Dessalement de L'eau de Mer PDF
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: W5700 V1
Dessalement de l'eau de
Date de publication :
10 février 2010 mer
Date de dernière validation :
01 février 2017
Résumé Face à une répartition inégale de l'eau potable sur la planète, une demande de
plus en plus forte pour le dessalement de l'eau de mer a été recensée ces dernières
années. Le développement démographique, la haute concentration de la population
mondiale dans une même zone où l'activité humaine s'accroît, et les progrès techniques
qui ont menés à une réduction des coûts d'investissement, sont autant de facteurs qui ont
contribué à cette hausse de la demande. Cet article s’intéresse à ce procédé de
dessalement par l'étude de la distillation et de l'osmose inverse, mais également à travers
les aspects de l'hygiène, de la sécurité et de l'environnement. Sont ensuite comparés les
différents procédés et les critères de choix de ces méthodes.
Abstract Due to the unequal distribution of drinking water on the planet, the demand for
sea water desalination has increased significantly over the last few years. Demographic
growth, the high concentration of the global population in a same area where human
activities are expanding as well as the technical advances which lowered investment
costs are so many factors which have led to an increase in this demand. This article deals
with this desalination process, not only through the study of distillation and reverse
osmosis, but also in the field of hygiene, security and environmental quality. The various
processes and criteria for selecting these methods are finally compared.
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Si l’on additionne les capacités installées, on arrive à un total de 60 millions de m3 par jour
ou encore l’équivalent de la consommation domestique d’environ 300 millions d’habitants !
Parution : février 2010 - Dernière validation : février 2017 - Ce document a ete delivre pour le compte de 7200082594 - sorbonne universite // 134.157.146.115
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caloporteur Distillat
Il arrive que certains pays n’aient pas de réglementation
concernant la qualité des eaux potables. On se conforme alors aux
recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Figure 1 – Distillation à simple effet (source : Sidem)
lesquelles font référence au sein de la Communauté internationale.
Celle-ci classe les critères de potabilité d’une eau en cinq groupes.
Ceux qui intéressent le producteur d’eau dessalée concernent : (eau condensée) ; un deuxième l’eau de mer concentrée ou
– l’aspect physique : température, limpidité, odeur, teneur en saumure.
matières en suspension (MES) ; Pour établir le bilan thermique, on considère que le débit d’eau
– les caractéristiques chimiques : salinité, chlorures, pH, etc. de mer admis dans l’enceinte est la somme des débits d’eau pro-
Pour chaque critère, l’OMS précise une valeur guide, par duite et de saumure :
exemple :
Q = k Dcp ∆t + Dr (1)
– salinité inférieure ou égale à 1 000 mg/L ;
– chlorures inférieurs ou égaux à 250 mg/L, ce deuxième critère avec Q (kJ) quantité de chaleur recherchée,
étant le plus contraignant. k rapport débit d’eau de mer admis/débit d’eau douce
Le facteur clé du dessalement est évidemment la salinité finale produite,
recherchée. Toutefois, des critères plus pointus sont parfois requis D (kg) débit d’eau douce,
tels que les teneurs en B, Br, métaux lourds (cf. corrosion des
unités § 2.6.1) nécessitant des aménagements, voire un post- cp capacité thermique massique supposée égale à
traitement. 4,18 kJ/(kg · K), quelle que soit la salinité de l’eau,
∆t (oC) écart entre la température d’ébullition et la
température de l’eau mer à l’entrée de l’enceinte,
1.2.2 Contraintes du réseau de distribution
de l’eau r (kJ/kg) enthalpie (ou chaleur latente) de vaporisation.
