Mimo 2
Mimo 2
FACULTE DE TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT DE GENIE ELECTRIQUE ET ELECTRONIQUE (GEE)
Mémoire
Pour l’obtention du diplôme de
MASTER en Télécommunication
Option : Réseaux Mobile et Service (RMS)
Présenté par
Melle RESFA Ibtissem
THEME
On saisit cette occasion pour exprimer notre gratitude et nos vifs remerciements à
Monsieur ZERROUKI Hadj, Maitre Assistant à l’université Abou-Bekr Belkaïd pour
la confiance qu’il nous a accordé, chose qui nous a incités à multiplier nos efforts pour
être à la hauteur de leur attente. Veuillez, Messieurs, trouver dans ce travail une
reconnaissance sincère pour tout le savoir que vous nous aviez prodigué tout au long
de notre cursus avec autant de dynamisme, de compétence et de rigueur. Pour la
qualité de votre encadrement, votre rigueur, votre incroyable disponibilité, vos
remarques fructueuses et vos directives précieuses.
ii
Dédicaces
A celle qui m’a appris à aimer la vie et respecter les autres :
Ma douce Maman
A celui qui m’a appris a toujours gardé la tète haute et a ne jamais renoncer a mes rêves :
Mon père
Ma sœur Amel
Et a tous ceux qui ont contribué de prés ou de loin pour que ce projet soit possible.
i
Table des matières
Dédicaces ................................................................................................................................................. i
Remerciements ........................................................................................................................................ ii
Résumé ................................................................................................................................................... iii
Table des matières .................................................................................................................................. iv
Liste des figures ...................................................................................................................................... v
Liste des tableaux ................................................................................................................................... ix
Introduction Générale .............................................................................................................................. 2
Chapitre I : Généralités sur les réseaux sans fil et les réseaux Mesh
iv
I.4.2 Est-ce que c'est sécuritaire ?..................................................................................................... 15
I.4.3 Problèmes d’un réseau WiFi traditionnel ................................................................................. 15
I.4.4 Réponses aux problèmes d’un réseau traditionnel ................................................................... 15
I.4.5 Topologie d’un réseau Mesh .................................................................................................... 16
I.4.5.1 Topologie maillée complète ............................................................................................. 16
I.4.5.2 Topologie maillée partielle ............................................................................................... 17
I.4.6 La différence entre « Mesh » et « Ad-hoc »............................................................................. 21
I.4.7 Architectures des réseaux sans fil maillés ................................................................................ 22
I.4.7.1 Les WMNs basés sur une infrastructure ........................................................................... 23
I.4.7.2 Les WMNs basés sur des clients ....................................................................................... 23
I.4.7.3 Les WMNs hybrides ......................................................................................................... 24
I.5 Conclusion ...................................................................................................................................... 24
v
III.2 Le Mode d'Accès .......................................................................................................................... 44
III.3 Le Modèle du Réseau ................................................................................................................... 45
III.3.1 Topologie Chaine ................................................................................................................... 45
III.3.2 Topologie en Grille ................................................................................................................ 46
III.4 Problème de la configuration de transmission.............................................................................. 47
III.5 Conclusion.................................................................................................................................... 51
vi
Introduction générale
Des chercheurs s'intéressent aux communications sans fil pour les défis qu’elles offrent.
En effet, deux principaux aspects de la communication sans fil continuent à motiver et à
passionner les chercheurs. Premièrement, le phénomène de l'évanouissement qui engendre des
variations de la qualité du canal radio durant les transmissions des données. Ainsi, le canal
peut être bon ou mauvais dépendamment du niveau de l'évanouissement qu'il subit. Nous
pouvons ici faire l'analogie avec le monde de l'électricité où nous parlons de bon conducteur
et de mauvais conducteur à la seule différence que dans le domaine de la communication sans
fil, le même canal radio peut changer d'état avec le temps. Deuxièmement, contrairement aux
communications filaires où une paire émetteur-récepteur peut être considéré comme un lien
point à point isolé, dans le monde de la communication sans fil, les nœuds communiquent en
diffusant les données par un média radio partagé. Par conséquent, le phénomène d'interférence
peut exister entre les différents paires émetteur-récepteur. Quelles sont les techniques à
employer afin de faire face à ces deux problèmes est une question centrale dans le domaine de
la communication sans fil.
Une partie de la réponse est donnée par les réseaux sans fil maillés (WMNs). Ce type de
réseau est généralement utilisé comme une dorsale sans fil. Contrairement aux réseaux sans fil
traditionnels où les stations de base communiquent par des liens filaires, dans les WMNs les
stations de base appelées aussi routeurs Mesh utilisent des liens radio. Cette spécificité
simplifie considérablement l'installation, la modification et la maintenance des WMNs et
réduit le coût de celles-ci par rapport aux réseaux sans fil traditionnels.
Un autre but qui consiste à l'augmentation de l'efficacité spectrale du canal radio. Pour
atteindre ce nouveau but, les systèmes de communication sans fil à antennes multiples appelés
communément MIMO pour 'Multiple Input Multiple Output' sont nés. Grâce à ces antennes,
les systèmes MIMO introduisent une nouvelle dimension spatiale qui s'ajoute à la dimension
temporelle traditionnellement présente dans le traitement des signaux numériques. Cette
nouvelle dimension donne aux systèmes MIMO la possibilité de tirer avantage du phénomène
de l'évanouissement considéré habituellement comme un handicap pour les transmissions sans
fil.
Le premier objectif de ce travail est d'analyser la capacité théorique des réseaux Mesh
sans-fil utilisant des systèmes MIMO. Nous allons analyser la capacité pour différentes
topologies de réseaux Mesh et comparer leurs performances. Le second objectif est de
formuler le problème de la configuration de transmission qui parait un point à ne pas négliger
dans le dimensionnement des réseaux Mesh et qui pourra aider dans la conception de
nouvelles techniques de transmission dans le réseau. Ainsi, les contributions apportées par ce
travail sont les suivantes:
1. Analyse de la Capacité des réseaux Mesh utilisant les systèmes MIMO.
2. Formulation du problème de la configuration de transmission.
I.1 Introduction :
Un réseau est un ensemble des nœuds reliés entre eux par des liens ou canaux de
communication dans le but d'échanger des informations. Selon le type des nœuds, on
distingue : les réseaux de télécommunication dans lesquels les nœuds sont les stations mobiles
(MS), les stations de base (BTS), les contrôleurs des stations de base (BSC), les commutateurs
(MSC) ; et les réseaux informatiques dans lesquels les nœuds sont les ordinateurs, les
imprimantes, les routeurs, les switches ou tout autre équipement informatique. Selon le type
de canaux de communication, on distingue : les réseaux filaires qui utilisent un canal de
transmission matériel (le câble coaxial, les paires torsadées, la fibre optique) et les réseaux
sans fils [4].
Les réseaux sans fil maillés (Wireless Mesh Networks : WMNs) sont considérés de nos
jours comme une nouvelle solution prometteuse pour supporter plusieurs applications, par
exemple, le réseautage large bande sans fil à domicile, les systèmes de transport intelligents,
la connectivité des zones rurales. Les WMNs intéressent particulièrement les fournisseurs
d'accès à Internet pour garantir une connexion large bande sans fil robuste et fiable à un coût
raisonnable [2].
Un réseau sans fil maillé (WMN) est composé de deux types de nœuds : les clients Mesh
et les routeurs Mesh. Ces derniers construisent un réseau dorsal sans fil qu'un client Mesh
peut utiliser pour accéder à Internet ou simplement pour communiquer avec d'autres clients.
En outre, les routeurs Mesh établissent et maintiennent automatiquement la connectivité dans
la dorsale, ce qui augmente la fiabilité et la robustesse du réseau [2].
