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Candidoses L3 UFHB

Le document décrit les différents types de candidoses, notamment les candidoses superficielles comme les candidoses digestives, génito-urinaires et cutanées, ainsi que les candidoses systémiques. Il présente les agents pathogènes en cause, les facteurs de risque et les principaux signes cliniques pour chaque localisation.

Transféré par

Sahouin Claude Medard
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Candidoses L3 UFHB

Le document décrit les différents types de candidoses, notamment les candidoses superficielles comme les candidoses digestives, génito-urinaires et cutanées, ainsi que les candidoses systémiques. Il présente les agents pathogènes en cause, les facteurs de risque et les principaux signes cliniques pour chaque localisation.

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CANDIDOSES

INTRODUCTION
I- EPIDEMIOLOGIE
II- SIGNES CLINIQUES
III- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
IV- PRINCIPES THERAPEUTIQUES
V- PREVENTION
CONCLUSION
INTRODUCTION
I- EPIDEMIOLOGIE
II- SIGNES CLINIQUES
III- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
IV- PRINCIPES THERAPEUTIQUES
V- PREVENTION
CONCLUSION
Définition

Affections fongiques cosmopolites dues à la


prolifération levures du genre Candida.
Infections superficielles (peau, phanères, muqueuses)
et/ou profondes (un organe touché) voire systémiques.
Rôle du terrain et nombreux facteurs favorisants sont
fondamentaux pour survenues candidoses.
Intérêts
•Les levures du g Candida incriminées dans plus de 80% des
infections à levure chez l’homme. Cette fréquence s’est
accrue avec l’avènement du VIH /Sida.
•Candidoses génitales sont des infections de la jeune femme
en période d’activité génitale. C’est un motif fréquent de
consultation en gynécologie. Fréquentes récidives (CVVR).
•Candidose des muqueuses digestives = affection classant le
SIDA selon le type d’atteinte
INTRODUCTION
I- EPIDEMIOLOGIE
II- SIGNES CLINIQUES
III- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
IV- PRINCIPES THERAPEUTIQUES
V- PREVENTION
CONCLUSION
Agents pathogènes - Taxonomie

• Phylum: Deuteromycotina,

• Classe: Blastomycètes,

• Ordre: Cryptococcales

• Famille: Cryptococcaceae,

• Genre: Candida.
Agents pathogènes - Taxonomie
• Plus d’une centaine d’espèces (196) a été décrite mais
Candida albicans est l’espèce la plus souvent incriminée
(70 à 80 %) dans les candidoses digestives et génitales.

• Autres : C. dubliniensis C. glabrata, C. tropicalis, C.


krusei, C. parapsilosis, C. guilliermondii, C. kefyr, C.
africana etc.
Agents pathogènes - Morphologie
• Eléments fongiques unicellulaires appelés
blastospores sous la forme d’une cellule
ovoïde, bourgeonnante ou non, mesurant 2-5
µ de diamètre.
• Levures par allongement produisent des
pseudofilaments, « faux filaments » ou
pseudomycelium entourés de blastopores.
Possibilité de vrais mycéliums avec C. albicans,
C. tropicalis et C. dubliniensis.
Levures bourgeonnantes ou non de Candida sp
Blastospores + pseudo-filaments
Agents pathogènes - Biologie
• Champignons opportunistes commensaux du tube
digestif qui profitent d’un dysfonctionnement du
système immunitaire ou d’autres facteurs favorisants
pour s’exprimer.

• Puisent pour leur croissance des nutriments en


particulier le fer fixé sur les protéines de l’hôte.
Agents pathogènes - Biologie
• Espèces fongiques du genre Candida se reproduisent
par bourgeonnement et se nourrissent par
absorption.

• Elles se cultivent sur milieux à base de gélose


Sabouraud, à 37°C, sur milieux PCB (pomme de terre,
carotte, bile) et RAT (riz, agar, tween 80), milieux
chromogéniques.
Agents pathogènes - Biologie
• Membrane faite de glycoprotéine, mannoprotéines,
caractère utilisé dans les réactions immunologiques.

