Cours de Mécanique des Sols et Exercices
Cours de Mécanique des Sols et Exercices
KHALED MEFTAH
Maître assistant
Références bibliographiques
de gaz : Contenu dans les vides,c’est l’air pour un sol sec ou mélange d’air
et de vapeur d’eau pour un sol humide.
Va Air Wa=0
Vw Eau Ww
Vs Grains solides Ws
W
g = V
Le poids volumique des grains solides :
g =
W
s
s
Vs
Le poids volumique du sol sec :
Ws
gd=
V
W
g sat = V
Gs =gs
g w
Ils indiquent dans quelles proportions existent les différentes phases d’un sol.
On définit :
La teneur en eau :
Ww
w%= x100
Ws
Le degré de saturation :
Vw
Sr % = x 100
V
v
La porosité :
Vv
h = V
Tous ces paramètres ne sont pas indépendants. Ils sont reliés par des relations que l’on
peut retrouver à l’aide du modéle élémetaire. Exemple de formules :
g d = 1+gw
g d =1g+se
gs
e =g -
1d
Sr = wGse
Pour caractériser un sol, il faut déterminer les paramètres de nature et les paramètres
d’état.
les bulles d’air, on mesure le volume d’eau déplacé par les grains solides vs.
3 3
N.B : Pour les sols (à part les sols organiques) : 26 kN/m £ gS £ 28 kN/m
Ils permettent d’obtenir la répartition en pourcentage des grains solides selon leurs
dimensions. Deux types d’essais sont envisageables selon le sol à tester :
- Par tamisage (par voie humide ou sèche) pour les élements de diamétre
Æ ³ 80mm.
- Par sédimentométrie pour les élements de diamétreÆ < 80mm.
- Le coéfficient de courbure :
2
d
Cc= 30
d xd
10 60
N.B : di : diamètre correspondant à i% de pourcentage de tamisat cumulé.
0 Argile pure
20 Sol plastique
40 Sol non plastique
100 Sable pur et propre
ID emax -e (1.1)
= emax -emin
Avec :
- e : indice des vides du sol en place.
- emax : indice des vides du sol à l’état le plus lâche.
emin : indice des vides du sol à l’état le plus dense.
- les feuillets 1/1 sont formés d’une couche tétraédrique et d’une couche
octaédrique (kaolinite),
- les feuillets 2/1 sont formés d’une couche octaédrique entourée de deux
couches tétraédriques (illite, smectite).
Si
Al Al 0,96 nm
Si 0,72 nm
Si
Feuillet 1/1 Feuillet 2/1
ws, wl et wp sont les limites d’Atterberg déterminées en laboratoire sur la fraction du sol
passant au tamis 0.40mm (méthode de la coupelle de Casagrande et du rouleau et appareil
de retrait).
A partir de ces limites, on peut déterminer :
L’indice de plasticité « Ip »
(1.2)
I P =wL -wP
L’indice de liquidité « IL »
w-wP
IL= (1.4)
IP
Tableau 1.6 : Etat de consistance du sol en fonction de « I L »
Indice de liquidité Consistance du sol
IL>1 Fluide
CU = D 60 >6
D
Moins de 5% Sb 10 Sable propre bien
Et
gradué
Plus de 50% d’éléments <
Sables des éléments > 80µm 1<CC= (D30)²<3
D .D
80µm ont un 10 60
1 + w
2) g = 1 + egs
wGs
Sr =
3) e
Exercice 2
Des essais réalisés sur un échantillon de sol remanié ayant une teneur en eau à
l’état naturel de 21.5%, ont donné les résultats suivants :
- Analyse granulométrique( par voie humide et sédimentométrie)
Tamis(mm) 2,5 1,25 0,63 0,315 0,160 0 ,080 0,050 0,020 0,005 0,002
T(%) 100 99.90 99.80 99.30 98.90 98.60 85.30 65.30 43.50 31.00
- Limites d’Atterberg :
Exercice3
gd = g = 19.1 =14.30KN /m3
1) 1+w 1.3356
g d =1g+se
gs
e =g
-1=0.87
d
wGs
Sr
e =0.3356x2.368
0.87
=1.
