très étoffé permettant à la clinique d'évoluer dans un cadre
plus sécurisé.
Notre objectif n'est pas de nous étaler de façon exhaustive sur toutes les faiblesses
constatées. Il s'agit pour nous de parler des points faibles qui présentent une pertinence
et qui sont dans le périmètre de nos travaux. Aussi, avons-nous noté les points faibles
suivants: incohérence entre le plan d'action et l'objectif poursuivi, Mesure des
performances des unités non effective, absence d'un système de management des
nsques
Le plan d'action a défini clairement les objectifs globaux de la clinique associés aux
axes stratégiques, notamment l'Etat, le personnel, les patients. Ce plan d'action a été
élaboré à la suite d'une étude des forces ainsi que des faiblesses de la clinique et de son
environnement. Il intègre donc le « souhai:able » et le « possible » dans un ensemble
cohérent et réaliste.
Pour nous, il faut les modalités pratiques de mise en œuvre de la stratégie. Cette étape
permettra d'assurer la cohérence et le lien entre le plan d'action et l'objectif poursuivi
qui relève du long terme et le plan d'action qui concerne le moyen terme.
Notre enquête a révélé qu'aucune de ses deux services ne disposent de tableau de bord
spécifique, permettant de mesurer leur performance. Chaque service rend
périodiquement au promoteur, le compte rendu sur la gestion de sa tache. Qui lui
permettra de faire le contrôle, lui facilitant 1'aide à la décision dans le cadre de
l'évaluation objective de la performance de chaque service. Cette faiblesse doit être
comblée par l'élaboration dynamique de tableaux de bord pour chaque service de la
clinque et même au niveau des médecins.
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
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Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
L'objectif est de nous faire une opinion sur la qualité des procédures ; de nous assurer
que sa conception réduit ou élimine les risques d'erreurs de fraude et de pertes dans le
traitement et la vérification de l'information.
Cette évaluation permettra d'établir le diagnostic qui nuancera les faiblesses, en les
différenciant selon qu'il s'agit de lacunes, de défauts de conception, ou de défaillance
dans l'application de procédures que l'on peut juger bonne. Que les contrôles prévus
sont effectivement appliqués et par les personnes habilitées et à toutes les opérations
durant 1'exercice étudié en :
faisant des comparaisons entre les données des comptes fiscaux annuels de
1'exercice avec les comptes des exercices antérieurs, prévisionnels ;
analysant les fluctuations et les tendances des comptes fiscaux de l'exercice par
rapport aux références ;
étudiant et analysant les éléments inhabituels ;
faisant un contrôle par recoupement, pour confirmer 1' authenticité des
opérations grâce au rapprochement des chiffres ou des faits provenant de sources
différentes.
Ceci, nous a fait connaître le fonctionnement des procédures fiscales de la clinique, en
distinguant ses points forts et faibles .Celle-ci à servi de déterminer les zones à haut
risque et à risque moindre et d'adapter un programme de contrôle de régularité et
d'efficacité fiscale. à faire la synthèse de l'évaluation du risque d'audit assortie d'une
approche de solution pour le réduire à un n~ veau acceptable.
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 78
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Dans cette phase nous avons fait la reprise et l'exploitation de toutes les informations
recueillies à l'aide du QCI (questionnaire de contrôle interne) voir annexe 5.
Une fois 1'établissement de l'identification de ces différents points, sur leur existence
théorique nous les avons confirmées par les tests de conformité. En vérifiant si ses
procédures sont correctement appliquées et s'il n'existe pas d'autres informelles qui
seraient pratiquées au sein de la clinique.
Pour cela, nous avons procédé à une description narrative de la manière dont l'impôt
sur la TV A, 1'IBIC et de la patente sont déterminés. Le service comptabilité procède
d'abord à la détermination du résultat comptable de l'exercice, en faisant le total des
produits moins le total des charges ; ensuite le même service passe à une étape extra-
comptable qui consiste à tenir compte de spécificités fiscales pour la détermination du
résultat fiscal.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 80
Audit de la TVA, de l'JBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Ce test ne concerne que les points forts décelés lors de l'évaluation préliminaire. Son
objectif, c'est de vérifier que si les points forts théoriques sont réellement appliqués de
façon permanente à la Clinique. La vérification de ces points forts à porter sur des
éléments de preuve et l'application des procédures en vigueur.
Pour cela, nous avons choisi au hasard 20 transactions d'achats accompagnées de leurs
pièces justificatives qui ont été entièrement traitées à l'aide des procédures étudiées,
pour avoir la confirmation ou non des points forts théoriques relevés au cours de
l'évaluation préliminaire.
Ceci nous a permis d'affirmer, que les points forts décelés lors de l'évaluation
préliminaire qui concernent le test ci-dessus sont appliqués dans la pratique.
NB : l'appréciation du contrôle interne nous a permis de ramener le risque d'audit à un
niveau acceptable, soit par prudence à 5%. Par conséquent le contrôle substantif est de
95% compte tenu d'un risque de non détection de 5%. Le risque d'anomalie significative
est de 1%.
Il s'agit pour nous d'identifier et d'analyser les risques de non maîtrise. Pour cela, nous
avons eu des entretiens avec les responsables en leur demandant de décrire leurs
processus.
Une identification des erreurs possibles qu'une anomalie dans une catégorie
d'opérations, prise isolement soit significative et ne soit ni prévenue, ni détectée par les
systèmes comptables et de contrôle interne et donc non corrigée en temps voulu.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 82
Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Selon BARTHELEMY & COURREGES (2004 : 11), « le risque est une situation
(ensemble d'évènements simultanés ou consécutifs) dont l'occurrence est incertaine et
dont la réalisation affecte les objectifs de 1'entité (individu, famille, entreprise,
collectivité) qui le subit H.
La cartographie des risques est établie pour permettre, autant aux responsables qu'aux
opérationnels, d'avoir un référentiel de risques. Pour d'AL BRAND (2003 : 7), elle est
une base qui permet la gestion de la démarche en matière de risque. Les dirigeants
l'utilisent pour maîtriser l'évolution des risques clés susceptibles d'affecter gravement
leurs activités et pour lesquels des actions préventives et correctives doivent être
menées, d'après RICARDO (2003 : 6). Le reporting qui en découle oriente dans leur
prise de décision. Elle permet en effet de répondre à la demande grandissante de
transparence en matière de risques, selon DEMARESCHAL (2003 : 6).
