Pulsoréacteur
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réaction.
Le pulsoréacteur est un moteur à réaction cyclique, breveté indépendamment
en Allemagne et en France en 1930[réf. nécessaire], et développé spécialement pour
la bombe volante allemande V1 durant la Seconde Guerre mondiale.
Le V1 la bombe volante équipée d'un pulsoréacteur
Sommaire
1Constitution
2Fonctionnement
3Avantages
4Inconvénients
5Utilisation
6Notes et références
7Voir aussi
o 7.1Articles connexes
Constitution[modifier | modifier le code]
Le modèle équipant le V1 était composé d'un long cylindre comprenant un ensemble
de clapets à l'avant permettant de fermer complètement l'entrée d'air, d'une chambre
de combustion équipée d'injecteurs de carburant et de bougies et enfin d'une tuyère
d'éjection des gaz.
D'autres modèles, comme l'Escopette mis au point en France par la Snecma ou
le Hiller-Lockwood, n'ont pas de clapets, mais un tube d'admission souvent dirigé
vers l'arrière, parce qu'en pratique il fonctionne aussi comme une tuyère sur la moitié
du cycle et que donc, dirigé vers l'avant, il freinerait l'engin. Ce tube d'admission est
plus court que la tuyère. Lorsque les gaz s'échappent à grande vitesse, cela
provoque une dépression dans la chambre et donc une aspiration. Celle-ci est faible
du côté de la tuyère, longue, à cause des gaz encore en train de sortir, alors que du
côté du tube d'admission, la bouffée de gaz chauds s'est éloigné de l'embouchure et
l'air frais peut s'introduire par les côtés.
Fonctionnement[modifier | modifier le code]
Schéma animé du fonctionnement d'un pulsoréacteur
A) admission d'air & injection de carburant
B) clapets
C) chambre de combustion
D) tuyère
E) éjection des gaz
Le cycle de fonctionnement (décrit dans le référentiel de l'engin) est le suivant :
Admission1
Le vent relatif fait entrer l'air dans la chambre de combustion à travers les
clapets ouverts.
En amont de la chambre, du carburant est pulvérisé dans le flux d'air.
Combustion et détente1
lorsque la chambre de combustion est froide, les bougies provoquent
la combustion du mélange avant qu'il ne sorte de la chambre.
Lorsque la chambre de combustion est chaude, les bougies ne sont plus
nécessaires : les gaz chauds du cycle précédent suffisent à allumer le
mélange frais et le cycle de combustion s'auto-entretient.
La pression engendrée étant supérieure à la pression exercée par l'air
extérieur sur les clapets, ceux-ci se ferment. Les clapets ne sont pas
strictement nécessaires car le simple fait que la pression intérieure est plus
forte suffit à empêcher l'air d'entrer à l'avant, phénomène exploité dans un
pulsoréacteur sans clapet.
Les gaz de combustion s'échappent par la tuyère, avec une vitesse accrue
(par rapport à leur vitesse à l'entrée) par leur détente, ce qui engendre la
poussée.
Quand la pression dans la chambre de combustion
retombe en dessous de la pression exercée par l'air à
l'entrée, l'air peut de nouveau entrer pour commencer
un nouveau cycle. Si les clapets existent, ils s'ouvrent.
Un cycle a une durée d'autant plus courte que la vitesse
est élevée, souvent inférieure au dixième de seconde.
L'Argus As 014 qui motorisait les V1 avait environ
45 cycles par seconde, produisant un son de fréquence
45 Hz, dans la plage audible. Il était même très bruyant,
conférant à l'engin le surnom de "buzz bomb" ou
"doodlebug" (hanneton).
Avantages[modifier | modifier le code]
Il peut, contrairement au statoréacteur, fonctionner à
faible vitesse ;
Il a l'avantage d'être de construction relativement
simple et peu coûteuse.
Inconvénients[modifier | modifier le code]
Il est très bruyant ;
Son rendement est médiocre ;
Il fonctionne uniquement en tout ou rien (pas de
réglage de la poussée).
Utilisation[modifier | modifier le code]
De nos jours, on trouve encore des pulsoréacteurs sur
des petits avions radiocommandés de loisir
(voir modélisme), car ils sont économiques et simples à
fabriquer2.
Notes et références[modifier | modifier le code]
1. ↑ Revenir plus haut en :a et b Principe de fonctionnement du
Pulsoréacteur [archive], sur [Link] du 19
novembre 2005, consulté le 3 juillet 2017
2. ↑ [vidéo]Jet RC à PulsoRéacteur avec caméra
embarquée [archive], sur [Link], consulté le 3
juillet 2017
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Argus As 014
V1 (missile)