• Assimilent et fermentent certaines sucres ; ces


propriétés des levures du genre Candida sont la base
des galeries d’identification
Agents pathogènes - Habitat
• Levures ubiquitaires

• Candida vivent en saprophytes dans le milieu extérieur


et en commensales au niveau des muqueuses de
l’homme, plus particulièrement au niveau du tube
digestif et des voies génito-urinaires ou sur la peau et les
ongles.

• On les retrouve aussi au niveau des fruits et légumes,


surtout les produits laitiers (Ex. C. keyfyr).
Modes de contamination

• La contamination se fait par prolifération des levures


endogènes (Candida albicans) commensales par
déséquilibre entre l’hôte et le champignon. La
contamination du nouveau-né et du nourrisson peut se
faire par la mère ou le personnel soignant.
Modes de contamination
• Le tractus gastro intestinal étant la source principale de
Candida, l’ensemencement vaginal se fait par la zone
périnéale adjacente expliquant les candidoses génitales.
La contamination peut être également exogène à partir
des objets et mains souillés ou alors l’origine sexuelle est
une voie probable de contamination mais qui reste
cependant limitée.
Modes de contamination
• En ce qui concerne les onychomycoses et intertrigos, le
principal facteur de risque est une personne de
l'entourage qui abrite le champignon. On peut l'attraper
à son tour via des fragments de kératine infectés
essaimés dans la salle de bains ou le lit partagés. En
dehors de la famille, la contamination peut avoir lieu en
piscine, salle de gym, à l'hôtel, etc.

• Le réservoir de champignons est vaste.


Facteurs favorisants
Facteurs intrinsèques liés à l’hôte

• Physiologiques : âge (prématuré, nouveau-né, sujet âgé),


grossesse (déséquilibre hormonal observé au cours de la
grossesse entraîne une modification de l’épithélium vaginal et
une baisse du pH vaginale, permettant l’implantation des
levures du g. Candida. 3è trimestre grossesse ++)

• Pathologiques : maladies sous-jacentes particulièrement


l’infection à VIH/SIDA ; hémopathies malignes,
endocrinopathies (diabète déséquilibré, hypothyroïdie) ;
malnutrition, neutropénie importante et prolongée de plus 2
mois.

• Locaux : transpiration, macération, humidité, microlésions.


Facteurs favorisants
Facteurs extrinsèques
(médicamenteux)
• Médicaments : antibiothérapie antibactérienne (à
large spectre et prolongée) ; corticothérapie au long
cours, immunosuppresseurs, oestroprogestatifs

• Pose de prothèses dentaires avec absence d’hygiène,


cathéters ou sondes à demeure.
Facteurs favorisants
Facteurs extrinsèques
(professionnels)

• contacts répétés avec l’eau (ménagères, plongeurs de


restaurants, poissonniers,) et avec le
sucre (pâtissiers) ;
• manipulation de produits caustiques ;
• manucure intempestive ;
• port de chaussures de sécurité (gendarmes,
militaires …), bottes.
Facteurs favorisants
Facteurs extrinsèques (locaux)

• effet occlusif des vêtements serrés ;