Un autre point fort des réseaux sans fil maillé est l'utilisation de la communication sans
fil multi-saut entre les routeurs Mesh (Multi-Hop Networking). Cette caractéristique améliore
grandement la couverture radio du réseau [1].
Un réseau sans fil (Wireless Network en anglais) est un réseau dans lequel au moins deux
terminaux peuvent communiquer sans liaison filaire.
Grâce aux réseaux sans fil, un utilisateur a la possibilité de rester connecté tout en se
déplaçant dans un périmètre géographique plus ou moins étendu, c'est la raison pour laquelle
on entend parfois parler de "mobilité".
5 Intégration de la technologie MIMO dans les réseaux Mesh sans fil
Chapitre I Généralités sur les réseaux sans fil et les réseaux Mesh
Les réseaux sans fil sont basés sur une liaison utilisant des ondes radio-électriques (radio
et infrarouges) [4].
Figure I.1: Classification des réseaux sans fil suivant leur taille
Le réseau personnel sans fil appelé également réseau individuel sans fil noté WPAN
pour Wireless Personal Area Network) concerne les réseaux sans fil d'une faible portée, de
l'ordre de quelques dizaines mètres. Ce type de réseau sert généralement à relier des
périphériques (imprimante, téléphone portable, appareils domestiques, ...) ou un assistant
personnel (PDA) à un ordinateur sans liaison filaire ou bien à permettre la liaison sans fil
entre deux machines très peu distantes. Il existe plusieurs technologies utilisées pour les
WPAN [5].
I.3.1.1 Bluetooth :
Connue aussi sous le nom IEEE 802.15.1, est la principale technologie WPAN lancée par
Ericsson en 1994, proposant un débit théorique de 1 Mb/s pour une portée maximale d'une
trentaine de mètres, possède l'avantage d'être très peu gourmande en énergie, ce qui la rend
6 Intégration de la technologie MIMO dans les réseaux Mesh sans fil
Chapitre I Généralités sur les réseaux sans fil et les réseaux Mesh
particulièrement adaptée à une utilisation au sein de petits périphériques. Bluetooth est une
technologie qui utilise la bande 2,4 GHz. Bluetooth définit trois classes d’émetteur proposant
des portées différentes en fonction de leur puissance d’émission (Table I.1) [5] :
I.3.1.2 HomeRF :
HomeRF (Home Radio Frequency), lancée en 1998 par le HomeRF Working Group
(formé notamment par les constructeurs Compaq, Hewlett-Packard, Intel, Siemens, Motorola
et Microsoft. Le HomeRF propose un débit théorique de 10 Mb/s avec une portée d'environ
50 à 100 mètres sans amplificateur [5].
I.3.1.3 ZigBee :
La technologie ZigBee est une technologie radio basée sur le standard IEEE802.15.4,
permet d'obtenir des liaisons sans fil à très bas prix et avec une très faible consommation
d'énergie, ce qui la rend particulièrement adaptée pour être directement intégrée dans des
petits appareils électroniques.
La technologie ZigBee, opérant sur la bande de fréquences des 2,4 GHz et sur 16 canaux,
permet d'obtenir des débits pouvant atteindre 250 Kb/s avec une portée maximale de 100
mètres environ.
ZigBee a pour transporter les commendes essentiellement et non pas les données. Il existe
deux versions de ZigBee :
Les liaisons infrarouges permettent de créer des liaisons sans fil de quelques mètres avec
des débits pouvant monter à quelques mégabits par seconde. Cette technologie est largement
utilisée pour la domotique (télécommandes,...) mais souffre toutefois des perturbations dues
aux interférences lumineuses. L'association irDA (infrared Data Association) formée en 1995
regroupe plus de 150 membres. L'infrarouge (IR) ne peut pas pénétrer les murs et autres
obstacles, il ne permet qu'une connexion biunivoque (de type un à un) [5].
Un WLAN est un réseau qui permet de relier des ordinateurs portables, des machines de
bureau, des PDA ou tous types de périphérique sur un rayon de plusieurs dizaines de mètres
en intérieur, généralement entre 20 et 50 mètres à plusieurs centaines de mètres en
environnement ouvert. Un WLAN est constitué d’un point d’accès (AP : Access Point) équipé
d’une antenne (ou plusieurs) et d’une interface réseau Ethernet (ou plusieurs) standard.
Chaque point d’accès forme une zone de couverture radio appelée « cellule ». L’ensemble des
cellules constitue le WLAN [4].
quelques dizaines de mètres à plusieurs centaines de mètres, ce qui en fait une technologie de
premier choix pour le réseau domestique avec connexion internet. La table suivante regroupe
les principales normes 802.11 et leur signification [7]:
(a) (b)
Figure I.3 : Modes de fonctionnement du WiFi :
I.3.2.2 HiperLAN :
Le réseau métropolitain sans fil est connu sous le nom de Boucle Locale Radio (BLR).
Les WMAN sont basés sur la norme IEEE 802.16. La Boucle Locale Radio offre, un débit
utile de 1 à 10 Mbit/s pour une portée de 4 à 10 Km, ce qui destine principalement cette
technologie aux opérateurs de télécommunication. C'est dans cette catégorie que l'on classe le
WiMAX [8].
Les révisions du standard IEEE 802.16 se déclinent en deux catégories (figure I.4):
WiMAX fixe : également appelé IEEE 802.16d est prévu pour un usage fixe avec une
antenne montée sur un toit, à la manière d'une antenne TV. Le WiMAX fixe opère
dans les bandes de fréquence 2.5 GHz et 3.5 GHz, pour lesquelles une licence
d'exploitation est nécessaire, ainsi que la bande libre des 5.8 GHz.
WiMAX mobile : également baptisé IEEE 802.16e, prévoit la possibilité de connecter
des clients mobiles au réseau internet. Le WiMAX mobile ouvre ainsi la voie à la
téléphonie mobile sur IP ou plus largement à des services mobiles hauts débit [8, 5].
Les différents standards WiMAX sont regroupés dans la table I.4 [8].
Standard Spécification
Définit des réseaux métropolitains sans fil sur des bandes de fréquences
IEEE std 802.16
supérieures à 10 GHz.
IEEE std 802.16a Définit des réseaux métropolitains sans fil sur des bandes de fréquences
I.3.3.2 HiperMAN
HiperMAN (pour High performance radio Metropolitain Area Network) est l’évolution
de la norme HiperLAN introduite par l’ETSI. Il permet d’avoir des liaisons à très haut débit
du type point à multipoints avec une portée de 5 km [4].
Les réseaux étendus sans fil (WWAN pour Wireless Wide Area Network) sont également
connus sous le nom de réseaux cellulaires mobile. Il s'agit des réseaux sans fil les plus
répandus puisque tous les téléphones mobiles sont connectés à un réseau étendu sans fil. Les
principales technologies sont les suivantes [9] :
Global System for Mobile Communications (GSM) est une norme numérique de
deuxième génération (2G) pour la téléphonie mobile, c’est la base des réseaux cellulaires. Elle
a été spécifiée et mise au point par l'ETSI pour la gamme de fréquences des 900 MHz. Une
variante appelée Digital Communication System (DCS) utilise la gamme des 1 800 MHz.
Une comparaison entre le GSM-900 et DCS-1800 est représentée sur la table I.5.
