Chap 2
Chap 2
Max CX Max CX
AX b; AX = b;
X 0 X 0
Min CX Min CX
AX b; AX = b;
X 0 X 0
Max 3 x1 + 2 x 2
s.c. x1 + x 2 80
(P) :
2 x1 + x 2 100
x1 0, x 2 0
En introduisant les variables d'écart x3 et x4 dans la première et la deuxième contrainte on met le
problème sous la forme équivalente (P') :
Max 3 x1 + 2 x 2
s.c. x1 + x 2 + x3 = 80
(P ') :
2 x1 + x 2 + x 4 = 100
x1 0, x 2 0, x3 0, x 4 0
Max x1 + x 2
s.c. 2 x1 + x 2 1
x1 + 2 x 2 = 2
x1 0,
Forme canonique de maximisation : On pose que x2= x' 2 - x' ' 2 avec x' 2 , x' ' 2 ≥0.
Forme standard : On pose que x2= x' 2 - x' ' 2 avec x' 2 , x' ' 2 ≥0.
Exemple 3 : Mettre sous forme canonique puis sous forme standard le problème linéaire suivant :
Min x1 − x 2 + x3 − x 4
s.c. x1 + x 2 − x3 1
x1 + x 2 − x 4 3
x 1 0, x2 0, x3 0
Forme canonique de minimisation : On pose que x3=-x’3 avec x’3 ≥0 et x4= x' 4 - x' ' 4 avec x' 4 , x' ' 4 ≥0.
Théorème : Etant donné un système linéaire AX = b, b≠0, trois cas peuvent sont possible :
1) Le système est de plein rang, dans ce cas l’ensemble des solutions {X | AX = b} n’est pas vide, la
solution est unique si et seulement si m=n, et une infinité de solution si m<n.
2) Le système n’est pas de plein rang, et le système AX = b est incompatible, donc pas de solution.
3) Le système n’est pas de plein rang, et le système AX = b est redondant et en enlevant la
redondance on retourne au cas 1).
x₁+2x₂+x₃=7. 1 2 1 x1 7
(S₁): 2x₁-x₂+2x₃=6. ≡ 2 -1 2 x2 = 6
x₁+x₂+3x₃=12. 1 1 3 x3 12
Il est clair que A est de plein rang (rang A=3) et le système est de Cramer, possède donc une solution
unique X=A-1b. Vérifions ça par le résultat précédent en échelonnant la matrice Ab.
1 2 1 7 1 2 1 7 1 2 1 7 1 2 1 7
2 -1 2 6 0 -5 0 -8 0 -5 0 -8 0 1 0 8/5
1 1 3 12 0 -1 2 5 0 0 2 33/5 0 0 1 33/10
x₁+2x₂+x₃+x₄ = 7. 1 2 1 1 x1 7
(S₁): 2x₁-x₂+2x₃+2x₄ = 6. ≡ 2 -1 2 2 x2 = 6
x₁+x₂+3x₃-x₄ =12. 1 1 3 -1 x3 12
Il est clair que A est de plein rang (rang A=3=min(3,4)) et que le rang(Ab)=3 en échelonnant la matrice
Ab.
1 2 1 1 7 1 2 1 1 7 1 2 1 1 7
2 -1 2 2 6 0 -5 0 0 -8 0 -5 0 0 -8
1 1 3 -1 12 0 -1 2 -2 5 0 0 2 -2 33/5
Donc il est clair que le rang(Ab)=rang(A)=3 avec m<n, donc le système possède une infinité de
solutions. Si x4 =0, alors ; x1 = 0.5, x2 = 1.6 et x3 =3.3 et en changeant la valeur de x4 on aura une
infinité de solutions.
Exemple 3 :
x₁+3x₂+x₃ = 5 1 3 1 x1 5
(S): 2x₁ - x₂ - x₃ = -3 2 -1 -1 x2 = -3
4x₁+2x₂+x₃ =7 4 2 1 x3 7
5x₁ -2x₂+4x₃ = -4 5 -2 4 -4
Il est clair que A n’est pas de plein rang (rang A=3=min(3,4)) et que le rang(Ab)=4 en échelonnant la
matrice Ab. D’où le système est incompatible.
