Audit Int
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com/reunion-douverture-audit-interne-audit-qualite/
Par exemple, il faut préciser les termes plus techniques lorsque l’ensemble des
personnels sont présents.
Méthode pour la réunion d’ouverture audit interne
Tout d’abord, il est nécessaire de rappeler que l’audit interne est réalisé à la demande de
l’entreprise.
Il faut ensuite rappeler le référentiel utilisé pour l’audit. Par exemple, il peut s’agir de
l’ISO9001 version 2015. De même, il peut être précisé qu’il sera pris en compte les
exigences de l’ISO 9001. Dans un second temps, il faut rappeler quelles exigences seront
prises en compte en plus du référentiel :
Par ailleurs, il faut préciser que les sujets abordés en audits le sont en tout confidentialité
et sans aucun jugement. C’est aussi le moment ou il est possible de répéter volontaire
qu’il s’agit d’expliciter les méthodes de travail sur la base des procédures internes, …
Le cas échéant, il faut aussi préciser que l’audit ne porte que sur un seul dossier et non
l’ensemble. Si c’est le cas, indiquer que le responsable qualité à réalisé la sélection par
échantillonnage.
Et clôture la présentation par demander s’il persiste des questions sur le déroulement de
l’audit.
nous vous rappelons que l’audit interne est réalisé à votre demande
Le référentiel utilisé lors de cet audit est l’ISO9001 version 20xx
Il sera pris en compte les exigences internes, clients et de l’ISO 9001 ainsi que de
l’ensemble des règles et réglementations applicables
Nous insistons sur le fait que l’audit porte sur un système. Il ne porte pas sur des
personnes
Enfin, il ne s’agit pas de mettre des mauvais points aux audités. L’audit interne à
pour objectif d’identifier les faiblesses du système de management de la qualité
Nous posons des questions et demandons les documents en toute transparence,
en toute confidentialité et cela sans jugement
En tant qu’auditeur, nous allons vous demander d’expliciter les méthodes de
travail sur la base de vos procédures internes.
Nous allons vérifier ces procédures en étudiant un dossier, des exemples, des
enregistrements, …
Nous vérifierons les objectifs définis, la planification des actions et les actions
d’amélioration du système de management
Avez-vous des questions sur le déroulement de l’audit ?
[Link]
Elle est la première relation entre auditeurs et audités. Bien animée, elle fait tomber la plupart
des appréhensions. Elle rappelle que l’audit est une mission d’aide (c’est surtout vrai en audit
interne).
Cette réunion doit répondre aux questions que les acteurs se posent :
Il s’assure qu’aucune question n’est restée sans réponse et que tout le monde a compris :
• la mission de l’équipe ;
• le(s) objectif(s) de l’audit ;
• le champ de l’audit ;
• la planification des interviews et autres investigations.
Il rappelle que l’audit est un outil qui permet de constater que les objectifs fixés par le système
qualité sont atteints ou non, qui met en évidence tout ce qui va bien, ainsi que les écarts à
combler.
Premier point
L'ORDRE DE MISSION :
L'ordre de mission est le mandat donné par l’autorité compétente à la structure d'audit de réaliser
une mission d'audit sur telle entité et qui précise l'origine de la mission et son étendue.
Missions spécifiques
Les missions d'audit spécifiques sont des missions non prévues dans le programme d'audit et qui
émanent du Directeur Général ou du Conseil d’Administration.
Lorsque la demande émane de la Direction d'une entité, les auditeurs la formalisent sous forme
d'ordre de mission dans un document écrit (modèle préétabli) et le soumettent à la signature du
Directeur Général
Deuxième point
RENCONTRE AVEC LA STRUCTURE A AUDITER
Après réception de l'ordre de mission et avant de commencer tout travail dans l'entité à auditer, la
structure d'audit organise une rencontre avec la structure afin de déterminer différents points:
1. objectifs de la mission
2. faisabilité de la mission d'audit (ressources suffisantes, délais,...)
3. étendue de la mission : l'(es) entité(s) concernée(s) ou les processus concernés
4. nature de la mission d'audit (ressources humaines, ressources technologiques, organisation,
communication,...)
5. délais de la mission
6. auditeurs responsables de la mission
7. description du déroulement de la mission
8. organisation ou non d'une réunion d'ouverture avec l'ensemble du personnel
9. rapport d'audit : destinataires du rapport, rapport intermédiaire,...
