TABLEAU DES SOLDES INTERMEDIAIRES DE GESTION
Le tableau a pour but de faciliter l’analyse de la formation du résultat et par
conséquent la gestion.
Le plan comptable propose un modèle de présentation du compte, de résultat
(Annexes 3 & 4) qui fait apparaître des soldes caractéristiques pertinents pour
l’analyse de l’activité. Ce modèle est cependant perfectible et le tableau des SIG
permet des retraitements et l’obtention des résultats complémentaires.
2 principes sur la structure du tableau des SIG :
- Analyser des charges et des produits par type d’opération ; exploitation, financier,
exceptionnelle.
- Mise en évidence d’un résultat sur opérations courantes
I- LA MARGE COMMERCIALE
A- Définition
C’est le supplément de valeur apportée par l’entreprise au coût d’achat des
marchandises vendues.
B- Mode de calcul
Marge commerciale=
Vente de marchandises nette de rabais, remise, ristourne accordées
– (Achat de marchandises nette de RRR obtenues + Variation de stock de
marchandises)
II- PRODUCTION DE L’EXERCICE
A- Définition
C’est la valeur des produits et des services fabriqués par l’entreprise qui aurait été
vendu ou stocké ou ayant servi à constituer des immobilisations.
B- Mode de calcul
Production de l’exercice =
Production vendue
+ Production stockée
+ Production immobilisée
+ Produits nets partiels sur opérations à long terme
III- CONSOMMATION DE L’EXERCICE EN PROVENANCE D’UN TIERS
A- Définition
Elle représente des biens et des services achetés à l’extérieur, se sont des
consommations intermédiaires.
B- Mode de calcul
Consommation de l’exercice en provenance d’un tiers=
Achat de matière (Ligne FU)
+ Variation de stock (Ligne FV)
+ Autres achats externes
IV- VALEUR AJOUTEE PRODUITE
A- Définition
Elle représente l’accroissement de valeurs apportées par l’entreprise aux biens et
services en provenance des tiers et constitue un critère pertinent concernant la taille
de l’entreprise.
B- Mode de calcul
VA=
Marge commerciale
+ Production de l’exercice
– Consommation de l’exercice en provenance de tiers
V- EBE ou IBE
A- Définition
C’est le premier profit économique avant toute prise en compte des politiques
d’amortissement et de financement.
B- Mode de calcul
EBE ou IBE =
VA
– Impôts et taxes (ligne FX)
– – Salariés
– – Charges sociales
– + Subvention d’exploitation (ligne FO)
VI- RESULTAT D’EXPLOITATION
A- Définition
C’est la ressource nette dégagée par les opérations de gestion courante.
C’est le deuxième profit économique qui prend en compte les politiques
d’amortissement et les risques d’exploitation.
B- Mode de calcul
Résultat d’exploitation= EBE +
Reprises sur amortissement et provision
+ Autres produit sauf produits nets partiels sur opération à long terme
– Dotation et amortissement et provision d’exploitation
– Autres charges
VII- RESULTAT FINANCIER
A- Définition
Il représente les conséquences de la prise en compte des politiques financières et
des financements de l’entreprise (placement, emprunt…).
B- Mode de calcul
Résultat financier =
Produit financier
– Charges financières
VIII- RESULTAT COURANT AVANT IMPOT
A- Définition
C’est le troisième profit économique qui intègre les politiques d’amortissement de
risques et de financement. Il mesure la performance de l’activité économique et
financière de l’entreprise.
B- Mode de calcul
RCAI =
Résultat d’exploitation
+ Quotes part de résultat sur opérations faite en commun
+ Résultat financier
IX- RESULTAT EXCEPTIONNEL
A- Définition
Ce résultat prend en compte tous les aspects exceptionnels de la vie de l’entreprise.
B- Mode de calcul
Résultat exceptionnel =
Produits exceptionnels
– Charges exceptionnelles
X- RESULTAT DE L’EXERCICE
A- Définition
C’est le résultat final qui prend en compte tous les aspects économiques et fiscaux de
l’entreprise.
B- Mode de calcul
Résultat de l’exercice =
Résultat courant avant impôts
+ Résultat exceptionnel
– Participation
– Impôt sur les bénéfices
OBSERVATIONS
- Certains soldes intermédiaires sont hétérogènes ou établit de façon discutable.
-
Par exemple dans la production de l’exercice et à propos des biens fabriqués.