GSM DCS-1800
Bande de fréquences (↑) 890, 2 - 915 [MHz] 1710 - 1785 [MHz]
Bande de fréquences ( ↓) 935, 2 - 960 [MHz] 1805 - 1880 [MHz]
Nombre d'intervalles de temps par trame TDMA 8 8
Débit total par canal 271 [kb/s] 271 [kb/s]
Débit de la parole 13 [kb/s] 13 [kb/s]
Débit maximal de données 12 [kb/s] 12 [kb/s]
Technique de multiplexage fréquentiel et temporel fréquentiel et temporel
Rayon de cellules 0, 3 à 30 [km] 0, 1 à 4 [km]
Puissance des terminaux 2 à 8 [W] 0, 25 et 1 [W]
Sensibilité des terminaux -102 [dB]
Sensibilité de la station de base -104 [dB]
Le General Packet Radio Service ou GPRS est une norme pour la téléphonie mobile
dérivée du GSM et complémentaire de celui-ci, permettant un débit de données plus élevé. On
le qualifie souvent de 2,5G. Le GPRS est une extension du protocole GSM, il ajoute par
rapport à ce dernier la transmission par paquets. Cette méthode est plus adaptée à la
transmission des données. En effet, les ressources ne sont allouées que lorsque des données
sont échangées, contrairement au mode « circuit » en GSM où un circuit est établi pour toute
la durée de la communication [4, 9].
Enhanced Data Rates for GSM Evolution est une norme de téléphonie mobile, une
évolution du GPRS qui est une extension de GSM avec rétrocompatibilité. Il est connu aussi
sous les noms Enhanced GPRS (EGPRS). EDGE est considéré comme une technologie pré-
3G. Le EDGE se révèle être un complément d'un réseau UMTS pour offrir des services à haut
débit à davantage d'utilisateurs en zone rurale ou zone suburbaine non dense qu'à ceux en
zone urbaine, et d'autre part, peut être une étape en vue du lancement d'un réseau 3G qui est
une meilleure solution pour les utilisateurs en zone urbaine dense. Le débit maximal a été fixé
à 384 kbit/s par l’ITU (International Telecommunication Union) [9].
L'UMTS est une norme de téléphonie mobile de 3ième génération. C'est la raison pour
laquelle on parle aussi de "3G" pour désigner les réseaux UMTS, ou les téléphones UMTS.
On parle de 3G en référence au réseau 2G (GSM), de 2,5G (GPRS) et de 2,75G (EDGE), car
il permet d'offrir des services supplémentaires (tels que la visiophonie, la télévision...) grâce à
des débits supérieurs [4].
Pour utiliser les services des réseaux UMTS, il faut un téléphone UMTS (appelé téléphone
UMTS, 3G ou bi-mode). Les téléphones UMTS sont compatibles avec le réseau GSM. Avec
un téléphone UMTS, il est donc possible de téléphoner de la même manière qu'on le fait
actuellement avec téléphone mobile [4].
Le LTE (Long Term Evolution) est l'évolution la plus récente des normes de téléphonie
mobile GSM/GPRS, EDGE et UMTS. La norme LTE, définie par le consortium 3GPP, a
d'abord été considérée comme une norme de troisième génération « 3.9G » (car proche de la
4G), spécifiée dans le cadre des technologies IMT-2000, car dans les « versions 8 et 9 » de la
norme, elle ne satisfaisait pas toutes les spécifications techniques imposées pour les normes
4G par l'Union internationale des télécommunications [4].
Le LTE utilise des bandes de fréquences hertziennes d’une largeur pouvant varier de 1,4
MHz à 20 MHz, permettant ainsi d'obtenir (pour une bande 20 MHz) un débit binaire
théorique pouvant atteindre 300 Mbit/s en « liaison descendante » (downlink, vers le mobile) ;
la "vraie 4G", appelée LTE Advanced1 offrira un débit descendant pouvant atteindre 1 Gbit/s;
ce débit nécessitera l’utilisation de bandes de fréquences de 2x100 MHz de largeur qui sont
définies dans la version 10 (3GPP release 10) de la norme LTE Advanced [9].
Le réseau Mesh (ou réseau maillé) est une topologie de réseau qualifiant les réseaux
filaires ou non dont tous les hôtes sont connectés pair à pair sans hiérarchie centrale, formant
ainsi une structure en forme de filet. Par conséquence, chaque nœud doit recevoir, envoyer et
relayer les données [1]. Cela évite d'avoir des points sensibles, qui en cas de panne, coupent la
connexion d’une partie du réseau. Si un hôte est hors service, ses voisins passeront par une
autre route. C’est une technologie de rupture comparée aux solutions centralisées classiques
sans-fil avec station de base. Elle permet aussi la connexion et la déconnexion de nouveaux
relais sans recourir à la configuration manuelle et fastidieuse du réseau [2].
Un WiFi Mesh est un réseau WiFi avec une topologie maillée. C'est-à-dire que tous les
points d’accès sont reliés de proche en proche sans hiérarchie centrale. Concrètement, les gens
installent des routeurs chez eux sur lesquels roule une application de routage via Mesh qui
automatiquement recherche des voisins, accessibles via les ondes WiFi, qui roulent le même
protocole et se connectent à eux. Les utilisateurs se connectent à un point d'accès comme à
n'importe quel autre point d'accès WiFi et font alors partie du réseau Mesh et accèdent à tout
le contenu disponible depuis cet hôte [10].
Le Mesh n'est pas plus ni moins sécuritaire que d'autres réseaux sans fil publics tels celui
d'île sans fil. Pour permettre l'accès à tous au Mesh, les points d'accès sont non sécurisés. De
même, le protocole de communication entre les hôtes utilise une connexion non sécurisée.
L'usager est donc responsable de la sécurité de sa navigation, en s'assurant d'être bien en https
sur les sites demandant authentification [2].
Un réseau WiFi «classique» dépend du réseau Ethernet, cela les rend difficiles à modifier
(déplacement d’une borne), difficiles à étendre et ils sont difficiles à administrer, c'est-à-dire
impossible de savoir si une borne fonctionne bien ou mal sans essayer chaque borne une à une
[11].
Les réseaux WiFi Mesh ne nécessitent pas que tous les points d’accès soient reliés à une
prise Ethernet. Les points d’accès (AP) sont capables de répéter le signal des autres AP
Une topologie maillée correspond à plusieurs liaisons point à point. (Une unité réseau
peut avoir (1, N) connexions point à point vers plusieurs autres unités). Chaque terminal est
relié à tous les autres. L'inconvénient est le nombre de liaisons nécessaires qui devient très
croît comme N2. Cette topologie se rencontre dans les grands réseaux de distribution
(Exemple : Internet) [1, 2].
La topologie maillée complète (full Mesh) (figure I.5) est caractérisée par le fait que
chaque nœud dans un realm (royaume, réseau logique) est connecté à tous les autres nœuds.
Ce type de topologie offre un haut niveau de redondance, dans le cas ou un nœud subit un
disfonctionnement, le trafic réseau peut prendre la direction de n’importe quel autre nœud. Un
maillage sans fil complet est difficile à mettre en place à grande échelle en utilisant des Mesh
AP. Cependant, les petites zones telles que des bureaux ou des petits campus peuvent s’avérer
idéales. Alors le déploiement d’une topologie maillée complète est difficile [1].
La topologie maillée partielle (figure I.6) offre moins de redondance que la topologie
maillée complète. Avec un maillage partiel, certains nœuds sont organisés selon un schéma de
maillage complet mais les autres sont seulement connectés à un ou plusieurs nœuds dans le
realm. Cette topologie est utilisée aussi bien au sein de petits ou grands réseaux [2].
Point-à-point.
Point-à-multipoints ou multipoints-à-point.
Multipoints-à-multipoints.
Métropolitain.
Un réseau point-à-point (figure I.7) est la plus simple forme de réseau sans fil, composée
de 2 cartes radio et 2 antennes à haut gain en communication directe. Les liens point-à-point
sont souvent utilisés afin de fournir des connections à hautes performances ou des liens
d’interconnections à grande vitesse. Ces liens sont rapides à déployer individuellement, mais
ne sont pas adaptés à la création d’un réseau important. Les clients utilisent ces nœuds en
configuration site-à-site [12].