10. plan d'action
Troisième point
COMPTE RENDU DE LA RÉUNION AVEC LA STRUCTURE AUDITÉE
Suite à la rencontre avec la structure auditée, le responsable d'audit rédige un compte rendu de
cette réunion.
Le compte rendu de la réunion est envoyé aux personnes présentes à la réunion ; lesquelles
disposent d'un délai pour communiquer au service d'audit leurs éventuelles modifications et/ou
commentaires.
Le structure d'audit introduit les modifications et transmet le compte rendu final par note interne
aux mêmes personnes.
Quatrième point
RÉUNION D'OUVERTURE
But :
La réunion d'ouverture a pour but d'établir les premiers contacts avec l'ensemble des personnes
impliquées par l'audit avant de débuter les travaux.
Contenu de la présentation :
1. Contexte et objectifs de la mission
Contexte = le pourquoi de la mission (exécution du programme d'audit, demande spécifique en
raisons de problèmes aigus,...)
Objectifs = le but de la mission
2. Étendue de la mission : entité(s) concernée(s) ou processus concerné(s)
3. Déroulement de la mission
Présentation de la méthodologie.
4. Rapport
5. Évaluation
6. Plan d'action et suivi de la mission
7. Planning
8. Contacts
Après la présentation, les auditeurs répondent aux questions des audités.
Cinquième point
RÉCOLTE D'INFORMATIONS (PRISE DE CONNAISSANCE DU DOMAINE AUDITE)
Cette étape est une des plus importantes d'une mission d'audit.
La durée de la prise de connaissance varie en fonction de différents éléments : complexité du
sujet, profil de l'auditeur, existence d'audits antérieurs,...
But :
L'auditeur doit prendre connaissance du domaine à auditer afin de pouvoir bâtir le référentiel de
contrôle interne et définir les objectifs d'audit.
Cette prise de connaissance s'organise autour de plusieurs objectifs :
• avoir dès le départ une bonne vision d'ensemble des contrôles internes
• identifier les problèmes essentiels
• éviter d'omettre des questions et des préoccupations importantes
• ne pas tomber dans des considérations abstraites
• permettre l'organisation des opérations d'audit
Contenu :
La récolte d'informations doit être organisée.
L'auditeur doit planifier sa prise de connaissance et prévoir le ou les moyens les plus appropriés
pour l'acquérir.
Il est important de tout d'abord reprendre les résultats de l'analyse de risques concernant l'entité
ou le processus audité.
Ces résultats servent de base aux auditeurs et peuvent être soumis aux agents lors des
entretiens pour mise à jour ou validation.
2. Les entretiens avec les responsables de plus haut niveau dans l'activité auditée.
Les entretiens avec les agents de haut niveau permettent d'avoir des informations claires et
générales sur les objectifs de l'organisation.
3. L'analyse de documents de base.
Les grilles d'analyse de tâches permettent de bien comprendre la répartition des travaux entre les
agents.
L'examen des rapports d'éventuels audits antérieurs, permet d'identifier les risques présents
Sixième point
But :
Le référentiel de contrôle interne permet à l'auditeur de déterminer les objectifs d'audit, lesquels
se retrouveront dans le programme de travail.
La démarche doit permettre à l'auditeur d'organiser sa mission en identifiant les points qu'il devra
approfondir et a contrario ceux sur lesquels il pourra passer rapidement voire même faire
l'impasse.
Contenu :
Le référentiel de contrôle interne devra être un inventaire le plus complet possible et tendre à
l'exhaustivité :
• des objectifs d'un processus audité
• des risques associés à ces objectifs
• des conséquences associées à ces risques
• des dispositifs de contrôle interne
On utilise un référentiel différent par processus.
Comment remplir le référentiel de contrôle interne ?
Première étape
-découper le processus en activités ou opérations élémentaires
-indiquer en face de chaque activité quel est son but( : (à quoi sert-elle ?)
Deuxième étape
Il faut déterminer les risques encourus, c'est-à-dire tout événement qui empêche la réalisation
des objectifs. Il ne s'agit pas d'identifier avec précision tous les risques susceptibles de se
manifester ; ce serait impossible. Il s'agit de reprendre les risques essentiels attachés à l'activité.
Troisième étape:
Détermination des causes des risques.
Quatrième étape
Détermination des conséquences des risques.