La production stockée est valorisée à son coût de production différent du prix de
vente des produits vendus.
- Certains autres soldes et notamment la VA sont aussi établit de façon
discutable.
Par exemple les loyers de crédit bail sont inclus dans la VA hors de point de vue
financier le crédit bail est un moyen de financement on aurait dû l’intégrer par partie
en charges financières.
- D’autres soldes comme le personnel intérimaire intégré dans la VA alors qu’il
devrait se trouver en charge de personnel et non dans les services extérieurs.
- La participation aux salariés présentés comme un élément exceptionnel est
considéré parles analyses comme une charge de personnel.
- Les impôts et taxes hors IS sont pour certains analystes assimilables à des
consommations externes.
LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT
CAF (ressource)
Définition :
Elle représente le flux résiduel de trésorerie effective ou potentielle générée
par l’ensemble des opérations de gestion de l’entreprise. Les opérations de gestion
exclues les plus ou les moins values des cessions d’actifs immobilisés.
La CAF a pour fonction de rembourser les emprunts, financer les
investissements, et augmenter le FR fonctionnel.
Plus la CAF est élevée, plus les possibilités financières de l’entreprise sont
grandes mais il ne faut pas assimiler CAF et ressources de trésorerie effective. En
effet, une partie de la CAF est déjà investie dans la variation du BFR. Comme son
nom l’indique, la CAF détermine les possibilités d’autofinancement de l’entreprise.
L’autofinancement de l’année N est égal à la CAF de N – les dividendes de N-1 versés
aux actionnaires en N.
La partie liquide de la CAF est égale à CAF-variation de besoin de FR
CAF = EBE + quotes parts encaissables
Méthodes
- EBE : On dit que cette méthode de fait générateur, explicative, méthode des
flux externes, méthode descendante ou soustractive, méthode préconisée
pour le calcul de la CAF.
CAF = EBE ou IBE
+ Transfert de charges
+ Autres produits d’exploitations
- Autres charges d’exploitation décaissables
+ ou – Quotes parts sur opérations faites en commun
+ Produits financiers sauf RAP
- Charges financières sauf DAP
+ Produits exceptionnels sauf cession, quote part de subvention et reprise
sur provisions
- Charges exceptionnelles sauf valeur nette comptable des cessions et
dotations sur éléments exceptionnels
- Participation des salariés
- Impôts sur les bénéfices
- Résultat : C’est la méthode ascendante, des flux internes
Résultat de l’exercice=
+ Valeur comptable des immobilisations cédées (cf : charges
exceptionnelles sur opération en capital)
- Produits des cessions d’immobilisations (cf : compte de résultat, produits
exceptionnels sur opération en capital)
+ Dotation aux amortissements (exceptionnelles, exploitations et
financières)
- Reprises des dotations aux provisions (RAP)
- Quotes par de subventions virées au compte de résultat (cf : info + sujet)
BILAN FINANCIER
OBJECTIF
Faire apparaître la patrimoine réel de l’entreprise et faire évaluer sa
capacité à faire face à ses dettes à moins d’un an à l’aide de l’actif circulant à moins
d’un an : c’est l’évaluation du risque de non liquidité.
Capacité de l’entreprise à assurer la continuité de son cycle d’exploitation.
CORRECTIONS
On procèdera à des corrections de l’actif fourni par le comptable :
Actif immobilisé
On va retrancher les actifs fictifs comme les frais d’établissement, les charges à
répartir sur plusieurs exercices, les primes sur remboursement des obligations.
Ces valeurs nulles sont retranchées de Capitaux Propres.
On va retrancher les immobilisations financières dont l’échéance est à moins d’un
an, il faut transférer dans l’actif circulant.
On ajoute des actifs circulant et des comptes de régulation dont les échéances
sont à plus d’un an.
Actif circulant
On retranche les actifs, les comptes de régularisation dont les échéances sont à
plus d’un an.
On ajoute les immobilisations financières dont les échéances sont à moins d’un an.
Passif : Ressources durables
On retranche les actifs fictifs et la partie du résultat de l’exercice qui sera distribué
aux actionnaires sous forme de dividendes.
On retranche l’impôt latent à moins d’un an qui est contenu dans les subventions
d’investissements, dans les provisions réglementées.
On retranche les provisions destinées à couvrir les charges à moins d’un an.
On retranche les dettes financières dont l’échéance est à moins d’un an.