1 3 1 5 1 3 1 5 1 3 1 5
2 -1 -1 -3 0 -7 -3 -13 0 -7 -3 -13
4 2 1 7 0 -10 -3 -13 0 0 9/7 39/7
5 -2 4 -4 0 -17 -1 -29 0 0 44/7 18/7
Donc d’après l’échelonnement de Gauss, on a :
(9/7)×z= 39/7, ce qui implique que z =39/9, et que (44/7)×z =18/7, ce qui implique que z =18/44, et
ceci est impossible. Donc le système est incompatible (pas de solution).
Définition 1 : Etant donné le système linéaire {AX=b, X≥0}, où A est une matrice m×n de rang égal à
m tel que m≤n. Soit N={1,2,…,n} ; I={1,2,…,m} : I⊆N. A cet ensemble d’indices correspond une
matrice carrée
régulière (mm) extraite de A notée AI=(a1,…,am). L’ensemble I est dit une base si A I est non
singulière i.e det(AI) ≠ 0.
Les éléments de I sont les indices de base.
Les éléments de J=N-I sont les indices hors base.
Etant donnée une base I, en réordonnant les colonnes de A, on peut écrire A=( AI,AJ) ; ceci est
équivalent à dire que :
AX=b → (AI,AJ)(XI,XJ)t = b
→ (AI)XI+(AJ)XJ = b
→ XI+( AI)-1(AJ)XJ = ( AI)-1b
x1 + x₂+x₃ =6 1 1 1 0 6
A= b=
x₂ +x4 = 3 0 1 0 1 3
1 1 1 -1 6 3 0
1) Pour I={1,2}, AI = , On a, XI=(AI)-1×b = × = ≥
0 1 0 1 3 3 0
D,’où I est une base réalisable.
1 1
2) Pour I={1,3}, AI = , On a, det(AI) = 0, d’où I n’est pas une base.
0 0
1 0 1 0 6 6 0
3) Pour I={1,4}, A =I
, On a, XI=(A ) ×b =
I -1
× = ≥
0 1 0 1 3 3 0
D’où, I est une base réalisable.
1 1 0 1 6 3 0
4) Pour I={2,3}, A =I
, On a, XI=(A ) ×b =
I -1
× = ≥
1 0 1 -1 3 3 0
D’où, I est une base réalisable.
1 0 1 0 6 6
5) Pour I={2,4}, AI = , On a, XI=(AI)-1×b = × =
1 1 -1 1 3 -3
D’où, I n’est pas une base réalisable.
Pour les bases non réalisables, les sommets correspondant n’appartiennent pas au domaine des solutions
réalisables.
Exemple 2 : Etant donné le système des inégalités linéaires suivant :
x1 ≤6 x1 +x3 =6
1 0 1 0 0 6
Donc , A= 1/4 1 0 1 0 , b= 6
3 2 0 0 1 22
Après le calcul de toutes les solutions de base associées aux différentes bases on aura le tableau
suivant :
XI , XJ ≥ 0
Dite forme standard de (P) par rapport à la base I.
Exemple : soit le programme linéaire (P) suivant :
x₂+2x₃ +x4+2x5 = 3
En multipliant ce dernier système par (AI)-1, matrice inverse de la matrice (AI), on aura :
x3
x1 1 -1 3 -1 4 1 -1 4
+ x4 =
x2 0 1 2 1 2 x5 0 1 3
On remplace les deux expressions de x1 et x2 dans la fonction objectif on aura, Z(max)=2x₃+x4 - x5 +5,
d’où la forme standard (Ps) de (P) par rapport à la base {1,2} est :
x1 =1 - x₃+2x4 - 2x5
Il est clair que le PL (Ps) possède x1=1 et x₂=3 comme solution de base réalisable associée à la base
{1,2} et Z(x1=1, x₂=3)=5.