Cinquième étape
Indiquer quel est (sont) le(s) dispositif(s) de contrôle interne que l'on devrait trouver en bonne
logique normalement pour faire échec au risque identifié (exemple : supervision, norme,
procédure, personnel qualifié, matériel adéquat,...).
Sixième étape
L'auditeur se contente d'indiquer si le dispositif de contrôle interne identifié existe (oui) ou n'existe
pas (non). On ne regarde que l'existence du dispositif et non son fonctionnement.
Le référentiel de contrôle interne doit être validé par le responsable de l'entité auditée.
Septième point
DÉTERMINATION DES OBJECTIFS D'AUDIT
But :
Restreindre le champ couvert par le référentiel de contrôle interne.
Première étape :
Hiérarchiser les risques du référentiel : mesure de la probabilité (cause) et l'impact
(conséquences) des risques par les audités.
Comment attribuer les cotes ?
Tant pour la probabilité que pour l'impact, l'échelle de cotation va de 1 à 4 :
1 = très faible
2 = faible à moyen
3 = moyen à important
4 = très important
La cotation est effectuée par les audités mais les auditeurs peuvent, en fonction de leur
appréciation des risques, modifier la cotation (à la hausse comme à la baisse).
Huitième point
RAPPORT D'ORIENTATION
But :
Le rapport d'orientation permet de définir et de formaliser les axes d'investigation de la mission et
ses limites ; il les exprime en objectifs à atteindre par l'audit.
Le but de ce document n'est pas de décrire les travaux ou techniques spécifiques mais de
préciser les points qui seront analysés lors de la mission.
Le rapport d'orientation est une sorte de contrat de prestations de service entre les audités et le
service d'audit ; un compromis entre les attentes (de la Direction, du demandeur et des audités)
et les capacités en temps et compétences des auditeurs.
Contenu :
1. Reprendre les objectifs d'audit déterminés en les formulant de la manière suivante : " s'assurer
que… ", " apprécier si... ".
2. Prendre en compte les priorités et préoccupations d'actualité de l'entité
3. Prendre en compte les objectifs incontournables du service d'audit
4. Déterminer les ressources, humaines et matérielles, nécessaires à la réalisation de la mission
5. Établir un calendrier d'exécution de la mission
Le rapport d'orientation fera l'objet d'une validation par l'entité auditée, et ce, afin de canaliser
leur adhésion positive et active au travail de la structure d'audit.
Neuvième point :
LE PROGRAMME DE TRAVAIL
But :
Il s'agit d'un document interne à la structure dans lequel on procède à la détermination, la
répartition et la planification des tâches qui permettront aux auditeurs d'atteindre les objectifs du
rapport d'orientation.
Contenu :
Le programme de travail reprend 2 points essentiels :
- les travaux d'audit à accomplir pour atteindre les objectifs d'audit
- les techniques, outils dont il faut envisager l'utilisation : diagramme de circulation, sondage
statistique, entretien,...
Dixième point :
LE QUESTIONNAIRE DE CONTRÔLE INTERNE (Q.C.I)
But :
Le QCI est le guide de l'auditeur pour réaliser son programme de travail et il doit donc permettre
de réaliser l'observation la plus complète possible. L'objectif est d'évaluer le dispositif de contrôle
interne pour chaque opération " à risques ".
Contenu :
Le QCI comporte les questions visant à analyser les opérations " à risques " et à vérifier
l'existence et l'efficacité des contrôles définis dans le référentiel de contrôle interne. Ce ne sont
pas des questions que l'auditeur pose mais les questions qu'il va se poser et pour lesquelles il
déterminera les outils qui permettront d'y répondre tel que les entretiens, l'analyse de
documents…
Qui ? regroupe les questions relatives à l'opérateur qu'il faut identifier avec précision et
déterminer quels sont ses pouvoirs. Pour répondre à ces questions on utilise les organigrammes
hiérarchiques et fonctionnels, les analyses de postes...
Quoi ? regroupe les questions relatives à l'objet de l'opération, quelle est la nature de la tâche,
quelle est la nature du produit fabriqué, du contrôle.
Où ? concerne les endroits où se déroule l'opération
Quand ? regroupe les questions relatives au temps : début, fin, durée, périodicité,...
Comment ? regroupe les questions relatives à la description du mode opératoire, comment se
réalise la tâche.
Pour chaque opération cataloguée " à risques " on élabore un QCI sur base des 5 questions
fondamentales qui permettent d'identifier les tâches élémentaires à partir desquelles on déduit
les questions de contrôle interne.