Cependant, chaque site distant doit être dans le champ et avoir une ligne de vue dégagée
par rapport à la station de base [1]. Les nœuds font office de ponts vers le réseau d’Uplink et
sont généralement en configuration filaire pour les clients. Le problème de cette topologie est
que ses nœuds ne sont pas conçus pour se mailler avec d’autres nœuds à cause des antennes
directionnelles [12].
Les réseaux multipoints-à-multipoints (figure I.9) créent une topologie maillée routée qui
copie celle de l’Internet filaire. Pour construire un réseau maillé, l’accès intérieur ou extérieur
à Internet est tout d’abord établi par le déploiement d’un concentrateur d’accès connecté à un
ISP filaire. Des routeurs d’accès additionnels sont alors déployés au sein de la zone de
couverture jusqu'à ce qu’une densité maximum soit atteinte [12, 2].
Chaque routeur d’accès ne fournit pas seulement un accès pour les utilisateurs associés,
mais devient également une partie de l’infrastructure du réseau en routant le trafic à travers le
réseau sur plusieurs sauts (Hops). Ceci permet à n’importe quel client de rejoindre le réseau
par n’importe quel point du maillage, même si les clients n’utilisent pas un nœud. Le client
peut accéder à tout le maillage sans fil ou filaire, faisant de cette topologie le meilleur choix
de déploiement pour les zones nécessitant des Mesh AP à haute couverture [2].
La topologie à nœuds métropolitains (figure I.10) utilise les deux types de réseaux
maillés. On les nomme « Backhaul » et « Last Mile » [1].
Les “Backhaul“ sont soit des topologies point-à-point, soit des topologies point-à-
multipoints. Leur conception vise à fournir un Backhone aux nœuds « Uplink ». Les nœuds
utilisent deux antennes, une étant directionnelle vers l’Uplink, l’autre fournissant la connexion
au dernier kilomètre (last mile). Cette dernière antenne est souvent omnidirectionnelle [12].
Les clients n’utilisent pas le Backhaul en tant que point d’accès. Sa mission principale est
d’amener de la bande passante à différentes parties du « Last Mile ».Les nœuds « Uplink »
dans le Backhaul fournissent des connexions muti-redondantes à l’Internet filaire et ont plus
de capacité que les 11Mbps radio. En fonction de la zone à couvrir, un certain nombre de
Backhaul peuvent d’avérer indispensable pour couvrir une grande ville [12, 1].
Le “Last Mile” (le dernier kilomètre) est une topologie multipoints-à-multipoints. Ses
nœuds ont une seule carte radio reliée à une antenne omni et sont reliées à l’antenne omni du
Backhaul [12]. La différence entre les topologies « Last Mile » et « Multipoints-à-
multipoints » est que la connexion Internet ne vient pas d’un routeur filaire mais du maillage
Backhaul via un point central. La complexité augmente quand on ajoute une seconde carte
radio à un nœud ou différents types d’antennes [2, 12].
Dans un monde du sans fil dominé par WiFi, les architectures combinant le Mesh
Networking et les connexions “ad hoc” portent en elles les germes d’une révolution basée sur
la simplicité de mise en œuvre et la décentralisation poussée à son extrême [5]. Au point que
Mesh, ad hoc et WiFi pourraient bien devenir synonymes, et donner aux utilisateurs “les clés
du pouvoir du réseau”. On notera qu’une confusion fréquente consiste à assimiler les réseaux
“Mesh” et les réseaux “ad hoc”, et les deux avec WiFi [2, 5, 12].
Le concept de réseau “ad hoc” correspond au fait que chaque élément rejoint le réseau de façon
immédiate, au besoin (en général, l’élément est identifié par son adresse réseau, reconnue
spontanément) [12].
Mesh, comme nous l’avons dit, implique simplement que les éléments du réseau sont connectés
les uns aux autres et plus exactement, en pratique, à leurs plus proches voisins. Il s’agit d’un type de
réseau, pour les infrastructures, équivalent aux réseaux “peer to peer” utilisés au niveau applicatif [2].
« Mesh » et « ad hoc » sont donc bien deux notions distinctes. Quant au sans fil, ces concepts
peuvent s’appliquer à toute technologie, et pas seulement à WiFi, c’est à dire on peut créer des réseaux
ad hoc utilisant Bluetooth, et des réseaux Mesh fonctionnant en infrarouge [2, 12].
Cependant, la popularité croissante de WiFi éclipse les autres technologies locales sans fil, en tout
cas dans la littérature, et la notion de « Réseau Mesh sans-fil » fait presque toujours référence à
l’utilisation de WiFi. De même, une topologie Mesh légitime l’utilisation du “ad hoc”, et en
démultiplie l’intérêt [2].
Il est donc aussi très fréquent de parler simplement de “réseau Mesh” pour désigner ce qui est,
plus justement, “un réseau sans fil basé sur WiFi, présentant une architecture Mesh partielle et
reposant sur des connexions ad-hoc” [2].
Un réseau sans fil maillé contient deux types de nœuds : les routeurs Mesh et les clients
Mesh. Les routeurs Mesh forment une dorsale sans fil que les clients Mesh utilisent pour
accéder à Internet ou pour communiquer entre eux [1].
Internet ou communiquer avec d'autres clients se trouvant sur d'autres réseaux par exemple
réseaux WiFi.
En ce qui concerne l'architecture des réseaux sans fil maillés, nous pouvons distinguer
principalement trois types à savoir : les WMNs basés sur une infrastructure, les WMNs basés
sur les clients et les WMNs hybrides [1].
C’est l'ensemble des routeurs Mesh qui constituent une dorsale sans fil de communication
(Wireless Backbone). Les clients utilisent cette dorsale pour accéder à Internet ou pour
communiquer entre eux. La dorsale est auto-configurable. Ainsi, s'il y a une défaillance au
niveau d'un routeur ou bien sur un lien, les routeurs Mesh s'organisent pour router les données
via un chemin alternatif [1].
Principalement, la technologie radio utilisée dans la dorsale est l'IEEE 802.11 [7].
Cependant, les routeurs Mesh peuvent interconnecter des clients appartenant à plusieurs types
de réseaux, par exemple réseaux WiMAX, réseaux cellulaires, réseaux WiFi, réseaux de
capteurs. Les clients utilisant la même technologie radio que la dorsale communiquent
directement avec les routeurs Mesh alors que les autres clients doivent passer par les stations
de base disponibles au niveau de leurs réseaux pour avoir accès à la dorsale [1].
Les clients possédant des interfaces Ethernet peuvent aussi communiquer avec les
routeurs Mesh via des liens Ethernet [1].
Dans cette architecture, le réseau est composé seulement de clients Mesh (la composante
routeur Mesh n'existe pas). C'est aux clients Mesh du réseau qu'incombe la responsabilité de
router les données [2]. Donc, chaque client joue le rôle d'un routeur Mesh qui sert les autres
clients dans le réseau. Dans une transmission, un client Mesh peut être la source des données,
la destination des données ou juste un routeur Mesh. Les clients assurent aussi l'auto-
configuration en cas de défaillance. Il est évident que dans ce type d'architecture les clients
Mesh ont plus de fonctions à accomplir et doivent intégrer les mécanismes nécessaires au
routage des données et à l'auto-configuration du réseau. Cette architecture des WMNs est
équivalente à un réseau ad-hoc [1].
