Modulecalcul Num
Modulecalcul Num
L’analyse numérique est un domaine des mathématiques appliquées plus connue actuel-
lement sur le nom de modélisation et calcul scientifique.
Dans ce domaine on s’intéresse à la mise en équation de problèmes concrêts et à la définition
de méthode numérique puisssantes pour la résolution.
Pour la mise en équation ( modélisation) le mathématicien a besoin des spécialistes du do-
maine où intervient le problème ( biologie, mécanique, transport, météo, etc..).
1) la modélisation
Grâce aux théories et aux sciences existantes, on arrive à mettre en équation un problème
donné. c’est une étape trés importante, en effet une modélisation hasardeuse d’un problème
peut n’avoir aucun lien avec le problème réel à résoudre.
2)Existence
Le modèle mathématique obtenu est généralement trés complexe. l’existence et éventuellement
l’unicité de la solution sont difficiles à montrer. cela constitue une première tâche du mathématicien.
3)Approximation
L’existence et l’unicité sont montrées, on passe (procède) alors à l’approximation de la so-
lution par des méthodes de discrétisation. les méthodes les plus utilisées (Différences finies,
éléments fins, volumes finis, transformations de Fouriers, ondelettes, méthodes spectrales,etc.)
4)Calcul
Aprés la discrétisation du problème on l’écrit sous forme de progamme dans un langage donné
( C,C++, Java, Python, Matlab,Scilab,...)
5) Interprétation
En collaborationavec les spécialistes de l’origine du problème traité, on procède à l’interprétation
des résultats numériques obtenus et éventuellement quand cela est possible à la comparaison
avec des essais expérimentaux.
1
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Chapitre 1
Equations algébriques
1.1 Le problème
Soit une fonction réelle continue d’une variable réelle f : I = [a, b] → R telle que f (x) = 0.
l’objectif est de trouver la racine α de l’équation
(E) : f (x) = 0.
Certaines situations peuvent se produire ( pas de solution, une solution unique ou plusieurs
solutions)
3
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1.4 Objectifs
Nous présentons les méthodes les plus classiques :
*) La méthode des approximations succcessives( point fixe)
*) La méthode de Newton
*) la méthode de dichotomie ou bissection
‘
f (x) = 0 ⇔ x = g(x).
La fonction g devant vérifier certaines hypothèses (x = g(x) est dit problème du point fixe).
A partir de x0 ∈ [a, b] on construit la suite xk par xk+1 = g(xk ). cet algorithme est dit
méthode des approximations successives (figure).
Théorème 1 : Supposons que g est définie et continue sur I = [a, b] et que :
a) g(I) ⊂ I
b) g est contractante i.e
, d’où
1 − Lm−n
|xn − xm | ≤ |x0 − x1 |Ln →0
1−L
lorsque n → ∞. Donc xk est une suite de cauchy, d’où la convergence vers α ∈ I. Comme g
est continue on a : g(α) = α.
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Remarque : α ainsi trouvé est unique solution de l’équation g(x) = x. En effet s’il existe
deux solutions α1 et α2 on aurait
ce qui implique :
|α1 − α2 | < |α1 − α2 |
car L < 1 et |α1 − α2 | =6 0 ce qui est absurde.
Remarque : Une condition suffisante pour que la fonction g soit contractante est que g
soit dérivable sur I et que supx∈I |g 0 (x)| = L < 1. pour la preuve on applique le théorème des
accroissements finis sur I.
Théorème 2 : On suppose que les hypothèses du théorème 1 sont vérifiées. Alors on a :
Ln
|xn − α| ≤ |x0 − x1 | .
1−L
1 − Lm−n
|xn − xm | ≤ |x0 − x1 |Ln
1−L
passons à la limite à l’infini m → ∞ dans l’inégalité. On obtient alors la majoration d’ erreur
suivante
Ln
|xn − α| ≤ |x0 − x1 | .
1−L
Théorème 3 : la méthode des approximations successives est d’ordre 1 dans le cas général.