Théorème d’optimalité : Etant donné un programme linéaire écrit sous forme standard relativement à
une base I. Si le vecteur coût C est négatif (i.e. (CJ - ᴫAJ) ≤ 0), alors la solution de base réalisable
correspondante à la base I est optimale (i.e. XJ*=(AI)-1b et XJ*=0) et la valeur de la fonction objectif
correspondante est Z*=ᴫb.
Remarque : Si le programme linéaire est de minimisation, alors le critère d’optimalité est
(CJ - ᴫAJ) ≥ 0.
Remarque : Si pour une base donnée I, la solution de base réalisable correspondante est optimale, alors
la base I est dite base optimale.
Remarque : La solution (x1=1, x₂=3) de base réalisable associée à la base {1,2} de PL (Ps) précédent
n’est pas optimale car il existe dans la fonction objectif, des cj≥0 : pour j∈J (J est l’ensemble des indices
hors base).
On a présenté dans le chapitre précédent une procédure graphique pour résoudre un programme
linéaire à deux variables. Par contre, dans la plupart des problèmes réels, on a plus que deux variables à
déterminer. Nous décrivons ici une procédure algébrique pour résoudre les programmes linéaires avec
plus que deux variables. Cette méthode a été développée par G. B DANDZIG aux États unis en 1947, et
est appelée méthode du simplexe. L’idée de base de l’algorithme du simplexe consiste à partir d’un
point extrême X0 de l’ensemble D des solutions réalisables à se déplacer vers un point extrême X1, où la
valeur de Z(X1) est meilleure. On suppose dans l’algorithme du simplexe qu’on a une solution de base
de départ. Dans cette section, la méthode de simplexe est présentée pour les problèmes de maximisation
Z(max)=CX
(P) : AX≤b ;
X≥0.
a) Algorithme du simplexe :
(0) Mettre le PL sous sa forme standard par rapport à une base réalisable I.
(1) Déterminer les coefficients des variables hors base de la fonction objectif et poser cs=maxj∊J{cj}.
Choisir r∊K et mettre à nouveau le PL sous forme standard par rapport à la nouvelle base
I=I-{r}+{s} et aller en (1).
(1) Déterminer les coefficients des variables hors base de la fonction objectif et poser cs=minj∊J{cj}.
(i) Si cs ≥0, stop la solution de base correspondante est optimale.
(ii) Si cs <0, aller en (2).
-3x1 +2 x₂≤2
x1 + x₂≤5
x₁, x₂ ≥ 0
-3x1 +2 x₂+x3 =2
(P): -x1 +2 x₂ + x4 = 4
x1 + x₂ + x5 = 5
x₁, x₂, x3, x4, x5 ≥ 0
Il est clair que {3,4,5} forme une base réalisable de départ (ce qui est en bleu dans le tableau), d’où les
variables hors base x1 =x₂=0 et x3=2, x4=4, x5 =5 et Z*=0. La solution (0, 0, 2, 4, 5) n’est pas optimale
car d’après le théorème d’optimalité il existe au moins un élément dans le vecteur (CJ - ᴫAJ) qui est
positif (on a le 1 et le 2).
Cp colonne pivot
colonne pivot
Variable entrante (colonne pivot) : On a max (coeff (Z))=2>0, donc x2 est la variable entrante.
Variable sortante (ligne pivot) : On a min(k>0), min(1, 2, 5)=1, donc x3 est la variable sortante.
Lp∩Cp = l’élément pivot=2.
