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En Génie Mécanique
Tableau I.1 : Constituants microstructuraux de la fonte et leur effet sur les propriétés
physiques et mécanique……………………………………………..…………………………. 10
Tableau I.2 : paramètres caractéristiques des diagrammes de phases Fe-C (graphite) et Fe-
Fe3C (cémentite) ………………………………………………………………………………. 12
Tableau I.3 : Quantité de carbures intercellulaires dans les ADI ………….………………… 32
Tableau II.1 : Analyse de la granulométrie du sable utilisé………………………..…………. 60
Tableau II.2 : Composition chimique nominale des Ferro-Niobium…………………..……... 62
Tableau II.3 : Composition chimique nominale des Ferro-Vanadium………..……………… 62
Tableau II.4 : Composition chimique des matières premières composant la charge utilisée…. 65
Tableau II.5 : Composition chimique visée de la fonte élaborée……………………………. 65
Tableau II.6 : Nomenclature des échantillons à étudier……………………………………… 67
Tableau II.7 : Masse et surface des échantillons avant immersion dans NaCl ………………. 74
Tableau III.1 : Analyse chimique de la fonte brute en % massique………………………...… 81
Tableau III.2 : Synthèse de l’indexation du spectre DRX de la fonte de base EN-GJL250 …. 84
Tableau III.3 : Propriétés mécaniques de la fonte de base non traité ………………….... 85
Tableau III.4 : Analyse chimique par EDS analyse de la fonte EN-GJL 250 alliée avec 1%
pds Nb ………………………………………………….……………………………..……….. 92
Tableau III.9: Propriétés mécaniques de la fonte la fonte de base et celles de la fonte alliées
au vanadium……………………………………………………………………………………. 104
Tableau III.10 : Valeurs de la micro-dureté des fontes alliées à 1, 3 et 5 % pds en V……….. 106
Tableau III.11 : Valeurs de la dureté des fontes alliées à 1%, 3% et 5% pds en V…………... 107
Tableau IV.1: Résultats de l’étude pondérale ….. ………………………………………… 113
Tableau IV.2 : Caractéristiques électrochimiques de la fonte de base et les fontes alliées à
1%, 3% et 5% pds en Nb avant et après traitement thermique ..…………………………….. 117
Tableau IV.3 : Caractéristiques électrochimiques des fontes alliées au vanadium avant et
après traitement thermique ………..…………………………………………………………… 121
Table IV.4: Evolution morphologique du graphite et taille des inclusions sulfureuses sur la
zone analysée par MEB-SE……………………………………………………………………..
126
Figure II.2 : Démarche d’obtention des éprouvettes de traction par moulage permanent : a)-
Châssis inférieur retourné avec demi-modèles, b)- Châssis inférieur retourné avec demi-
61
modèles assemblés et c)- système de remplissage ……………………………………………….
62
Figure II.3 : Empreinte sur demi-moule supérieur ……………………...………………………
Figure II.4 : Dépôt et répartition uniformément des poudres Ferro-alliage dans les empreintes
64
du demi-moule inférieur ……………………………………………………………….………..
66
Figure II.5 : Moules confectionnés prêts à la coulée ……..…………………………………….
66
Figure II.6 : Coulée du métal en fusion dans les moules ……….………………………………
67
Figure II.7 : Eprouvettes après décochage …………………..…………………………………
Figure II.8 : Cycle du traitement thermique : a) trempe réalisée et b) revenue
réalisé…………………………………………………………………………..………………… 68
Figure II.9 : Représentation schématique de l’éprouvette simulée …………………………… 69
72
Figure II.10 : Dimension des éprouvettes élaborées selon la norme ISO 6892 .………………..
73
Figure II.11 : Forme des échantillons immergés dans la solution NaCl 3.5M …………………
75
Figure II. 12 : Représentation schématique de la chaîne électrochimique ……………..….……
Figure II.13 : Représentation schématique de l’électrode de travail ………………………….. 75
Figure III.1 : Simulation via le logiciel Procast de la solidification des éprouvettes de traction
suivant différente composition (brute, 1%, 3% et 5% pds) à t = 200 sec ……………………… 80
Figure III.2 : Courbes de refroidissement (Température – temps) en fonction des pourcentages
d’addition obtenus par le logiciel Procast………………………………………………………. 80
82
Figure III.3 : Micrographie optique de la fonte brute non traité(x200)……………………….
Figure III.4 : Micrographie MEB de la fonte de base associée à l’analyse globale par EDS …. 83
Figure III.5 : Micrographie MEB de la fonte de base à graphite lamellaire de type B ………… 83
Figure III.6 : Micrographie MEB de la fonte de base à graphite lamellaire de type D………… 84
Figure III.7: Spectre de diffraction rayon X de la fonte non traitée ….…..…………………… 84
85
Figure III.8 : Courbe de traction de la fonte de base non traité ……………………………...…
Figure III.9 : Micrographies MEB d'échantillons en fonte grise EN-GJL 250: (1) sans
addition, (2) avec 1% pds Nb et (3) avec 3% pds Nb.……………………………………… 86
Figure III.10 : Superposition du diagramme de phases fer-carbone (stable Fe-C (graphite) et
métastable Fe-Fe3C), processus de solidification de la fonte: la zone bleue représente la région
quasi-eutectique et la ligne rouge représente la voie de refroidissement ……………………... 87
Figure III.11 : Micrographies MEB d'échantillons de fonte EN-GJL 250: (1) sans addition, (2)
avec 1% pds Nb et (3) avec 3% pds Nb.………………………………………………………… 89
Figure III.12 : Spectres de diffraction des rayons X des fontes alliées au Nb établis dans
différentes régions. Le spectre indexé est celui de la zone proche de la paroi inférieure de
l'empreinte. La superposition des spectres montre l'atténuation des pics de carbure (encerclés
en rouge) en allant de paroi extérieure vers le volume de l'éprouvette)…..…………………….. 91
Figure III.13 : Analyse MEB-EDS de particules non-métalliques à partir de l'échantillon de
fonte à 1.% en poids de Nb……………………………………………..……………………… 92
Figure III.14 : Courbes de refroidissement temps-température ……………………………… 93
Figure III.15 : Courbes de traction des éprouvettes en fonte alliées à différentes teneurs en
Niobium ……………………………………………………………………………………….… 93
Figure III. 16 : Variation de la résistance à la traction en fonction de la teneur massique en
niobium ………………………………………………………………………………………… 94
Figure III.17:Micrographie optique d’un échantillon à 1 % de Nb traité thermiquement…..…. 95
Figure III.18:Micrographie optique d’un échantillon à 3 % pds Nb traité thermiquement ……. 95
Figure III.19:Micrographie optique d’un échantillon à 5 % pds Nb traité thermiquement ……. 96
Figure III.20: Histogramme des micro-duretés des deux contrastes pour les fontes alliées à
1%, 3% et 5% pds en Nb……………………………………………………………………….. 97
Figure III.21 : Histogramme de duretés des les fontes alliées au Nb et traitées thermiquement,
zones 1: cœur de l'éprouvette e, zone 2: entre cœur et bord, et zone 3: bords de l'éprouvette…. 98
Figure III.22 : Variation de dureté en fonction du pourcentage de la poudre de Nb…………… 99
Figure III.23 : Micrographies optiques de la fonte alliées au vanadium: (a)1% pds, (b) 3% pds
et (c)5% pds …………………………………………………………..………………………… 100
Figure III.24: Microstructures au MEB de la fonte alliées au vanadium associée aux analyses
par EDS…………………………………………………………………………………………... 101
Figure III.25 : Diffractogrammes de la fonte de base et ceux des fontes alliées à 1%, 3% et
102
5% pds de V …………………………………………………………………….……………
Figure III.26 : Courbes de traction des éprouvettes en fonte alliées à 1%,3% et 5%[Link]
vanadium. …………………………………………………………………………..…………… 103
Figure IV.1 : Evolution de perte de masse de la fonte de base et alliées immergées dans une
solution NaCl (3.5) pour différents temps d'exposition ………………………………
115
Figure IV.2: Courbes de polarisations de la fonte de base et les fontes alliées à 1% ,3% et 5%
pds en Nb avant et après le traitement thermique ……………………………………….……… 116
Figure IV.3 : Courbes de la résistance de polarisation Rp, de la fonte de base et les fontes
alliée à 1% ,3% et 5% pds en Nb avant et après le traitement thermique……………………….. 116
Figure IV.4: Courbes de polarisation de la fonte de base et les fontes alliées à 1%, 3% et 5%
pds en vanadium avant et après traitement thermique.………………………………………. 119
Figure IV.5: Courbes de la resistance de polarisation Rp de la fonte de base et les fontes
alliées à 1%, 3% et 5% pds en vanadium avant et après traitement thermique ……...…………. 120
Figure IV.6 : Micrographie MEB de la fonte alliée à 3% pds V immergé pendant 360h.……… 123
Figure IV.7 : Coupe transversale de la microstructure MEB des fontes alliées immergées
pendant 360h : a) 3% pds Nb, b) 3% pds V ………………………………………………..….. 123
Figure IV.8 : Coupe transversale de la microstructure MEB de la fonte alliée à 3% pds Nb
immergée pendant 360h ……………………………………………………………………… 124
Figure IV.9 : Microstructure MEB en mode BSE de la fonte alliée à 1% en poids de Nb après
test de corrosion …………………………………………………..…………………………….. 125
Nomenclature des abréviations
: Ferrite
: Austénite
g: Graphite
: Fer delta (ferrite)
L: Liquide
C: Carbone
Fe3C : Cémentite
TEM : Température eutectique métastable
TEG : Température eutectique stable
GL : Graphite lamellaire
MEB : Microscope électronique à balayage
SG : Graphite sphéroïdale
FGL : Fonte à graphite lamellaire
: Austénite primaire
hc : Austénite à haute teneur en carbone
UTS : Résistance à la rupture ( ultimate tensil stress)
ADI : Fonte ductile trempé (Austempered Ductile Iron)
AFS : Indice de finesse du sable
DRX : Diffraction des rayons X
TTT : Temps-Température-Transformation
TRC : Transformation-Refroidissement Continus
Rm : Résistance à la traction
pds: Poids
ECS : Electrode à calomel saturé
Re0.2 : Résistance élastique conventionnel à 0.2%
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION GENERALE................................................... Erreur ! Signet non défini.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES....................................... Erreur ! Signet non défini.
I. GENERALITE SUR LES FONTES .......................................... Erreur ! Signet non défini.
I.1. Diagramme de phase Fe-C .............................................................. Erreur ! Signet non défini.
I.1.1. Coexistence des diagrammes de phases Fe-Fe3C et FeC ............ Erreur ! Signet non défini.
I.1.2. Diagrammes de phase Fe-C (graphite) et Fe-Fe3C ..................... Erreur ! Signet non défini.
I.2. Diagramme de phase ternaire Fe-C-Si ............................................. Erreur ! Signet non défini.
I.3. Effets des éléments d'alliage sur le diagramme de phase fer-carbone Erreur ! Signet non défini.
II. LES DIAGRAMMES D’EQUILIBRE DES SYSTEMES FE-(V, Nb, C) ... Erreur ! Signet
non défini.
I.1. Systèmes binaires ............................................................................ Erreur ! Signet non défini.
II.1.1. Systèmes Fe-V et Fe-Nb ......................................................... Erreur ! Signet non défini.
II.1.2. Systèmes V-C et Nb-C ............................................................ Erreur ! Signet non défini.
II.2. Systèmes ternaires Fe-V-C et Fe-Nb-C .......................................... Erreur ! Signet non défini.
III. SOLIDIFICATION HORS EQUILIBRE DE LA FONTE....... Erreur ! Signet non défini.
III.1. Région de coexistence d’eutectique hors équilibre ........................ Erreur ! Signet non défini.
III.2. Processus de solidification hors équilibre de la fonte ..................... Erreur ! Signet non défini.
III.3. Nucléation du graphite dans la masse fondue ................................ Erreur ! Signet non défini.
IV. LA FONTE A GRAPHITE LAMELLAIRE ........................... Erreur ! Signet non défini.
V. EFFETS GENERAUX DES ELEMENTS D’ALLIAGE ......... Erreur ! Signet non défini.
V.1. Molybdène (Mo) ........................................................................... Erreur ! Signet non défini.
V.2. Manganèse (Mn) ........................................................................... Erreur ! Signet non défini.
V.3. Vanadium (V) ............................................................................... Erreur ! Signet non défini.
V.4. Niobium (Nb) ................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
VI. CORROSION DES FONTES ................................................. Erreur ! Signet non défini.
VI.1. Mécanisme de la corrosion ........................................................... Erreur ! Signet non défini.
VI.2. Corrosion de la fonte dans différents milieux ................................ Erreur ! Signet non défini.
VI.3. Caractéristiques des produits de corrosion ................................... Erreur ! Signet non défini.
VI.4. Effet de la microstructure sur la corrosion de la fonte ................... Erreur ! Signet non défini.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES...................................... Erreur ! Signet non défini.
Chapitre II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES ..................... Erreur ! Signet non défini.
I. ELABORATION ET TRAITEMENT DES ECHANTILLONS . Erreur ! Signet non défini.
I. 1. Elaboration des échantillons .......................................................... Erreur ! Signet non défini.
I.1.1. procédé de moulage en sable .................................................... Erreur ! Signet non défini.
I.1.2. Préparation de la charge ........................................................... Erreur ! Signet non défini.
I.1.3. Coulée du métal ....................................................................... Erreur ! Signet non défini.
I.1.4. Forme et dimension des éprouvettes ......................................... Erreur ! Signet non défini.
I.2. Traitement thermique des fontes...................................................... Erreur ! Signet non défini.
II. LOGICIEL DE SIMULATION DE LA SOLIDIFICATION .... Erreur ! Signet non défini.
III. CARACTERISATIONS MICROSTRUCTURALES ET ECANIQUES ... Erreur ! Signet
non défini.
III.1 Analyse de la composition chimique .............................................. Erreur ! Signet non défini.
III.2 Caractérisations microstructurales ................................................. Erreur ! Signet non défini.
III.2.1 Préparation des échantillons .................................................... Erreur ! Signet non défini.
III.2.2 Microscopie optique ............................................................... Erreur ! Signet non défini.
III.2.3. Microscope électronique à balayage (MEB) ........................... Erreur ! Signet non défini.
III.3. Caractérisation par diffraction des rayons X.................................. Erreur ! Signet non défini.
III.4 Caractérisations mécaniques .......................................................... Erreur ! Signet non défini.
III.4.1 Essai de traction...................................................................... Erreur ! Signet non défini.
III.4.2 Dureté et micro-dureté ............................................................ Erreur ! Signet non défini.
IV. ETUDE ELECTROCHIMIQUE ............................................. Erreur ! Signet non défini.
IV.1. Etude de perte de masse ............................................................... Erreur ! Signet non défini.
IV.1.1 Préparation de la solution chlorure de sodium NaCl 3.5M ...... Erreur ! Signet non défini.
IV.1.2 Perte de masse ........................................................................ Erreur ! Signet non défini.
IV.2 Etude de comportement électrochimique ....................................... Erreur ! Signet non défini.
IV.2.1 Dispositif électrochimique ...................................................... Erreur ! Signet non défini.