On ajoute les dettes non financières et les comptes de régularisation dont
l’échéance est à plus d’un an.
Passif : Dettes non financières
On retranche les dettes et les comptes de régularisation dont l’échéance est à plus
d’un an.
On ajoute la partie du résultat qui sera distribué sous forme de dividende aux
actionnaires.
Impôt latent à moins d’un an.
On ajoute les provisions des charges ou des risques à moins d’un an.
On ajoute les dettes financières dont l’échéance est à moins d’un an.
FOND DE ROULEMENT FINANCIER
Haut du bilan
= Ressources durables sans les amortissements et les provisions de l’actif
- Emplois stables en valeurs nettes
Bas du bilan
= Actif circulant net à moins d’un an
- Dettes à moins d’un an y compris le passif de trésorerie
INTERETS
Il distingue les ressources durables à moins d’un an et les emplois stables à plus d’un
an. Les analystes considèrent qu’il est significatif à partir du FR calculé avec le bilan
fonctionnel.
BESOIN EN FOND DE ROULEMENT FINANCIER
A cause des opération s de corrections apportée, il est dénaturé : je ne le calcule
pas.
TRESORERIE
Le passage du bilan fonctionnel au bilan financier ne modifie pas la trésorerie, elle
reste don l’élément de référence.
1- TG= FR- BFR (Bilan Fonctionnel)
2- TG= FR Financier – BFR Financier (Bilan Financier)
TG 1 = TG 2
RATIOS
DOMAINES
Un ratio c’est un rapport entre deux grandeurs d’ordre comptable et financière.
Les documents de références sont :
- Le bilan
- Le compte de résultat
- Les valeurs retraitées
Un ratio n’a pas de véritable signification que dans la mesure où il est comparé
dans le temps à lui-même : approche dynamique.
I- RATIOS D’ACTIVITE
A- PRODUCTIVITE
1- Ratio lié au CA
CA HT / Nbr de salariés
Il permet de suivre l’évolution de l’efficacité des moyens en personnel.
Rmq : Il faut tenir compte de la dépréciation monétaire. Il perd de sa signification si
l’activité est saisonnière.
2- Ratio lié à la VA
VA / Nbr de salariés
Il faut que la VA par salarié soit > au coût du personnel.
Il faudrait intégrer le personnel intermédiaire.
B- EBE
Ratio lié à la répartition de la VA
Charges financières / EBE
Il représente le poids des charges financières dans le résultat économique.
C- RATIO DE DELAIS MOYENS
1- Ratio de rotation de stock
- Matières premières et marchandises
(Stock moyen * Temps) / Coût d’achat des marchandises vendues ou
matières premières utilisées
Stock moyen = (SI + SF) / 2
Le stock initial de N c’est le stock final de N-1 du Bilan.
Le stock final de N c’est le stock final du Bilan.
Coût d’achat des marchandises
= SI
+ Achat marchandises
- SF
Achat + (SI – SF)
ou
Achat Variation de stock
t (tps) représente l’époque de référence
30 jours / mois * x mois = tps de l’écoulement en jours
Rmq : Ce ratio mesure la vitesse d’écoulement, toute augmentation entraîne une
augmentation du BFR Exploitation et diminue d’autant la liquidité.
- Produits finis
(Stock moyen * Tps) / Coût de production des produits finis vendus (CF/
Coût complet)
Coût de production des produits vendus = Production vendue – (Résultat
d’exploitation – Marge commerciale)
Rmq : Idem de la remarque précédente.
1- Ratio fournisseurs
(Dettes fournisseurs et compte rattaché – Avances et acomptes versés) *
Tps / CA TTC
Rmq : Plus le ratio augmente plus le BFR augmente et plus les liquidités diminuent
II- RATIOS & STRUCTURE FINANCIERE
A- Risque liquidatif
Actif net / Total du bilan financier
Il mesure l’importance des fonds propres par rapport à l’ensemble des capitaux
engagés par les partenaires économiques.
B- Capacité d’endettement avec Bilan Financier
Dettes à plus d’un an / Actif net financier
La moyenne de ce ratio est à deux, le plafond est à 4.
Bilan Fonctionnel
Doctrine
Endettement global < = Capitaux propres
Ou
Dettes / Capitaux propres < = 1
Banque = EG / Capitaux propres = 2 plafond 4
EG = Dettes permanentes + CBC + Intérêts courus non échus
C- Capacité à rembourser
Endettement Global (dettes+CBC) ou Dettes Pers des Ressources stables / CAF =
Nbr d’années nécessaires pour rembourser les dettes
Ce ratio ne serait excéder 3, 4, 5 max la CAF.