Pour chaque question l'auditeur détermine les outils à mettre en œuvre pour y répondre, quand
et par qui.
Onzième point :
LE TRAVAIL DE TERRAIN
Durant cette phase il s'agit pour l'auditeur de répondre aux questions du QCI. Les outils à mettre
en œuvre sont déterminés dans le QCI mais il se peut que lors de la phase de terrain un outil
s'avère inapproprié et qu'il faille en choisir un autre.
Les outils vont des observations aux différentes sortes de tests : analyse de documents,
réconciliation des données, entretiens,...
L'auditeur ne peut jamais baser ses constats sur des hypothèses ou intuitions, il doit avoir des
preuves de ce qu'il avance.
Il existe 4 critères de qualité de la preuve : pour qu'un constat soit considéré comme prouvé et
valable, la preuve doit être :
PERTINENTE = en relation avec les objectifs d'audit
SUFFISANTE = fonctionnelle, appropriée et probante, présentant assez d'information
CONCLUANTE = fiable, elle doit permettre d'aboutir à une conclusion aussi précise que possible
et certitude de la qualité de la source
UTILE = répondant aux objectifs de l'organisation
Douzième point :
LA FRAP = Feuille de Révélation et d'Analyse de Problème
Durant la phase de terrain, pour chaque dysfonctionnement constaté, l'auditeur rédige une
FRAP.
But :
La FRAP est un document normalisé qui va conduire et structurer le raisonnement de l'auditeur
jusqu'à la formulation de la recommandation. Les FRAP serviront également de base pour la
rédaction du rapport.
Forme :
La FRAP reproduit les différentes phases du raisonnement dans leur ordre chronologique et
logique.
L'auditeur rempli une FRAP à chaque fois qu'une observation révèle un problème. En fait,
l'auditeur se sert de la FRAP pour mener à bien son raisonnement.
Treizième point :
LE COMPTE RENDU FINAL
But :
Le compte rendu final est la présentation orale, par le(s) responsable(s) de la mission au
principal responsable de l'entité auditée, des observations les plus importantes. Le but est
d'informer rapidement et en premier le responsable de l'entité auditée du résultat des travaux
d'audit et des conclusions dégagées.
Principe :
Cette présentation est effectuée à la fin du travail de terrain et avant la rédaction du projet de
rapport. Il s'agit d'une sorte de " pré-validation " générale.
Ce compte rendu nécessite de l'équipe d'audit la parfaite maîtrise de ses conclusions et engage
sa crédibilité.
Des questions ou contestations du responsable de l'entité peuvent amener les auditeurs à
effectuer des travaux complémentaires.
Quatorzième point :
L’APPRÉCIATION DU CONTRÔLE INTERNE
Quinzième point :
LE PROJET DE RAPPORT
L'auditeur sur base les FRAP et les papiers de travail pour conclure ma mission d'audit.
Principe :
Le projet de rapport n'est pas le rapport final pour trois raisons :
• l'absence de validation générale : les observations constatées par les auditeurs n'ont pas été
validées officiellement par les audités. Elles ne peuvent être considérées comme définitives ;
• l'absence de réponse des audités aux recommandations : chaque recommandation émise par la
structure d'audit doit faire l'objet d'une réponse de l'audité ;
• l'absence de plan d'action : deux pratiques coexistent dans ce domaine : soit la remise du
rapport final sans attendre le plan d'action, soit l'association du plan d'action au rapport final.
Structure :
Le projet de rapport peut se présenter sous deux formes distinctes : soit un simple relevé des
FRAP classées de façon logique et par ordre d'importance ne présentant aucun effort de
rédaction, d'introduction, de synthèse et de conclusions ; soit selon le format du rapport final.
La deuxième option est celle qui est privilégiée au sein de la structure d'audit. La première
pouvant être utilisée avec l'accord du Responsable de l'audit en cas d'urgence dans la mission.
Seizième point :
LA RÉUNION DE VALIDATION ET DE CLÔTURE
But :
Cette réunion présente plusieurs objectifs :
• présenter et valider les constats ;
• expliquer les recommandations ;
• fixer les modalités pratiques relatives au plan d'action et au suivi de la mission.
Tous les éléments découverts lors de l'audit doivent être présentés et validés par l'audité. Le
rapport final ne doit pas contenir d'éléments qui n'auraient pas été présentés à l'audité. Tout doit
être compris et les audités doivent reconnaître les constats comme exacts.