Ce dernier type d'architecture combine les deux précédentes. Il essaye de rassembler les
avantages des WMNs basés sur l'infrastructure et ceux basés sur les clients. Dans ce type
d'architecture les clients Mesh intègrent les fonctionnalités de routage au même niveau que les
routeurs Mesh. Ainsi un client Mesh peut accéder à la dorsale même s'il se retrouve hors de la
couverture radio des routeurs Mesh et aussi hors de la couverture radio des stations de bases
disponibles au niveau de son réseau. En effet, un client Mesh voulant transmettre des données
à destination de la dorsale peut se baser sur les fonctionnalités de routage des autres clients
pour router ses données vers le point d'accès de son réseau ou vers un routeur Mesh et ainsi
atteindre la dorsale. Par conséquent, la couverture radio et la fiabilité de la dorsale sont
considérablement améliorées. Les WMNs hybrides représentent le cas le plus général et le
plus utilisé [2, 1, 5].
I.5 Conclusion :
Dans le domaine de l'accès à haut débit sans fil, une variété de technologies de
communications sans fil se développer dans un même temps, une nouvelle technologie de
réseau sans fil, un réseau maillé sans fil a progressivement développé, a suscité une large
attention [4]. Le maillage est une technologie qui vient du monde des réseaux optiques et a été
adaptée au marché Internet. L’architecture en maillage crée l’opportunité de modifier les chemins des
données en une seconde quand un problème se manifeste. Comparé aux solutions plus anciennes, le
maillage a représenté une grande avancée [2].
Dans les WMNs les stations de base appelées routeurs Mesh utilisent des liens radio.
Cette spécificité simplifie considérablement l'installation, la modification et la maintenance
des WMNs et réduit le coût de celles-ci par rapport aux réseaux sans fil traditionnels. En
outre, les WMNs emploient la communication multi saut, ce qui a pour conséquence
l'amélioration de la flexibilité et la couverture radio du réseau et l'économie de l'énergie au
niveau des routeurs Mesh [1].
Récemment, les chercheurs se sont tournés vers un autre but qui consiste à l'augmentation de
l'efficacité spectrale du canal radio [13]. Ce changement d'objectif est le résultat direct du besoin
d'augmenter le débit des systèmes de communications sans fil notamment après la démocratisation des
appareils mobiles et la multiplication de la quantité de données destinées à être transportées sur les
réseaux sans fil. Dans la quête incessante pour atteindre ce nouveau but, les systèmes de
communication sans fil à antennes multiples appelés communément MIMO pour 'Multiple Input
Multiple Output' sont nés [3]. Dans le chapitre suivant on va détailler les systèmes MIMO : leurs
caractéristiques, leur principe, et leurs expressions de capacité.
II.1 Introduction :
Les réseaux locaux sans fils souffrent des problèmes d’atténuations, et d’interférences
inter-symboles dus au support de transmission radio. Cependant, les techniques de
transmissions numériques sans fil connaissent depuis quelques années une grande révolution.
La révolution en transmission numérique sans fil se manifeste dans l'émergence de plusieurs
nouvelles technologies permettant d'augmenter considérablement les débits de transmission et
d'améliorer la qualité de transmission. Parmi ces technologies, la technologie MIMO
(Multiple Input Multiple Output) [3].
Les systèmes MIMO (Multiple Input Multiple Output) ; consistent à utiliser plusieurs
antennes à l’émission et à la réception. Ils permettent une amélioration de la fiabilité et des
débits dans la communication sans fil Sont considérés comme une technologie capable de
résoudre les problèmes d’encombrement et de limitation de capacité des réseaux sans fil large
bande [15].
P
C [Link] 2 1 bps (II-1)
N 0W
où : P est la puissance du signal utile en Watt,
No est la densité spectrale de puissance du bruit calculée en W/Hz,
W est la bande passante donnée en Hz.
Pour rendre la capacité indépendante de la bande passante du canal W, la notation
d’efficacité spectrale η a été définie, qui est le rapport entre la capacité du canal et la bande
passante :
C P
η log 2 1 bps/Hz (II-2)
W N0W
Physiquement cela ce traduit par la quantité d’information que l’on peut envoyer par
chaque Hertz de bande passante. Autrement dit, l’efficacité spectrale renseigne sur la limite à
laquelle en peut exploiter la bande passante disponible [17].
La limite physique impose par le canal à la quantité d’information envoyer nous pousse à
trouver une solution pour améliorer le débit, tout en gardant une complexité du matériel
raisonnable. L’équation (II-2) montre que l’augmentation de la puissance du signal émis se
traduire par une augmentation logarithmique de l’efficacité spectrale. À titre d’exemple, si on
veut gagner 1 bps/Hz, on doit doubler la puissance de l’émetteur. Si on veut passer de 1
bps/Hz à 10 bps/Hz, on doit multiplier la puissance de l’émetteur par 1000, ce qui n’est pas
toujours possible.
cette puissance est égale sur toutes les antennes, alors on dira que P=[Link].
C’est une technique qui permet une augmentation logarithmique de la capacité du canal
avec le nombre d’antennes Nt avec la formule suivante [17]:
P P
C W. log 2 1 Nt i W. log 2 1 (II-3)
N0W N0W
L’équation (II-3) s’écrire de la même façon que l’équation (II-1), mais l’intérêt de cette
technique réside dans le fait que dans les multi trajets, la probabilité d’évanouissement dans
Nt antennes est inférieure à la probabilité d’évanouissement sur une seule antenne.
Autrement dit, avec une seule antenne émettrice, si le canal introduit un fort
évanouissement, tout le signal émis sera affecté, alors qu’avec Nt antennes, même si le canal
introduit un fort évanouissement, ce dernier a peu de chances d’affecter tous les trajets émis.
La figure suivante montrer un tel système (MISO : Multiple Input Signal Output).
Ce type de système est équivalent à un simple émetteur récepteur avec une réponse
impulsionnelle hk qui représente une moyenne des canaux [17], avec :
Nt
1
hk
Nt
h
i 1
i1 (II-4)
Figure II.3 : Structure d’un système MISO équivalent à un simple émetteur récepteur
C’est une technique qui consiste à déployer plusieurs antennes en réception pour lutter
contre l’évanouissement dû au canal. Le signal reçu est additionné et le rapport signal à bruit
résultant est la somme des rapports signaux à bruits de chacune des branches du récepteur
[18]. La figure suivante illustre un tel système (SIMO : Signal Input Multiple Output).
La diversité de réception est une solution qui améliore la capacité (débit). En effet, dans
ce cas de figure, la capacité est :
P
C [Link] 2 1 Ν r (II-5)
Ν 0W
La capacité est améliorée, seulement la propagation de celle-ci reste logarithmique avec
le nombre d’antennes à la réception.
mêmes symboles sont émis plusieurs fois dans le cas de la diversité d’émission et reçus
plusieurs fois dans le cas de la diversité de réception [17].
La technique MIMO (Multiple Input Multiple Output), par contre, utilise des paquets de
symboles différents à chaque antenne émettrice, le tout à la même fréquence. La principale
différence entre un système MIMO et un système MISO est que ce dernier envoie les mêmes
paquets aux antennes qui émettent à la même fréquence (diversité spatiale en émission) pour
contrer l’évanouissement produit par le canal. Par ce fait, si les symboles émis d’une antenne
s’annulent à cause de l’évanouissement du signal, une autre copie de ces symboles émis d’une
antenne différente arrivera sans être influencés par cet évanouissement à des instants plus
tard. MIMO peut envoyer des paquets différents aux antennes.
La technologie MIMO lutte aussi contre l’évanouissement du canal, en effet, les signaux
émis sont indépendants et identiquement distribués (iid) [20, 21, 22]. Par conséquent, si un
signale arrive fortement atténué et évanoui dans un chemin de propagation, la probabilité qu’il
le soit dans tous les chemins est minime, car les signaux sont décorrélés.
Seulement, cette approche est complexe, elle exige des techniques de traitement des
signaux rigoureuses et adéquates pour réduire la plage d’évanouissements tout en gardant la
complexité du système acceptable.