On met à nouveau le PL sous forme standard par rapport à la base nouvelle base {2, 4, 5}, on aura le
tableau suivant
VB x1 x₂ x3 x4 x5 b k=cp/Lp
x2 -3/2 1 ½ 0 0 1
x4 2 0 -1 1 0 2 2/2=1 Lp
x5 5/2 0 -½ 0 1 4 4/(5/2)=8/5
-Z 4 0 -1 0 0 -2
Cp
La solution (0, 1, 0, 2, 4) n’est pas optimale car d’après le théorème d’optimalité il existe au moins un
élément dans le vecteur (CJ - ᴫAJ) qui est positif (on a uniquement le 4). Donc on cherche d’avoir une
solution de base réalisable meilleure.
Variable entrante (colonne pivot) : On a max (coeff (Z))=4>0, donc x1 est la variable entrante.
Variable sortante (ligne pivot) : On a min (k>0), min (1, 8/5)=1, donc x4 est la variable sortante.
Lp∩Cp = l’élément pivot=2.
On met à nouveau le PL sous forme standard par rapport à la base {2, 1, 5}, on aura le tableau suivant
VB x1 x₂ x3 x4 x5 b k=cp/Lp
x2 0 1 -¼ ¾ 0 5/2
x1 1 0 -½ ½ 0 1
x5 0 0 ¾ -5/4 1 3/2 (3/2)/(3/4)=2
-Z 0 0 1 -2 0 -4
VB x1 x₂ x3 x4 x5 b k=cp/Lp
x2 0 1 0 ⅓ ⅓ 3
x1 1 0 0 -⅓ -⅔ 2
x3 0 0 1 -5/3 4/3 2
-Z 0 0 0 -1/3 -4/3 -8
Il est clair d’après le tableau final que tous les cj : j∊J sont négatifs, alors la solution actuelle est
optimale avec Z*=8 et x1=2, x2=3.
Optimisation linéaire : N. Meddah, MCB en mathématiques appliquées Page 10
Résumé de la procédure de la méthode du simplexe
Dans le cas d'un problème de maximisation sous contraintes et avec un second membre positif :
Etapes Justification
1. Formuler un programme linéaire pour le Pour obtenir une représentation mathématique du
problème réel. problème
2. Vérifier que le second membre du Ceci est nécessaire pour obtenir comme variable
programme linéaire est positif de base initiale l’origine
3. Ecrire le programme linéaire sous une Mettre toutes les contraintes sous forme d’égalité
forme standard
4. Construire le premier tableau de simplexe Ce tableau correspond à la solution initiale de
base
5. Choisir comme variable entrante dans la La valeur de cj-zj indique la quantité
base celle qui admet le plus grand effet net d’augmentation de la fonction objectif si on
positif cj-zj. augmente la valeur de xj d’une unité.
6. Choisir la variable sortante de la base celle La plus petite valeur de bi/aij indique le nombre
qui admet le plus petit ratio supérieur à zéro. maximal d’unité de xj qu’on peut introduire avant
que la variable de base de l’ième ligne ne soit
égale à zéro.
7. Construire le nouveau tableau en utilisant la Cette règle nous permet entre autre de calculer les
règle de pivot valeurs des nouvelles variables de décision
8. Faire le test d’optimalité. Si Si (cj-zj) 0 alors on n’a pas d’intérêt à faire
(cj-zj) 0 pour toutes les variables (hors entrer dans la base aucune de ces variables. Une
base), la solution obtenue est donc optimale. telle introduction engendra une diminution de la
Sinon retourner à l’étape 5. fonction objectif.
Soit (P) un PL écrit sous sa forme standard. On associe à (P) le programme auxiliaire (PA)
suivant :
Z(max)=CX Z(max)=CX
(P) : AX=b ; (PA) : AX+IV=b ;
X≥0. ψ(min)=Ʃivi,
X≥0, V≥0
Tels que : I : est la matrice d’identité et V : est le vecteur des variables artificielles vi.
Théorème : Si (X ,V ) est une solution optimale de (PA) telle que les vi = 0 ∀i, alors X* est une
* *
Lemme : Soit (X*,V*,Z) une solution optimale de (PA). Si ψ>0, alors le PL (P) n’admet pas de solution.
Soit vr une variable artificielle de base. Effectuer un pivotage faisant sortir le vr et entrant une
variable xi.
