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4 - Rgo

Ce document décrit les causes, symptômes, examens et traitements du reflux gastro-œsophagien. Il contient des informations sur les causes anatomiques et physiologiques du RGO, ses manifestations cliniques digestives et extra-digestives, les examens complémentaires comme l'endoscopie et la pHmétrie, ainsi que les différentes options thérapeutiques.

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REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN

Causes du RGO :

1) Incompétence de la barrière anti-reflux 


- SIO : pression de repos subit des influences hormonales, alimentaires, physiques et médicamenteuses,
- Eléments anatomiques :
Les moyens de fixité de la région cardio-tubérositaire et de maintien du SIO en intra-abdominale sont :
 Angle de HIS (valvules de Gubaroff)
 Anneaux diaphragmatique avec piliers
 Ligaments gastro-phréniques
 Pars condensa du petit épiploon
La faiblesse de ces éléments entraine hernie hiatale
2) Altération de la vidange œsophagienne 
3) Caractère agressif du liquide de reflux : (HCL, pepsine, sels biliaires)
4) Diminution de la résistance de la muqueuse œsophagienne 
- Mucus, membrane cellulaire, renouvellement cellulaire …
5) Hyper-sécrétion acide gastrique 

Clinique :

Signes digestifs :

- Typiques :
 pyrosis : douleurs rétro sternal ascendantes à type de brulure,
 régurgitations avec ou sans pyrosis : sensation de brulure dans la bouche
 syndrome postural : décubitus et antéflexion du tronc
- Atypiques :
 dysphagie (symptôme d’alarme impose toujours une FOGD),
 hémorragies digestives,

Signes extra-digestifs :

- Respiratoires : asthme, toux nocturne spasmodique de décubitus, broncho-pneumopathie à répétition


- ORL : dysphonie, paresthésies pharyngées, fausses angines
- Cardiologiques : pseudo-angor

Asymptomatique : révélé par les complications

Forme du nourrisson et de l’enfant : régurgitations per et post prandiales + manifestations respiratoires

Examens complémentaires :

1) Endoscopie œsophagienne permet d’apprécier le retentissement sur la muqueuse œsophagienne : avec


biopsie systématiques
- L’œsophagite érosive par reflux est une conséquence du RGO, pas une complication, classée en 5
grades (classification de Savary et Miller)
 Grade 1 : érosions et ulcérations indépendantes les unes des autres
 Grade 2 : érosions et ulcérations confluentes mais non circonférentielles
 Grade 3 : érosions et ulcérations circonférentielles mais non sténosantes
 Grade 4 : sténose et ou ulcère
 Grade 5 : EBO (endobrachy-œsophage)
- Ulcère œsophagien (grade 4) : profil évolutif vers l’hémorragie et sténose
 Ulcères jonctionnels : à la jonction des épithéliums cylindrique et malpighien
 Ulcères de Barett : siègent en plein muqueuse cylindrique d’un EBO

- Endobrachi-œsophage EBO :
Remplacement de la muqueuse malpighienne du bas œsophage par de la muqueuse glandulaire orangé
en continuité avec l’estomac sur au moins 2 à 3 cm de hauteur. Il peut se compliquer de :
 ulcère de Barett
 Hémorragies
 adénocarcinome de l’œsophage

- Sténose peptique : à la jonction des muqueuse malpighiennes et cylindrique


Aspect centré, blanchâtre, régulier, saignant au contact

2) PHmétrie œsophagienne : PH normal > 5


3) Scintigraphie œsophagienne : n’est pas utilisée en routine (utile chez le nourrisson et jeune enfant)
4) Manométrie œsophagienne : à visée pronostic. Doit être faite avant toute intervention chirurgicale afin
d’éliminer une achalasie ou une sclérodermie
5) TOGD : visualise
- Hernies hiatales par glissement : cardia intra-thoracique
- Hernies hiatales par roulement : cardia en place, protrusion d’une partie de la grosse tubérosité dans le thorax
- Sténoses peptiques
6) Rx poumon, ECG…

Stratégie diagnostic :

Chez les sujets <45 ans + signes typiques sans signes d’alarme : diagnostic clinique suffisant

Chez les sujets >45 ans ou symptômes d’alarme ou signes atypiques : faire une endoscopie, si absence
d’œsophagite faire PHmétrie

Evolution et pronostic :

Les complications peuvent être révélatrices : sténose peptique, hémorragie, adénocarcinome sur EBO

Facteurs de mauvais pronostic : œsophagite grade 3, 4 ou hypotonie permanente du SIO

Traitement

- RHD : surélévation de la tête du lit, diminuer la pression abdominal, réduire l’obésité, limiter les
facteurs influents sur le SIO
- Les antiacides : efficacité discutée
- Les alginates (Gaviscon) : surnageant gastrique qui protège la muqueuse œsophagienne
- Prokinétiques (Métoclopramide et Dompéridone) : renforcent le tonus du SIO, favorisent le
péristaltisme et accélèrent la vidange gastrique
- Antihistaminiques H2 (Ranitidine)
- IPP (Oméprazole) : TRT le plus efficace
- Chirurgie : renforcer la barrière anti-reflux
 intervention de NISSEN : funduplicature complète (si hypotonie de SIO)
 intervention de TOUPET : hémifunduplicature (SIO normal, trouble du péristaltisme sus jacent)
Indications :

TRT d’attaque :

- RGO simple : alginates + RHD (réserver les IPP aux cas résistants)
- Oesophagite grades 1 et 2 : prokinétiques ou antisécrétoires (anti H2 – IPP)
- Oesophagite grades 3 et 4 : IPP

Chez le NRS :

- Metoclopramide
- Epaissir le lait
- Décubitus ventral à 45°

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