Personnes présentes :
• le choix des participants de l'entité auditée : logiquement, on retrouvera lors de la réunion de
clôture les personnes ayant participé à la réunion de début de mission. Cependant, il faut veiller à
ce que participent les personnes nécessaires à un échange complet et détaillé des points "
techniques " décrits dans l'exposé général du rapport.
• la représentation de la structure d'audit : la présence ou non du responsable de l'Audit, son rôle
dans la réunion peuvent jouer lors de la présentation afin de marquer l'entité auditée sur
l'importance de l'Audit.
Déroulement de la réunion de clôture et de validation :
L'ordre du jour de cette réunion est l'examen du projet de rapport qui a été remis à chaque
participant, au moins 5 jours ouvrables avant la réunion.
Dans le souci d'une participation des audités au processus d'audit, un droit de réponse de ceux-ci
sur le projet de rapport est rendu possible. Celui-ci peut être informel et oral lors de la réunion de
clôture. Il peut également être écrit et formel.
Les auditeurs préciseront, lors de cette réunion, la date de remise des commentaires écrits (si
nécessaire) sur les constats et les recommandations et les modalités relatives au plan d'action
(date de remise, insertion ou non dans le rapport, nom du responsable). Le processus de suivi
sera également brièvement présenté.
La réunion de validation doit faire l'objet d'un compte rendu intégrant toutes les remarques sur les
constats et les recommandations. Ce compte rendu est envoyé pour approbation à l'audité.
Le rapport d'audit final ne peut être rédigé que lorsque les audités ont remis leurs commentaires
écrits, si prévus lors de la réunion de validation.
La structure d'audit n'ayant ni l'autorité ni la responsabilité de mettre en place dans les entités
auditées les recommandations qu'il a faites, il est demandé aux responsables de ces entités
d'élaborer des plans d'action visant à mettre en œuvre les recommandations, c'est-à-dire de
prendre des mesures pour gérer les risques.
La structure d'audit transmet une note d'information sur la manière d'élaborer les plans d'action.
Le plan d'action élaboré par l'audité est :
• soit inséré au rapport ;
• soit remis à une date ultérieure comme convenu lors de la réunion de clôture et de validation.
Dans les deux cas de figure, le rapport d'audit final doit contenir soit le plan d'action, soit les
modalités de remise future de celui-ci.
Pour chaque recommandation, l'audité doit clairement exprimer sa position sur les
recommandations :
• acceptation ;
• acceptation partielle ;
• refus.
Dans les deux premiers cas de figure, il mentionne qui fera quoi et quand. Chaque
recommandation est numérotée et en face de celle-ci, on trouvera le nom du responsable de la
mise en œuvre, la date de réalisation de la mise en œuvre et l'opération à réaliser. En cas
d'acceptation partielle, l'audité doit expliquer pourquoi l'acceptation n'est pas totale.
En cas de refus, l'audité doit également en expliquer les raisons. Il ne peut s'agir d'une
contestation du constat puisque celui-ci a été validé lors de la réunion de clôture. Un refus peut
être le reflet d'un manque de qualité ou de réalisme de la recommandation.
Le plan d'action doit être validé par la structure d'audit. Ce dernier doit émettre des observations
s'il estime le plan d'action partiellement ou totalement insuffisant. Le responsable de la structure
auditée y apporte alors les modifications nécessaires.
[Link]
Garantir la pertinence des audits internes demande une bonne préparation, la mise en
œuvre de bonnes pratiques et l’établissement d’un climat favorable pour les parties
prenantes. L’audit doit être mené dans un climat de confiance.
Pour établir cette relation de confiance l’auditeur doit être à la fois humble et ouvert et
mettre en œuvre un certain nombre de bonnes pratiques. C’est ensuite que d’autres
qualités doivent être développées : pertinence et exhaustivité du questionnement, capacité
d’observation, ténacité, vivacité, faculté de prise de note.
Pour cette rentrée des classes, voici quelques conseils pour vous aider dans la réalisation de
vos audits.
C’est aussi à l’auditeur de structurer une relation positive avec les audités pour leur donner
envie de collaborer au processus commun de progrès. L’auditeur doit donc s’inscrire dans
une relation gagnant-gagnant avec le(s) audité(s).
Cette relation gagnant-gagnant née d’un climat favorable établi grâce au comportement de
l’auditeur qui doit :
Voilà autant de bonnes pratiques qui concourent à l’établissement d’un climat de confiance
dans lequel l’audit doit se réaliser.