IV.2.2 Cellule électrochimique .......................................................... Erreur ! Signet non défini.
IV.2.3. Electrode de travail ................................................................ Erreur ! Signet non défini.
IV.2.4. Méthodes d’études ................................................................. Erreur ! Signet non défini.
IV.2.5. Conditions opératoires ........................................................... Erreur ! Signet non défini.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES....................................... Erreur ! Signet non défini.
CHAPITRE III COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES
FONTES ALLIEES ....................................................................... Erreur ! Signet non défini.
I. SIMULATION DE LA CINETIQUE DE SOLIDIFICATION .. Erreur ! Signet non défini.
II. CARACTERISATION DE LA FONTE DE BASE .................. Erreur ! Signet non défini.
II.1. COMPOSITION CHIMIQUE ........................................................ Erreur ! Signet non défini.
II.2. CARACTERISATIONS MICROSTRUCTURALES ..................... Erreur ! Signet non défini.
II.3. STRUCTURE CRISTALLINE ...................................................... Erreur ! Signet non défini.
II.4. COMPORTEMENT MECANIQUE DE LA FONTE DE BASE .... Erreur ! Signet non défini.
III. CARACTERISATION DES FONTES ALLIEES AU NIOBIUM...... Erreur ! Signet non
défini.
III.1. CARACTERISATIONS DES FONTES ALLIEES BRUTES DE COULEE ... Erreur ! Signet
non défini.
III.1.1 Caractérisations microstructurales ........................................... Erreur ! Signet non défini.
III.1.2 Morphologie du graphite......................................................... Erreur ! Signet non défini.
III.1.3 Comportement mécanique des fontes alliées au Nb ................. Erreur ! Signet non défini.
III.2. CARACTERISATIONS DES FONTES ALLIEES AU Nb ET TRAITEES
THERMIQUEMENT ............................................................................ Erreur ! Signet non défini.
III.2.1 Caractérisations microstructurales ........................................... Erreur ! Signet non défini.
III.2.2. Micro-dureté Vickers ............................................................. Erreur ! Signet non défini.
III.2.3. Mesure de dureté ................................................................... Erreur ! Signet non défini.
IV. CARACTERISATION DES FONTES ALLIEES AU VANADIUM . Erreur ! Signet non
défini.
IV.1. CARACTERISATION DES FONTES ALLIEES BRUTES DE COULEE ...... Erreur ! Signet
non défini.
IV.1.1 Caractérisation microstructurales ............................................ Erreur ! Signet non défini.
IV.1.2. Structure cristalline................................................................ Erreur ! Signet non défini.
IV.1.3. Comportement mécanique ..................................................... Erreur ! Signet non défini.
IV.2. CARACTERISATIONS DES FONTES ALLIEES AU V TRAITEES THERMIQUEMENT
............................................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
IV.2.1 Caractérisations microstructurales........................................... Erreur ! Signet non défini.
IV.2.2 Micro-dureté Vickers.............................................................. Erreur ! Signet non défini.
De ces résultats ressort les points suivants : ....................................... Erreur ! Signet non défini.
IV.2.3. Mesure de dureté ................................................................... Erreur ! Signet non défini.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES....................................... Erreur ! Signet non défini.
CHAPITRE IV COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES . Erreur !
Signet non défini.
I. ETUDE DE LA PERTE DE MASSE ........................................ Erreur ! Signet non défini.
II. POTENTIEL DE CORROSION .............................................. Erreur ! Signet non défini.
II.1. Effet du niobium ............................................................................ Erreur ! Signet non défini.
II.2. Effet du vanadium ......................................................................... Erreur ! Signet non défini.
[Link] DES FONTES IMMERGEES.............. Erreur ! Signet non défini.
IV. INFLENCE DES INCLUSIONS ..................................................... Erreur ! Signet non défini.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES....................................... Erreur ! Signet non défini.
CONCLUSION GENERALE ....................................................... Erreur ! Signet non défini.
ANNEXE ARTICLES PUBLIES ................................................. Erreur ! Signet non défini.
Introduction générale
INTRODUCTION GENERALE
Depuis plus de 150 ans la fonte est largement utilisée dans le transport des fluides,
notamment l'eau. Bien qu'elle soit progressivement remplacée par l'introduction de nouveaux
matériaux (matériaux composites), une grande partie des conduites de transport et de
distribution d'eau sont principalement en fonte. Les canalisations en fonte enterrées
vieillissent et se détériorent pendant le service en raison de l’environnement entourant les
tuyaux mais aussi de la nature des fluides transportés.
Il est donc bien connu que la corrosion est le mécanisme prédominant lors de la
détérioration des fontes en service, notamment dans le secteur de transport de l’eau ou elles
sont sujettes à diverses formes de corrosion [1-3]. De nombreuses études ont été menées pour
la détection des mécanismes et les facteurs responsables de la dégradation des canalisations en
service. H. Mohebbi et al. [3] ont constatés que la corrosion localisée (par piquration) est la
principale forme de corrosion des conduites d'eau en fonte.
Lunarska [4] a étudié l’effet de la forme de graphite sur la corrosion des fontes grises
dans l’acide phosphorique (H3PO4). Il a conclu que la forme vermiculaire du graphite est
bénéfique aux propriétés mécaniques et tribologiques néanmoins elle peut accélérer la
corrosion de la fonte par érosion.
2
Introduction générale
matrice perlitique. De ce fait, l'accélération de la dissolution anodique aux interfaces entre les
lamelles ferrite / cementite est négligeable.
Par ailleurs, il est bien établi que la diversité des applications des fontes est attribuée à
la présence dans la solution solide en interstitielle ou en substitutionnelle d’une part,
d’éléments chimiques dits d’addition tels que le Ni, Cr, Cu, Ti, V et Nb [7-10], et d’autre part,
d’éléments chimiques dits d’inoculation tels que le Mn, Si, P, Al, Sr, Zr et Ca [4,11]. En
fonderie, les ajouts se font en contrôlant la composition chimique de la masse fondue en
carbone équivalent, en éléments d'alliage et en produits d'inoculation.
Les ajouts mineurs d’éléments d'alliage (d’addition) de par leur affinité au carbone
peuvent être utilisés pour améliorer les propriétés mécaniques de la fonte, principalement par
la formation de carbures de type M7C3, M3C et MC (M : Fe, Cr, Nb, V, …). Filipovic et al
[10] ont montrés que selon des proportions d’ajout de niobium et de vanadium à la fonte
blanche hypoeutectique contenant 19 pds% de chrome modifie sa microstructure et affecte ses
propriétés d’usure et de dureté. Kesseri et al. [9] ont montrés aussi que l’ajout de niobium
dans les fontes à haute teneur en chrome améliore les propriétés mécaniques par formation
des carbures de niobium du type MC.
De même, les éléments d'inoculation ont une forte affinité avec l'oxygène et le soufre
[12-15]. Ainsi, les oxydes et les sulfures de nature homogène ou hétérogène formés dans la
masse fondue procurent au graphite des sites de nucléation [16-18]. Certains auteurs
suggèrent que le rapport Mn/S affecte la nucléation et la morphologie de graphite [19-20],
tandis que d'autres auteurs [21-22] le qualifient en rapport direct avec le processus de
nucléation et de transformations morphologiques du graphite. Ces derniers sont tributaires du
rendu de la fonte en résistance à la traction (site de craquage) et au comportement à la
corrosion dans certain milieux corrosifs [4,14, 23-26].
3
Introduction générale
4
Introduction générale
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[1] K. Atkinson, JT. Whiter, PA. Smith and M. Mulheron, Failure of small diameter cast iron
pipes, Urban Water, vol. 4(3), 2002, 263–271.
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vanadium carbides VC. Archives of Foundry Engineering, 2012, 12 (4): 95-100.
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[10] M. Filipovic, Z. Kamberovic, M. Korac, and M. Gavrilovski, Microstructure and
mechanical properties of Fe--Cr--C--Nb white cast irons, Mat & Des, 47, 2013, 41-48.
5
Introduction générale
[12] M. Gelfi, D. Gorini, A. Pola, and GM. La Vecchia, Effect of Titanium on the Mechanical
Properties and Microstructure of Gray Cast Iron for Automotive Applications, Jou Mat Eng
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Manganese, Sulfur and Oxygen, Int. J. Cast Met. Res., 21(1–4), 2008, 23–26
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Introduction générale
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additions on the corrosion behaviour of grey cast iron, Leo Ele Jou of Pra and Tech, 26, 2015,
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[25] R.I. JAMI, and A.K.S. LITIN, Inhibition of the pitting corrosion of Grey cast Iron using
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[26] H. Saricimen, A. Quddus, O.A Eid, A. Ahmad, and A. Ul-Hamid, and T.A Siddique,
Corrosion behaviour of cast iron exposed to Arabian Gulf environment, Anti-Corrosion
Methods and Materials, 58 (6), 2011, 303-311.
7
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
CHAPITRE I:
SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES
PHYSICO CHIMIQIUE DES FONTES
Sur la base des différentes formes de carbone précipité, graphite, carbure et macro
rupture, la fonte est classée comme fonte grise, blanche et ductile, respectivement. La fonte
grise se solidifie sous forme de graphite, ce dernier est divisé en graphite lamellaire de
couleur grise, graphite vermiculaire et graphite sphéroïdal. La fonte malléable se trouve entre
la fonte blanche et la fonte grise; après traitement thermique, le produit en fonte malléable fini
devient fonte grise due à la conversion du carbone en graphite. Les différents types de fonte
suivent différents changements de structure cristalline pendant la solidification. Néanmoins,
quel que soit le type de la fonte, lors de la solidification, toutes les fontes présentent des
phénomènes de cristallisation similaires et suivent les règles communes de cristallisation,
telles que la structure liquide de la fonte, la conversion de solidification non équilibrée entre
solidification grise et blanche, etc... Ces phénomènes se produisent non seulement dans la
fonte à graphite sphéroïdal mais aussi dans la fonte à graphite vermiculaire et la fonte
blanche.
Dans ce chapitre bibliographique, les généralités sur les fontes notamment la fonte grise
lamellaire sont présentées. Une étude détaillée sur la micrographie ainsi que les différentes
phases présentes dans les fontes et les effets des éléments d’addition sur la microstructure, la
forme et les types de graphites, ainsi que la corrosion dans différents milieux (l’atmosphère,
solution saline aqueuse) en se référant à des travaux de recherche déjà réalisés.
9
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Le terme fonte fait référence aux alliages fer-carbone-silicium [1], contenant plus de
2.14% de carbone qui assure la solidification de la phase finale avec une transformation
eutectique, et habituellement de 1.2 à 3.5% de silicium et d’autres éléments tels que, le
manganèse, phosphore et soufre [2]. Sa composition et sa vitesse de refroidissement
détermineront la nuance grise ou blanche de solidification [3]. L’ajout d’éléments d’alliage
au fer déplace l’équilibre , on les classe en deux catégories suivant qu’ils
accroissent (éléments gammagènes : N, C, Ni, Cu, Mn, …) ou qu’ils décroissent
(éléments alphagènes : Nb, S, Ti, Cr, Si, Mo, V, …) l’étendu du domaine de stabilité
de la phase .
Selon les spécifications chimiques, les fontes peuvent être non alliées ou alliées. Dans le
tableau 1 on trouve les constituants qui peuvent exister dans les fontes.
Tableau I.1 : Constituants microstructuraux de la fonte et leur effet sur les propriétés physiques et
mécanique [3-4].
10
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Dans des conditions appropriées, le carbone dans le fer et les alliages de carbone
contenant plus de 2,14% de carbone peuvent être cristallisés sous forme de graphite. La
précipitation du carbone sous forme de graphite peut être réalisée par décomposition à partir
de la cémentite et aussi à partir de la fonte fondue ou de la précipitation de la solution solide;
ensuite, l'alliage est encore cristallisé et la phase solide se transforme suivant le diagramme de
phase Fe-C (graphite). Comme le graphite a une énergie libre beaucoup plus faible que celle
de la cémentite, d'après la thermodynamique, le diagramme de phase Fe-C (graphite) est l'état
d'équilibre le plus stable, et le diagramme de phase le plus possible existant. Néanmoins,
d'après l'analyse cinétique, il est tout à fait possible que la transformation suive le diagramme
de phases Fe-Fe3C.
Tous ceux-ci indiquent que toutes les transitions dans le diagramme de phases Fe-Fe3C
sont conditionnées, c'est-à-dire que la vitesse de refroidissement n'est pas infiniment lente;
c'est un équilibre relatif. Par conséquent, les structures du diagramme ne sont pas les plus
stables, peuvent être appelées métastables et sont en équilibre relatif.
11
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Tableau I.2 : paramètres caractéristiques des diagrammes de phases Fe-C (graphite) et Fe-Fe3C
(cémentite) [5].
12
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
En comparant les teneurs en silicium de la figure I.2, on constatera que le silicium a les
effets suivants sur le diagramme de phase Fe-C:
13
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
14
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Figure I.3: Effet des éléments d’alliage sur la température de l'eutectique TEM, TEG des systèmes
stables et métastables [8].
15
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
16
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Le diagramme de phases Fe-Nb est donné dans la Figure I.5. Il fait apparaître deux
phases intermétalliques, (Fe2Nb) et µ Fe7Nb6, qui sont des phases dites de Laves. La
première peut être en équilibre avec la ferrite et l’austénite, et présente une structure de type
MgZn2.
17
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
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CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
19
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Figure I.9 : Coupe ternaire Fe-Nb-C calculé par Huang à 1050°C [16].
20
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
21
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
A, B - phase solide, L - phase liquide, Cmb, Cma - limite inférieure et supérieure de composition pour obtenir une
structure quasi-eutectique, te - température eutectique théorique, to - température eutectique réelle (avec
surfusion).
La région de croissance associée peut être classée en deux types: symétrique et non
symétrique, voir figure I.11.
Type symétrique: la composition du point eutectique est située dans la région de
coexistence. Une structure eutectique normale et lamellaire uniforme ou en bâtonnet
est formée, appelée coexistence symétrique. Les alliages dans la région de coexistence
symétrique sont tous en métal-métal alliage eutectique; le taux de croissance des deux
phases eutectiques est plus ou moins le même.
Type non symétrique: la composition du point eutectique est située en dehors de la
région de coexistence, appelée croissance coopérative non symétrique. La plupart des
alliages non symétriques sont des alliages eutectiques non métalliques-métalliques
(tels que les systèmes eutectiques Fe-C, Al-Si).
La raison pour laquelle la région quasi-eutectique n'est pas symétrique et décalée, est
que les points de fusion des deux composants (phases constitutives) sont différents. Lorsqu'il
est refroidi rapidement en dessous de la température eutectique à l'équilibre, la surfusion de la
phase liquide pour les deux phases constituantes est différente; la phase avec un point de
fusion plus élevé présente une surfusion beaucoup plus élevée que la phase ayant un point de
fusion inférieur. Cela provoque des taux de croissance différents pour les deux phases,
donnant lieu à un mouvement de région quasi eutectique. De plus, avec les conditions de
surfusion, dues à la fluctuation de la concentration et au taux de diffusion différent, la phase
avec un point de fusion plus faible est plus facile à nucléer et a un taux de croissance plus
22
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
rapide. Par conséquent, ce type d'alliage obtient une structure hypo-eutectique avec une phase
de bas point de fusion en tant que phase primaire, ce qui entraîne une déviation de la
coexistence région (quasi-eutectique région) à la phase qui a un point de fusion plus élevé.