D- Analyse de la solvabilité
Ratio qui voudrait exprimer du degré d’indépendance absolue vis-à-vis des
partenaires économiques.
EG / Capitaux Propres
E- Analyse de la liquidité
Une entreprise est liquide quand les ressources dégagées par ses opérations
courantes lui fournissent des disponibilités suffisantes pour faire face à ses
échéances à court terme.
1- Liquidité générale
Actif circulant net à moins d’un an / Dettes à moins d’un an + CBC
2- Liquidité réduite
Créances à moins d’un an + Disponibilités / Dettes à moins d’un an + CBC
3- Liquidité immédiate
Disponibilités / Dettes à moins d’un an + CBC
III- RATIOS & RENTABILITE
A- Rentabilité commerciale
Marge commerciale / Vente de marchandises
B- Rentabilité industrielle
VA / Production de l’exercice
Mesure l’aptitude de l’entreprise a créé une richesse
C- Rentabilité financière
Résultat de l’exercice / Capitaux propres
Résultat de l’exercice / Situation nette de N-1 après répartition (Bilan
Financier)
RCAI / Situation nette de N-1 après répartition (Bilan Financier)
Si les éléments exceptionnels sont importants, on prendra la RCAI plutôt que le
Résultat net.
IV- RATIOS DANS L’ANTICIPATION DES CRISES FINANCIERES
A- Fonctions scores Altman
Indicateurs de type synthétique qui détectent à l’avance les difficultés de
l’entreprise. L’ensemble de ces indicateurs s’appel les fonctions scores.
B- Fonction scores contrôle du bilan
C- Fonction scores de Conan & Holder
Référence en gestion
Une fonction score est établie en fonction du comportement d’une entreprise seine
ou en difficulté à base d’une analyse factorielle discriminante.
L’utilisation de cette fonction permet de savoir si l’entreprise est seine ou s’il y a
défaillance ou zone d’incertitude.
CONCLUSION
Le ratio n’a de véritable signification que dans la mesure ou il est comparé dans le
temps entre eux ou avec des ratios Banque de France.
Il faut interpréter les ratios avec prudence : attention aux comparaisons très
parlantes mais trompeuse.
ANALYSE
I- ANALYSE QUALITATIVE DE L’ACTIVITE
Nature de l’activité
- Part de marché (CA de l’entreprise / CA du secteur)
- Portefeuille produit (Pdt Dilemme ; Etoiles, Poids Morts et Vache à lait)
Processus de production
- (Valeurs nettes des immobilisations / Valeurs brutes des immobilisations)
Plus le ratio est faibles plus le système productif est vétuste.
- (Sous traitance / Production de l’exercice)
Ressources humaines
Elément majeur de la réussite de l’entreprise.
- (Montant de la formation / Masse salariale)= Qualité de la formation du
personnel
- (Nombre de jour d’absence / Nombre de jours ouvrés)= Taux d’absentéisme
- (Nombre de démission / Effectif moyen)= Turn Over
- (VA/ Effectif moyen) = Rendement apparent de la main d’œuvre
Bilan social
Document pouvant être obligatoire, regroupant des infos sur le personnel.
II- ANALYSE QUANTITATIVE DE L’ACTIVITE
SIG
- Permet d’interpréter et de commenter les soldes
VA est la richesse créée par l’entreprise, c’est la mesure du poid économique : critère
de taille pertinent
Répartition de la VA
VA
Personnel Etat Prêteurs Entreprise
Rémunération Impôts Banques CAF
Participation Dividendes
Autofinancement = CAF – Dividendes
Partie Liquide = CAF – Variation du BFR
EBE
Premier profit économique avant toute prise en compte des politiques
d’amortissement et financière.