La consommation spécifique du procédé s’exprime par le ratio :
Les critères de potabilité ne suffisent pas complètement à la
détermination de la qualité de l’eau potable. Il faut aussi vérifier Y = Q /D (2)
qu’elle ne soit ni agressive, ni corrosive vis-à-vis des matériaux
rencontrés sur le réseau de distribution aux usagers. Or, quel que Il mesure la quantité de chaleur nécessaire à la production de
soit le procédé de dessalement retenu, l’eau produite est prati- 1 kg d’eau douce.
quement dépourvue de bicarbonate de calcium et montre donc un Les Anglo-Saxons parlent du gain operation ratio qui est le
caractère agressif marqué. Cette agressivité doit être neutralisée rapport :
par un posttraitement à déterminer en fonction de la nature des
matériaux du réseau. Il peut prendre des formes plus ou moins GOR = r /Y (3)
complexes depuis une simple correction de pH jusqu’à une remi- Il mesure la masse d’eau douce produite par kg de vapeur (en
néralisation partielle par introduction simultanée de chaux et de supposant que le fluide caloporteur soit de la vapeur d’eau dont
dioxyde de carbone, ou de dioxyde de carbone suivie d’une filtra- l’enthalpie par kg varie peu avec la température).
tion sur calcaire.
Exemple
En admettant les valeurs usuelles suivantes :
2. Distillation
r = 2 345 kJ/kg à 63 o C ; k = 3, 5 ; ∆t = 7 o C
on obtient en introduisant ces valeurs dans les relations (1), (2) et (3) :
2.1 Distillation à simple effet
Y = Q /D = (3,5 × 4,18 × 7) + 2 345 = 2 447 kJ/kg
Ce procédé est mis en œuvre depuis longtemps sur les navires
GOR = r /Y ≈ 1
où les moteurs Diesel émettent une quantité significative de cha-
leur récupérable. Son principe est simple : il reproduit le cycle On constate qu’il faut approximativement 1 kg de vapeur pour pro-
naturel de l’eau. Dans une enceinte fermée, un serpentin de duire 1 kg d’eau. La quantité d’énergie thermique devient très vite
réchauffage porte à ébullition l’eau de mer (figure 1). La vapeur gigantesque dès qu’il s’agit de répondre aux besoins de la population
produite se condense au contact d’un deuxième serpentin ali- d’une ville. D’autres procédés plus économiques ont donc été mis au
menté par l’eau de mer froide. Un éjecteur (ou une pompe) évacue point. En particulier, les distillations à multiple effet et à détentes suc-
les gaz incondensables. Un groupe électropompe soutire le distillat cessives.
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Extraction
des incondensables
Entrée eau
de mer
Entrée fluide
caloporteur
Saumure
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Sortie fluide
caloporteur Distillat
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Extraction d'air
Rejet eau
de refroidissement
Alimentation
eau brute
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Production
d'eau douce
Rejet saumure
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Figure 5 – Dessalement par distillation à effet multiple et compression de vapeur à Tripoli, Libye (source : Sidem)
Extraction de l'air
Cellule n Cellule n – 1 Cellule 2 Cellule 1
Entrée eau
t0 + n ∆t de mer froide
– température : t0
Réchauffeur – débit : Em
B
Distillat
– température : t
– débit : D
t + n ∆t
Saumure
Vapeur
A – température : t
– débit : Em – D
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r cp
2.5 Avantages de la distillation
Q
Y = = (t − t 0 ) m +
D n ∆t 2
2.5.1 Qualité de la production
Cette équation peut aussi s’écrire :
La production est en théorie de l’eau pure (eau distillée). En fait,
Q r cp il y a toujours des entraînements des gouttelettes dans la vapeur,
Y = = [[(t − ∆t ) − t 0 ] + ∆t ] + m + (5) si bien que l’eau condensée présente une salinité comprise norma-
D n ∆t 2 lement entre 20 et 80 mg/L. Ces valeurs sont très inférieures aux
recommandations de l’OMS. Le distributeur d’eau a donc toute
latitude pour reminéraliser l’eau en fonction des conditions
2.4.3 Paramètres de la consommation thermique locales : ajout de réactifs et/ou dilution avec de l’eau saumâtre.
spécifique
En prévoyant des aménagements spéciaux (séparateurs de gout-
La forme de l’équation (5) explicite les paramètres influençant la telettes) dans les cellules de distillation, on obtient une eau dont la
consommation thermique spécifique Y. salinité est inférieure à 10 mg/L, qui peut servir d’appoint à une
chaudière basse pression sans déminéralisation complémentaire.