2. Maîtriser le questionnement et la prise de
notes
Un bon audit est un audit méthodique
Nous vous précisions dans cet article (Batîr un guide d’audit selon la logique du PDCA et
l’approche 5M) la manière de dérouler un audit autour du principe du PDCA. Le
questionnement doit donc être fidèle au guide ou questionnaire préparé préalablement.
L’audit peut être appréhendé telle une phase de vente. Dans le cas de l’audit on ne cherche
pas à vendre mais à « acheter » des informations. Pour y parvenir de la manière la plus
naturelle qui soit et dans un climat de confiance, le questionnement doit être construit de
manière méthodique. La méthode de l’entonnoir, issue des techniques de vente peut être
appliquée à l’audit.
Ce mémo permet en outre d’y consigner les réponses obtenues, servant ainsi de recueil de
prise de notes (le mémo préparé au format paysage permet d’y inscrire les notes durant
l’audit sur la moitié ou les deux tiers à droite).
Se déplacer sur les lieux de travail des audités permet aussi d’éviter la présence des
supérieurs hiérarchiques lors de l’audit des collaborateurs. Présents ces derniers peuvent
brider le potentiel des audités ou encore favoriser le sentiment de contrôle et d’insécurité.
Une fois sur le lieu de travail de l’audité, l’auditeur doit, tout en menant son audit, observer
le fonctionnement « habituel » du service pour détecter d’éventuelles dysfonctionnements.
C’est à ce niveau que l’auditeur doit faire preuve de perspicacité et de vivacité d’esprit, car
étant son propre gardien du temps, il ne peut se permettre de rester trop longtemps sur
une même situation à éclaircir. Le questionnement doit donc être précis et direct. Cela
demande de faire preuve de tact pour recentrer l’audité sur les attentes de l’auditeur.
Si toutefois, la situation ne se clarifie pas, il faut aussi savoir abandonner et ne pas être trop
« vorace » au risque d’agacer l’audité et de perdre sa confiance. Une note peut être
consignée dans le rapport d’audit pour préciser la situation ambigüe et pouvoir revenir
dessus lors d’un prochain audit.
De même que lorsqu’un écart est détecté, l’auditeur, une fois l’écart accepté, doit passer à
un autre sujet et ne pas insister sur l’écart. Le but de l’exercice n’étant pas de trouver des
écarts mais de faire progresser l’entité auditée.
De même qu’il ne faut pas reporter sa propre vision ou expérience auprès des audités. Il faut
aborder l’audit d’un œil naïf et humble cherchant à comprendre le fonctionnement et à
déterminer si ce fonctionnement est performant, c’est-à-dire s’il conduit l’entité auditée à
atteindre ses objectifs.
La maîtrise de l’audit réside en grande partie dans la faculté de l’auditeur à s’appuyer sur le
processus audité comme fil conducteur, en déployant le PDCA.
Evitez à tout prix les conflits ! Vous devez vous interdire d’entrer en conflit. Si
l’audité refuse de coopérer, arrêtez immédiatement l’entretien et consignez les raisons
du désaccord.
Ne réfutez jamais une affirmation, même « mentalement » et même si vous avez
l’intime conviction que l’affirmation exprimée est fausse. Le doute profite toujours à
l’audité.
Bannir certaines expressions du type «à votre place…», «Vous vous contredisez…»
«Je ne suis pas d’accord…». Vous n’êtes pas à la place de l’audité. A priori, vous en savez
moins que lui. Il est le sachant et vous l’apprenant. L’audit demande une certaine
humilité.
Vous avez le droit de demander des documents et l’audité le droit de refuser. Si
l’audité refuse de montrer les documents, n’entrez pas en conflit et consignez le fait
que certains documents n’ont pas pu être audités. Vous devez également vous interdire
de consulter des documents à la dérobade.
N’essayez pas de hiérarchiser les constats d’audit durant la phase d’entretien.
Aménagez-vous une période à l’issue de l’audit, avant la réunion de clôture pour le
faire. A défaut vous risquez de casser le rythme de l’audit et de susciter la méfiance des
audités.
Comme bien souvent sur le Qualiblog, nous vous proposons des outils associés aux
articles. Ici ce sera donc 5 modèles de documents que nous propose Frédérick
DESENZANI, un fidèle Qualiblogueur.