Les avantages des systèmes MIMO vont cependant bien au-delà de ceux des antennes
intelligentes. Le fait de placer des antennes des deux côtés de la liaison crée une matrice de
canal et donne la possibilité de transmettre de l’information par plusieurs modes spatiaux de
cette matrice sur le même créneau spatio-temporel et sans puissance supplémentaire. Si cela
peut paraître simple intuitivement, il aura tout de même fallu attendre les travaux rigoureux de
démonstration de Foschini [22] et Telatar [21] pour que des systèmes pratiques de ce type
soient mis en œuvre.
entre le ième émetteur et le jème récepteur (figure II-6). A la réception, chaque antenne reçoit la
somme des symboles s i transmis simultanément par chacune des N t antennes émettrices. Le
signal yj reçu par la jème antenne peut par conséquent s’écrire de manière discrète [8]:
Nt
y j h ji s i n j (II-6)
i 1
Figure II.6 : Représentation des différents trajets entre antennes émettrices et réceptrices
Si l’on considère à présent l’ensemble des symboles reçus simultanément par les
antennes, le système peut s’écrire sous la forme matricielle suivante:
y Hs n (II-7)
hij j
j arctan
Où 2 2 .e
(II-9)
jij
hij . e
s est le vecteur émis de taille N t ×1et n est le vecteur de bruit de taille N r ×1.
ε ss* I N t
ε nn* Rn
ε sn* 0 (II-10)
Dans la plupart de nos études, on suppose que le canal est sans mémoire, i.e., pour chaque
bloc de symboles émis la matrice H est tirée indépendamment et aléatoirement selon la loi qui
s’adapte le mieux au type de transmission envisagé. Cela veut dire que la capacité du système
peut être calculée comme le maximum d’information mutuelle [20, 22, 21].
La majorité des systèmes suppose par ailleurs une parfaite connaissance du canal (CSI) à
la réception, tandis que la connaissance du canal à l’émission n’est envisagée que dans
certaines architectures et sous certaines conditions. En pratique, le canal est estimé par le
récepteur à chaque paquet transmis grâce à une séquence d’apprentissage. D’un autre côté, les
limites fondamentales des systèmes MIMO en terme de capacité sont approchées si les
signaux transmis par les différentes antennes sont orthogonaux et si la répartition de l’énergie
sur ces dernières est uniforme [20, 23].
est répartie entre les N t antennes de façon à ce que leur somme reste égale à P. Si aucune
connaissance du canal n’est disponible à l’émetteur, la répartition de la puissance uniforme est
optimale en terme de capacité (chaque antenne émet une puissance Pi P Nt ) [20, 17, 19].
La puissance du bruit est identique sur chaque antenne réceptrice et est notée r2 .
p t est défini comme la puissance moyenne qui serait reçue sur chaque antenne si
un seul émetteur utilisait toute l’énergie E s (donc un canal SIMO).
Le rapport signal sur bruit moyen (RSB) sur chaque antenne de réception est
pt r2 , et est indépendant de N t
C
p (max I ( x, y)
, (II-11)
x ): P Pt
là où P est la puissance moyenne d'un mot de code de canal simple transmis sur le canal et
. dénote l'espérance sur toutes les réalisations de canal. La capacité du canal est maintenant
définie comme le maximum d'information réciproque entre l'entrée et la sortie sur toutes les
distributions statistiques sur l'entrée qui satisfont la contrainte de puissance. Si chaque
symbole de canal à l'émetteur est dénoté par s, la contrainte moyenne de puissance peut être
exprimée par [21] :
P s 2 Pt (II-12)
gain complexe aléatoire hij de canal est donné par [25, 20] :
C log 2 1 . h11
2
(II-13)
là où est le rapport signal sur bruit (RSB) moyen à la branche de récepteur. Elle augmente
sur ρ ne fournira une augmentation de capacité que d’un bit par seconde par hertz (bps/Hz).
2
Si hij est Rayleigh, hij suit une distribution chi-carré avec deux degrés de liberté [10].
C log 2 1 . 22 (II-14)
là où 22 est une variable aléatoire distribuée chi-carré avec deux degrés de liberté.
C log 2 1 ρ r N r2 h1 j
2
bps/Hz (II-15)
2
Sa capacité augmente en fonction du logarithme de 1 ρ r N r2 h1 j , soit un peu moins
lentement que dans le cas SISO. Elle reste toutefois petite devant celle du canal MIMO, car la
dimension spatiale du système n’est que partiellement exploitée.
là où ss* est la matrice de covariance du vecteur de signal transmis s. La puissance
totale transmise est limitée à Pt, indépendamment du nombre des antennes de transmission.
En utilisant (II-6) et le rapport entre l’information et l’entropie mutuelles, (II-16) peut être
exprimée comme suit pour une matrice de canal H donnée
I x,y h(y) h( y x)
h(y) h(Hx n x)
(II-17)
h(y) h( n x)
h(y) h(n)
là où h(.) dénote dans ce cas-ci l’entropie différentielle d’une variable aléatoire continue. On
le suppose que le vecteur x de transmission et le vecteur n de bruit sont indépendants.
L’équation (II-17) est maximisée quand y est gaussien, puisque la distribution normale
maximise l’entropie pour une variance donnée [21]. L’entropie différentielle d’un vecteur
gaussien réel y R n avec la matrice de covariance de moyenne zéro K est égale à
1
2
n
log 2 2e det k [25]. Pour un vecteur gaussien complexe y C , l’entropie différentielle est
n
avec l'égalité si et seulement si y est un gaussien complexe circulairement symétrique [3, 10],
avec yy * K . En assumant la distribution gaussienne optimale pour le vecteur de
transmission s, la matrice de covariance du vecteur complexe reçu y est donnée par :
ε yy * ε Hs n Hs n
*
εHss H εnn * * *
(II-19)
HH K * n
Kd Kn
L'indice supérieur d et n dénote respectivement la partie désirée et la partie de bruit de
(II-19). L'information réciproque maximum d'un canal aléatoire de MIMO I (s,y). Cette
information mutuelle est maximisée lorsque y suit une distribution gaussienne optimale on
obtient alors:
I(x,y) h( y ) h(n)
log 2 det π e K d K n log det π eK 2
n
log 2 det K K I
d n 1
Nr
Quand l'émetteur n'a aucune connaissance de l’état du canal, il est optimal d’utiliser une
distribution d'énergie uniforme [23]. La matrice de covariance de transmission est alors
donnée par :
Pt
IN (II-21)
Nt t
C'est également commun à supposer que le bruit non-corrélatif dans chaque branche de
récepteur décrite par la matrice de covariance K n 2 I N r .
La capacité (moyenne) ergodique pour un canal MIMO complexe peut alors être
exprimée comme suit :
P
C ε H log 2 det I N r 2 t HH * (II-22)
Nt
Ceci peut également être écrit comme suit :
ρ
C ε H log 2 det I N r HH * bps/Hz (II-23)
Nt
là où Pt n2 est le rapport signal sur bruit (RSB) moyen à chaque branche de récepteur.
15
10
0
0 5 10 15 20 25
Rapport Signal/Bruit S/B (dB)
Figure II.7: Capacités de systèmes SIMO et MIMO par rapport au canal SISO
La capacité augmente donc beaucoup plus vite que dans les cas SISO et SIMO. La figure
II.7 représente l’espérance de la capacité en fonction du RSB pour plusieurs valeurs de Nt et
Nr. Un programme, effectué suivant la loi définie précédemment, est été utilisé pour tracer ces
courbes.
Dans le cas SISO (Nt =1 et Nr =1) la capacité varie de 1.15 à 7,5 bps/Hz environ. Elle
reste faible et croît lentement avec le RSB, ce qui illustre bien les limitations des
transmissions SISO. Malgré les techniques actuelles, qui permettent de tirer le
maximum d’un canal SISO, sa capacité est une borne qui ne peut être dépassée et un
système multi-antennes, même sous-exploité, obtiendra de meilleures performances.