• microtraumatisme ;
• conditions d’hygiène précaire ;
• modification du pH par des produits d’hygiène
intime ;
• tampons vaginaux internes pouvant entraîner une
irritation locale ;
• humidité, macération (intertrigo des grands plis).
Répartition géographique
• Affections cosmopolites
• Côte d’Ivoire:
– CHU de Cocody et Institut Pasteur d’Abidjan. Sur
un total de 400 patientes incluses, 94 (23,5%)
présentaient une CVVR. Candida albicans (59,6%)
et C. glabrata (19,2%)
– Onychomycoses CHU Treichville: C. tropicalis (36,4
%) et C. albicans (30,3 %).
INTRODUCTION
I- EPIDEMIOLOGIE
II- SIGNES CLINIQUES
III- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
IV- PRINCIPES THERAPEUTIQUES
V- PREVENTION
CONCLUSION
Manifestations multiples avec atteintes
superficielles et atteintes profondes
1. Candidoses superficielles
1.1. Candidoses digestives
1.1.1. Candidoses buccales
1.1.2. Candidoses oesophagiennes
1.1.3. Candidoses gastro-intestinales
1.1.3. Candidoses anales
1.2. Candidoses génito-urinaires
1.2.1. Chez la femme
1.2.2. Chez l’homme
1.2.3. Candidoses urinaires
1.3. Candidoses cutanées et unguéales
1.3.1. Intertrigo
1.3.2. Périonyxis et Onyxis
2. Candidoses septicémiques et disséminées
MUGUET
Caractérisé par enduit
crémeux blanchâtre
quelquefois pseudo-
membraneux, sur langue,
face interne des joue, voile
du palais, pharynx
Sensation de cuisson
Dysphagie
Goût métallique
CANDIDOSE ATROPHIQUE
Langue rouge, luisante et
dépapillée
Forme très douloureuse
fréquemment rencontrée
chez sujets VIH+
CANDIDOSE PSEUDOTUMORALE
Caractérisée par des lésions bourgeonnantes
localisées surtout sur muqueuse de la joue
PERLECHE
Fissuration des commissures labiales, bilatérale à fond
blanchâtre parfois croûteuse
Ouverture complète bouche gênée et douloureuse
1. Candidoses superficielles
1.1. Candidoses digestives
1.1.1. Candidoses buccales
1.1.2. Candidoses oesophagiennes
1.1.3. Candidoses gastro-intestinales
1.1.3. Candidoses anales
1.2. Candidoses génito-urinaires
1.2.1. Chez la femme
1.2.2. Chez l’homme
1.2.3. Candidoses urinaires
1.3. Candidoses cutanées et unguéales
1.3.1. Intertrigo
1.3.2. Périonyxis et Onyxis
2. Candidoses septicémiques et disséminées
3 signes majeurs :
Dysphagie
Pyrosis
Brûlure au passage des aliments
1. Candidoses superficielles
1.1. Candidoses digestives
1.1.1. Candidoses buccales
1.1.2. Candidoses oesophagiennes
1.1.3. Candidoses gastro-intestinales
1.1.3. Candidoses anales
1.2. Candidoses génito-urinaires
1.2.1. Chez la femme
1.2.2. Chez l’homme
1.2.3. Candidoses urinaires
1.3. Candidoses cutanées et unguéales
1.3.1. Intertrigo
1.3.2. Périonyxis et Onyxis
2. Candidoses septicémiques et disséminées
Atteinte Estomac, Intestin grêle et Côlon
Selles fréquentes, liquides et inodores avec
grand nombre de levures
Déshydratation possible chez le nourrisson
1. Candidoses superficielles
1.1. Candidoses digestives
1.1.1. Candidoses buccales
1.1.2. Candidoses oesophagiennes
1.1.3. Candidoses gastro-intestinales
1.1.3. Candidoses anales
1.2. Candidoses génito-urinaires
1.2.1. Chez la femme
1.2.2. Chez l’homme
1.2.3. Candidoses urinaires
1.3. Candidoses cutanées et unguéales
1.3.1. Intertrigo
1.3.2. Périonyxis et Onyxis
2. Candidoses septicémiques et disséminées
Anite détermine prurit
intense et sensation de
brûlure anale réveillée
après émission de selles
Exsudation fétide
Intertrigo périanal avec
envahissement possible du
sillon interfessier
1. Candidoses superficielles
1.1. Candidoses digestives
1.1.1. Candidoses buccales
1.1.2. Candidoses oesophagiennes
1.1.3. Candidoses gastro-intestinales
1.1.3. Candidoses anales
1.2. Candidoses génito-urinaires
1.2.1. Chez la femme
1.2.2. Chez l’homme
1.2.3. Candidoses urinaires
1.3. Candidoses cutanées et unguéales
1.3.1. Intertrigo
1.3.2. Périonyxis et Onyxis
2. Candidoses septicémiques et disséminées
Vulvo-vaginite avec leucorrhées abondantes,
grumeleuses, blanchâtres
Prurit vulvaire souvent intense
Dyspareunie
Examen au spéculum montre une muqueuse
érythémateuse et oedémateuse, recouverte
d’un enduit blanchâtre
1. Candidoses superficielles
1.1. Candidoses digestives
1.1.1. Candidoses buccales
1.1.2. Candidoses oesophagiennes
1.1.3. Candidoses gastro-intestinales
1.1.3. Candidoses anales
1.2. Candidoses génito-urinaires
1.2.1. Chez la femme
1.2.2. Chez l’homme
1.2.3. Candidoses urinaires
1.3. Candidoses cutanées et unguéales
1.3.1. Intertrigo
1.3.2. Périonyxis et Onyxis
2. Candidoses septicémiques et disséminées
Balano-posthite avec
irritation intense de la
muqueuse, sans ulcération,
enduit blanc jaunâtre
caséeux dans les replis du
sillon balano-préputial
Prurit habituel