= 0
1- Ecoulement linéaire
1-1 Hypothèses
- Le sol sujet d’un écoulement est supposé saturé (Sr=1)
- Le régime d’écoulement est permanent et laminaire.
1-2 Mouvement de l’eau
Une molécule suit un trajet appelé « ligne de courant », son vecteur vitesse est tangeant
à cette ligne. Les lignes de courant s’appuyant sur le contour fermé d’une surface « S »
3
forment un tube de courant. Le débit « Q »en m /s, pour une vitesse « V » constante
est :
Q =VxS (2.1)
Pour effectuer des calculs,on est ramené à définir des lignes de courants fictives et des
vitesses apparentes « v »
1-3 Charge et pression hydraulique
Par sa position, la pression qu’elle subit et la vitesse à la quelle elle s’écoule, l’eau en un
point donné du sol porte une quantité d’énergie « h » en mètres d’eau (charge
hydraulique), donnée par l’équation de Bernoulli :
h v² + u +z
= 2g g (2.2)
w
v : Vitesse de l’eau.
g : Accélération de la pesanteur.
u : Pression de l’eau
z : Cote du point considéré par rapport à une surface de référence, peut être
négatif ou positif
Pour les sols, « v » est très faible, on aura alors :
u
h= +z
gw (2.3)
Dh=h A -h B
(2.4)
Le gardient hydraulique critique (ic), est celui qui va provoquer un état de boulance
appelé phénomène de renard.
= G s - 1 = g' (2.6)
ic = Dhc
L 1 + g w
e
¶ ²h + ¶ ²h = 0
¶x² ¶z² (2.8)
z
Coté amont Coté aval
A B C D P.Réf
O
I 3 4
2 VIII
ligne de courant
II VII
1 E ligne
III VI
IV V
équipotentielle
M
F G
Substratum imperméable
ligne
équipotentielle
b ligne de courant
uM =gw. hM -z ( )
M zM : mezurée à partir du plan de référence (zM <0)
2
uM =g w . h -zM
8
Calcul de la force d’écoulement :
EXERCICE1
Calculer le gradient hydraulique critique ‘un sable dont la porosité est de 40%
et dont la gravité spécifique est de 2.12.
EXERCICE2
Ondoit effectuer une excavation dans un dépôt d’argile imperméable ayant
une épaisseur de 10m et reposant sur une couche de sable compact.
Coté aval
Coté amont
A P.R
V E
IV C 15
1 III D
II
14
I
2 13
3
4 56 7 8 9 10 11 12
Substratum imperméable
Exercice1
Gs - 1
= =
ic 1 . 07
1+e
Exercice2
Profondeur maximale d’éxcavation = 6.15m
Exercice4
zc = -2m ;
d’après le réseau d’écoulement
h c = h A - 5 . 75 D h
h =7.5m Dh= DH n 15
Avec A et On ; D h = 7 . 5 m et h=
nh
h = 4 . 62 m
aura : c , et
u c = ( 4 . 62 - ( - 2 )). 10 = 66 . 2 kN / m 2
2)Gradient hydraulique de sortie
i Dh = DH =0.25
=
DE
nhDE
i = g' Fs = g' =4.4
cr D’ou.
g 0 . 25 g w
w
La sécurité au phénomène de renard est assurée.
3) Débit traversant le sol
Q=k.Dh.nC et -5
Avec, n h = 15n c = 5 k = 4 . 10 m/s
nh
-4
Q = 10 m3/s
1- Notions de contraintes
Soit un solide à la surface duquel s’exercent des forces.
n d
F
II ds
M S
P
I I
s normale
dF
tangeante
0 t
fig 3.1
En coupant ce solide par un plan fictif (P), l’élément de surface « ds », autour
du point « M » sur la surface « S », est soumis à une force R
d F(fig 3.1).
