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Préparation de Surface

Le document décrit les différentes méthodes de préparation de surface pour l'application de revêtements de protection, notamment la projection d'abrasifs et le nettoyage à haute pression. Il explique l'importance d'une préparation adéquate pour assurer l'efficacité et la durée de vie des revêtements.

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Préparation de Surface

Le document décrit les différentes méthodes de préparation de surface pour l'application de revêtements de protection, notamment la projection d'abrasifs et le nettoyage à haute pression. Il explique l'importance d'une préparation adéquate pour assurer l'efficacité et la durée de vie des revêtements.

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GUIDE TECHNIQUE/PREPARATION DE SURFACE


9 août 2020

Préparation de surface
Etat initial du support
Projection d’abrasif
Description de Degré de soins
l'ouvrage Rugosité
Préparations secondaires
Projection d’eau sous pression
Description de Flash rusting
l'ouvrage dessins
Une expérience déjà ancienne a prouvé que le bon diagnostic de l’état de surface
Environnement initial puis le bon choix et la bonne exécution de la préparation de surface, étaient
primordiaux dans l’efficacité et la durée de vie de la protection choisie.
Préparation de Les meilleures peintures peuvent donner de bien mauvais résultats lorsqu’elles sont
appliquées sur un support sale, défectueux, mal préparé ou dans des conditions
surface d’application défavorables.

Conditions Le rôle de l’Entrepreneur d’application est donc prépondérant.L’OHGPI favorise le


d'application dialogue nécessaire entre l’Entrepreneur et le Fabricant pour retenir les conditions de
mise en œuvre les plus adaptées aux paramètres à prendre en compte, tels que la
Revêtements de nature de l’ouvrage, son environnement, les conditions d’application prévues ou
possibles, le système de protection envisagé.
protection Ceci est tellement important que les professionnels se sont attachés depuis longtemps
à préciser les conditions et les moyens de préparation des surfaces ainsi que
Avis des deux l’évaluation visuelle de la propreté du subjectile avant application.
conjoints
Ouvrages aériens, revêtements en contact avec l’air
Avis OHGPI et Nombre de dossiers de demande d’homologation font par exemple référence à des
atmosphères rurales et indiquent une catégorie de corrosivité C2. Cette indication
garantie
n’est pas toujours adéquate.

Rechercher Dès le début des années 60 l’OHGPI s’est préoccupé de ce point fondamental et a
publié son premier opuscule en 1963, reproduisant les Degrés de Soins retenus.

Nous publions dans notre présent ouvrage des fac-similés des documents et
informations essentielles aux parties et à l’OHGPI, pour bien appréhender cet aspect
du sujet, au moins aussi déterminant sur la durée de vie probable de la protection,
que la nature et la qualité du revêtement choisi.

La projection d’abrasif : préparation de surface primaire (totale)


Les aciers laminés à chaud comportent toujours, à l’état neuf, une couche d’oxyde
grise, très adhérente, appelée “calamine”.

Bien que cette couche puisse localement rester longtemps présente, ses
caractéristiques dilatomètriques différentes de celles de l’acier entraînent un
comportement imprévisible conduisant à des décollements et à la rupture des
revêtements. La plupart des concepteurs préfèrent donc éviter de telles incertitudes
et demandent l’élimination de la calamine.
Ce n’est d’ailleurs qu’à cette condition que les prestataires peuvent s’engager sans
réserve sur une garantie de durée.

A part des modes de préparation de surface par action de produits chimiques (acides)
ou certains outils (meules) qui ne sont adaptés qu’à des cas particuliers, ce sont les
projections d’abrasifs sous forme de grains qui s’avèrent les plus efficaces et les plus
fiables pour l’élimination de la calamine, ainsi que de tout autre corps étranger à la
surface de l’acier, tels que les anciennes peintures.
Quatre degrés de soins (DS) par décapage ont été définis (désignés par les lettres Sa
dans la norme suédoise) :
DS 3 décapage à blanc, degré de soin maximal
DS 2,5 décapage très soigné (le plus courant sur site)
DS 2 décapage soigné
DS 1 décapage léger

L’OHGPI publie un opuscule de 6 feuillets, pratique et bon marché, à la disposition de


toutes les parties, qui reprend l’essentiel des spécifications techniques de décapage
par projection d’abrasif et
Lorsque la protection d’abrasif n’est pas retenue, on peut avoir recours au nettoyage
à la main et aux outils manuels (degrés de soins St3 ou St2), à la flamme (Fi) ou au
décapage à l’acide (Be).
La norme ISO 8501-1, exhaustive sur le sujet, est le document normatif de référence.

Nous présentons en page 68 un tableau récapitulant les caractéristiques essentielles


des surfaces ainsi préparées avec les degrés de soins concernés et reproduisons en
pages 70 et 71 les principaux d’entre eux.
La rugosité de surface
De plus, selon les qualités d’abrasif choisies et leur granulométrie, combinées avec
leur vitesse, leur distance et leur temps de projection, on peut régler la rugosité de la
surface d’acier ainsi obtenue. Cette rugosité favorise l’adhérence du revêtement et
donc la protection, du moins si son importance est cohérente avec l’épaisseur du
subjectile et du feuil de peinture, notamment le primaire.
Pour la définir, on utilise généralement la valeur Ra mais aussi de plus en plus souvent
la valeur Rt, mesurées en microns (µm ou µ), (voir définitions et schéma page 76).