■ (t – ∆t ) – t0 ou t – (t0 + ∆t ) représente la différence entre la tem-
pérature de la saumure quittant un étage et celle de l’eau de mer à
la sortie du condenseur du même étage. Mais la diminution de ce 2.5.2 Type d’énergie consommée
facteur implique l’augmentation de la surface des condenseurs si
on souhaite conserver le même transfert de chaleur. On retrouve On note tout d’abord que la consommation d’énergie est, en
ici l’alternative entre coût d’investissement et coût de fonction- première approximation, indépendante des variations de salinité
nement. de l’eau de mer.
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Hormis le cas de la compression mécanique de vapeur, la dis- on compense en dérivant une partie de la vapeur haute pression
tillation utilise de l’énergie thermique sans spécification très dans le réducteur. Dans les deux cas, le coût énergétique croît très
stricte. On peut donc récupérer de la chaleur souvent considérée rapidement.
comme « perdue ». Selon la pression de soutirage de la vapeur, on peut utiliser
Les montages les plus répandus sont décrits ci-après. cette dernière soit directement au réchauffage de l’eau de mer, soit
par l’intermédiaire d’un éjecteur. De multiples combinaisons sont
2.5.2.1 Couplage avec un moteur Diesel donc possibles et le concepteur peut adapter les caractéristiques
de l’installation aux critères de l’utilisateur final.
La récupération de chaleur se fait aux niveaux des gaz d’échap-
pement et du circuit de refroidissement du moteur. La température
normale de ce circuit est un facteur important pour l’unité de
distillation, car elle fixe la limite haute de son échelle des tempéra- 2.6 Contraintes de la distillation
tures.
On considère qu’il est possible de récupérer sur un moteur 2.6.1 Sélection des matériaux
Diesel en fonctionnement :
L’eau de mer est un milieu naturellement très corrosif. L’éléva-
– grâce aux gaz d’échappement : 1 840 kJ/kWh ; tion de sa température augmente encore la vitesse de corrosion.
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– sur le circuit de refroidissement : 1 380 kJ/kWh. Le choix des matériaux doit donc être fait avec soins : durée de vie
Un poste de distillation associé dans les meilleures conditions à de l’installation, frais de maintenance et même qualité de l’eau en
un moteur de 1 000 kW pourra fournir 230 m3/j d’eau douce. dépendent. Pour les parties en contact avec l’eau de mer, il faut
Ce type d’unité équipe les navires et les communautés isolées envisager au minimum des aciers inoxydables bas carbone voire
(îles). pour les zones en contact avec de l’eau de mer chaude, ou les
incondensables des alliages plus nobles tels que les aciers duplex,
les cupronickels, le titane...
2.5.2.2 Couplage avec une turbine à gaz
Dans ce cas, une chaudière récupère la chaleur des gaz de
combustion de la turbine et produit la vapeur nécessaire au fonc- 2.6.2 Gaz incondensables
tionnement de l’unité de distillation. La production prévisible est Ces gaz (air, CO2...) sont normalement dissous dans l’eau de
de 500 à 1 000 m3/j d’eau douce pour 1 000 kW produits. mer. Ils sont libérés grâce au vide partiel maintenu dans chaque
L’installation et le fonctionnement de ce montage sont simples ; cellule. Comme ils interfèrent avec les transferts de chaleur, le
leur coût est comparativement peu élevé. L’inconvénient est de lier constructeur prévoit leur évacuation par pompe ou par éjecteur.
la production d’électricité à celle de l’eau douce ; une chaudière Dans le cas du traitement antitartre par injection d’acide, le volume
auxiliaire sera donc le plus souvent nécessaire pour assurer une de dioxyde de carbone libéré est assez important pour qu’une
certaine indépendance des deux productions. étape de dégazage soit prévue en amont de la distillation.
