LA
RECONCILIATION
Jésus, mort et ressuscité
J1
But : Présenter l’œuvre de "sauvetage" de Jésus en reprenant les récits des quatre Evangiles.
A) EXPLICATION DE LA FICHE-PARTICIPANT
1) La Passion de Jésus
Les événements de la passion sont racontés dans les quatre Evangiles : Matthieu 26-27, Marc 14-15, Luc 22-23, Jean 18-19. Nous
relatons ici les événements de la dernière semaine de Jésus.
Notes sur l’agenda de la dernière semaine de Jésus1 :
Lundi à mercredi :
Jésus est à Jérusalem, il va chaque jour au temple et il enseigne. Il discute avec les différents groupes, avec les chefs religieux. Il raconte
des paraboles.
Judas rencontre les chefs religieux afin de trahir Jésus.
Pourquoi Judas décide-t-il de trahir Jésus ? Le texte biblique nous dit que c’est alors que Satan entra dans le cœur de Judas Iscariot.
On explique traditionnellement sa trahison par cette raison : Jésus n’aurait pas répondu à son attente d’un Messie guerrier (comme les
Zélotes l’attendaient). "C’est l’explication de la trahison de Judas qui nous semble la plus probable. Jointe à la cupidité de Judas (Matt
26 : 15 ; Jn 12 : 5-6), elle permet de comprendre comment le diable a pu semer ‘dans le cœur de Judas… le projet de trahir son Maître’
(Jn 13 : 2)"2.
Jeudi :
La préparation de la Pâque consistait à préparer l’agneau pascal : le sacrifice se faisait dans l’enceinte du temple.
Le jeudi soir, la fête des Pains sans levain est associée à la fête de Pâque. Cette fête durait une semaine : la coutume voulait que l’on
prenne le premier repas de la fête à Jérusalem.
Jésus va profiter de ce repas pour en faire une prophétie de son prochain sacrifice : normalement, le père de famille devait commenter
les éléments du repas, le réactualiser en disant "Par sa force irrésistible, le Seigneur nous a fait sortir d’Egypte où nous étions esclaves"
(Ex 13 : 14).
Jésus, en prenant la place de l’agneau pascal, institue une nouvelle l’alliance (Ex 24 : 8, Zach 9 : 11) et se présente comme l’élément
central du sacrifice de cette Pâque.
Après avoir pris le repas de la Pâque avec les disciples, Jésus chante les Psaumes 113-118 (le Hallel, ensemble de psaumes tradition-
nellement chantés le soir de la fête de la Pâque).
Jésus se rend alors dans le jardin de Gethsémané (Mat 26 : 36) à l’ouest de Jérusalem où il passe une bonne partie de la nuit à prier.
Vendredi :
Bien avant le lever du soleil, il est arrêté et ligoté (Jean 18 : 12), conduit dans la maison du grand prêtre Caïphe (Mc 14 : 53, Lc 22 :
54). Jean nous parle de la maison d’Hanne (Jn 18 : 13), le beau-père de Caïphe. Hanne n’était plus grand prêtre depuis l’an 15 mais il
continuait à avoir de l’influence sur le conseil supérieur.
Pour que la plainte soit reçue, il fallait au moins deux témoignages concordants.
Seule la parole de Jésus citant la prophétie de Daniel 7 : 13 (Mc 14 : 62) permet d’établir le chef d’accusation. En citant cette prophétie,
Jésus se déclare clairement être le Messie attendu. La suite de la prophétie de Daniel étend la souveraineté du Messie à toute les nations
(Daniel 7 : 14), ce qui pouvait constituer une menace pour le pouvoir romain.
Jésus comparaît alors devant Pilate (Mc 15 : 1-4, Luc 23 : 1-5), sous l’accusation de révolte contre l’autorité impériale.