Vous voilà avec le plein de bonne idées / pratiques. Si vous souhaitez poursuivre la
discussion et échanger vos retours d’expérience, c’est que le forum que cela se passe. A très
vite sur le forum et bons audits à vous !
=> FORUM QUALIBLOG
Pour télécharger nos bonnes pratiques, consultez notre espace téléchargement classé par
thématiques :
=> ESPACE TÉLÉCHARGEMENT
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
Après cette phase préparatoire vient ensuite le temps de la réalisation. Comment
conduire efficacement un entretien ? En suivant les points suivants :
Le cadrage
o Établir une relation de confiance avec le(s) interlocuteur(s) afin
d’encourager la transparence.
o Examiner les objectifs de l’entretien, la place de l’entretien dans la
mission, les thèmes à aborder, le plan prévu.
Les échanges
o Poser les questions ouvertes (elles donnent la parole à l’interlocuteur
et n’influencent pas les réponses), en rebond (elles visent à recadrer les
échanges sur les objectifs de l’entretien et donnent l’occasion à
l’interlocuteur d’approfondir son discours dans ce
sens), factuelles (elles permettent de recueillir rapidement des
informations et des précisions), à choix multiples ou fermées.
o L’écoute et la reformulation sont bien entendu essentielles pour
s’assurer d’une part d’avoir collecté la meilleure information possible, et
d’autre part de s’assurer que tous les termes techniques sont bien
appréhendés par votre interlocuteur et que la réponse est bien validée
par ce dernier.
Cette approche s’inscrit dans la rédaction du référentiel d’audit, outil
indispensable s’il en est. Ce dernier recense les objectifs de chacun des processus /
sous-processus et pour chacun d’eux les risques auxquels ils sont exposés et les
contrôles qui devraient permettre de réduire ces risques. Les contrôles identifiés
constitueront la référence à partir de laquelle sera réalisée l’évaluation du système
de contrôle interne.
Ce référentiel commence par l’identification des objectifs comme décrits dans
l’approche processus. Elle propose ensuite l’identification des risques, en
déterminant les événements internes et externes susceptibles d’avoir un impact
significatif sur l’atteinte des objectifs. Cette identification des risques doit tenir
compte des travaux de Cartographie des Risques préexistants au sein du domaine
audité.
Dernier élément propre au référentiel d’audit : l’identification des dispositifs de
contrôle interne. Définir un cadre de contrôle pertinent à partir de cadres de
contrôle externes diffusés par des instances professionnelles reconnues pour leur
expertise dans ce domaine, et de cadres de contrôles internes éventuellement
présents dans l’organisation.
Le(s) cadre(s) de contrôle sélectionné(s) par l’auditeur interne vont lui permettre de
structurer les contrôles identifiés. Les activités de contrôle intégrées dans les
processus de l’entité auditée peuvent notamment porter sur :
Dans ce cadre complexe et très structuré, l’apport d’un logiciel intégrant toute la
méthodologie de l’audit interne est indéniable. Pyx4, au travers de sa
solution Improver, vous permet :
1. Objet :
– Le dispositif d’audit interne permet de vérifier le fonctionnement et l’efficacité du système qualité et
sécurité des aliments, Il a pour objectif de:
– s’assurer que les dispositions relatives à la qualité et sécurité du produit prévues sont appropriées,
mises en œuvre de façon effective et qu’elles permettent d’atteindre les objectifs,
– s’assurer que le système qualité répond à toutes les exigences de la norme ISO 9001 Version 2008.
– S’assurer que le système sécurité des aliments répond à toutes les exigences de la norme ISO 22000
Version 2005
2. Domaine d’application :
Cette procédure s’applique à tous les processus et procédures de l’entreprise et à tous les chapitres de la
norme ISO 9001 :2008 et ISO 22000 :2005
3. Référence :
4. Définitions et abréviations :
– Audit qualité : Processus méthodique, indépendant et documenté permettant d’obtenir des preuves
d’audit et de les évaluer de manière objective pour déterminer dans quelle mesure les critères d’audits sont
satisfaits.
5. EXÉCUTION
Le programme d’audit qualité interne précise la liste des audits programmés dans l’année et pour chaque
audit :
– Date d’audit
Après établissement du programme d’audits, les auditeurs qualifiés qui devront conduire les audits sont
désignés par la direction de Management Qualité. Le critère de désignation d’un auditeur pour une mission
d’audit est son indépendance par rapport au travail audité et ses compétences techniques
L’auditeur désigné prépare, pour chaque mission, le plan d’audit qualité qui indique :
– les procédures,
– le temps prévu pour chaque processus et ou procédé du Système Qualité et sécurité des aliments
audité.