C équivalent
23
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
illustrée à la figure I.13: des cellules eutectiques isolées (bleu-vert) sont réparties autour des
dendrites austénitiques primaires [19].
Figure I.13: Microstructure de solidification hors équilibre d'une fonte eutectique [19].
Figure I.14: Structure de solidification non équilibrée d'une fonte hypoeutectique [19].
24
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Figure I.15: Structure de solidification hors équilibre de la fonte hypereutectique (a) fonte grise, (b)
fonte à graphite vermiculaire [19].
25
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
de SiO2 formés par la catalyse hétérogène de CaO, Al2O3, et les oxydes d'autres métaux
alcalins. Une théorie similaire de la double couche a été proposée en même temps pour le
graphite nodulaire. En utilisant les résultats de l'analyse MEB [23], il a été montré que le
graphite sphéroïdale (SG) se nucléait sur des inclusions de sulfure-oxyde duplex d'environ
1µm de diamètre; le noyau est constitué de sulfures de Ca-Mg ou de Ca-Mg-Sr, tandis que
l'enveloppe externe est constituée d'oxydes complexes de Mg-Al-Si-Ti. L'idée était de plus
largement développée par Skaland et al. [24]. Ils ont soutenu que les noyaux pour le graphite
nodulaire sont des sulfures (MgS, CaS) recouverts de silicates Mg (par exemple, MgO, Si02)
ou d'oxydes (figure I.16). Après inoculation de FeSi contenant un autre métal (X) tel que Al,
Ca, Sr ou Ba, des silicates hexagonaux (XO SiO2 ou XO AL2O3 2SiO2) se forment à la
surface des oxydes, avec des interfaces basses énergies cohérentes / semi- cohérentes entre
substrat et graphite [25].
Figure I.16 : (a) Exemple de nucléation de particules duplex sulfures / oxydes dans la fonte ductile à
fort grossissement observée par microscopie électronique à transmission (70000X), (b)
Représentation schématique d'une particule de noyau contenant des phases complexes de sulfures et
d'oxydes après nodularisation et inoculation du fer [26].
26
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Le graphite lamellaire dans les fontes FGL montre en général une variété de
morphologies différentes. Ils ont été classés comme types A à E (figure I.18). La composition
chimique et la vitesse de refroidissement contrôlent la formation de différentes classes de
graphite. En fait, les éléments majeurs et mineurs influencent directement sur la morphologie
du graphite lamellaire. Le graphite type A est le résultat d'une bonne inoculation et de vitesses
de refroidissement modérées et il est généralement associé aux meilleures propriétés
mécaniques. Le graphite type B se trouve couramment dans les fers de composition presque
eutectique, et associé à une grande taille de cellules eutectiques et à une faible surfusion, se
solidifiant sur un nombre limité de site de nucléation. Les fontes hypereutectiques solidifiées
avec un minimum de surfusion entraîneront le type C. Les types D et E se produisent lorsque
la surfusion est élevée [27]. Dioszegi et al [29] ont discuté des propriétés mécaniques de la
fonte FGL dans l'étude du mécanisme de rupture du matériau à la rupture. Ils ont montré que
les principaux composants de la microstructure déterminant la résistance des fontes grises
sont les phases primaires de solidification (austénite primaire et carbures primaires) et les
lamelles de graphite.
Figure I.18 : Schéma des cinq classes du graphite lamellaire selon DIN EN ISO 945 [30]
27
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Plusieurs études ont montré que le graphite lamellaire est produit comme un résultat de
modification avec S et O. On pense que ces éléments s'adsorbent sur l'interface graphite-
liquide et modifient ainsi l'énergie d'interface de sorte que la croissance du graphite soit
affectée. Selon la présente étude de la littérature, le débat sur la direction de croissance
préférée de graphite a été initiée par Herfurth [31] qui en 1965 ont fait valoir que le
changement de lamellaire au nodulaire se produit en raison du changement dans le rapport
entre la croissance sur le plan [1 0 -1 0] (la direction-a-) et la croissance sur le plan [0001] du
prisme en graphite (la direction-c-) (voir figure I.19). Lux et al. Ont fourni des preuves
expérimentales de la croissance dans ces deux directions. [32] en 1974.
Les sites préférés pour l'adsorption ne seront pas sur la base (qui croît dans la direction
c), mais plutôt sur le plan [1 0 -1 0] (dans la direction a). Comme preuve, les analyses d'Auger
confirment la concentration de O et S dans le fer adjacent aux interfaces métal-graphite dans
deux ou trois couches atomiques [34]. Les impuretés adsorbées empoisonnent les côtés de
croissance sur les plans de base et entraînent la formation de flocons. Les atomes de soufre et
d'oxygène (soluté) seront rejetés dans le liquide, latéralement aux bords de croissance, de
sorte que les flocons sont enveloppés de métal comme le montre l'analyse Auger.
28
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Figure I.20 : Différentes croissances du graphite dans la croissance lamellaire. RGR [10-10]
détermine les habitudes lamellaires de flocons de graphite, tandis que RGR [0001] donne le taux
d'épaississement pour les flocons [35].
Le graphite type D présente une structure de graphite très fine par rapport au type A et
se présente sous la forme de bâtonnets (figure I.21). Le front de solidification du graphite de
type D est relativement le même. Le processus de formation en général peut être caractérisé
comme une réaction eutectique coopérative normale. La formation de ce type de graphite est
favorisée par une surfusion élevée mais est également favorisée par certains éléments. Il
semble que le soufre et l'oxygène à faible concentration favorisent la formation de la surfusion
du graphite [36].
Pour la fonte inoculée, il y a une plus grande tendance à la formation du type A (taux de
croissance inférieur) que dans la fonte non inoculée, tandis que le taux de croissance plus
élevé donne une plus grande chance à la formation du type D.
La distance interfaciale est la distance entre les branches d'un squelette continu de
graphite dans la cellule eutectique. La distance est beaucoup plus faible dans le type D que
dans le type A (figure I.22).
29
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Figure I.22 : Schémas de solidification de la fonte hypereutectique et des distances interfaciales entre
les précipitations de graphite (a, d); apparition de graphite de type A et D en microscopie
électronique à balayage (b, e); influence du taux de croissance sur l'énergie libre des eutectiques (c)
[37].
Les éléments d'alliage dans la fonte peuvent être divisés en deux groupes. Un groupe est
constitué d'éléments formant des carbures situés sur le côté gauche du fer dans le tableau
périodique des éléments, tels que Mo, Mn et Cr. Ces éléments ségrégent loin des nodules de
graphite dans les limites des cellules eutectiques ou des régions intercellulaires (ségrégation
positive) au cours de la solidification. Le deuxième groupe est constitué d'éléments non
carburigène situés sur le côté droit du fer dans la table périodique des éléments, tels que Ni,
Cu et Si. Ces éléments ségrégent proches du graphite dans les cellules eutectiques au cours de
la solidification [40,43].
Les ajouts de certains éléments affectent la ségrégation des autres. Par exemple,
l'addition de Si et Ni décale la ségrégation de Mn et Mo et améliore ainsi les propriétés
30
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Le nombre de nodules de graphite affecte la ségrégation des éléments d'alliage [44, 47-
48]. Lorsque le nombre de nodules augmente, la ségrégation des éléments d'alliage diminue et
les éléments se répartissent de manière homogène. Mais la diminution du nombre de nodules
empêche la ségrégation des éléments d'alliage et améliore la formation de carbure.
Elliott et Yazdani [56-59] ont étudié de manière approfondie le rôle de cet élément dans
le processus de trempe. Ils ont choisi trois fers ductiles avec une quantité de Mo de 0,13% en
poids, 0,25% en poids et 0,45% en poids et ont étudié leur cinétique de trempe et leurs
31
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
propriétés mécaniques dans différentes conditions. Bien que l'addition de Mo n'ait pas d'effet
important sur la cinétique de trempe, elle augmente la quantité de carbures intercellulaires
formés pendant la solidification (Tableau I.3) et ceci conduit à une diminution de
l'allongement et de la réduction de la surface (Figure I.23). Ceci conduit également à une
diminution de l'UTS et une 0,2% de contrainte d'épreuve pour chaque température de trempe.
Cependant, cette diminution n'est pas considérable et pourrait être compensée par un
changement de température.
Yescas et Bhadeshia [60] ont prédit que Mo n'a aucun effet néfaste considérable sur les
propriétés mécaniques de l’ADI (figure I.24). Leur prédiction est basée sur 1910 données
expérimentales recueillies à partir de 40 littératures publiées de 1985 à 1999 en utilisant un
modèle de réseau de neural.
32
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Figure I.24 : Prédictions des propriétés mécaniques de l'ADI en fonction de la teneur en Mo Fonte
basique: Fe-3,5C-2,8S-0,25 Mn-0,25 Mo-0,5 N-0,5Cu (% en poids) [60].
De nombreuses études [41-42, 61-71] ont exprimé qu'il est difficile d'obtenir une
ausferrite complète avec une teneur en Mn supérieure à 0,35% en poids pour une température
de trempe supérieure à 370 °C. D'autres auteurs Elliott et al. [72] ont montré que le retard de
réaction de la première étape causé par Cu et Ni est beaucoup moins important que celui
provoqué par Mo et Mn. Elliott et Yazdani [57] ont montré que l'augmentation de la
température de trempe peut entraîner un retard plus important que l'augmentation de la teneur
en Mn de l’ADI.
33
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Figure I.25 : Effet de l'addition du Mn sur l’UAV: TA = 371 °C, T = 971 [63].
Les études menées par E. Akbarzadeh Chiniforush et al [73] sur l’effet de nombre des
nodules et du traitement thermique par trempe sur le comportement de la ségrégation des
éléments d'alliage dans la fonte ductile, ils ont constatés que Ni, Cu et Si ont des schémas de
ségrégation négatifs et inverses et se concentrent au voisinage des nodules de graphite tandis
que Mn et Mo se séparent positivement dans les régions intercellulaires.
Les effets destructifs de Mn sont directement attribués à sa ségrégation sévère dans les
limites de cellules eutectiques. Yescas et Bhadeshia [60] ont prédit que Mn n'a aucun effet
néfaste considérable sur les propriétés mécaniques de l’ADI jusqu'à 0,5% Mn, mais
l'augmentation de sa teneur peut entraîner une diminution des propriétés mécaniques (Figure
I.26).
Figure I.26 : Prédictions des propriétés mécaniques de l’ADI en fonction du contenu en manganèse.
Fonte de base : Fe-3.5C-2.8Si-0.25Mn-0.25Mo-0.5Ni-0.5Cu (wt.%) [60].
34
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
35
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Figure I.27 : Propriétés mécaniques de cinq ADI alliées différentes [77]: T = 900 ° C, t = 60 min,
T A = 335 ° C, t A = 90 min, Compositions (% poids):
Alloy U: Fe-3.55C-2.36Si-0.27Mn-0.02Ni ; Alloy B: Fe-3.56C-2.34Si-0.32Mn-1.41Ni ;
Alloy V: Fe-3.59C-2.47Si-0.27Mn-1.43Ni-0.10V ; Alloy N: Fe-3.56C-2.36Si-0.26Mn-1.40Ni-0.043Nb
Alloy M: Fe-3.50C-2.40Si-0.27Mn-1.42Ni-0.30Mo
Figure I.28 : Comportement au glissement de cinq ADI alliées différentes (Les conditions de
traitement thermique et les compositions sont telles que la Figure I.27) [77]
36
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Figure I.29 : Effet du B et V sur la résistance à la traction de l'ADI [78]: T = 950 ° C, t = 240 min;
T A = 260 ° C, t A = 240 min. Compositions (en poids):
A-1: Fe-3.35C-2.82Si-0.93Ni, A-2: Fe-3.30C-2.78Si-1.05Ni-0.75Cu-0.012B,
A-3: Fe-3.40C-2.80Si-0.97Ni-0.70Cu-0.13V, B-1: Fe-3.40C-2.76Si-0.55Ni
B-2: Fe-3.35C-2.75Si-0.45Ni-0.012B, B-3: Fe-3.40C-2.80Si-0.55Ni-0.18V
Certaines études sur les ADI alliées au niobium ont été réalisées ces dernières années.
L’ADI alliée au Nb présente une amélioration significative des propriétés mécaniques
résultant de la fine ausferrite, associée à la présence de carbure de niobium dans la structure
du matériau. Il a été également démontré que la diminution de la résistance à la traction et de
la résilience des ADI alliées au Nb correspond à une durée de trempe plus longue en présence
37
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
d'une ausferrite plus grossière [81]. La Figure I.27 montre que les valeurs de la résistance à la
traction ultime et d’élongation de l’ADI alliée avec Nb (0,0435% en poids), sont
respectivement augmentée de 5% et diminuée de 25% en comparaison avec la ADI
conventionnelle. Cependant, ces valeurs sont plus faibles que l’ADI alliée au V [77].
En ce qui concerne le type de corrosion présenté par les alliages en fonte, ils présentent
les mêmes formes générales de corrosion que les autres métaux et alliages. Quelques
exemples des formes de corrosion observées dans les fontes incluent la corrosion galvanique,
corrosion sélective ou graphitisation, attaque uniforme ou généralisée, corrosion
intergranulaire, corrosion - érosion, corrosion sous contrainte et corrosion associée à la
fatigue.
Quand il s'agit du fer de haute pureté, avec une surface extrêmement uniforme, la
présence d'oxygène suffisant donne naissance à de l'oxyde de fer hydraté qui est la forme la
moins soluble de l'oxyde de fer. Si une forte adhérence de la rouille se produit au point
d'attaque, il est possible que l'attaque ne soit pas terminée. Cependant, en général il y a
beaucoup de zones dans le matériau corrodés où leurs comportement est différent. Cette
différence de comportement peut également se produire dans l'environnement. Comme il
s'agit en général d'un conducteur d'électricité, une différence de potentiel est créée entre les
différentes régions de comportement différent qui aboutissent à des cellules galvaniques, entre
anodes locales et cathodes à la surface du métal, provoquant la continuité de la corrosion [82].
38
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
conducteur, le métal qui subit la corrosion suppose un potentiel d'électrode, appelé potentiel
de corrosion [83].
Dans les zones cathodiques, les régions où se trouve le graphite sont la réduction de
l'oxygène dissous avec formation d'ions hydroxyles et, éventuellement, la libération
d'hydrogène gazeux, selon les réactions indiquées en (2) et (3):
2H++ 2e H2 (2)
Mainier et al. [84] ont constaté que l'attaque localisée provoque un aspect très fragile et
poreux dans le matériau, un mécanisme qui est représenté sur la figure I.30.
