Compréhension écrite et pratique de la langue / 25 points
Compréhension écrite
Lisez attentivement cet extrait et répondez aux questions de l’épreuve de compréhension écrite.
Quelques jours après, au dîner et toujours au sujet de ces insupportables devoirs de vacances,
une discussion s’éleva. Je fus un peu trop désinvolte, mon père lui-même s’en offusqua et finalement
Anne m’enferma à clef dans ma chambre, tout cela sans avoir prononcé un mot plus haut que l’autre.
Je ne savais pas ce qu’elle avait fait et comme j’avais soif, je me dirigeai vers la porte et essayai de
l’ouvrir; elle résista et je compris qu’elle était fermée. Je n’avais jamais été enfermée de ma vie : la
panique me prit, une véritable panique. Je courus à la fenêtre, il n’y avait aucun moyen de sortir par là.
Je me retournai, véritablement affolée, je me jetai sur la porte et me fis très mal à l’épaule. J’essayai de
fracturer la serrure, les dents serrées, je ne voulais pas crier qu’on vînt m’ouvrir. J’y laissai ma pince à
ongles. Alors je restai au milieu de la pièce, debout, les mains vides. Parfaitement immobile, attentive
à l’espèce de calme, de paix qui montait en moi à mesure que mes pensées se précisaient. C’était mon
premier contact avec la cruauté : je la sentais se nouer en moi, se resserrer au fur et à mesure de mes
idées. Je m’allongeai sur mon lit, je bâtis soigneusement un plan. Ma férocité était si peu
proportionnée à son prétexte que je me levai deux ou trois fois dans l’après-midi pour sortir de la
chambre et que je me heurtai à la porte avec étonnement.
À six heures, mon père vint m’ouvrir. Je me levai machinalement quand il entra dans la
pièce. Il me regarda sans rien dire et je lui souris, aussi machinalement.
« Veux-tu que nous parlions ? demanda-t-il.
- De quoi ? Dis-je. Tu as horreur de ça et moi aussi. Ce genre d’explications qui ne mènent à
rien...
- C’est vrai. Il semblait soulagé. Il faut que tu sois gentille avec Anne, patiente. »
Ce terme me surprit : moi, patiente avec Anne... Il renversait le problème. Au fond, il
considérait Anne comme une femme qu’il imposait à sa fille. Plus que le contraire. Tous les espoirs
étaient permis.
« J’ai été désagréable, dis-je. Je vais m’excuser auprès d’Anne.
- Es-tu ... euh... es-tu heureuse ?
- Mais oui, dis-je légèrement. Et puis, si nous nous tiraillons un peu trop avec Anne, je me
marierai un peu plus tôt, c’est tout. »
Je savais que cette solution ne manquerait pas de le faire souffrir.
« Ce n’est pas une chose à envisager. Tu n’es pas Banche-Neige... Tu supporterais de me
quitter si tôt? Nous n’aurions vécu que deux ans ensemble. »
Cette pensée m’était aussi insupportable qu’à lui. J’entrevis le moment où j’allais pleurer
contre lui, parler du bonheur perdu et de sentiments excessifs. Je ne pouvais en faire un complice.
« J’exagère beaucoup, tu sais. Anne et moi, nous nous entendons bien, en somme. Avec des
concessions mutuelles...
- Oui, dit-il, bien sûr. »
Il devait penser comme moi que les concessions ne seraient probablement pas réciproques,
mais viendraient de ma seule personne.
« Tu comprends, dis-je, je me rends très bien compte qu’Anne a toujours raison. Sa vie est
beaucoup plus réussie que la nôtre, beaucoup plus lourde de sens... »
Il eut un petit mouvement involontaire de protestation, mais je passai outre :
« ... D’ici un mois ou deux, j’aurai assimilé complètement les idées d’Anne ; il n’y aura plus
de discussions stupides entre nous. Seulement il faut un peu de patience. »
Effrayé aussi : il perdait une complice pour ses incartades futures, il perdait aussi un peu un
passé.
(Françoise SAGAN, Bonjour tristesse, 1954)
Nume şi prenume : Tunea Ana-Iulia-Liviaa
Anul I LL
Secţia :Engleza-Franceza
e-mail: ana.tunea98@[Link]
Compréhension écrite / 10 points (1 point d’office + 9 p.)
Sans citer le texte, sauf quand cela est demandé, vous répondrez aux questions suivantes en formulant
des phrases complètes.