RESULTAT DE L’EXPLOITATION
Ressources nettes dégagées par les opérations de gestion courante
RCAI
Mesure la performance économique et financière
RESULTAT DE L’EXERCICE
C’est le revenu qui revient aux associés, il permet de mesurer la rentabilité des
capitaux propres
EXPLOITATION DES SIG
Mesure de la croissance
- CA HT : (N – N-1) / N –1 * 100 = Taux d’évolution
- VA
Structure de l’activité
- Taux d’export = ( Exportation / CA Total)
- Taux de marge commerciale = (Marge / Vente de marchandises)
- Taux VA = VA / (Production + Vente de marchandises)
Etude des moyens d’exploitation
Rendement apparent de la main d’œuvre = (VA/Effectif moyen)
Etude de la rentabilité économique
(EBE / (Immobilisation brutes + BFR Exploitation))
On peut dire que la mesure d’une rentabilité en général = Résultat obtenu / Capital
nécessaire pour obtenir ce résultat
CAF
Ressource dégagée au cours de l’exercice par l’ensemble des opérations de gestion.
Plus la CAF est élevée plus les possibilités financières de l’entreprise sont grandes.
Une CAF négative traduit une situation éminemment critique. Il faut suivre
attentivement l’évolution de la CAF dans le temps.
III- ANALYSE DE LA STRUCTURE FINANCIERE
BILAN
- Emplois stables doivent être financés par des ressources durables. Le non-
respect provoque un problème de trésorerie.
- FR = Ressources Stables – Actif Immo Brut
Un FR négatif traduit une situation normale pour les entreprises de grande
distribution. Le FR doit être > 0
- BFR = Actif Circulant Brut – Dettes non permanente
Le FR devrait être > au BFR, tout déséquilibre affecte la trésorerie.
- TG = FR – BFR
ANALYSE DES RESSOURCES DURABLES
Cette analyse permet d’apprécier l’indépendance des entreprises à l’égard des
prêteurs. Le montant des dettes financières ne devrait pas excéder le montant des
capitaux propres.
- Capacité théorique d’endettement
C’est la différence entre capitaux propres et dettes financières. C’est la mesure de
l’aptitude de l’entreprise d’obtenir de nouveaux concours externes de financement à
moyen ou long terme.
- Autonomie financière
(Dettes financières / Capitaux propres) <ou = 1
( Capital / Dettes) > 1
(Dettes / Capital + Dettes) < 0,5
La valeur Dettes / Capitaux propres influence la rentabilité financière il s’agit de
l’effet de levier : c’est un phénomène simple.
Si le rentabilité des investissements prévus est de 15% et que le taux de l’emprunt
est de 10% l’entreprise a tout intérêt d’emprunter.
L’effet de levier mesure l’accroissement de la rentabilité financière soit 3%.
Le recours à l’endettement accroit la rentabilité financière.
ANALYSE ENDETTEMENT GLOBAL
- Endettement global
Dettes chez les associés
+ Dettes financières
+ Concours bancaires courants
+ Effets escomptés non échus
- (Endettement global / Capitaux propres) = Capacité d’endettement < ou = 2
On avance parfois l’idée que l’endettement global ne devrait pas dépasser 2 fois les
capitaux propres.
- ( Endettement Global / CAF) = Capacité de remboursement au-delà de 3 les
banques sont réticentes
IV- ACTIONS CORRECTIVES OU PRECONISATIONS
Si FR < BFR l’entreprise a un besoin de trésorerie qu’elle sollicite de CBC et qu’elle
supporte des charges financières très élevées.
Il faut mettre en place des actions correctives pour rétablir l’équilibre.
Cette préconisation peuvent concerner les capitaux propres (leur argumentation), un
emprunt à long terme, le raccourcissement des délais de l’encaissement des
créances, un allongement des règlements fournisseurs, une réduction en volume du
niveau des stocks, une baisse du CA…
Tous ces moyens peuvent être des solutions pour redresser la situation financière.