Un autre mécanisme de corrosion commun dans les alliages de fer est la corrosion
galvanique. Ce type de corrosion se produit lorsqu'un métal ou un alliage est électriquement
connecté à un autre métal dans le même électrolyte. L'intensité de ce type de corrosion sera
39
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Le composé FeOOH, qui peut être considéré comme de l'hématite Fe2O3 hydratée
(2FeOOH Fe2O3 + H2O) désigne globalement la rouille, qui est en fait un mélange
complexe de différentes phases cristallines et amorphes d'oxydes et d'hydroxydes de fer et
dont la stœchiométrie ne correspond qu'approximativement à la formule globale FeOOH. Les
trois composants principaux de la rouille sont respectivement :
• La lépidocrocite -FeOOH de structure rhomboédrique;
• La goethite -FeOOH de structure rhomboédrique;
• La magnétite Fe3O4 de structure cubique.
La composition de la rouille varie en fonction des conditions climatiques et de la durée
d'exposition. Elle varie de plus entre l'intérieur et l'extérieur de la couche :
• La partie extérieure est le plus souvent poreuse et principalement constituée de
goethite et de lépidocrocite.
• La partie intérieure, adjacente au métal, est en général relativement dense et formée de
magnétite et de phases amorphes de FeOOH;
Lorsqu’on expose une surface de fonte à l'atmosphère humide, elle se recouvre
rapidement d'un film mince de produits de corrosion. Cette réaction de formation de la rouille
est d'autant plus rapide que la surface est contaminée par des polluants comme les ions de
chlore. Les différentes étapes du mécanisme sont représentées à la figure I.31.
40
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Dans un premier temps (figure I.31.a), l'oxygène de l'air diffuse à travers le film liquide
et se réduit en ions OH- à la surface du métal tandis que le fer s'oxyde en ions ferreux Fe2+ qui
passent en solution dans l'électrolyte.
Les ions ferreux en solution réagissent ensuite avec l'oxygène dissous pour former la
lépidocrocite -FeOOH selon la réaction :
Plus la couche de -FeOOH devient importante et plus la réaction se ralentit car d'une
part la surface de fer "active" diminue et d'autre part la diffusion de l'oxygène est limitée par
la présence de la couche de -FeOOH (figure I.31.b). Lorsque la concentration en oxygène est
devenue suffisamment faible, la lépidocrocite réagit à son tour avec les ions Fe2+ en phase
aqueuse pour donner la couche de magnétite selon la réaction :
-FeOOH + Fe2+ + 2e- 3Fe3O4 + 4H2O (6)
soit globalement : 8 -FeOOH + Fe 3Fe3O4 + 4H2O (7)
La rouille -FeOOH se comporte donc comme un oxydant vis-à-vis du fer de la même
manière que l'oxygène. Selon (7), la réaction devrait s'arrêter lorsqu'elle a consommé toute la
rouille, mais en fait la réduction du -FeOOH ne se produit qu'en phase aqueuse faiblement
concentrée en O2.
41
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Lors des phases "sèches" (film d'eau très mince et forte concentration en O2), la
magnétite réagit avec l'oxygène de l'air (figure I.31.c) pour reformer le -FeOOH selon la
réaction : 2Fe3O4 + ½ O2 + 3H2O 6 -FeOOH (8)
42
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Les alliages de fonte offrent une alternative rentable aux équipements de construction et
de transport de liquides où la résistance à la corrosion est relativement adéquate aux supports
utilisés [86].
Mehra et Soni [85] ont étudié la détérioration de la fonte dans différentes solutions
aqueuses de sels dilués dans l'eau potable. L’évaluation du comportement relatif de ces sels
vis-à-vis de la corrosion au moyen de tests de perte de masse, vitesse de corrosion, courbes
potentio-dynamiques, potentiel de circuit ouvert, densité de courant de corrosion et coefficient
Tafel. Il a été rapporté que la fonte dans des solutions de sels d'halogènes présentait un taux
43
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
de corrosion élevé par rapport aux sels de carbonates. L'augmentation relative de la vitesse de
corrosion a également été observée dans les sels de sulfate et de nitrate. Le milieu dans lequel
les matériaux présentaient un taux de corrosion plus élevé était celui du chlorure de sodium.
Mohebbi et Li [88] ont évalué la corrosion de la fonte utilisée dans un tube de transport
de liquide, avec un comportement de corrosion vérifié dans des durées supérieures à des
heures, dans le cas de jours et de semaines. Ils rapportent que la microstructure de la fonte est
un facteur clé qui affecte le comportement de la corrosion dans les tuyaux.
Ukoba et al. [89] Ils ont étudiés le taux de corrosion du fer ductile en différents temps
d'immersion sur six mois, en milieu de solution de chlorure de sodium, simulant
l'environnement marin, ainsi qu'en milieu alcalin. Il a observé qu'il y avait une augmentation
du taux de corrosion dans les premiers mois d'immersion, qui diminuait avec le temps.
Dans les solutions concentrées, le fer pur à matrice ferritique est plus largement utilisé
que la matrice en fonte grise perlitique. Ce choix s'applique en raison du mécanisme de
graphitisation, qui peut se produire dans les fontes grises, étant accéléré par la présence
d'acide qui provoque un réchauffement. Le fer pur corrode aussi, cependant, à des taux
inférieurs.
La fonte à forte teneur en silicium est un bon choix pour les applications dans les
milieux à l'acide sulfurique, mais lorsqu'elle est utilisée avec de l'acide sulfurique concentré
(100%) et dans des milieux contenant du trioxyde de soufre (SO3), l’attaque de la matrice peut
se produire rapidement. Ces matériaux n'ont pas de facilité dans la formation de films passifs;
Comportement à la corrosion de la fonte et étant ainsi que dans les premières 24 heures de
service, le taux de corrosion est relativement élevé et après 48 heures de travail décroit [86].
44
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Sarin et al. [91] ont étudié l'influence des produits de corrosion d'une fonte et de fer pur
sur la contamination de l'eau potable. Ils ont effectué une évaluation pour identifier les
principaux produits de corrosion dans les deux matériaux après séchage du produit. Ils ont
observé que les produits avaient : la goethite -FeOOH, FeO, la magnétite Fe2O3 et la
lépidocrocite -FeOOH.
D'après Misawa et al. [90], dans le cas de l'acier au carbone et de la fonte, la rouille est
constituée d'une couche désordonnée de -FeOOH amorphe avec des îlots espacés de -
FeOOH, -FeOOH et / ou -FeOOH et Fe3O4. La formation de rouille, qui est l'oxyde de (III)
monohydrate (Fe2O3 .H2O), un composé qui a une coloration brun rougeâtre. La rouille se
forme lorsque le fer s'oxyde en présence d'air et d'eau. Survenant l'oxydation du fer métallique
au cation de fer, comme indiqué dans la réaction 11.
La formation d'hydroxyde ferreux (Fe (OH)2) se produit qui, en présence d'oxygène, est
oxydée en hydroxyde de fer (III) (Fe (OH)3). Par la suite, il perd de l'eau et devient de l'oxyde
de fer (III) monohydraté (Fe2O3.H2O), appelé rouille.
45
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Figure I.32 : Diagramme E-pH-T du système F e - H20 (activité des ions = 10-6M) [92].
La figure I.33 montre un schéma d'équilibre thermodynamique des différents états dans
lesquels le fer peut être trouvé dans un milieu aqueux. Le diagramme de Pourbaix montre qu'à
faible potentiel le fer présent une immunité, ne réagissant pas avec le milieu. Cependant,
diverses réactions peuvent se produire sur la surface. Dans cette région, il n'y a pas de
possibilité de dégradation du matériau. Dans une autre situation, avec un potentiel plus élevé
et dans la plage de pH acide, le fer peut être actif et avec une dissolution constante. Dans ce
cas, le fer forme un film d'oxyde qui peut le protéger, le rendant passif, dépendant également
du pH. Comme le montre le diagramme, l'état de passivation se produit également à un pH
alcalin.
46
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
Figure I.33 : Diagramme d'équilibre dynamique de Pourbaix, système Fer-Eau, avec les limites de la
corrosion, de la passivation et de l'immunité [92].
Miyata et al. [93] présentent dans leur étude l'évaluation de la vitesse de corrosion d'une
fonte nodulaire avec différentes zones de microstructure perlitique dans sa matrice par rapport
au fer pur. Le milieu utilisé était une solution d'acide sulfurique à température ambiante. Les
évaluations de la pente anodique des courbes de Tafel ont indiqué que la vitesse de corrosion
47
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
n'est pas influencée par la quantité de perlite dans la matrice. La dissolution anodique de la
fonte nodulaire avait une densité de courant anodique plus élevée que le fer pur.
Prasanna et. al [94] et Siddaraju et al. [95] ont rapporté dans leurs études l'influence de
la microstructure sur la résistance à la corrosion des alliages de fonte ductile. Ces matériaux
soumis à des traitements thermiques présentent la formation de la microstructure bainitique.
Les tests de corrosion effectués sur ces matériaux ont montré que le matériau de la
microstructure bainitique présente une résistance élevée à la corrosion par rapport à la fonte
ductile sans traitement thermique.
Ajell et Hasoni [96] rapportent dans leur étude que la teneur et la forme du graphite
présent dans les alliages de fonte affectent directement la résistance à la corrosion de ces
matériaux. La teneur en graphite libre induit la formation d'un produit de corrosion avec le fer
et d'autres éléments d'alliage. L'adhérence de ce produit sous la surface métallique favorise
une augmentation de la résistance à la corrosion. La couche formée agit comme une barrière,
empêchant l'attaque avancée.
Mohebbi et Li [88] a présenté dans son étude le mécanisme de corrosion dans une
microstructure en fonte perlitique, avec la présence de la phase ferritique et de la phase
eutectique phosphoteux (steadite). La phase ferritique est la première à subir une corrosion,
principalement parce qu'elle est toujours située près du graphite. Ce fait permet la formation
d'une paire galvanique. Bien que la phase ferritique soit facile à former des films passifs, le
fait d'être proche d'un matériau plus noble aura sa résistance diminuée. Les autres phases
subissent une corrosion selon l'ordre de réactivité, la phase eutectique phosphoreuse étant la
dernière à subir une corrosion. Dans le cas du produit de corrosion formé par l'attaque de la
matrice des alliages de fonte, Ekström [87] et Fófano [97] signalent que la formation de films
poreux induit généralement la continuité ou l'augmentation des dommages par des
mécanismes localisés de corrosion par piqûres et alvéoles. Cependant, la formation de films
continus et adhérents réduit la vitesse du processus de diffusion et, par conséquent, la
dissolution du métal.
Mehra et Soni [85] décrivent la formation de films passifs dans certains alliages de fonte
pénétrés par des sels d'halogènes, en particulier des chlorures, qui permettent l'attaque
corrosive. Les anions qui ont une influence significative sur la corrosion des fontes sont les
ions chlorure et sulfate.
48
CHAPITRE I: SYNTHESE BIBILIOGRAPHIQUE SUR LES PROPRITEES PHYSICO CHIMIQIUE DES
FONTES
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55
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Chapitre II :
TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Dans le présent chapitre seront présentées les différentes techniques et moyens utilisés
dans l’étude, à savoir:
L’élaboration des éprouvettes de traction par coulée du métal liquide dans le moule
(fonderie ALFEL d'El Harrache) ;
Tracé des courbes de température en fonction du temps pour évaluer l’influence de la
quantité des éléments d'alliges (Nb et V) déposée dans le moule lors de la coulée sur la
vitesse de refroidissement par simulation (logiciel ProCast)
La détermination de la composition chimique des échantillons par spectroscopie de
masse par émission atomique ;
La caractérisation métallographique des échantillons par microscopie optique et
microscopie électronique à balayage équipé d’une sonde EDS ;
L’identification des phases en présence par diffraction des rayons X;
La caractérisation mécanique par essai de traction, dureté et micro dureté sur les
éprouvettes élaborées par moulage;
L’étude du comportement électrochimique des échantillons par des techniques
électrochimiques stationnaires (tracés des courbes de potentiel de corrosion à
l’abandon, potentiodynamique, résistance de polarisation linéaire, tracé des pentes de
Tafel) dans une solution d’eau de mer (NaCl 3,5M) ;
Les échantillons sous forme d'éprouvettes de traction ont été réalisés à la fonderie d’El
Harrach (Alfel), suivant les étapes suivante:
Confection des moules en sable silico-argileux pour la coulée,
Préparation des poudres de niobium et de vanadium,
Introduction de la poudre de Nb et V à l’intérieur du moule (figure II.1),
Préparation de la charge, fusion et coulée dans le moule.
57
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
58
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Bentonite : 12%
Noir minéral : 4%
Humidité (H2O) : 5,2%
= P / R…………….(1)
Avec :
P : la somme des produits,
R : la somme des taux de refus,
K : coefficient dépendant de l’ouverture du tamis.
Les caractéristiques granulométriques du sable utilisé dans notre étude sont rassemblées
dans le tableau II.1. Le calcul de la granulométrie cité dans le tableau II.1 a été réalisé à partir
d’un échantillon de sable dont les caractéristiques sont :
Masse du sable sec : 50g
Masse du sable après lavage et séchage : 42,162 g
Teneur en éléments inférieurs à 0,02mm : 15,676 %
Teneur en éléments supérieurs à 0,02mm : 84,324 %
59
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Les résultats des calculs granulométriques effectués sur le sable utilisé ont conduit à
l’indice de finesse = 59,53
Etant donné que l’indice de finesse adéquat exigé à la fonderie où nous avons élaboré
les éprouvettes, doit être compris entre 50 et 55 AFS et le diamètre moyen des grains de sable
entre 0,24 et 0,28 mm ; cela s’est traduit par un état de surface assez grossier et rugueux.
[Link] du moule
60
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Figure II.2 : Démarche d’obtention des éprouvettes de traction par moulage permanent : a)- Châssis
inférieur retourné avec demi-modèles, b)- Châssis inférieur retourné avec demi-modèles assemblés et
c)- système de remplissage
Une fois le châssis supérieur rempli de sable et compacté, on procède à la séparation des
deux (02) châssis. Les modèles en bois sont retirés en laissant apparaitre l’empreinte des
éprouvettes (figures II.3). Une retouche sur l’empreinte est nécessaire si elle a été
endommagée au moment de retirer les modèles. A la fin de étapes de préparations, les deux
(02) demi-moules sont rassemblés pour n’en faire qu’un, qui servira de réservoir pour le métal
en fusion (figures II.4).
61
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Un traitement dans le moule est nécessaire avant la coulée du métal en fusion. Pour cela
deux étapes ont été suivies :
a - Préparation des poudres de niobium et de vanadium
Le niobium et le vanadium utilisés dans cette étude se trouvaient sous forme de roches
(minerai), non pas pur mais sous forme de Ferro-alliages, contenant un pourcentage élevé en
métaux de transition (Nb ou V), leur composition chimique nominale déterminée par
spectroscopie à étincelle est donnée dans les tableaux II.2 et II.3.