Mycose vaginale doit être systématiquement


recherchée chez la partenaire
1. Candidoses superficielles
1.1. Candidoses digestives
1.1.1. Candidoses buccales
1.1.2. Candidoses oesophagiennes
1.1.3. Candidoses gastro-intestinales
1.1.3. Candidoses anales
1.2. Candidoses génito-urinaires
1.2.1. Chez la femme
1.2.2. Chez l’homme
1.2.3. Candidoses urinaires
1.3. Candidoses cutanées et unguéales
1.3.1. Intertrigo
1.3.2. Périonyxis et Onyxis
2. Candidoses septicémiques et disséminées
Urétrite
Ecoulement purulent
Douleurs mictionnelles
Cystites (diabétiques, sonde à demeure)
1. Candidoses superficielles
1.1. Candidoses digestives
1.1.1. Candidoses buccales
1.1.2. Candidoses oesophagiennes
1.1.3. Candidoses gastro-intestinales
1.1.3. Candidoses anales
1.2. Candidoses génito-urinaires
1.2.1. Chez la femme
1.2.2. Chez l’homme
1.2.3. Candidoses urinaires
1.3. Candidoses cutanées et unguéales
1.3.1. Intertrigo
1.3.2. Périonyxis et Onyxis
2. Candidoses septicémiques et disséminées
Aspect caractéristique :
- Erythème suintant, prurigineux
-Enduit crémeux blanchâtre au fond du pli
souvent crevassé
2 types:
- Intertrigo des grands plis
- Intertrigo digito-palmaires et digito-plantaires
Intertrigo des grands plis
Peut se rencontrer au
niveau de tous les grands
plis :
Interfessier
Inguinal
Sous-mammaire
Axillaire
Intertrigo digito-
palmaire
L’intertrigo
interdigital surtout
chez personnes
dont les mains

soumises à l’humidité (blanchisseurs, ménagères…)