Preuve : On fait un DL à l’ordre 1 autour de α de g(xk ) ; on a
1 00
xk+1 = g(xk ) = g(α) + g 0 (α)(xk − α) + g (yk )(xk − α)2
2!
où α < yk < xk . on a alors
xk+1 − α
= g 0 (α) + g 00 (yk )(xk − α)
xk − α
ce qui implique :
|xk+1 − α|
= |g 0 (α) + g 00 (yk )(xk − α)|
|xk − α|
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|xk+1 − α|
lim p
= |g 0 (α)|.
k→∞ |xk − α|
dans le cas général. On déduit que la convergence de la méthode des approximations succes-
sives est d’ordre 1.
Remarque : (ordre de convergence) soit g(x) = x ⇔ f (x) = 0. Si g (1) (s) = g (2) (s) = . . . =
g (r) (s) = 0 alors la méthode est au moins d’ordre r + 1.
1
0 = f (α) = f (xn ) + (α − xn )f 0 (xn ) + (α − xn )2 f 00 (yn )
2!
d’où
xn+1 − α f 00 (yn )
= ,
(xn − α)2 2f 0 (xn )
on a finalement :
|xn+1 − α| f 00 (α)
lim = | |.
n→∞ |xn − α|2 2f 0 (α)
Donc la méthode est au moins d’ordre 2.
Théorème 5 : (Estimation d’erreur) On suppose que les hypothèses du théorème 4 sont
satisfaites. On pose
M2 = sup |f 00 (x)|,
x∈I
m1 = inf |f 0 (x)|
x∈I
Draft,I.MBAYE 6 2018-2019
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et
M2
C=
2m1
On a alors l’estimation d’erreur :
1 n
|xn − α| ≤ [C|x0 − α|]2 ,
C
∀n ∈ N.
textbfPreuve : D’aprés le théorème 4 On a : |xn+1 − α| ≤ C|xn − α|2 , ∀n ∈ N. Nous allons
démontrer par récurrence le résultat suivant :
1 n
|xn − α| ≤ [C|x0 − α|]2 ,
C
. Pour n = 0 on a : |x0 − α| ≤ |x0 − α| vrai. Supposons que la relation est vraie au rang n et
montrons qu’elle est vraie au rang n + 1 i.e
1 n+1
|xn+1 − α| ≤ [C|x0 − α|]2 ,
C
On a
|xn+1 − α| ≤ C|xn − α|2 ,
d’aprés l’hypothèse de récurrence on a alors, le résultat.
Exercice : soit f (x) = x3 + x − 1000 = 0 sur I = [9, 10]
A) x = 1000 − x3 ,
1000
B) x = x2
− x1 ,
1
C) x = (1000 − x) 3
Parmi les méthodes A, B, C laquelle converge ?
Sous matlab on peut utiliser la fonction fzero() ou fsolve() pour trouver la racine approchée
de l’équation f (x) = 0 sur [a, b]. En effet on écrit les lignes de commandes suivantes :
>> f=inline(’x. ∧ 3 + x − 1000’)
>> r=fzero(f,9)
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Théorème 6 : Si xn est d’ordre p et zn d’ordre r tel que r > p alors zn converge plus vite
que xn .
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Chapitre 2
Interpolation Polynômiale
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qui vérifie P (xi ) = yi pour tout i et qui est unique. Ce polynôme ainsi défini est appelé
polynôme d’interpolation de Lagrange aux points xi .
Exercice : Déterminer le polynôme d’interpolation de Lagrange P aux points x0 = −1, x1 =
0, x2 = 1 tels que P (x0 ) = 2, P (x1 ) = 1, P (x2 ) = 3.
1
Exercice : Soit la fonction f (x) = 1+x 2 . Déterminer le polynôme d’interpolation de Lagrange
où
ψi (x) = [1 − 2(x − xi )li0 (x)]li2 (x)
et
φi (x) = (x − xi )li2 (x).
Exercice : Déterminer le polynôme d’interpolation d’Hermite P aux points x0 = −1, x1 =
0, x2 = 1 tels que P (x0 ) = 0, P (x1 ) = 1, P (x2 ) = 3 et P 0 (x0 ) = 2, P 0 (x1 ) = 1, P 0 (x2 ) = 3 .
1
Exercice : Soit la fonction f (x) = 1+x 2 . Déterminer le polynôme d’interpolation d’Hermite
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Chapitre 3
où les wi sont les poids de quadratures et les xi sont les noeuds. Différentes méthodes seront
étudiées.