En effet selon RENARD (2004 : 131 ), « toute entité est soumise à des risques. Les
risques sont donc inhérents à la vie de toute organisation », d'où la nécessité pour la
Clinique, quels que soient sa taille, son âge, son secteur, sa situation concurrentielle,
d'intégrer le Risk Management dans sa réflexion stratégique, organisationnelle ou
opérationnelle.
Soutient MOREAU (2002 : 4), parmi les risques auxquels elle est soumise, les risques
fiscaux revêtent une caractéristique particulière. L'environnement fiscal évolue
rapidement. L'entreprise est conduite à prendre des décisions financières dont la
rentabilité peut être sérieusement remise en cause par la variation des interprétations des
autorités fiscales. L'aménagement « cosmétique» des bilans, même pour des motifs
extra fiscaux présente des risques de même que certains montages «rusés »même s'ils
sont légaux aux yeux de la loi peuvent être source d'abus de droit. En somme toute
opération effectuée par la Clinque est susceptible de contenir des risques fiscaux
latents.
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
L'absence de contrôle de ces risques peut avoir des effets négatifs sur ses finances, sa
réputation et son image de marque, comme de ses employés. Il est fondamental pour la
Clinique de suivre une politique fiscale, pour s'assurer de l'efficacité des décisions
prises pour alléger la facture fiscale. Toute bonne gestion passe par l'élaboration d'une
bonne politique fiscale de l'impôt. D'ailleurs, une enquête menée par le cabinet d'audit
Ernst & Young (Septembre 2005 : 1) intitulée : « Task Risk Management : The Evo/ving
Role of Tax Directors » et qui repose sur une série d'entretiens réalisée avec les
dirigeants de quelque trois cent cinquante quatre (354) entreprises de par le monde.
Dont vingt cinq (25) sociétés leaders en suisse révèle que les attributions des services
fiscaux dépassent désormais le simple contrôle des dépenses fiscales de leur entreprise,
elle constitue un poste d'investissement.
FOl Direction comptable et financière F01.02 Finance A01.02 Mme. Agnès NDIAYE
1
FOl Direction comptable et financière F01.03 Contrôle de gestion A01.03 Mme. Binta DIAKHATE
F02 Direction des ressources humaines F02.01 Formation et carrières A02.01 Lamine CISSOKHO
F02 Direction des ressources humaines F02.02 Recrutement A02.02 AlainDIENG
F02 Direction des ressources humaines F02.03 Salaires 5 MoctarDIOP
1
Source : nous-mêmes
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Tous les acteurs de la Clinque sont sensibilisés à la maîtrise des nsques. Ils
l'incorporent dans leurs pratiques quotidiennes et sont les garants de sa mise en œuvre
et de sa performance au niveau opérationnel.
Une fois les risques identifiés, on a procédé à une distinction parmi ceux qui n'en sont
pas, ou qui sont non fondés (qu'il convient par conséquent de rejeter de l'analyse), de
ceux qui sont réels et susceptibles d'affecter la performance de la Clinique. Qui
demandent alors une attention constante et qui doivent faire l'objet d'un traitement et
d'un suivi particulier.
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Audit de la TVA, de 1'JBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Modalité pratique est 1' atelier d'évaluation qui consiste à convier les interlocuteurs
désignées, à se prononcer sur la probabilité d'occurrence et la gravité (impact) des
différents risques auxquels, ils sont parties prenantes (risques subis ou risques générés).
Code
Code Fonction Sous fonction Agent 1 Agent 2 Agent 3 Agent4 Agent 5 Agent6 Agent7 Agent 8 Agent9
sous fonction
FOl Direction comptable et financière FOLOl Comptabilite x x x x x x
FOl Direction comptable et financière F01.02 Finance x x x
FOl Direction comptable et financière F01.03 Contrôle de gestion x x x x
F02 Direction des ressources humaines m2.01 Formation et carrières x x x x x x x x
F02 Direction des ressources humaines m2.02 Recrutement x x x
F02 Direction des ressources humaines F02.03 Salaires x x x x x
Source : nous-mêmes
~
8 8 Fortement probable
7 1
7 Très probable
6 6 Probable
5 Moyennement grave 5 Moyennement probable
4 Peu grave 4 Peu probable
~
3 Très peu grave 3 Très peu probable
2 Extrêmement peu grave 2 Extrêmement peu probable
1 Inoffensif 1 Quasiment impossible
Ces tableaux ci-dessous servent à analyser, pour chacun des risques, la probabilité
d'occurrence et de gravité ainsi que l'incidence possible sur les objectifs de la clinique.
Le tracé de chaque risque en fonction de ces deux attributs donne à la gestion un
système d'évaluation du risque (de 10 à 1).
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Audit de la TVA, de 1'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Cette information doit nécessairement être complétée par un tableau de synthèse appelé
base de données des risques qui donneront plus de précision sur les caractéristiques des
risques. Ce tableau comporte en général les rubriques suivantes : Fonction (Direction),
sous fonction (Département ou Service), le libellé du risque, sa probabilité et sa gravité.
NB : Il convient de noter que la finalité de cet outil n'est pas de produire une analyse
par risque .Il sert à restituer de manière schématique le profil de vulnérabilité du
périmètre étudié. Et répond donc à un certain nombre de questions relatives à la
concentration ou la dispersion du nuage de point :
le nombre de risque (volume du nuage de point)
positionnement du nuage de point qui donne une idée sur la sensibilité du
périmètre étudié (fonction, processus)
Dans la réalité opérationnelle, ces données par fonction ou processus viennent alimenter
un tableau consolidé qui permet de procéder à une restitution plus globale permettant de
positionner des fonctions, des processus, des thématiques (de risques) sur une matrice
consolidée. Exemple de matrice de criticité consolidée :
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 87
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
+ 10
9
8
7
[Link] : Direction
6
Comptabilité
5
F01.02 :Direction
Financière
1
1 2 6 7 8 9 10
+
Source : nous~mêmes
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 88
Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Source : nous-mêmes
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 89
Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
+
18
9 .