Touche surtout le 3ème espace, parfois 2ème et 4ème mais
jamais le 1er
Intertrigo digito-plantaire ou pied d’athlète
candidosique fréquents si ports prolongés de
chaussures fermés Peuvent déborder au dos et plante
du pied
1. Candidoses superficielles
1.1. Candidoses digestives
1.1.1. Candidoses buccales
1.1.2. Candidoses oesophagiennes
1.1.3. Candidoses gastro-intestinales
1.1.3. Candidoses anales
1.2. Candidoses génito-urinaires
1.2.1. Chez la femme
1.2.2. Chez l’homme
1.2.3. Candidoses urinaires
1.3. Candidoses cutanées et unguéales
1.3.1. Intertrigo
1.3.2. Périonyxis et Onyxis
2. Candidoses septicémiques et disséminées
Essentiellement mains et chez femme
Périonyxis : Tuméfaction rouge, douloureuse formant
bourrelet au niveau de la base de l’ongle
Spontanément ou par pression, du pus peut en sortir
Souvent chronique et peut s’étendre au lit de l’ongle
Onyxis : précédé ou accompagné de périonyxis
Touche, au début, partie proximale ou bord latéral de
l’ongle puis extrémité libre, partie malade de l’ongle
jaunâtre
1. Candidoses superficielles
1.1. Candidoses digestives
1.1.1. Candidoses buccales
1.1.2. Candidoses oesophagiennes
1.1.3. Candidoses gastro-intestinales
1.1.3. Candidoses anales
1.2. Candidoses génito-urinaires
1.2.1. Chez la femme
1.2.2. Chez l’homme
1.2.3. Candidoses urinaires
1.3. Candidoses cutanées et unguéales
1.3.1. Intertrigo
1.3.2. Périonyxis et Onyxis
2. Candidoses septicémiques et disséminées
2 origines :
endogène (à partir d’un foyer digestif)
exogène (à partir d’un acte thérapeutique impliquant un
traumatisme vasculaire)
Symptomatologie pauvre et non caractéristique :
fièvre inexpliquée ne cédant pas au antibiotiques
Altération de l’état général
Dissémination rénales, cardiaques, pulmonaires, oculaires,
neuroméningées et cutanées
INTRODUCTION
I- EPIDEMIOLOGIE
II- SIGNES CLINIQUES
III- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
IV- PRINCIPES THERAPEUTIQUES
V- PREVENTION
CONCLUSION
Diagnostic sérologique réserver aux
atteintes viscérales
Diagnostic essentiellement
mycologique
Diagnostic mycologique
1. Prélèvement
2. Examen direct
3. Culture
4. Identification
Qualité des prélèvements conditionne le diagnostic
mycologique.
Prélèvement effectué dans des conditions d’asepsie
rigoureuse à distance d’un traitement et les échantillons seront
acheminés rapidement au laboratoire.
A défaut, le prélèvement sera conservé 24 h à 48 h à + 4°C.
En cas de traitement antifongique, observer une fenêtre
thérapeutique de 15 jours avant d’effectuer le traitement.
Site du prélèvement guidé par le siège de l’atteinte
mycosique.
•Prélèvement après désinfection avec l’alcool 70° avec
matériel stérile et dans boîte de Pétri stérile
•Lame de Bistouri stérile: squames, fragments de peau
•Si onyxis : faire grattage à la périphérie lésions pour avoir
poudres
•Si périonyxis, recueillir pus avec écouvillon stérile
• Muqueuses: écouvillonnage (2 écouvillons)
•Selles, urines, sang, biopsies recueillis dans des pots ou
tubes stérile
1. Prélèvement
2. Examen direct
3. Culture
4. Identification
Il montre des levures
bourgeonnantes avec ou
sans filaments:
A l’état frais (selles,
urines…)
Après éclaircissement
(squames, ongles…)
Après coloration (frottis,
coupes histologiques)
1. Prélèvement
2. Examen direct
3. Culture
4. Identification
Sur le milieu de Sabouraud ajout antibiotique
(chloramphénicol ou la gentamicine) 0,5g/l
Sabouraud – Chloramphenicol (SC)
Ajout Actidione = Cycloheximide (0,5g/l) (SAC)
Antibiotique thermostable: inhibe pousse
bactéries
Cycloheximide ou Actidione inhibe de façon
sélective pousse champignons saprophytes qui
envahissent les milieux de culture (Aspergillus,
Penicillium )
Mais ce produit peut inhiber ou freiner aussi la
pousse de certaines espèces de candida telles
que C. glabrata, C. parapsilosis, C. tropicalis et
C. famata
Prélèvements ensemencés sur milieux SC et
SAC, coulés en plan inclinés. Ensemencement
en points ou en strie
Incubation à l’étuve à 37°C
Lecture chaque jour pendant
48 – 72h
Milieux chromogéniques

• Confèrent aux colonies qui s’y développent


une coloration particulière variable en
fonction de l’espèce
• Plusieurs milieux sont utilisés : Candida IDR2,
CHROM-AgarR, Candi-SelectR, Candi 4R.
Milieux pour hémocultures

• Milieu spécifique avec système de lecture automatisée fondée


sur la mesure du CO2 libérée au cours de la croissance de la
levure (automate BatecR, Bact/AlERTR). Détection de la
croissance fongique repose sur des mesures colorimétriques
(Bact/AlERTR) ou fluorimétriques (BatecR) automatiques.