Z b
f (x)dx ≈ f (b)(b − a)
a
et
Z b
a+b
f (x)dx ≈ f ( )(b − a)
a 2
.
les méthodes du rectangle sont à un point.
11
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(b3 −a3 )
3
d’où E(P ) 6= 0
,
Donc la méthode est d’ordre 1.
Proposition 3 : La méthode des trapèzes est d’ordre 1. Rb
En effet : - soit f (x) = P (x) = 1 on a alors Iq = (b − a), d’autre part a P (x)dx = (b − a),
d’où E(P ) = 0 ;
2 2) Rb 2 2)
-soit f (x) = P (x) = x on a alors Iq = a+b
2
(b − a) = (b −a
2
, d’autre part a P (x)dx = (b −a
2
,
d’où E(P ) = 0.
Rb 3 3)
- soit f (x) = P (x) = x2 on a alors Iq = f raca2 + b2 2(b − a), d’autre part a P (x)dx = (b −a3
,
d’où E(P ) 6= 0
Donc la méthode est d’ordre 1.
Proposition 4 : La méthode de Simpson est d’ordre 3.
Preuve (voir proposition 1,2,3)
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1 00
Rb Rb Rb
2!
f (ψ)(x − a)(x − b). En intégrant sur [a, b] on a : a f (x)dx − a P (x)dx = 2!1 a f 00 (ψ)(x −
Rb
a)(x − b)dx et en utilisant la formule de la moyenne on obtient le résultat : a f (x)dx −
Rb Rb
( f (a)+f
2
(b)
)(b − a) = 2!1 f 00 (η) a (x − a)(x − b)dx. On en déduit l’erreur : Et = a f (x)dx −
3
( f (a)+f
2
(b)
)(b − a) = −f 00 (η) (b−a)
12
.
4
Proposition 4 : Soit f ∈ C ([a, b]). La méthode de Simpson a pour erreur d’intégration
b
(b − a) (b − a)5
Z
a+b
Es = f (x)dx − (f (a) + 4f ( ) + f (b)) = −f (4) (η) .
a 6 2 2880
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Chapitre 4
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y0 =η
y0 =η
y0 =η
yi+ 1 = yi + h2 f (ti , yi )
2
yi+1 = yi + h(f (ti + h2 , yi+ 1 ), ∀i ∈ {0, 1, . . . , N − 1}
2
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4.2 Généralisation
Définition 1 : On appelle schéma à un pas toute méthode d’approximation du type :
yi+1 = yi + hΦ(ti , yi , h), ∀i ∈ {0, 1, . . . , N − 1}
(M )
y0 =η
où Φ est une fonction de trois variables.
Définition 2 : La méthode (M ) est dite consistante si :
y(ti+1 − y(ti )
| − Φ(ti , y(ti ), h)|
h
tend vers zéro lorsque h tend vers zéro pour tout i.
Définition 3 : La méthode (M ) est dite d’ordre p s’il existe une constante C indépendante
de h telle que
y(ti+1 − y(ti )
| − Φ(ti , y(ti ), h)| ≤ Chp
h
pour tout i.
Définition 4 : la méthode (M ) est dite stable s’il existe deux constantes indépendantes de
h, C1 et C2 telles que :
max |yi − zi | ≤ C1 |y0 − z0 | + C2 max ki
i i
lorsque i → 0
Théorème 1 : Une méthode à un pas stable et consistant est convergente. Si de plus, elle
est d’ordre p alors
|ei | = |yi − y(ti )| ≤ Chp
où C est une constante indépendante de h.
Théorème 2 : Une condition suffisante de stabilité est que Φ soit lipschitzienne par rapport
à sa deuxième variable avec une constante de lipschitz indépendante de h :
|Φ(t, y, h) − Φ(t, y ∗ , h)| ≤ C|y − y ∗ |.
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5
y
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
t
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Chapitre 5
Les systèmes d’équation linéaire sont rencontrés dans de nombreux problème tels que la
résolution des équations aux dérivées partielles, des équations différentielles ordinaires.
5.1 Introduction
Un système d’équation linéaire s’écrit sous la forme :
a11 x1 + a12 x2 + . . . + a1n xn = b1
a21 x1 + a22 x2 + . . . + a2n xn = b2
... .
... .