Nota : ce dioxyde peut être récupéré et utilisé dans l’étape de reminéralisation de
2.5.2.3 Couplage avec une centrale thermique l’eau, cf. § 1.2.2.
Pratiquement toutes les grandes unités de distillation
(> 5 000 m3/j) sont couplées à des centrales thermiques. On sait 2.6.3 Prétraitement
que les organes de base d’une centrale thermique sont la chau-
dière, la turbine à vapeur et son condenseur et l’alternateur. Dans Le traitement en amont de la distillation comprend trois étapes.
cette ligne de production d’électricité, la vapeur qui s’échappe de
la turbine est la fuite d’énergie la plus importante. L’idée est d’uti- 2.6.3.1 Chloration
liser cette vapeur « basse pression » pour distiller l’eau de mer. On
remplace alors le couple turbine + condenseur (système 1) par Dès la prise d’eau en mer, il faut bloquer la tendance à la prolifé-
l’association d’une turbine à contre-pression avec une unité de dis- ration des organismes vivants dans l’eau de mer. Sinon, on devra
tillation (système 2). faire face à toute une série d’incidents tels que la réduction des
performances des échanges thermiques, l’obstruction partielle ou
À quantité et qualité de vapeur égales, le système 2 produira même totale de conduites...
moins d’énergie électrique que le système 1, mais il compensera
cela par la production d’eau douce. En d’autres termes, la Le procédé le plus répandu consiste à injecter du chlore, réactif
consommation d’énergie nécessaire à la production d’eau douce dont le stockage et la manipulation exigent des précautions
est égale à la perte d’énergie électrique, qui est la somme de deux strictes.
termes : Le chlore dissous dans l’eau libère l’ion hypochloreux (HClO–),
– la réduction de la production électrique du fait de la qui est l’agent actif de la désinfection. Pour éliminer le danger lié à
contre-pression à la turbine ; la manipulation du chlore, on peut lui substituer l’hypochlorite de
– la consommation des équipements électromécaniques de la sodium (eau de Javel).
distillation (2,5 à 3 kWh/m3 pour une distillation par détentes suc- Si l’approvisionnement d’un de ces réactifs est trop coûteux, la
cessives, 1 à 1,5 kWh/m3 pour une distillation multi-effet). production sur place d’hypochlorite de sodium est possible par
En fonction de la valeur retenue pour la contre-pression, des électrolyse de l’eau de mer.
conditions locales et, bien sûr, de l’objectif financier, les cas de Ce procédé libère :
figure sont nombreux. Pour fixer les idées, on notera que la pro- – à la cathode, de la soude et de l’hydrogène ;
duction d’eau douce est de l’ordre de 1 000 m3/j pour 1 000 kW dis- – à l’anode, du chlore qui, réagissant immédiatement avec l’eau,
tribués et que la diminution de la production électrique produit acides chlorhydrique et hypochloreux. La réaction globale
correspondante est d’environ de 5 kWh/m3, soit environ 20 % de la s’écrit :
production potentielle.
Pour assurer la flexibilité du système (indépendance entre pro- 2 NaCl + H2O → NaClO + NaCl + H2
duction d’eau et production d’électricité), on installe un réducteur
de pression en parallèle de la turbine utilisé lors des pointes de La réaction consomme 4 à 5 kWh par kg d’équivalent chlore.
demande en eau ou en cas de baisse de la demande électrique. Pour produire l’équivalent de 1 kg de chlore, il faut 3,3 kg de chlo-
Dans ce dernier cas, le débit de la vapeur dans la turbine baissant, rure de sodium, soit 0,1 m3 d’eau de mer à 33 g/L de NaCl.