• A défaut, les hémocultures pour la bactériologie peuvent être


utilisées pour les levures en particulier flacons destinés aux
bactéries aérobies car flacons mis en anaérobiose pas adaptés
à la croissance de certaines levures comme C. glabrata.
1. Prélèvement
2. Examen direct
3. Culture
4. Identification
En culture, colonies crémeuses,
luisantes ou mâtes de couleur
généralement blanchâtres
Sur ces colonies, plusieurs test pour
identifier le champignon

Examen direct dans du bleu coton ou


du sérum physiologique pour
confirmer qu’il s’agit bien d’une
levure
Aspect sur milieu chromogénique

Pr BENMEZDAD
Identification comporte plusieurs étapes :
1. Test de Blastèse
2. Test de Chlamydosporulation
3. Auxanogramme
Autres
Zymmogramme
Serotypage
Antifongigramme
Sérotypage

Equipe japonnaise de TSUCHIYA a mis en évidence sur


paroi des levures des Ag thermo stables baptisés de 1 à 4
Tous les Candida possèdent l’Ag 1.
2 sérotypes de Candida albicans : A et B.
Candida albicans sérotype A : Ag 1, 4, 5 et 6
Candida albicans serotype B : Ag 1, 4, 5 et 13b
Serotypes A et B comportement différents vis-à-vis
antifongiques: B souvent plus résistant que A
Sérotypage

Sérotype B est plus répandu dans la race noire


Candida glabrata : Ag 1, 4, 5, et 34
Serotypage s’effectue par tests d’agglutination sur lames
avec des antisérums monospécifiques, si bien qu’on aura
des antisérums anti 1, anti 4, anti 5, anti 13b
Dans le commerce, ces antisérums sont disponibles sous
forme de galeries appelée le Candida cheick ®
Antifongigramme

Principe de la Méthode par diffusion


Disques chargés avec concentration connue d’ATF à tester
déposés sur milieu gélosé, ensemencé par inondation
ATF diffuse dans la gélose, crée une zone d’inhibition de
croissance du champignon autour du dique
En fonction du diamètre zone d’inhibition, souche classée
sensible, intermédiaire ou résistante à l’ATF
Milieu casitone: polyènes et azolés
Milieu synthétique: 5-Floro-Cytosine (5-FC)
Antifongigramme

Autres Méthodes :

Par dilution (milieu solide, semi-solide, liquide)

Par dilution-diffusion (E-Test)


Diagnostic immunologique

Recherche d’antigènes : Tests d’agglutination :

identification d’espèce

Krusei-color Fumouze

Bichro-latex Albicans Fumouze

Bicro-Dubli Fumouze
NB: Diagnostic sérologique des candidoses possible

Recherche d’Ac dans les candidoses utile que dans


candidoses profondes ou systémiques
Plusieurs techniques :
technique de précipitation
Technique d’électrosynérèse
Technique d’immunofluorescence
Diagnostic moléculaire
Repose sur l’étude de l’ADN par PCR (réaction de
polymérisation en chaine). Permet le diagnostic
d’espèce

Diagnostic histologique

Par biopsie d’une pièce opératoire colorée au


Gomori-Grocott
INTRODUCTION
I- EPIDEMIOLOGIE
II- SIGNES CLINIQUES
III- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
IV- PRINCIPES THERAPEUTIQUES
V- PREVENTION
CONCLUSION
But du traitement
• Guérison clinique
• Diminution de la multiplication des levures au
niveau de la muqueuse et les ramener à l’état
commensal pour éviter la dissémination
profonde (complications).
Moyens- Indications - Posologies
1. Candidoses digestives

Nystatine, Mycostatine ®
4 à 6 Millions d’unités/ jour
Amphothéricine B, Fungizone ®, Ambisone®
2g /j
Miconazole, Daktarin ®
1g/j
Fluconazole, Triflucan ®
50- 400 mg/j
Kétoconazole, Nizoral ®
200 mg/j
Traitement pendant 2 à 3 semaines et même plus
Posologie varie selon la localisation et le type de patient
1. Candidoses digestives

Chez l’immunocompétent le traitement per os, avec les


polyènes non résorbables telles que la nystatine et
l’amphotéricine B réalisent une bonne efficacité locale
dans la majorité des cas. En cas d’échec thérapeutique, on
a recours au fluconazole.