7 :
4 ;
2.
1 ;
10
........................................................................................................................................ +
Source : nous-mêmes
Pour l'analyse de cette matrice de criticité simple, nous observons un regroupement des
nuages au niveau des zones de précaution et de protection. Ce qui laisse supposé que ce
sont des risques résiduels. Un risque apparaît par sa forte probabilité d'occurrence. Il y a
aussi des risques dans la zone de pacification.
L'auditeur dans son plan d'audit, doit accentuer sa priorité sur ces risques, compte tenu
de leurs impacts élevés. Un risque présente un niveau de probabilité d'occurrence très
élevé dans le Département Comptabilité. Un système de contrôle devrait ramener ce
risque à un niveau résiduel. La clinique, présente en moyenne des risques peu critiques.
En effet pour la plupart de ses risques, la probabilité d'occurrence ainsi que la gravité de
leurs conséquences sont moyennes. (P; G)= (5,5) en moyenne
A côté de cette tendance, elle présente un ensemble de risques peu probables mais
graves, c'est-à-dire situés en zone de protection. Seulement une faible proportion de ses
risques apparaît comme probable et grave à la fois et qui requiert des mesures de
protection et de prévention, notamment en ce qui concerne la direction « Comptabilité »
d'où provient 50% de ses dix risques les plus critiques.
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10
10
........................................................................................................................................................... +
Source : nous-mêmes
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 91
Audit de la TVA. de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
un ensemble de risques (un peu plus de la moitié de ses risques) apparaît peu probable
et peu grave.
Hormis trois risques présentant un caractère critique, une autre vague des risques de
cette direction est positionnée en zone de protection; ce qui signifie que ces risques bien
qu'ayant une probabilité d'occurrence relativement faible, peuvent, s'ils apparaissent,
avoir des conséquences graves.
Des précautions devront être prises pour éviter que ces risques évoluent vers les zones
de pacification et de prévention.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 92
Audit de la TVA, de l'IBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
La fiscalité occupe une place de choix dans l'économie. En effet, ce sont les recettes
fiscales qui couvrent, pour une part importante, les budgets des Etats. Ainsi, 1'Etat du
Mali a consigné un certain nombre de dispositions dans un document (le code général
des impôts). Ce code permet de savoir comment on détermine par exemple l'impôt sur
les bénéfices industriels et commerciaux, comment cet impôt est liquidé, de quelle
manière ce recouvrement entre dans la caisse de 1'Etat et quels sont les délais
d'exécution des obligations fiscales.
Ici notre attitude, face à des problèmes sera différente de celle du contrôleur fiscal. Il ne
s'agit pas de trouver des chefs de redressement et d'appliquer les sanctions en
conséquence. Bien au contraire, il convient de prévenir les difficultés afin d'éviter les
conséquences dommageables. Sans interférer sur la gestion fiscale, nous allons nous
assurer, à l'occasion de cette mission, du respect des dispositions légales, expliciter les
forces et les faiblesses d'une situation au regard des textes en vigueur dans l'intérêt de
l'entreprise. Voir son comportement en matière de gestion des impôts. Respecte-t-elle
ses obligations et exploite-t-elle certaines mesures que la loi lui autorise afin de
minimiser ses charges fiscales? C'est dam, cette deuxième partie de notre étude que
nous tenterons de répondre à ces interrogations.
Nous avons constaté que la Clinque ne dépo'le pas ses déclarations de TV A, comme elle
aurait dû le faire tous les mois.
Nous concluons que la Clinique court une amende fiscale de 50 OOOF CF A par
déclaration omise.
NB : Signalons que le régime fiscal des activités annexes (nourriture et hébergement)
est exonéré. Ces activités étant le prolongement nécessaire et direct du traitement
médical, elles sont assimilées aux prestations sanitaires (voir instruction de la DNI :
direction nationale des impôts). Il n'y a donc pas lieu de constituer un secteur d'activité
distinct à soumettre à la TV A, encore moins la nécessité de dégager un prorata de
déduction. Et que concernant la TVA non déductible donc pas de déclaration car en
l'absence de TVA brute (TVA collectée) en raison de l'exonération, la TVA payée en
amont sur les achats de biens et ou de services n'est pas déductible. Cela va de soi, en
effet la TV A payée en amont est déductible s'il y a de la TVA collectée en aval.(voir
annexe 11).
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF CESAG 95
Audit de la TVA, de l'/BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
La Clinique relevant du mode du bénéfice réel simplifié d'imposition est, au plan fiscal,
astreinte à la tenue d'une comptabilité selon le système allégé du SYSCOA (Article
.185-6 du COI). Par conséquent, elle est tenue de déposer, au plus tard le 30 Avril
suivant la date de clôture de l'exercice comptable, sa déclaration de résultat auprès du
Centre des Impôts dont relève le siège de son exploitation au Mali. Pour ce faire, elle
utilise le modèle d'imprimé mis à sa disposition par 1'administration (Article .l85-7du
COI).
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Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
La structure actuelle de la clinique qui est r~lative à sa taille, ne la met pas à 1'abri des
risques. Suivant la grille d'analyse des tâches que nous avons élaborée, il en ressort des
cumuls de fonctions. Le service comptable compte un seul employé qui est le chef
comptable. Il s'occupe des traitements financiers, de contrôle de gestion et de fiscalité.
Nous avons constaté au cours de cette analyse une exhaustivité dans la comptabilisation
des factures dont nous avons eu connaissance. Cependant, le chiffre d'affaires déclaré
ne correspond pas à celui que nous avons calculé par nos propres moyens. Cela suppose
une minoration volontaire du montant qui fait courir à la société un risque de
redressement fiscal. Elle court le risque d'une taxation d'office dont nous ne pouvons
évaluer le coût dans le présent rapport.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion JSCBF- CESAG 97
Audit de la TVA, de 1'JBJC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
A la suite de nos constats nous avons relevé les diligences ci-après qu'au niveau de la
patente levée par l'entreprise au titre de 2007 a été rapprochée des éléments de contrôle
suivants:
le droit fixe est conforme au positionnement de la Clinique sur le tarif des
patentes;
en revanche la valeur locative servant de base au droit proportionnel a été
minorée et ce risque fiscal est incontestable;
le non respect des obligations déclaratives en la matière, en l'occurrence
l'obligation de déclaration de variation de valeur locative.