R R
dF
f =
la contrainte au point « M »est le vecteur ds
Cette contrainte se décompose en une contrainte normale s et une contrainte
tangentielle t
En mécanique des sols, pour déterminer l’état de contraintes autour d’un point
« M » dans le sol, il suffit de connaître les composantes des forces s’éxerçant
sur les faces d’un paraléllipipède centré autour du point « M » et dont les arêtes
sont parallèles aux axes Ox, Oy, Oz.
L’état de contraintes au point M est défini par une matrice symétrique appelée
tenseur de contraintes :
Parmi les facettes autour du point M, il existe 3 plans priviligés pour les quels
la contrainte tangentielle est nulle (t = 0). Ces 3 plans sont appelés plans
principaux,
Leurs directions normales, directions principales et les contraintes
correspondantes, contraintes principales, notées
s1 : Contrainte principale majeure.
s2 : Contrainte principale intermédiaire.
s3 : Contrainte principale mineure.
Avec : s1 ³s2 ³ s3
2- Cercle de Mohr
Pour étudier l’état de contraintes autour d’un point, on utilise une
représentation appelée diagramme de Mohr qui consiste à représenter le
R
f
vecteur contrainte dans un système d’axes (s,t).
Dans le cas bidimentionnel, cas très fréquent en géotechnique, le cercle de
Mohr est le lieu des extrémités des vecteurs contraintes et les contraintes
principales se réduisent à deux.
s t
s x xz
t
s
xz z
La condition de nulleté du moment résultant : tij = tji càd txz=tzx
q
t
sq
s
t
q
s
t
fig 3.2
Si l’on écrit la première condition d’équlibre ( somme des forces est nulle), on
aura l’état de contrainte sur le plan incliné de « q »
sq s x +s z + s z -s x cos2q -t xz sin2q (3.1)
=
2 2
tq s z -s x sin 2q +t xz cos2q (3.2)
=
2
2 2
q =- 1arctg 2t xz et q 2 =q +p /2 (3.4)
1 2 s z -s x 1
Il existe donc deux plans principaux dont l’orientation est donnée par q1 et q2
Les contraintes principales majeure et mineure sont déterminées à partir de
l’équation du cercle
Cours Mecanique des sol 30 Khaled MEFTAH
ss x + z s z -s x 2 2 (3.5)
= s + ) +t
(
1 2 2 xz
s x +s z (3.6)
s3 = (s z -s x )2 +t xz 2
-
2 2
t
t
tq
q q
0 s s sq s
-t
txz=0) on trouve :
sq s1+s3 + s1-s3 cos2q (3.7)
=
2 2
t =s1-s3 sin2q (3.8)
q 2
2- 2 Méthode graphique
Il s’agit de déterminer l’état de contraintes sur le plan incliné d’un angleq et dont
les valeurs des contraintes principales s1 et s3 sont connues (fig 3.4)
sq
tq
s
s
fig3.4
t
q
e
n d
a
l
tq
Plan sde3
q s
0 P s3 sq s1
Plan de s1
(s s
fig 3.5
On doit souligner enfin que, en mécanique des sols, on adopte la convention
de signes suivante :
- s >0 en compression
- s <0 en traction
3- Contraintes dues au poids propre du sol
Le poids du sol augmente avec la profondeur ; réparti sur une unit é de surface
horizontale à une profondeur donnée, il correspond à la pression ou contrainte
due au poids propre.
Pour un sol de poids volumique g (en kN/m3), et à une profondeur z (en m), la
contrainte verticale est :
sV = g .z (3.9)
sv = s’ v + u et t’ = t (3.11)
s s
g
s g
s g
s g
Les dépôts de sol sont normalement stables, à moins que des circonstances
naturelles ou un chargement artificiel ne contribuent à y accroître les
contraintes effectives et qu’un tassement s’en résulte. On sait qu’un
abaissement de la nappe augmente la contrainte effective, mais divers types
de surcharges induisent également des contraintes ( Ds) dans le sol. Il s’agit :
- Des charges ponctuelles.
- Des charges uniformément réparties sur les surfaces rectangulaires et
circulaires.