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Quel que soit le réactif retenu, le poste de dosage sera dimen- de procédé de distillation et des conditions opératoires. S’il s’agit
sionné pour une injection continue et une injection « choc ». La d’une distillation à détentes successives, on admet un lavage par
dose de chlore varie en fonction de la qualité de l’eau de mer entre trimestre. Dans le cas d’une unité à multiple effet, le lavage aura
1 et 2,5 mg/L en contenu, la chloration « choc » pouvant, elle, en lieu une ou deux fois par an.
nécessiter jusqu’à 10-20 mg/L. Par ailleurs, on recommande de ne
pas dépasser 0,1 mg/L à l’entrée de la distillation pour ne pas ajou- ■ Détartrage physique
ter un facteur de corrosion supplémentaire. Ce procédé utilise des billes malléables de diamètre un peu
supérieur à celui des tubes des échangeurs. Leur passage forcé
2.6.3.2 Filtration (tamisage) dans les tubes décroche le tartre en formation sur les parois. Cela
se fait sans arrêt de la production en les incorporant les billes dans
La filtration de l’eau de mer est prévue pour protéger les
la saumure avant son recyclage et en les récupérant avant son
pompes et assurer le bon fonctionnement des pulvérisateurs. Son
rejet.
objectif est donc de retenir toutes les matières de dimension supé-
rieure à 0,5 mm ou 1 mm. On utilise le plus souvent des filtres La plupart des unités de distillation à détentes successives sont
rotatifs à toile métallique et à lavage automatique. maintenant équipées de ce procédé qui permet de réduire la fré-
quence des lavages à l’acide.
2.6.3.3 Antitartre
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QR
Pression osmotique Vanne de régulation Débit de rejet
de la solution du débit de rejet
de chlorure de sodium
1 2 QA = QP + QR
Y (conversion en %) = 100 QP /QA
Y = 100 × QP / QA
le compartiment 1 supérieure à celle versée au début de l’expé-
rience. C’est l’osmose inverse. Ce paramètre s’exprime aussi sous la forme du facteur de
conversion FC :
La pression osmotique π est fonction de la concentration en
solutés et donnée par la relation : FC = 100 /(100 − Y )
Si Y = 66 %, FC = 3, les sels seront donc concentrés 3 fois en
π = 103 ∑mi RT admettant qu’ils sont entièrement retenus par la membrane.
– Le passage de sels PS se caractérise par le rapport entre leur
avec π (Pa) pression osmotique,
concentration côté production et leur concentration côté
∑mi (mol/kg) somme des molalités de chaque ion ou alimentation :
molécule non ionisée,
PS = 100 × CP /C A
R (8,314 J/mol) constante molaire des gaz,
T (K) température. On le note aussi par son complément : le rejet de sels, qui est le
rapport entre la concentration côté rejet et la concentration côté
alimentation :
Exemple
Cas d’une solution de NaCl à 27 oC titrée à 10 g/kg : RS = 100 × CR /C A = 100 − PS
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influençant la rétention des sels par une membrane d’osmose : dessaler) et l’entartrage (dépôt de sel(s) insolubilisé(s) suite à
la concentration à la surface membranaire de tous les sels reje-
S tés) sont les deux problèmes majeurs à résoudre.
Qs = K s ∆C K t K c (7)
e
avec Qs flux de sels à travers la membrane, Deux moyens sont en général à conjuguer :
Ks coefficient de passage de sels, 1. éviter, par un prétraitement adapté, la présence des MeS et
colloïdes ou des sels pouvant s’insolubiliser lors du processus de
∆C différence de concentration des sels entre les 2 faces de la
concentration (cf. importance de la conversion) ;
membrane.
2. nettoyer de temps à autre les membranes en les balayant par
Il faut de suite noter que les équations (6) et (7) ne tiennent pas des solutions appropriées (détergeantes, peptisantes, solubili-
compte des rares petits défauts existant dans les membranes ni santes...), pour remettre en suspension ou dissoudre les dépôts
des éventuelles fuites pouvant exister dans les modules (lignes de accumulés malgré tout (cf. § 3.3.5).
colles non intègres, fuite aux joints...) qui peuvent augmenter un
peu le débit mais très vite (cf. pression élevée) la salinité. Chaque fournisseur de membrane définit une durée de vie de
ses produits sous réserve que l’eau d’alimentation reste conforme
À l’aide des équations (6) et (7), on déduit que la concentration à ses préconisations. Celles-ci concernent principalement la teneur
en sels dans l’eau produite est : en chlore, le pouvoir encrassant et les risques de précipitations de
sels en sursaturation.