En effet, le droit proportionnel a été calculé sur la base d'une valeur locative d'un
million deux cent mille (1 200 000) de F CFA par an alors qu'elle dépasse ce montant et
peut être évaluée à six million (6 000 000) de F CFA voire sept million deux cent mille
(7 200 000) de F CF Nan.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF CESAG 98
Audit de la TVA, de /'/BIC et de la Patente applicable à la Clinique Ka baia
Le risque fiscal peut être estimé à ((7 200 000- 1 200 000) X 10% = 600 000 F CFA).
Et dans ce cas la pénalité est de 100%.
1 Réparation du véhicule du Déduction d'un Charge non déductible, · Non lié à 1'exploitation de
: Promoteur montant de 200 000 pénalité 50% du la clinique, donc prise en
montant déduit compte de cette
insuffisance
Facture d'électricité du domicile Déduction d'un Charge non déductible, Non lié à l'exploitation de
du Promoteur montant de 40 000 pénalité 50% du la clinique, donc prise en
montant déduit compte de cette
insuffisance
Achat de fournitures de bureau A un commerçant Charge non déductible, Ce contribuable ne doit pas
soumis au régime CGU pénalité 50% du facturer la TV A, donc on
(Contribution Globale montant déduit ! ne peut déduire de TV A
Unique) d'un montant sur les achats effectués
de 300 000 auprès de celui-ci
Achat matériel d'exploitation Montant 6 550 000 Charge non déductible, TV A sur l'achat du
pénalité 50% du matériel d'exploitation,
montant déduit doit être déduite selon le
prorata de déduction de
1'exercice précédent, car ils
concernent 1' ensemble des
rlinillllf'
Conclusion
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 100
Audit de la TVA, de l'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
risques peuvent se matérialiser par des sanctions aussi bien fiscales que pénales et
peuvent peser lourdement sur sa gestion financière.
Risque identifié
Source : nous-mêmes
Ce dispositif permettra de nuancer, les faiblesses, en les différenciant selon qu'il s'agit
de lacunes, de défauts de conception, ou de défaillance dans l'application de procédures
que l'on peut juger bonnes. Il a pour but d'assurer la protection, la sauvegarde du
patrimoine et la qualité de l'information comptable. Faire le recoupement, enfin
d'éviter ou de minimiser les risques inhérents d'une part et de l'autre, l'application des
instructions de la direction, et de favoriser l'amélioration des performances.
L'optimisation fiscale en tant que pratique d'entreprise est licite. Elle est créatrice de
valeur pour celui qui s'y livre mais aussi de risques qu'il est indispensable de maîtriser
par les nécessaires arbitrages issus des limites auxquelles elle est confrontée. Ces limites
que véhiculent les autres fonctions de l'organisation, illustrent une fois de plus la place
originale qu'occupe la fiscalité dans la vie de l'entreprise, notamment à l'interface entre
le droit, la comptabilité et la gestion. Autant de compétences à réunir pour le
gestionnaire et particulièrement les spécialistes qui accompagnent les entreprises dans
leur gestion au quotidien. L'optimisation fiscale exige un effort d'information important
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF CESAG 101
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
que les entreprises ne soient pas toutes à même de fournir. La législation fiscale se
caractérise par l'abondance des textes, qui de surcroît évoluent très fréquemment. De ce
fait, même si ces entreprises peuvent solliciter le conseil d'experts (Chapelier, 1996) qui
jouent le rôle de filtres (Chotin, 1994) elles risquent de ne pas être en mesure de «
capter » et d'intégrer toute 1'information fiscale.
Pour gérer efficacement sa fiscalité, la Clinique doit prendre des décisions en vue de
« maîtriser et réduire sa charge fiscale, avec la plus grande efficacité, sans (toutefois)
s'exposer à des risques supérieurs à l'économie qu'elle a (aurait) pu réaliser » (Parot,
1989). Ce risque étant notamment celui du redressement fiscal. Toutefois, son
optimisation fiscale ne se limite pas à une minimisation de la charge fiscale sur le
contrôle interne. Elle doit également tenir compte de l'incidence fiscale globale du
choix et en particulier des coûts induits. Les gestionnaires de la Clinique doivent
évaluer, presque chaque jour, les conséquences fiscales des décisions qu'ils prennent.
L'optimisation de la fiscalité doit faire partie de sa stratégie et, selon les circonstances,
elle pourra modifier, de façon plus ou moins importante, sa rentabilité.
L'administration des Impôts est donc un partenaire surveillé de près que la Clinique doit
considérer comme une charge. A cet effet pour une bonne rentabilité, la Clinique doit
chercher à payer moins d'impôts sans toute fois transgresser les textes fiscaux en
vigueur. S'agissant de 1'optimisation de la gestion fiscale, il convient de rappeler que
celle-ci ne peut pas se faire en dehors d'une comptabilité régulière.
Il s'agira, pour les solutions retenues, d'établir des priorités en collaboration avec les
responsables de la Clinique. Les solutions retenues seront détaillées en un ensemble
cohérent d'actions. La mise en application des solutions est du ressort des responsables
de la Clinique. Ce plan doit permettre à la clinique de : bien appréhender 1'organisme
contrôlé ; rechercher ses particularités afin d'orienter les contrôles à mettre en œuvre;
définir la nature et l'étendue de ces contrôles de façon complémentaire; faciliter
l'appréhension des travaux pour toute personne intervenant dans les différentes phases
de contrôle. Il s'agit d'analyser la capacité des procédures décrites à faire face aux
différents risques. Mettre un système en place qui garantit la régularité des déductions,
leur exhaustivité et la cohérence des déclarations avec la comptabilité, ceci permet une
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 102
Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Comment
Cette méthode n'est cependant pas applicable à tous les cas. Pour palier à cette
insuffisance, l'auteur préconise de« poser pour chaque réponse insuffisante cinq fois la
question : pourquoi ? ».