1. Pourquoi la narratrice se trouve-t-elle enfermée dans sa chambre ? Argumentez en
deux phrases minimum. (1,5 points)
La narratrice se trouve enfermée dans sa chambre parce que l’autre personnage feminine,Anne,l’avais
enfermée.
2. Qui est Anne par rapport à la narratrice ? (0,5 point)
Dans le dialogue entre la narratrice et son père, on peut supposer que Anne est la belle-mère de
narratrice.
3. Quels sentiments éprouve la narratrice face à son enfermement ? (0,5 point)
Face a son enfermement, la narratrice éprouve des sentiments d’impuissance mais aussi de révolte
parce que c’est la première fois quand elle était prive de sa liberté.
4. Comment caractériseriez-vous les rapports entre Anne et la narratrice ? (0,5 point)
A travers les yeux de la narratrice, le lecteur peut discerner une relation problématique entre ces deux
personnages. Anne est autoritaire et elle n’est pas permissive avec la désinvolture de la narratrice.
peut-être dans le but de correcter l’attitude de la narratrice, Elle recourt aux moyens cruelles.
5. Selon la narratrice, qui est censé faire des concessions ? Citez la phrase de l’extrait qui
justifie votre réponse. (1,5 points)
En general,selon la narratrice, elle seul faisent des concessions avec Anne : « Il devait penser comme
moi que les concessions ne seraient probablement pas réciproques, mais viendraient de ma seule
personne »
6. Qu’attend la narratrice d’Anne ? (0,5 point)
-d’être patiente (variante correcte)
-de l’aimer
-de ne plus la punir
7. Quels moyens emploie la narratrice pour essayer d’ouvrir la porte ? Argumentez. (1 point)
Premierment la narratrice cherche un moyen de sortir par la fenetre mais elle realise que ce chose n’est
pas possible. Puis, elle se jette sur la porte mais elle finisse avec une mal blessure a l’epaule. Son
dernier essai est de fracturer la serrure de la porte avec une pince a ongles.
8. Expliquez le sens des mots suivants dans le contexte en donnant leurs synonymes si possible :
(1,5 points)
- Complice : allie
- Dérouté : Confus
- Machinalement : Mecaniquement
9. Expliquez le sens des expressions suivantes en les traduisant en roumain : (1,5 point)
- « Qui ne mènent à rien »
Care nu duc la niciun rezultat
- « Cette solution ne manquerait pas de le faire souffrir » aceasta solutie nu va ezita sa l faca sa sufere
- « Je passai outre » Am trecut peste
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Pratique de la langue / 15 points (1 point d’office + 4 p. + 5 p. + 5 p.)
Ex. 1 Mettez au style indirect en faisant les transformations nécessaires. (4 points)
- Anne n’était pas à la gare hier soir, déclara mon père.
Mon père déclara que Anne n’était pas a la gare hier soir.
- Elle est venue en voiture et elle est dans sa chambre maintenant, répondis-je.
Je répondis qu’elle était venu en voiture et elle était dans sa chambre ce moment-la.
- Tu n’auras plus qu’à lui monter le bouquet, me répondit mon père.
Mon père me répondis que je n’aurait plus qu’a lui monter le bouquet.
- Que cachez-vous derrière le dos ? demanda Anne en me voyant.
En me voyant, Anne demanda qu’est-ce que je cache derriere le dos.
Ex. 2 Mettez les verbes à l’imparfait ou au conditionnel présent en veillant à leur place correcte
dans la phrase. (5 points)
S’il (voir) imp… son train, il (aller)…cond le prendre. Apercevant une voyageuse, il pensa : Si je lui
(offrir) ..imp. de porter ses bagages, elle (accepter)…cond peut-être. Nous (pouvoir) cond… monter
dans le train ensemble, si elle (vouloir)…imp. Elle me (confier)…cond sûrement son nom, si je le lui
(demander) ….imp Et si des ennuis (survenir)…imp je la (protéger)… cond
Ex. 3 Complétez le texte suivant en conjuguant les verbes entre parenthèses au temps simples du
passé (5 points) :
L’auteur (se promener) … dans Paris quand soudain il (rencontrer) … Henri Marignan. Celui-ci lui
(rappeler) … son père. Ils (aller) … dans un bar et ils (bavarder) … tard dans la nuit. Autrefois,
Marignan (vivre) … un certain temps en Chine et il (revenir) … brusquement en France. Il (trouver) ...
que les choses, là-bas, (avoir) … un goût différent. Puis, vers quatre heures du matin, ils (s’en aller) …
chacun de son côté.
Passe simple, imparfait