Les deux exemples SIMO (Nt =1 et Nr =3 et Nr =7) montrent les bornes supérieures
des traitements sans multiplexage spatial. Le passage à trois antennes en réception
permet de gagner 3 bps/Hz par rapport au SISO, ce qui n’est pas très important, en
particulier à fort RSB. Avec Nr =7 le gain est d’environ 2.5 bps/Hz, ce qui est peu
pour quatre antennes supplémentaires. Comme pour les systèmes SISO la capacité
augmente lentement, ce qui reste la principale limitation des systèmes SIMO, à fort
RSB notamment.
Les deux exemples MIMO ont le même nombre total d’antennes que les systèmes
SIMO, de façon à faciliter les comparaisons ((Nt +Nr =4 et 8). Pour un RSB de 0 dB,
le système MIMO avec (Nt =2 et Nr =2) à une capacité presque équivalente à celle du
système SIMO avec quatre antennes. La capacité MIMO augmente ensuite beaucoup
plus rapidement, pour finir avec un gain de plus de 50 % à 25 dB de RSB. Exactement
les mêmes commentaires peuvent être faits sur les systèmes MIMO et SIMO à huit
antennes. Nous pouvons aussi vérifier que la capacité du système MIMO à huit
antennes est presque 3/2 fois de celle du système à quatre antennes.
L’avantage en capacité des systèmes MIMO est principalement dû à l’exploitation des
trajets multiples. Tout d’abord ils permettent au récepteur de différencier les différentes
antennes d’émission, et donc d’émettre plusieurs symboles simultanément. Ensuite, chaque
trajet est une réplique du signal émis, et est donc porteur d’information utile. Nous pouvons
aussi dire que chaque trajet est l’équivalent du signal direct émis par une antenne virtuelle, ce
qui augmente virtuellement le nombre d’antennes émettrices.
Le prix à payer pour cette augmentation de la capacité est tout d’abord matériel, avec la
multiplication des antennes et de leur électronique associée, mais aussi logiciel, avec des
récepteurs nettement plus complexes et demandant plus de puissance de calcul.
II.6 Conclusion :
quantité de données. Les systèmes MIMO peuvent être utilisés dans ce cas pour améliorer le
débit des transmissions et ainsi permettre au réseau de servir un plus grand nombre de clients
en respectant la qualité de service requise par les applications clients. En outre, les systèmes
MIMO permettent au réseau WMN de couvrir une plus grande zone radio et de tirer avantage
du phénomène de l'évanouissement, notamment dans les milieux urbains [26].
Dans le 3ème chapitre on va traiter une combinaison des réseaux sans fil maillés et la
technologie de communication MIMO, c'est-à-dire une étude analytique de la capacité des
réseaux Mesh sans fils en configuration MIMO.
III.1 Introduction :
Les réseaux sans fil maillés sont généralement utilisés comme dorsale sans fil pour relier
des clients appartenant à plusieurs types de réseaux. Les WMNs assurent dans ce cas la
communication entre les clients et aussi la connexion des clients à l'Internet. La tâche de la
dorsale implique le transfert d'une grande quantité de données. Ce transfert doit se faire tout
en respectant les besoins en termes de qualité de service comme le débit et le délai de
transmission exigés par les différentes applications des clients [1]. Afin de répondre dans les
meilleures conditions aux différents besoins des clients et supporter la charge de données à
transmettre, les WMNs doivent exploiter de nouvelles techniques de communication. Les
systèmes MIMO avec leurs avantages en termes de débit constituent une solution très
intéressante pour les WMNs. En effet, en implémentant les systèmes MIMO au niveau de la
couche physique, les performances des réseaux sans fil maillés sont considérablement
améliorées [16].
Le réseau Mesh sans-fil soit capable d'opérer sous le mode Time Division Duplexing
(TDD) ou le mode Frequency Dividion Duplexing (FDD), nous choisissons le mode TDD
pour sa facilité et son dynamisme d'allocation des intervalles de temps pour garantir l'accès.
Des études similaires peuvent être effectuées dans le mode FDD. Il est aussi intéressant
d'intégrer un mécanisme d'auto-ajustement dans un réseau Mesh sans-fil.
Nous supposons que le temps est divisé en trames. La durée d'une trame est notée Tf.
Puisqu'il est difficile pour un nœud d'émettre et recevoir simultanément, nous supposons que
chaque trame est composée de 4 intervalles de temps égaux (time slots), chacun de durée Ts.
Le premier intervalle est dédié aux liens de transmission impairs "Vers la Passerelle" (odd To
Gateway), le second intervalle est pour les liens impairs "De la Passerelle" (odd From
Gateway), le troisième intervalle est attribué aux liens pairs "Vers la passerelle" (even To
Gateway), tandis que le dernier est pour les liens pairs "De la Passerelle" (even From
Gateway). Figure III.1 décrit la structure de la trame.
Chaque nœud dans le réseau Mesh sans-fil est équipé de deux interfaces radio
fonctionnant à des fréquences différentes. Une interface est dédiée au service des clients
locaux du nœud. La seconde interface est réservée à la fonction de reliage des paquets venant
d'autres nœuds, en plus des paquets du trafic local. L'ensemble de ces dernières interfaces
radio de chaque nœud constituent le Backhaul (Backbone sans-fil). Pour le Backhaul, chaque
nœud possède N antennes. Nous supposons que les M nœuds du réseau sont équidistants. Le
rayon de couverture Cr de chaque nœud est supposé limité aux nœuds voisinant et il est égal
au rayon d'interférence Ir (Figure III.2) [1].
Nous appelons les positions des nœuds dans le réseau par la topologie du réseau. Nous
allons utiliser deux modèles: La topologie chaine et la topologie en grille [12].
Chaque nœud a des données à relayer venant d'un nœud précédant en plus des données
propres à ses clients locaux jusqu'à ce que tout le trafic de tous les nœuds arrive à la
passerelle. Chaque nœud a (M - n) x G trafic à envoyer, où n (n = 1 …. M - 1) est l'index du
lien entre le nœud n et le nœud n-1 et G est le trafic local généré par les clients du nœud.
Nous choisissons le nombre d'antennes de transmission à chaque nœud égal à Nt(n) d'une
manière à obtenir la capacité par nœud maximale possible. Le récepteur utilise toutes ses
antennes N pour la réception puisqu'il est connu que ceci permet d'augmenter la capacité.
La figure III.3 illustre un exemple de réseau chaine composé de M = 6 nœuds. Les nœuds
sont énumérés de 0 à 5, où le nœud 0 correspond à la passerelle, et les liens sont énumérés
de 1 à 5.
Chaque nœud est identifié par un couple d'index (n1; n2) où n1 et n2 sont les index
horizontal et vertical respectivement. Le nombre de flux de données à émettre dépend du
mode d'accès utilisé dans le réseau. Nous supposons que chaque nœud utilise Nt (n1; n2)
antennes de transmission pour émettre ses données. Les récepteurs utilisent la totalité des N
antennes.
La figure III.4 présente un exemple de réseau en grille 3 3 avec le modèle d'accès choisi
au mode "Vers la Passerelle". Nij = Nt (n1; n2) est le nombre d'antennes utilisées par l'émetteur
du lien (n1; n2) pour envoyer ses données, i = 1…3, j = 1…3, n1 = 1…3 et n2 = 1…3. La
capacité du réseau sera analysée pour les deux topologies présentées, chaine et grille.
Les nœuds sont supposés fixes et le trafic unidirectionnel, c'est-à-dire toutes les
transmissions sont dans le mode "Vers la Passerelle" ou bien "De la Passerelle". Nous
supposons aussi que tous les nœuds envoient la même quantité de données vers la passerelle.