Cette phase est celle de résolution des dysfonctionnements constatés dans la phase de
diagnostic détaillé. Les premières voies d'amélioration sont déterminées au cours de la
phase de diagnostic détaillé lors des séances de recherches des causes des
dysfonctionnements. En effet « lorsque les causes sont identifiées, un grand nombre
d'améliorations se déduisent immédiatement » (Laurent & Tcherskawsky 1994). Il
s'agira donc, pour chaque cause déterminée, de trouver un remède. L'ensemble des
remèdes sera communiqué aux responsables ainsi qu'au personnel concerné au cours
d'une« réunion franche et constructive», pour retenir ceux qui sont applicables.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 103
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
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Sécurités fiscales
_J _L
Maîtrise des risaues fiscaux
Source : nous-mêmes
9.9. Recommandations
Elles visent à proposer des solutions permettant de faire face aux insuffisances du
système en place. Un service ne peut fonctionner de façon efficace que si des objectifs
clairs, précis et mesurables lui ont été assignés. Que s'il dispose aussi bien de moyens
humains que matériels adéquats à la réalisation de ses objectifs. Procéder à
1' organisation de son service qui aide à son bon fonctionnement et que les procédures
soient bien définies avec les niveaux de contrôles adéquats ; ainsi que la supervision des
différents travaux doivent être assurés. Ces conditions, gage de la réalisation des
objectifs nous amènent à faire des recommandations suivantes :
prévoir des procédures d'approbation de sorte que tout travail effectué dans le
service soit contrôlé et visé par son responsable avant son dépôt définitif afin de
garantir la supervision de l'information fiscale;
contenir une définition nette des schémas de circulation des informations et des
délais de transmission pour éviter les retards ou les pertes d'informations. Pour
que parviennent à temps de façon exhaustive toutes les factures et informations
nécessaires aux déclarations. Il doit être mis à jour régulièrement et porté à la
connaissance des exécutants ;
permettre de conserver des dossiers de déclaration et leur classement dans des
chronos;
permettre l'ouverture de chrono pour chaque type d'impôt, les classer par date;
permettre l'agrafage des déclarations produites et les reçus des impôts payés;
permettre de faire les rapprochements réguliers entre les différentes déclarations et
la comptabilité ;
être mis à jour lors de toutes modifications touchant l'organisation et les
procédures ;
être simple et spécifique ;
respecter une piste d'audit.
Il convient aussi de préciser que, à ce niveau, toutes les responsabilités prévues par
l'organigramme ne sont pas assumées, il y a là un cumul de tâches incompatibles; une
mauvaise structure organisationnelle laisse entrevoir des difficultés de fonctionnement
interne. A cet effet nous recommandons: la mise en place d'un organigramme reflétant
la structure réelle de la Clinique; la description claire des postes précisant les
attributions générales et spécifiques. Une répartition adéquate des tâches de manière à
éviter les nombreux cumuls de fonctions constatés ; la définition claire des
responsabilités et pouvoirs des chefs de service; la création d'un département fiscal car
plus de 30 % des faiblesses relevées se rapportent à l'impôt. Ces statistiques peuvent
s'expliquer de diverses façons : 1' évolution constante des lois fiscales entraîne une
complexification toujours croissante de la conformité; en raison de leur champ
d'activité mondial, et la Clinique doit S:) conformer à une variété de règlements
régionaux, nationaux et internationaux fort contraignants.
Fatoumata N'Diaye - Master Projèssionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF CESAG 105
Audit de la TVA, de l'JBIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Fatoumata N'Diaye - Master Profèssionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 107
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
ne pas déclarer les dépenses d'entretien qui n'ont pas la nature d'investissement,
la distinction n'est pas toujours facile;
ne pas déclarer les immobilisations non affectées à 1'exploitation, les biens
données en location par exemple ou encore les logements de fonction ;
ne pas déclarer les immobilisations utilisées à l'étranger.
Concernant la patente: la clinique doit recenser les bases d'imposition en incluant les
biens et équipements mobiliers, bien évaluer sa valeur locative.
Conclusion
La clinique pour résoudre ces problèmes cités ci-dessus, doit faire l'état des lieux à tout
moment et permettre au service comptable de jouer pleinement son rôle en y mettant les
moyens. Le cas échéant, créer un service fiscal ou le rattacher au service comptable
avec un rôle effectif afin que les incertitudes soient dissipées. Suivre périodiquement
l'évolution de sa situation fiscale par le biris de l'audit du département fiscal, qui lui
permettra d'avoir non seulement une bonne maîtrise de son environnement juridique et
fiscal dans lequel elle évolue. Car la négligence de ce préalable, risque de compromettre
la continuité de son exploitation. Décliner le doute en vérifiant l'adage selon lequel :
«l'inconnu est logé dans les certitudes». Comme l'a dit Napoléon,« les trois quarts des
hommes ne s'occupent des choses nécessaires que lorsqu'ils en sentent le besoin, mais,
justement, alors il n'est plus temps». Faisons donc partie du quart qui fait la
différence !
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Auci.t & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 108
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Conclusion Générale
Fatoumata N'Diaye - Master Projèssionnel en Audit & Contrôle de Gestion JSCBF- CESAG 109
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente applicable à la Clinique Kabala
Nous n'avons pas la prétention d'avoir résolu les problèmes fiscaux de la clinique mais
nous pensons humblement avoir éclairé les responsables de cette structure. Afin de
réorganiser le service qui existe et de donner au personnel affecté à cette tâche le
mécanisme nécessaire pour éviter à la Clinique des risques de redressement. Nous
espérons vivement que ces recommandations, certes perfectibles, seront pnses en
compte pour le bien être économique et financier de la clinique Kabala.
Au terme de cette étude, au cours de laquelle nous avons beaucoup appris, nous
pouvons affirmer que le métier d'audit exige une certaine polyvalence : connaissance de
la fiscalité, de la comptabilité, du droit et en plus avoir un esprit d'ouverture,
d'abnégation et de courage dans la conduite d'une mission.
Pour connaître leurs risques fiscaux, les sociétés ne doivent-elles pas d'abord
comprendre les facteurs à l'origine de leurs faiblesses importantes actuelles ? Elles
pourront ensuite déterminer quelle solution ou ensemble de solutions les aideront à
réduire le risque fiscal.