Phase 2 :
Appliquer l’algorithme du simplexe à (P) sous sa forme obtenue à la fin de la première phase.
Z (max) = x1 + 2 x2 3x1 + x2 − x3 + = 6
3x1 + x2 − x3 + = 6 x1 + 3x2 + x4 = 10
(PA) : x1 + 3x2 + x4 = 10 ≡ x1 + 2 x2 − Z = 0
(min) = - 3x1 − x2 + x3 − = −6
x1 , x2 , x3 , x4 0, 0 x1 , x2 , x3 , x4 0, 0
VB x1 x₂ x3 x4 v b
v 3 1 -1 0 1 6
x4 1 3 0 1 0 10
-Z 1 2 0 0 0 0
-ψ -3 -1 1 0 0 -6
x1 1 1/3 -1/3 0 1/3 2
x4 0 8/3 1/3 1 -1/3 8
-Z 0 5/3 1/3 0 -1/3 -2
-ψ 0 0 0 0 1 0
On a d’après le tableau final, ψ*=0, d’où la solution de base actuelle (x1, x2 ,x3, x4) = (2,0,0,8) est
optimale pour le PL (PA) et est réalisable pour le PL (P), mais elle n’est pas optimale, car les
coefficients de la fonction Z sont positifs.
Phase 2 : On réapplique l’algorithme du simplexe à (P) sous sa forme obtenue à la fin de la phase 1, on
aura :
VB x1 x₂ x3 x4 b
x1 1 1/3 -1/3 0 2
x4 0 8/3 1/3 1 8
-Z 0 5/3 1/3 0 -2
x1 1 0 -3/8 -1/8 1
x2 0 1 1/8 3/8 3
-Z 0 0 1/8 -5/8 -7
x1 1 3 0 1 10
x3 0 8 1 3 24
-Z 0 -1 0 -1 -10
Exemple 2 :
Z (max) = 2 x1 + x 2
x1 + x 2 + x3 = 1
(P) :
x 2 + x3 = 1
x1 0, x 2 0, x3 0,
x1 + x2 + x3 + 1 = 1 x1 + x2 + x3 + 1 = 1
x2 + x3 + 2 = 1 x2 + x3 + 2 = 1
(PA) : 2 x1 + x2 − Z = 0 ≡ 2 x1 + x2 − Z = 0
(min) = 1 + v 2 − x1 − 2 x2 − 2 x3 − = −2
x1 , x2 , x3 0, v1 , v2 0 x1 , x2 , x3 0, v1 , v2 0
VB x1 x₂ x3 v1 v2 b
v1 1 1 1 1 0 1
v2 0 1 1 0 1 1
-Z 2 1 0 0 0 0
-ψ -1 -2 -2 0 0 -2
x2 1 1 1 / 0 1
v2 -1 0 0 / 1 0 Oter la variable
-Z 1 0 -1 / 0 -1 artificielle
de la base optimale
-ψ 1 0 0 / 0 0
x2 0 1 1 / / 1
x1 1 0 0 / / 0
-Z 0 0 -1 / / -1
-ψ 0 0 0 / / 0
On a d’après le tableau final ψ*=0, d’où la solution de base actuelle (x1, x2 ,x3) = (0,1,0) est optimale
pour le PL (PA) et est optimale pour le PL (P) (avec Z*=1) car tous les coefficients des variables hors
base de la fonction objectif Z sont négatifs (ie. le vecteur C≤0).