Tableau II.2 : Composition chimique Tableau II.3 : Composition chimique
nominale du Ferro-Niobium nominale du Ferro-Vanadium
Eléments % pds Eléments % pds
Nb 63 min V 78 min
Si 3 max Al 1,50 max
P 0,25 max Si 1,50 max
Pb 0,12 max C 0,20 max
Ta 0,20 max P 0,05 max
Al 2 max S 0,05 max
S 0,15 max Cu 0,15 max
C 0,20 max Mn 2,50 max
Fe 30 min Fe 16min
62
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Dans le but d’ajouter les ferro-alliages dans le moule en poste préparation de la coulée,
une taille optimale des granulés est une condition valable, vu le temps de séjours de ces
granulés aux hautes températures permettant aux grains de réagir avec la masse de la fonte (en
fusion (1400°C)) à la coulée. De ce fait, Afin d’obtenir une poudre à grain fin à partir de ces
ferro-alliages et de pouvoir l’introduire dans les moules confectionnés, il a fallu broyer les
roches dont la dimension des morceaux de minerai variait entre 50 et 100mm dans un
broyeur. Les roches broyées ont été réduites à une granulométrie inférieure à 1mm suivant les
étapes ci-dessous :
Réduction à une granulométrie inférieure à 10mm à l’aide d’un concasseur à
mâchoires de laboratoire.
Broyage à une granulométrie inférieure à 1mm à l’aide d’un broyeur planétaire
à une jarre de marque Retsch type PM 100, disponible à l’école polytechnique
d’El Harrach.
Le volume de la jarre en acier est de 1 litre. Les corps broyants utilisés sont des billes en
acier au nombre de cinq, occupant environ15% du volume de la jarre. La vitesse de broyage
utilisée est de 400 tours/minute, et le temps de broyage est de 40 minutes.
Afin d’éviter la contamination des échantillons, il a été procédé au nettoyage des
équipements à l’aide de l’acétone après broyage de chaque élément.
Pour cette étude, une granulométrie unique de 0,5mm pour les deux poudres en
niobium et en vanadium a été choisie. Pour cela nous avons fait passer séparément les
poudres récupérées du broyeur dans un tamiseur disponible au niveau du laboratoire de la
fonderie d’El Harrach (Alfel).
Le tamiseur utilisé est un tamiseur vibrant de marque DISA, contenant dix (10) tamis de
granulométries différentes, allant de 1,4mm jusqu’à < 0,06mm. Pour assurer un bon tamisage
le temps de vibration est pris entre 9 à 12min.
Les poudres collectées dans les différents tamis dont la granulométrie est supérieure et
inférieure à 0,5 mm ont été rejetés, et la poudre restée dans le tamis à l’ouverture 0,5 mm a été
collectée afin de l’ajouter aux moules confectionnés à différents pourcentages.
L’étude est articulée sur l’effet des additions de vanadium et de niobium dans la fonte à
graphite lamellaire EN-GJL250. Les additions des Ferro-alliages riches en ces éléments (V,
Nb) ont été ajoutées dans le moule avant la coulée de la fonte en trois proportions: 1%, 3%
et 5%.
63
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Avec :
la masse de Vanadium et de Niobium à ajouter
la masse de l’éprouvette égale à 1200g
la variation en teneur massique du Vanadium et Niobium, = 1% ; 3% ; 5%
Pour = 1% ; = 12g
Pour = 3% ; = 36g
Pour = 5% ; = 60g
La pesée des quantités de poudre nécessaires a été réalisée sur une balance électronique
de marque SCALTEC de précision au millième 0.001 g, disponible au niveau du laboratoire
de la fonderie d’El Harrach (Alfel).
Afin d’assurer une répartition uniforme de la poudre dans le moule, les additions de
poudre de vanadium et de niobium dans les moules se font manuellement, dans le châssis
inférieur, avant la coulée de la fonte en fusion (figure II.4),
Figure II.4 : Dépôt et répartition uniformément des poudres Ferro-alliage dans les empreintes du
demi-moule inférieur.
64
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Tableau II.4 : Composition chimique des matières premières composant la charge utilisée.
Fe C Si Mn P S
Fonte neuve 93,93 4,00 0,82 1,20 0,05 0,015
Bocage 93,68 3,20 1,90 0,70 0,40 0,12
Riblon d’acier 99,43 0,12 0,10 0,30 0,05 0,001
Fe-Si 55,00 - 45,00 - - -
Par un calcul simple à partir des proportions et composition des matières premières,
nous pouvons déduire la composition chimique visée de notre fonte, cela est représenté dans
le tableau II.5.
Fe C Si Mn P S Total
Fonte neuve 18,787 0,800 0,16 0,24 0,01 0,003 20 %
Bocage 68,761 2,349 1,394 0,5 0,293 0,088 73,4 %
Riblon d’acier 4,971 0,006 0,005 0,015 0,0025 0,00005 5%
Fe-Si 0,825 - 0,675 - - - 1,5 %
Ft25 visée 93,87 3,15 1,90 0,64 0,31 0,12 100 %
En revanche, la fonte produite contient du soufre apporté par le coke, et son analyse
chimique est difficile à maintenir dans des fourchettes de variations très serrées.
65
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Les moules déjà confectionnés sont soigneusement préparés suivant le cahier de charge
imposé par l’étude (figure II.5). Ils sont remplit par le métal en fusion jusqu’à ce que se
dernier apparaisse en surface et déborde des entonnoirs (figure II.6).
66
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Comme l’illustre la figure II.7, les pièces que nous avons élaborées se présentent sous
forme d’éprouvettes de traction. Celles-ci n’ont donc pas été usinées à partir d’un barreau.
Pour les besoins de caractérisations physico-chimiques (métallographie, DRX et
corrosion), des échantillons sont prélevés à partir des éprouvettes élaborées par découpage de
pastilles de 5mm d’épaisseur, l’opération s’est faite en deux temps, via une macro-
tronçonneuse manuelle suivie d’une micro-tronçonneuse de type Micro Cut126 avec
lubrification à l’huile pour éviter l’échauffement des échantillons. Le tableau II.6 présente la
nomenclature des échantillons à étudier.
1% pds V Fe V 1 0,5mm
3% pds V Fe V 3 0,5mm
5% pds V Fe V 5 0,5mm
1% pds Nb Fe Nb 1 0,5mm
3% pds Nb Fe Nb 3 0,5mm
5% pds Nb Fe Nb 5 0,5mm
67
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Figure II. 8 : cycle du traitement thermique : a) trempe réalisée et b) revenue réalisé [99].
ProCast est un logiciel de simulation capable de prédire avec précision les déformations
et contraintes résiduelles résultant de la mise en forme par moulage, ainsi que de simuler les
68
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
procédés tels que le tir de noyaux, la coulée centrifuge, la coulée par modèle perdu, l’injection
semi-solide et la coulée continue.
ProCAST incorpore également les schémas de Temps-Température-Transformation
(TTT) et de Transformation-Refroidissement Continus (TRC) pour modéliser les traitements
thermiques ainsi que le tracé des schémas Température-Temps.
Pour cette étude nous avons choisi de faire le tracé des courbes de température en
fonction du temps = ( ) pour évaluer l’influence de la quantité de poudre déposée dans le
moule lors de la coulée (pour différentes proportions 1, 3 et 5%) sur la vitesse de
refroidissement.
Les paramètres de simulation adoptés sont:
Le sable utilisé est un sable siliceux, la pièce moulée est sous forme
d’éprouvette de traction et le métal coulé est une fonte grise EN-GJL250 (Figure II.9).
En ce qui concerne les poudres déposées, nous avons remplacé ces dernières
par une plaque métallique avec les différentes proportions étudiées, car le logiciel ne
permet pas de simuler une poudre.
69
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
[Link] MICROSTRUCTURALES ET
MECANIQUES
Dans ce qui suivra, nous allons présenter succinctement les principes de mises en
œuvre, et les caractéristiques et conditions opératoires des différentes techniques utilisées
pour la réalisation de cette étude.
Les différences dans les échantillons à l’état poli étant très difficilement observables,
nous avons dû attaquer les échantillons afin de révéler la structure et contraster les différentes
phases.
La méthode la plus répandue consiste à tremper la face à observer dans le réactif choisi
pendant un temps convenable. Nos échantillons se révèlent facilement à l’aide d’une solution
nital dont la composition utilisée dans le cadre de ce travail est une solution alcoolique
d’acide nitrique (HNO3) à 4% et 96% d’éthanol (C2H5-OH), pendant 20 à 30 secondes. Après
chaque attaque, les échantillons sont rincés immédiatement à l’eau du robinet pour éviter que
l’action du Nital (4%) se prolonge.
70
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
71
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Figure II.10 : Dimension des éprouvettes élaborées selon la norme ISO 6892[2].
a) Dureté Brinell
Les essais de dureté Brinell on était été réalisés à l’aide d’un duromètre de marque TE,
avec une bille de diamètre 2.5mm et une charge de 1839 N. Le calcul du diamètre moyen se
fait par la formule (3).
d = 0.004 (d d ) … ….(3)
d1 : diamètre de la première lecture (en posant la droite verticale sur le côté droit de
l’empreinte), d2 : diamètre de la deuxième lecture (en posant la droite verticale sur le côté
gauche de l’empreinte), dmoyen : diamètre moyen.
Les valeurs des duretés sont déterminées à partir des abaques (dureté/ diamètres) en
fonction des diamètres moyens calculés. Souvent les diamètres calculés sont compris entre
deux valeurs de diamètres dans l’abaque (superieur/ inférieur), la dureté est alors choisi en
fonction de la valeur du diamètre superieur.
Afin d'assurer la fiabilité de nos résultats, chaque mesure est répétée trois fois dans des
régions allant du cœur de la pièce vers les bords.
72
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
b) Micro-dureté Vickers
Les essais de microdurté ont été réalisés au niveau du laboratoire pédagogique SDM à la
faculté FGMGP, moyennât un microdurométre de marque TE avec une charge appliquée
égale à 0.2 kgf. La machine est équipée d’une caméra reliée à un ordinateur permettant ainsi
la prise de photos des empreintes.
Figure II.11 : Forme des échantillons immergés dans la solution NaCl 3.5M.
73
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Les échantillons sont ensuite polis par frottement sur des papiers abrasifs de
granulométrie de plus en plus fine passant de 280 à 1200. L’état miroir est ensuite obtenu
après un polissage de finition sur un disque à feutre, imbibé d’une suspension d’alumine de
granulométrie 200 Å. Les pesés avant et après immersion sont effectuées au niveau du
laboratoire Technologie des Matériaux à la faculté FGMGP à l’aide d’une balance de marque
Ohaws Adventurer d’une précision de 10-4g. Les résultats de pesé des échantillons avant leur
immersion dans la solution NaCl (3.5M) sont regroupés dans le tableau II.7
Tableau II.7 : Masse et surface des échantillons avant immersion dans NaCl 3.5M.
24h 72h 120h 180h 360h
Masse S Masse S Masse S Masse S Masse S
initiale (cm2) initiale (cm2) initiale (cm2) initiale (cm2) initiale (cm2)
(g) (g) (g) (g) (g)
EN-GJL250 11.54 1,16 7.34 1,32 6.19 1,73 6.47 2,03 10.82 1,81
1% pds Nb 8.24 0,81 5.70 1,15 9.85 1,04 8.54 1,37 4.43 1,31
3% pds Nb 5.99 0,65 7.01 1,26 4.46 1,29 5.72 1,21 5.03 0,88
1% pds V 6.80 1,1 9.21 1,09 11.43 1,43 9.13 1,56 12.53 1,42
3% pds V 13.96 1,03 11.29 1,31 6.11 1,04 7.79 2,09 6.83 1,12
74
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
75
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Afin d’obtenir des résultats fiables et reproductibles, avant chaque essai électrochimique
la surface de l’électrode de travail est polie mécaniquement à l’aide de papiers abrasifs de
différentes granulométries (de 180 à 1200), nettoyée dans une cuve à ultrasons afin d'éliminer
tous les résidus issus du polissage effectué, puis rincée à l’eau distillée suivi d’une immersion
immédiate dans l’électrolyte contenue dans la cellule électrochimique.
76
CHAPITRE II : TECHNIQUES EXPERIMENTALES
IV.2.5.2. Agitation
Tout le long de nos expériences, nous avons maintenu une agitation moyenne. Cette
agitation permet de renouveler la solution au voisinage de l’électrode de travail et de fixer un
régime hydrodynamique reproductible.
A l’abandon dans une solution d’électrolyte, une électrode prend une tension E (i=0)
appelée potentiel libre E1. Ce potentiel est mesuré à circuit ouvert par rapport à une électrode
de référence. Nos échantillons sont immergés dans la solution corrosive pendant 16 heures
avant chaque essai électrochimique, temps au bout duquel la tension d'abandon devient stable.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[1] H. Maouche ; Etude de l’influence des éléments carburigènes sur la structure et les
propriétés des fontes au chrome; Thèse magister en fonderie, Université Badji Mokhtar,
Annaba, 2005.
77
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
CHAPITRE III
COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET
MECANIQUES DES FONTES ALLIEES
79
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Brut
3% 5%
Figure III.1 : Simulation via le logiciel Procast de la cinétique de solidification des éprouvettes
brute et alliées (1%, 3% et 5% pds) à t = 200 sec
Pour pouvoir estimer, l’évolution de la température en fonction du temps et en fonction
du pourcentage d’addition en éléments chimiques (1%, 3% et 5% pds) dans la fonte, des
courbes = ( ) ont été tracées, et superposées pour mieux comparer les résultats obtenus
(figure III.2).
Figure III.2 : Courbes de refroidissement (Température – temps) en fonction des teneurs en éléments
d’addition obtenues par le logiciel Procast.
Les résultats obtenus à partir des variations des courbes températures-temps sont :
80
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
1. Une fois le contact établi entre le métal en fusion et le sable du moule ou/et les
poudres ajoutées, la température décroît de manière très significative.
2. De 200 à 400sec, la vitesse de refroidissement des fontes alliées décroît rapidement
par rapport à celle de la fonte brute. Probablement la poudre métallique déposée dans
les moules en sable absorbe une quantité importante de chaleur provoquant ainsi un
refroidissement plus rapide.
Avec l'augmentation de la teneur des éléments d’additions, la durée du
refroidissement est plus faible.
81
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
L’apparition de trois structures prépondérantes qui caractérisent les fontes GL est mise
en évidence par les observations au microscope optique:
82
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Figure III.4 : Micrographie MEB de la fonte de base associée à l’analyse globale par EDS
Figure III.5 : Micrographie MEB de la fonte de base présentant le graphite lamellaire de type B
83
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Figure III.6 : Micrographie MEB de la fonte de base présentant le graphite lamellaire de type D
Fe
2 d (Å) I/Imax (%) (h k l) a (Å) amoy (Å)
44,978 2,052 100 (110) 2,903
66,043 1,413 38,4 (200) 2,826 2,78
92,477 1,066 14 (211) 2,612
84
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Ces résultats sont en bon accord avec ceux mentionnés à la partie théorique [1], à
propos de la fonte EN-GJL250 qui indiquent une Rm supérieure 250 MPa et une rupture
fragile.
85
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
moyenne 310µm. Les colonies eutectiques sont entourées de cellules eutectiques avec un
large espace intercellulaire. Cependant, l’ajout de niobium modifie la structure de manière
très perceptible. A un 1 % pds de niobium, le diamètre moyen des cellules eutectiques est de
159µm, et l’espace intercellulaire des colonies eutectiques est réduit. A trois 3 % pds de
niobium, la structure de la fonte grise devient complètement dendritique.
Figure III.9 : Micrographies MEB d'échantillons en fonte grise EN-GJL 250: (1) sans addition, (2)
avec 1% pds Nb et (3) avec 3% pds Nb.