TABLEAU DE FINANCEMENT 1
Les TF permettent de diagnostiquer l’évolution de l’entreprise selon :
- le processus de financement
- le processus d’exploitation
- le processus hors exploitation
- le processus de trésorerie
TF1 ou Tableau de Financement Emplois Ressources
UTILISATION
Permet de mettre en valeur
- La politique de dividendes de l’entreprise
- La politique d’investissement
- La politique d’investissement des financements
- Le rôle de CAF dans l’entreprise
COMPOSANTES
CONFERER DOCUMENTS
CE NE SONT QUE DES VARIATIONS ( N – N-1)
INFORMATIONS DU HAUT DU BILAN ( ACTIF IMMOBILISATION BRUT &
RESSOURCES STABLES)
RESSOURCES
- CAF
- Cession ou Réduction d’éléments de l’actif immo
o Cession d’immobilisation (valeurs cédées)
IC
IF Prix cédés à la vente
II
- Augmentation de Capitaux Propres
o Capitaux Propres N – Capitaux Propres N-1
- Augmentation des dettes : Emprunts contractés
EMPLOIS Toujours valeurs brutes
- Distribution de dividendes
o Annexe
o Résultat de N-1 : Qu’est ce qu’est devenu ce résultat en N
o Prendre résultat de N-1 regarder l’évolution en N et vérifier les réserves
si l’écart est de la même somme que N-1. Si il y a une différence, cette
différence sont des dividendes a placé en « distribution de
dividendes » en Emplois
- Acquisition d’éléments de l’actif immobilisé
Immo Corporelle
Immo Incorporelle
Immo Financière
o Soit annexes
o Bilan : Valeur de N = Valeur de N-1 + Augmentation + Diminution
(Prix d’acquisition valeur brute)
- Charges à répartir sur plusieurs exercices
o Conférer sujet
o Liasse fiscale (cadre D de l’annexe Amortissement colonne
Augmentation et ligne Charges à répartir sur plusieurs exercices)
- Réduction des capitaux propres (Rare)
- Remboursement des dettes permanentes
o CF Sujet
o Liasse fiscale (Annexe Etat des échéances des créances et des dettes à
la clôture de l’exercice, ligne Emprunts remboursés en cours d’exercice)
o Dettes N = Dettes N-1 + Augmentation – Diminution
CALCUL DE LA VARIATION
Ressources > Emplois = Variation ressources que l’on met en emplois
Ressources < Emplois = Variation emplois que l’on met en ressources
Variation TF1 = Variation du fond de roulement
Variation FR = N – (N-1)
TF2
INFORMATIONS DU BAS DU BILAN ( Dettes non permanentes + Actif circulant)
Sur le TF2 on trouve les mêmes valeurs de signe inverse au TF1.
Toute augmentation d’un poste circulant est un besoin
Toute augmentation d’un poste du passif d’exploitation est un dégagement
Variation A + B + C = Variation FR il faut changer de signe
Le TF2 d’analyser les composantes de la variation de BFR et ainsi faciliter les
décisions correctives et préciser les facteurs contribuant à la variation du BFR
Exploitation et de la Trésorerie.
FLUX DE TRESORERIE & TABLEAU DE FLUX
I- RAPPELS
Trésorerie = Encaissements – Décaissements
Trésorerie = Variation Trésorerie obtenue au cours de l’exercice
Variation Trésorerie = Variation FR - Variation BFR
Variation Trésorerie
2 Origines
- Opérations de Gestion
- Opérations d’investissement et de financement
II- OPERATIONS DE GESTION
ETOG (Excédent de Trésorerie sur Opération de Gestion)
ETOG = Produits de Gestion encaissés – Charges de Gestion décaissés au cours de
l’exercice
ETOG = Produits et Charges d’exploitation, financiers, exceptionnels sauf produits de
cession d’éléments d’actifs cédés
ETOG peut être calculé à partir de la CAF mais c’est la CAF corrigée
ETOG = CAF – ( Variation Stock + Variation Créances – Variation Dettes)
Variation du BFR
Donc
ETOG = CAF – Variation du BFR
Intérêt de l’ETOG
CAF 100 100 100
- Variation du BFR +120 0 -50
- 20 100 150
La gestion consomme de la Trésorerie que la situation peut devenir critique et
entraîner un risque de non liquidité.
La gestion dégage une dégage une trésorerie = CAF
Toute la CAF est liquide
Trésorerie a augmenter de la CAF
La gestion dégage une Trésorerie > CAF on constate un potentiel d’autofinancement
et c’est un signe d’une bonne rentabilité.
ETE ( Excédent de Trésorerie d’Exploitation)
L’ETE est la Trésorerie générée ou consommée au cours de l’exercice par les seules
opérations d’exploitation.
L’ETE = ETOG - Excédent de Trésorerie des autres opérations de gestion
Calcul
ETE =
+ Vente HT
+ Production Immobilisation
- Achat HT ESO Excédent Sur
- Somme des autres charges d’exploitation (externes) Opération
- Charges de personnel
- Variation Créances d’exploitation Variation Encours
+ Variation Dettes d’exploitation Commercial
ETE = ESO – Variation Encours Commercial
Mais si les opérations d’encaissement et de décaissement, portent exclusivement sur
les opérations d’exploitation, il faut substituer l’EBE de la CAF.