Exemple 3 :
Z (max) = x1 + x 2 + x3 + x 4
x1 + 2 x 2 + x3 = 2
(P) : x1 + x 2 + 5 x3 = 12
x1 + 2 x 2 + 6 x3 + x 4 = 13
x1 , x 2 , x3 , x 4 0,
x1 + 2 x2 + x3 + 1 = 2
x1 + x2 + 5 x3 + 2 = 12
x1 + 2 x2 + 6 x3 + x4 = 13
(PA) :
- x2 − 5 x3 − Z = −13
= v1 + v2
x1 , x2 , x3 , x4 0, v1 , v2 0
x1 + 2 x2 + x3 + 1 = 2
x1 + x2 + 5 x3 + 2 = 12
x1 + 2 x2 + 6 x3 + x4 = 13
(PA) :
- x2 − 5 x3 − Z = −13
- 2 x1 − 3 x2 − 6 x3 − = 14
x1 , x2 , x3 , x4 0, v1 , v2 0
Il est clair que la solution de base actuelle est optimale pour le PL (PA) (contraintes d’optimalité sont
vérifiées), avec un ψ* >0. Donc le problème (P) n’admet pas de solution réalisable car son domaine de
solutions réalisables D(P) est vide.
Z (max) = CX
(P) : AX b,
X 0,
Avec : X est un vecteur colonne de ℝn , C est un vecteur ligne de ℝn ,
b est un vecteur colonne de ℝm; A : m×n.
On lui associe un autre problème de la PL (D) dit dual de (P) ((P) est dit primal).
W (min) = Yb
(D) : YA C, ; avec Y∈ℝm : vecteur ligne des variables duales.
Y 0,
Z (max) = CX
(P) : AX = b,
X 0,
W (min) = Yb
(D) : YA C,
Y qcq
W (min) = 10 y1 + 4 y2
y1 4
y2 6
(D) :
y1 + 2 y2 20
2 y1 + y2 17
y1 , y2 0
Proposition : Etant donné deux PLs duaux (P) et (D). Pour toute solution réalisable X de (P) et pour
toute solution réalisable Y de (D) on a CX≤ Yb.
Optimisation linéaire : N. Meddah, MCB en mathématiques appliquées Page 16
Peuve : On a X≥0, Y≥ 0, AX≤b et YA ≥C, d’où CX ≤ YAX ≤ Yb et donc CX ≤ Yb.
Proposition : Soient X et Y deux solutions réalisables de (P) et (D), respectivement. Si CX=Yb, alors X
et Y sont optimales de (P) et (D), respectivement.
Proposition : Etant donnés deux programmes linéaires duaux. On a toujours l’un des trois cas
exclusifs :
1) Les deux programmes ont des solutions optimales finies X* et Y* telles que CX*=Y*b.
2) L’un des deux problèmes n’a pas de solutions réalisables et l’autre a des solutions réalisables
mais pas de solutions optimales finies (i.e non bornée).
3) Aucun des deux n’a de solutions réalisables.
Exemples :
(Primal) (Dual)
Z (max) = x1 + x2 W (min) = y1
- x1 + x2 = 1 − y1 + y2 1
(P) : 1 (D) : 1
x1 − x2 = 0 y1 − y2 1
2 2
x1 , x2 0, y1 , y2 qcq
On a X*=( x1* , x2* )=(1,2) est réalisable avec Z*=3, et Y*=(y1, y2)=(3,4) est réalisable avec W*=3. Ces
deux solutions sont optimales de (P) et (D) respectivement (car on a CX*= x1* + x2* =3=Y*b= y1* =3).
(Primal) (Dual)
Z (max) = - x1 + x2 W (min) = y1
- x1 + x2 = 1 − y1 + y2 −1
(P) : (D) :
x1 − x2 = 0 y1 − y2 1
x1 0, x2 0, y1 , y2 qcq
Il est clair que le primal n’a pas de solutions réalisables et le dual a une infinité de solutions réalisables :
En effet y1-y2=1. Si y1 =d, alors y2=d-1. Si d→-∞, alors W* =y1→-∞, et on obtient un W aussi négatif
que l’on veut (W non bornée).