Ks ∆C
CP = QS /QP = Kc2
K p (∆ P − ∆ π )
3.3.1 Chloration
On notera que, le coefficient Kt s’éliminant, la concentration en Les remarques formulées au paragraphe 2.6.3.1 sont valables
sels CP est en théorie, indépendante de la température de l’eau. quel que soit le procédé de dessalement retenu : il faut éviter tout
développement biologique dans l’eau d’alimentation. L’injection
3.2.4 Synthèse de chlore ou de son équivalent, l’eau de Javel, en continu ou plu-
tôt en injection choc (cf. § 3.3.2) sera donc faite dès la prise d’eau.
Le tableau 2 donne, selon les équations (6) et (7), le sens de Cependant, les membranes (à l’exception de celles en triacétate
variation des quantités d’eau produite et de la salinité de celle-ci de cellulose) ne supportent pas la mise en contact avec le chlore,
en fonction des principaux paramètres de fonctionnement. son élimination (réduction par la bisulfite de sodium) sera donc
• La température est un facteur important puisque jouant sur la réalisée immédiatement en amont de l’osmose proprement dite.
viscosité de l’eau : une élévation de 1 oC entraîne une augmen-
Il faut noter que l’on doit éliminer tout le chlore libre
tation de 2,5 à 3 % de la production. Par contre, comme déjà souli-
gnée, elle ne devrait pas influencer la qualité de l’eau produite. ( 0,1 mg/L) et même pour certaines membranes, le chlore
Cependant, on notera qu’une unité d’osmose inverse est, en géné- combiné (chloramine, chlore organique...).
ral, régulée pour produire un débit QP constant, dans ce cas, si la
température augmente, la salinité CP augmente car la pression doit 3.3.2 Contrôle du pouvoir encrassant
être diminuée. de l’eau (SDI)
On peut considérer l’osmose inverse comme un procédé de fil-
Tableau 2 – Variation des quantités d’eau produite tration à l’échelle moléculaire. Toute particule, quelle que soit sa
et de la salinité en fonction des paramètres dimension, sera retenue. Leur accumulation à la surface de la
de fonctionnement membrane provoque une baisse continue des performances (débit
et/ou salinité). Si ce phénomène est mésestimé, il aboutit rapide-
Débit produit Salinité produite ment à la nécessité de lavage fréquent (c’est-à-dire arrêt de pro-
Caractéristiques duction, perte d’eau, coût de réactifs...) et, dans le pire des cas, à
(QP) (CP)
un colmatage irréversible des membranes. Le deuxième objectif
Pression efficace du prétraitement est donc de réduire autant que possible le pou-
∆P voir encrassant de l’eau.
Température t = Pour l’évaluer, la mesure de la masse des matières en suspen-
sion n’est pas un indicateur suffisant. Une méthode empirique a
Salinité CA donc été mise au point : la mesure de l’indice de colmatage. Son
mode opératoire est simple, l’appareillage léger et adapté à des
Conversion Y mesures sur site. Le principe consiste à mesurer le temps de pas-
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sage d’un volume d’eau connu à travers une membrane filtrante va créer suffisamment de sous-produits biodégradables pour ali-
de porosité calibrée à 0,45 µm et cela, en début (soit t0) et en fin menter un biofouling très gênant surtout dans les eaux chaudes.