ETE = EBE – Variation BFR d’Exploitation
Variation Stock + Variation Créances – Variation Dettes Exploitation
ETE = EBE = Variation Stock
ETE = EBE + Production Immo mobilisé – Variation Stock
Intérêt de l’ETE
Si l’ETE < 0 l’exploitation consomme de la Trésorerie. On peut considérer qu’il y a
danger si les autres opérations ne couvrent pas ce besoin en trésorerie.
Si l’ETE > 0 on peut dire que plus il est important plus la rentabilité de l’exploitation
et le potentiel d’autofinancement sont grands.
III- OPERATION D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT
Excédent de Trésorerie sur Opération d’Investissement et de Financement
Calcul
Ressources durables autres que la CAF
- Emplois Stables
Le document a utilisé est le TF1
La validité de cette relation suppose que toutes les opérations soient réalisées au
comptant au contraire il faudra tenir compte des décalages (flux monétaires) qu’ils
figurent essentiellement dans le Capital souscrit appelé non versé et dans les dettes
sur immobilisation.
IV- CONTROLE DE LA VARIATION DE LA TRESORERIE GLOBALE
ETOG = CAF – Variation BFR
Excédent = Variation FR – CAF
Trésorerie sur Opération d’investissement et de financement
+ = IV
TABLEAU DE FLUX
ETOG = CAF – Variation BFR
+
Excédent de Trésorerie Sur Opération Investissement et Financement = Variation
BFR – CAF
+ Outils d’analyse mettant en évidence les choix stratégiques de l’entreprise et
leurs conséquences.
Ils sont établis à postériori à partir à partir des documents comptables ou à priori
dans le cadre d’une démarche prévisionnelle.
Il existe plusieurs tableaux de flux.
Ex : Tableau d’analyse de la variation de trésorerie qu a pour origine les Etats-Unis
Tableau de flux de la Centrale de Brians et de la Banque de France
Le TPFF : Tableau Pluri Annuel des Flux Financiers
Différents postes du TPFF
Partie Economique
Ventes HT marchandises
+ Production vendue
+ Subventions d’exploitation
- Achats
- Autres charges externes
- Impôts, taxes et versements assimilés
- Charges de personnel
= ESO
- Variation de l’encours commercial
= ETE
- Investissement d’exploitation
= DAFIC (Disponible Après Financement Interne de
Solde Economique la Croissance)
Partie Financière
Variation dette financière CBC inclus
- Frais financiers et de Crédit Bail
- Impôts sur les bénéfices
- Participation
= Solde Financier
Partie Solde de Gestion Courante
Solde Economique
+ Solde Financier
+ Transfert de charges
+ Autres produits
+ Produits Financiers (comptes de flux
monétaires uniquement)
+ Produits exceptionnels (comptes de flux
monétaires uniquement)
- Autres charges
- Charges financières (autres que les
charges d’intérêts)
- Charges exceptionnelles (comptes de
flux monétaires uniquement)
- Dividendes distribuées
- Autres acquisitions d’immobilisation
- Charges à répartir
- Réduction des capitaux propres
+ Réduction des immo financières
+ Augmentation des Capitaux Propres
- Variation de BFR Hors Exploitation
= Variation du Disponible
(Variation Dispo N – Variation
Dispo N-1)
DESCRIPTION
1- DAFIC
Avant le DAFIC se sont les flux économiques de l’exploitation. Et le DAFIC est le
solde, il mesure l’aptitude à financer la croissance interne par la trésorerie
dégagée au niveau des opérations d’exploitation.
Le DAFIC doit être légèrement plus, cela veut dire qu’il reste une Trésorerie Nette
pour financer d’autres emplois.
Un solde négatif signifie un besoin de financement externe.
2- Solde Financier des flux liés à l’endettement
L’endettement classique veut que l’entreprise s’endette à long et moyen terme
pour financer des investissements.
L’entreprise doit autofinancer ses investissements et s’endetter le cas échéant
pour le reste le solde financier doit être en moyenne sur plusieurs exercices
légèrement négatif.
3- Variation du Disponible G
Elle reprend le total des 2 soldes précédents et regroupe tous les autres flux du
compte de résultat et du TF1 (qui ne sont pas dans le DAFIC et dans le solde
financier) et de la variation du BFR Hors Exploitation. Ce solde doit être proche de
0.