... .
an1 x1 + an2 x2 + . . . + ann xn = bn
où :
a11 a12 . . . a1n
a21 a22 . . . a2n
. . ... .
A=
. . ... .
. . ... .
an1 an2 . . . ann
23
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b1
b2
.
b=
.
.
bn
et
x1
x2
.
X=
.
.
xn
où A et b sont les matrices des données et X le vecteur des inconnues. ce système admet une
solution unique si et seulement si det(A) 6= 0.
Remarque : la résolution des systèmes d’équations linéaires avec des matrices triangulaires
ou diagonales sont trés faciles.
Compléments sur les matrices
* Une matrice A est symétrique si et seulement si At = A ;
* A est une matrice tridiagonale si et seulement si |i − j| > 1, aij = 0 ;
* Une matrice A est dite triangulaire supérieure si et seulement si pour tout i > j,
aij = 0 ;
* Une matrice A est dite triangulaire inférieure si et seulement si pour tout i < j,
aij = 0 ;
* Une matrice A est dite symétrique définie positive si et seulement si pour tout X 6= 0
on a X t AX > 0 ;
Une matrice A est dite à diagonale dominante stricte si et seulement si |aii | >
* P
i6=j |aij|
x1
x2
.
: kXk∞ = maxi |xi | ; kXk1 = n |xi | et kXk2 =
P
* Normes d’un vecteur X = . i=1
.
xn
pPn
2
i=1 xi ;
* Normes d’une matrice carrée A = (aij )i,j : kAk = supX6=0 kAXk
p
kXk
;kAk 2 = ρ(A∗ A) ;
Pn Pn
kAk1 = maxj i=1 |aij | et kAk∞ = maxi j=1 |aij | ;
* kABk ≤ kAkkBk
1
Exercice : Soit le vecteur X suivant :X = −2 calculer les normes du vecteur avec
4
Draft,I.MBAYE 24 2018-2019
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Matlab.
En effet on utilise la fonction norm(). on a alors :
>> X=[1 ;-2 ;4]
>> N1=norm(X,1)
>> N2=norm(X,2)
>> Ninf=norm(X,inf )
et on a les résultats suivants : N 1 = 7, N 2 =
4.5826 et
N inf = 4.
1 2
Exercice : Soit la matrice A suivante :A = calculer les normes de la matrice A
0 4
avec Matlab.
En effet on utilise la fonction norm(). on a alors :
>> A=[1 2 ;0 4]
>> N1=norm(A,1)
>> N2=norm(A,2)
>> Ninf=norm(A,inf )
et on a les résultats suivants : N 1 = 6, N 2 = 4.4954 et N inf = 4.
On utilisera les méthodes directes et les méthodes itératives pour la résolution des systèmes
d’équation linéaire.
Méthodes directes On appelle méthode directe de résolution d’un système d’équation
linéaire un algorithme qui permet d’obtenir la solution de ce système Une méthode en un
nombre fini d’opérations telles que (+,-,/, extraction de racines). Parmi les méthodes directes
on peut citer : la méthode de Cramer, la méthode de Pivot de Gauss, la méthode LU , la
méthode de Cholesky.
Méthodes itératives On les oppose aux méthodes directes. La méthode est itérative si on
peut construire une suite Xk qui converge vers X solution du système linéaire lorsque n tend
vers l’infini. Parmi les méthodes itérations on peut citer : la méthode de Jacobi, la méthode
de Gauss-Seidel, la méthode du gradient et la méthode du gradient conjugué.
AX = b ⇔ LY = b et U X = Y
.
Proposition : Soit une matrice carrée A d’ordre n. La factorisation LU de A avec lii = 1
pour tout i ∈ {1, 2 . . . , n} existe et est unique si et seulement si les sous matrices principales
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−2 1 1 −4
1
2
déduire la solution du système d’équations AX = b avec b = 1 .