86
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
87
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
A moyen grossissement, les échantillons de la fonte grise sans addition et avec addition
de niobium sont présentés figure III.11. La forme du graphite prédominante dans la fonte sans
addition est lamellaire rectiligne (figure III.11.1). Cependant, la taille et la distribution du
graphite sont en interdépendance avec la taille des cellules eutectiques. Au contour des
cellules, la longueur moyenne du graphite est de 45µm, alors qu’à l’intérieur des cellules, le
graphite se présente sous une forme fragmentée de longueur moyenne 5µm.
88
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Figure III.11 : Micrographies MEB d'échantillons de fonte EN-GJL 250: (1) sans addition, (2) avec
1% pds Nb et (3) avec 3% pds Nb.
A 3% pds de niobium (figure III.11.3), les lamelles de graphite ont la forme de vortex.
Néanmoins, il y a coexistence de lamelles d’épaisseur très fines de longueur approximative de
15 µm avec celles de largeur moins fine de longueur moyenne de 25µm. Cependant, le type
89
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
de graphite se trouve aussi modifié en type E, et les inclusions de graphite à ségrégation inter-
dendritique ont alors des orientations privilégiés.
90
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Figure III.12 : Spectres de diffraction des rayons X des fontes alliées au Nb établis dans différentes
régions. Le spectre indexé est celui de la zone proche de la paroi inférieure de l'empreinte. La
superposition des spectres montre l'atténuation des pics de carbure (encerclés en rouge) en allant de
paroi extérieure vers le volume de l'éprouvette).
Une fois formés, ces carbures peuvent agir comme des sites de nucléation hétérogènes
pour le graphite dans la réaction eutectique. Pour les sulfures, ces derniers fournissent un site
de nucléation du graphite. De plus, le Fe-Nb non dissous favorise également la germination
des sulfures MnS et (Mn, Fe) S (figure III.12, Tableau III.4), ce qui induit une augmentation
de la vitesse de croissance due à la multiplication des sites de germination et la transition du
graphite de type B vers le type E.
91
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Tableau III.4 : Analyse chimique par EDS de la fonte EN-GJL 250 alliée à 1% pds de Nb
5 06 94 - - - - - - Graphite
Par ailleurs, le niobium peut aussi se combiner avec les MnS pour former des sulfures
(Mn, Nb)S (figure III.13), ce qui induit à une élévation de la vitesse de croissance suite à la
multiplication des sites de germinations et la transition du graphite de type B vers le type E.
De plus, l’ajout du niobium a contribué à l’augmentation de la vitesse de refroidissement
comme indiqué dans la figure III.14. Aux hautes températures 1350°C/870°C (la zone grisée
dans la figure III.14) la vitesse de refroidissement de 7°C/s dans la fonte de base augmente à
9°C/s dans la fonte alliée à 1% pds de Nb et à 10°C/s dans la fonte alliée à 3%pds de Nb, ce
qui induit nécessairement une surfusion du liquide eutectique.
92
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Figure III.15 : Courbes de traction des éprouvettes en fonte alliées à différentes teneurs en Niobium
2. Une partie non linéaire où la pente parait plus faible traduisant la phase plastique
homogène du matériau.
93
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Tableau III.5 : Propriétés mécaniques de la fonte de base et alliées à différentes taux de niobium
Re (Mpa)
Rm (Mpa)
94
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
95
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
A grossissement 200 deux contrastes noir et blanc sont révélés sur les trois figures des
échantillons traités à 1%, 3% et 5% en poids de Nb. Le contraste blanc qui entoure les
lamelles de graphite peut correspondre à la dissolution de la cémentite en ferrite alors que le
contraste noir correspond à la perlite. Néanmoins, le pourcentage de ces phases (ferrite et
graphite) et de perlite varie en fonction des taux d’addition du niobium.
96
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Tableau III.6 : Valeurs de micro-dureté des différents constituants mis en évidence dans les fontes
alliées au Nb et traitées thermiquement
Micro-dureté HV0.2
Echantillons Constituants
Valeur 1 Valeur 2 Valeur 3 Moyenne
Figure III.20: Histogramme des micro-duretés des deux contrastes pour les fontes alliées à 1%, 3%
et 5% pds en Nb
97
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Tableau III.7 : Valeurs des duretés mesurées à des différents endroits dans les éprouvettes alliées au
Nb et traitées thermiquement
Dureté, du cœur vers les bords
Echantillons
Entre le centre
Centre de la pièce Bord de la pièce Moyen
et le bord
Dmoy= 1,17mm Dmoy= 0,75mm Dmoy= 0,74mm
1%Nb HB=420
HB= 410 HB=421 HB=429
Par ailleurs, les histogrammes en tricolores illustrés à la figure III.21 exposent les
duretés des trois échantillons alliés au de Nb (1%, 3% et 5% pds). Sur chaque échantillon les
mesures sont effectuées du cœur de la pièce vers les bords. Les points suivants sont mis en
évidence:
Figure III.21 : Histogramme de duretés des les fontes alliées au Nb et traitées thermiquement, zones
1: cœur de l'éprouvette e, zone 2: entre cœur et bord, et zone 3: bords de l'éprouvette
La hauteur des histogrammes montre que la valeur maximale de la dureté est située au
bord des éprouvettes. Cette valeur diminue en se déplaçant vers le cœur des
éprouvettes. Ce comportement est similaire quelque que soit la teneur en Nb. Pour 5%
98
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
pds Nb la dureté est faible pour les essais 1, 2 et 3 par rapport aux autres pourcentages
1% pds Nb et 3% pds Nb.
Pour 3% et 1% pds Nb les duretés sont presque égales malgré que celle de 1% est la
plus grande. On peut conclure que la fonte alliée à 1%Nb est le plus dure que des
autres.
L’allure générale des histogrammes illustrée à la figure III.21 montre une stabilité de la
dureté des échantillons suite au cycle thermique appliqué, néanmoins, cette stabilité n’est pas
conservée lorsque le pourcentage d’addition de niobium change. Effectivement, la dureté se
réduit au fur à mesure que le pourcentage des ajouts en niobium augmente, ceci peut être lié à
la saturation de niobium dans la matrice à base de fer, puisque la solubilité de Nb dans le Fe et
le carbone est négligeable (figures .I.5 et I.7). De ce fait, la variation des duretés moyennes en
fonction des pourcentages de Nb indiquent que la dureté moyenne Brinell est inversement
proportionnelle aux quantités des additions (figure III.22). Cette tendance est en concordance
avec les résultats de la micro-dureté des phases perlito-ferritique, qui évoluent de manière
inverse, ce qui peut amener à une réduction de la dureté en sommation, Eventuellement, elle
peut être également liée à la répartition et à la forme des espèces chimique en présence
(perlite, ferrite et graphite).
99
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Figure III.23 : Micrographies optiques de la fonte alliées au vanadium: (a)1% pds, (b) 3% pds et
(c)5% pds
En premier lieu, le taux d’addition du vanadium dans les fontes élaborées semble
impacter la finesse de la fonte traitée en fonction des proportions de l’ajout. Ceci peut être lié
à l’effet causé par le nombre des centres de germination actifs coexistant dans le liquide, et
qui participent à la solidification. Plus ce nombre est important (teneur élevée), plus le
nombre de grain de la fonte solidifiée est élevé, plus la concurrence de coalescence est plus
élevée et par conséquent leur taille diminue. En second lieu, La répartition de l’eutectique
phosphoreux varie considérablement en fonction de la vitesse de refroidissement [1]. Lorsque
celle-ci est grande, l’eutectique phosphoreux est réparti en un réseau continu délimitant
complètement les cellules eutectiques [1].
100
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Figure III.24:Microstructures au MEB de la fonte alliées au vanadium associée aux analyses par
EDS.
Figure III.25 : Diffractogrammes de la fonte de base et ceux des fontes alliées à 1%, 3% et 5% pds
de V
101
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Les spectres de diffraction des échantillons traités est similaire à celui de la fonte de
base, seuls les pics appartenant à la phase ferritique sont indexés. L’absence des pics relatifs à
la présence de nouvelles phases incluant le vanadium peut être justifié par les faibles teneurs
du vanadium ( 5% poids).
Le résultat dépouillement des spectres ainsi que les paramètres de mailles sont
regroupés dans le tableau III.8.
Tableau III.8 : Résultats de l’indexation du spectre DRX de la fonte alliée au vanadium (1%,
3% et 5% pds).
Fer
2 d (Å) I/Imax (%) (hkl) a (Å) amoy (Å)
43,087 2,097 100 (110) 2,965 2,80
65,828 1,417 30,3 (200) 2,834
91,817 1,072 13,2 (211) 2,625
Un consensus existe sur le fait que l’ajout du vanadium a un effet néfaste sur les
propriétés de résistance mécanique, par l'abaissement de la limite élastique et de la charge à
la rupture par effet d’affinement de grains [27].
Figure III.26 : Courbes de traction des éprouvettes en fonte alliées à 1%,3% et 5%pds vanadium.
102
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
L’allure générale des courbes de traction des éprouvettes traitées au vanadium peut être
devisée en trois parties; une partie linéaire qui reflète le comportement élastique du matériau,
suivit d’une partie non linéaire de pente plus faible qui traduit la phase plastique homogène, et
enfin une dernière partie qualifiée par une décroissance de l’effort au-delà du maximum, qui
résulte de l’instabilité plastique signe de l'apparition de la striction et de la rupture de
l’éprouvette.
Tableau III.9: Propriétés mécaniques de la fonte la fonte de base et celles de la fonte alliées au de
vanadium.
La chute de la résistance à la traction pour l’éprouvette 5% pds V (figure III.27), est liée
probablement à la présence du phosphore qui influe sur les principales caractéristiques
mécaniques : une augmentation de la teneur en phosphore de 1 % pds accroît la dureté Brinell
de 30 à 40 HB et diminue le module élastique de 10 000 MPa [3,7]. Par ailleurs, le phosphore
exerce aussi une influence défavorable sur la résistance au choc des fontes, alors qu’il
présente un effet variable sur la résistance à la traction [3,7].
103
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
104
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Dans les fontes alliées à 1% pds de V, les lamelles de graphite présentent des tailles
plus grandes que de celles mises en évidence dans les fontes alliées à 5% pds de V.
De la micrographie de la fonte alliée à 1% pds V (figure III.28) que le graphite
coexiste préférentiellement dans la phase blanche, néanmoins à 5% pds V (figure
III.30) il se positionne dans les deux phases.
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CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Micro-dureté HV0.2
Echantillons constituants
Valeur 1 Valeur 2 Valeur 3 moyenne
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CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Figure III.31:Histogramme des micro-duretés des deux contrastes mis en évidence dans les fontes
alliées à 1, 3 et 5 % pds en V
107
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
Les variations de la dureté illustrées figure III.32, représentent les résultats de trois
mesures (du cœur vers les bords) pour chaque fonte alliée au V. Souvent la valeur de la dureté
est ascendante du centre de la pièce vers la surface externe, et ce caractère est valable pour les
trois éprouvettes alliées. Néanmoins, la dureté de l’échantillon allié à 1% pds de V est la plus
petite par rapport à celle des échantillons alliés à 3% et 5% pds de V. Ces deux derniers
échantillons révèlent une dureté presque identique pour les points 1 et 2.
Figure III.32 : Histogramme de duretés des fontes alliées à 1%, 3% et 5% pds en V, zones 1: cœur de
l'éprouvette, zone 2: entre cœur et bord, et zone 3: bords de l'éprouvette.
La variation de la valeur moyenne de la dureté pour les différentes proportions 1%, 3%,
5% pds en V (figure III.33) évolue selon une loi hyperbolique et atteint sa valeur maximale
pour la teneur de 3% pds en V.
108
CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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Materials Park, 1996, 40–44.
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propriétés de l’alliage de fer», université de Biskra (2007).
[6] M. Colombie, « Matériaux industriels et matériaux métalliques »Edition DUNOD (2008).
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[8] M. Dupeux, « Aide-mémoire science des matériaux », Edition Dunod, Paris (2004).
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microstructure and mechanical properties of gray cast iron, Mat Sci. Eng. A, 528(2), 2010,
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[11] E. Fra, M. Gorny, and HF. Lopez, Eutectic cell and nodule count in grey and nodular cast
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CHAPITRE III : COMPORTEMENTS MICROSTRUCTURAUX ET MECANIQUES DES FONTES
ALLIEES
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110
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
CHAPITRE IV
L’anion qui a une influence significative sur les caractéristiques de corrosion de la fonte
est l’ion de chlore [1]. L'effet majeur sur la fonte est dû au comportement d'adsorption des
anions de l'électrolyte à la surface de l'électrode. Le gain du poids augmente progressivement
avec les solutions temporelles alors que le taux de corrosion n'est pas proportionnel au temps
et il ne suit pas une tendance bien définie pour toutes les durés d'essai [2-3].
112
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
A partir de l’étude pondérale (tableau IV.1), pour toutes les durées d'immersion il y a
gain de masse pour les échantillons de fonte de base EN-GJL250 et celles alliées à 1% pds et
3% pds de vanadium. Tandis que pour, les échantillons de fontes alliées à 1% pds et 3% pds
de niobium il y a perte de masse à partir de 360h d'immersion.
Il est bien connu que lorsqu’on expose une surface de fonte à une atmosphère humide,
elle se recouvre rapidement d'un film mince de produits de corrosion. Cette réaction de
formation de la rouille est d'autant plus rapide que la surface est contaminée par des polluants
comme les ions de chlore [4].
Dans un premier temps, l'oxygène de l'air diffuse à travers le film liquide et se réduit en
ions OH - à la surface du métal tandis que le fer s'oxyde en ions ferreux Fe2+ qui passent en
113
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
solution dans l'électrolyte. Les ions ferreux en solution réagissent ensuite avec l'oxygène
dissous pour former la lépidocrocite -FeOOH selon la réaction [4-5] :
2Fe2+ + ½O2 + 3H2O 2 -FeOOH + 4H+ (1)
Plus la couche de -FeOOH devient importante et plus la réaction se ralentit car d'une
part la surface active (surface de la fonte en contact avec la solution d’immersion (3.5 M
NaCl)) diminue et d'autre part la diffusion de l'oxygène est limitée par la présence de la
couche de -FeOOH. Lorsque la concentration en oxygène est devenue suffisamment faible,
le produit de corrosion ( -FeOOH) réagit à son tour avec les ions Fe2+ en phase aqueuse pour
donner la couche de magnétite selon la réaction [4-5] :
Cependant, le gain de masse dans la fonte de ENGJL250 est plus important à mesure
que le pourcentage des éléments d’addition augmente (1% et 3% pds Nb et 1% et 3% V). Ceci
ne laisse aucun doute sur l’effet de ces éléments sur la fonte à graphite lamellaire. Ce
comportement peut s'expliqué par la formation des carbures (MC et M2C) qui peuvent agir
comme des cathodes. Plus leurs nombres est important plus la corrosion de la matrice est
accélérée.
A partir de la figure IV.1, un temps d’immersion de 360h, est suffisant pour enclencher
une perte de masse quantifiable des fontes alliées au niobium (1% pds et 3% pds).