d’essai (soit t1), le SDC est donné par la formule : L’emploi d’une chloration choc et parfois d’injections de bactéri-
cide (ainsi qu’un suivi sérieux permettant de déclencher à temps
SDI = 100 / T (1 − t 0 / t1) les lavages nécessaires) permettent d’éviter les deux écueils déjà
signalés, biofouling et/ou développement d’organismes marins
où T est la durée de l’essai normalisée par les ASTM à 15 min. On (moules, bernacle) dans les tuyauteries d’arrivée et le prétrai-
parle alors du SDI (Silt density index). Plus le SDI est élevé, plus le trement.
colmatage est rapide et les fournisseurs de membrane lient la On notera qu’il faut terminer toute chaîne de prétraitement par
garantie de bon fonctionnement de leur produit à la valeur de cet un filtre de sécurité en général à cartouches jetables (de 3 à 5 µm).
indice. Cette filtration finale est destinée à :
La valeur requise pour l’osmose d’eau de mer est – protéger mécaniquement les pompes haute pression et mem-
généralement : SDI 5 en pointe et 3 en moyenne. branes contre toute particule pouvant être introduite accidentel-
lement dans le système (par exemple, lors des maintenances du
En pratique, cette valeur correspond à une eau parfaitement lim-
prétraitement) ;
pide (turbinité ≈ 0,2 NTU) résultat d’une filtration très fine. Les sys-
– éventuellement écréter des pointes de SDI également
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Corps de pression
Eau
1er élément 2e élément 7e élément
produite
Alimentation
QA
PA, QA, CA = Ceau de mer QP =
2
CP << 1 g/L
Rejet QA
QR =
2
CR ≈ 2 CA
constant.
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By-pass
Pompe Pompe
HP BP
2e étage
60-80 bar 8-15 bar
Vers récupération
d'énergie et
rejet Production
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vers reminéralisation
Pompe
HP
QP = 40 m3/h
70 bar
100 m3/h
400 m3/h
Osmose
Perméat
Inverse (OI)
410 m3/h 590 m3/h
70 bar 70 bar
68 bar
600 m3/h
Q = 590 m3/h
P = 67 bar
1 000 m3/h
On arrive ainsi à économiser environ 0,3 à 0,5 kWh/m3 produit – l’énergie de refoulement du produit via la reminéralisation vers
les stockages (dépendante du site) ;
par rapport aux systèmes à turbine Pelton, soit à peine 3 kWh/m3
– l’énergie consommée par une éventuelle 2e passe (environ
pour un système Y = 50 % et salinité ( 38 g/L) . Pour l’énergie de 1 kWh/m3 pour une 2e passe sur 100 % du débit de la première
dessalement proprement dite à laquelle il faudra évidement passe) ;
ajouter : – l’énergie éventuellement nécessaire au conditionnement de
– l’énergie de pompage en mer et de prétraitement (dépendante l’air : salle de contrôle et salle d’osmose si des températures
du site et du schéma de prétraitement choisi) ; > 40 oC risquent d’être atteintes.
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Bloc d'osmose
(modules bleues)
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Figure 16 – Installation de Barcelone, vue de la salle d’osmose inverse (30 blocs, 200 000 m3/j)
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4. Hygiène, sécurité nance. Il convient donc de limiter les vitesses d’approche, de pré-
voir des tamisages avec des systèmes rejetant les juvéniles... ;
et environnement – les rejets qui, soit par leur salinité, soit par leur température diffé-
rente de celle du milieu où ils sont rejetés, peuvent y provoquer des
perturbations surtout sur les végétaux locaux (exemple : champs de
Au niveau hygiène et sécurité, aucune règle spécifique ne posidonnies). Il faut donc veiller à une bonne dispersion des rejets,
s’applique aux unités de dessalement qui doivent donc suivre les soit dans des courants locaux, soit plus souvent via des diffuseurs à
règles en vigueur : sorties multiples qui limitent les écarts de salinité à moins de 0,1 g/L
– sur les grands chantiers lors de leur construction ; en quelques dizaines, voire centaines de mètres pour les plus gros-
– dans les unités comportant de la vapeur sous pressions pour ses unités. On notera que si l’on n’y prend pas garde, la différence de
l’exploitation des unités de distillation ; température et/ou de salinité crée des différences de densité qui peu-
– dans les unités comportant de l’eau sous pression pour vent au contraire créer des ségrégation, retardant le mélange naturel
l’osmose inverse ; via les turbulences locales et la 2e loi de Fick.