−1
Résoudre d’un système linéaire Ax = b sous matlab
on utilise la fonction la inv() où la fonction linsolve()
>> A=[2 -1 0 ; -1 2 -1 ; 0 -1 2];
>> b=[1 ; 3 ; 4];
>> X=inv(A)*b
On peut remplacer la ligne de commande X=inv(A)*b par X = A \ b ou par X =
3.2500
linsolve(A, b) et on obtient le même résultat X = 5.5000
4.7500
Décomposition A = LU sous matlab on utilise la fonction lu() en effet :
>> A=[2 -1 0 ; -1 2 -1 ; 0 -1 2];
>> [L U]=lu(A);
on obtient
le résultat suivant :
1 0 0
L= −0.5000 1 0 et
0 −0.6667 1
2.000 −1.0000 0
U = 0 1.500 −1.0000 .
0 0 1.3333
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AX = b ⇔ (M − N )X = b ⇔ X = M −1 N X + M −1 b
.
On
peut définir la méthode itérative suivante :
X0 donnée
Xk+1 = M −1 N Xk + M −1 b, ∀k ∈ {0, 1, . . . , N }
La convergenge de cette méthode dépend de la matrice itérative M −1 N . En effet, on a
ek+1 = Xk+1 − X
en rempaçant
Xk+1 = M −1 N Xk + M −1 b
et
X = M −1 N X + M −1 b
dans l’expression de ek+1 on obtient alors
ek+1 = M −1 N (Xk − X) = M −1 N ek
ce qui entraine
ek = (M −1 N )k e0
. On a
lim ek = 0 ⇔ lim (M −1 N )k = 0
k→∞ k→∞
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converge pas.
>> A=[3 0 4 ; 7 4 2 ; -1 1 2];
>> D=diag(diag(A))
>> E=-tril(A,-1)
>> F=-triu(A,1)
>> BGS=inv(D-E)*F
>> rhoBGS=vrho(BGS)
On obtient
les résultats
suivants
:
3 0 0 0 0 0 0 0 −4
D = 0 4 0 , E = −7 0 0 , F = 0 0 −2 ,
0 0 2 1 −1 0 0 0 0
0 0 −1.3333
BGS = 0 0 1.833 et rhoBGS = 1.5833 > 1. La méthode de Gauss-Seidel ne
0 0 −1.5833
converge pas.
−3 3 −6
Exercice : Pour la matrice A suivante : A = −4 7 −8
5 7 −9
Déterminer le rayon spectral de BJ et le rayon spectral de de BGS . Conclure.
en effet on a les résultats suivants :
rhoBJ = 0.8133 < 1 la méthode de Jacobi converge et rhoBGS = 1.1111 > 1 la méthode
de Gauss-Seidel ne converge pas.
Remarque : la méthode de Jacobi peut converge pour un système alors que la méthode de
Gauss-Seidel ne converge pas et inversement.
4 1 1
Exercice : Pour la matrice A suivante : A = 2 −9 0 .
0 −8 −6
Déterminer le rayon spectral de BJ et le rayon spectral de de BGS . Conclure.
en effet on a les résultats suivants :
rhoBJ = 0.4438 < 1 la méthode de Jacobi converge et rhoBGS = 0.0185 < 1 la méthode
de Gauss-Seidel converge .
Remarque : la méthode de Gauss-Seidel converge plus rapidement que la méthode de Jacobi
car rhoBGS < rhoBJ < 1.
7 6 9
Exercice : Pour la matrice A suivante : A = 4 5 −4 .
−7 −3 8
Déterminer le rayon spectral de BJ et le rayon spectral de de BGS . Conclure.
en effet on a les résultats suivants :
rhoBJ = 0.6411 < 1 la méthode de Jacobi converge et rhoBGS = 0.7746 < 1 la méthode
de Gauss-Seidel converge .
Draft,I.MBAYE 30 2018-2019
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Chapitre 6
∂T (x, t) ∂ 2 T (x, t)
−α = f (x, t), ∀x ∈]a, b[ , ∀t > 0 (6.5)
∂t ∂x2
T (x, 0) = T0 (x), ∀x ∈]a, b[, (6.6)
T (a, t) = Ta (t), ∀t > 0, (6.7)
T (b, t) = Tb (t), ∀t > 0 (6.8)
33
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Où T est la température de la barre métallique de longueur l([a, b]) = b−a, α > 0 le coéfficient
de diffusion thermique de la barre. Ce problème modélise la diffusion de la chaleur le long
d’une barre métallique [a, b].