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ANNEXES
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
010210 L 00 Animaux vivants de l'espèce bovine y compris les animaux du genre buffle:
Reproducteurs de race pure
051590 p 00 Sang, dérivés sanguins, organes et lait humain
070110 p 00 - Pommes de terre de semence
Légumes à cosse secs, même décortiqués ou cassés
070510 F -Haricots:
10 de semence
070590 p Autre:
10 semence
100500 x Maïs
10 destiné à l'ensemencement
100610 p Riz non décortiqué (riz paddy ou en paille) :
10 Destiné à l'ensemencement.
120102 x 00 Arachide décortiquée à ensemencer
120150 L Graine de coton
10 Destiné à 1'ensemencement
120420 N 00 Canne à sucre
190720 N 00 Pain de consommation courante
130
•
Médicaments en santé humaine et médicaments essentiels en santé animale
3101-3105 inclus engrais
3811 Désinfectants, insecticides, fongicides, antirongeurs, herbicides, inhibiteurs de
germination, régulateurs de croissance pour plantes et produits similaires, présentés
à l'état de préparation ou dans les formes ou emballages de vente ou détail ou
présentés sous forme d'articles tels que rubans, mèches et bougies soufrés et papiers
tue-mouches.
490199 10 00 Livres, brochures et imprimés similaires, scolaires et scientifiques
490710 H 00 Timbres-poste, timbres-fiscaux et similaires
1
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
Contribuables Cotisation
Abattoir non industriel (Exploitant d'un) 600 000
1 Agence de publicité dont le Chiffre d'affaires annuel est inférieur ou égal à
30 000 000 et supérieur à 20 000 000 F 1 200 000
Agence de publicité dont le Chiffre d'affaires annuel est inférieur ou égal à 600 000 1
Bijoutier revendeur, horloger revendeur dont le Chiffre d'affaires annuel est 1 200 000
inférieur ou égal à 30 000 000 et supérieur à 25 000 000 F 1
Bijoutier revendeur, horloger revendeur dont le Chiffre d'affaires annuel est 900 000
inférieur ou égal à 25 000 000 et supérieur à 20 000 000 F
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Audit de la TVA, de l'JBJC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
TABLEAU A
1. Commerçant en gros, demi-gros ou au détail, dont le chiffre d'affaires annuel toutes taxes comprises
est:
DROIT FIXE DROITS
PROPORTIONNEL
1ere Zone 2eme Zone 3eme Zone
2. Fabricant, producteur dans un établissement industriel dont le chiffre d'affaires annuel toutes taxes
comprises est :
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Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente : applicable à la Clinique Kabala
4. Hôtel, relais de tourisme classé « 4 Etoiles »ou à C:~faut répondant aux caractéristiques des
établissements 4 Etoiles ou plus.
TABLEAUB
Professions imposées d'après le montant des marchés ou adjudications passés par les contribuables:
; ~ Entrepreneur de transport de dépêches et colis postaux : 2 francs par 100 francs ou fraction de 100
francs du montant des marchés, adjudications, prix de ferme ;
~Travaux publics (entrepreneur de): 2,5 francs par 100 francs ou fraction de 100 francs du montant des
marchés.
Les droits sont calculés sur le montant des encaissements annuels. Les redevables sont tenus de déclarer
au cours du mois de janvier les sommes encaissées l'année précédente au titre des marchés ou
adjudications faisant l'objet du présent article.
Le défaut de déclaration dans le délai précité est sanctionné par l'application de la pénalité prévue par
l'article 258 du présent Code. Ces droits de patente pourront valablement être établis jusqu'au 31
décembre de l'année qui suit celle du règlement définitif du prix pour une adjudication ou un marché
déterminé.
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 115
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente : applicable à la Clinique Kabala
Les droits de patente sur marchés et adjudications correspondant aux encaissements d'une année
déterminée sont établis sous déduction des droits fixes et proportionnels résultants de l'application du tarif
du Tableau "A" déjà émis au titre de cette même année.
Toutefois, cette déduction n'aura pas à être effectuée lorsque les droits dus au titre de la patente sur
adjudications ou marchés et les droits émis au titre de l'activité professionnelle exercée Je seront au profit
de budgets différents.
Lorsque les contribuables visés ci-dessus sont étrangers au Mali ils doivent être assujettis aux droits de
patente sur marchés et adjudications alors même qu'ils ne posséderaient aucun établissement au Mali du
fait que les travaux y auront été efiectués et que les fournitures auront été livrées pour les besoins des
administrations ou organismes publics maliens.
TABLEAUC
PATENTE D'IMPORTATION EXPORT ATION
DROIT FIXE:
~ de moitié pour un patentable dont le montant des affaires est constitué pour la moitié d'affaires à
1' exportation ;
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 11 6
Audit de la TVA. de /'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
~ des trois quarts pour un patentable dont le monta1~. des affaires est constitué pour la totalité d'affaires à
l'exportation.
Le montant des affaires à prendre en considération pour le calcul du droit fixe est la valeur réglementaire
en douane des importations et des exportations effectuées pendant l'année précédant celle de l'imposition
sous réserve de régularisation.
TABLEAUD
PATENTE DE MARCHAND DE BETAIL
Les marchands de bétail sont exempts du droit proportionnel quand ils ne possèdent pas de locaux où ils
exercent leur profession.
1ère CLASSE: Marchand de bétail vendant annuellement plus de 150 et moins de 200 bœufs.
2ème CLASSE : Marchand de bétail vendant annuellement plus de l 00 bœufs et moins de 151 bœufs.
3ème CLASSE : Marchand de bétail vendant annuellement plus de -50 et moins de 101 bœufs.