Pilate l’envoie chez Hérode parce que Jésus, étant Galiléen, dépendait de la juridiction d’Hérode (Lc 23 : 6-10). Ce dernier, déçu du
silence de Jésus, le renvoie à Pilate (Lc 23 : 11). Il est alors condamné (Lc 23 : 23-24), conduit au calvaire (Lc 23 : 26) et crucifié (Luc 23 :
33) vers midi. L’événement détaillé de la crucifixion nous est raconté dans les passages des Evangiles mentionnés précédemment.
Il meurt vers la 9ème heure c’est-à-dire à peu près vers 15 h.
A ce moment-là, des événements très spectaculaires se produisent : tremblement de terre, soleil obscurci, résurrection de morts, le voile
du Temple se déchire…
Le soir, avant le début du sabbat, Joseph d’Arimathée est autorisé à prendre le corps de Jésus et il le dépose dans son propre tombeau
(Jn 19 : 38-42, Matt 27 : 57-60).
1. Cf. La Bible du Semeur 2000, pages 1455-1456
2. Jacques BUCHHOLD, L’amitié, Fac Réflexion n°26, juin 1994, p. 22.
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Textes sur la passion
"Regarde bien cet homme qui refuse de se sauver parce qu’il veut te sauver.
Regarde cet homme qui se perd dans la mort pour te sauver de la mort.
Vois l’inscription au-dessus de sa tête :
Roi des Juifs.
Etrange roi dont la seule couronne est d’épines,
Dont le seul trône est une croix,
Dont le seul pouvoir est d’aimer,
Dont la seule politique est de pardonner.
Alors que tout finit, et la vie et les rêves,
alors que tout s’achève
dans la honte et la mort,
voilà que tout commence.
Etrange roi…étrange royaume.
Regarde bien et vois. Regarde bien et crois."
Texte de Georges Madore, tiré du livret Chants des vivants, (Le-Mont-sur-Lausanne, Ouverture, 1992)
Questions à partir du texte :
- Pourquoi Jésus n’est-il pas descendu de la croix, lui qui avait tout pouvoir de le faire ?
- Repérer dans le récit de Marc les éléments qui montrent que Jésus était roi.
- Relever les mots du texte de Georges Madore et du récit de Marc qui parlent d’achèvement, d’accomplissement. En quoi Jésus
en mourant sur la croix accomplit-il sa mission ?
Une mort d’amour, Maurice Zundel (tiré de Je parlerai à ton cœur, p. 174).
L’auteur met l’accent sur la coexistence de l’innocence infinie et la culpabilité infinie.
Jésus a senti le Visage de Dieu se détourner de lui.
"Il a senti le Visage de Dieu détourné de Lui, comme Il a senti toute l’humanité hostile puisqu’elle Le condamnait et Le crucifiait
(…)
A la fois, rejeté par Dieu comme le Grand coupable et rejeté de la Terre comme l’Innocence infinie, crucifié par tous ces refus
d’amour (…)
C’est de cela que Notre Seigneur est mort. Notre Seigneur n’est pas mort de ses blessures, encore fussent-elles atroces. Il n’est
pas mort de la soif qui Le consumait. Il est mort de cette mort intérieure, de cette mort spirituelle, de cette coexistence en Lui -qui
l’a brisé- de la suprême innocence et de l’infinie culpabilité (…)
Le vrai miracle c’est donc que Notre Seigneur soit mort. Et justement, s’Il est mort, saint Paul nous le donne immédiatement
à entendre, c’est qu’Il n’est pas mort de Sa mort, Il est mort de notre mort pour vaincre en nous la mort. Il est mort d’une mort
d’identification. Il est mort en nous d’une mort d’Amour. Le vrai miracle c’est qu’il est mort, et Il n’a pu mourir que parce qu’Il était
le second Adam capable de nous faire vivre tous et chacun, dans notre plus profonde intimité, capable d’être en nous le contre-
poids de tous nos refus d’amour, capable d’assumer toute notre culpabilité et capable enfin, de vivre notre mort pour en triompher
et nous associer à Sa Résurrection".