Déformation d’une poutre encastrée
Soit le modèle (M3 ) suivant trouver u :]a, b[→ R :
u(x + h) − u(x)
u0 (x) '
h
, le quotient différentiel rétrograde
u(x) − u(x − h)
u0 (x) '
h
et le quotient différentiel centré
u(x + h) − u(x − h)
u0 (x) '
2h
pour h ”trés petit” (h ≪ 0).
Approximation de la dérivée seconde
Avec la même idée développée précédemment on a l’approximation de la dérivée seconde
par :
u(x + h) − 2u(x) + u(x − h)
u00 (x) '
h2
pour h ”trés petit” (h ≪ 0).
Approximation de la dérivée quatrième
Avec la même idée développée précédemment on a l’approximation de la dérivée qutrième
par :
u(x − 2h) − 4u(x − h) + 6u(x) − 4u(x + h) + u(x + 2h)
u(4) (x) '
h4
pour h ”trés petit” (h ≪ 0).
approchant le modèle (M1 ). On dit usellement qu’on a discrétisé le problème par une méthode
de différences finies utilisant le ”schéma à trois points” de la dérivée seconde.
Matriciellement, Le schéma s’écrit : Ah Uh = Fh où les coéfficients de Ah sont définis par :
aii = h22 + ci , ∀i ∈ {1, 2, . . . N }
aij = −1 h2
, ∀(i, j) ∈ ({1, 2, . . . N })2 et |i − j| = 1 ,
aij = 0, ailleurs
u1
u2
.
Uh =
.
.
uN
et
f1 + hga2
f2
.
Fh = .
.
.
fN + hgb2
Pour déterminer la solution discrète Uh , il suffit donc de résoudre le système d’équation
linéaire Ah Uh = Fh .
Proposition 1 : Supposons c ≥ 0. La matrice Ah est symétrique définie positive.
Preuve
Proposition 2 : Supposons la solution du problème continu 6.1-6.2 est de classe C4 ([a, b]).
Alors le schéma 6.12 - 6.14 est consistant d’ordre deux pour la norme k.k∞ .
Draft,I.MBAYE 36 2018-2019
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Preuve
Théorème 1 : On suppose c ≥ 0. Si la solution du problème continu 6.1-6.2 est de classe
C4 ([a, b]). Alors e schéma 6.12 - 6.14 d’approximation par différences finies est convergent
2
d’ordre 2 pour la norme k.k∞ . Plus précisément, on a : kUh − π(u)k ≤ h96 supx∈[a,b] |u(4) (x)|.
Preuve
n+1
Tin+1 −Tin Ti+1 −2Tin+1 +Ti−1
n+1
∆t
−α h2
= fin+1 , ∀(i, n) ∈ {1, 2, . . . N } × ({0, 1, 2, . . . M })
Ti0
= T0 (xi ), ∀i ∈ {0, 1, 2, . . . N + 1}
T0n = Tan , ∀n ∈ {0, 1, 2, . . . M + 1}
TNn +1 = Tbn , ∀n ∈ {0, 1, 2, . . . M + 1}
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α∆t
avec c = h2
,
T1n+1
T2n+1
.
T n+1 = ,
.
.
n+1
TN
la condition initiale
T0 (x1 )
T0 (x2 )
0
.
T = ,
.
.
T0 (x2 )
et
f1n + hα2 Tan
f2n
n
.
F = ∆t .
.
.
fNn + hα2 Tbn
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1
−u00 (x) + u(x) = P, ∀x ∈]0, 1[ (6.15)
EI
u(a) = 0, (6.16)
u(b) = 0 (6.17)
(6.18)
quitraduit la déformation d’une poutre en flexion fixée à ses extrémités, où le module de
young E = 40 l’inertie I = 10 et le poids P = 20.
on va résoudre le système Ah Uh = Fh . Dans un M-file on écrit ses lignes de code :
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2.5
2
Deformation u de la poutre
1.5
0.5
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Longueur de la poutre
∂T (x, t) ∂ 2 T (x, t)
− = 0, ∀x ∈]0, 1[ , ∀t > 0 (6.19)
∂t ∂x2
T (x, 0) = exp(−x), ∀x ∈]0, 1[, (6.20)
T (0, t) = 0, ∀t > 0, (6.21)
T (0, t) = 0, ∀t > 0 (6.22)
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0.8
0.7
temperature T
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Longueur de la barre
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