Cependant, ce temps de 360h est insuffisant pour enclencher la perte de masse des
échantillons en fonte non alliées et alliées au vanadium (1% pds et 3% pds).
Ce phénomène, peut être justifié par la variation des vitesses de formation des produits
de corrosion, qui sont plus élevées pour les échantillons des fontes alliées au niobium
114
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
(tableau IV.1). La couche de corrosion peut donc atteindre des épaisseurs beaucoup plus
importantes dans les échantillons alliées au niobium que celles des fontes alliées au vanadium.
Lorsque l’épaisseur des couches d’oxydes arrive une épaisseur critiques elles se détachement
(phénomène d’écaillage), ce qui peut expliquer la perte de masse.
Figure IV.1 : Evolution de perte de masse de la fonte de base et alliées immergées dans une solution
NaCl (3.5) pour différents temps d'exposition
115
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
Figure IV.2: Courbes de polarisations de la fonte de base et les fontes alliées à 1% ,3% et 5% pds en
Nb avant et après le traitement thermique.
Figure IV.3 : Courbes de la résistance de polarisation Rp, de la fonte de base et les fontes alliée à
1% ,3% et 5% pds en Nb avant et après le traitement thermique.
116
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
Les courbes de polarisation linéaire des échantillons E = f (i) avant traitement thermique
sont superposées sur la courbe de la fonte de base (figure IV.3). Donc cette représentation ne
permet pas de relever des observations précises. Cependant, on peut retenir que la résistance
de polarisation pour tous les échantillons étudiés est pratiquement de même ordre.
A partir de tous les résultats obtenus (courbes de polarisation log(i)=f(t)), nous avons
déduit que :
Concernant les fontes alliées au Nb et brutes de coulée :
Les courbes de polarisation log(i)=f(E) sont toutes déplacées un peu vers les
valeurs négatives par rapport à la fonte de base.
Les valeurs du courant de corrosion sont diminuées d’une moyenne de 30 µA par
rapport à la valeur de mise en évidence par la fonte de base.
Les courbes pour les fontes alliées à 3% et 5% pds de Nb, sont quasiment presque
superposables, et ont par conséquent presque la même valeur du potentiel et vitesse
de corrosion.
La fonte alliée à 1% pds Nb, présente la plus faible vitesse de corrosion, soit 35.58
mm/an (MPY), et par conséquent une meilleure résistance à la corrosion, Rp de
l’ordre de 275 .
117
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
La fonte alliée à 5% pds Nb a une résistance de polarisation (Rp) élevée, ceci induit
une diminution du courant de corrosion, ce qui implique une vitesse de corrosion
faible.
La fonte alliée à 1% pds Nb a une Rp moyenne par rapport aux fontes alliées à 5% et
3% pds en Nb, induisant un courant de corrosion moyen et une vitesse de corrosion
moyenne.
La fonte alliée à (3% pds Nb) a une Rp faible par rapport aux fontes alliées à 5% et 1%
pds Nb ceci induit un courant de corrosion élevé et une grande vitesse de corrosion.
118
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
Les courbes des fontes alliées à 1%, 3% et 5% pds en vanadium avant et après
traitement thermique ont été superposé à celle de la fonte de base EN-GJL250, afin de mieux
comparer les résultats obtenus (figure IV.4).
La partie cathodique de toutes les courbes de polarisation des fontes alliées n’est pas
modifiée par l’effet du pourcentage d’addition en vanadium. Néanmoins, un déplacement
vers la droite de l’allure de la partie anodique des échantillons de tous les échantillons alliés
par rapport à celle de la fonte de base est à relever et le potentiel de corrosion dans ce cas, est
déplacé vers les valeurs négatives.
Figure IV.4:Courbes de polarisation de la fonte de base et les fontes alliées à 1%, 3% et 5% pds en
vanadium avant et après traitement thermique.
119
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
Les courbes de polarisations linéaires obtenues avant traitement thermique des fontes
alliées à 5% et 1% pds en V sont presque parfaitement superposables. Elles sont situées au-
dessous de la courbe de la fonte de base, alors que dans le cas de la fonte alliée à 3%pds V,
cette dernière est au-dessus.
La position des droites de polarisation linéaire des trois échantillons aprés traitement
thermique est plus haute par rapport aux mêmes échantillons avant traitement thermique. Les
deux graphes concernant le comportement des fontes alliées à 1% et 5% pds en V, sont
presque parfaitement superposables, en revanche pour la fonte alliée à 3% pds de V la courbe
est déplacée vers les potentiels le plus négatifs.
Tous les calculs recueillis à partir du logiciel de corrosion Versa Studio, des droites de
Tafel et des courbes de polarisation linéaires sont regroupés dans le tableau IV.3.
120
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
Tableau IV.3 : Caractéristiques électrochimiques des fontes alliées au vanadium avant et après
traitement thermique
Avant traitement
3% pds V 60.43 -658.95 192.15 85.31
thermique
Après traitement
3% pds V 45.74 -522.74 164.50 53.15
thermique
121
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
À partir des courbes de polarisation et le tableau IV.3 rassemblant les valeurs des
vitesses de corrosion et celles du courant de corrosion on peut déduire que :
122
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
corrosion, l'érosion et l'écaillage augmentent les sites où les mécanismes de corrosion par
piqûres sont en prédominances.
Figure IV.6 : Micrographie MEB de la fonte alliée à 3% pds V immergé pendant 360h.
Les micrographies MEB en coupe transversale des fontes alliées à 3% pds Nb et 3% pds
V montrent que l’échantillon à 3%pds Nb immergé pendant 360h génère une couche d’oxyde
d’environ ~136µm, trois (03) fois plus épaisse que celle observée dans la fonte alliée à 3%
pds V (56µm) (figure IV.7).
Figure IV.7 : Coupe transversale de la microstructure MEB des fontes alliées immergées pendant
360h : a) 3% pds Nb, b) 3% pds V
123
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
Figure IV.8 : Coupe transversale de la microstructure MEB de la fonte alliée à 3% pds Nb immergée
pendant 360h.
124
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
des chlorures. En premier lieu, les chlorures sont adsorbés dans la couche protectrice de
l’oxyde de fer, par la suite, le fer oxydé (FeO) réagit en complexe soluble (FeCl4)2- suivant la
réaction (1), ce dernier réagit avec l’eau pour former l’hydroxyde de fer Fe(OH)2 suivant la
réaction (2). Le pH est alors abaissé et la concentration du chlorure est augmentée.
Le cycle répété impliquant la réaction de Fe2+ avec les ions Cl-, la formation de Fe(OH)2 et la
libération des ions de H+ et de Cl-, continuent jusqu' à ce que la couche protectrice de Fe2O3
ou Fe3O4 est complètement détruite. La migration des ions de chlorures vers le fond d’une
piqure, sous l’effet du champ électrique augmente la concentration d’anions agressifs dans la
cavité. Une fois formée ce phénomène est auto-catalytique. La piqûre crée des conditions
favorables à sa croissance. Une des formes principales de corrosion provoquée par l'ion de
chlore est la corrosion par piqûres.
Figure IV.9 : Microstructure MEB en mode BSE de la fonte alliée à 1% en poids de Nb après test de
corrosion.
125
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
Table IV.4: Evolution morphologique du graphite et taille des inclusions sulfureuses sur la zone
analysée par MEB-SE
Comme la corrosion de la fonte grise EN-GJL250 se produit par piqûres, elle semble
dépendre de la longueur, de la taille et de la distribution des inclusions, en particulier pour le
graphite. Plus les lamelles de graphite sont longues, plus le taux de corrosion est élevé. La
morphologie du graphite peut donc modifier significativement le comportement à la corrosion
de la fonte. De plus, cela dépend non seulement du nombre de sites de germination, mais aussi
de l'abondance du carbone dans la fonte. L'addition d'un élément formant un carbure tel que le
niobium affecte directement son évolution. Ainsi, l'addition du niobium en relation directe
avec la morphologie et la fraction du graphite détermine la zone cathodique effective efficace
pour la réaction de réduction [9]. Azim et Sanad [10] ont montré que la densité de courant io
et la vitesse de corrosion ou le courant de corrosion icorr augmentaient dans l'ordre croissant
depuis la fonte malléable, fonte nodulaire et fonte grise. Cela peut s’expliquer par les aires
des différentes morphologies de graphite qui augmentent dans le même ordre. Comme le
graphite présente un potentiel noble dans la série galvanique, près de l'argent et de l'or, il agit
comme un site cathodique [11].
Par ailleurs, les observations au MEB (figure IV.9.) indiquent que la matrice de perlite se
dissout autour du graphite, les régions affectées ont la même forme que le site cathodique
(inclusions). De plus, la matrice perlitique se corrode aux interfaces cementite/ferrite. Ainsi,
le processus de dégradation de la matrice débute par la dissolution des lamelles de ferrite.
126
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT ELECTROCHIMIQUE DES FONTES ALLIEES
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127
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION GENERALE
L’objectif de cette étude consiste à étudier l’effet d’ajout d’éléments métalliques carburigènes
(niobium et vanadium), sur les propriétés microstructurales, mécaniques et électrochimique
des fontes grises à graphite lamellaire EN-GJL250. L’originalité dans notre travail par rapport
à ce qui se fait traditionnellement (ajouter les éléments dans le bain de fusion) est que l’ajout
ne sera opéré que lors de la dernière étape de refroidissement de la fonte EN-GJL250.
Les premiers résultats sont obtenus à partir de logiciel de simulation des températures
de refroidissements ProCast qui ont montrés que les ajouts, source de nouveaux centres de
germination, ont un impact considérable sur le phénomène de solidification. En effet: La
température décroît de manière très rapide au contact du métal liquide avec le sable du
moule et les poudres métalliques V et Nb.
129
CONCLUSION GENERALE
Ce comportement trouve son explication dans le fait que les poudres métalliques
déposées sur les parois du moule en sable absorbent une quantité importante de chaleur,
entrainant ainsi un refroidissement rapide.
Avec l'augmentation de la teneur des éléments d’additions, la durée du refroidissement
est plus faible.
130
CONCLUSION GENERALE
131
[Link] Overseas Foundry CHINA FOUNDRY
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Abstract: The purpose of this study was to determine the impact of niobium addition as an inoculation element on
the microstructure and electrochemical properties of EN-FGL250 gray cast iron. Niobium additions are in a powder
form and have a 0.5 mm particle size at dfferent proportions of 1wt.% and 3wt.%. The addition was done during
casting of the metal in the mold at the last cooling step of the melt cast iron. These additions have a significant
impact on the phenomenon of solidification as the metal powder deposited in the sand molds creates new centers
of germination and absorbs a lot of heat. The cooling rate directly affects the microstructure and electrochemical
behavior. This is confirmed by SEM observations and electrochemical tests. Furthermore, the addition of
niobium transforms the microstructure of gray cast iron from cellular structure into totally dendritic structure. As a
consequence, the niobium addition affected the shape and size of graphite, thus considerably reducing the corrosion
current density by increasing the polarization resistance Rp.
Key words: Lamellar cast iron; microstructure; lamellar graphite shapes; niobium; inoculation; corrosion
resistance
CLC numbers: TG143.2 Document code: A Article ID: 1672-6421(2018)03-097-06
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to various forms of corrosion [23, 24]. Many studies have been footprint is a ferro-niobium powder. Its nominal composition is
Fe-Nb powder 30 0.2 3 - 0.25 0.15 - - 64.08 2 0.2 0.12
conducted to detect the mechanisms and factors responsible for shown in Table 1. The niobium powder was ground and sieved
degradation. Mohebbi et al. [25] found that localized corrosion to the particle size of 0.5 mm (Fig. 1b). The molten metal in the
(pitting) is the main form of corrosion in cast iron water pipes. cupola was introduced into the molds via a pocket (Fig. 1c). The slopes plots) in a 3.5 M NaCl solution. The electrochemical tests
samples used in this work are shown in Fig.1d.
(a)
Mehra et al. [19] investigated the variation in corrosion rate and have been achieved by an electrochemical chain composed of:
corrosion current density of gray cast iron as a function of The chemical composition of samples was determined by a a cylindrical electrochemical cell Pyrex glass which allows the
immersion time in various salt solutions. These authors found spark emission spectroscopy type MetalLab75-80J. The overall introduction of the working electrode, the reference electrode
that the NaCl solution is the most corrosive to cast iron. chemical composition of the cast iron is summarized in Table 1, saturated calomel (SCE), the auxiliary electrode, the bubbler and
Lunarska [7] studied the effect of the graphite form on corrosion which takes into account the combined influence of carbon and thermometer, and a potensiostat-galvanostat PARSTAT 4000
of gray cast iron in acid phosphoric (H3PO4). He concluded that silicon by the formula Equation (1) [9]: model which is connected to a data processing unit composed
the vermicular form of graphite is beneficial to the mechanical Ceq=%C + 1/3(%Si + %P) (1) of a computer provided with corrosion versa Studio software.
and tribological properties. Nevertheless, it can accelerate This latter allows the electrochemical parameters calculation
corrosion of cast iron by erosion. Tronstad and Sejested [26] The metallographic characterization of the samples was and the electrochemical speed evaluation. Temporal tracking of
studied the influence of sulfur content on the electrochemical performed by a scanning electron microscopy (SEM) JEOL 35X the corrosion potential has a two-fold objective: first, it helps
behavior of carbon steel in 2N NaCl solution. They found that model coupled with the energy dispersive spectrometry (EDS) to have a primary idea about the surface behavior in corrosive
an anodic attack is immediately triggered around sulphide EDAX model. Phase identification was performed by XRD [(D8 environments (corrosion, formation of a passive layer);
DISCOVER, diffract Suite, copper anode (λ= 1.54), 2θ=20°- (b)
inclusions in the metal. However, on the metal surface there were secondly, it determines the time required to obtain steady and
also inactive sulphides. These authors suggested that the active 120° (0.02), spot 2 mm)] with a point-to-point sweep from the essential potentiodynamic plots.
centers are sulphides of iron and manganese (Mn,Fe)S. The outer surface to volume of a 2 mm pitch. The electrochemical
dissolution of the metal seems to be caused by agglomeration of studies were performed by using stationary electrochemical
Cl− ions in these inclusions. Miyata et al. [27] studied the anodic techniques (the plot of the corrosion potential abandonment 2 Metallographic analyses
dissolution of spheroidal graphite cast iron according to the curves, potentiodynamic, linear polarization resistance, Tafel
2.1 Matrix microstructure and eutectic cells of
density of cementite lamellae and ferrite gray cast iron EN-GJL250
(pearlitic matrix) in sulfuric acid solutions. Figure 2 shows SEM-BSE micrographs at low magnification of
They showed that there was no difference in the samples from EN-GJL250 gray cast iron without and with
the anodic dissolution reaction mechanism the powder niobium (~0.5 mm) addition. The proportions of
between pure iron and spheroidal graphite niobium are respectively 1wt.% and 3wt%. The niobium powder
iron. In addition, the anodic current density was deposited on the surface of the lower footprint of the molds (c)
is independent of the density of the pearlitic (Fig. 1b).