2) La résurrection
Textes bibliques :
Matthieu 28 : 1-15
Marc 16 : 1-13
Luc 24 : 1-44
Jean 20
"Car si les morts ne ressuscitent pas, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes
encore dans vos péchés et ceux qui sont morts en Christ sont perdus. Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ,
nous sommes les plus malheureux des hommes". (1 Corinthiens 15 : 16-19)
Mais le texte biblique nous dit que le troisième jour, Jésus est revenu à la vie.
Agenda des apparitions de Jésus ressuscité3 :
• Les femmes qui viennent embaumer le corps de Jésus constatent que le tombeau est vide. Un homme en blanc leur dit : "Jésus n’est
pas ici il est vivant" (Mc 16 : 1-6).
3. Bible Thompson, Bible d’étude, version Louis Segond révisée dite "à la Colombe", (Editions Vida, 1991), p. 1749.
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• Les femmes doivent annoncer ces paroles aux disciples mais elles ont peur (Mc 16 : 7-8), elles préviennent les disciples
(Lc 24 : 9-11).
• Pierre et Jean, suivis de Marie, reviennent au tombeau et constatent, à leur tour, les signes de la résurrection (Jn 20 : 3-10).
• Marie Madeleine rencontre Jésus (Mc 16 : 9, Jn 20 : 11-18).
• Jésus apparaît aussi à Pierre (Lc 24 : 34,1 Cor 15 : 5).
• En fin d’après-midi, Jésus apparaît aux disciples d’Emmaüs (Mc 16 : 12-13, Lc 24 : 13-35).
• Dans la soirée, il apparaît aux 10 apôtres, Thomas est absent (Jn 20 : 19-24).
Autres apparitions en Galilée :
• Aux 7 disciples qui pêchaient (Jean 21 : 1-14)
• Jésus confie une mission à Pierre (Jean 21 : 15-19)
• Aux 11 apôtres (Mathieu 28 : 16-17)
• Aux 500 frères (1 Cor 15 : 6)
• A Jacques (1 Cor 15 : 7)
• Aux 11 apôtres (Actes 1 : 2-9)
Certains ont essayé de prouver que Jésus n’est pas réellement ressuscité. Dans son livre The resurrection factor, Josh Mac Dowell énu-
mère les différents arguments qui ont été avancés :
• Les disciples ont volé le corps : vu la garde romaine postée devant le tombeau et le caractère craintif des disciples, cela est
impossible (Matthieu 27 : 64 et 28 : 12-15).
• Jésus n’est pas réellement mort : or, le soldat constate qu’il est déjà mort lorsqu’il veut lui briser les jambes, lorsqu’il perce son
côté le sang est séparé du corps.
• Le corps a été enlevé : personne n’a retrouvé le corps, les autorités ont fait courir le bruit que les disciples avaient volé le
corps…
• Les femmes se sont trompées de tombeau, étonnant qu’elles aient oublié en 72 h où était leur Sauveur ! L’ange leur dit "il n’est
plus ici… "… de plus les disciples, le sanhédrin, les Romains tous se seraient trompés puisque personne ne l’a trouvé !
• Une légende : ce récit serait apparu des années plus tard… or le Nouveau Testament a été rédigé entre 50 et 100.
• Les gens ont été victimes d’hallucinations : cet argument ne colle pas avec la nature réelle d’une hallucination. Beaucoup de
personnes différentes l’ont vu, à différents endroits, Thomas l’a touché. Jésus a mangé avec eux. Il est apparu à 500 personnes.
• Jésus serait ressuscité spirituellement : le corps a été touché. Le terme "résurrection" englobe obligatoirement une réalité cor-
porelle.
"La résurrection de Jésus de Nazareth est constatée à l’aurore.
L’aurore, c’est l’heure du commencement, tout redevient possible, le passé est oublié, ce qui compte, c’est ce qui vient et la lutte nou-
velle à entreprendre pour avancer debout.