– dans les deux cas, des produits chimiques y sont utilisés donc
stockés et manipulés avec les règles spécifiques à chacun d’eux.
Au niveau environnement, deux aspects méritent d’être bien 5. Comparaison des procédés
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étudiés :
– la prise d’eau : en effet, les grands volumes prélevés (surtout et critères de choix
en dessalant par distillation) peuvent créer des courants impor-
tants et entraînent les poissons (surtout juvéniles) vers les Le tableau 3 peut aider à comparer les divers procédés de des-
pompes, créant ainsi mortalité piscicole et problèmes de mainte- salement à partir de leurs principales caractéristiques. On peut
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effectivement aboutir à des différences notables selon l’aspect que pratiquement les mêmes compétences que celles des centrales
le client souhaite privilégier : durée de vie, consommation d’éner- classiques.
gie, type et organisation de l’exploitation et de la maintenance Au contraire, l’osmose inverse s’impose lorsque l’on a besoin
envisagée... d’eau sans devoir augmenter en parallèle la puissance électrique
En 2008, on estimait qu’un peu moins de 60 % de l’eau de mer disponible. Très souple et modulaire, elle peut s’adapter à court et
dessalée était produite par distillation et cela par les grandes uni- long termes à la demande en eau et représente ainsi pratiquement
tés pour : 100 % du marché hors Moyen-Orient. Son exploitation requiert des
compétences voisines de celles des unités de traitement des eaux :
– la distillation par détentes successives. Les plus grandes physico-chimie, biologie, maintenance préventive...
usines de ce type se trouvent à Al-Jubail en Arabie Saoudite.
Couplée à une centrale électrique, l’ensemble peut produire Enfin, même au Moyen-Orient, on voit se développer un marché
900 000 m3/j et 1 300 MW mais des systèmes de taille équivalente pour l’osmose inverse. En effet, installée dans les grands sites
existent à Taweelah (ÉAU) ou Shaïba (Arabie Saoudite) ; auparavant dédiés à la distillation, elle permet de découpler par-
tiellement production électrique et production d’eau dont les
– la distillation à effet multiple avec thermocompression de
demandes ne sont jamais parallèles, et cela à un coût bien
vapeur, qui, à l’origine était réservée à des unités de petite taille,
meilleur que l’emploi de vapeur HP détendue. C’est le concept
concurrence sérieusement depuis quelques années la distillation
« d’usine hybride » dont le premier exemple a été celui de l’usine
par détentes successives.
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P
O
U
Dessalement de l’eau de mer R
E
par Jean-Marie ROVEL
Ancien directeur chez Degrémont/Groupe Suez-Environnement
N
S
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Annuaire P
Constructeurs – Fournisseurs – Distributeurs européens
(liste non exhaustive)
Hydranautics France
http://www.membranes.com
ou http://www.hydranautics.es
L
Constructeurs de distillation en Europe
Sté Internationale de Dessalement d’Eau de Mer SIDEM (Groupe Véolia
TORAY Membrane Europe AG (Suisse)
http://www.toraywater.com
Constructeurs d’unités d’osmose inverse en France
U
Water – Paris)
Fournisseurs de membranes (distributeur ou représentant français ou
européen)
Degrémont (Groupe SUEZ – Environnement)
http://www.degremont.fr S
Véolia eau solutions technologies
http://www.veolia.com
Filmtec Corp. Division of Dow Chemical Co.
Organismes – Associations – Fédérations
Dow Deutschland Inc. – Allemagne
http://www.dow.com/liquidseps Associations professionnelles
International Desalination Association (IDA)
Hydranautics Corp., siège à Oceanside/Californie http://www.idadesal.org
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