La rugosité doit être moyenne ou même faible pour des revêtements d’épaisseur
sèche totale faible (environ 100 µ d’épaisseur), surtout s’ils gardent en permanence
une forte plasticité. En revanche il est généralement recommandé qu’elle soit forte
(Ra > 12 µ) pour des revêtements plus durs et dont l’épaisseur sèche totale est
supérieure à 200 µ.
Ces conditions favorables de rugosité peuvent être obtenues par la projection
d’abrasif, à sec, tels que les grenailles ou certains abrasifs non métalliques de
granulométrie suffPlusieurs appareils ou méthodes existent pour mesurer ou préciser
Sans conteste les plus pratiques et les plus couramment utilisés sont les plaques, en
nickel ou acier inoxydable, qui permettent de déterminer, par comparaison viso-
tactile, la rugosité obtenue par la projection d’abrasifs composés soit de grains
sphériLe plus ancien, encore en usage, est le RUGOTEST N°3 qui, à l’aide d’une table
de correspondance, permet de définir la rugosité en µ, avec des valeurs Ra variant de
0,8 µ (quasiment lisse) à 25 µ (très rugueux).
La norme plus récente NF ISO 8503-1, basée sur le même principe et deux plaques,
permet de définir 3 classes de profil (Fin, Moyen, Grossier) pour chaque type de
grains de la grenaille (G pour Grit = angulaire et S pour Shot = sphérique ou
nodulaire).

Nous reproduisons ci-après des photographies de ces appareils (page 76).


Préparation de surface secondaire
Tout particulièrement sur les ouvrages neufs, la (ou les) première(s) couche(s) de
peinture a(ont) souvent lieu en atelier avant la réalisation de la plupart des soudures,
dont les primaires d’atelier appliqués de façon automatique (norme NF EN 10238).

Il y a donc lieu d’effectuer de nouveaux travaux de préparation de surface, appelés


“préparation secondaire de surface” sur les soudures et les parties où le revêtement
initial a été endommagé ou sali, après les opérations de fabrication ou de montage et
exposition aux intempéries.
Ces préparations de surface secondaires ne sont généralement pas réalisées par
projection d’abrasif, bien que cela puisse être le cas.
La norme NF T 35-506 traite de ce sujet et définit 4 degrés de soins, avec les modes
de préparation correspondants :
PS 4 : le meilleur avec seulement des traces du zinc d’atelier dans les cavités
PS 3 : oxydation et corps étrangers retirés
PS 2 : traces d’oxydation ou de corps étrangers
PS 1 : simple brossage manuel et chiffonnage pour chacun des types de dégradation
dûs aux :
A : Soudure manuelle
B : Soudure automatique
C : Brûlure et chaude de retrait
D : Sels de zinc
E : Oxydation en pleine tôle
Nous reproduisons également ci-après les caractéristiques essentielles des surfaces
ainsi préparées, avec photographies en pages 72 et 73.

Autres préparations de surface


Lorsque le subjectile, l’ouvrage lui-même ou l’environnement ne permettent pas, ou
difficilement, la projection d’abrasifs, on peut avoir recours à d’autres modes de
préparation de surface. Cela concerne essentiellement les ouvrages anciens à rénover.
- Grattage brossage : déjà traité dans le paragraphe précédent, avec référence à la
norme NF 35-506.
- Décapage à l’eau sous pression (HP haute pression, THP, très haute pression, ou
UHP ultra haute pression ; respectivement 70 à 100, 100 à 140 et supérieure à 140
MPa) : ce sont des techniques
nouvelles qui présentent des avantages et des inconvénients, et sur lesquelles nous
n’avons que très peu de retour d’expérience.
Elles peuvent permettre de conserver une partie de l’ancien revêtement. Elles ne
peuvent créer de rugosité comme la projection d’abrasif (sec ou humide) mais
restituent partiellement la rugosité d’origine.

Il convient de prendre garde au phénomène instantané d’oxydation qui en résulte


toujours, dit
“oxydation flash”, plus connu en anglais sous le vocable “flash rusting” qui peut
prendre très vite des proportions telles qu’il convient de procéder à une deuxième
passe avant application d’une première couche appropriée. De nombreuses études
sont en cours sur ce sujet et une première norme, ISO 4618, NFT 35-520 définit 4
degrés de soins ainsi obtenus et 3 échelles d’oxydation-flash, mesurées par un
procédé pratique de collage et décollage successifs de papier adhésif :
DHP 4 : mise à nu de l’acier
DHP 3 : décapage poussé
DHP 2 : décapage moyen
DHP 1 : décapage léger
OF 0 : pas d’oxydation
OF 1 : oxydation superficielle non pulvérulente
OF 2 : oxydation superficielle pulvérulente
- Dégraissage : Rappelons que toutes les préparations de surface décrites
précédemment ne font pas tout. Un contrôle est nécessaire pour décider d’un
éventuel dégraissage.
- Nettoyage à la flamme : pour mémoire.
- Autre : à préciser.
- Supports en acier galvanisé, métallisé, aluminium, autres alliages : des préparations
spécifiques aux peintures utilisées peuvent être nécessaires. Elles sont alors
spécifiées dans les fiches techniques du Fabricant.
Conclusion : Il convient que l’adhérent, généralement l’entrepreneur de peinture
industrielle, précise sans ambiguïté toutes ces informations et notamment :
- l’état initial du support,
- le degré de soin du décapage DS 3 à DS 1, ou Sa 3 à Sa 1,
- les autres modes de préparation éventuels, avec leurs degrés de soins,
- la rugosité,
- sinon les autres éléments d’appréciation.

Evaluation visuelle des préparations de surfaces


Mode de préparation
Etat initial
Degré de soins
Résultat
Préparation de surface et les degrés de soins à atteindre
Préparation primaire (totale)
Mode de préparation
Degré de soins
Caractéristiques obtenues
Préparation de surface et les degrés de soins à atteindre
Préparation secondaire (partielle)
Rugosité
Haut

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