Fatoumata N'Diaye - Master Projèssionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 117
Audit de la TVA, de !'/BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
Questionnaire fiscal
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion /SCBF- CESAG 118
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 120
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
./chiffre d'affaires
./niveau de qualification du personnel
./le plan et les moyens liés à la formation
./le climat social
./la communication interne
./les dirigeants et les acteurs liés à l'entreprise (actionnaires, salariés, clients,
fournisseurs, pouvoirs publics)
./Jes statuts
./la structure du capital
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 121
Audit de la TVA, de l'JBJC et de la Patente : applicable à la Clinique Kabala
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion JSCBF- CESAG 122
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente : applicable à la Clinique Kabala
a) proviSions
./Provisions réglementées
./provisions pour créances irrécouvrables
./provisions pour créances litigieuses
./provisions pour risques
./provisions pour autre risque et charge
./provisions pour grosses réparations
./provisions afférentes aux congés payés non pris
./provisions pour charges sociales sur congés payés
b) Amortissement
./amortissement
./amortissement exceptionnel
./aide fiscale à 1'investissement,
./régimes spéciaux d'amortissement :
c) charges
./charges sur opérations à l'intérieur du groupe
d) Produits
./produits exceptionnels
./produits des ventes
./produits accessoires
e) Résultats
./exonération d'impôt sur les bénéfices
./dividende déductible
Fatournata N'Diaye - Master Projèssionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 123
Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente : applicable à la Clinique Ka hala
../sur amortissement
../BIC au taux de 35%
Etalement des plus-values à court terme différé d'imposition des plus-values à long
terme résultant de l'indemnisation d'un sinistre ou d'une expropriation
g) TVA
examen de l'application de la déclaration du paiement
examen du prorata
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 124
Audit de la TVA, de l'IBJC et de la Patente : applicable à la Clinique Kabala
x
Les postes de responsabilités sont-ils x
clairement définis ?
Fatoumata N'Diaye Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion JSCBF- CESAG 125
Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente : applicable à la Clinique Ka baia
3. Les moyens
Le personnel est-il en nombre suffisant?
x
Y a t-il une adéquation entre la x
formation du personnel et les tâches
exécutées?
Le personnel bénéficie t-il de formation En les faisant participer à des
continue? séminaires
x
Le personnel est-il associé aux activités
de contrôle interne ?
x
1
Le personnel dispose t-il de la Pas de bibliothèque
documentation appropriée pour résoudre
.X
Iles problèmes qu'il rencontre ?
Le personnel est-il doté d'ordinateur en
nombre suffisant ?
1
x
1 Y a t-il des progiciels qui génèrent les x Car établi par le cabinet fiscal
. déclarations ?
, 4- Le système d'information
! Y a t-il des impôts traités en dehors du x Pas de service fiscal
service fiscal ?
Les déclarations se font-elles aux dates x Souvent à cause du retard accusé par la
prévues? comptabilité
1
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF CESAG 126
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
Les pénalités son t'elles dues à des x Par manque de logiciel approprié
retards?
'
5. Les méthodes et les procedures
Les méthodes et les procédures de x Nous n'utilisons pas de manuel de
déclarations sont-elles définies dans un procédures
manuel de procédures ?
6. La supervision et le contrôle
Les déclarations construites font-elles x 1
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 127
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
Guide d'entretien:
Organisation et objectifs :
Moyens de travail :
Objectifs et Missions
Moyens Humains
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF CESAG 128
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
Procédures
parmi les services ci-après, quels sont ceux qui existent à la clinique ?
- service juridique
- service fiscal
service comptable
quel est le service qui s'occupe des questions fiscales ?
quel est le nombre de personnes s'occupant des questions fiscales ?
- quel est le niveau de qualification (>U diplôme du personnel s'occupant des
questions fiscales ?
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 129
Audit de la TVA, de l '!BIC et de la Patente : applicable à la Clinique Kabala
- dans le traitement des questions fiscales, les informations jugées pertinentes sont-elles
transmises rapidement à la Direction Administrative et Financière et partant, à la
Direction Générale aux fins de prises de décisions ?
quel sont les moyens qui permettent au service s'occupant des questions fiscales de
s'assurer que les dispositions qu'il applique sont des dispositions en vigueur?
Obligations fiscales
-le service s'occupant des questions fiscales connaît-il les obligations de l'entreprise en
matière fiscale ?
- dans quelle mesure l'entreprise exécute t-elle efficacement ses obligations fiscales en
l'absence d'un échéancier fiscal?
Fatoumata N'Diaye - Master Projèssionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 130
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 131
Audit de la TVA, de /'/BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
Organigramme
1
Comptabilité D;"ecteur Système
Investigations
1
Administration Analyses
Assistance Médicale
Major
Technique de 1
Logistique appuis
Santé
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 132
Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente : applicable à la Clinique Ka baia
Fatournata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF CESAG 133
Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente : applicable à la Clinique Ka bala
F;;:Oil CABHIET Cm<SEIL FISCAL F. D. FAX NO. 223 223 83 01 Dec. 22 20218
RP..PUBLIQUF. DU I'J',LI
.. UN PEUPLE- liN Btll' .·-, U1Œ FOl
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DIRECTION !IATIO~ DES [Link]
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Le question :rn •a Hê' réce~ent ~.osée dE> ·6avoir quslle est ;1~ portée de
l'e~onérat{on de T.P.S vlsêe à l'nrtitle 5<Ù-VII' dû Code Généval dea 'Impôts et
c:oncernnnt "les. pre~tations .san:ltà:fré.e: e~ vétél."!riaires".·
<:•'
Fatoumata N'Diaye Master Profèssionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF CESAG 134
Audit de la TVA, de 1'JBIC et de la Patente : applicable à la Clinique Kabala
mé(hcin qui perçevrait des rémunérations pour des articles pub~iês dans .dea
revues profeesionnèlll!a au [Link] Ile livrerait à dea aetivii:t'!s d' en&eignement),
LQ-8 vétêr~na1res: l'l~ sont exonérés que pour les liônoraires qt1' 118
:n en résulte que les travaux d'analyse autres que· ceux vlséa ci-dessus
doivent ~tre t:.wl:ables ê la TPS.; -e'~et. le· eas·, par exempl~. pour le13 analysE<s
d'eau ou les à[Link] de produits .ali~!l~~~res, qu.i n; ,Pe\lVep; :donc bêÏ\l:t'1cier
d',a~crine exintr~~·ion.' .. ,; . ' . . . . . ..
{lest reppelé, sur ee point, Qu.':tl .est !ntèr(\it, .en:vertu de l'article
- :·' 483::.2-C~di!; Œd. I ;:·· ~~i 'Pt'!:!~t~td~e·~ ·~e· eerviees exon.êrés de m, <!.' exerçer 1. option
'visé'~ àil dit. artrée,'<po~ le' ~al~e~~. volontn~re d~r 1S: TV~. '1:ea _Iiera~nnoas ne
· ,:,·;b'é.Oériàeb.t. ~par, ~ori~éq~ent/d;~~ririe ~édu~tion. ,. -
.}'.< ...... ·:·.:.·.:i ..