- Des charges en forme de remblai de longueur supposée infinie
Ds 3 . 3 (3.13)
z
= Q
2p r ²+z² 5/2
Ds
fig 3.7
(3.14)
où Iz est un facteur d’influence de contrainte verticale déterminé en fonction
de r/z par des abaques.
Ds
fig 3.8
3
z )
Ds = q(1 -
(
+ ) (3.15)
r ² z²
Ou bien : Ds = Iz q (Iz : facteur d’influence fonction r/R et z/R ).
l/z
exemple :
Pour calculer Ds à la verticale du point A sous l’effet de la pression « q » de la semelle
EHDC, on utilise la méthode de découpage
Semelle
(EHDC)
I1(DFAB) I3(ABCG)
E H I
I2(AIEF) I4(AGHI)
F G A
fig 3.9
a b
Hr
Ds
fig 3.10
Tableau 3.2 valeurs de Iz pour un remblai semi-infini
? ?
Exercice2
On donne l’état de contraintes illustré sur la figure ci-dessous.
On demande de déterminer :
1) les contraintes principales et leurs directions
2) L’état de contraintes sur les plans horizantal et vertical
3) La contrainte de cisaillement maximale positive et le plan sur lequel elle
est appliquée. En déduire l’angle entre ce plan et le plan de s3 ( ous1 )
T.N
g
T.N
Exercice 6
Soit la coupe géotechnique du sol représenté par la figure ci-après.
T.N
g
ELEMENTS DE CORRECTION
EXERCICE 1
Analytiquement :
s3 = 30 Kpa et s1 = 100kPa
Pour déterminer sq et tq on utilise les relations (3.7) et (3.8)
sq s1+s3 + s1-s3 cos2q et tq sin2
s 1- s 3
= = q
2 2 2
sq = 47.4kPa et tq = 30.2kPa
Graphiquement :
t
t
0 s s
s s
2m 3
4 6m
5 2m
2m 4m
1- Notions de déformation
Sous l’application de charges, le sol comme tout solide se déforme. Pour
déterminer les déformations qui ont lieu dans toutes les directions autour du
point M du sol, il suffit de connaître le svaleurs des déformations dans les
directions Ox,Oy et Oz autour de ce point. On définit ainsi le tenseur de
déformations :
e x e yxe zx
e: e xy e y e zy
e xze yz e z
Les déformations sont reliées aux déplacements u,v,w par les relations :
- Elongations : ex = ¶u/¶x ; ey = ¶u/¶y et ez = ¶u/¶z
- Distorsions : gxy = 2 exy = ¶u/¶y + ¶v/¶x
Il existe aussi trois directions principales pour les quelles les déformations
angulaires son nulles (gi j =0). Ces directions sont appelées directions
principales de déformation, et les déformations principales sont notées :e1 , e2
et e3.
2- Relations contraintes - déformations
Ces relations sont appelées « lois de comportement » puisqu’elles permettent
de caractériser la réponse d’un matériau sous l’effet d’un chargement.
Dans le domaine de déformations élastiques dans un solide isotrope, les
relations entre les contraintes et les déformations (loi Hooke) sont :
Pour les sols fins saturés (faible coefficient de perméabilité), sous l’action d’une
charge, l’eau libre ne peut s’évacuer immédiatement et supporte toutes
Cours Mecanique des sol 46 Khaled MEFTAH
les contraintes appliquées ( suppressions interstitielles Du=Ds) pendant la
phase de construction de l’ouvrage ; on aura le tassement immédiat Dhi.
La transmission des contraintes au squelette solide se fait progressivement au
cours du drainage de l’eau et les surpressions interstitielles diminuent. Cet
écoulement s’arrête lorsque Du s’annule; on obtient donc le tassement à long
s s', u
s
D
D
D
s=s
fig 4.1
à tinfini : Dh = Dhi + Dhc
A Courbe : e=f(logs’)
B
C
h
a
r
g
e
m
e
D c
é
n
t
h
ar
g
e
m
nt
e
C
0 s s
fig 4.3
On déduit de cette courbe :
- L’indice de compression Cc De (4.5)
(pente de la droite BC): =-
D logs'
- Cs De (4.6)
L’indice de gonflement ( pente de la droite DC): =-
D logs'
Cours Mecanique des sol 48 Khaled MEFTAH
- La pression de préconsolidation :sp’ C’est la plus grande
contrainte qu’a supporté le sol durant son histoire géologique.