La capacité par nœud G, définie comme étant la quantité de données pouvant être
transmise par chaque nœud, est supposée égale entre tous les nœuds.
Nous effectuons notre analyse dans le mode "Vers la Passerelle". Une analyse similaire
peut être réalisée dans le mode "De la Passerelle".
La configuration de transmission fournit une capacité par nœud notée G(i). Soit
={G(1) , G(2)….., G( )} l'ensemble des capacités par nœud correspondantes aux
différentes configurations de transmission.
* + (III.1)
()
( )
() { } .2)
( )
valeur de la capacité car le lien congestionné est actif pendant une durée Ts et passif pendant
3 Ts à chaque durée de trame Tf. C(n) est retrouvé à partir des formules précédentes (II.22) et
(II.23) du chapitre II. Pour un réseau chaine possédant M > 3 nœuds:
( )
( ) { ( .3)
( )
{ ( ( ))} ( .4)
et (n) est la capacité d'un lien interféré (n = 3…..M - 1). Tel que :
{ ( ( ))} ( .5)
Soulignons que la nième transmission (pour n > 2) est toujours interférée par la (n - 2)
transmission dans le réseau chaine.
Le lien congestionné du réseau est défini comme étant le lien présentant la plus faible
valeur de capacité [1]. La capacité par nœud du réseau G est par la suite égale à ( )
( )
où C(b) est la capacité du lien congestionné et b est l'index qui lui correspond. Le
( )
( ( )) ( .6)
Ce problème est résolu par des simulations sur ordinateur utilisant le logiciel de calcul
Matlab. Les résultats seront décrits et interprétés dans le chapitre suivant.
Dans un réseau en grille, cette étude est plus complexe et dépend de plusieurs paramètres.
En fait, l'optimisation de la capacité dépend de la dimension du réseau et le mode d'accès
utilisé. Nous décrivons le problème de configuration de transmission pour le cas simple du
réseau en grille 3 3 [1].
{ ( ) ( ) ( )} .7)
avec Nt,i (n1, n2) le nombre d'antennes utilisées pour la transmission par le nœud n1, n2);
(n1 = 1…p ; n2 = 1…p) dans la configuration.
( )
() { } ( .8)
( )
Où C (j, k) est la capacité de la transmission initiée par le nœud j, k) et F (j, k) G(i) est
la quantité de trafic à émettre par le (j, k) iième nœud. F (j, k) est le nombre de flux de données
à envoyer par le (j; k) iième nœud, et dépend de façon signifiante du mode d'accès et
l'algorithme de routage définis dans le réseau en grille. La division par 4 suppose l'utilisation
d'une trame de 4 intervalles de temps Ts.
( )
( ) { ( .9)
( )
Pour un réseau en grille de dimensions plus larges, il est très difficile de déterminer
( ) de façon simple. Ceci est dû à la méthode d'accès qui définit l'état d'interférence des
liens actifs simultanément. Le problème de la localisation du lien congestionné peut être
formulé de la façon suivante compte tenu de cette contrainte:
( )
{ }
( ) ( )
() .10)
( )
{ }
{( ) ( ) }
Avec K1 et K2 les ensembles des liens non-interférés et interférés dans le mode d'accès
considéré, respectivement.
III.5 Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons expliqué comment nous avons intégré la technologie MIMO
dans les réseaux Mesh sans-fil. Nous avons ensuite introduit les notions de lien de congestion
et la configuration de transmission. Finalement, nous avons formulé le problème de la
configuration de transmission optimale.
Dans le chapitre suivant, nous allons présenter les résultats numériques associés aux
problèmes définis, ainsi que leurs interprétations.
Dans ce mémoire, nous avons présenté un algorithme pour les réseaux sans fil maillés
basés sur des liens MIMO. Nous avons démontré que l'algorithme a atteint ses objectifs qui
sont: la garantie de l'équité entre les nœuds et de trouver un moyen d'amélioration de la
capacité dans les réseaux Mesh sans-fil.
Le deuxième chapitre était consacré aux systèmes MIMO. La capacité de ces systèmes
calculée en utilisant les résultats de la théorie de l'information ont démontré l'amélioration
significative que les MIMO introduisent par rapport aux systèmes traditionnels appelés SISO.
Nous avons constaté par la présentation de différentes équations de la capacité des systèmes
MIMO que la valeur de cette dernière dépend des informations disponibles sur le canal au
niveau de l'émetteur et le récepteur et le rapport signal sur bruit.
Nous avons vu dans le troisième chapitre que les WMNs peuvent tirer avantage des
systèmes MIMO pour améliorer leurs débit et servir un plus grand nombre de clients avec une
bonne qualité de service notamment quand le réseau WMN est utilisé comme une dorsale
d'accès sans fil. Les MIMO améliorent aussi la portée radio des WMNs et permettent aux
routeurs Mesh d'économiser d'avantage leurs énergies. Nous pensons qu'un WMN basé sur
des liens MIMO est très efficace comme infrastructure de communication dans les milieux
urbains. En effet, dans ces milieux les effets négatifs de l'évanouissement et de l'interférence
Dans le quatrième chapitre nous avons pu résoudre graphiquement et par simulation les
problèmes formulés et dresser les courbes de performances des réseaux Mesh sans-fil pour
deux topologies particulières, la topologie en chaine et la topologie en grille.
Dans ce qui suit, nous donnons des propositions pour des futurs travaux en relation avec
notre travail :
Il serait intéressant de prouver que le choix de la configuration de transmission est un
problème trop difficile et de lui trouver une solution sous-optimale. Dans une autre direction,
nous pourrions exploiter le Multiplexage Spatial afin d'augmenter la capacité du réseau. Un
autre point de recherche serait d'investiguer les méthodes d'accès dans une topologie
complexe (grille) dans le but de trouver celle qui offre le plus de capacité pour le réseau.
I.1 Classification des réseaux sans fil suivant leur taille ……………………….……………………6
v
IV.1 Capacité par lien du réseau en fonction du SNR (M = 6, N = 4, )……………..54
vi
LISTE DES TABLEAUX :
I.1 les classe de Bluetooth…………………………………………………………………….7
ix
Bibliographie
Bibliographie
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fil maillé basés sur les systèmes MIMO ", Thèse de doctorat, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À
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Les réseaux sans fil maillés (Wireless Mesh Networks) sont considérés comme l'une
des solutions les plus prometteuses pour améliorer la couverture réseau et accroître le nombre
de clients partageant un accès sans fil à large bande. La transmission des données dans les
réseaux Mesh sans-fil est de nature multi-sauts. Les données sont générées de destinées à un
nœud passerelle. Pour cela, la capacité de la transmission à la couche physique dépend de
plusieurs facteurs comme la topologie du réseau, la méthode d'accès dans le réseau ou la
configuration de transmission.
L'introduction des systèmes de communication sans fil à antennes multiples appelés
communément MIMO au niveau de la couche physique des réseaux WMNs permet d'élever
les performances en termes de débit maximal et d'établir des transmissions parallèles dans le
réseau dans la même bande de fréquences, et ainsi supporter un plus grand nombre de clients
Au cours de ce travail, nous étudions la capacité par nœud dans un réseau Mesh sans-
fil exploitant la technologie MIMO. Nous introduisons le problème de configuration de
transmission dans les réseaux Mesh sans-fil et son effet sur la capacité du réseau. La
configuration de transmission est définie comme étant le nombre d'antennes utilisées par
chaque nœud pour émettre vers sa destination.
Le travail présenté dans ce mémoire consiste à l’intégration de la technologie MIMO
dans les réseaux Mesh sans fil dans le but d’obtenir une capacité optimal.
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