C’est le temps de la création où rien n’est encore fixé mais tout reste à naître, la terre est à sortir de son enveloppe d’argile et à créer.
Car tout commence seulement, puisque les données ont changé, puisque l’homme, émergeant des fosses de la nuit et délesté du
péché, trouve enfin les talents d’amour et de justice que Dieu lui avait confiés depuis très longtemps.
La danse est ouverte pour un monde à créer.
L’Evangile parle d’Aurore, c’est logique :
Jésus-Ressuscité est le Seigneur de la Création nouvelle !"
(Tiré de Chants des vivants, Le-Mont-sur-Lausanne, Ouverture, 1992)
"J’aime le matin de Pâques.
La nuit disparaît peu à peu,
La lumière court de bouche à oreille
Et jaillit soudain le cri de la foi :
Le Seigneur est ressuscité"
(Jean Marie Bedez, Chants des vivants)
B) DÉMARCHES PROPOSÉES
I. Parcours de la dernière semaine
Cette démarche est une démarche de redécouverte du récit des derniers événements de la vie de Jésus.
Utiliser éventuellement un logiciel qui contient le texte de la Bible en français courant. Imprimer les passages relevés dans l’agenda en
leur donnant les sous-titres suggérés dans la fiche.
Travailler sur le texte ou sur un tableau blanc, relever tous les mots à connotation négative :
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Exemple :
Marc 14 :
v. 1 : "un moyen d’arrêter Jésus en cachette"
v. 21 : Certes, le Fils de l’homme va mourir comme les Écritures l’annoncent à son sujet; mais quel malheur pour celui qui trahit le Fils de
l’homme! Il aurait mieux valu pour cet homme-là ne pas naître!
v. 27 : Vous allez tous m’abandonner, car on lit dans les Écritures : "Je tuerai le berger, et les moutons partiront de tous côtés".
v. 33 : Il commença à ressentir de la frayeur et de l’angoisse,
v. 34 : Et il leur dit: "Mon cœur est plein d’une tristesse mortelle ; restez ici et demeurez éveillés."
v. 50 : Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent.
=> Continuer à repérer ces éléments négatifs dans les autres chapitres.
Repérer ensuite tous les personnages et groupes de personnages et noter leur attitude face à la mort de Jésus. Montrer que face à la
Passion, on ne peut pas rester neutre.
Expliquer les va-et-vient du procès en présentant la complexité de la situation politique de la Palestine du temps de Jésus (voir la fiche
complémentaire n° 4).
=> Montrer un plan de Jérusalem et situer les différents lieux où Jésus a dû passer durant cette semaine4.
Lire le texte de Georges Madore et répondre aux questions proposées plus haut.
Résumer la passion dans un acrostiche en utilisant les mots-clés du récit de Marc devant les lettres C-R-U-C-I-F-I-E (on pourra écrire ce
poème dans l’encart "Notes perso").
Exemple :
Chemin de douleur
Rejeté des siens
Ultime preuve d’amour
Cloué sur la croix
Immolé comme un agneau
Fils de Dieu et Roi
Il ouvre la voie
En mourant pour moi
Poursuivre l’étude du texte en étudiant les récits de la résurrection.
Chercher les signes de la résurrection dans les textes :
La pierre roulée (Mc 16 : 4)
L’inconnu en blanc (Mc 16 : 5)
Le témoignage de femmes (Mc 16 : 10)
Le tombeau vide (Jn 20 : 2)
Les bandelettes posées (Jn 20 : 5)
Linges enroulés à part (Jn 20 : 7)
Le pain rompu (Lc 24 :30)
Composer à nouveau un acrostiche avec les lettres de RESSUSCITE, l’écrire dans l’encart "Notes perso".