Z (max) = CX W (min) = Yb
(P) : AX b, (D) : YA C,
X 0, Y 0,
Théorème faible des écarts complémentaires (E.C) : Soient X et Y deux solutions réalisables de (P)
et (D) respectivement. X et Y sont optimales si et seulement si :
n
yi (bi − aijxj ) = 0, pour i=1,..,m.
j =1
Et
m
( aijyj − cj ) xj = 0, pour j=1,...,n.
i =1
Après la résolution des deux PLs on aura, les solutions optimales : X*= (2,0,0,4) et Y*= (4,9) de (P) et
(D), respectivement, avec Z*= W*=76. On peut vérifier les conditions du théorème des E.C :
n
Si (bi − aijxj ) 0, alors yi* = 0,
j =1
n
Si yi* 0, alors (bi − aijxj ) = 0,
j =1
m
Si ( aijyj − cj ) 0, alors x*j = 0,
i =1
m
Si x*j 0, alors ( aijyj − cj ) = 0,
i =1
Z (max) = CX
Soit le programme linéaire (P) : AX b, , écrit sous forme standard par rapport à une base
X 0,
non forcément réalisable càd le vecteur b n’a pas toutes ses composantes positives ou nulles, mais le
vecteur C ≤ 0.
On dit que (P) est dual réalisable car C ≤ 0. Au lieu de mettre en œuvre la méthode des deux
phases pour rendre (P) primal réalisable (phase 1) et ensuite appliquer la phase 2, on applique
l’algorithme dual du simplexe qui va préserver la duale réalisabilité à chaque itération càd C ≤ 0 restera
vérifiée ( comme pour le simplexe qui préserve la primale réalisabilité b ≥ 0), pour aboutir au terme
d’un certain nombre de pivotage à la forme à la fois primale et duale réalisable, càd (P) écrit sous forme
standard par rapport à une base réalisable et donc optimale. On commence par choisir un indice r pour
lequel br < 0. Si un tel indice n’existe pas, la base courante est évidement optimale à cause de C ≤ 0.
Désignons par s l’indice de la colonne sur laquelle nous allons effectuer le pivotage (pour le
moment inconnue). Pour que le pivotage soit possible, il faut que Ars 0 . Après pivotage le second
b
membre de la rème équation est br ' = rs . Comme nous souhaitons que br ' soit positif nous allons
Ar
imposer que Ars 0 . Si les coefficients de la rème ligne sont tous positifs ou nuls, un tel pivotage est
impossible et on peut conclure que le PL ne possède pas de solution. Rappelons que :
N={1,2,…,n} : est l’ensemble des indices des variables du PL,
I ={1,2,…,m} : Les indices des variables de base.
J=N-I sont les indices des variables hors base.
1) Déterminer une base I telle que Cj≤0, j∊J i.e une solution duale réalisable.
2) Tester X I = ( AI ) −1 b
a) Si X I 0 , alors X I est une solution optimale du primale.
b) Sinon il existe un i I / xi 0 . Soit I ' I l’ensemble des indices tels que xi 0 ,
Aller en (3).
3) Considérer A I ' :
4) Déterminer :
a) xr = imin
/ xi 0
( xi ) (xi ou bien bi dans le tableau du simplexe) critère de sortie
(ligne pivot).
cs cj
b) = min ( ) critère d’entrée (colonne pivot).
Ar s
j / Arj 0 Arj
Aller en (5).
5) Considérer la nouvelle base obtenue I = I − r+ s. Mettre (P) sous sa forme standard
par rapport à I et aller en (2).
VB x1 x₂ x3 x4 b
x3 -3 -1 1 0 -4
x4 -1 -4 0 1 -5
-Z’ -1 -1 0 0 0
x3 -11/4 0 1 -¼ -11/4
x2 ¼ 1 0 -¼ 5/4
-Z’ -¾ 0 0 -¼ 5/4
x1 1 0 -4/11 1/11 1
x2 0 1 1/11 -3/11 1
-Z’ 0 0 -3/11 -2/11 2
Donc la solution X * = ( x1* , x2* ) = (1,1) est primale et duale réalisable, alors elle est optimale avec
Z '* = −2 , d’où Z * = 2 .