L’auditeur recueille auprès de l’audité les documents de référence (fiches processus, procédures et autres
documents) nécessaires à la préparation de l’audit. Il prépare les supports nécessaires à la réalisation de
l’audit et il élabore notamment son questionnaire d’audit (si nécessaire).
Il consulte également les rapports d’audits précédents afin de prendre connaissance des résultats de ces
audits et d’identifier les éventuels écarts qui n’auraient pas encore été levés.
NB : Les aspects à prendre en considération lors des activités d’audit interne comprennent
– Les résultats et les attentes concernant les performances des processus et des produits
5.4-1 RÉUNION D’OUVERTURE
L’audit s’effectue au moyen d’un entretien avec l’audité, d’examen des documents et de l’observation des
activités et des situations dans les domaines concernés.
L’auditeur relève les indices ou éléments d’écart, ainsi que les points forts et les points faibles de l’entité
auditée.
L’auditeur vérifie toute information obtenue lors de l’entretien par recoupement avec les informations en
provenance de sources différentes
Pendant l’audit, et en fonction des écarts relevés, l’auditeur peut modifier le plan d’audit en accord avec
l’audité. Ceci, de façon à pouvoir atteindre les objectifs de l’audit.
L’auditeur doit être en mesure de documenter les écarts relevés de façon claire et précise et d’appuyer ses
arguments à l’aide de preuves documentées.
– Une fiche de présentation avec les points forts et les points à améliorer
– NB : Quand l’audit est externalisé l’auditeur peut utiliser son propre support
5.4-4 Rapport d’audit
– Une fiche de présentation avec les points forts et les points à améliorer
– NB : Quand l’audit est externalisé l’auditeur peut utiliser son propre support
A la fin de l’audit, une réunion de clôture est tenue avec les audités et le responsable hiérarchique si
nécessaire.
L’objet de la réunion est de présenter les observations de l’auditeur de façon à s’assurer que les audités
comprennent clairement les remarques et les non conformités inscrites dans le rapport d’audit.
Sur le rapport d’audit, l’audité précise les actions correctives qu’il décide de mettre en œuvre en
concertation avec son responsable hiérarchique.
Il indique la “date cible” pour la réalisation des actions correctives à partir de laquelle l’auditeur pourra
vérifier leur exécution et, le cas échéant, lever l’écart.
L’audité confirme par sa signature les actions correctives à entreprendre et les délais de réalisation qu’il a
définis.
La copie du rapport d’audit est conservée par le responsable de l’entité auditée. L’original est transmis et
conservé chez le service qualité.
A la date prévue, l’auditeur reprend contact avec le responsable de l’entité auditée et s’assure de l’efficacité
des actions correctives engagées. Il indique les résultats de cette vérification sur le rapport d’audit.
Dans le cas contraire où l’écart n’est pas levé. Une fiche APC est remplie et le processus suit le même
traitement que celui décrit ci-dessus (Ecart – action corrective – vérification).
En cas d’empêchement, l’auditeur délègue cette mission de vérification à un autre auditeur qualifié,
indépendant de l’entité auditée.
Les originaux de tous les rapports sont centralisés chez le service Qualité qui en consolide périodiquement
les résultats et les présente en revue de direction pour examen et analyse.
Les documents utilisés pour l’audit qualité interne sont enregistrés et conservés conformément aux règles
définies en matière de classement et d’archivage des enregistrements relatifs à la qualité et à la sécurité
alimentaire.
6. Documents associés :
– Plan d’audit
[Link]
%27audit+interne+gratuit
[Link]
[Link]
step=build&holisticOnboarding=false
[Link]
[Link]
utm_source=Wonderpush&utm_medium=PushNotification&utm_campaign=pushRSS
[Link]
Voici les documents que vous devez produire si vous souhaitez être conforme à la norme ISO 9001: 2015.
(Veuillez noter que certains documents ne seront pas obligatoires si l’entreprise n’effectue pas les processus
pertinents.):
Et voici les enregistrements obligatoires (notez que les enregistrements marqués d’un astérisque * ne sont
obligatoires que dans les cas où la clause pertinente n’est pas exclue):