Exemple :
Rayonnant de joie
Eclatant de lumière
Seigneur tu es ressuscité
Sauveur tu vis et règnes à jamais
Unis à toi
Source de notre vie, désormais
Comme toi, tu nous appelles à vivre
Irrévocablement, par la foi, nous sommes libérés, réconciliés
Transformés par ton Esprit, appelés à vivre
Eternellement, avec toi, dans ta présence,
Ô toi le RESSUSCITE !
4. La Bible d’Etude du Semeur 2000, p. 1455.
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II. Etude d’œuvres d’art sur la passion et la résurrection de Jésus
Présenter plusieurs peintures sur la passion et la résurrection de Jésus, si possible imprimées sur des feuilles séparées, ou sur des dia-
positives (consulter les sites sur la "Passion", sur "la semaine sainte" dans vos moteurs de recherche sur Internet).
Les classer par ordre chronologique en consultant l’agenda de la fiche.
Questions :
Quelles sont les scènes les plus représentées ? Sont-elles fidèles au texte biblique ?
Quels personnages sont représentés ? Quelle place ont-ils dans la peinture ?
Quelles sont les couleurs utilisées ? Pourquoi ?
Quels sont les anachronismes ?
Commenter cette affirmation de Vincent Van Gogh : "Cherchez à comprendre le dernier mot de ce que disent dans leurs chefs-d’œuvre
les grands artistes, les maîtres sérieux, il y aura Dieu là dedans"5.
•Iconographie :
Quelques peintures célèbres :
- Martin Schongauer, La Cène, 15ème s., Colmar, Musée Unterlinden.
- Léonard de Vinci, La Cène, 1497, Milan.
- Pietro Lorenzetti, Le Christ lavant les pieds de saint Pierre, 1320, Assise.
- Dürer, La grande passion, gravures sur cuivre, 1496.
- Holbein, Pilate se lave les mains, 1496, Augsbourg.
- Jérôme Bosch, Le Christ insulté, fin du 15ème s.
- Le Greco, Le Christ dépouillé de ses vêtements, vers 1580, Budapest, Beaux-Arts.
- Masaccio, Crucifixion, 1426, Naples
- Matthias Grünenwald, Retable d’Issenheim, 1516, Colmar, Musée Unterlinden.
- Van Dyck, Le Christ en croix, 1630, Gênes.
- Rembrandt, Les trois croix, gravure, 17ème s. , Paris.
- Rubens, Le coup de lance, 1620, Anvers, Musée des Beaux-Arts
- Fra Angelico, La mise au tombeau, 1440, Florence.
- Georges Rouault, Passion, Cleveland, 1937
- Eugène Burnand, Les disciples Pierre et Jean courant au Sépulcre, 1898, Paris, Musée d’Orsay
- Rembrandt, Les pèlerins d’Emmaüs, 1648, Paris, Louvre.
Les peintres plus contemporains "ont ‘remis à la mode’ la crucifixion, pas tant pour signifier un retour spirituel et un sens aigu du sacrifice
que pour exprimer le drame de l’humanité"6.
Voir, par exemple,
- Paul Gauguin, Le Christ jaune, 1888.
- Salvatore Dali, Le Christ de Saint Jean de la croix, 1951, Glasgow.
- Paul Delvaux, Crucifixion, 1952, Bruxelles.
•Vitrail
- Vitraux de Marc Chagall à la cathédrale de Reims (1974).
- "Christ assis" de Rouault, "Eglise du plateau d’Assy" (1959).
Lire les textes sur la crucifixion et sur la résurrection imprimés sur la fiche.
Après les arts picturaux, évoquer les autres œuvres d’art qui ont évoqué la passion et la résurrection du Christ.
•En littérature :
Jean RACINE, Blaise Pascal, Charles PEGUY, auteurs chrétiens, ont écrit sur la passion du Christ.
Exemples
- Victor HUGO, Contemplations, 1, 29, 1856.
- Paul Claudel, Un Poète regarde la Croix, 1938.