Chez les PVVIH, les rechutes sont fréquentes. Le


traitement per os par le fluconazole est recommandé au
premier épisode. En cas de rechute, le fluconazole peut
être administré à nouveau. La thérapie anti rétrovirale est
indispensable pour restaurer l’immunité.
2. Candidoses cutanées

Forme locale de l’un des dérivés imidazolés


Pommade ou crème de
Miconazole, Daktarin ®
Econazole, Pévaryl ®
Isoconazole, Fazol ®
Kétoconazole, Kétoderm ®
Tioconazole, Trosyd ®
Bifonazole, Amycor ®
Sulconazole, Myk 1% ®
Et si récidives forme locale + forme par voie générale
3. Candidoses génito-urinaires

Traiter avec tous les partenaires pou éviter l’effet ping-


pong
Traitement par voie générale et locale
Local : pommade homme, ovule femme
Femme
Les ovules :
Miconazole, Gyno-Daktarin ®
Econazole, Gyno-Pévaryl ®
Isoconazole, Fazol G ® ovules gynécologiques
Butoconazole, Gynomyk ®

Posologie : 1 ovule le soir au coucher pendant 3 à 6


semaines.
3. Candidoses génito-urinaires

Tioconazole, Gyno-Trosyd ® 300mg


Posologie : 1 ovule le soir au coucher en prise unique.

Homme
Pommade sera appliquée 1-2 fois par jour pendant 2 à 4
semaines.

NB : pour les candidoses vulvo-vaginales, associer une


décontamination digestive pendant 15 jours par un
antifongique oral non absorbé (amphotéricine B, nystatine
ou miconazole).
4. Candidoses systémiques
Toute hémoculture positive à Candida suffit à décider la
mise en route immédiate du traitement
Traitement des candidoses invasives chez le non neutropénique
Amphotéricine B déxosycholate (0,1 à 1mg/kg en IV par jour) ou
Fluconazole: traitement de choix en première intention et avant
identification précise de l’espèce.
Si état de la fonction rénale dégradée (créatinémie supérieure à
1,5 fois la normale), préférer en première intention le fluconazole
à l’amphotéricine B conventionnelle.
Lors de l’identification de l’espèce, le traitement sera ajusté selon
la sensibilité des levures aux antifongiques.
4. Candidoses systémiques
Toute hémoculture positive à Candida suffit à décider la
mise en route immédiate du traitement
Traitement des candidoses invasives chez le neutropénique
Avant l’identification de l’espèce, en première intention, en
fonction de l’état de la fonction rénale, amphotéricine B
conventionnelle ou la caspofungine ou encore l’amphotéricine
liposomale.

La caspofungine est aussi efficace que l’amphotéricine B, mais


mieux tolérée.
Après identification, le choix sera fonction de la souche.
Possibilité d’utiliser le fluconazole retrouve en cas d’isolement
d’une souche sensible.
4. Candidoses systémiques

Le relais sera pris pendant 15 jours à 6 semaines


par les azolés : fluconazole, kétoconazole ou
itraconazole en fonction du résultat de
l’antifongigramme.
INTRODUCTION
I- EPIDEMIOLOGIE
II- SIGNES CLINIQUES
III- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
IV- PRINCIPES THERAPEUTIQUES
V- PREVENTION
CONCLUSION
• Réduction des facteurs de risque
• Lavage soigneux des mains du personnel à la
chlorhexidine notamment en réanimation
• Sujet neutopénique à risque de contamination
endogène : décontamination par des antifongiques
non absorbés, par voie orale (mycostatine,
amphotéricine B en solution et gélules), est justifiée
• Reconstitution de l’immunité par la trithérapie ARV
chez les PVVIH
INTRODUCTION
I- EPIDEMIOLOGIE
II- SIGNES CLINIQUES
III- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
IV- PRINCIPES THERAPEUTIQUES
V- PREVENTION
CONCLUSION
• Les candidoses sont des affections fongiques
très fréquentes, dues le plus souvent au
développement de C. albicans sous l’effet de
facteurs favorisants.

• La CMD est une affection opportuniste


fréquente au cours du SIDA.
• La certitude diagnostic des candidoses nécessite
la mise en évidence et l’identification de
l’espèce de Candida à l’examen mycologique.

• La réalisation de l’antifongigramme permettra


d’évaluer la sensibilité des souches présentes en
vue d’une meilleure prise en charge des
patients.

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