contrainte verticale initiale due aux poids propres du sol est « s0’ », calculée
au centre de la couche et si le chargement provoque un supplément de
contrainte Ds (défini dans le chapitre3), les tassements se calculent comme
suit :
(4.9 a)
1+eo s'0 1+eo s'p
U (%) Tv U (%) Tv
12 0,01 70 0,40
20 0,03 80 0,57
30 0,07 90 0,85
40 0,13 95 1,20
50 0,20 99 2,00
60 0,29 100 2,08
Notons que pour la fin de la consolidation primaire (U=100%), on prendra
Tv=2.08 ( correspondant à un degré de consolidation de 99.5%)
QUESTIONS A DEBATTRE
1- Pourquoi les tassements surviennent-ils plus rapidement dans les sols à
gros grains que dans les sols à grains fins ?
2- Comment appelle-t-on un tassement qui évolue avec le temps ?
3- Résumez les principales étapes de l’essai de consolidation.
4- Lors de l’essai de consolidation, que représente la pression de pré
consolidation déterminée graphiquement sur la courbe.
5- Quelle est l’ampleur du tassement auquel on peut s’attendre lorsque la
pression exercée par une fondation induit un contrainte effective totale
supérieure à la pression de pré consolidation ?
6- A quoi correspond le degré de consolidation ? Pour quoi on Tv=2.08 pour
U=100% ?
7- Comment le mode de drainage d’un dépôt d’argile influe-t-il sur le temps de
consolidation ?
Exercice2
Exercice3
Estimer le temps nécessaire pour qu’un dépôt argileux de 6m de hauteur situé
entre deux couches de sables perméable atteigne 95% de son tassement de
consolidation. L’essai de consolidation a fourni un coefficient de consolidation
-3 2
de 0.5 10 cm /s.
Exercice4
Un dépôt d’argile de 3.5m d’épaisseur repose sur une marne imperméable
très compacte.
-3 2
Si le coefficient de consolidation est de 0.625 10 cm /s, quel sera le degré
de consolidation du dépôt sous la pression provoquant le tassemnt :
1) après six mois.
2) après un an
La loi de Hooke n’est plus valable, on utilise alors une nouvelle loi appelée :
- Critère d’écoulement plastique qui représente la frontière du domaine
d’élasticité.
- Ou le critère de rupture représenté par la courbe intrinsèque qui est
l’enveloppe des cercles de Mohr correspondant à la rupture.
Tout sol présente une résistance au cisaillement qui est due au frottement
inter-granulaire (contact entre les grains) et aux forces d’attraction entre les
particules dans le cas des sols fins.
du à la dureté des grains et à l’état de surface de contact.
fig 5.1
1 : Comportement élastique parfaitement plastique.
2 : Comportement élasto-plastique écrouissable.
3 : Comportement élasto-plastique écrouissable .
L’échantillon de sol, placé dans deux demi-boites qui peuvent glisser l’une par
rapport à l’autre, est soumis sur l’élément supérieur à une contrainte normale
Charge verticale:N
s=N/S
Charge
horizontale: T
Plan de t=N/S'
cisaillement
j
t
g
t
t3
s
+
'
C
=
t
t2
t1
j
s s s
s
Fig 5.3
t
t t2 1t1 t =
3 Cu
Cu
s s s
Fig 5.4
Cu : Résistance au cisaillement non drainé.