DOSTOÏEVSKI a écrit L’Idiot."Il précise que son personnage, le prince Mychkine, est une figure même du Christ". "Le prince attrape toutes
les maladies dont sont porteurs les autres et de chaque personne de son entourage. Il est sans cesse contaminé et toujours plus affecté
par les maux d’autrui. Lui, le Prince qui pourrait être si haut, diminue, se casse, se plie parce qu’il est sans défense et qu’il absorbe, comme
une éponge, les maladies de ceux qu’il approche et veut guérir, fou qu’il est" (cf. Esaïe 53)7.
5. Eric DENIMAL, La Bible pour les Nuls, (First Editions, Paris, 2004), v. le chapitre 16 "la Bible pénètre les arts".
6. Eric DENIMAL, La Bible pour les Nuls, (First Editions, Paris, 2004), p. 320.
7. Ibid. , p. 319-335.
5
•En musique
Exemples :
- Jean Sébastien BACH, la Passion selon saint Matthieu et La Passion selon saint Jean.
- Telemann, 44 Passions.
- Haendel, 2 passions.
- Heinrich Schütz, Les sept paroles du Christ en croix, et 4 Passions, 17ème s.
Texte des grands personnages de l’histoire de l’Eglise mis en musique par eux-mêmes :
- Bernard de Clairvaux a écrit "Chef couvert de blessures", traduit par E. Gers (Sur les ailes de la Foi, n°100)
Chef couvert de blessures
Meurtri par nous pécheurs
Chef accablé d’injures
D’opprobres et de malheurs…
- Jean Hus a écrit "O Jésus, Prince généreux", traduit par J.-M. Nicole (Sur les ailes de la Foi, n° 572)
O Jésus, Prince généreux :
O Jésus, Prince généreux,
Fils éternel du Dieu des cieux,
Nous louons le don merveilleux
De ta grâce :
Tu vins offrir du ciel pour nous servir,
Pour livrer ton âme et l’offrir
En rançon pour nous affranchir
Dans ta grâce.
Ton sang fut répandu pour nous,
Et tu dis "Buvez-en tous",
La vie éternelle est avec vous.
Quelle grâce !
O Jésus toi qui fut navré
Pour nous méchamment torturé
Qu’à jamais tu sois adoré
Pour ta grâce.
•Au cinéma
Golgotha de J. Duvivier en 1935
L’Evangile selon Matthieu de Pier Paolo Pasolini, en 1964
Jésus de Nazareth de Franco Zefirelli, 1976
La vie de Jésus, de B. Dumont en 1996
La Passion, de M. Gibson, 2004
Choisir deux illustrations ou textes sur la passion et la résurrection, les coller au bas des deux pages de la fiche.
En conclusion, lire ce texte :
LE MONDE SANS LA CROIX ?
"Effacez dans les musées et décrochez des murs l’image du Christ. Otez les toiles ou les statues qui représentent des martyrs
ou des apôtres.
Rayez du nombre des compositeurs Haendel, Bach et tant d’autres ; expurgez l’œuvre de Beethoven et de Mozart de tout ce qui
a été inspiré par la religion chrétienne.
Supprimez Bossuet et Pascal ; ôtez "Polyeucte" à Corneille, "Athalie" à Racine ; poursuivez le nom de Christ dans les vers de
Lamartine et de Victor Hugo.
Effacez toutes les traces qu’a laissé sur la terre le sacrifice de Jésus.
Ce travail accompli, retournez-vous et regardez le vide que fait, à travers l’histoire, cette croix de moins dans le monde. […] Mais
il existe quelque chose d’infiniment plus important que toutes les œuvres d’art ou de littérature qui évoquent le Christ : ce sont
ces millions d’êtres humains qui ont été purifiés de leurs péchés par le sang de Jésus. Alors que la terre avec toutes ses œuvres
aura disparu pour toujours, eux subsisteront éternellement comme monuments de la Grâce, à la gloire de Jésus, le Sauveur que
Dieu nous a donné".