matrix. As a result, the acceleration of It is accepted that the chemical composition in dependence
anodic dissolution at the interfaces between on the cooling mode has a strong influence on the structure
the ferrite/cementite lamellae is negligible. of the gray cast iron [9]. At low magnification (Fig. 2), the
This work aims to study the influence of structural appearance of the gray cast iron without addition
the added niobium (addition and inoculate niobium is in the cellular form of average size of about 310
element), in a powder form with a 0.5 mm µm. Eutectic colonies are surrounded by eutectic cells with
grain size at the proportions of 1w.% and a large intercellular space. However, the addition of niobium
3wt.%, on the microstructure and corrosion significantly modifies the structure. At 1wt.% Nb, the average
behavior of EN-GJL250 gray cast iron diameter of the eutectic cells is 159 µm, and the intercellular
during the metal casting in the mold. The space of the eutectic colonies is reduced. At 3wt.% Nb, the
source of these additions is ferroalloys. structure of the gray cast iron becomes completely dendritic. Fig. 2: SEM-BSE micrographs of samples from EN- GJL
The originality of this work concerns the This microstructural evolution is a consequence of the -250 gray cast irons: (a) without addition, (b) with
niobium addition in the last step of cooling solidification process of gray cast iron under technical 1wt.% Nb and (c) with 3wt.% Nb
of the melt cast iron in comparison with the parameters such as the melt chemistry, the inoculation practice,
traditional method where the addition of the holding temperature, as these mainly affect the rate of
elements is made in the melt [5, 14]. cooling and the state of nucleation below the eutectic [28, 29]. cooling below the equilibrium temperature of the eutectic,
Under a non-equilibrium supercooling, the liquid of non- the supercooling of the liquid phase of the austenite (γFe) and
Fig. 1: Silico-clayey sand molds samples preparation : (a) half upper mold for tensile
eutectic composition can generate a quasi-eutectic structure. graphite (G) is different. Due to its high melting temperature
test specimens, (b) niobium powder introduced into the half lower mold footprint,
(c) molten metal introduced into the molds and (d) prepared samples The latter results directly from supercooling. During the rapid (2,862 ºC), the graphite has a supercooling higher than that of
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austenite (δFe→ γFe, 1,394 ºC). This causes a different rate of the interdendritic liquid. Thus, the mode of eutectic formation At 1 wt.% of niobium (Fig. 4b), the graphite lamellae exist in the liquid, which may favor the formation of graphite type D [5].
growth of the phases, leading to an increase in the quasi-eutectic affects the shape, length, distribution, percentage and type of two forms: vortex and straight. Besides, for the medium length Effectively, given the high affinity of niobium for carbon, Nb2C
region. In the Fe-C system (Fig. 3), the quasi-eutectic region is graphite lamellae. This certainly affects the physico-chemical of graphite which has decreased to 25 µm, its arrangement has and NbC carbides are formed in the skin near the outer walls,
diverted to the non-metallic constituent phase (G). In addition to properties of the cast iron. At medium magnification, the also been modified. Two types of graphite then subsist: type revealed by XRD analysis point by point with a step of 2 mm
supercooling, due to fluctuations in concentration and different samples of the gray cast iron without and with the addition B rosettes of any orientation have been preserved, and type D (Fig. 5). Since their formation, they can act as heterogeneous
diffusion rates, the phase with the lowest melting point (γFe) is of niobium are shown in Fig. 4. The predominant graphite represents an interdendritic segregation of graphite with any nucleation sites for graphite in the eutectic reaction and for the
the easiest to germinate and the growth rate is the highest. form in the cast iron without addition is straight lamellar orientation. sulfides, these latter provide graphite nucleation sites. Moreover,
The kinetics of solidification of the eutectic liquid depends (Fig.4a). However, the size and distribution of graphite are At 3wt.% of niobium (Fig.4c), the graphite lamellae have a the undissolved Fe-Nb also favors germination of MnS and
both on the supercooling temperature and on the composition of interdependent with the size of eutectic cells. At the outline of straight shape. Nevertheless, there is co-existence of very thin (Mn,Fe)S sulphides (Fig. 6, Table 2), which induces an increase
the liquid [30-32]. According to studies conducted by Jiyang Zhou the cells, the mean graphite length is 45 µm, whereas inside lamellae approximately 15 µm long, with thicker lamellae with in the growth rate due to the multiplication of germination
[33]
on the solidification of gray cast iron, the solidification of the the cells, the graphite is in a fragmented form with an average an average length of 25 µm. However, the type of graphite is sites and the type B graphite transition to type E occurring.
supercooled hypoeutectic liquid below the liquidus begins with length ≤ 5 µm. Globally, the graphite is grouped in rosettes also modified to type E, and the inclusions of graphite with Consequently, increasing the number of graphite nucleation sites
nucleation of the austenite. At lower temperatures, dendrites of any orientation. This arrangement of graphite is of type (B). interdendritic segregation then have privileged orientations. results in a refined graphite morphology. Moreover, according to
with low carbon levels grow in the liquid and generate the According to some authors [5, 14], in cast iron whose chemical According to some authors [6, 35-37], the morphological change Wenbin Zhou et al. [41], niobium can also act as a retarder to the
modification of the liquid composition according to the liquidus composition is near to eutectic, this type of graphite is formed of type B graphite to type E is governed by the supercooling rate. movement of carbon particles during solidification, which also
(Fig. 3, path 1-2). During cooling, the supercooled liquid below with low supercooling and growth rate in large eutectic cells. So, a high supercooling favors the appearance of graphite type D limits the growth of graphite.
the eutectic point is located in the right of the quasi-eutectic or E. This supercooling may result either from overheating of the
region. The dendrites of the austenite are then surrounded by (a) liquid or from the increase of the cooling rate. Some studies [14,
38]
liquid carbon, which leads to the nucleation of graphite. The indicated that the titanium addition in gray cast iron generates
liquid slides in the quasi-eutectic zone (Fig. 3, path 2-3), and the germination of small equiaxed dendrites and increases the
eutectic crystallization occurs (Fig. 3). The solidification structure transition temperature of graphite from type A to type D, which
comprises eutectic cells, austenite and dendrites. In addition to the promotes type D graphite formation to low supercooling. Okada
conditions mentioned above, it has been proved that the intake et al. [39] suggested that titanium carbide formation (TiC) caused
of some chemical elements such as titanium and vanadium can depletion of the carbon content in the solid/liquid interface,
increase the number and length of dendrites [14, 34]. In our case, thus promoting the graphite formation of type D. Niobium, in
the transition from a cellular structure to a completely dendritic surface addition, probably contributed to the structural changes
structure (Fig. 2b, 2b and 2c), is probably due to niobium effect. of gray cast iron. According to the addition rate of niobium
This can be attributed to the formation of niobium carbides (Nb2C, (1wt.% &3wt.%), the morphology of graphite gradually changes
NbC) and sulfides (Mn,Fe)S. in the matrix of type B to type E passing through type D. In
(b) agreement with previous studies [40], niobium, according to the
2.2 Graphite morphology
addition process used in this work, can act in various ways. Since Fig. 6: SEM-EDXS analysis of non-metallic particles from
As indicated in the previous section, the solidification of eutectic the carbide formation energy is much smaller than that of the cast iron sample with 1wt.% Nb
liquid occurs according to a growth coupled mode, where the sulfides, and due to its high affinity to carbon, niobium may first
formation of graphite and austenite occurs simultaneously in form carbides. This leads to a local impoverishment of carbon in
Moreover, the addition of niobium contributes to an
increase in the cooling rate as indicated in Fig. 7. At
a high temperature (1,350ºC/870ºC.), the cooling rate
of 7 ºC·s-1 in the cast iron without addition increases to 9
ºC·s-1 in the cast iron with 1wt.% of Nb and to 10 ºC·s-1 in the
cast iron with 3wt.% of Nb, which necessarily induce the
supercooling of the eutectic liquid.
(c)
3 Electrochemical behavior of
lamellar gray cast iron
3.1 Niobium effect
According to Nernst’s theory, no metal is truly
insoluble, and all metals tend to pass into solution.
If a ferrous alloy electrode is immersed in a solution
(alkaline, basic, acid or salt), some iron atoms yield
their valence electrons and Fe 2+ ions enter into
Fig. 5: Cast iron X-ray diffraction patterns in different regions
solution. This will generate an excess of negative
Fig. 3: Superimposed Fe-C (graphite) and Fe-Fe3C phase (The indexed spectrum is taken from the area near the lower
wall of the footprint. The spectra superposition shows the charge on the metal electrode. A potential difference
non-equilibrium solidification process of cast iron: Fig. 4: SEM-BSE micrographs of samples from EN- GJL
the blue area represents the quasi-eutectic region 250 gray cast: (a) without addition, (b) with 1wt.% attenuation of the carbide peaks (circled in red) of the wall then exists between the ferrous alloy and the solution.
and the red line represents the cooling path [JIY09] Nb, and (c) with 3wt.% Nb towards the volume.) This process continues until the balance is established.
100 101
CHINA FOUNDRY Overseas Foundry
Vo l . 1 5 N o . 3 M a y 2 0 1 8
Overseas Foundry CHINA FOUNDRY
Vo l . 1 5 N o . 3 M a y 2 0 1 8
Table 2: Chemical analysis by EDXS analysis of EN-GJL 250 cast iron with 1wt.% Nb (wt.%) Table 3: Parameters of electrochemical corrosion of samples with 1wt. % Nb and 3wt. % Nb in 3.5 wt.% NaCl solution
Icorr Ecorr (I=0) βc(mV/decade, βa(mV/decade, Rp Cr
Chemical element (wt.%) Samples
Phase (µA·cm-2) (mV vs. SCE) vs. SCE) vs. SCE) (Ohms) (mm·year-1)
Fe C Si Mn P S Cr Nb Cast iron
47.51 -431.10 466.05 49.19 125.89 71.13
EN-GJL 250
1 - - - 53.9 - 38.7 - 3.4 (Mn,Nb)S
1wt.% Nb 16.07 -441.10 309.52 47.27 273.03 35.58
2 3.2 - - 63.2 - 33.6 - - (Mn,Fe)S
3wt.%Nb 14.46 -692.99 270.92 55.55 291.38 72.01
3 - - - 65.1 - 34.9 - - MnS
4 91.7 - 0.4 - 6.9 - 0.9 0.1 αFe resistance increases proportionally with the increase in the
5 06 94 - - - - - - Graphite
niobium addition fraction.
102 103
CHINA FOUNDRY Overseas Foundry
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104
Vol. 129 (2016) ACTA PHYSICA POLONICA A No. 4
5th International Science Congress & Exhibition APMAS2015, Lykia, Oludeniz, April 16–19, 2015
1. Introduction 2. Experimental
The diversity in the applications of iron alloys is pri- We have used the permanent model (wood pattern)
marily due to the role played by the adding elements for achieving the imprint of mould during the cast-
used as interstitial or substitutional to form the different ing process. The specimens for the tensile tests are
solid solutions. This is one of the first challenges fac- obtained by the sand casting in the foundry El Har-
ing the metallurgist researcher to define the importance rach (ALFEL) following the French standard norm
that plays each adding element that may have a syn- AFNOR NF A32-101 [1].
ergistic or opposite influence, depending on their con-
tents but especially for further use in the development
of iron alloys.
Indeed, the presence of flakes in lamellar gray cast iron
reduces the strength of the material and acts as cracking
agents that cause the mechanical failures. This morphol-
ogy of graphite leads to the brittleness of gray cast iron.
In this material, the cracks tend to propagate along the
flakes, turning into gray the surface of fractured lamellar Fig. 1. The mould used for the casting process.
gray cast iron. In addition, our objective in this study
will be focused on improving the mechanical and chem- For this purpose, we have done the following steps:
ical properties of gray cast iron EN-GJL250 (industrial
cast iron). • The confection of silico-clay sand molds for casting;
We aim at studying the influence of the addition of
vanadium at different contents 1%, 3% and 5% in the • The preparation of vanadium powders;
form of a powder grain size of 0.5 mm on the microstruc-
tural and mechanical behavior of gray cast iron with flake • The necessary amount of deposition of powders in-
graphite EN-GJL250. side the mold (Fig. 1);
(548)
Metallurgical, Mechanical and Electrochemical Behavior Study. . . 549
computer. The samples are also characterized by the ten- The as-cast pig iron presents an elastic behavior with
sile tests using a machine (INSTRON HDX 1000) with a value of the conventional yield strength tensile strength
an applied load up to 50 kN on the test pieces pre- about 283 MPa and the tensile strength reached a value
pared by molding. The potentiodynamic experiments of 290 MPa. These results are comparable with those
are conducted through a three-electrode cell connected given in Ref. [3]. Therefore, the cast iron EN-GJL250 is
to PARSTAT 4000 system. A saturated calomel elec- characterized by a brittle fracture.
trode SCE was used as a reference to measure the po- We have done a qualitative comparison regarding the
tential across the electrochemical interface and a carbon microstructure of the gray cast iron treated with vana-
sheet as counter electrode. The sweep rate was taken dium at different contents. Figure 4 shows a series of
as 1 mV s−1 . The electrochemical results are automati- optical micrographs of the cast iron treated with vana-
cally collected and analyzed with VersaStudio software. dium for increasing contents.
The results of the tensile tests are shown in Fig. 5 for the Figure 7 shows the polarization curves of the as-cast
treated gray cast iron with vanadium. It can be noted pig iron and the gray cast iron treated with vanadium
that the values of tensile stress are decreased with in- using the NaCl solution (3.5 M). It is seen the corrosion
creasing vanadium content. behavior of treated gray cast iron depends on the vana-
Figure 5 show that the behavior of the treated samples dium element. A best value of corrosion resistance is
is not the same as a function of the vanadium content. observed for a content of vanadium of 5%. The corrosion
Table I gathers the values of conventional yield strength, parameters are determined from the exploitation of the
tensile stress and tensile strain at failure depending on Tafel curves using the Versa Studio software. The main
the vanadium content in the treated gray cast iron. All results are summarized in Table II.
the values of Re0.2 and Rm are decreased when the vana-
dium content is increased. TABLE II
TABLE I Parameters of the electrochemical corrosion of the sam-
Values of the yield strength and tensile strength of gray ples with 1% V, 3% V and 5% V using the NaCl
cast iron depending on the vanadium content. medium (3.5 M).
4. Conclusion
• The increase in the vanadium content considerably [4] H. Le Breton, Practical Handbook of Cast Iron
reduces the corrosion current. Foundry, Dunod, Paris 1966 (in French).
[5] J. Barralis, G. Mader, Specific of Metallurgy. Prepa-
• The polarization resistance increases with an in- ration, Properties, Normalization, Afnor, Paris 1997
crease in the vanadium content. (in French).
[6] A. Roos, B. Millet, Specific of Applied Metallurgy,
References 3rd ed., Lavoisier, Paris 1982 (in French).
[7] J.C. Margerie, Techn. Ing. M770, 8 (2008)
[1] Norm NF A 32-101, Pieces molded unalloyed gray (in French).
iron, Bureau of Normalization Foundry Industries, [8] M. Durand-Charre, Microstructure of Steels and Cast
1965. Irons. Genesis and Interpretation, SIRPE, Paris 2003
[2] H. Laplanche, Cast Irons and Their Heat Treatments, (in French).
Vol. 1, Hardcover, France 1975 (in French).
[3] J.-C. Margerie, Techn. Ing. M380, 7 (2008)
(in French).