3-2 Essai triaxial :
Pour trois éprouvettes identiques ( Æ=36 mm, h=2Æ) d’un sol donné, on
applique pour chacune les états de contraintes représentés comme suit :
PHASE1 PHASE2
s3
Ds1 Effort du
piston
s3 s3
s3 Ds1
s3 : Pression hydrostatique = s’ v0
t
t = Cu
Cu
s
a
Fig 5.6
+
'
C
=
t
t
t
t
s s s s
j s
t
g
c
u +
s j= C
+ t
jcu
'
Cu3 =
c
t
Cu2
Cu1
ccu
s
Fig 5.8
s
t
'
l c
l
=a +
cu 3
c
u
cu 2
Dcu
cu 1
Ds'c
a
sI3 sII3 sIII3 s
Fig 5.9 cu= f (s ‘c)
s1
a s1
t
t = Cu
a
s s1
s
fig 5.1 Résultats de l’essai de compression simple
Exercice 1
Chercher les relations entre les contraintes principales et l’angle de frottement
interne dans les conditions où la cohésion est nulle.
Exercice 2
On a effectué des essais de cisaillement direct sur un sable moyen. A l ’aide
des résultats qui suivent, déterminer les paramètres de la résistance au cisaillement de ce sable.
On demande :
1) L a cohésion non drainée de la vase.
Exercice 1
La cohésion est nulle, donc la courbe intrinsèque passe par l’origine (t =tgj)
j
s3 s1
s
0 C
· Cisaillement direct :
t = C’ + s’tg j’
22 = 30 tg j’ + c’ (1)
36 = 50 ’tg j’ + c’ (2)
57 = 80 ’tg j’ + c’ (3)
(1) et (2)⇒ j’ = 35° ; (2) et (3) j’ = 35°. c’ = 0
CU = A + l . 100
Cu = a + l . 340
Cu=0.354 s’c
⇒ l = 0.354 et a =0
4- Inclinaison des plans de rupture :
· Eprouvette1, essai de cisaillement direct : Plan horizontal.
· Eprouvette 2, essai CU : a = p/4 +j’/2 = 61.5°
1- Introduction
Un projet de fondation est donc très délicat, il doit répondre à trois sortes de
préoccupations :
- une bonne reconnaissance du sol support.
- les tassements doivent être inférieurs aux
tassements admissibles définis pour l’ouvrage
- les contraintes doivent être compatibles avec la
résistance à la rupture du sol : C’est le problème de la
capacité portante.
1
q
2 2
γ BN γ cN q γD N
l= + c
+ + 1 q (6.1)
g
j g
fig 6.2
= + + (6.2)
q γ BN S cN c S q γDN
l 2 2 λ γ c S (6.6)
+ + (+ 1 q) q
=
Tableau 6.1 - Coefficients de forme
Fondations Rectangulaires Carrées Circulaires
Sg 1-0.2B/L 0.8 0.6
Sc 1+0.2B/L 1.2 1.3
Sq 1 1 1
Cours Mecanique des sol 73 Khaled MEFTAH
2-4 Influence de l’excentrement de la charge
Figure 6.3
o ig = (1-d/j’)² (6.9)
o ic= iq = (1-2d/p)²
q1 D
1 sol compact B
q2 h g1
2 sol mou
B1=B+h g2
c,j
Figure 6.4
fig 6.5
q Dγ. l
adm
= + -
4.00
g =18.9 kN/m3
502.
b B=1.50
g =22.1 kN/m3
D=2.00
g =17.3 kN/m3
1.00
Cu=65 kPa
g =23.0 kN/m3
1.00
0.30
D=1.60
g =20kN/m3
1.20
12°
Q
30 g =18
601. kN/m3
Cu=165kPa ; C'=10kPa ;j=30°
B=2.00
1- Introduction
Les sols exercent des pressions verticales sur les couches sous-jacentes, ce
qui engendre des pressions horizontales dites « pousseé des terres ». Un
ouvrage de soutènement doit être alors conçu de manière à résister à cette
poussée.
Pour un massif de sol, on distingue trois états d’équilibre :
- état au repos : le rapport entre la contrainte horizontale effective et la
contrainte verticale effective s’exprime au moyen du coefficient de
pression des terres au repos K0.
K0=s’h /s’v
(7.1)
Alors s’ =s’ . K0
h v
- état actif ou de poussée.
2- La théorie de Rankine
L’équilibre des contraintes dans un sol est exprimé par l’enveloppe de rupture
1
s
0s s s
s
s s
Les cercles représentent trois états différents des contraintes d’un élément de
sol.