135
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG
Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
- 3 -
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 136
Audit de la TVA, de !'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
". ;l
Af~l î3f.,~'l
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LI'~, contnbu.;-,IJ:L!~, relevant du rnode du bênéfice réel simplifié d'impositior: au plan fis~.~al~ astreints (:'urlf.:
c(nppt~lbi01r~ <;(:lon lü ~y'Stème a!lêgé du SYSCOA (Art,185~6 OU CGI). Par conséquent, ils sont tenus de déposer. a1J ·t:.r
·,, ?:; r,,•ril su1vant la dalr; de clôture de l'exercice comptaulc, leur déclaration de résultat auprès du Cen:re des lm pots ,:on:
rt:!r·v': i(: de let;·· exploitation au MaiL Pour ce faîrc, ils utilisent le mvdèle O'irnprimé mis à leur dispositicm ;);F
1'1~<1"';,, stratior. ![Link] ·18~-ï du CG!).
(100)
.; ;
R(;\niégrnUons (:216)
(3:0) Revenus Bn.;ts Fonciers des lmm, Inscrits à l'Actif du Bilan !310)
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 139
Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
(320)
. i
[Link]èrieur
(340)
(Art 23:)
\41 () ~1
(61(i )
(0fl0)
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion ISCBF- CESAG 140
Audit de la TVA, de 1'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
. Déclaration d'existence
. Déclaration de changement d'adresse;
. Déclaration de variation du droit proportionnel ;
Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - JSCBF- CESAG 141
1
1
1 Annexe 15: Détermination de la déclaration de la patente 1
1 1
1
1 1
1
1 1
1 ...... , .....
·······-···· 1
1 1
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Fatoumata N'Diaye - Master Professionnel en Audit & Contrôle de Gestion - ISCBF- CESAG 142
Audit de la TVA, de I'IBIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
Cadre d'analyse des risques illustré par Cobit: Audit N° 157 Décembre 2007
technologie
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Audit de la TVA, de I'IBIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
(A)
Assujetti: personne physique ou morale qui entre dans le champ d'application d'un
impôt.
Assiette d'un impôt: c'est la base sur laquelle repose le calcul de l'impôt concerné.
Avis d'imposition: notification, faite par voie de rôle, du montant d'impôt direct dû
Avis de mise en recouvrement: titre exécutoire émis par les services de la D.G.I
(Direction Générale des Impôts) leur permettant d'effectuer le recouvrement de l'impôt.
Les pénalités de retard se calculent en tenant compte de la date de cet avis.
Avis à tiers détenteur : saisie effectuée par le trésor de sommes d'argent (saisie
attribution) auprès d'un débiteur du redevable de l'impôt.
Avoir fiscal: crédit d'impôt qui s'attache à la distribution de dividendes (50%) et qui
s'impute sur l'impôt dû par le bénéficiaire des distributions.
(C)
Code général des impôts (CGI): c'est le texte de référence en matière de fiscalité. Il
est élaboré par le ministère de finances et mis à jour chaque année après le vote de la loi
de finances.
Carence de l'administration : absence d'action de l'administration lésant un
contribuable (c'est-à-dire: l'administration s'est abstenue de vérifier si le contribuable
était victime d'une double imposition, abus qu'il en avait fait la demande)
Cautionnement: dépôt de sommes d'argent ou de valeurs fait entre les mains du
comptable (Trésor ou D.G.I) permettant d'aœorder un sursit de paiement
Centre des impôts : service local de la D.G.I dont le rôle est le contrôle des
déclarations de revenu et l'établissement de l'assiette de l'impôt.
Charte du contribuable: document que l'administration fiscale doit envoyer à tout
contribuable soumis au contrôle de ses déclarations et qui l'éclaire sur droits
Crédit d'impôt: imputation sur l'impôt des retenues à la source ayant frappé le revenu.
Le crédit naît du fait que le contribuable a incorporé dans ses revenus imposables le
montant de la retenue à la source.
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Audit de la TVA, de l'JBIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
(D)
Droits simples : montant de l'impôt dû avant que ne soient imputés les crédits d'impôts
de toute nature, les minorations et ajoutées les contributions complémentaires (C.S.G)
Double imposition: lorsqu'une même personne (physique ou morale) au regard d'une
opération effectuée par elle ou un même bien ou revenu sont imposés à deux impôts
distincts qui se cumulent, la première imposition n'étant pas prise en compte pour le
calcul de la seconde il y a double imposition:
• Economique: Lorsqu'une même personne est imposée deux fois, il s'agit d'une
double imposition économique,
• Juridique: lorsqu'il s'agit d'un bien ou d'un revenu, c'est une double imposition
juridique.
Déduction : somme soustraite du revenu, en raison des frais ou dépenses supportés
(E)
(F)
Forclusion: déchéance d'un droit par jugement ou en raison d'un délai non respecté
(G)
Grief: acte (faisant) administratif produisant un effet juridique qm dès lors est
susceptible de recours pour excès de pouvoir
Guide d'audit: dossier préparatoire plus ou moms formalisé destiné à cadrer les
investigations d'une équipe grâce notamment à l'énoncé d'un ensemble de question à se
poser.
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
(I)
(L)
(M)
Mauvaise foi: celle du contribuable n'est jamais présumée, elle doit être démontrés
.Elle sera démontrée lorsque le contribuable a pris tous les moyens pour se soustraire
illégalement (fraude) et volontairement à l'impôt
Manuel d'audit: ensemble d'informations internes relatives à l'activité d'un service
d'audit détermine (méthodes, organisation, retours d'expériences, déontologie).
(0)
(P)
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Audit de la TVA, de l'IBIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kabala
(Q)
Qualité pour agir : définit l'ensemble des motifs et intérêts qm permettent à une
personne de faire un recours contentieux fiscal
(R)
(T)
(V)
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Audit de la TVA, de /'!BIC et de la Patente: applicable à la Clinique Kaba/a
Bibliographie
Ouvrages
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