Cercle1 : exprime l’état d’équilibre au repos.La contrainte de cisaillement
agissant sur l’élement est inférieure à la résistance au cisaillement du sol : pas
de risque de rupture.
plan de rupture
a p/4+/2
j/2
0s s s 01 s s
Compression latérale
t
0s s b b s
01 02 s s
1- sinj' p j' 1
K = =tg² - =Nf K
KA
s s
t
figure 7.3
s v=g.z.cosb (7.9)
Par projection :
aura : s’A = KA.g.h qui sera représentée par le diagramme suivant (fig 7.4)
s g
s O s g
Si le sol est saturé , l’action de l’eau est équivalente dans toutes les directions.
La poussée de l’ouvrage de soutènement est indépendante des coefficients de
poussée et de butéé. Elle a une répartition triangulaire comme d ’habitude :
P
ω γωh² ω
= (7.18)
On a démontré que :
Avec -
A 4 2
1 (7.20)
PP= 2gh '²K p + 2c ' KP .h'
2
PP =1 gh '²+ 2cu .h' (7.22)
s'P b cosb
=g.zK
P (7.25)
1
P P= 2g .h²KP(b )cosb
Cours Mecanique des sol 88 Khaled MEFTAH
De la même maniére que la force de poussée, la force de butée se
P =P cosb P =P cosb
décompose en deux foces. PH P et AV P
Pour un sol cohérent et frottant, l’effet de la cohésion se retranche de la
poussée et s’ajoute à la butée.
1
P A= gh ²K b - 2c' K A (7.26)
2 A
P =1gh ²K b + 2c' K
P (7.27)
p
P 2
3-3 Massif en plusieurs couches hétérogèn es
j
sB1 sB2
g
j
sC
figure 7.6
s =-2c K
sB1=K A g1h1-2c1 K A
1
1
sB2 =K A2g1h1-2c2 K A2
sC =s B2+K A2g2h2
4- La stabilité des murs de soutènement
F = T = c .B + ∑ j
Fv.tg
s ∑F ∑F (7.28)
H H
j £ £j
3 j
et c : = c ( à long terme) c : =cu ( à court terme).
Pour s’assurer qu’un mur ne basculera pas autour du point aval le plus éloigné
sous la semelle(pointO), il faut connaître la valeur des moments résistants
(stabilisateurs) et des moments moteurs (de renversement) par rapport au
point(O). On calcule le coefficient de sécurité Fs :
(7.29)
F s=∑Momentsrésistants
∑momentsmoteurs
(smin)
smax ∑F (1+ 6e ) c £ qadm (7.30)
= V
B B
smin ∑F (1- V
6ec ) ³0 (7.31)
=
B B
Les rideaux de palplanches métallaques, sont très utilisés dans les ouvrages,
aussi bien provisoires que définitifs. Cependant, l’étude de leur stabilité dépend
de leur mode de fonctionnement. On distingue alors :
A l’quilibre limite, le
rideau pivote, sans se
déformer, autour du point
{∑ F = 0}et{∑ Mo = 0}
Ainsi le système sera isostatique et résolvable :
On aura la longueur de la palplanche et les éfforts qui lui sont appliqués.
En traçant les diagrammes des moments fléchissants et des efforts tranchants,
on peut
Pour dimensionner la palplanche selon son module de résistance( I / v) en
appliquant l’équation de la résistance des matériaux :
v. Í σ' a
. (7.32)
Tirant
{∑ F = 0}et{∑ M F / A = 0}
Exercice1
On veut remblayer un mur de soutènement en béton de 5 m de hauteur avec
3
un sable de poids volumique 18kN/m et ayant un angle de frottement interne
de 30°.
0.80
m5
1.50 m
Exercice 2
Un rideau de palplanches simplement encastré est représenté par le schéma
suivant :
004.
Eau
008.
g=16
kN/m3
j=30°
C=0
004.
008.
g=16 g=16
kN/m3 kN/m3
j=20° j=20°
C'=10 C'=10
*Fascicule 62 titreV
*DTU 13.12